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<p><br></p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><language>fr</language><copyright>© All rights reserved</copyright><lastBuildDate>Sat, 18 Apr 2026 12:44:18 GMT</lastBuildDate><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:45:00 GMT</pubDate><webMaster>feeds@audiomeans.fr (Audiomeans)</webMaster><generator>Audiomeans (https://www.audiomeans.fr)</generator><itunes:subtitle/><itunes:author><![CDATA[Philippe Meyer]]></itunes:author><itunes:summary><![CDATA[Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 

 
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 ]]></itunes:summary><itunes:owner><itunes:name><![CDATA[Philippe Meyer]]></itunes:name><itunes:email><![CDATA[julien@nouvellesecoutes.fr]]></itunes:email></itunes:owner><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:block>no</itunes:block><itunes:type>episodic</itunes:type><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><spotify:countryOfOrigin>fr</spotify:countryOfOrigin><googleplay:author><![CDATA[Philippe Meyer]]></googleplay:author><googleplay:description><![CDATA[<p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br></p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></googleplay:description><googleplay:email><![CDATA[julien@nouvellesecoutes.fr]]></googleplay:email><googleplay:explicit>no</googleplay:explicit><googleplay:block>no</googleplay:block><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords><image><url><![CDATA[https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg]]></url><title><![CDATA[Le Nouvel Esprit Public]]></title><link><![CDATA[https://www.lenouvelespritpublic.fr/]]></link></image><category>News</category><category>Society &amp; Culture</category><itunes:category text="News"><itunes:category text="Politics"/></itunes:category><itunes:category text="Society &amp; Culture"/><googleplay:category text="News"/><googleplay:category text="Society &amp; Culture"/><podcast:person role="host">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/uSiUSLT]]></podcast:txt><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (Iran)]]></title><guid isPermaLink="false">6ca40cbe-1d2c-4ab9-ad12-32ce1cd377fd</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/6ca40cbe-1d2c-4ab9-ad12-32ce1cd377fd.mp3?_=1776019222" length="20769487" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:38</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/oCDBMbk]]></podcast:txt><itunes:episode>481</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Iran,Bernard Hourcade,Jean-Louis Bourlanges,François Bujon de l’Estang,Béatrice Giblin</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : l’Iran, avec Bernard Hourcade]]></title><guid isPermaLink="false">4657d196-e839-4cb0-9c0b-1a69fc4e294a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p></p><p><strong>L’IRAN, AVEC BERNARD HOURCADE</strong></p><p></p><p>Pour cette émission thématique consacrée à l’Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran de 1978&nbsp;à 1993. &nbsp;</p><p>Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l’Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour «&nbsp;port de vêtements inappropriés&nbsp;». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.</p><p>Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l’armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d’un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d’un glissement&nbsp;d’un régime théocratique à une dictature militaire ? C’est une des questions que nous soumettrons à notre invité.</p><p>Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10&nbsp;% à 15&nbsp;% - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20&nbsp;% et 30&nbsp;%, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50&nbsp;% à 60&nbsp;% de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d’Iran, le taux d’inflation sur douze mois a atteint 50,6&nbsp;% au 20&nbsp;mars (date de la fin de l’année iranienne), soit le niveau d’inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux&nbsp;ans. La guerre entraine également des pertes d’emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s’écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28&nbsp;février, au moins 14&nbsp;prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p></p><p><strong>L’IRAN, AVEC BERNARD HOURCADE</strong></p><p></p><p>Pour cette émission thématique consacrée à l’Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran de 1978&nbsp;à 1993. &nbsp;</p><p>Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l’Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour «&nbsp;port de vêtements inappropriés&nbsp;». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.</p><p>Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l’armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d’un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d’un glissement&nbsp;d’un régime théocratique à une dictature militaire ? C’est une des questions que nous soumettrons à notre invité.</p><p>Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10&nbsp;% à 15&nbsp;% - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20&nbsp;% et 30&nbsp;%, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50&nbsp;% à 60&nbsp;% de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d’Iran, le taux d’inflation sur douze mois a atteint 50,6&nbsp;% au 20&nbsp;mars (date de la fin de l’année iranienne), soit le niveau d’inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux&nbsp;ans. La guerre entraine également des pertes d’emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s’écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28&nbsp;février, au moins 14&nbsp;prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 12 Apr 2026 14:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/4657d196-e839-4cb0-9c0b-1a69fc4e294a.mp3?_=1775976603" length="57529415" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 L’IRAN, AVEC BERNARD HOURCADE
 
 Pour cette émission thématique consacrée à l’Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran de 1978 à 1993. 
 Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l’Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.
 Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l’armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d’un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d’un glissement d’un régime théocratique à une dictature militaire ? C’est une des questions que nous soumettrons à notre invité.
 Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10 % à 15 % - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20 % et 30 %, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50 % à 60 % de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d’Iran, le taux d’inflation sur douze mois a atteint 50,6 % au 20 mars (date de la fin de l’année iranienne), soit le niveau d’inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux ans. La guerre entraine également des pertes d’emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s’écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28 février, au moins 14 prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 L’IRAN, AVEC BERNARD HOURCADE
 
 Pour cette émission thématique consacrée à l’Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran de 1978 à 1993. 
 Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l’Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.
 Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l’armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d’un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d’un glissement d’un régime théocratique à une dictature militaire ? C’est une des questions que nous soumettrons à notre invité.
 Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10 % à 15 % - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20 % et 30 %, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50 % à 60 % de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d’Iran, le taux d’inflation sur douze mois a atteint 50,6 % au 20 mars (date de la fin de l’année iranienne), soit le niveau d’inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux ans. La guerre entraine également des pertes d’emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s’écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28 février, au moins 14 prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef de <em>Philosophie Magazine</em>, et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 décembre 2024.</p><p></p><p>Les opérations menées par le président des États-Unis d'abord au Venezuela puis en Iran refoulent chaque jour un peu plus l'Ukraine Loin des préoccupations de nos médias. Vladimir Poutine, dont les moyens matériels on sensiblement augmenté grâce à Donald Trump en profite pour mener des opérations qui relèvent de la guerre la plus sale. C'est le moment qu'a choisi France Télévisions pour offrir une tribune au ministre russe des Affaires étrangères. J'ai écrit que Léa Salamé, en 10 min d'avachissement devant Sergueï Lavrov avait fait davantage pour le discrédit du service public que le rapporteur de la commission parlementaire d'enquête en dix semaines. La responsabilité de ce fiasco est partagée par la direction de la rédaction de France 2 qui, comme l'a écrit Anna Colin Lebedev, a pu considérer « que la perspective de sortir un entretien exclusif, dans un contexte de rareté de la parole des dignitaires russes sur nos antennes, ait été tellement attractive (…) que les journalistes n’ont pas pris les précautions nécessaires pour préparer l’interview. Manifestement, ils n’ont jugé utile ni de procéder à un fact-checking systématique (qui était possible à l’avance, au vu de la prévisibilité du discours de Lavrov), ni de s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’interview a été accordée par Moscou et les objectifs que Moscou cherchait à y atteindre. » « Le pouvoir russe poursuit Anna Colin Lebedev, ne cherche plus à nous convaincre de le suivre : il cherche à projeter une image de force, de contrôle et de détermination. L’objectif de Lavrov n’est pas de retourner les opinions françaises, il est de créer une image de puissance du pouvoir russe, susceptible de démobiliser nos opinions. L’image que nous avons projetée dans cet entretien est celle de notre faiblesse, sans avoir obtenu en retour la moindre information exclusive. 1 : 0 pour la Russie. »</p><p>En écho à l'affaiblissement de l'intérêt médiatique pour la situation en Ukraine et à ce désolant épisode dont je viens de proposer une analyse,  j'ai pensé qu'il serait juste de remettre en ligne aujourd'hui la conversation que j'avais eue avec Michel Eltchaninoff, Rédacteur en chef de Philosophie magazine, après qu'il avait fait un long séjour en Ukraine.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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C'est le moment qu'a choisi France Télévisions pour offrir une tribune au ministre russe des Affaires étrangères. J'ai écrit que Léa Salamé, en 10 min d'avachissement devant Sergueï Lavrov avait fait davantage pour le discrédit du service public que le rapporteur de la commission parlementaire d'enquête en dix semaines. La responsabilité de ce fiasco est partagée par la direction de la rédaction de France 2 qui, comme l'a écrit Anna Colin Lebedev, a pu considérer « que la perspective de sortir un entretien exclusif, dans un contexte de rareté de la parole des dignitaires russes sur nos antennes, ait été tellement attractive (…) que les journalistes n’ont pas pris les précautions nécessaires pour préparer l’interview. Manifestement, ils n’ont jugé utile ni de procéder à un fact-checking systématique (qui était possible à l’avance, au vu de la prévisibilité du discours de Lavrov), ni de s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’interview a été accordée par Moscou et les objectifs que Moscou cherchait à y atteindre. » « Le pouvoir russe poursuit Anna Colin Lebedev, ne cherche plus à nous convaincre de le suivre : il cherche à projeter une image de force, de contrôle et de détermination. L’objectif de Lavrov n’est pas de retourner les opinions françaises, il est de créer une image de puissance du pouvoir russe, susceptible de démobiliser nos opinions. L’image que nous avons projetée dans cet entretien est celle de notre faiblesse, sans avoir obtenu en retour la moindre information exclusive. 1 : 0 pour la Russie. »</p><p>En écho à l'affaiblissement de l'intérêt médiatique pour la situation en Ukraine et à ce désolant épisode dont je viens de proposer une analyse,  j'ai pensé qu'il serait juste de remettre en ligne aujourd'hui la conversation que j'avais eue avec Michel Eltchaninoff, Rédacteur en chef de Philosophie magazine, après qu'il avait fait un long séjour en Ukraine.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 En écho à l'affaiblissement de l'intérêt médiatique pour la situation en Ukraine et à ce désolant épisode dont je viens de proposer une analyse,  j'ai pensé qu'il serait juste de remettre en ligne aujourd'hui la conversation que j'avais eue avec Michel Eltchaninoff, Rédacteur en chef de Philosophie magazine, après qu'il avait fait un long séjour en Ukraine.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LES MUNICIPALES&nbsp;: QUELS ENSEIGNEMENTS&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Quatre enseignements peuvent être tirés de ce scrutin.</p><p>D’abord, si Les Républicains et le Parti socialiste dominent, ils reculent par rapport à 2020. LR a remporté 77 grandes villes, le PS 50. Dans les 3.300&nbsp;villes de plus de 3.500&nbsp;habitants, pour lesquelles les candidats ont l’obligation de déclarer leur appartenance politique, qui représentent 69&nbsp;% de la population, la droite apparaît comme la gagnante de ces élections municipales, avec 1.267&nbsp;maires élus. La gauche se place deuxième, avec 829&nbsp;élus, devant les 586&nbsp;maires centristes. Depuis, 2020, la gauche a perdu une vingtaine de municipalités, et la droite sept, tandis que l’extrême droite en a gagné 21. En 2026, l’extrême droite a remporté 63&nbsp;communes, dont moins de 20&nbsp;comptent plus de 20.000 habitants.</p><p>Du point de vue des suffrages exprimés, c’est le bloc de gauche qui constitue la première force politique, rassemblant près de 9,2&nbsp;millions de votes lors des deux tours, devant les 8,7&nbsp;millions pour la droite, 3,8&nbsp;millions pour le centre et 2,5&nbsp;millions pour l’extrême droite. La gauche radicale, représentée par La France insoumise et le Parti communiste, a remporté l’adhésion de près de 1,2&nbsp;million d’électeurs, même si elle n’a remporté que sept municipalités.</p><p>Ensuite, le second tour a été défavorable aux maires sortants&nbsp;: Parmi les 21.706&nbsp;maires qui briguaient un nouveau mandat lors de ces élections municipales, la grande majorité (plus de 88&nbsp;%) a été réélue dès le premier tour. Pour les autres, le second tour s’est révélé plutôt fatal&nbsp;: sur 960&nbsp;maires sortants encore en compétition le 22&nbsp;mars, les trois quarts (724) ont été battus.</p><p>En outre, si la parité progresse, elle reste cependant limitée&nbsp;: 23&nbsp;% des têtes de liste élues lors de ces élections municipales (premier et second tours combinés) sont des femmes. Ce niveau est en légère progression par rapport aux élections précédentes, où elles représentaient 20&nbsp;%. Mais seules huit femmes seront à la tête de villes de plus de 100.000&nbsp;habitants, contre 11&nbsp;en 2020.</p><p>Enfin, avec 42,18&nbsp;% lors du second tour, l’abstention s’ancre à un niveau record&nbsp;: Jamais les Français n’avaient autant boudé une élection de ce type, hors crise sanitaire. Fait notable, toutefois&nbsp;: la participation a légèrement augmenté au second tour (57,8&nbsp;% contre 57,2&nbsp;% au premier), signe d’une légère remobilisation des électeurs dans un scrutin à l’issue incertaine dans de nombreuses villes.</p><p></p><p><strong>LE NOUVEAU CHOC PÉTROLIER&nbsp;: QUELLES CONSÉQUENCES&nbsp;?</strong></p><p></p><p>L’intervention d’Israël et des États-Unis en Iran a provoqué la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20&nbsp;% du commerce mondial de pétrole et de gaz, déclenchant une nouvelle crise majeure de l’énergie.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes confrontés à la plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de toute l’histoire&nbsp;»</em>&nbsp;averti le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie Fatih Birol qui n’exclut pas un nouveau déblocage d’une partie des stocks stratégiques de pétrole des Etats membres pour détendre les prix.</p><p>L’ensemble de l’économie mondiale est menacé par un retour de l’inflation, une dégradation du pouvoir d’achat des ménages, un ralentissement de la croissance et du chômage&nbsp;: un phénomène connu sous le nom de stagflation. Les experts de Goldman Sachs estiment qu'une hausse de 10&nbsp;% du prix du pétrole réduit de 0,1&nbsp;% le produit intérieur brut. Le coup pourrait aussi être rude pour les industriels dont l'activité dépend fortement des matières premières énergétiques, comme les engrais agricoles ou la chimie. En plus de ses effets directs sur les prix, la crise désorganise de nombreux flux logistiques, avec un allongement des parcours pour contourner les zones à risque. Des livraisons sont bloquées, les coûts du transport grimpent et les primes d’assurances s’envolent. Le prix du carburant à la pompe est affecté, mais aussi le prix des aliments, des médicaments, des billets d’avion, de l’électricité, de l’huile alimentaire, des semi-conducteurs et de bien d’autres choses encore, à travers le monde.</p><p>C’est en Europe et en Asie que la flambée des cours du pétrole et du gaz pèsera le plus lourd. En Europe, le choc sera rude pour des pays comme l’Allemagne, où des secteurs industriels très énergivores (chimie, pharmacie, automobile) occupent une place centrale dans l’économie. Les économies asiatiques sont encore plus exposées car elles dépendent elles aussi grandement des importations énergétiques&nbsp;: 45% des approvisionnements énergétiques de la Chine provient du détroit d’Ormuz. Les pays à faibles et moyens revenus sont particulièrement sensibles aux variations des taux de change.</p><p>Cette crise ne fait pas que des malheureux. Les pays producteurs de pétrole, la Norvège en Europe, l’Algérie en Afrique, le Brésil, le Mexique ou le Canada sur le continent américain, voient même les profits exploser. Grand gagnant aussi, la Russie, dont les exportations d’hydrocarbures vers l'Inde ont bondi de 50&nbsp;%. Son secteur pétrolier pourrait générer ses plus larges revenus depuis 2022. Reste les Etats-Unis, l’un des instigateurs de la crise. Le pays est certes le plus gros producteur mondial de pétrole, mais ses compagnies sont très exposées au Moyen-Orient et les consommateurs américains paient eux aussi leur tribut avec une augmentation de 30&nbsp;% du gallon d'essence depuis le 28 février.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LES MUNICIPALES&nbsp;: QUELS ENSEIGNEMENTS&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Quatre enseignements peuvent être tirés de ce scrutin.</p><p>D’abord, si Les Républicains et le Parti socialiste dominent, ils reculent par rapport à 2020. LR a remporté 77 grandes villes, le PS 50. Dans les 3.300&nbsp;villes de plus de 3.500&nbsp;habitants, pour lesquelles les candidats ont l’obligation de déclarer leur appartenance politique, qui représentent 69&nbsp;% de la population, la droite apparaît comme la gagnante de ces élections municipales, avec 1.267&nbsp;maires élus. La gauche se place deuxième, avec 829&nbsp;élus, devant les 586&nbsp;maires centristes. Depuis, 2020, la gauche a perdu une vingtaine de municipalités, et la droite sept, tandis que l’extrême droite en a gagné 21. En 2026, l’extrême droite a remporté 63&nbsp;communes, dont moins de 20&nbsp;comptent plus de 20.000 habitants.</p><p>Du point de vue des suffrages exprimés, c’est le bloc de gauche qui constitue la première force politique, rassemblant près de 9,2&nbsp;millions de votes lors des deux tours, devant les 8,7&nbsp;millions pour la droite, 3,8&nbsp;millions pour le centre et 2,5&nbsp;millions pour l’extrême droite. La gauche radicale, représentée par La France insoumise et le Parti communiste, a remporté l’adhésion de près de 1,2&nbsp;million d’électeurs, même si elle n’a remporté que sept municipalités.</p><p>Ensuite, le second tour a été défavorable aux maires sortants&nbsp;: Parmi les 21.706&nbsp;maires qui briguaient un nouveau mandat lors de ces élections municipales, la grande majorité (plus de 88&nbsp;%) a été réélue dès le premier tour. Pour les autres, le second tour s’est révélé plutôt fatal&nbsp;: sur 960&nbsp;maires sortants encore en compétition le 22&nbsp;mars, les trois quarts (724) ont été battus.</p><p>En outre, si la parité progresse, elle reste cependant limitée&nbsp;: 23&nbsp;% des têtes de liste élues lors de ces élections municipales (premier et second tours combinés) sont des femmes. Ce niveau est en légère progression par rapport aux élections précédentes, où elles représentaient 20&nbsp;%. Mais seules huit femmes seront à la tête de villes de plus de 100.000&nbsp;habitants, contre 11&nbsp;en 2020.</p><p>Enfin, avec 42,18&nbsp;% lors du second tour, l’abstention s’ancre à un niveau record&nbsp;: Jamais les Français n’avaient autant boudé une élection de ce type, hors crise sanitaire. Fait notable, toutefois&nbsp;: la participation a légèrement augmenté au second tour (57,8&nbsp;% contre 57,2&nbsp;% au premier), signe d’une légère remobilisation des électeurs dans un scrutin à l’issue incertaine dans de nombreuses villes.</p><p></p><p><strong>LE NOUVEAU CHOC PÉTROLIER&nbsp;: QUELLES CONSÉQUENCES&nbsp;?</strong></p><p></p><p>L’intervention d’Israël et des États-Unis en Iran a provoqué la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20&nbsp;% du commerce mondial de pétrole et de gaz, déclenchant une nouvelle crise majeure de l’énergie.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes confrontés à la plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de toute l’histoire&nbsp;»</em>&nbsp;averti le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie Fatih Birol qui n’exclut pas un nouveau déblocage d’une partie des stocks stratégiques de pétrole des Etats membres pour détendre les prix.</p><p>L’ensemble de l’économie mondiale est menacé par un retour de l’inflation, une dégradation du pouvoir d’achat des ménages, un ralentissement de la croissance et du chômage&nbsp;: un phénomène connu sous le nom de stagflation. Les experts de Goldman Sachs estiment qu'une hausse de 10&nbsp;% du prix du pétrole réduit de 0,1&nbsp;% le produit intérieur brut. Le coup pourrait aussi être rude pour les industriels dont l'activité dépend fortement des matières premières énergétiques, comme les engrais agricoles ou la chimie. En plus de ses effets directs sur les prix, la crise désorganise de nombreux flux logistiques, avec un allongement des parcours pour contourner les zones à risque. Des livraisons sont bloquées, les coûts du transport grimpent et les primes d’assurances s’envolent. Le prix du carburant à la pompe est affecté, mais aussi le prix des aliments, des médicaments, des billets d’avion, de l’électricité, de l’huile alimentaire, des semi-conducteurs et de bien d’autres choses encore, à travers le monde.</p><p>C’est en Europe et en Asie que la flambée des cours du pétrole et du gaz pèsera le plus lourd. En Europe, le choc sera rude pour des pays comme l’Allemagne, où des secteurs industriels très énergivores (chimie, pharmacie, automobile) occupent une place centrale dans l’économie. Les économies asiatiques sont encore plus exposées car elles dépendent elles aussi grandement des importations énergétiques&nbsp;: 45% des approvisionnements énergétiques de la Chine provient du détroit d’Ormuz. Les pays à faibles et moyens revenus sont particulièrement sensibles aux variations des taux de change.</p><p>Cette crise ne fait pas que des malheureux. Les pays producteurs de pétrole, la Norvège en Europe, l’Algérie en Afrique, le Brésil, le Mexique ou le Canada sur le continent américain, voient même les profits exploser. Grand gagnant aussi, la Russie, dont les exportations d’hydrocarbures vers l'Inde ont bondi de 50&nbsp;%. Son secteur pétrolier pourrait générer ses plus larges revenus depuis 2022. Reste les Etats-Unis, l’un des instigateurs de la crise. Le pays est certes le plus gros producteur mondial de pétrole, mais ses compagnies sont très exposées au Moyen-Orient et les consommateurs américains paient eux aussi leur tribut avec une augmentation de 30&nbsp;% du gallon d'essence depuis le 28 février.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 29 Mar 2026 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/4b9591ca-33c4-4b9f-9486-7e4273559b4b.mp3?_=1774600618" length="60280833" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 mars 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LES MUNICIPALES : QUELS ENSEIGNEMENTS ?
 
 Quatre enseignements peuvent être tirés de ce scrutin.
 D’abord, si Les Républicains et le Parti socialiste dominent, ils reculent par rapport à 2020. LR a remporté 77 grandes villes, le PS 50. Dans les 3.300 villes de plus de 3.500 habitants, pour lesquelles les candidats ont l’obligation de déclarer leur appartenance politique, qui représentent 69 % de la population, la droite apparaît comme la gagnante de ces élections municipales, avec 1.267 maires élus. La gauche se place deuxième, avec 829 élus, devant les 586 maires centristes. Depuis, 2020, la gauche a perdu une vingtaine de municipalités, et la droite sept, tandis que l’extrême droite en a gagné 21. En 2026, l’extrême droite a remporté 63 communes, dont moins de 20 comptent plus de 20.000 habitants.
 Du point de vue des suffrages exprimés, c’est le bloc de gauche qui constitue la première force politique, rassemblant près de 9,2 millions de votes lors des deux tours, devant les 8,7 millions pour la droite, 3,8 millions pour le centre et 2,5 millions pour l’extrême droite. La gauche radicale, représentée par La France insoumise et le Parti communiste, a remporté l’adhésion de près de 1,2 million d’électeurs, même si elle n’a remporté que sept municipalités.
 Ensuite, le second tour a été défavorable aux maires sortants : Parmi les 21.706 maires qui briguaient un nouveau mandat lors de ces élections municipales, la grande majorité (plus de 88 %) a été réélue dès le premier tour. Pour les autres, le second tour s’est révélé plutôt fatal : sur 960 maires sortants encore en compétition le 22 mars, les trois quarts (724) ont été battus.
 En outre, si la parité progresse, elle reste cependant limitée : 23 % des têtes de liste élues lors de ces élections municipales (premier et second tours combinés) sont des femmes. Ce niveau est en légère progression par rapport aux élections précédentes, où elles représentaient 20 %. Mais seules huit femmes seront à la tête de villes de plus de 100.000 habitants, contre 11 en 2020.
 Enfin, avec 42,18 % lors du second tour, l’abstention s’ancre à un niveau record : Jamais les Français n’avaient autant boudé une élection de ce type, hors crise sanitaire. Fait notable, toutefois : la participation a légèrement augmenté au second tour (57,8 % contre 57,2 % au premier), signe d’une légère remobilisation des électeurs dans un scrutin à l’issue incertaine dans de nombreuses villes.
 
 LE NOUVEAU CHOC PÉTROLIER : QUELLES CONSÉQUENCES ?
 
 L’intervention d’Israël et des États-Unis en Iran a provoqué la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz, déclenchant une nouvelle crise majeure de l’énergie. « Nous sommes confrontés à la plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de toute l’histoire » averti le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie Fatih Birol qui n’exclut pas un nouveau déblocage d’une partie des stocks stratégiques de pétrole des Etats membres pour détendre les prix.
 L’ensemble de l’économie mondiale est menacé par un retour de l’inflation, une dégradation du pouvoir d’achat des ménages, un ralentissement de la croissance et du chômage : un phénomène connu sous le nom de stagflation. Les experts de Goldman Sachs estiment qu'une hausse de 10 % du prix du pétrole réduit de 0,1 % le produit intérieur brut. Le coup pourrait aussi être rude pour les industriels dont l'activité dépend fortement des matières premières énergétiques, comme les engrais agricoles ou la chimie. En plus de ses effets directs sur les prix, la crise désorganise de nombreux flux logistiques, avec un allongement des parcours pour contourner les zones à risque. Des livraisons sont bloquées, les coûts du transport grimpent et les primes d’assurances s’envolent. Le prix du carburant à la pompe est affecté, mais aussi le prix des aliments, des médicaments, des billets d’avion, de l’électricité, de l’huile alimentaire, des semi-conducteurs et de bien d’autres choses encore, à travers le monde.
 C’est en Europe et en Asie que la flambée des cours du pétrole et du gaz pèsera le plus lourd. En Europe, le choc sera rude pour des pays comme l’Allemagne, où des secteurs industriels très énergivores (chimie, pharmacie, automobile) occupent une place centrale dans l’économie. Les économies asiatiques sont encore plus exposées car elles dépendent elles aussi grandement des importations énergétiques : 45% des approvisionnements énergétiques de la Chine provient du détroit d’Ormuz. Les pays à faibles et moyens revenus sont particulièrement sensibles aux variations des taux de change.
 Cette crise ne fait pas que des malheureux. Les pays producteurs de pétrole, la Norvège en Europe, l’Algérie en Afrique, le Brésil, le Mexique ou le Canada sur le continent américain, voient même les profits exploser. Grand gagnant aussi, la Russie, dont les exportations d’hydrocarbures vers l'Inde ont bondi de 50 %. Son secteur pétrolier pourrait générer ses plus larges revenus depuis 2022. Reste les Etats-Unis, l’un des instigateurs de la crise. Le pays est certes le plus gros producteur mondial de pétrole, mais ses compagnies sont très exposées au Moyen-Orient et les consommateurs américains paient eux aussi leur tribut avec une augmentation de 30 % du gallon d'essence depuis le 28 février.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 mars 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LES MUNICIPALES : QUELS ENSEIGNEMENTS ?
 
 Quatre enseignements peuvent être tirés de ce scrutin.
 D’abord, si Les Républicains et le Parti socialiste dominent, ils reculent par rapport à 2020. LR a remporté 77 grandes villes, le PS 50. Dans les 3.300 villes de plus de 3.500 habitants, pour lesquelles les candidats ont l’obligation de déclarer leur appartenance politique, qui représentent 69 % de la population, la droite apparaît comme la gagnante de ces élections municipales, avec 1.267 maires élus. La gauche se place deuxième, avec 829 élus, devant les 586 maires centristes. Depuis, 2020, la gauche a perdu une vingtaine de municipalités, et la droite sept, tandis que l’extrême droite en a gagné 21. En 2026, l’extrême droite a remporté 63 communes, dont moins de 20 comptent plus de 20.000 habitants.
 Du point de vue des suffrages exprimés, c’est le bloc de gauche qui constitue la première force politique, rassemblant près de 9,2 millions de votes lors des deux tours, devant les 8,7 millions pour la droite, 3,8 millions pour le centre et 2,5 millions pour l’extrême droite. La gauche radicale, représentée par La France insoumise et le Parti communiste, a remporté l’adhésion de près de 1,2 million d’électeurs, même si elle n’a remporté que sept municipalités.
 Ensuite, le second tour a été défavorable aux maires sortants : Parmi les 21.706 maires qui briguaient un nouveau mandat lors de ces élections municipales, la grande majorité (plus de 88 %) a été réélue dès le premier tour. Pour les autres, le second tour s’est révélé plutôt fatal : sur 960 maires sortants encore en compétition le 22 mars, les trois quarts (724) ont été battus.
 En outre, si la parité progresse, elle reste cependant limitée : 23 % des têtes de liste élues lors de ces élections municipales (premier et second tours combinés) sont des femmes. Ce niveau est en légère progression par rapport aux élections précédentes, où elles représentaient 20 %. Mais seules huit femmes seront à la tête de villes de plus de 100.000 habitants, contre 11 en 2020.
 Enfin, avec 42,18 % lors du second tour, l’abstention s’ancre à un niveau record : Jamais les Français n’avaient autant boudé une élection de ce type, hors crise sanitaire. Fait notable, toutefois : la participation a légèrement augmenté au second tour (57,8 % contre 57,2 % au premier), signe d’une légère remobilisation des électeurs dans un scrutin à l’issue incertaine dans de nombreuses villes.
 
 LE NOUVEAU CHOC PÉTROLIER : QUELLES CONSÉQUENCES ?
 
 L’intervention d’Israël et des États-Unis en Iran a provoqué la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz, déclenchant une nouvelle crise majeure de l’énergie. « Nous sommes confrontés à la plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de toute l’histoire » averti le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie Fatih Birol qui n’exclut pas un nouveau déblocage d’une partie des stocks stratégiques de pétrole des Etats membres pour détendre les prix.
 L’ensemble de l’économie mondiale est menacé par un retour de l’inflation, une dégradation du pouvoir d’achat des ménages, un ralentissement de la croissance et du chômage : un phénomène connu sous le nom de stagflation. Les experts de Goldman Sachs estiment qu'une hausse de 10 % du prix du pétrole réduit de 0,1 % le produit intérieur brut. Le coup pourrait aussi être rude pour les industriels dont l'activité dépend fortement des matières premières énergétiques, comme les engrais agricoles ou la chimie. En plus de ses effets directs sur les prix, la crise désorganise de nombreux flux logistiques, avec un allongement des parcours pour contourner les zones à risque. Des livraisons sont bloquées, les coûts du transport grimpent et les primes d’assurances s’envolent. Le prix du carburant à la pompe est affecté, mais aussi le prix des aliments, des médicaments, des billets d’avion, de l’électricité, de l’huile alimentaire, des semi-conducteurs et de bien d’autres choses encore, à travers le monde.
 C’est en Europe et en Asie que la flambée des cours du pétrole et du gaz pèsera le plus lourd. En Europe, le choc sera rude pour des pays comme l’Allemagne, où des secteurs industriels très énergivores (chimie, pharmacie, automobile) occupent une place centrale dans l’économie. Les économies asiatiques sont encore plus exposées car elles dépendent elles aussi grandement des importations énergétiques : 45% des approvisionnements énergétiques de la Chine provient du détroit d’Ormuz. Les pays à faibles et moyens revenus sont particulièrement sensibles aux variations des taux de change.
 Cette crise ne fait pas que des malheureux. Les pays producteurs de pétrole, la Norvège en Europe, l’Algérie en Afrique, le Brésil, le Mexique ou le Canada sur le continent américain, voient même les profits exploser. Grand gagnant aussi, la Russie, dont les exportations d’hydrocarbures vers l'Inde ont bondi de 50 %. Son secteur pétrolier pourrait générer ses plus larges revenus depuis 2022. Reste les Etats-Unis, l’un des instigateurs de la crise. Le pays est certes le plus gros producteur mondial de pétrole, mais ses compagnies sont très exposées au Moyen-Orient et les consommateurs américains paient eux aussi leur tribut avec une augmentation de 30 % du gallon d'essence depuis le 28 février.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:47</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/kvpQndg]]></podcast:txt><itunes:episode>478</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Marc-Olivier Padis,choc petrolier,élections municipales</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (relation franco-allemande et doctrine de défense européenne)]]></title><guid isPermaLink="false">2c62beb1-d65a-4784-8e1c-8a036227f548</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public au ministère des Affaires étrangères le 20 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public au ministère des Affaires étrangères le 20 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 25 Mar 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2c62beb1-d65a-4784-8e1c-8a036227f548.mp3?_=1774083854" length="26305976" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>27:24</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/aAqUCLx]]></podcast:txt><itunes:episode>478</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Antoine Foucher,Marc-Olivier Padis,Lucile Schmid,Défense européenne,UE,Allemagne,États-Unis,OTAN</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La relation franco-allemande / Quelle doctrine militaire pour les Européens ?]]></title><guid isPermaLink="false">7cef6f41-c2f6-4869-923b-a4accd3d4595</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public au ministère des Affaires étrangères le 20 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA RELATION FRANCO-ALLEMANDE</strong></p><p></p><p>Les relations franco-allemandes se sont tendues ces derniers mois autour de nombreux sujets. Fin décembre, c'était l'accord commercial avec le Mercosur. Puis l'utilisation des avoirs gelés russes a opposé les deux capitales&nbsp;: Friedrich Merz était en faveur de la confiscation des avoirs russes gelés en Europe&nbsp;–&nbsp;quelque 200&nbsp;milliards d’euros&nbsp;–&nbsp;pour aider militairement l’Ukraine, plutôt que d’un emprunt européen appelé de ses vœux par le président français. Emmanuel Macron ne l’a pas suivi dans cette mesure qui impliquait de tordre le bras à la Belgique. Début février, dans un entretien avec la presse, le président français prônait une émission de dette européenne, des eurobonds, pour accélérer les investissements du Vieux Continent dans les technologies de rupture suscitant l'irritation des pays «&nbsp;frugaux », notamment l’Allemagne qui a pointé du doigt la nécessité pour l'Europe de mener des réformes structurelles et d'investir moins d'argent dans des secteurs comme l'agriculture.</p><p>Autre pierre d’achoppement, en matière d’énergie, la France mise sur le nucléaire, tandis que l'Allemagne parie sur les renouvelables.</p><p>En février, Berlin a reproché à la France, des efforts <em>«&nbsp;insuffisants&nbsp;»</em> en matière de dépenses de défense. Dans le même temps, Paris et Berlin n'arrivent pas à s'entendre sur le système aérien du futur (SCAF), sur fond de rivalités industrielles entre Dassault et Airbus. Le chancelier allemand a affirmé que son pays n'avait pas besoin du même avion que la France, laissant entendre que Paris et Berlin pourraient construire deux appareils différents, chacun de son côté.</p><p>Longtemps, l'Allemagne a incarné les moyens économiques et la France, la volonté politique et militaire. Mais depuis, Friedrich Merz, comme il l'a redit en février lors de conférence de Munich sur la sécurité, a décrété <em>« la fin des longues vacances loin de l'histoire du monde&nbsp;» </em>après avoir lancé un grand programme d'investissement dans la défense. Le chancelier allemand a promis de faire de la Bundeswehr <em>« la plus grande armée conventionnelle d'Europe&nbsp;»</em>. Désormais les incompréhensions majeures portent aussi sur les questions de défense, au-delà même du blocage sur le SCAF. Tandis que Paris défend&nbsp;la voie d’une Europe souveraine &nbsp;et d’une <em>«&nbsp;autonomie stratégique&nbsp;»</em>, le chancelier allemand, plus prudent, mise sur la complémentarité entre&nbsp;un renforcement de l’indépendance de l’Union européenne&nbsp;et une revitalisation des liens&nbsp;qui la rattachent aux Etats-Unis. L’Allemagne est aujourd’hui le pays le plus engagé dans le soutien à l’Ukraine au travers de l’Union européenne comme en bilatéral. Beaucoup moins vocale que la France, elle a donné à Kyiv l’an passé 10&nbsp;milliards d’euros et la France 2&nbsp;milliards.</p><p>Ces crispations franco-allemandes récurrentes ont d’autant plus d’impact qu’elles interviennent dans un moment très tendu des relations internationales<em>.</em></p><p></p><p><strong>EUROPE&nbsp;: QUELLE DOCTRINE MILITAIRE&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Le ton frontalement hostile adopté par Washington à l’égard de l’Union européenne en tant que projet politique impose une réévaluation stratégique profonde de la relation transatlantique. 2026 pourrait marquer l’entrée dans une décennie où les pays européens devront choisir entre résignation stratégique et construction active d’une souveraineté de défense crédible. L’un des piliers de la boussole stratégique — le document clef pour la stratégie de défense européenne adopté en 2022 — touche au renforcement des capacités de gestion de crises. À ce titre, l’Union a créé une «&nbsp;capacité de déploiement rapide&nbsp;», force européenne composée de 5.000 soldats pouvant être déployée pour les efforts de stabilisation, de sauvetage et d’évacuation, d’assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe, de maintien de la paix, de prévention des conflits et de renforcement des capacités. Opérationnelle depuis 2025, elle est contrôlée et commandée par la Capacité militaire de planification et de conduite de l’Union&nbsp;: elle constitue ainsi une véritable «&nbsp;force européenne&nbsp;».</p><p>L’année 2025 a vu plusieurs d’initiatives destinées à renforcer l’industrie de défense européenne : programme pour rationaliser l’acquisition conjointe et accélérer la montée en puissance de capacités critiques, programme destiné à financer la création d’une base industrielle européenne compétitive à long terme ... Difficilement mis en œuvre, ils se heurtent au dilemme stratégique entre préférence européenne et achat à des partenaires extra-européens puisant dans leurs stocks existants.</p><p>Afin de renforcer et diversifier ses relations avec des pays tiers, l’Union a signé huit partenariats de sécurité et de défense en 2025 avec l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud. La décision prise à l’été 2025 par les pays membres de l’OTAN de porter leurs dépenses militaires de 3,5&nbsp;% à 5 % du PIB constitue une étape cruciale pour renforcer la défense européenne.&nbsp;</p><p>En évoquant le 2 mars à l’Ile longue une évolution de la doctrine nucléaire vers une «&nbsp;dissuasion avancée » et un renforcement du dialogue stratégique avec les partenaires européens, Emmanuel Macron a ouvert la perspective d’une nouvelle architecture de sécurité pouvant conduire à structurer l’environnement stratégique européen autour de la dissuasion française.</p><p>Mais, dans le domaine conventionnel, selon le Center for Strategic and International Studies, les stocks de munitions européens restent relativement limités. Le rythme de consommation observé dans la guerre en Ukraine a mis en évidence les difficultés de nombreux États européens à soutenir durablement un conflit de haute intensité. Cette fragilité constitue aujourd’hui l’un des principaux défis pour la sécurité européenne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public au ministère des Affaires étrangères le 20 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA RELATION FRANCO-ALLEMANDE</strong></p><p></p><p>Les relations franco-allemandes se sont tendues ces derniers mois autour de nombreux sujets. Fin décembre, c'était l'accord commercial avec le Mercosur. Puis l'utilisation des avoirs gelés russes a opposé les deux capitales&nbsp;: Friedrich Merz était en faveur de la confiscation des avoirs russes gelés en Europe&nbsp;–&nbsp;quelque 200&nbsp;milliards d’euros&nbsp;–&nbsp;pour aider militairement l’Ukraine, plutôt que d’un emprunt européen appelé de ses vœux par le président français. Emmanuel Macron ne l’a pas suivi dans cette mesure qui impliquait de tordre le bras à la Belgique. Début février, dans un entretien avec la presse, le président français prônait une émission de dette européenne, des eurobonds, pour accélérer les investissements du Vieux Continent dans les technologies de rupture suscitant l'irritation des pays «&nbsp;frugaux », notamment l’Allemagne qui a pointé du doigt la nécessité pour l'Europe de mener des réformes structurelles et d'investir moins d'argent dans des secteurs comme l'agriculture.</p><p>Autre pierre d’achoppement, en matière d’énergie, la France mise sur le nucléaire, tandis que l'Allemagne parie sur les renouvelables.</p><p>En février, Berlin a reproché à la France, des efforts <em>«&nbsp;insuffisants&nbsp;»</em> en matière de dépenses de défense. Dans le même temps, Paris et Berlin n'arrivent pas à s'entendre sur le système aérien du futur (SCAF), sur fond de rivalités industrielles entre Dassault et Airbus. Le chancelier allemand a affirmé que son pays n'avait pas besoin du même avion que la France, laissant entendre que Paris et Berlin pourraient construire deux appareils différents, chacun de son côté.</p><p>Longtemps, l'Allemagne a incarné les moyens économiques et la France, la volonté politique et militaire. Mais depuis, Friedrich Merz, comme il l'a redit en février lors de conférence de Munich sur la sécurité, a décrété <em>« la fin des longues vacances loin de l'histoire du monde&nbsp;» </em>après avoir lancé un grand programme d'investissement dans la défense. Le chancelier allemand a promis de faire de la Bundeswehr <em>« la plus grande armée conventionnelle d'Europe&nbsp;»</em>. Désormais les incompréhensions majeures portent aussi sur les questions de défense, au-delà même du blocage sur le SCAF. Tandis que Paris défend&nbsp;la voie d’une Europe souveraine &nbsp;et d’une <em>«&nbsp;autonomie stratégique&nbsp;»</em>, le chancelier allemand, plus prudent, mise sur la complémentarité entre&nbsp;un renforcement de l’indépendance de l’Union européenne&nbsp;et une revitalisation des liens&nbsp;qui la rattachent aux Etats-Unis. L’Allemagne est aujourd’hui le pays le plus engagé dans le soutien à l’Ukraine au travers de l’Union européenne comme en bilatéral. Beaucoup moins vocale que la France, elle a donné à Kyiv l’an passé 10&nbsp;milliards d’euros et la France 2&nbsp;milliards.</p><p>Ces crispations franco-allemandes récurrentes ont d’autant plus d’impact qu’elles interviennent dans un moment très tendu des relations internationales<em>.</em></p><p></p><p><strong>EUROPE&nbsp;: QUELLE DOCTRINE MILITAIRE&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Le ton frontalement hostile adopté par Washington à l’égard de l’Union européenne en tant que projet politique impose une réévaluation stratégique profonde de la relation transatlantique. 2026 pourrait marquer l’entrée dans une décennie où les pays européens devront choisir entre résignation stratégique et construction active d’une souveraineté de défense crédible. L’un des piliers de la boussole stratégique — le document clef pour la stratégie de défense européenne adopté en 2022 — touche au renforcement des capacités de gestion de crises. À ce titre, l’Union a créé une «&nbsp;capacité de déploiement rapide&nbsp;», force européenne composée de 5.000 soldats pouvant être déployée pour les efforts de stabilisation, de sauvetage et d’évacuation, d’assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe, de maintien de la paix, de prévention des conflits et de renforcement des capacités. Opérationnelle depuis 2025, elle est contrôlée et commandée par la Capacité militaire de planification et de conduite de l’Union&nbsp;: elle constitue ainsi une véritable «&nbsp;force européenne&nbsp;».</p><p>L’année 2025 a vu plusieurs d’initiatives destinées à renforcer l’industrie de défense européenne : programme pour rationaliser l’acquisition conjointe et accélérer la montée en puissance de capacités critiques, programme destiné à financer la création d’une base industrielle européenne compétitive à long terme ... Difficilement mis en œuvre, ils se heurtent au dilemme stratégique entre préférence européenne et achat à des partenaires extra-européens puisant dans leurs stocks existants.</p><p>Afin de renforcer et diversifier ses relations avec des pays tiers, l’Union a signé huit partenariats de sécurité et de défense en 2025 avec l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud. La décision prise à l’été 2025 par les pays membres de l’OTAN de porter leurs dépenses militaires de 3,5&nbsp;% à 5 % du PIB constitue une étape cruciale pour renforcer la défense européenne.&nbsp;</p><p>En évoquant le 2 mars à l’Ile longue une évolution de la doctrine nucléaire vers une «&nbsp;dissuasion avancée » et un renforcement du dialogue stratégique avec les partenaires européens, Emmanuel Macron a ouvert la perspective d’une nouvelle architecture de sécurité pouvant conduire à structurer l’environnement stratégique européen autour de la dissuasion française.</p><p>Mais, dans le domaine conventionnel, selon le Center for Strategic and International Studies, les stocks de munitions européens restent relativement limités. Le rythme de consommation observé dans la guerre en Ukraine a mis en évidence les difficultés de nombreux États européens à soutenir durablement un conflit de haute intensité. Cette fragilité constitue aujourd’hui l’un des principaux défis pour la sécurité européenne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 22 Mar 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7cef6f41-c2f6-4869-923b-a4accd3d4595.mp3?_=1773966710" length="66705910" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public au ministère des Affaires étrangères le 20 mars 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LA RELATION FRANCO-ALLEMANDE
 
 Les relations franco-allemandes se sont tendues ces derniers mois autour de nombreux sujets. Fin décembre, c'était l'accord commercial avec le Mercosur. Puis l'utilisation des avoirs gelés russes a opposé les deux capitales : Friedrich Merz était en faveur de la confiscation des avoirs russes gelés en Europe – quelque 200 milliards d’euros – pour aider militairement l’Ukraine, plutôt que d’un emprunt européen appelé de ses vœux par le président français. Emmanuel Macron ne l’a pas suivi dans cette mesure qui impliquait de tordre le bras à la Belgique. Début février, dans un entretien avec la presse, le président français prônait une émission de dette européenne, des eurobonds, pour accélérer les investissements du Vieux Continent dans les technologies de rupture suscitant l'irritation des pays « frugaux », notamment l’Allemagne qui a pointé du doigt la nécessité pour l'Europe de mener des réformes structurelles et d'investir moins d'argent dans des secteurs comme l'agriculture.
 Autre pierre d’achoppement, en matière d’énergie, la France mise sur le nucléaire, tandis que l'Allemagne parie sur les renouvelables.
 En février, Berlin a reproché à la France, des efforts « insuffisants » en matière de dépenses de défense. Dans le même temps, Paris et Berlin n'arrivent pas à s'entendre sur le système aérien du futur (SCAF), sur fond de rivalités industrielles entre Dassault et Airbus. Le chancelier allemand a affirmé que son pays n'avait pas besoin du même avion que la France, laissant entendre que Paris et Berlin pourraient construire deux appareils différents, chacun de son côté.
 Longtemps, l'Allemagne a incarné les moyens économiques et la France, la volonté politique et militaire. Mais depuis, Friedrich Merz, comme il l'a redit en février lors de conférence de Munich sur la sécurité, a décrété « la fin des longues vacances loin de l'histoire du monde » après avoir lancé un grand programme d'investissement dans la défense. Le chancelier allemand a promis de faire de la Bundeswehr « la plus grande armée conventionnelle d'Europe ». Désormais les incompréhensions majeures portent aussi sur les questions de défense, au-delà même du blocage sur le SCAF. Tandis que Paris défend la voie d’une Europe souveraine et d’une « autonomie stratégique », le chancelier allemand, plus prudent, mise sur la complémentarité entre un renforcement de l’indépendance de l’Union européenne et une revitalisation des liens qui la rattachent aux Etats-Unis. L’Allemagne est aujourd’hui le pays le plus engagé dans le soutien à l’Ukraine au travers de l’Union européenne comme en bilatéral. Beaucoup moins vocale que la France, elle a donné à Kyiv l’an passé 10 milliards d’euros et la France 2 milliards.
 Ces crispations franco-allemandes récurrentes ont d’autant plus d’impact qu’elles interviennent dans un moment très tendu des relations internationales.
 
 EUROPE : QUELLE DOCTRINE MILITAIRE ?
 
 Le ton frontalement hostile adopté par Washington à l’égard de l’Union européenne en tant que projet politique impose une réévaluation stratégique profonde de la relation transatlantique. 2026 pourrait marquer l’entrée dans une décennie où les pays européens devront choisir entre résignation stratégique et construction active d’une souveraineté de défense crédible. L’un des piliers de la boussole stratégique — le document clef pour la stratégie de défense européenne adopté en 2022 — touche au renforcement des capacités de gestion de crises. À ce titre, l’Union a créé une « capacité de déploiement rapide », force européenne composée de 5.000 soldats pouvant être déployée pour les efforts de stabilisation, de sauvetage et d’évacuation, d’assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe, de maintien de la paix, de prévention des conflits et de renforcement des capacités. Opérationnelle depuis 2025, elle est contrôlée et commandée par la Capacité militaire de planification et de conduite de l’Union : elle constitue ainsi une véritable « force européenne ».
 L’année 2025 a vu plusieurs d’initiatives destinées à renforcer l’industrie de défense européenne : programme pour rationaliser l’acquisition conjointe et accélérer la montée en puissance de capacités critiques, programme destiné à financer la création d’une base industrielle européenne compétitive à long terme ... Difficilement mis en œuvre, ils se heurtent au dilemme stratégique entre préférence européenne et achat à des partenaires extra-européens puisant dans leurs stocks existants.
 Afin de renforcer et diversifier ses relations avec des pays tiers, l’Union a signé huit partenariats de sécurité et de défense en 2025 avec l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud. La décision prise à l’été 2025 par les pays membres de l’OTAN de porter leurs dépenses militaires de 3,5 % à 5 % du PIB constitue une étape cruciale pour renforcer la défense européenne. 
 En évoquant le 2 mars à l’Ile longue une évolution de la doctrine nucléaire vers une « dissuasion avancée » et un renforcement du dialogue stratégique avec les partenaires européens, Emmanuel Macron a ouvert la perspective d’une nouvelle architecture de sécurité pouvant conduire à structurer l’environnement stratégique européen autour de la dissuasion française.
 Mais, dans le domaine conventionnel, selon le Center for Strategic and International Studies, les stocks de munitions européens restent relativement limités. Le rythme de consommation observé dans la guerre en Ukraine a mis en évidence les difficultés de nombreux États européens à soutenir durablement un conflit de haute intensité. Cette fragilité constitue aujourd’hui l’un des principaux défis pour la sécurité européenne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LA RELATION FRANCO-ALLEMANDE
 
 Les relations franco-allemandes se sont tendues ces derniers mois autour de nombreux sujets. Fin décembre, c'était l'accord commercial avec le Mercosur. Puis l'utilisation des avoirs gelés russes a opposé les deux capitales : Friedrich Merz était en faveur de la confiscation des avoirs russes gelés en Europe – quelque 200 milliards d’euros – pour aider militairement l’Ukraine, plutôt que d’un emprunt européen appelé de ses vœux par le président français. Emmanuel Macron ne l’a pas suivi dans cette mesure qui impliquait de tordre le bras à la Belgique. Début février, dans un entretien avec la presse, le président français prônait une émission de dette européenne, des eurobonds, pour accélérer les investissements du Vieux Continent dans les technologies de rupture suscitant l'irritation des pays « frugaux », notamment l’Allemagne qui a pointé du doigt la nécessité pour l'Europe de mener des réformes structurelles et d'investir moins d'argent dans des secteurs comme l'agriculture.
 Autre pierre d’achoppement, en matière d’énergie, la France mise sur le nucléaire, tandis que l'Allemagne parie sur les renouvelables.
 En février, Berlin a reproché à la France, des efforts « insuffisants » en matière de dépenses de défense. Dans le même temps, Paris et Berlin n'arrivent pas à s'entendre sur le système aérien du futur (SCAF), sur fond de rivalités industrielles entre Dassault et Airbus. Le chancelier allemand a affirmé que son pays n'avait pas besoin du même avion que la France, laissant entendre que Paris et Berlin pourraient construire deux appareils différents, chacun de son côté.
 Longtemps, l'Allemagne a incarné les moyens économiques et la France, la volonté politique et militaire. Mais depuis, Friedrich Merz, comme il l'a redit en février lors de conférence de Munich sur la sécurité, a décrété « la fin des longues vacances loin de l'histoire du monde » après avoir lancé un grand programme d'investissement dans la défense. Le chancelier allemand a promis de faire de la Bundeswehr « la plus grande armée conventionnelle d'Europe ». Désormais les incompréhensions majeures portent aussi sur les questions de défense, au-delà même du blocage sur le SCAF. Tandis que Paris défend la voie d’une Europe souveraine et d’une « autonomie stratégique », le chancelier allemand, plus prudent, mise sur la complémentarité entre un renforcement de l’indépendance de l’Union européenne et une revitalisation des liens qui la rattachent aux Etats-Unis. L’Allemagne est aujourd’hui le pays le plus engagé dans le soutien à l’Ukraine au travers de l’Union européenne comme en bilatéral. Beaucoup moins vocale que la France, elle a donné à Kyiv l’an passé 10 milliards d’euros et la France 2 milliards.
 Ces crispations franco-allemandes récurrentes ont d’autant plus d’impact qu’elles interviennent dans un moment très tendu des relations internationales.
 
 EUROPE : QUELLE DOCTRINE MILITAIRE ?
 
 Le ton frontalement hostile adopté par Washington à l’égard de l’Union européenne en tant que projet politique impose une réévaluation stratégique profonde de la relation transatlantique. 2026 pourrait marquer l’entrée dans une décennie où les pays européens devront choisir entre résignation stratégique et construction active d’une souveraineté de défense crédible. L’un des piliers de la boussole stratégique — le document clef pour la stratégie de défense européenne adopté en 2022 — touche au renforcement des capacités de gestion de crises. À ce titre, l’Union a créé une « capacité de déploiement rapide », force européenne composée de 5.000 soldats pouvant être déployée pour les efforts de stabilisation, de sauvetage et d’évacuation, d’assistance humanitaire et de secours en cas de catastrophe, de maintien de la paix, de prévention des conflits et de renforcement des capacités. Opérationnelle depuis 2025, elle est contrôlée et commandée par la Capacité militaire de planification et de conduite de l’Union : elle constitue ainsi une véritable « force européenne ».
 L’année 2025 a vu plusieurs d’initiatives destinées à renforcer l’industrie de défense européenne : programme pour rationaliser l’acquisition conjointe et accélérer la montée en puissance de capacités critiques, programme destiné à financer la création d’une base industrielle européenne compétitive à long terme ... Difficilement mis en œuvre, ils se heurtent au dilemme stratégique entre préférence européenne et achat à des partenaires extra-européens puisant dans leurs stocks existants.
 Afin de renforcer et diversifier ses relations avec des pays tiers, l’Union a signé huit partenariats de sécurité et de défense en 2025 avec l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud. La décision prise à l’été 2025 par les pays membres de l’OTAN de porter leurs dépenses militaires de 3,5 % à 5 % du PIB constitue une étape cruciale pour renforcer la défense européenne. 
 En évoquant le 2 mars à l’Ile longue une évolution de la doctrine nucléaire vers une « dissuasion avancée » et un renforcement du dialogue stratégique avec les partenaires européens, Emmanuel Macron a ouvert la perspective d’une nouvelle architecture de sécurité pouvant conduire à structurer l’environnement stratégique européen autour de la dissuasion française.
 Mais, dans le domaine conventionnel, selon le Center for Strategic and International Studies, les stocks de munitions européens restent relativement limités. Le rythme de consommation observé dans la guerre en Ukraine a mis en évidence les difficultés de nombreux États européens à soutenir durablement un conflit de haute intensité. Cette fragilité constitue aujourd’hui l’un des principaux défis pour la sécurité européenne.
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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 mars 2026.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>39:32</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/jmlnvFA]]></podcast:txt><itunes:episode>477</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Antoine Foucher,Béatrice Giblin,Lionel Zinsou,Guerre,Ukraine,Iran,USA,Israël</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Entre l’Ukraine et l’Iran, la guerre a-t-elle changé de nature ?]]></title><guid isPermaLink="false">42df7a0c-c25a-496d-92fd-56fe6a473744</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>ENTRE L'UKRAINE ET L'IRAN, LA GUERRE A-T-ELLE CHANGE DE NATURE ?</strong></p><p></p><p>Il y a deux semaines, le 28 février, Israël a déclenché contre l'Iran une attaque dite « préventive » coordonnée avec les Etats-Unis. En la baptisant « &lt;i&gt;Fureur épique&lt;/i&gt; » Donald Trump a fixé un objectif à cette opération : « &lt;i&gt;Défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien&lt;/i&gt; », qualifié de « &lt;i&gt;sponsor d'État numéro 1 du terrorisme&lt;/i&gt; ». Ni le caractère « &lt;i&gt;imminent&lt;/i&gt; » de ces menaces, ni ce en quoi elles concernent les Etats-Unis n'a été établi.</p><p>Il y a quatre ans, lorsque la Russie a lancé son invasion massive de l'Ukraine, certains se sont demandé si le monde n'entrait pas dans une troisième guerre mondiale. Avec l'actuelle guerre avec Iran, la même inquiétude refait surface.</p><p>Cette guerre concerne déjà plus d'une douzaine de pays de la région : Outre l'Iran et Israël, des missiles ou des drones ont frappé les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, Bahrein, la Jordanie, le Koweit et Oman. Au Liban, les forces terrestres israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hezbollah. À Chypre, Iran a lancé une attaque de drones contre une base militaire britannique. Des missiles balistiques ont été interceptés en Turquie. En Irak, les milices pro-iraniennes entretiennent l'instabilité. Un soldat français a été tué. L’Azerbaïdjan a désormais été touché. Les Iraniens pourraient finir par entraîner le Yémen dans le conflit. C'est, de loin, la guerre du Golfe la plus étendue à ce jour.&lt;br&gt;</p><p>Zelensky a reconnu qu'une guerre prolongée avec l'Iran pourrait avoir un impact sur les livraisons américaines de munitions pour les systèmes de défense antiaérienne fournis à l'Ukraine par ses alliés occidentaux afin de défendre ses infrastructures essentielles, notamment énergétiques. En quatre ans de guerre, Kyiv a mis au point une gamme d'intercepteurs efficaces, bon marché et considérés comme étant parmi les plus avancés du monde, conçus pour détruire en vol les drones d'attaque Shahed de conception iranienne. Les États-Unis, le Qatar et les Émirats arabes unis ont récemment fait appel à l'expertise ukrainienne pour leur lutte contre les drones iraniens. Face à l'épuisement de leurs stocks de missiles Patriot, les intercepteurs bon marché conçus par Kyiv représentent un atout stratégique majeur pour la sécurité de la navigation.</p><p>Pour le politologue Frédéric Charillon, en Ukraine ou en Iran, il s'agit de guerres choisies, c'est-à-dire qu'aucune raison immédiate de sécurité nationale n'imposait. Ils en tire d'ores et déjà trois leçons : les alliances ne valent plus rien et la possession de l'arme atomique semble demeurer la dernière garantie de sécurité ; l’Occident n'est plus un facteur de stabilité, sa parole est démonétisée, on regardera donc ailleurs ; enfin l'emploi démesuré de la force par les candidats à l'hégémonie impose de nouveaux partenariats, même contre-nature, pour les contenir.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 mars 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>ENTRE L'UKRAINE ET L'IRAN, LA GUERRE A-T-ELLE CHANGE DE NATURE ?</strong></p><p></p><p>Il y a deux semaines, le 28 février, Israël a déclenché contre l'Iran une attaque dite « préventive » coordonnée avec les Etats-Unis. En la baptisant « &lt;i&gt;Fureur épique&lt;/i&gt; » Donald Trump a fixé un objectif à cette opération : « &lt;i&gt;Défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien&lt;/i&gt; », qualifié de « &lt;i&gt;sponsor d'État numéro 1 du terrorisme&lt;/i&gt; ». Ni le caractère « &lt;i&gt;imminent&lt;/i&gt; » de ces menaces, ni ce en quoi elles concernent les Etats-Unis n'a été établi.</p><p>Il y a quatre ans, lorsque la Russie a lancé son invasion massive de l'Ukraine, certains se sont demandé si le monde n'entrait pas dans une troisième guerre mondiale. Avec l'actuelle guerre avec Iran, la même inquiétude refait surface.</p><p>Cette guerre concerne déjà plus d'une douzaine de pays de la région : Outre l'Iran et Israël, des missiles ou des drones ont frappé les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, Bahrein, la Jordanie, le Koweit et Oman. Au Liban, les forces terrestres israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hezbollah. À Chypre, Iran a lancé une attaque de drones contre une base militaire britannique. Des missiles balistiques ont été interceptés en Turquie. En Irak, les milices pro-iraniennes entretiennent l'instabilité. Un soldat français a été tué. L’Azerbaïdjan a désormais été touché. Les Iraniens pourraient finir par entraîner le Yémen dans le conflit. C'est, de loin, la guerre du Golfe la plus étendue à ce jour.&lt;br&gt;</p><p>Zelensky a reconnu qu'une guerre prolongée avec l'Iran pourrait avoir un impact sur les livraisons américaines de munitions pour les systèmes de défense antiaérienne fournis à l'Ukraine par ses alliés occidentaux afin de défendre ses infrastructures essentielles, notamment énergétiques. En quatre ans de guerre, Kyiv a mis au point une gamme d'intercepteurs efficaces, bon marché et considérés comme étant parmi les plus avancés du monde, conçus pour détruire en vol les drones d'attaque Shahed de conception iranienne. Les États-Unis, le Qatar et les Émirats arabes unis ont récemment fait appel à l'expertise ukrainienne pour leur lutte contre les drones iraniens. Face à l'épuisement de leurs stocks de missiles Patriot, les intercepteurs bon marché conçus par Kyiv représentent un atout stratégique majeur pour la sécurité de la navigation.</p><p>Pour le politologue Frédéric Charillon, en Ukraine ou en Iran, il s'agit de guerres choisies, c'est-à-dire qu'aucune raison immédiate de sécurité nationale n'imposait. Ils en tire d'ores et déjà trois leçons : les alliances ne valent plus rien et la possession de l'arme atomique semble demeurer la dernière garantie de sécurité ; l’Occident n'est plus un facteur de stabilité, sa parole est démonétisée, on regardera donc ailleurs ; enfin l'emploi démesuré de la force par les candidats à l'hégémonie impose de nouveaux partenariats, même contre-nature, pour les contenir.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 ENTRE L'UKRAINE ET L'IRAN, LA GUERRE A-T-ELLE CHANGE DE NATURE ?
 
 Il y a deux semaines, le 28 février, Israël a déclenché contre l'Iran une attaque dite « préventive » coordonnée avec les Etats-Unis. En la baptisant « &amp;lt;i&amp;gt;Fureur épique&amp;lt;/i&amp;gt; » Donald Trump a fixé un objectif à cette opération : « &amp;lt;i&amp;gt;Défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien&amp;lt;/i&amp;gt; », qualifié de « &amp;lt;i&amp;gt;sponsor d'État numéro 1 du terrorisme&amp;lt;/i&amp;gt; ». Ni le caractère « &amp;lt;i&amp;gt;imminent&amp;lt;/i&amp;gt; » de ces menaces, ni ce en quoi elles concernent les Etats-Unis n'a été établi.
 Il y a quatre ans, lorsque la Russie a lancé son invasion massive de l'Ukraine, certains se sont demandé si le monde n'entrait pas dans une troisième guerre mondiale. Avec l'actuelle guerre avec Iran, la même inquiétude refait surface.
 Cette guerre concerne déjà plus d'une douzaine de pays de la région : Outre l'Iran et Israël, des missiles ou des drones ont frappé les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, Bahrein, la Jordanie, le Koweit et Oman. Au Liban, les forces terrestres israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hezbollah. À Chypre, Iran a lancé une attaque de drones contre une base militaire britannique. Des missiles balistiques ont été interceptés en Turquie. En Irak, les milices pro-iraniennes entretiennent l'instabilité. Un soldat français a été tué. L’Azerbaïdjan a désormais été touché. Les Iraniens pourraient finir par entraîner le Yémen dans le conflit. C'est, de loin, la guerre du Golfe la plus étendue à ce jour.&amp;lt;br&amp;gt;
 Zelensky a reconnu qu'une guerre prolongée avec l'Iran pourrait avoir un impact sur les livraisons américaines de munitions pour les systèmes de défense antiaérienne fournis à l'Ukraine par ses alliés occidentaux afin de défendre ses infrastructures essentielles, notamment énergétiques. En quatre ans de guerre, Kyiv a mis au point une gamme d'intercepteurs efficaces, bon marché et considérés comme étant parmi les plus avancés du monde, conçus pour détruire en vol les drones d'attaque Shahed de conception iranienne. Les États-Unis, le Qatar et les Émirats arabes unis ont récemment fait appel à l'expertise ukrainienne pour leur lutte contre les drones iraniens. Face à l'épuisement de leurs stocks de missiles Patriot, les intercepteurs bon marché conçus par Kyiv représentent un atout stratégique majeur pour la sécurité de la navigation.
 Pour le politologue Frédéric Charillon, en Ukraine ou en Iran, il s'agit de guerres choisies, c'est-à-dire qu'aucune raison immédiate de sécurité nationale n'imposait. Ils en tire d'ores et déjà trois leçons : les alliances ne valent plus rien et la possession de l'arme atomique semble demeurer la dernière garantie de sécurité ; l’Occident n'est plus un facteur de stabilité, sa parole est démonétisée, on regardera donc ailleurs ; enfin l'emploi démesuré de la force par les candidats à l'hégémonie impose de nouveaux partenariats, même contre-nature, pour les contenir.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 ENTRE L'UKRAINE ET L'IRAN, LA GUERRE A-T-ELLE CHANGE DE NATURE ?
 
 Il y a deux semaines, le 28 février, Israël a déclenché contre l'Iran une attaque dite « préventive » coordonnée avec les Etats-Unis. En la baptisant « &amp;lt;i&amp;gt;Fureur épique&amp;lt;/i&amp;gt; » Donald Trump a fixé un objectif à cette opération : « &amp;lt;i&amp;gt;Défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien&amp;lt;/i&amp;gt; », qualifié de « &amp;lt;i&amp;gt;sponsor d'État numéro 1 du terrorisme&amp;lt;/i&amp;gt; ». Ni le caractère « &amp;lt;i&amp;gt;imminent&amp;lt;/i&amp;gt; » de ces menaces, ni ce en quoi elles concernent les Etats-Unis n'a été établi.
 Il y a quatre ans, lorsque la Russie a lancé son invasion massive de l'Ukraine, certains se sont demandé si le monde n'entrait pas dans une troisième guerre mondiale. Avec l'actuelle guerre avec Iran, la même inquiétude refait surface.
 Cette guerre concerne déjà plus d'une douzaine de pays de la région : Outre l'Iran et Israël, des missiles ou des drones ont frappé les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, Bahrein, la Jordanie, le Koweit et Oman. Au Liban, les forces terrestres israéliennes poursuivent leurs opérations contre le Hezbollah. À Chypre, Iran a lancé une attaque de drones contre une base militaire britannique. Des missiles balistiques ont été interceptés en Turquie. En Irak, les milices pro-iraniennes entretiennent l'instabilité. Un soldat français a été tué. L’Azerbaïdjan a désormais été touché. Les Iraniens pourraient finir par entraîner le Yémen dans le conflit. C'est, de loin, la guerre du Golfe la plus étendue à ce jour.&amp;lt;br&amp;gt;
 Zelensky a reconnu qu'une guerre prolongée avec l'Iran pourrait avoir un impact sur les livraisons américaines de munitions pour les systèmes de défense antiaérienne fournis à l'Ukraine par ses alliés occidentaux afin de défendre ses infrastructures essentielles, notamment énergétiques. En quatre ans de guerre, Kyiv a mis au point une gamme d'intercepteurs efficaces, bon marché et considérés comme étant parmi les plus avancés du monde, conçus pour détruire en vol les drones d'attaque Shahed de conception iranienne. Les États-Unis, le Qatar et les Émirats arabes unis ont récemment fait appel à l'expertise ukrainienne pour leur lutte contre les drones iraniens. Face à l'épuisement de leurs stocks de missiles Patriot, les intercepteurs bon marché conçus par Kyiv représentent un atout stratégique majeur pour la sécurité de la navigation.
 Pour le politologue Frédéric Charillon, en Ukraine ou en Iran, il s'agit de guerres choisies, c'est-à-dire qu'aucune raison immédiate de sécurité nationale n'imposait. Ils en tire d'ores et déjà trois leçons : les alliances ne valent plus rien et la possession de l'arme atomique semble demeurer la dernière garantie de sécurité ; l’Occident n'est plus un facteur de stabilité, sa parole est démonétisée, on regardera donc ailleurs ; enfin l'emploi démesuré de la force par les candidats à l'hégémonie impose de nouveaux partenariats, même contre-nature, pour les contenir.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:11</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/qpMMZqo]]></podcast:txt><itunes:episode>476</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Paris et son histoire, avec Alexandre Gady (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">91930a43-d1b8-47d7-83ae-dd83af936048</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Alexandre Gady, historien de Paris et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.</p><p></p><p><strong>PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY</strong></p><p></p><p><strong>Philippe Meyer :</strong></p><p>Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?</p><p></p><p><strong>Alexandre Gady :</strong></p><p>Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.</p><p>À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Alexandre Gady, historien de Paris et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.</p><p></p><p><strong>PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY</strong></p><p></p><p><strong>Philippe Meyer :</strong></p><p>Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?</p><p></p><p><strong>Alexandre Gady :</strong></p><p>Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.</p><p>À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une conversation entre Alexandre Gady, historien de Paris et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.
 
 PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY
 
 Philippe Meyer :
 Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?
 
 Alexandre Gady :
 Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.
 À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Alexandre Gady, historien de Paris et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.
 
 PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY
 
 Philippe Meyer :
 Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?
 
 Alexandre Gady :
 Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.
 À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Alexandre Gady, hi...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>31:42</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/CSFAOyx]]></podcast:txt><itunes:episode>456</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Paris,Alexandre Gady</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Paris et son histoire, avec Alexandre Gady (1/2)]]></title><guid isPermaLink="false">aaa8e9d3-1c41-4db5-b4bf-3cc39ceccead</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Alexandre Gady, historien de Paris, et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.</p><p></p><p><strong>PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY</strong></p><p></p><p><strong>Philippe Meyer :</strong></p><p>Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?</p><p></p><p><strong>Alexandre Gady :</strong></p><p>Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.</p><p>À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Alexandre Gady, historien de Paris, et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.</p><p></p><p><strong>PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY</strong></p><p></p><p><strong>Philippe Meyer :</strong></p><p>Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?</p><p></p><p><strong>Alexandre Gady :</strong></p><p>Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.</p><p>À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une conversation entre Alexandre Gady, historien de Paris, et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.
 
 PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY
 
 Philippe Meyer :
 Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?
 
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 Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.
 À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.
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 PARIS ET SON HISTOIRE, AVEC ALEXANDRE GADY
 
 Philippe Meyer :
 Bonjour, merci de nous avoir rejoints pour ce Nouvel Esprit Public consacré à Paris, à Paris aujourd’hui, mais aussi à son histoire. J’ai la chance d’avoir avec moi Alexandre Gady. Si vous deviez présenter vos lettres de créance personnelles et professionnelles pour être admis à Paris, que diriez-vous de votre rapport avec cette ville ?
 
 Alexandre Gady :
 Pour un petit banlieusard qui n’était jamais monté à la capitale avant ses 18 ans, parce que ses parents détestaient la foule parisienne, l’arrivée à Paris a été un choc. Je venais du sud des Yvelines, près de Rambouillet, une banlieue encore assez rurale. Et cette ville m’a pris dans ses bras. Très vite, j’ai eu envie de travailler sur cette masse d’architecture, d’urbanisme et de beauté qui contrastait si fortement avec ce que j’avais connu, et qui m’intriguait.
 À l’époque – je parle des années 85-86 – la littérature sur Paris était beaucoup moins abondante qu’aujourd’hui. J’avais donc beaucoup de questions et peu de réponses. Et comme on écrit souvent les livres qu’on n’a pas trouvés, je me suis lancé à corps perdu dans la recherche de cette histoire de Paris. Même si ma spécialité d’historien est le XVIIème siècle, travailler sur Paris oblige à devenir multicarte. On ne peut pas comprendre la ville sans son substrat antique, son héritage médiéval, ni bien sûr l’époque classique. Mais il faut aussi s’intéresser à Haussmann et Napoléon III. Et puis, comme simple citoyen et piéton, je vis comme tout le monde les transformations contemporaines, même si mes compétences dans ce domaine sont plus modestes.
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 À Paris, 1 + 1 = 1 selon Patrice de Moncan. Il s'explique ainsi dans cette conversation avec Philippe Meyer : un appartement plus un appartement fait un appartement, plus grand mais unique. Dans la plus petite grande ville d'Europe, le logement est une affaire complexe, et mouvante. Cette conversation revient ainsi sur les grandes mutations des années 50, alors que naissent la co-propriété et les promoteurs immobiliers. L'essor des prix aidant, il devient impossible de transmettre des immeubles entiers en raison des droits de succession : la propriété se fragmente, sans permettre pour autant aux jeunes actifs d'accéder à la propriété. Les préemptions de la Ville depuis cinq ans, afin de créer des logements sociaux, semblent peu efficaces pour préserver l'antique diversité parisienne, en raison des prix trop élevés des loyers. Une histoire économique et commerciale de Paris reste encore à écrire, notamment en regard des questions foncières, si anciennes et tellement contemporaines.
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 Une conversation entre Patrice de Moncan ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>36:50</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/EvYxkKV]]></podcast:txt><itunes:episode>463</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Paris,Patrice de Moncan</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Municipales : antichambre de 2027 ou élections locales ? / Quatre années de guerre : effets sur la Russie]]></title><guid isPermaLink="false">4e33b3d7-fe84-46a7-8c24-0567688ea362</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s’y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d’autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.</p><p>Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l’inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu’ils détiennent, pour montrer qu’ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu’ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l’un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l’extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l’onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d’objectif chiffré avancé, ni de villes visées.</p><p>Au Havre, l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. «&nbsp;<em>Si j’échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français&nbsp;»</em>, a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.</p><p>Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76&nbsp;% des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « <em>spécifiques à leur commune&nbsp;</em>», tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l’institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.</p><p></p><p><strong>QUATRE ANNÉES DE GUERRE&nbsp;: EFFETS SUR LA RUSSIE</strong></p><p></p><p>Après quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes&nbsp;des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d’un million&nbsp;et demi&nbsp;de soldats&nbsp;russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de <em>« folles »</em>. Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.</p><p>D’autant que l’économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l’économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd’hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5&nbsp;% à 4,4&nbsp;% du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30&nbsp;% sur&nbsp;2025-2027, engloutit 40&nbsp;% des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l’habituel poumon économique du pays, s’effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d’autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l’inflation (5,6&nbsp;% officiellement, bien au-delà de 10&nbsp;% en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.</p><p>La guerre menée contre l’Ukraine s’accompagne d’une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas&nbsp;fléchir : plus de 80&nbsp;% des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d’études d’opinion indépendant de l’Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d’expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s’est alourdie. La répression ciblant une prétendue <em>« cinquième colonne »</em> s’est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000&nbsp;et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s’y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d’autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.</p><p>Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l’inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu’ils détiennent, pour montrer qu’ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu’ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l’un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l’extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l’onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d’objectif chiffré avancé, ni de villes visées.</p><p>Au Havre, l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. «&nbsp;<em>Si j’échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français&nbsp;»</em>, a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.</p><p>Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76&nbsp;% des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « <em>spécifiques à leur commune&nbsp;</em>», tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l’institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.</p><p></p><p><strong>QUATRE ANNÉES DE GUERRE&nbsp;: EFFETS SUR LA RUSSIE</strong></p><p></p><p>Après quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes&nbsp;des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d’un million&nbsp;et demi&nbsp;de soldats&nbsp;russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de <em>« folles »</em>. Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.</p><p>D’autant que l’économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l’économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd’hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5&nbsp;% à 4,4&nbsp;% du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30&nbsp;% sur&nbsp;2025-2027, engloutit 40&nbsp;% des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l’habituel poumon économique du pays, s’effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d’autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l’inflation (5,6&nbsp;% officiellement, bien au-delà de 10&nbsp;% en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.</p><p>La guerre menée contre l’Ukraine s’accompagne d’une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas&nbsp;fléchir : plus de 80&nbsp;% des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d’études d’opinion indépendant de l’Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d’expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s’est alourdie. La répression ciblant une prétendue <em>« cinquième colonne »</em> s’est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000&nbsp;et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 01 Mar 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/4e33b3d7-fe84-46a7-8c24-0567688ea362.mp3?_=1772138527" length="60147922" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 février 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?
 
 Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s’y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d’autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.
 Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l’inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu’ils détiennent, pour montrer qu’ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu’ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l’un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l’extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l’onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d’objectif chiffré avancé, ni de villes visées.
 Au Havre, l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j’échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.
 Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l’institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.
 
 QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIE
 
 Après quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d’un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.
 D’autant que l’économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l’économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd’hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l’habituel poumon économique du pays, s’effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d’autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l’inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.
 La guerre menée contre l’Ukraine s’accompagne d’une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d’études d’opinion indépendant de l’Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d’expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s’est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s’est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 MUNICIPALES : ANTICHAMBRE DE 2027 OU ÉLECTIONS LOCALES ?
 
 Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains. Il s’y mêlera enjeux locaux et nationaux, peut-être d’autant plus que, cette année, le vote se tient tout juste un an avant l'élection présidentielle, un cas de figure qui ne s'est présenté qu'en 1965 et en 2001.
 Selon Émeric Bréhier, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean Jaurès, si LFI et le RN ont beaucoup à gagner de ces élections et chercheront à en faire un enjeu national, à l’inverse, le PS et LR essaieront avant tout de conserver les villes qu’ils détiennent, pour montrer qu’ils restent des partis qui comptent, qui ont une base locale solide et surtout qu’ils peuvent avoir une carte à jouer lors de la présidentielle. Alors que les regards se concentrent beaucoup sur les grandes villes, l’un des enjeux de ces élections devrait être le sort de nombre de moyennes et de petites municipalités qui pourraient basculer à l’extrême droite, mais, le Rassemblement national aborde les municipales avec l’onction des sondages nationaux, mais un ancrage local toujours fragile. Le parti de Jordan Bardella détient moins de 15 villes, dont une seule de plus de 100.000 habitants. Officiellement : pas d’objectif chiffré avancé, ni de villes visées.
 Au Havre, l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe candidat à la présidentielle 2027, a lui-même lié son destin national à cette échéance locale. Un pari risqué. « Si j’échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français », a-t-il déjà prévenu. Dans le camp présidentiel, en revanche, on semble déjà vouloir oublier ce scrutin avant même qu'il n'ait lieu, tant il s'annonce comme un révélateur de la faiblesse du macronisme à l'échelle locale.
 Selon un sondage Odoxa-Mascaret publié mardi pour Public Sénat et la presse régionale, 55 % des Français souhaitent l'élection d'un autre maire plutôt que la réélection de leur maire actuel au scrutin des 15 et 22 mars. Cette aspiration au changement est motivée par des enjeux locaux, en premier lieu : 76 % des sondés affirment qu'ils se prononceront en fonction d'enjeux « spécifiques à leur commune », tandis que 24 % auront des enjeux nationaux en tête. Ce dernier score est en progression de 5 points par rapport au mois de novembre, preuve, pour l’institut de sondage que ces municipales, premières élections convoquées après les législatives anticipées de juin 2024, dessineront la ligne de départ de la campagne pour l'élection présidentielle. C'est parmi les sympathisants de LFI (28 %) et du RN (27 %) que se trouvent le plus d'électeurs qui choisiront leur maire avec l'Élysée en point de mire.
 
 QUATRE ANNÉES DE GUERRE : EFFETS SUR LA RUSSIE
 
 Après quatre ans de guerre en Ukraine, selon les évaluations concordantes des chercheurs et des services de renseignement occidentaux, on compte plus d’un million et demi de soldats russes hors de combat morts, blessés, prisonniers et disparus. Sur le terrain, d'après DeepState, collectif ukrainien de cartographie en sources ouvertes, la Russie a occupé en 2025 moins de 1 % du pays ukrainien. Analyses corroborées par l'Institut pour l'étude de la guerre. Mi-février, le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, évoquait environ 65.000 soldats russes tués ou blessés en l'espace de deux mois, qualifiant ces pertes de « folles ». Pour les alliés de l'Ukraine, ces chiffres interrogent la capacité de Moscou à maintenir durablement son effort de guerre sans décision politiquement risquée, comme une nouvelle vague de mobilisation.
 D’autant que l’économie russe se dégrade. Si au cours des premières années de guerre, dopée par le complexe militaro-industriel, l’économie russe a enregistré des croissances supérieures à la moyenne européenne, aujourd’hui, les signaux virent au rouge. Pour résorber la hausse du déficit budgétaire, qui devrait dépasser les 3,5 % à 4,4 % du PIB en 2026, le gouvernement doit financer un budget de la défense qui, en hausse de 30 % sur 2025-2027, engloutit 40 % des dépenses. Les revenus des hydrocarbures, qui composent l’habituel poumon économique du pays, s’effondrent à cause de la baisse des cours mondiaux et des effets des sanctions obligeant à vendre avec une décote. Le gouvernement cherche donc d’autres sources de revenus. Les consommateurs russes sont confrontés à l’inflation (5,6 % officiellement, bien au-delà de 10 % en réalité), la hausse des défauts de crédits bancaires, et la réduction des heures travaillées dans les usines.
 La guerre menée contre l’Ukraine s’accompagne d’une mise au pas de plus en plus violente de la société russe. Le taux de popularité de Vladimir Poutine ne semble pas fléchir : plus de 80 % des Russes disent approuver son action, selon Levada, le centre d’études d’opinion indépendant de l’Etat. Un chiffre à prendre cependant avec précaution comme dans tout pays où, sans liberté d’expression, les sondages sont menés dans un climat de peur et de délation. Sans opposition politique ni critiques dans la presse, sans société civile ni débats publics parmi les élites, cette popularité apparente cache une réalité : en quatre ans, la chape de plomb imposée par le Kremlin s’est alourdie. La répression ciblant une prétendue « cinquième colonne » s’est intensifiée : les défenseurs des droits humains recensent entre 3.000 et plus de 4.600 prisonniers politiques. Sur les écrans de télévision et sous les préaux des écoles, la propagande déroule son message : comme Staline, Poutine combat le nazisme ; comme durant la Grande Guerre patriotique, les opposants sont des traîtres.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:39</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SVAKnjC]]></podcast:txt><itunes:episode>475</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Russie,Vladimir Poutine,Élections municipales,Macron,Akram Belkaïd,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis,Lucile Schmid</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : la fabrication humaine, avec Marie-Christine Delpech et Pascal Chind (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">d1072985-876a-4865-b171-1b8cecc4241a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.</p><p></p><p>2 : Dans ce second épisode, les deux-coprésidents de l'association Fabrication humaine, Pascal Chind et Marie-Christine Delpech, nous expliquent l'importance de bien informer le public des conséquences de l'IA générative. Ils reviennent également sur certains de leurs partenariats, et sur les rencontres qui leur ont permis de faire avancer leur réflexion. Ils concluent en évoquant leur peur de la massification de la culture par les capacités infinies de l'IA, massification rimant avec automatisation, et donc homogénéisation.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.</p><p></p><p>2 : Dans ce second épisode, les deux-coprésidents de l'association Fabrication humaine, Pascal Chind et Marie-Christine Delpech, nous expliquent l'importance de bien informer le public des conséquences de l'IA générative. Ils reviennent également sur certains de leurs partenariats, et sur les rencontres qui leur ont permis de faire avancer leur réflexion. Ils concluent en évoquant leur peur de la massification de la culture par les capacités infinies de l'IA, massification rimant avec automatisation, et donc homogénéisation.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d1072985-876a-4865-b171-1b8cecc4241a.mp3?_=1771077021" length="18868608" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.
 
 2 : Dans ce second épisode, les deux-coprésidents de l'association Fabrication humaine, Pascal Chind et Marie-Christine Delpech, nous expliquent l'importance de bien informer le public des conséquences de l'IA générative. Ils reviennent également sur certains de leurs partenariats, et sur les rencontres qui leur ont permis de faire avancer leur réflexion. Ils concluent en évoquant leur peur de la massification de la culture par les capacités infinies de l'IA, massification rimant avec automatisation, et donc homogénéisation.
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 2 : Dans ce second épisode, les deux-coprésidents de l'association Fabrication humaine, Pascal Chind et Marie-Christine Delpech, nous expliquent l'importance de bien informer le public des conséquences de l'IA générative. Ils reviennent également sur certains de leurs partenariats, et sur les rencontres qui leur ont permis de faire avancer leur réflexion. Ils concluent en évoquant leur peur de la massification de la culture par les capacités infinies de l'IA, massification rimant avec automatisation, et donc homogénéisation.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?</strong></p><p></p><p>Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l’Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées&nbsp;: le secrétaire d’État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s’était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d’un <em>«&nbsp;effacement civilisationnel ».</em></p><p>Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d’abord <em>«&nbsp;rassuré&nbsp;»</em>, en affirmant la permanence d’un lien transatlantique façonné par l’histoire et l’héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : <em>« La fin de l’ère transatlantique n’est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l’Europe. »</em></p><p>Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l’idéologie MAGA («&nbsp;<em>Make America Great Again</em>&nbsp;»). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe «&nbsp;<em>forte</em>&nbsp;», le secrétaire d’État américain n’a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l’Occident. Les États-Unis sont <em>«&nbsp;prêts, si nécessaire, à agir seuls&nbsp;», </em>mais<em> «&nbsp;nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe »</em>, a-t-il assuré<em>.</em> Reflet de l’idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l’Europe&nbsp;: l’« <em>immigration de masse</em> » qui <em>« déstabilise les sociétés »</em>, la «&nbsp;<em>désindustrialisation</em> », le développement intempestif de «&nbsp;<em>l'État providence</em> » et le « <em>culte du climat</em> ». Il a invité les Européens à s’associer aux efforts de M. Trump de redressement de <em>« la civilisation occidentale&nbsp;»</em> et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l’administration Trump selon laquelle l’ONU n’a joué <em>«&nbsp;pratiquement aucun rôle »</em> dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.</p><p>Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J.&nbsp;D.&nbsp;Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n’a guère changé. D’ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l’idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.</p><p></p><p><strong>DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS&nbsp;: RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVES</strong></p><p></p><p>Pour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7&nbsp;% à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25&nbsp;% par rapport à celle du Danemark, de 20&nbsp;% par rapport à celle de la Suède, de 15&nbsp;% par rapport à celle de l’Allemagne, de 0,5&nbsp;% par rapport à celle de l’Italie. Par ailleurs, l’écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60&nbsp;% à 20&nbsp;% depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.</p><p>Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les «&nbsp;Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8&nbsp;janvier, 82 % des Français se montrent «&nbsp;défiants&nbsp;» sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, «&nbsp;la peur du déclassement atteint un niveau record&nbsp;», note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. C’est 3&nbsp;points de plus qu’il y a un an et 22 de plus qu’il y a 30&nbsp;ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l’avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n’étaient «&nbsp;que&nbsp;» 38 %. Cependant, l’enquête de l’Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s’améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n’a pas changé au fil des ans.</p><p>Dans un document publié le 6&nbsp;janvier, les économistes de BNP&nbsp;Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1&nbsp;% sur l’année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l’inflation pourrait soutenir le pouvoir d’achat et la consommation. «&nbsp;Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors.&nbsp;L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l’heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?</strong></p><p></p><p>Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l’Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées&nbsp;: le secrétaire d’État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s’était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d’un <em>«&nbsp;effacement civilisationnel ».</em></p><p>Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d’abord <em>«&nbsp;rassuré&nbsp;»</em>, en affirmant la permanence d’un lien transatlantique façonné par l’histoire et l’héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : <em>« La fin de l’ère transatlantique n’est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l’Europe. »</em></p><p>Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l’idéologie MAGA («&nbsp;<em>Make America Great Again</em>&nbsp;»). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe «&nbsp;<em>forte</em>&nbsp;», le secrétaire d’État américain n’a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l’Occident. Les États-Unis sont <em>«&nbsp;prêts, si nécessaire, à agir seuls&nbsp;», </em>mais<em> «&nbsp;nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe »</em>, a-t-il assuré<em>.</em> Reflet de l’idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l’Europe&nbsp;: l’« <em>immigration de masse</em> » qui <em>« déstabilise les sociétés »</em>, la «&nbsp;<em>désindustrialisation</em> », le développement intempestif de «&nbsp;<em>l'État providence</em> » et le « <em>culte du climat</em> ». Il a invité les Européens à s’associer aux efforts de M. Trump de redressement de <em>« la civilisation occidentale&nbsp;»</em> et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l’administration Trump selon laquelle l’ONU n’a joué <em>«&nbsp;pratiquement aucun rôle »</em> dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.</p><p>Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J.&nbsp;D.&nbsp;Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n’a guère changé. D’ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l’idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.</p><p></p><p><strong>DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS&nbsp;: RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVES</strong></p><p></p><p>Pour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7&nbsp;% à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25&nbsp;% par rapport à celle du Danemark, de 20&nbsp;% par rapport à celle de la Suède, de 15&nbsp;% par rapport à celle de l’Allemagne, de 0,5&nbsp;% par rapport à celle de l’Italie. Par ailleurs, l’écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60&nbsp;% à 20&nbsp;% depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.</p><p>Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les «&nbsp;Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8&nbsp;janvier, 82 % des Français se montrent «&nbsp;défiants&nbsp;» sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, «&nbsp;la peur du déclassement atteint un niveau record&nbsp;», note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. C’est 3&nbsp;points de plus qu’il y a un an et 22 de plus qu’il y a 30&nbsp;ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l’avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n’étaient «&nbsp;que&nbsp;» 38 %. Cependant, l’enquête de l’Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s’améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n’a pas changé au fil des ans.</p><p>Dans un document publié le 6&nbsp;janvier, les économistes de BNP&nbsp;Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1&nbsp;% sur l’année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l’inflation pourrait soutenir le pouvoir d’achat et la consommation. «&nbsp;Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors.&nbsp;L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l’heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 22 Feb 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9d3c7a54-7e45-4ced-ba72-5aa772f6090c.mp3?_=1771585019" length="61844418" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 février 2026.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 
 APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?
 
 Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l’Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées : le secrétaire d’État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s’était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d’un « effacement civilisationnel ».
 Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d’abord « rassuré », en affirmant la permanence d’un lien transatlantique façonné par l’histoire et l’héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : « La fin de l’ère transatlantique n’est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l’Europe. »
 Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l’idéologie MAGA (« Make America Great Again »). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte », le secrétaire d’État américain n’a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l’Occident. Les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls », mais « nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe », a-t-il assuré. Reflet de l’idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l’Europe : l’« immigration de masse » qui « déstabilise les sociétés », la « désindustrialisation », le développement intempestif de « l'État providence » et le « culte du climat ». Il a invité les Européens à s’associer aux efforts de M. Trump de redressement de « la civilisation occidentale » et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l’administration Trump selon laquelle l’ONU n’a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.
 Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J. D. Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n’a guère changé. D’ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l’idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.
 
 DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS : RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVES
 
 Pour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l’Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l’Italie. Par ailleurs, l’écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.
 Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les « Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8 janvier, 82 % des Français se montrent « défiants » sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, « la peur du déclassement atteint un niveau record », note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. C’est 3 points de plus qu’il y a un an et 22 de plus qu’il y a 30 ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l’avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n’étaient « que » 38 %. Cependant, l’enquête de l’Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s’améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n’a pas changé au fil des ans.
 Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1 % sur l’année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l’inflation pourrait soutenir le pouvoir d’achat et la consommation. « Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors. L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l’heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 février 2026.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 
 APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?
 
 Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l’Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées : le secrétaire d’État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s’était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d’un « effacement civilisationnel ».
 Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d’abord « rassuré », en affirmant la permanence d’un lien transatlantique façonné par l’histoire et l’héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : « La fin de l’ère transatlantique n’est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l’Europe. »
 Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l’idéologie MAGA (« Make America Great Again »). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte », le secrétaire d’État américain n’a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l’Occident. Les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls », mais « nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe », a-t-il assuré. Reflet de l’idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l’Europe : l’« immigration de masse » qui « déstabilise les sociétés », la « désindustrialisation », le développement intempestif de « l'État providence » et le « culte du climat ». Il a invité les Européens à s’associer aux efforts de M. Trump de redressement de « la civilisation occidentale » et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l’administration Trump selon laquelle l’ONU n’a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.
 Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J. D. Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n’a guère changé. D’ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l’idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.
 
 DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS : RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVES
 
 Pour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l’Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l’Italie. Par ailleurs, l’écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.
 Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les « Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8 janvier, 82 % des Français se montrent « défiants » sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, « la peur du déclassement atteint un niveau record », note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. C’est 3 points de plus qu’il y a un an et 22 de plus qu’il y a 30 ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l’Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l’avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n’étaient « que » 38 %. Cependant, l’enquête de l’Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s’améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n’a pas changé au fil des ans.
 Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1 % sur l’année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l’inflation pourrait soutenir le pouvoir d’achat et la consommation. « Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors. L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l’heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:25</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/KcIbwBH]]></podcast:txt><itunes:episode>474</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Trump,Jean-Louis Bourlanges,Matthias Fekl,Antoine Foucher,Nicole Gnesotto,Déclassement économique français</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : la fabrication humaine, avec Marie-Christine Delpech et Pascal Chind (1/2)]]></title><guid isPermaLink="false">aeb8c2d9-74b5-41b5-a61e-656297a08baa</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.</p><p></p><p>1 : Dans ce premier épisode, Marie-Christine Delpech et Pascal Chind nous présentent les origines de leur association Fabrication humaine, et du label associé, conféré sur simple déclaration des auteurs, qui jurent de ne pas avoir eu recours à l'IA générative. Plutôt que de contrôler et punir, ils préfèrent ainsi défendre et valoriser ce qui fait, pour eux, "l'essence de notre humanité".</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.</p><p></p><p>1 : Dans ce premier épisode, Marie-Christine Delpech et Pascal Chind nous présentent les origines de leur association Fabrication humaine, et du label associé, conféré sur simple déclaration des auteurs, qui jurent de ne pas avoir eu recours à l'IA générative. Plutôt que de contrôler et punir, ils préfèrent ainsi défendre et valoriser ce qui fait, pour eux, "l'essence de notre humanité".</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/aeb8c2d9-74b5-41b5-a61e-656297a08baa.mp3?_=1771076710" length="21097159" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.
 
 1 : Dans ce premier épisode, Marie-Christine Delpech et Pascal Chind nous présentent les origines de leur association Fabrication humaine, et du label associé, conféré sur simple déclaration des auteurs, qui jurent de ne pas avoir eu recours à l'IA générative. Plutôt que de contrôler et punir, ils préfèrent ainsi défendre et valoriser ce qui fait, pour eux, "l'essence de notre humanité".
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 Une conversation entre Marie-Christine Delpech, Pascal Chind et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.
 
 1 : Dans ce premier épisode, Marie-Christine Delpech et Pascal Chind nous présentent les origines de leur association Fabrication humaine, et du label associé, conféré sur simple déclaration des auteurs, qui jurent de ne pas avoir eu recours à l'IA générative. Plutôt que de contrôler et punir, ils préfèrent ainsi défendre et valoriser ce qui fait, pour eux, "l'essence de notre humanité".
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 Une conversation entre Marie-Christine De...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:58</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SqRwwQb]]></podcast:txt><itunes:episode>474</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Fabrication humaine,IA,Marie-Christine Delpech,Pascal Chind</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Après le vote du budget, l’immobilisme jusqu’en 2027 ? / Quel sera le Japon de Sanae Takaichi ?]]></title><guid isPermaLink="false">ae7d0463-1fcf-4aab-80c5-ad6bbbe2e59a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L’IMMOBILISME JUSQU’EN 2027&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2&nbsp;février, par l’Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l’idée d’une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l’engagement d’Emmanuel Macron d’une année 2026 <em>« utile »</em> et de faire mentir l’ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que <em>« plus rien de décisif ne se produira</em>[it] <em>dans le pays d’ici à la prochaine élection présidentielle »</em>.</p><p>Refusant d’être taxé d’immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu’il entend mener à bien au cours de l’année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants&nbsp;: la programmation pluriannuelle de l’énergie, et l’aide médicale de l’Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le <em>« grand acte de décentralisation&nbsp;»</em> va être décliné en <em>«&nbsp;plusieurs textes » </em>autour desquels <em>« la concertation n'est pas terminée&nbsp;»</em>. Un premier devrait très vite être formalisé et présenté <em>« avant les municipales&nbsp;» </em>de mars avec des <em>« mesures de simplification&nbsp;»</em>. Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d’urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l’atterrissage de la loi sur la fin de vie d’ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du «&nbsp;socle commun », très critiques de sa méthode.</p><p>Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l’exécutif pour imposer son ordre du jour à l’Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30&nbsp;juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l’automne, viendra le temps du budget 2027.</p><p></p><p><strong>QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d’une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316&nbsp;sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon&nbsp;: rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les &nbsp;valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l’économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.</p><p>La priorité de Mme&nbsp;Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l’exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658&nbsp;milliards d’euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).</p><p>Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48&nbsp;milliards d’euros pour 2026, se rapprochant de l’objectif de 2&nbsp;% du PIB. D’ici la fin de cette année, Mme&nbsp;Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l’embargo sur les exportations d’armes létales. Le projet de loi contre l’espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon<em>.</em> Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.</p><p>Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays&nbsp;: c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.</p><p>En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.</p><p>Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.</p><p>Donald Trump, qui la soutient, s’est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L’IMMOBILISME JUSQU’EN 2027&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2&nbsp;février, par l’Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l’idée d’une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l’engagement d’Emmanuel Macron d’une année 2026 <em>« utile »</em> et de faire mentir l’ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que <em>« plus rien de décisif ne se produira</em>[it] <em>dans le pays d’ici à la prochaine élection présidentielle »</em>.</p><p>Refusant d’être taxé d’immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu’il entend mener à bien au cours de l’année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants&nbsp;: la programmation pluriannuelle de l’énergie, et l’aide médicale de l’Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le <em>« grand acte de décentralisation&nbsp;»</em> va être décliné en <em>«&nbsp;plusieurs textes » </em>autour desquels <em>« la concertation n'est pas terminée&nbsp;»</em>. Un premier devrait très vite être formalisé et présenté <em>« avant les municipales&nbsp;» </em>de mars avec des <em>« mesures de simplification&nbsp;»</em>. Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d’urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l’atterrissage de la loi sur la fin de vie d’ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du «&nbsp;socle commun », très critiques de sa méthode.</p><p>Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l’exécutif pour imposer son ordre du jour à l’Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30&nbsp;juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l’automne, viendra le temps du budget 2027.</p><p></p><p><strong>QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d’une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316&nbsp;sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon&nbsp;: rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les &nbsp;valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l’économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.</p><p>La priorité de Mme&nbsp;Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l’exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658&nbsp;milliards d’euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).</p><p>Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48&nbsp;milliards d’euros pour 2026, se rapprochant de l’objectif de 2&nbsp;% du PIB. D’ici la fin de cette année, Mme&nbsp;Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l’embargo sur les exportations d’armes létales. Le projet de loi contre l’espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon<em>.</em> Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.</p><p>Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays&nbsp;: c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.</p><p>En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.</p><p>Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.</p><p>Donald Trump, qui la soutient, s’est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 15 Feb 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ae7d0463-1fcf-4aab-80c5-ad6bbbe2e59a.mp3?_=1770992341" length="62659288" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L’IMMOBILISME JUSQU’EN 2027 ?
 
 Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l’Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l’idée d’une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l’engagement d’Emmanuel Macron d’une année 2026 « utile » et de faire mentir l’ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d’ici à la prochaine élection présidentielle ».
 Refusant d’être taxé d’immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu’il entend mener à bien au cours de l’année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l’énergie, et l’aide médicale de l’Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d’urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l’atterrissage de la loi sur la fin de vie d’ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.
 Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l’exécutif pour imposer son ordre du jour à l’Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l’automne, viendra le temps du budget 2027.
 
 QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?
 
 Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d’une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l’économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.
 La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l’exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d’euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).
 Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d’euros pour 2026, se rapprochant de l’objectif de 2 % du PIB. D’ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l’embargo sur les exportations d’armes létales. Le projet de loi contre l’espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.
 Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.
 En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.
 Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.
 Donald Trump, qui la soutient, s’est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 février 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 APRÈS LE VOTE DU BUDGET, L’IMMOBILISME JUSQU’EN 2027 ?
 
 Après plusieurs mois de débats, le budget 2026 a finalement été adopté, le 2 février, par l’Assemblée nationale. Le 7 février, dans un entretien accordé à la presse régionale, le Premier ministre a déclaré vouloir faire taire l’idée d’une année stérile. Il entend avancer, sans rien changer à sa méthode, et sans un regard – assure-t-il – sur la présidentielle. Une façon de tenir l’engagement d’Emmanuel Macron d’une année 2026 « utile » et de faire mentir l’ancien chef du gouvernement Edouard Philippe, qui annonçait au début de cette année que « plus rien de décisif ne se produira[it] dans le pays d’ici à la prochaine élection présidentielle ».
 Refusant d’être taxé d’immobilisme, le Premier ministre a déroulé une série de projets qu’il entend mener à bien au cours de l’année. Prudent, il a décidé de contourner le Parlement et de passer par la voie réglementaire sur deux sujets clivants : la programmation pluriannuelle de l’énergie, et l’aide médicale de l’Etat aux immigrés sans papiers, Parmi ses autres projets, le Premier ministre, promet notamment une mise à jour de la loi de programmation militaire dès avril. Promis à son arrivée à Matignon, le « grand acte de décentralisation » va être décliné en « plusieurs textes » autour desquels « la concertation n'est pas terminée ». Un premier devrait très vite être formalisé et présenté « avant les municipales » de mars avec des « mesures de simplification ». Le pan le plus important de la réforme, qui vise à confier de nouvelles compétences aux acteurs locaux viendra dans un second temps. De même qu'un troisième texte sur le cas spécifique de la Métropole du Grand Paris. Une actualisation de la loi d’urgence agricole a été annoncée. Elle ne reprendra pas les dispositions de la très contestée loi Duplomb, précise le Premier ministre. Sébastien Lecornu prévoit en outre un texte pour instaurer une allocation sociale unique, l’atterrissage de la loi sur la fin de vie d’ici à fin 2026, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie mais aussi celui de la Corse. Le Premier ministre cherche à associer les partis du « socle commun », très critiques de sa méthode.
 Le programme semble ambitieux, car le temps est compté. Il restera sept semaines utiles à l’exécutif pour imposer son ordre du jour à l’Assemblée nationale, entre la reprise fin mars, après les élections municipales, et la fin de la session ordinaire, le 30 juin – le reste du temps étant consacré aux initiatives parlementaires. Le gouvernement pourra compter sur une session extraordinaire qui prolongera sans doute les travaux du Parlement, en juillet, mais il sera compliqué de la poursuivre en septembre, après la trêve estivale, à cause des élections sénatoriales. Et, à l’automne, viendra le temps du budget 2027.
 
 QUEL SERA LE JAPON DE SANAE TAKAICHI ?
 
 Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon, mais à la tête d’une coalition gouvernementale fragile, Sanae Takaichi présidente du Parti libéral démocrate (PLD) a convoqué de nouvelles élections à la chambre basse et récolté 316 sièges (sur 465). Sa victoire consolide les positions les plus conservatrices au Japon : rhétorique nationaliste, ligne dure sur l'immigration, insistance sur les valeurs familiales traditionnelles. Désormais sans véritable opposition, Sanae Takaichi entend mener des réformes très clivantes, notamment dans les domaines de l’économie et de la défense, avec une modification de la Constitution pour en gommer le pacifisme.
 La priorité de Mme Takaichi sera de faire adopter le projet de budget pour l’exercice qui commence en avril. Le texte, dont le volet dépenses atteint un niveau record de 658 milliards d’euros, prévoit des mesures de lutte contre la hausse des prix et la stagnation des salaires. Lors de sa campagne, Sanae Takaichi s'est engagée à suspendre pendant deux ans la taxe sur la consommation des produits alimentaires qui s'élève à 8%. Cette mesure est destinée à améliorer le pouvoir d'achat des Japonais qui s'érode face à une inflation de retour depuis 2022 (2,1% sur un an en décembre).
 Fin décembre dernier, le gouvernement japonais a approuvé un budget de défense record de 48 milliards d’euros pour 2026, se rapprochant de l’objectif de 2 % du PIB. D’ici la fin de cette année, Mme Takaichi entend réviser les politiques de sécurité afin de renforcer les capacités militaires du Japon, voire de lever l’embargo sur les exportations d’armes létales. Le projet de loi contre l’espionnage, possiblement liberticide, est aussi au programme, tout comme la criminalisation de la profanation du drapeau nippon. Elle pourrait également relancer le projet de révision de la Constitution, dont la tonalité pacifiste déplaît à son camp.
 Cependant, la situation de la dette publique japonaise pose de nombreuses questions. L'endettement du pays dépasse les 230% du PIB, le taux le plus élevé parmi les économies développées. Relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c'est l'équilibre que doit trouver Sanae Takaichi.
 En politique intérieure, la cheffe de gouvernement souhaite durcir la politique migratoire en imposant des conditions plus strictes aux acquéreurs étrangers de biens immobiliers et en plafonnant le nombre de résidents étrangers.
 Sur le plan international, Sanae Takaichi a provoqué l'irritation de Pékin fin 2025 en laissant entendre que Tokyo pourrait répondre militairement si la Chine attaquait Taïwan. Un ton inhabituel qui a irrité jusque dans son camp.
 Donald Trump, qui la soutient, s’est déjà rendu au Japon en octobre. Il a déclaré que Sanae Takaichi se rendrait à la Maison-Blanche le 19 mars.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p></p><p><strong>NOTRE DÉPENDANCE VIS-À-VIS DES ÉTATS-UNIS</strong></p><p></p><p>La détérioration des relations transatlantiques souligne les dépendances de l’Europe dans des secteurs stratégiques vis-à-vis des États-Unis. L’énergie provenant de la Russie a été remplacée par des flux américains, et on a du mal à voir comment les remplacer&nbsp;: en 2025, 59&nbsp;% de nos importations de gaz (GNL) provenait des États-Unis. Dans la Défense, l’Europe est tributaire des États-Unis, qui sont le premier producteur d’armes au monde. &nbsp;Selon la Commission européenne, &nbsp;63% des achats d’armement de l’UE proviennent des États-Unis. Quand le Danemark, la Norvège, la Belgique ou l'Allemagne achètent des chasseurs bombardiers américains F-35, ils dépendent de leur fournisseur pour nombre d’aspects de leur utilisation. Dans le domaine spatial, alors que Soyouz est banni depuis le début de la guerre en Ukraine, les Européens, pour mettre en orbite leurs satellites, n’ont pas d’autre choix que de passer par SpaceX, la société d’Elon Musk. Pour des services civils, comme les télécommunications, passer par un Américain est acceptable. Mais c’est impensable pour les communications militaires. Alors que la guerre sévissait en Ukraine, le ministère français des armées a dû attendre que la nouvelle fusée soit disponible, début 2025, pour lancer son satellite CSO-3 et compléter, enfin, sa constellation militaire d’observation depuis l’espace.</p><p>Dans les services, numériques et technologiques, au-delà des applications comme WhatsApp ou Facebook, propriétés du géant Meta, de l’IA&nbsp; ChatGPT, ou du moteur de recherche Google, l’enjeu central se situe dans le cloud. Le stockage et le traitement de nombreuses données européennes reposent sur des géants comme Amazon Web Services, Microsoft et Google. 70% du cloud utilisé en Europe vient des entreprises américaines. Ces infrastructures sont largement utilisées dans les administrations, les hôpitaux, et dans de nombreuses entreprises privées. Quant aux data centers, selon&nbsp; une étude du cabinet McKinsey, les États-Unis détiennent environ 40% des parts du marché mondial.</p><p>En rétorsion à l’émission d’un mandat d’arrêt international contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou<em>, </em>l’accès aux services numériques de neuf magistrats de la Cour pénale internationale a été coupé. Dans le secteur financier, Visa et MasterCard, tous deux américains, assurent aujourd’hui selon la BCE 61&nbsp;% des paiements par carte effectués dans la zone euro. Le dollar demeure incontournable dans les transactions et dans les bilans des banques européennes - ce qui rend l'Europe dépendante à la Réserve fédérale américaine. Certes, l'UE détient une part significative de la dette américaine&nbsp;: environ 40&nbsp;% des bons du Trésor détenus à l'étranger. Toutefois, si une vente massive de bons du Trésor par des détenteurs étrangers pourrait exercer une pression haussière sur les taux américains, elle entraînerait également une baisse de leur valeur, donc des pertes pour les détenteurs européens.</p><p></p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 février 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p></p><p><strong>NOTRE DÉPENDANCE VIS-À-VIS DES ÉTATS-UNIS</strong></p><p></p><p>La détérioration des relations transatlantiques souligne les dépendances de l’Europe dans des secteurs stratégiques vis-à-vis des États-Unis. L’énergie provenant de la Russie a été remplacée par des flux américains, et on a du mal à voir comment les remplacer&nbsp;: en 2025, 59&nbsp;% de nos importations de gaz (GNL) provenait des États-Unis. Dans la Défense, l’Europe est tributaire des États-Unis, qui sont le premier producteur d’armes au monde. &nbsp;Selon la Commission européenne, &nbsp;63% des achats d’armement de l’UE proviennent des États-Unis. Quand le Danemark, la Norvège, la Belgique ou l'Allemagne achètent des chasseurs bombardiers américains F-35, ils dépendent de leur fournisseur pour nombre d’aspects de leur utilisation. Dans le domaine spatial, alors que Soyouz est banni depuis le début de la guerre en Ukraine, les Européens, pour mettre en orbite leurs satellites, n’ont pas d’autre choix que de passer par SpaceX, la société d’Elon Musk. Pour des services civils, comme les télécommunications, passer par un Américain est acceptable. Mais c’est impensable pour les communications militaires. Alors que la guerre sévissait en Ukraine, le ministère français des armées a dû attendre que la nouvelle fusée soit disponible, début 2025, pour lancer son satellite CSO-3 et compléter, enfin, sa constellation militaire d’observation depuis l’espace.</p><p>Dans les services, numériques et technologiques, au-delà des applications comme WhatsApp ou Facebook, propriétés du géant Meta, de l’IA&nbsp; ChatGPT, ou du moteur de recherche Google, l’enjeu central se situe dans le cloud. Le stockage et le traitement de nombreuses données européennes reposent sur des géants comme Amazon Web Services, Microsoft et Google. 70% du cloud utilisé en Europe vient des entreprises américaines. Ces infrastructures sont largement utilisées dans les administrations, les hôpitaux, et dans de nombreuses entreprises privées. Quant aux data centers, selon&nbsp; une étude du cabinet McKinsey, les États-Unis détiennent environ 40% des parts du marché mondial.</p><p>En rétorsion à l’émission d’un mandat d’arrêt international contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou<em>, </em>l’accès aux services numériques de neuf magistrats de la Cour pénale internationale a été coupé. Dans le secteur financier, Visa et MasterCard, tous deux américains, assurent aujourd’hui selon la BCE 61&nbsp;% des paiements par carte effectués dans la zone euro. Le dollar demeure incontournable dans les transactions et dans les bilans des banques européennes - ce qui rend l'Europe dépendante à la Réserve fédérale américaine. Certes, l'UE détient une part significative de la dette américaine&nbsp;: environ 40&nbsp;% des bons du Trésor détenus à l'étranger. Toutefois, si une vente massive de bons du Trésor par des détenteurs étrangers pourrait exercer une pression haussière sur les taux américains, elle entraînerait également une baisse de leur valeur, donc des pertes pour les détenteurs européens.</p><p></p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 08 Feb 2026 15:05:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/5fd73e65-c4dd-4a29-b97a-44df37fba31e.mp3?_=1770544783" length="61393448" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 NOTRE DÉPENDANCE VIS-À-VIS DES ÉTATS-UNIS
 
 La détérioration des relations transatlantiques souligne les dépendances de l’Europe dans des secteurs stratégiques vis-à-vis des États-Unis. L’énergie provenant de la Russie a été remplacée par des flux américains, et on a du mal à voir comment les remplacer : en 2025, 59 % de nos importations de gaz (GNL) provenait des États-Unis. Dans la Défense, l’Europe est tributaire des États-Unis, qui sont le premier producteur d’armes au monde. Selon la Commission européenne, 63% des achats d’armement de l’UE proviennent des États-Unis. Quand le Danemark, la Norvège, la Belgique ou l'Allemagne achètent des chasseurs bombardiers américains F-35, ils dépendent de leur fournisseur pour nombre d’aspects de leur utilisation. Dans le domaine spatial, alors que Soyouz est banni depuis le début de la guerre en Ukraine, les Européens, pour mettre en orbite leurs satellites, n’ont pas d’autre choix que de passer par SpaceX, la société d’Elon Musk. Pour des services civils, comme les télécommunications, passer par un Américain est acceptable. Mais c’est impensable pour les communications militaires. Alors que la guerre sévissait en Ukraine, le ministère français des armées a dû attendre que la nouvelle fusée soit disponible, début 2025, pour lancer son satellite CSO-3 et compléter, enfin, sa constellation militaire d’observation depuis l’espace.
 Dans les services, numériques et technologiques, au-delà des applications comme WhatsApp ou Facebook, propriétés du géant Meta, de l’IA ChatGPT, ou du moteur de recherche Google, l’enjeu central se situe dans le cloud. Le stockage et le traitement de nombreuses données européennes reposent sur des géants comme Amazon Web Services, Microsoft et Google. 70% du cloud utilisé en Europe vient des entreprises américaines. Ces infrastructures sont largement utilisées dans les administrations, les hôpitaux, et dans de nombreuses entreprises privées. Quant aux data centers, selon une étude du cabinet McKinsey, les États-Unis détiennent environ 40% des parts du marché mondial.
 En rétorsion à l’émission d’un mandat d’arrêt international contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’accès aux services numériques de neuf magistrats de la Cour pénale internationale a été coupé. Dans le secteur financier, Visa et MasterCard, tous deux américains, assurent aujourd’hui selon la BCE 61 % des paiements par carte effectués dans la zone euro. Le dollar demeure incontournable dans les transactions et dans les bilans des banques européennes - ce qui rend l'Europe dépendante à la Réserve fédérale américaine. Certes, l'UE détient une part significative de la dette américaine : environ 40 % des bons du Trésor détenus à l'étranger. Toutefois, si une vente massive de bons du Trésor par des détenteurs étrangers pourrait exercer une pression haussière sur les taux américains, elle entraînerait également une baisse de leur valeur, donc des pertes pour les détenteurs européens.
 
 
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 La détérioration des relations transatlantiques souligne les dépendances de l’Europe dans des secteurs stratégiques vis-à-vis des États-Unis. L’énergie provenant de la Russie a été remplacée par des flux américains, et on a du mal à voir comment les remplacer : en 2025, 59 % de nos importations de gaz (GNL) provenait des États-Unis. Dans la Défense, l’Europe est tributaire des États-Unis, qui sont le premier producteur d’armes au monde. Selon la Commission européenne, 63% des achats d’armement de l’UE proviennent des États-Unis. Quand le Danemark, la Norvège, la Belgique ou l'Allemagne achètent des chasseurs bombardiers américains F-35, ils dépendent de leur fournisseur pour nombre d’aspects de leur utilisation. Dans le domaine spatial, alors que Soyouz est banni depuis le début de la guerre en Ukraine, les Européens, pour mettre en orbite leurs satellites, n’ont pas d’autre choix que de passer par SpaceX, la société d’Elon Musk. Pour des services civils, comme les télécommunications, passer par un Américain est acceptable. Mais c’est impensable pour les communications militaires. Alors que la guerre sévissait en Ukraine, le ministère français des armées a dû attendre que la nouvelle fusée soit disponible, début 2025, pour lancer son satellite CSO-3 et compléter, enfin, sa constellation militaire d’observation depuis l’espace.
 Dans les services, numériques et technologiques, au-delà des applications comme WhatsApp ou Facebook, propriétés du géant Meta, de l’IA ChatGPT, ou du moteur de recherche Google, l’enjeu central se situe dans le cloud. Le stockage et le traitement de nombreuses données européennes reposent sur des géants comme Amazon Web Services, Microsoft et Google. 70% du cloud utilisé en Europe vient des entreprises américaines. Ces infrastructures sont largement utilisées dans les administrations, les hôpitaux, et dans de nombreuses entreprises privées. Quant aux data centers, selon une étude du cabinet McKinsey, les États-Unis détiennent environ 40% des parts du marché mondial.
 En rétorsion à l’émission d’un mandat d’arrêt international contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’accès aux services numériques de neuf magistrats de la Cour pénale internationale a été coupé. Dans le secteur financier, Visa et MasterCard, tous deux américains, assurent aujourd’hui selon la BCE 61 % des paiements par carte effectués dans la zone euro. Le dollar demeure incontournable dans les transactions et dans les bilans des banques européennes - ce qui rend l'Europe dépendante à la Réserve fédérale américaine. Certes, l'UE détient une part significative de la dette américaine : environ 40 % des bons du Trésor détenus à l'étranger. Toutefois, si une vente massive de bons du Trésor par des détenteurs étrangers pourrait exercer une pression haussière sur les taux américains, elle entraînerait également une baisse de leur valeur, donc des pertes pour les détenteurs européens.
 
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:57</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/XDipsgv]]></podcast:txt><itunes:episode>471</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,David Djaïz,Antoine Foucher,Nicole Gnesotto,USA,Trump,Déclin français</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Calixte de Nigremont, maître de cérémonies (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">c739f8a9-fc96-42e1-9e35-77c476630ebd</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.</p><p></p><p>2 : Après 27 ans de cérémonies, est-ce qu'elles ne se ressemblent pas un peu toutes ? Pour Calixte de Nigremont, pas du tout : il nous raconte celles qui l'ont le plus marqué, notamment le Festival mondial du cirque de demain, qu'il présente tous les ans. Quand Philippe Meyer lui demande son avis sur la situation contemporaine des cérémonies, il nous explique qu'elles ont beaucoup changé, notamment sous l'influence du stand-up. Lui n'y voit pas quelque chose de mauvais : les formations changent, le rapport à la scène évolue, et il revient sur le cas du cirque, où les animaux voient leur place se transformer considérablement les dernières décennies. L'importance de savoir rire ensemble, elle, demeure.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.</p><p></p><p>2 : Après 27 ans de cérémonies, est-ce qu'elles ne se ressemblent pas un peu toutes ? Pour Calixte de Nigremont, pas du tout : il nous raconte celles qui l'ont le plus marqué, notamment le Festival mondial du cirque de demain, qu'il présente tous les ans. Quand Philippe Meyer lui demande son avis sur la situation contemporaine des cérémonies, il nous explique qu'elles ont beaucoup changé, notamment sous l'influence du stand-up. Lui n'y voit pas quelque chose de mauvais : les formations changent, le rapport à la scène évolue, et il revient sur le cas du cirque, où les animaux voient leur place se transformer considérablement les dernières décennies. L'importance de savoir rire ensemble, elle, demeure.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c739f8a9-fc96-42e1-9e35-77c476630ebd.mp3?_=1766479225" length="15792011" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.
 
 2 : Après 27 ans de cérémonies, est-ce qu'elles ne se ressemblent pas un peu toutes ? Pour Calixte de Nigremont, pas du tout : il nous raconte celles qui l'ont le plus marqué, notamment le Festival mondial du cirque de demain, qu'il présente tous les ans. Quand Philippe Meyer lui demande son avis sur la situation contemporaine des cérémonies, il nous explique qu'elles ont beaucoup changé, notamment sous l'influence du stand-up. Lui n'y voit pas quelque chose de mauvais : les formations changent, le rapport à la scène évolue, et il revient sur le cas du cirque, où les animaux voient leur place se transformer considérablement les dernières décennies. L'importance de savoir rire ensemble, elle, demeure.
 
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 Une conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.
 
 2 : Après 27 ans de cérémonies, est-ce qu'elles ne se ressemblent pas un peu toutes ? Pour Calixte de Nigremont, pas du tout : il nous raconte celles qui l'ont le plus marqué, notamment le Festival mondial du cirque de demain, qu'il présente tous les ans. Quand Philippe Meyer lui demande son avis sur la situation contemporaine des cérémonies, il nous explique qu'elles ont beaucoup changé, notamment sous l'influence du stand-up. Lui n'y voit pas quelque chose de mauvais : les formations changent, le rapport à la scène évolue, et il revient sur le cas du cirque, où les animaux voient leur place se transformer considérablement les dernières décennies. L'importance de savoir rire ensemble, elle, demeure.
 
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 Une conversation entre Calixte de Nigremo...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:26</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/djKXChH]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Calixte de Nigremont</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : « Parlez-moi de la France », avec Michel Winock]]></title><guid isPermaLink="false">1f9f2f99-1dc7-4559-9929-525707faf25d</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Michel Winock et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 janvier 2026.</p><p></p><p><strong>Philippe Meyer :</strong></p><p>Michel Winock, vous avez signé de très nombreux livres, et vous en publiez un nouveau dans la collection <em>Les Journées qui ont fait la France</em>, chez Gallimard, consacré à la Commune, paru à la fin de ce mois de janvier. Mais cet été, en rangeant ma bibliothèque, je suis retombé sur un livre que vous aviez publié en 1995, à la fois très professionnel et assez personnel, intitulé <em>Parlez-moi de la France</em>, paru chez Plon. En le relisant trente ans plus tard, j’ai trouvé qu’il donnait de nombreuses raisons de vous inviter à revenir à ce micro, où nous avons déjà eu le plaisir de vous recevoir. </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Michel Winock et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 janvier 2026.</p><p></p><p><strong>Philippe Meyer :</strong></p><p>Michel Winock, vous avez signé de très nombreux livres, et vous en publiez un nouveau dans la collection <em>Les Journées qui ont fait la France</em>, chez Gallimard, consacré à la Commune, paru à la fin de ce mois de janvier. Mais cet été, en rangeant ma bibliothèque, je suis retombé sur un livre que vous aviez publié en 1995, à la fois très professionnel et assez personnel, intitulé <em>Parlez-moi de la France</em>, paru chez Plon. En le relisant trente ans plus tard, j’ai trouvé qu’il donnait de nombreuses raisons de vous inviter à revenir à ce micro, où nous avons déjà eu le plaisir de vous recevoir. </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 01 Feb 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1f9f2f99-1dc7-4559-9929-525707faf25d.mp3?_=1765300697" length="58137120" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Michel Winock et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 janvier 2026.
 
 Philippe Meyer :
 Michel Winock, vous avez signé de très nombreux livres, et vous en publiez un nouveau dans la collection Les Journées qui ont fait la France, chez Gallimard, consacré à la Commune, paru à la fin de ce mois de janvier. Mais cet été, en rangeant ma bibliothèque, je suis retombé sur un livre que vous aviez publié en 1995, à la fois très professionnel et assez personnel, intitulé Parlez-moi de la France, paru chez Plon. En le relisant trente ans plus tard, j’ai trouvé qu’il donnait de nombreuses raisons de vous inviter à revenir à ce micro, où nous avons déjà eu le plaisir de vous recevoir. 
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 Une conversation entre Michel Winock et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 janvier 2026.
 
 Philippe Meyer :
 Michel Winock, vous avez signé de très nombreux livres, et vous en publiez un nouveau dans la collection Les Journées qui ont fait la France, chez Gallimard, consacré à la Commune, paru à la fin de ce mois de janvier. Mais cet été, en rangeant ma bibliothèque, je suis retombé sur un livre que vous aviez publié en 1995, à la fois très professionnel et assez personnel, intitulé Parlez-moi de la France, paru chez Plon. En le relisant trente ans plus tard, j’ai trouvé qu’il donnait de nombreuses raisons de vous inviter à revenir à ce micro, où nous avons déjà eu le plaisir de vous recevoir. 
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 Une conversation entre Michel Winock et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:33</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/QVpNfOX]]></podcast:txt><itunes:episode>463</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Michel Winock</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Calixte de Nigremont, maître de cérémonies (1/2)]]></title><guid isPermaLink="false">6d0c5f8e-79e3-4244-a7d4-4431dbbae151</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.</p><p></p><p>1 : Maître de cérémonies, c'est une bonne situation ça ? C'est ce que défend Calixte de Nigremont dans cette conversation avec Philippe Meyer, puisqu'il revendique pour cette activité le statut de métier. Commençant par son parcours à la radio, où il a appris l'art de parler sans ne rien dire, ce fier angevin décrit pour nous les cérémonies d'aujourd'hui, qui vont du cirque aux remises de prix, en passant par les compétitions de discussions. Il nous explique également comment accueillir et faire patienter, notamment par le costume, qui chez lui est exubérant et la marque du second degré de tous ses propos. Jamais candidat à un événement, il est toujours heureux d'accepter de nouvelles propositions, de découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes, de rire et faire rire.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Calixte de Nigremont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 décembre 2025.</p><p></p><p>1 : Maître de cérémonies, c'est une bonne situation ça ? C'est ce que défend Calixte de Nigremont dans cette conversation avec Philippe Meyer, puisqu'il revendique pour cette activité le statut de métier. Commençant par son parcours à la radio, où il a appris l'art de parler sans ne rien dire, ce fier angevin décrit pour nous les cérémonies d'aujourd'hui, qui vont du cirque aux remises de prix, en passant par les compétitions de discussions. Il nous explique également comment accueillir et faire patienter, notamment par le costume, qui chez lui est exubérant et la marque du second degré de tous ses propos. Jamais candidat à un événement, il est toujours heureux d'accepter de nouvelles propositions, de découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes, de rire et faire rire.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 28 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/6d0c5f8e-79e3-4244-a7d4-4431dbbae151.mp3?_=1766479148" length="15232774" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 1 : Maître de cérémonies, c'est une bonne situation ça ? C'est ce que défend Calixte de Nigremont dans cette conversation avec Philippe Meyer, puisqu'il revendique pour cette activité le statut de métier. Commençant par son parcours à la radio, où il a appris l'art de parler sans ne rien dire, ce fier angevin décrit pour nous les cérémonies d'aujourd'hui, qui vont du cirque aux remises de prix, en passant par les compétitions de discussions. Il nous explique également comment accueillir et faire patienter, notamment par le costume, qui chez lui est exubérant et la marque du second degré de tous ses propos. Jamais candidat à un événement, il est toujours heureux d'accepter de nouvelles propositions, de découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes, de rire et faire rire.
 
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 1 : Maître de cérémonies, c'est une bonne situation ça ? C'est ce que défend Calixte de Nigremont dans cette conversation avec Philippe Meyer, puisqu'il revendique pour cette activité le statut de métier. Commençant par son parcours à la radio, où il a appris l'art de parler sans ne rien dire, ce fier angevin décrit pour nous les cérémonies d'aujourd'hui, qui vont du cirque aux remises de prix, en passant par les compétitions de discussions. Il nous explique également comment accueillir et faire patienter, notamment par le costume, qui chez lui est exubérant et la marque du second degré de tous ses propos. Jamais candidat à un événement, il est toujours heureux d'accepter de nouvelles propositions, de découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes, de rire et faire rire.
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article&nbsp;49 alinéa&nbsp;3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour&nbsp;2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350&nbsp;heures de débat sur trois mois. Trois recours au&nbsp;49.3 &nbsp;seront, au minimum, nécessaires&nbsp;: un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.</p><p>Partant du principe qu’ils ne seraient jamais d’accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2&nbsp;000&nbsp;postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l’aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov’, augmentation de la prime d’activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap …</p><p>Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s’attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d’euros ainsi que l’abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. &nbsp;Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d’une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d’achat des retraités. Dès l’annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de <em>« socialiste » </em>et <em>«&nbsp;imparfait&nbsp;»,</em> sans toutefois brandir la menace d’une éventuelle censure.</p><p>Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet<em> «&nbsp;au pays d'avancer&nbsp;» </em>et<em> «&nbsp;de garantir une stabilité&nbsp;».</em></p><p></p><p><strong>DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L’ENJEU&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d’environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient «&nbsp;besoin&nbsp;» de s’étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité «&nbsp;vitale&nbsp;», une question de «&nbsp;sécurité nationale&nbsp;». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l’Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200&nbsp;km du cercle polaire arctique. Plus d’une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s’approprier un territoire de l’Otan, Donald Trumpa a déclaré : <em>« Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout.&nbsp;» </em>Le président américain semble confondre le Groenland et l’océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n’y a pas l’ombre d’un Russe ou d’un Chinois au Groenland.</p><p>Autre raison de l’intérêt suscité par le territoire autonome&nbsp;: les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge&nbsp;: cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu’à présent, très peu de projets d’extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.</p><p>Comme dans le cas du Venezuela, l’énergie n’est pas l’unique prétexte d’agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l’augmentation artificielle de la grandeur d’un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d’un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d’anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l’accélération du&nbsp; réchauffement climatique &nbsp;– avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l’économie mondiale.</p><p>À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu’il n’utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l’Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article&nbsp;49 alinéa&nbsp;3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour&nbsp;2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350&nbsp;heures de débat sur trois mois. Trois recours au&nbsp;49.3 &nbsp;seront, au minimum, nécessaires&nbsp;: un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.</p><p>Partant du principe qu’ils ne seraient jamais d’accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2&nbsp;000&nbsp;postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l’aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov’, augmentation de la prime d’activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap …</p><p>Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s’attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d’euros ainsi que l’abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. &nbsp;Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d’une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d’achat des retraités. Dès l’annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de <em>« socialiste » </em>et <em>«&nbsp;imparfait&nbsp;»,</em> sans toutefois brandir la menace d’une éventuelle censure.</p><p>Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet<em> «&nbsp;au pays d'avancer&nbsp;» </em>et<em> «&nbsp;de garantir une stabilité&nbsp;».</em></p><p></p><p><strong>DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L’ENJEU&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d’environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient «&nbsp;besoin&nbsp;» de s’étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité «&nbsp;vitale&nbsp;», une question de «&nbsp;sécurité nationale&nbsp;». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l’Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200&nbsp;km du cercle polaire arctique. Plus d’une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s’approprier un territoire de l’Otan, Donald Trumpa a déclaré : <em>« Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout.&nbsp;» </em>Le président américain semble confondre le Groenland et l’océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n’y a pas l’ombre d’un Russe ou d’un Chinois au Groenland.</p><p>Autre raison de l’intérêt suscité par le territoire autonome&nbsp;: les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge&nbsp;: cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu’à présent, très peu de projets d’extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.</p><p>Comme dans le cas du Venezuela, l’énergie n’est pas l’unique prétexte d’agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l’augmentation artificielle de la grandeur d’un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d’un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d’anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l’accélération du&nbsp; réchauffement climatique &nbsp;– avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l’économie mondiale.</p><p>À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu’il n’utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l’Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 25 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1f0068ac-8777-4741-96a4-5d3b2bf35590.mp3?_=1769102746" length="59360069" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2026.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?
 
 Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.
 Partant du principe qu’ils ne seraient jamais d’accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l’aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov’, augmentation de la prime d’activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap …
 Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s’attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d’euros ainsi que l’abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d’une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d’achat des retraités. Dès l’annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d’une éventuelle censure.
 Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».
 
 DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L’ENJEU ?
 
 Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d’environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s’étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l’Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d’une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s’approprier un territoire de l’Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l’océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n’y a pas l’ombre d’un Russe ou d’un Chinois au Groenland.
 Autre raison de l’intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu’à présent, très peu de projets d’extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.
 Comme dans le cas du Venezuela, l’énergie n’est pas l’unique prétexte d’agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l’augmentation artificielle de la grandeur d’un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d’un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d’anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l’accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l’économie mondiale.
 À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu’il n’utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l’Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2026.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?
 
 Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.
 Partant du principe qu’ils ne seraient jamais d’accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l’aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov’, augmentation de la prime d’activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d’accompagnants d’élèves en situation de handicap …
 Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s’attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d’euros ainsi que l’abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d’une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l’indexation complète du barème de l’impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d’achat des retraités. Dès l’annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n’ont d’ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d’une éventuelle censure.
 Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».
 
 DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L’ENJEU ?
 
 Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d’environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s’étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l’Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d’une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s’approprier un territoire de l’Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l’océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n’y a pas l’ombre d’un Russe ou d’un Chinois au Groenland.
 Autre raison de l’intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu’à présent, très peu de projets d’extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.
 Comme dans le cas du Venezuela, l’énergie n’est pas l’unique prétexte d’agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l’augmentation artificielle de la grandeur d’un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d’un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d’anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l’accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l’économie mondiale.
 À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu’il n’utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l’Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:49</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/KiViVgm]]></podcast:txt><itunes:episode>470</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Matthias Fekl,Béatrice Giblin,Lucile Schmid,Groenland,Donald Trump,Sébastien Lecornu,49.3</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (Mercosur et Iran)]]></title><guid isPermaLink="false">6a9345e9-fe14-4caf-9b2b-b16edc69b901</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 21 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/6a9345e9-fe14-4caf-9b2b-b16edc69b901.mp3?_=1768585288" length="31921474" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 - Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>33:15</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/BxevNGA]]></podcast:txt><itunes:episode>470</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Michaela Wiegel,Marc-Olivier Padis,Nicole Gnesotto,Antoine Foucher,Mercosur,Iran</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[De quoi le Mercosur est-il devenu le symbole ? / Qui aux côtés de l’Iran ?]]></title><guid isPermaLink="false">d827b4c2-b90e-46f4-b566-14fccda17c54</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l’UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L’accord Mercosur, n’est pas un accord agricole mais un accord global où l’UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l’UE&nbsp;: le bœuf, la volaille et le sucre.</p><p>Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s’inscrit dans une crise plus large de l’agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une <em>« colère des agriculteurs&nbsp;»</em> qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu’« <em>en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3&nbsp;milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. </em>» Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.</p><p>Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, «&nbsp;<em>en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l’agriculture française, qui se jouent essentiellement à l’intérieur de l’UE. Entre 2010 et 2024&nbsp;»,</em> constate-t-il, «&nbsp;<em>le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne.&nbsp;</em>» Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que «&nbsp;<em>cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l’environnement de Nicolas Sarkozy à l’agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron&nbsp;</em>». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d’agrandir des bâtiments d’élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l’abattage, sont en cause.</p><p>Dans un monde où Donald Trump se retire de 66&nbsp;organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.</p><p></p><p><strong>QUI AUX CÔTÉS DE L’IRAN&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s’est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L’économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l’impasse : les négociations sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l’analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.</p><p>Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l’objectif même d’une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait «&nbsp;la première option&nbsp;». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l’Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra «&nbsp;résolument&nbsp;» ses intérêts, a répondu Pékin.</p><p>En Israël, le 5&nbsp;janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d’une opération contre l’Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.</p><p>L’Union européenne est pour l’instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles «&nbsp;<em>nouvelles sanctions</em>&nbsp;» contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la <em>« retenue&nbsp;». </em>Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en <em>« condamnant fermement la violence » </em>du régime.</p><p>Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l’Amérique de Donald Trump sur l’autel d’un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la <em>«&nbsp;guerre des Douze-Jours&nbsp;»</em> entre Israël et l’Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s’était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l’œuvre, côté russe.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l’UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L’accord Mercosur, n’est pas un accord agricole mais un accord global où l’UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l’UE&nbsp;: le bœuf, la volaille et le sucre.</p><p>Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s’inscrit dans une crise plus large de l’agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une <em>« colère des agriculteurs&nbsp;»</em> qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu’« <em>en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3&nbsp;milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. </em>» Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.</p><p>Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, «&nbsp;<em>en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l’agriculture française, qui se jouent essentiellement à l’intérieur de l’UE. Entre 2010 et 2024&nbsp;»,</em> constate-t-il, «&nbsp;<em>le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne.&nbsp;</em>» Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que «&nbsp;<em>cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l’environnement de Nicolas Sarkozy à l’agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron&nbsp;</em>». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d’agrandir des bâtiments d’élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l’abattage, sont en cause.</p><p>Dans un monde où Donald Trump se retire de 66&nbsp;organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.</p><p></p><p><strong>QUI AUX CÔTÉS DE L’IRAN&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s’est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L’économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l’impasse : les négociations sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l’analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.</p><p>Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l’objectif même d’une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait «&nbsp;la première option&nbsp;». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l’Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra «&nbsp;résolument&nbsp;» ses intérêts, a répondu Pékin.</p><p>En Israël, le 5&nbsp;janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d’une opération contre l’Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.</p><p>L’Union européenne est pour l’instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles «&nbsp;<em>nouvelles sanctions</em>&nbsp;» contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la <em>« retenue&nbsp;». </em>Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en <em>« condamnant fermement la violence » </em>du régime.</p><p>Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l’Amérique de Donald Trump sur l’autel d’un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la <em>«&nbsp;guerre des Douze-Jours&nbsp;»</em> entre Israël et l’Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s’était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l’œuvre, côté russe.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 18 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d827b4c2-b90e-46f4-b566-14fccda17c54.mp3?_=1768556352" length="60401213" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE ?
 
 Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l’UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L’accord Mercosur, n’est pas un accord agricole mais un accord global où l’UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l’UE : le bœuf, la volaille et le sucre.
 Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s’inscrit dans une crise plus large de l’agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une « colère des agriculteurs » qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu’« en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3 milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. » Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.
 Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, « en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l’agriculture française, qui se jouent essentiellement à l’intérieur de l’UE. Entre 2010 et 2024 », constate-t-il, « le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne. » Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que « cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l’environnement de Nicolas Sarkozy à l’agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron ». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d’agrandir des bâtiments d’élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l’abattage, sont en cause.
 Dans un monde où Donald Trump se retire de 66 organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.
 
 QUI AUX CÔTÉS DE L’IRAN ?
 
 La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s’est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L’économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l’impasse : les négociations sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l’analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.
 Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l’objectif même d’une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait « la première option ». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l’Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra « résolument » ses intérêts, a répondu Pékin.
 En Israël, le 5 janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d’une opération contre l’Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.
 L’Union européenne est pour l’instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles « nouvelles sanctions » contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la « retenue ». Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en « condamnant fermement la violence » du régime.
 Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l’Amérique de Donald Trump sur l’autel d’un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la « guerre des Douze-Jours » entre Israël et l’Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s’était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l’œuvre, côté russe.
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à Sciences Po Paris le 16 janvier 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 DE QUOI LE MERCOSUR EST-IL DEVENU LE SYMBOLE ?
 
 Après plus de vingt-six ans de négociations, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a été approuvé à Bruxelles par les États membres de l’UE à la majorité qualifiée, le 9 janvier. La France s'y est opposée, avec la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a paraphé samedi le traité au Paraguay. L’accord Mercosur, n’est pas un accord agricole mais un accord global où l’UE a beaucoup à gagner dans le secteur des biens industriels et des services actuellement très protégé, tandis que certains pays craignent la concurrence dans les domaines agricoles les plus sensibles de l’UE : le bœuf, la volaille et le sucre.
 Le débat franco-français sur le Mercosur reflète des intérêts divergents et s’inscrit dans une crise plus large de l’agriculture française. Parmi les pro-Mercosur la filière des vins et des spiritueux, l'un des piliers de la puissance française agricole à l'export avec 15,6 milliards d'euros expédiés en 2024. Avec eux, les producteurs et industriels du lait, qui trouvent des avantages à l'accord. En tête des adversaires, les éleveurs de bovins, de volaille et les betteraviers. Première puissance agricole de l'UE, la France est enlisée dans une « colère des agriculteurs » qui revient par vagues incessantes. Pourtant, l'International Trade Center indique qu’« en 2024, la France a exporté 7 milliards d'euros de marchandises vers les pays du Mercosur, soit environ 1,2% des exportations totales, et a importé un peu plus de 3 milliards d'euros de marchandises, soit environ 0,5% des importations totales. » Toutefois, si l'impact macroéconomique de ce traité avec le Mercosur ne devrait pas peser très fort, il est éminemment symbolique.
 Pour Jean-Luc Demarty, ancien Directeur général du Commerce extérieur de la Commission européenne, « en réalité le Mercosur est devenu le bouc émissaire des problèmes de compétitivité de l’agriculture française, qui se jouent essentiellement à l’intérieur de l’UE. Entre 2010 et 2024 », constate-t-il, « le revenu agricole ne progresse que de 15% en France contre 77% en moyenne européenne, 170% en Italie, 86% en Pologne et 79% en Espagne. » Selon lui, les chiffres montrent sans ambigüité que « cette situation est imputable à la politique agricole et économique nationale, du Grenelle de l’environnement de Nicolas Sarkozy à l’agroécologie de François Hollande poursuivie souvent en pire par Emmanuel Macron ». Excès de normes, surtransposition de normes européennes souvent déjà excessives, bureaucratie, impossibilité de construire ou d’agrandir des bâtiments d’élevage, fiscalité plus élevée, priorité aux exploitations trop petites et limitation de leur taille, coût du travail en particulier pour les fruits et l’abattage, sont en cause.
 Dans un monde où Donald Trump se retire de 66 organisations internationales et déclenche une guerre commerciale avec le reste du globe, l'alliance euro-sud-américaine prend une importance géopolitique cruciale.
 
 QUI AUX CÔTÉS DE L’IRAN ?
 
 La contestation, déclenchée le 28 décembre par les commerçants du grand bazar de Téhéran en raison de la chute vertigineuse du rial, qui a perdu en un an plus de la moitié de sa valeur face au dollar, s’est rapidement étendue à tout le pays et a pris une tournure politique, avec des appels à la chute de la République islamique. L’économie iranienne est minée par les sanctions internationales, ainsi que par des années de mauvaise gouvernance et de corruption endémique. Le dossier nucléaire est dans l’impasse : les négociations sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, privant Téhéran de toute perspective de levée des sanctions. Après des menaces répétées de Donald Trump d'intervenir militairement si la répression du mouvement de contestation en Iran se poursuivait – une répression qui aurait fait des centaines voire des milliers de morts selon les ONG -, le régime iranien a riposté lundi en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans dans la capitale. Selon l’analyste iranien Hamzeh Safavi, une partie des élites du pays réfléchit aux moyens de réorienter le pouvoir vers une ligne plus modérée.
 Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite sur les moyens et l’objectif même d’une intervention. Lundi, la Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes pour mettre fin à la répression était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait « la première option ». Mardi, le président américain a annoncé le gel de tout contact bilatéral et décrété la mise en place de taxes douanières punitives de 25% contre tout pays commerçant avec l’Iran. Une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de Téhéran. La Chine défendra « résolument » ses intérêts, a répondu Pékin.
 En Israël, le 5 janvier, la presse a annoncé la validation, par le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son cabinet de sécurité, d’une opération contre l’Iran baptisée « Iron Strike ». Toutefois, l'État hébreu cherche à éviter toute déclaration qui pourrait offrir au régime des mollahs l'ennemi extérieur dont il a besoin pour se ressouder.
 L’Union européenne est pour l’instant restée dans le registre de la condamnation évoquant cependant de possibles « nouvelles sanctions » contre Téhéran. Emmanuel Macron, l'Allemand Friedrich Merz et le Britannique Keir Starmer ont appelé les dirigeants iraniens à la « retenue ». Le chancelier est allé un peu plus loin lundi en « condamnant fermement la violence » du régime.
 Allié de Téhéran, Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l’Amérique de Donald Trump sur l’autel d’un soutien plus poussé à la République islamique aux abois. En juin dernier déjà, pendant la « guerre des Douze-Jours » entre Israël et l’Iran, Téhéran avait appelé à la rescousse Moscou, qui s’était contenté de bonnes paroles. Cette retenue semble toujours à l’œuvre, côté russe.
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:55</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/RnwyIgq]]></podcast:txt><itunes:episode>469</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Mercosur,Iran,Marc-Olivier Padis,Antoine Foucher,Nicole Gnesotto,Michaela Wiegel</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (vide des partis politiques et Doctrine « Donroe »)]]></title><guid isPermaLink="false">3b57294e-bbcb-4588-b243-1c8472f7412b</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 11 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 11 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 14 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/3b57294e-bbcb-4588-b243-1c8472f7412b.mp3?_=1768150016" length="37192775" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 11 janvier 2026.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 11 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUES</strong></p><p></p><p>Le système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l’Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l’Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d’une enquête réalisée par l’Ifop : «&nbsp;Priorités françaises&nbsp;». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d’achat ou l’inflation mais le fonctionnement du système politique. L’enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l’État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d’une <em>« caste »</em> dénoncée notamment pour sa <em>«&nbsp;surdité ».</em> La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l’opinion face à un pouvoir qu’il juge <em>« autoritaire&nbsp;». </em>Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que «&nbsp;<em>d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie</em>&nbsp;».</p><p>Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd’hui l’exécutif et le Parlement s’ajoute la difficulté qu’éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l’intelligence artificielle. &nbsp;La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s’est structurée autour de visions du monde fortes&nbsp;: le progrès, la révolution, la nation, l’État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd’hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d’histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s’est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d’espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.</p><p></p><p><strong>OÙ VA LA «&nbsp;DOCTRINE DONROE&nbsp;»&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l’aube du 3&nbsp;janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour&nbsp;: « <em>nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis</em> », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://Washington.La">Washington.La</a> Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée «&nbsp;<em>doctrine Donroe</em> », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu’ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/tag_lieu/cuba_5592/"><u>Cuba</u></a>, ont été mis en garde&nbsp;: ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences.<em> </em>Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d’Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d’autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.</p><p>Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « <em>nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale</em> ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d’un monde où l’appartenance à une sphère d’influence l’emporte sur la souveraineté. Une sphère d’influence américaine extensible bien au-delà du continent américain&nbsp;: en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au <em>New York Times</em>, « <em>je n’ai pas besoin du droit international&nbsp;</em>»&nbsp;assurant que sa « <em>moralité</em> » est son unique limite pour agir dans le monde.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 11 janvier 2026.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUES</strong></p><p></p><p>Le système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l’Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l’Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d’une enquête réalisée par l’Ifop : «&nbsp;Priorités françaises&nbsp;». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d’achat ou l’inflation mais le fonctionnement du système politique. L’enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l’État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d’une <em>« caste »</em> dénoncée notamment pour sa <em>«&nbsp;surdité ».</em> La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l’opinion face à un pouvoir qu’il juge <em>« autoritaire&nbsp;». </em>Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que «&nbsp;<em>d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie</em>&nbsp;».</p><p>Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd’hui l’exécutif et le Parlement s’ajoute la difficulté qu’éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l’intelligence artificielle. &nbsp;La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s’est structurée autour de visions du monde fortes&nbsp;: le progrès, la révolution, la nation, l’État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd’hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d’histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s’est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d’espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.</p><p></p><p><strong>OÙ VA LA «&nbsp;DOCTRINE DONROE&nbsp;»&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l’aube du 3&nbsp;janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour&nbsp;: « <em>nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis</em> », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://Washington.La">Washington.La</a> Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée «&nbsp;<em>doctrine Donroe</em> », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu’ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/tag_lieu/cuba_5592/"><u>Cuba</u></a>, ont été mis en garde&nbsp;: ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences.<em> </em>Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d’Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d’autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.</p><p>Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « <em>nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale</em> ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d’un monde où l’appartenance à une sphère d’influence l’emporte sur la souveraineté. Une sphère d’influence américaine extensible bien au-delà du continent américain&nbsp;: en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au <em>New York Times</em>, « <em>je n’ai pas besoin du droit international&nbsp;</em>»&nbsp;assurant que sa « <em>moralité</em> » est son unique limite pour agir dans le monde.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUES
 
 Le système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l’Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l’Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d’une enquête réalisée par l’Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d’achat ou l’inflation mais le fonctionnement du système politique. L’enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l’État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d’une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l’opinion face à un pouvoir qu’il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».
 Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd’hui l’exécutif et le Parlement s’ajoute la difficulté qu’éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l’intelligence artificielle. La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s’est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l’État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd’hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d’histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s’est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d’espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.
 
 OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?
 
 Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l’aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu’ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d’Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d’autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.
 Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d’un monde où l’appartenance à une sphère d’influence l’emporte sur la souveraineté. Une sphère d’influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n’ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LE GRAND VIDE DES PARTIS POLITIQUES
 
 Le système institutionnel français, organisé pour structurer une alternance entre deux blocs, fonctionne désormais avec trois forces irréconciliables. Résultat : aucune majorité stable, aucun mandat clair et la porte ouverte à la démagogie puisque personne n'est responsable. Tandis que le Parlement s'enlise, l'exécutif temporise, l'opinion se lasse. Cette résignation est liée à une fatigue démocratique, sur fond de décomposition politique, dont l’Assemblée nationale fragmentée est le reflet. Fin décembre, le Cevipof et l’Obsoco (Observatoire société et consommation) ont publié les résultats d’une enquête réalisée par l’Ifop : « Priorités françaises ». Les Français ne placent plus en tête de leurs priorités le pouvoir d’achat ou l’inflation mais le fonctionnement du système politique. L’enquête montre une délégitimation personnelle du chef de l’État, une remise en cause institutionnelle et un rejet de la classe politique. Les Français ont des mots très durs et parlent des responsables politiques comme d’une « caste » dénoncée notamment pour sa « surdité ». La mobilisation agricole fait écho à ce désarroi de l’opinion face à un pouvoir qu’il juge « autoritaire ». Selon un sondage Ipsos/Cevipof, 34% des Français pensent que « d'autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie ».
 Au très fort degré de défiance dont souffrent aujourd’hui l’exécutif et le Parlement s’ajoute la difficulté qu’éprouvent les partis de gouvernement à apporter une réponse crédible aux bouleversements en cours : déclin démographique, réchauffement climatique, extrême vulnérabilité du continent européen face au retour des tensions militaires et commerciales, révolution de l’intelligence artificielle. La politique se limite de plus en plus à la gestion, la France paraît privée de récits fédérateurs, observe le politologue Brice Soccol qui rappelle que pendant des décennies, la vie politique française s’est structurée autour de visions du monde fortes : le progrès, la révolution, la nation, l’État-providence, la lutte des classes, la justice sociale … Aujourd’hui, ni la gauche de gouvernement ni la droite classique ne racontent plus d’histoire. Elles administrent, ajustent, corrigent. Leur horizon s’est rétréci au calendrier budgétaire et parlementaire amplifié par la dissolution ratée de 2024. Engluées dans leurs divisions internes et leurs obsessions du casting présidentiel, les forces politiques ne parviennent pas à structurer le débat public avec de nouvelles idées, à dessiner des raisons d’espérer. Si mercredi, le président des Républicains, Bruno Retailleau a présenté des mesures économiques pour encourager le travail, elles ont un air de déjà-vu. Dans la perspective desPrésidentielles de 2027, alors que les partis protestataires – le Rassemblement national et La France Insoumise sont quasiment en ordre de marche, le grand flou règne du côté des partis de gouvernement, tant sur le candidat, les programmes que sur le mode de désignation. Un grand flou sur un grand vide.
 
 OÙ VA LA « DOCTRINE DONROE » ?
 
 Avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, à l’aube du 3 janvier, Donald Trump entend désormais régir l'ensemble du continent américain et avoir la main sur l'« hémisphère occidental », mis au service de la prospérité et la sécurité des États-Unis. Des élections au Vénézuéla ne semblent à ce stade pas à l'ordre du jour : « nous attachons de l'importance à la démocratie. Mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a précisé le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Les États-Unis réactivent ainsi la doctrine Monroe de 1823 selon laquelle l'hémisphère occidental devait être la chasse gardée exclusive de Washington.La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis publiée en novembre dernier se réfère explicitement à ce précédent, tandis que la presse américaine l'a déjà baptisée « doctrine Donroe », condensé de Donald et Monroe. Les autres pays de la région, qu’ils soient amis comme le Mexique ou ennemis comme Cuba, ont été mis en garde : ils devront coopérer avec les Etats-Unis ou en subir les conséquences. Les gouvernements latino-américains de gauche, comme celui du Brésil, se sont déclarés particulièrement alarmés par la violation de la Charte des Nations unies. Ceux de droite, comme celui d’Argentine se sont montrés plus favorables. Ceux d’autres régions du monde, notamment en Europe, ont plaidé en faveur de la stabilité.
 Sur la « liste des envies » de Trump figurent également le Canada, le canal de Panama, et le Groenland. Dès le lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien, Donald Trump est revenu sur l'idée d'annexer le Groenland, jugeant qu'il « nous le faut absolument, pour des raisons de sécurité nationale ». Cette sortie a déclenché de nombreuses protestations des Européens. La Première ministre danoise en a été réduite à invoquer l'article 5 de l'Otan pour protéger le royaume contre … le leader de l'Otan. Les Européens semblent pris au dépourvu par l'accélération des événements. La doctrine Donroe marque le retour explicite d’un monde où l’appartenance à une sphère d’influence l’emporte sur la souveraineté. Une sphère d’influence américaine extensible bien au-delà du continent américain : en mars 2025 Donald Trump avait ordonné une campagne de frappes contre les rebelles Houthi au Yémen, en juin contre les installations nucléaires iraniennes et en décembre au Nigéria contre des militants du groupe Etat islamique. Le président américain menace de nouveau d'intervenir en Iran si la répression des manifestations se poursuit. Il confiait vendredi au New York Times, « je n’ai pas besoin du droit international » assurant que sa « moralité » est son unique limite pour agir dans le monde.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:09:11</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/YSxYbRH]]></podcast:txt><itunes:episode>467</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,David Djaïz,Antoine Foucher,Lucile Schmid,Donald Trump</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manqué : Jean-Philippe Lafont, chanteur lyrique]]></title><guid isPermaLink="false">54052edb-fd93-43d0-94b5-b20c0625c52e</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p><p></p><p>Pour ce nouveau Bada, Philippe Meyer reçoit le baryton-basse Jean-Philippe Lafont. Dans ce premier épisode, ils évoquent les débuts du chanteur : celui-ci évoque son enfance sans avoir de parents particulièrement enclins à la chanson : ainsi Lafont a du se tracer un itinéraire singulier.&nbsp;</p><p>Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.</p><p>L’invité de Philippe Meyer aborde aussi ceux qui ont constitué pour lui un exemple, la Callas par exemple. Enfin, Lafont évoque les œuvres qui le touchent le plus comme Pelléas et Mélisande de Debussy, ses chefs d’orchestre de prédilection …</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p><p></p><p>Pour ce nouveau Bada, Philippe Meyer reçoit le baryton-basse Jean-Philippe Lafont. Dans ce premier épisode, ils évoquent les débuts du chanteur : celui-ci évoque son enfance sans avoir de parents particulièrement enclins à la chanson : ainsi Lafont a du se tracer un itinéraire singulier.&nbsp;</p><p>Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.</p><p>L’invité de Philippe Meyer aborde aussi ceux qui ont constitué pour lui un exemple, la Callas par exemple. Enfin, Lafont évoque les œuvres qui le touchent le plus comme Pelléas et Mélisande de Debussy, ses chefs d’orchestre de prédilection …</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 07 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/54052edb-fd93-43d0-94b5-b20c0625c52e.mp3?_=1766308839" length="22358568" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
 Pour ce nouveau Bada, Philippe Meyer reçoit le baryton-basse Jean-Philippe Lafont. Dans ce premier épisode, ils évoquent les débuts du chanteur : celui-ci évoque son enfance sans avoir de parents particulièrement enclins à la chanson : ainsi Lafont a du se tracer un itinéraire singulier. 
 Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.
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 Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.
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 Une conversation entre Jean-Philippe Lafo...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:17</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/yViDCRZ]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Jean-Philippe Lafont,Chant Lyrique,Art lyrique</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manqué : Nicolas Verot, charcutier]]></title><guid isPermaLink="false">6bf4bf4b-3684-4e3d-8e53-ddc33a84723b</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Tue, 06 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/6bf4bf4b-3684-4e3d-8e53-ddc33a84723b.mp3?_=1766308679" length="22287507" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.
 
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 Une conversation entre Nicolas Vérot et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:12</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/yLoFhOZ]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Nicolas Verot,Charcuterie,Cuisine</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manqué : Georges Forestier, biographe de Molière]]></title><guid isPermaLink="false">9fa46782-ec2f-4dd8-a86e-bdbf3efdb5ef</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Georges Forestier et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er avril 2022.</p><p></p><p>Agrégé de lettres classiques et professeur émérite de littérature française à la Faculté des lettres de Sorbonne Université, Georges Forestier a publié en 2019 une biographie de Molière chez Gallimard. Avant la mise en ligne de l’émission thématique enregistrée avec lui, ce supplément est l’occasion d’évoquer la famille de Molière, les légendes qui ont entouré celle-ci, ainsi que le rôle de Molière en tant que chef de troupe.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Georges Forestier et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er avril 2022.</p><p></p><p>Agrégé de lettres classiques et professeur émérite de littérature française à la Faculté des lettres de Sorbonne Université, Georges Forestier a publié en 2019 une biographie de Molière chez Gallimard. Avant la mise en ligne de l’émission thématique enregistrée avec lui, ce supplément est l’occasion d’évoquer la famille de Molière, les légendes qui ont entouré celle-ci, ainsi que le rôle de Molière en tant que chef de troupe.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Mon, 05 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9fa46782-ec2f-4dd8-a86e-bdbf3efdb5ef.mp3?_=1766308585" length="19165377" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Agrégé de lettres classiques et professeur émérite de littérature française à la Faculté des lettres de Sorbonne Université, Georges Forestier a publié en 2019 une biographie de Molière chez Gallimard. Avant la mise en ligne de l’émission thématique enregistrée avec lui, ce supplément est l’occasion d’évoquer la famille de Molière, les légendes qui ont entouré celle-ci, ainsi que le rôle de Molière en tant que chef de troupe.
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 Agrégé de lettres classiques et professeur émérite de littérature française à la Faculté des lettres de Sorbonne Université, Georges Forestier a publié en 2019 une biographie de Molière chez Gallimard. Avant la mise en ligne de l’émission thématique enregistrée avec lui, ce supplément est l’occasion d’évoquer la famille de Molière, les légendes qui ont entouré celle-ci, ainsi que le rôle de Molière en tant que chef de troupe.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"><u>https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</u></a></p><p></p><p><strong><em>Émission originellement diffusée le 20 avril 2025</em></strong></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Thorniké Gordadzé, chercheur, universitaire, spécialiste du Caucase.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>THÉMATIQUE : LE CAUCASE, AVEC THORNIKÉ GORDADZÉ</strong></p><p></p><p><em>Thorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.</em></p><p></p><p>Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires&nbsp;: révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.</p><p>Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal <em>Libération</em>, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays «&nbsp;[faisait] face au vol manifeste des élections&nbsp;», après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir <em>Rêve géorgien</em> lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le <em>Rêve géorgien</em>, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.</p><p>La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"><u>https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</u></a></p><p></p><p><strong><em>Émission originellement diffusée le 20 avril 2025</em></strong></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Thorniké Gordadzé, chercheur, universitaire, spécialiste du Caucase.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>THÉMATIQUE : LE CAUCASE, AVEC THORNIKÉ GORDADZÉ</strong></p><p></p><p><em>Thorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.</em></p><p></p><p>Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires&nbsp;: révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.</p><p>Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal <em>Libération</em>, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays «&nbsp;[faisait] face au vol manifeste des élections&nbsp;», après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir <em>Rêve géorgien</em> lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le <em>Rêve géorgien</em>, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.</p><p>La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 04 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/0faf9116-1bef-46d7-8d9d-a313117e7e1e.mp3?_=1767426121" length="57678619" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Émission originellement diffusée le 20 avril 2025
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Thorniké Gordadzé, chercheur, universitaire, spécialiste du Caucase.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 THÉMATIQUE : LE CAUCASE, AVEC THORNIKÉ GORDADZÉ
 
 Thorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.
 
 Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires : révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.
 Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal Libération, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays « [faisait] face au vol manifeste des élections », après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir Rêve géorgien lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le Rêve géorgien, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.
 La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Thorniké Gordadzé, chercheur, universitaire, spécialiste du Caucase.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 THÉMATIQUE : LE CAUCASE, AVEC THORNIKÉ GORDADZÉ
 
 Thorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.
 
 Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires : révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.
 Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal Libération, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays « [faisait] face au vol manifeste des élections », après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir Rêve géorgien lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le Rêve géorgien, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.
 La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.
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 Émission originellemen...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:04</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/IQaldpO]]></podcast:txt><itunes:episode>466</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Thorniké Gordadzé,Nicole Gnesotto,Béatrice Giblin,Lionel Zinsou,Caucase,Géorgie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manqué : Paul Signac, par Charlotte Hellman-Cachin]]></title><guid isPermaLink="false">080efdd7-706e-4d3e-8af0-9ca9022928e3</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sat, 03 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/080efdd7-706e-4d3e-8af0-9ca9022928e3.mp3?_=1766308465" length="17165417" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.
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 Une conversation entre Charlotte Hellman-...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zmmCnbO]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Paul Signac,Charlotte Hellman-Cachin,Peinture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manqué : Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique de films.]]></title><guid isPermaLink="false">d4ee03d7-39d0-4adf-8b62-8478996667d4</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Stéphane Lerouge et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2024.</p><p></p><p>Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique de film et créateur de la collection de disques de bandes originales&nbsp; ”Écoutez le cinéma !” chez Universal Music France évoque ici la relation entre film et musique. Il réhabilite la musique de film en expliquant qu’elle n’est pas toujours soumise au réalisateur. Il revient notamment sur la figure de Georges Duhamel qui a créé pour Godard et Tavernier mais aussi d’autres compositeurs français. Il s’interroge ainsi sur la relation entre réalisateur et compositeur, qui semblent parler deux langages différents.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Stéphane Lerouge et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2024.</p><p></p><p>Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique de film et créateur de la collection de disques de bandes originales&nbsp; ”Écoutez le cinéma !” chez Universal Music France évoque ici la relation entre film et musique. Il réhabilite la musique de film en expliquant qu’elle n’est pas toujours soumise au réalisateur. Il revient notamment sur la figure de Georges Duhamel qui a créé pour Godard et Tavernier mais aussi d’autres compositeurs français. Il s’interroge ainsi sur la relation entre réalisateur et compositeur, qui semblent parler deux langages différents.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Fri, 02 Jan 2026 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d4ee03d7-39d0-4adf-8b62-8478996667d4.mp3?_=1766308212" length="14983670" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique de film et créateur de la collection de disques de bandes originales ”Écoutez le cinéma !” chez Universal Music France évoque ici la relation entre film et musique. Il réhabilite la musique de film en expliquant qu’elle n’est pas toujours soumise au réalisateur. Il revient notamment sur la figure de Georges Duhamel qui a créé pour Godard et Tavernier mais aussi d’autres compositeurs français. Il s’interroge ainsi sur la relation entre réalisateur et compositeur, qui semblent parler deux langages différents. 
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 Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique de film et créateur de la collection de disques de bandes originales ”Écoutez le cinéma !” chez Universal Music France évoque ici la relation entre film et musique. Il réhabilite la musique de film en expliquant qu’elle n’est pas toujours soumise au réalisateur. Il revient notamment sur la figure de Georges Duhamel qui a créé pour Godard et Tavernier mais aussi d’autres compositeurs français. Il s’interroge ainsi sur la relation entre réalisateur et compositeur, qui semblent parler deux langages différents. 
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.
 Ce troisième épisode de notre série sur Notre-Dame de Paris replace l’histoire de la cathédrale dans le conflit médiéval qui oppose Maurice de Scully, évêque de Paris, et l’abbé de Saint-Germain des prés. Il évoque les enjeux de pouvoir autour de la construction et la querelle qui oppose la Papauté au Saint-Empire romain germanique.
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 Ce troisième épisode de notre série sur Notre-Dame de Paris replace l’histoire de la cathédrale dans le conflit médiéval qui oppose Maurice de Scully, évêque de Paris, et l’abbé de Saint-Germain des prés. Il évoque les enjeux de pouvoir autour de la construction et la querelle qui oppose la Papauté au Saint-Empire romain germanique.
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 Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.
 
 Nous recevons pour ce nouveau bada Aliette Martin et Olivier Giel, qui cumulent à eux-deux un siècle au service de la Comédie-Française. Au cours de ce premier épisode, nos invités exposent leur parcours à la Comédie-Française, ainsi que le fonctionnement particulier de cette institution, notamment la division entre les pensionnaires et les sociétaires, et le système des parts et des feux.
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 Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.
 
 Nous recevons pour ce nouveau bada Aliette Martin et Olivier Giel, qui cumulent à eux-deux un siècle au service de la Comédie-Française. Au cours de ce premier épisode, nos invités exposent leur parcours à la Comédie-Française, ainsi que le fonctionnement particulier de cette institution, notamment la division entre les pensionnaires et les sociétaires, et le système des parts et des feux.
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 Une conversation entre Aliette Martin, Ol...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:06</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/hYbeqFM]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Aliette Martin,Olivier Giel,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : si vous l’avez manqué : Sophie Cazaux, journaliste.]]></title><guid isPermaLink="false">773f9aa5-deba-42b2-b939-90dbcd7318ba</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p>Une conversation entre Sophie Cazaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p><p>Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p>Une conversation entre Sophie Cazaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p><p>Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/773f9aa5-deba-42b2-b939-90dbcd7318ba.mp3?_=1766216224" length="16212470" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
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 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée.  Dans ce premier épisode, Constance Rivière nous parle de son dernier livre, La vie des Ombres, consacré à l’œuvre de Frederick Wiseman. Elle revient également sur l’importance de son père dans sa découverte du cinéaste. 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée.  Dans ce premier épisode, Constance Rivière nous parle de son dernier livre, La vie d...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:19</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/yJhUuuq]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Constance Rivière</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manqué : les pays Baltes, avec Yves Plasseraud (thématique)]]></title><guid isPermaLink="false">86e48831-efe1-46a6-b5f7-d69d395d612c</guid><description><![CDATA[<p>Émission originellement diffusée en juillet 2023.</p><p></p><p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;9 juin 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><p>- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.</p><p>- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p><p>- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</p><p>- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</p><p></p><p><strong>LES PAYS BALTES</strong></p><p>Yves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies, de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.</p><p>Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.</p><p>L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.</p><p>Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.</p><p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.</p><p>Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.</p><p>L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.</p><p>Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.</p><p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 28 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/86e48831-efe1-46a6-b5f7-d69d395d612c.mp3?_=1766742926" length="55081421" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Émission originellement diffusée en juillet 2023.
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 juin 2023.
 Avec cette semaine :
 - Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
 - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
 
 LES PAYS BALTES
 Yves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies, de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.
 Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.
 L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.
 Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.
 L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 - Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
 - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
 
 LES PAYS BALTES
 Yves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies, de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.
 Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.
 L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.
 Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.
 L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Émission originellement diffusée en juillet 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enre...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>57:22</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/CKhilIo]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Yves Plasseraud,François Bujon de l’Estang,Nicolas Baverez,Michel Eltchaninoff,Estonie,Lettonie,Lituanie,Ukraine,Russie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : si vous l’avez manqué : Laurent de Wilde, écrivain et homme de radio. ]]></title><guid isPermaLink="false">f0f26255-1205-4e23-8b1a-f8665b569cf7</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p><p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;</p><p>Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre Les Fous du Son, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p><p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;</p><p>Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre Les Fous du Son, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sat, 27 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f0f26255-1205-4e23-8b1a-f8665b569cf7.mp3?_=1766215915" length="16925099" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 
 Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre Les Fous du Son, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.
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 Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 
 Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre Les Fous du Son, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
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 Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.
 Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
 Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
 Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.
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 Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bout...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:38</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/dkHHMQS]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Fabrice Fries,Journalisme</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : si vous l’avez manqué : Amos Reichman, écrivain.]]></title><guid isPermaLink="false">e951fb6e-7a60-49de-9da4-7d831379c443</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Amos Reichman et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;16 septembre 2022.</p><p>Sur le portrait officiel du président de la République on voit Stendhal, Gide et de Gaulle en Pléiade. Oui mais qui est à l’origine de cette glorieuse maison d’édition si centrale dans l’histoire de la littérature française ?</p><p></p><p>Dans ce bada, Philippe Meyer discute avec Amos Reichman de son ouvrage, Jacques Schiffrin, un éditeur en exil, paru aux éditions du Seuil. Il y raconte le destin tragique et méconnu d'un immigrant russe venu en France pour devenir le fondateur de la mythique collection : la Bibliothèque de la Pléiade. On y apprend beaucoup sur le Paris d’entre-deux guerres comme sur le New York des exilés dans les années 40 et on y croise de nombreux personnages bien connus comme André Gide ou Gaston Gallimard. Laissez-vous conter cette histoire passionnante d'un bonheur fugace et d’une nostalgie incurable.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Amos Reichman et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;16 septembre 2022.</p><p>Sur le portrait officiel du président de la République on voit Stendhal, Gide et de Gaulle en Pléiade. Oui mais qui est à l’origine de cette glorieuse maison d’édition si centrale dans l’histoire de la littérature française ?</p><p></p><p>Dans ce bada, Philippe Meyer discute avec Amos Reichman de son ouvrage, Jacques Schiffrin, un éditeur en exil, paru aux éditions du Seuil. Il y raconte le destin tragique et méconnu d'un immigrant russe venu en France pour devenir le fondateur de la mythique collection : la Bibliothèque de la Pléiade. On y apprend beaucoup sur le Paris d’entre-deux guerres comme sur le New York des exilés dans les années 40 et on y croise de nombreux personnages bien connus comme André Gide ou Gaston Gallimard. Laissez-vous conter cette histoire passionnante d'un bonheur fugace et d’une nostalgie incurable.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Thu, 25 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/e951fb6e-7a60-49de-9da4-7d831379c443.mp3?_=1766167054" length="17437718" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une conversation entre Amos Reichman et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 septembre 2022.
 Sur le portrait officiel du président de la République on voit Stendhal, Gide et de Gaulle en Pléiade. Oui mais qui est à l’origine de cette glorieuse maison d’édition si centrale dans l’histoire de la littérature française ?
 
 Dans ce bada, Philippe Meyer discute avec Amos Reichman de son ouvrage, Jacques Schiffrin, un éditeur en exil, paru aux éditions du Seuil. Il y raconte le destin tragique et méconnu d'un immigrant russe venu en France pour devenir le fondateur de la mythique collection : la Bibliothèque de la Pléiade. On y apprend beaucoup sur le Paris d’entre-deux guerres comme sur le New York des exilés dans les années 40 et on y croise de nombreux personnages bien connus comme André Gide ou Gaston Gallimard. Laissez-vous conter cette histoire passionnante d'un bonheur fugace et d’une nostalgie incurable.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Amos Reichman et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 septembre 2022.
 Sur le portrait officiel du président de la République on voit Stendhal, Gide et de Gaulle en Pléiade. Oui mais qui est à l’origine de cette glorieuse maison d’édition si centrale dans l’histoire de la littérature française ?
 
 Dans ce bada, Philippe Meyer discute avec Amos Reichman de son ouvrage, Jacques Schiffrin, un éditeur en exil, paru aux éditions du Seuil. Il y raconte le destin tragique et méconnu d'un immigrant russe venu en France pour devenir le fondateur de la mythique collection : la Bibliothèque de la Pléiade. On y apprend beaucoup sur le Paris d’entre-deux guerres comme sur le New York des exilés dans les années 40 et on y croise de nombreux personnages bien connus comme André Gide ou Gaston Gallimard. Laissez-vous conter cette histoire passionnante d'un bonheur fugace et d’une nostalgie incurable.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une conversation entre Amos Reichman et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bout...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>18:09</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VgdzavG]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Littérature,Amos Reichman</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : si vous l’avez manqué : Hervé Pierre, comédien.]]></title><guid isPermaLink="false">fa53be16-2346-49f1-80b7-d6a7021853bf</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p><p></p><p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p><p>Dans ce bada il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p><p></p><p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p><p>Dans ce bada il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 24 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/fa53be16-2346-49f1-80b7-d6a7021853bf.mp3?_=1766166951" length="24815533" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
 Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 Dans ce bada il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
 Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 Dans ce bada il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bouti...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>25:50</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/MvYrjCN]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Hervé Pierre,Théâtre</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : si vous l’avez manqué : Philippe Martin, producteur de cinéma.]]></title><guid isPermaLink="false">a7777cdf-7f71-41c0-b231-2b406ba63942</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;17 février 2023.</p><p>Dans ce bada, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;17 février 2023.</p><p>Dans ce bada, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Tue, 23 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/a7777cdf-7f71-41c0-b231-2b406ba63942.mp3?_=1766166826" length="33773234" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Dans ce bada, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Dans ce bada, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bo...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>35:10</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/svvNnFZ]]></podcast:txt><itunes:episode>465</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Philippe Martin,Cinéma</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : si vous l’avez manqué : Christophe Leribault, conservateur.]]></title><guid isPermaLink="false">71342d54-2033-4d41-b7a8-64af16d1a50e</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (21) avec Christophe Leribault. Conservateur général du patrimoine et directeur du Petit Palais, autrement dit Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Depuis 2000, il a été commissaire d’expositions comme « Les Anglais à Paris au 19ème siècle », « Napoléon et le Louvre », « Delacroix et la photographie », « Les Impressionnistes à Londres, artistes français en exil » « Paris romantique » et il sera bientôt celui d’« Ilya Répine, le peintre de l’âme russe ». De quoi est faite la carrière d’un conservateur du patrimoine, quels engagements sont ceux d’un directeur de musée, comment la pandémie a-t-elle affecté les expositions du Petit Palais, comment et quand peuvent-elles&nbsp;reprendre ? Comment rappeler aux Parisiens et aux visiteurs l’intérêt et la valeur des collections permanentes, de leur 50.000 œuvres abritées dans un bâtiment lumineux et surprenant ?&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (21) avec Christophe Leribault. Conservateur général du patrimoine et directeur du Petit Palais, autrement dit Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Depuis 2000, il a été commissaire d’expositions comme « Les Anglais à Paris au 19ème siècle », « Napoléon et le Louvre », « Delacroix et la photographie », « Les Impressionnistes à Londres, artistes français en exil » « Paris romantique » et il sera bientôt celui d’« Ilya Répine, le peintre de l’âme russe ». De quoi est faite la carrière d’un conservateur du patrimoine, quels engagements sont ceux d’un directeur de musée, comment la pandémie a-t-elle affecté les expositions du Petit Palais, comment et quand peuvent-elles&nbsp;reprendre ? Comment rappeler aux Parisiens et aux visiteurs l’intérêt et la valeur des collections permanentes, de leur 50.000 œuvres abritées dans un bâtiment lumineux et surprenant ?&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Mon, 22 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/71342d54-2033-4d41-b7a8-64af16d1a50e.mp3?_=1766166680" length="28027550" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (21) avec Christophe Leribault. Conservateur général du patrimoine et directeur du Petit Palais, autrement dit Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Depuis 2000, il a été commissaire d’expositions comme « Les Anglais à Paris au 19ème siècle », « Napoléon et le Louvre », « Delacroix et la photographie », « Les Impressionnistes à Londres, artistes français en exil » « Paris romantique » et il sera bientôt celui d’« Ilya Répine, le peintre de l’âme russe ». De quoi est faite la carrière d’un conservateur du patrimoine, quels engagements sont ceux d’un directeur de musée, comment la pandémie a-t-elle affecté les expositions du Petit Palais, comment et quand peuvent-elles reprendre ? Comment rappeler aux Parisiens et aux visiteurs l’intérêt et la valeur des collections permanentes, de leur 50.000 œuvres abritées dans un bâtiment lumineux et surprenant ? 
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 SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (21) avec Christophe Leribault. Conservateur général du patrimoine et directeur du Petit Palais, autrement dit Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Depuis 2000, il a été commissaire d’expositions comme « Les Anglais à Paris au 19ème siècle », « Napoléon et le Louvre », « Delacroix et la photographie », « Les Impressionnistes à Londres, artistes français en exil » « Paris romantique » et il sera bientôt celui d’« Ilya Répine, le peintre de l’âme russe ». De quoi est faite la carrière d’un conservateur du patrimoine, quels engagements sont ceux d’un directeur de musée, comment la pandémie a-t-elle affecté les expositions du Petit Palais, comment et quand peuvent-elles reprendre ? Comment rappeler aux Parisiens et aux visiteurs l’intérêt et la valeur des collections permanentes, de leur 50.000 œuvres abritées dans un bâtiment lumineux et surprenant ? 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 Philippe Meyer :
 Cette émission prend une forme un peu spéciale : un dialogue, ou plutôt un trilogue si je m’en mêle, entre deux voix que vous connaissez bien, Nicole Gnesotto, qui vient de publier chez Odile Jacob, en octobre, « Fractures dans l’Occident » et Richard Werly, dont le livre « Cette Amérique qui nous déteste, la comprendre pour mieux lui répondre », est paru en septembre aux éditions Nevicata.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 Philippe Meyer :
 Cette émission prend une forme un peu spéciale : un dialogue, ou plutôt un trilogue si je m’en mêle, entre deux voix que vous connaissez bien, Nicole Gnesotto, qui vient de publier chez Odile Jacob, en octobre, « Fractures dans l’Occident » et Richard Werly, dont le livre « Cette Amérique qui nous déteste, la comprendre pour mieux lui répondre », est paru en septembre aux éditions Nevicata.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:16</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/jyngxaq]]></podcast:txt><itunes:episode>458</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Richard Werly,Nicole Gnesotto,USA,Trump,Union Européenne,UE,États-Unis,MAGA</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Olivier Pestrimaux, chauffeur de taxi]]></title><guid isPermaLink="false">933f20c2-9d06-4749-b2da-71ef7b6d0251</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Olivier Pestrimaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 septembre 2025.</p><p></p><p><strong>OLIVIER PESTRIMAUX, CHAUFFEUR DE TAXI PARISIEN</strong></p><p>Parisien et chauffeur de taxi, Olivier Pestrimaux est aussi un littéraire, un de ceux qui lisent comme ils vivent, en mouvement. Lecteur parisien d'origine et de coeur, il partage sa passion avec ses passagers en leur proposant de jouer avec lui : que ce soit en discutant d'événements à la fois historiques et romanesques, ou en faisant tourner sa grande roue de la fortune, celles et ceux qui l'accompagnent le temps d'une course repartent toujours avec des souvenirs marquants, bien souvent avec un livre à lire et à partager. Dans cet épisode, il jette avec nous un regard sur ses (presque) dix-neuf ans de carrière et sur les expériences qu'il en a retenues, avec la même légèreté qu'un conducteur expérimenté slalome dans les ruelles qu'il aime, qu'elles soient de goudron ou de papier.  </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Olivier Pestrimaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 septembre 2025.</p><p></p><p><strong>OLIVIER PESTRIMAUX, CHAUFFEUR DE TAXI PARISIEN</strong></p><p>Parisien et chauffeur de taxi, Olivier Pestrimaux est aussi un littéraire, un de ceux qui lisent comme ils vivent, en mouvement. Lecteur parisien d'origine et de coeur, il partage sa passion avec ses passagers en leur proposant de jouer avec lui : que ce soit en discutant d'événements à la fois historiques et romanesques, ou en faisant tourner sa grande roue de la fortune, celles et ceux qui l'accompagnent le temps d'une course repartent toujours avec des souvenirs marquants, bien souvent avec un livre à lire et à partager. Dans cet épisode, il jette avec nous un regard sur ses (presque) dix-neuf ans de carrière et sur les expériences qu'il en a retenues, avec la même légèreté qu'un conducteur expérimenté slalome dans les ruelles qu'il aime, qu'elles soient de goudron ou de papier.  </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 17 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/933f20c2-9d06-4749-b2da-71ef7b6d0251.mp3?_=1759327152" length="14753375" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Olivier Pestrimaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 septembre 2025.
 
 OLIVIER PESTRIMAUX, CHAUFFEUR DE TAXI PARISIEN
 Parisien et chauffeur de taxi, Olivier Pestrimaux est aussi un littéraire, un de ceux qui lisent comme ils vivent, en mouvement. Lecteur parisien d'origine et de coeur, il partage sa passion avec ses passagers en leur proposant de jouer avec lui : que ce soit en discutant d'événements à la fois historiques et romanesques, ou en faisant tourner sa grande roue de la fortune, celles et ceux qui l'accompagnent le temps d'une course repartent toujours avec des souvenirs marquants, bien souvent avec un livre à lire et à partager. Dans cet épisode, il jette avec nous un regard sur ses (presque) dix-neuf ans de carrière et sur les expériences qu'il en a retenues, avec la même légèreté qu'un conducteur expérimenté slalome dans les ruelles qu'il aime, qu'elles soient de goudron ou de papier.  
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 Une conversation entre Olivier Pestrimaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 septembre 2025.
 
 OLIVIER PESTRIMAUX, CHAUFFEUR DE TAXI PARISIEN
 Parisien et chauffeur de taxi, Olivier Pestrimaux est aussi un littéraire, un de ceux qui lisent comme ils vivent, en mouvement. Lecteur parisien d'origine et de coeur, il partage sa passion avec ses passagers en leur proposant de jouer avec lui : que ce soit en discutant d'événements à la fois historiques et romanesques, ou en faisant tourner sa grande roue de la fortune, celles et ceux qui l'accompagnent le temps d'une course repartent toujours avec des souvenirs marquants, bien souvent avec un livre à lire et à partager. Dans cet épisode, il jette avec nous un regard sur ses (presque) dix-neuf ans de carrière et sur les expériences qu'il en a retenues, avec la même légèreté qu'un conducteur expérimenté slalome dans les ruelles qu'il aime, qu'elles soient de goudron ou de papier.  
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 Une conversation entre Olivier Pestrimaux...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>15:22</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/gndRABU]]></podcast:txt><itunes:episode>449</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Olivier Pestrimaux,Taxi,littérature</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La sécurité sociale a 80 ans / L’Afrique : de junte en junte]]></title><guid isPermaLink="false">d5db463b-693c-4a82-a05b-95d783c87a7c</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd’hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n’a pas perdu l’amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux&nbsp;: l’universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd’hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l’assurance-maladie prévu cette année - 23&nbsp;milliards en&nbsp;2025 (contre 17,2&nbsp;milliards en&nbsp;2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6&nbsp;milliards d’euros pour cette année.&nbsp; Un vieillissement à prendre d’autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l’âge.&nbsp;D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, en&nbsp;2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114&nbsp;euros pour les moins de 20&nbsp;ans, 1.632&nbsp;euros pour les 21-40&nbsp;ans, 2.717&nbsp;euros pour les 41-60&nbsp;ans, 4.498&nbsp;euros pour les 61-70&nbsp;ans, 6.291&nbsp;euros pour les 71-80&nbsp;ans et 8.529&nbsp;euros pour les plus de 80&nbsp;ans. De fait, les plus de 60&nbsp;ans concentrent plus de 50&nbsp;% de la dépense totale, alors qu’ils représentent 28&nbsp;% de la population.</p><p>Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. <em>«&nbsp;Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353&nbsp;milliards d’euros en 2023, soit 13,4&nbsp;% du PIB&nbsp;»,</em>signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser «&nbsp;<em>la vision collective</em>&nbsp;» du vieillissement et de l’âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu’1&nbsp;% de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.</p><p>Mardi, à une courte majorité - 247&nbsp;voix contre 234 (et 93&nbsp;abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.</p><p></p><p><strong>L’AFRIQUE&nbsp;: DE JUNTE EN JUNTE</strong></p><p></p><p>En cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d’État militaires d’abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.</p><p>Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l’armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l’épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s’en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d’État militaire ces cinq dernières années. Le coup d’État a été mis en échec.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 décembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANS</strong></p><p></p><p>Né en 1945 dans l’élan du Conseil national de la Résistance, l’État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd’hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n’a pas perdu l’amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux&nbsp;: l’universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd’hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l’assurance-maladie prévu cette année - 23&nbsp;milliards en&nbsp;2025 (contre 17,2&nbsp;milliards en&nbsp;2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6&nbsp;milliards d’euros pour cette année.&nbsp; Un vieillissement à prendre d’autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l’âge.&nbsp;D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, en&nbsp;2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114&nbsp;euros pour les moins de 20&nbsp;ans, 1.632&nbsp;euros pour les 21-40&nbsp;ans, 2.717&nbsp;euros pour les 41-60&nbsp;ans, 4.498&nbsp;euros pour les 61-70&nbsp;ans, 6.291&nbsp;euros pour les 71-80&nbsp;ans et 8.529&nbsp;euros pour les plus de 80&nbsp;ans. De fait, les plus de 60&nbsp;ans concentrent plus de 50&nbsp;% de la dépense totale, alors qu’ils représentent 28&nbsp;% de la population.</p><p>Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. <em>«&nbsp;Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353&nbsp;milliards d’euros en 2023, soit 13,4&nbsp;% du PIB&nbsp;»,</em>signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser «&nbsp;<em>la vision collective</em>&nbsp;» du vieillissement et de l’âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu’1&nbsp;% de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.</p><p>Mardi, à une courte majorité - 247&nbsp;voix contre 234 (et 93&nbsp;abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.</p><p></p><p><strong>L’AFRIQUE&nbsp;: DE JUNTE EN JUNTE</strong></p><p></p><p>En cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d’État militaires d’abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.</p><p>Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l’armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l’épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s’en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d’État militaire ces cinq dernières années. Le coup d’État a été mis en échec.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 14 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d5db463b-693c-4a82-a05b-95d783c87a7c.mp3?_=1765528363" length="60487723" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 décembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANS
 
 Né en 1945 dans l’élan du Conseil national de la Résistance, l’État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd’hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n’a pas perdu l’amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l’universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd’hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l’assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d’euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d’autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l’âge. D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu’ils représentent 28 % de la population.
 Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d’euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l’âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu’1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.
 Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.
 
 L’AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTE
 
 En cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d’État militaires d’abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.
 Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l’armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l’épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s’en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d’État militaire ces cinq dernières années. Le coup d’État a été mis en échec.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 décembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANS
 
 Né en 1945 dans l’élan du Conseil national de la Résistance, l’État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd’hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n’a pas perdu l’amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l’universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd’hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l’assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d’euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d’autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l’âge. D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu’ils représentent 28 % de la population.
 Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d’euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l’âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu’1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.
 Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.
 
 L’AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTE
 
 En cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d’État militaires d’abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.
 Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l’armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l’épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s’en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d’État militaire ces cinq dernières années. Le coup d’État a été mis en échec.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:00</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/PwMYRiJ]]></podcast:txt><itunes:episode>464</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Sécurité sociale,Afrique,Guinée,Guinée Bissau,Burkina Faso,Niger,Mali,Lionel Zinsou,Antoine Foucher,Nicolas Baverez,Lucile Schmid</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (relations avec la Chine et effondrement du bloc central)]]></title><guid isPermaLink="false">72009703-abca-4614-be93-cd45182e8d59</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 décembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 décembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 10 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/72009703-abca-4614-be93-cd45182e8d59.mp3?_=1765101809" length="33425291" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 décembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p></p><p><strong>LE NOUVEAU RAPPORT DE FORCE ENTRE LA CHINE ET L’EUROPE</strong></p><p></p><p>Au cours des douze derniers mois, l'Europe est devenue le premier excédent commercial de la Chine, devant les Etats-Unis. Il a atteint 310&nbsp;milliards de dollars Depuis 2019, le surplus chinois vis-à-vis de l'Europe a presque doublé. Et tout porte à croire qu'avec les droits de douane de Trump, qui ferment en grande partie la porte du marché américain aux exportations de l'empire du Milieu, ce phénomène est appelé à s'amplifier et à durer. Cela traduit l'impressionnante montée en puissance de la Chine dans un grand nombre de technologies, notamment dans les industries vertes, sur lesquelles l'Europe se retrouve désormais, dans un renversement du rapport de force, en position de demandeur. Face à la Chine, sur le plan économique et commercial, l'Europe n'est plus naïve&nbsp;: elle filtre les investissements&nbsp;; applique des droits de douane sur les biens bénéficiant de subventions à la production, comme les voitures électriques&nbsp;; travaille à desserrer l'étau de sa dépendance en ressources de base, comme les terres rares et les aimants permanents&nbsp;; elle prend des mesures commerciales fortes, comme les quotas qui s'appliqueront pour l'acier et l'inox au 1er janvier prochain. Elle se convertit à l'idée, très française, de préférence européenne notamment pour les achats publics. Début décembre, le commissaire Stéphane Séjourné a porté à Bruxelles un texte pour conditionner les investissements en Europe à des transferts de technologie. Ces mesures révèlent un changement de logiciel de la Commission européenne, dans un rapport de force de plus en plus tendu avec Pékin. La prise de conscience des vulnérabilités stratégiques européennes gagne des pays pour qui le libre-échange était auparavant l'alpha et l'oméga, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Scandinaves.</p><p>Pour sa quatrième visite d'État en Chine depuis 2017, du 3 au 5&nbsp;décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a été bien seul face à Xi Jinping. Les Chinois sont aujourd’hui en position de force dans presque tous les domaines. Les contentieux entre la France et la Chine s’accumulent. L’Ukraine en est l’exemple le plus patent, à l’heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s’aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre ans après l’invasion russe, Pékin n’a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l’effort de guerre russe. Le numéro un chinois a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef de l'État français de faire pression sur la Russie. Le président français a également pressé son hôte sur le front économique, en quête d'un grand <em>«&nbsp;rééquilibrage » </em>avec là aussi une réponse fuyante de l'« <em>usine du monde</em> », qui déverse ses surcapacités industrielles aux quatre coins de la planète.</p><p></p><p><strong>LE BLOC CENTRAL S’EFFONDRE-T-IL&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Vendredi, les députés ont adopté son volet recettes pour 2026, par 166 voix pour et 140 contre. Paradoxalement, le gouvernement s’inquiète davantage des votes du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, et LR) que de ceux des oppositions. Or les députés du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, n'entendent pas voter pour ce texte qui « ne propose pas de réduction du déficit, repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction de dépenses », selon le patron du groupe à l’Assemblée Paul Christophe. Des gestes ont été faits, sur la Défense, ou le prix de l'électricité, mais ce coup de pression venant d'un parti qui compte trois ministres au sein du gouvernement Lecornu, est mal compris par ses partenaires. Une adoption du texte, le 9&nbsp;décembre, serait un succès pour le Premier ministre, qui espère provoquer ensuite une dynamique favorable sur le projet de budget de l'État. Les incertitudes demeurent d'autant plus que l'amertume monte au sein du bloc central, après avoir dû concéder des mesures aux socialistes, dont la suspension de la réforme des retraites de 2023.</p><p>À un an et demi du scrutin présidentiel, dans un bloc central affaibli par les divisions et avec l’impopularité du président sortant, aucun candidat «&nbsp;naturel&nbsp;» n’a pour l’heure émergé. Seul prétendant déclaré, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe s’efforce de s’imposer comme le candidat de la droite et du centre et exclut de passer par une primaire. Après son appel à la démission du président de la République, un sondage est venu, depuis, ébranler son camp. Selon le dernier baromètre Odoxa publié le 25 novembre, pour la première fois au second tour, face à Édouard Philippe, Jordan Bardella recueillerait 53% des voix. Quoi qu’il en soit de la fiabilité d’un sondage de deuxième tour dont les sondeurs eux-mêmes soulignent la fragilité, en avril dernier, Édouard Philippe était donné vainqueur de Jordan Bardella au second tour, avec 54% contre 46%. Cette baisse dans les sondages affecte tout le bloc central, soulignent les philippistes, alors que les discussions budgétaires au Parlement s’enlisent. L’affaiblissement de l’ancienne majorité présidentielle dans les sondages serait selon eux le résultat d’une « succession de mauvais choix » d’Emmanuel Macron, lequel aurait « contaminé » les prétendants issus de son camp. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », résume l’eurodéputée Nathalie Loiseau, membre d’Horizons. Le patron du parti macroniste Gabriel Attal se réjouit en privé, de talonner le&nbsp;Havrais dans les sondages et croit de plus en plus pouvoir incarner l’espace central, dans l’esprit du « en même temps » de 2017, que réfute Édouard Philippe.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 décembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p></p><p><strong>LE NOUVEAU RAPPORT DE FORCE ENTRE LA CHINE ET L’EUROPE</strong></p><p></p><p>Au cours des douze derniers mois, l'Europe est devenue le premier excédent commercial de la Chine, devant les Etats-Unis. Il a atteint 310&nbsp;milliards de dollars Depuis 2019, le surplus chinois vis-à-vis de l'Europe a presque doublé. Et tout porte à croire qu'avec les droits de douane de Trump, qui ferment en grande partie la porte du marché américain aux exportations de l'empire du Milieu, ce phénomène est appelé à s'amplifier et à durer. Cela traduit l'impressionnante montée en puissance de la Chine dans un grand nombre de technologies, notamment dans les industries vertes, sur lesquelles l'Europe se retrouve désormais, dans un renversement du rapport de force, en position de demandeur. Face à la Chine, sur le plan économique et commercial, l'Europe n'est plus naïve&nbsp;: elle filtre les investissements&nbsp;; applique des droits de douane sur les biens bénéficiant de subventions à la production, comme les voitures électriques&nbsp;; travaille à desserrer l'étau de sa dépendance en ressources de base, comme les terres rares et les aimants permanents&nbsp;; elle prend des mesures commerciales fortes, comme les quotas qui s'appliqueront pour l'acier et l'inox au 1er janvier prochain. Elle se convertit à l'idée, très française, de préférence européenne notamment pour les achats publics. Début décembre, le commissaire Stéphane Séjourné a porté à Bruxelles un texte pour conditionner les investissements en Europe à des transferts de technologie. Ces mesures révèlent un changement de logiciel de la Commission européenne, dans un rapport de force de plus en plus tendu avec Pékin. La prise de conscience des vulnérabilités stratégiques européennes gagne des pays pour qui le libre-échange était auparavant l'alpha et l'oméga, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Scandinaves.</p><p>Pour sa quatrième visite d'État en Chine depuis 2017, du 3 au 5&nbsp;décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a été bien seul face à Xi Jinping. Les Chinois sont aujourd’hui en position de force dans presque tous les domaines. Les contentieux entre la France et la Chine s’accumulent. L’Ukraine en est l’exemple le plus patent, à l’heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s’aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre ans après l’invasion russe, Pékin n’a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l’effort de guerre russe. Le numéro un chinois a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef de l'État français de faire pression sur la Russie. Le président français a également pressé son hôte sur le front économique, en quête d'un grand <em>«&nbsp;rééquilibrage » </em>avec là aussi une réponse fuyante de l'« <em>usine du monde</em> », qui déverse ses surcapacités industrielles aux quatre coins de la planète.</p><p></p><p><strong>LE BLOC CENTRAL S’EFFONDRE-T-IL&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Vendredi, les députés ont adopté son volet recettes pour 2026, par 166 voix pour et 140 contre. Paradoxalement, le gouvernement s’inquiète davantage des votes du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, et LR) que de ceux des oppositions. Or les députés du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, n'entendent pas voter pour ce texte qui « ne propose pas de réduction du déficit, repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction de dépenses », selon le patron du groupe à l’Assemblée Paul Christophe. Des gestes ont été faits, sur la Défense, ou le prix de l'électricité, mais ce coup de pression venant d'un parti qui compte trois ministres au sein du gouvernement Lecornu, est mal compris par ses partenaires. Une adoption du texte, le 9&nbsp;décembre, serait un succès pour le Premier ministre, qui espère provoquer ensuite une dynamique favorable sur le projet de budget de l'État. Les incertitudes demeurent d'autant plus que l'amertume monte au sein du bloc central, après avoir dû concéder des mesures aux socialistes, dont la suspension de la réforme des retraites de 2023.</p><p>À un an et demi du scrutin présidentiel, dans un bloc central affaibli par les divisions et avec l’impopularité du président sortant, aucun candidat «&nbsp;naturel&nbsp;» n’a pour l’heure émergé. Seul prétendant déclaré, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe s’efforce de s’imposer comme le candidat de la droite et du centre et exclut de passer par une primaire. Après son appel à la démission du président de la République, un sondage est venu, depuis, ébranler son camp. Selon le dernier baromètre Odoxa publié le 25 novembre, pour la première fois au second tour, face à Édouard Philippe, Jordan Bardella recueillerait 53% des voix. Quoi qu’il en soit de la fiabilité d’un sondage de deuxième tour dont les sondeurs eux-mêmes soulignent la fragilité, en avril dernier, Édouard Philippe était donné vainqueur de Jordan Bardella au second tour, avec 54% contre 46%. Cette baisse dans les sondages affecte tout le bloc central, soulignent les philippistes, alors que les discussions budgétaires au Parlement s’enlisent. L’affaiblissement de l’ancienne majorité présidentielle dans les sondages serait selon eux le résultat d’une « succession de mauvais choix » d’Emmanuel Macron, lequel aurait « contaminé » les prétendants issus de son camp. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », résume l’eurodéputée Nathalie Loiseau, membre d’Horizons. Le patron du parti macroniste Gabriel Attal se réjouit en privé, de talonner le&nbsp;Havrais dans les sondages et croit de plus en plus pouvoir incarner l’espace central, dans l’esprit du « en même temps » de 2017, que réfute Édouard Philippe.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 07 Dec 2025 14:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/78e9b571-84d3-44ae-adc4-14eb20d8a223.mp3?_=1765099750" length="60689187" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 décembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 LE NOUVEAU RAPPORT DE FORCE ENTRE LA CHINE ET L’EUROPE
 
 Au cours des douze derniers mois, l'Europe est devenue le premier excédent commercial de la Chine, devant les Etats-Unis. Il a atteint 310 milliards de dollars Depuis 2019, le surplus chinois vis-à-vis de l'Europe a presque doublé. Et tout porte à croire qu'avec les droits de douane de Trump, qui ferment en grande partie la porte du marché américain aux exportations de l'empire du Milieu, ce phénomène est appelé à s'amplifier et à durer. Cela traduit l'impressionnante montée en puissance de la Chine dans un grand nombre de technologies, notamment dans les industries vertes, sur lesquelles l'Europe se retrouve désormais, dans un renversement du rapport de force, en position de demandeur. Face à la Chine, sur le plan économique et commercial, l'Europe n'est plus naïve : elle filtre les investissements ; applique des droits de douane sur les biens bénéficiant de subventions à la production, comme les voitures électriques ; travaille à desserrer l'étau de sa dépendance en ressources de base, comme les terres rares et les aimants permanents ; elle prend des mesures commerciales fortes, comme les quotas qui s'appliqueront pour l'acier et l'inox au 1er janvier prochain. Elle se convertit à l'idée, très française, de préférence européenne notamment pour les achats publics. Début décembre, le commissaire Stéphane Séjourné a porté à Bruxelles un texte pour conditionner les investissements en Europe à des transferts de technologie. Ces mesures révèlent un changement de logiciel de la Commission européenne, dans un rapport de force de plus en plus tendu avec Pékin. La prise de conscience des vulnérabilités stratégiques européennes gagne des pays pour qui le libre-échange était auparavant l'alpha et l'oméga, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Scandinaves.
 Pour sa quatrième visite d'État en Chine depuis 2017, du 3 au 5 décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a été bien seul face à Xi Jinping. Les Chinois sont aujourd’hui en position de force dans presque tous les domaines. Les contentieux entre la France et la Chine s’accumulent. L’Ukraine en est l’exemple le plus patent, à l’heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s’aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre ans après l’invasion russe, Pékin n’a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l’effort de guerre russe. Le numéro un chinois a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef de l'État français de faire pression sur la Russie. Le président français a également pressé son hôte sur le front économique, en quête d'un grand « rééquilibrage » avec là aussi une réponse fuyante de l'« usine du monde », qui déverse ses surcapacités industrielles aux quatre coins de la planète.
 
 LE BLOC CENTRAL S’EFFONDRE-T-IL ?
 
 Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Vendredi, les députés ont adopté son volet recettes pour 2026, par 166 voix pour et 140 contre. Paradoxalement, le gouvernement s’inquiète davantage des votes du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, et LR) que de ceux des oppositions. Or les députés du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, n'entendent pas voter pour ce texte qui « ne propose pas de réduction du déficit, repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction de dépenses », selon le patron du groupe à l’Assemblée Paul Christophe. Des gestes ont été faits, sur la Défense, ou le prix de l'électricité, mais ce coup de pression venant d'un parti qui compte trois ministres au sein du gouvernement Lecornu, est mal compris par ses partenaires. Une adoption du texte, le 9 décembre, serait un succès pour le Premier ministre, qui espère provoquer ensuite une dynamique favorable sur le projet de budget de l'État. Les incertitudes demeurent d'autant plus que l'amertume monte au sein du bloc central, après avoir dû concéder des mesures aux socialistes, dont la suspension de la réforme des retraites de 2023.
 À un an et demi du scrutin présidentiel, dans un bloc central affaibli par les divisions et avec l’impopularité du président sortant, aucun candidat « naturel » n’a pour l’heure émergé. Seul prétendant déclaré, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe s’efforce de s’imposer comme le candidat de la droite et du centre et exclut de passer par une primaire. Après son appel à la démission du président de la République, un sondage est venu, depuis, ébranler son camp. Selon le dernier baromètre Odoxa publié le 25 novembre, pour la première fois au second tour, face à Édouard Philippe, Jordan Bardella recueillerait 53% des voix. Quoi qu’il en soit de la fiabilité d’un sondage de deuxième tour dont les sondeurs eux-mêmes soulignent la fragilité, en avril dernier, Édouard Philippe était donné vainqueur de Jordan Bardella au second tour, avec 54% contre 46%. Cette baisse dans les sondages affecte tout le bloc central, soulignent les philippistes, alors que les discussions budgétaires au Parlement s’enlisent. L’affaiblissement de l’ancienne majorité présidentielle dans les sondages serait selon eux le résultat d’une « succession de mauvais choix » d’Emmanuel Macron, lequel aurait « contaminé » les prétendants issus de son camp. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », résume l’eurodéputée Nathalie Loiseau, membre d’Horizons. Le patron du parti macroniste Gabriel Attal se réjouit en privé, de talonner le Havrais dans les sondages et croit de plus en plus pouvoir incarner l’espace central, dans l’esprit du « en même temps » de 2017, que réfute Édouard Philippe.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 décembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 LE NOUVEAU RAPPORT DE FORCE ENTRE LA CHINE ET L’EUROPE
 
 Au cours des douze derniers mois, l'Europe est devenue le premier excédent commercial de la Chine, devant les Etats-Unis. Il a atteint 310 milliards de dollars Depuis 2019, le surplus chinois vis-à-vis de l'Europe a presque doublé. Et tout porte à croire qu'avec les droits de douane de Trump, qui ferment en grande partie la porte du marché américain aux exportations de l'empire du Milieu, ce phénomène est appelé à s'amplifier et à durer. Cela traduit l'impressionnante montée en puissance de la Chine dans un grand nombre de technologies, notamment dans les industries vertes, sur lesquelles l'Europe se retrouve désormais, dans un renversement du rapport de force, en position de demandeur. Face à la Chine, sur le plan économique et commercial, l'Europe n'est plus naïve : elle filtre les investissements ; applique des droits de douane sur les biens bénéficiant de subventions à la production, comme les voitures électriques ; travaille à desserrer l'étau de sa dépendance en ressources de base, comme les terres rares et les aimants permanents ; elle prend des mesures commerciales fortes, comme les quotas qui s'appliqueront pour l'acier et l'inox au 1er janvier prochain. Elle se convertit à l'idée, très française, de préférence européenne notamment pour les achats publics. Début décembre, le commissaire Stéphane Séjourné a porté à Bruxelles un texte pour conditionner les investissements en Europe à des transferts de technologie. Ces mesures révèlent un changement de logiciel de la Commission européenne, dans un rapport de force de plus en plus tendu avec Pékin. La prise de conscience des vulnérabilités stratégiques européennes gagne des pays pour qui le libre-échange était auparavant l'alpha et l'oméga, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Scandinaves.
 Pour sa quatrième visite d'État en Chine depuis 2017, du 3 au 5 décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a été bien seul face à Xi Jinping. Les Chinois sont aujourd’hui en position de force dans presque tous les domaines. Les contentieux entre la France et la Chine s’accumulent. L’Ukraine en est l’exemple le plus patent, à l’heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s’aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre ans après l’invasion russe, Pékin n’a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l’effort de guerre russe. Le numéro un chinois a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef de l'État français de faire pression sur la Russie. Le président français a également pressé son hôte sur le front économique, en quête d'un grand « rééquilibrage » avec là aussi une réponse fuyante de l'« usine du monde », qui déverse ses surcapacités industrielles aux quatre coins de la planète.
 
 LE BLOC CENTRAL S’EFFONDRE-T-IL ?
 
 Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Vendredi, les députés ont adopté son volet recettes pour 2026, par 166 voix pour et 140 contre. Paradoxalement, le gouvernement s’inquiète davantage des votes du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, et LR) que de ceux des oppositions. Or les députés du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, n'entendent pas voter pour ce texte qui « ne propose pas de réduction du déficit, repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction de dépenses », selon le patron du groupe à l’Assemblée Paul Christophe. Des gestes ont été faits, sur la Défense, ou le prix de l'électricité, mais ce coup de pression venant d'un parti qui compte trois ministres au sein du gouvernement Lecornu, est mal compris par ses partenaires. Une adoption du texte, le 9 décembre, serait un succès pour le Premier ministre, qui espère provoquer ensuite une dynamique favorable sur le projet de budget de l'État. Les incertitudes demeurent d'autant plus que l'amertume monte au sein du bloc central, après avoir dû concéder des mesures aux socialistes, dont la suspension de la réforme des retraites de 2023.
 À un an et demi du scrutin présidentiel, dans un bloc central affaibli par les divisions et avec l’impopularité du président sortant, aucun candidat « naturel » n’a pour l’heure émergé. Seul prétendant déclaré, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe s’efforce de s’imposer comme le candidat de la droite et du centre et exclut de passer par une primaire. Après son appel à la démission du président de la République, un sondage est venu, depuis, ébranler son camp. Selon le dernier baromètre Odoxa publié le 25 novembre, pour la première fois au second tour, face à Édouard Philippe, Jordan Bardella recueillerait 53% des voix. Quoi qu’il en soit de la fiabilité d’un sondage de deuxième tour dont les sondeurs eux-mêmes soulignent la fragilité, en avril dernier, Édouard Philippe était donné vainqueur de Jordan Bardella au second tour, avec 54% contre 46%. Cette baisse dans les sondages affecte tout le bloc central, soulignent les philippistes, alors que les discussions budgétaires au Parlement s’enlisent. L’affaiblissement de l’ancienne majorité présidentielle dans les sondages serait selon eux le résultat d’une « succession de mauvais choix » d’Emmanuel Macron, lequel aurait « contaminé » les prétendants issus de son camp. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », résume l’eurodéputée Nathalie Loiseau, membre d’Horizons. Le patron du parti macroniste Gabriel Attal se réjouit en privé, de talonner le Havrais dans les sondages et croit de plus en plus pouvoir incarner l’espace central, dans l’esprit du « en même temps » de 2017, que réfute Édouard Philippe.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:13</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/qaVvWLE]]></podcast:txt><itunes:episode>461</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,David Djaïz,Antoine Foucher,Nicole Gnesotto,Chine,Europe,Macron</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : François Aymé, et le Festival International du Film d’Histoire de Pessac (4/4)]]></title><guid isPermaLink="false">8c50fe08-8f47-440e-aaef-f213ff522d20</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.</p><p></p><p>4/4 : Dans ce dernier épisode, François Aymé nous raconte l’évolution du festival depuis sa création, et tout particulièrement l’édition de cette année. Philippe Meyer et lui échangent sur sa pratique d’écrivain pour le cinéma et de réalisateur, qui lui confère une expérience plus totale de l’art cinématographique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.</p><p></p><p>4/4 : Dans ce dernier épisode, François Aymé nous raconte l’évolution du festival depuis sa création, et tout particulièrement l’édition de cette année. Philippe Meyer et lui échangent sur sa pratique d’écrivain pour le cinéma et de réalisateur, qui lui confère une expérience plus totale de l’art cinématographique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 03 Dec 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8c50fe08-8f47-440e-aaef-f213ff522d20.mp3?_=1762596497" length="15182209" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.
 
 4/4 : Dans ce dernier épisode, François Aymé nous raconte l’évolution du festival depuis sa création, et tout particulièrement l’édition de cette année. Philippe Meyer et lui échangent sur sa pratique d’écrivain pour le cinéma et de réalisateur, qui lui confère une expérience plus totale de l’art cinématographique.
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 4/4 : Dans ce dernier épisode, François Aymé nous raconte l’évolution du festival depuis sa création, et tout particulièrement l’édition de cette année. Philippe Meyer et lui échangent sur sa pratique d’écrivain pour le cinéma et de réalisateur, qui lui confère une expérience plus totale de l’art cinématographique.
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 Une conversation entre François Aymé et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>15:48</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/GnsTNjH]]></podcast:txt><itunes:episode>456</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,François Aymé,Festival International du Film d’Histoire de Pessac</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Redressement italien, déclin français : un parallèle en trompe-l’œil / Le plan de paix de Trump pour l’Ukraine]]></title><guid isPermaLink="false">90272708-e547-49a2-aa53-127449083bff</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>REDRESSEMENT ITALIEN, DÉCLIN FRANÇAIS&nbsp;: UN PARALLÈLE EN TROMPE-L’ŒIL</strong></p><p></p><p>Alors que la France s’enfonce dans la dette, l’Italie redresse ses dépenses publiques. Le 2&nbsp;octobre, le gouvernement d’ « union des droites » de Giorgia Meloni a approuvé les dernières prévisions financières pour fin 2025&nbsp;: le déficit serait ramené autour de 3% du PIB, ouvrant la porte à une sortie de la procédure pour déficit excessif engagée par la Commission européenne. L’Italie est devenue la quatrième puissance exportatrice mondiale se classant derrière l’Allemagne, elle devance désormais la Corée du Sud. En 2014, elle était classée au septième rang.</p><p>Ces résultats ne doivent pas occulter une dette italienne restée à des niveaux très préoccupants (140% du PIB). De plus, le redressement financier de l’Italie est facilité par les effets du plan de relance européen décidé durant la crise sanitaire de 2020-2022, particulièrement généreux pour Rome (avec 194 milliards d’euros perçus, le pays est le premier bénéficiaire du dispositif). Une dette souveraine qui n’a pas empêché le 19 septembre l’agence de notation Fitch d’en relever la note à BBB+, quelques jours après avoir abaissé celle de la France à A+, donnant l’impression que les courbes, entre les deux pays, étaient destinées à se croiser, le redressement italien ne faisant que mettre en lumière, par contraste, l’affaiblissement des positions de la France.</p><p>L’économie italienne conserve de grandes fragilités structurelles, notamment une productivité atone, une croissance en berne et une crise démographique qui ne cesse de s’aggraver, notamment par le départ à l’étranger des Italiens diplômés. Le pays connait une productivité du travail faible, estimée par l’OCDE à 65,60&nbsp;€ par heure en&nbsp;2024, soit beaucoup moins que la France (90,86€). Deuxième puissance manufacturière d’Europe, l’Italie arrive seulement quatorzième dans le classement des pays membres les plus innovants en&nbsp;2025, selon la Commission, tandis que le climat social se détériore. Le recul du chômage de 7,8% en&nbsp;2022 à 6% en&nbsp;2024 cache une augmentation du nombre de travailleurs pauvres et un temps partiel contraint qui frappe d’abord les femmes. Dans ces circonstances, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue se maintient au-dessus de 8&nbsp;millions, quand le taux de population à risque de pauvreté est de 23,1% en&nbsp;2024. De plus, une étude d’octobre 2024 menée par plusieurs universités analysant les données de la Banque centrale européenne a mis en évidence le caractère profondément inégalitaire du système fiscal italien. Les principaux avantages fiscaux y seraient ainsi concentrés entre les mains des 7% des plus riches, dont le taux moyen d’imposition se révèle inférieur à celui des classes moyennes moins favorisées.</p><p>En dépit de ces faiblesses, 39% des Italiens, selon le baromètre publié en février 2025 par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, déclarent faire confiance à la politique, contre 26% des Français. L’Italie, il est vrai, connait depuis trois ans, contrairement à la France, une stabilité gouvernementale inédite.</p><p></p><p><strong>LE PLAN DE PAIX DE TRUMP POUR L’UKRAINE</strong></p><p></p><p>Le 18 novembre, un plan de paix en Ukraine, détaillé en 28&nbsp;points a sidéré les Ukrainiens et les Européens, tant cette esquisse inacceptable à leurs yeux était alignée sur les positions russes. Il stipule notamment que la Crimée (annexée par la Russie en&nbsp;2014) ainsi que Louhansk et Donetsk seront <em>«&nbsp;reconnues comme russes de facto, y compris par les Etats-Unis ». </em>Il évoque aussi la création d’une « <em>zone tampon&nbsp;démilitarisée</em> » et neutre dans la partie de l’oblast de Donetsk contrôlée par l’Ukraine, qui serait <em>«&nbsp;internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie »</em>, mais où les forces russes n’entreraient pas. Il y est énoncé encore que l’Ukraine devrait renoncer à son projet d’adhérer à l’OTAN et réduire à 600.000&nbsp;soldats ses forces armées. Il ouvre la voie à une amnistie générale, y compris pour les crimes de guerre dont est accusé le dirigeant russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’à une levée progressive des sanctions occidentales, voire à un retour de la Russie dans le G8.</p><p>Les négociations entreprises dimanche à Genève, entre les conseillers à la sécurité nationale américains, ukrainiens et européens, ont permis de remodeler le plan Trump et de le nettoyer de ses aspects les plus problématiques. Sur les 28&nbsp;points initiaux, il n’en restait plus que 19 lundi. Certains paragraphes ont été tout simplement rayés, comme la suggestion de réintégrer la Russie dans le G8, ou d’offrir la possibilité pour les Etats-Unis d’utiliser les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, afin de financer l’effort de reconstruction. Les mentions concernant directement les intérêts européens, comme les sanctions, la perspective que l’Ukraine adhère à l’Union européenne ou qu’elle n’intègre jamais l’OTAN ont été remises à plus tard. Ce nouveau plan en 19 points n’est pas définitif. Divers ajustements et précisions doivent encore être négociées dans les coulisses, avant d’être soumis à la Russie. Mais la copie paraît désormais acceptable à la fois aux Ukrainiens, aux Américains et aux Européens. Il n’est plus question pour Kyiv de renoncer aux territoires conquis par la Russie, ni d’établir une zone tampon sur son sol mais de proposer un armistice sur la ligne de front actuelle qui serait gelée. Il n’est plus envisagé de réduire par deux la taille de l’armée ukrainienne. «&nbsp;<em>Beaucoup de choses justes ont été prises en compte&nbsp;</em>» à Genève, a observé Volodymyr Zelensky, lundi, indiquant qu’il négociera lui-même avec Donald Trump les points les plus sensibles laissés de côté, lors d’une rencontre dont la date est incertaine. En écho, Vladimir Poutine a déclaré jeudi que&nbsp;<em>«&nbsp;les combats cesseront</em>&nbsp;» quand l'armée ukrainienne&nbsp;<em>«&nbsp;quittera les territoires qu'elle occupe&nbsp;» </em>(= les régions revendiquées par Moscou) et qu'il ne peut pas y avoir d'accord de paix car le gouvernement ukrainien n'est pas légitime.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>REDRESSEMENT ITALIEN, DÉCLIN FRANÇAIS&nbsp;: UN PARALLÈLE EN TROMPE-L’ŒIL</strong></p><p></p><p>Alors que la France s’enfonce dans la dette, l’Italie redresse ses dépenses publiques. Le 2&nbsp;octobre, le gouvernement d’ « union des droites » de Giorgia Meloni a approuvé les dernières prévisions financières pour fin 2025&nbsp;: le déficit serait ramené autour de 3% du PIB, ouvrant la porte à une sortie de la procédure pour déficit excessif engagée par la Commission européenne. L’Italie est devenue la quatrième puissance exportatrice mondiale se classant derrière l’Allemagne, elle devance désormais la Corée du Sud. En 2014, elle était classée au septième rang.</p><p>Ces résultats ne doivent pas occulter une dette italienne restée à des niveaux très préoccupants (140% du PIB). De plus, le redressement financier de l’Italie est facilité par les effets du plan de relance européen décidé durant la crise sanitaire de 2020-2022, particulièrement généreux pour Rome (avec 194 milliards d’euros perçus, le pays est le premier bénéficiaire du dispositif). Une dette souveraine qui n’a pas empêché le 19 septembre l’agence de notation Fitch d’en relever la note à BBB+, quelques jours après avoir abaissé celle de la France à A+, donnant l’impression que les courbes, entre les deux pays, étaient destinées à se croiser, le redressement italien ne faisant que mettre en lumière, par contraste, l’affaiblissement des positions de la France.</p><p>L’économie italienne conserve de grandes fragilités structurelles, notamment une productivité atone, une croissance en berne et une crise démographique qui ne cesse de s’aggraver, notamment par le départ à l’étranger des Italiens diplômés. Le pays connait une productivité du travail faible, estimée par l’OCDE à 65,60&nbsp;€ par heure en&nbsp;2024, soit beaucoup moins que la France (90,86€). Deuxième puissance manufacturière d’Europe, l’Italie arrive seulement quatorzième dans le classement des pays membres les plus innovants en&nbsp;2025, selon la Commission, tandis que le climat social se détériore. Le recul du chômage de 7,8% en&nbsp;2022 à 6% en&nbsp;2024 cache une augmentation du nombre de travailleurs pauvres et un temps partiel contraint qui frappe d’abord les femmes. Dans ces circonstances, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue se maintient au-dessus de 8&nbsp;millions, quand le taux de population à risque de pauvreté est de 23,1% en&nbsp;2024. De plus, une étude d’octobre 2024 menée par plusieurs universités analysant les données de la Banque centrale européenne a mis en évidence le caractère profondément inégalitaire du système fiscal italien. Les principaux avantages fiscaux y seraient ainsi concentrés entre les mains des 7% des plus riches, dont le taux moyen d’imposition se révèle inférieur à celui des classes moyennes moins favorisées.</p><p>En dépit de ces faiblesses, 39% des Italiens, selon le baromètre publié en février 2025 par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, déclarent faire confiance à la politique, contre 26% des Français. L’Italie, il est vrai, connait depuis trois ans, contrairement à la France, une stabilité gouvernementale inédite.</p><p></p><p><strong>LE PLAN DE PAIX DE TRUMP POUR L’UKRAINE</strong></p><p></p><p>Le 18 novembre, un plan de paix en Ukraine, détaillé en 28&nbsp;points a sidéré les Ukrainiens et les Européens, tant cette esquisse inacceptable à leurs yeux était alignée sur les positions russes. Il stipule notamment que la Crimée (annexée par la Russie en&nbsp;2014) ainsi que Louhansk et Donetsk seront <em>«&nbsp;reconnues comme russes de facto, y compris par les Etats-Unis ». </em>Il évoque aussi la création d’une « <em>zone tampon&nbsp;démilitarisée</em> » et neutre dans la partie de l’oblast de Donetsk contrôlée par l’Ukraine, qui serait <em>«&nbsp;internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie »</em>, mais où les forces russes n’entreraient pas. Il y est énoncé encore que l’Ukraine devrait renoncer à son projet d’adhérer à l’OTAN et réduire à 600.000&nbsp;soldats ses forces armées. Il ouvre la voie à une amnistie générale, y compris pour les crimes de guerre dont est accusé le dirigeant russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’à une levée progressive des sanctions occidentales, voire à un retour de la Russie dans le G8.</p><p>Les négociations entreprises dimanche à Genève, entre les conseillers à la sécurité nationale américains, ukrainiens et européens, ont permis de remodeler le plan Trump et de le nettoyer de ses aspects les plus problématiques. Sur les 28&nbsp;points initiaux, il n’en restait plus que 19 lundi. Certains paragraphes ont été tout simplement rayés, comme la suggestion de réintégrer la Russie dans le G8, ou d’offrir la possibilité pour les Etats-Unis d’utiliser les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, afin de financer l’effort de reconstruction. Les mentions concernant directement les intérêts européens, comme les sanctions, la perspective que l’Ukraine adhère à l’Union européenne ou qu’elle n’intègre jamais l’OTAN ont été remises à plus tard. Ce nouveau plan en 19 points n’est pas définitif. Divers ajustements et précisions doivent encore être négociées dans les coulisses, avant d’être soumis à la Russie. Mais la copie paraît désormais acceptable à la fois aux Ukrainiens, aux Américains et aux Européens. Il n’est plus question pour Kyiv de renoncer aux territoires conquis par la Russie, ni d’établir une zone tampon sur son sol mais de proposer un armistice sur la ligne de front actuelle qui serait gelée. Il n’est plus envisagé de réduire par deux la taille de l’armée ukrainienne. «&nbsp;<em>Beaucoup de choses justes ont été prises en compte&nbsp;</em>» à Genève, a observé Volodymyr Zelensky, lundi, indiquant qu’il négociera lui-même avec Donald Trump les points les plus sensibles laissés de côté, lors d’une rencontre dont la date est incertaine. En écho, Vladimir Poutine a déclaré jeudi que&nbsp;<em>«&nbsp;les combats cesseront</em>&nbsp;» quand l'armée ukrainienne&nbsp;<em>«&nbsp;quittera les territoires qu'elle occupe&nbsp;» </em>(= les régions revendiquées par Moscou) et qu'il ne peut pas y avoir d'accord de paix car le gouvernement ukrainien n'est pas légitime.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 30 Nov 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/90272708-e547-49a2-aa53-127449083bff.mp3?_=1764316806" length="59444763" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 REDRESSEMENT ITALIEN, DÉCLIN FRANÇAIS : UN PARALLÈLE EN TROMPE-L’ŒIL
 
 Alors que la France s’enfonce dans la dette, l’Italie redresse ses dépenses publiques. Le 2 octobre, le gouvernement d’ « union des droites » de Giorgia Meloni a approuvé les dernières prévisions financières pour fin 2025 : le déficit serait ramené autour de 3% du PIB, ouvrant la porte à une sortie de la procédure pour déficit excessif engagée par la Commission européenne. L’Italie est devenue la quatrième puissance exportatrice mondiale se classant derrière l’Allemagne, elle devance désormais la Corée du Sud. En 2014, elle était classée au septième rang.
 Ces résultats ne doivent pas occulter une dette italienne restée à des niveaux très préoccupants (140% du PIB). De plus, le redressement financier de l’Italie est facilité par les effets du plan de relance européen décidé durant la crise sanitaire de 2020-2022, particulièrement généreux pour Rome (avec 194 milliards d’euros perçus, le pays est le premier bénéficiaire du dispositif). Une dette souveraine qui n’a pas empêché le 19 septembre l’agence de notation Fitch d’en relever la note à BBB+, quelques jours après avoir abaissé celle de la France à A+, donnant l’impression que les courbes, entre les deux pays, étaient destinées à se croiser, le redressement italien ne faisant que mettre en lumière, par contraste, l’affaiblissement des positions de la France.
 L’économie italienne conserve de grandes fragilités structurelles, notamment une productivité atone, une croissance en berne et une crise démographique qui ne cesse de s’aggraver, notamment par le départ à l’étranger des Italiens diplômés. Le pays connait une productivité du travail faible, estimée par l’OCDE à 65,60 € par heure en 2024, soit beaucoup moins que la France (90,86€). Deuxième puissance manufacturière d’Europe, l’Italie arrive seulement quatorzième dans le classement des pays membres les plus innovants en 2025, selon la Commission, tandis que le climat social se détériore. Le recul du chômage de 7,8% en 2022 à 6% en 2024 cache une augmentation du nombre de travailleurs pauvres et un temps partiel contraint qui frappe d’abord les femmes. Dans ces circonstances, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue se maintient au-dessus de 8 millions, quand le taux de population à risque de pauvreté est de 23,1% en 2024. De plus, une étude d’octobre 2024 menée par plusieurs universités analysant les données de la Banque centrale européenne a mis en évidence le caractère profondément inégalitaire du système fiscal italien. Les principaux avantages fiscaux y seraient ainsi concentrés entre les mains des 7% des plus riches, dont le taux moyen d’imposition se révèle inférieur à celui des classes moyennes moins favorisées.
 En dépit de ces faiblesses, 39% des Italiens, selon le baromètre publié en février 2025 par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, déclarent faire confiance à la politique, contre 26% des Français. L’Italie, il est vrai, connait depuis trois ans, contrairement à la France, une stabilité gouvernementale inédite.
 
 LE PLAN DE PAIX DE TRUMP POUR L’UKRAINE
 
 Le 18 novembre, un plan de paix en Ukraine, détaillé en 28 points a sidéré les Ukrainiens et les Européens, tant cette esquisse inacceptable à leurs yeux était alignée sur les positions russes. Il stipule notamment que la Crimée (annexée par la Russie en 2014) ainsi que Louhansk et Donetsk seront « reconnues comme russes de facto, y compris par les Etats-Unis ». Il évoque aussi la création d’une « zone tampon démilitarisée » et neutre dans la partie de l’oblast de Donetsk contrôlée par l’Ukraine, qui serait « internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie », mais où les forces russes n’entreraient pas. Il y est énoncé encore que l’Ukraine devrait renoncer à son projet d’adhérer à l’OTAN et réduire à 600.000 soldats ses forces armées. Il ouvre la voie à une amnistie générale, y compris pour les crimes de guerre dont est accusé le dirigeant russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’à une levée progressive des sanctions occidentales, voire à un retour de la Russie dans le G8.
 Les négociations entreprises dimanche à Genève, entre les conseillers à la sécurité nationale américains, ukrainiens et européens, ont permis de remodeler le plan Trump et de le nettoyer de ses aspects les plus problématiques. Sur les 28 points initiaux, il n’en restait plus que 19 lundi. Certains paragraphes ont été tout simplement rayés, comme la suggestion de réintégrer la Russie dans le G8, ou d’offrir la possibilité pour les Etats-Unis d’utiliser les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, afin de financer l’effort de reconstruction. Les mentions concernant directement les intérêts européens, comme les sanctions, la perspective que l’Ukraine adhère à l’Union européenne ou qu’elle n’intègre jamais l’OTAN ont été remises à plus tard. Ce nouveau plan en 19 points n’est pas définitif. Divers ajustements et précisions doivent encore être négociées dans les coulisses, avant d’être soumis à la Russie. Mais la copie paraît désormais acceptable à la fois aux Ukrainiens, aux Américains et aux Européens. Il n’est plus question pour Kyiv de renoncer aux territoires conquis par la Russie, ni d’établir une zone tampon sur son sol mais de proposer un armistice sur la ligne de front actuelle qui serait gelée. Il n’est plus envisagé de réduire par deux la taille de l’armée ukrainienne. « Beaucoup de choses justes ont été prises en compte » à Genève, a observé Volodymyr Zelensky, lundi, indiquant qu’il négociera lui-même avec Donald Trump les points les plus sensibles laissés de côté, lors d’une rencontre dont la date est incertaine. En écho, Vladimir Poutine a déclaré jeudi que « les combats cesseront » quand l'armée ukrainienne « quittera les territoires qu'elle occupe » (= les régions revendiquées par Moscou) et qu'il ne peut pas y avoir d'accord de paix car le gouvernement ukrainien n'est pas légitime.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 REDRESSEMENT ITALIEN, DÉCLIN FRANÇAIS : UN PARALLÈLE EN TROMPE-L’ŒIL
 
 Alors que la France s’enfonce dans la dette, l’Italie redresse ses dépenses publiques. Le 2 octobre, le gouvernement d’ « union des droites » de Giorgia Meloni a approuvé les dernières prévisions financières pour fin 2025 : le déficit serait ramené autour de 3% du PIB, ouvrant la porte à une sortie de la procédure pour déficit excessif engagée par la Commission européenne. L’Italie est devenue la quatrième puissance exportatrice mondiale se classant derrière l’Allemagne, elle devance désormais la Corée du Sud. En 2014, elle était classée au septième rang.
 Ces résultats ne doivent pas occulter une dette italienne restée à des niveaux très préoccupants (140% du PIB). De plus, le redressement financier de l’Italie est facilité par les effets du plan de relance européen décidé durant la crise sanitaire de 2020-2022, particulièrement généreux pour Rome (avec 194 milliards d’euros perçus, le pays est le premier bénéficiaire du dispositif). Une dette souveraine qui n’a pas empêché le 19 septembre l’agence de notation Fitch d’en relever la note à BBB+, quelques jours après avoir abaissé celle de la France à A+, donnant l’impression que les courbes, entre les deux pays, étaient destinées à se croiser, le redressement italien ne faisant que mettre en lumière, par contraste, l’affaiblissement des positions de la France.
 L’économie italienne conserve de grandes fragilités structurelles, notamment une productivité atone, une croissance en berne et une crise démographique qui ne cesse de s’aggraver, notamment par le départ à l’étranger des Italiens diplômés. Le pays connait une productivité du travail faible, estimée par l’OCDE à 65,60 € par heure en 2024, soit beaucoup moins que la France (90,86€). Deuxième puissance manufacturière d’Europe, l’Italie arrive seulement quatorzième dans le classement des pays membres les plus innovants en 2025, selon la Commission, tandis que le climat social se détériore. Le recul du chômage de 7,8% en 2022 à 6% en 2024 cache une augmentation du nombre de travailleurs pauvres et un temps partiel contraint qui frappe d’abord les femmes. Dans ces circonstances, le nombre de familles en situation de pauvreté absolue se maintient au-dessus de 8 millions, quand le taux de population à risque de pauvreté est de 23,1% en 2024. De plus, une étude d’octobre 2024 menée par plusieurs universités analysant les données de la Banque centrale européenne a mis en évidence le caractère profondément inégalitaire du système fiscal italien. Les principaux avantages fiscaux y seraient ainsi concentrés entre les mains des 7% des plus riches, dont le taux moyen d’imposition se révèle inférieur à celui des classes moyennes moins favorisées.
 En dépit de ces faiblesses, 39% des Italiens, selon le baromètre publié en février 2025 par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, déclarent faire confiance à la politique, contre 26% des Français. L’Italie, il est vrai, connait depuis trois ans, contrairement à la France, une stabilité gouvernementale inédite.
 
 LE PLAN DE PAIX DE TRUMP POUR L’UKRAINE
 
 Le 18 novembre, un plan de paix en Ukraine, détaillé en 28 points a sidéré les Ukrainiens et les Européens, tant cette esquisse inacceptable à leurs yeux était alignée sur les positions russes. Il stipule notamment que la Crimée (annexée par la Russie en 2014) ainsi que Louhansk et Donetsk seront « reconnues comme russes de facto, y compris par les Etats-Unis ». Il évoque aussi la création d’une « zone tampon démilitarisée » et neutre dans la partie de l’oblast de Donetsk contrôlée par l’Ukraine, qui serait « internationalement reconnue comme territoire appartenant à la Fédération de Russie », mais où les forces russes n’entreraient pas. Il y est énoncé encore que l’Ukraine devrait renoncer à son projet d’adhérer à l’OTAN et réduire à 600.000 soldats ses forces armées. Il ouvre la voie à une amnistie générale, y compris pour les crimes de guerre dont est accusé le dirigeant russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’à une levée progressive des sanctions occidentales, voire à un retour de la Russie dans le G8.
 Les négociations entreprises dimanche à Genève, entre les conseillers à la sécurité nationale américains, ukrainiens et européens, ont permis de remodeler le plan Trump et de le nettoyer de ses aspects les plus problématiques. Sur les 28 points initiaux, il n’en restait plus que 19 lundi. Certains paragraphes ont été tout simplement rayés, comme la suggestion de réintégrer la Russie dans le G8, ou d’offrir la possibilité pour les Etats-Unis d’utiliser les actifs russes gelés, majoritairement détenus dans des pays européens, afin de financer l’effort de reconstruction. Les mentions concernant directement les intérêts européens, comme les sanctions, la perspective que l’Ukraine adhère à l’Union européenne ou qu’elle n’intègre jamais l’OTAN ont été remises à plus tard. Ce nouveau plan en 19 points n’est pas définitif. Divers ajustements et précisions doivent encore être négociées dans les coulisses, avant d’être soumis à la Russie. Mais la copie paraît désormais acceptable à la fois aux Ukrainiens, aux Américains et aux Européens. Il n’est plus question pour Kyiv de renoncer aux territoires conquis par la Russie, ni d’établir une zone tampon sur son sol mais de proposer un armistice sur la ligne de front actuelle qui serait gelée. Il n’est plus envisagé de réduire par deux la taille de l’armée ukrainienne. « Beaucoup de choses justes ont été prises en compte » à Genève, a observé Volodymyr Zelensky, lundi, indiquant qu’il négociera lui-même avec Donald Trump les points les plus sensibles laissés de côté, lors d’une rencontre dont la date est incertaine. En écho, Vladimir Poutine a déclaré jeudi que « les combats cesseront » quand l'armée ukrainienne « quittera les territoires qu'elle occupe » (= les régions revendiquées par Moscou) et qu'il ne peut pas y avoir d'accord de paix car le gouvernement ukrainien n'est pas légitime.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:55</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/xgBamDY]]></podcast:txt><itunes:episode>460</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,François Bujon de l’Estang,Marc-Olivier Padis,Richard Werly,Italie,Giorgia Meloni,Trump,Ukraine,Volodymyr Zelensky</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : François Aymé, et le Festival International du Film d’Histoire de Pessac (3/4)]]></title><guid isPermaLink="false">7dba38b4-6afa-402f-83ae-18fda0eb3f23</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.</p><p></p><p>3/4 : Aujourd’hui, François Aymé nous présente le critère essentiel d’un cinéma selon lui : l’atmosphère. Si l’on ne crée par une relation de confiance, de proximité voire de complicité avec son public, comment « faire salle » ? Depuis le Covid, le public est devenu plus exigeant, et il est nécessaire de l’accueillir plus chaleureusement, ce qui est difficile dans des salles dont la fréquentation est de 10% seulement en moyenne. François Aymé nous propose une solution qu’il a pu expérimenter, celle de l’Université populaire, qui permet de fédérer une communauté de plusieurs centaines de fidèles autour du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.</p><p></p><p>3/4 : Aujourd’hui, François Aymé nous présente le critère essentiel d’un cinéma selon lui : l’atmosphère. Si l’on ne crée par une relation de confiance, de proximité voire de complicité avec son public, comment « faire salle » ? Depuis le Covid, le public est devenu plus exigeant, et il est nécessaire de l’accueillir plus chaleureusement, ce qui est difficile dans des salles dont la fréquentation est de 10% seulement en moyenne. François Aymé nous propose une solution qu’il a pu expérimenter, celle de l’Université populaire, qui permet de fédérer une communauté de plusieurs centaines de fidèles autour du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 26 Nov 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7dba38b4-6afa-402f-83ae-18fda0eb3f23.mp3?_=1762596334" length="20809611" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.
 
 3/4 : Aujourd’hui, François Aymé nous présente le critère essentiel d’un cinéma selon lui : l’atmosphère. Si l’on ne crée par une relation de confiance, de proximité voire de complicité avec son public, comment « faire salle » ? Depuis le Covid, le public est devenu plus exigeant, et il est nécessaire de l’accueillir plus chaleureusement, ce qui est difficile dans des salles dont la fréquentation est de 10% seulement en moyenne. François Aymé nous propose une solution qu’il a pu expérimenter, celle de l’Université populaire, qui permet de fédérer une communauté de plusieurs centaines de fidèles autour du cinéma.
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 3/4 : Aujourd’hui, François Aymé nous présente le critère essentiel d’un cinéma selon lui : l’atmosphère. Si l’on ne crée par une relation de confiance, de proximité voire de complicité avec son public, comment « faire salle » ? Depuis le Covid, le public est devenu plus exigeant, et il est nécessaire de l’accueillir plus chaleureusement, ce qui est difficile dans des salles dont la fréquentation est de 10% seulement en moyenne. François Aymé nous propose une solution qu’il a pu expérimenter, celle de l’Université populaire, qui permet de fédérer une communauté de plusieurs centaines de fidèles autour du cinéma.
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 Une conversation entre François Aymé et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/Epryrjs]]></podcast:txt><itunes:episode>456</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,François Aymé,Festival International du Film d’Histoire de Pessac</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Y a-t-il en France une gauche de gouvernement ? / L’Algérie et la France : entente impossible, rupture improbable ]]></title><guid isPermaLink="false">1e5608ca-193f-4c2b-84e3-832996a701cb</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p></p><p><strong>Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd’hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L’historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s’inscrit dans «<em>&nbsp;une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République&nbsp;</em>». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un «<em> piège&nbsp;</em>».</p><p>Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme «&nbsp;<em>inédit</em> », des « <em>différentes composantes de la gauche réformiste</em> », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l’IFOP pour <em>L’Opinion</em> et Sud Radio, le 30&nbsp;septembre, sur le premier tour de l’élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d’avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l’eurodéputé au second tour du scrutin face à l’extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « <em>gauche de l'outrance</em> ».</p><p>Quoiqu’invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite «&nbsp;<em>unitaire</em>&nbsp;», qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027&nbsp;: PS, Écologistes, Génération.s, L’Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l’ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.</p><p></p><p><strong>L’ALGÉRIE ET LA FRANCE&nbsp;: ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLE</strong></p><p></p><p>Entre embellies et tensions, la relation entre la France et l’Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant&nbsp;majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l’Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d’accords économiques. Ce fut le début d’une des crises diplomatiques les plus graves depuis l’indépendance en 1962.</p><p>Après plus d'un an de cette crise émaillée par l’arrestation à Alger en novembre 2024 de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12&nbsp;novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « <em>le dialogue</em> » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d’engager une politique de détente avec l’Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d’Algériens en situation irrégulière.</p><p>Le Premier ministre français a regretté le vote par l’Assemblée nationale, le 30&nbsp;octobre, pour la première fois de la Vème République, d’un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s’est toutefois dit favorable à une renégociation de l’accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l’indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000&nbsp;personnes.</p><p>Si l’heure semble à la décrispation, cependant, l’historien<em> </em>Benjamin Stora estime que&nbsp;«&nbsp;<em>la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces</em>.&nbsp;» Il pointe les écueils qui demeurent&nbsp;: à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p></p><p><strong>Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd’hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L’historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s’inscrit dans «<em>&nbsp;une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République&nbsp;</em>». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un «<em> piège&nbsp;</em>».</p><p>Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme «&nbsp;<em>inédit</em> », des « <em>différentes composantes de la gauche réformiste</em> », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l’IFOP pour <em>L’Opinion</em> et Sud Radio, le 30&nbsp;septembre, sur le premier tour de l’élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d’avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l’eurodéputé au second tour du scrutin face à l’extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « <em>gauche de l'outrance</em> ».</p><p>Quoiqu’invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite «&nbsp;<em>unitaire</em>&nbsp;», qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027&nbsp;: PS, Écologistes, Génération.s, L’Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l’ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.</p><p></p><p><strong>L’ALGÉRIE ET LA FRANCE&nbsp;: ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLE</strong></p><p></p><p>Entre embellies et tensions, la relation entre la France et l’Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant&nbsp;majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l’Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d’accords économiques. Ce fut le début d’une des crises diplomatiques les plus graves depuis l’indépendance en 1962.</p><p>Après plus d'un an de cette crise émaillée par l’arrestation à Alger en novembre 2024 de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12&nbsp;novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « <em>le dialogue</em> » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d’engager une politique de détente avec l’Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d’Algériens en situation irrégulière.</p><p>Le Premier ministre français a regretté le vote par l’Assemblée nationale, le 30&nbsp;octobre, pour la première fois de la Vème République, d’un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s’est toutefois dit favorable à une renégociation de l’accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l’indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000&nbsp;personnes.</p><p>Si l’heure semble à la décrispation, cependant, l’historien<em> </em>Benjamin Stora estime que&nbsp;«&nbsp;<em>la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces</em>.&nbsp;» Il pointe les écueils qui demeurent&nbsp;: à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT ?
 
 Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd’hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L’historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s’inscrit dans « une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République ». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un « piège ».
 Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme « inédit », des « différentes composantes de la gauche réformiste », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l’IFOP pour L’Opinion et Sud Radio, le 30 septembre, sur le premier tour de l’élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d’avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l’eurodéputé au second tour du scrutin face à l’extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « gauche de l'outrance ».
 Quoiqu’invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite « unitaire », qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027 : PS, Écologistes, Génération.s, L’Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l’ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.
 
 L’ALGÉRIE ET LA FRANCE : ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLE
 
 Entre embellies et tensions, la relation entre la France et l’Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l’Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d’accords économiques. Ce fut le début d’une des crises diplomatiques les plus graves depuis l’indépendance en 1962.
 Après plus d'un an de cette crise émaillée par l’arrestation à Alger en novembre 2024 de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « le dialogue » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d’engager une politique de détente avec l’Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d’Algériens en situation irrégulière.
 Le Premier ministre français a regretté le vote par l’Assemblée nationale, le 30 octobre, pour la première fois de la Vème République, d’un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s’est toutefois dit favorable à une renégociation de l’accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l’indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000 personnes.
 Si l’heure semble à la décrispation, cependant, l’historien Benjamin Stora estime que « la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces. » Il pointe les écueils qui demeurent : à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT ?
 
 Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd’hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L’historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s’inscrit dans « une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République ». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un « piège ».
 Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme « inédit », des « différentes composantes de la gauche réformiste », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l’IFOP pour L’Opinion et Sud Radio, le 30 septembre, sur le premier tour de l’élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d’avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l’eurodéputé au second tour du scrutin face à l’extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « gauche de l'outrance ».
 Quoiqu’invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite « unitaire », qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027 : PS, Écologistes, Génération.s, L’Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l’ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.
 
 L’ALGÉRIE ET LA FRANCE : ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLE
 
 Entre embellies et tensions, la relation entre la France et l’Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l’Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d’accords économiques. Ce fut le début d’une des crises diplomatiques les plus graves depuis l’indépendance en 1962.
 Après plus d'un an de cette crise émaillée par l’arrestation à Alger en novembre 2024 de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « le dialogue » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d’engager une politique de détente avec l’Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d’Algériens en situation irrégulière.
 Le Premier ministre français a regretté le vote par l’Assemblée nationale, le 30 octobre, pour la première fois de la Vème République, d’un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s’est toutefois dit favorable à une renégociation de l’accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l’indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000 personnes.
 Si l’heure semble à la décrispation, cependant, l’historien Benjamin Stora estime que « la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces. » Il pointe les écueils qui demeurent : à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.
 
 2/4 : François Aymé revient aujourd’hui sur son parcours, profondément marqué par la cinéphilie, et sur ses convictions de directeur de cinéma. Il nous explique comment il a transformé le cinéma Jean Eustache par deux idées fortes : ouvrir le cinéma par la projection de films pour enfants, et l’élever par la diffusion de cinéma d’art et d’essai.
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 2/4 : François Aymé revient aujourd’hui sur son parcours, profondément marqué par la cinéphilie, et sur ses convictions de directeur de cinéma. Il nous explique comment il a transformé le cinéma Jean Eustache par deux idées fortes : ouvrir le cinéma par la projection de films pour enfants, et l’élever par la diffusion de cinéma d’art et d’essai.
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 Une conversation entre François Aymé et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:34</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/iqShXqE]]></podcast:txt><itunes:episode>456</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,François Aymé,Festival International du Film d’Histoire de Pessac,Cinéma</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Consommateur ou citoyen : les contradictions françaises / COP 30]]></title><guid isPermaLink="false">ea3abd61-9d90-4693-a43f-b585c24196cf</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>CONSOMMATEUR OU CITOYEN&nbsp;: LES CONTRADICTIONS FRANÇAISES</strong></p><p></p><p>Dominant dans le commerce en ligne, Shein, le géant chinois de la mode jetable, s’est installé le 5 novembre pour la première fois en boutique, au BHV parisien puis progressivement dans des Galeries Lafayette franchisées à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges. Une arrivée qui provoque un tollé dans le secteur. Spécialiste de la mode éphémère – une production caractérisée par le renouvellement ultra-rapide des collections à des prix cassés dépourvus de normes sociales et environnementales –, le géant chinois a été condamnée à 40 millions d’euros d’amendes par la Direction générale de la répression des fraudes pour <em>«&nbsp;pratiques commerciales trompeuses », </em>puis à 150&nbsp;millions d’euros par la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour <em>« non-respect du consentement des internautes »</em> dans la collecte de leurs données. Adoptée par l’Assemblée nationale puis amendée par le Sénat en juin 2025, la proposition de loi visant à <em>«&nbsp;démoder la mode éphémère grâce à un système de bonus-malus » </em>revient au cœur des débats.</p><p>Le chiffre d’affaires de Shein en France (son deuxième marché dans le monde après les États-Unis) était de plus de 1,5&nbsp;milliard d’euros en 2024. Cette année-là, l’Institut français de la mode a estimé que 35&nbsp;% des Français ont acheté au moins un produit sur la plateforme Shein, qui compte plus de 12 millions d’utilisateurs par mois. Ces derniers savent pertinemment ce qui est reproché à l’entreprise, ses pratiques contestées et l’impact que son essor à sur le prêt-à-porter français. N’importe. Le caractère compulsif de l’achat est plus fort. Dans un pays pourtant obsédé par la reconquête de sa «&nbsp;souveraineté&nbsp;», qui tient la mondialisation en horreur, le consommateur agit souvent à rebours des convictions du citoyen.</p><p>Ainsi, si selon un sondage Ipsos BVA, les Français placent sans surprise le prix en tête des critères guidant leurs achats (62 %), devant la qualité (58 %) et la durabilité (32 %) des vêtements, toutefois, 49 % des sondés expriment une « <em>mauvaise opinion</em>&nbsp;» à l'égard de la qualité des produits. Et 52 % désapprouvent l'installation d'une boutique Shein au BHV. Une nette majorité approuverait des mesures « <em>pour freiner le développement des géants chinois de l'habillement en France et en Europe</em> ». En Dr Jekyll et Mr&nbsp;Hyde, nous exigeons du gouvernement ou de l’Union européenne qu’ils régulent les opérateurs dont les pratiques mettent à mal notre économie, nos emplois et la planète, quand nous achetons leurs produits et leurs services. Et ce n’est pas vrai que dans le secteur de la mode ou du textile… Philippe Moati, cofondateur de l'Observatoire société et consommation prévient : « <em>En cas de désaccord entre le citoyen et le consommateur, c'est le consommateur qui gagne quand l'offre est très attractive</em>.</p><p></p><p><strong>COP 30</strong></p><p></p><p>L'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, figurant dans l'Accord de Paris il y a 10 ans, est «&nbsp;<em>sur le point de s'effondrer</em>&nbsp;», a averti fin septembre le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Du 10 au 21 novembre, la COP 30 est réunie&nbsp;à&nbsp;Belém, au Brésil aux portes de l'Amazonie. Le président brésilien Lula entend faire des forêts l'un de ses sujets principaux de cette conférence. Il souhaite y formaliser un fonds d'un nouveau genre, une <em>« Facilité de financement des forêts tropicales »</em> visant 125&nbsp;milliards de dollars de collecte, placés sur les marchés financiers. Les bénéfices rémunéreront des pays à forte couverture forestière et à faible déforestation pour leurs efforts de conservation. Cinq autres États disposant de forêts tropicales ont rejoint le projet (Colombie, Ghana, République démocratique du Congo, Indonésie et Malaisie). Par ailleurs, cinq pays développés qui pourraient investir à l'avenir travaillent à organiser l'initiative (Allemagne, Émirats arabes unis, France, Norvège et Royaume-Uni).</p><p>Depuis 2015, chaque pays doit soumettre tous les cinq ans une feuille de route climatique détaillant sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de mesurer leurs efforts pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Mais alors que ces «&nbsp;<em>contributions déterminées au niveau national</em> » devaient être rendues avant la fin du mois de septembre, dans un contexte géopolitique tourmenté, où les guerres, les conflits commerciaux et la pression du président américain climatosceptique qui s’est retiré de l’Accord de Paris ont relégué le climat au second plan. Ainsi, la majorité des pays n’avaient pas rendu leur copie à la veille de la conférence, tandis que les États-Unis n'enverront pas de représentants de haut niveau à Belém.</p><p>En 2019, la Commission européenne lançait le pacte vert pour l’Europe, avec un objectif ambitieux&nbsp;: faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici à 2050. Mais sous la pression de lobbies agricoles et depuis le virage à droite et à l’extrême droite du Parlement après les élections de 2024, la copie initiale est peu à peu revue à la baisse&nbsp;: abandon de la loi sur les pesticides, assouplissement de la politique agricole commune, remise en question de l’interdiction des voitures thermiques d’ici à 2035, de la finance durable et de la responsabilité des entreprises… En France, après avoir clamé « <em>Make our planet great again </em>(«&nbsp;Rendez sa grandeur à la planète »), Emmanuel Macron se montre moins écologiste au fil de ses deux mandats. Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. Il entend compenser son peu d’allant dans le développement des énergies renouvelables par la relance du nucléaire. Cependant, selon un sondage Ipsos, 89% des Français disent leur inquiétude face à l'aggravation de la crise climatique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>CONSOMMATEUR OU CITOYEN&nbsp;: LES CONTRADICTIONS FRANÇAISES</strong></p><p></p><p>Dominant dans le commerce en ligne, Shein, le géant chinois de la mode jetable, s’est installé le 5 novembre pour la première fois en boutique, au BHV parisien puis progressivement dans des Galeries Lafayette franchisées à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges. Une arrivée qui provoque un tollé dans le secteur. Spécialiste de la mode éphémère – une production caractérisée par le renouvellement ultra-rapide des collections à des prix cassés dépourvus de normes sociales et environnementales –, le géant chinois a été condamnée à 40 millions d’euros d’amendes par la Direction générale de la répression des fraudes pour <em>«&nbsp;pratiques commerciales trompeuses », </em>puis à 150&nbsp;millions d’euros par la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour <em>« non-respect du consentement des internautes »</em> dans la collecte de leurs données. Adoptée par l’Assemblée nationale puis amendée par le Sénat en juin 2025, la proposition de loi visant à <em>«&nbsp;démoder la mode éphémère grâce à un système de bonus-malus » </em>revient au cœur des débats.</p><p>Le chiffre d’affaires de Shein en France (son deuxième marché dans le monde après les États-Unis) était de plus de 1,5&nbsp;milliard d’euros en 2024. Cette année-là, l’Institut français de la mode a estimé que 35&nbsp;% des Français ont acheté au moins un produit sur la plateforme Shein, qui compte plus de 12 millions d’utilisateurs par mois. Ces derniers savent pertinemment ce qui est reproché à l’entreprise, ses pratiques contestées et l’impact que son essor à sur le prêt-à-porter français. N’importe. Le caractère compulsif de l’achat est plus fort. Dans un pays pourtant obsédé par la reconquête de sa «&nbsp;souveraineté&nbsp;», qui tient la mondialisation en horreur, le consommateur agit souvent à rebours des convictions du citoyen.</p><p>Ainsi, si selon un sondage Ipsos BVA, les Français placent sans surprise le prix en tête des critères guidant leurs achats (62 %), devant la qualité (58 %) et la durabilité (32 %) des vêtements, toutefois, 49 % des sondés expriment une « <em>mauvaise opinion</em>&nbsp;» à l'égard de la qualité des produits. Et 52 % désapprouvent l'installation d'une boutique Shein au BHV. Une nette majorité approuverait des mesures « <em>pour freiner le développement des géants chinois de l'habillement en France et en Europe</em> ». En Dr Jekyll et Mr&nbsp;Hyde, nous exigeons du gouvernement ou de l’Union européenne qu’ils régulent les opérateurs dont les pratiques mettent à mal notre économie, nos emplois et la planète, quand nous achetons leurs produits et leurs services. Et ce n’est pas vrai que dans le secteur de la mode ou du textile… Philippe Moati, cofondateur de l'Observatoire société et consommation prévient : « <em>En cas de désaccord entre le citoyen et le consommateur, c'est le consommateur qui gagne quand l'offre est très attractive</em>.</p><p></p><p><strong>COP 30</strong></p><p></p><p>L'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, figurant dans l'Accord de Paris il y a 10 ans, est «&nbsp;<em>sur le point de s'effondrer</em>&nbsp;», a averti fin septembre le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Du 10 au 21 novembre, la COP 30 est réunie&nbsp;à&nbsp;Belém, au Brésil aux portes de l'Amazonie. Le président brésilien Lula entend faire des forêts l'un de ses sujets principaux de cette conférence. Il souhaite y formaliser un fonds d'un nouveau genre, une <em>« Facilité de financement des forêts tropicales »</em> visant 125&nbsp;milliards de dollars de collecte, placés sur les marchés financiers. Les bénéfices rémunéreront des pays à forte couverture forestière et à faible déforestation pour leurs efforts de conservation. Cinq autres États disposant de forêts tropicales ont rejoint le projet (Colombie, Ghana, République démocratique du Congo, Indonésie et Malaisie). Par ailleurs, cinq pays développés qui pourraient investir à l'avenir travaillent à organiser l'initiative (Allemagne, Émirats arabes unis, France, Norvège et Royaume-Uni).</p><p>Depuis 2015, chaque pays doit soumettre tous les cinq ans une feuille de route climatique détaillant sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de mesurer leurs efforts pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Mais alors que ces «&nbsp;<em>contributions déterminées au niveau national</em> » devaient être rendues avant la fin du mois de septembre, dans un contexte géopolitique tourmenté, où les guerres, les conflits commerciaux et la pression du président américain climatosceptique qui s’est retiré de l’Accord de Paris ont relégué le climat au second plan. Ainsi, la majorité des pays n’avaient pas rendu leur copie à la veille de la conférence, tandis que les États-Unis n'enverront pas de représentants de haut niveau à Belém.</p><p>En 2019, la Commission européenne lançait le pacte vert pour l’Europe, avec un objectif ambitieux&nbsp;: faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici à 2050. Mais sous la pression de lobbies agricoles et depuis le virage à droite et à l’extrême droite du Parlement après les élections de 2024, la copie initiale est peu à peu revue à la baisse&nbsp;: abandon de la loi sur les pesticides, assouplissement de la politique agricole commune, remise en question de l’interdiction des voitures thermiques d’ici à 2035, de la finance durable et de la responsabilité des entreprises… En France, après avoir clamé « <em>Make our planet great again </em>(«&nbsp;Rendez sa grandeur à la planète »), Emmanuel Macron se montre moins écologiste au fil de ses deux mandats. Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. Il entend compenser son peu d’allant dans le développement des énergies renouvelables par la relance du nucléaire. Cependant, selon un sondage Ipsos, 89% des Français disent leur inquiétude face à l'aggravation de la crise climatique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 CONSOMMATEUR OU CITOYEN : LES CONTRADICTIONS FRANÇAISES
 
 Dominant dans le commerce en ligne, Shein, le géant chinois de la mode jetable, s’est installé le 5 novembre pour la première fois en boutique, au BHV parisien puis progressivement dans des Galeries Lafayette franchisées à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges. Une arrivée qui provoque un tollé dans le secteur. Spécialiste de la mode éphémère – une production caractérisée par le renouvellement ultra-rapide des collections à des prix cassés dépourvus de normes sociales et environnementales –, le géant chinois a été condamnée à 40 millions d’euros d’amendes par la Direction générale de la répression des fraudes pour « pratiques commerciales trompeuses », puis à 150 millions d’euros par la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour « non-respect du consentement des internautes » dans la collecte de leurs données. Adoptée par l’Assemblée nationale puis amendée par le Sénat en juin 2025, la proposition de loi visant à « démoder la mode éphémère grâce à un système de bonus-malus » revient au cœur des débats.
 Le chiffre d’affaires de Shein en France (son deuxième marché dans le monde après les États-Unis) était de plus de 1,5 milliard d’euros en 2024. Cette année-là, l’Institut français de la mode a estimé que 35 % des Français ont acheté au moins un produit sur la plateforme Shein, qui compte plus de 12 millions d’utilisateurs par mois. Ces derniers savent pertinemment ce qui est reproché à l’entreprise, ses pratiques contestées et l’impact que son essor à sur le prêt-à-porter français. N’importe. Le caractère compulsif de l’achat est plus fort. Dans un pays pourtant obsédé par la reconquête de sa « souveraineté », qui tient la mondialisation en horreur, le consommateur agit souvent à rebours des convictions du citoyen.
 Ainsi, si selon un sondage Ipsos BVA, les Français placent sans surprise le prix en tête des critères guidant leurs achats (62 %), devant la qualité (58 %) et la durabilité (32 %) des vêtements, toutefois, 49 % des sondés expriment une « mauvaise opinion » à l'égard de la qualité des produits. Et 52 % désapprouvent l'installation d'une boutique Shein au BHV. Une nette majorité approuverait des mesures « pour freiner le développement des géants chinois de l'habillement en France et en Europe ». En Dr Jekyll et Mr Hyde, nous exigeons du gouvernement ou de l’Union européenne qu’ils régulent les opérateurs dont les pratiques mettent à mal notre économie, nos emplois et la planète, quand nous achetons leurs produits et leurs services. Et ce n’est pas vrai que dans le secteur de la mode ou du textile… Philippe Moati, cofondateur de l'Observatoire société et consommation prévient : « En cas de désaccord entre le citoyen et le consommateur, c'est le consommateur qui gagne quand l'offre est très attractive.
 
 COP 30
 
 L'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, figurant dans l'Accord de Paris il y a 10 ans, est « sur le point de s'effondrer », a averti fin septembre le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Du 10 au 21 novembre, la COP 30 est réunie à Belém, au Brésil aux portes de l'Amazonie. Le président brésilien Lula entend faire des forêts l'un de ses sujets principaux de cette conférence. Il souhaite y formaliser un fonds d'un nouveau genre, une « Facilité de financement des forêts tropicales » visant 125 milliards de dollars de collecte, placés sur les marchés financiers. Les bénéfices rémunéreront des pays à forte couverture forestière et à faible déforestation pour leurs efforts de conservation. Cinq autres États disposant de forêts tropicales ont rejoint le projet (Colombie, Ghana, République démocratique du Congo, Indonésie et Malaisie). Par ailleurs, cinq pays développés qui pourraient investir à l'avenir travaillent à organiser l'initiative (Allemagne, Émirats arabes unis, France, Norvège et Royaume-Uni).
 Depuis 2015, chaque pays doit soumettre tous les cinq ans une feuille de route climatique détaillant sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de mesurer leurs efforts pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Mais alors que ces « contributions déterminées au niveau national » devaient être rendues avant la fin du mois de septembre, dans un contexte géopolitique tourmenté, où les guerres, les conflits commerciaux et la pression du président américain climatosceptique qui s’est retiré de l’Accord de Paris ont relégué le climat au second plan. Ainsi, la majorité des pays n’avaient pas rendu leur copie à la veille de la conférence, tandis que les États-Unis n'enverront pas de représentants de haut niveau à Belém.
 En 2019, la Commission européenne lançait le pacte vert pour l’Europe, avec un objectif ambitieux : faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici à 2050. Mais sous la pression de lobbies agricoles et depuis le virage à droite et à l’extrême droite du Parlement après les élections de 2024, la copie initiale est peu à peu revue à la baisse : abandon de la loi sur les pesticides, assouplissement de la politique agricole commune, remise en question de l’interdiction des voitures thermiques d’ici à 2035, de la finance durable et de la responsabilité des entreprises… En France, après avoir clamé « Make our planet great again (« Rendez sa grandeur à la planète »), Emmanuel Macron se montre moins écologiste au fil de ses deux mandats. Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. Il entend compenser son peu d’allant dans le développement des énergies renouvelables par la relance du nucléaire. Cependant, selon un sondage Ipsos, 89% des Français disent leur inquiétude face à l'aggravation de la crise climatique.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 CONSOMMATEUR OU CITOYEN : LES CONTRADICTIONS FRANÇAISES
 
 Dominant dans le commerce en ligne, Shein, le géant chinois de la mode jetable, s’est installé le 5 novembre pour la première fois en boutique, au BHV parisien puis progressivement dans des Galeries Lafayette franchisées à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges. Une arrivée qui provoque un tollé dans le secteur. Spécialiste de la mode éphémère – une production caractérisée par le renouvellement ultra-rapide des collections à des prix cassés dépourvus de normes sociales et environnementales –, le géant chinois a été condamnée à 40 millions d’euros d’amendes par la Direction générale de la répression des fraudes pour « pratiques commerciales trompeuses », puis à 150 millions d’euros par la Commission nationale de l’informatique et des libertés pour « non-respect du consentement des internautes » dans la collecte de leurs données. Adoptée par l’Assemblée nationale puis amendée par le Sénat en juin 2025, la proposition de loi visant à « démoder la mode éphémère grâce à un système de bonus-malus » revient au cœur des débats.
 Le chiffre d’affaires de Shein en France (son deuxième marché dans le monde après les États-Unis) était de plus de 1,5 milliard d’euros en 2024. Cette année-là, l’Institut français de la mode a estimé que 35 % des Français ont acheté au moins un produit sur la plateforme Shein, qui compte plus de 12 millions d’utilisateurs par mois. Ces derniers savent pertinemment ce qui est reproché à l’entreprise, ses pratiques contestées et l’impact que son essor à sur le prêt-à-porter français. N’importe. Le caractère compulsif de l’achat est plus fort. Dans un pays pourtant obsédé par la reconquête de sa « souveraineté », qui tient la mondialisation en horreur, le consommateur agit souvent à rebours des convictions du citoyen.
 Ainsi, si selon un sondage Ipsos BVA, les Français placent sans surprise le prix en tête des critères guidant leurs achats (62 %), devant la qualité (58 %) et la durabilité (32 %) des vêtements, toutefois, 49 % des sondés expriment une « mauvaise opinion » à l'égard de la qualité des produits. Et 52 % désapprouvent l'installation d'une boutique Shein au BHV. Une nette majorité approuverait des mesures « pour freiner le développement des géants chinois de l'habillement en France et en Europe ». En Dr Jekyll et Mr Hyde, nous exigeons du gouvernement ou de l’Union européenne qu’ils régulent les opérateurs dont les pratiques mettent à mal notre économie, nos emplois et la planète, quand nous achetons leurs produits et leurs services. Et ce n’est pas vrai que dans le secteur de la mode ou du textile… Philippe Moati, cofondateur de l'Observatoire société et consommation prévient : « En cas de désaccord entre le citoyen et le consommateur, c'est le consommateur qui gagne quand l'offre est très attractive.
 
 COP 30
 
 L'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle, figurant dans l'Accord de Paris il y a 10 ans, est « sur le point de s'effondrer », a averti fin septembre le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Du 10 au 21 novembre, la COP 30 est réunie à Belém, au Brésil aux portes de l'Amazonie. Le président brésilien Lula entend faire des forêts l'un de ses sujets principaux de cette conférence. Il souhaite y formaliser un fonds d'un nouveau genre, une « Facilité de financement des forêts tropicales » visant 125 milliards de dollars de collecte, placés sur les marchés financiers. Les bénéfices rémunéreront des pays à forte couverture forestière et à faible déforestation pour leurs efforts de conservation. Cinq autres États disposant de forêts tropicales ont rejoint le projet (Colombie, Ghana, République démocratique du Congo, Indonésie et Malaisie). Par ailleurs, cinq pays développés qui pourraient investir à l'avenir travaillent à organiser l'initiative (Allemagne, Émirats arabes unis, France, Norvège et Royaume-Uni).
 Depuis 2015, chaque pays doit soumettre tous les cinq ans une feuille de route climatique détaillant sa stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de mesurer leurs efforts pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Mais alors que ces « contributions déterminées au niveau national » devaient être rendues avant la fin du mois de septembre, dans un contexte géopolitique tourmenté, où les guerres, les conflits commerciaux et la pression du président américain climatosceptique qui s’est retiré de l’Accord de Paris ont relégué le climat au second plan. Ainsi, la majorité des pays n’avaient pas rendu leur copie à la veille de la conférence, tandis que les États-Unis n'enverront pas de représentants de haut niveau à Belém.
 En 2019, la Commission européenne lançait le pacte vert pour l’Europe, avec un objectif ambitieux : faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici à 2050. Mais sous la pression de lobbies agricoles et depuis le virage à droite et à l’extrême droite du Parlement après les élections de 2024, la copie initiale est peu à peu revue à la baisse : abandon de la loi sur les pesticides, assouplissement de la politique agricole commune, remise en question de l’interdiction des voitures thermiques d’ici à 2035, de la finance durable et de la responsabilité des entreprises… En France, après avoir clamé « Make our planet great again (« Rendez sa grandeur à la planète »), Emmanuel Macron se montre moins écologiste au fil de ses deux mandats. Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. Il entend compenser son peu d’allant dans le développement des énergies renouvelables par la relance du nucléaire. Cependant, selon un sondage Ipsos, 89% des Français disent leur inquiétude face à l'aggravation de la crise climatique.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.
 
 Dans ce premier épisode, François Aymé retrace les origines et les principes du Festival international du film d’histoire de Pessac, de quelles personnalités il est redevable et de comment on peut (et on doit !) composer un jury de prix, en mélangeant « épées », « bonbons » et « petits pois » … Une subtile cuisine à maîtriser …
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre François Aymé et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.
 
 Dans ce premier épisode, François Aymé retrace les origines et les principes du Festival international du film d’histoire de Pessac, de quelles personnalités il est redevable et de comment on peut (et on doit !) composer un jury de prix, en mélangeant « épées », « bonbons » et « petits pois » … Une subtile cuisine à maîtriser …
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>COMMENT LE TERRORISME A TRANSFORMÉ LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DEPUIS DIX ANS&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Voilà bientôt dix ans qu'un commando terroriste a semé la terreur dans les rues de Paris, le 13 novembre 2015, assassinant 130 personnes et en blessant plusieurs centaines d'autres. Trois rescapés se sont depuis donné la mort, succombant à leurs blessures psychiques. Ces attentats ont profondément impacté la société française. Les médias jouent un rôle central lors de tels événements. Difficile d’informer avec précision dans un climat de peur et d'incertitude après un attentat. Le 9 janvier 2015 notamment, des chaînes d'information en continu ont divulgué la présence d’otages cachés dans la chambre froide de l'Hypercacher de Vincennes, mettant leur vie en danger. Les médias servent de caisse de résonance aux terroristes, qui, pour la plupart sont avides de spectacle. Face à la sidération après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher, la société française s’est immédiatement massivement mobilisée comme en témoigne la grande manifestation du 11 janvier 2015. La vie quotidienne a été transformée, bouleversée par les dispositifs de surveillance, de prévention et de lutte antiterroriste. Le terrorisme provoque également des effets perturbateurs comme la montée de sentiments xénophobes, antimusulmans ou antisémites et leurs réponses politiques. Il a induit des progrès considérables de la recherche, en particulier, depuis 2015, sur la question des traumatismes. Il impacte les procédures judiciaires. En France, depuis 2019, le nombre de procès criminels pour terrorisme a été multiplié par sept : la raison principale en est non seulement la création d'un parquet national antiterroriste, mais aussi la volonté de donner réparation à toutes les victimes et leur offrir la possibilité de s'exprimer dans le lieu symbolique d'une cour de justice.</p><p>Procureur de la République de Paris en charge de la lutte contre le terrorisme entre 2011 et 2018, François Molins a vécu les événements les plus dramatiques qui se sont succédé pendant cette période, des attentats de Mohamed Merah en 2012, au 13 novembre 2015, en passant par le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo. Insistant sur le fait qu’il a fallu trouver une juste mesure entre le durcissement de la réponse et le respect des libertés et droits fondamentaux, François Molins considère que «&nbsp;<em>dans l'ensemble, la France y est parvenue</em>&nbsp;»&nbsp;: L'état d'urgence décrété au lendemain du 13 Novembre a duré un peu moins de deux ans, jusqu'au 1er novembre 2017. Il a rassuré les gens et permis une amplification de la lutte - assignations à résidence, perquisitions, interdictions de séjour, fermeture de mosquées radicalisées -, toujours sous le contrôle de la justice administrative et du Parlement. Mais le risque de dérive est réel, met en garde François Mollins. En octobre 2025, cinq actes terroristes d'inspiration djihadiste ont été réalisés ou projetés, dans quatre pays européens, rappelle l'ancien procureur antiterroriste Jean-François Ricard. Ces faits, insiste-t-il, doivent nous alerter sur la persistance d'une menace qui prend des formes nouvelles.</p><p></p><p><strong>LA GUERRE AU SOUDAN</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Au Soudan, le 26 octobre la ville d’El-Facher, capitale de la province du Darfour du Nord est tombée aux mains des Forces de soutien rapide (FSR) qui assiégeaient la ville depuis plus de dix-huit mois. C’était le dernier bastion, au Darfour, des Forces armées soudanaises (FAS). La guerre au Soudan a commencé en avril&nbsp;2023 lorsque les tensions autour du projet d’intégration des FSR à l’armée régulière ont éclaté en un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé de 12&nbsp;à 13&nbsp;millions de personnes. Deux acteurs qui s'étaient partagé le pouvoir après la chute du dictateur Omar el-Béchir, renversé en 2019 s’affrontent&nbsp;: l'armée soudanaise, héritière de l'ancien régime, avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhane ; et les FSR, une unité paramilitaire dissidente dirigée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemetti. En début d'année, l'armée soudanaise et ses supplétifs miliciens ont reconquis la capitale, Khartoum, ainsi que la région agricole de la Jézira, le long du Nil. Depuis, ils contrôlent toute la moitié orientale du Soudan. A l'ouest, en revanche, les RSF dominent. Le noyau dur des hommes de Hemetti est composé d'anciens combattants arabes jenjawids employés, à l'époque d'El-Béchir, pour effectuer les sales besognes du régime et écraser les mouvements rebelles du Darfour. Ils sont eux-mêmes originaires de cette région, grande comme la France métropolitaine.</p><p>Situé à la lisière de la partie subsaharienne de l'Afrique et du Moyen-Orient, le Soudan concentre une multitude de richesses et d'avantages géostratégiques&nbsp;suscitant toutes sortes de convoitises et d’ingérences : d'immenses terres arables, les eaux du Nil, des mines d'or, du pétrole, l'accès à la mer Rouge face à l'Arabie saoudite, des frontières avec huit pays africains. Soutenues par une partie des Émirats arabes unis, les FSR contrôlent les mines d'or du Darfour, les circuits de contrebande vers la Libye et la Centrafrique, et finance une armée privée plus riche que l'État soudanais, tandis que les FAS ont bénéficié de l'appui de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, de l'Iran et de la Turquie, selon des observateurs. Tous nient toute implication.</p><p>Les réactions internationales demeurent d'une discrétion gênée. Lundi, toutefois, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a averti que les atrocités commises par les FRS à El-Fasher «&nbsp;<em>pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité</em>&nbsp;». Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme mentionne des «&nbsp;<em>massacres massifs de civils et de combattants désarmés</em>&nbsp;». La région, déjà extrêmement affaiblie depuis les massacres de Geneina en 2023, s'enfonce dans un nouveau cycle de violences entre communautés, où vengeance et désordre remplacent toute stratégie politique. Le pays s'est disloqué en zones d'influence&nbsp;: le Darfour aux mains des FSR, le Nord et l'Est sous commandement militaire, le Sud livré au chaos. L'État soudanais, déjà amputé du Soudan du Sud en 2011, se délite à nouveau.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>COMMENT LE TERRORISME A TRANSFORMÉ LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DEPUIS DIX ANS&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Voilà bientôt dix ans qu'un commando terroriste a semé la terreur dans les rues de Paris, le 13 novembre 2015, assassinant 130 personnes et en blessant plusieurs centaines d'autres. Trois rescapés se sont depuis donné la mort, succombant à leurs blessures psychiques. Ces attentats ont profondément impacté la société française. Les médias jouent un rôle central lors de tels événements. Difficile d’informer avec précision dans un climat de peur et d'incertitude après un attentat. Le 9 janvier 2015 notamment, des chaînes d'information en continu ont divulgué la présence d’otages cachés dans la chambre froide de l'Hypercacher de Vincennes, mettant leur vie en danger. Les médias servent de caisse de résonance aux terroristes, qui, pour la plupart sont avides de spectacle. Face à la sidération après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher, la société française s’est immédiatement massivement mobilisée comme en témoigne la grande manifestation du 11 janvier 2015. La vie quotidienne a été transformée, bouleversée par les dispositifs de surveillance, de prévention et de lutte antiterroriste. Le terrorisme provoque également des effets perturbateurs comme la montée de sentiments xénophobes, antimusulmans ou antisémites et leurs réponses politiques. Il a induit des progrès considérables de la recherche, en particulier, depuis 2015, sur la question des traumatismes. Il impacte les procédures judiciaires. En France, depuis 2019, le nombre de procès criminels pour terrorisme a été multiplié par sept : la raison principale en est non seulement la création d'un parquet national antiterroriste, mais aussi la volonté de donner réparation à toutes les victimes et leur offrir la possibilité de s'exprimer dans le lieu symbolique d'une cour de justice.</p><p>Procureur de la République de Paris en charge de la lutte contre le terrorisme entre 2011 et 2018, François Molins a vécu les événements les plus dramatiques qui se sont succédé pendant cette période, des attentats de Mohamed Merah en 2012, au 13 novembre 2015, en passant par le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo. Insistant sur le fait qu’il a fallu trouver une juste mesure entre le durcissement de la réponse et le respect des libertés et droits fondamentaux, François Molins considère que «&nbsp;<em>dans l'ensemble, la France y est parvenue</em>&nbsp;»&nbsp;: L'état d'urgence décrété au lendemain du 13 Novembre a duré un peu moins de deux ans, jusqu'au 1er novembre 2017. Il a rassuré les gens et permis une amplification de la lutte - assignations à résidence, perquisitions, interdictions de séjour, fermeture de mosquées radicalisées -, toujours sous le contrôle de la justice administrative et du Parlement. Mais le risque de dérive est réel, met en garde François Mollins. En octobre 2025, cinq actes terroristes d'inspiration djihadiste ont été réalisés ou projetés, dans quatre pays européens, rappelle l'ancien procureur antiterroriste Jean-François Ricard. Ces faits, insiste-t-il, doivent nous alerter sur la persistance d'une menace qui prend des formes nouvelles.</p><p></p><p><strong>LA GUERRE AU SOUDAN</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Au Soudan, le 26 octobre la ville d’El-Facher, capitale de la province du Darfour du Nord est tombée aux mains des Forces de soutien rapide (FSR) qui assiégeaient la ville depuis plus de dix-huit mois. C’était le dernier bastion, au Darfour, des Forces armées soudanaises (FAS). La guerre au Soudan a commencé en avril&nbsp;2023 lorsque les tensions autour du projet d’intégration des FSR à l’armée régulière ont éclaté en un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé de 12&nbsp;à 13&nbsp;millions de personnes. Deux acteurs qui s'étaient partagé le pouvoir après la chute du dictateur Omar el-Béchir, renversé en 2019 s’affrontent&nbsp;: l'armée soudanaise, héritière de l'ancien régime, avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhane ; et les FSR, une unité paramilitaire dissidente dirigée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemetti. En début d'année, l'armée soudanaise et ses supplétifs miliciens ont reconquis la capitale, Khartoum, ainsi que la région agricole de la Jézira, le long du Nil. Depuis, ils contrôlent toute la moitié orientale du Soudan. A l'ouest, en revanche, les RSF dominent. Le noyau dur des hommes de Hemetti est composé d'anciens combattants arabes jenjawids employés, à l'époque d'El-Béchir, pour effectuer les sales besognes du régime et écraser les mouvements rebelles du Darfour. Ils sont eux-mêmes originaires de cette région, grande comme la France métropolitaine.</p><p>Situé à la lisière de la partie subsaharienne de l'Afrique et du Moyen-Orient, le Soudan concentre une multitude de richesses et d'avantages géostratégiques&nbsp;suscitant toutes sortes de convoitises et d’ingérences : d'immenses terres arables, les eaux du Nil, des mines d'or, du pétrole, l'accès à la mer Rouge face à l'Arabie saoudite, des frontières avec huit pays africains. Soutenues par une partie des Émirats arabes unis, les FSR contrôlent les mines d'or du Darfour, les circuits de contrebande vers la Libye et la Centrafrique, et finance une armée privée plus riche que l'État soudanais, tandis que les FAS ont bénéficié de l'appui de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, de l'Iran et de la Turquie, selon des observateurs. Tous nient toute implication.</p><p>Les réactions internationales demeurent d'une discrétion gênée. Lundi, toutefois, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a averti que les atrocités commises par les FRS à El-Fasher «&nbsp;<em>pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité</em>&nbsp;». Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme mentionne des «&nbsp;<em>massacres massifs de civils et de combattants désarmés</em>&nbsp;». La région, déjà extrêmement affaiblie depuis les massacres de Geneina en 2023, s'enfonce dans un nouveau cycle de violences entre communautés, où vengeance et désordre remplacent toute stratégie politique. Le pays s'est disloqué en zones d'influence&nbsp;: le Darfour aux mains des FSR, le Nord et l'Est sous commandement militaire, le Sud livré au chaos. L'État soudanais, déjà amputé du Soudan du Sud en 2011, se délite à nouveau.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 09 Nov 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2eb3fe75-569f-444a-b526-11c1cc2fbe57.mp3?_=1762503111" length="60465153" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 COMMENT LE TERRORISME A TRANSFORMÉ LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DEPUIS DIX ANS ?
 
 Voilà bientôt dix ans qu'un commando terroriste a semé la terreur dans les rues de Paris, le 13 novembre 2015, assassinant 130 personnes et en blessant plusieurs centaines d'autres. Trois rescapés se sont depuis donné la mort, succombant à leurs blessures psychiques. Ces attentats ont profondément impacté la société française. Les médias jouent un rôle central lors de tels événements. Difficile d’informer avec précision dans un climat de peur et d'incertitude après un attentat. Le 9 janvier 2015 notamment, des chaînes d'information en continu ont divulgué la présence d’otages cachés dans la chambre froide de l'Hypercacher de Vincennes, mettant leur vie en danger. Les médias servent de caisse de résonance aux terroristes, qui, pour la plupart sont avides de spectacle. Face à la sidération après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher, la société française s’est immédiatement massivement mobilisée comme en témoigne la grande manifestation du 11 janvier 2015. La vie quotidienne a été transformée, bouleversée par les dispositifs de surveillance, de prévention et de lutte antiterroriste. Le terrorisme provoque également des effets perturbateurs comme la montée de sentiments xénophobes, antimusulmans ou antisémites et leurs réponses politiques. Il a induit des progrès considérables de la recherche, en particulier, depuis 2015, sur la question des traumatismes. Il impacte les procédures judiciaires. En France, depuis 2019, le nombre de procès criminels pour terrorisme a été multiplié par sept : la raison principale en est non seulement la création d'un parquet national antiterroriste, mais aussi la volonté de donner réparation à toutes les victimes et leur offrir la possibilité de s'exprimer dans le lieu symbolique d'une cour de justice.
 Procureur de la République de Paris en charge de la lutte contre le terrorisme entre 2011 et 2018, François Molins a vécu les événements les plus dramatiques qui se sont succédé pendant cette période, des attentats de Mohamed Merah en 2012, au 13 novembre 2015, en passant par le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo. Insistant sur le fait qu’il a fallu trouver une juste mesure entre le durcissement de la réponse et le respect des libertés et droits fondamentaux, François Molins considère que « dans l'ensemble, la France y est parvenue » : L'état d'urgence décrété au lendemain du 13 Novembre a duré un peu moins de deux ans, jusqu'au 1er novembre 2017. Il a rassuré les gens et permis une amplification de la lutte - assignations à résidence, perquisitions, interdictions de séjour, fermeture de mosquées radicalisées -, toujours sous le contrôle de la justice administrative et du Parlement. Mais le risque de dérive est réel, met en garde François Mollins. En octobre 2025, cinq actes terroristes d'inspiration djihadiste ont été réalisés ou projetés, dans quatre pays européens, rappelle l'ancien procureur antiterroriste Jean-François Ricard. Ces faits, insiste-t-il, doivent nous alerter sur la persistance d'une menace qui prend des formes nouvelles.
 
 LA GUERRE AU SOUDAN
 
 Au Soudan, le 26 octobre la ville d’El-Facher, capitale de la province du Darfour du Nord est tombée aux mains des Forces de soutien rapide (FSR) qui assiégeaient la ville depuis plus de dix-huit mois. C’était le dernier bastion, au Darfour, des Forces armées soudanaises (FAS). La guerre au Soudan a commencé en avril 2023 lorsque les tensions autour du projet d’intégration des FSR à l’armée régulière ont éclaté en un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé de 12 à 13 millions de personnes. Deux acteurs qui s'étaient partagé le pouvoir après la chute du dictateur Omar el-Béchir, renversé en 2019 s’affrontent : l'armée soudanaise, héritière de l'ancien régime, avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhane ; et les FSR, une unité paramilitaire dissidente dirigée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemetti. En début d'année, l'armée soudanaise et ses supplétifs miliciens ont reconquis la capitale, Khartoum, ainsi que la région agricole de la Jézira, le long du Nil. Depuis, ils contrôlent toute la moitié orientale du Soudan. A l'ouest, en revanche, les RSF dominent. Le noyau dur des hommes de Hemetti est composé d'anciens combattants arabes jenjawids employés, à l'époque d'El-Béchir, pour effectuer les sales besognes du régime et écraser les mouvements rebelles du Darfour. Ils sont eux-mêmes originaires de cette région, grande comme la France métropolitaine.
 Situé à la lisière de la partie subsaharienne de l'Afrique et du Moyen-Orient, le Soudan concentre une multitude de richesses et d'avantages géostratégiques suscitant toutes sortes de convoitises et d’ingérences : d'immenses terres arables, les eaux du Nil, des mines d'or, du pétrole, l'accès à la mer Rouge face à l'Arabie saoudite, des frontières avec huit pays africains. Soutenues par une partie des Émirats arabes unis, les FSR contrôlent les mines d'or du Darfour, les circuits de contrebande vers la Libye et la Centrafrique, et finance une armée privée plus riche que l'État soudanais, tandis que les FAS ont bénéficié de l'appui de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, de l'Iran et de la Turquie, selon des observateurs. Tous nient toute implication.
 Les réactions internationales demeurent d'une discrétion gênée. Lundi, toutefois, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a averti que les atrocités commises par les FRS à El-Fasher « pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ». Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme mentionne des « massacres massifs de civils et de combattants désarmés ». La région, déjà extrêmement affaiblie depuis les massacres de Geneina en 2023, s'enfonce dans un nouveau cycle de violences entre communautés, où vengeance et désordre remplacent toute stratégie politique. Le pays s'est disloqué en zones d'influence : le Darfour aux mains des FSR, le Nord et l'Est sous commandement militaire, le Sud livré au chaos. L'État soudanais, déjà amputé du Soudan du Sud en 2011, se délite à nouveau.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 COMMENT LE TERRORISME A TRANSFORMÉ LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DEPUIS DIX ANS ?
 
 Voilà bientôt dix ans qu'un commando terroriste a semé la terreur dans les rues de Paris, le 13 novembre 2015, assassinant 130 personnes et en blessant plusieurs centaines d'autres. Trois rescapés se sont depuis donné la mort, succombant à leurs blessures psychiques. Ces attentats ont profondément impacté la société française. Les médias jouent un rôle central lors de tels événements. Difficile d’informer avec précision dans un climat de peur et d'incertitude après un attentat. Le 9 janvier 2015 notamment, des chaînes d'information en continu ont divulgué la présence d’otages cachés dans la chambre froide de l'Hypercacher de Vincennes, mettant leur vie en danger. Les médias servent de caisse de résonance aux terroristes, qui, pour la plupart sont avides de spectacle. Face à la sidération après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher, la société française s’est immédiatement massivement mobilisée comme en témoigne la grande manifestation du 11 janvier 2015. La vie quotidienne a été transformée, bouleversée par les dispositifs de surveillance, de prévention et de lutte antiterroriste. Le terrorisme provoque également des effets perturbateurs comme la montée de sentiments xénophobes, antimusulmans ou antisémites et leurs réponses politiques. Il a induit des progrès considérables de la recherche, en particulier, depuis 2015, sur la question des traumatismes. Il impacte les procédures judiciaires. En France, depuis 2019, le nombre de procès criminels pour terrorisme a été multiplié par sept : la raison principale en est non seulement la création d'un parquet national antiterroriste, mais aussi la volonté de donner réparation à toutes les victimes et leur offrir la possibilité de s'exprimer dans le lieu symbolique d'une cour de justice.
 Procureur de la République de Paris en charge de la lutte contre le terrorisme entre 2011 et 2018, François Molins a vécu les événements les plus dramatiques qui se sont succédé pendant cette période, des attentats de Mohamed Merah en 2012, au 13 novembre 2015, en passant par le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo. Insistant sur le fait qu’il a fallu trouver une juste mesure entre le durcissement de la réponse et le respect des libertés et droits fondamentaux, François Molins considère que « dans l'ensemble, la France y est parvenue » : L'état d'urgence décrété au lendemain du 13 Novembre a duré un peu moins de deux ans, jusqu'au 1er novembre 2017. Il a rassuré les gens et permis une amplification de la lutte - assignations à résidence, perquisitions, interdictions de séjour, fermeture de mosquées radicalisées -, toujours sous le contrôle de la justice administrative et du Parlement. Mais le risque de dérive est réel, met en garde François Mollins. En octobre 2025, cinq actes terroristes d'inspiration djihadiste ont été réalisés ou projetés, dans quatre pays européens, rappelle l'ancien procureur antiterroriste Jean-François Ricard. Ces faits, insiste-t-il, doivent nous alerter sur la persistance d'une menace qui prend des formes nouvelles.
 
 LA GUERRE AU SOUDAN
 
 Au Soudan, le 26 octobre la ville d’El-Facher, capitale de la province du Darfour du Nord est tombée aux mains des Forces de soutien rapide (FSR) qui assiégeaient la ville depuis plus de dix-huit mois. C’était le dernier bastion, au Darfour, des Forces armées soudanaises (FAS). La guerre au Soudan a commencé en avril 2023 lorsque les tensions autour du projet d’intégration des FSR à l’armée régulière ont éclaté en un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé de 12 à 13 millions de personnes. Deux acteurs qui s'étaient partagé le pouvoir après la chute du dictateur Omar el-Béchir, renversé en 2019 s’affrontent : l'armée soudanaise, héritière de l'ancien régime, avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhane ; et les FSR, une unité paramilitaire dissidente dirigée par le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemetti. En début d'année, l'armée soudanaise et ses supplétifs miliciens ont reconquis la capitale, Khartoum, ainsi que la région agricole de la Jézira, le long du Nil. Depuis, ils contrôlent toute la moitié orientale du Soudan. A l'ouest, en revanche, les RSF dominent. Le noyau dur des hommes de Hemetti est composé d'anciens combattants arabes jenjawids employés, à l'époque d'El-Béchir, pour effectuer les sales besognes du régime et écraser les mouvements rebelles du Darfour. Ils sont eux-mêmes originaires de cette région, grande comme la France métropolitaine.
 Situé à la lisière de la partie subsaharienne de l'Afrique et du Moyen-Orient, le Soudan concentre une multitude de richesses et d'avantages géostratégiques suscitant toutes sortes de convoitises et d’ingérences : d'immenses terres arables, les eaux du Nil, des mines d'or, du pétrole, l'accès à la mer Rouge face à l'Arabie saoudite, des frontières avec huit pays africains. Soutenues par une partie des Émirats arabes unis, les FSR contrôlent les mines d'or du Darfour, les circuits de contrebande vers la Libye et la Centrafrique, et finance une armée privée plus riche que l'État soudanais, tandis que les FAS ont bénéficié de l'appui de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, de l'Iran et de la Turquie, selon des observateurs. Tous nient toute implication.
 Les réactions internationales demeurent d'une discrétion gênée. Lundi, toutefois, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a averti que les atrocités commises par les FRS à El-Fasher « pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ». Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme mentionne des « massacres massifs de civils et de combattants désarmés ». La région, déjà extrêmement affaiblie depuis les massacres de Geneina en 2023, s'enfonce dans un nouveau cycle de violences entre communautés, où vengeance et désordre remplacent toute stratégie politique. Le pays s'est disloqué en zones d'influence : le Darfour aux mains des FSR, le Nord et l'Est sous commandement militaire, le Sud livré au chaos. L'État soudanais, déjà amputé du Soudan du Sud en 2011, se délite à nouveau.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:59</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/JIFfygZ]]></podcast:txt><itunes:episode>455</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (examen du budget)]]></title><guid isPermaLink="false">2df267e0-72c6-4333-8214-195ec67a8479</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 05 Nov 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2df267e0-72c6-4333-8214-195ec67a8479.mp3?_=1762075730" length="29301288" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Lundi, la hausse de 2 Mds d’€ de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises<strong> </strong>a été votée à l'initiative du gouvernement, mais contre son camp. Les députés ont également adopté une mesure plus favorable aux entreprises, en votant l'article 11&nbsp;du PLF, qui prévoit de reprendre l'an prochain la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, dont l'exécutif souhaite la suppression progressive pour <em>«&nbsp;soutenir la dynamique de réindustrialisation&nbsp;»</em>. Mercredi, les députés ont continué à détricoter la copie budgétaire du gouvernement avec l’adoption de deux amendements déposés par LFI : l’un pour élargir le champ d’application de l’impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, l’autre pour instaurer une taxe exceptionnelle sur les superdividendes. De son côté, le RN a&nbsp;fait adopter grâce à l’abstention de la gauche une taxe de 33% sur les rachats d’actions qui, selon lui, rapporterait 8&nbsp;Mds d’€. Face à ces revers pour le gouvernement, le bloc central a dénoncédepuis mardi une <em>«&nbsp;surenchère fiscale »</em>. Vendredi, l’article&nbsp;3&nbsp;du projet de loi sur le budget&nbsp;: la taxation des holdings a été adoptée par 224 députés, contre 10. La gauche s’est abstenue. La taxe Zucman sur les très hauts patrimoines a été largement rejetée, ainsi que sa version allégée, malgré la pression du PS. Vendredi soir, les députés ont lesté le budget Lecornu près de 45Mds€ de taxes supplémentaires (notamment la taxation proportionnelle des multinationales : 25Mds€, l’extension de la taxe sur les rachats d'actions : 8Mds€, la surtaxe de l'Impôt sur les Sociétés : 6Mds€, et dans la nuit un impôt sur la fortune improductive ...) Le Premier ministre a annoncé de nouvelles discussions avec les différents groupes parlementaires durant ce week-end. Les débats reprendront lundi.</p><p>Les députés arrêteront leurs discussions sur le PLF lundi soir, avant de s’attaquer au projet de loi de financement de la Sécurité sociale à partir de mardi. Après son vote, prévu le 12&nbsp;novembre, les débats pourront reprendre sur les recettes de l’État, pour enchaîner sur la deuxième partie du PLF, concernant les dépenses. Les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale doivent être adoptés avant le 31 décembre. Les délais sont serrés, entre promesse de ne pas recourir au 49-3 et débats sur la réforme des retraites.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 novembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>BILAN DE L’EXAMEN DU PLF</strong></p><p></p><p>Les députés ont commencé le 24 octobre l'examen de la partie recettes du projet de loi de finances (PLF), à l'Assemblée nationale.</p><p>Après les trois premiers jours de débat à l’Assemblée nationale, les députés ont dégradé d'environ 4 Mds d’€ l'équilibre de la copie initiale. Lundi, la hausse de 2 Mds d’€ de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises<strong> </strong>a été votée à l'initiative du gouvernement, mais contre son camp. Les députés ont également adopté une mesure plus favorable aux entreprises, en votant l'article 11&nbsp;du PLF, qui prévoit de reprendre l'an prochain la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, dont l'exécutif souhaite la suppression progressive pour <em>«&nbsp;soutenir la dynamique de réindustrialisation&nbsp;»</em>. Mercredi, les députés ont continué à détricoter la copie budgétaire du gouvernement avec l’adoption de deux amendements déposés par LFI : l’un pour élargir le champ d’application de l’impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, l’autre pour instaurer une taxe exceptionnelle sur les superdividendes. De son côté, le RN a&nbsp;fait adopter grâce à l’abstention de la gauche une taxe de 33% sur les rachats d’actions qui, selon lui, rapporterait 8&nbsp;Mds d’€. Face à ces revers pour le gouvernement, le bloc central a dénoncédepuis mardi une <em>«&nbsp;surenchère fiscale »</em>. Vendredi, l’article&nbsp;3&nbsp;du projet de loi sur le budget&nbsp;: la taxation des holdings a été adoptée par 224 députés, contre 10. La gauche s’est abstenue. La taxe Zucman sur les très hauts patrimoines a été largement rejetée, ainsi que sa version allégée, malgré la pression du PS. Vendredi soir, les députés ont lesté le budget Lecornu près de 45Mds€ de taxes supplémentaires (notamment la taxation proportionnelle des multinationales : 25Mds€, l’extension de la taxe sur les rachats d'actions : 8Mds€, la surtaxe de l'Impôt sur les Sociétés : 6Mds€, et dans la nuit un impôt sur la fortune improductive ...) Le Premier ministre a annoncé de nouvelles discussions avec les différents groupes parlementaires durant ce week-end. Les débats reprendront lundi.</p><p>Les députés arrêteront leurs discussions sur le PLF lundi soir, avant de s’attaquer au projet de loi de financement de la Sécurité sociale à partir de mardi. Après son vote, prévu le 12&nbsp;novembre, les débats pourront reprendre sur les recettes de l’État, pour enchaîner sur la deuxième partie du PLF, concernant les dépenses. Les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale doivent être adoptés avant le 31 décembre. Les délais sont serrés, entre promesse de ne pas recourir au 49-3 et débats sur la réforme des retraites.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 
 BILAN DE L’EXAMEN DU PLF
 
 Les députés ont commencé le 24 octobre l'examen de la partie recettes du projet de loi de finances (PLF), à l'Assemblée nationale.
 Après les trois premiers jours de débat à l’Assemblée nationale, les députés ont dégradé d'environ 4 Mds d’€ l'équilibre de la copie initiale. Lundi, la hausse de 2 Mds d’€ de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises a été votée à l'initiative du gouvernement, mais contre son camp. Les députés ont également adopté une mesure plus favorable aux entreprises, en votant l'article 11 du PLF, qui prévoit de reprendre l'an prochain la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, dont l'exécutif souhaite la suppression progressive pour « soutenir la dynamique de réindustrialisation ». Mercredi, les députés ont continué à détricoter la copie budgétaire du gouvernement avec l’adoption de deux amendements déposés par LFI : l’un pour élargir le champ d’application de l’impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, l’autre pour instaurer une taxe exceptionnelle sur les superdividendes. De son côté, le RN a fait adopter grâce à l’abstention de la gauche une taxe de 33% sur les rachats d’actions qui, selon lui, rapporterait 8 Mds d’€. Face à ces revers pour le gouvernement, le bloc central a dénoncédepuis mardi une « surenchère fiscale ». Vendredi, l’article 3 du projet de loi sur le budget : la taxation des holdings a été adoptée par 224 députés, contre 10. La gauche s’est abstenue. La taxe Zucman sur les très hauts patrimoines a été largement rejetée, ainsi que sa version allégée, malgré la pression du PS. Vendredi soir, les députés ont lesté le budget Lecornu près de 45Mds€ de taxes supplémentaires (notamment la taxation proportionnelle des multinationales : 25Mds€, l’extension de la taxe sur les rachats d'actions : 8Mds€, la surtaxe de l'Impôt sur les Sociétés : 6Mds€, et dans la nuit un impôt sur la fortune improductive ...) Le Premier ministre a annoncé de nouvelles discussions avec les différents groupes parlementaires durant ce week-end. Les débats reprendront lundi.
 Les députés arrêteront leurs discussions sur le PLF lundi soir, avant de s’attaquer au projet de loi de financement de la Sécurité sociale à partir de mardi. Après son vote, prévu le 12 novembre, les débats pourront reprendre sur les recettes de l’État, pour enchaîner sur la deuxième partie du PLF, concernant les dépenses. Les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale doivent être adoptés avant le 31 décembre. Les délais sont serrés, entre promesse de ne pas recourir au 49-3 et débats sur la réforme des retraites.
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 novembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 
 BILAN DE L’EXAMEN DU PLF
 
 Les députés ont commencé le 24 octobre l'examen de la partie recettes du projet de loi de finances (PLF), à l'Assemblée nationale.
 Après les trois premiers jours de débat à l’Assemblée nationale, les députés ont dégradé d'environ 4 Mds d’€ l'équilibre de la copie initiale. Lundi, la hausse de 2 Mds d’€ de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises a été votée à l'initiative du gouvernement, mais contre son camp. Les députés ont également adopté une mesure plus favorable aux entreprises, en votant l'article 11 du PLF, qui prévoit de reprendre l'an prochain la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, dont l'exécutif souhaite la suppression progressive pour « soutenir la dynamique de réindustrialisation ». Mercredi, les députés ont continué à détricoter la copie budgétaire du gouvernement avec l’adoption de deux amendements déposés par LFI : l’un pour élargir le champ d’application de l’impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, l’autre pour instaurer une taxe exceptionnelle sur les superdividendes. De son côté, le RN a fait adopter grâce à l’abstention de la gauche une taxe de 33% sur les rachats d’actions qui, selon lui, rapporterait 8 Mds d’€. Face à ces revers pour le gouvernement, le bloc central a dénoncédepuis mardi une « surenchère fiscale ». Vendredi, l’article 3 du projet de loi sur le budget : la taxation des holdings a été adoptée par 224 députés, contre 10. La gauche s’est abstenue. La taxe Zucman sur les très hauts patrimoines a été largement rejetée, ainsi que sa version allégée, malgré la pression du PS. Vendredi soir, les députés ont lesté le budget Lecornu près de 45Mds€ de taxes supplémentaires (notamment la taxation proportionnelle des multinationales : 25Mds€, l’extension de la taxe sur les rachats d'actions : 8Mds€, la surtaxe de l'Impôt sur les Sociétés : 6Mds€, et dans la nuit un impôt sur la fortune improductive ...) Le Premier ministre a annoncé de nouvelles discussions avec les différents groupes parlementaires durant ce week-end. Les débats reprendront lundi.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:00</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VUwbzwf]]></podcast:txt><itunes:episode>454</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Akram Belkaïd,Jean-Louis Bourlanges,Antoine Foucher,Lucile Schmid,Budget</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Stéphane-Antoine Therene, « monsieur LinkedIn » (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">99704f7e-260c-43ff-8235-0d8daa11f936</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Stéphane-Antoine Therene et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.</p><p></p><p>Pour cet épisode, Stéphane-Antoine Therene nous propose de mieux comprendre les spécificités de LinkedIn et notamment l'importance du statut "Top Voice". Ce badge bleu est donné aux plus influents et aux plus méritants des utilisateurs de la plateforme : on découvre avec lui les noms d'influenceurs français que nous connaissons pour d'autres fonctions, et qui ont pourtant un rôle essentiel dans la formation des opinions, et donc des actions. Il conclut sur l'aboutissement de son parcours, et revient sur la notion de "confiance numérique", qui lui semble essentielle aujourd'hui.</p><p></p><p>Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Il conclut sur l'aboutissement de son parcours, et revient sur la notion de "confiance numérique", qui lui semble essentielle aujourd'hui.</p><p></p><p>Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 29 Oct 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/99704f7e-260c-43ff-8235-0d8daa11f936.mp3?_=1760382366" length="23474788" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 Une conversation entre Stéphane-Antoine Therene et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.
 
 Pour cet épisode, Stéphane-Antoine Therene nous propose de mieux comprendre les spécificités de LinkedIn et notamment l'importance du statut "Top Voice". Ce badge bleu est donné aux plus influents et aux plus méritants des utilisateurs de la plateforme : on découvre avec lui les noms d'influenceurs français que nous connaissons pour d'autres fonctions, et qui ont pourtant un rôle essentiel dans la formation des opinions, et donc des actions. Il conclut sur l'aboutissement de son parcours, et revient sur la notion de "confiance numérique", qui lui semble essentielle aujourd'hui.
 
 Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.
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 Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.
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 Une conversation entre Stéphane-Antoine T...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>24:27</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/GqMwuJR]]></podcast:txt><itunes:episode>451</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le vol du Louvre et la protection du patrimoine / Le mouvement « No Kings »]]></title><guid isPermaLink="false">7fe310b4-cef1-4a31-b1ad-42c500f6ed97</guid><description><![CDATA[<p> Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.</p><p>Avec cette semaine :</p><p>- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p><p>- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</p><p>- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</p><p>- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.</p><p></p><p><strong>LE VOL DU LOUVRE ET LA PROTECTION DU PATRIMOINE</strong></p><p></p><p>Au musée du Louvre, dimanche dernier, une série de bijoux datant du XIXe siècle ont été dérobés en quelques minutes par plusieurs malfaiteurs dans la galerie d'Apollon. Huit pièces manquent à l'appel. Le butin a été estimé à 88&nbsp;millions d'euros par la conservatrice du musée, a annoncé mardi la&nbsp;procureure de Paris. La couronne de l'impératrice Eugénie, d'abord volée, a été retrouvée près du site, vraisemblablement égarée par les voleurs dans leur fuite. Très fréquenté, le musée a accueilli 8,7 millions de visiteurs en 2024. Il s’étend sur 73.000 mètres carrés et contient environ 35.000 œuvres issues de collections du monde entier. Le dernier vol recensé au Louvre a eu lieu en&nbsp;1998 : une toile de Camille Corot, volée en pleine journée et jamais retrouvée.</p><p>Lors de son audition mercredi au Sénat, la présidente du musée Laurence des&nbsp;Cars a indiqué qu’aucune caméra ne couvrait le balcon de la galerie d’Apollon, où sont passés les braqueurs, mais a réfuté tout «&nbsp;retard&nbsp;» dans la mise en œuvre du plan de sécurisation, contestant les observations de la Cour des comptes. Elle a confirmé avoir présenté sa démission, «&nbsp;refusée&nbsp;» par la ministre de la culture, et a notamment souhaité solliciter le ministère de l’intérieur pour étudier la possibilité d’installer un commissariat de police au sein du musée.</p><p>Alors que le Louvre a rouvert ses portes mercredi matin, The Economist rappelle, étude scientifique à l’appui, que le vol d’œuvres dans les grands musées est presque une routine : on en recense 40 dans le monde depuis 1990&nbsp;(majoritairement en Europe)… plus d’un par an. Dans quasiment un cas sur cinq, la valeur des objets dérobés dépasse les 100 millions d’euros avec un record à 450&nbsp;millions d’euros pour le Van Gogh Museum d’Amsterdam en 1991. Moins d'une fois sur deux les œuvres volées ont finalement été récupérées.</p><p>La portée symbolique de ce cambriolage n’est pas sans rappeler, pour Le Figaro, celui de l'incendie de Notre-Dame de Paris, en 2019, ou du vol de La Joconde en 1911. L’incendie de Notre-Dame avait mis en lumière la vulnérabilité d’autres édifices religieux. Un plan «&nbsp;sécurité&nbsp;» avait été lancé en 2020 pour les 87&nbsp;cathédrales dépendant de l’État qui ont renforcé depuis leurs dispositifs de sécurité par des formations aux secours, des caméras thermiques, des porte coupe-feu… Selon la Direction nationale du renseignement territorial, 401 faits antichrétiens ont été recensés entre janvier et juin 2025, soit + 13 % par rapport à la même période en 2024. Une hausse significative qui intervient après deux ans de baisse. Mais pour l'Observatoire du patrimoine religieux, association indépendante qui effectue une veille en temps réel, ces chiffres sont « sous-estimés, parce qu'il n'y a pas toujours des plaintes&nbsp;». Selon son vice-président, il y aurait aujourd'hui « trois à cinq fois plus de vandalisme touchant les édifices catholiques qu'il y a dix ans ».</p><p></p><p><strong>LE MOUVEMENT NO KINGS</strong></p><p></p><p>De Washington à San Francisco, en passant par New York, Tampa ou Los Angeles, samedi 18&nbsp;octobre dans 2.700 villes, près de sept millions d’Américains ont manifesté pacifiquement, contre Donald Trump et son usage autoritaire du pouvoir. Un mouvement lancé par un collectif de 300 associations regroupées derrière le slogan «&nbsp;No Kings&nbsp;» « pas de rois ». Ce collectif d’associations de défense des libertés civiles, dont certaines sont proches du Parti démocrate annonce la couleur sur la page d’accueil du site Internet qui coordonne les manifestations : «&nbsp;Pas de trônes, pas de couronnes, pas de rois : le pouvoir appartient au peuple. » Le mouvement qui dit vouloir s’opposer aux « abus de pouvoir », déplore « l’envoi d’agents militarisés » dans des villes démocrates et les « cadeaux aux milliardaires&nbsp;». Il entend « défendre la démocratie » face à « la dictature ». Dans les cortèges, les manifestants qui revendiquent la défense des valeurs américaines, ont concentré leurs critiques sur les attaques contre la liberté de la presse, le droit de vote des minorités ou la séparation des pouvoirs. Le déploiement de la garde nationale dans plusieurs villes américaines, ainsi que les rafles opérées par la nouvelle police anti-immigration nourrissent l’indignation. Cette deuxième contestation d’ampleur, a été trois fois plus suivie qu’un événement similaire à la mi-juin.</p><p>Né de la société civile, ce mouvement a reçu le soutien public de plusieurs personnalités politiques. Il a notamment été relayé par l’ancienne candidate démocrate Kamala Harris. Dans les cortèges, on a pu voir le leader de l’aile gauche démocrate Bernie Sanders, ou le sénateur de New York Chuck Schumer. Le mouvement a été également soutenu par des artistes comme Robert De Niro. Cette nouvelle journée de mobilisation survient par ailleurs en pleine paralysie budgétaire de l’État fédéral et alors que Donald Trump a déployé des militaires dans plusieurs fiefs démocrates pour, selon lui, lutter contre l’immigration illégale et la criminalité. </p><p>La droite a fustigé un mouvement de «&nbsp;haine de l’Amérique&nbsp;», tandis que plusieurs membres de l’administration Trump ont accusé les manifestants d’être des «&nbsp;extrémistes ». Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a ainsi jugé que le mouvement était animé par « des partisans du Hamas et des antifas&nbsp;». Un qualificatif qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites, le président Donald Trump ayant récemment signé un décret qui classe le mouvement « antifa&nbsp;» comme étant une «&nbsp;organisation terroriste ». À ses yeux, ce mouvement serait une « entreprise militarisée et anarchiste qui appelle explicitement au renversement du gouvernement des États-Unis ». &nbsp;En réponse à ces manifestations, Donald Trump a publié sur les réseaux sociaux, depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, une vidéo réalisée grâce à l’intelligence artificielle. On y voit le président américain aux commandes d’un avion, la tête coiffée d’une couronne, en train de bombarder les cortèges de manifestants avec des excréments.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p> Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.</p><p>Avec cette semaine :</p><p>- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p><p>- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</p><p>- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</p><p>- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.</p><p></p><p><strong>LE VOL DU LOUVRE ET LA PROTECTION DU PATRIMOINE</strong></p><p></p><p>Au musée du Louvre, dimanche dernier, une série de bijoux datant du XIXe siècle ont été dérobés en quelques minutes par plusieurs malfaiteurs dans la galerie d'Apollon. Huit pièces manquent à l'appel. Le butin a été estimé à 88&nbsp;millions d'euros par la conservatrice du musée, a annoncé mardi la&nbsp;procureure de Paris. La couronne de l'impératrice Eugénie, d'abord volée, a été retrouvée près du site, vraisemblablement égarée par les voleurs dans leur fuite. Très fréquenté, le musée a accueilli 8,7 millions de visiteurs en 2024. Il s’étend sur 73.000 mètres carrés et contient environ 35.000 œuvres issues de collections du monde entier. Le dernier vol recensé au Louvre a eu lieu en&nbsp;1998 : une toile de Camille Corot, volée en pleine journée et jamais retrouvée.</p><p>Lors de son audition mercredi au Sénat, la présidente du musée Laurence des&nbsp;Cars a indiqué qu’aucune caméra ne couvrait le balcon de la galerie d’Apollon, où sont passés les braqueurs, mais a réfuté tout «&nbsp;retard&nbsp;» dans la mise en œuvre du plan de sécurisation, contestant les observations de la Cour des comptes. Elle a confirmé avoir présenté sa démission, «&nbsp;refusée&nbsp;» par la ministre de la culture, et a notamment souhaité solliciter le ministère de l’intérieur pour étudier la possibilité d’installer un commissariat de police au sein du musée.</p><p>Alors que le Louvre a rouvert ses portes mercredi matin, The Economist rappelle, étude scientifique à l’appui, que le vol d’œuvres dans les grands musées est presque une routine : on en recense 40 dans le monde depuis 1990&nbsp;(majoritairement en Europe)… plus d’un par an. Dans quasiment un cas sur cinq, la valeur des objets dérobés dépasse les 100 millions d’euros avec un record à 450&nbsp;millions d’euros pour le Van Gogh Museum d’Amsterdam en 1991. Moins d'une fois sur deux les œuvres volées ont finalement été récupérées.</p><p>La portée symbolique de ce cambriolage n’est pas sans rappeler, pour Le Figaro, celui de l'incendie de Notre-Dame de Paris, en 2019, ou du vol de La Joconde en 1911. L’incendie de Notre-Dame avait mis en lumière la vulnérabilité d’autres édifices religieux. Un plan «&nbsp;sécurité&nbsp;» avait été lancé en 2020 pour les 87&nbsp;cathédrales dépendant de l’État qui ont renforcé depuis leurs dispositifs de sécurité par des formations aux secours, des caméras thermiques, des porte coupe-feu… Selon la Direction nationale du renseignement territorial, 401 faits antichrétiens ont été recensés entre janvier et juin 2025, soit + 13 % par rapport à la même période en 2024. Une hausse significative qui intervient après deux ans de baisse. Mais pour l'Observatoire du patrimoine religieux, association indépendante qui effectue une veille en temps réel, ces chiffres sont « sous-estimés, parce qu'il n'y a pas toujours des plaintes&nbsp;». Selon son vice-président, il y aurait aujourd'hui « trois à cinq fois plus de vandalisme touchant les édifices catholiques qu'il y a dix ans ».</p><p></p><p><strong>LE MOUVEMENT NO KINGS</strong></p><p></p><p>De Washington à San Francisco, en passant par New York, Tampa ou Los Angeles, samedi 18&nbsp;octobre dans 2.700 villes, près de sept millions d’Américains ont manifesté pacifiquement, contre Donald Trump et son usage autoritaire du pouvoir. Un mouvement lancé par un collectif de 300 associations regroupées derrière le slogan «&nbsp;No Kings&nbsp;» « pas de rois ». Ce collectif d’associations de défense des libertés civiles, dont certaines sont proches du Parti démocrate annonce la couleur sur la page d’accueil du site Internet qui coordonne les manifestations : «&nbsp;Pas de trônes, pas de couronnes, pas de rois : le pouvoir appartient au peuple. » Le mouvement qui dit vouloir s’opposer aux « abus de pouvoir », déplore « l’envoi d’agents militarisés » dans des villes démocrates et les « cadeaux aux milliardaires&nbsp;». Il entend « défendre la démocratie » face à « la dictature ». Dans les cortèges, les manifestants qui revendiquent la défense des valeurs américaines, ont concentré leurs critiques sur les attaques contre la liberté de la presse, le droit de vote des minorités ou la séparation des pouvoirs. Le déploiement de la garde nationale dans plusieurs villes américaines, ainsi que les rafles opérées par la nouvelle police anti-immigration nourrissent l’indignation. Cette deuxième contestation d’ampleur, a été trois fois plus suivie qu’un événement similaire à la mi-juin.</p><p>Né de la société civile, ce mouvement a reçu le soutien public de plusieurs personnalités politiques. Il a notamment été relayé par l’ancienne candidate démocrate Kamala Harris. Dans les cortèges, on a pu voir le leader de l’aile gauche démocrate Bernie Sanders, ou le sénateur de New York Chuck Schumer. Le mouvement a été également soutenu par des artistes comme Robert De Niro. Cette nouvelle journée de mobilisation survient par ailleurs en pleine paralysie budgétaire de l’État fédéral et alors que Donald Trump a déployé des militaires dans plusieurs fiefs démocrates pour, selon lui, lutter contre l’immigration illégale et la criminalité. </p><p>La droite a fustigé un mouvement de «&nbsp;haine de l’Amérique&nbsp;», tandis que plusieurs membres de l’administration Trump ont accusé les manifestants d’être des «&nbsp;extrémistes ». Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a ainsi jugé que le mouvement était animé par « des partisans du Hamas et des antifas&nbsp;». Un qualificatif qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites, le président Donald Trump ayant récemment signé un décret qui classe le mouvement « antifa&nbsp;» comme étant une «&nbsp;organisation terroriste ». À ses yeux, ce mouvement serait une « entreprise militarisée et anarchiste qui appelle explicitement au renversement du gouvernement des États-Unis ». &nbsp;En réponse à ces manifestations, Donald Trump a publié sur les réseaux sociaux, depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, une vidéo réalisée grâce à l’intelligence artificielle. On y voit le président américain aux commandes d’un avion, la tête coiffée d’une couronne, en train de bombarder les cortèges de manifestants avec des excréments.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 26 Oct 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7fe310b4-cef1-4a31-b1ad-42c500f6ed97.mp3?_=1761290653" length="60664368" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary> Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - David Djaïz, entrepreneur et essayiste.
 - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
 LE VOL DU LOUVRE ET LA PROTECTION DU PATRIMOINE
 
 Au musée du Louvre, dimanche dernier, une série de bijoux datant du XIXe siècle ont été dérobés en quelques minutes par plusieurs malfaiteurs dans la galerie d'Apollon. Huit pièces manquent à l'appel. Le butin a été estimé à 88 millions d'euros par la conservatrice du musée, a annoncé mardi la procureure de Paris. La couronne de l'impératrice Eugénie, d'abord volée, a été retrouvée près du site, vraisemblablement égarée par les voleurs dans leur fuite. Très fréquenté, le musée a accueilli 8,7 millions de visiteurs en 2024. Il s’étend sur 73.000 mètres carrés et contient environ 35.000 œuvres issues de collections du monde entier. Le dernier vol recensé au Louvre a eu lieu en 1998 : une toile de Camille Corot, volée en pleine journée et jamais retrouvée.
 Lors de son audition mercredi au Sénat, la présidente du musée Laurence des Cars a indiqué qu’aucune caméra ne couvrait le balcon de la galerie d’Apollon, où sont passés les braqueurs, mais a réfuté tout « retard » dans la mise en œuvre du plan de sécurisation, contestant les observations de la Cour des comptes. Elle a confirmé avoir présenté sa démission, « refusée » par la ministre de la culture, et a notamment souhaité solliciter le ministère de l’intérieur pour étudier la possibilité d’installer un commissariat de police au sein du musée.
 Alors que le Louvre a rouvert ses portes mercredi matin, The Economist rappelle, étude scientifique à l’appui, que le vol d’œuvres dans les grands musées est presque une routine : on en recense 40 dans le monde depuis 1990 (majoritairement en Europe)… plus d’un par an. Dans quasiment un cas sur cinq, la valeur des objets dérobés dépasse les 100 millions d’euros avec un record à 450 millions d’euros pour le Van Gogh Museum d’Amsterdam en 1991. Moins d'une fois sur deux les œuvres volées ont finalement été récupérées.
 La portée symbolique de ce cambriolage n’est pas sans rappeler, pour Le Figaro, celui de l'incendie de Notre-Dame de Paris, en 2019, ou du vol de La Joconde en 1911. L’incendie de Notre-Dame avait mis en lumière la vulnérabilité d’autres édifices religieux. Un plan « sécurité » avait été lancé en 2020 pour les 87 cathédrales dépendant de l’État qui ont renforcé depuis leurs dispositifs de sécurité par des formations aux secours, des caméras thermiques, des porte coupe-feu… Selon la Direction nationale du renseignement territorial, 401 faits antichrétiens ont été recensés entre janvier et juin 2025, soit + 13 % par rapport à la même période en 2024. Une hausse significative qui intervient après deux ans de baisse. Mais pour l'Observatoire du patrimoine religieux, association indépendante qui effectue une veille en temps réel, ces chiffres sont « sous-estimés, parce qu'il n'y a pas toujours des plaintes ». Selon son vice-président, il y aurait aujourd'hui « trois à cinq fois plus de vandalisme touchant les édifices catholiques qu'il y a dix ans ».
 
 LE MOUVEMENT NO KINGS
 
 De Washington à San Francisco, en passant par New York, Tampa ou Los Angeles, samedi 18 octobre dans 2.700 villes, près de sept millions d’Américains ont manifesté pacifiquement, contre Donald Trump et son usage autoritaire du pouvoir. Un mouvement lancé par un collectif de 300 associations regroupées derrière le slogan « No Kings » « pas de rois ». Ce collectif d’associations de défense des libertés civiles, dont certaines sont proches du Parti démocrate annonce la couleur sur la page d’accueil du site Internet qui coordonne les manifestations : « Pas de trônes, pas de couronnes, pas de rois : le pouvoir appartient au peuple. » Le mouvement qui dit vouloir s’opposer aux « abus de pouvoir », déplore « l’envoi d’agents militarisés » dans des villes démocrates et les « cadeaux aux milliardaires ». Il entend « défendre la démocratie » face à « la dictature ». Dans les cortèges, les manifestants qui revendiquent la défense des valeurs américaines, ont concentré leurs critiques sur les attaques contre la liberté de la presse, le droit de vote des minorités ou la séparation des pouvoirs. Le déploiement de la garde nationale dans plusieurs villes américaines, ainsi que les rafles opérées par la nouvelle police anti-immigration nourrissent l’indignation. Cette deuxième contestation d’ampleur, a été trois fois plus suivie qu’un événement similaire à la mi-juin.
 Né de la société civile, ce mouvement a reçu le soutien public de plusieurs personnalités politiques. Il a notamment été relayé par l’ancienne candidate démocrate Kamala Harris. Dans les cortèges, on a pu voir le leader de l’aile gauche démocrate Bernie Sanders, ou le sénateur de New York Chuck Schumer. Le mouvement a été également soutenu par des artistes comme Robert De Niro. Cette nouvelle journée de mobilisation survient par ailleurs en pleine paralysie budgétaire de l’État fédéral et alors que Donald Trump a déployé des militaires dans plusieurs fiefs démocrates pour, selon lui, lutter contre l’immigration illégale et la criminalité. 
 La droite a fustigé un mouvement de « haine de l’Amérique », tandis que plusieurs membres de l’administration Trump ont accusé les manifestants d’être des « extrémistes ». Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a ainsi jugé que le mouvement était animé par « des partisans du Hamas et des antifas ». Un qualificatif qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites, le président Donald Trump ayant récemment signé un décret qui classe le mouvement « antifa » comme étant une « organisation terroriste ». À ses yeux, ce mouvement serait une « entreprise militarisée et anarchiste qui appelle explicitement au renversement du gouvernement des États-Unis ». En réponse à ces manifestations, Donald Trump a publié sur les réseaux sociaux, depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, une vidéo réalisée grâce à l’intelligence artificielle. On y voit le président américain aux commandes d’un avion, la tête coiffée d’une couronne, en train de bombarder les cortèges de manifestants avec des excréments.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 octobre 2025.
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - David Djaïz, entrepreneur et essayiste.
 - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
 LE VOL DU LOUVRE ET LA PROTECTION DU PATRIMOINE
 
 Au musée du Louvre, dimanche dernier, une série de bijoux datant du XIXe siècle ont été dérobés en quelques minutes par plusieurs malfaiteurs dans la galerie d'Apollon. Huit pièces manquent à l'appel. Le butin a été estimé à 88 millions d'euros par la conservatrice du musée, a annoncé mardi la procureure de Paris. La couronne de l'impératrice Eugénie, d'abord volée, a été retrouvée près du site, vraisemblablement égarée par les voleurs dans leur fuite. Très fréquenté, le musée a accueilli 8,7 millions de visiteurs en 2024. Il s’étend sur 73.000 mètres carrés et contient environ 35.000 œuvres issues de collections du monde entier. Le dernier vol recensé au Louvre a eu lieu en 1998 : une toile de Camille Corot, volée en pleine journée et jamais retrouvée.
 Lors de son audition mercredi au Sénat, la présidente du musée Laurence des Cars a indiqué qu’aucune caméra ne couvrait le balcon de la galerie d’Apollon, où sont passés les braqueurs, mais a réfuté tout « retard » dans la mise en œuvre du plan de sécurisation, contestant les observations de la Cour des comptes. Elle a confirmé avoir présenté sa démission, « refusée » par la ministre de la culture, et a notamment souhaité solliciter le ministère de l’intérieur pour étudier la possibilité d’installer un commissariat de police au sein du musée.
 Alors que le Louvre a rouvert ses portes mercredi matin, The Economist rappelle, étude scientifique à l’appui, que le vol d’œuvres dans les grands musées est presque une routine : on en recense 40 dans le monde depuis 1990 (majoritairement en Europe)… plus d’un par an. Dans quasiment un cas sur cinq, la valeur des objets dérobés dépasse les 100 millions d’euros avec un record à 450 millions d’euros pour le Van Gogh Museum d’Amsterdam en 1991. Moins d'une fois sur deux les œuvres volées ont finalement été récupérées.
 La portée symbolique de ce cambriolage n’est pas sans rappeler, pour Le Figaro, celui de l'incendie de Notre-Dame de Paris, en 2019, ou du vol de La Joconde en 1911. L’incendie de Notre-Dame avait mis en lumière la vulnérabilité d’autres édifices religieux. Un plan « sécurité » avait été lancé en 2020 pour les 87 cathédrales dépendant de l’État qui ont renforcé depuis leurs dispositifs de sécurité par des formations aux secours, des caméras thermiques, des porte coupe-feu… Selon la Direction nationale du renseignement territorial, 401 faits antichrétiens ont été recensés entre janvier et juin 2025, soit + 13 % par rapport à la même période en 2024. Une hausse significative qui intervient après deux ans de baisse. Mais pour l'Observatoire du patrimoine religieux, association indépendante qui effectue une veille en temps réel, ces chiffres sont « sous-estimés, parce qu'il n'y a pas toujours des plaintes ». Selon son vice-président, il y aurait aujourd'hui « trois à cinq fois plus de vandalisme touchant les édifices catholiques qu'il y a dix ans ».
 
 LE MOUVEMENT NO KINGS
 
 De Washington à San Francisco, en passant par New York, Tampa ou Los Angeles, samedi 18 octobre dans 2.700 villes, près de sept millions d’Américains ont manifesté pacifiquement, contre Donald Trump et son usage autoritaire du pouvoir. Un mouvement lancé par un collectif de 300 associations regroupées derrière le slogan « No Kings » « pas de rois ». Ce collectif d’associations de défense des libertés civiles, dont certaines sont proches du Parti démocrate annonce la couleur sur la page d’accueil du site Internet qui coordonne les manifestations : « Pas de trônes, pas de couronnes, pas de rois : le pouvoir appartient au peuple. » Le mouvement qui dit vouloir s’opposer aux « abus de pouvoir », déplore « l’envoi d’agents militarisés » dans des villes démocrates et les « cadeaux aux milliardaires ». Il entend « défendre la démocratie » face à « la dictature ». Dans les cortèges, les manifestants qui revendiquent la défense des valeurs américaines, ont concentré leurs critiques sur les attaques contre la liberté de la presse, le droit de vote des minorités ou la séparation des pouvoirs. Le déploiement de la garde nationale dans plusieurs villes américaines, ainsi que les rafles opérées par la nouvelle police anti-immigration nourrissent l’indignation. Cette deuxième contestation d’ampleur, a été trois fois plus suivie qu’un événement similaire à la mi-juin.
 Né de la société civile, ce mouvement a reçu le soutien public de plusieurs personnalités politiques. Il a notamment été relayé par l’ancienne candidate démocrate Kamala Harris. Dans les cortèges, on a pu voir le leader de l’aile gauche démocrate Bernie Sanders, ou le sénateur de New York Chuck Schumer. Le mouvement a été également soutenu par des artistes comme Robert De Niro. Cette nouvelle journée de mobilisation survient par ailleurs en pleine paralysie budgétaire de l’État fédéral et alors que Donald Trump a déployé des militaires dans plusieurs fiefs démocrates pour, selon lui, lutter contre l’immigration illégale et la criminalité. 
 La droite a fustigé un mouvement de « haine de l’Amérique », tandis que plusieurs membres de l’administration Trump ont accusé les manifestants d’être des « extrémistes ». Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a ainsi jugé que le mouvement était animé par « des partisans du Hamas et des antifas ». Un qualificatif qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites, le président Donald Trump ayant récemment signé un décret qui classe le mouvement « antifa » comme étant une « organisation terroriste ». À ses yeux, ce mouvement serait une « entreprise militarisée et anarchiste qui appelle explicitement au renversement du gouvernement des États-Unis ». En réponse à ces manifestations, Donald Trump a publié sur les réseaux sociaux, depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, une vidéo réalisée grâce à l’intelligence artificielle. On y voit le président américain aux commandes d’un avion, la tête coiffée d’une couronne, en train de bombarder les cortèges de manifestants avec des excréments.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Stéphane-Antoine Therene et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.</p><p></p><p>Stéphane-Antoine Therene nous explique aujourd'hui comment LinkedIn a dépassé le monde des affaires pour devenir un réseau pour tous ceux et toutes celles qui cherchent à accomplir leurs ambitions professionnelles, et peut-être même personnelles. La marque d'une domination du travail sur le privé ? LinkedIn montre en tout cas que le vieil adage est vrai : savoir ce que font les autres, c'est pouvoir faire mieux.</p><p></p><p>Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Stéphane-Antoine Therene et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.</p><p></p><p>Stéphane-Antoine Therene nous explique aujourd'hui comment LinkedIn a dépassé le monde des affaires pour devenir un réseau pour tous ceux et toutes celles qui cherchent à accomplir leurs ambitions professionnelles, et peut-être même personnelles. La marque d'une domination du travail sur le privé ? LinkedIn montre en tout cas que le vieil adage est vrai : savoir ce que font les autres, c'est pouvoir faire mieux.</p><p></p><p>Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 22 Oct 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/b312e42c-8021-4d1c-abb3-6b6b29aad9c2.mp3?_=1760382177" length="15966151" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 Une conversation entre Stéphane-Antoine Therene et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.
 
 Stéphane-Antoine Therene nous explique aujourd'hui comment LinkedIn a dépassé le monde des affaires pour devenir un réseau pour tous ceux et toutes celles qui cherchent à accomplir leurs ambitions professionnelles, et peut-être même personnelles. La marque d'une domination du travail sur le privé ? LinkedIn montre en tout cas que le vieil adage est vrai : savoir ce que font les autres, c'est pouvoir faire mieux.
 
 Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Stéphane-Antoine Therene et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.
 
 Stéphane-Antoine Therene nous explique aujourd'hui comment LinkedIn a dépassé le monde des affaires pour devenir un réseau pour tous ceux et toutes celles qui cherchent à accomplir leurs ambitions professionnelles, et peut-être même personnelles. La marque d'une domination du travail sur le privé ? LinkedIn montre en tout cas que le vieil adage est vrai : savoir ce que font les autres, c'est pouvoir faire mieux.
 
 Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.
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 Une conversation entre Stéphane-Antoine T...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:37</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/jsxiUmq]]></podcast:txt><itunes:episode>451</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Stéphane-Antoine Thérenne,LinkedIn</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Qu’attendent les Français des hommes politiques ?]]></title><guid isPermaLink="false">e3593543-02a2-4cb1-96a0-1ca97060a0dc</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>QU’ATTENDENT LES FRANÇAIS DES HOMMES POLITIQUES&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Après la nouvelle nomination de Sébastien Lecornu à Matignon le 10&nbsp;octobre, 56 % Français ne souhaitaient pas que l'une des motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national soit votée, selon une enquête "L'Opinion en direct" menée par Elabe pour BFMTV, publiée mercredi. Ils ont été exaucés, avec le rejet des deux motions de censure jeudi matin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, a annoncé dans sa déclaration de politique générale qu'il proposerait au Parlement la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites «&nbsp;<em>jusqu'à l'élection présidentielle</em>&nbsp;». Selon le sondage Elabe, 67 % des Français sont pour cette suspension et 29 % s'y disent même «&nbsp;très favorables&nbsp;» et 38% «&nbsp; plutôt favorables&nbsp;». 33 % des Français sont contre cette suspension, dont 13 % de Français qui se disent «&nbsp;très opposés&nbsp;» à cette annonce du chef du gouvernement. Toutefois, 64 % des Français sont mécontents de la composition du gouvernement et 51 % des personnes interrogées sont même favorables à une dissolution et à de nouvelles élections législatives.</p><p>Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, Jordan Bardella et Marine Le Pen se maintiennent en tête des personnalités suscitant le plus de satisfaction si elles remportaient l’élection présidentielle (33 % dans les deux cas), selon le baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche. Pour la première fois, la troisième place du podium est occupée par une personnalité du même bord&nbsp;: Marion Maréchal, avec 24 % des Français qui seraient satisfaits.&nbsp;Cette progression de Marion Maréchal dans le classement s’explique par une baisse importante pour les autres personnalités, situées à droite et au centre, comme Bruno Retailleau qui enregistre une forte baisse (20 %, -7 points en un mois). Au centre, on observe aussi des baisses importantes pour Edouard Philippe (22 %, -3 points), Gabriel Attal (19 %, -5 points) et Gérald Darmanin (19 %, -5&nbsp;points). Le pouvoir d’achat demeure la première préoccupation des Français (50 %, -1 point), devant l’avenir du système social, cité par 44 %. La préoccupation pour l’avenir du système social progresse de 3 points en un mois et de 9 points depuis juillet.&nbsp; 88 % des Français sont pessimistes sur la situation économique du pays et 67 % sur leur propre situation économique. Ils ont notamment le sentiment que la situation du pouvoir d’achat va se détériorer (78 %), tout comme celle du niveau de la dette publique (77 %) ou encore du niveau de la fiscalité (70 %).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 octobre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>QU’ATTENDENT LES FRANÇAIS DES HOMMES POLITIQUES&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Après la nouvelle nomination de Sébastien Lecornu à Matignon le 10&nbsp;octobre, 56 % Français ne souhaitaient pas que l'une des motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national soit votée, selon une enquête "L'Opinion en direct" menée par Elabe pour BFMTV, publiée mercredi. Ils ont été exaucés, avec le rejet des deux motions de censure jeudi matin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, a annoncé dans sa déclaration de politique générale qu'il proposerait au Parlement la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites «&nbsp;<em>jusqu'à l'élection présidentielle</em>&nbsp;». Selon le sondage Elabe, 67 % des Français sont pour cette suspension et 29 % s'y disent même «&nbsp;très favorables&nbsp;» et 38% «&nbsp; plutôt favorables&nbsp;». 33 % des Français sont contre cette suspension, dont 13 % de Français qui se disent «&nbsp;très opposés&nbsp;» à cette annonce du chef du gouvernement. Toutefois, 64 % des Français sont mécontents de la composition du gouvernement et 51 % des personnes interrogées sont même favorables à une dissolution et à de nouvelles élections législatives.</p><p>Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, Jordan Bardella et Marine Le Pen se maintiennent en tête des personnalités suscitant le plus de satisfaction si elles remportaient l’élection présidentielle (33 % dans les deux cas), selon le baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche. Pour la première fois, la troisième place du podium est occupée par une personnalité du même bord&nbsp;: Marion Maréchal, avec 24 % des Français qui seraient satisfaits.&nbsp;Cette progression de Marion Maréchal dans le classement s’explique par une baisse importante pour les autres personnalités, situées à droite et au centre, comme Bruno Retailleau qui enregistre une forte baisse (20 %, -7 points en un mois). Au centre, on observe aussi des baisses importantes pour Edouard Philippe (22 %, -3 points), Gabriel Attal (19 %, -5 points) et Gérald Darmanin (19 %, -5&nbsp;points). Le pouvoir d’achat demeure la première préoccupation des Français (50 %, -1 point), devant l’avenir du système social, cité par 44 %. La préoccupation pour l’avenir du système social progresse de 3 points en un mois et de 9 points depuis juillet.&nbsp; 88 % des Français sont pessimistes sur la situation économique du pays et 67 % sur leur propre situation économique. Ils ont notamment le sentiment que la situation du pouvoir d’achat va se détériorer (78 %), tout comme celle du niveau de la dette publique (77 %) ou encore du niveau de la fiscalité (70 %).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 QU’ATTENDENT LES FRANÇAIS DES HOMMES POLITIQUES ?
 
 Après la nouvelle nomination de Sébastien Lecornu à Matignon le 10 octobre, 56 % Français ne souhaitaient pas que l'une des motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national soit votée, selon une enquête "L'Opinion en direct" menée par Elabe pour BFMTV, publiée mercredi. Ils ont été exaucés, avec le rejet des deux motions de censure jeudi matin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, a annoncé dans sa déclaration de politique générale qu'il proposerait au Parlement la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites « jusqu'à l'élection présidentielle ». Selon le sondage Elabe, 67 % des Français sont pour cette suspension et 29 % s'y disent même « très favorables » et 38% « plutôt favorables ». 33 % des Français sont contre cette suspension, dont 13 % de Français qui se disent « très opposés » à cette annonce du chef du gouvernement. Toutefois, 64 % des Français sont mécontents de la composition du gouvernement et 51 % des personnes interrogées sont même favorables à une dissolution et à de nouvelles élections législatives.
 Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, Jordan Bardella et Marine Le Pen se maintiennent en tête des personnalités suscitant le plus de satisfaction si elles remportaient l’élection présidentielle (33 % dans les deux cas), selon le baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche. Pour la première fois, la troisième place du podium est occupée par une personnalité du même bord : Marion Maréchal, avec 24 % des Français qui seraient satisfaits. Cette progression de Marion Maréchal dans le classement s’explique par une baisse importante pour les autres personnalités, situées à droite et au centre, comme Bruno Retailleau qui enregistre une forte baisse (20 %, -7 points en un mois). Au centre, on observe aussi des baisses importantes pour Edouard Philippe (22 %, -3 points), Gabriel Attal (19 %, -5 points) et Gérald Darmanin (19 %, -5 points). Le pouvoir d’achat demeure la première préoccupation des Français (50 %, -1 point), devant l’avenir du système social, cité par 44 %. La préoccupation pour l’avenir du système social progresse de 3 points en un mois et de 9 points depuis juillet. 88 % des Français sont pessimistes sur la situation économique du pays et 67 % sur leur propre situation économique. Ils ont notamment le sentiment que la situation du pouvoir d’achat va se détériorer (78 %), tout comme celle du niveau de la dette publique (77 %) ou encore du niveau de la fiscalité (70 %).
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 QU’ATTENDENT LES FRANÇAIS DES HOMMES POLITIQUES ?
 
 Après la nouvelle nomination de Sébastien Lecornu à Matignon le 10 octobre, 56 % Français ne souhaitaient pas que l'une des motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national soit votée, selon une enquête "L'Opinion en direct" menée par Elabe pour BFMTV, publiée mercredi. Ils ont été exaucés, avec le rejet des deux motions de censure jeudi matin. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, a annoncé dans sa déclaration de politique générale qu'il proposerait au Parlement la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites « jusqu'à l'élection présidentielle ». Selon le sondage Elabe, 67 % des Français sont pour cette suspension et 29 % s'y disent même « très favorables » et 38% « plutôt favorables ». 33 % des Français sont contre cette suspension, dont 13 % de Français qui se disent « très opposés » à cette annonce du chef du gouvernement. Toutefois, 64 % des Français sont mécontents de la composition du gouvernement et 51 % des personnes interrogées sont même favorables à une dissolution et à de nouvelles élections législatives.
 Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, Jordan Bardella et Marine Le Pen se maintiennent en tête des personnalités suscitant le plus de satisfaction si elles remportaient l’élection présidentielle (33 % dans les deux cas), selon le baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche. Pour la première fois, la troisième place du podium est occupée par une personnalité du même bord : Marion Maréchal, avec 24 % des Français qui seraient satisfaits. Cette progression de Marion Maréchal dans le classement s’explique par une baisse importante pour les autres personnalités, situées à droite et au centre, comme Bruno Retailleau qui enregistre une forte baisse (20 %, -7 points en un mois). Au centre, on observe aussi des baisses importantes pour Edouard Philippe (22 %, -3 points), Gabriel Attal (19 %, -5 points) et Gérald Darmanin (19 %, -5 points). Le pouvoir d’achat demeure la première préoccupation des Français (50 %, -1 point), devant l’avenir du système social, cité par 44 %. La préoccupation pour l’avenir du système social progresse de 3 points en un mois et de 9 points depuis juillet. 88 % des Français sont pessimistes sur la situation économique du pays et 67 % sur leur propre situation économique. Ils ont notamment le sentiment que la situation du pouvoir d’achat va se détériorer (78 %), tout comme celle du niveau de la dette publique (77 %) ou encore du niveau de la fiscalité (70 %).
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:11</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/hbmXyjn]]></podcast:txt><itunes:episode>452</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Antoine Foucher,Lucile Schmid,Lionel Zinsou,Lecornu,Trump,Israël,Gaza</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Stéphane-Antoine Therene, « monsieur LinkedIn » (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">35188b4e-a5dd-4906-8c57-b83491085a0b</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Stéphane-Antoine Therene et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.</p><p></p><p>Dans cet épisode, Stéphane-Antoine Therene nous raconte son parcours, comment il a rejoint LinkedIn il y a cinq ans et comment il l’a vu évoluer. Il détaille les spécificités de ce réseau social plus apaisé, plus lent, mais aussi peut-être plus favorable à l’auto-censure, en raison de l’absence d’anonymat.</p><p></p><p>Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. 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Il détaille les spécificités de ce réseau social plus apaisé, plus lent, mais aussi peut-être plus favorable à l’auto-censure, en raison de l’absence d’anonymat.</p><p></p><p>Juriste venu au numérique au cours de sa carrière pour ne plus le quitter, Stéphane-Antoine Therene a travaillé pendant presque cinq ans pour le réseau social incontournable qu'est devenu aujourd'hui LinkedIn. Fort de cette expérience au sein des rouages de la machine, il revient avec nous sur les transformations qu'a connues la plateforme depuis la crise Covid, notamment un processus d'incarnation des entreprises par leurs dirigeants, qui se mettent toujours plus en avant. Agora calme et professionnelle, arène d'émulation et d'ambition, LinkedIn est également la vitrine de cette individualisation de la société, marquée par l'importance de figures singulières, les "Top voices", cumulant des fonctions économiques, sociales et politiques. Il s'agit peut-être de totems rassurants dans un monde vacillant, il est certain en tout cas qu'elles ne sont pas près de disparaître, pas plus que le réseau qui assure leur présence et leur démonstration quotidiennes à un public de plus d'un milliard de membres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/35188b4e-a5dd-4906-8c57-b83491085a0b.mp3?_=1760381886" length="16658710" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Stéphane-Antoine T...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:21</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/NeajMAA]]></podcast:txt><itunes:episode>451</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Stéphane-Antoine Thérenne,LinkedIn</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le chamboule-tout français / Le mouvement GenZ au Maroc et dans le monde]]></title><guid isPermaLink="false">c9ae0c97-3343-406f-83e1-37e187d5dbe6</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><strong>LE CHAMBOULE-TOUT FRANÇAIS</strong></p><p></p><p>Quatre gouvernements en treize mois, un président affaibli, une Assemblée fragmentée&nbsp;: la France semble prise dans un tourbillon sans fin. La présentation, dimanche soir, par Sébastien Lecornu d'une équipe «&nbsp;resserrée&nbsp;» de 18 membres, dans laquelle les traces de la rupture annoncée n’étaient pas très apparentes a été vivement critiquée à droite comme à gauche. Lundi, en quelques heures, les Français ont assisté à la démission d’un Premier ministre, Sébastien Lecornu, nommé vingt-sept jours plus tôt, puis, en fin d’après-midi, à la désignation par le président de la République du même Sébastien Lecornu pour une mission de quarante-huit heures ayant pour but de <em>« définir une plateforme d’action et de stabilité&nbsp;»</em>., soit précisément ce que Le Premier ministre démissionnaire n’avait pas réussi à faire. M. Lecornu a accepté tout en faisant savoir qu’il ne redeviendrait pas chef du gouvernement, même dans le cas, très hypothétique, d’une réussite des discussions.</p><p>Estimant qu’il existe «&nbsp;<em>une majorité absolue</em>&nbsp;» de députés opposés à la dissolution, Sébastien Lecornu a affirmé mercredi sur France 2&nbsp;que les conditions étaient réunies pour que le président nomme un nouveau premier ministre «&nbsp;<em>dans les 48 heures</em>&nbsp;». La première option pour le président de la République est donc de nommer un nouveau Premier ministre. En cas d'échec, un deuxième scénario serait une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et un retour aux urnes. Le troisième scénario est celui d'une démission du président de la République. Une demande exprimée par l’extrême-droite, LFI, mais aussi, après l’adoption d’un budget par l’ancien Premier ministre Edouard Philippe.</p><p>La situation est inédite, puisque les passations de pouvoir n'ont pas eu lieu entre les deux gouvernements démissionnaires. Dans ces cas-là, le décret publié au Journal officiel fait foi. Il a été publié dimanche soir, les ministres démissionnaires sont donc bien ceux qui ont été nommés le 5 octobre. Cette équipe devra gérer les « affaires courantes ». Aucun texte n'indique ce que peut faire, ou pas, un gouvernement démissionnaire, mais ses prérogatives sont limitées. Il s'agit de faire face aux urgences, d'assurer le fonctionnement minimal de l'État ainsi que sa continuité. Ce gouvernement peut mettre en application des lois déjà votées mais pas déposer de nouveaux projets de loi. Généralement, le Conseil des ministres ne se réunit pas en période démissionnaire.</p><p>Si l’incertitude politique ne se traduit pas, à ce stade, par une crise économique aiguë, elle a toutefois déjà provoqué deux cassures dont les effets se feront sentir sur le long terme&nbsp;: le déclassement de la France sur les marchés, et la panne des investissements.</p><p></p><p><strong>LE MOUVEMENT GENZ AU MAROC (ET AU MADAGASCAR, AU NÉPAL …)</strong></p><p></p><p>Le Maroc est le théâtre depuis le 27&nbsp;septembre de rassemblements quotidiens de jeunes protestataires − parfois mineurs − réclamant de meilleurs services d’éducation et de santé. Début&nbsp;octobre, des débordements violents à proximité d’Agadir ont causé la mort de trois manifestants. Face à une fièvre contestataire comme le Maroc n’en avait pas connu depuis la révolte du Rif en&nbsp;2016-2017, le gouvernement semble pris de court. Parmi les jeunes urbains de 15-24 ans, la moitié est sans emploi et un quart a déserté l’école. Des marches spontanées avaient déjà eu lieu, début juillet, dans le Haut-Atlas pour l’accès à l’eau, poussant le roi Mohammed VI à manifester son refus d’un « Maroc à deux vitesses&nbsp;», lors de son discours du trône le 29 juillet.</p><p>Le mouvement actuel est spontané, sans tête d'affiche et assez flou sur le plan des revendications. Il n’a pas de plateforme ni de programme politique, mais défend des grands thèmes sociaux. Né d’une indignation générale face à la mort de huit femmes à la mi-septembre dans un hôpital d’Agadir après des accouchements par césarienne, il s’est structuré une dizaine de jours plus tard sur le réseau social Discord sous la bannière d’un collectif GenZ 212. Une déclinaison locale (212&nbsp;est l’indicatif téléphonique du Maroc) d’une génération Z − née entre 1997 et 2012&nbsp;− qui a déjà fait vaciller le pouvoir au Sri Lanka, au Bangladesh et au Népal, et enfiévré plus récemment Madagascar. Connexion numérique, aspiration à la dignité et rejet de la vieille politique : la jeunesse marocaine se met au diapason d’un soulèvement transnational. Les jeunes Marocains se gardent toutefois bien de franchir une ligne rouge : la sacralité de l’institution royale. Si nombre d’entre eux réclament la démission du chef de gouvernement Aziz Akhannouch, un homme d’affaires richissime, symbole d’une oligarchie conquérante, nul n’appelle à la fin de la monarchie, malgré l’acuité des doléances sociales.</p><p>Déjà électrique, le climat social n’a cessé de se tendre, à mesure que les prestigieux projets lancés dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations de football, qui s’ouvre fin décembre, et de la Coupe du monde de 2030&nbsp;− que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal −détournaient les financements des priorités sanitaires et éducatives. Le régime espérait désamorcer le ressentiment populaire dans le patriotisme sportif : il s’est trompé. « Des écoles et des hôpitaux, plutôt que des stades ! », clame en substance la jeunesse soulevée. La GenZ 212&nbsp;braque une lumière crue sur l’envers de la vitrine scintillante d’un Maroc «&nbsp;émergent ». Le coup est rude pour l’image que le royaume aime à projeter de lui-même à l’étranger. Le roi Mohammed VI doit faire un discours d’ouverture de la session parlementaire, ce vendredi.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><strong>LE CHAMBOULE-TOUT FRANÇAIS</strong></p><p></p><p>Quatre gouvernements en treize mois, un président affaibli, une Assemblée fragmentée&nbsp;: la France semble prise dans un tourbillon sans fin. La présentation, dimanche soir, par Sébastien Lecornu d'une équipe «&nbsp;resserrée&nbsp;» de 18 membres, dans laquelle les traces de la rupture annoncée n’étaient pas très apparentes a été vivement critiquée à droite comme à gauche. Lundi, en quelques heures, les Français ont assisté à la démission d’un Premier ministre, Sébastien Lecornu, nommé vingt-sept jours plus tôt, puis, en fin d’après-midi, à la désignation par le président de la République du même Sébastien Lecornu pour une mission de quarante-huit heures ayant pour but de <em>« définir une plateforme d’action et de stabilité&nbsp;»</em>., soit précisément ce que Le Premier ministre démissionnaire n’avait pas réussi à faire. M. Lecornu a accepté tout en faisant savoir qu’il ne redeviendrait pas chef du gouvernement, même dans le cas, très hypothétique, d’une réussite des discussions.</p><p>Estimant qu’il existe «&nbsp;<em>une majorité absolue</em>&nbsp;» de députés opposés à la dissolution, Sébastien Lecornu a affirmé mercredi sur France 2&nbsp;que les conditions étaient réunies pour que le président nomme un nouveau premier ministre «&nbsp;<em>dans les 48 heures</em>&nbsp;». La première option pour le président de la République est donc de nommer un nouveau Premier ministre. En cas d'échec, un deuxième scénario serait une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et un retour aux urnes. Le troisième scénario est celui d'une démission du président de la République. Une demande exprimée par l’extrême-droite, LFI, mais aussi, après l’adoption d’un budget par l’ancien Premier ministre Edouard Philippe.</p><p>La situation est inédite, puisque les passations de pouvoir n'ont pas eu lieu entre les deux gouvernements démissionnaires. Dans ces cas-là, le décret publié au Journal officiel fait foi. Il a été publié dimanche soir, les ministres démissionnaires sont donc bien ceux qui ont été nommés le 5 octobre. Cette équipe devra gérer les « affaires courantes ». Aucun texte n'indique ce que peut faire, ou pas, un gouvernement démissionnaire, mais ses prérogatives sont limitées. Il s'agit de faire face aux urgences, d'assurer le fonctionnement minimal de l'État ainsi que sa continuité. Ce gouvernement peut mettre en application des lois déjà votées mais pas déposer de nouveaux projets de loi. Généralement, le Conseil des ministres ne se réunit pas en période démissionnaire.</p><p>Si l’incertitude politique ne se traduit pas, à ce stade, par une crise économique aiguë, elle a toutefois déjà provoqué deux cassures dont les effets se feront sentir sur le long terme&nbsp;: le déclassement de la France sur les marchés, et la panne des investissements.</p><p></p><p><strong>LE MOUVEMENT GENZ AU MAROC (ET AU MADAGASCAR, AU NÉPAL …)</strong></p><p></p><p>Le Maroc est le théâtre depuis le 27&nbsp;septembre de rassemblements quotidiens de jeunes protestataires − parfois mineurs − réclamant de meilleurs services d’éducation et de santé. Début&nbsp;octobre, des débordements violents à proximité d’Agadir ont causé la mort de trois manifestants. Face à une fièvre contestataire comme le Maroc n’en avait pas connu depuis la révolte du Rif en&nbsp;2016-2017, le gouvernement semble pris de court. Parmi les jeunes urbains de 15-24 ans, la moitié est sans emploi et un quart a déserté l’école. Des marches spontanées avaient déjà eu lieu, début juillet, dans le Haut-Atlas pour l’accès à l’eau, poussant le roi Mohammed VI à manifester son refus d’un « Maroc à deux vitesses&nbsp;», lors de son discours du trône le 29 juillet.</p><p>Le mouvement actuel est spontané, sans tête d'affiche et assez flou sur le plan des revendications. Il n’a pas de plateforme ni de programme politique, mais défend des grands thèmes sociaux. Né d’une indignation générale face à la mort de huit femmes à la mi-septembre dans un hôpital d’Agadir après des accouchements par césarienne, il s’est structuré une dizaine de jours plus tard sur le réseau social Discord sous la bannière d’un collectif GenZ 212. Une déclinaison locale (212&nbsp;est l’indicatif téléphonique du Maroc) d’une génération Z − née entre 1997 et 2012&nbsp;− qui a déjà fait vaciller le pouvoir au Sri Lanka, au Bangladesh et au Népal, et enfiévré plus récemment Madagascar. Connexion numérique, aspiration à la dignité et rejet de la vieille politique : la jeunesse marocaine se met au diapason d’un soulèvement transnational. Les jeunes Marocains se gardent toutefois bien de franchir une ligne rouge : la sacralité de l’institution royale. Si nombre d’entre eux réclament la démission du chef de gouvernement Aziz Akhannouch, un homme d’affaires richissime, symbole d’une oligarchie conquérante, nul n’appelle à la fin de la monarchie, malgré l’acuité des doléances sociales.</p><p>Déjà électrique, le climat social n’a cessé de se tendre, à mesure que les prestigieux projets lancés dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations de football, qui s’ouvre fin décembre, et de la Coupe du monde de 2030&nbsp;− que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal −détournaient les financements des priorités sanitaires et éducatives. Le régime espérait désamorcer le ressentiment populaire dans le patriotisme sportif : il s’est trompé. « Des écoles et des hôpitaux, plutôt que des stades ! », clame en substance la jeunesse soulevée. La GenZ 212&nbsp;braque une lumière crue sur l’envers de la vitrine scintillante d’un Maroc «&nbsp;émergent ». Le coup est rude pour l’image que le royaume aime à projeter de lui-même à l’étranger. Le roi Mohammed VI doit faire un discours d’ouverture de la session parlementaire, ce vendredi.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 12 Oct 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c9ae0c97-3343-406f-83e1-37e187d5dbe6.mp3?_=1760043525" length="61718043" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE CHAMBOULE-TOUT FRANÇAIS
 
 Quatre gouvernements en treize mois, un président affaibli, une Assemblée fragmentée : la France semble prise dans un tourbillon sans fin. La présentation, dimanche soir, par Sébastien Lecornu d'une équipe « resserrée » de 18 membres, dans laquelle les traces de la rupture annoncée n’étaient pas très apparentes a été vivement critiquée à droite comme à gauche. Lundi, en quelques heures, les Français ont assisté à la démission d’un Premier ministre, Sébastien Lecornu, nommé vingt-sept jours plus tôt, puis, en fin d’après-midi, à la désignation par le président de la République du même Sébastien Lecornu pour une mission de quarante-huit heures ayant pour but de « définir une plateforme d’action et de stabilité »., soit précisément ce que Le Premier ministre démissionnaire n’avait pas réussi à faire. M. Lecornu a accepté tout en faisant savoir qu’il ne redeviendrait pas chef du gouvernement, même dans le cas, très hypothétique, d’une réussite des discussions.
 Estimant qu’il existe « une majorité absolue » de députés opposés à la dissolution, Sébastien Lecornu a affirmé mercredi sur France 2 que les conditions étaient réunies pour que le président nomme un nouveau premier ministre « dans les 48 heures ». La première option pour le président de la République est donc de nommer un nouveau Premier ministre. En cas d'échec, un deuxième scénario serait une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et un retour aux urnes. Le troisième scénario est celui d'une démission du président de la République. Une demande exprimée par l’extrême-droite, LFI, mais aussi, après l’adoption d’un budget par l’ancien Premier ministre Edouard Philippe.
 La situation est inédite, puisque les passations de pouvoir n'ont pas eu lieu entre les deux gouvernements démissionnaires. Dans ces cas-là, le décret publié au Journal officiel fait foi. Il a été publié dimanche soir, les ministres démissionnaires sont donc bien ceux qui ont été nommés le 5 octobre. Cette équipe devra gérer les « affaires courantes ». Aucun texte n'indique ce que peut faire, ou pas, un gouvernement démissionnaire, mais ses prérogatives sont limitées. Il s'agit de faire face aux urgences, d'assurer le fonctionnement minimal de l'État ainsi que sa continuité. Ce gouvernement peut mettre en application des lois déjà votées mais pas déposer de nouveaux projets de loi. Généralement, le Conseil des ministres ne se réunit pas en période démissionnaire.
 Si l’incertitude politique ne se traduit pas, à ce stade, par une crise économique aiguë, elle a toutefois déjà provoqué deux cassures dont les effets se feront sentir sur le long terme : le déclassement de la France sur les marchés, et la panne des investissements.
 
 LE MOUVEMENT GENZ AU MAROC (ET AU MADAGASCAR, AU NÉPAL …)
 
 Le Maroc est le théâtre depuis le 27 septembre de rassemblements quotidiens de jeunes protestataires − parfois mineurs − réclamant de meilleurs services d’éducation et de santé. Début octobre, des débordements violents à proximité d’Agadir ont causé la mort de trois manifestants. Face à une fièvre contestataire comme le Maroc n’en avait pas connu depuis la révolte du Rif en 2016-2017, le gouvernement semble pris de court. Parmi les jeunes urbains de 15-24 ans, la moitié est sans emploi et un quart a déserté l’école. Des marches spontanées avaient déjà eu lieu, début juillet, dans le Haut-Atlas pour l’accès à l’eau, poussant le roi Mohammed VI à manifester son refus d’un « Maroc à deux vitesses », lors de son discours du trône le 29 juillet.
 Le mouvement actuel est spontané, sans tête d'affiche et assez flou sur le plan des revendications. Il n’a pas de plateforme ni de programme politique, mais défend des grands thèmes sociaux. Né d’une indignation générale face à la mort de huit femmes à la mi-septembre dans un hôpital d’Agadir après des accouchements par césarienne, il s’est structuré une dizaine de jours plus tard sur le réseau social Discord sous la bannière d’un collectif GenZ 212. Une déclinaison locale (212 est l’indicatif téléphonique du Maroc) d’une génération Z − née entre 1997 et 2012 − qui a déjà fait vaciller le pouvoir au Sri Lanka, au Bangladesh et au Népal, et enfiévré plus récemment Madagascar. Connexion numérique, aspiration à la dignité et rejet de la vieille politique : la jeunesse marocaine se met au diapason d’un soulèvement transnational. Les jeunes Marocains se gardent toutefois bien de franchir une ligne rouge : la sacralité de l’institution royale. Si nombre d’entre eux réclament la démission du chef de gouvernement Aziz Akhannouch, un homme d’affaires richissime, symbole d’une oligarchie conquérante, nul n’appelle à la fin de la monarchie, malgré l’acuité des doléances sociales.
 Déjà électrique, le climat social n’a cessé de se tendre, à mesure que les prestigieux projets lancés dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations de football, qui s’ouvre fin décembre, et de la Coupe du monde de 2030 − que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal −détournaient les financements des priorités sanitaires et éducatives. Le régime espérait désamorcer le ressentiment populaire dans le patriotisme sportif : il s’est trompé. « Des écoles et des hôpitaux, plutôt que des stades ! », clame en substance la jeunesse soulevée. La GenZ 212 braque une lumière crue sur l’envers de la vitrine scintillante d’un Maroc « émergent ». Le coup est rude pour l’image que le royaume aime à projeter de lui-même à l’étranger. Le roi Mohammed VI doit faire un discours d’ouverture de la session parlementaire, ce vendredi.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 octobre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE CHAMBOULE-TOUT FRANÇAIS
 
 Quatre gouvernements en treize mois, un président affaibli, une Assemblée fragmentée : la France semble prise dans un tourbillon sans fin. La présentation, dimanche soir, par Sébastien Lecornu d'une équipe « resserrée » de 18 membres, dans laquelle les traces de la rupture annoncée n’étaient pas très apparentes a été vivement critiquée à droite comme à gauche. Lundi, en quelques heures, les Français ont assisté à la démission d’un Premier ministre, Sébastien Lecornu, nommé vingt-sept jours plus tôt, puis, en fin d’après-midi, à la désignation par le président de la République du même Sébastien Lecornu pour une mission de quarante-huit heures ayant pour but de « définir une plateforme d’action et de stabilité »., soit précisément ce que Le Premier ministre démissionnaire n’avait pas réussi à faire. M. Lecornu a accepté tout en faisant savoir qu’il ne redeviendrait pas chef du gouvernement, même dans le cas, très hypothétique, d’une réussite des discussions.
 Estimant qu’il existe « une majorité absolue » de députés opposés à la dissolution, Sébastien Lecornu a affirmé mercredi sur France 2 que les conditions étaient réunies pour que le président nomme un nouveau premier ministre « dans les 48 heures ». La première option pour le président de la République est donc de nommer un nouveau Premier ministre. En cas d'échec, un deuxième scénario serait une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et un retour aux urnes. Le troisième scénario est celui d'une démission du président de la République. Une demande exprimée par l’extrême-droite, LFI, mais aussi, après l’adoption d’un budget par l’ancien Premier ministre Edouard Philippe.
 La situation est inédite, puisque les passations de pouvoir n'ont pas eu lieu entre les deux gouvernements démissionnaires. Dans ces cas-là, le décret publié au Journal officiel fait foi. Il a été publié dimanche soir, les ministres démissionnaires sont donc bien ceux qui ont été nommés le 5 octobre. Cette équipe devra gérer les « affaires courantes ». Aucun texte n'indique ce que peut faire, ou pas, un gouvernement démissionnaire, mais ses prérogatives sont limitées. Il s'agit de faire face aux urgences, d'assurer le fonctionnement minimal de l'État ainsi que sa continuité. Ce gouvernement peut mettre en application des lois déjà votées mais pas déposer de nouveaux projets de loi. Généralement, le Conseil des ministres ne se réunit pas en période démissionnaire.
 Si l’incertitude politique ne se traduit pas, à ce stade, par une crise économique aiguë, elle a toutefois déjà provoqué deux cassures dont les effets se feront sentir sur le long terme : le déclassement de la France sur les marchés, et la panne des investissements.
 
 LE MOUVEMENT GENZ AU MAROC (ET AU MADAGASCAR, AU NÉPAL …)
 
 Le Maroc est le théâtre depuis le 27 septembre de rassemblements quotidiens de jeunes protestataires − parfois mineurs − réclamant de meilleurs services d’éducation et de santé. Début octobre, des débordements violents à proximité d’Agadir ont causé la mort de trois manifestants. Face à une fièvre contestataire comme le Maroc n’en avait pas connu depuis la révolte du Rif en 2016-2017, le gouvernement semble pris de court. Parmi les jeunes urbains de 15-24 ans, la moitié est sans emploi et un quart a déserté l’école. Des marches spontanées avaient déjà eu lieu, début juillet, dans le Haut-Atlas pour l’accès à l’eau, poussant le roi Mohammed VI à manifester son refus d’un « Maroc à deux vitesses », lors de son discours du trône le 29 juillet.
 Le mouvement actuel est spontané, sans tête d'affiche et assez flou sur le plan des revendications. Il n’a pas de plateforme ni de programme politique, mais défend des grands thèmes sociaux. Né d’une indignation générale face à la mort de huit femmes à la mi-septembre dans un hôpital d’Agadir après des accouchements par césarienne, il s’est structuré une dizaine de jours plus tard sur le réseau social Discord sous la bannière d’un collectif GenZ 212. Une déclinaison locale (212 est l’indicatif téléphonique du Maroc) d’une génération Z − née entre 1997 et 2012 − qui a déjà fait vaciller le pouvoir au Sri Lanka, au Bangladesh et au Népal, et enfiévré plus récemment Madagascar. Connexion numérique, aspiration à la dignité et rejet de la vieille politique : la jeunesse marocaine se met au diapason d’un soulèvement transnational. Les jeunes Marocains se gardent toutefois bien de franchir une ligne rouge : la sacralité de l’institution royale. Si nombre d’entre eux réclament la démission du chef de gouvernement Aziz Akhannouch, un homme d’affaires richissime, symbole d’une oligarchie conquérante, nul n’appelle à la fin de la monarchie, malgré l’acuité des doléances sociales.
 Déjà électrique, le climat social n’a cessé de se tendre, à mesure que les prestigieux projets lancés dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations de football, qui s’ouvre fin décembre, et de la Coupe du monde de 2030 − que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal −détournaient les financements des priorités sanitaires et éducatives. Le régime espérait désamorcer le ressentiment populaire dans le patriotisme sportif : il s’est trompé. « Des écoles et des hôpitaux, plutôt que des stades ! », clame en substance la jeunesse soulevée. La GenZ 212 braque une lumière crue sur l’envers de la vitrine scintillante d’un Maroc « émergent ». Le coup est rude pour l’image que le royaume aime à projeter de lui-même à l’étranger. Le roi Mohammed VI doit faire un discours d’ouverture de la session parlementaire, ce vendredi.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 octobre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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La transmission de ce projet de loi marque le coup d’envoi du processus de discussion du budget. Le Haut conseil, un organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes, disposera ensuite de sept jours pour rendre son avis, destiné à être rendu public lors de la présentation formelle du budget par le gouvernement. Le texte devrait être déposé à l’Assemblée nationale&nbsp;au plus tard le 13&nbsp;octobre, de façon que le Parlement dispose des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre.</p><p>Le même jour, à la veille des rencontres organisées à Matignon avec le Parti socialiste et le Rassemblement national, l'entourage de Sébastien Lecornu a laissé fuiter quatre pistes de soutien au pouvoir d'achat en précisant toutefois que «&nbsp;<em>rien n’est arbitré</em> ». Il s’agirait de favoriser davantage les heures supplémentaires<em>&nbsp;</em>par une défiscalisation et un allègement des charges sociales ;d’alléger l'impôt sur le revenu des couples modestes&nbsp;: en améliorant le mécanisme de « décote », afin de l'aligner sur l'avantage accordé aux célibataires touchant des montants équivalents.<em> </em>De défiscaliser à nouveau les «primes Macron »<em>&nbsp;</em>les primes des salariés gagnant moins de trois fois le SMIC en 2026. D’encourager les dons familiaux en direction des jeunes générations.</p><p>Selon le journal Les Échos, le projet de budget inclurait une « année blanche&nbsp;» comprenant le gel du barème de l'impôt sur le revenu et de toutes les pensions de retraite, ainsi que le relèvement du taux du «&nbsp;prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital. L'augmentation de la flat tax jusqu'à 36%, rapporterait 1,5 milliard d’euros. Le texte devrait comporter une mesure anti-optimisation centrée sur les holdings, certains contribuables très aisés y stockant de l'argent afin d'échapper à l'impôt. Des mesures seraient également en préparation pour lutter contre l'optimisation des Pactes Dutreil, cet outil fiscal conçu pour réduire la fiscalité des transmissions et donations des entreprises afin de préserver l'outil productif. Quant à la surtaxe d'impôt sur les sociétés, elle serait reconduite d'un an, mais son taux serait divisé par deux par rapport à celui appliqué en 2025. Son rendement attendrait ainsi de l'ordre de 4 milliards d'euros.</p><p>Vendredi, le Premier ministre s’est engagé à ne pas utiliser l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter son budget. L’idée n’est pas nouvelle&nbsp;: entre 1997 et 2002, le premier ministre Lionel Jospin, à la tête d’une <em>« majorité plurielle&nbsp;»</em>, avait renoncé à son usage. Si les débats budgétaires s’enlisaient à l’Assemblée, faute de majorité, la méthode Lecornu pourrait dès lors aboutir à l’élaboration d’une loi spéciale ou par le passage du budget par voie d’ordonnances, une première sous la Ve&nbsp;République.</p><p></p><p><strong>SÉCURITÉ EUROPÉENNE FACE AUX MENACES RUSSES APRÈS COPENHAGUE</strong></p><p></p><p>L’Europe est soumise, ces derniers jours, à une série de défis&nbsp;: la Russie teste la capacité de plusieurs pays du nord de l'Europe à faire face à des envois de drones sur leurs aéroports. Elle viole régulièrement l'espace aérien de certains membres de l'Otan afin de mesurer leurs capacités de défense antiaérienne. Oslo, Copenhague, Munich ont été victimes des mêmes survols de drones non identifiés, contraignant les autorités danoises, norvégiennes et allemandes à fermer provisoirement leur espace aérien au-dessus de certains aéroports. Contrairement aux Ukrainiens, les Européens n'ont guère d'expérience dans le domaine de la lutte contre les drones.</p><p>Dans ce contexte, lundi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a dévoilé, une première cartographie de la «&nbsp;préparation 2030&nbsp;», date à laquelle l'Europe doit être prête à se défendre par elle-même en cas d'agression russe. Les analyses des services de renseignement européens convergent&nbsp;: dans les trois à cinq prochaines années, la Russie pourrait être en mesure d'attaquer un pays de l'Union européenne&nbsp;ou de l'Otan si une paix en Ukraine lui permettait de se réarmer, et si l'Europe ne pouvait pas compter sur le soutien américain. Les États membres ont identifié neuf domaines capacitaires prioritaires dans lesquels l'Europe doit combler ses lacunes d'ici à 2030&nbsp;: défense aérienne et antimissile, systèmes d'artillerie, missiles et munitions, cyber et guerre électronique, drones et anti-drones, combat terrestre, capacités maritimes, mobilité militaire et «&nbsp;capacités stratégiques habilitantes&nbsp;».</p><p>En vue de renforcer la défense du continent face à la menace russe, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne se sont retrouvés mercredi à Copenhague. Les discussions ont porté principalement sur trois axes&nbsp;: le développement capacitaire conjoint, les «&nbsp;projets phares&nbsp;» - comme le mur de drones ou la surveillance du flanc oriental - et la montée en puissance de l'industrie de défense européenne. Afin d’accélérer la montée en puissance militaire du continent, l’Union européenne a adopté en juin dernier le Security Action For Europe (SAFE), un instrument financier de prêts de 150&nbsp;milliards d'euros. Environ 100&nbsp;milliards sont alloués au flanc oriental de l’Europe&nbsp;: 43,7&nbsp;milliards pour la Pologne, 16,7&nbsp;milliards pour la Roumanie, 16,2&nbsp;milliards pour la Hongrie. Cette concentration géographique reflète une réalité diverse.&nbsp;Chaque pays défend actuellement sa portion de frontière d'une manière légèrement différente, à l'aide de systèmes qui vont du plus sophistiqué au moins élaboré. Cette réunion sans conclusion écrite a permis de décanter des sujets qui seront finalisés les&nbsp;23&nbsp;et 24&nbsp;octobre prochains lors du Conseil européen à Bruxelles. Objectif : combler les lacunes et favoriser des acquisitions conjointes pour lutter contre « la fragmentation de nos efforts à travers des initiatives nationales non coordonnées ».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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La transmission de ce projet de loi marque le coup d’envoi du processus de discussion du budget. Le Haut conseil, un organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes, disposera ensuite de sept jours pour rendre son avis, destiné à être rendu public lors de la présentation formelle du budget par le gouvernement. Le texte devrait être déposé à l’Assemblée nationale&nbsp;au plus tard le 13&nbsp;octobre, de façon que le Parlement dispose des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre.</p><p>Le même jour, à la veille des rencontres organisées à Matignon avec le Parti socialiste et le Rassemblement national, l'entourage de Sébastien Lecornu a laissé fuiter quatre pistes de soutien au pouvoir d'achat en précisant toutefois que «&nbsp;<em>rien n’est arbitré</em> ». Il s’agirait de favoriser davantage les heures supplémentaires<em>&nbsp;</em>par une défiscalisation et un allègement des charges sociales ;d’alléger l'impôt sur le revenu des couples modestes&nbsp;: en améliorant le mécanisme de « décote », afin de l'aligner sur l'avantage accordé aux célibataires touchant des montants équivalents.<em> </em>De défiscaliser à nouveau les «primes Macron »<em>&nbsp;</em>les primes des salariés gagnant moins de trois fois le SMIC en 2026. D’encourager les dons familiaux en direction des jeunes générations.</p><p>Selon le journal Les Échos, le projet de budget inclurait une « année blanche&nbsp;» comprenant le gel du barème de l'impôt sur le revenu et de toutes les pensions de retraite, ainsi que le relèvement du taux du «&nbsp;prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital. L'augmentation de la flat tax jusqu'à 36%, rapporterait 1,5 milliard d’euros. Le texte devrait comporter une mesure anti-optimisation centrée sur les holdings, certains contribuables très aisés y stockant de l'argent afin d'échapper à l'impôt. Des mesures seraient également en préparation pour lutter contre l'optimisation des Pactes Dutreil, cet outil fiscal conçu pour réduire la fiscalité des transmissions et donations des entreprises afin de préserver l'outil productif. Quant à la surtaxe d'impôt sur les sociétés, elle serait reconduite d'un an, mais son taux serait divisé par deux par rapport à celui appliqué en 2025. Son rendement attendrait ainsi de l'ordre de 4 milliards d'euros.</p><p>Vendredi, le Premier ministre s’est engagé à ne pas utiliser l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter son budget. L’idée n’est pas nouvelle&nbsp;: entre 1997 et 2002, le premier ministre Lionel Jospin, à la tête d’une <em>« majorité plurielle&nbsp;»</em>, avait renoncé à son usage. Si les débats budgétaires s’enlisaient à l’Assemblée, faute de majorité, la méthode Lecornu pourrait dès lors aboutir à l’élaboration d’une loi spéciale ou par le passage du budget par voie d’ordonnances, une première sous la Ve&nbsp;République.</p><p></p><p><strong>SÉCURITÉ EUROPÉENNE FACE AUX MENACES RUSSES APRÈS COPENHAGUE</strong></p><p></p><p>L’Europe est soumise, ces derniers jours, à une série de défis&nbsp;: la Russie teste la capacité de plusieurs pays du nord de l'Europe à faire face à des envois de drones sur leurs aéroports. Elle viole régulièrement l'espace aérien de certains membres de l'Otan afin de mesurer leurs capacités de défense antiaérienne. Oslo, Copenhague, Munich ont été victimes des mêmes survols de drones non identifiés, contraignant les autorités danoises, norvégiennes et allemandes à fermer provisoirement leur espace aérien au-dessus de certains aéroports. Contrairement aux Ukrainiens, les Européens n'ont guère d'expérience dans le domaine de la lutte contre les drones.</p><p>Dans ce contexte, lundi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a dévoilé, une première cartographie de la «&nbsp;préparation 2030&nbsp;», date à laquelle l'Europe doit être prête à se défendre par elle-même en cas d'agression russe. Les analyses des services de renseignement européens convergent&nbsp;: dans les trois à cinq prochaines années, la Russie pourrait être en mesure d'attaquer un pays de l'Union européenne&nbsp;ou de l'Otan si une paix en Ukraine lui permettait de se réarmer, et si l'Europe ne pouvait pas compter sur le soutien américain. Les États membres ont identifié neuf domaines capacitaires prioritaires dans lesquels l'Europe doit combler ses lacunes d'ici à 2030&nbsp;: défense aérienne et antimissile, systèmes d'artillerie, missiles et munitions, cyber et guerre électronique, drones et anti-drones, combat terrestre, capacités maritimes, mobilité militaire et «&nbsp;capacités stratégiques habilitantes&nbsp;».</p><p>En vue de renforcer la défense du continent face à la menace russe, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne se sont retrouvés mercredi à Copenhague. Les discussions ont porté principalement sur trois axes&nbsp;: le développement capacitaire conjoint, les «&nbsp;projets phares&nbsp;» - comme le mur de drones ou la surveillance du flanc oriental - et la montée en puissance de l'industrie de défense européenne. Afin d’accélérer la montée en puissance militaire du continent, l’Union européenne a adopté en juin dernier le Security Action For Europe (SAFE), un instrument financier de prêts de 150&nbsp;milliards d'euros. Environ 100&nbsp;milliards sont alloués au flanc oriental de l’Europe&nbsp;: 43,7&nbsp;milliards pour la Pologne, 16,7&nbsp;milliards pour la Roumanie, 16,2&nbsp;milliards pour la Hongrie. Cette concentration géographique reflète une réalité diverse.&nbsp;Chaque pays défend actuellement sa portion de frontière d'une manière légèrement différente, à l'aide de systèmes qui vont du plus sophistiqué au moins élaboré. Cette réunion sans conclusion écrite a permis de décanter des sujets qui seront finalisés les&nbsp;23&nbsp;et 24&nbsp;octobre prochains lors du Conseil européen à Bruxelles. Objectif : combler les lacunes et favoriser des acquisitions conjointes pour lutter contre « la fragmentation de nos efforts à travers des initiatives nationales non coordonnées ».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 05 Oct 2025 14:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/84f8628d-2a3b-4b17-b189-85d623e483ea.mp3?_=1759597887" length="61666158" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 octobre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LE PROJET DE BUDGET DE LECORNU
 
 Une première version du projet de loi de finances pour 2026 a été transmise jeudi pour avis au Haut conseil des finances publiques. La transmission de ce projet de loi marque le coup d’envoi du processus de discussion du budget. Le Haut conseil, un organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes, disposera ensuite de sept jours pour rendre son avis, destiné à être rendu public lors de la présentation formelle du budget par le gouvernement. Le texte devrait être déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le 13 octobre, de façon que le Parlement dispose des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre.
 Le même jour, à la veille des rencontres organisées à Matignon avec le Parti socialiste et le Rassemblement national, l'entourage de Sébastien Lecornu a laissé fuiter quatre pistes de soutien au pouvoir d'achat en précisant toutefois que « rien n’est arbitré ». Il s’agirait de favoriser davantage les heures supplémentaires par une défiscalisation et un allègement des charges sociales ;d’alléger l'impôt sur le revenu des couples modestes : en améliorant le mécanisme de « décote », afin de l'aligner sur l'avantage accordé aux célibataires touchant des montants équivalents. De défiscaliser à nouveau les «primes Macron » les primes des salariés gagnant moins de trois fois le SMIC en 2026. D’encourager les dons familiaux en direction des jeunes générations.
 Selon le journal Les Échos, le projet de budget inclurait une « année blanche » comprenant le gel du barème de l'impôt sur le revenu et de toutes les pensions de retraite, ainsi que le relèvement du taux du « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital. L'augmentation de la flat tax jusqu'à 36%, rapporterait 1,5 milliard d’euros. Le texte devrait comporter une mesure anti-optimisation centrée sur les holdings, certains contribuables très aisés y stockant de l'argent afin d'échapper à l'impôt. Des mesures seraient également en préparation pour lutter contre l'optimisation des Pactes Dutreil, cet outil fiscal conçu pour réduire la fiscalité des transmissions et donations des entreprises afin de préserver l'outil productif. Quant à la surtaxe d'impôt sur les sociétés, elle serait reconduite d'un an, mais son taux serait divisé par deux par rapport à celui appliqué en 2025. Son rendement attendrait ainsi de l'ordre de 4 milliards d'euros.
 Vendredi, le Premier ministre s’est engagé à ne pas utiliser l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter son budget. L’idée n’est pas nouvelle : entre 1997 et 2002, le premier ministre Lionel Jospin, à la tête d’une « majorité plurielle », avait renoncé à son usage. Si les débats budgétaires s’enlisaient à l’Assemblée, faute de majorité, la méthode Lecornu pourrait dès lors aboutir à l’élaboration d’une loi spéciale ou par le passage du budget par voie d’ordonnances, une première sous la Ve République.
 
 SÉCURITÉ EUROPÉENNE FACE AUX MENACES RUSSES APRÈS COPENHAGUE
 
 L’Europe est soumise, ces derniers jours, à une série de défis : la Russie teste la capacité de plusieurs pays du nord de l'Europe à faire face à des envois de drones sur leurs aéroports. Elle viole régulièrement l'espace aérien de certains membres de l'Otan afin de mesurer leurs capacités de défense antiaérienne. Oslo, Copenhague, Munich ont été victimes des mêmes survols de drones non identifiés, contraignant les autorités danoises, norvégiennes et allemandes à fermer provisoirement leur espace aérien au-dessus de certains aéroports. Contrairement aux Ukrainiens, les Européens n'ont guère d'expérience dans le domaine de la lutte contre les drones.
 Dans ce contexte, lundi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a dévoilé, une première cartographie de la « préparation 2030 », date à laquelle l'Europe doit être prête à se défendre par elle-même en cas d'agression russe. Les analyses des services de renseignement européens convergent : dans les trois à cinq prochaines années, la Russie pourrait être en mesure d'attaquer un pays de l'Union européenne ou de l'Otan si une paix en Ukraine lui permettait de se réarmer, et si l'Europe ne pouvait pas compter sur le soutien américain. Les États membres ont identifié neuf domaines capacitaires prioritaires dans lesquels l'Europe doit combler ses lacunes d'ici à 2030 : défense aérienne et antimissile, systèmes d'artillerie, missiles et munitions, cyber et guerre électronique, drones et anti-drones, combat terrestre, capacités maritimes, mobilité militaire et « capacités stratégiques habilitantes ».
 En vue de renforcer la défense du continent face à la menace russe, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne se sont retrouvés mercredi à Copenhague. Les discussions ont porté principalement sur trois axes : le développement capacitaire conjoint, les « projets phares » - comme le mur de drones ou la surveillance du flanc oriental - et la montée en puissance de l'industrie de défense européenne. Afin d’accélérer la montée en puissance militaire du continent, l’Union européenne a adopté en juin dernier le Security Action For Europe (SAFE), un instrument financier de prêts de 150 milliards d'euros. Environ 100 milliards sont alloués au flanc oriental de l’Europe : 43,7 milliards pour la Pologne, 16,7 milliards pour la Roumanie, 16,2 milliards pour la Hongrie. Cette concentration géographique reflète une réalité diverse. Chaque pays défend actuellement sa portion de frontière d'une manière légèrement différente, à l'aide de systèmes qui vont du plus sophistiqué au moins élaboré. Cette réunion sans conclusion écrite a permis de décanter des sujets qui seront finalisés les 23 et 24 octobre prochains lors du Conseil européen à Bruxelles. Objectif : combler les lacunes et favoriser des acquisitions conjointes pour lutter contre « la fragmentation de nos efforts à travers des initiatives nationales non coordonnées ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 octobre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LE PROJET DE BUDGET DE LECORNU
 
 Une première version du projet de loi de finances pour 2026 a été transmise jeudi pour avis au Haut conseil des finances publiques. La transmission de ce projet de loi marque le coup d’envoi du processus de discussion du budget. Le Haut conseil, un organisme indépendant placé auprès de la Cour des comptes, disposera ensuite de sept jours pour rendre son avis, destiné à être rendu public lors de la présentation formelle du budget par le gouvernement. Le texte devrait être déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le 13 octobre, de façon que le Parlement dispose des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre.
 Le même jour, à la veille des rencontres organisées à Matignon avec le Parti socialiste et le Rassemblement national, l'entourage de Sébastien Lecornu a laissé fuiter quatre pistes de soutien au pouvoir d'achat en précisant toutefois que « rien n’est arbitré ». Il s’agirait de favoriser davantage les heures supplémentaires par une défiscalisation et un allègement des charges sociales ;d’alléger l'impôt sur le revenu des couples modestes : en améliorant le mécanisme de « décote », afin de l'aligner sur l'avantage accordé aux célibataires touchant des montants équivalents. De défiscaliser à nouveau les «primes Macron » les primes des salariés gagnant moins de trois fois le SMIC en 2026. D’encourager les dons familiaux en direction des jeunes générations.
 Selon le journal Les Échos, le projet de budget inclurait une « année blanche » comprenant le gel du barème de l'impôt sur le revenu et de toutes les pensions de retraite, ainsi que le relèvement du taux du « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus du capital. L'augmentation de la flat tax jusqu'à 36%, rapporterait 1,5 milliard d’euros. Le texte devrait comporter une mesure anti-optimisation centrée sur les holdings, certains contribuables très aisés y stockant de l'argent afin d'échapper à l'impôt. Des mesures seraient également en préparation pour lutter contre l'optimisation des Pactes Dutreil, cet outil fiscal conçu pour réduire la fiscalité des transmissions et donations des entreprises afin de préserver l'outil productif. Quant à la surtaxe d'impôt sur les sociétés, elle serait reconduite d'un an, mais son taux serait divisé par deux par rapport à celui appliqué en 2025. Son rendement attendrait ainsi de l'ordre de 4 milliards d'euros.
 Vendredi, le Premier ministre s’est engagé à ne pas utiliser l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter son budget. L’idée n’est pas nouvelle : entre 1997 et 2002, le premier ministre Lionel Jospin, à la tête d’une « majorité plurielle », avait renoncé à son usage. Si les débats budgétaires s’enlisaient à l’Assemblée, faute de majorité, la méthode Lecornu pourrait dès lors aboutir à l’élaboration d’une loi spéciale ou par le passage du budget par voie d’ordonnances, une première sous la Ve République.
 
 SÉCURITÉ EUROPÉENNE FACE AUX MENACES RUSSES APRÈS COPENHAGUE
 
 L’Europe est soumise, ces derniers jours, à une série de défis : la Russie teste la capacité de plusieurs pays du nord de l'Europe à faire face à des envois de drones sur leurs aéroports. Elle viole régulièrement l'espace aérien de certains membres de l'Otan afin de mesurer leurs capacités de défense antiaérienne. Oslo, Copenhague, Munich ont été victimes des mêmes survols de drones non identifiés, contraignant les autorités danoises, norvégiennes et allemandes à fermer provisoirement leur espace aérien au-dessus de certains aéroports. Contrairement aux Ukrainiens, les Européens n'ont guère d'expérience dans le domaine de la lutte contre les drones.
 Dans ce contexte, lundi, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a dévoilé, une première cartographie de la « préparation 2030 », date à laquelle l'Europe doit être prête à se défendre par elle-même en cas d'agression russe. Les analyses des services de renseignement européens convergent : dans les trois à cinq prochaines années, la Russie pourrait être en mesure d'attaquer un pays de l'Union européenne ou de l'Otan si une paix en Ukraine lui permettait de se réarmer, et si l'Europe ne pouvait pas compter sur le soutien américain. Les États membres ont identifié neuf domaines capacitaires prioritaires dans lesquels l'Europe doit combler ses lacunes d'ici à 2030 : défense aérienne et antimissile, systèmes d'artillerie, missiles et munitions, cyber et guerre électronique, drones et anti-drones, combat terrestre, capacités maritimes, mobilité militaire et « capacités stratégiques habilitantes ».
 En vue de renforcer la défense du continent face à la menace russe, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne se sont retrouvés mercredi à Copenhague. Les discussions ont porté principalement sur trois axes : le développement capacitaire conjoint, les « projets phares » - comme le mur de drones ou la surveillance du flanc oriental - et la montée en puissance de l'industrie de défense européenne. Afin d’accélérer la montée en puissance militaire du continent, l’Union européenne a adopté en juin dernier le Security Action For Europe (SAFE), un instrument financier de prêts de 150 milliards d'euros. Environ 100 milliards sont alloués au flanc oriental de l’Europe : 43,7 milliards pour la Pologne, 16,7 milliards pour la Roumanie, 16,2 milliards pour la Hongrie. Cette concentration géographique reflète une réalité diverse. Chaque pays défend actuellement sa portion de frontière d'une manière légèrement différente, à l'aide de systèmes qui vont du plus sophistiqué au moins élaboré. Cette réunion sans conclusion écrite a permis de décanter des sujets qui seront finalisés les 23 et 24 octobre prochains lors du Conseil européen à Bruxelles. Objectif : combler les lacunes et favoriser des acquisitions conjointes pour lutter contre « la fragmentation de nos efforts à travers des initiatives nationales non coordonnées ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Mathilde Davignon et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.
 
 MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO
 Dans ce troisième épisode, Mathilde Davignon s’interroge sur la place de l’écoute dans la culture française. Elle rappelle que les enfants sont familiers de l’audio, qui développe leur mémoire et leur vocabulaire, mais que cette pratique s’efface à l’âge adulte, en partie à cause du préjugé selon lequel lire serait supérieur à écouter. Elle explique comment le livre audio peut créer un lien avec l’éducation, notamment grâce aux œuvres étudiées à l’école. Elle évoque aussi l’intérêt croissant pour les livres de développement personnel, de philosophie, d’histoire ou de biographies. Elle annonce la sortie prochaine de la première bande dessinée audio et réfléchit à des moyens de “rematérialiser” le livre audio pour le rendre plus visible et accessible.
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 MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO
 Dans ce troisième épisode, Mathilde Davignon s’interroge sur la place de l’écoute dans la culture française. Elle rappelle que les enfants sont familiers de l’audio, qui développe leur mémoire et leur vocabulaire, mais que cette pratique s’efface à l’âge adulte, en partie à cause du préjugé selon lequel lire serait supérieur à écouter. Elle explique comment le livre audio peut créer un lien avec l’éducation, notamment grâce aux œuvres étudiées à l’école. Elle évoque aussi l’intérêt croissant pour les livres de développement personnel, de philosophie, d’histoire ou de biographies. Elle annonce la sortie prochaine de la première bande dessinée audio et réfléchit à des moyens de “rematérialiser” le livre audio pour le rendre plus visible et accessible.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 septembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>L’ASSASSINAT DE KIRK ET LES TENTATIONS ILLIBÉRALES AUX ETATS-UNIS</strong></p><p></p><p>Le meurtre par balle de Charlie Kirk, l’influenceur de la galaxie Maga lors d’un meeting dans l’Utah aux États-Unis le 10 septembre, pourrait débrider davantage une violence politique déjà bien ancrée. Trump et ses ministres se disent prêts à limiter le Premier amendement et à déclencher une chasse aux sorcières. Avant même l’arrestation d’un suspect, Donald Trump avait accusé «&nbsp;<em>la gauche extrémiste</em>&nbsp;» d'être responsable de l'attentat, mais également les médias critiques et les démocrates. Le président et ses alliés visent aussi les organisations de gauche accusées de «&nbsp;<em>fomenter</em>&nbsp;» la rébellion, comme la Ford Foundation et The Open Society Foundations du milliardaire George Soros, bête noire des conservateurs. L'administration envisage de supprimer leurs exemptions fiscales. Le Département d'Etat, de son côté, tente d'identifier tout étranger qui a&nbsp;«&nbsp;<em>glorifié, rationalisé, ou fait peu de cas&nbsp;</em>» du meurtre de Charlie Kirk pour révoquer son visa. L’administration américaine menace de réduire la durée des visas des journalistes étrangers et le Pentagone vient d'annoncer que les reporters qui couvrent la Défense devront s'engager à ne publier que des informations approuvées par les militaires, sous peine de perdre leur accréditation. Certains républicains œuvrent à une campagne de délation nationale encouragée par le vice-président J.D. Vance qui a déclaré&nbsp;: «&nbsp;<em>Démasquez-les et allez-y, appelez leur employeur</em>&nbsp;». Des centaines d'employés dans des ministères, des cabinets d'avocats, des compagnies aériennes, ainsi que des dizaines d'enseignants font l'objet d'enquêtes disciplinaires ou ont été limogés pour leurs commentaires «&nbsp;<em>insensibles</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>inappropriés</em>&nbsp;» sur les réseaux sociaux. Lundi, au lendemain d'une cérémonie ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes en hommage à l’influenceur Maga, Donald Trump a signé un décret classant officiellement comme une « organisation terroriste » le mouvement « Antifa&nbsp;». Il s'agit d'une première puisque les Etats-Unis n'ont à ce jour aucune liste d'« organisations terroristes nationales ».</p><p>En 2023 déjà, 48% des Américains &nbsp;reconnaissaient s'auto-censurer en raison du climat politique, selon une étude de l'université de Saint Louis. Pendant la Peur rouge des années 1950, ils ne représentaient que 13,4%. De quoi antagoniser un peu plus la vie politique aux États-Unis. Les étudiants, qui ont grandi pendant le premier mandat de Donald Trump, n’ont pratiquement connu que ce climat de tension politique. Selon un très récent sondage de la Fondation pour les droits individuels et d’expression (FIRE), un tiers de cette génération estime que la violence peut être une réponse légitime pour s’opposer à un interlocuteur public.</p><p></p><p><strong>LA NOUVELLE CALÉDONIE, APRÈS LES ACCORDS DE BOUGIVAL</strong></p><p></p><p>Après les accords de Matignon de&nbsp;1988, puis ceux de Nouméa de 1998, dont l’issue heurtée avait plongé la Nouvelle-Calédonie dans la violence au printemps 2024, un nouvel accord obtenu par le ministre des Outre-mer Manuel Valls a été signé à Bougival, dans les&nbsp;Yvelines, le 12&nbsp;juillet dernier, entre les&nbsp;indépendantistes, qui demandent l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie, et les loyalistes, qui désirent le maintien de l’archipel dans la République française. L’Accord de Bougival prévoit la création d’un État de Nouvelle-Calédonie dans la Constitution française, qui jouira de la compétence de relations internationales «&nbsp;<em>dans le respect des engagements internationaux et des intérêts de la France</em>&nbsp;» (sécurité, défense et intérêts vitaux).&nbsp; Il crée une nationalité calédonienne, et donc une double nationalité, puisque les nouveaux nationaux Calédoniens auront aussi la nationalité française. Enfin, il formalise un éventuel processus de transfert des compétences régaliennes – la justice, l’ordre public, la défense et la monnaie, assujetti à un vote à la majorité qualifiée des trois cinquièmes&nbsp;du congrès, et à sa validation ensuite par un référendum.</p><p>Toutefois, les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont annoncé début août le « <em>rejet total et sans ambiguïté</em> » de ce texte considéré comme «&nbsp;<em>incompatible avec le droit à l'autodétermination</em>» et «&nbsp;<em>porteur d'une logique de recolonisation</em>&nbsp;». Une décision jugée «&nbsp;<em>incompréhensible</em>&nbsp;» par Manuel Valls, qui vient d'installer à Nouméa le « <em>comité de rédaction&nbsp;</em>» chargé de traduire l'accord, tout en invitant le FLNKS à « <em>poursuivre la discussion&nbsp;</em>» avec l'Etat et les autres signataires. Si cette opposition frontale de l’Union calédonienne-Front nationaliste calédonien confirme et clarifie la fragmentation préexistante au sein de la mouvance indépendantiste, la question de la viabilité de cet accord se pose avec acuité.</p><p>Le durcissement des indépendantistes les plus radicaux fait craindre de nouvelles exactions à une partie de la population, traumatisée par la flambée de violences de mai 2024, à la suite du projet de réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral. La mort de douze civils et de deux gendarmes a depuis exacerbé les divisions ethniques au sein de la société calédonienne<em>. </em>Ces émeutes ont également dévasté une économie déjà très fragile, conduisant à la&nbsp;destruction de 500&nbsp;entreprises et occasionnant pour 2 milliards d’euros de dégâts. Chaque année, l'Etat investit en Nouvelle-Calédonie sous forme de dotations et de rémunérations à hauteur de 1,4 milliard d'euros. En 2024 et en 2025, ces sommes ont été doublées, atteignant 3 milliards d'euros par an. Toutefois, l’économie souffre en Nouvelle-Calédonie&nbsp;: son produit intérieur brut a régressé de plus de 20%, la filière du nickel est à l’arrêt et les institutions calédoniennes demeurent fortement endettées.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Trump et ses ministres se disent prêts à limiter le Premier amendement et à déclencher une chasse aux sorcières. Avant même l’arrestation d’un suspect, Donald Trump avait accusé «&nbsp;<em>la gauche extrémiste</em>&nbsp;» d'être responsable de l'attentat, mais également les médias critiques et les démocrates. Le président et ses alliés visent aussi les organisations de gauche accusées de «&nbsp;<em>fomenter</em>&nbsp;» la rébellion, comme la Ford Foundation et The Open Society Foundations du milliardaire George Soros, bête noire des conservateurs. L'administration envisage de supprimer leurs exemptions fiscales. Le Département d'Etat, de son côté, tente d'identifier tout étranger qui a&nbsp;«&nbsp;<em>glorifié, rationalisé, ou fait peu de cas&nbsp;</em>» du meurtre de Charlie Kirk pour révoquer son visa. L’administration américaine menace de réduire la durée des visas des journalistes étrangers et le Pentagone vient d'annoncer que les reporters qui couvrent la Défense devront s'engager à ne publier que des informations approuvées par les militaires, sous peine de perdre leur accréditation. Certains républicains œuvrent à une campagne de délation nationale encouragée par le vice-président J.D. Vance qui a déclaré&nbsp;: «&nbsp;<em>Démasquez-les et allez-y, appelez leur employeur</em>&nbsp;». Des centaines d'employés dans des ministères, des cabinets d'avocats, des compagnies aériennes, ainsi que des dizaines d'enseignants font l'objet d'enquêtes disciplinaires ou ont été limogés pour leurs commentaires «&nbsp;<em>insensibles</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>inappropriés</em>&nbsp;» sur les réseaux sociaux. Lundi, au lendemain d'une cérémonie ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes en hommage à l’influenceur Maga, Donald Trump a signé un décret classant officiellement comme une « organisation terroriste » le mouvement « Antifa&nbsp;». Il s'agit d'une première puisque les Etats-Unis n'ont à ce jour aucune liste d'« organisations terroristes nationales ».</p><p>En 2023 déjà, 48% des Américains &nbsp;reconnaissaient s'auto-censurer en raison du climat politique, selon une étude de l'université de Saint Louis. Pendant la Peur rouge des années 1950, ils ne représentaient que 13,4%. De quoi antagoniser un peu plus la vie politique aux États-Unis. Les étudiants, qui ont grandi pendant le premier mandat de Donald Trump, n’ont pratiquement connu que ce climat de tension politique. Selon un très récent sondage de la Fondation pour les droits individuels et d’expression (FIRE), un tiers de cette génération estime que la violence peut être une réponse légitime pour s’opposer à un interlocuteur public.</p><p></p><p><strong>LA NOUVELLE CALÉDONIE, APRÈS LES ACCORDS DE BOUGIVAL</strong></p><p></p><p>Après les accords de Matignon de&nbsp;1988, puis ceux de Nouméa de 1998, dont l’issue heurtée avait plongé la Nouvelle-Calédonie dans la violence au printemps 2024, un nouvel accord obtenu par le ministre des Outre-mer Manuel Valls a été signé à Bougival, dans les&nbsp;Yvelines, le 12&nbsp;juillet dernier, entre les&nbsp;indépendantistes, qui demandent l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie, et les loyalistes, qui désirent le maintien de l’archipel dans la République française. L’Accord de Bougival prévoit la création d’un État de Nouvelle-Calédonie dans la Constitution française, qui jouira de la compétence de relations internationales «&nbsp;<em>dans le respect des engagements internationaux et des intérêts de la France</em>&nbsp;» (sécurité, défense et intérêts vitaux).&nbsp; Il crée une nationalité calédonienne, et donc une double nationalité, puisque les nouveaux nationaux Calédoniens auront aussi la nationalité française. Enfin, il formalise un éventuel processus de transfert des compétences régaliennes – la justice, l’ordre public, la défense et la monnaie, assujetti à un vote à la majorité qualifiée des trois cinquièmes&nbsp;du congrès, et à sa validation ensuite par un référendum.</p><p>Toutefois, les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont annoncé début août le « <em>rejet total et sans ambiguïté</em> » de ce texte considéré comme «&nbsp;<em>incompatible avec le droit à l'autodétermination</em>» et «&nbsp;<em>porteur d'une logique de recolonisation</em>&nbsp;». Une décision jugée «&nbsp;<em>incompréhensible</em>&nbsp;» par Manuel Valls, qui vient d'installer à Nouméa le « <em>comité de rédaction&nbsp;</em>» chargé de traduire l'accord, tout en invitant le FLNKS à « <em>poursuivre la discussion&nbsp;</em>» avec l'Etat et les autres signataires. Si cette opposition frontale de l’Union calédonienne-Front nationaliste calédonien confirme et clarifie la fragmentation préexistante au sein de la mouvance indépendantiste, la question de la viabilité de cet accord se pose avec acuité.</p><p>Le durcissement des indépendantistes les plus radicaux fait craindre de nouvelles exactions à une partie de la population, traumatisée par la flambée de violences de mai 2024, à la suite du projet de réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral. La mort de douze civils et de deux gendarmes a depuis exacerbé les divisions ethniques au sein de la société calédonienne<em>. </em>Ces émeutes ont également dévasté une économie déjà très fragile, conduisant à la&nbsp;destruction de 500&nbsp;entreprises et occasionnant pour 2 milliards d’euros de dégâts. Chaque année, l'Etat investit en Nouvelle-Calédonie sous forme de dotations et de rémunérations à hauteur de 1,4 milliard d'euros. En 2024 et en 2025, ces sommes ont été doublées, atteignant 3 milliards d'euros par an. Toutefois, l’économie souffre en Nouvelle-Calédonie&nbsp;: son produit intérieur brut a régressé de plus de 20%, la filière du nickel est à l’arrêt et les institutions calédoniennes demeurent fortement endettées.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/62fe96cb-099c-4c1b-9165-f8f89a91b44a.mp3?_=1758836885" length="60366781" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 L’ASSASSINAT DE KIRK ET LES TENTATIONS ILLIBÉRALES AUX ETATS-UNIS
 
 Le meurtre par balle de Charlie Kirk, l’influenceur de la galaxie Maga lors d’un meeting dans l’Utah aux États-Unis le 10 septembre, pourrait débrider davantage une violence politique déjà bien ancrée. Trump et ses ministres se disent prêts à limiter le Premier amendement et à déclencher une chasse aux sorcières. Avant même l’arrestation d’un suspect, Donald Trump avait accusé « la gauche extrémiste » d'être responsable de l'attentat, mais également les médias critiques et les démocrates. Le président et ses alliés visent aussi les organisations de gauche accusées de « fomenter » la rébellion, comme la Ford Foundation et The Open Society Foundations du milliardaire George Soros, bête noire des conservateurs. L'administration envisage de supprimer leurs exemptions fiscales. Le Département d'Etat, de son côté, tente d'identifier tout étranger qui a « glorifié, rationalisé, ou fait peu de cas » du meurtre de Charlie Kirk pour révoquer son visa. L’administration américaine menace de réduire la durée des visas des journalistes étrangers et le Pentagone vient d'annoncer que les reporters qui couvrent la Défense devront s'engager à ne publier que des informations approuvées par les militaires, sous peine de perdre leur accréditation. Certains républicains œuvrent à une campagne de délation nationale encouragée par le vice-président J.D. Vance qui a déclaré : « Démasquez-les et allez-y, appelez leur employeur ». Des centaines d'employés dans des ministères, des cabinets d'avocats, des compagnies aériennes, ainsi que des dizaines d'enseignants font l'objet d'enquêtes disciplinaires ou ont été limogés pour leurs commentaires « insensibles » et « inappropriés » sur les réseaux sociaux. Lundi, au lendemain d'une cérémonie ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes en hommage à l’influenceur Maga, Donald Trump a signé un décret classant officiellement comme une « organisation terroriste » le mouvement « Antifa ». Il s'agit d'une première puisque les Etats-Unis n'ont à ce jour aucune liste d'« organisations terroristes nationales ».
 En 2023 déjà, 48% des Américains reconnaissaient s'auto-censurer en raison du climat politique, selon une étude de l'université de Saint Louis. Pendant la Peur rouge des années 1950, ils ne représentaient que 13,4%. De quoi antagoniser un peu plus la vie politique aux États-Unis. Les étudiants, qui ont grandi pendant le premier mandat de Donald Trump, n’ont pratiquement connu que ce climat de tension politique. Selon un très récent sondage de la Fondation pour les droits individuels et d’expression (FIRE), un tiers de cette génération estime que la violence peut être une réponse légitime pour s’opposer à un interlocuteur public.
 
 LA NOUVELLE CALÉDONIE, APRÈS LES ACCORDS DE BOUGIVAL
 
 Après les accords de Matignon de 1988, puis ceux de Nouméa de 1998, dont l’issue heurtée avait plongé la Nouvelle-Calédonie dans la violence au printemps 2024, un nouvel accord obtenu par le ministre des Outre-mer Manuel Valls a été signé à Bougival, dans les Yvelines, le 12 juillet dernier, entre les indépendantistes, qui demandent l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie, et les loyalistes, qui désirent le maintien de l’archipel dans la République française. L’Accord de Bougival prévoit la création d’un État de Nouvelle-Calédonie dans la Constitution française, qui jouira de la compétence de relations internationales « dans le respect des engagements internationaux et des intérêts de la France » (sécurité, défense et intérêts vitaux). Il crée une nationalité calédonienne, et donc une double nationalité, puisque les nouveaux nationaux Calédoniens auront aussi la nationalité française. Enfin, il formalise un éventuel processus de transfert des compétences régaliennes – la justice, l’ordre public, la défense et la monnaie, assujetti à un vote à la majorité qualifiée des trois cinquièmes du congrès, et à sa validation ensuite par un référendum.
 Toutefois, les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont annoncé début août le « rejet total et sans ambiguïté » de ce texte considéré comme « incompatible avec le droit à l'autodétermination» et « porteur d'une logique de recolonisation ». Une décision jugée « incompréhensible » par Manuel Valls, qui vient d'installer à Nouméa le « comité de rédaction » chargé de traduire l'accord, tout en invitant le FLNKS à « poursuivre la discussion » avec l'Etat et les autres signataires. Si cette opposition frontale de l’Union calédonienne-Front nationaliste calédonien confirme et clarifie la fragmentation préexistante au sein de la mouvance indépendantiste, la question de la viabilité de cet accord se pose avec acuité.
 Le durcissement des indépendantistes les plus radicaux fait craindre de nouvelles exactions à une partie de la population, traumatisée par la flambée de violences de mai 2024, à la suite du projet de réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral. La mort de douze civils et de deux gendarmes a depuis exacerbé les divisions ethniques au sein de la société calédonienne. Ces émeutes ont également dévasté une économie déjà très fragile, conduisant à la destruction de 500 entreprises et occasionnant pour 2 milliards d’euros de dégâts. Chaque année, l'Etat investit en Nouvelle-Calédonie sous forme de dotations et de rémunérations à hauteur de 1,4 milliard d'euros. En 2024 et en 2025, ces sommes ont été doublées, atteignant 3 milliards d'euros par an. Toutefois, l’économie souffre en Nouvelle-Calédonie : son produit intérieur brut a régressé de plus de 20%, la filière du nickel est à l’arrêt et les institutions calédoniennes demeurent fortement endettées.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 septembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 L’ASSASSINAT DE KIRK ET LES TENTATIONS ILLIBÉRALES AUX ETATS-UNIS
 
 Le meurtre par balle de Charlie Kirk, l’influenceur de la galaxie Maga lors d’un meeting dans l’Utah aux États-Unis le 10 septembre, pourrait débrider davantage une violence politique déjà bien ancrée. Trump et ses ministres se disent prêts à limiter le Premier amendement et à déclencher une chasse aux sorcières. Avant même l’arrestation d’un suspect, Donald Trump avait accusé « la gauche extrémiste » d'être responsable de l'attentat, mais également les médias critiques et les démocrates. Le président et ses alliés visent aussi les organisations de gauche accusées de « fomenter » la rébellion, comme la Ford Foundation et The Open Society Foundations du milliardaire George Soros, bête noire des conservateurs. L'administration envisage de supprimer leurs exemptions fiscales. Le Département d'Etat, de son côté, tente d'identifier tout étranger qui a « glorifié, rationalisé, ou fait peu de cas » du meurtre de Charlie Kirk pour révoquer son visa. L’administration américaine menace de réduire la durée des visas des journalistes étrangers et le Pentagone vient d'annoncer que les reporters qui couvrent la Défense devront s'engager à ne publier que des informations approuvées par les militaires, sous peine de perdre leur accréditation. Certains républicains œuvrent à une campagne de délation nationale encouragée par le vice-président J.D. Vance qui a déclaré : « Démasquez-les et allez-y, appelez leur employeur ». Des centaines d'employés dans des ministères, des cabinets d'avocats, des compagnies aériennes, ainsi que des dizaines d'enseignants font l'objet d'enquêtes disciplinaires ou ont été limogés pour leurs commentaires « insensibles » et « inappropriés » sur les réseaux sociaux. Lundi, au lendemain d'une cérémonie ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes en hommage à l’influenceur Maga, Donald Trump a signé un décret classant officiellement comme une « organisation terroriste » le mouvement « Antifa ». Il s'agit d'une première puisque les Etats-Unis n'ont à ce jour aucune liste d'« organisations terroristes nationales ».
 En 2023 déjà, 48% des Américains reconnaissaient s'auto-censurer en raison du climat politique, selon une étude de l'université de Saint Louis. Pendant la Peur rouge des années 1950, ils ne représentaient que 13,4%. De quoi antagoniser un peu plus la vie politique aux États-Unis. Les étudiants, qui ont grandi pendant le premier mandat de Donald Trump, n’ont pratiquement connu que ce climat de tension politique. Selon un très récent sondage de la Fondation pour les droits individuels et d’expression (FIRE), un tiers de cette génération estime que la violence peut être une réponse légitime pour s’opposer à un interlocuteur public.
 
 LA NOUVELLE CALÉDONIE, APRÈS LES ACCORDS DE BOUGIVAL
 
 Après les accords de Matignon de 1988, puis ceux de Nouméa de 1998, dont l’issue heurtée avait plongé la Nouvelle-Calédonie dans la violence au printemps 2024, un nouvel accord obtenu par le ministre des Outre-mer Manuel Valls a été signé à Bougival, dans les Yvelines, le 12 juillet dernier, entre les indépendantistes, qui demandent l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie, et les loyalistes, qui désirent le maintien de l’archipel dans la République française. L’Accord de Bougival prévoit la création d’un État de Nouvelle-Calédonie dans la Constitution française, qui jouira de la compétence de relations internationales « dans le respect des engagements internationaux et des intérêts de la France » (sécurité, défense et intérêts vitaux). Il crée une nationalité calédonienne, et donc une double nationalité, puisque les nouveaux nationaux Calédoniens auront aussi la nationalité française. Enfin, il formalise un éventuel processus de transfert des compétences régaliennes – la justice, l’ordre public, la défense et la monnaie, assujetti à un vote à la majorité qualifiée des trois cinquièmes du congrès, et à sa validation ensuite par un référendum.
 Toutefois, les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) ont annoncé début août le « rejet total et sans ambiguïté » de ce texte considéré comme « incompatible avec le droit à l'autodétermination» et « porteur d'une logique de recolonisation ». Une décision jugée « incompréhensible » par Manuel Valls, qui vient d'installer à Nouméa le « comité de rédaction » chargé de traduire l'accord, tout en invitant le FLNKS à « poursuivre la discussion » avec l'Etat et les autres signataires. Si cette opposition frontale de l’Union calédonienne-Front nationaliste calédonien confirme et clarifie la fragmentation préexistante au sein de la mouvance indépendantiste, la question de la viabilité de cet accord se pose avec acuité.
 Le durcissement des indépendantistes les plus radicaux fait craindre de nouvelles exactions à une partie de la population, traumatisée par la flambée de violences de mai 2024, à la suite du projet de réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral. La mort de douze civils et de deux gendarmes a depuis exacerbé les divisions ethniques au sein de la société calédonienne. Ces émeutes ont également dévasté une économie déjà très fragile, conduisant à la destruction de 500 entreprises et occasionnant pour 2 milliards d’euros de dégâts. Chaque année, l'Etat investit en Nouvelle-Calédonie sous forme de dotations et de rémunérations à hauteur de 1,4 milliard d'euros. En 2024 et en 2025, ces sommes ont été doublées, atteignant 3 milliards d'euros par an. Toutefois, l’économie souffre en Nouvelle-Calédonie : son produit intérieur brut a régressé de plus de 20%, la filière du nickel est à l’arrêt et les institutions calédoniennes demeurent fortement endettées.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/hZnsMnm]]></podcast:txt><itunes:episode>448</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,François Bujon de l’Estang,Béatrice Giblin,Lucile Schmid,Trump,Nouvelle-Calédonie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Mathilde Davignon, éditrice de livres audio (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">a7af9289-f928-4d74-9350-296ef92bc38e</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Mathilde Davignon et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.</p><p></p><p><strong>MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO</strong></p><p>Dans ce deuxième épisode, Mathilde Davignon dévoile les coulisses de la fabrication d’un livre audio. Elle insiste sur la nécessité de bien comprendre le texte pour en faire une adaptation fidèle, du choix du comédien à la réalisation sonore. Elle détaille le processus de sélection des titres, le calibrage du temps d’écoute, ainsi que le casting, parfois influencé par les souhaits des auteurs eux-mêmes. Elle revient sur l’importance de la direction artistique, du choix du studio et du bon équilibre à trouver dans le catalogue, entre premiers romans, bestsellers et coups de cœur, car un livre audio met plusieurs années à être rentabilisé.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Mathilde Davignon et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.</p><p></p><p><strong>MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO</strong></p><p>Dans ce deuxième épisode, Mathilde Davignon dévoile les coulisses de la fabrication d’un livre audio. Elle insiste sur la nécessité de bien comprendre le texte pour en faire une adaptation fidèle, du choix du comédien à la réalisation sonore. Elle détaille le processus de sélection des titres, le calibrage du temps d’écoute, ainsi que le casting, parfois influencé par les souhaits des auteurs eux-mêmes. Elle revient sur l’importance de la direction artistique, du choix du studio et du bon équilibre à trouver dans le catalogue, entre premiers romans, bestsellers et coups de cœur, car un livre audio met plusieurs années à être rentabilisé.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 24 Sep 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/a7af9289-f928-4d74-9350-296ef92bc38e.mp3?_=1748270113" length="21733988" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO
 Dans ce deuxième épisode, Mathilde Davignon dévoile les coulisses de la fabrication d’un livre audio. Elle insiste sur la nécessité de bien comprendre le texte pour en faire une adaptation fidèle, du choix du comédien à la réalisation sonore. Elle détaille le processus de sélection des titres, le calibrage du temps d’écoute, ainsi que le casting, parfois influencé par les souhaits des auteurs eux-mêmes. Elle revient sur l’importance de la direction artistique, du choix du studio et du bon équilibre à trouver dans le catalogue, entre premiers romans, bestsellers et coups de cœur, car un livre audio met plusieurs années à être rentabilisé.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 septembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LECORNU ET LA QUADRATURE DU CERCLE</strong></p><p></p><p>Arrivé à Matignon le 10 septembre, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a promis une inflexion sur la forme et sur le fond. Cinquième premier ministre de ce quinquennat, dépourvu de majorité absolue à l'Assemblée nationale, il va devoir affronter sans tarder les mêmes murs budgétaires et parlementaires que ses prédécesseurs. Il se trouve confronté à la délicate équation de trouver un compromis avec la gauche sans déplaire à la droite. La composition de la nouvelle équipe gouvernementale ne sera pas connue avant plusieurs semaines, puisque le chef de l’Etat a enjoint son Premier ministre de mener des discussions préalables avec les différentes formations politiques avant de bâtir son gouvernement.</p><p>L’idée du Premier ministre de chercher un accord, sur le budget, mais également <em>« sur deux ou trois textes forts »</em>, convient aux&nbsp;dirigeants de la droite. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a fait, en gage de bonne volonté, deux concessions : renoncer à l’«&nbsp;année blanche » – le gel des dépenses publiques – et à l’aide sociale unique, mais il ne transigera pas sur le <em>«&nbsp;durcissement sur l’immigration » </em>ou <em>« l’assistanat ».</em> Au-delà du « socle commun », Sébastien Lecornu devra obtenir au minimum une non-censure du Parti socialiste pour faire adopter le budget&nbsp;2026. Le parti socialiste a défendu le 15 septembre à Matignon une position&nbsp;comprenant la suspension de la réforme des retraites, l’instauration de la taxe Zucman sur les grandes fortunes et la baisse du quantum d’économies à réaliser d’ici à 2029. À l’Élysée, on assure n’avoir fixé aucune ligne rouge au Normand. Pour ne fâcher personne, il a d’ores et déjà été acté qu’il ne procèdera à aucun débauchage au sein du Parti socialiste pour composer son gouvernement. À l'occasion de son interview le 13 septembre dans la presse régionale, pour amadouer les socialistes, Sébastien Lecornu s’est dit <em>« prêt »</em> à l'abandon de la suppression des deux jours fériés, à augmenter la fiscalité des plus riches, mais sans toucher à leur «&nbsp;<em>patrimoine professionnel</em>&nbsp;». Quant à un aménagement de la réforme des retraites, il reste évasif, mais rejette un retour du « <em>conclave</em> ». Il ne renie pas la totalité de la copie budgétaire de M.&nbsp;Bayrou sur laquelle il devrait, en partie, se fonder. Mais il lui faudra peut-être aussi faire un geste sur le pouvoir d'achat et un autre sur les retraites, sans perdre le soutien des Républicains ou braquer le patronat, ni oublier la réduction du déficit ...</p><p>Les Français n’accordent que 16% d’opinion favorables à Sébastien Lecornu, contre 40% d'opinions défavorables, selon le baromètre mensuel Ipsos/BVA publié par «&nbsp;La Tribune Dimanche&nbsp;» mais surtout ils le connaissent peu (argument avancé par 44% des personnes interrogées pour ne pas se prononcer). Le Premier ministre connaîtra bientôt sa première épreuve du feu parlementaire, puisque La France Insoumise a d’ores et déjà annoncé le dépôt d’une motion de censure <em>« dès le premier jour »</em> de la session ordinaire, le 1er octobre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Cinquième premier ministre de ce quinquennat, dépourvu de majorité absolue à l'Assemblée nationale, il va devoir affronter sans tarder les mêmes murs budgétaires et parlementaires que ses prédécesseurs. Il se trouve confronté à la délicate équation de trouver un compromis avec la gauche sans déplaire à la droite. La composition de la nouvelle équipe gouvernementale ne sera pas connue avant plusieurs semaines, puisque le chef de l’Etat a enjoint son Premier ministre de mener des discussions préalables avec les différentes formations politiques avant de bâtir son gouvernement.</p><p>L’idée du Premier ministre de chercher un accord, sur le budget, mais également <em>« sur deux ou trois textes forts »</em>, convient aux&nbsp;dirigeants de la droite. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a fait, en gage de bonne volonté, deux concessions : renoncer à l’«&nbsp;année blanche » – le gel des dépenses publiques – et à l’aide sociale unique, mais il ne transigera pas sur le <em>«&nbsp;durcissement sur l’immigration » </em>ou <em>« l’assistanat ».</em> Au-delà du « socle commun », Sébastien Lecornu devra obtenir au minimum une non-censure du Parti socialiste pour faire adopter le budget&nbsp;2026. Le parti socialiste a défendu le 15 septembre à Matignon une position&nbsp;comprenant la suspension de la réforme des retraites, l’instauration de la taxe Zucman sur les grandes fortunes et la baisse du quantum d’économies à réaliser d’ici à 2029. À l’Élysée, on assure n’avoir fixé aucune ligne rouge au Normand. Pour ne fâcher personne, il a d’ores et déjà été acté qu’il ne procèdera à aucun débauchage au sein du Parti socialiste pour composer son gouvernement. À l'occasion de son interview le 13 septembre dans la presse régionale, pour amadouer les socialistes, Sébastien Lecornu s’est dit <em>« prêt »</em> à l'abandon de la suppression des deux jours fériés, à augmenter la fiscalité des plus riches, mais sans toucher à leur «&nbsp;<em>patrimoine professionnel</em>&nbsp;». Quant à un aménagement de la réforme des retraites, il reste évasif, mais rejette un retour du « <em>conclave</em> ». Il ne renie pas la totalité de la copie budgétaire de M.&nbsp;Bayrou sur laquelle il devrait, en partie, se fonder. Mais il lui faudra peut-être aussi faire un geste sur le pouvoir d'achat et un autre sur les retraites, sans perdre le soutien des Républicains ou braquer le patronat, ni oublier la réduction du déficit ...</p><p>Les Français n’accordent que 16% d’opinion favorables à Sébastien Lecornu, contre 40% d'opinions défavorables, selon le baromètre mensuel Ipsos/BVA publié par «&nbsp;La Tribune Dimanche&nbsp;» mais surtout ils le connaissent peu (argument avancé par 44% des personnes interrogées pour ne pas se prononcer). Le Premier ministre connaîtra bientôt sa première épreuve du feu parlementaire, puisque La France Insoumise a d’ores et déjà annoncé le dépôt d’une motion de censure <em>« dès le premier jour »</em> de la session ordinaire, le 1er octobre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 septembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LECORNU ET LA QUADRATURE DU CERCLE
 
 Arrivé à Matignon le 10 septembre, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a promis une inflexion sur la forme et sur le fond. Cinquième premier ministre de ce quinquennat, dépourvu de majorité absolue à l'Assemblée nationale, il va devoir affronter sans tarder les mêmes murs budgétaires et parlementaires que ses prédécesseurs. Il se trouve confronté à la délicate équation de trouver un compromis avec la gauche sans déplaire à la droite. La composition de la nouvelle équipe gouvernementale ne sera pas connue avant plusieurs semaines, puisque le chef de l’Etat a enjoint son Premier ministre de mener des discussions préalables avec les différentes formations politiques avant de bâtir son gouvernement.
 L’idée du Premier ministre de chercher un accord, sur le budget, mais également « sur deux ou trois textes forts », convient aux dirigeants de la droite. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a fait, en gage de bonne volonté, deux concessions : renoncer à l’« année blanche » – le gel des dépenses publiques – et à l’aide sociale unique, mais il ne transigera pas sur le « durcissement sur l’immigration » ou « l’assistanat ». Au-delà du « socle commun », Sébastien Lecornu devra obtenir au minimum une non-censure du Parti socialiste pour faire adopter le budget 2026. Le parti socialiste a défendu le 15 septembre à Matignon une position comprenant la suspension de la réforme des retraites, l’instauration de la taxe Zucman sur les grandes fortunes et la baisse du quantum d’économies à réaliser d’ici à 2029. À l’Élysée, on assure n’avoir fixé aucune ligne rouge au Normand. Pour ne fâcher personne, il a d’ores et déjà été acté qu’il ne procèdera à aucun débauchage au sein du Parti socialiste pour composer son gouvernement. À l'occasion de son interview le 13 septembre dans la presse régionale, pour amadouer les socialistes, Sébastien Lecornu s’est dit « prêt » à l'abandon de la suppression des deux jours fériés, à augmenter la fiscalité des plus riches, mais sans toucher à leur « patrimoine professionnel ». Quant à un aménagement de la réforme des retraites, il reste évasif, mais rejette un retour du « conclave ». Il ne renie pas la totalité de la copie budgétaire de M. Bayrou sur laquelle il devrait, en partie, se fonder. Mais il lui faudra peut-être aussi faire un geste sur le pouvoir d'achat et un autre sur les retraites, sans perdre le soutien des Républicains ou braquer le patronat, ni oublier la réduction du déficit ...
 Les Français n’accordent que 16% d’opinion favorables à Sébastien Lecornu, contre 40% d'opinions défavorables, selon le baromètre mensuel Ipsos/BVA publié par « La Tribune Dimanche » mais surtout ils le connaissent peu (argument avancé par 44% des personnes interrogées pour ne pas se prononcer). Le Premier ministre connaîtra bientôt sa première épreuve du feu parlementaire, puisque La France Insoumise a d’ores et déjà annoncé le dépôt d’une motion de censure « dès le premier jour » de la session ordinaire, le 1er octobre.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 septembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LECORNU ET LA QUADRATURE DU CERCLE
 
 Arrivé à Matignon le 10 septembre, le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu a promis une inflexion sur la forme et sur le fond. Cinquième premier ministre de ce quinquennat, dépourvu de majorité absolue à l'Assemblée nationale, il va devoir affronter sans tarder les mêmes murs budgétaires et parlementaires que ses prédécesseurs. Il se trouve confronté à la délicate équation de trouver un compromis avec la gauche sans déplaire à la droite. La composition de la nouvelle équipe gouvernementale ne sera pas connue avant plusieurs semaines, puisque le chef de l’Etat a enjoint son Premier ministre de mener des discussions préalables avec les différentes formations politiques avant de bâtir son gouvernement.
 L’idée du Premier ministre de chercher un accord, sur le budget, mais également « sur deux ou trois textes forts », convient aux dirigeants de la droite. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a fait, en gage de bonne volonté, deux concessions : renoncer à l’« année blanche » – le gel des dépenses publiques – et à l’aide sociale unique, mais il ne transigera pas sur le « durcissement sur l’immigration » ou « l’assistanat ». Au-delà du « socle commun », Sébastien Lecornu devra obtenir au minimum une non-censure du Parti socialiste pour faire adopter le budget 2026. Le parti socialiste a défendu le 15 septembre à Matignon une position comprenant la suspension de la réforme des retraites, l’instauration de la taxe Zucman sur les grandes fortunes et la baisse du quantum d’économies à réaliser d’ici à 2029. À l’Élysée, on assure n’avoir fixé aucune ligne rouge au Normand. Pour ne fâcher personne, il a d’ores et déjà été acté qu’il ne procèdera à aucun débauchage au sein du Parti socialiste pour composer son gouvernement. À l'occasion de son interview le 13 septembre dans la presse régionale, pour amadouer les socialistes, Sébastien Lecornu s’est dit « prêt » à l'abandon de la suppression des deux jours fériés, à augmenter la fiscalité des plus riches, mais sans toucher à leur « patrimoine professionnel ». Quant à un aménagement de la réforme des retraites, il reste évasif, mais rejette un retour du « conclave ». Il ne renie pas la totalité de la copie budgétaire de M. Bayrou sur laquelle il devrait, en partie, se fonder. Mais il lui faudra peut-être aussi faire un geste sur le pouvoir d'achat et un autre sur les retraites, sans perdre le soutien des Républicains ou braquer le patronat, ni oublier la réduction du déficit ...
 Les Français n’accordent que 16% d’opinion favorables à Sébastien Lecornu, contre 40% d'opinions défavorables, selon le baromètre mensuel Ipsos/BVA publié par « La Tribune Dimanche » mais surtout ils le connaissent peu (argument avancé par 44% des personnes interrogées pour ne pas se prononcer). Le Premier ministre connaîtra bientôt sa première épreuve du feu parlementaire, puisque La France Insoumise a d’ores et déjà annoncé le dépôt d’une motion de censure « dès le premier jour » de la session ordinaire, le 1er octobre.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:49</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/tqAxbKE]]></podcast:txt><itunes:episode>447</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Antoine Foucher,Michaela Wiegel,Lionel Zinsou,Sébastien Lecornu</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Mathilde Davignon, éditrice de livres audio (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">a3c3653e-9745-4eb6-bce5-a6c7ef0cde77</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Mathilde Davignon et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.</p><p></p><p><strong>MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO</strong></p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Mathilde Davignon présente son travail au sein du groupe Madrigall, où elle coordonne la production de livres audio. Elle revient sur le retard du marché français, où l’écoute est souvent délaissée à l’âge adulte, contrairement à d’autres pays. Elle explique comment le podcast et le confinement ont permis d’installer de nouvelles habitudes d’écoute, rendant le format audio plus visible. Elle souligne les différences de consommation entre livre papier et audio, ce dernier étant majoritairement acheté sur téléphone. Elle évoque également l’importance stratégique de sortir les livres audio en simultané avec leur version papier, et le succès constant des classiques dans ce format.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Mathilde Davignon et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.</p><p></p><p><strong>MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO</strong></p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Mathilde Davignon présente son travail au sein du groupe Madrigall, où elle coordonne la production de livres audio. Elle revient sur le retard du marché français, où l’écoute est souvent délaissée à l’âge adulte, contrairement à d’autres pays. Elle explique comment le podcast et le confinement ont permis d’installer de nouvelles habitudes d’écoute, rendant le format audio plus visible. Elle souligne les différences de consommation entre livre papier et audio, ce dernier étant majoritairement acheté sur téléphone. Elle évoque également l’importance stratégique de sortir les livres audio en simultané avec leur version papier, et le succès constant des classiques dans ce format.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 17 Sep 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/a3c3653e-9745-4eb6-bce5-a6c7ef0cde77.mp3?_=1748269939" length="16114527" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Mathilde Davignon et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.
 
 MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO
 
 Dans ce premier épisode, Mathilde Davignon présente son travail au sein du groupe Madrigall, où elle coordonne la production de livres audio. Elle revient sur le retard du marché français, où l’écoute est souvent délaissée à l’âge adulte, contrairement à d’autres pays. Elle explique comment le podcast et le confinement ont permis d’installer de nouvelles habitudes d’écoute, rendant le format audio plus visible. Elle souligne les différences de consommation entre livre papier et audio, ce dernier étant majoritairement acheté sur téléphone. Elle évoque également l’importance stratégique de sortir les livres audio en simultané avec leur version papier, et le succès constant des classiques dans ce format.
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 MATHILDE DAVIGON, ÉDITRICE DE LIVRES AUDIO
 
 Dans ce premier épisode, Mathilde Davignon présente son travail au sein du groupe Madrigall, où elle coordonne la production de livres audio. Elle revient sur le retard du marché français, où l’écoute est souvent délaissée à l’âge adulte, contrairement à d’autres pays. Elle explique comment le podcast et le confinement ont permis d’installer de nouvelles habitudes d’écoute, rendant le format audio plus visible. Elle souligne les différences de consommation entre livre papier et audio, ce dernier étant majoritairement acheté sur téléphone. Elle évoque également l’importance stratégique de sortir les livres audio en simultané avec leur version papier, et le succès constant des classiques dans ce format.
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 Une conversation entre Mathilde Davignon ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:47</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/fQESEZS]]></podcast:txt><itunes:episode>438</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Mathilde Davignon,livres audio</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Censure, rue, grève : dans quelle crise sommes-nous ?]]></title><guid isPermaLink="false">001c111e-daf9-4b6d-b6fa-92d8e130db4d</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 septembre 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>CENSURE, RUE, GRÈVE&nbsp;: DANS QUELLE CRISE SOMMES-NOUS&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Lundi, le premier ministre François Bayrou n’a pas obtenu la confiance des députés n’obtenant que 194&nbsp;voix contre 364. Après sa démission le président de la République a nommé Premier ministre Sébastien Lecornu. Depuis sa réélection en 2022, Emmanuel Macron a désigné cinq Premier ministres. Elisabeth Borne, Gabriel Attal<u>,</u>puis Michel Barnier, dont le gouvernement n'a duré que trois mois, le plus court jamais enregistré sous ce régime et le premier de la Vème République à être censuré par l’Assemblée nationale. François Bayrou, censuré à son tour par l’Assemblée, n’aura duré que neuf mois.</p><p>Cette crise politique s’accompagne d’une crise économique et budgétaire profonde à laquelle s’ajoute une crise sociale, avec des appels au blocage du pays le 10&nbsp;septembre et à la grève le 18. Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, observe que «&nbsp;<em>la division des forces politiques au point qu’une majorité semble introuvable est le reflet de l’archipellisation de la France&nbsp;».</em> Des divisions sociologiques, politiques et idéologiques qui fracturent le pays bien au-delà de l’ancien clivage droite-gauche.</p><p>Dans la rue, si la France ne s’est retrouvée ni bloquée ni à l’arrêt mercredi, de nombreuses actions ont eu lieu toute la journée partout dans le pays, avec des rassemblements d’ampleur dans certaines villes – entre 197.000 et 250.000 - personnes recensées – et une très forte présence des forces de l’ordre. Né en mai à l'initiative d'un site souverainiste, proche de la droite et de l'extrême droite, "Bloquons tout" a été repris et développé par des sympathisants de la gauche radicale. Le conflit des «&nbsp;Gilets jaunes&nbsp;»&nbsp;comme le rendez-vous de mercredi s'inscrivent dans la continuité d'une série de mobilisations citoyennes 2.0, qui se sont succédées depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Les deux mouvements partagent la même forme d'auto-organisation horizontale en réseaux que celle des Gilets jaunes et une absence de leader. Toutefois, une récente enquête menée sous l’égide de la Fondation Jean Jaurès, souligne que le profil des animateurs de Bloquons tout est assez différent de celui des Gilets jaunes. Il s’agirait de citoyens plus jeunes, plus actifs, plus politisés et plus proches de la gauche radicale. Appartenant aux classes moyennes, ils sont souvent diplômés du supérieur. Seulement 27% d’entre eux prirent d’ailleurs part à la révolte des ronds-points de 2018. La plupart des organisations de salariés se sont placés à distance de l’initiative. Seuls, Solidaires et la CGT ont soutenu la démarche du 10 septembre. Le 18 septembre sera une journée d’action à l’appel de l’intersyndicale qui avait mené le combat contre la réforme des retraites et dénoncé &nbsp;la copie budgétaire de François Bayrou.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Depuis sa réélection en 2022, Emmanuel Macron a désigné cinq Premier ministres. Elisabeth Borne, Gabriel Attal<u>,</u>puis Michel Barnier, dont le gouvernement n'a duré que trois mois, le plus court jamais enregistré sous ce régime et le premier de la Vème République à être censuré par l’Assemblée nationale. François Bayrou, censuré à son tour par l’Assemblée, n’aura duré que neuf mois.</p><p>Cette crise politique s’accompagne d’une crise économique et budgétaire profonde à laquelle s’ajoute une crise sociale, avec des appels au blocage du pays le 10&nbsp;septembre et à la grève le 18. Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, observe que «&nbsp;<em>la division des forces politiques au point qu’une majorité semble introuvable est le reflet de l’archipellisation de la France&nbsp;».</em> Des divisions sociologiques, politiques et idéologiques qui fracturent le pays bien au-delà de l’ancien clivage droite-gauche.</p><p>Dans la rue, si la France ne s’est retrouvée ni bloquée ni à l’arrêt mercredi, de nombreuses actions ont eu lieu toute la journée partout dans le pays, avec des rassemblements d’ampleur dans certaines villes – entre 197.000 et 250.000 - personnes recensées – et une très forte présence des forces de l’ordre. Né en mai à l'initiative d'un site souverainiste, proche de la droite et de l'extrême droite, "Bloquons tout" a été repris et développé par des sympathisants de la gauche radicale. Le conflit des «&nbsp;Gilets jaunes&nbsp;»&nbsp;comme le rendez-vous de mercredi s'inscrivent dans la continuité d'une série de mobilisations citoyennes 2.0, qui se sont succédées depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Les deux mouvements partagent la même forme d'auto-organisation horizontale en réseaux que celle des Gilets jaunes et une absence de leader. Toutefois, une récente enquête menée sous l’égide de la Fondation Jean Jaurès, souligne que le profil des animateurs de Bloquons tout est assez différent de celui des Gilets jaunes. Il s’agirait de citoyens plus jeunes, plus actifs, plus politisés et plus proches de la gauche radicale. Appartenant aux classes moyennes, ils sont souvent diplômés du supérieur. Seulement 27% d’entre eux prirent d’ailleurs part à la révolte des ronds-points de 2018. La plupart des organisations de salariés se sont placés à distance de l’initiative. Seuls, Solidaires et la CGT ont soutenu la démarche du 10 septembre. Le 18 septembre sera une journée d’action à l’appel de l’intersyndicale qui avait mené le combat contre la réforme des retraites et dénoncé &nbsp;la copie budgétaire de François Bayrou.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 14 Sep 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/001c111e-daf9-4b6d-b6fa-92d8e130db4d.mp3?_=1757608985" length="57854847" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 septembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 CENSURE, RUE, GRÈVE : DANS QUELLE CRISE SOMMES-NOUS ?
 
 Lundi, le premier ministre François Bayrou n’a pas obtenu la confiance des députés n’obtenant que 194 voix contre 364. Après sa démission le président de la République a nommé Premier ministre Sébastien Lecornu. Depuis sa réélection en 2022, Emmanuel Macron a désigné cinq Premier ministres. Elisabeth Borne, Gabriel Attal,puis Michel Barnier, dont le gouvernement n'a duré que trois mois, le plus court jamais enregistré sous ce régime et le premier de la Vème République à être censuré par l’Assemblée nationale. François Bayrou, censuré à son tour par l’Assemblée, n’aura duré que neuf mois.
 Cette crise politique s’accompagne d’une crise économique et budgétaire profonde à laquelle s’ajoute une crise sociale, avec des appels au blocage du pays le 10 septembre et à la grève le 18. Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, observe que « la division des forces politiques au point qu’une majorité semble introuvable est le reflet de l’archipellisation de la France ». Des divisions sociologiques, politiques et idéologiques qui fracturent le pays bien au-delà de l’ancien clivage droite-gauche.
 Dans la rue, si la France ne s’est retrouvée ni bloquée ni à l’arrêt mercredi, de nombreuses actions ont eu lieu toute la journée partout dans le pays, avec des rassemblements d’ampleur dans certaines villes – entre 197.000 et 250.000 - personnes recensées – et une très forte présence des forces de l’ordre. Né en mai à l'initiative d'un site souverainiste, proche de la droite et de l'extrême droite, "Bloquons tout" a été repris et développé par des sympathisants de la gauche radicale. Le conflit des « Gilets jaunes » comme le rendez-vous de mercredi s'inscrivent dans la continuité d'une série de mobilisations citoyennes 2.0, qui se sont succédées depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Les deux mouvements partagent la même forme d'auto-organisation horizontale en réseaux que celle des Gilets jaunes et une absence de leader. Toutefois, une récente enquête menée sous l’égide de la Fondation Jean Jaurès, souligne que le profil des animateurs de Bloquons tout est assez différent de celui des Gilets jaunes. Il s’agirait de citoyens plus jeunes, plus actifs, plus politisés et plus proches de la gauche radicale. Appartenant aux classes moyennes, ils sont souvent diplômés du supérieur. Seulement 27% d’entre eux prirent d’ailleurs part à la révolte des ronds-points de 2018. La plupart des organisations de salariés se sont placés à distance de l’initiative. Seuls, Solidaires et la CGT ont soutenu la démarche du 10 septembre. Le 18 septembre sera une journée d’action à l’appel de l’intersyndicale qui avait mené le combat contre la réforme des retraites et dénoncé la copie budgétaire de François Bayrou.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 septembre 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 CENSURE, RUE, GRÈVE : DANS QUELLE CRISE SOMMES-NOUS ?
 
 Lundi, le premier ministre François Bayrou n’a pas obtenu la confiance des députés n’obtenant que 194 voix contre 364. Après sa démission le président de la République a nommé Premier ministre Sébastien Lecornu. Depuis sa réélection en 2022, Emmanuel Macron a désigné cinq Premier ministres. Elisabeth Borne, Gabriel Attal,puis Michel Barnier, dont le gouvernement n'a duré que trois mois, le plus court jamais enregistré sous ce régime et le premier de la Vème République à être censuré par l’Assemblée nationale. François Bayrou, censuré à son tour par l’Assemblée, n’aura duré que neuf mois.
 Cette crise politique s’accompagne d’une crise économique et budgétaire profonde à laquelle s’ajoute une crise sociale, avec des appels au blocage du pays le 10 septembre et à la grève le 18. Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, observe que « la division des forces politiques au point qu’une majorité semble introuvable est le reflet de l’archipellisation de la France ». Des divisions sociologiques, politiques et idéologiques qui fracturent le pays bien au-delà de l’ancien clivage droite-gauche.
 Dans la rue, si la France ne s’est retrouvée ni bloquée ni à l’arrêt mercredi, de nombreuses actions ont eu lieu toute la journée partout dans le pays, avec des rassemblements d’ampleur dans certaines villes – entre 197.000 et 250.000 - personnes recensées – et une très forte présence des forces de l’ordre. Né en mai à l'initiative d'un site souverainiste, proche de la droite et de l'extrême droite, "Bloquons tout" a été repris et développé par des sympathisants de la gauche radicale. Le conflit des « Gilets jaunes » comme le rendez-vous de mercredi s'inscrivent dans la continuité d'une série de mobilisations citoyennes 2.0, qui se sont succédées depuis le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Les deux mouvements partagent la même forme d'auto-organisation horizontale en réseaux que celle des Gilets jaunes et une absence de leader. Toutefois, une récente enquête menée sous l’égide de la Fondation Jean Jaurès, souligne que le profil des animateurs de Bloquons tout est assez différent de celui des Gilets jaunes. Il s’agirait de citoyens plus jeunes, plus actifs, plus politisés et plus proches de la gauche radicale. Appartenant aux classes moyennes, ils sont souvent diplômés du supérieur. Seulement 27% d’entre eux prirent d’ailleurs part à la révolte des ronds-points de 2018. La plupart des organisations de salariés se sont placés à distance de l’initiative. Seuls, Solidaires et la CGT ont soutenu la démarche du 10 septembre. Le 18 septembre sera une journée d’action à l’appel de l’intersyndicale qui avait mené le combat contre la réforme des retraites et dénoncé la copie budgétaire de François Bayrou.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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La France insoumise, le Parti communiste, les Ecologistes, le Rassemblement national et les Ciottistes ont annoncé leur volonté de faire tomber l’actuel gouvernement. Le Parti socialiste ne compte pas non plus voter la confiance. Depuis 1958, ce sont 41&nbsp;Premiers ministres qui ont sollicité la confiance de l’Assemblée nationale, et qui ont obtenu à chaque fois la majorité absolue des suffrages exprimés.</p><p>Si François Bayrou veut croire possible ce vote de confiance, le décompte des forces hostiles ne va guère dans son sens : en additionnant les voix du Rassemblement national (RN) et de ses alliés (138), de la gauche (192) et du groupe Libertés, indépendants et outre-mer (LIOT, 23), il existe une majorité de suffrages largement suffisante pour faire chuter le gouvernement. Un tel échec poussera-t-il Emmanuel Macron à demander, lui aussi, une «&nbsp;clarification », en opérant un retour aux urnes avec une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, quatorze mois après la précédente&nbsp;? C’est ce que réclame le Rassemblement national, tandis que LFI se prononce pour la destitution du président lequel appelle les siens à se mettre d’accord avec les socialistes et n’apparaît donc pas prêt ni à dissoudre ni à se démettre. On voit d’ailleurs que les candidats à la succession de François Bayrou ne manquent pas. L’échec de son Premier ministre placera Emmanuel Macron en première ligne, désormais dépourvu de paratonnerre. Les appels à sa démission pourraient se multiplier, en particulier lors du mouvement de blocage du 10&nbsp;septembre.</p><p>François Bayrou, qui veut éviter l'instabilité, risque-t-il de l'aggraver ? Cette hypothèse est partagée par 63 % des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Selon le baromètre de la confiance politique 2025 du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) publié en février dernier, 74 % des Français ne font pas confiance à la politique (+&nbsp;4&nbsp;points par rapport à 2024).</p><p></p><p><strong>COMMENT LA CHINE TIRE PARTI DE L’INSTABILITÉ MONDIALE ET DES DIVISIONS OCCIDENTALES</strong></p><p></p><p>Le 25ème sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a réuni à l’invitation du président chinois plus de 20 chefs d'État et de gouvernement. Parmi eux : le Russe Vladimir Poutine, l'Indien Narendra Modi (pour sa première visite en Chine en sept ans), le Turc Recep Tayyip Erdogan, leprésident iranien, les Premiers ministres du Pakistan, de la Malaisie, du Cambodge et du Vietnam, ainsi que les dirigeants de toute l'Asie centrale. Soit les représentants de la moitié de la population terrestre et un quart de la richesse mondiale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est aussi rendu à Pékin. Dans son discours d’ouverture, Xi a appelé les États membres à s’opposer à la mentalité de guerre froide, à l’hégémonisme, à la confrontation entre blocs et aux manœuvres d’intimidation, sans citer pour autant les États-Unis. Il a une nouvelle fois poussé en avant son «&nbsp;autre&nbsp;» modèle, censé refléter les nouveaux équilibres internationaux. Xi Jinping entend faire de la Chine un pôle de stabilité dans un contexte mondial instable, alors que les Occidentaux sont divisés. </p><p>Les promesses militaires mal tenues faites à l’Ukraine par l’Union européenne ont révélé ses faiblesses, quand certains pays de l’axe de la contestation, comme la Corée du Nord, ont joint le geste à la parole en envoyant des armes ou des troupes combattre aux côtés des Russes. Les divisions entre les États-Unis de Trump et les pays européens, dont les valeurs et les visions de la politique s’éloignent, fournissent un nouveau levier à la Chine et à ses amis.</p><p>Pour le trio Inde-Chine-Russie, les enjeux sont aussi économiques. En raison de la guerre commerciale menée par Trump et des sanctions occidentales visant la Russie, les trois pays ambitionnent de s'affranchir de l'Occident en approfondissant leurs échanges. L'Inde le fait déjà en continuant d'importer massivement du pétrole russe qu'elle paie en roupies et non en dollars. Donald Trump a imposé 50&nbsp;% de droits de douane sur les produits indiens.</p><p>La Chine s’affiche comme une puissance stable et raisonnable, garante d'un nouvel ordre mondial plus favorable aux émergents que celui construit par les Occidentaux il y a 80 ans, après la Seconde Guerre mondiale. Son « coup » diplomatique s’est prolongé le 3 septembre à Pékin avec une grande parade militaire à laquelle a assisté le chef suprême nord-coréen, Kim Jong-un. Parmi ceux que la Chine veut présenter au monde comme ses alliés stratégiques en faveur d'un ordre du monde alternatif sous son égide, se trouvaient également deux États de l'Union européenne et deux États de l'Otan : la Slovaquie, et la Hongrie. Deux pays qui blâment l'Occident pour le déclenchement et la poursuite de la guerre en Ukraine, critiquent les sanctions européennes contre la Russie et réclament la normalisation des relations avec Moscou.</p><p></p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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La France insoumise, le Parti communiste, les Ecologistes, le Rassemblement national et les Ciottistes ont annoncé leur volonté de faire tomber l’actuel gouvernement. Le Parti socialiste ne compte pas non plus voter la confiance. Depuis 1958, ce sont 41&nbsp;Premiers ministres qui ont sollicité la confiance de l’Assemblée nationale, et qui ont obtenu à chaque fois la majorité absolue des suffrages exprimés.</p><p>Si François Bayrou veut croire possible ce vote de confiance, le décompte des forces hostiles ne va guère dans son sens : en additionnant les voix du Rassemblement national (RN) et de ses alliés (138), de la gauche (192) et du groupe Libertés, indépendants et outre-mer (LIOT, 23), il existe une majorité de suffrages largement suffisante pour faire chuter le gouvernement. Un tel échec poussera-t-il Emmanuel Macron à demander, lui aussi, une «&nbsp;clarification », en opérant un retour aux urnes avec une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, quatorze mois après la précédente&nbsp;? C’est ce que réclame le Rassemblement national, tandis que LFI se prononce pour la destitution du président lequel appelle les siens à se mettre d’accord avec les socialistes et n’apparaît donc pas prêt ni à dissoudre ni à se démettre. On voit d’ailleurs que les candidats à la succession de François Bayrou ne manquent pas. L’échec de son Premier ministre placera Emmanuel Macron en première ligne, désormais dépourvu de paratonnerre. Les appels à sa démission pourraient se multiplier, en particulier lors du mouvement de blocage du 10&nbsp;septembre.</p><p>François Bayrou, qui veut éviter l'instabilité, risque-t-il de l'aggraver ? Cette hypothèse est partagée par 63 % des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Selon le baromètre de la confiance politique 2025 du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) publié en février dernier, 74 % des Français ne font pas confiance à la politique (+&nbsp;4&nbsp;points par rapport à 2024).</p><p></p><p><strong>COMMENT LA CHINE TIRE PARTI DE L’INSTABILITÉ MONDIALE ET DES DIVISIONS OCCIDENTALES</strong></p><p></p><p>Le 25ème sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a réuni à l’invitation du président chinois plus de 20 chefs d'État et de gouvernement. Parmi eux : le Russe Vladimir Poutine, l'Indien Narendra Modi (pour sa première visite en Chine en sept ans), le Turc Recep Tayyip Erdogan, leprésident iranien, les Premiers ministres du Pakistan, de la Malaisie, du Cambodge et du Vietnam, ainsi que les dirigeants de toute l'Asie centrale. Soit les représentants de la moitié de la population terrestre et un quart de la richesse mondiale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est aussi rendu à Pékin. Dans son discours d’ouverture, Xi a appelé les États membres à s’opposer à la mentalité de guerre froide, à l’hégémonisme, à la confrontation entre blocs et aux manœuvres d’intimidation, sans citer pour autant les États-Unis. Il a une nouvelle fois poussé en avant son «&nbsp;autre&nbsp;» modèle, censé refléter les nouveaux équilibres internationaux. Xi Jinping entend faire de la Chine un pôle de stabilité dans un contexte mondial instable, alors que les Occidentaux sont divisés. </p><p>Les promesses militaires mal tenues faites à l’Ukraine par l’Union européenne ont révélé ses faiblesses, quand certains pays de l’axe de la contestation, comme la Corée du Nord, ont joint le geste à la parole en envoyant des armes ou des troupes combattre aux côtés des Russes. Les divisions entre les États-Unis de Trump et les pays européens, dont les valeurs et les visions de la politique s’éloignent, fournissent un nouveau levier à la Chine et à ses amis.</p><p>Pour le trio Inde-Chine-Russie, les enjeux sont aussi économiques. En raison de la guerre commerciale menée par Trump et des sanctions occidentales visant la Russie, les trois pays ambitionnent de s'affranchir de l'Occident en approfondissant leurs échanges. L'Inde le fait déjà en continuant d'importer massivement du pétrole russe qu'elle paie en roupies et non en dollars. Donald Trump a imposé 50&nbsp;% de droits de douane sur les produits indiens.</p><p>La Chine s’affiche comme une puissance stable et raisonnable, garante d'un nouvel ordre mondial plus favorable aux émergents que celui construit par les Occidentaux il y a 80 ans, après la Seconde Guerre mondiale. Son « coup » diplomatique s’est prolongé le 3 septembre à Pékin avec une grande parade militaire à laquelle a assisté le chef suprême nord-coréen, Kim Jong-un. Parmi ceux que la Chine veut présenter au monde comme ses alliés stratégiques en faveur d'un ordre du monde alternatif sous son égide, se trouvaient également deux États de l'Union européenne et deux États de l'Otan : la Slovaquie, et la Hongrie. Deux pays qui blâment l'Occident pour le déclenchement et la poursuite de la guerre en Ukraine, critiquent les sanctions européennes contre la Russie et réclament la normalisation des relations avec Moscou.</p><p></p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 LA VALSE DES PANTINS : COMPORTEMENT DU PERSONNEL POLITIQUE À LA VEILLE DU 8 SEPTEMBRE
 
 Après sa présentation mi-juillet, le Premier ministre a de nouveau défendu, le 25 août, son plan de rigueur de 44 milliards d’euros pour le budget 2026, et annoncé qu’il « engagera(it) la responsabilité de son gouvernement[…] pour une clarification » lundi 8 septembre, avec un vote de confiance à l’Assemblée nationale convoquée en session extraordinaire. La France insoumise, le Parti communiste, les Ecologistes, le Rassemblement national et les Ciottistes ont annoncé leur volonté de faire tomber l’actuel gouvernement. Le Parti socialiste ne compte pas non plus voter la confiance. Depuis 1958, ce sont 41 Premiers ministres qui ont sollicité la confiance de l’Assemblée nationale, et qui ont obtenu à chaque fois la majorité absolue des suffrages exprimés.
 Si François Bayrou veut croire possible ce vote de confiance, le décompte des forces hostiles ne va guère dans son sens : en additionnant les voix du Rassemblement national (RN) et de ses alliés (138), de la gauche (192) et du groupe Libertés, indépendants et outre-mer (LIOT, 23), il existe une majorité de suffrages largement suffisante pour faire chuter le gouvernement. Un tel échec poussera-t-il Emmanuel Macron à demander, lui aussi, une « clarification », en opérant un retour aux urnes avec une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, quatorze mois après la précédente ? C’est ce que réclame le Rassemblement national, tandis que LFI se prononce pour la destitution du président lequel appelle les siens à se mettre d’accord avec les socialistes et n’apparaît donc pas prêt ni à dissoudre ni à se démettre. On voit d’ailleurs que les candidats à la succession de François Bayrou ne manquent pas. L’échec de son Premier ministre placera Emmanuel Macron en première ligne, désormais dépourvu de paratonnerre. Les appels à sa démission pourraient se multiplier, en particulier lors du mouvement de blocage du 10 septembre.
 François Bayrou, qui veut éviter l'instabilité, risque-t-il de l'aggraver ? Cette hypothèse est partagée par 63 % des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Selon le baromètre de la confiance politique 2025 du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) publié en février dernier, 74 % des Français ne font pas confiance à la politique (+ 4 points par rapport à 2024).
 
 COMMENT LA CHINE TIRE PARTI DE L’INSTABILITÉ MONDIALE ET DES DIVISIONS OCCIDENTALES
 
 Le 25ème sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a réuni à l’invitation du président chinois plus de 20 chefs d'État et de gouvernement. Parmi eux : le Russe Vladimir Poutine, l'Indien Narendra Modi (pour sa première visite en Chine en sept ans), le Turc Recep Tayyip Erdogan, leprésident iranien, les Premiers ministres du Pakistan, de la Malaisie, du Cambodge et du Vietnam, ainsi que les dirigeants de toute l'Asie centrale. Soit les représentants de la moitié de la population terrestre et un quart de la richesse mondiale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est aussi rendu à Pékin. Dans son discours d’ouverture, Xi a appelé les États membres à s’opposer à la mentalité de guerre froide, à l’hégémonisme, à la confrontation entre blocs et aux manœuvres d’intimidation, sans citer pour autant les États-Unis. Il a une nouvelle fois poussé en avant son « autre » modèle, censé refléter les nouveaux équilibres internationaux. Xi Jinping entend faire de la Chine un pôle de stabilité dans un contexte mondial instable, alors que les Occidentaux sont divisés. 
 Les promesses militaires mal tenues faites à l’Ukraine par l’Union européenne ont révélé ses faiblesses, quand certains pays de l’axe de la contestation, comme la Corée du Nord, ont joint le geste à la parole en envoyant des armes ou des troupes combattre aux côtés des Russes. Les divisions entre les États-Unis de Trump et les pays européens, dont les valeurs et les visions de la politique s’éloignent, fournissent un nouveau levier à la Chine et à ses amis.
 Pour le trio Inde-Chine-Russie, les enjeux sont aussi économiques. En raison de la guerre commerciale menée par Trump et des sanctions occidentales visant la Russie, les trois pays ambitionnent de s'affranchir de l'Occident en approfondissant leurs échanges. L'Inde le fait déjà en continuant d'importer massivement du pétrole russe qu'elle paie en roupies et non en dollars. Donald Trump a imposé 50 % de droits de douane sur les produits indiens.
 La Chine s’affiche comme une puissance stable et raisonnable, garante d'un nouvel ordre mondial plus favorable aux émergents que celui construit par les Occidentaux il y a 80 ans, après la Seconde Guerre mondiale. Son « coup » diplomatique s’est prolongé le 3 septembre à Pékin avec une grande parade militaire à laquelle a assisté le chef suprême nord-coréen, Kim Jong-un. Parmi ceux que la Chine veut présenter au monde comme ses alliés stratégiques en faveur d'un ordre du monde alternatif sous son égide, se trouvaient également deux États de l'Union européenne et deux États de l'Otan : la Slovaquie, et la Hongrie. Deux pays qui blâment l'Occident pour le déclenchement et la poursuite de la guerre en Ukraine, critiquent les sanctions européennes contre la Russie et réclament la normalisation des relations avec Moscou.
 
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LA VALSE DES PANTINS : COMPORTEMENT DU PERSONNEL POLITIQUE À LA VEILLE DU 8 SEPTEMBRE
 
 Après sa présentation mi-juillet, le Premier ministre a de nouveau défendu, le 25 août, son plan de rigueur de 44 milliards d’euros pour le budget 2026, et annoncé qu’il « engagera(it) la responsabilité de son gouvernement[…] pour une clarification » lundi 8 septembre, avec un vote de confiance à l’Assemblée nationale convoquée en session extraordinaire. La France insoumise, le Parti communiste, les Ecologistes, le Rassemblement national et les Ciottistes ont annoncé leur volonté de faire tomber l’actuel gouvernement. Le Parti socialiste ne compte pas non plus voter la confiance. Depuis 1958, ce sont 41 Premiers ministres qui ont sollicité la confiance de l’Assemblée nationale, et qui ont obtenu à chaque fois la majorité absolue des suffrages exprimés.
 Si François Bayrou veut croire possible ce vote de confiance, le décompte des forces hostiles ne va guère dans son sens : en additionnant les voix du Rassemblement national (RN) et de ses alliés (138), de la gauche (192) et du groupe Libertés, indépendants et outre-mer (LIOT, 23), il existe une majorité de suffrages largement suffisante pour faire chuter le gouvernement. Un tel échec poussera-t-il Emmanuel Macron à demander, lui aussi, une « clarification », en opérant un retour aux urnes avec une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, quatorze mois après la précédente ? C’est ce que réclame le Rassemblement national, tandis que LFI se prononce pour la destitution du président lequel appelle les siens à se mettre d’accord avec les socialistes et n’apparaît donc pas prêt ni à dissoudre ni à se démettre. On voit d’ailleurs que les candidats à la succession de François Bayrou ne manquent pas. L’échec de son Premier ministre placera Emmanuel Macron en première ligne, désormais dépourvu de paratonnerre. Les appels à sa démission pourraient se multiplier, en particulier lors du mouvement de blocage du 10 septembre.
 François Bayrou, qui veut éviter l'instabilité, risque-t-il de l'aggraver ? Cette hypothèse est partagée par 63 % des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Selon le baromètre de la confiance politique 2025 du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) publié en février dernier, 74 % des Français ne font pas confiance à la politique (+ 4 points par rapport à 2024).
 
 COMMENT LA CHINE TIRE PARTI DE L’INSTABILITÉ MONDIALE ET DES DIVISIONS OCCIDENTALES
 
 Le 25ème sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a réuni à l’invitation du président chinois plus de 20 chefs d'État et de gouvernement. Parmi eux : le Russe Vladimir Poutine, l'Indien Narendra Modi (pour sa première visite en Chine en sept ans), le Turc Recep Tayyip Erdogan, leprésident iranien, les Premiers ministres du Pakistan, de la Malaisie, du Cambodge et du Vietnam, ainsi que les dirigeants de toute l'Asie centrale. Soit les représentants de la moitié de la population terrestre et un quart de la richesse mondiale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est aussi rendu à Pékin. Dans son discours d’ouverture, Xi a appelé les États membres à s’opposer à la mentalité de guerre froide, à l’hégémonisme, à la confrontation entre blocs et aux manœuvres d’intimidation, sans citer pour autant les États-Unis. Il a une nouvelle fois poussé en avant son « autre » modèle, censé refléter les nouveaux équilibres internationaux. Xi Jinping entend faire de la Chine un pôle de stabilité dans un contexte mondial instable, alors que les Occidentaux sont divisés. 
 Les promesses militaires mal tenues faites à l’Ukraine par l’Union européenne ont révélé ses faiblesses, quand certains pays de l’axe de la contestation, comme la Corée du Nord, ont joint le geste à la parole en envoyant des armes ou des troupes combattre aux côtés des Russes. Les divisions entre les États-Unis de Trump et les pays européens, dont les valeurs et les visions de la politique s’éloignent, fournissent un nouveau levier à la Chine et à ses amis.
 Pour le trio Inde-Chine-Russie, les enjeux sont aussi économiques. En raison de la guerre commerciale menée par Trump et des sanctions occidentales visant la Russie, les trois pays ambitionnent de s'affranchir de l'Occident en approfondissant leurs échanges. L'Inde le fait déjà en continuant d'importer massivement du pétrole russe qu'elle paie en roupies et non en dollars. Donald Trump a imposé 50 % de droits de douane sur les produits indiens.
 La Chine s’affiche comme une puissance stable et raisonnable, garante d'un nouvel ordre mondial plus favorable aux émergents que celui construit par les Occidentaux il y a 80 ans, après la Seconde Guerre mondiale. Son « coup » diplomatique s’est prolongé le 3 septembre à Pékin avec une grande parade militaire à laquelle a assisté le chef suprême nord-coréen, Kim Jong-un. Parmi ceux que la Chine veut présenter au monde comme ses alliés stratégiques en faveur d'un ordre du monde alternatif sous son égide, se trouvaient également deux États de l'Union européenne et deux États de l'Otan : la Slovaquie, et la Hongrie. Deux pays qui blâment l'Occident pour le déclenchement et la poursuite de la guerre en Ukraine, critiquent les sanctions européennes contre la Russie et réclament la normalisation des relations avec Moscou.
 
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>26:33</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/tFjcjOs]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Cinéma,Bertrand Tavernier,Jean Ollé-Laprune</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manquée : Les toilettes publiques, un enjeu de santé, avec Julien Damon (Thématique)]]></title><guid isPermaLink="false">29ea3da9-ac6c-4b9b-b47c-fd67d6e837a8</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Julien Damon, sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><strong><em>Émission originellement diffusée le 16 juillet 2023.</em></strong></p><p></p><p><strong>LES COMMODITES URBAINES</strong></p><p></p><p>Julien Damon, vous êtes sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC. Vous venez de publier, aux Presses de SciencesPo, un essai intitulé «&nbsp;Toilettes publiques&nbsp;» où vous réhabilitez dans le débat public, avec science et humour, ces lieux auxquels nous consacrons en moyenne 6 mois de notre vie.</p><p>Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.</p><p>Le «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.</p><p>A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les «&nbsp;plans toilette&nbsp;» de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes&nbsp;persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.</p><p>Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle&nbsp;: au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être «&nbsp;durable&nbsp;». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent&nbsp;à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les «&nbsp;uritrottoirs&nbsp;», ont même été installés à Paris à l’été 2018&nbsp;; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Vous venez de publier, aux Presses de SciencesPo, un essai intitulé «&nbsp;Toilettes publiques&nbsp;» où vous réhabilitez dans le débat public, avec science et humour, ces lieux auxquels nous consacrons en moyenne 6 mois de notre vie.</p><p>Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.</p><p>Le «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.</p><p>A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les «&nbsp;plans toilette&nbsp;» de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes&nbsp;persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.</p><p>Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle&nbsp;: au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être «&nbsp;durable&nbsp;». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent&nbsp;à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les «&nbsp;uritrottoirs&nbsp;», ont même été installés à Paris à l’été 2018&nbsp;; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 31 Aug 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/29ea3da9-ac6c-4b9b-b47c-fd67d6e837a8.mp3?_=1751886932" length="58396255" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un « droit aux toilettes » qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.
 Le « droit aux toilettes » suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.
 A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les « plans toilette » de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.
 Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle : au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être « durable ». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les « uritrottoirs », ont même été installés à Paris à l’été 2018 ; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.
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 Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un « droit aux toilettes » qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.
 Le « droit aux toilettes » suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.
 A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les « plans toilette » de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.
 Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle : au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être « durable ». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les « uritrottoirs », ont même été installés à Paris à l’été 2018 ; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:49</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/JxQfYxA]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Toilettes publiques,Julien Damon,Lionel Zinsou,Lucile Schmid</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Laurent Heynemann (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">898ca8de-fa4f-4e63-83ca-c00060283a2c</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec&nbsp;Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre&nbsp;&nbsp;avec&nbsp;Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec&nbsp;Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre&nbsp;&nbsp;avec&nbsp;Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 27 Aug 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/898ca8de-fa4f-4e63-83ca-c00060283a2c.mp3?_=1751886855" length="24641662" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>25:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/tYMCYyh]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Cinéma,Bertrand Tavernier,Laurent Heynemann</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manquée : La mer, avec Cyrille Coutansais (Thématique)]]></title><guid isPermaLink="false">61549cde-ab5d-4519-b8d6-4b8ee4f3bffc</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr"><u>www.lenouvelespritpublic.fr</u></a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;7 avril 2023.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Cyrille Coutansais, directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.</li><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><strong><em>Émission originellement diffusée le 21 mai 2023.</em></strong><br></p><p><strong>LA MER</strong></p><p></p><p>Cyrille Coutansais, vous êtes directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.</p><p>Vous avez récemment publié&nbsp;l’Empire des Mers&nbsp;aux Editions CNRS, ouvrage dans lequel vous retracez l’histoire maritime de la France depuis le 12ème siècle. Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.</p><p>Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.</p><p>La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.</p><p>La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape «&nbsp;historique&nbsp;» dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif «&nbsp;30 pour 30&nbsp;» de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.</p><p>Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.</p><p>La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.</p><p>La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape «&nbsp;historique&nbsp;» dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif «&nbsp;30 pour 30&nbsp;» de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Cyrille Coutansais, directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Émission originellement diffusée le 21 mai 2023.
 LA MER
 
 Cyrille Coutansais, vous êtes directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.
 Vous avez récemment publié l’Empire des Mers aux Editions CNRS, ouvrage dans lequel vous retracez l’histoire maritime de la France depuis le 12ème siècle. Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.
 Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.
 La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.
 La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape « historique » dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif « 30 pour 30 » de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Cyrille Coutansais, directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Émission originellement diffusée le 21 mai 2023.
 LA MER
 
 Cyrille Coutansais, vous êtes directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.
 Vous avez récemment publié l’Empire des Mers aux Editions CNRS, ouvrage dans lequel vous retracez l’histoire maritime de la France depuis le 12ème siècle. Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.
 Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.
 La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.
 La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape « historique » dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif « 30 pour 30 » de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>22:38</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VftWWcW]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Cinéma,Bertrand Tavernier,Laurent Heynemann</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manquée : le référendum, à quoi ça sert ? (Thématique)]]></title><guid isPermaLink="false">6eac847b-572f-4d8e-b5cd-9a42824c52aa</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"><u>https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</u></a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.</li><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://Blick.fr"><em><u>Blick</u></em><u>.fr</u></a></li></ul><p><strong><em>Émission originellement diffusée le 23 février 2025.</em></strong></p><p></p><p><strong>LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?</strong></p><p></p><p>Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains «&nbsp;sujets déterminants&nbsp;». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un «&nbsp;référendum révocatoire&nbsp;» qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.</p><p>Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée&nbsp;: instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.</p><p>Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue <em>Esprit</em>, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle «&nbsp;les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux&nbsp;». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"><u>https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</u></a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.</li><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://Blick.fr"><em><u>Blick</u></em><u>.fr</u></a></li></ul><p><strong><em>Émission originellement diffusée le 23 février 2025.</em></strong></p><p></p><p><strong>LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?</strong></p><p></p><p>Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains «&nbsp;sujets déterminants&nbsp;». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un «&nbsp;référendum révocatoire&nbsp;» qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.</p><p>Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée&nbsp;: instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.</p><p>Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue <em>Esprit</em>, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle «&nbsp;les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux&nbsp;». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 17 Aug 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/6eac847b-572f-4d8e-b5cd-9a42824c52aa.mp3?_=1751886679" length="53642387" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.frÉmission originellement diffusée le 23 février 2025.
 
 LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?
 
 Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains « sujets déterminants ». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un « référendum révocatoire » qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.
 Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée : instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.
 Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue Esprit, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle « les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux ». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.frÉmission originellement diffusée le 23 février 2025.
 
 LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?
 
 Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains « sujets déterminants ». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un « référendum révocatoire » qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.
 Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée : instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.
 Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue Esprit, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle « les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux ». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.
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 Une émission de Philippe Meyer, en...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>55:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/oYhKPcz]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Référendum,Jean-Louis Bourlanges,Raphaël Doan,Antoine Foucher,Richard Werly</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Sophie Brunet]]></title><guid isPermaLink="false">dde7553b-ffb2-4093-94cc-73f9d7e09a66</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à <strong>Bertrand Tavernier</strong>, les 23, 30 juillet et 6 août avec <strong>Frédéric Bourboulon, </strong> producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;<strong>Sophie Brunet</strong>, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec<strong>&nbsp;Laurent Heynemann</strong>, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre<strong>&nbsp;&nbsp;</strong>avec<strong>&nbsp;Jean Ollé-Laprune, </strong>historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à <strong>Bertrand Tavernier</strong>, les 23, 30 juillet et 6 août avec <strong>Frédéric Bourboulon, </strong> producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;<strong>Sophie Brunet</strong>, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec<strong>&nbsp;Laurent Heynemann</strong>, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre<strong>&nbsp;&nbsp;</strong>avec<strong>&nbsp;Jean Ollé-Laprune, </strong>historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 13 Aug 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/dde7553b-ffb2-4093-94cc-73f9d7e09a66.mp3?_=1751886594" length="20063337" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au lon...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>20:53</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/QAeffAS]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Cinéma,Bertrand Tavernier,Sophie Brunet</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manquée : la social-démocratie et Michel Rocard (thématique)]]></title><guid isPermaLink="false">37b8b2ed-80a6-456c-bf3b-b3d9d40f7133</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"><u>https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</u></a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l’Institut mutualiste pour l’environnement et la solidarité, et éditeur.</li><li>Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.</li><li>Michel Winock, historien et écrivain.</li></ul><p><strong><em>Émission originellement diffusée le 5 janvier 2025.</em></strong></p><p></p><p><strong>LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARD</strong></p><p></p><p>La notion de social-démocratie fait l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la «&nbsp;deuxième gauche&nbsp;» ne cesse de faire débat.</p><p>&nbsp;Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers&nbsp;: réorganisation et décentralisation des conditions de travail&nbsp;; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire «&nbsp;politique des revenus&nbsp;»&nbsp;; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.</p><p>&nbsp;Dans <em>Le Cœur à l’ouvrage</em>, publié en 1987, il écrit que «&nbsp;dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante&nbsp;». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche&nbsp;: qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le <em>leadership</em> d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.</p><p>Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la «&nbsp;deuxième gauche&nbsp;» ne cesse de faire débat.</p><p>&nbsp;Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers&nbsp;: réorganisation et décentralisation des conditions de travail&nbsp;; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire «&nbsp;politique des revenus&nbsp;»&nbsp;; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.</p><p>&nbsp;Dans <em>Le Cœur à l’ouvrage</em>, publié en 1987, il écrit que «&nbsp;dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante&nbsp;». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche&nbsp;: qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le <em>leadership</em> d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.</p><p>Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 10 Aug 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/37b8b2ed-80a6-456c-bf3b-b3d9d40f7133.mp3?_=1751886449" length="58115804" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l’Institut mutualiste pour l’environnement et la solidarité, et éditeur.- Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.- Michel Winock, historien et écrivain.Émission originellement diffusée le 5 janvier 2025.
 
 LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARD
 
 La notion de social-démocratie fait l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la « deuxième gauche » ne cesse de faire débat.
 Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers : réorganisation et décentralisation des conditions de travail ; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire « politique des revenus » ; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.
 Dans Le Cœur à l’ouvrage, publié en 1987, il écrit que « dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante ». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche : qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le leadership d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.
 Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l’Institut mutualiste pour l’environnement et la solidarité, et éditeur.- Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.- Michel Winock, historien et écrivain.Émission originellement diffusée le 5 janvier 2025.
 
 LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARD
 
 La notion de social-démocratie fait l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la « deuxième gauche » ne cesse de faire débat.
 Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers : réorganisation et décentralisation des conditions de travail ; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire « politique des revenus » ; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.
 Dans Le Cœur à l’ouvrage, publié en 1987, il écrit que « dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante ». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche : qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le leadership d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.
 Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard ?
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 Une émission de Philippe Meyer, en...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:32</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ekJkqpp]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Social-démocratie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Frédéric Bourboulon (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">291e2f1f-477a-4611-930f-d0b22b4902ba</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier.</p><p>Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à <strong>Bertrand Tavernier</strong>, les 23, 30 juillet et 6 août avec <strong>Frédéric Bourboulon, </strong> producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;<strong>Sophie Brunet</strong>, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec<strong>&nbsp;Laurent Heynemann</strong>, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre<strong>&nbsp;&nbsp;</strong>avec<strong>&nbsp;Jean Ollé-Laprune, </strong>historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier.</p><p>Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à <strong>Bertrand Tavernier</strong>, les 23, 30 juillet et 6 août avec <strong>Frédéric Bourboulon, </strong> producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;<strong>Sophie Brunet</strong>, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec<strong>&nbsp;Laurent Heynemann</strong>, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre<strong>&nbsp;&nbsp;</strong>avec<strong>&nbsp;Jean Ollé-Laprune, </strong>historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 06 Aug 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/291e2f1f-477a-4611-930f-d0b22b4902ba.mp3?_=1751886350" length="30749300" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Hommage à Bertrand Tavernier.
 Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Hommage à Bertrand Tavernier.
 Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Tout ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>32:01</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/oCeHpMs]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Cinéma,Bertrand Tavernier,Frédéric Bourboulon</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Raymond Aron]]></title><guid isPermaLink="false">be4db73c-1f89-452d-91a8-e211c38be9a4</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Maximilien Radvansky, élève de l’École normale supérieure.</li></ul><p><strong>RAYMOND ARON</strong></p><p></p><p>«&nbsp;Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font&nbsp;»&nbsp;: cette phrase de Marx, dont on peut dire qu’elle résume la philosophie de l’histoire de Raymond Aron, constitue moins, pour le philosophe, la traduction d’un désespoir face à la difficulté qu’ont les hommes à se représenter le sens de leur histoire, qu’un appel à un engagement mesuré et lucide, engagement dont Raymond Aron témoigne tout au long de sa vie.</p><p>Engagé d’abord en 1940 avec le général de Gaulle à Londres, celui qui n’a alors publié comme texte majeur que son Introduction à la philosophie de l’histoire, dont le contenu porte néanmoins en germe «&nbsp;toute une vie de travail&nbsp;» (selon les termes de son directeur de thèse), y côtoie le général pendant quatre années, devient secrétaire de la rédaction de la revue La France libre, où il publie des éditoriaux de stratégie qui seront particulièrement remarqués. Engagé ensuite dans l’immédiat après-guerre&nbsp;: alors qu’au normalien, tout juste nommé professeur à la faculté de Toulouse avant la déclaration de guerre, les portes de l’enseignement étaient grandes ouvertes, il choisit le «&nbsp;virus de la politique&nbsp;», devenant éditorialiste à Combat, puis directeur de cabinet du ministre de l’information, André Malraux. L’Opium des intellectuels (1954)&nbsp;ou La Tragédie algérienne (1957)&nbsp;entraînent Aron dans un tourbillon politique, médiatique et polémique. Si son élection au Collège de France en 1970, consécration de sa carrière universitaire avec laquelle il a renoué en 1957, marquent l’apaisement de ses relations avec l’intelligentsia de gauche, Aron continue d’affirmer son engagement militant, que ce soit par ses nombreux éditoriaux au Figaro ou par sa participation au comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing en 1978.</p><p>Plus qu’un spectateur engagé passivement, Aron est un théoricien du rôle de l’intellectuel en politique, qui tente de cerner les conditions qui justifient l’analyse rationnelle de l’action politique et de définir le champ de la politique en dehors de celui de la morale. Commentant dans ses Mémoires l’évolution qui s’est faite en lui durant son séjour en Allemagne entre 1930 et 1933, pendant lequel il assiste impuissant à la montée du national-socialisme, il écrit ainsi&nbsp;: «&nbsp;J’avais compris et accepté la politique en tant que telle, irréductible à la morale&nbsp;; je ne chercherais plus, dans des propos ou par des signatures, à donner la preuve de mes bons sentiments. Penser la politique, c’est penser les acteurs, donc analyser leurs décisions, leurs fins, leurs moyens, leur univers mental. Le national-socialisme m’avait enseigné la puissance des forces irrationnelles, Max Weber la responsabilité de chacun, non pas tant la responsabilité de ses intentions que celle des conséquences de ses choix&nbsp;». Cette importance accordée à l’analyse lucide et objective de la réalité fera d’Aron à la fois un étranger parmi ses collègues journalistes et l’un des meilleurs analystes de la vie politique française pendant près de 40 ans. Le véritable héritage d’Aron réside-t-il dans cette pensée de la politique&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Engagé ensuite dans l’immédiat après-guerre&nbsp;: alors qu’au normalien, tout juste nommé professeur à la faculté de Toulouse avant la déclaration de guerre, les portes de l’enseignement étaient grandes ouvertes, il choisit le «&nbsp;virus de la politique&nbsp;», devenant éditorialiste à Combat, puis directeur de cabinet du ministre de l’information, André Malraux. L’Opium des intellectuels (1954)&nbsp;ou La Tragédie algérienne (1957)&nbsp;entraînent Aron dans un tourbillon politique, médiatique et polémique. Si son élection au Collège de France en 1970, consécration de sa carrière universitaire avec laquelle il a renoué en 1957, marquent l’apaisement de ses relations avec l’intelligentsia de gauche, Aron continue d’affirmer son engagement militant, que ce soit par ses nombreux éditoriaux au Figaro ou par sa participation au comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing en 1978.</p><p>Plus qu’un spectateur engagé passivement, Aron est un théoricien du rôle de l’intellectuel en politique, qui tente de cerner les conditions qui justifient l’analyse rationnelle de l’action politique et de définir le champ de la politique en dehors de celui de la morale. Commentant dans ses Mémoires l’évolution qui s’est faite en lui durant son séjour en Allemagne entre 1930 et 1933, pendant lequel il assiste impuissant à la montée du national-socialisme, il écrit ainsi&nbsp;: «&nbsp;J’avais compris et accepté la politique en tant que telle, irréductible à la morale&nbsp;; je ne chercherais plus, dans des propos ou par des signatures, à donner la preuve de mes bons sentiments. Penser la politique, c’est penser les acteurs, donc analyser leurs décisions, leurs fins, leurs moyens, leur univers mental. Le national-socialisme m’avait enseigné la puissance des forces irrationnelles, Max Weber la responsabilité de chacun, non pas tant la responsabilité de ses intentions que celle des conséquences de ses choix&nbsp;». Cette importance accordée à l’analyse lucide et objective de la réalité fera d’Aron à la fois un étranger parmi ses collègues journalistes et l’un des meilleurs analystes de la vie politique française pendant près de 40 ans. Le véritable héritage d’Aron réside-t-il dans cette pensée de la politique&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 03 Aug 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/be4db73c-1f89-452d-91a8-e211c38be9a4.mp3?_=1729423076" length="55728004" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Maximilien Radvansky, élève de l’École normale supérieure.RAYMOND ARON
 
 « Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font » : cette phrase de Marx, dont on peut dire qu’elle résume la philosophie de l’histoire de Raymond Aron, constitue moins, pour le philosophe, la traduction d’un désespoir face à la difficulté qu’ont les hommes à se représenter le sens de leur histoire, qu’un appel à un engagement mesuré et lucide, engagement dont Raymond Aron témoigne tout au long de sa vie.
 Engagé d’abord en 1940 avec le général de Gaulle à Londres, celui qui n’a alors publié comme texte majeur que son Introduction à la philosophie de l’histoire, dont le contenu porte néanmoins en germe « toute une vie de travail » (selon les termes de son directeur de thèse), y côtoie le général pendant quatre années, devient secrétaire de la rédaction de la revue La France libre, où il publie des éditoriaux de stratégie qui seront particulièrement remarqués. Engagé ensuite dans l’immédiat après-guerre : alors qu’au normalien, tout juste nommé professeur à la faculté de Toulouse avant la déclaration de guerre, les portes de l’enseignement étaient grandes ouvertes, il choisit le « virus de la politique », devenant éditorialiste à Combat, puis directeur de cabinet du ministre de l’information, André Malraux. L’Opium des intellectuels (1954) ou La Tragédie algérienne (1957) entraînent Aron dans un tourbillon politique, médiatique et polémique. Si son élection au Collège de France en 1970, consécration de sa carrière universitaire avec laquelle il a renoué en 1957, marquent l’apaisement de ses relations avec l’intelligentsia de gauche, Aron continue d’affirmer son engagement militant, que ce soit par ses nombreux éditoriaux au Figaro ou par sa participation au comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing en 1978.
 Plus qu’un spectateur engagé passivement, Aron est un théoricien du rôle de l’intellectuel en politique, qui tente de cerner les conditions qui justifient l’analyse rationnelle de l’action politique et de définir le champ de la politique en dehors de celui de la morale. Commentant dans ses Mémoires l’évolution qui s’est faite en lui durant son séjour en Allemagne entre 1930 et 1933, pendant lequel il assiste impuissant à la montée du national-socialisme, il écrit ainsi : « J’avais compris et accepté la politique en tant que telle, irréductible à la morale ; je ne chercherais plus, dans des propos ou par des signatures, à donner la preuve de mes bons sentiments. Penser la politique, c’est penser les acteurs, donc analyser leurs décisions, leurs fins, leurs moyens, leur univers mental. Le national-socialisme m’avait enseigné la puissance des forces irrationnelles, Max Weber la responsabilité de chacun, non pas tant la responsabilité de ses intentions que celle des conséquences de ses choix ». Cette importance accordée à l’analyse lucide et objective de la réalité fera d’Aron à la fois un étranger parmi ses collègues journalistes et l’un des meilleurs analystes de la vie politique française pendant près de 40 ans. Le véritable héritage d’Aron réside-t-il dans cette pensée de la politique ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Maximilien Radvansky, élève de l’École normale supérieure.RAYMOND ARON
 
 « Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font » : cette phrase de Marx, dont on peut dire qu’elle résume la philosophie de l’histoire de Raymond Aron, constitue moins, pour le philosophe, la traduction d’un désespoir face à la difficulté qu’ont les hommes à se représenter le sens de leur histoire, qu’un appel à un engagement mesuré et lucide, engagement dont Raymond Aron témoigne tout au long de sa vie.
 Engagé d’abord en 1940 avec le général de Gaulle à Londres, celui qui n’a alors publié comme texte majeur que son Introduction à la philosophie de l’histoire, dont le contenu porte néanmoins en germe « toute une vie de travail » (selon les termes de son directeur de thèse), y côtoie le général pendant quatre années, devient secrétaire de la rédaction de la revue La France libre, où il publie des éditoriaux de stratégie qui seront particulièrement remarqués. Engagé ensuite dans l’immédiat après-guerre : alors qu’au normalien, tout juste nommé professeur à la faculté de Toulouse avant la déclaration de guerre, les portes de l’enseignement étaient grandes ouvertes, il choisit le « virus de la politique », devenant éditorialiste à Combat, puis directeur de cabinet du ministre de l’information, André Malraux. L’Opium des intellectuels (1954) ou La Tragédie algérienne (1957) entraînent Aron dans un tourbillon politique, médiatique et polémique. Si son élection au Collège de France en 1970, consécration de sa carrière universitaire avec laquelle il a renoué en 1957, marquent l’apaisement de ses relations avec l’intelligentsia de gauche, Aron continue d’affirmer son engagement militant, que ce soit par ses nombreux éditoriaux au Figaro ou par sa participation au comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing en 1978.
 Plus qu’un spectateur engagé passivement, Aron est un théoricien du rôle de l’intellectuel en politique, qui tente de cerner les conditions qui justifient l’analyse rationnelle de l’action politique et de définir le champ de la politique en dehors de celui de la morale. Commentant dans ses Mémoires l’évolution qui s’est faite en lui durant son séjour en Allemagne entre 1930 et 1933, pendant lequel il assiste impuissant à la montée du national-socialisme, il écrit ainsi : « J’avais compris et accepté la politique en tant que telle, irréductible à la morale ; je ne chercherais plus, dans des propos ou par des signatures, à donner la preuve de mes bons sentiments. Penser la politique, c’est penser les acteurs, donc analyser leurs décisions, leurs fins, leurs moyens, leur univers mental. Le national-socialisme m’avait enseigné la puissance des forces irrationnelles, Max Weber la responsabilité de chacun, non pas tant la responsabilité de ses intentions que celle des conséquences de ses choix ». Cette importance accordée à l’analyse lucide et objective de la réalité fera d’Aron à la fois un étranger parmi ses collègues journalistes et l’un des meilleurs analystes de la vie politique française pendant près de 40 ans. Le véritable héritage d’Aron réside-t-il dans cette pensée de la politique ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>58:02</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/UfJxVHm]]></podcast:txt><itunes:episode>406</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Raymond Aron,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Maximilien Radvansky</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Bertrand Tavernier par Frédéric Bourboulon (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">90f37d9e-80da-45b8-8635-b047fb5342d0</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à <strong>Bertrand Tavernier</strong>, les 23, 30 juillet et 6 août avec <strong>Frédéric Bourboulon, </strong> producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;<strong>Sophie Brunet</strong>, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec<strong>&nbsp;Laurent Heynemann</strong>, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre<strong>&nbsp;&nbsp;</strong>avec<strong>&nbsp;Jean Ollé-Laprune, </strong>historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à <strong>Bertrand Tavernier</strong>, les 23, 30 juillet et 6 août avec <strong>Frédéric Bourboulon, </strong> producteur de Bertrand Tavernier&nbsp;le&nbsp;13 août&nbsp;avec&nbsp;<strong>Sophie Brunet</strong>, Monteuse, les 20 et 27 août&nbsp;avec<strong>&nbsp;Laurent Heynemann</strong>, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre<strong>&nbsp;&nbsp;</strong>avec<strong>&nbsp;Jean Ollé-Laprune, </strong>historien du cinéma.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 30 Jul 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/90f37d9e-80da-45b8-8635-b047fb5342d0.mp3?_=1751886289" length="30787752" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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Tout au lon...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>32:04</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ESbbjxU]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Cinéma,Bertrand Tavernier,Frédéric Bourboulon</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Si vous l’avez manquée : « Jamais frères », Ukraine - Russie, une tragédie post-soviétique (thématique)]]></title><guid isPermaLink="false">b67bd098-16e2-407e-9f72-f989028f5e5a</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p><br>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;7 octobre 2022.</p><p><br>Avec cette semaine :</p><ul><li>Anna Colin Lebedev, chercheuse spécialiste des questions post-soviétiques, maîtresse de conférences à l’université Paris-Naterre.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue&nbsp;<em>Hérodote</em>&nbsp;et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la&nbsp;<em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p><strong>JAMAIS FRÈRES ? UKRAINE ET RUSSIE : UNE TRAGÉDIE POSTSOVIÉTIQUE</strong></p><p>Six mois après l’invasion russe en Ukraine, Anna Colin Lebedev, chercheuse française «&nbsp;d'origine soviétique&nbsp;», comme vous aimez à vous présenter, maîtresse de conférences à l'université Paris-Nanterre et spécialiste des sociétés post-soviétiques, dans votre ouvrage «&nbsp;<em>Jamais frères&nbsp;?&nbsp;</em>(Le d’interrogation est important<em>) Ukraine et Russie&nbsp;: une tragédie postsoviétique&nbsp;</em>», vous vous attachez à déconstruire le mythe des «&nbsp;frères&nbsp;» slaves. Vous décryptez les similarités entre les sociétés russe et ukrainienne, le poids des traumatismes du XXe siècle et les trajectoires de plus en plus divergentes que les deux pays ont suivies depuis 1991.</p><p>À l’époque de l’Union soviétique, vous rappelez-vous, la Russie était le centre, et l’Ukraine une périphérie. L’homogénéisation s’est faite en écrasant un certain nombre de différences, l’histoire commune avait été écrite en gommant certains aspects gênants qui ne rentraient pas dans le récit officiel. Les trajectoires contraires suivies par les sociétés russe et ukrainienne ne sont pas un argument suffisant pour expliquer la guerre entre les deux pays, observez-vous. Mais un certain nombre de sujets aident à comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Sujets que vous passez au crible&nbsp;: rapport à l’histoire soviétique, construction d’une mémoire de la grande famine et de la Seconde Guerre mondiale, place des communautés juives et de la mémoire de la Shoah, rapport au pouvoir politique, rapport à la violence, place des langues. Votre livre décrit également la fracture entre les deux sociétés, lorsque Russes et Ukrainiens ont cessé, en 2014, de partager la même vision de ce qui se joue entre les deux pays, en Crimée et dans le Donbass. En 2022, la fracture s’est transformée en rupture.</p><p>Ce qu’on présentait comme une fraternité, disent les Ukrainiens, s’est révélé un rapt. Côté russe, l’Ukraine serait une Russie transformée en anti-Russie par l’Occident hostile. La ligne de fracture que dessinent les deux discours montre bien, soulignez-vous, la nature existentielle d’une guerre qu’on ne peut réduire à une volonté de conquête territoriale ou d’accès à des ressources naturelles ou économiques. Existentielle, car pour l'Ukraine&nbsp;: soit elle parvient à vaincre la Russie - ce qui veut dire que Moscou renonce à toute prétention territoriale et d'influence sur l'Etat ukrainien - soit elle cesse d'exister. Contrairement à la société ukrainienne, la société russe, en grande partie aveugle à cette guerre conduite en son nom, n’a pas l'expérience de protestations qui auraient réussi. Vous dressez le portrait d'une société russe convaincue de son impuissance et soutenant sans enthousiasme une guerre qu'elle ne peut pas ou peu critiquer et qui ne réalise pas encore la profondeur de la déchirure, qui est pourtant entérinée du côté de l’agressé, l’Ukraine. Pour les Ukrainiens, désormais, tout ce qu’il pourrait y avoir de commun avec les Russes – la langue, les références culturelles partagées, la mixité, les souvenirs de l’époque soviétique - n’est plus vu que comme l’effet d’une domination ou d’une oppression. On avait pensé, à tort, les comptes de l’Union soviétique soldés lorsqu’elle s’était dissoute sans conflictualité majeure en 1991 écrivez-vous, le vrai prix à payer nous est donné aujourd’hui.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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UKRAINE ET RUSSIE : UNE TRAGÉDIE POSTSOVIÉTIQUE</strong></p><p>Six mois après l’invasion russe en Ukraine, Anna Colin Lebedev, chercheuse française «&nbsp;d'origine soviétique&nbsp;», comme vous aimez à vous présenter, maîtresse de conférences à l'université Paris-Nanterre et spécialiste des sociétés post-soviétiques, dans votre ouvrage «&nbsp;<em>Jamais frères&nbsp;?&nbsp;</em>(Le d’interrogation est important<em>) Ukraine et Russie&nbsp;: une tragédie postsoviétique&nbsp;</em>», vous vous attachez à déconstruire le mythe des «&nbsp;frères&nbsp;» slaves. Vous décryptez les similarités entre les sociétés russe et ukrainienne, le poids des traumatismes du XXe siècle et les trajectoires de plus en plus divergentes que les deux pays ont suivies depuis 1991.</p><p>À l’époque de l’Union soviétique, vous rappelez-vous, la Russie était le centre, et l’Ukraine une périphérie. L’homogénéisation s’est faite en écrasant un certain nombre de différences, l’histoire commune avait été écrite en gommant certains aspects gênants qui ne rentraient pas dans le récit officiel. Les trajectoires contraires suivies par les sociétés russe et ukrainienne ne sont pas un argument suffisant pour expliquer la guerre entre les deux pays, observez-vous. Mais un certain nombre de sujets aident à comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Sujets que vous passez au crible&nbsp;: rapport à l’histoire soviétique, construction d’une mémoire de la grande famine et de la Seconde Guerre mondiale, place des communautés juives et de la mémoire de la Shoah, rapport au pouvoir politique, rapport à la violence, place des langues. Votre livre décrit également la fracture entre les deux sociétés, lorsque Russes et Ukrainiens ont cessé, en 2014, de partager la même vision de ce qui se joue entre les deux pays, en Crimée et dans le Donbass. En 2022, la fracture s’est transformée en rupture.</p><p>Ce qu’on présentait comme une fraternité, disent les Ukrainiens, s’est révélé un rapt. Côté russe, l’Ukraine serait une Russie transformée en anti-Russie par l’Occident hostile. La ligne de fracture que dessinent les deux discours montre bien, soulignez-vous, la nature existentielle d’une guerre qu’on ne peut réduire à une volonté de conquête territoriale ou d’accès à des ressources naturelles ou économiques. Existentielle, car pour l'Ukraine&nbsp;: soit elle parvient à vaincre la Russie - ce qui veut dire que Moscou renonce à toute prétention territoriale et d'influence sur l'Etat ukrainien - soit elle cesse d'exister. Contrairement à la société ukrainienne, la société russe, en grande partie aveugle à cette guerre conduite en son nom, n’a pas l'expérience de protestations qui auraient réussi. Vous dressez le portrait d'une société russe convaincue de son impuissance et soutenant sans enthousiasme une guerre qu'elle ne peut pas ou peu critiquer et qui ne réalise pas encore la profondeur de la déchirure, qui est pourtant entérinée du côté de l’agressé, l’Ukraine. Pour les Ukrainiens, désormais, tout ce qu’il pourrait y avoir de commun avec les Russes – la langue, les références culturelles partagées, la mixité, les souvenirs de l’époque soviétique - n’est plus vu que comme l’effet d’une domination ou d’une oppression. On avait pensé, à tort, les comptes de l’Union soviétique soldés lorsqu’elle s’était dissoute sans conflictualité majeure en 1991 écrivez-vous, le vrai prix à payer nous est donné aujourd’hui.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 octobre 2022.
 Avec cette semaine :
 - Anna Colin Lebedev, chercheuse spécialiste des questions post-soviétiques, maîtresse de conférences à l’université Paris-Naterre.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.JAMAIS FRÈRES ? UKRAINE ET RUSSIE : UNE TRAGÉDIE POSTSOVIÉTIQUE
 Six mois après l’invasion russe en Ukraine, Anna Colin Lebedev, chercheuse française « d'origine soviétique », comme vous aimez à vous présenter, maîtresse de conférences à l'université Paris-Nanterre et spécialiste des sociétés post-soviétiques, dans votre ouvrage « Jamais frères ? (Le d’interrogation est important) Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique », vous vous attachez à déconstruire le mythe des « frères » slaves. Vous décryptez les similarités entre les sociétés russe et ukrainienne, le poids des traumatismes du XXe siècle et les trajectoires de plus en plus divergentes que les deux pays ont suivies depuis 1991.
 À l’époque de l’Union soviétique, vous rappelez-vous, la Russie était le centre, et l’Ukraine une périphérie. L’homogénéisation s’est faite en écrasant un certain nombre de différences, l’histoire commune avait été écrite en gommant certains aspects gênants qui ne rentraient pas dans le récit officiel. Les trajectoires contraires suivies par les sociétés russe et ukrainienne ne sont pas un argument suffisant pour expliquer la guerre entre les deux pays, observez-vous. Mais un certain nombre de sujets aident à comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Sujets que vous passez au crible : rapport à l’histoire soviétique, construction d’une mémoire de la grande famine et de la Seconde Guerre mondiale, place des communautés juives et de la mémoire de la Shoah, rapport au pouvoir politique, rapport à la violence, place des langues. Votre livre décrit également la fracture entre les deux sociétés, lorsque Russes et Ukrainiens ont cessé, en 2014, de partager la même vision de ce qui se joue entre les deux pays, en Crimée et dans le Donbass. En 2022, la fracture s’est transformée en rupture.
 Ce qu’on présentait comme une fraternité, disent les Ukrainiens, s’est révélé un rapt. Côté russe, l’Ukraine serait une Russie transformée en anti-Russie par l’Occident hostile. La ligne de fracture que dessinent les deux discours montre bien, soulignez-vous, la nature existentielle d’une guerre qu’on ne peut réduire à une volonté de conquête territoriale ou d’accès à des ressources naturelles ou économiques. Existentielle, car pour l'Ukraine : soit elle parvient à vaincre la Russie - ce qui veut dire que Moscou renonce à toute prétention territoriale et d'influence sur l'Etat ukrainien - soit elle cesse d'exister. Contrairement à la société ukrainienne, la société russe, en grande partie aveugle à cette guerre conduite en son nom, n’a pas l'expérience de protestations qui auraient réussi. Vous dressez le portrait d'une société russe convaincue de son impuissance et soutenant sans enthousiasme une guerre qu'elle ne peut pas ou peu critiquer et qui ne réalise pas encore la profondeur de la déchirure, qui est pourtant entérinée du côté de l’agressé, l’Ukraine. Pour les Ukrainiens, désormais, tout ce qu’il pourrait y avoir de commun avec les Russes – la langue, les références culturelles partagées, la mixité, les souvenirs de l’époque soviétique - n’est plus vu que comme l’effet d’une domination ou d’une oppression. On avait pensé, à tort, les comptes de l’Union soviétique soldés lorsqu’elle s’était dissoute sans conflictualité majeure en 1991 écrivez-vous, le vrai prix à payer nous est donné aujourd’hui.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 octobre 2022.
 Avec cette semaine :
 - Anna Colin Lebedev, chercheuse spécialiste des questions post-soviétiques, maîtresse de conférences à l’université Paris-Naterre.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.JAMAIS FRÈRES ? UKRAINE ET RUSSIE : UNE TRAGÉDIE POSTSOVIÉTIQUE
 Six mois après l’invasion russe en Ukraine, Anna Colin Lebedev, chercheuse française « d'origine soviétique », comme vous aimez à vous présenter, maîtresse de conférences à l'université Paris-Nanterre et spécialiste des sociétés post-soviétiques, dans votre ouvrage « Jamais frères ? (Le d’interrogation est important) Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique », vous vous attachez à déconstruire le mythe des « frères » slaves. Vous décryptez les similarités entre les sociétés russe et ukrainienne, le poids des traumatismes du XXe siècle et les trajectoires de plus en plus divergentes que les deux pays ont suivies depuis 1991.
 À l’époque de l’Union soviétique, vous rappelez-vous, la Russie était le centre, et l’Ukraine une périphérie. L’homogénéisation s’est faite en écrasant un certain nombre de différences, l’histoire commune avait été écrite en gommant certains aspects gênants qui ne rentraient pas dans le récit officiel. Les trajectoires contraires suivies par les sociétés russe et ukrainienne ne sont pas un argument suffisant pour expliquer la guerre entre les deux pays, observez-vous. Mais un certain nombre de sujets aident à comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Sujets que vous passez au crible : rapport à l’histoire soviétique, construction d’une mémoire de la grande famine et de la Seconde Guerre mondiale, place des communautés juives et de la mémoire de la Shoah, rapport au pouvoir politique, rapport à la violence, place des langues. Votre livre décrit également la fracture entre les deux sociétés, lorsque Russes et Ukrainiens ont cessé, en 2014, de partager la même vision de ce qui se joue entre les deux pays, en Crimée et dans le Donbass. En 2022, la fracture s’est transformée en rupture.
 Ce qu’on présentait comme une fraternité, disent les Ukrainiens, s’est révélé un rapt. Côté russe, l’Ukraine serait une Russie transformée en anti-Russie par l’Occident hostile. La ligne de fracture que dessinent les deux discours montre bien, soulignez-vous, la nature existentielle d’une guerre qu’on ne peut réduire à une volonté de conquête territoriale ou d’accès à des ressources naturelles ou économiques. Existentielle, car pour l'Ukraine : soit elle parvient à vaincre la Russie - ce qui veut dire que Moscou renonce à toute prétention territoriale et d'influence sur l'Etat ukrainien - soit elle cesse d'exister. Contrairement à la société ukrainienne, la société russe, en grande partie aveugle à cette guerre conduite en son nom, n’a pas l'expérience de protestations qui auraient réussi. Vous dressez le portrait d'une société russe convaincue de son impuissance et soutenant sans enthousiasme une guerre qu'elle ne peut pas ou peu critiquer et qui ne réalise pas encore la profondeur de la déchirure, qui est pourtant entérinée du côté de l’agressé, l’Ukraine. Pour les Ukrainiens, désormais, tout ce qu’il pourrait y avoir de commun avec les Russes – la langue, les références culturelles partagées, la mixité, les souvenirs de l’époque soviétique - n’est plus vu que comme l’effet d’une domination ou d’une oppression. On avait pensé, à tort, les comptes de l’Union soviétique soldés lorsqu’elle s’était dissoute sans conflictualité majeure en 1991 écrivez-vous, le vrai prix à payer nous est donné aujourd’hui.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au long de l’été, nous consacrons les rediffusions de nos badas à Bertrand Tavernier, les 23, 30 juillet et 6 août avec Frédéric Bourboulon,  producteur de Bertrand Tavernier le 13 août avec Sophie Brunet, Monteuse, les 20 et 27 août avec Laurent Heynemann, Cinéaste et ancien assistant de Bertrand Tavernier, le 3 septembre  avec Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma.
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 Hommage à Bertrand Tavernier. Tout au lon...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>30:57</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VRlOHOq]]></podcast:txt><itunes:episode>444</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Bertrand Tavernier,Cinéma,Frédéric Bourboulon</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : « Georges Pompidou l’intemporel », avec Jérémie Gallon]]></title><guid isPermaLink="false">952d85f9-a242-4510-8c61-d9b4b66fd00a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 mai 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jérémie Gallon, avocat, auteur de <em>Georges Pompidou l’intemporel</em>.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>GEORGES POMPIDOU, L’INTEMPOREL </strong></p><p></p><p>En 1969 Georges Pompidou s’interrogeait sur la place que pourrait conserver la France dans l’avenir du monde et de la société et dans <em>Georges Pompidou, l’intemporel</em>, vous montrez qu’il n’a cessé de se battre pour maintenir la capacité de la France à rester maîtresse de son avenir. Pour lui, cette maîtrise de l’avenir ne pouvait se réduire à la quête du bien-être matériel. Ni le progrès technique, ni la hausse du niveau de vie ne pouvaient suffire à donner du sens à une nation. L’homme, écrivez-vous, a besoin d’une espérance collective, d’un horizon moral et politique.</p><p>Vous expliquez aussi que Pompidou avait saisi la portée des bouleversements de Mai 68. C’était pour lui le signe avant-coureur d’une transformation profonde : l’effondrement des grandes structures d’encadrement (la famille, Église, patrie) annonçant une société d’individus livrés à eux-mêmes. Il redoutait que ce désengagement moral, combiné à une domination croissante de la science et de la technique, crée un vide politique et ouvre la voie à l’autoritarisme. Une intuition qui résonne fortement aujourd’hui.</p><p>Mais vous montrez que Pompidou n’était pas un nostalgique. Il voulait moderniser la France, encourager l’innovation et l’industrialisation, mais sans jamais renoncer à la culture ni à l’exigence morale. Il appelait les Français à regarder en face leurs fragilités, non pour s’en plaindre, mais pour retrouver leur ambition. Pourtant, à la fin de sa vie, marqué par la maladie, il semble frappé par une inquiétude plus intime : et si, après avoir échappé à l’effondrement de 1940 et à la guerre civile de 1958, la France avait renoncé à la grandeur ?</p><p>À travers votre livre, vous dessinez le portrait d’un homme d’État dont l’héritage interroge notre époque. Vous insistez sur son autorité morale, sa culture, son enracinement hors des grandes machines technocratiques. Pompidou, selon vous, incarne une époque où la politique pouvait encore être portée par ceux qui avaient le désir de servir et l’ambition d’élever leurs concitoyens.</p><p>Vous soulignez aussi combien Pompidou attachait de l’importance à l’autorité politique fondée sur la culture, la responsabilité, et la compréhension du peuple. L'époque paraît si éloignée de cette conception et de cette réalité de l'autorité, la défiance envers les élites et la fragmentation démocratique sont si grandes que la première question qu'on est amené à vous poser en reprenant votre titre c'est &nbsp;: «&nbsp;Georges Pompidou l'intemporel&nbsp;», ne serait-ce pas un oxymore&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Pour lui, cette maîtrise de l’avenir ne pouvait se réduire à la quête du bien-être matériel. Ni le progrès technique, ni la hausse du niveau de vie ne pouvaient suffire à donner du sens à une nation. L’homme, écrivez-vous, a besoin d’une espérance collective, d’un horizon moral et politique.</p><p>Vous expliquez aussi que Pompidou avait saisi la portée des bouleversements de Mai 68. C’était pour lui le signe avant-coureur d’une transformation profonde : l’effondrement des grandes structures d’encadrement (la famille, Église, patrie) annonçant une société d’individus livrés à eux-mêmes. Il redoutait que ce désengagement moral, combiné à une domination croissante de la science et de la technique, crée un vide politique et ouvre la voie à l’autoritarisme. Une intuition qui résonne fortement aujourd’hui.</p><p>Mais vous montrez que Pompidou n’était pas un nostalgique. Il voulait moderniser la France, encourager l’innovation et l’industrialisation, mais sans jamais renoncer à la culture ni à l’exigence morale. Il appelait les Français à regarder en face leurs fragilités, non pour s’en plaindre, mais pour retrouver leur ambition. Pourtant, à la fin de sa vie, marqué par la maladie, il semble frappé par une inquiétude plus intime : et si, après avoir échappé à l’effondrement de 1940 et à la guerre civile de 1958, la France avait renoncé à la grandeur ?</p><p>À travers votre livre, vous dessinez le portrait d’un homme d’État dont l’héritage interroge notre époque. Vous insistez sur son autorité morale, sa culture, son enracinement hors des grandes machines technocratiques. Pompidou, selon vous, incarne une époque où la politique pouvait encore être portée par ceux qui avaient le désir de servir et l’ambition d’élever leurs concitoyens.</p><p>Vous soulignez aussi combien Pompidou attachait de l’importance à l’autorité politique fondée sur la culture, la responsabilité, et la compréhension du peuple. L'époque paraît si éloignée de cette conception et de cette réalité de l'autorité, la défiance envers les élites et la fragmentation démocratique sont si grandes que la première question qu'on est amené à vous poser en reprenant votre titre c'est &nbsp;: «&nbsp;Georges Pompidou l'intemporel&nbsp;», ne serait-ce pas un oxymore&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Jérémie Gallon, avocat, auteur de Georges Pompidou l’intemporel.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 
 GEORGES POMPIDOU, L’INTEMPOREL 
 
 En 1969 Georges Pompidou s’interrogeait sur la place que pourrait conserver la France dans l’avenir du monde et de la société et dans Georges Pompidou, l’intemporel, vous montrez qu’il n’a cessé de se battre pour maintenir la capacité de la France à rester maîtresse de son avenir. Pour lui, cette maîtrise de l’avenir ne pouvait se réduire à la quête du bien-être matériel. Ni le progrès technique, ni la hausse du niveau de vie ne pouvaient suffire à donner du sens à une nation. L’homme, écrivez-vous, a besoin d’une espérance collective, d’un horizon moral et politique.
 Vous expliquez aussi que Pompidou avait saisi la portée des bouleversements de Mai 68. C’était pour lui le signe avant-coureur d’une transformation profonde : l’effondrement des grandes structures d’encadrement (la famille, Église, patrie) annonçant une société d’individus livrés à eux-mêmes. Il redoutait que ce désengagement moral, combiné à une domination croissante de la science et de la technique, crée un vide politique et ouvre la voie à l’autoritarisme. Une intuition qui résonne fortement aujourd’hui.
 Mais vous montrez que Pompidou n’était pas un nostalgique. Il voulait moderniser la France, encourager l’innovation et l’industrialisation, mais sans jamais renoncer à la culture ni à l’exigence morale. Il appelait les Français à regarder en face leurs fragilités, non pour s’en plaindre, mais pour retrouver leur ambition. Pourtant, à la fin de sa vie, marqué par la maladie, il semble frappé par une inquiétude plus intime : et si, après avoir échappé à l’effondrement de 1940 et à la guerre civile de 1958, la France avait renoncé à la grandeur ?
 À travers votre livre, vous dessinez le portrait d’un homme d’État dont l’héritage interroge notre époque. Vous insistez sur son autorité morale, sa culture, son enracinement hors des grandes machines technocratiques. Pompidou, selon vous, incarne une époque où la politique pouvait encore être portée par ceux qui avaient le désir de servir et l’ambition d’élever leurs concitoyens.
 Vous soulignez aussi combien Pompidou attachait de l’importance à l’autorité politique fondée sur la culture, la responsabilité, et la compréhension du peuple. L'époque paraît si éloignée de cette conception et de cette réalité de l'autorité, la défiance envers les élites et la fragmentation démocratique sont si grandes que la première question qu'on est amené à vous poser en reprenant votre titre c'est : « Georges Pompidou l'intemporel », ne serait-ce pas un oxymore ?
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 GEORGES POMPIDOU, L’INTEMPOREL 
 
 En 1969 Georges Pompidou s’interrogeait sur la place que pourrait conserver la France dans l’avenir du monde et de la société et dans Georges Pompidou, l’intemporel, vous montrez qu’il n’a cessé de se battre pour maintenir la capacité de la France à rester maîtresse de son avenir. Pour lui, cette maîtrise de l’avenir ne pouvait se réduire à la quête du bien-être matériel. Ni le progrès technique, ni la hausse du niveau de vie ne pouvaient suffire à donner du sens à une nation. L’homme, écrivez-vous, a besoin d’une espérance collective, d’un horizon moral et politique.
 Vous expliquez aussi que Pompidou avait saisi la portée des bouleversements de Mai 68. C’était pour lui le signe avant-coureur d’une transformation profonde : l’effondrement des grandes structures d’encadrement (la famille, Église, patrie) annonçant une société d’individus livrés à eux-mêmes. Il redoutait que ce désengagement moral, combiné à une domination croissante de la science et de la technique, crée un vide politique et ouvre la voie à l’autoritarisme. Une intuition qui résonne fortement aujourd’hui.
 Mais vous montrez que Pompidou n’était pas un nostalgique. Il voulait moderniser la France, encourager l’innovation et l’industrialisation, mais sans jamais renoncer à la culture ni à l’exigence morale. Il appelait les Français à regarder en face leurs fragilités, non pour s’en plaindre, mais pour retrouver leur ambition. Pourtant, à la fin de sa vie, marqué par la maladie, il semble frappé par une inquiétude plus intime : et si, après avoir échappé à l’effondrement de 1940 et à la guerre civile de 1958, la France avait renoncé à la grandeur ?
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 Une conversation entre Richard Werly et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>37:39</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/DTShKrY]]></podcast:txt><itunes:episode>442</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Richard Werly,USA,Trump,MAGA</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Justice et politique : conversation entre Jean-Louis Bourlanges et Éric Dupond-Moretti]]></title><guid isPermaLink="false">bfa70187-8086-49a6-84b6-45878f0c1341</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 juin 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p>- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</p><p>- Éric Dupond-Moretti, avocat, ancien Garde des Sceaux.</p><p></p><p><strong>JUSTICE ET POLITIQUE</strong></p><p></p><p>La condamnation de Marine Le Pen, le 31 mars dernier, à cinq ans d’inéligibilité immédiate et à quatre ans de prison, dont deux fermes, a marqué l’actualité des derniers mois et a suscité de nombreux débats sur la judiciarisation de la vie politique. L’ancienne candidate aux élections présidentielles avait en effet recueilli 41% des suffrages au second tour de 2022, preuve de son poids politique et de sa capacité à être élue en 2027. Cette éventualité achoppe désormais sur la décision des juges. De «&nbsp;&lt;i&gt;certains&lt;/i&gt; juges&nbsp;» aiment à souligner ceux qui évoque un «&nbsp;gouvernement des juges&nbsp;» pour qualifier l’emprise des magistrats sur la vie politique du pays et donc une dégradation de la démocratie.</p><p>Notons que l’on rappelle rarement que l’évolution du rôle des tribunaux a son origine dans une volonté de moralisation de la vie politique liée à de nombreuses affaires de corruption. Le mouvement actuel de remise en cause des décisions judiciaires est mondial, il est aussi divers, puisque ce «&nbsp;gouvernement des juges&nbsp;» est également dénoncé en Israël ou aux États-Unis, qu’il est fréquent dans les régimes illibéraux comme la Hongrie ou l’Argentine, mais il dépasse les frontières de ces États pour devenir un enjeu important dans toutes les démocraties et susciter d’importants débats dans les médias, mais aussi dans le monde universitaire ou chez les magistrats eux-mêmes.</p><p>En France, le rapport du Sénat du 29 mars 2022 soulignait à la fois le renforcement de l’État de droit et un certain affaiblissement du système démocratique, en rappelant notamment qu’une majorité des Français estime que les juges sont «&nbsp;&lt;i&gt;plutôt politisés et laxistes&lt;/i&gt;&nbsp;». Cette majorité était de 70% en novembre 2023. Pour ouvrir cette conversation, je propose de nous arrêter sur un sujet de société plutôt que sur un sujet politique. C’est-à-dire sur la récente censure par le Conseil constitutionnel de cinq articles d’une loi (dite loi Attal) qui entendait durcir la justice des mineurs. Ces cinq articles censurés portaient sur l’instauration d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans et plus déjà connus de la justice ayant commis une infraction punie de plus de trois ans de prison, sur l’extension des possibilités de recours à une audience unique. Sur l’inversion, pour les mineurs de 16 ans et plus récidivistes, du régime en matière d’atténuation des peines, c’est-à-dire l’excuse de minorité, en faisant de l’atténuation des peines l’exception et non plus le principe. Sur l’allongement de la durée de la détention provisoire à un an pour les mineurs de plus de 16 ans poursuivis pour certains délits et crimes terroristes ou commis en bande organisée. Et enfin, sur la possibilité de placer en rétention un mineur n’ayant pas respecté une mesure éducative judiciaire provisoire. Éric Dupond-Moretti, comment analysez-vous cette censure au regard de la question de la judiciarisation de la vie politique ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 juin 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p>- Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</p><p>- Éric Dupond-Moretti, avocat, ancien Garde des Sceaux.</p><p></p><p><strong>JUSTICE ET POLITIQUE</strong></p><p></p><p>La condamnation de Marine Le Pen, le 31 mars dernier, à cinq ans d’inéligibilité immédiate et à quatre ans de prison, dont deux fermes, a marqué l’actualité des derniers mois et a suscité de nombreux débats sur la judiciarisation de la vie politique. L’ancienne candidate aux élections présidentielles avait en effet recueilli 41% des suffrages au second tour de 2022, preuve de son poids politique et de sa capacité à être élue en 2027. Cette éventualité achoppe désormais sur la décision des juges. De «&nbsp;&lt;i&gt;certains&lt;/i&gt; juges&nbsp;» aiment à souligner ceux qui évoque un «&nbsp;gouvernement des juges&nbsp;» pour qualifier l’emprise des magistrats sur la vie politique du pays et donc une dégradation de la démocratie.</p><p>Notons que l’on rappelle rarement que l’évolution du rôle des tribunaux a son origine dans une volonté de moralisation de la vie politique liée à de nombreuses affaires de corruption. Le mouvement actuel de remise en cause des décisions judiciaires est mondial, il est aussi divers, puisque ce «&nbsp;gouvernement des juges&nbsp;» est également dénoncé en Israël ou aux États-Unis, qu’il est fréquent dans les régimes illibéraux comme la Hongrie ou l’Argentine, mais il dépasse les frontières de ces États pour devenir un enjeu important dans toutes les démocraties et susciter d’importants débats dans les médias, mais aussi dans le monde universitaire ou chez les magistrats eux-mêmes.</p><p>En France, le rapport du Sénat du 29 mars 2022 soulignait à la fois le renforcement de l’État de droit et un certain affaiblissement du système démocratique, en rappelant notamment qu’une majorité des Français estime que les juges sont «&nbsp;&lt;i&gt;plutôt politisés et laxistes&lt;/i&gt;&nbsp;». Cette majorité était de 70% en novembre 2023. Pour ouvrir cette conversation, je propose de nous arrêter sur un sujet de société plutôt que sur un sujet politique. C’est-à-dire sur la récente censure par le Conseil constitutionnel de cinq articles d’une loi (dite loi Attal) qui entendait durcir la justice des mineurs. Ces cinq articles censurés portaient sur l’instauration d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans et plus déjà connus de la justice ayant commis une infraction punie de plus de trois ans de prison, sur l’extension des possibilités de recours à une audience unique. Sur l’inversion, pour les mineurs de 16 ans et plus récidivistes, du régime en matière d’atténuation des peines, c’est-à-dire l’excuse de minorité, en faisant de l’atténuation des peines l’exception et non plus le principe. Sur l’allongement de la durée de la détention provisoire à un an pour les mineurs de plus de 16 ans poursuivis pour certains délits et crimes terroristes ou commis en bande organisée. Et enfin, sur la possibilité de placer en rétention un mineur n’ayant pas respecté une mesure éducative judiciaire provisoire. Éric Dupond-Moretti, comment analysez-vous cette censure au regard de la question de la judiciarisation de la vie politique ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 13 Jul 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/bfa70187-8086-49a6-84b6-45878f0c1341.mp3?_=1751391805" length="60556686" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 juin 2025.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
 - Éric Dupond-Moretti, avocat, ancien Garde des Sceaux.
 
 JUSTICE ET POLITIQUE
 
 La condamnation de Marine Le Pen, le 31 mars dernier, à cinq ans d’inéligibilité immédiate et à quatre ans de prison, dont deux fermes, a marqué l’actualité des derniers mois et a suscité de nombreux débats sur la judiciarisation de la vie politique. L’ancienne candidate aux élections présidentielles avait en effet recueilli 41% des suffrages au second tour de 2022, preuve de son poids politique et de sa capacité à être élue en 2027. Cette éventualité achoppe désormais sur la décision des juges. De « &amp;lt;i&amp;gt;certains&amp;lt;/i&amp;gt; juges » aiment à souligner ceux qui évoque un « gouvernement des juges » pour qualifier l’emprise des magistrats sur la vie politique du pays et donc une dégradation de la démocratie.
 Notons que l’on rappelle rarement que l’évolution du rôle des tribunaux a son origine dans une volonté de moralisation de la vie politique liée à de nombreuses affaires de corruption. Le mouvement actuel de remise en cause des décisions judiciaires est mondial, il est aussi divers, puisque ce « gouvernement des juges » est également dénoncé en Israël ou aux États-Unis, qu’il est fréquent dans les régimes illibéraux comme la Hongrie ou l’Argentine, mais il dépasse les frontières de ces États pour devenir un enjeu important dans toutes les démocraties et susciter d’importants débats dans les médias, mais aussi dans le monde universitaire ou chez les magistrats eux-mêmes.
 En France, le rapport du Sénat du 29 mars 2022 soulignait à la fois le renforcement de l’État de droit et un certain affaiblissement du système démocratique, en rappelant notamment qu’une majorité des Français estime que les juges sont « &amp;lt;i&amp;gt;plutôt politisés et laxistes&amp;lt;/i&amp;gt; ». Cette majorité était de 70% en novembre 2023. Pour ouvrir cette conversation, je propose de nous arrêter sur un sujet de société plutôt que sur un sujet politique. C’est-à-dire sur la récente censure par le Conseil constitutionnel de cinq articles d’une loi (dite loi Attal) qui entendait durcir la justice des mineurs. Ces cinq articles censurés portaient sur l’instauration d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans et plus déjà connus de la justice ayant commis une infraction punie de plus de trois ans de prison, sur l’extension des possibilités de recours à une audience unique. Sur l’inversion, pour les mineurs de 16 ans et plus récidivistes, du régime en matière d’atténuation des peines, c’est-à-dire l’excuse de minorité, en faisant de l’atténuation des peines l’exception et non plus le principe. Sur l’allongement de la durée de la détention provisoire à un an pour les mineurs de plus de 16 ans poursuivis pour certains délits et crimes terroristes ou commis en bande organisée. Et enfin, sur la possibilité de placer en rétention un mineur n’ayant pas respecté une mesure éducative judiciaire provisoire. Éric Dupond-Moretti, comment analysez-vous cette censure au regard de la question de la judiciarisation de la vie politique ?
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 juin 2025.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
 - Éric Dupond-Moretti, avocat, ancien Garde des Sceaux.
 
 JUSTICE ET POLITIQUE
 
 La condamnation de Marine Le Pen, le 31 mars dernier, à cinq ans d’inéligibilité immédiate et à quatre ans de prison, dont deux fermes, a marqué l’actualité des derniers mois et a suscité de nombreux débats sur la judiciarisation de la vie politique. L’ancienne candidate aux élections présidentielles avait en effet recueilli 41% des suffrages au second tour de 2022, preuve de son poids politique et de sa capacité à être élue en 2027. Cette éventualité achoppe désormais sur la décision des juges. De « &amp;lt;i&amp;gt;certains&amp;lt;/i&amp;gt; juges » aiment à souligner ceux qui évoque un « gouvernement des juges » pour qualifier l’emprise des magistrats sur la vie politique du pays et donc une dégradation de la démocratie.
 Notons que l’on rappelle rarement que l’évolution du rôle des tribunaux a son origine dans une volonté de moralisation de la vie politique liée à de nombreuses affaires de corruption. Le mouvement actuel de remise en cause des décisions judiciaires est mondial, il est aussi divers, puisque ce « gouvernement des juges » est également dénoncé en Israël ou aux États-Unis, qu’il est fréquent dans les régimes illibéraux comme la Hongrie ou l’Argentine, mais il dépasse les frontières de ces États pour devenir un enjeu important dans toutes les démocraties et susciter d’importants débats dans les médias, mais aussi dans le monde universitaire ou chez les magistrats eux-mêmes.
 En France, le rapport du Sénat du 29 mars 2022 soulignait à la fois le renforcement de l’État de droit et un certain affaiblissement du système démocratique, en rappelant notamment qu’une majorité des Français estime que les juges sont « &amp;lt;i&amp;gt;plutôt politisés et laxistes&amp;lt;/i&amp;gt; ». Cette majorité était de 70% en novembre 2023. Pour ouvrir cette conversation, je propose de nous arrêter sur un sujet de société plutôt que sur un sujet politique. C’est-à-dire sur la récente censure par le Conseil constitutionnel de cinq articles d’une loi (dite loi Attal) qui entendait durcir la justice des mineurs. Ces cinq articles censurés portaient sur l’instauration d’une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans et plus déjà connus de la justice ayant commis une infraction punie de plus de trois ans de prison, sur l’extension des possibilités de recours à une audience unique. Sur l’inversion, pour les mineurs de 16 ans et plus récidivistes, du régime en matière d’atténuation des peines, c’est-à-dire l’excuse de minorité, en faisant de l’atténuation des peines l’exception et non plus le principe. Sur l’allongement de la durée de la détention provisoire à un an pour les mineurs de plus de 16 ans poursuivis pour certains délits et crimes terroristes ou commis en bande organisée. Et enfin, sur la possibilité de placer en rétention un mineur n’ayant pas respecté une mesure éducative judiciaire provisoire. Éric Dupond-Moretti, comment analysez-vous cette censure au regard de la question de la judiciarisation de la vie politique ?
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:04</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/BkFDwKU]]></podcast:txt><itunes:episode>442</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Justice,Éric Dupond-Moretti,Jean-Louis Bourlanges</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Timothé Guillotin, éditeur (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">a6c04f2c-0b1d-44b9-b784-81a4c38a8d7c</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Timothé Guillotin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.</p><p></p><p>Dans ce troisième épisode, Timothé Guillotin revient sur la création du prix du roman non publié, qui attire dès sa première édition plus de 500 manuscrits, en littérature blanche comme en littérature noire. Il insiste sur l’importance, pour les auteurs, de bien cibler les maisons d’édition avant d’envoyer leur texte, défend une ligne éditoriale ouverte à des romans qui sortent des sentiers battus, permettant à sa jeune maison de se démarquer des grandes structures par la créativité plutôt que par la notoriété. Il évoque également la collaboration avec David Baverez, dont le livre, publié dans des délais très courts pour des raisons de promotion, a bénéficié d’une écoute et d’une réactivité que l’auteur aurait eu des difficultés à trouver ailleurs.</p><p>Il évoque les enjeux logistiques et commerciaux de l’édition, en particulier la distribution. Il raconte le parcours des éditions Novice, d’un premier partenariat avec un diffuseur indépendant à la collaboration actuelle avec Geodif, du groupe Eyrolles, rendue possible grâce aux premiers succès de la maison. Il souligne l’importance des campagnes en ligne et des réseaux sociaux pour atteindre un large public avec un petit budget. Il revient aussi sur un paradoxe du métier : beaucoup souhaitent être publiés, mais peu lisent. Pour lui, tout repose sur la capacité à aller chercher les lecteurs et à susciter leur curiosité. Il insiste sur l’intérêt d’être parmi les premiers sur un sujet pour créer l’événement. Enfin, il dresse un aperçu de l’équipe : six associés, une vingtaine de prestataires, et dix livres publiés en 2024, dont six essais et quatre romans.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Il évoque également la collaboration avec David Baverez, dont le livre, publié dans des délais très courts pour des raisons de promotion, a bénéficié d’une écoute et d’une réactivité que l’auteur aurait eu des difficultés à trouver ailleurs.</p><p>Il évoque les enjeux logistiques et commerciaux de l’édition, en particulier la distribution. Il raconte le parcours des éditions Novice, d’un premier partenariat avec un diffuseur indépendant à la collaboration actuelle avec Geodif, du groupe Eyrolles, rendue possible grâce aux premiers succès de la maison. Il souligne l’importance des campagnes en ligne et des réseaux sociaux pour atteindre un large public avec un petit budget. Il revient aussi sur un paradoxe du métier : beaucoup souhaitent être publiés, mais peu lisent. Pour lui, tout repose sur la capacité à aller chercher les lecteurs et à susciter leur curiosité. Il insiste sur l’intérêt d’être parmi les premiers sur un sujet pour créer l’événement. Enfin, il dresse un aperçu de l’équipe : six associés, une vingtaine de prestataires, et dix livres publiés en 2024, dont six essais et quatre romans.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 09 Jul 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/a6c04f2c-0b1d-44b9-b784-81a4c38a8d7c.mp3?_=1747728674" length="33012783" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Dans ce troisième épisode, Timothé Guillotin revient sur la création du prix du roman non publié, qui attire dès sa première édition plus de 500 manuscrits, en littérature blanche comme en littérature noire. Il insiste sur l’importance, pour les auteurs, de bien cibler les maisons d’édition avant d’envoyer leur texte, défend une ligne éditoriale ouverte à des romans qui sortent des sentiers battus, permettant à sa jeune maison de se démarquer des grandes structures par la créativité plutôt que par la notoriété. Il évoque également la collaboration avec David Baverez, dont le livre, publié dans des délais très courts pour des raisons de promotion, a bénéficié d’une écoute et d’une réactivité que l’auteur aurait eu des difficultés à trouver ailleurs.
 Il évoque les enjeux logistiques et commerciaux de l’édition, en particulier la distribution. Il raconte le parcours des éditions Novice, d’un premier partenariat avec un diffuseur indépendant à la collaboration actuelle avec Geodif, du groupe Eyrolles, rendue possible grâce aux premiers succès de la maison. Il souligne l’importance des campagnes en ligne et des réseaux sociaux pour atteindre un large public avec un petit budget. Il revient aussi sur un paradoxe du métier : beaucoup souhaitent être publiés, mais peu lisent. Pour lui, tout repose sur la capacité à aller chercher les lecteurs et à susciter leur curiosité. Il insiste sur l’intérêt d’être parmi les premiers sur un sujet pour créer l’événement. Enfin, il dresse un aperçu de l’équipe : six associés, une vingtaine de prestataires, et dix livres publiés en 2024, dont six essais et quatre romans.
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 Il évoque les enjeux logistiques et commerciaux de l’édition, en particulier la distribution. Il raconte le parcours des éditions Novice, d’un premier partenariat avec un diffuseur indépendant à la collaboration actuelle avec Geodif, du groupe Eyrolles, rendue possible grâce aux premiers succès de la maison. Il souligne l’importance des campagnes en ligne et des réseaux sociaux pour atteindre un large public avec un petit budget. Il revient aussi sur un paradoxe du métier : beaucoup souhaitent être publiés, mais peu lisent. Pour lui, tout repose sur la capacité à aller chercher les lecteurs et à susciter leur curiosité. Il insiste sur l’intérêt d’être parmi les premiers sur un sujet pour créer l’événement. Enfin, il dresse un aperçu de l’équipe : six associés, une vingtaine de prestataires, et dix livres publiés en 2024, dont six essais et quatre romans.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 juillet 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>C’EST NICOLAS QUI PAIE&nbsp;»&nbsp;: L’AMORCE D’UN CONFLIT INTERGÉNÉRATIONNEL</strong></p><p></p><p>Travail, écologie, sexualité, politique, racisme, laïcité, tant autour des questions sociales que dans le champ des valeurs, tout séparerait les jeunes de leurs aînés. Les « boomers » auraient « cramé la caisse » et la planète. Leurs successeurs seraient paresseux, instables, égoïstes, trop radicaux. L’expression « OK, boomer », apparue en 2018 et largement répandue sur les réseaux sociaux, résume à elle seule ce « clash intergénérationnel ». En cause : la montée de l’individualisme, l’accélération des changements technologiques et l’inversion opérée dans la transmission traditionnelle des savoirs. Avec le Covid, la génération Z - née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – se serait sentie sacrifiée pour protéger les boomers. La crise écologique a créé des éco-anxieux qui demandent des comptes. C’est sur le front des conditions économiques que les tensions sont les plus vives : dans un État consacrant plus de budget à la retraite (379 milliards d’euros en 2023, 13,4 % du PIB, selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites) qu’à sa jeunesse (190 milliards d’euros pour l’éducation en 2023, 6,7 % du PIB), celle-ci est contrainte de composer avec un chômage structurel, des inégalités sociales croissantes et un État de moins en moins providence et protecteur, constate Salomé Saqué, dans son livre Sois jeune et tais-toi.</p><p>Alors que la CFDT comme le Medef commencent à s’inquiéter d’un risque de conflit intergénérationnel, dans son rapport d’avril, la Cour des comptes a alerté sur la nécessité de veiller à l'équité intergénérationnelle des systèmes de retraites. Compte tenu du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité, pour éviter que les écarts ne se creusent, la Cour note l'intérêt de mieux piloter le système global avec des clauses de revoyure. Le rapport entre actifs et retraités ne cesse de se dégrader : de trois actifs pour un retraité au début des années 1980, ce ratio est passé à 2,1 actifs pour un retraité en 2000 et à 1,7 cotisant pour un retraité en 2021. Il devrait encore décliner d’ici à 2050 pour passer à 1,5 cotisant pour un retraité. Dans un tel contexte, le système de retraites par répartition apparaît de moins en moins à même de générer un niveau de pensions suffisant.</p><p>Depuis quelques mois, Nicolas, trente ans, un personnage fictif devenu un mème populaire sur les réseaux sociaux incarne le « ras-le-bol fiscal » d'une partie de la jeune génération. Notamment sur X et à droite, dès qu'un article de presse relaie une information impliquant une dépense de l'État, le commentaire surgit : « C'est Nicolas qui paie. » Nicolas (prénom le plus donné aux garçons en 1995) se veut emblématique de la génération des jeunes actifs trentenaires, supposés écrasés d'impôts pour financer les croisières de « Bernard et Chantal », retraités de 70 ans, et le RSA de « Karim », jeune immigré de 25 ans, autres personnages fictifs. « Il n'y a pas de caractère inédit concernant les contestations fiscales, souligne l'économiste Erwann Tison. Ce qui est nouveau, c'est le côté générationnel ».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 juillet 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>C’EST NICOLAS QUI PAIE&nbsp;»&nbsp;: L’AMORCE D’UN CONFLIT INTERGÉNÉRATIONNEL</strong></p><p></p><p>Travail, écologie, sexualité, politique, racisme, laïcité, tant autour des questions sociales que dans le champ des valeurs, tout séparerait les jeunes de leurs aînés. Les « boomers » auraient « cramé la caisse » et la planète. Leurs successeurs seraient paresseux, instables, égoïstes, trop radicaux. L’expression « OK, boomer », apparue en 2018 et largement répandue sur les réseaux sociaux, résume à elle seule ce « clash intergénérationnel ». En cause : la montée de l’individualisme, l’accélération des changements technologiques et l’inversion opérée dans la transmission traditionnelle des savoirs. Avec le Covid, la génération Z - née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – se serait sentie sacrifiée pour protéger les boomers. La crise écologique a créé des éco-anxieux qui demandent des comptes. C’est sur le front des conditions économiques que les tensions sont les plus vives : dans un État consacrant plus de budget à la retraite (379 milliards d’euros en 2023, 13,4 % du PIB, selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites) qu’à sa jeunesse (190 milliards d’euros pour l’éducation en 2023, 6,7 % du PIB), celle-ci est contrainte de composer avec un chômage structurel, des inégalités sociales croissantes et un État de moins en moins providence et protecteur, constate Salomé Saqué, dans son livre Sois jeune et tais-toi.</p><p>Alors que la CFDT comme le Medef commencent à s’inquiéter d’un risque de conflit intergénérationnel, dans son rapport d’avril, la Cour des comptes a alerté sur la nécessité de veiller à l'équité intergénérationnelle des systèmes de retraites. Compte tenu du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité, pour éviter que les écarts ne se creusent, la Cour note l'intérêt de mieux piloter le système global avec des clauses de revoyure. Le rapport entre actifs et retraités ne cesse de se dégrader : de trois actifs pour un retraité au début des années 1980, ce ratio est passé à 2,1 actifs pour un retraité en 2000 et à 1,7 cotisant pour un retraité en 2021. Il devrait encore décliner d’ici à 2050 pour passer à 1,5 cotisant pour un retraité. Dans un tel contexte, le système de retraites par répartition apparaît de moins en moins à même de générer un niveau de pensions suffisant.</p><p>Depuis quelques mois, Nicolas, trente ans, un personnage fictif devenu un mème populaire sur les réseaux sociaux incarne le « ras-le-bol fiscal » d'une partie de la jeune génération. Notamment sur X et à droite, dès qu'un article de presse relaie une information impliquant une dépense de l'État, le commentaire surgit : « C'est Nicolas qui paie. » Nicolas (prénom le plus donné aux garçons en 1995) se veut emblématique de la génération des jeunes actifs trentenaires, supposés écrasés d'impôts pour financer les croisières de « Bernard et Chantal », retraités de 70 ans, et le RSA de « Karim », jeune immigré de 25 ans, autres personnages fictifs. « Il n'y a pas de caractère inédit concernant les contestations fiscales, souligne l'économiste Erwann Tison. Ce qui est nouveau, c'est le côté générationnel ».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 C’EST NICOLAS QUI PAIE » : L’AMORCE D’UN CONFLIT INTERGÉNÉRATIONNEL
 
 Travail, écologie, sexualité, politique, racisme, laïcité, tant autour des questions sociales que dans le champ des valeurs, tout séparerait les jeunes de leurs aînés. Les « boomers » auraient « cramé la caisse » et la planète. Leurs successeurs seraient paresseux, instables, égoïstes, trop radicaux. L’expression « OK, boomer », apparue en 2018 et largement répandue sur les réseaux sociaux, résume à elle seule ce « clash intergénérationnel ». En cause : la montée de l’individualisme, l’accélération des changements technologiques et l’inversion opérée dans la transmission traditionnelle des savoirs. Avec le Covid, la génération Z - née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – se serait sentie sacrifiée pour protéger les boomers. La crise écologique a créé des éco-anxieux qui demandent des comptes. C’est sur le front des conditions économiques que les tensions sont les plus vives : dans un État consacrant plus de budget à la retraite (379 milliards d’euros en 2023, 13,4 % du PIB, selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites) qu’à sa jeunesse (190 milliards d’euros pour l’éducation en 2023, 6,7 % du PIB), celle-ci est contrainte de composer avec un chômage structurel, des inégalités sociales croissantes et un État de moins en moins providence et protecteur, constate Salomé Saqué, dans son livre Sois jeune et tais-toi.
 Alors que la CFDT comme le Medef commencent à s’inquiéter d’un risque de conflit intergénérationnel, dans son rapport d’avril, la Cour des comptes a alerté sur la nécessité de veiller à l'équité intergénérationnelle des systèmes de retraites. Compte tenu du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité, pour éviter que les écarts ne se creusent, la Cour note l'intérêt de mieux piloter le système global avec des clauses de revoyure. Le rapport entre actifs et retraités ne cesse de se dégrader : de trois actifs pour un retraité au début des années 1980, ce ratio est passé à 2,1 actifs pour un retraité en 2000 et à 1,7 cotisant pour un retraité en 2021. Il devrait encore décliner d’ici à 2050 pour passer à 1,5 cotisant pour un retraité. Dans un tel contexte, le système de retraites par répartition apparaît de moins en moins à même de générer un niveau de pensions suffisant.
 Depuis quelques mois, Nicolas, trente ans, un personnage fictif devenu un mème populaire sur les réseaux sociaux incarne le « ras-le-bol fiscal » d'une partie de la jeune génération. Notamment sur X et à droite, dès qu'un article de presse relaie une information impliquant une dépense de l'État, le commentaire surgit : « C'est Nicolas qui paie. » Nicolas (prénom le plus donné aux garçons en 1995) se veut emblématique de la génération des jeunes actifs trentenaires, supposés écrasés d'impôts pour financer les croisières de « Bernard et Chantal », retraités de 70 ans, et le RSA de « Karim », jeune immigré de 25 ans, autres personnages fictifs. « Il n'y a pas de caractère inédit concernant les contestations fiscales, souligne l'économiste Erwann Tison. Ce qui est nouveau, c'est le côté générationnel ».
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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 C’EST NICOLAS QUI PAIE » : L’AMORCE D’UN CONFLIT INTERGÉNÉRATIONNEL
 
 Travail, écologie, sexualité, politique, racisme, laïcité, tant autour des questions sociales que dans le champ des valeurs, tout séparerait les jeunes de leurs aînés. Les « boomers » auraient « cramé la caisse » et la planète. Leurs successeurs seraient paresseux, instables, égoïstes, trop radicaux. L’expression « OK, boomer », apparue en 2018 et largement répandue sur les réseaux sociaux, résume à elle seule ce « clash intergénérationnel ». En cause : la montée de l’individualisme, l’accélération des changements technologiques et l’inversion opérée dans la transmission traditionnelle des savoirs. Avec le Covid, la génération Z - née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 – se serait sentie sacrifiée pour protéger les boomers. La crise écologique a créé des éco-anxieux qui demandent des comptes. C’est sur le front des conditions économiques que les tensions sont les plus vives : dans un État consacrant plus de budget à la retraite (379 milliards d’euros en 2023, 13,4 % du PIB, selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites) qu’à sa jeunesse (190 milliards d’euros pour l’éducation en 2023, 6,7 % du PIB), celle-ci est contrainte de composer avec un chômage structurel, des inégalités sociales croissantes et un État de moins en moins providence et protecteur, constate Salomé Saqué, dans son livre Sois jeune et tais-toi.
 Alors que la CFDT comme le Medef commencent à s’inquiéter d’un risque de conflit intergénérationnel, dans son rapport d’avril, la Cour des comptes a alerté sur la nécessité de veiller à l'équité intergénérationnelle des systèmes de retraites. Compte tenu du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité, pour éviter que les écarts ne se creusent, la Cour note l'intérêt de mieux piloter le système global avec des clauses de revoyure. Le rapport entre actifs et retraités ne cesse de se dégrader : de trois actifs pour un retraité au début des années 1980, ce ratio est passé à 2,1 actifs pour un retraité en 2000 et à 1,7 cotisant pour un retraité en 2021. Il devrait encore décliner d’ici à 2050 pour passer à 1,5 cotisant pour un retraité. Dans un tel contexte, le système de retraites par répartition apparaît de moins en moins à même de générer un niveau de pensions suffisant.
 Depuis quelques mois, Nicolas, trente ans, un personnage fictif devenu un mème populaire sur les réseaux sociaux incarne le « ras-le-bol fiscal » d'une partie de la jeune génération. Notamment sur X et à droite, dès qu'un article de presse relaie une information impliquant une dépense de l'État, le commentaire surgit : « C'est Nicolas qui paie. » Nicolas (prénom le plus donné aux garçons en 1995) se veut emblématique de la génération des jeunes actifs trentenaires, supposés écrasés d'impôts pour financer les croisières de « Bernard et Chantal », retraités de 70 ans, et le RSA de « Karim », jeune immigré de 25 ans, autres personnages fictifs. « Il n'y a pas de caractère inédit concernant les contestations fiscales, souligne l'économiste Erwann Tison. Ce qui est nouveau, c'est le côté générationnel ».
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:13</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zEuyphx]]></podcast:txt><itunes:episode>443</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Matthias Fekl,Antoine Foucher,Marc-Olivier Padis,Conflit intergénérationnel,Gen Z,Génération Z,Boomer,Ok boomer</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Timothé Guillotin, éditeur (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">770deaf9-688e-4f6d-a458-e2e5eff8d0ba</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Timothé Guillotin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.</p><p></p><p>Dans ce deuxième épisode, Timothé Guillotin raconte la création de sa maison d’édition, Novice. Il revient sur les discussions menées avec le patron du Cherche-Midi et d’autres figures du monde de l’édition, ainsi que sur l’influence décisive de Pascal Grégoire. Il présente sa vision d’une maison ouverte, généraliste et grand public, articulée autour de l’événementiel, de la communication et du lien direct avec les auteurs. Il revient enfin sur le lancement du prix du roman non publié, son partenariat avec les espaces culturels Leclerc, et les premiers succès éditoriaux, notamment les guides et carnets d’écriture.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Timothé Guillotin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.</p><p></p><p>Dans ce deuxième épisode, Timothé Guillotin raconte la création de sa maison d’édition, Novice. Il revient sur les discussions menées avec le patron du Cherche-Midi et d’autres figures du monde de l’édition, ainsi que sur l’influence décisive de Pascal Grégoire. Il présente sa vision d’une maison ouverte, généraliste et grand public, articulée autour de l’événementiel, de la communication et du lien direct avec les auteurs. Il revient enfin sur le lancement du prix du roman non publié, son partenariat avec les espaces culturels Leclerc, et les premiers succès éditoriaux, notamment les guides et carnets d’écriture.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 02 Jul 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/770deaf9-688e-4f6d-a458-e2e5eff8d0ba.mp3?_=1747728515" length="16919518" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Une conversation entre Timothé Guillotin ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:37</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/KwMlQvr]]></podcast:txt><itunes:episode>436</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Éditions Novice,Timothé Guillotin</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le conclave sur les retraites / La guerre USA-Iran]]></title><guid isPermaLink="false">bf53213c-a379-4834-8266-8193411a57ab</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Les discussions au sein de ce conclave, qui réunissait le Medef, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, visaient à adoucir l'impopularité de la réforme Borne de 2023, qui a relevé l'âge légal de départ à la retraite de 62&nbsp;à 64 ans. Au-delà des considérations sociales, l'objectif était également d'assurer la pérennité financière d'un système qui anticipe un déficit de 6,6 milliards d'euros en 2030. Pour les organisations patronales, toute concession sur la pénibilité devait s'inscrire dans un cadre garantissant cet équilibre, tandis que les syndicats insistaient sur la nécessité de compenser les carrières hachées et les impacts physiques des métiers les plus exigeants. Sur la question de l'âge, sujet sensible de la réforme Borne, l'hypothèse d'un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans avait pourtant été enterrée par les syndicats. Dans le texte rédigé par l'animateur des débats, les représentants de salariés avaient obtenu le recul de l'âge de la décote (celui à partir duquel les assurés ont droit à une pension à taux plein, même s'ils n'ont pas le nombre de trimestres requis pour y être éligibles) à 66 ans et demi (contre 67&nbsp;ans aujourd'hui).</p><p>Selon l'étude Elabe réalisée pour l'Association française de la gestion financière (AFG) dévoilée mardi, les ménages semblent prêts à une vraie évolution du système : 47 % des Français se déclarent en faveur de la généralisation de plans d'épargne retraite par capitalisation en complément du système de retraite par répartition. Les «&nbsp;cadres » sont favorables à cette idée à 65 %, tout comme les ménages avec « une forte capacité d'épargne » à 64 % et les « investisseurs » à 56 %. Seules 18 % des personnes interrogées se montrent réfractaires à l'idée. &nbsp;L'enjeu financier des retraites est considérable : les pensions représentent près de 14% du PIB, 40% de la dépense sociale et un quart de la dépense publique. Le Conseil d'orientation des retraites indique, dans son rapport de juin, que l'évolution des dépenses de retraites «&nbsp;explique à elle seule une grande partie de la progression des dépenses publiques depuis 2002 ». Si le pays peine à financer ses services publics, c'est parce qu’il a préféré ses retraites alors que les évolutions démographiques ont bouleversé l'équilibre : il n'y a plus que 1,7 actif pour 1 retraité, tandis que le ratio était de 4&nbsp;pour 1 en 1950. Le COR en tire la conclusion qu'il faudra reculer encore l'âge de la retraite.</p><p>Mercredi, François Bayrou a affirmé que le conclave n’était «<em>&nbsp;pas un échec&nbsp;»</em> et présenté jeudi le résultat des discussions après avoir<em> «&nbsp;tranché&nbsp;» </em>sur<em>«&nbsp;les désaccords&nbsp;».</em></p><p></p><p><strong>LA GUERRE USA-IRAN</strong></p><p>&nbsp;</p><p>L'attaque américaine, menée dans la nuit de samedi à dimanche derniers sur l'Iran, a été «&nbsp;<em>intentionnellement limitée</em> » à des cibles nucléaires et ne visait pas un changement de régime, a déclaré dimanche le Pentagone. Avec l'opération Midnight Hammer (Marteau de minuit), Donald Trump a exploité une fenêtre d'opportunité après qu'Israël a presque réduit à néant les alliés régionaux de l'Iran (Hamas, Hezbollah) puis les défenses iraniennes. S'il proclame toujours vouloir la paix, Donald Trump n'hésite pas dégainer. Il l'avait fait à trois reprises au cours de son premier mandat&nbsp;: contre la Syrie, après des attaques chimiques, en avril 2017 puis en avril 2018, enfin en ordonnant un assassinat ciblé à Bagdad contre le général iranien Soleimani, chef des forces spéciales des Gardiens de la Révolution, en janvier 2020. Toutefois, jusqu'à dimanche, il s'agissait d'opérations limitées.</p><p>Dimanche, le président américain a annoncé que les trois sites de Natanz, Fordo et Ispahan avaient été <em>«&nbsp;totalement anéantis&nbsp;»</em>. Une affirmation difficile à confirmer, les cibles étant souterraines. Le général Dan Caine, chef d'état-major des armées américaines s'est montré plus prudent, comme le vice-président JD Vance. Selon les <em>«&nbsp;premières évaluations du champ de bataille », </em>a dit le soldat, les sites visés ont subi <em>« de sévères dommages et destructions&nbsp;»</em>. &nbsp;Un document classé confidentiel du renseignement américain, relayé par CNN et le&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www-nytimes-com.proxy.rubens.ens.fr/2025/06/24/us/politics/iran-nuclear-sites.html"><em><u>New York Times</u></em></a>, suggère que&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/international/frappes-americaines-en-iran-donald-trump-tente-par-un-renversement-du-regime-des-mollahs-20250623"><u>les frappes américaines sur l'Iran</u></a> &nbsp;auraient retardé son programme nucléaire de seulement quelques mois, sans le détruire complètement. Jeudi, l’ayatollah Khamenei a affirmé que Donald Trump a «&nbsp;<em>exagéré</em>&nbsp;» l’impact des frappes américaines sur le territoire iranien.</p><p>En représailles, lundi, l’Iran a attaqué la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar. Treize missiles ont été interceptés sans difficulté selon l’armée, tandis qu’un autre s’écrasait sans dégâts. La base, qui en temps normal accueille près de 10 000&nbsp;soldats, était très largement dépeuplée. Pour Téhéran, <em>« la priorité était de retrouver les voies de la négociation afin de sauver le régime&nbsp;»</em>, estime le chercheur Bernard Hourcade, spécialiste de la République islamique. Selon lui, <em>«&nbsp;les dirigeants iraniens ne voulaient pas couper les ponts avec Donald Trump, car ils savent que c'est lui qui peut arrêter la guerre avec Israël »</em>. Via le Qatar et probablement Oman, Téhéran avait averti les États-Unis de ses tirs de missiles contre la base aérienne américaine, afin qu'il n'y ait pas de victimes. Ce fut le cas.</p><p>Mardi, Israël et l’Iran ont déclaré accepter l’initiative américaine de cessez-le-feu.Tandis que les membres de l’administration Trump revendiquent une réussite totale, les questions s’accumulent sur le sort des quelque 400&nbsp;kg d’uranium hautement enrichi dont disposait l’Iran. Cette question sera au centre des négociations qui devraient s'ouvrir prochainement entre l'Iran et les Occidentaux, via l'Agence internationale à l'énergie atomique (l’AIEA), dans l'espoir de tourner durablement la page de la guerre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 juin 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE CONCLAVE SUR LES RETRAITES</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Le « conclave » sur les retraites, voulu par le Premier ministre pour désamorcer les tensions autour de la réforme de 2023, s'est soldé par un <em>« échec »</em> a annoncé lundi la CFDT, marquant la fin de quatre mois de discussions infructueuses entre partenaires sociaux. Les discussions au sein de ce conclave, qui réunissait le Medef, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, visaient à adoucir l'impopularité de la réforme Borne de 2023, qui a relevé l'âge légal de départ à la retraite de 62&nbsp;à 64 ans. Au-delà des considérations sociales, l'objectif était également d'assurer la pérennité financière d'un système qui anticipe un déficit de 6,6 milliards d'euros en 2030. Pour les organisations patronales, toute concession sur la pénibilité devait s'inscrire dans un cadre garantissant cet équilibre, tandis que les syndicats insistaient sur la nécessité de compenser les carrières hachées et les impacts physiques des métiers les plus exigeants. Sur la question de l'âge, sujet sensible de la réforme Borne, l'hypothèse d'un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans avait pourtant été enterrée par les syndicats. Dans le texte rédigé par l'animateur des débats, les représentants de salariés avaient obtenu le recul de l'âge de la décote (celui à partir duquel les assurés ont droit à une pension à taux plein, même s'ils n'ont pas le nombre de trimestres requis pour y être éligibles) à 66 ans et demi (contre 67&nbsp;ans aujourd'hui).</p><p>Selon l'étude Elabe réalisée pour l'Association française de la gestion financière (AFG) dévoilée mardi, les ménages semblent prêts à une vraie évolution du système : 47 % des Français se déclarent en faveur de la généralisation de plans d'épargne retraite par capitalisation en complément du système de retraite par répartition. Les «&nbsp;cadres » sont favorables à cette idée à 65 %, tout comme les ménages avec « une forte capacité d'épargne » à 64 % et les « investisseurs » à 56 %. Seules 18 % des personnes interrogées se montrent réfractaires à l'idée. &nbsp;L'enjeu financier des retraites est considérable : les pensions représentent près de 14% du PIB, 40% de la dépense sociale et un quart de la dépense publique. Le Conseil d'orientation des retraites indique, dans son rapport de juin, que l'évolution des dépenses de retraites «&nbsp;explique à elle seule une grande partie de la progression des dépenses publiques depuis 2002 ». Si le pays peine à financer ses services publics, c'est parce qu’il a préféré ses retraites alors que les évolutions démographiques ont bouleversé l'équilibre : il n'y a plus que 1,7 actif pour 1 retraité, tandis que le ratio était de 4&nbsp;pour 1 en 1950. Le COR en tire la conclusion qu'il faudra reculer encore l'âge de la retraite.</p><p>Mercredi, François Bayrou a affirmé que le conclave n’était «<em>&nbsp;pas un échec&nbsp;»</em> et présenté jeudi le résultat des discussions après avoir<em> «&nbsp;tranché&nbsp;» </em>sur<em>«&nbsp;les désaccords&nbsp;».</em></p><p></p><p><strong>LA GUERRE USA-IRAN</strong></p><p>&nbsp;</p><p>L'attaque américaine, menée dans la nuit de samedi à dimanche derniers sur l'Iran, a été «&nbsp;<em>intentionnellement limitée</em> » à des cibles nucléaires et ne visait pas un changement de régime, a déclaré dimanche le Pentagone. Avec l'opération Midnight Hammer (Marteau de minuit), Donald Trump a exploité une fenêtre d'opportunité après qu'Israël a presque réduit à néant les alliés régionaux de l'Iran (Hamas, Hezbollah) puis les défenses iraniennes. S'il proclame toujours vouloir la paix, Donald Trump n'hésite pas dégainer. Il l'avait fait à trois reprises au cours de son premier mandat&nbsp;: contre la Syrie, après des attaques chimiques, en avril 2017 puis en avril 2018, enfin en ordonnant un assassinat ciblé à Bagdad contre le général iranien Soleimani, chef des forces spéciales des Gardiens de la Révolution, en janvier 2020. Toutefois, jusqu'à dimanche, il s'agissait d'opérations limitées.</p><p>Dimanche, le président américain a annoncé que les trois sites de Natanz, Fordo et Ispahan avaient été <em>«&nbsp;totalement anéantis&nbsp;»</em>. Une affirmation difficile à confirmer, les cibles étant souterraines. Le général Dan Caine, chef d'état-major des armées américaines s'est montré plus prudent, comme le vice-président JD Vance. Selon les <em>«&nbsp;premières évaluations du champ de bataille », </em>a dit le soldat, les sites visés ont subi <em>« de sévères dommages et destructions&nbsp;»</em>. &nbsp;Un document classé confidentiel du renseignement américain, relayé par CNN et le&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www-nytimes-com.proxy.rubens.ens.fr/2025/06/24/us/politics/iran-nuclear-sites.html"><em><u>New York Times</u></em></a>, suggère que&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/international/frappes-americaines-en-iran-donald-trump-tente-par-un-renversement-du-regime-des-mollahs-20250623"><u>les frappes américaines sur l'Iran</u></a> &nbsp;auraient retardé son programme nucléaire de seulement quelques mois, sans le détruire complètement. Jeudi, l’ayatollah Khamenei a affirmé que Donald Trump a «&nbsp;<em>exagéré</em>&nbsp;» l’impact des frappes américaines sur le territoire iranien.</p><p>En représailles, lundi, l’Iran a attaqué la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar. Treize missiles ont été interceptés sans difficulté selon l’armée, tandis qu’un autre s’écrasait sans dégâts. La base, qui en temps normal accueille près de 10 000&nbsp;soldats, était très largement dépeuplée. Pour Téhéran, <em>« la priorité était de retrouver les voies de la négociation afin de sauver le régime&nbsp;»</em>, estime le chercheur Bernard Hourcade, spécialiste de la République islamique. Selon lui, <em>«&nbsp;les dirigeants iraniens ne voulaient pas couper les ponts avec Donald Trump, car ils savent que c'est lui qui peut arrêter la guerre avec Israël »</em>. Via le Qatar et probablement Oman, Téhéran avait averti les États-Unis de ses tirs de missiles contre la base aérienne américaine, afin qu'il n'y ait pas de victimes. Ce fut le cas.</p><p>Mardi, Israël et l’Iran ont déclaré accepter l’initiative américaine de cessez-le-feu.Tandis que les membres de l’administration Trump revendiquent une réussite totale, les questions s’accumulent sur le sort des quelque 400&nbsp;kg d’uranium hautement enrichi dont disposait l’Iran. Cette question sera au centre des négociations qui devraient s'ouvrir prochainement entre l'Iran et les Occidentaux, via l'Agence internationale à l'énergie atomique (l’AIEA), dans l'espoir de tourner durablement la page de la guerre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 29 Jun 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/bf53213c-a379-4834-8266-8193411a57ab.mp3?_=1751050668" length="61938459" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 juin 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LE CONCLAVE SUR LES RETRAITES
 
 Le « conclave » sur les retraites, voulu par le Premier ministre pour désamorcer les tensions autour de la réforme de 2023, s'est soldé par un « échec » a annoncé lundi la CFDT, marquant la fin de quatre mois de discussions infructueuses entre partenaires sociaux. Les discussions au sein de ce conclave, qui réunissait le Medef, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, visaient à adoucir l'impopularité de la réforme Borne de 2023, qui a relevé l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Au-delà des considérations sociales, l'objectif était également d'assurer la pérennité financière d'un système qui anticipe un déficit de 6,6 milliards d'euros en 2030. Pour les organisations patronales, toute concession sur la pénibilité devait s'inscrire dans un cadre garantissant cet équilibre, tandis que les syndicats insistaient sur la nécessité de compenser les carrières hachées et les impacts physiques des métiers les plus exigeants. Sur la question de l'âge, sujet sensible de la réforme Borne, l'hypothèse d'un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans avait pourtant été enterrée par les syndicats. Dans le texte rédigé par l'animateur des débats, les représentants de salariés avaient obtenu le recul de l'âge de la décote (celui à partir duquel les assurés ont droit à une pension à taux plein, même s'ils n'ont pas le nombre de trimestres requis pour y être éligibles) à 66 ans et demi (contre 67 ans aujourd'hui).
 Selon l'étude Elabe réalisée pour l'Association française de la gestion financière (AFG) dévoilée mardi, les ménages semblent prêts à une vraie évolution du système : 47 % des Français se déclarent en faveur de la généralisation de plans d'épargne retraite par capitalisation en complément du système de retraite par répartition. Les « cadres » sont favorables à cette idée à 65 %, tout comme les ménages avec « une forte capacité d'épargne » à 64 % et les « investisseurs » à 56 %. Seules 18 % des personnes interrogées se montrent réfractaires à l'idée. L'enjeu financier des retraites est considérable : les pensions représentent près de 14% du PIB, 40% de la dépense sociale et un quart de la dépense publique. Le Conseil d'orientation des retraites indique, dans son rapport de juin, que l'évolution des dépenses de retraites « explique à elle seule une grande partie de la progression des dépenses publiques depuis 2002 ». Si le pays peine à financer ses services publics, c'est parce qu’il a préféré ses retraites alors que les évolutions démographiques ont bouleversé l'équilibre : il n'y a plus que 1,7 actif pour 1 retraité, tandis que le ratio était de 4 pour 1 en 1950. Le COR en tire la conclusion qu'il faudra reculer encore l'âge de la retraite.
 Mercredi, François Bayrou a affirmé que le conclave n’était « pas un échec » et présenté jeudi le résultat des discussions après avoir « tranché » sur« les désaccords ».
 
 LA GUERRE USA-IRAN
 
 L'attaque américaine, menée dans la nuit de samedi à dimanche derniers sur l'Iran, a été « intentionnellement limitée » à des cibles nucléaires et ne visait pas un changement de régime, a déclaré dimanche le Pentagone. Avec l'opération Midnight Hammer (Marteau de minuit), Donald Trump a exploité une fenêtre d'opportunité après qu'Israël a presque réduit à néant les alliés régionaux de l'Iran (Hamas, Hezbollah) puis les défenses iraniennes. S'il proclame toujours vouloir la paix, Donald Trump n'hésite pas dégainer. Il l'avait fait à trois reprises au cours de son premier mandat : contre la Syrie, après des attaques chimiques, en avril 2017 puis en avril 2018, enfin en ordonnant un assassinat ciblé à Bagdad contre le général iranien Soleimani, chef des forces spéciales des Gardiens de la Révolution, en janvier 2020. Toutefois, jusqu'à dimanche, il s'agissait d'opérations limitées.
 Dimanche, le président américain a annoncé que les trois sites de Natanz, Fordo et Ispahan avaient été « totalement anéantis ». Une affirmation difficile à confirmer, les cibles étant souterraines. Le général Dan Caine, chef d'état-major des armées américaines s'est montré plus prudent, comme le vice-président JD Vance. Selon les « premières évaluations du champ de bataille », a dit le soldat, les sites visés ont subi « de sévères dommages et destructions ». Un document classé confidentiel du renseignement américain, relayé par CNN et le New York Times, suggère que les frappes américaines sur l'Iran auraient retardé son programme nucléaire de seulement quelques mois, sans le détruire complètement. Jeudi, l’ayatollah Khamenei a affirmé que Donald Trump a « exagéré » l’impact des frappes américaines sur le territoire iranien.
 En représailles, lundi, l’Iran a attaqué la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar. Treize missiles ont été interceptés sans difficulté selon l’armée, tandis qu’un autre s’écrasait sans dégâts. La base, qui en temps normal accueille près de 10 000 soldats, était très largement dépeuplée. Pour Téhéran, « la priorité était de retrouver les voies de la négociation afin de sauver le régime », estime le chercheur Bernard Hourcade, spécialiste de la République islamique. Selon lui, « les dirigeants iraniens ne voulaient pas couper les ponts avec Donald Trump, car ils savent que c'est lui qui peut arrêter la guerre avec Israël ». Via le Qatar et probablement Oman, Téhéran avait averti les États-Unis de ses tirs de missiles contre la base aérienne américaine, afin qu'il n'y ait pas de victimes. Ce fut le cas.
 Mardi, Israël et l’Iran ont déclaré accepter l’initiative américaine de cessez-le-feu.Tandis que les membres de l’administration Trump revendiquent une réussite totale, les questions s’accumulent sur le sort des quelque 400 kg d’uranium hautement enrichi dont disposait l’Iran. Cette question sera au centre des négociations qui devraient s'ouvrir prochainement entre l'Iran et les Occidentaux, via l'Agence internationale à l'énergie atomique (l’AIEA), dans l'espoir de tourner durablement la page de la guerre.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 juin 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LE CONCLAVE SUR LES RETRAITES
 
 Le « conclave » sur les retraites, voulu par le Premier ministre pour désamorcer les tensions autour de la réforme de 2023, s'est soldé par un « échec » a annoncé lundi la CFDT, marquant la fin de quatre mois de discussions infructueuses entre partenaires sociaux. Les discussions au sein de ce conclave, qui réunissait le Medef, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC, visaient à adoucir l'impopularité de la réforme Borne de 2023, qui a relevé l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Au-delà des considérations sociales, l'objectif était également d'assurer la pérennité financière d'un système qui anticipe un déficit de 6,6 milliards d'euros en 2030. Pour les organisations patronales, toute concession sur la pénibilité devait s'inscrire dans un cadre garantissant cet équilibre, tandis que les syndicats insistaient sur la nécessité de compenser les carrières hachées et les impacts physiques des métiers les plus exigeants. Sur la question de l'âge, sujet sensible de la réforme Borne, l'hypothèse d'un retour de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans avait pourtant été enterrée par les syndicats. Dans le texte rédigé par l'animateur des débats, les représentants de salariés avaient obtenu le recul de l'âge de la décote (celui à partir duquel les assurés ont droit à une pension à taux plein, même s'ils n'ont pas le nombre de trimestres requis pour y être éligibles) à 66 ans et demi (contre 67 ans aujourd'hui).
 Selon l'étude Elabe réalisée pour l'Association française de la gestion financière (AFG) dévoilée mardi, les ménages semblent prêts à une vraie évolution du système : 47 % des Français se déclarent en faveur de la généralisation de plans d'épargne retraite par capitalisation en complément du système de retraite par répartition. Les « cadres » sont favorables à cette idée à 65 %, tout comme les ménages avec « une forte capacité d'épargne » à 64 % et les « investisseurs » à 56 %. Seules 18 % des personnes interrogées se montrent réfractaires à l'idée. L'enjeu financier des retraites est considérable : les pensions représentent près de 14% du PIB, 40% de la dépense sociale et un quart de la dépense publique. Le Conseil d'orientation des retraites indique, dans son rapport de juin, que l'évolution des dépenses de retraites « explique à elle seule une grande partie de la progression des dépenses publiques depuis 2002 ». Si le pays peine à financer ses services publics, c'est parce qu’il a préféré ses retraites alors que les évolutions démographiques ont bouleversé l'équilibre : il n'y a plus que 1,7 actif pour 1 retraité, tandis que le ratio était de 4 pour 1 en 1950. Le COR en tire la conclusion qu'il faudra reculer encore l'âge de la retraite.
 Mercredi, François Bayrou a affirmé que le conclave n’était « pas un échec » et présenté jeudi le résultat des discussions après avoir « tranché » sur« les désaccords ».
 
 LA GUERRE USA-IRAN
 
 L'attaque américaine, menée dans la nuit de samedi à dimanche derniers sur l'Iran, a été « intentionnellement limitée » à des cibles nucléaires et ne visait pas un changement de régime, a déclaré dimanche le Pentagone. Avec l'opération Midnight Hammer (Marteau de minuit), Donald Trump a exploité une fenêtre d'opportunité après qu'Israël a presque réduit à néant les alliés régionaux de l'Iran (Hamas, Hezbollah) puis les défenses iraniennes. S'il proclame toujours vouloir la paix, Donald Trump n'hésite pas dégainer. Il l'avait fait à trois reprises au cours de son premier mandat : contre la Syrie, après des attaques chimiques, en avril 2017 puis en avril 2018, enfin en ordonnant un assassinat ciblé à Bagdad contre le général iranien Soleimani, chef des forces spéciales des Gardiens de la Révolution, en janvier 2020. Toutefois, jusqu'à dimanche, il s'agissait d'opérations limitées.
 Dimanche, le président américain a annoncé que les trois sites de Natanz, Fordo et Ispahan avaient été « totalement anéantis ». Une affirmation difficile à confirmer, les cibles étant souterraines. Le général Dan Caine, chef d'état-major des armées américaines s'est montré plus prudent, comme le vice-président JD Vance. Selon les « premières évaluations du champ de bataille », a dit le soldat, les sites visés ont subi « de sévères dommages et destructions ». Un document classé confidentiel du renseignement américain, relayé par CNN et le New York Times, suggère que les frappes américaines sur l'Iran auraient retardé son programme nucléaire de seulement quelques mois, sans le détruire complètement. Jeudi, l’ayatollah Khamenei a affirmé que Donald Trump a « exagéré » l’impact des frappes américaines sur le territoire iranien.
 En représailles, lundi, l’Iran a attaqué la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar. Treize missiles ont été interceptés sans difficulté selon l’armée, tandis qu’un autre s’écrasait sans dégâts. La base, qui en temps normal accueille près de 10 000 soldats, était très largement dépeuplée. Pour Téhéran, « la priorité était de retrouver les voies de la négociation afin de sauver le régime », estime le chercheur Bernard Hourcade, spécialiste de la République islamique. Selon lui, « les dirigeants iraniens ne voulaient pas couper les ponts avec Donald Trump, car ils savent que c'est lui qui peut arrêter la guerre avec Israël ». Via le Qatar et probablement Oman, Téhéran avait averti les États-Unis de ses tirs de missiles contre la base aérienne américaine, afin qu'il n'y ait pas de victimes. Ce fut le cas.
 Mardi, Israël et l’Iran ont déclaré accepter l’initiative américaine de cessez-le-feu.Tandis que les membres de l’administration Trump revendiquent une réussite totale, les questions s’accumulent sur le sort des quelque 400 kg d’uranium hautement enrichi dont disposait l’Iran. Cette question sera au centre des négociations qui devraient s'ouvrir prochainement entre l'Iran et les Occidentaux, via l'Agence internationale à l'énergie atomique (l’AIEA), dans l'espoir de tourner durablement la page de la guerre.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:31</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/rMvVAfI]]></podcast:txt><itunes:episode>441</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Antoine Foucher,Lucile Schmid,Michaela Wiegel,Conclave des retraites,François Bayrou,Partenaires sociaux,USA,Iran</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Timothé Guillotin, éditeur (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">7d899f2f-6a56-48fa-a124-a3a3b3fdcc33</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Timothé Guillotin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Timothé Guillotin revient sur son parcours atypique, de sa jeunesse en Bretagne à la fondation des éditions Novice, maison spécialisée dans la publication de manuscrits refusés. Il évoque son passage par une école de théâtre, son expérience de comédien, puis son orientation vers le journalisme culturel. Il raconte comment il est devenu éditeur, partage sa vision du métier, son regard critique sur le rôle des attachés de presse, et insiste sur l’importance d’un vrai dialogue entre auteur et éditeur.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Timothé Guillotin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Timothé Guillotin revient sur son parcours atypique, de sa jeunesse en Bretagne à la fondation des éditions Novice, maison spécialisée dans la publication de manuscrits refusés. Il évoque son passage par une école de théâtre, son expérience de comédien, puis son orientation vers le journalisme culturel. Il raconte comment il est devenu éditeur, partage sa vision du métier, son regard critique sur le rôle des attachés de presse, et insiste sur l’importance d’un vrai dialogue entre auteur et éditeur.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 25 Jun 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7d899f2f-6a56-48fa-a124-a3a3b3fdcc33.mp3?_=1747728354" length="20663597" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Timothé Guillotin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.
 
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 Dans ce premier épisode, Timothé Guillotin revient sur son parcours atypique, de sa jeunesse en Bretagne à la fondation des éditions Novice, maison spécialisée dans la publication de manuscrits refusés. Il évoque son passage par une école de théâtre, son expérience de comédien, puis son orientation vers le journalisme culturel. Il raconte comment il est devenu éditeur, partage sa vision du métier, son regard critique sur le rôle des attachés de presse, et insiste sur l’importance d’un vrai dialogue entre auteur et éditeur.
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 Une conversation entre Timothé Guillotin ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>trailer</itunes:episodeType><itunes:duration>21:31</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VCVXXlg]]></podcast:txt><itunes:episode>436</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Timothé Guillotin,Éditions Novice</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Situation des ex-partis dominants français / Guerre Israël-Iran]]></title><guid isPermaLink="false">f24a98ef-1aa9-4222-adef-77ba5c058a56</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 juin 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>SITUATION DES EX-PARTIS DOMINANTS (LR-PS) APRÈS L’ÉLECTION DE LEURS DIRIGEANTS</strong></p><p></p><p>Le 18 mai Bruno Retailleau a été élu à la tête du parti Les Républicains avec une majorité de 74,31% des voix. Dans la foulée, le nouveau dirigeant de LR a pris trois engagements : rendre le parti à tous les militants via des référendums. Remettre le parti «&nbsp;au <em>travail&nbsp;»</em>. Enfin, reconstruire pour <em>« gagner des élections »</em>. <em>« Je veux faire se lever une vague bleue&nbsp;»</em>, a-t-il lancé en pensant aux municipales de mars 2026. À droite, la victoire de Bruno Retailleau signe le retour d'un espoir après plus de dix années dans l'opposition et une succession de revers électoraux dont LR ne s'est jamais vraiment remis. Les bons scores obtenus dans différentes élections législatives partielles, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Jura ou les Hauts-de-Seine, sont un signe, veulent croire les cadres du parti, qu'un espace existe entre une Macronie jugée finissante et un Rassemblement national privé de sa «&nbsp;candidate naturelle » si la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen se confirme en appel. Si sa large victoire installe Bruno Retailleau comme le nouveau candidat naturel&nbsp;de la droite pour la prochaine présidentielle, il doit toutefois composer avec les ambitions de ses soutiens de campagne. Dans un sondage Toluna Harris Interactive pour LCI, le nouveau patron de LR reste largement distancé par Edouard Philippe au premier tour de l'élection présidentielle.</p><p>Au Parti Socialiste, si la victoire sur le fil d’Olivier Faure, reconduit le 5&nbsp;juin avec 50,9% des suffrages au détriment du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, à 250 voix près, ne fait pas débat, aucune synthèse n’a cependant été possible entre les deux fractions lors du 81ème congrès réuni du 13 au 15 juin, à Nancy. En cause : la place de La France Insoumise au sein de l’union de la gauche. Trois ans après la Nouvelle Union populaire écologique et sociale en&nbsp;2022, un an après le Nouveau Front Populaire en&nbsp;2024, la relation des socialistes à Jean-Luc Mélenchon et LFI a empoisonné le congrès du PS. Nicolas Mayer-Rossignol, estimant qu’il ne fallait <em>«&nbsp;plus d’accord national et programmatique aux législatives pour gouverner ensemble avec La France Insoumise&nbsp;»</em>, a demandé solennellement à son parti de <em>«&nbsp;dire et écrire et affirmer unanimement qu’il n’y aura pas, sous aucun prétexte, ni au plan national ni local, même en cas de dissolution, d’alliance avec LFI&nbsp;»</em>. Le Premier secrétaire a refusé cet amendement au texte final, estimant qu’il «<em> ne faut pas qu’on sorte de l’ambiguïté stratégique vis-à-vis de LFI&nbsp;»</em>. L’état de division dans lequel se trouve l’ancien parti dominant de la gauche, aujourd’hui réduit à moins de 40.000 militants revendiqués, l’expose à de grandes déconvenues&nbsp;: en désaccord sur la ligne, les socialistes vont avoir le plus grand mal à se doter d’un projet susceptible de renouveler leur identité. Les deux camps visent un accord avant le premier conseil national du PS prévu le 1er&nbsp;juillet.</p><p></p><p><strong>GUERRE ISRAËL-IRAN, SITUATION STRATÉGIQUE, TRANSFORMATIONS INDUITES SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE</strong></p><p></p><p>Le 12&nbsp;juin, Israël a déclenché une guerre préventive contre les infrastructures nucléaires de l'Iran et ses cadres. Le lendemain l’Iran ne pouvant plus compter sur ses alliés au Liban, en Irak et au Yémen, affaiblis depuis le 7 octobre, a lancé seul sa riposte contre Israël. Ses alliés au sein de l’« axe de la résistance » à Israël, Hamas, Hezbollah notamment sont restés atones, à l’exception d’un tir isolé de missile par les houthistes yéménites qui a manqué sa cible et s’est abattu sur Hébron, en Cisjordanie occupée. L’Irak, la Jordanie et les monarchies du Golfe, qui accueillent des bases américaines sur leur sol, sont tétanisées à la perspective de représailles de Téhéran contre l’Etat hébreu et son allié américain.</p><p>En Israël, dans une étude publiée lundi par l’Université hébraïque de Jérusalem, 70% des sondés soutiennent l’opération. Avec une approche très divisée selon les populations : 83% chez les juifs israéliens, contre 12% chez les Palestiniens de citoyenneté israélienne.</p><p>Même si elle a fait capoter les négociations qu'il avait rouvertes avec Téhéran, et en dépit de la déclaration de la coordinatrice du renseignement&nbsp;américain selon qui l'Iran n'était pas engagé dans la fabrication d'une arme nucléaire, Donald Trump a soutenu publiquement l'opération israélienne contre l’Iran, et ordonné l'envoi de renforts, notamment navals, pour aider à la défense d'Israël. Le porte-avions nucléaire <em>Nimitz </em>a été dépêché depuis la mer de Chine vers le Moyen-Orient. Mais le président américain s'est jusqu'à présent abstenu d'engager directement les forces américaines dans des actions offensives. Il a mis en garde l'Iran contre la tentation d'attaquer les intérêts américains dans la région. Il continue à prétendre qu'une négociation peut reprendre. Rentré précipitamment du sommet du G7 au Canada, le président américain a réuni mardi un conseil de sécurité consacré à la guerre aérienne entre Israël et l'Iran. La perspective d'une participation américaine aux raids contre l'Iran a créé une fracture au sein du mouvement MAGA, où l'aile isolationniste critique dorénavant ouvertement le président.</p><p>La Russie a été la seule, parmi les puissances qui comptent dans le monde, à condamner très clairement l'attaque israélienne. Moscou ne pouvait pas faire moins à l'égard d'un pays qui lui fournit en grande quantité les drones utilisés contre l'Ukraine. Les critiques de la Chine ont été plus discrètes. L'ensemble des pays Européens a affiché sa solidarité avec Israël, tout en invitant les deux partis à la désescalade. &nbsp;</p><p>Les guerres préventives occidentales en terre d'islam du début du XXIème siècle, celle d'Irak en 2003, et celle de Libye en 2011, ont abouti à des catastrophes régionales, qui ne sont toujours pas résolues.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 juin 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>SITUATION DES EX-PARTIS DOMINANTS (LR-PS) APRÈS L’ÉLECTION DE LEURS DIRIGEANTS</strong></p><p></p><p>Le 18 mai Bruno Retailleau a été élu à la tête du parti Les Républicains avec une majorité de 74,31% des voix. Dans la foulée, le nouveau dirigeant de LR a pris trois engagements : rendre le parti à tous les militants via des référendums. Remettre le parti «&nbsp;au <em>travail&nbsp;»</em>. Enfin, reconstruire pour <em>« gagner des élections »</em>. <em>« Je veux faire se lever une vague bleue&nbsp;»</em>, a-t-il lancé en pensant aux municipales de mars 2026. À droite, la victoire de Bruno Retailleau signe le retour d'un espoir après plus de dix années dans l'opposition et une succession de revers électoraux dont LR ne s'est jamais vraiment remis. Les bons scores obtenus dans différentes élections législatives partielles, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Jura ou les Hauts-de-Seine, sont un signe, veulent croire les cadres du parti, qu'un espace existe entre une Macronie jugée finissante et un Rassemblement national privé de sa «&nbsp;candidate naturelle » si la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen se confirme en appel. Si sa large victoire installe Bruno Retailleau comme le nouveau candidat naturel&nbsp;de la droite pour la prochaine présidentielle, il doit toutefois composer avec les ambitions de ses soutiens de campagne. Dans un sondage Toluna Harris Interactive pour LCI, le nouveau patron de LR reste largement distancé par Edouard Philippe au premier tour de l'élection présidentielle.</p><p>Au Parti Socialiste, si la victoire sur le fil d’Olivier Faure, reconduit le 5&nbsp;juin avec 50,9% des suffrages au détriment du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, à 250 voix près, ne fait pas débat, aucune synthèse n’a cependant été possible entre les deux fractions lors du 81ème congrès réuni du 13 au 15 juin, à Nancy. En cause : la place de La France Insoumise au sein de l’union de la gauche. Trois ans après la Nouvelle Union populaire écologique et sociale en&nbsp;2022, un an après le Nouveau Front Populaire en&nbsp;2024, la relation des socialistes à Jean-Luc Mélenchon et LFI a empoisonné le congrès du PS. Nicolas Mayer-Rossignol, estimant qu’il ne fallait <em>«&nbsp;plus d’accord national et programmatique aux législatives pour gouverner ensemble avec La France Insoumise&nbsp;»</em>, a demandé solennellement à son parti de <em>«&nbsp;dire et écrire et affirmer unanimement qu’il n’y aura pas, sous aucun prétexte, ni au plan national ni local, même en cas de dissolution, d’alliance avec LFI&nbsp;»</em>. Le Premier secrétaire a refusé cet amendement au texte final, estimant qu’il «<em> ne faut pas qu’on sorte de l’ambiguïté stratégique vis-à-vis de LFI&nbsp;»</em>. L’état de division dans lequel se trouve l’ancien parti dominant de la gauche, aujourd’hui réduit à moins de 40.000 militants revendiqués, l’expose à de grandes déconvenues&nbsp;: en désaccord sur la ligne, les socialistes vont avoir le plus grand mal à se doter d’un projet susceptible de renouveler leur identité. Les deux camps visent un accord avant le premier conseil national du PS prévu le 1er&nbsp;juillet.</p><p></p><p><strong>GUERRE ISRAËL-IRAN, SITUATION STRATÉGIQUE, TRANSFORMATIONS INDUITES SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE</strong></p><p></p><p>Le 12&nbsp;juin, Israël a déclenché une guerre préventive contre les infrastructures nucléaires de l'Iran et ses cadres. Le lendemain l’Iran ne pouvant plus compter sur ses alliés au Liban, en Irak et au Yémen, affaiblis depuis le 7 octobre, a lancé seul sa riposte contre Israël. Ses alliés au sein de l’« axe de la résistance » à Israël, Hamas, Hezbollah notamment sont restés atones, à l’exception d’un tir isolé de missile par les houthistes yéménites qui a manqué sa cible et s’est abattu sur Hébron, en Cisjordanie occupée. L’Irak, la Jordanie et les monarchies du Golfe, qui accueillent des bases américaines sur leur sol, sont tétanisées à la perspective de représailles de Téhéran contre l’Etat hébreu et son allié américain.</p><p>En Israël, dans une étude publiée lundi par l’Université hébraïque de Jérusalem, 70% des sondés soutiennent l’opération. Avec une approche très divisée selon les populations : 83% chez les juifs israéliens, contre 12% chez les Palestiniens de citoyenneté israélienne.</p><p>Même si elle a fait capoter les négociations qu'il avait rouvertes avec Téhéran, et en dépit de la déclaration de la coordinatrice du renseignement&nbsp;américain selon qui l'Iran n'était pas engagé dans la fabrication d'une arme nucléaire, Donald Trump a soutenu publiquement l'opération israélienne contre l’Iran, et ordonné l'envoi de renforts, notamment navals, pour aider à la défense d'Israël. Le porte-avions nucléaire <em>Nimitz </em>a été dépêché depuis la mer de Chine vers le Moyen-Orient. Mais le président américain s'est jusqu'à présent abstenu d'engager directement les forces américaines dans des actions offensives. Il a mis en garde l'Iran contre la tentation d'attaquer les intérêts américains dans la région. Il continue à prétendre qu'une négociation peut reprendre. Rentré précipitamment du sommet du G7 au Canada, le président américain a réuni mardi un conseil de sécurité consacré à la guerre aérienne entre Israël et l'Iran. La perspective d'une participation américaine aux raids contre l'Iran a créé une fracture au sein du mouvement MAGA, où l'aile isolationniste critique dorénavant ouvertement le président.</p><p>La Russie a été la seule, parmi les puissances qui comptent dans le monde, à condamner très clairement l'attaque israélienne. Moscou ne pouvait pas faire moins à l'égard d'un pays qui lui fournit en grande quantité les drones utilisés contre l'Ukraine. Les critiques de la Chine ont été plus discrètes. L'ensemble des pays Européens a affiché sa solidarité avec Israël, tout en invitant les deux partis à la désescalade. &nbsp;</p><p>Les guerres préventives occidentales en terre d'islam du début du XXIème siècle, celle d'Irak en 2003, et celle de Libye en 2011, ont abouti à des catastrophes régionales, qui ne sont toujours pas résolues.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 juin 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 SITUATION DES EX-PARTIS DOMINANTS (LR-PS) APRÈS L’ÉLECTION DE LEURS DIRIGEANTS
 
 Le 18 mai Bruno Retailleau a été élu à la tête du parti Les Républicains avec une majorité de 74,31% des voix. Dans la foulée, le nouveau dirigeant de LR a pris trois engagements : rendre le parti à tous les militants via des référendums. Remettre le parti « au travail ». Enfin, reconstruire pour « gagner des élections ». « Je veux faire se lever une vague bleue », a-t-il lancé en pensant aux municipales de mars 2026. À droite, la victoire de Bruno Retailleau signe le retour d'un espoir après plus de dix années dans l'opposition et une succession de revers électoraux dont LR ne s'est jamais vraiment remis. Les bons scores obtenus dans différentes élections législatives partielles, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Jura ou les Hauts-de-Seine, sont un signe, veulent croire les cadres du parti, qu'un espace existe entre une Macronie jugée finissante et un Rassemblement national privé de sa « candidate naturelle » si la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen se confirme en appel. Si sa large victoire installe Bruno Retailleau comme le nouveau candidat naturel de la droite pour la prochaine présidentielle, il doit toutefois composer avec les ambitions de ses soutiens de campagne. Dans un sondage Toluna Harris Interactive pour LCI, le nouveau patron de LR reste largement distancé par Edouard Philippe au premier tour de l'élection présidentielle.
 Au Parti Socialiste, si la victoire sur le fil d’Olivier Faure, reconduit le 5 juin avec 50,9% des suffrages au détriment du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, à 250 voix près, ne fait pas débat, aucune synthèse n’a cependant été possible entre les deux fractions lors du 81ème congrès réuni du 13 au 15 juin, à Nancy. En cause : la place de La France Insoumise au sein de l’union de la gauche. Trois ans après la Nouvelle Union populaire écologique et sociale en 2022, un an après le Nouveau Front Populaire en 2024, la relation des socialistes à Jean-Luc Mélenchon et LFI a empoisonné le congrès du PS. Nicolas Mayer-Rossignol, estimant qu’il ne fallait « plus d’accord national et programmatique aux législatives pour gouverner ensemble avec La France Insoumise », a demandé solennellement à son parti de « dire et écrire et affirmer unanimement qu’il n’y aura pas, sous aucun prétexte, ni au plan national ni local, même en cas de dissolution, d’alliance avec LFI ». Le Premier secrétaire a refusé cet amendement au texte final, estimant qu’il « ne faut pas qu’on sorte de l’ambiguïté stratégique vis-à-vis de LFI ». L’état de division dans lequel se trouve l’ancien parti dominant de la gauche, aujourd’hui réduit à moins de 40.000 militants revendiqués, l’expose à de grandes déconvenues : en désaccord sur la ligne, les socialistes vont avoir le plus grand mal à se doter d’un projet susceptible de renouveler leur identité. Les deux camps visent un accord avant le premier conseil national du PS prévu le 1er juillet.
 
 GUERRE ISRAËL-IRAN, SITUATION STRATÉGIQUE, TRANSFORMATIONS INDUITES SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE
 
 Le 12 juin, Israël a déclenché une guerre préventive contre les infrastructures nucléaires de l'Iran et ses cadres. Le lendemain l’Iran ne pouvant plus compter sur ses alliés au Liban, en Irak et au Yémen, affaiblis depuis le 7 octobre, a lancé seul sa riposte contre Israël. Ses alliés au sein de l’« axe de la résistance » à Israël, Hamas, Hezbollah notamment sont restés atones, à l’exception d’un tir isolé de missile par les houthistes yéménites qui a manqué sa cible et s’est abattu sur Hébron, en Cisjordanie occupée. L’Irak, la Jordanie et les monarchies du Golfe, qui accueillent des bases américaines sur leur sol, sont tétanisées à la perspective de représailles de Téhéran contre l’Etat hébreu et son allié américain.
 En Israël, dans une étude publiée lundi par l’Université hébraïque de Jérusalem, 70% des sondés soutiennent l’opération. Avec une approche très divisée selon les populations : 83% chez les juifs israéliens, contre 12% chez les Palestiniens de citoyenneté israélienne.
 Même si elle a fait capoter les négociations qu'il avait rouvertes avec Téhéran, et en dépit de la déclaration de la coordinatrice du renseignement américain selon qui l'Iran n'était pas engagé dans la fabrication d'une arme nucléaire, Donald Trump a soutenu publiquement l'opération israélienne contre l’Iran, et ordonné l'envoi de renforts, notamment navals, pour aider à la défense d'Israël. Le porte-avions nucléaire Nimitz a été dépêché depuis la mer de Chine vers le Moyen-Orient. Mais le président américain s'est jusqu'à présent abstenu d'engager directement les forces américaines dans des actions offensives. Il a mis en garde l'Iran contre la tentation d'attaquer les intérêts américains dans la région. Il continue à prétendre qu'une négociation peut reprendre. Rentré précipitamment du sommet du G7 au Canada, le président américain a réuni mardi un conseil de sécurité consacré à la guerre aérienne entre Israël et l'Iran. La perspective d'une participation américaine aux raids contre l'Iran a créé une fracture au sein du mouvement MAGA, où l'aile isolationniste critique dorénavant ouvertement le président.
 La Russie a été la seule, parmi les puissances qui comptent dans le monde, à condamner très clairement l'attaque israélienne. Moscou ne pouvait pas faire moins à l'égard d'un pays qui lui fournit en grande quantité les drones utilisés contre l'Ukraine. Les critiques de la Chine ont été plus discrètes. L'ensemble des pays Européens a affiché sa solidarité avec Israël, tout en invitant les deux partis à la désescalade. 
 Les guerres préventives occidentales en terre d'islam du début du XXIème siècle, celle d'Irak en 2003, et celle de Libye en 2011, ont abouti à des catastrophes régionales, qui ne sont toujours pas résolues.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 SITUATION DES EX-PARTIS DOMINANTS (LR-PS) APRÈS L’ÉLECTION DE LEURS DIRIGEANTS
 
 Le 18 mai Bruno Retailleau a été élu à la tête du parti Les Républicains avec une majorité de 74,31% des voix. Dans la foulée, le nouveau dirigeant de LR a pris trois engagements : rendre le parti à tous les militants via des référendums. Remettre le parti « au travail ». Enfin, reconstruire pour « gagner des élections ». « Je veux faire se lever une vague bleue », a-t-il lancé en pensant aux municipales de mars 2026. À droite, la victoire de Bruno Retailleau signe le retour d'un espoir après plus de dix années dans l'opposition et une succession de revers électoraux dont LR ne s'est jamais vraiment remis. Les bons scores obtenus dans différentes élections législatives partielles, à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Jura ou les Hauts-de-Seine, sont un signe, veulent croire les cadres du parti, qu'un espace existe entre une Macronie jugée finissante et un Rassemblement national privé de sa « candidate naturelle » si la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen se confirme en appel. Si sa large victoire installe Bruno Retailleau comme le nouveau candidat naturel de la droite pour la prochaine présidentielle, il doit toutefois composer avec les ambitions de ses soutiens de campagne. Dans un sondage Toluna Harris Interactive pour LCI, le nouveau patron de LR reste largement distancé par Edouard Philippe au premier tour de l'élection présidentielle.
 Au Parti Socialiste, si la victoire sur le fil d’Olivier Faure, reconduit le 5 juin avec 50,9% des suffrages au détriment du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, à 250 voix près, ne fait pas débat, aucune synthèse n’a cependant été possible entre les deux fractions lors du 81ème congrès réuni du 13 au 15 juin, à Nancy. En cause : la place de La France Insoumise au sein de l’union de la gauche. Trois ans après la Nouvelle Union populaire écologique et sociale en 2022, un an après le Nouveau Front Populaire en 2024, la relation des socialistes à Jean-Luc Mélenchon et LFI a empoisonné le congrès du PS. Nicolas Mayer-Rossignol, estimant qu’il ne fallait « plus d’accord national et programmatique aux législatives pour gouverner ensemble avec La France Insoumise », a demandé solennellement à son parti de « dire et écrire et affirmer unanimement qu’il n’y aura pas, sous aucun prétexte, ni au plan national ni local, même en cas de dissolution, d’alliance avec LFI ». Le Premier secrétaire a refusé cet amendement au texte final, estimant qu’il « ne faut pas qu’on sorte de l’ambiguïté stratégique vis-à-vis de LFI ». L’état de division dans lequel se trouve l’ancien parti dominant de la gauche, aujourd’hui réduit à moins de 40.000 militants revendiqués, l’expose à de grandes déconvenues : en désaccord sur la ligne, les socialistes vont avoir le plus grand mal à se doter d’un projet susceptible de renouveler leur identité. Les deux camps visent un accord avant le premier conseil national du PS prévu le 1er juillet.
 
 GUERRE ISRAËL-IRAN, SITUATION STRATÉGIQUE, TRANSFORMATIONS INDUITES SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE
 
 Le 12 juin, Israël a déclenché une guerre préventive contre les infrastructures nucléaires de l'Iran et ses cadres. Le lendemain l’Iran ne pouvant plus compter sur ses alliés au Liban, en Irak et au Yémen, affaiblis depuis le 7 octobre, a lancé seul sa riposte contre Israël. Ses alliés au sein de l’« axe de la résistance » à Israël, Hamas, Hezbollah notamment sont restés atones, à l’exception d’un tir isolé de missile par les houthistes yéménites qui a manqué sa cible et s’est abattu sur Hébron, en Cisjordanie occupée. L’Irak, la Jordanie et les monarchies du Golfe, qui accueillent des bases américaines sur leur sol, sont tétanisées à la perspective de représailles de Téhéran contre l’Etat hébreu et son allié américain.
 En Israël, dans une étude publiée lundi par l’Université hébraïque de Jérusalem, 70% des sondés soutiennent l’opération. Avec une approche très divisée selon les populations : 83% chez les juifs israéliens, contre 12% chez les Palestiniens de citoyenneté israélienne.
 Même si elle a fait capoter les négociations qu'il avait rouvertes avec Téhéran, et en dépit de la déclaration de la coordinatrice du renseignement américain selon qui l'Iran n'était pas engagé dans la fabrication d'une arme nucléaire, Donald Trump a soutenu publiquement l'opération israélienne contre l’Iran, et ordonné l'envoi de renforts, notamment navals, pour aider à la défense d'Israël. Le porte-avions nucléaire Nimitz a été dépêché depuis la mer de Chine vers le Moyen-Orient. Mais le président américain s'est jusqu'à présent abstenu d'engager directement les forces américaines dans des actions offensives. Il a mis en garde l'Iran contre la tentation d'attaquer les intérêts américains dans la région. Il continue à prétendre qu'une négociation peut reprendre. Rentré précipitamment du sommet du G7 au Canada, le président américain a réuni mardi un conseil de sécurité consacré à la guerre aérienne entre Israël et l'Iran. La perspective d'une participation américaine aux raids contre l'Iran a créé une fracture au sein du mouvement MAGA, où l'aile isolationniste critique dorénavant ouvertement le président.
 La Russie a été la seule, parmi les puissances qui comptent dans le monde, à condamner très clairement l'attaque israélienne. Moscou ne pouvait pas faire moins à l'égard d'un pays qui lui fournit en grande quantité les drones utilisés contre l'Ukraine. Les critiques de la Chine ont été plus discrètes. L'ensemble des pays Européens a affiché sa solidarité avec Israël, tout en invitant les deux partis à la désescalade. 
 Les guerres préventives occidentales en terre d'islam du début du XXIème siècle, celle d'Irak en 2003, et celle de Libye en 2011, ont abouti à des catastrophes régionales, qui ne sont toujours pas résolues.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 - Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 juin 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>COMMENT RÉPARTIR L’EFFORT DU DÉSENDETTEMENT&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Visant un déficit à 4,6 % du PIB l'année prochaine, au lieu de 5,4 % cette année, le gouvernement entend serrer la vis budgétaire, avec un effort de 40&nbsp;milliards d'euros en 2026. La répartition de cet effort devrait être précisée à la mi-juillet. Dans ce contexte budgétaire alarmant, et quatre mois après avoir été votée par <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.liberation.fr/economie/les-deputes-votent-la-taxe-zucman-un-impot-plancher-sur-le-patrimoine-des-ultra-riches-20250221_N6FYCT62HJC3FMIAOXTSMWGWZE/"><u>une large majorité de députés</u></a>, la proposition de loi des Ecologistes visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, dite «&nbsp;taxe Zucman&nbsp;» a été rejetée jeudi par le Sénat par 188 voix contre 129 voix.</p><p>Aux côtés de deux économistes français reconnus internationalement - Olivier Blanchard, ancien chef économiste du Fonds monétaire international et Jean Pisani-Ferry, architecte du programme économique d'Emmanuel Macron en&nbsp;2017 -, Gabriel Zucman a défendu mercredi dans Le Monde ce mécanisme pour rétablir le «&nbsp;<em>principe constitutionnel d'égalité devant l'impôt&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Nous partageons le constat que les plus riches ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales, et que le mécanisme voté à l’Assemblée est le plus efficace pour remédier à cette situation.</em>&nbsp;» L’Institut des politiques publiques, fondé sur de nouvelles données administratives, a établi que les plus grandes fortunes payent dans l’ensemble très peu d’impôts sur le revenu, car elles peuvent le contourner – légalement – grâce à diverses techniques d’optimisation, comme l’utilisation de sociétés holdings. En conséquence, alors que&nbsp;l’ensemble des Français acquittent environ 50&nbsp;% de leurs revenus en impôts et cotisations sociales, tous prélèvements compris, ce chiffre tombe à 27&nbsp;% pour les milliardaires, soit presque deux fois moins. Le dispositif voté à l’Assemblée ne concerne que les fortunes d’au moins 100&nbsp;millions d’euros, soit environ 1.800&nbsp;foyers fiscaux. Il rapporterait entre 15 et 25 milliards d’euros.</p><p>Le gouvernement est opposé à la taxe Zucman. <em>« Une telle contribution serait à la fois confiscatoire et inefficace »</em>, a tranché la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, en février. <em>« Confiscatoire »</em>, parce qu’elle est trop élevée : sans mécanisme de plafonnement, la proposition pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel, met aussi en garde la commission des finances du Sénat<em>. «&nbsp;Inefficace »</em>, dans la mesure où elle pousserait, de façon <em>« catastrophique »</em>, les contribuables visés à fuir la France. Pour relativiser l’argument, Gabriel Zucman s’appuie sur des études qui tendent à démontrer que, lorsqu’un impôt sur la fortune est créé, le nombre de départs à l’étranger pour y échapper est marginal.</p><p>Cette taxe pourrait revenir au budget 2026 à l'automne. Gabriel Zucmanrappelle que l’impôt sur le revenu, voté en 1909 par la Chambre des députés a attendu 1914 pour que le Sénat, déjà dominé par la droite conservatrice, finisse par l’adopter.</p><p></p><p><strong>TRUMP CONTRE LA CALIFORNIE</strong></p><p><strong>&nbsp;</strong></p><p>Après des heurts à Los Angeles sur fond d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière le président américain a envoyé le 7 juin la garde nationale dans la ville, contre l’avis des autorités locales. Désormais, 4.800&nbsp;membres de la garde nationale de Californie et marines se trouvent déployés autour des bâtiments fédéraux, pour apporter leur soutien à la police locale et aux agents de l’ICE, l’agence chargée de l’immigration. Officiellement, il s’agit de protéger bâtiments et agents fédéraux. En s’en prenant au « Golden State », Le choix de cibler la Californie n’a rien d’anodin. <em>« Le déploiement sans fondement de la garde nationale par l’administration Trump est manifestement une mesure de rétorsion contre la Californie, bastion des communautés immigrées, et s’apparente à une déclaration de guerre à l’égard de tous les Californiens », </em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.aclusocal.org/en/press-releases/aclu-statement-trumps-deployment-national-guard-los-angeles"><u>a dénoncé l’ACLU</u></a>, influente organisation de défense des libertés civiles.</p><p>Depuis son retour à la Maison Blanche, soutenu par un Congrès à majorité conservatrice, la confrontation s’est envenimée. Véhicules électriques, protection des transgenres, gestion de l’eau : aucun domaine n’échappe à la croisade. Plus que jamais ciblée, la Californie riposte dans l’arène judiciaire. Lors du premier mandat de Trump, l’État avait intenté plus de 120 recours contre son administration, en majorité remportés, se dressant notamment contre le décret anti-immigration Muslim Ban, le démantèlement des protections des jeunes sans papiers et la sortie de l’accord de Paris sur le climat. Depuis janvier, le rythme s’est accéléré. Seule ou alliée à d’autres États, la Californie a déjà déposé plus d’une vingtaine de recours : contre la remise en cause du droit du sol, contre l’accès du Doge (le département de l’Efficacité gouvernementale) au système de paiement du Trésor, contre les coupes dans la recherche médicale ou contre l’augmentation des droits de douane. Sur le plan économique, l’escalade commerciale avec la Chine menace lourdement l’État de la côte ouest, dont les ports jouent un rôle majeur dans les importations venues d’Asie.</p><p>Sur le sujet central de l’immigration, la « résistance » californienne passe aussi par la loi. Fin 2017, malgré les menaces répétées de l’administration Trump, les élus de l’État avaient adopté une loi limitant strictement la coopération entre polices locales et agents fédéraux chargés des expulsions. Surnommée « loi sur les valeurs californiennes », cette législation a fait de l’Étatle premier « sanctuaire » du pays pour les immigrés sans papiers. Validée en 2019 par la justice, elle reste une épine dans le pied de l’administration Trump, qui accuse la Californie d’entraver sa politique migratoire.</p><p>Jeudi, le sénateur Padilla, successeur de Kamala Harris, a été arrêté et menotté pour avoir interrompu la conférence de presse de Kristi Noem, Secrétaire à la sécurité intérieure et vigoureuse promotrice des lois anti-immigrés. &nbsp;Samedi, de grandes manifestations ont été organisées pour s’opposer la politique du président républicain,&nbsp;tandis que la présidente démocrate de la chambre des représentants du Minnesota était assassinée.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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La répartition de cet effort devrait être précisée à la mi-juillet. Dans ce contexte budgétaire alarmant, et quatre mois après avoir été votée par <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.liberation.fr/economie/les-deputes-votent-la-taxe-zucman-un-impot-plancher-sur-le-patrimoine-des-ultra-riches-20250221_N6FYCT62HJC3FMIAOXTSMWGWZE/"><u>une large majorité de députés</u></a>, la proposition de loi des Ecologistes visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, dite «&nbsp;taxe Zucman&nbsp;» a été rejetée jeudi par le Sénat par 188 voix contre 129 voix.</p><p>Aux côtés de deux économistes français reconnus internationalement - Olivier Blanchard, ancien chef économiste du Fonds monétaire international et Jean Pisani-Ferry, architecte du programme économique d'Emmanuel Macron en&nbsp;2017 -, Gabriel Zucman a défendu mercredi dans Le Monde ce mécanisme pour rétablir le «&nbsp;<em>principe constitutionnel d'égalité devant l'impôt&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Nous partageons le constat que les plus riches ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales, et que le mécanisme voté à l’Assemblée est le plus efficace pour remédier à cette situation.</em>&nbsp;» L’Institut des politiques publiques, fondé sur de nouvelles données administratives, a établi que les plus grandes fortunes payent dans l’ensemble très peu d’impôts sur le revenu, car elles peuvent le contourner – légalement – grâce à diverses techniques d’optimisation, comme l’utilisation de sociétés holdings. En conséquence, alors que&nbsp;l’ensemble des Français acquittent environ 50&nbsp;% de leurs revenus en impôts et cotisations sociales, tous prélèvements compris, ce chiffre tombe à 27&nbsp;% pour les milliardaires, soit presque deux fois moins. Le dispositif voté à l’Assemblée ne concerne que les fortunes d’au moins 100&nbsp;millions d’euros, soit environ 1.800&nbsp;foyers fiscaux. Il rapporterait entre 15 et 25 milliards d’euros.</p><p>Le gouvernement est opposé à la taxe Zucman. <em>« Une telle contribution serait à la fois confiscatoire et inefficace »</em>, a tranché la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, en février. <em>« Confiscatoire »</em>, parce qu’elle est trop élevée : sans mécanisme de plafonnement, la proposition pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel, met aussi en garde la commission des finances du Sénat<em>. «&nbsp;Inefficace »</em>, dans la mesure où elle pousserait, de façon <em>« catastrophique »</em>, les contribuables visés à fuir la France. Pour relativiser l’argument, Gabriel Zucman s’appuie sur des études qui tendent à démontrer que, lorsqu’un impôt sur la fortune est créé, le nombre de départs à l’étranger pour y échapper est marginal.</p><p>Cette taxe pourrait revenir au budget 2026 à l'automne. Gabriel Zucmanrappelle que l’impôt sur le revenu, voté en 1909 par la Chambre des députés a attendu 1914 pour que le Sénat, déjà dominé par la droite conservatrice, finisse par l’adopter.</p><p></p><p><strong>TRUMP CONTRE LA CALIFORNIE</strong></p><p><strong>&nbsp;</strong></p><p>Après des heurts à Los Angeles sur fond d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière le président américain a envoyé le 7 juin la garde nationale dans la ville, contre l’avis des autorités locales. Désormais, 4.800&nbsp;membres de la garde nationale de Californie et marines se trouvent déployés autour des bâtiments fédéraux, pour apporter leur soutien à la police locale et aux agents de l’ICE, l’agence chargée de l’immigration. Officiellement, il s’agit de protéger bâtiments et agents fédéraux. En s’en prenant au « Golden State », Le choix de cibler la Californie n’a rien d’anodin. <em>« Le déploiement sans fondement de la garde nationale par l’administration Trump est manifestement une mesure de rétorsion contre la Californie, bastion des communautés immigrées, et s’apparente à une déclaration de guerre à l’égard de tous les Californiens », </em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.aclusocal.org/en/press-releases/aclu-statement-trumps-deployment-national-guard-los-angeles"><u>a dénoncé l’ACLU</u></a>, influente organisation de défense des libertés civiles.</p><p>Depuis son retour à la Maison Blanche, soutenu par un Congrès à majorité conservatrice, la confrontation s’est envenimée. Véhicules électriques, protection des transgenres, gestion de l’eau : aucun domaine n’échappe à la croisade. Plus que jamais ciblée, la Californie riposte dans l’arène judiciaire. Lors du premier mandat de Trump, l’État avait intenté plus de 120 recours contre son administration, en majorité remportés, se dressant notamment contre le décret anti-immigration Muslim Ban, le démantèlement des protections des jeunes sans papiers et la sortie de l’accord de Paris sur le climat. Depuis janvier, le rythme s’est accéléré. Seule ou alliée à d’autres États, la Californie a déjà déposé plus d’une vingtaine de recours : contre la remise en cause du droit du sol, contre l’accès du Doge (le département de l’Efficacité gouvernementale) au système de paiement du Trésor, contre les coupes dans la recherche médicale ou contre l’augmentation des droits de douane. Sur le plan économique, l’escalade commerciale avec la Chine menace lourdement l’État de la côte ouest, dont les ports jouent un rôle majeur dans les importations venues d’Asie.</p><p>Sur le sujet central de l’immigration, la « résistance » californienne passe aussi par la loi. Fin 2017, malgré les menaces répétées de l’administration Trump, les élus de l’État avaient adopté une loi limitant strictement la coopération entre polices locales et agents fédéraux chargés des expulsions. Surnommée « loi sur les valeurs californiennes », cette législation a fait de l’Étatle premier « sanctuaire » du pays pour les immigrés sans papiers. Validée en 2019 par la justice, elle reste une épine dans le pied de l’administration Trump, qui accuse la Californie d’entraver sa politique migratoire.</p><p>Jeudi, le sénateur Padilla, successeur de Kamala Harris, a été arrêté et menotté pour avoir interrompu la conférence de presse de Kristi Noem, Secrétaire à la sécurité intérieure et vigoureuse promotrice des lois anti-immigrés. &nbsp;Samedi, de grandes manifestations ont été organisées pour s’opposer la politique du président républicain,&nbsp;tandis que la présidente démocrate de la chambre des représentants du Minnesota était assassinée.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 COMMENT RÉPARTIR L’EFFORT DU DÉSENDETTEMENT ?
 
 Visant un déficit à 4,6 % du PIB l'année prochaine, au lieu de 5,4 % cette année, le gouvernement entend serrer la vis budgétaire, avec un effort de 40 milliards d'euros en 2026. La répartition de cet effort devrait être précisée à la mi-juillet. Dans ce contexte budgétaire alarmant, et quatre mois après avoir été votée par une large majorité de députés, la proposition de loi des Ecologistes visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, dite « taxe Zucman » a été rejetée jeudi par le Sénat par 188 voix contre 129 voix.
 Aux côtés de deux économistes français reconnus internationalement - Olivier Blanchard, ancien chef économiste du Fonds monétaire international et Jean Pisani-Ferry, architecte du programme économique d'Emmanuel Macron en 2017 -, Gabriel Zucman a défendu mercredi dans Le Monde ce mécanisme pour rétablir le « principe constitutionnel d'égalité devant l'impôt ». « Nous partageons le constat que les plus riches ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales, et que le mécanisme voté à l’Assemblée est le plus efficace pour remédier à cette situation. » L’Institut des politiques publiques, fondé sur de nouvelles données administratives, a établi que les plus grandes fortunes payent dans l’ensemble très peu d’impôts sur le revenu, car elles peuvent le contourner – légalement – grâce à diverses techniques d’optimisation, comme l’utilisation de sociétés holdings. En conséquence, alors que l’ensemble des Français acquittent environ 50 % de leurs revenus en impôts et cotisations sociales, tous prélèvements compris, ce chiffre tombe à 27 % pour les milliardaires, soit presque deux fois moins. Le dispositif voté à l’Assemblée ne concerne que les fortunes d’au moins 100 millions d’euros, soit environ 1.800 foyers fiscaux. Il rapporterait entre 15 et 25 milliards d’euros.
 Le gouvernement est opposé à la taxe Zucman. « Une telle contribution serait à la fois confiscatoire et inefficace », a tranché la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, en février. « Confiscatoire », parce qu’elle est trop élevée : sans mécanisme de plafonnement, la proposition pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel, met aussi en garde la commission des finances du Sénat. « Inefficace », dans la mesure où elle pousserait, de façon « catastrophique », les contribuables visés à fuir la France. Pour relativiser l’argument, Gabriel Zucman s’appuie sur des études qui tendent à démontrer que, lorsqu’un impôt sur la fortune est créé, le nombre de départs à l’étranger pour y échapper est marginal.
 Cette taxe pourrait revenir au budget 2026 à l'automne. Gabriel Zucmanrappelle que l’impôt sur le revenu, voté en 1909 par la Chambre des députés a attendu 1914 pour que le Sénat, déjà dominé par la droite conservatrice, finisse par l’adopter.
 
 TRUMP CONTRE LA CALIFORNIE
 
 Après des heurts à Los Angeles sur fond d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière le président américain a envoyé le 7 juin la garde nationale dans la ville, contre l’avis des autorités locales. Désormais, 4.800 membres de la garde nationale de Californie et marines se trouvent déployés autour des bâtiments fédéraux, pour apporter leur soutien à la police locale et aux agents de l’ICE, l’agence chargée de l’immigration. Officiellement, il s’agit de protéger bâtiments et agents fédéraux. En s’en prenant au « Golden State », Le choix de cibler la Californie n’a rien d’anodin. « Le déploiement sans fondement de la garde nationale par l’administration Trump est manifestement une mesure de rétorsion contre la Californie, bastion des communautés immigrées, et s’apparente à une déclaration de guerre à l’égard de tous les Californiens », a dénoncé l’ACLU, influente organisation de défense des libertés civiles.
 Depuis son retour à la Maison Blanche, soutenu par un Congrès à majorité conservatrice, la confrontation s’est envenimée. Véhicules électriques, protection des transgenres, gestion de l’eau : aucun domaine n’échappe à la croisade. Plus que jamais ciblée, la Californie riposte dans l’arène judiciaire. Lors du premier mandat de Trump, l’État avait intenté plus de 120 recours contre son administration, en majorité remportés, se dressant notamment contre le décret anti-immigration Muslim Ban, le démantèlement des protections des jeunes sans papiers et la sortie de l’accord de Paris sur le climat. Depuis janvier, le rythme s’est accéléré. Seule ou alliée à d’autres États, la Californie a déjà déposé plus d’une vingtaine de recours : contre la remise en cause du droit du sol, contre l’accès du Doge (le département de l’Efficacité gouvernementale) au système de paiement du Trésor, contre les coupes dans la recherche médicale ou contre l’augmentation des droits de douane. Sur le plan économique, l’escalade commerciale avec la Chine menace lourdement l’État de la côte ouest, dont les ports jouent un rôle majeur dans les importations venues d’Asie.
 Sur le sujet central de l’immigration, la « résistance » californienne passe aussi par la loi. Fin 2017, malgré les menaces répétées de l’administration Trump, les élus de l’État avaient adopté une loi limitant strictement la coopération entre polices locales et agents fédéraux chargés des expulsions. Surnommée « loi sur les valeurs californiennes », cette législation a fait de l’Étatle premier « sanctuaire » du pays pour les immigrés sans papiers. Validée en 2019 par la justice, elle reste une épine dans le pied de l’administration Trump, qui accuse la Californie d’entraver sa politique migratoire.
 Jeudi, le sénateur Padilla, successeur de Kamala Harris, a été arrêté et menotté pour avoir interrompu la conférence de presse de Kristi Noem, Secrétaire à la sécurité intérieure et vigoureuse promotrice des lois anti-immigrés. Samedi, de grandes manifestations ont été organisées pour s’opposer la politique du président républicain, tandis que la présidente démocrate de la chambre des représentants du Minnesota était assassinée.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 juin 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 COMMENT RÉPARTIR L’EFFORT DU DÉSENDETTEMENT ?
 
 Visant un déficit à 4,6 % du PIB l'année prochaine, au lieu de 5,4 % cette année, le gouvernement entend serrer la vis budgétaire, avec un effort de 40 milliards d'euros en 2026. La répartition de cet effort devrait être précisée à la mi-juillet. Dans ce contexte budgétaire alarmant, et quatre mois après avoir été votée par une large majorité de députés, la proposition de loi des Ecologistes visant à instaurer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, dite « taxe Zucman » a été rejetée jeudi par le Sénat par 188 voix contre 129 voix.
 Aux côtés de deux économistes français reconnus internationalement - Olivier Blanchard, ancien chef économiste du Fonds monétaire international et Jean Pisani-Ferry, architecte du programme économique d'Emmanuel Macron en 2017 -, Gabriel Zucman a défendu mercredi dans Le Monde ce mécanisme pour rétablir le « principe constitutionnel d'égalité devant l'impôt ». « Nous partageons le constat que les plus riches ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales, et que le mécanisme voté à l’Assemblée est le plus efficace pour remédier à cette situation. » L’Institut des politiques publiques, fondé sur de nouvelles données administratives, a établi que les plus grandes fortunes payent dans l’ensemble très peu d’impôts sur le revenu, car elles peuvent le contourner – légalement – grâce à diverses techniques d’optimisation, comme l’utilisation de sociétés holdings. En conséquence, alors que l’ensemble des Français acquittent environ 50 % de leurs revenus en impôts et cotisations sociales, tous prélèvements compris, ce chiffre tombe à 27 % pour les milliardaires, soit presque deux fois moins. Le dispositif voté à l’Assemblée ne concerne que les fortunes d’au moins 100 millions d’euros, soit environ 1.800 foyers fiscaux. Il rapporterait entre 15 et 25 milliards d’euros.
 Le gouvernement est opposé à la taxe Zucman. « Une telle contribution serait à la fois confiscatoire et inefficace », a tranché la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, en février. « Confiscatoire », parce qu’elle est trop élevée : sans mécanisme de plafonnement, la proposition pourrait être censurée par le Conseil constitutionnel, met aussi en garde la commission des finances du Sénat. « Inefficace », dans la mesure où elle pousserait, de façon « catastrophique », les contribuables visés à fuir la France. Pour relativiser l’argument, Gabriel Zucman s’appuie sur des études qui tendent à démontrer que, lorsqu’un impôt sur la fortune est créé, le nombre de départs à l’étranger pour y échapper est marginal.
 Cette taxe pourrait revenir au budget 2026 à l'automne. Gabriel Zucmanrappelle que l’impôt sur le revenu, voté en 1909 par la Chambre des députés a attendu 1914 pour que le Sénat, déjà dominé par la droite conservatrice, finisse par l’adopter.
 
 TRUMP CONTRE LA CALIFORNIE
 
 Après des heurts à Los Angeles sur fond d’expulsions d’immigrés en situation irrégulière le président américain a envoyé le 7 juin la garde nationale dans la ville, contre l’avis des autorités locales. Désormais, 4.800 membres de la garde nationale de Californie et marines se trouvent déployés autour des bâtiments fédéraux, pour apporter leur soutien à la police locale et aux agents de l’ICE, l’agence chargée de l’immigration. Officiellement, il s’agit de protéger bâtiments et agents fédéraux. En s’en prenant au « Golden State », Le choix de cibler la Californie n’a rien d’anodin. « Le déploiement sans fondement de la garde nationale par l’administration Trump est manifestement une mesure de rétorsion contre la Californie, bastion des communautés immigrées, et s’apparente à une déclaration de guerre à l’égard de tous les Californiens », a dénoncé l’ACLU, influente organisation de défense des libertés civiles.
 Depuis son retour à la Maison Blanche, soutenu par un Congrès à majorité conservatrice, la confrontation s’est envenimée. Véhicules électriques, protection des transgenres, gestion de l’eau : aucun domaine n’échappe à la croisade. Plus que jamais ciblée, la Californie riposte dans l’arène judiciaire. Lors du premier mandat de Trump, l’État avait intenté plus de 120 recours contre son administration, en majorité remportés, se dressant notamment contre le décret anti-immigration Muslim Ban, le démantèlement des protections des jeunes sans papiers et la sortie de l’accord de Paris sur le climat. Depuis janvier, le rythme s’est accéléré. Seule ou alliée à d’autres États, la Californie a déjà déposé plus d’une vingtaine de recours : contre la remise en cause du droit du sol, contre l’accès du Doge (le département de l’Efficacité gouvernementale) au système de paiement du Trésor, contre les coupes dans la recherche médicale ou contre l’augmentation des droits de douane. Sur le plan économique, l’escalade commerciale avec la Chine menace lourdement l’État de la côte ouest, dont les ports jouent un rôle majeur dans les importations venues d’Asie.
 Sur le sujet central de l’immigration, la « résistance » californienne passe aussi par la loi. Fin 2017, malgré les menaces répétées de l’administration Trump, les élus de l’État avaient adopté une loi limitant strictement la coopération entre polices locales et agents fédéraux chargés des expulsions. Surnommée « loi sur les valeurs californiennes », cette législation a fait de l’Étatle premier « sanctuaire » du pays pour les immigrés sans papiers. Validée en 2019 par la justice, elle reste une épine dans le pied de l’administration Trump, qui accuse la Californie d’entraver sa politique migratoire.
 Jeudi, le sénateur Padilla, successeur de Kamala Harris, a été arrêté et menotté pour avoir interrompu la conférence de presse de Kristi Noem, Secrétaire à la sécurité intérieure et vigoureuse promotrice des lois anti-immigrés. Samedi, de grandes manifestations ont été organisées pour s’opposer la politique du président républicain, tandis que la présidente démocrate de la chambre des représentants du Minnesota était assassinée.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:51</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/njAGAvm]]></podcast:txt><itunes:episode>439</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Gilles Taquet, directeur de galerie (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">c01c4dd1-60dc-4796-a458-5277233388be</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"><u>https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</u></a></p><p>Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p><p></p><p>Épisode 2 :<br>Dans ce deuxième épisode consacré à la galerie Roger-Viollet et à son directeur Gilles Taquet, notre invité évoque l’actualité de la galerie. Son activité d'exposition est récente : aussi permet-elle à un public varié de découvrir ses collections. Mais cette facette n’a pas remplacé son activité première : particuliers comme professionnels poussent la porte du magasin pour y acheter des clichés qu’on ne saurait trouver ailleurs.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement"><u>https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</u></a></p><p>Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p><p></p><p>Épisode 2 :<br>Dans ce deuxième épisode consacré à la galerie Roger-Viollet et à son directeur Gilles Taquet, notre invité évoque l’actualité de la galerie. Son activité d'exposition est récente : aussi permet-elle à un public varié de découvrir ses collections. Mais cette facette n’a pas remplacé son activité première : particuliers comme professionnels poussent la porte du magasin pour y acheter des clichés qu’on ne saurait trouver ailleurs.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c01c4dd1-60dc-4796-a458-5277233388be.mp3?_=1748901611" length="19893026" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.
 
 Épisode 2 :Dans ce deuxième épisode consacré à la galerie Roger-Viollet et à son directeur Gilles Taquet, notre invité évoque l’actualité de la galerie. Son activité d'exposition est récente : aussi permet-elle à un public varié de découvrir ses collections. Mais cette facette n’a pas remplacé son activité première : particuliers comme professionnels poussent la porte du magasin pour y acheter des clichés qu’on ne saurait trouver ailleurs.
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 Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.
 
 Épisode 2 :Dans ce deuxième épisode consacré à la galerie Roger-Viollet et à son directeur Gilles Taquet, notre invité évoque l’actualité de la galerie. Son activité d'exposition est récente : aussi permet-elle à un public varié de découvrir ses collections. Mais cette facette n’a pas remplacé son activité première : particuliers comme professionnels poussent la porte du magasin pour y acheter des clichés qu’on ne saurait trouver ailleurs.
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 Une conversation entre Gilles Taquet et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>20:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/glKobvY]]></podcast:txt><itunes:episode>439</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Galerie Roger-Viollet,photographie,Gilles Taquet</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : la situation de l’Église catholique, avec Danièle Hervieu-Léger]]></title><guid isPermaLink="false">3add4642-467e-4b27-aad0-e9ceeac1ac84</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Danièle Hervieu-Léger, sociologue des religions, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales.</li><li>Isabelle de Gaulmyn, journaliste vaticaniste.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>SITUATION DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE</strong></p><p></p><p>Dans votre ouvrage&nbsp;<em>Vers l’implosion. Entretiens sur le présent et l’avenir du catholicisme, </em>Danièle Hervieu-Léger, vous proposez une réflexion lucide et profonde sur la situation critique du catholicisme contemporain, notamment en Europe et en France. À travers votre dialogue avec Jean-Louis Schlegel, vous éclairez les dynamiques de fond qui ont conduit l’Église catholique à ce que certains qualifient de moment d’effondrement ou de bascule historique.</p><p>Pour vous, plusieurs séismes récents, et en particulier la publication du rapport de la CIASE en 2021, fonctionnent comme des révélateurs de fragilités systémiques enfouies de longue date. Loin d’être un accident isolé, cette crise est le symptôme d'une Église fragilisée par des décennies de blocages institutionnels, d’échecs dans la mise en œuvre du concile Vatican II, et d’une incapacité persistante à se réformer face aux évolutions de la société.</p><p>Votre analyse repose sur un constat fort : nous assistons à une&nbsp;"exculturation"&nbsp;progressive du catholicisme, c'est-à-dire à son retrait du tissu culturel commun. Plusieurs facteurs sociologiques — urbanisation, révolution familiale, transformations des représentations du corps et de la nature — ont peu à peu dissous la transmission religieuse automatique, marquant la fin du catholicisme comme matrice culturelle.</p><p>Dans ce contexte, vous soulignez que le catholicisme européen entre dans une phase de&nbsp;minorisation, où il ne pourra plus s’appuyer sur une position dominante dans la société. Pourtant, vous rappelez que l’effondrement du modèle traditionnel ne signifie pas la disparition pure et simple de la foi chrétienne : de nouvelles figures de croyance, des formes communautaires inédites, et un rapport personnel plus libre à la foi émergent.</p><p>Face aux crises successives, et notamment aux révélations des abus sexuels dans l’Église, vous insistez sur la nécessité urgente d'une&nbsp;transformation<strong> </strong>structurelle&nbsp;: réforme de la gouvernance, sortie du cléricalisme, reconfiguration du lien entre le centre romain et les périphéries locales, modernisation du langage et des modes de présence au monde.</p><p>Aujourd'hui, une question centrale se pose : l’Église catholique peut-elle survivre en inventant des formes de vie et de foi adaptées à une société postchrétienne, ou sombrera-t-elle dans une logique de repli et de nostalgie ? Peut-elle assumer son nouveau statut minoritaire de façon féconde, en devenant un lieu d'hospitalité, d'invention spirituelle et d'authenticité, plutôt qu'une forteresse défensive ?</p><p>Enfin, à travers cette réflexion, vous ouvrez une interrogation plus large : que signifie, pour l'Europe elle-même, la perte de l'héritage chrétien comme socle culturel vivant ? Peut-on imaginer une forme de fidélité au message évangélique en dehors du cadre institutionnel traditionnel ? Et quels chemins pourraient permettre à l'Église de demeurer un acteur spirituel pertinent dans le monde de demain ? Mais d’abord : pourquoi l’affaire des abus sexuels est-elle bien plus qu’une série de scandales isolés dans l’Église ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Entretiens sur le présent et l’avenir du catholicisme, </em>Danièle Hervieu-Léger, vous proposez une réflexion lucide et profonde sur la situation critique du catholicisme contemporain, notamment en Europe et en France. À travers votre dialogue avec Jean-Louis Schlegel, vous éclairez les dynamiques de fond qui ont conduit l’Église catholique à ce que certains qualifient de moment d’effondrement ou de bascule historique.</p><p>Pour vous, plusieurs séismes récents, et en particulier la publication du rapport de la CIASE en 2021, fonctionnent comme des révélateurs de fragilités systémiques enfouies de longue date. Loin d’être un accident isolé, cette crise est le symptôme d'une Église fragilisée par des décennies de blocages institutionnels, d’échecs dans la mise en œuvre du concile Vatican II, et d’une incapacité persistante à se réformer face aux évolutions de la société.</p><p>Votre analyse repose sur un constat fort : nous assistons à une&nbsp;"exculturation"&nbsp;progressive du catholicisme, c'est-à-dire à son retrait du tissu culturel commun. Plusieurs facteurs sociologiques — urbanisation, révolution familiale, transformations des représentations du corps et de la nature — ont peu à peu dissous la transmission religieuse automatique, marquant la fin du catholicisme comme matrice culturelle.</p><p>Dans ce contexte, vous soulignez que le catholicisme européen entre dans une phase de&nbsp;minorisation, où il ne pourra plus s’appuyer sur une position dominante dans la société. Pourtant, vous rappelez que l’effondrement du modèle traditionnel ne signifie pas la disparition pure et simple de la foi chrétienne : de nouvelles figures de croyance, des formes communautaires inédites, et un rapport personnel plus libre à la foi émergent.</p><p>Face aux crises successives, et notamment aux révélations des abus sexuels dans l’Église, vous insistez sur la nécessité urgente d'une&nbsp;transformation<strong> </strong>structurelle&nbsp;: réforme de la gouvernance, sortie du cléricalisme, reconfiguration du lien entre le centre romain et les périphéries locales, modernisation du langage et des modes de présence au monde.</p><p>Aujourd'hui, une question centrale se pose : l’Église catholique peut-elle survivre en inventant des formes de vie et de foi adaptées à une société postchrétienne, ou sombrera-t-elle dans une logique de repli et de nostalgie ? Peut-elle assumer son nouveau statut minoritaire de façon féconde, en devenant un lieu d'hospitalité, d'invention spirituelle et d'authenticité, plutôt qu'une forteresse défensive ?</p><p>Enfin, à travers cette réflexion, vous ouvrez une interrogation plus large : que signifie, pour l'Europe elle-même, la perte de l'héritage chrétien comme socle culturel vivant ? Peut-on imaginer une forme de fidélité au message évangélique en dehors du cadre institutionnel traditionnel ? Et quels chemins pourraient permettre à l'Église de demeurer un acteur spirituel pertinent dans le monde de demain ? Mais d’abord : pourquoi l’affaire des abus sexuels est-elle bien plus qu’une série de scandales isolés dans l’Église ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 08 Jun 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/3add4642-467e-4b27-aad0-e9ceeac1ac84.mp3?_=1748014144" length="62763510" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Danièle Hervieu-Léger, sociologue des religions, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales.- Isabelle de Gaulmyn, journaliste vaticaniste.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 
 SITUATION DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
 
 Dans votre ouvrage Vers l’implosion. Entretiens sur le présent et l’avenir du catholicisme, Danièle Hervieu-Léger, vous proposez une réflexion lucide et profonde sur la situation critique du catholicisme contemporain, notamment en Europe et en France. À travers votre dialogue avec Jean-Louis Schlegel, vous éclairez les dynamiques de fond qui ont conduit l’Église catholique à ce que certains qualifient de moment d’effondrement ou de bascule historique.
 Pour vous, plusieurs séismes récents, et en particulier la publication du rapport de la CIASE en 2021, fonctionnent comme des révélateurs de fragilités systémiques enfouies de longue date. Loin d’être un accident isolé, cette crise est le symptôme d'une Église fragilisée par des décennies de blocages institutionnels, d’échecs dans la mise en œuvre du concile Vatican II, et d’une incapacité persistante à se réformer face aux évolutions de la société.
 Votre analyse repose sur un constat fort : nous assistons à une "exculturation" progressive du catholicisme, c'est-à-dire à son retrait du tissu culturel commun. Plusieurs facteurs sociologiques — urbanisation, révolution familiale, transformations des représentations du corps et de la nature — ont peu à peu dissous la transmission religieuse automatique, marquant la fin du catholicisme comme matrice culturelle.
 Dans ce contexte, vous soulignez que le catholicisme européen entre dans une phase de minorisation, où il ne pourra plus s’appuyer sur une position dominante dans la société. Pourtant, vous rappelez que l’effondrement du modèle traditionnel ne signifie pas la disparition pure et simple de la foi chrétienne : de nouvelles figures de croyance, des formes communautaires inédites, et un rapport personnel plus libre à la foi émergent.
 Face aux crises successives, et notamment aux révélations des abus sexuels dans l’Église, vous insistez sur la nécessité urgente d'une transformation structurelle : réforme de la gouvernance, sortie du cléricalisme, reconfiguration du lien entre le centre romain et les périphéries locales, modernisation du langage et des modes de présence au monde.
 Aujourd'hui, une question centrale se pose : l’Église catholique peut-elle survivre en inventant des formes de vie et de foi adaptées à une société postchrétienne, ou sombrera-t-elle dans une logique de repli et de nostalgie ? Peut-elle assumer son nouveau statut minoritaire de façon féconde, en devenant un lieu d'hospitalité, d'invention spirituelle et d'authenticité, plutôt qu'une forteresse défensive ?
 Enfin, à travers cette réflexion, vous ouvrez une interrogation plus large : que signifie, pour l'Europe elle-même, la perte de l'héritage chrétien comme socle culturel vivant ? Peut-on imaginer une forme de fidélité au message évangélique en dehors du cadre institutionnel traditionnel ? Et quels chemins pourraient permettre à l'Église de demeurer un acteur spirituel pertinent dans le monde de demain ? Mais d’abord : pourquoi l’affaire des abus sexuels est-elle bien plus qu’une série de scandales isolés dans l’Église ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 mai 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Danièle Hervieu-Léger, sociologue des religions, directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales.- Isabelle de Gaulmyn, journaliste vaticaniste.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 
 SITUATION DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
 
 Dans votre ouvrage Vers l’implosion. Entretiens sur le présent et l’avenir du catholicisme, Danièle Hervieu-Léger, vous proposez une réflexion lucide et profonde sur la situation critique du catholicisme contemporain, notamment en Europe et en France. À travers votre dialogue avec Jean-Louis Schlegel, vous éclairez les dynamiques de fond qui ont conduit l’Église catholique à ce que certains qualifient de moment d’effondrement ou de bascule historique.
 Pour vous, plusieurs séismes récents, et en particulier la publication du rapport de la CIASE en 2021, fonctionnent comme des révélateurs de fragilités systémiques enfouies de longue date. Loin d’être un accident isolé, cette crise est le symptôme d'une Église fragilisée par des décennies de blocages institutionnels, d’échecs dans la mise en œuvre du concile Vatican II, et d’une incapacité persistante à se réformer face aux évolutions de la société.
 Votre analyse repose sur un constat fort : nous assistons à une "exculturation" progressive du catholicisme, c'est-à-dire à son retrait du tissu culturel commun. Plusieurs facteurs sociologiques — urbanisation, révolution familiale, transformations des représentations du corps et de la nature — ont peu à peu dissous la transmission religieuse automatique, marquant la fin du catholicisme comme matrice culturelle.
 Dans ce contexte, vous soulignez que le catholicisme européen entre dans une phase de minorisation, où il ne pourra plus s’appuyer sur une position dominante dans la société. Pourtant, vous rappelez que l’effondrement du modèle traditionnel ne signifie pas la disparition pure et simple de la foi chrétienne : de nouvelles figures de croyance, des formes communautaires inédites, et un rapport personnel plus libre à la foi émergent.
 Face aux crises successives, et notamment aux révélations des abus sexuels dans l’Église, vous insistez sur la nécessité urgente d'une transformation structurelle : réforme de la gouvernance, sortie du cléricalisme, reconfiguration du lien entre le centre romain et les périphéries locales, modernisation du langage et des modes de présence au monde.
 Aujourd'hui, une question centrale se pose : l’Église catholique peut-elle survivre en inventant des formes de vie et de foi adaptées à une société postchrétienne, ou sombrera-t-elle dans une logique de repli et de nostalgie ? Peut-elle assumer son nouveau statut minoritaire de façon féconde, en devenant un lieu d'hospitalité, d'invention spirituelle et d'authenticité, plutôt qu'une forteresse défensive ?
 Enfin, à travers cette réflexion, vous ouvrez une interrogation plus large : que signifie, pour l'Europe elle-même, la perte de l'héritage chrétien comme socle culturel vivant ? Peut-on imaginer une forme de fidélité au message évangélique en dehors du cadre institutionnel traditionnel ? Et quels chemins pourraient permettre à l'Église de demeurer un acteur spirituel pertinent dans le monde de demain ? Mais d’abord : pourquoi l’affaire des abus sexuels est-elle bien plus qu’une série de scandales isolés dans l’Église ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.
 
 Épisode 1 : Nous recevons pour ce nouveau Bada Gilles Taquet, directeur de la galerie Roger-Viollet. Au cours de ce premier épisode, notre invité expose les débuts de ce qui était auparavant une agence, son histoire singulière et en particulier celle de ses fondateurs, Hélène Roger-Violet et son mari Jean Fischer. Gilles Taquet nous apprend également l’ampleur de la singulière boutique rue de Seine qui détient aujourd'hui plus de six millions de photographies.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Épisode 1 : Nous recevons pour ce nouveau Bada Gilles Taquet, directeur de la galerie Roger-Viollet. Au cours de ce premier épisode, notre invité expose les débuts de ce qui était auparavant une agence, son histoire singulière et en particulier celle de ses fondateurs, Hélène Roger-Violet et son mari Jean Fischer. Gilles Taquet nous apprend également l’ampleur de la singulière boutique rue de Seine qui détient aujourd'hui plus de six millions de photographies.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 mai 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE RECUL DES ACCORDS DE PARIS</strong></p><p></p><p>Après avoir clamé « <em>Make our planet great again </em>(«&nbsp;Rendez sa grandeur à la planète »), et promis que son second quinquennat <em>« sera écologique ou ne sera pas&nbsp;»</em>, Emmanuel Macron s’est montré de moins en moins ambitieux au fil de ses deux mandats. Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. En 2019, sur recours du collectif d’associations «&nbsp;L’affaire du siècle », la responsabilité de l’État a été engagée par le juge administratif pour n’avoir pas respecté sa propre trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre.</p><p>Déjà marginalisée depuis l’irruption de la guerre en Ukraine ou à Gaza, la cause climatique se&nbsp;retrouve foulée aux pieds dans le nouveau chaos géopolitique créé par l’administration Trump. En France, depuis le début de l’année, les reculs se multiplient, dans une ambiance d’attaques répétées de la droite et de l’extrême droite contre les opérateurs de l’État comme l’Office français de la biodiversité ou l’Agence de la transition écologique. Adopté au Sénat en janvier, un texte vise la réautorisation par dérogation de certains insecticides néonicotinoïdes et restreint l’indépendance de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), des reculs jugés considérables par les défenseurs de l’environnement.</p><p>Or, il y a dix ans, dans le cadre des accords de Paris de 2015, la France s'est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050 et, pour y parvenir, s'est dotée d'une feuille de route de réduction des émissions par secteur, la Stratégie nationale bas carbone, dont la troisième version doit être officiellement publiée dans les prochains mois. L'objectif&nbsp;: réduire nos émissions brutes de 50 % entre 1990 et 2030, en accord avec l'objectif européen. Alors que la France doit réduire ses émissions de 4,7 % par an en moyenne entre 2022 et 2030, ces dernières n’ont diminué que de 1,8 % en 2024 par rapport à 2023 selon lebaromètre Citepa chargé de l'inventaire des émissions de la France. Le compte n'y est donc pas.</p><p>Selon une enquête de 2022 de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), environ 43&nbsp;% des Français ont une opinion sur le climat qui s’écarte significativement du consensus scientifique. Une proportion qui excède – parfois de plus de 20&nbsp;points &nbsp;– ce qui est observé dans la douzaine des autres pays à hauts revenus inclus dans l’étude de l’OCDE.</p><p></p><p><strong>LA POLITIQUE DE NETANYAHOU ET L’ISOLEMENT D’ISRAËL</strong></p><p></p><p>Durant la tournée de Donald Trump dans le Golfe mi-mai, le premier ministre israélien a paru isolé et pris de court par les décisions du président américain de lancer des pourparlers avec l’Iran sur le nucléaire, de négocier directement avec le Hamas la libération d’otages israélo-américains, de conclure un cessez-le-feu avec les Houthis yéménites et de lever les sanctions américaines sur la Syrie.</p><p>Le 19 mai, Benyamin Nétanyahou a&nbsp;annoncé qu'Israël allait prendre <em>«&nbsp;le contrôle de tout le territoire </em>» de&nbsp;la bande de Gaza en lançant l'opération Chariots de Gédéon. L’armée israélienne a depuis intensifié ses opérations dans l'enclave palestinienne, faisant des centaines de morts, dont une&nbsp;majorité de civils<em>.</em> Le plan du gouvernement israélien qui suppose de raser ce qui reste de Gaza, de parquer une population affamée dans une petite portion de l’enclave et de la soumettre à un système militarisé de distribution d’aide humanitaire a suscité une indignation générale de la communauté internationale y compris de la part de capitales occidentales proches d’Israël. Quelque 39&nbsp;pays ont déposé <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/monde/israel-dans-l-etau-de-la-justice-internationale_893803"><u>un recours devant la Cour Internationale de Justice</u></a> de La Haye. Le président français, et les Premiers ministres britannique et canadien ont prévenu qu'ils ne resteraient <em>«&nbsp;pas les bras croisés&nbsp;»</em> devant les <em>«&nbsp;actions scandaleuses&nbsp;»</em> du gouvernement israélien. 22 pays ont aussi exigé d’Israël une <em>« reprise complète de l’aide à la bande de Gaza, immédiatement&nbsp;»</em>, demandant qu’elle soit organisée par les Nations unies et les ONG. Sous la pression, après deux mois et demi de blocus humanitaire, Benyamin Netanyahou a autorisé quelques camions transportant des médicaments et de la nourriture pour enfants à pénétrer dans la bande de Gaza. Un geste minimum, loin de répondre aux besoins. Le 20 mai, la Commission européenne a déclaré qu’elle allait entamer un processus de révision de l'accord d'association de l'Union européenne avec Israël, dont l'article&nbsp;2 évoque le respect des droits humains qui pourrait aboutir à la suspension des relations commerciales favorables à Tel-Aviv. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas a constaté qu’« <em>il existe une forte majorité en faveur du réexamen de l'article&nbsp;2&nbsp;de notre accord d'association avec Israël. Nous allons donc nous lancer dans cet exercice</em> ». La mort de deux employés de l'ambassade d'Israël aux États-Unis, tués devant le musée juif de Washington, a renforcé un sentiment d’isolement en Israël et la crainte de devenir un Etat paria. Le 23 mai, le Conseil de l’Europe a estimé que les actes dans la bande de Gaza «&nbsp;<em>vont dans le sens d’un nettoyage ethnique et d’un génocide</em>&nbsp;». Lundi, le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé le gouvernement Netanyahou de ne plus continuer à le soutenir en raison de l'intensification de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza. «&nbsp;<em>On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas&nbsp;</em>», a déclaré le dirigeant allemand, fustigeant avec une rare fermeté les actions d'Israël, dont Berlin est l'un des plus fidèles alliés avec les États-Unis.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. En 2019, sur recours du collectif d’associations «&nbsp;L’affaire du siècle », la responsabilité de l’État a été engagée par le juge administratif pour n’avoir pas respecté sa propre trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre.</p><p>Déjà marginalisée depuis l’irruption de la guerre en Ukraine ou à Gaza, la cause climatique se&nbsp;retrouve foulée aux pieds dans le nouveau chaos géopolitique créé par l’administration Trump. En France, depuis le début de l’année, les reculs se multiplient, dans une ambiance d’attaques répétées de la droite et de l’extrême droite contre les opérateurs de l’État comme l’Office français de la biodiversité ou l’Agence de la transition écologique. Adopté au Sénat en janvier, un texte vise la réautorisation par dérogation de certains insecticides néonicotinoïdes et restreint l’indépendance de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), des reculs jugés considérables par les défenseurs de l’environnement.</p><p>Or, il y a dix ans, dans le cadre des accords de Paris de 2015, la France s'est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050 et, pour y parvenir, s'est dotée d'une feuille de route de réduction des émissions par secteur, la Stratégie nationale bas carbone, dont la troisième version doit être officiellement publiée dans les prochains mois. L'objectif&nbsp;: réduire nos émissions brutes de 50 % entre 1990 et 2030, en accord avec l'objectif européen. Alors que la France doit réduire ses émissions de 4,7 % par an en moyenne entre 2022 et 2030, ces dernières n’ont diminué que de 1,8 % en 2024 par rapport à 2023 selon lebaromètre Citepa chargé de l'inventaire des émissions de la France. Le compte n'y est donc pas.</p><p>Selon une enquête de 2022 de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), environ 43&nbsp;% des Français ont une opinion sur le climat qui s’écarte significativement du consensus scientifique. Une proportion qui excède – parfois de plus de 20&nbsp;points &nbsp;– ce qui est observé dans la douzaine des autres pays à hauts revenus inclus dans l’étude de l’OCDE.</p><p></p><p><strong>LA POLITIQUE DE NETANYAHOU ET L’ISOLEMENT D’ISRAËL</strong></p><p></p><p>Durant la tournée de Donald Trump dans le Golfe mi-mai, le premier ministre israélien a paru isolé et pris de court par les décisions du président américain de lancer des pourparlers avec l’Iran sur le nucléaire, de négocier directement avec le Hamas la libération d’otages israélo-américains, de conclure un cessez-le-feu avec les Houthis yéménites et de lever les sanctions américaines sur la Syrie.</p><p>Le 19 mai, Benyamin Nétanyahou a&nbsp;annoncé qu'Israël allait prendre <em>«&nbsp;le contrôle de tout le territoire </em>» de&nbsp;la bande de Gaza en lançant l'opération Chariots de Gédéon. L’armée israélienne a depuis intensifié ses opérations dans l'enclave palestinienne, faisant des centaines de morts, dont une&nbsp;majorité de civils<em>.</em> Le plan du gouvernement israélien qui suppose de raser ce qui reste de Gaza, de parquer une population affamée dans une petite portion de l’enclave et de la soumettre à un système militarisé de distribution d’aide humanitaire a suscité une indignation générale de la communauté internationale y compris de la part de capitales occidentales proches d’Israël. Quelque 39&nbsp;pays ont déposé <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/monde/israel-dans-l-etau-de-la-justice-internationale_893803"><u>un recours devant la Cour Internationale de Justice</u></a> de La Haye. Le président français, et les Premiers ministres britannique et canadien ont prévenu qu'ils ne resteraient <em>«&nbsp;pas les bras croisés&nbsp;»</em> devant les <em>«&nbsp;actions scandaleuses&nbsp;»</em> du gouvernement israélien. 22 pays ont aussi exigé d’Israël une <em>« reprise complète de l’aide à la bande de Gaza, immédiatement&nbsp;»</em>, demandant qu’elle soit organisée par les Nations unies et les ONG. Sous la pression, après deux mois et demi de blocus humanitaire, Benyamin Netanyahou a autorisé quelques camions transportant des médicaments et de la nourriture pour enfants à pénétrer dans la bande de Gaza. Un geste minimum, loin de répondre aux besoins. Le 20 mai, la Commission européenne a déclaré qu’elle allait entamer un processus de révision de l'accord d'association de l'Union européenne avec Israël, dont l'article&nbsp;2 évoque le respect des droits humains qui pourrait aboutir à la suspension des relations commerciales favorables à Tel-Aviv. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas a constaté qu’« <em>il existe une forte majorité en faveur du réexamen de l'article&nbsp;2&nbsp;de notre accord d'association avec Israël. Nous allons donc nous lancer dans cet exercice</em> ». La mort de deux employés de l'ambassade d'Israël aux États-Unis, tués devant le musée juif de Washington, a renforcé un sentiment d’isolement en Israël et la crainte de devenir un Etat paria. Le 23 mai, le Conseil de l’Europe a estimé que les actes dans la bande de Gaza «&nbsp;<em>vont dans le sens d’un nettoyage ethnique et d’un génocide</em>&nbsp;». Lundi, le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé le gouvernement Netanyahou de ne plus continuer à le soutenir en raison de l'intensification de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza. «&nbsp;<em>On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas&nbsp;</em>», a déclaré le dirigeant allemand, fustigeant avec une rare fermeté les actions d'Israël, dont Berlin est l'un des plus fidèles alliés avec les États-Unis.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LE RECUL DES ACCORDS DE PARIS
 
 Après avoir clamé « Make our planet great again (« Rendez sa grandeur à la planète »), et promis que son second quinquennat « sera écologique ou ne sera pas », Emmanuel Macron s’est montré de moins en moins ambitieux au fil de ses deux mandats. Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. En 2019, sur recours du collectif d’associations « L’affaire du siècle », la responsabilité de l’État a été engagée par le juge administratif pour n’avoir pas respecté sa propre trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
 Déjà marginalisée depuis l’irruption de la guerre en Ukraine ou à Gaza, la cause climatique se retrouve foulée aux pieds dans le nouveau chaos géopolitique créé par l’administration Trump. En France, depuis le début de l’année, les reculs se multiplient, dans une ambiance d’attaques répétées de la droite et de l’extrême droite contre les opérateurs de l’État comme l’Office français de la biodiversité ou l’Agence de la transition écologique. Adopté au Sénat en janvier, un texte vise la réautorisation par dérogation de certains insecticides néonicotinoïdes et restreint l’indépendance de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), des reculs jugés considérables par les défenseurs de l’environnement.
 Or, il y a dix ans, dans le cadre des accords de Paris de 2015, la France s'est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050 et, pour y parvenir, s'est dotée d'une feuille de route de réduction des émissions par secteur, la Stratégie nationale bas carbone, dont la troisième version doit être officiellement publiée dans les prochains mois. L'objectif : réduire nos émissions brutes de 50 % entre 1990 et 2030, en accord avec l'objectif européen. Alors que la France doit réduire ses émissions de 4,7 % par an en moyenne entre 2022 et 2030, ces dernières n’ont diminué que de 1,8 % en 2024 par rapport à 2023 selon lebaromètre Citepa chargé de l'inventaire des émissions de la France. Le compte n'y est donc pas.
 Selon une enquête de 2022 de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), environ 43 % des Français ont une opinion sur le climat qui s’écarte significativement du consensus scientifique. Une proportion qui excède – parfois de plus de 20 points – ce qui est observé dans la douzaine des autres pays à hauts revenus inclus dans l’étude de l’OCDE.
 
 LA POLITIQUE DE NETANYAHOU ET L’ISOLEMENT D’ISRAËL
 
 Durant la tournée de Donald Trump dans le Golfe mi-mai, le premier ministre israélien a paru isolé et pris de court par les décisions du président américain de lancer des pourparlers avec l’Iran sur le nucléaire, de négocier directement avec le Hamas la libération d’otages israélo-américains, de conclure un cessez-le-feu avec les Houthis yéménites et de lever les sanctions américaines sur la Syrie.
 Le 19 mai, Benyamin Nétanyahou a annoncé qu'Israël allait prendre « le contrôle de tout le territoire » de la bande de Gaza en lançant l'opération Chariots de Gédéon. L’armée israélienne a depuis intensifié ses opérations dans l'enclave palestinienne, faisant des centaines de morts, dont une majorité de civils. Le plan du gouvernement israélien qui suppose de raser ce qui reste de Gaza, de parquer une population affamée dans une petite portion de l’enclave et de la soumettre à un système militarisé de distribution d’aide humanitaire a suscité une indignation générale de la communauté internationale y compris de la part de capitales occidentales proches d’Israël. Quelque 39 pays ont déposé un recours devant la Cour Internationale de Justice de La Haye. Le président français, et les Premiers ministres britannique et canadien ont prévenu qu'ils ne resteraient « pas les bras croisés » devant les « actions scandaleuses » du gouvernement israélien. 22 pays ont aussi exigé d’Israël une « reprise complète de l’aide à la bande de Gaza, immédiatement », demandant qu’elle soit organisée par les Nations unies et les ONG. Sous la pression, après deux mois et demi de blocus humanitaire, Benyamin Netanyahou a autorisé quelques camions transportant des médicaments et de la nourriture pour enfants à pénétrer dans la bande de Gaza. Un geste minimum, loin de répondre aux besoins. Le 20 mai, la Commission européenne a déclaré qu’elle allait entamer un processus de révision de l'accord d'association de l'Union européenne avec Israël, dont l'article 2 évoque le respect des droits humains qui pourrait aboutir à la suspension des relations commerciales favorables à Tel-Aviv. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas a constaté qu’« il existe une forte majorité en faveur du réexamen de l'article 2 de notre accord d'association avec Israël. Nous allons donc nous lancer dans cet exercice ». La mort de deux employés de l'ambassade d'Israël aux États-Unis, tués devant le musée juif de Washington, a renforcé un sentiment d’isolement en Israël et la crainte de devenir un Etat paria. Le 23 mai, le Conseil de l’Europe a estimé que les actes dans la bande de Gaza « vont dans le sens d’un nettoyage ethnique et d’un génocide ». Lundi, le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé le gouvernement Netanyahou de ne plus continuer à le soutenir en raison de l'intensification de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza. « On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas », a déclaré le dirigeant allemand, fustigeant avec une rare fermeté les actions d'Israël, dont Berlin est l'un des plus fidèles alliés avec les États-Unis.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 mai 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LE RECUL DES ACCORDS DE PARIS
 
 Après avoir clamé « Make our planet great again (« Rendez sa grandeur à la planète »), et promis que son second quinquennat « sera écologique ou ne sera pas », Emmanuel Macron s’est montré de moins en moins ambitieux au fil de ses deux mandats. Son gouvernement n’a pas tenu sa promesse de sortie du glyphosate en trois ans, a édulcoré la loi zéro artificialisation nette et délivre encore des permis d’hydrocarbures. En 2019, sur recours du collectif d’associations « L’affaire du siècle », la responsabilité de l’État a été engagée par le juge administratif pour n’avoir pas respecté sa propre trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
 Déjà marginalisée depuis l’irruption de la guerre en Ukraine ou à Gaza, la cause climatique se retrouve foulée aux pieds dans le nouveau chaos géopolitique créé par l’administration Trump. En France, depuis le début de l’année, les reculs se multiplient, dans une ambiance d’attaques répétées de la droite et de l’extrême droite contre les opérateurs de l’État comme l’Office français de la biodiversité ou l’Agence de la transition écologique. Adopté au Sénat en janvier, un texte vise la réautorisation par dérogation de certains insecticides néonicotinoïdes et restreint l’indépendance de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), des reculs jugés considérables par les défenseurs de l’environnement.
 Or, il y a dix ans, dans le cadre des accords de Paris de 2015, la France s'est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050 et, pour y parvenir, s'est dotée d'une feuille de route de réduction des émissions par secteur, la Stratégie nationale bas carbone, dont la troisième version doit être officiellement publiée dans les prochains mois. L'objectif : réduire nos émissions brutes de 50 % entre 1990 et 2030, en accord avec l'objectif européen. Alors que la France doit réduire ses émissions de 4,7 % par an en moyenne entre 2022 et 2030, ces dernières n’ont diminué que de 1,8 % en 2024 par rapport à 2023 selon lebaromètre Citepa chargé de l'inventaire des émissions de la France. Le compte n'y est donc pas.
 Selon une enquête de 2022 de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), environ 43 % des Français ont une opinion sur le climat qui s’écarte significativement du consensus scientifique. Une proportion qui excède – parfois de plus de 20 points – ce qui est observé dans la douzaine des autres pays à hauts revenus inclus dans l’étude de l’OCDE.
 
 LA POLITIQUE DE NETANYAHOU ET L’ISOLEMENT D’ISRAËL
 
 Durant la tournée de Donald Trump dans le Golfe mi-mai, le premier ministre israélien a paru isolé et pris de court par les décisions du président américain de lancer des pourparlers avec l’Iran sur le nucléaire, de négocier directement avec le Hamas la libération d’otages israélo-américains, de conclure un cessez-le-feu avec les Houthis yéménites et de lever les sanctions américaines sur la Syrie.
 Le 19 mai, Benyamin Nétanyahou a annoncé qu'Israël allait prendre « le contrôle de tout le territoire » de la bande de Gaza en lançant l'opération Chariots de Gédéon. L’armée israélienne a depuis intensifié ses opérations dans l'enclave palestinienne, faisant des centaines de morts, dont une majorité de civils. Le plan du gouvernement israélien qui suppose de raser ce qui reste de Gaza, de parquer une population affamée dans une petite portion de l’enclave et de la soumettre à un système militarisé de distribution d’aide humanitaire a suscité une indignation générale de la communauté internationale y compris de la part de capitales occidentales proches d’Israël. Quelque 39 pays ont déposé un recours devant la Cour Internationale de Justice de La Haye. Le président français, et les Premiers ministres britannique et canadien ont prévenu qu'ils ne resteraient « pas les bras croisés » devant les « actions scandaleuses » du gouvernement israélien. 22 pays ont aussi exigé d’Israël une « reprise complète de l’aide à la bande de Gaza, immédiatement », demandant qu’elle soit organisée par les Nations unies et les ONG. Sous la pression, après deux mois et demi de blocus humanitaire, Benyamin Netanyahou a autorisé quelques camions transportant des médicaments et de la nourriture pour enfants à pénétrer dans la bande de Gaza. Un geste minimum, loin de répondre aux besoins. Le 20 mai, la Commission européenne a déclaré qu’elle allait entamer un processus de révision de l'accord d'association de l'Union européenne avec Israël, dont l'article 2 évoque le respect des droits humains qui pourrait aboutir à la suspension des relations commerciales favorables à Tel-Aviv. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas a constaté qu’« il existe une forte majorité en faveur du réexamen de l'article 2 de notre accord d'association avec Israël. Nous allons donc nous lancer dans cet exercice ». La mort de deux employés de l'ambassade d'Israël aux États-Unis, tués devant le musée juif de Washington, a renforcé un sentiment d’isolement en Israël et la crainte de devenir un Etat paria. Le 23 mai, le Conseil de l’Europe a estimé que les actes dans la bande de Gaza « vont dans le sens d’un nettoyage ethnique et d’un génocide ». Lundi, le chancelier allemand Friedrich Merz a menacé le gouvernement Netanyahou de ne plus continuer à le soutenir en raison de l'intensification de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza. « On ne peut plus le justifier par une lutte contre le terrorisme du Hamas », a déclaré le dirigeant allemand, fustigeant avec une rare fermeté les actions d'Israël, dont Berlin est l'un des plus fidèles alliés avec les États-Unis.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/vpqrHtf]]></podcast:txt><itunes:episode>438</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Marc-Olivier Padis,Lucile Schmid,Israël,Palestine,Netanyahou,Macron,écologie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (défis intérieurs)]]></title><guid isPermaLink="false">598927b3-19a0-490b-ae0d-5e8a3de02e75</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Union des Entreprises de Proximité le 25 mai 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Union des Entreprises de Proximité le 25 mai 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 28 May 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/598927b3-19a0-490b-ae0d-5e8a3de02e75.mp3?_=1748192455" length="30305226" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>31:34</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/HIqvWbH]]></podcast:txt><itunes:episode>438</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Défis intérieurs,immigration,insécurité,narcotrafic,Retailleau</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Les défis intérieurs]]></title><guid isPermaLink="false">cd2a5d3c-5f17-4c7e-9c4a-28875542ae24</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Union des Entreprises de Proximité le 25 mai 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>Les défis liés aux Frères musulmans, au narcotrafic, à l’immigration et à l’insécurité peuvent-ils être sérieusement relevés ou sont-ils condamnés à former la base de slogans électoraux&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Narcotrafic, insécurité, immigration, Frères musulmans, les défis ne manquent pas d’alimenter le débat public en France. Quasi-consensuelle, la proposition de loi visant à lutter contre le trafic de drogues a été définitivement adoptée par le Parlement, le 29 avril. Un succès pour le gouvernement, dont le projet a obtenu un large soutien des députés. Seuls quelques élus de gauche ont voté contre cette loi qui prévoit notamment un régime de détention strict pour les narcotrafiquants, l’anonymisation des agents pénitentiaires et la création en janvier 2026 d'un parquet national anti criminalité organisée, compétent sur les dossiers les plus graves et complexes sur le modèle du parquet national antiterroriste.</p><p>Suscitant au contraire la controverse, l'ancien ministre de l'Intérieur adressé un tableau très noir de l'insécurité en France. Selon lui, <em>« il n'y a plus de lieux </em>safe&nbsp;<em>»</em> dans le pays&nbsp;: quartiers, centres-villes, périphéries urbaines, villages, lieux de culte, écoles, transports en commun, terrains de sport, une violence exacerbée et décomplexée touche l'ensemble de notre pays, en dépit des multiples lois votées sur la sécurité depuis vingt ans.</p><p>Sur le défi de l’immigration, devenu une des questions centrales du débat national, l’essayiste Hakim El Karoui&nbsp;vient de réaliser un rapport pour Terra Nova intitulé « <em>Les travailleurs immigrés. Avec ou sans eux ?</em> » soulignant que <em>« dans un contexte de vieillissement démographique&nbsp;»</em> et avec les enjeux de renouvellement de la population active qui lui sont associés, <em>« le recours à la main-d’œuvre étrangère sera décisif dans les années et qui viennent&nbsp;».</em> Réfutant la note de Terra Nova, le directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie assure dans le <em>Figaro</em> que la France n'a pas besoin de plus d'immigration.</p><p>Autre défi, « <em>Les Frères musulmans et l'islamisme politique en France</em>&nbsp;», ont fait l’objet un rapport présenté mercredi lors d'un Conseil de défense à l'Élysée. Réalisé au premier semestre 2024 par un diplomate et un préfet, il décrit «&nbsp;<em>un important réseau d'implantations</em> », listant « <em>139 lieux de cultes affiliés aux Musulmans de France</em> » et 55 proches de cette fédération, soit « <em>7% des 2.800 lieux de culte musulmans répertoriés sur le sol national </em>», accueillant « <em>en moyenne 91.000 fidèles le vendredi</em>&nbsp;». Pour les auteurs, <em>« le danger d’un islamisme municipal, composite au plan idéologique mais très militant, avec des effets croissants dans l’espace public et le jeu politique local, apparaît bien réel »</em>. Depuis sa publication, le document alimente un vif débat. Si l’anthropologue Florence Bergeaud-Blacker, chargée de recherche au CNRS, se félicite d’une <em>«&nbsp;prise de conscience » </em>salutaire, d’autres spécialistes dénoncent un usage politique du rapport et décrivent un mouvement en déclin, aussi bien à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Quasi-consensuelle, la proposition de loi visant à lutter contre le trafic de drogues a été définitivement adoptée par le Parlement, le 29 avril. Un succès pour le gouvernement, dont le projet a obtenu un large soutien des députés. Seuls quelques élus de gauche ont voté contre cette loi qui prévoit notamment un régime de détention strict pour les narcotrafiquants, l’anonymisation des agents pénitentiaires et la création en janvier 2026 d'un parquet national anti criminalité organisée, compétent sur les dossiers les plus graves et complexes sur le modèle du parquet national antiterroriste.</p><p>Suscitant au contraire la controverse, l'ancien ministre de l'Intérieur adressé un tableau très noir de l'insécurité en France. Selon lui, <em>« il n'y a plus de lieux </em>safe&nbsp;<em>»</em> dans le pays&nbsp;: quartiers, centres-villes, périphéries urbaines, villages, lieux de culte, écoles, transports en commun, terrains de sport, une violence exacerbée et décomplexée touche l'ensemble de notre pays, en dépit des multiples lois votées sur la sécurité depuis vingt ans.</p><p>Sur le défi de l’immigration, devenu une des questions centrales du débat national, l’essayiste Hakim El Karoui&nbsp;vient de réaliser un rapport pour Terra Nova intitulé « <em>Les travailleurs immigrés. Avec ou sans eux ?</em> » soulignant que <em>« dans un contexte de vieillissement démographique&nbsp;»</em> et avec les enjeux de renouvellement de la population active qui lui sont associés, <em>« le recours à la main-d’œuvre étrangère sera décisif dans les années et qui viennent&nbsp;».</em> Réfutant la note de Terra Nova, le directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie assure dans le <em>Figaro</em> que la France n'a pas besoin de plus d'immigration.</p><p>Autre défi, « <em>Les Frères musulmans et l'islamisme politique en France</em>&nbsp;», ont fait l’objet un rapport présenté mercredi lors d'un Conseil de défense à l'Élysée. Réalisé au premier semestre 2024 par un diplomate et un préfet, il décrit «&nbsp;<em>un important réseau d'implantations</em> », listant « <em>139 lieux de cultes affiliés aux Musulmans de France</em> » et 55 proches de cette fédération, soit « <em>7% des 2.800 lieux de culte musulmans répertoriés sur le sol national </em>», accueillant « <em>en moyenne 91.000 fidèles le vendredi</em>&nbsp;». Pour les auteurs, <em>« le danger d’un islamisme municipal, composite au plan idéologique mais très militant, avec des effets croissants dans l’espace public et le jeu politique local, apparaît bien réel »</em>. Depuis sa publication, le document alimente un vif débat. Si l’anthropologue Florence Bergeaud-Blacker, chargée de recherche au CNRS, se félicite d’une <em>«&nbsp;prise de conscience » </em>salutaire, d’autres spécialistes dénoncent un usage politique du rapport et décrivent un mouvement en déclin, aussi bien à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.</p><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 25 May 2025 14:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/cd2a5d3c-5f17-4c7e-9c4a-28875542ae24.mp3?_=1748105052" length="69489318" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 Les défis liés aux Frères musulmans, au narcotrafic, à l’immigration et à l’insécurité peuvent-ils être sérieusement relevés ou sont-ils condamnés à former la base de slogans électoraux ?
 
 Narcotrafic, insécurité, immigration, Frères musulmans, les défis ne manquent pas d’alimenter le débat public en France. Quasi-consensuelle, la proposition de loi visant à lutter contre le trafic de drogues a été définitivement adoptée par le Parlement, le 29 avril. Un succès pour le gouvernement, dont le projet a obtenu un large soutien des députés. Seuls quelques élus de gauche ont voté contre cette loi qui prévoit notamment un régime de détention strict pour les narcotrafiquants, l’anonymisation des agents pénitentiaires et la création en janvier 2026 d'un parquet national anti criminalité organisée, compétent sur les dossiers les plus graves et complexes sur le modèle du parquet national antiterroriste.
 Suscitant au contraire la controverse, l'ancien ministre de l'Intérieur adressé un tableau très noir de l'insécurité en France. Selon lui, « il n'y a plus de lieux safe » dans le pays : quartiers, centres-villes, périphéries urbaines, villages, lieux de culte, écoles, transports en commun, terrains de sport, une violence exacerbée et décomplexée touche l'ensemble de notre pays, en dépit des multiples lois votées sur la sécurité depuis vingt ans.
 Sur le défi de l’immigration, devenu une des questions centrales du débat national, l’essayiste Hakim El Karoui vient de réaliser un rapport pour Terra Nova intitulé « Les travailleurs immigrés. Avec ou sans eux ? » soulignant que « dans un contexte de vieillissement démographique » et avec les enjeux de renouvellement de la population active qui lui sont associés, « le recours à la main-d’œuvre étrangère sera décisif dans les années et qui viennent ». Réfutant la note de Terra Nova, le directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie assure dans le Figaro que la France n'a pas besoin de plus d'immigration.
 Autre défi, « Les Frères musulmans et l'islamisme politique en France », ont fait l’objet un rapport présenté mercredi lors d'un Conseil de défense à l'Élysée. Réalisé au premier semestre 2024 par un diplomate et un préfet, il décrit « un important réseau d'implantations », listant « 139 lieux de cultes affiliés aux Musulmans de France » et 55 proches de cette fédération, soit « 7% des 2.800 lieux de culte musulmans répertoriés sur le sol national », accueillant « en moyenne 91.000 fidèles le vendredi ». Pour les auteurs, « le danger d’un islamisme municipal, composite au plan idéologique mais très militant, avec des effets croissants dans l’espace public et le jeu politique local, apparaît bien réel ». Depuis sa publication, le document alimente un vif débat. Si l’anthropologue Florence Bergeaud-Blacker, chargée de recherche au CNRS, se félicite d’une « prise de conscience » salutaire, d’autres spécialistes dénoncent un usage politique du rapport et décrivent un mouvement en déclin, aussi bien à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Union des Entreprises de Proximité le 25 mai 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 Les défis liés aux Frères musulmans, au narcotrafic, à l’immigration et à l’insécurité peuvent-ils être sérieusement relevés ou sont-ils condamnés à former la base de slogans électoraux ?
 
 Narcotrafic, insécurité, immigration, Frères musulmans, les défis ne manquent pas d’alimenter le débat public en France. Quasi-consensuelle, la proposition de loi visant à lutter contre le trafic de drogues a été définitivement adoptée par le Parlement, le 29 avril. Un succès pour le gouvernement, dont le projet a obtenu un large soutien des députés. Seuls quelques élus de gauche ont voté contre cette loi qui prévoit notamment un régime de détention strict pour les narcotrafiquants, l’anonymisation des agents pénitentiaires et la création en janvier 2026 d'un parquet national anti criminalité organisée, compétent sur les dossiers les plus graves et complexes sur le modèle du parquet national antiterroriste.
 Suscitant au contraire la controverse, l'ancien ministre de l'Intérieur adressé un tableau très noir de l'insécurité en France. Selon lui, « il n'y a plus de lieux safe » dans le pays : quartiers, centres-villes, périphéries urbaines, villages, lieux de culte, écoles, transports en commun, terrains de sport, une violence exacerbée et décomplexée touche l'ensemble de notre pays, en dépit des multiples lois votées sur la sécurité depuis vingt ans.
 Sur le défi de l’immigration, devenu une des questions centrales du débat national, l’essayiste Hakim El Karoui vient de réaliser un rapport pour Terra Nova intitulé « Les travailleurs immigrés. Avec ou sans eux ? » soulignant que « dans un contexte de vieillissement démographique » et avec les enjeux de renouvellement de la population active qui lui sont associés, « le recours à la main-d’œuvre étrangère sera décisif dans les années et qui viennent ». Réfutant la note de Terra Nova, le directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie assure dans le Figaro que la France n'a pas besoin de plus d'immigration.
 Autre défi, « Les Frères musulmans et l'islamisme politique en France », ont fait l’objet un rapport présenté mercredi lors d'un Conseil de défense à l'Élysée. Réalisé au premier semestre 2024 par un diplomate et un préfet, il décrit « un important réseau d'implantations », listant « 139 lieux de cultes affiliés aux Musulmans de France » et 55 proches de cette fédération, soit « 7% des 2.800 lieux de culte musulmans répertoriés sur le sol national », accueillant « en moyenne 91.000 fidèles le vendredi ». Pour les auteurs, « le danger d’un islamisme municipal, composite au plan idéologique mais très militant, avec des effets croissants dans l’espace public et le jeu politique local, apparaît bien réel ». Depuis sa publication, le document alimente un vif débat. Si l’anthropologue Florence Bergeaud-Blacker, chargée de recherche au CNRS, se félicite d’une « prise de conscience » salutaire, d’autres spécialistes dénoncent un usage politique du rapport et décrivent un mouvement en déclin, aussi bien à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:12:23</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ARsprtn]]></podcast:txt><itunes:episode>437</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Lionel Zinsou,Béatrice Giblin,Richard Werly,Jean-Louis Bourlanges,Défis intérieurs,Bruno Retailleau,Frères musulmans,immigration,narcotrafic</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Nicolas Verot, charcutier (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">19a584e7-1f74-42d1-9170-9a06e8cd7f39</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Pour conclure cette série sur la charcuterie, Nicolas Verot nous parle de la confrérie de Saint Antoine et du Championnat du Monde de Pâté-Croûte. Il insiste sur la précision que requiert ce produit, notamment concernant le fameux oreiller de la belle Aurore.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Pour conclure cette série sur la charcuterie, Nicolas Verot nous parle de la confrérie de Saint Antoine et du Championnat du Monde de Pâté-Croûte. Il insiste sur la précision que requiert ce produit, notamment concernant le fameux oreiller de la belle Aurore.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 21 May 2025 08:51:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/19a584e7-1f74-42d1-9170-9a06e8cd7f39.mp3?_=1738602812" length="25211140" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.
 
 Pour conclure cette série sur la charcuterie, Nicolas Verot nous parle de la confrérie de Saint Antoine et du Championnat du Monde de Pâté-Croûte. Il insiste sur la précision que requiert ce produit, notamment concernant le fameux oreiller de la belle Aurore. 
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 Pour conclure cette série sur la charcuterie, Nicolas Verot nous parle de la confrérie de Saint Antoine et du Championnat du Monde de Pâté-Croûte. Il insiste sur la précision que requiert ce produit, notamment concernant le fameux oreiller de la belle Aurore. 
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 Une conversation entre Nicolas Vérot et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>26:15</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/wchuskp]]></podcast:txt><itunes:episode>422</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Nicolas Verot,Charcuterie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Macron : inventaire avant bilan / La désindustrialisation en France et en Europe]]></title><guid isPermaLink="false">0d92ddd5-bf9e-49ce-a829-f2711383d8d6</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>MACRON&nbsp;: INVENTAIRE AVANT BILAN …</strong></p><p></p><p>Interrogé mardi sur TF1, le président de la République a croisé le fer avec plusieurs personnalités de la société civile sur toute une série de sujets&nbsp;: Ukraine, défense, politique sociale, sécurité, dépenses, santé mentale, fin de vie, salaires, Gaza ... Peu d'annonces concrètes lors de cette intervention de plus de trois heures. A deux ans de la fin de son deuxième quinquennat, Emmanuel Macron s’est surtout attaché à défendre sa présidence, et notamment sa ligne économique : travailler plus, produire plus, ne pas augmenter les impôts. Le chef de l’État refuse<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/emmanuel-macron-promet-de-sauver-les-sites-arcelormittal-mais-sans-nationaliser_249979.html%20/t%20_blank"><u> de nationaliser </u></a>Arcelor Mittal, alors que le sidérurgiste vient d’annoncer la suppression de plus de 600 postes en France. Il a demandé au gouvernement de lancer dans les prochaines semaines une «&nbsp;<em>conférence sociale</em>&nbsp;» sur le financement de notre modèle social. Tout en prétendant ne pas <em>«&nbsp;préempter&nbsp;»</em> les termes du débat à venir, il a indiqué que l’une des principales options à explorer consisterait à réduire les cotisations pesant sur les salaires et à mettre davantage à contribution <em>«&nbsp;d’autres facteurs, en particulier la consommation&nbsp;». </em>Il s’est défendu toutefois de plaider en faveur d’une «&nbsp;TVA sociale ». Rejetant l'idée d'une taxation nationale des grandes fortunes, il a plaidé pour une approche mondiale face à l'exil fiscal.</p><p>Attendu sur une annonce de référendum, Emmanuel Macron a déclaré opter pour une « <em>consultation multiple </em>» dans le cadre de l’article&nbsp;11&nbsp;de la Constitution. C’est-à-dire viades référendums en bonne et due forme et non via un outil purement consultatif créé pour l’occasion. Ceux-ci devraient intervenir <em>«&nbsp;dans les mois qui viennent&nbsp;»</em> et pourraient porter sur de <em>«&nbsp;grandes réformes économiques, éducatives ou sociales&nbsp;». </em>Un spectre très large, sur lequel il entend réfléchir avec le gouvernement. Il pourrait recourir à un référendum sur l'aide à mourir comme une arme de déblocage qu'il ne dégainera qu'en solution de dernier recours, en privilégiant d'abord la poursuite du débat parlementaire. Ouvert à ce que des <em>«&nbsp;réformes »</em> du premier ministre François Bayrou, sur le <em>« plan économique et social »</em> fassent l’objet d’une consultation, le président de la République ne <em>« voit pas », </em>en revanche, de référendum possible sur l’immigration, demandé par la droite, ni sur la réforme des retraites, comme le lui a suggéré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.</p><p>Le président de la République s’est dit favorable à l'interdiction des mariages de personne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), et souhaite un accroissement du pouvoir des polices municipales. Il a confirmé vouloir que soit imposée aux adolescents une vérification de leur âge pour s'inscrire sur les réseaux sociaux, estimant qu'il y a «&nbsp;<em>une jeunesse qui a été percutée</em>&nbsp;» par ces plateformes.</p><p>Interrogé pour finir sur un troisième mandat en 2032, Emmanuel Macron n'en a pas écarté l'idée en déclarant&nbsp;:<em> « Quand j’aurai fini, je réfléchirai à la suite. »</em></p><p></p><p><strong>LA DÉSINDUSTRIALISATION EN FRANCE ET EN EUROPE</strong></p><p></p><p>Depuis quarante ans, la France a été confrontée à un important processus de désindustrialisation. Le poids de la valeur ajoutée du secteur manufacturier est passé de 22 à 15% de 1983 à 2023. Seuls 13% des actifs français étaient, employés dans l'industrie en 2023, contre près de 40% quarante ans auparavant. La désindustrialisation française est la conséquence d'une vague de faillites qui a frappé les secteurs du textile, de la machine-outil et de l'automobile, et du choix de certains grands groupes de délocaliser. La production industrielle française a souffert de son positionnement « gamme moyenne ». Elle a été concurrencée frontalement par celle des pays émergents quand l'Allemagne et les pays d'Europe du Nord ont opté pour le haut de gamme. Le manque de capitaux, d'ingénieurs, de techniciens, la faiblesse de la recherche et une préférence donnée aux services expliquent ce mauvais positionnement de l'industrie française qui est, en outre, confrontée à des impôts de production plus élevés que ses concurrentes. Le poids de l'industrie manufacturière représente aujourd'hui 10 % du PIB en France, contre 15 % en Italie et 16 % en Allemagne.</p><p>La désindustrialisation touche l’ensemble de l’Europe. En 2000, la part de l’Europe dans la production mondiale de l'industrie était de 22,5%, contre 21% pour les Etats-Unis. Vingt ans plus tard, elle est tombée à 14,5% et celle des Etats-Unis à 16%. La part de la Chine est passée de 10 à 28%. Dans la sidérurgie, ArcelorMittal vient d’annoncer 600&nbsp;suppressions de postes en France et son concurrent allemand, ThyssenKrupp, en supprimera 11.000 d'ici 2030. A côté de la baisse européenne de la production d'acier, les ventes de véhicules en Europe restent inférieures de 25% à leur niveau de 2019 et tous les analystes s'accordent sur le même étiage ces prochaines années. En Allemagne Volkswagen, prévoit 35.000 suppressions d'emplois d'ici à 2030. Chez Stellantis, les effectifs en Italie sont passés de 55.000 salariés en 2021 à 38.000 en 2025 et, en France, de 53.000 en 2017 à 42.000 aujourd'hui.</p><p>Face à cette crise, la Commission européenne a présenté fin mars leplan acier de l'Europe. En plus d'une réduction immédiate de 15% du quota d'importations d'acier autorisées sur le sol européen, il prévoit une nouvelle clause de sauvegarde à partir de juin 2026, dispositif qui encadre les imports d'acier sur son territoire selon son origine. La Commission européenne a également annoncé 47 projets miniers pour couvrir une partie de ses besoins en minerais stratégiques. Ainsi, l'UE ambitionne d'ici 2030 d'avoir 10% de sa consommation annuelle extraites localement et 40% de sa consommation annuelle issue du raffinage local.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Peu d'annonces concrètes lors de cette intervention de plus de trois heures. A deux ans de la fin de son deuxième quinquennat, Emmanuel Macron s’est surtout attaché à défendre sa présidence, et notamment sa ligne économique : travailler plus, produire plus, ne pas augmenter les impôts. Le chef de l’État refuse<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/emmanuel-macron-promet-de-sauver-les-sites-arcelormittal-mais-sans-nationaliser_249979.html%20/t%20_blank"><u> de nationaliser </u></a>Arcelor Mittal, alors que le sidérurgiste vient d’annoncer la suppression de plus de 600 postes en France. Il a demandé au gouvernement de lancer dans les prochaines semaines une «&nbsp;<em>conférence sociale</em>&nbsp;» sur le financement de notre modèle social. Tout en prétendant ne pas <em>«&nbsp;préempter&nbsp;»</em> les termes du débat à venir, il a indiqué que l’une des principales options à explorer consisterait à réduire les cotisations pesant sur les salaires et à mettre davantage à contribution <em>«&nbsp;d’autres facteurs, en particulier la consommation&nbsp;». </em>Il s’est défendu toutefois de plaider en faveur d’une «&nbsp;TVA sociale ». Rejetant l'idée d'une taxation nationale des grandes fortunes, il a plaidé pour une approche mondiale face à l'exil fiscal.</p><p>Attendu sur une annonce de référendum, Emmanuel Macron a déclaré opter pour une « <em>consultation multiple </em>» dans le cadre de l’article&nbsp;11&nbsp;de la Constitution. C’est-à-dire viades référendums en bonne et due forme et non via un outil purement consultatif créé pour l’occasion. Ceux-ci devraient intervenir <em>«&nbsp;dans les mois qui viennent&nbsp;»</em> et pourraient porter sur de <em>«&nbsp;grandes réformes économiques, éducatives ou sociales&nbsp;». </em>Un spectre très large, sur lequel il entend réfléchir avec le gouvernement. Il pourrait recourir à un référendum sur l'aide à mourir comme une arme de déblocage qu'il ne dégainera qu'en solution de dernier recours, en privilégiant d'abord la poursuite du débat parlementaire. Ouvert à ce que des <em>«&nbsp;réformes »</em> du premier ministre François Bayrou, sur le <em>« plan économique et social »</em> fassent l’objet d’une consultation, le président de la République ne <em>« voit pas », </em>en revanche, de référendum possible sur l’immigration, demandé par la droite, ni sur la réforme des retraites, comme le lui a suggéré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.</p><p>Le président de la République s’est dit favorable à l'interdiction des mariages de personne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), et souhaite un accroissement du pouvoir des polices municipales. Il a confirmé vouloir que soit imposée aux adolescents une vérification de leur âge pour s'inscrire sur les réseaux sociaux, estimant qu'il y a «&nbsp;<em>une jeunesse qui a été percutée</em>&nbsp;» par ces plateformes.</p><p>Interrogé pour finir sur un troisième mandat en 2032, Emmanuel Macron n'en a pas écarté l'idée en déclarant&nbsp;:<em> « Quand j’aurai fini, je réfléchirai à la suite. »</em></p><p></p><p><strong>LA DÉSINDUSTRIALISATION EN FRANCE ET EN EUROPE</strong></p><p></p><p>Depuis quarante ans, la France a été confrontée à un important processus de désindustrialisation. Le poids de la valeur ajoutée du secteur manufacturier est passé de 22 à 15% de 1983 à 2023. Seuls 13% des actifs français étaient, employés dans l'industrie en 2023, contre près de 40% quarante ans auparavant. La désindustrialisation française est la conséquence d'une vague de faillites qui a frappé les secteurs du textile, de la machine-outil et de l'automobile, et du choix de certains grands groupes de délocaliser. La production industrielle française a souffert de son positionnement « gamme moyenne ». Elle a été concurrencée frontalement par celle des pays émergents quand l'Allemagne et les pays d'Europe du Nord ont opté pour le haut de gamme. Le manque de capitaux, d'ingénieurs, de techniciens, la faiblesse de la recherche et une préférence donnée aux services expliquent ce mauvais positionnement de l'industrie française qui est, en outre, confrontée à des impôts de production plus élevés que ses concurrentes. Le poids de l'industrie manufacturière représente aujourd'hui 10 % du PIB en France, contre 15 % en Italie et 16 % en Allemagne.</p><p>La désindustrialisation touche l’ensemble de l’Europe. En 2000, la part de l’Europe dans la production mondiale de l'industrie était de 22,5%, contre 21% pour les Etats-Unis. Vingt ans plus tard, elle est tombée à 14,5% et celle des Etats-Unis à 16%. La part de la Chine est passée de 10 à 28%. Dans la sidérurgie, ArcelorMittal vient d’annoncer 600&nbsp;suppressions de postes en France et son concurrent allemand, ThyssenKrupp, en supprimera 11.000 d'ici 2030. A côté de la baisse européenne de la production d'acier, les ventes de véhicules en Europe restent inférieures de 25% à leur niveau de 2019 et tous les analystes s'accordent sur le même étiage ces prochaines années. En Allemagne Volkswagen, prévoit 35.000 suppressions d'emplois d'ici à 2030. Chez Stellantis, les effectifs en Italie sont passés de 55.000 salariés en 2021 à 38.000 en 2025 et, en France, de 53.000 en 2017 à 42.000 aujourd'hui.</p><p>Face à cette crise, la Commission européenne a présenté fin mars leplan acier de l'Europe. En plus d'une réduction immédiate de 15% du quota d'importations d'acier autorisées sur le sol européen, il prévoit une nouvelle clause de sauvegarde à partir de juin 2026, dispositif qui encadre les imports d'acier sur son territoire selon son origine. La Commission européenne a également annoncé 47 projets miniers pour couvrir une partie de ses besoins en minerais stratégiques. Ainsi, l'UE ambitionne d'ici 2030 d'avoir 10% de sa consommation annuelle extraites localement et 40% de sa consommation annuelle issue du raffinage local.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 18 May 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/0d92ddd5-bf9e-49ce-a829-f2711383d8d6.mp3?_=1747348169" length="62072624" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 MACRON : INVENTAIRE AVANT BILAN …
 
 Interrogé mardi sur TF1, le président de la République a croisé le fer avec plusieurs personnalités de la société civile sur toute une série de sujets : Ukraine, défense, politique sociale, sécurité, dépenses, santé mentale, fin de vie, salaires, Gaza ... Peu d'annonces concrètes lors de cette intervention de plus de trois heures. A deux ans de la fin de son deuxième quinquennat, Emmanuel Macron s’est surtout attaché à défendre sa présidence, et notamment sa ligne économique : travailler plus, produire plus, ne pas augmenter les impôts. Le chef de l’État refuse de nationaliser Arcelor Mittal, alors que le sidérurgiste vient d’annoncer la suppression de plus de 600 postes en France. Il a demandé au gouvernement de lancer dans les prochaines semaines une « conférence sociale » sur le financement de notre modèle social. Tout en prétendant ne pas « préempter » les termes du débat à venir, il a indiqué que l’une des principales options à explorer consisterait à réduire les cotisations pesant sur les salaires et à mettre davantage à contribution « d’autres facteurs, en particulier la consommation ». Il s’est défendu toutefois de plaider en faveur d’une « TVA sociale ». Rejetant l'idée d'une taxation nationale des grandes fortunes, il a plaidé pour une approche mondiale face à l'exil fiscal.
 Attendu sur une annonce de référendum, Emmanuel Macron a déclaré opter pour une « consultation multiple » dans le cadre de l’article 11 de la Constitution. C’est-à-dire viades référendums en bonne et due forme et non via un outil purement consultatif créé pour l’occasion. Ceux-ci devraient intervenir « dans les mois qui viennent » et pourraient porter sur de « grandes réformes économiques, éducatives ou sociales ». Un spectre très large, sur lequel il entend réfléchir avec le gouvernement. Il pourrait recourir à un référendum sur l'aide à mourir comme une arme de déblocage qu'il ne dégainera qu'en solution de dernier recours, en privilégiant d'abord la poursuite du débat parlementaire. Ouvert à ce que des « réformes » du premier ministre François Bayrou, sur le « plan économique et social » fassent l’objet d’une consultation, le président de la République ne « voit pas », en revanche, de référendum possible sur l’immigration, demandé par la droite, ni sur la réforme des retraites, comme le lui a suggéré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
 Le président de la République s’est dit favorable à l'interdiction des mariages de personne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), et souhaite un accroissement du pouvoir des polices municipales. Il a confirmé vouloir que soit imposée aux adolescents une vérification de leur âge pour s'inscrire sur les réseaux sociaux, estimant qu'il y a « une jeunesse qui a été percutée » par ces plateformes.
 Interrogé pour finir sur un troisième mandat en 2032, Emmanuel Macron n'en a pas écarté l'idée en déclarant : « Quand j’aurai fini, je réfléchirai à la suite. »
 
 LA DÉSINDUSTRIALISATION EN FRANCE ET EN EUROPE
 
 Depuis quarante ans, la France a été confrontée à un important processus de désindustrialisation. Le poids de la valeur ajoutée du secteur manufacturier est passé de 22 à 15% de 1983 à 2023. Seuls 13% des actifs français étaient, employés dans l'industrie en 2023, contre près de 40% quarante ans auparavant. La désindustrialisation française est la conséquence d'une vague de faillites qui a frappé les secteurs du textile, de la machine-outil et de l'automobile, et du choix de certains grands groupes de délocaliser. La production industrielle française a souffert de son positionnement « gamme moyenne ». Elle a été concurrencée frontalement par celle des pays émergents quand l'Allemagne et les pays d'Europe du Nord ont opté pour le haut de gamme. Le manque de capitaux, d'ingénieurs, de techniciens, la faiblesse de la recherche et une préférence donnée aux services expliquent ce mauvais positionnement de l'industrie française qui est, en outre, confrontée à des impôts de production plus élevés que ses concurrentes. Le poids de l'industrie manufacturière représente aujourd'hui 10 % du PIB en France, contre 15 % en Italie et 16 % en Allemagne.
 La désindustrialisation touche l’ensemble de l’Europe. En 2000, la part de l’Europe dans la production mondiale de l'industrie était de 22,5%, contre 21% pour les Etats-Unis. Vingt ans plus tard, elle est tombée à 14,5% et celle des Etats-Unis à 16%. La part de la Chine est passée de 10 à 28%. Dans la sidérurgie, ArcelorMittal vient d’annoncer 600 suppressions de postes en France et son concurrent allemand, ThyssenKrupp, en supprimera 11.000 d'ici 2030. A côté de la baisse européenne de la production d'acier, les ventes de véhicules en Europe restent inférieures de 25% à leur niveau de 2019 et tous les analystes s'accordent sur le même étiage ces prochaines années. En Allemagne Volkswagen, prévoit 35.000 suppressions d'emplois d'ici à 2030. Chez Stellantis, les effectifs en Italie sont passés de 55.000 salariés en 2021 à 38.000 en 2025 et, en France, de 53.000 en 2017 à 42.000 aujourd'hui.
 Face à cette crise, la Commission européenne a présenté fin mars leplan acier de l'Europe. En plus d'une réduction immédiate de 15% du quota d'importations d'acier autorisées sur le sol européen, il prévoit une nouvelle clause de sauvegarde à partir de juin 2026, dispositif qui encadre les imports d'acier sur son territoire selon son origine. La Commission européenne a également annoncé 47 projets miniers pour couvrir une partie de ses besoins en minerais stratégiques. Ainsi, l'UE ambitionne d'ici 2030 d'avoir 10% de sa consommation annuelle extraites localement et 40% de sa consommation annuelle issue du raffinage local.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 mai 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 MACRON : INVENTAIRE AVANT BILAN …
 
 Interrogé mardi sur TF1, le président de la République a croisé le fer avec plusieurs personnalités de la société civile sur toute une série de sujets : Ukraine, défense, politique sociale, sécurité, dépenses, santé mentale, fin de vie, salaires, Gaza ... Peu d'annonces concrètes lors de cette intervention de plus de trois heures. A deux ans de la fin de son deuxième quinquennat, Emmanuel Macron s’est surtout attaché à défendre sa présidence, et notamment sa ligne économique : travailler plus, produire plus, ne pas augmenter les impôts. Le chef de l’État refuse de nationaliser Arcelor Mittal, alors que le sidérurgiste vient d’annoncer la suppression de plus de 600 postes en France. Il a demandé au gouvernement de lancer dans les prochaines semaines une « conférence sociale » sur le financement de notre modèle social. Tout en prétendant ne pas « préempter » les termes du débat à venir, il a indiqué que l’une des principales options à explorer consisterait à réduire les cotisations pesant sur les salaires et à mettre davantage à contribution « d’autres facteurs, en particulier la consommation ». Il s’est défendu toutefois de plaider en faveur d’une « TVA sociale ». Rejetant l'idée d'une taxation nationale des grandes fortunes, il a plaidé pour une approche mondiale face à l'exil fiscal.
 Attendu sur une annonce de référendum, Emmanuel Macron a déclaré opter pour une « consultation multiple » dans le cadre de l’article 11 de la Constitution. C’est-à-dire viades référendums en bonne et due forme et non via un outil purement consultatif créé pour l’occasion. Ceux-ci devraient intervenir « dans les mois qui viennent » et pourraient porter sur de « grandes réformes économiques, éducatives ou sociales ». Un spectre très large, sur lequel il entend réfléchir avec le gouvernement. Il pourrait recourir à un référendum sur l'aide à mourir comme une arme de déblocage qu'il ne dégainera qu'en solution de dernier recours, en privilégiant d'abord la poursuite du débat parlementaire. Ouvert à ce que des « réformes » du premier ministre François Bayrou, sur le « plan économique et social » fassent l’objet d’une consultation, le président de la République ne « voit pas », en revanche, de référendum possible sur l’immigration, demandé par la droite, ni sur la réforme des retraites, comme le lui a suggéré la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
 Le président de la République s’est dit favorable à l'interdiction des mariages de personne sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), et souhaite un accroissement du pouvoir des polices municipales. Il a confirmé vouloir que soit imposée aux adolescents une vérification de leur âge pour s'inscrire sur les réseaux sociaux, estimant qu'il y a « une jeunesse qui a été percutée » par ces plateformes.
 Interrogé pour finir sur un troisième mandat en 2032, Emmanuel Macron n'en a pas écarté l'idée en déclarant : « Quand j’aurai fini, je réfléchirai à la suite. »
 
 LA DÉSINDUSTRIALISATION EN FRANCE ET EN EUROPE
 
 Depuis quarante ans, la France a été confrontée à un important processus de désindustrialisation. Le poids de la valeur ajoutée du secteur manufacturier est passé de 22 à 15% de 1983 à 2023. Seuls 13% des actifs français étaient, employés dans l'industrie en 2023, contre près de 40% quarante ans auparavant. La désindustrialisation française est la conséquence d'une vague de faillites qui a frappé les secteurs du textile, de la machine-outil et de l'automobile, et du choix de certains grands groupes de délocaliser. La production industrielle française a souffert de son positionnement « gamme moyenne ». Elle a été concurrencée frontalement par celle des pays émergents quand l'Allemagne et les pays d'Europe du Nord ont opté pour le haut de gamme. Le manque de capitaux, d'ingénieurs, de techniciens, la faiblesse de la recherche et une préférence donnée aux services expliquent ce mauvais positionnement de l'industrie française qui est, en outre, confrontée à des impôts de production plus élevés que ses concurrentes. Le poids de l'industrie manufacturière représente aujourd'hui 10 % du PIB en France, contre 15 % en Italie et 16 % en Allemagne.
 La désindustrialisation touche l’ensemble de l’Europe. En 2000, la part de l’Europe dans la production mondiale de l'industrie était de 22,5%, contre 21% pour les Etats-Unis. Vingt ans plus tard, elle est tombée à 14,5% et celle des Etats-Unis à 16%. La part de la Chine est passée de 10 à 28%. Dans la sidérurgie, ArcelorMittal vient d’annoncer 600 suppressions de postes en France et son concurrent allemand, ThyssenKrupp, en supprimera 11.000 d'ici 2030. A côté de la baisse européenne de la production d'acier, les ventes de véhicules en Europe restent inférieures de 25% à leur niveau de 2019 et tous les analystes s'accordent sur le même étiage ces prochaines années. En Allemagne Volkswagen, prévoit 35.000 suppressions d'emplois d'ici à 2030. Chez Stellantis, les effectifs en Italie sont passés de 55.000 salariés en 2021 à 38.000 en 2025 et, en France, de 53.000 en 2017 à 42.000 aujourd'hui.
 Face à cette crise, la Commission européenne a présenté fin mars leplan acier de l'Europe. En plus d'une réduction immédiate de 15% du quota d'importations d'acier autorisées sur le sol européen, il prévoit une nouvelle clause de sauvegarde à partir de juin 2026, dispositif qui encadre les imports d'acier sur son territoire selon son origine. La Commission européenne a également annoncé 47 projets miniers pour couvrir une partie de ses besoins en minerais stratégiques. Ainsi, l'UE ambitionne d'ici 2030 d'avoir 10% de sa consommation annuelle extraites localement et 40% de sa consommation annuelle issue du raffinage local.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:39</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ryaOJhJ]]></podcast:txt><itunes:episode>435</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,François Bujon de l’Estang,Antoine Foucher,Michaela Wiegel,Emmanuel Macron,Désindustrialisation</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Nicolas Verot, charcutier (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">953e141f-afe5-498b-a069-6ea0c62f1687</guid><description><![CDATA[<p><br>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Ce deuxième épisode de notre série sur Nicolas Verot, charcutier, nous plonge dans le pari de ses parents, qui décident de changer leur manière de travailler avec les éleveurs. Il nous parle ici de la démarche de sincérité de la maison pour perpétuer la charcuterie traditionnelle et des difficultés auxquelles ils ont pu faire face. </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p><br>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Ce deuxième épisode de notre série sur Nicolas Verot, charcutier, nous plonge dans le pari de ses parents, qui décident de changer leur manière de travailler avec les éleveurs. Il nous parle ici de la démarche de sincérité de la maison pour perpétuer la charcuterie traditionnelle et des difficultés auxquelles ils ont pu faire face. </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 14 May 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/953e141f-afe5-498b-a069-6ea0c62f1687.mp3?_=1738602721" length="21942281" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.
 
 Ce deuxième épisode de notre série sur Nicolas Verot, charcutier, nous plonge dans le pari de ses parents, qui décident de changer leur manière de travailler avec les éleveurs. Il nous parle ici de la démarche de sincérité de la maison pour perpétuer la charcuterie traditionnelle et des difficultés auxquelles ils ont pu faire face. 
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 Une conversation entre Nicolas Vérot ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>22:51</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/XJGuTgk]]></podcast:txt><itunes:episode>422</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Nicolas Verot,Charcuterie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : l’économie de guerre, avec David Baverez]]></title><guid isPermaLink="false">e75ff6f7-d51d-4db8-9a18-52ebb59f0d6f</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>David Baverez, essayiste et investisseur.</li><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>L’ÉCONOMIE DE GUERRE</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Dans votre ouvrage <em>Bienvenue en économie de Guerre</em>, David Baverez, vous proposez une réflexion profonde sur les transformations économiques et géopolitiques récentes, mettant en lumière un tournant majeur dans l'histoire du monde. Selon vous, nous assistons à la fin d’un cycle de mondialisation qui a débuté en 1989 avec la chute du Mur de Berlin et la consolidation d’une économie mondiale fondée sur le libre-échange. Ce cycle se termine aujourd’hui, avec l’émergence d’un nouveau paradigme que vous qualifiez «&nbsp;d’économie de guerre&nbsp;», marqué par la confrontation ouverte entre grandes puissances.</p><p>Pour vous, la rupture a été précipitée par des événements clefs survenus en 2022, notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le 20ème&nbsp; congrès du Parti communiste chinois. Ces événements ont révélé la fin d’une époque de coopération relative entre les nations et la montée des tensions géopolitiques, où les dépendances énergétiques et industrielles deviennent des instruments de pouvoir stratégique. Dans ce contexte, la guerre économique s’annonce comme un terrain incontournable de confrontation entre puissances.</p><p>Votre analyse repose sur un constat alarmant : les grandes puissances du monde semblent se réorienter vers une logique de repli stratégique, où les enjeux de souveraineté nationale et d'autonomie économique dominent. L'impact de cette transition se fait particulièrement sentir en Europe, que vous voyez à un tournant décisif. Si le continent ne prend pas la mesure de cette évolution, il risque de devenir un simple terrain d'affrontement géopolitique, tiraillé entre les influences croissantes des États-Unis et de la Chine, un peu à l’image d'autres régions déjà fragilisées comme le Yémen.</p><p>Vous mettez ainsi en garde contre le risque de marginalisation de l'Europe dans ce nouveau monde en mutation, et vous plaidez pour une refonte de son approche stratégique. Selon vous, l’Europe doit impérativement se doter d’une souveraineté plus affirmée, capable de défendre ses intérêts dans des domaines clefs comme l’énergie, la défense, et les technologies. Pour cela, il est essentiel de se détacher des dépendances extérieures et d’investir dans des industries stratégiques pour assurer une autonomie véritable.</p><p>Aujourd'hui, plus que jamais, la question se pose : comment l’Europe peut-elle éviter de devenir un simple spectateur de cette transformation mondiale et, au contraire, jouer un rôle moteur dans la reconstruction de l’ordre mondial, tout en évitant les pièges d’une mondialisation débridée ? Comment le continent peut-il, sans délaisser ses principes démocratiques et ses valeurs, s’affirmer comme un acteur incontournable dans cette nouvelle économie de guerre ?</p><p>Enfin, dans cette dynamique, vous évoquez régulièrement la question de la souveraineté économique. Quelles sont, selon vous, les bases les plus solides sur lesquelles l’Europe pourrait construire sa souveraineté économique face à la montée des tensions internationales ? Et comment l’Europe peut-elle s’y préparer concrètement sans tomber dans le piège du nationalisme destructeur, qui risquerait de la diviser davantage au lieu de la renforcer ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Selon vous, nous assistons à la fin d’un cycle de mondialisation qui a débuté en 1989 avec la chute du Mur de Berlin et la consolidation d’une économie mondiale fondée sur le libre-échange. Ce cycle se termine aujourd’hui, avec l’émergence d’un nouveau paradigme que vous qualifiez «&nbsp;d’économie de guerre&nbsp;», marqué par la confrontation ouverte entre grandes puissances.</p><p>Pour vous, la rupture a été précipitée par des événements clefs survenus en 2022, notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le 20ème&nbsp; congrès du Parti communiste chinois. Ces événements ont révélé la fin d’une époque de coopération relative entre les nations et la montée des tensions géopolitiques, où les dépendances énergétiques et industrielles deviennent des instruments de pouvoir stratégique. Dans ce contexte, la guerre économique s’annonce comme un terrain incontournable de confrontation entre puissances.</p><p>Votre analyse repose sur un constat alarmant : les grandes puissances du monde semblent se réorienter vers une logique de repli stratégique, où les enjeux de souveraineté nationale et d'autonomie économique dominent. L'impact de cette transition se fait particulièrement sentir en Europe, que vous voyez à un tournant décisif. Si le continent ne prend pas la mesure de cette évolution, il risque de devenir un simple terrain d'affrontement géopolitique, tiraillé entre les influences croissantes des États-Unis et de la Chine, un peu à l’image d'autres régions déjà fragilisées comme le Yémen.</p><p>Vous mettez ainsi en garde contre le risque de marginalisation de l'Europe dans ce nouveau monde en mutation, et vous plaidez pour une refonte de son approche stratégique. Selon vous, l’Europe doit impérativement se doter d’une souveraineté plus affirmée, capable de défendre ses intérêts dans des domaines clefs comme l’énergie, la défense, et les technologies. Pour cela, il est essentiel de se détacher des dépendances extérieures et d’investir dans des industries stratégiques pour assurer une autonomie véritable.</p><p>Aujourd'hui, plus que jamais, la question se pose : comment l’Europe peut-elle éviter de devenir un simple spectateur de cette transformation mondiale et, au contraire, jouer un rôle moteur dans la reconstruction de l’ordre mondial, tout en évitant les pièges d’une mondialisation débridée ? Comment le continent peut-il, sans délaisser ses principes démocratiques et ses valeurs, s’affirmer comme un acteur incontournable dans cette nouvelle économie de guerre ?</p><p>Enfin, dans cette dynamique, vous évoquez régulièrement la question de la souveraineté économique. Quelles sont, selon vous, les bases les plus solides sur lesquelles l’Europe pourrait construire sa souveraineté économique face à la montée des tensions internationales ? Et comment l’Europe peut-elle s’y préparer concrètement sans tomber dans le piège du nationalisme destructeur, qui risquerait de la diviser davantage au lieu de la renforcer ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - David Baverez, essayiste et investisseur.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 L’ÉCONOMIE DE GUERRE
 
 Dans votre ouvrage Bienvenue en économie de Guerre, David Baverez, vous proposez une réflexion profonde sur les transformations économiques et géopolitiques récentes, mettant en lumière un tournant majeur dans l'histoire du monde. Selon vous, nous assistons à la fin d’un cycle de mondialisation qui a débuté en 1989 avec la chute du Mur de Berlin et la consolidation d’une économie mondiale fondée sur le libre-échange. Ce cycle se termine aujourd’hui, avec l’émergence d’un nouveau paradigme que vous qualifiez « d’économie de guerre », marqué par la confrontation ouverte entre grandes puissances.
 Pour vous, la rupture a été précipitée par des événements clefs survenus en 2022, notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le 20ème congrès du Parti communiste chinois. Ces événements ont révélé la fin d’une époque de coopération relative entre les nations et la montée des tensions géopolitiques, où les dépendances énergétiques et industrielles deviennent des instruments de pouvoir stratégique. Dans ce contexte, la guerre économique s’annonce comme un terrain incontournable de confrontation entre puissances.
 Votre analyse repose sur un constat alarmant : les grandes puissances du monde semblent se réorienter vers une logique de repli stratégique, où les enjeux de souveraineté nationale et d'autonomie économique dominent. L'impact de cette transition se fait particulièrement sentir en Europe, que vous voyez à un tournant décisif. Si le continent ne prend pas la mesure de cette évolution, il risque de devenir un simple terrain d'affrontement géopolitique, tiraillé entre les influences croissantes des États-Unis et de la Chine, un peu à l’image d'autres régions déjà fragilisées comme le Yémen.
 Vous mettez ainsi en garde contre le risque de marginalisation de l'Europe dans ce nouveau monde en mutation, et vous plaidez pour une refonte de son approche stratégique. Selon vous, l’Europe doit impérativement se doter d’une souveraineté plus affirmée, capable de défendre ses intérêts dans des domaines clefs comme l’énergie, la défense, et les technologies. Pour cela, il est essentiel de se détacher des dépendances extérieures et d’investir dans des industries stratégiques pour assurer une autonomie véritable.
 Aujourd'hui, plus que jamais, la question se pose : comment l’Europe peut-elle éviter de devenir un simple spectateur de cette transformation mondiale et, au contraire, jouer un rôle moteur dans la reconstruction de l’ordre mondial, tout en évitant les pièges d’une mondialisation débridée ? Comment le continent peut-il, sans délaisser ses principes démocratiques et ses valeurs, s’affirmer comme un acteur incontournable dans cette nouvelle économie de guerre ?
 Enfin, dans cette dynamique, vous évoquez régulièrement la question de la souveraineté économique. Quelles sont, selon vous, les bases les plus solides sur lesquelles l’Europe pourrait construire sa souveraineté économique face à la montée des tensions internationales ? Et comment l’Europe peut-elle s’y préparer concrètement sans tomber dans le piège du nationalisme destructeur, qui risquerait de la diviser davantage au lieu de la renforcer ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - David Baverez, essayiste et investisseur.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 L’ÉCONOMIE DE GUERRE
 
 Dans votre ouvrage Bienvenue en économie de Guerre, David Baverez, vous proposez une réflexion profonde sur les transformations économiques et géopolitiques récentes, mettant en lumière un tournant majeur dans l'histoire du monde. Selon vous, nous assistons à la fin d’un cycle de mondialisation qui a débuté en 1989 avec la chute du Mur de Berlin et la consolidation d’une économie mondiale fondée sur le libre-échange. Ce cycle se termine aujourd’hui, avec l’émergence d’un nouveau paradigme que vous qualifiez « d’économie de guerre », marqué par la confrontation ouverte entre grandes puissances.
 Pour vous, la rupture a été précipitée par des événements clefs survenus en 2022, notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie et le 20ème congrès du Parti communiste chinois. Ces événements ont révélé la fin d’une époque de coopération relative entre les nations et la montée des tensions géopolitiques, où les dépendances énergétiques et industrielles deviennent des instruments de pouvoir stratégique. Dans ce contexte, la guerre économique s’annonce comme un terrain incontournable de confrontation entre puissances.
 Votre analyse repose sur un constat alarmant : les grandes puissances du monde semblent se réorienter vers une logique de repli stratégique, où les enjeux de souveraineté nationale et d'autonomie économique dominent. L'impact de cette transition se fait particulièrement sentir en Europe, que vous voyez à un tournant décisif. Si le continent ne prend pas la mesure de cette évolution, il risque de devenir un simple terrain d'affrontement géopolitique, tiraillé entre les influences croissantes des États-Unis et de la Chine, un peu à l’image d'autres régions déjà fragilisées comme le Yémen.
 Vous mettez ainsi en garde contre le risque de marginalisation de l'Europe dans ce nouveau monde en mutation, et vous plaidez pour une refonte de son approche stratégique. Selon vous, l’Europe doit impérativement se doter d’une souveraineté plus affirmée, capable de défendre ses intérêts dans des domaines clefs comme l’énergie, la défense, et les technologies. Pour cela, il est essentiel de se détacher des dépendances extérieures et d’investir dans des industries stratégiques pour assurer une autonomie véritable.
 Aujourd'hui, plus que jamais, la question se pose : comment l’Europe peut-elle éviter de devenir un simple spectateur de cette transformation mondiale et, au contraire, jouer un rôle moteur dans la reconstruction de l’ordre mondial, tout en évitant les pièges d’une mondialisation débridée ? Comment le continent peut-il, sans délaisser ses principes démocratiques et ses valeurs, s’affirmer comme un acteur incontournable dans cette nouvelle économie de guerre ?
 Enfin, dans cette dynamique, vous évoquez régulièrement la question de la souveraineté économique. Quelles sont, selon vous, les bases les plus solides sur lesquelles l’Europe pourrait construire sa souveraineté économique face à la montée des tensions internationales ? Et comment l’Europe peut-elle s’y préparer concrètement sans tomber dans le piège du nationalisme destructeur, qui risquerait de la diviser davantage au lieu de la renforcer ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:13</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/xURZjRj]]></podcast:txt><itunes:episode>434</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,David Baverez,Antoine Foucher,Béatrice Giblin,Michaela Wiegel,Économie de guerre</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Nicolas Verot, charcutier (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">3fece06f-b717-4bec-b20a-49b9757475e9</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 07 May 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/3fece06f-b717-4bec-b20a-49b9757475e9.mp3?_=1738602606" length="22287507" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Nicolas Vérot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 février 2025.
 
 Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.
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 Dans ce premier épisode, Nicolas Verot, quatrième génération de charcutier dans sa famille, nous parle de l’histoire de ce métier et de sa formation. Il évoque les difficultés rencontrées par la charcuterie face aux groupes industriels et souligne l’importance d’une formation d’excellence pour conserver sa qualité traditionnelle. Il revient sur l’histoire de sa famille, de son grand-père meilleur ouvrier de France et de la maison Verot à Saint-Etienne puis à Paris.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Nicolas Vérot et P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:12</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/MyFZLgm]]></podcast:txt><itunes:episode>422</itunes:episode><itunes:keywords>Société,Philippe Meyer,Culture,Nicolas Verot,Charcuterie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : les territoires, avec Éric Hazan]]></title><guid isPermaLink="false">5e2e109a-d03a-4f66-881d-0f9102605130</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Éric Hazan, co-auteur de <em>Révolution par les territoires</em>, aux éditions de l’Observatoire.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LES TERRITOIRES</strong></p><p></p><p>Éric Hazan, avec Frédéric Salat-Baroux dans&nbsp;<em>Révolution par les territoires</em>, vous soutenez que le phénomène délocalisations et de désindustrialisation des années 80 a plongé les classes moyennes dans une forme de détresse sociale et politique, laissant le champ libre aux extrémismes qui ont su capter le ressentiment des populations délaissées. Dans la remise en cause des valeurs occidentales, la montée des communautarismes et la résurgence de l’antisémitisme vous voyez des signes avant-coureurs de nouvelles crises sociales et politiques majeures.</p><p>Pour vous, la France risque une «&nbsp;tiers-mondialisation&nbsp;» si elle ne prend pas le virage technologique. Pour éviter un déclin irrémédiable, il ne suffit pas d’embrasser l’innovation : il faut la penser politiquement, comme un levier de transformation sociale et de réenracinement territorial. L’intelligence artificielle, en particulier, pourrait être un outil puissant pour relancer l’économie et structurer un modèle de croissance durable.</p><p>Les territoires constituent pour vous la clé d’une refondation nationale. Ils restent des espaces où l’on parle encore, où la nature a sa place, et où la sobriété peut être mise en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils permettraient aussi de revitaliser la démocratie et d’expérimenter de nouveaux modèles économiques et sociaux. En s’appuyant sur un maillage territorial fort et sur des initiatives locales innovantes, il serait possible de reconstruire un lien social solide et de donner une nouvelle impulsion à l'économie nationale. Cette révolution territoriale nécessite toutefois une réorganisation des pouvoirs publics et la reconstruction d’une élite républicaine, capable de piloter ces transformations.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Éric Hazan, co-auteur de <em>Révolution par les territoires</em>, aux éditions de l’Observatoire.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LES TERRITOIRES</strong></p><p></p><p>Éric Hazan, avec Frédéric Salat-Baroux dans&nbsp;<em>Révolution par les territoires</em>, vous soutenez que le phénomène délocalisations et de désindustrialisation des années 80 a plongé les classes moyennes dans une forme de détresse sociale et politique, laissant le champ libre aux extrémismes qui ont su capter le ressentiment des populations délaissées. Dans la remise en cause des valeurs occidentales, la montée des communautarismes et la résurgence de l’antisémitisme vous voyez des signes avant-coureurs de nouvelles crises sociales et politiques majeures.</p><p>Pour vous, la France risque une «&nbsp;tiers-mondialisation&nbsp;» si elle ne prend pas le virage technologique. Pour éviter un déclin irrémédiable, il ne suffit pas d’embrasser l’innovation : il faut la penser politiquement, comme un levier de transformation sociale et de réenracinement territorial. L’intelligence artificielle, en particulier, pourrait être un outil puissant pour relancer l’économie et structurer un modèle de croissance durable.</p><p>Les territoires constituent pour vous la clé d’une refondation nationale. Ils restent des espaces où l’on parle encore, où la nature a sa place, et où la sobriété peut être mise en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils permettraient aussi de revitaliser la démocratie et d’expérimenter de nouveaux modèles économiques et sociaux. En s’appuyant sur un maillage territorial fort et sur des initiatives locales innovantes, il serait possible de reconstruire un lien social solide et de donner une nouvelle impulsion à l'économie nationale. Cette révolution territoriale nécessite toutefois une réorganisation des pouvoirs publics et la reconstruction d’une élite républicaine, capable de piloter ces transformations.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Éric Hazan, co-auteur de Révolution par les territoires, aux éditions de l’Observatoire.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LES TERRITOIRES
 
 Éric Hazan, avec Frédéric Salat-Baroux dans Révolution par les territoires, vous soutenez que le phénomène délocalisations et de désindustrialisation des années 80 a plongé les classes moyennes dans une forme de détresse sociale et politique, laissant le champ libre aux extrémismes qui ont su capter le ressentiment des populations délaissées. Dans la remise en cause des valeurs occidentales, la montée des communautarismes et la résurgence de l’antisémitisme vous voyez des signes avant-coureurs de nouvelles crises sociales et politiques majeures.
 Pour vous, la France risque une « tiers-mondialisation » si elle ne prend pas le virage technologique. Pour éviter un déclin irrémédiable, il ne suffit pas d’embrasser l’innovation : il faut la penser politiquement, comme un levier de transformation sociale et de réenracinement territorial. L’intelligence artificielle, en particulier, pourrait être un outil puissant pour relancer l’économie et structurer un modèle de croissance durable.
 Les territoires constituent pour vous la clé d’une refondation nationale. Ils restent des espaces où l’on parle encore, où la nature a sa place, et où la sobriété peut être mise en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils permettraient aussi de revitaliser la démocratie et d’expérimenter de nouveaux modèles économiques et sociaux. En s’appuyant sur un maillage territorial fort et sur des initiatives locales innovantes, il serait possible de reconstruire un lien social solide et de donner une nouvelle impulsion à l'économie nationale. Cette révolution territoriale nécessite toutefois une réorganisation des pouvoirs publics et la reconstruction d’une élite républicaine, capable de piloter ces transformations.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Éric Hazan, co-auteur de Révolution par les territoires, aux éditions de l’Observatoire.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LES TERRITOIRES
 
 Éric Hazan, avec Frédéric Salat-Baroux dans Révolution par les territoires, vous soutenez que le phénomène délocalisations et de désindustrialisation des années 80 a plongé les classes moyennes dans une forme de détresse sociale et politique, laissant le champ libre aux extrémismes qui ont su capter le ressentiment des populations délaissées. Dans la remise en cause des valeurs occidentales, la montée des communautarismes et la résurgence de l’antisémitisme vous voyez des signes avant-coureurs de nouvelles crises sociales et politiques majeures.
 Pour vous, la France risque une « tiers-mondialisation » si elle ne prend pas le virage technologique. Pour éviter un déclin irrémédiable, il ne suffit pas d’embrasser l’innovation : il faut la penser politiquement, comme un levier de transformation sociale et de réenracinement territorial. L’intelligence artificielle, en particulier, pourrait être un outil puissant pour relancer l’économie et structurer un modèle de croissance durable.
 Les territoires constituent pour vous la clé d’une refondation nationale. Ils restent des espaces où l’on parle encore, où la nature a sa place, et où la sobriété peut être mise en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique. Ils permettraient aussi de revitaliser la démocratie et d’expérimenter de nouveaux modèles économiques et sociaux. En s’appuyant sur un maillage territorial fort et sur des initiatives locales innovantes, il serait possible de reconstruire un lien social solide et de donner une nouvelle impulsion à l'économie nationale. Cette révolution territoriale nécessite toutefois une réorganisation des pouvoirs publics et la reconstruction d’une élite républicaine, capable de piloter ces transformations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>56:27</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/eEjyaLv]]></podcast:txt><itunes:episode>427</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Éric Hazan,Territoires,Lucile Schmid,Marc-Olivier Padis,Matthias Fekl</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Charlotte Hellman-Cachin (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">d5e1f4f4-f536-4782-8dfb-ae32408f2b9e</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.</p><p></p><p>Pour conclure cette série sur la manière de faire vivre un artiste, Charlotte Cachin évoque ses projets de publication de la correspondance de son arrière grand-père Paul Signac avec Félix Fénéon. Elle souligne également l'importance de la question de la provenance et de la restitution des œuvres, un engagement déjà porté par sa mère, Françoise Cachin, lorsqu’elle dirigeait le Musée d'Orsay et collaborait avec les Musées Nationaux Récupération (MNR). Enfin, elle insiste sur l'importance de faire connaître le Signac écrivain et diariste, au-delà du peintre reconnu sur le marché de l'art.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.</p><p></p><p>Pour conclure cette série sur la manière de faire vivre un artiste, Charlotte Cachin évoque ses projets de publication de la correspondance de son arrière grand-père Paul Signac avec Félix Fénéon. Elle souligne également l'importance de la question de la provenance et de la restitution des œuvres, un engagement déjà porté par sa mère, Françoise Cachin, lorsqu’elle dirigeait le Musée d'Orsay et collaborait avec les Musées Nationaux Récupération (MNR). Enfin, elle insiste sur l'importance de faire connaître le Signac écrivain et diariste, au-delà du peintre reconnu sur le marché de l'art.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d5e1f4f4-f536-4782-8dfb-ae32408f2b9e.mp3?_=1742657061" length="17156648" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Pour conclure cette série sur la manière de faire vivre un artiste, Charlotte Cachin évoque ses projets de publication de la correspondance de son arrière grand-père Paul Signac avec Félix Fénéon. Elle souligne également l'importance de la question de la provenance et de la restitution des œuvres, un engagement déjà porté par sa mère, Françoise Cachin, lorsqu’elle dirigeait le Musée d'Orsay et collaborait avec les Musées Nationaux Récupération (MNR). Enfin, elle insiste sur l'importance de faire connaître le Signac écrivain et diariste, au-delà du peintre reconnu sur le marché de l'art.
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 Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.
 
 Pour conclure cette série sur la manière de faire vivre un artiste, Charlotte Cachin évoque ses projets de publication de la correspondance de son arrière grand-père Paul Signac avec Félix Fénéon. Elle souligne également l'importance de la question de la provenance et de la restitution des œuvres, un engagement déjà porté par sa mère, Françoise Cachin, lorsqu’elle dirigeait le Musée d'Orsay et collaborait avec les Musées Nationaux Récupération (MNR). Enfin, elle insiste sur l'importance de faire connaître le Signac écrivain et diariste, au-delà du peintre reconnu sur le marché de l'art.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Charlotte Hellman-...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/LyUGlPb]]></podcast:txt><itunes:episode>430</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Charlotte Hellman-Cachin,Paul Signac,Peinture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La France et le contrôle de ses finances publiques / Bilan de l’action diplomatique du pape]]></title><guid isPermaLink="false">cf76b1bd-6ccc-44c5-8afd-bd65b0075d85</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA FRANCE ET LE CONTRÔLE DE SES FINANCES PUBLIQUES</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Après une séquence de dérive des comptes publics « <em>préoccupante</em> », la Cour des comptes dans son rapport publié mi-février, chiffrait à 110&nbsp;milliards d'euros l'effort à fournir pour ramener le déficit public à 3%. Les causes de ce déficit sont connues : des recettes fiscales inférieures de 40 milliards aux prévisions de la loi de finances et des dépenses plus élevées de 13 milliards, notamment du côté des collectivités locales. Selon le rapport de la Cour, la situation est due à des choix politiques. Tout d'abord, les experts reprochent au gouvernement des <em>« hypothèses de croissance optimistes qu'il a fallu plusieurs fois réviser à la baisse »</em>. Par ailleurs, ce dérapage est à mettre sur le compte de la mise en place, jusqu'en 2023, de baisses d'impôts <em>« non financées » </em>et de <em>« l'absence d'économies structurelles sur le cœur de la dépense publique »</em>. Ces facteurs combinés se sont traduits, selon le gendarme des comptes, par une <em>« perte de contrôle de la dépense publique&nbsp;»</em>. Face à ce constat, le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici menace : «&nbsp;<em>Nous pourrions ne pas certifier les comptes 2025</em>. »</p><p>Fin mars, l’Insee a annoncé que l’écart entre les recettes et les dépenses publiques a atteint 5,8% du PIB en&nbsp;2024. Il s’agit du déficit public le plus massif depuis la guerre en valeur absolue, à l’exception de celui de l’année 2020, au pic de la pandémie de Covid-19. En atteignant 3.305 milliards d’euros, l’endettement public est monté à 113% du PIB fin 2024, a annoncé l’Insee. La dette publique française avait passé le cap des 100&nbsp;milliards d’euros en&nbsp;1981, celui des 1.000&nbsp;milliards&nbsp;en&nbsp;2003, puis celui des 3.000&nbsp;milliards en&nbsp;2023.</p><p>Dans son rapport sur le dérapage des finances publiques publié le 15 avril,la commission d'enquête de l'Assemblée nationale rappelle que pour 2024, la prévision initiale de déficit public du gouvernement Borne était de 4,4% du PIB, revue à 5,1% en avril dernier par le gouvernement Attal, puis à 6,1% par celui de Barnier. Au final, ce déficit public pour 2024 s'est établi à 5,8% du PIB.<em> </em>Les deux rapporteurs, le macroniste Mathieu Lefèvre et le président de l’Union des droites pour la République, allié du Rassemblement national, Éric Ciotti, ont des visions opposées sur ces chiffres. Le premier attribue ces erreurs aux services de Bercy, le deuxième les lie à des dissimulations politiques.</p><p>Malgré les discours, et même si le déficit budgétaire s’atténue peu à peu, la dette ne va pas diminuer de sitôt. Dans le budget 2025, il est prévu qu’elle monte à 115,5% du PIB en fin d’année. Dans un scénario jugé réaliste par la Cour des comptes, le ratio d’endettement pourrait dépasser 125% du PIB en&nbsp;2029 et s’approcher des 130% dès 2031. D’autres économistes évoquent des ratios de 160% voire 170%, si l’État choisit d’investir massivement, notamment dans la transition énergétique ou l’armement. «&nbsp;<em>Il est plus que temps de freiner et de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Faute de quoi, nous risquons la paralysie, puis l'accident</em>&nbsp;», met en garde Pierre Moscovici.</p><p></p><p><strong>BILAN DE L’ACTION DIPLOMATIQUE DU PAPE</strong></p><p></p><p>Pape « <em>du bout du monde</em> », contrairement à ses prédécesseurs européens, Jorge Mario Bergoglio a déplacé l'axe diplomatique du Vatican vers les pays du Sud. De la dénonciation du système économique mondial, à la défense des migrants en passant par ses plaidoyers pour l'écologie, la paix, le dialogue avec l'islam, ou la lutte contre l'arme nucléaire, le pape François a été porté par une vision, inspirée de celui dont il avait choisi le nom, François d'Assise. À l'échelle internationale, appuyé sur un solide réseau diplomatique, ce dont rêvait François, c'était, « <em>le renforcement du multilatéralisme, expression d'une coresponsabilité mondiale renouvelée, d'une solidarité fondée sur la justice et sur la réalisation de la paix et de l'unité de la famille humaine, projet de Dieu sur le monde</em> ». Lui-même issu d'une famille de migrants - ses parents ont quitté l'Italie pour l'Argentine - François, dès le début de son pontificat, a pointé avec vigueur les drames de la migration. Son premier déplacement a eu lieu en juillet 2013, à Lampedusa, où il s'est indigné de la «&nbsp;<em>mondialisation de l'indifférence</em> », un thème clef de ce pontificat. Ce qui lui valu de sérieuses tensions avec l’Occident et en particulier les États-Unis.</p><p>Partisan de la paix à tout prix et de la politique de l'apaisement, le pape considérait que <em>« toute guerre est une défaite ».</em> Même les guerres de libération ou de légitime défense. Car <em>« il n'existe pas de guerre juste ».</em> Pas même en Ukraine où François n’a eu de cesse jusqu’en mai&nbsp;2022, d’appeler à l’arrêt des combats, se refusant à reconnaître la responsabilité de Vladimir Poutine et de la Russie, avançant que la «&nbsp;<em>colère</em>&nbsp;» du Kremlin avait pu être «&nbsp;<em>facilitée</em>&nbsp;» par «&nbsp;<em>les aboiements de l’OTAN à la porte de la Russie</em>&nbsp;». Au Moyen-Orient, depuis le massacre du 7&nbsp;octobre 2023, les relations entre le Saint-Siège et Israël étaient devenues de plus en plus difficiles. Le pape s’est vu notamment reprocher d’avoir tardé à exprimer son horreur face au massacre perpétré par le Hamas.</p><p>Dans le droit fil de la tradition jésuite, le pape François a porté une attention très particulière aux 12 millions de catholiques de la République populaire de Chine. Sous son autorité, un accord secret a été signé en 2018 avec Pékin sur la nomination des évêques. Un accord qui a fait débat. Au chapitre des avancées diplomatiques, François a œuvré au rapprochement historique entre les États-Unis et Cuba et joué un rôle dans la réconciliation en Colombie ainsi que dans la libération d'enfants ukrainiens capturés par les Russes, tandis que le dialogue interreligieux aura progressé, notamment avec l’université al-Azhar du Caire.</p><p>En revanche, bousculant l’Europe, <em>« grand-mère stérile »</em> et égoïste à ses yeux, le pape n'a réalisé aucune visite officielle dans les grands pays européens de tradition catholique, comme la France, l'Espagne ou l'Allemagne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA FRANCE ET LE CONTRÔLE DE SES FINANCES PUBLIQUES</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Après une séquence de dérive des comptes publics « <em>préoccupante</em> », la Cour des comptes dans son rapport publié mi-février, chiffrait à 110&nbsp;milliards d'euros l'effort à fournir pour ramener le déficit public à 3%. Les causes de ce déficit sont connues : des recettes fiscales inférieures de 40 milliards aux prévisions de la loi de finances et des dépenses plus élevées de 13 milliards, notamment du côté des collectivités locales. Selon le rapport de la Cour, la situation est due à des choix politiques. Tout d'abord, les experts reprochent au gouvernement des <em>« hypothèses de croissance optimistes qu'il a fallu plusieurs fois réviser à la baisse »</em>. Par ailleurs, ce dérapage est à mettre sur le compte de la mise en place, jusqu'en 2023, de baisses d'impôts <em>« non financées » </em>et de <em>« l'absence d'économies structurelles sur le cœur de la dépense publique »</em>. Ces facteurs combinés se sont traduits, selon le gendarme des comptes, par une <em>« perte de contrôle de la dépense publique&nbsp;»</em>. Face à ce constat, le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici menace : «&nbsp;<em>Nous pourrions ne pas certifier les comptes 2025</em>. »</p><p>Fin mars, l’Insee a annoncé que l’écart entre les recettes et les dépenses publiques a atteint 5,8% du PIB en&nbsp;2024. Il s’agit du déficit public le plus massif depuis la guerre en valeur absolue, à l’exception de celui de l’année 2020, au pic de la pandémie de Covid-19. En atteignant 3.305 milliards d’euros, l’endettement public est monté à 113% du PIB fin 2024, a annoncé l’Insee. La dette publique française avait passé le cap des 100&nbsp;milliards d’euros en&nbsp;1981, celui des 1.000&nbsp;milliards&nbsp;en&nbsp;2003, puis celui des 3.000&nbsp;milliards en&nbsp;2023.</p><p>Dans son rapport sur le dérapage des finances publiques publié le 15 avril,la commission d'enquête de l'Assemblée nationale rappelle que pour 2024, la prévision initiale de déficit public du gouvernement Borne était de 4,4% du PIB, revue à 5,1% en avril dernier par le gouvernement Attal, puis à 6,1% par celui de Barnier. Au final, ce déficit public pour 2024 s'est établi à 5,8% du PIB.<em> </em>Les deux rapporteurs, le macroniste Mathieu Lefèvre et le président de l’Union des droites pour la République, allié du Rassemblement national, Éric Ciotti, ont des visions opposées sur ces chiffres. Le premier attribue ces erreurs aux services de Bercy, le deuxième les lie à des dissimulations politiques.</p><p>Malgré les discours, et même si le déficit budgétaire s’atténue peu à peu, la dette ne va pas diminuer de sitôt. Dans le budget 2025, il est prévu qu’elle monte à 115,5% du PIB en fin d’année. Dans un scénario jugé réaliste par la Cour des comptes, le ratio d’endettement pourrait dépasser 125% du PIB en&nbsp;2029 et s’approcher des 130% dès 2031. D’autres économistes évoquent des ratios de 160% voire 170%, si l’État choisit d’investir massivement, notamment dans la transition énergétique ou l’armement. «&nbsp;<em>Il est plus que temps de freiner et de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Faute de quoi, nous risquons la paralysie, puis l'accident</em>&nbsp;», met en garde Pierre Moscovici.</p><p></p><p><strong>BILAN DE L’ACTION DIPLOMATIQUE DU PAPE</strong></p><p></p><p>Pape « <em>du bout du monde</em> », contrairement à ses prédécesseurs européens, Jorge Mario Bergoglio a déplacé l'axe diplomatique du Vatican vers les pays du Sud. De la dénonciation du système économique mondial, à la défense des migrants en passant par ses plaidoyers pour l'écologie, la paix, le dialogue avec l'islam, ou la lutte contre l'arme nucléaire, le pape François a été porté par une vision, inspirée de celui dont il avait choisi le nom, François d'Assise. À l'échelle internationale, appuyé sur un solide réseau diplomatique, ce dont rêvait François, c'était, « <em>le renforcement du multilatéralisme, expression d'une coresponsabilité mondiale renouvelée, d'une solidarité fondée sur la justice et sur la réalisation de la paix et de l'unité de la famille humaine, projet de Dieu sur le monde</em> ». Lui-même issu d'une famille de migrants - ses parents ont quitté l'Italie pour l'Argentine - François, dès le début de son pontificat, a pointé avec vigueur les drames de la migration. Son premier déplacement a eu lieu en juillet 2013, à Lampedusa, où il s'est indigné de la «&nbsp;<em>mondialisation de l'indifférence</em> », un thème clef de ce pontificat. Ce qui lui valu de sérieuses tensions avec l’Occident et en particulier les États-Unis.</p><p>Partisan de la paix à tout prix et de la politique de l'apaisement, le pape considérait que <em>« toute guerre est une défaite ».</em> Même les guerres de libération ou de légitime défense. Car <em>« il n'existe pas de guerre juste ».</em> Pas même en Ukraine où François n’a eu de cesse jusqu’en mai&nbsp;2022, d’appeler à l’arrêt des combats, se refusant à reconnaître la responsabilité de Vladimir Poutine et de la Russie, avançant que la «&nbsp;<em>colère</em>&nbsp;» du Kremlin avait pu être «&nbsp;<em>facilitée</em>&nbsp;» par «&nbsp;<em>les aboiements de l’OTAN à la porte de la Russie</em>&nbsp;». Au Moyen-Orient, depuis le massacre du 7&nbsp;octobre 2023, les relations entre le Saint-Siège et Israël étaient devenues de plus en plus difficiles. Le pape s’est vu notamment reprocher d’avoir tardé à exprimer son horreur face au massacre perpétré par le Hamas.</p><p>Dans le droit fil de la tradition jésuite, le pape François a porté une attention très particulière aux 12 millions de catholiques de la République populaire de Chine. Sous son autorité, un accord secret a été signé en 2018 avec Pékin sur la nomination des évêques. Un accord qui a fait débat. Au chapitre des avancées diplomatiques, François a œuvré au rapprochement historique entre les États-Unis et Cuba et joué un rôle dans la réconciliation en Colombie ainsi que dans la libération d'enfants ukrainiens capturés par les Russes, tandis que le dialogue interreligieux aura progressé, notamment avec l’université al-Azhar du Caire.</p><p>En revanche, bousculant l’Europe, <em>« grand-mère stérile »</em> et égoïste à ses yeux, le pape n'a réalisé aucune visite officielle dans les grands pays européens de tradition catholique, comme la France, l'Espagne ou l'Allemagne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LA FRANCE ET LE CONTRÔLE DE SES FINANCES PUBLIQUES
 
 Après une séquence de dérive des comptes publics « préoccupante », la Cour des comptes dans son rapport publié mi-février, chiffrait à 110 milliards d'euros l'effort à fournir pour ramener le déficit public à 3%. Les causes de ce déficit sont connues : des recettes fiscales inférieures de 40 milliards aux prévisions de la loi de finances et des dépenses plus élevées de 13 milliards, notamment du côté des collectivités locales. Selon le rapport de la Cour, la situation est due à des choix politiques. Tout d'abord, les experts reprochent au gouvernement des « hypothèses de croissance optimistes qu'il a fallu plusieurs fois réviser à la baisse ». Par ailleurs, ce dérapage est à mettre sur le compte de la mise en place, jusqu'en 2023, de baisses d'impôts « non financées » et de « l'absence d'économies structurelles sur le cœur de la dépense publique ». Ces facteurs combinés se sont traduits, selon le gendarme des comptes, par une « perte de contrôle de la dépense publique ». Face à ce constat, le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici menace : « Nous pourrions ne pas certifier les comptes 2025. »
 Fin mars, l’Insee a annoncé que l’écart entre les recettes et les dépenses publiques a atteint 5,8% du PIB en 2024. Il s’agit du déficit public le plus massif depuis la guerre en valeur absolue, à l’exception de celui de l’année 2020, au pic de la pandémie de Covid-19. En atteignant 3.305 milliards d’euros, l’endettement public est monté à 113% du PIB fin 2024, a annoncé l’Insee. La dette publique française avait passé le cap des 100 milliards d’euros en 1981, celui des 1.000 milliards en 2003, puis celui des 3.000 milliards en 2023.
 Dans son rapport sur le dérapage des finances publiques publié le 15 avril,la commission d'enquête de l'Assemblée nationale rappelle que pour 2024, la prévision initiale de déficit public du gouvernement Borne était de 4,4% du PIB, revue à 5,1% en avril dernier par le gouvernement Attal, puis à 6,1% par celui de Barnier. Au final, ce déficit public pour 2024 s'est établi à 5,8% du PIB. Les deux rapporteurs, le macroniste Mathieu Lefèvre et le président de l’Union des droites pour la République, allié du Rassemblement national, Éric Ciotti, ont des visions opposées sur ces chiffres. Le premier attribue ces erreurs aux services de Bercy, le deuxième les lie à des dissimulations politiques.
 Malgré les discours, et même si le déficit budgétaire s’atténue peu à peu, la dette ne va pas diminuer de sitôt. Dans le budget 2025, il est prévu qu’elle monte à 115,5% du PIB en fin d’année. Dans un scénario jugé réaliste par la Cour des comptes, le ratio d’endettement pourrait dépasser 125% du PIB en 2029 et s’approcher des 130% dès 2031. D’autres économistes évoquent des ratios de 160% voire 170%, si l’État choisit d’investir massivement, notamment dans la transition énergétique ou l’armement. « Il est plus que temps de freiner et de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Faute de quoi, nous risquons la paralysie, puis l'accident », met en garde Pierre Moscovici.
 
 BILAN DE L’ACTION DIPLOMATIQUE DU PAPE
 
 Pape « du bout du monde », contrairement à ses prédécesseurs européens, Jorge Mario Bergoglio a déplacé l'axe diplomatique du Vatican vers les pays du Sud. De la dénonciation du système économique mondial, à la défense des migrants en passant par ses plaidoyers pour l'écologie, la paix, le dialogue avec l'islam, ou la lutte contre l'arme nucléaire, le pape François a été porté par une vision, inspirée de celui dont il avait choisi le nom, François d'Assise. À l'échelle internationale, appuyé sur un solide réseau diplomatique, ce dont rêvait François, c'était, « le renforcement du multilatéralisme, expression d'une coresponsabilité mondiale renouvelée, d'une solidarité fondée sur la justice et sur la réalisation de la paix et de l'unité de la famille humaine, projet de Dieu sur le monde ». Lui-même issu d'une famille de migrants - ses parents ont quitté l'Italie pour l'Argentine - François, dès le début de son pontificat, a pointé avec vigueur les drames de la migration. Son premier déplacement a eu lieu en juillet 2013, à Lampedusa, où il s'est indigné de la « mondialisation de l'indifférence », un thème clef de ce pontificat. Ce qui lui valu de sérieuses tensions avec l’Occident et en particulier les États-Unis.
 Partisan de la paix à tout prix et de la politique de l'apaisement, le pape considérait que « toute guerre est une défaite ». Même les guerres de libération ou de légitime défense. Car « il n'existe pas de guerre juste ». Pas même en Ukraine où François n’a eu de cesse jusqu’en mai 2022, d’appeler à l’arrêt des combats, se refusant à reconnaître la responsabilité de Vladimir Poutine et de la Russie, avançant que la « colère » du Kremlin avait pu être « facilitée » par « les aboiements de l’OTAN à la porte de la Russie ». Au Moyen-Orient, depuis le massacre du 7 octobre 2023, les relations entre le Saint-Siège et Israël étaient devenues de plus en plus difficiles. Le pape s’est vu notamment reprocher d’avoir tardé à exprimer son horreur face au massacre perpétré par le Hamas.
 Dans le droit fil de la tradition jésuite, le pape François a porté une attention très particulière aux 12 millions de catholiques de la République populaire de Chine. Sous son autorité, un accord secret a été signé en 2018 avec Pékin sur la nomination des évêques. Un accord qui a fait débat. Au chapitre des avancées diplomatiques, François a œuvré au rapprochement historique entre les États-Unis et Cuba et joué un rôle dans la réconciliation en Colombie ainsi que dans la libération d'enfants ukrainiens capturés par les Russes, tandis que le dialogue interreligieux aura progressé, notamment avec l’université al-Azhar du Caire.
 En revanche, bousculant l’Europe, « grand-mère stérile » et égoïste à ses yeux, le pape n'a réalisé aucune visite officielle dans les grands pays européens de tradition catholique, comme la France, l'Espagne ou l'Allemagne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LA FRANCE ET LE CONTRÔLE DE SES FINANCES PUBLIQUES
 
 Après une séquence de dérive des comptes publics « préoccupante », la Cour des comptes dans son rapport publié mi-février, chiffrait à 110 milliards d'euros l'effort à fournir pour ramener le déficit public à 3%. Les causes de ce déficit sont connues : des recettes fiscales inférieures de 40 milliards aux prévisions de la loi de finances et des dépenses plus élevées de 13 milliards, notamment du côté des collectivités locales. Selon le rapport de la Cour, la situation est due à des choix politiques. Tout d'abord, les experts reprochent au gouvernement des « hypothèses de croissance optimistes qu'il a fallu plusieurs fois réviser à la baisse ». Par ailleurs, ce dérapage est à mettre sur le compte de la mise en place, jusqu'en 2023, de baisses d'impôts « non financées » et de « l'absence d'économies structurelles sur le cœur de la dépense publique ». Ces facteurs combinés se sont traduits, selon le gendarme des comptes, par une « perte de contrôle de la dépense publique ». Face à ce constat, le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici menace : « Nous pourrions ne pas certifier les comptes 2025. »
 Fin mars, l’Insee a annoncé que l’écart entre les recettes et les dépenses publiques a atteint 5,8% du PIB en 2024. Il s’agit du déficit public le plus massif depuis la guerre en valeur absolue, à l’exception de celui de l’année 2020, au pic de la pandémie de Covid-19. En atteignant 3.305 milliards d’euros, l’endettement public est monté à 113% du PIB fin 2024, a annoncé l’Insee. La dette publique française avait passé le cap des 100 milliards d’euros en 1981, celui des 1.000 milliards en 2003, puis celui des 3.000 milliards en 2023.
 Dans son rapport sur le dérapage des finances publiques publié le 15 avril,la commission d'enquête de l'Assemblée nationale rappelle que pour 2024, la prévision initiale de déficit public du gouvernement Borne était de 4,4% du PIB, revue à 5,1% en avril dernier par le gouvernement Attal, puis à 6,1% par celui de Barnier. Au final, ce déficit public pour 2024 s'est établi à 5,8% du PIB. Les deux rapporteurs, le macroniste Mathieu Lefèvre et le président de l’Union des droites pour la République, allié du Rassemblement national, Éric Ciotti, ont des visions opposées sur ces chiffres. Le premier attribue ces erreurs aux services de Bercy, le deuxième les lie à des dissimulations politiques.
 Malgré les discours, et même si le déficit budgétaire s’atténue peu à peu, la dette ne va pas diminuer de sitôt. Dans le budget 2025, il est prévu qu’elle monte à 115,5% du PIB en fin d’année. Dans un scénario jugé réaliste par la Cour des comptes, le ratio d’endettement pourrait dépasser 125% du PIB en 2029 et s’approcher des 130% dès 2031. D’autres économistes évoquent des ratios de 160% voire 170%, si l’État choisit d’investir massivement, notamment dans la transition énergétique ou l’armement. « Il est plus que temps de freiner et de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Faute de quoi, nous risquons la paralysie, puis l'accident », met en garde Pierre Moscovici.
 
 BILAN DE L’ACTION DIPLOMATIQUE DU PAPE
 
 Pape « du bout du monde », contrairement à ses prédécesseurs européens, Jorge Mario Bergoglio a déplacé l'axe diplomatique du Vatican vers les pays du Sud. De la dénonciation du système économique mondial, à la défense des migrants en passant par ses plaidoyers pour l'écologie, la paix, le dialogue avec l'islam, ou la lutte contre l'arme nucléaire, le pape François a été porté par une vision, inspirée de celui dont il avait choisi le nom, François d'Assise. À l'échelle internationale, appuyé sur un solide réseau diplomatique, ce dont rêvait François, c'était, « le renforcement du multilatéralisme, expression d'une coresponsabilité mondiale renouvelée, d'une solidarité fondée sur la justice et sur la réalisation de la paix et de l'unité de la famille humaine, projet de Dieu sur le monde ». Lui-même issu d'une famille de migrants - ses parents ont quitté l'Italie pour l'Argentine - François, dès le début de son pontificat, a pointé avec vigueur les drames de la migration. Son premier déplacement a eu lieu en juillet 2013, à Lampedusa, où il s'est indigné de la « mondialisation de l'indifférence », un thème clef de ce pontificat. Ce qui lui valu de sérieuses tensions avec l’Occident et en particulier les États-Unis.
 Partisan de la paix à tout prix et de la politique de l'apaisement, le pape considérait que « toute guerre est une défaite ». Même les guerres de libération ou de légitime défense. Car « il n'existe pas de guerre juste ». Pas même en Ukraine où François n’a eu de cesse jusqu’en mai 2022, d’appeler à l’arrêt des combats, se refusant à reconnaître la responsabilité de Vladimir Poutine et de la Russie, avançant que la « colère » du Kremlin avait pu être « facilitée » par « les aboiements de l’OTAN à la porte de la Russie ». Au Moyen-Orient, depuis le massacre du 7 octobre 2023, les relations entre le Saint-Siège et Israël étaient devenues de plus en plus difficiles. Le pape s’est vu notamment reprocher d’avoir tardé à exprimer son horreur face au massacre perpétré par le Hamas.
 Dans le droit fil de la tradition jésuite, le pape François a porté une attention très particulière aux 12 millions de catholiques de la République populaire de Chine. Sous son autorité, un accord secret a été signé en 2018 avec Pékin sur la nomination des évêques. Un accord qui a fait débat. Au chapitre des avancées diplomatiques, François a œuvré au rapprochement historique entre les États-Unis et Cuba et joué un rôle dans la réconciliation en Colombie ainsi que dans la libération d'enfants ukrainiens capturés par les Russes, tandis que le dialogue interreligieux aura progressé, notamment avec l’université al-Azhar du Caire.
 En revanche, bousculant l’Europe, « grand-mère stérile » et égoïste à ses yeux, le pape n'a réalisé aucune visite officielle dans les grands pays européens de tradition catholique, comme la France, l'Espagne ou l'Allemagne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.
 
 Dans ce deuxième épisode, Charlotte Cachin explore la reconnaissance artistique de Paul Signac, chef de file de la peinture d’avant-garde, reconnu de son vivant en France et à l’étranger. Elle insiste sur son rôle de collectionneur passionné, mais aussi sur son engagement politique, soutenant notamment les artistes antifascistes. Elle évoque aussi la vie privée de Signac, longtemps restée dans l’ombre mais qu’elle met en avant dans son livre Glissez, Mortels, et son projet de mise à jour du catalogue raisonné pour mieux documenter l’œuvre de son arrière grand-père.
 
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 Dans ce deuxième épisode, Charlotte Cachin explore la reconnaissance artistique de Paul Signac, chef de file de la peinture d’avant-garde, reconnu de son vivant en France et à l’étranger. Elle insiste sur son rôle de collectionneur passionné, mais aussi sur son engagement politique, soutenant notamment les artistes antifascistes. Elle évoque aussi la vie privée de Signac, longtemps restée dans l’ombre mais qu’elle met en avant dans son livre Glissez, Mortels, et son projet de mise à jour du catalogue raisonné pour mieux documenter l’œuvre de son arrière grand-père.
 
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 Une conversation entre Charlotte Hellman-...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>18:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/UhpNRFu]]></podcast:txt><itunes:episode>430</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Charlotte Hellman-Cachin,Paul Signac,Peinture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : le Caucase, avec Thorniké Gordadzé]]></title><guid isPermaLink="false">22b7c33a-805b-4d83-8d4f-e4b5cd279587</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Thorniké Gordadzé, chercheur, universitaire, spécialiste du Caucase.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>THÉMATIQUE : LE CAUCASE, AVEC THORNIKÉ GORDADZÉ</strong></p><p></p><p><em>Thorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.</em></p><p></p><p>Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires&nbsp;: révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.</p><p>Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal <em>Libération</em>, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays «&nbsp;[faisait] face au vol manifeste des élections&nbsp;», après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir <em>Rêve géorgien</em> lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le <em>Rêve géorgien</em>, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.</p><p>La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.</em></p><p></p><p>Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires&nbsp;: révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.</p><p>Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal <em>Libération</em>, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays «&nbsp;[faisait] face au vol manifeste des élections&nbsp;», après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir <em>Rêve géorgien</em> lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le <em>Rêve géorgien</em>, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.</p><p>La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 20 Apr 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/22b7c33a-805b-4d83-8d4f-e4b5cd279587.mp3?_=1739443142" length="57678619" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Thorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.
 
 Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires : révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.
 Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal Libération, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays « [faisait] face au vol manifeste des élections », après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir Rêve géorgien lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le Rêve géorgien, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.
 La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.
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 Thorniké Gordadzé est chercheur et universitaire. Franco-géorgien, il a dirigé le centre de recherche et d’études de l’Institut des hautes études de défense nationale ; il a également joué un rôle politique, comme ministre d’État pour l’intégration européenne et euro-atlantique de la République de Géorgie. Il enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris et est chargé de programme pour le voisinage oriental et la mer Noire à l’Institut Jacques Delors.
 
 Le Caucase a toujours fait partie des zones d’influence russes puis soviétiques. L’intégration dans l’URSS des Républiques soviétiques de Géorgie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan a ensuite permis à la Russie de contrôler entièrement cette région, gagnant ainsi un précieux accès à la mer Noire. Depuis la chute de l’Union soviétique, l’influence russe est partout remise en cause, en particulier sous la pression de révolutions populaires : révolution des roses en Géorgie, révolution orange puis de Maïdan en Ukraine. Le pays maintient néanmoins des liens forts avec ses anciens protecteurs, notamment par le biais de l’Organisation du traité de sécurité collective.
 Face à une population supportant de plus en plus mal le joug de Moscou, de nombreux pays ont fait le choix d’un tournant autoritaire pro-russe. Dans un entretien accordé en octobre 2024 au journal Libération, l’ex-présidente de la Géorgie, Salomé Zourabichvili, déclarait que le pays « [faisait] face au vol manifeste des élections », après la victoire contestée du parti pro-russe au pouvoir Rêve géorgien lors des élections législatives d’octobre 2024. Depuis, Mme Zourabichvili mène la contestation face au pouvoir en place. Depuis près de deux mois, de nombreux Géorgiens manifestent tous les soirs à Tbilissi, la capitale, pour protester contre un scrutin entaché d’irrégularités. Alors que la Russie occupe toujours militairement environ 20% de l’ancienne République soviétique, le Rêve géorgien, dirigé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, continue de promulguer des lois de plus en plus restrictives, éloignant un peu plus la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.
 La Géorgie n’est pas le seul pays caucasien où l’influence de la Russie décline. La conquête du plateau du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2020, au cours d’une guerre brève mais sanglante, a révélé la faiblesse de Moscou qui n’a pas su protéger son traditionnel allié arménien. Le grand vainqueur de cette guerre a été l’Azerbaïdjan, qui a profité de son partenariat avec la Turquie pour prendre le dessus sur son voisin. Les relations entre Moscou et Bakou se sont encore dégradées avec la destruction en vol, par un tir russe, d’un avion de la compagnie Azerbaijan Airlines. Cet incident a été l’occasion pour Bakou de réaffirmer son rôle de puissance régionale, le pays étant riche de ses ressources pétrolières et gazières qu’elle exporte notamment vers l’Union européenne.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:04</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/vywoiot]]></podcast:txt><itunes:episode>423</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Thorniké Gordadzé,Lionel Zinsou,Béatrice Giblin,Nicole Gnesotto,Caucase,Géorgie,Tbilissi,Arménie,Azerbaïdjan,Russie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Charlotte Hellman-Cachin (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">632db94d-8cd4-48a2-92a7-7ba652eb79cc</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.</p><p></p><p>Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 16 Apr 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/632db94d-8cd4-48a2-92a7-7ba652eb79cc.mp3?_=1742656477" length="17165417" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Charlotte Hellman-Cachin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.
 
 Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Dans ce premier épisode, Charlotte Cachin raconte la jeunesse de son arrière-grand-père, Paul Signac, le célèbre peintre néo-impressionniste. Elle explore son parcours artistique, marqué par son intérêt pour les jeunes peintres et sa curiosité pour de nouvelles techniques. Elle met en avant un homme heureux et un anarchiste pacifiste, qui partage sa vie entre Paris et Saint-Tropez. Enfin, elle évoque sa vie privée, notamment sa relation avec Jeanne Selmersheim-Desgrange et son épouse Berthe Roblès, ainsi que la naissance de sa fille avec Jeanne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Charlotte Hellman-...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/TBCLkhy]]></podcast:txt><itunes:episode>430</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Charlotte Hellman-Cachin,Paul Signac,Peinture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’état du commerce international / La Turquie à l’heure des régimes autoritaires ]]></title><guid isPermaLink="false">4bbab6cc-da29-4182-9639-592ceefa971e</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>L’ÉTAT DU COMMERCE INTERNATIONAL</strong></p><p></p><p>Donald Trump a lancé le 2 avril une charge commerciale massive sous la forme d’une augmentation des droits de douane si lourde qu’elle sonne comme une déclaration de guerre commerciale contre des concurrents, mais aussi contre des alliés traditionnels de Washington. Le président américain a annoncé 46% de hausse&nbsp;pour le Vietnam, 34% pour la Chine, 24% pour le Japon, 20% pour l’Union européenne, mais aussi 50% pour le Lesotho, 47% pour Madagascar, 37% pour le Botswana et rien pour la Russie, la Corée du Nord, la Biélorussie … Tandis que l’Union européenne se préparait à négocier, Pékin a riposté vite et fort, les tarifs douaniers sur les importations américaines passantde 34% à 84%. &nbsp;Bloomberg décrivait alors l’escalade en cours entre la Chine et les Etats-Unis - qui représentent <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD2QSEMAActfHPIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBn9p-w7QVziKNkSTaH8KWgCx3PTQAIwzU/4/b1Wof9pbpT5aNLUWQM5Ztg/aHR0cHM6Ly93d3cuYmJjLmNvbS9uZXdzL2FydGljbGVzL2M0ZzIwODl2em56bw"><u>40% de l'économie mondiale</u></a> à eux deux - comme <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD2QSEMAActfHPIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBn9p-w7QVziKNkSTaH8KWgCx3PTQAIwzU/5/BPFoUWtxheGJ_6QAzimvTA/aHR0cHM6Ly93d3cuYmxvb21iZXJnLmNvbS9uZXdzL2FydGljbGVzLzIwMjUtMDQtMDkvdHJ1bXAtcy0xMDQtdGFyaWZmLW9uLWNoaW5hLW1pc3Nlcy1vbmUtdGhpbmctdXMtaXMtc3RpbGwtZGVwZW5kZW50LW9uLXRyYWRlP3RhaWQ9NjdmNjU5MTAzZTliYzUwMDAxYTg4NTNlJnV0bV9jYW1wYWlnbj10cnVlYW50aGVtJnV0bV9tZWRpdW09c29jaWFsJnV0bV9zb3VyY2U9dHdpdHRlcg"><u>une</u><em><u> </u></em></a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD2QSEMAActfHPIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBn9p-w7QVziKNkSTaH8KWgCx3PTQAIwzU/6/Jliq52MCGA8psYVsxG-bpg/aHR0cHM6Ly93d3cuYmxvb21iZXJnLmNvbS9uZXdzL2FydGljbGVzLzIwMjUtMDQtMDkvdHJ1bXAtcy0xMDQtdGFyaWZmLW9uLWNoaW5hLW1pc3Nlcy1vbmUtdGhpbmctdXMtaXMtc3RpbGwtZGVwZW5kZW50LW9uLXRyYWRlP3RhaWQ9NjdmNjU5MTAzZTliYzUwMDAxYTg4NTNlJnV0bV9jYW1wYWlnbj10cnVlYW50aGVtJnV0bV9tZWRpdW09c29jaWFsJnV0bV9zb3VyY2U9dHdpdHRlcg"><em><u>«&nbsp;guerre nucléaire commerciale"</u></em></a>».</p><p>Coup de théâtre mercredi soir&nbsp;: Donald Trump a annoncé la suspension des droits de douane pour 90 jours, laissant cependant un taux minimum uniforme de 10%. Une pause qui ne s’applique pas à la Chine taxée à 125%, ennemie principale des Etats-Unis qui a osé répliquer à Washington. Donald Trump justifie la pause « <em>par la volonté de plus de 75 pays de négocier</em>. »Concrètement, durant cette période, qui a pris effet « <em>immédiatement</em> » après son annonce, l'ensemble des pays du globe sont désormais soumis à des droits de douane ajustés à 10%.</p><p>Selon l’Insee, le commerce mondial devrait reculer de 4 points. En Europe, l’Allemagne ou l’Italie, dont 10% des exportations vont vers les États-Unis (respectivement 3,3 et 4,2% de leur PIB), devraient être plus touchées que la France et l’Espagne (moins de 7,5% de leurs exportations et moins de 2% du PIB). Mais, rappelle l’ancien commissaire européen au Commerce et ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce - OMC, Pascal Lamy «&nbsp;<em>les Etats-Unis représentent 13% des importations mondiales</em>, <em>donc 87% du commerce international n'a aucune raison de se laisser contaminer par cette folie</em>&nbsp;»</p><p>Visée depuis mi-mars par des droits de douane américains de 25% sur l'acier et l'aluminium, l'Union européenne, après que le président américain a fait machine arrière, a suspendu pour 90 jours les mesures de rétorsion approuvées par les États membre et qui prévoient une hausse de 25% sur l'acier et l'aluminium, les amandes, le jus d'orange, la volaille, le soja, le tabac et les yachts… Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau asalué un «&nbsp;<em>début de retour à la raison économique </em>», alors que la Bourse de New York s'est envolée à l'annonce de cette pause. Toutefois, l'incertitude et la confusion se répandent dans les cercles industriels et chez les distributeurs américains comme européens, tandis que les marchés ne savent plus à quel saint se vouer.</p><p></p><p><strong>LA TURQUIE À L’HEURE DES RÉGIMES AUTORITAIRES</strong></p><p></p><p>Au pouvoir depuis 22 ans, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a fait incarcérer le 23&nbsp;mars, une des rares personnes qui étaient en mesure de le battre dans les urnes : le social-démocrate et atatürkiste revendiqué Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul depuis 2019, qui devait être, le même jour, désigné comme candidat à la prochaine présidentielle du Parti républicain du peuple. En l’attaquant avec l’arme la plus redoutable dont il dispose − la justice −, sous couvert de multiples accusations, dont celle de « corruption », et en réprimant les imposantes manifestations de protestation organisées dans tout le pays, l’homme fort de la Turquie achève ce qu’il a commencé il y a une bonne dizaine d’années : le détricotage systématique de l’État de droit et des contre-pouvoirs. Cette régression de la démocratie a été marquée dès 2013&nbsp;par la répression des manifestations anti-Erdoğan du parc de Gezi à Taksim, suivie d’une dérive autoritaire. Puis, deux ans plus tard, par la fin brutale et sanglante des négociations de paix avec les Kurdes et l’incarcération d’élus et de figures politiques comme le populaire Selahattin Demirtaş. S’y sont ajoutées aussi les répercussions du coup d’Etat raté de 2016 et les purges gigantesques au sein des institutions publiques des membres de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen ; avec qui le président s’était pourtant allié pendant des décennies. Il y a eu ensuite l’adoption de lois liberticides, la destitution de maires et les arrestations de plus en plus nombreuses d’intellectuels, d’artistes, de journalistes de gauche ou proches de l’opposition libérale. De tout temps, le chef de l’État est apparu prêt à faire un pas de plus pour garder le pouvoir. Jamais, toutefois, il n’était allé aussi loin qu’aujourd’hui.</p><p>Dans la foulée de l'arrestation du maire d'Istanbul, la livre turque a plongé à son niveau le plus bas face au billet vert et l’indice de la Bourse d'Istanbul a chuté de près de 7%, déclenchant une suspension temporaire. Le Quai d'Orsay a fait part de sa « <em>profonde préoccupation</em>&nbsp;» tandis que Berlin a dénoncé « <em>un grave revers pour la démocratie </em>». L'autoritarisme croissant d'Erdoğan embarrasse particulièrement les Européens au moment où la Turquie, de par sa puissance militaire, se pose en alliée incontournable pour renforcer le pilier européen de l'OTAN, face au rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Située à la croisée de l'Europe, de l'Asie et du Moyen-Orient, et point de passage stratégique vers la mer Noire (via le détroit du Bosphore), elle se sait indispensable sur de nombreux dossiers : la guerre en Ukraine, où Ankara a su dès le début ménager à la fois Kyiv, en lui livrant des drones, et Moscou, en contournant les sanctions ; la Syrie de l'après-Bachar, où elle entend user de son influence auprès des nouvelles autorités. Sans oublier son industrie d'armement en plein boom, à laquelle s'intéressent déjà certaines capitales européennes pour contrer l'expansionnisme de Poutine. De quoi faire dire au secrétaire général de l'OTAN qu'il serait temps que Bruxelles et Ankara coopèrent plus étroitement sur la question sécuritaire.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>L’ÉTAT DU COMMERCE INTERNATIONAL</strong></p><p></p><p>Donald Trump a lancé le 2 avril une charge commerciale massive sous la forme d’une augmentation des droits de douane si lourde qu’elle sonne comme une déclaration de guerre commerciale contre des concurrents, mais aussi contre des alliés traditionnels de Washington. Le président américain a annoncé 46% de hausse&nbsp;pour le Vietnam, 34% pour la Chine, 24% pour le Japon, 20% pour l’Union européenne, mais aussi 50% pour le Lesotho, 47% pour Madagascar, 37% pour le Botswana et rien pour la Russie, la Corée du Nord, la Biélorussie … Tandis que l’Union européenne se préparait à négocier, Pékin a riposté vite et fort, les tarifs douaniers sur les importations américaines passantde 34% à 84%. &nbsp;Bloomberg décrivait alors l’escalade en cours entre la Chine et les Etats-Unis - qui représentent <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD2QSEMAActfHPIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBn9p-w7QVziKNkSTaH8KWgCx3PTQAIwzU/4/b1Wof9pbpT5aNLUWQM5Ztg/aHR0cHM6Ly93d3cuYmJjLmNvbS9uZXdzL2FydGljbGVzL2M0ZzIwODl2em56bw"><u>40% de l'économie mondiale</u></a> à eux deux - comme <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD2QSEMAActfHPIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBn9p-w7QVziKNkSTaH8KWgCx3PTQAIwzU/5/BPFoUWtxheGJ_6QAzimvTA/aHR0cHM6Ly93d3cuYmxvb21iZXJnLmNvbS9uZXdzL2FydGljbGVzLzIwMjUtMDQtMDkvdHJ1bXAtcy0xMDQtdGFyaWZmLW9uLWNoaW5hLW1pc3Nlcy1vbmUtdGhpbmctdXMtaXMtc3RpbGwtZGVwZW5kZW50LW9uLXRyYWRlP3RhaWQ9NjdmNjU5MTAzZTliYzUwMDAxYTg4NTNlJnV0bV9jYW1wYWlnbj10cnVlYW50aGVtJnV0bV9tZWRpdW09c29jaWFsJnV0bV9zb3VyY2U9dHdpdHRlcg"><u>une</u><em><u> </u></em></a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD2QSEMAActfHPIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBn9p-w7QVziKNkSTaH8KWgCx3PTQAIwzU/6/Jliq52MCGA8psYVsxG-bpg/aHR0cHM6Ly93d3cuYmxvb21iZXJnLmNvbS9uZXdzL2FydGljbGVzLzIwMjUtMDQtMDkvdHJ1bXAtcy0xMDQtdGFyaWZmLW9uLWNoaW5hLW1pc3Nlcy1vbmUtdGhpbmctdXMtaXMtc3RpbGwtZGVwZW5kZW50LW9uLXRyYWRlP3RhaWQ9NjdmNjU5MTAzZTliYzUwMDAxYTg4NTNlJnV0bV9jYW1wYWlnbj10cnVlYW50aGVtJnV0bV9tZWRpdW09c29jaWFsJnV0bV9zb3VyY2U9dHdpdHRlcg"><em><u>«&nbsp;guerre nucléaire commerciale"</u></em></a>».</p><p>Coup de théâtre mercredi soir&nbsp;: Donald Trump a annoncé la suspension des droits de douane pour 90 jours, laissant cependant un taux minimum uniforme de 10%. Une pause qui ne s’applique pas à la Chine taxée à 125%, ennemie principale des Etats-Unis qui a osé répliquer à Washington. Donald Trump justifie la pause « <em>par la volonté de plus de 75 pays de négocier</em>. »Concrètement, durant cette période, qui a pris effet « <em>immédiatement</em> » après son annonce, l'ensemble des pays du globe sont désormais soumis à des droits de douane ajustés à 10%.</p><p>Selon l’Insee, le commerce mondial devrait reculer de 4 points. En Europe, l’Allemagne ou l’Italie, dont 10% des exportations vont vers les États-Unis (respectivement 3,3 et 4,2% de leur PIB), devraient être plus touchées que la France et l’Espagne (moins de 7,5% de leurs exportations et moins de 2% du PIB). Mais, rappelle l’ancien commissaire européen au Commerce et ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce - OMC, Pascal Lamy «&nbsp;<em>les Etats-Unis représentent 13% des importations mondiales</em>, <em>donc 87% du commerce international n'a aucune raison de se laisser contaminer par cette folie</em>&nbsp;»</p><p>Visée depuis mi-mars par des droits de douane américains de 25% sur l'acier et l'aluminium, l'Union européenne, après que le président américain a fait machine arrière, a suspendu pour 90 jours les mesures de rétorsion approuvées par les États membre et qui prévoient une hausse de 25% sur l'acier et l'aluminium, les amandes, le jus d'orange, la volaille, le soja, le tabac et les yachts… Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau asalué un «&nbsp;<em>début de retour à la raison économique </em>», alors que la Bourse de New York s'est envolée à l'annonce de cette pause. Toutefois, l'incertitude et la confusion se répandent dans les cercles industriels et chez les distributeurs américains comme européens, tandis que les marchés ne savent plus à quel saint se vouer.</p><p></p><p><strong>LA TURQUIE À L’HEURE DES RÉGIMES AUTORITAIRES</strong></p><p></p><p>Au pouvoir depuis 22 ans, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a fait incarcérer le 23&nbsp;mars, une des rares personnes qui étaient en mesure de le battre dans les urnes : le social-démocrate et atatürkiste revendiqué Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul depuis 2019, qui devait être, le même jour, désigné comme candidat à la prochaine présidentielle du Parti républicain du peuple. En l’attaquant avec l’arme la plus redoutable dont il dispose − la justice −, sous couvert de multiples accusations, dont celle de « corruption », et en réprimant les imposantes manifestations de protestation organisées dans tout le pays, l’homme fort de la Turquie achève ce qu’il a commencé il y a une bonne dizaine d’années : le détricotage systématique de l’État de droit et des contre-pouvoirs. Cette régression de la démocratie a été marquée dès 2013&nbsp;par la répression des manifestations anti-Erdoğan du parc de Gezi à Taksim, suivie d’une dérive autoritaire. Puis, deux ans plus tard, par la fin brutale et sanglante des négociations de paix avec les Kurdes et l’incarcération d’élus et de figures politiques comme le populaire Selahattin Demirtaş. S’y sont ajoutées aussi les répercussions du coup d’Etat raté de 2016 et les purges gigantesques au sein des institutions publiques des membres de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen ; avec qui le président s’était pourtant allié pendant des décennies. Il y a eu ensuite l’adoption de lois liberticides, la destitution de maires et les arrestations de plus en plus nombreuses d’intellectuels, d’artistes, de journalistes de gauche ou proches de l’opposition libérale. De tout temps, le chef de l’État est apparu prêt à faire un pas de plus pour garder le pouvoir. Jamais, toutefois, il n’était allé aussi loin qu’aujourd’hui.</p><p>Dans la foulée de l'arrestation du maire d'Istanbul, la livre turque a plongé à son niveau le plus bas face au billet vert et l’indice de la Bourse d'Istanbul a chuté de près de 7%, déclenchant une suspension temporaire. Le Quai d'Orsay a fait part de sa « <em>profonde préoccupation</em>&nbsp;» tandis que Berlin a dénoncé « <em>un grave revers pour la démocratie </em>». L'autoritarisme croissant d'Erdoğan embarrasse particulièrement les Européens au moment où la Turquie, de par sa puissance militaire, se pose en alliée incontournable pour renforcer le pilier européen de l'OTAN, face au rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Située à la croisée de l'Europe, de l'Asie et du Moyen-Orient, et point de passage stratégique vers la mer Noire (via le détroit du Bosphore), elle se sait indispensable sur de nombreux dossiers : la guerre en Ukraine, où Ankara a su dès le début ménager à la fois Kyiv, en lui livrant des drones, et Moscou, en contournant les sanctions ; la Syrie de l'après-Bachar, où elle entend user de son influence auprès des nouvelles autorités. Sans oublier son industrie d'armement en plein boom, à laquelle s'intéressent déjà certaines capitales européennes pour contrer l'expansionnisme de Poutine. De quoi faire dire au secrétaire général de l'OTAN qu'il serait temps que Bruxelles et Ankara coopèrent plus étroitement sur la question sécuritaire.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 13 Apr 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/4bbab6cc-da29-4182-9639-592ceefa971e.mp3?_=1744303792" length="57814456" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 avril 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 L’ÉTAT DU COMMERCE INTERNATIONAL
 
 Donald Trump a lancé le 2 avril une charge commerciale massive sous la forme d’une augmentation des droits de douane si lourde qu’elle sonne comme une déclaration de guerre commerciale contre des concurrents, mais aussi contre des alliés traditionnels de Washington. Le président américain a annoncé 46% de hausse pour le Vietnam, 34% pour la Chine, 24% pour le Japon, 20% pour l’Union européenne, mais aussi 50% pour le Lesotho, 47% pour Madagascar, 37% pour le Botswana et rien pour la Russie, la Corée du Nord, la Biélorussie … Tandis que l’Union européenne se préparait à négocier, Pékin a riposté vite et fort, les tarifs douaniers sur les importations américaines passantde 34% à 84%. Bloomberg décrivait alors l’escalade en cours entre la Chine et les Etats-Unis - qui représentent 40% de l'économie mondiale à eux deux - comme une « guerre nucléaire commerciale"».
 Coup de théâtre mercredi soir : Donald Trump a annoncé la suspension des droits de douane pour 90 jours, laissant cependant un taux minimum uniforme de 10%. Une pause qui ne s’applique pas à la Chine taxée à 125%, ennemie principale des Etats-Unis qui a osé répliquer à Washington. Donald Trump justifie la pause « par la volonté de plus de 75 pays de négocier. »Concrètement, durant cette période, qui a pris effet « immédiatement » après son annonce, l'ensemble des pays du globe sont désormais soumis à des droits de douane ajustés à 10%.
 Selon l’Insee, le commerce mondial devrait reculer de 4 points. En Europe, l’Allemagne ou l’Italie, dont 10% des exportations vont vers les États-Unis (respectivement 3,3 et 4,2% de leur PIB), devraient être plus touchées que la France et l’Espagne (moins de 7,5% de leurs exportations et moins de 2% du PIB). Mais, rappelle l’ancien commissaire européen au Commerce et ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce - OMC, Pascal Lamy « les Etats-Unis représentent 13% des importations mondiales, donc 87% du commerce international n'a aucune raison de se laisser contaminer par cette folie »
 Visée depuis mi-mars par des droits de douane américains de 25% sur l'acier et l'aluminium, l'Union européenne, après que le président américain a fait machine arrière, a suspendu pour 90 jours les mesures de rétorsion approuvées par les États membre et qui prévoient une hausse de 25% sur l'acier et l'aluminium, les amandes, le jus d'orange, la volaille, le soja, le tabac et les yachts… Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau asalué un « début de retour à la raison économique », alors que la Bourse de New York s'est envolée à l'annonce de cette pause. Toutefois, l'incertitude et la confusion se répandent dans les cercles industriels et chez les distributeurs américains comme européens, tandis que les marchés ne savent plus à quel saint se vouer.
 
 LA TURQUIE À L’HEURE DES RÉGIMES AUTORITAIRES
 
 Au pouvoir depuis 22 ans, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a fait incarcérer le 23 mars, une des rares personnes qui étaient en mesure de le battre dans les urnes : le social-démocrate et atatürkiste revendiqué Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul depuis 2019, qui devait être, le même jour, désigné comme candidat à la prochaine présidentielle du Parti républicain du peuple. En l’attaquant avec l’arme la plus redoutable dont il dispose − la justice −, sous couvert de multiples accusations, dont celle de « corruption », et en réprimant les imposantes manifestations de protestation organisées dans tout le pays, l’homme fort de la Turquie achève ce qu’il a commencé il y a une bonne dizaine d’années : le détricotage systématique de l’État de droit et des contre-pouvoirs. Cette régression de la démocratie a été marquée dès 2013 par la répression des manifestations anti-Erdoğan du parc de Gezi à Taksim, suivie d’une dérive autoritaire. Puis, deux ans plus tard, par la fin brutale et sanglante des négociations de paix avec les Kurdes et l’incarcération d’élus et de figures politiques comme le populaire Selahattin Demirtaş. S’y sont ajoutées aussi les répercussions du coup d’Etat raté de 2016 et les purges gigantesques au sein des institutions publiques des membres de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen ; avec qui le président s’était pourtant allié pendant des décennies. Il y a eu ensuite l’adoption de lois liberticides, la destitution de maires et les arrestations de plus en plus nombreuses d’intellectuels, d’artistes, de journalistes de gauche ou proches de l’opposition libérale. De tout temps, le chef de l’État est apparu prêt à faire un pas de plus pour garder le pouvoir. Jamais, toutefois, il n’était allé aussi loin qu’aujourd’hui.
 Dans la foulée de l'arrestation du maire d'Istanbul, la livre turque a plongé à son niveau le plus bas face au billet vert et l’indice de la Bourse d'Istanbul a chuté de près de 7%, déclenchant une suspension temporaire. Le Quai d'Orsay a fait part de sa « profonde préoccupation » tandis que Berlin a dénoncé « un grave revers pour la démocratie ». L'autoritarisme croissant d'Erdoğan embarrasse particulièrement les Européens au moment où la Turquie, de par sa puissance militaire, se pose en alliée incontournable pour renforcer le pilier européen de l'OTAN, face au rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Située à la croisée de l'Europe, de l'Asie et du Moyen-Orient, et point de passage stratégique vers la mer Noire (via le détroit du Bosphore), elle se sait indispensable sur de nombreux dossiers : la guerre en Ukraine, où Ankara a su dès le début ménager à la fois Kyiv, en lui livrant des drones, et Moscou, en contournant les sanctions ; la Syrie de l'après-Bachar, où elle entend user de son influence auprès des nouvelles autorités. Sans oublier son industrie d'armement en plein boom, à laquelle s'intéressent déjà certaines capitales européennes pour contrer l'expansionnisme de Poutine. De quoi faire dire au secrétaire général de l'OTAN qu'il serait temps que Bruxelles et Ankara coopèrent plus étroitement sur la question sécuritaire.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 avril 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 L’ÉTAT DU COMMERCE INTERNATIONAL
 
 Donald Trump a lancé le 2 avril une charge commerciale massive sous la forme d’une augmentation des droits de douane si lourde qu’elle sonne comme une déclaration de guerre commerciale contre des concurrents, mais aussi contre des alliés traditionnels de Washington. Le président américain a annoncé 46% de hausse pour le Vietnam, 34% pour la Chine, 24% pour le Japon, 20% pour l’Union européenne, mais aussi 50% pour le Lesotho, 47% pour Madagascar, 37% pour le Botswana et rien pour la Russie, la Corée du Nord, la Biélorussie … Tandis que l’Union européenne se préparait à négocier, Pékin a riposté vite et fort, les tarifs douaniers sur les importations américaines passantde 34% à 84%. Bloomberg décrivait alors l’escalade en cours entre la Chine et les Etats-Unis - qui représentent 40% de l'économie mondiale à eux deux - comme une « guerre nucléaire commerciale"».
 Coup de théâtre mercredi soir : Donald Trump a annoncé la suspension des droits de douane pour 90 jours, laissant cependant un taux minimum uniforme de 10%. Une pause qui ne s’applique pas à la Chine taxée à 125%, ennemie principale des Etats-Unis qui a osé répliquer à Washington. Donald Trump justifie la pause « par la volonté de plus de 75 pays de négocier. »Concrètement, durant cette période, qui a pris effet « immédiatement » après son annonce, l'ensemble des pays du globe sont désormais soumis à des droits de douane ajustés à 10%.
 Selon l’Insee, le commerce mondial devrait reculer de 4 points. En Europe, l’Allemagne ou l’Italie, dont 10% des exportations vont vers les États-Unis (respectivement 3,3 et 4,2% de leur PIB), devraient être plus touchées que la France et l’Espagne (moins de 7,5% de leurs exportations et moins de 2% du PIB). Mais, rappelle l’ancien commissaire européen au Commerce et ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce - OMC, Pascal Lamy « les Etats-Unis représentent 13% des importations mondiales, donc 87% du commerce international n'a aucune raison de se laisser contaminer par cette folie »
 Visée depuis mi-mars par des droits de douane américains de 25% sur l'acier et l'aluminium, l'Union européenne, après que le président américain a fait machine arrière, a suspendu pour 90 jours les mesures de rétorsion approuvées par les États membre et qui prévoient une hausse de 25% sur l'acier et l'aluminium, les amandes, le jus d'orange, la volaille, le soja, le tabac et les yachts… Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau asalué un « début de retour à la raison économique », alors que la Bourse de New York s'est envolée à l'annonce de cette pause. Toutefois, l'incertitude et la confusion se répandent dans les cercles industriels et chez les distributeurs américains comme européens, tandis que les marchés ne savent plus à quel saint se vouer.
 
 LA TURQUIE À L’HEURE DES RÉGIMES AUTORITAIRES
 
 Au pouvoir depuis 22 ans, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a fait incarcérer le 23 mars, une des rares personnes qui étaient en mesure de le battre dans les urnes : le social-démocrate et atatürkiste revendiqué Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul depuis 2019, qui devait être, le même jour, désigné comme candidat à la prochaine présidentielle du Parti républicain du peuple. En l’attaquant avec l’arme la plus redoutable dont il dispose − la justice −, sous couvert de multiples accusations, dont celle de « corruption », et en réprimant les imposantes manifestations de protestation organisées dans tout le pays, l’homme fort de la Turquie achève ce qu’il a commencé il y a une bonne dizaine d’années : le détricotage systématique de l’État de droit et des contre-pouvoirs. Cette régression de la démocratie a été marquée dès 2013 par la répression des manifestations anti-Erdoğan du parc de Gezi à Taksim, suivie d’une dérive autoritaire. Puis, deux ans plus tard, par la fin brutale et sanglante des négociations de paix avec les Kurdes et l’incarcération d’élus et de figures politiques comme le populaire Selahattin Demirtaş. S’y sont ajoutées aussi les répercussions du coup d’Etat raté de 2016 et les purges gigantesques au sein des institutions publiques des membres de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen ; avec qui le président s’était pourtant allié pendant des décennies. Il y a eu ensuite l’adoption de lois liberticides, la destitution de maires et les arrestations de plus en plus nombreuses d’intellectuels, d’artistes, de journalistes de gauche ou proches de l’opposition libérale. De tout temps, le chef de l’État est apparu prêt à faire un pas de plus pour garder le pouvoir. Jamais, toutefois, il n’était allé aussi loin qu’aujourd’hui.
 Dans la foulée de l'arrestation du maire d'Istanbul, la livre turque a plongé à son niveau le plus bas face au billet vert et l’indice de la Bourse d'Istanbul a chuté de près de 7%, déclenchant une suspension temporaire. Le Quai d'Orsay a fait part de sa « profonde préoccupation » tandis que Berlin a dénoncé « un grave revers pour la démocratie ». L'autoritarisme croissant d'Erdoğan embarrasse particulièrement les Européens au moment où la Turquie, de par sa puissance militaire, se pose en alliée incontournable pour renforcer le pilier européen de l'OTAN, face au rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Située à la croisée de l'Europe, de l'Asie et du Moyen-Orient, et point de passage stratégique vers la mer Noire (via le détroit du Bosphore), elle se sait indispensable sur de nombreux dossiers : la guerre en Ukraine, où Ankara a su dès le début ménager à la fois Kyiv, en lui livrant des drones, et Moscou, en contournant les sanctions ; la Syrie de l'après-Bachar, où elle entend user de son influence auprès des nouvelles autorités. Sans oublier son industrie d'armement en plein boom, à laquelle s'intéressent déjà certaines capitales européennes pour contrer l'expansionnisme de Poutine. De quoi faire dire au secrétaire général de l'OTAN qu'il serait temps que Bruxelles et Ankara coopèrent plus étroitement sur la question sécuritaire.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:13</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/mzLFsGh]]></podcast:txt><itunes:episode>432</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,François Bujon de l’Estang,Matthias Fekl,Nicole Gnesotto,Richard Werly,Commerce international,droits de douane,tariffs,Donald Trump,Turquie,Erdogan</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (verdict condamnant Marine Le Pen)]]></title><guid isPermaLink="false">d5672703-6a2f-4aa9-9b12-878a1c218462</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 6 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 6 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d5672703-6a2f-4aa9-9b12-878a1c218462.mp3?_=1743889061" length="42104214" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>43:51</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/vigcGnw]]></podcast:txt><itunes:episode>431</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Nicole Gnesotto,Lucile Schmid,Marine Le Pen,RN</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Tableau des forces politiques après la décision du Tribunal de Paris]]></title><guid isPermaLink="false">17f5ee9e-853d-4ffc-b184-77574e0e60cd</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 6 avril 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>TABLEAU DES FORCES POLITIQUES APRÈS LA DÉCISION DU TRIBUNAL DE PARIS</strong></p><p></p><p>Lundi, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (devenu Rassemblement national, RN). Elle a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme avec bracelet électronique, et à une amende de 100.000&nbsp;euros. Mais c’est la peine d’inéligibilité à cinq ans avec exécution provisoire qui fait débat. La députée du Pas-de-Calais a interjeté appel, mardi, de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Quelques heures après, la cour d’appel de Paris a annoncé vouloir rendre sa décision à l’été 2026.</p><p>Alors que la leader du RN s'insurge contre « <em>la tyrannie des juges</em>&nbsp;», le Président défend «&nbsp;<em>l'indépendance de la justice</em> ». En revanche, tout en considérant qu’il n’a <em>«&nbsp;pas le droit »</em>, en tant que membre du gouvernement, de <em>«&nbsp;critiquer une décision de justice »</em>, François Bayrou a jugé «&nbsp;<em>en tant que citoyen</em>&nbsp;», que la décision du tribunal correctionnel de Paris soulève <em>« des interrogations »</em>. Lui-même est sous la menace d’une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, pour des faits comparables à ceux reprochés à Marine Le Pen. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a jugé que «&nbsp;<em>la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple »</em>. LFI pourrait bientôt devoir répondre devant la justice à des accusations semblables. Le président du Sénat, Gérard Larcher a estimé que<em> « si la loi va trop loin, le législateur doit pouvoir la corriger »</em>, tandis que le président du groupe de l’Union des droites pour la République à l’Assemblée nationale, Éric Ciotti, allié de Marine Le&nbsp;Pen, a décidé de la <em>«&nbsp;supprimer »</em>.</p><p>Écologistes, socialistes, communistes et anciens « insoumis » ont applaudi la décision des juges et fustigé au passage les propos de Jean-Luc&nbsp;Mélenchon. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et le chef de file des députés macronistes, Gabriel Attal, se sont démarqués. <em>« Je suis troublé par le trouble du Premier ministre »</em>, a dit Olivier Faure. <em>« Je ne suis jamais troublé par la démocratie »</em>, a enchaîné Gabriel Attal. Le président de la région Hauts-de-France, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/politique/elle-n-est-pas-une-victime-xavier-bertrand-intime-a-la-droite-d-arreter-d-avoir-peur-du-rn-et-de-marine-le-pen-20250402"><u>Xavier Bertrand</u></a> s’est inquiété des <em>«&nbsp;manifestations de soutien »</em> de <em>«&nbsp;l’internationale de l’extrême droite »</em> à l’endroit de Marine Le Pen.</p><p>Ce week-end, Le RN a organisé une mobilisation dans les rues afin de mettre la pression contre l’institution judiciaire – ou comme il le présente, <em>« sauver la démocratie »</em>. Ce dimanche, Gabriel Attal entend rassembler le bloc central dans un meeting au cours duquel, Edouard Philippe, qui n’est pas encore sorti de sa réserve, devrait s’exprimer. D'après un sondage Elabe pour BFMTV 57 % des Français estiment que la décision de justice est «&nbsp;<em>normale au vu des faits reprochés</em>&nbsp;».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Elle a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme avec bracelet électronique, et à une amende de 100.000&nbsp;euros. Mais c’est la peine d’inéligibilité à cinq ans avec exécution provisoire qui fait débat. La députée du Pas-de-Calais a interjeté appel, mardi, de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Quelques heures après, la cour d’appel de Paris a annoncé vouloir rendre sa décision à l’été 2026.</p><p>Alors que la leader du RN s'insurge contre « <em>la tyrannie des juges</em>&nbsp;», le Président défend «&nbsp;<em>l'indépendance de la justice</em> ». En revanche, tout en considérant qu’il n’a <em>«&nbsp;pas le droit »</em>, en tant que membre du gouvernement, de <em>«&nbsp;critiquer une décision de justice »</em>, François Bayrou a jugé «&nbsp;<em>en tant que citoyen</em>&nbsp;», que la décision du tribunal correctionnel de Paris soulève <em>« des interrogations »</em>. Lui-même est sous la menace d’une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, pour des faits comparables à ceux reprochés à Marine Le Pen. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a jugé que «&nbsp;<em>la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple »</em>. LFI pourrait bientôt devoir répondre devant la justice à des accusations semblables. Le président du Sénat, Gérard Larcher a estimé que<em> « si la loi va trop loin, le législateur doit pouvoir la corriger »</em>, tandis que le président du groupe de l’Union des droites pour la République à l’Assemblée nationale, Éric Ciotti, allié de Marine Le&nbsp;Pen, a décidé de la <em>«&nbsp;supprimer »</em>.</p><p>Écologistes, socialistes, communistes et anciens « insoumis » ont applaudi la décision des juges et fustigé au passage les propos de Jean-Luc&nbsp;Mélenchon. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et le chef de file des députés macronistes, Gabriel Attal, se sont démarqués. <em>« Je suis troublé par le trouble du Premier ministre »</em>, a dit Olivier Faure. <em>« Je ne suis jamais troublé par la démocratie »</em>, a enchaîné Gabriel Attal. Le président de la région Hauts-de-France, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/politique/elle-n-est-pas-une-victime-xavier-bertrand-intime-a-la-droite-d-arreter-d-avoir-peur-du-rn-et-de-marine-le-pen-20250402"><u>Xavier Bertrand</u></a> s’est inquiété des <em>«&nbsp;manifestations de soutien »</em> de <em>«&nbsp;l’internationale de l’extrême droite »</em> à l’endroit de Marine Le Pen.</p><p>Ce week-end, Le RN a organisé une mobilisation dans les rues afin de mettre la pression contre l’institution judiciaire – ou comme il le présente, <em>« sauver la démocratie »</em>. Ce dimanche, Gabriel Attal entend rassembler le bloc central dans un meeting au cours duquel, Edouard Philippe, qui n’est pas encore sorti de sa réserve, devrait s’exprimer. D'après un sondage Elabe pour BFMTV 57 % des Français estiment que la décision de justice est «&nbsp;<em>normale au vu des faits reprochés</em>&nbsp;».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 TABLEAU DES FORCES POLITIQUES APRÈS LA DÉCISION DU TRIBUNAL DE PARIS
 
 Lundi, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (devenu Rassemblement national, RN). Elle a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme avec bracelet électronique, et à une amende de 100.000 euros. Mais c’est la peine d’inéligibilité à cinq ans avec exécution provisoire qui fait débat. La députée du Pas-de-Calais a interjeté appel, mardi, de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Quelques heures après, la cour d’appel de Paris a annoncé vouloir rendre sa décision à l’été 2026.
 Alors que la leader du RN s'insurge contre « la tyrannie des juges », le Président défend « l'indépendance de la justice ». En revanche, tout en considérant qu’il n’a « pas le droit », en tant que membre du gouvernement, de « critiquer une décision de justice », François Bayrou a jugé « en tant que citoyen », que la décision du tribunal correctionnel de Paris soulève « des interrogations ». Lui-même est sous la menace d’une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, pour des faits comparables à ceux reprochés à Marine Le Pen. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a jugé que « la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple ». LFI pourrait bientôt devoir répondre devant la justice à des accusations semblables. Le président du Sénat, Gérard Larcher a estimé que « si la loi va trop loin, le législateur doit pouvoir la corriger », tandis que le président du groupe de l’Union des droites pour la République à l’Assemblée nationale, Éric Ciotti, allié de Marine Le Pen, a décidé de la « supprimer ».
 Écologistes, socialistes, communistes et anciens « insoumis » ont applaudi la décision des juges et fustigé au passage les propos de Jean-Luc Mélenchon. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et le chef de file des députés macronistes, Gabriel Attal, se sont démarqués. « Je suis troublé par le trouble du Premier ministre », a dit Olivier Faure. « Je ne suis jamais troublé par la démocratie », a enchaîné Gabriel Attal. Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand s’est inquiété des « manifestations de soutien » de « l’internationale de l’extrême droite » à l’endroit de Marine Le Pen.
 Ce week-end, Le RN a organisé une mobilisation dans les rues afin de mettre la pression contre l’institution judiciaire – ou comme il le présente, « sauver la démocratie ». Ce dimanche, Gabriel Attal entend rassembler le bloc central dans un meeting au cours duquel, Edouard Philippe, qui n’est pas encore sorti de sa réserve, devrait s’exprimer. D'après un sondage Elabe pour BFMTV 57 % des Français estiment que la décision de justice est « normale au vu des faits reprochés ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 6 avril 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 TABLEAU DES FORCES POLITIQUES APRÈS LA DÉCISION DU TRIBUNAL DE PARIS
 
 Lundi, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (devenu Rassemblement national, RN). Elle a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme avec bracelet électronique, et à une amende de 100.000 euros. Mais c’est la peine d’inéligibilité à cinq ans avec exécution provisoire qui fait débat. La députée du Pas-de-Calais a interjeté appel, mardi, de la décision du tribunal correctionnel de Paris. Quelques heures après, la cour d’appel de Paris a annoncé vouloir rendre sa décision à l’été 2026.
 Alors que la leader du RN s'insurge contre « la tyrannie des juges », le Président défend « l'indépendance de la justice ». En revanche, tout en considérant qu’il n’a « pas le droit », en tant que membre du gouvernement, de « critiquer une décision de justice », François Bayrou a jugé « en tant que citoyen », que la décision du tribunal correctionnel de Paris soulève « des interrogations ». Lui-même est sous la menace d’une condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, pour des faits comparables à ceux reprochés à Marine Le Pen. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a jugé que « la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple ». LFI pourrait bientôt devoir répondre devant la justice à des accusations semblables. Le président du Sénat, Gérard Larcher a estimé que « si la loi va trop loin, le législateur doit pouvoir la corriger », tandis que le président du groupe de l’Union des droites pour la République à l’Assemblée nationale, Éric Ciotti, allié de Marine Le Pen, a décidé de la « supprimer ».
 Écologistes, socialistes, communistes et anciens « insoumis » ont applaudi la décision des juges et fustigé au passage les propos de Jean-Luc Mélenchon. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et le chef de file des députés macronistes, Gabriel Attal, se sont démarqués. « Je suis troublé par le trouble du Premier ministre », a dit Olivier Faure. « Je ne suis jamais troublé par la démocratie », a enchaîné Gabriel Attal. Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand s’est inquiété des « manifestations de soutien » de « l’internationale de l’extrême droite » à l’endroit de Marine Le Pen.
 Ce week-end, Le RN a organisé une mobilisation dans les rues afin de mettre la pression contre l’institution judiciaire – ou comme il le présente, « sauver la démocratie ». Ce dimanche, Gabriel Attal entend rassembler le bloc central dans un meeting au cours duquel, Edouard Philippe, qui n’est pas encore sorti de sa réserve, devrait s’exprimer. D'après un sondage Elabe pour BFMTV 57 % des Français estiment que la décision de justice est « normale au vu des faits reprochés ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:07</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/untpytY]]></podcast:txt><itunes:episode>431</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Nicole Gnesotto,Lucile Schmid,Algérie,Marine Le Pen,RN</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les bistrots parisiens, avec Sofian Bouchfira bistrots (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">8b057ecf-13b5-4b4f-acd3-e1364d236495</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Sofian Bouchfira et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.</p><p></p><p>Dans ce second épisode, Sofian Bouchfira revient sur son enquête de terrain, débutée en tant que garçon de café, qui lui a permis de découvrir la sociabilité et la géographie des bistrots parisiens. Il analyse l’évolution de la limonade à Paris sous l’effet de la législation, de la concurrence des fast-foods dès les années 1980, ainsi que de la transformation des circuits financiers liés aux commerces. Il met en lumière l’invisibilisation du travail féminin et l’affaiblissement des amicales aveyronnaises, bien que certaines associations perdurent. Enfin, il souligne les tensions entre Aveyronnais de Paris et d’Aveyron, où le maintien des maisons familiales et des vacances permet de préserver des liens. </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Sofian Bouchfira et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.</p><p></p><p>Dans ce second épisode, Sofian Bouchfira revient sur son enquête de terrain, débutée en tant que garçon de café, qui lui a permis de découvrir la sociabilité et la géographie des bistrots parisiens. Il analyse l’évolution de la limonade à Paris sous l’effet de la législation, de la concurrence des fast-foods dès les années 1980, ainsi que de la transformation des circuits financiers liés aux commerces. Il met en lumière l’invisibilisation du travail féminin et l’affaiblissement des amicales aveyronnaises, bien que certaines associations perdurent. Enfin, il souligne les tensions entre Aveyronnais de Paris et d’Aveyron, où le maintien des maisons familiales et des vacances permet de préserver des liens. </p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 02 Apr 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8b057ecf-13b5-4b4f-acd3-e1364d236495.mp3?_=1741247962" length="27945864" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Sofian Bouchfira et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.
 
 Dans ce second épisode, Sofian Bouchfira revient sur son enquête de terrain, débutée en tant que garçon de café, qui lui a permis de découvrir la sociabilité et la géographie des bistrots parisiens. Il analyse l’évolution de la limonade à Paris sous l’effet de la législation, de la concurrence des fast-foods dès les années 1980, ainsi que de la transformation des circuits financiers liés aux commerces. Il met en lumière l’invisibilisation du travail féminin et l’affaiblissement des amicales aveyronnaises, bien que certaines associations perdurent. Enfin, il souligne les tensions entre Aveyronnais de Paris et d’Aveyron, où le maintien des maisons familiales et des vacances permet de préserver des liens. 
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 Une conversation entre Sofian Bouchfira et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.
 
 Dans ce second épisode, Sofian Bouchfira revient sur son enquête de terrain, débutée en tant que garçon de café, qui lui a permis de découvrir la sociabilité et la géographie des bistrots parisiens. Il analyse l’évolution de la limonade à Paris sous l’effet de la législation, de la concurrence des fast-foods dès les années 1980, ainsi que de la transformation des circuits financiers liés aux commerces. Il met en lumière l’invisibilisation du travail féminin et l’affaiblissement des amicales aveyronnaises, bien que certaines associations perdurent. Enfin, il souligne les tensions entre Aveyronnais de Paris et d’Aveyron, où le maintien des maisons familiales et des vacances permet de préserver des liens. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Sofian Bouchfira e...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>29:06</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/qNSvFYW]]></podcast:txt><itunes:episode>426</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Sofian Bouchfira,Bistrots,Aveyron,Paris</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : faire entendre la voix de l’Europe, avec Thierry Breton]]></title><guid isPermaLink="false">80f513c1-b55c-4c8d-a9f8-8fe3ce6fdba7</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Thierry Breton, commissaire européen entre 2019 et 2024.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>FAIRE ENTENDRE LA VOIX DE L’EUROPE, AVEC THIERRY BRETON</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Thierry Breton, en tant que commissaire européen au marché intérieur et des services entre 2019 et 2024, vous avez placé la régulation des plateformes numériques et la souveraineté technologique au cœur de votre action, avec l’ambition de doter l’Union européenne des moyens de défendre son autonomie stratégique dans les secteurs clés tels que les données, l’intelligence artificielle, la 5G, la défense et la technologie spatiale.</p><p>Votre passe d’armes avec Elon Musk illustre bien ces enjeux. Lorsque le patron de X (ex-Twitter) a diffusé une interview de Donald Trump, vous avez rappelé à Musk l’obligation de respecter le Digital Services Act (DSA), cette législation pionnière qui impose aux grandes plateformes de modérer les contenus et de lutter contre la désinformation. Mais cette bataille pour la souveraineté européenne ne se limite pas au numérique. Dans le secteur industriel, l’Europe s’efforce également de renforcer son autonomie stratégique. Le développement de Gaia-X, un projet de cloud européen, incarne cette volonté de sortir de la dépendance aux infrastructures américaines.</p><p>Par ailleurs, le renforcement de la cybersécurité européenne devient une priorité stratégique avec la mise en place d’une certification rigoureuse pour les infrastructures numériques, la sécurisation des réseaux et des systèmes d’information, ainsi que le développement de stratégies d’intervention rapide en cas d’urgence qui ont permis la création de l’unité européenne conjointe de cybersécurité.</p><p>En matière de défense, autre levier stratégique, l’Europe investit dans le Fonds européen de défense et met en œuvre le plan d’action sur la mobilité militaire pour développer une industrie militaire capable de rivaliser avec le complexe militaro-industriel américain.</p><p>L’industrie spatiale européenne joue également un rôle clé. L’amélioration du lien entre espace, défense et sécurité devient cruciale pour assurer la résilience stratégique de l’Union face aux menaces hybrides et aux rivalités géopolitiques.</p><p>Dans le domaine de l’énergie, la guerre en Ukraine a révélé les fragilités européennes face aux approvisionnements extérieurs. L’Europe doit accélèrer sa transition vers une indépendance énergétique à travers le Green Deal, qui mise sur le développement des énergies renouvelables et le renforcement de la production locale. Cette politique vise autant à sécuriser l’approvisionnement qu’à réduire l’influence économique des partenaires extérieurs, notamment américains.</p><p>Thierry Breton, vous avez soutenu l’Europe ne doit plus être un simple marché ouvert aux intérêts étrangers, mais un pôle de puissance capable de défendre ses intérêts industriels, numériques et stratégiques. Qu’est-ce qui vous paraît, aujourd’hui, constituer le socle le plus solide de la construction d’une souveraineté européenne ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Thierry Breton, commissaire européen entre 2019 et 2024.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>FAIRE ENTENDRE LA VOIX DE L’EUROPE, AVEC THIERRY BRETON</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Thierry Breton, en tant que commissaire européen au marché intérieur et des services entre 2019 et 2024, vous avez placé la régulation des plateformes numériques et la souveraineté technologique au cœur de votre action, avec l’ambition de doter l’Union européenne des moyens de défendre son autonomie stratégique dans les secteurs clés tels que les données, l’intelligence artificielle, la 5G, la défense et la technologie spatiale.</p><p>Votre passe d’armes avec Elon Musk illustre bien ces enjeux. Lorsque le patron de X (ex-Twitter) a diffusé une interview de Donald Trump, vous avez rappelé à Musk l’obligation de respecter le Digital Services Act (DSA), cette législation pionnière qui impose aux grandes plateformes de modérer les contenus et de lutter contre la désinformation. Mais cette bataille pour la souveraineté européenne ne se limite pas au numérique. Dans le secteur industriel, l’Europe s’efforce également de renforcer son autonomie stratégique. Le développement de Gaia-X, un projet de cloud européen, incarne cette volonté de sortir de la dépendance aux infrastructures américaines.</p><p>Par ailleurs, le renforcement de la cybersécurité européenne devient une priorité stratégique avec la mise en place d’une certification rigoureuse pour les infrastructures numériques, la sécurisation des réseaux et des systèmes d’information, ainsi que le développement de stratégies d’intervention rapide en cas d’urgence qui ont permis la création de l’unité européenne conjointe de cybersécurité.</p><p>En matière de défense, autre levier stratégique, l’Europe investit dans le Fonds européen de défense et met en œuvre le plan d’action sur la mobilité militaire pour développer une industrie militaire capable de rivaliser avec le complexe militaro-industriel américain.</p><p>L’industrie spatiale européenne joue également un rôle clé. L’amélioration du lien entre espace, défense et sécurité devient cruciale pour assurer la résilience stratégique de l’Union face aux menaces hybrides et aux rivalités géopolitiques.</p><p>Dans le domaine de l’énergie, la guerre en Ukraine a révélé les fragilités européennes face aux approvisionnements extérieurs. L’Europe doit accélèrer sa transition vers une indépendance énergétique à travers le Green Deal, qui mise sur le développement des énergies renouvelables et le renforcement de la production locale. Cette politique vise autant à sécuriser l’approvisionnement qu’à réduire l’influence économique des partenaires extérieurs, notamment américains.</p><p>Thierry Breton, vous avez soutenu l’Europe ne doit plus être un simple marché ouvert aux intérêts étrangers, mais un pôle de puissance capable de défendre ses intérêts industriels, numériques et stratégiques. Qu’est-ce qui vous paraît, aujourd’hui, constituer le socle le plus solide de la construction d’une souveraineté européenne ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/80f513c1-b55c-4c8d-a9f8-8fe3ce6fdba7.mp3?_=1743098052" length="54721976" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 mars 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Thierry Breton, commissaire européen entre 2019 et 2024.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 FAIRE ENTENDRE LA VOIX DE L’EUROPE, AVEC THIERRY BRETON
 
 Thierry Breton, en tant que commissaire européen au marché intérieur et des services entre 2019 et 2024, vous avez placé la régulation des plateformes numériques et la souveraineté technologique au cœur de votre action, avec l’ambition de doter l’Union européenne des moyens de défendre son autonomie stratégique dans les secteurs clés tels que les données, l’intelligence artificielle, la 5G, la défense et la technologie spatiale.
 Votre passe d’armes avec Elon Musk illustre bien ces enjeux. Lorsque le patron de X (ex-Twitter) a diffusé une interview de Donald Trump, vous avez rappelé à Musk l’obligation de respecter le Digital Services Act (DSA), cette législation pionnière qui impose aux grandes plateformes de modérer les contenus et de lutter contre la désinformation. Mais cette bataille pour la souveraineté européenne ne se limite pas au numérique. Dans le secteur industriel, l’Europe s’efforce également de renforcer son autonomie stratégique. Le développement de Gaia-X, un projet de cloud européen, incarne cette volonté de sortir de la dépendance aux infrastructures américaines.
 Par ailleurs, le renforcement de la cybersécurité européenne devient une priorité stratégique avec la mise en place d’une certification rigoureuse pour les infrastructures numériques, la sécurisation des réseaux et des systèmes d’information, ainsi que le développement de stratégies d’intervention rapide en cas d’urgence qui ont permis la création de l’unité européenne conjointe de cybersécurité.
 En matière de défense, autre levier stratégique, l’Europe investit dans le Fonds européen de défense et met en œuvre le plan d’action sur la mobilité militaire pour développer une industrie militaire capable de rivaliser avec le complexe militaro-industriel américain.
 L’industrie spatiale européenne joue également un rôle clé. L’amélioration du lien entre espace, défense et sécurité devient cruciale pour assurer la résilience stratégique de l’Union face aux menaces hybrides et aux rivalités géopolitiques.
 Dans le domaine de l’énergie, la guerre en Ukraine a révélé les fragilités européennes face aux approvisionnements extérieurs. L’Europe doit accélèrer sa transition vers une indépendance énergétique à travers le Green Deal, qui mise sur le développement des énergies renouvelables et le renforcement de la production locale. Cette politique vise autant à sécuriser l’approvisionnement qu’à réduire l’influence économique des partenaires extérieurs, notamment américains.
 Thierry Breton, vous avez soutenu l’Europe ne doit plus être un simple marché ouvert aux intérêts étrangers, mais un pôle de puissance capable de défendre ses intérêts industriels, numériques et stratégiques. Qu’est-ce qui vous paraît, aujourd’hui, constituer le socle le plus solide de la construction d’une souveraineté européenne ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 mars 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Thierry Breton, commissaire européen entre 2019 et 2024.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 FAIRE ENTENDRE LA VOIX DE L’EUROPE, AVEC THIERRY BRETON
 
 Thierry Breton, en tant que commissaire européen au marché intérieur et des services entre 2019 et 2024, vous avez placé la régulation des plateformes numériques et la souveraineté technologique au cœur de votre action, avec l’ambition de doter l’Union européenne des moyens de défendre son autonomie stratégique dans les secteurs clés tels que les données, l’intelligence artificielle, la 5G, la défense et la technologie spatiale.
 Votre passe d’armes avec Elon Musk illustre bien ces enjeux. Lorsque le patron de X (ex-Twitter) a diffusé une interview de Donald Trump, vous avez rappelé à Musk l’obligation de respecter le Digital Services Act (DSA), cette législation pionnière qui impose aux grandes plateformes de modérer les contenus et de lutter contre la désinformation. Mais cette bataille pour la souveraineté européenne ne se limite pas au numérique. Dans le secteur industriel, l’Europe s’efforce également de renforcer son autonomie stratégique. Le développement de Gaia-X, un projet de cloud européen, incarne cette volonté de sortir de la dépendance aux infrastructures américaines.
 Par ailleurs, le renforcement de la cybersécurité européenne devient une priorité stratégique avec la mise en place d’une certification rigoureuse pour les infrastructures numériques, la sécurisation des réseaux et des systèmes d’information, ainsi que le développement de stratégies d’intervention rapide en cas d’urgence qui ont permis la création de l’unité européenne conjointe de cybersécurité.
 En matière de défense, autre levier stratégique, l’Europe investit dans le Fonds européen de défense et met en œuvre le plan d’action sur la mobilité militaire pour développer une industrie militaire capable de rivaliser avec le complexe militaro-industriel américain.
 L’industrie spatiale européenne joue également un rôle clé. L’amélioration du lien entre espace, défense et sécurité devient cruciale pour assurer la résilience stratégique de l’Union face aux menaces hybrides et aux rivalités géopolitiques.
 Dans le domaine de l’énergie, la guerre en Ukraine a révélé les fragilités européennes face aux approvisionnements extérieurs. L’Europe doit accélèrer sa transition vers une indépendance énergétique à travers le Green Deal, qui mise sur le développement des énergies renouvelables et le renforcement de la production locale. Cette politique vise autant à sécuriser l’approvisionnement qu’à réduire l’influence économique des partenaires extérieurs, notamment américains.
 Thierry Breton, vous avez soutenu l’Europe ne doit plus être un simple marché ouvert aux intérêts étrangers, mais un pôle de puissance capable de défendre ses intérêts industriels, numériques et stratégiques. Qu’est-ce qui vous paraît, aujourd’hui, constituer le socle le plus solide de la construction d’une souveraineté européenne ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Une conversation entre Sofian Bouchfira et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.
 
 Dans ce premier épisode, Sofian Bouchfira, qui vient de soutenir sa thèse ”Les sources aveyronnaises de la limonade parisienne”, explore l’histoire des comportements à travers les bistrots parisiens et la limonade parisienne. Il part notamment de la légende des bougnats, ces Auvergnats venus à Paris après la crise du phylloxéra. Sofian déconstruit cette légende en s’appuyant sur des archives privées et des rencontres de terrain qui révèlent que les liens entre Paris et l’Aveyron perdurent, créant un véritable ”Aveyron à Paris”. Il analyse aussi les différences entre les pratiques de la fin du 19ème siècle et celles actuelles pour montrer que même si des changements se font, une continuité existe. 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Pierre Buhler, diplomate et ancien ambassadeur de France en Pologne.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>POLOGNE, HISTOIRE D’UNE AMBITION</strong></p><p></p><p>La Pologne occupe aujourd’hui une position stratégique centrale en Europe, façonnée par une histoire tourmentée et une résilience remarquable. Longtemps soumise à l’influence de puissances étrangères, elle a même disparu en tant qu’État entre 1795 et 1918 avant de renaître, pour être aussitôt confrontée aux épreuves de la Seconde Guerre mondiale et à la domination soviétique. Depuis la chute du communisme en 1989 et son adhésion à l’Union européenne en 2004, elle s’est affirmée comme un acteur incontournable de la sécurité européenne et transatlantique. Pierre Buhler, vous retracez avec finesse cette trajectoire historique dans l’ouvrage que vous publiez aux éditions Tallandier, <em>Pologne, histoire d’une ambition</em>, en montrant comment le pays a su conjuguer aspirations nationales et intégration internationale.</p><p>L’essor économique amorcé dans les années 1990 sous l’impulsion des réformes de Leszek Balcerowicz a permis à la Pologne de s’intégrer pleinement aux chaînes de valeur européennes, en particulier grâce à son partenariat privilégié avec l’Allemagne. Pourtant, derrière cette réussite économique, des tensions persistent. Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) revendique une souveraineté nationale affirmée, parfois en opposition avec Bruxelles, tandis que l’opinion publique reste globalement favorable au projet européen. Ces contradictions internes reflètent un débat plus large sur l’identité nationale et le positionnement du pays face aux institutions supranationales.</p><p>Sur la scène internationale, la Pologne joue un rôle de premier plan dans la dissuasion face à la Russie. Elle a plaidé pour un renforcement des capacités de l’OTAN en Europe de l’Est et consolidant son alliance stratégique avec les États-Unis, aujourd’hui mise à mal. Son ambition de devenir la première puissance militaire conventionnelle d’Europe atlantique témoigne de cette volonté d’autonomie stratégique. Mais cette posture affirmée ne va pas sans heurts : les tensions mémorielles avec l’Allemagne autour des réparations de guerre, ou encore avec l’Ukraine sur la mémoire des massacres de Volhynie, rappellent combien l’Histoire reste un enjeu diplomatique majeur. À cela s’ajoute la question sensible de la restitution des biens spoliés pendant l’Holocauste, qui continue d’alimenter les débats sur la reconnaissance des injustices passées.</p><p>&nbsp;La trajectoire polonaise illustre ainsi un équilibre délicat entre héritage historique, quête de souveraineté et ancrage dans les institutions euro-atlantiques. À travers votre analyse, vous mettez en lumière la manière dont la Pologne cherche à concilier ces dynamiques parfois contradictoires pour s’imposer comme un acteur incontournable de la sécurité et de la stabilité en Europe. Toutefois, le contexte actuel est peu favorable à une position d’équilibre et la question se pose de savoir si la Pologne peut - et jusqu’à quel point - prendre acte du retrait américain de l’OTAN.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Longtemps soumise à l’influence de puissances étrangères, elle a même disparu en tant qu’État entre 1795 et 1918 avant de renaître, pour être aussitôt confrontée aux épreuves de la Seconde Guerre mondiale et à la domination soviétique. Depuis la chute du communisme en 1989 et son adhésion à l’Union européenne en 2004, elle s’est affirmée comme un acteur incontournable de la sécurité européenne et transatlantique. Pierre Buhler, vous retracez avec finesse cette trajectoire historique dans l’ouvrage que vous publiez aux éditions Tallandier, <em>Pologne, histoire d’une ambition</em>, en montrant comment le pays a su conjuguer aspirations nationales et intégration internationale.</p><p>L’essor économique amorcé dans les années 1990 sous l’impulsion des réformes de Leszek Balcerowicz a permis à la Pologne de s’intégrer pleinement aux chaînes de valeur européennes, en particulier grâce à son partenariat privilégié avec l’Allemagne. Pourtant, derrière cette réussite économique, des tensions persistent. Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) revendique une souveraineté nationale affirmée, parfois en opposition avec Bruxelles, tandis que l’opinion publique reste globalement favorable au projet européen. Ces contradictions internes reflètent un débat plus large sur l’identité nationale et le positionnement du pays face aux institutions supranationales.</p><p>Sur la scène internationale, la Pologne joue un rôle de premier plan dans la dissuasion face à la Russie. Elle a plaidé pour un renforcement des capacités de l’OTAN en Europe de l’Est et consolidant son alliance stratégique avec les États-Unis, aujourd’hui mise à mal. Son ambition de devenir la première puissance militaire conventionnelle d’Europe atlantique témoigne de cette volonté d’autonomie stratégique. Mais cette posture affirmée ne va pas sans heurts : les tensions mémorielles avec l’Allemagne autour des réparations de guerre, ou encore avec l’Ukraine sur la mémoire des massacres de Volhynie, rappellent combien l’Histoire reste un enjeu diplomatique majeur. À cela s’ajoute la question sensible de la restitution des biens spoliés pendant l’Holocauste, qui continue d’alimenter les débats sur la reconnaissance des injustices passées.</p><p>&nbsp;La trajectoire polonaise illustre ainsi un équilibre délicat entre héritage historique, quête de souveraineté et ancrage dans les institutions euro-atlantiques. À travers votre analyse, vous mettez en lumière la manière dont la Pologne cherche à concilier ces dynamiques parfois contradictoires pour s’imposer comme un acteur incontournable de la sécurité et de la stabilité en Europe. Toutefois, le contexte actuel est peu favorable à une position d’équilibre et la question se pose de savoir si la Pologne peut - et jusqu’à quel point - prendre acte du retrait américain de l’OTAN.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 23 Mar 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ea96c5ed-c7db-43a9-85db-0cc3c9f2a615.mp3?_=1742496746" length="56145963" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 mars 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Pierre Buhler, diplomate et ancien ambassadeur de France en Pologne.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 POLOGNE, HISTOIRE D’UNE AMBITION
 
 La Pologne occupe aujourd’hui une position stratégique centrale en Europe, façonnée par une histoire tourmentée et une résilience remarquable. Longtemps soumise à l’influence de puissances étrangères, elle a même disparu en tant qu’État entre 1795 et 1918 avant de renaître, pour être aussitôt confrontée aux épreuves de la Seconde Guerre mondiale et à la domination soviétique. Depuis la chute du communisme en 1989 et son adhésion à l’Union européenne en 2004, elle s’est affirmée comme un acteur incontournable de la sécurité européenne et transatlantique. Pierre Buhler, vous retracez avec finesse cette trajectoire historique dans l’ouvrage que vous publiez aux éditions Tallandier, Pologne, histoire d’une ambition, en montrant comment le pays a su conjuguer aspirations nationales et intégration internationale.
 L’essor économique amorcé dans les années 1990 sous l’impulsion des réformes de Leszek Balcerowicz a permis à la Pologne de s’intégrer pleinement aux chaînes de valeur européennes, en particulier grâce à son partenariat privilégié avec l’Allemagne. Pourtant, derrière cette réussite économique, des tensions persistent. Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) revendique une souveraineté nationale affirmée, parfois en opposition avec Bruxelles, tandis que l’opinion publique reste globalement favorable au projet européen. Ces contradictions internes reflètent un débat plus large sur l’identité nationale et le positionnement du pays face aux institutions supranationales.
 Sur la scène internationale, la Pologne joue un rôle de premier plan dans la dissuasion face à la Russie. Elle a plaidé pour un renforcement des capacités de l’OTAN en Europe de l’Est et consolidant son alliance stratégique avec les États-Unis, aujourd’hui mise à mal. Son ambition de devenir la première puissance militaire conventionnelle d’Europe atlantique témoigne de cette volonté d’autonomie stratégique. Mais cette posture affirmée ne va pas sans heurts : les tensions mémorielles avec l’Allemagne autour des réparations de guerre, ou encore avec l’Ukraine sur la mémoire des massacres de Volhynie, rappellent combien l’Histoire reste un enjeu diplomatique majeur. À cela s’ajoute la question sensible de la restitution des biens spoliés pendant l’Holocauste, qui continue d’alimenter les débats sur la reconnaissance des injustices passées.
 La trajectoire polonaise illustre ainsi un équilibre délicat entre héritage historique, quête de souveraineté et ancrage dans les institutions euro-atlantiques. À travers votre analyse, vous mettez en lumière la manière dont la Pologne cherche à concilier ces dynamiques parfois contradictoires pour s’imposer comme un acteur incontournable de la sécurité et de la stabilité en Europe. Toutefois, le contexte actuel est peu favorable à une position d’équilibre et la question se pose de savoir si la Pologne peut - et jusqu’à quel point - prendre acte du retrait américain de l’OTAN.
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 - Pierre Buhler, diplomate et ancien ambassadeur de France en Pologne.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 POLOGNE, HISTOIRE D’UNE AMBITION
 
 La Pologne occupe aujourd’hui une position stratégique centrale en Europe, façonnée par une histoire tourmentée et une résilience remarquable. Longtemps soumise à l’influence de puissances étrangères, elle a même disparu en tant qu’État entre 1795 et 1918 avant de renaître, pour être aussitôt confrontée aux épreuves de la Seconde Guerre mondiale et à la domination soviétique. Depuis la chute du communisme en 1989 et son adhésion à l’Union européenne en 2004, elle s’est affirmée comme un acteur incontournable de la sécurité européenne et transatlantique. Pierre Buhler, vous retracez avec finesse cette trajectoire historique dans l’ouvrage que vous publiez aux éditions Tallandier, Pologne, histoire d’une ambition, en montrant comment le pays a su conjuguer aspirations nationales et intégration internationale.
 L’essor économique amorcé dans les années 1990 sous l’impulsion des réformes de Leszek Balcerowicz a permis à la Pologne de s’intégrer pleinement aux chaînes de valeur européennes, en particulier grâce à son partenariat privilégié avec l’Allemagne. Pourtant, derrière cette réussite économique, des tensions persistent. Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) revendique une souveraineté nationale affirmée, parfois en opposition avec Bruxelles, tandis que l’opinion publique reste globalement favorable au projet européen. Ces contradictions internes reflètent un débat plus large sur l’identité nationale et le positionnement du pays face aux institutions supranationales.
 Sur la scène internationale, la Pologne joue un rôle de premier plan dans la dissuasion face à la Russie. Elle a plaidé pour un renforcement des capacités de l’OTAN en Europe de l’Est et consolidant son alliance stratégique avec les États-Unis, aujourd’hui mise à mal. Son ambition de devenir la première puissance militaire conventionnelle d’Europe atlantique témoigne de cette volonté d’autonomie stratégique. Mais cette posture affirmée ne va pas sans heurts : les tensions mémorielles avec l’Allemagne autour des réparations de guerre, ou encore avec l’Ukraine sur la mémoire des massacres de Volhynie, rappellent combien l’Histoire reste un enjeu diplomatique majeur. À cela s’ajoute la question sensible de la restitution des biens spoliés pendant l’Holocauste, qui continue d’alimenter les débats sur la reconnaissance des injustices passées.
 La trajectoire polonaise illustre ainsi un équilibre délicat entre héritage historique, quête de souveraineté et ancrage dans les institutions euro-atlantiques. À travers votre analyse, vous mettez en lumière la manière dont la Pologne cherche à concilier ces dynamiques parfois contradictoires pour s’imposer comme un acteur incontournable de la sécurité et de la stabilité en Europe. Toutefois, le contexte actuel est peu favorable à une position d’équilibre et la question se pose de savoir si la Pologne peut - et jusqu’à quel point - prendre acte du retrait américain de l’OTAN.
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 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>COMMENT RÉARMER ?</strong></p><p></p><p>Après l’intervention télévisée du chef de l’État le 5 mars, la défense nationale est devenue la priorité du gouvernement. Fleurons de l'industrie de l’armement, PME et&nbsp;start-up innovantes, sous-traitants ... Tout un écosystème est mobilisé pour faire face à la menace&nbsp;russe amplifiée et au retrait de l'allié américain. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a évoqué une enveloppe de 100 milliards d'euros par an pour la défense à l'horizon 2030, contre 68 milliards inscrits dans la loi de programmation militaire, soit 1,5 point de PIB supplémentaire évoqué par le président de la République, pour passer de 2% à 3%-3,5% chaque année. Le ministre des Armées a esquissé quelques priorités : <em>« Les munitions et la guerre électronique sont les urgences </em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/economie/les-drones-arme-incontournable-du-combat-naval-moderne_910491"><em><u>puis la</u></em></a><em> </em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/economie/les-drones-arme-incontournable-du-combat-naval-moderne_910491"><em><u>dronisation</u></em></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/economie/les-drones-arme-incontournable-du-combat-naval-moderne_910491"><em><u>et la robotisation des armées</u></em></a><em>. »</em> L’accélération des cadences est déjà visible sur certains segments comme les munitions, l’artillerie et les missiles. Il faut également rester performant dans le domaine de l’intelligence artificielle, et du spatial. Du côté des grands programmes, Sébastien Lecornu entend augmenter le nombre d’avions de combat et de frégates de premier rang.</p><p>Les revues stratégiques successives qui évaluent régulièrement les menaces pesant sur le pays et prévoient les moyens d’y répondre, n’ont jamais écarté le risque d’un retour de la guerre de haute intensité. C’est pourquoi le modèle d’armée complet français a toujours été préservé au nom de la souveraineté nationale, afin de pouvoir agir sur tous les niveaux de conflictualité, même s’il a souvent été qualifié d’échantillonaire. La France s’inscrit également dans un cadre européen avec de nombreux programmes de coopération comme le système de combat aérien du futur avec l’Allemagne et l’Espagne&nbsp;; l’hélicoptère du futur avec notamment l’Italie, l’Espagne, et l’Allemagne ou les missiles avec le Royaume-Uni.</p><p>Interrogés par Ipsos-Ceci pour <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.latribune.fr/la-tribune-dimanche/politique/sondage-exclusif-les-francais-se-preparent-a-l-economie-de-guerre-1020144.html"><em><u>La Tribune Dimanche</u></em></a>, les Français sont 68&nbsp;% à considérer favorablement une augmentation du budget de la Défense quitte à augmenter encore les déficits pour 66 % d’entre eux et même sacrifier des budgets de l’Éducation ou de la Santé (51 %). La sécurité nationale passant ainsi devant la sécurité sociale. Avant d’en arriver là, le gouvernement veut toutefois explorer d’autres pistes de financement. Le ministre français de l'Économie, Éric Lombard, exclut d'activer la clause de sauvegarde prévue par Bruxelles pour financer les investissements dans la défense par de la dette. Parmi les outils envisagés à Bercy ou à Matignon, figurent notamment le recours au Livret A ou encore un grand emprunt. Vendredi, le président de la République, Emmanuel Macron a reçu les industriels de la défense pour leur fixer une nouvelle feuille de route visant à accélérer les cadences de livraison d’équipements. Face aux difficultés budgétaires et industrielles, Bercy doit organiser le 20 mars prochain une réunion rassemblant les banques et les assurances, mais aussi des acteurs de l'industrie de la défense.</p><p></p><p><strong>TRUMP-MUSK&nbsp;: QUELS CONTREPOIDS&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Les décisions et les méthodes de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, le 20&nbsp;janvier, soulèvent des interrogations quant aux limites du pouvoir présidentiel aux États-Unis. Le système politique américain repose sur le principe des <em>checks and balances</em>, visant à ce que «&nbsp;<em>le pouvoir arrête le pouvoir</em>&nbsp;», comme l’avait théorisé Montesquieu au XVIIIème&nbsp;siècle. Chacune des trois branches du gouvernement – exécutif, législatif, judiciaire - dispose de moyens de contrôle sur les autres (<em>checks</em>) pour viser un certain équilibre (<em>balance</em>). Les Républicains contrôlent la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat. Même si leur majorité à la Chambre est très étroite, la passivité des sénateurs conservateurs face aux nominations les plus controversées de Trump n’augure pas d’un rôle de frein à la présidence de la part du Congrès. Bien que les Républicains n'aient pas capturé l'ensemble du pouvoir judiciaire, ils disposent d'une nette majorité à la Cour suprême.</p><p>Depuis deux mois, les recours en justice se multiplient dans les États fédérés à majorité Démocrate qui cherchent à mettre en place des contentieux stratégiques sur quasiment toutes les mesures : suspension des traitements médicaux pour les personnes transgenres, autorisations pour Elon Musk d’accéder aux informations du fisc et de la Sécurité sociale, licenciements massifs de fonctionnaires publics ou intimidations à leur encontre, suppression du droit du sol pour les personnes nées de parents irrégulièrement ou temporairement immigrés, élimination de plusieurs autorités administratives …Même les Églises se tournent vers la justice pour protéger les lieux de culte du décret y autorisant les raids de la police de l’immigration. Mais une bonne partie des dossiers risquent soit d’être enterrés, soit portés devant une Cour Suprême qui a proclamé, avant l’élection de 2024, que Donald Trump, poursuivi dans de multiples affaires, bénéficiait d’une présomption d’immunité en raison du principe de séparation des pouvoirs. Et, le vice-président, J.D.&nbsp;Vance, diplômé de la faculté de droit Yale, a déclaré que <em>« les juges n’ont pas le droit de contrôler le pouvoir légitime de l’exécutif. »</em> En outre, si l’administration Trump décidait de désobéir à une décision des juges, la Cour ne dispose pas de moyens de coercition.</p><p>Face à une opposition étonnamment passive et encore sonnée, les contrepouvoirs paraissent bien faibles. Sauf un, que Montesquieu ne connaissait pas : Wall Street. Les entreprises américaines, surtout les grandes entreprises cotées en Bourse, dépendantes du marché mondial et de la chaîne de valeur globale paraissent être les seules à pouvoir refreiner les ardeurs autocratiques du clan au pouvoir à la Maison Blanche. Wall Street, qui avait soutenu l’élection de Donald Trump, semble déjà déchanter.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>COMMENT RÉARMER ?</strong></p><p></p><p>Après l’intervention télévisée du chef de l’État le 5 mars, la défense nationale est devenue la priorité du gouvernement. Fleurons de l'industrie de l’armement, PME et&nbsp;start-up innovantes, sous-traitants ... Tout un écosystème est mobilisé pour faire face à la menace&nbsp;russe amplifiée et au retrait de l'allié américain. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a évoqué une enveloppe de 100 milliards d'euros par an pour la défense à l'horizon 2030, contre 68 milliards inscrits dans la loi de programmation militaire, soit 1,5 point de PIB supplémentaire évoqué par le président de la République, pour passer de 2% à 3%-3,5% chaque année. Le ministre des Armées a esquissé quelques priorités : <em>« Les munitions et la guerre électronique sont les urgences </em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/economie/les-drones-arme-incontournable-du-combat-naval-moderne_910491"><em><u>puis la</u></em></a><em> </em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/economie/les-drones-arme-incontournable-du-combat-naval-moderne_910491"><em><u>dronisation</u></em></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.challenges.fr/economie/les-drones-arme-incontournable-du-combat-naval-moderne_910491"><em><u>et la robotisation des armées</u></em></a><em>. »</em> L’accélération des cadences est déjà visible sur certains segments comme les munitions, l’artillerie et les missiles. Il faut également rester performant dans le domaine de l’intelligence artificielle, et du spatial. Du côté des grands programmes, Sébastien Lecornu entend augmenter le nombre d’avions de combat et de frégates de premier rang.</p><p>Les revues stratégiques successives qui évaluent régulièrement les menaces pesant sur le pays et prévoient les moyens d’y répondre, n’ont jamais écarté le risque d’un retour de la guerre de haute intensité. C’est pourquoi le modèle d’armée complet français a toujours été préservé au nom de la souveraineté nationale, afin de pouvoir agir sur tous les niveaux de conflictualité, même s’il a souvent été qualifié d’échantillonaire. La France s’inscrit également dans un cadre européen avec de nombreux programmes de coopération comme le système de combat aérien du futur avec l’Allemagne et l’Espagne&nbsp;; l’hélicoptère du futur avec notamment l’Italie, l’Espagne, et l’Allemagne ou les missiles avec le Royaume-Uni.</p><p>Interrogés par Ipsos-Ceci pour <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.latribune.fr/la-tribune-dimanche/politique/sondage-exclusif-les-francais-se-preparent-a-l-economie-de-guerre-1020144.html"><em><u>La Tribune Dimanche</u></em></a>, les Français sont 68&nbsp;% à considérer favorablement une augmentation du budget de la Défense quitte à augmenter encore les déficits pour 66 % d’entre eux et même sacrifier des budgets de l’Éducation ou de la Santé (51 %). La sécurité nationale passant ainsi devant la sécurité sociale. Avant d’en arriver là, le gouvernement veut toutefois explorer d’autres pistes de financement. Le ministre français de l'Économie, Éric Lombard, exclut d'activer la clause de sauvegarde prévue par Bruxelles pour financer les investissements dans la défense par de la dette. Parmi les outils envisagés à Bercy ou à Matignon, figurent notamment le recours au Livret A ou encore un grand emprunt. Vendredi, le président de la République, Emmanuel Macron a reçu les industriels de la défense pour leur fixer une nouvelle feuille de route visant à accélérer les cadences de livraison d’équipements. Face aux difficultés budgétaires et industrielles, Bercy doit organiser le 20 mars prochain une réunion rassemblant les banques et les assurances, mais aussi des acteurs de l'industrie de la défense.</p><p></p><p><strong>TRUMP-MUSK&nbsp;: QUELS CONTREPOIDS&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Les décisions et les méthodes de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, le 20&nbsp;janvier, soulèvent des interrogations quant aux limites du pouvoir présidentiel aux États-Unis. Le système politique américain repose sur le principe des <em>checks and balances</em>, visant à ce que «&nbsp;<em>le pouvoir arrête le pouvoir</em>&nbsp;», comme l’avait théorisé Montesquieu au XVIIIème&nbsp;siècle. Chacune des trois branches du gouvernement – exécutif, législatif, judiciaire - dispose de moyens de contrôle sur les autres (<em>checks</em>) pour viser un certain équilibre (<em>balance</em>). Les Républicains contrôlent la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat. Même si leur majorité à la Chambre est très étroite, la passivité des sénateurs conservateurs face aux nominations les plus controversées de Trump n’augure pas d’un rôle de frein à la présidence de la part du Congrès. Bien que les Républicains n'aient pas capturé l'ensemble du pouvoir judiciaire, ils disposent d'une nette majorité à la Cour suprême.</p><p>Depuis deux mois, les recours en justice se multiplient dans les États fédérés à majorité Démocrate qui cherchent à mettre en place des contentieux stratégiques sur quasiment toutes les mesures : suspension des traitements médicaux pour les personnes transgenres, autorisations pour Elon Musk d’accéder aux informations du fisc et de la Sécurité sociale, licenciements massifs de fonctionnaires publics ou intimidations à leur encontre, suppression du droit du sol pour les personnes nées de parents irrégulièrement ou temporairement immigrés, élimination de plusieurs autorités administratives …Même les Églises se tournent vers la justice pour protéger les lieux de culte du décret y autorisant les raids de la police de l’immigration. Mais une bonne partie des dossiers risquent soit d’être enterrés, soit portés devant une Cour Suprême qui a proclamé, avant l’élection de 2024, que Donald Trump, poursuivi dans de multiples affaires, bénéficiait d’une présomption d’immunité en raison du principe de séparation des pouvoirs. Et, le vice-président, J.D.&nbsp;Vance, diplômé de la faculté de droit Yale, a déclaré que <em>« les juges n’ont pas le droit de contrôler le pouvoir légitime de l’exécutif. »</em> En outre, si l’administration Trump décidait de désobéir à une décision des juges, la Cour ne dispose pas de moyens de coercition.</p><p>Face à une opposition étonnamment passive et encore sonnée, les contrepouvoirs paraissent bien faibles. Sauf un, que Montesquieu ne connaissait pas : Wall Street. Les entreprises américaines, surtout les grandes entreprises cotées en Bourse, dépendantes du marché mondial et de la chaîne de valeur globale paraissent être les seules à pouvoir refreiner les ardeurs autocratiques du clan au pouvoir à la Maison Blanche. Wall Street, qui avait soutenu l’élection de Donald Trump, semble déjà déchanter.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 16 Mar 2025 14:26:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/afa1ff99-2918-4642-9baf-8441a58d255f.mp3?_=1742076019" length="64001095" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 mars 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 COMMENT RÉARMER ?
 
 Après l’intervention télévisée du chef de l’État le 5 mars, la défense nationale est devenue la priorité du gouvernement. Fleurons de l'industrie de l’armement, PME et start-up innovantes, sous-traitants ... Tout un écosystème est mobilisé pour faire face à la menace russe amplifiée et au retrait de l'allié américain. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a évoqué une enveloppe de 100 milliards d'euros par an pour la défense à l'horizon 2030, contre 68 milliards inscrits dans la loi de programmation militaire, soit 1,5 point de PIB supplémentaire évoqué par le président de la République, pour passer de 2% à 3%-3,5% chaque année. Le ministre des Armées a esquissé quelques priorités : « Les munitions et la guerre électronique sont les urgences puis la dronisation et la robotisation des armées. » L’accélération des cadences est déjà visible sur certains segments comme les munitions, l’artillerie et les missiles. Il faut également rester performant dans le domaine de l’intelligence artificielle, et du spatial. Du côté des grands programmes, Sébastien Lecornu entend augmenter le nombre d’avions de combat et de frégates de premier rang.
 Les revues stratégiques successives qui évaluent régulièrement les menaces pesant sur le pays et prévoient les moyens d’y répondre, n’ont jamais écarté le risque d’un retour de la guerre de haute intensité. C’est pourquoi le modèle d’armée complet français a toujours été préservé au nom de la souveraineté nationale, afin de pouvoir agir sur tous les niveaux de conflictualité, même s’il a souvent été qualifié d’échantillonaire. La France s’inscrit également dans un cadre européen avec de nombreux programmes de coopération comme le système de combat aérien du futur avec l’Allemagne et l’Espagne ; l’hélicoptère du futur avec notamment l’Italie, l’Espagne, et l’Allemagne ou les missiles avec le Royaume-Uni.
 Interrogés par Ipsos-Ceci pour La Tribune Dimanche, les Français sont 68 % à considérer favorablement une augmentation du budget de la Défense quitte à augmenter encore les déficits pour 66 % d’entre eux et même sacrifier des budgets de l’Éducation ou de la Santé (51 %). La sécurité nationale passant ainsi devant la sécurité sociale. Avant d’en arriver là, le gouvernement veut toutefois explorer d’autres pistes de financement. Le ministre français de l'Économie, Éric Lombard, exclut d'activer la clause de sauvegarde prévue par Bruxelles pour financer les investissements dans la défense par de la dette. Parmi les outils envisagés à Bercy ou à Matignon, figurent notamment le recours au Livret A ou encore un grand emprunt. Vendredi, le président de la République, Emmanuel Macron a reçu les industriels de la défense pour leur fixer une nouvelle feuille de route visant à accélérer les cadences de livraison d’équipements. Face aux difficultés budgétaires et industrielles, Bercy doit organiser le 20 mars prochain une réunion rassemblant les banques et les assurances, mais aussi des acteurs de l'industrie de la défense.
 
 TRUMP-MUSK : QUELS CONTREPOIDS ?
 
 Les décisions et les méthodes de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, soulèvent des interrogations quant aux limites du pouvoir présidentiel aux États-Unis. Le système politique américain repose sur le principe des checks and balances, visant à ce que « le pouvoir arrête le pouvoir », comme l’avait théorisé Montesquieu au XVIIIème siècle. Chacune des trois branches du gouvernement – exécutif, législatif, judiciaire - dispose de moyens de contrôle sur les autres (checks) pour viser un certain équilibre (balance). Les Républicains contrôlent la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat. Même si leur majorité à la Chambre est très étroite, la passivité des sénateurs conservateurs face aux nominations les plus controversées de Trump n’augure pas d’un rôle de frein à la présidence de la part du Congrès. Bien que les Républicains n'aient pas capturé l'ensemble du pouvoir judiciaire, ils disposent d'une nette majorité à la Cour suprême.
 Depuis deux mois, les recours en justice se multiplient dans les États fédérés à majorité Démocrate qui cherchent à mettre en place des contentieux stratégiques sur quasiment toutes les mesures : suspension des traitements médicaux pour les personnes transgenres, autorisations pour Elon Musk d’accéder aux informations du fisc et de la Sécurité sociale, licenciements massifs de fonctionnaires publics ou intimidations à leur encontre, suppression du droit du sol pour les personnes nées de parents irrégulièrement ou temporairement immigrés, élimination de plusieurs autorités administratives …Même les Églises se tournent vers la justice pour protéger les lieux de culte du décret y autorisant les raids de la police de l’immigration. Mais une bonne partie des dossiers risquent soit d’être enterrés, soit portés devant une Cour Suprême qui a proclamé, avant l’élection de 2024, que Donald Trump, poursuivi dans de multiples affaires, bénéficiait d’une présomption d’immunité en raison du principe de séparation des pouvoirs. Et, le vice-président, J.D. Vance, diplômé de la faculté de droit Yale, a déclaré que « les juges n’ont pas le droit de contrôler le pouvoir légitime de l’exécutif. » En outre, si l’administration Trump décidait de désobéir à une décision des juges, la Cour ne dispose pas de moyens de coercition.
 Face à une opposition étonnamment passive et encore sonnée, les contrepouvoirs paraissent bien faibles. Sauf un, que Montesquieu ne connaissait pas : Wall Street. Les entreprises américaines, surtout les grandes entreprises cotées en Bourse, dépendantes du marché mondial et de la chaîne de valeur globale paraissent être les seules à pouvoir refreiner les ardeurs autocratiques du clan au pouvoir à la Maison Blanche. Wall Street, qui avait soutenu l’élection de Donald Trump, semble déjà déchanter.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 mars 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 COMMENT RÉARMER ?
 
 Après l’intervention télévisée du chef de l’État le 5 mars, la défense nationale est devenue la priorité du gouvernement. Fleurons de l'industrie de l’armement, PME et start-up innovantes, sous-traitants ... Tout un écosystème est mobilisé pour faire face à la menace russe amplifiée et au retrait de l'allié américain. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a évoqué une enveloppe de 100 milliards d'euros par an pour la défense à l'horizon 2030, contre 68 milliards inscrits dans la loi de programmation militaire, soit 1,5 point de PIB supplémentaire évoqué par le président de la République, pour passer de 2% à 3%-3,5% chaque année. Le ministre des Armées a esquissé quelques priorités : « Les munitions et la guerre électronique sont les urgences puis la dronisation et la robotisation des armées. » L’accélération des cadences est déjà visible sur certains segments comme les munitions, l’artillerie et les missiles. Il faut également rester performant dans le domaine de l’intelligence artificielle, et du spatial. Du côté des grands programmes, Sébastien Lecornu entend augmenter le nombre d’avions de combat et de frégates de premier rang.
 Les revues stratégiques successives qui évaluent régulièrement les menaces pesant sur le pays et prévoient les moyens d’y répondre, n’ont jamais écarté le risque d’un retour de la guerre de haute intensité. C’est pourquoi le modèle d’armée complet français a toujours été préservé au nom de la souveraineté nationale, afin de pouvoir agir sur tous les niveaux de conflictualité, même s’il a souvent été qualifié d’échantillonaire. La France s’inscrit également dans un cadre européen avec de nombreux programmes de coopération comme le système de combat aérien du futur avec l’Allemagne et l’Espagne ; l’hélicoptère du futur avec notamment l’Italie, l’Espagne, et l’Allemagne ou les missiles avec le Royaume-Uni.
 Interrogés par Ipsos-Ceci pour La Tribune Dimanche, les Français sont 68 % à considérer favorablement une augmentation du budget de la Défense quitte à augmenter encore les déficits pour 66 % d’entre eux et même sacrifier des budgets de l’Éducation ou de la Santé (51 %). La sécurité nationale passant ainsi devant la sécurité sociale. Avant d’en arriver là, le gouvernement veut toutefois explorer d’autres pistes de financement. Le ministre français de l'Économie, Éric Lombard, exclut d'activer la clause de sauvegarde prévue par Bruxelles pour financer les investissements dans la défense par de la dette. Parmi les outils envisagés à Bercy ou à Matignon, figurent notamment le recours au Livret A ou encore un grand emprunt. Vendredi, le président de la République, Emmanuel Macron a reçu les industriels de la défense pour leur fixer une nouvelle feuille de route visant à accélérer les cadences de livraison d’équipements. Face aux difficultés budgétaires et industrielles, Bercy doit organiser le 20 mars prochain une réunion rassemblant les banques et les assurances, mais aussi des acteurs de l'industrie de la défense.
 
 TRUMP-MUSK : QUELS CONTREPOIDS ?
 
 Les décisions et les méthodes de Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, soulèvent des interrogations quant aux limites du pouvoir présidentiel aux États-Unis. Le système politique américain repose sur le principe des checks and balances, visant à ce que « le pouvoir arrête le pouvoir », comme l’avait théorisé Montesquieu au XVIIIème siècle. Chacune des trois branches du gouvernement – exécutif, législatif, judiciaire - dispose de moyens de contrôle sur les autres (checks) pour viser un certain équilibre (balance). Les Républicains contrôlent la présidence, la Chambre des représentants et le Sénat. Même si leur majorité à la Chambre est très étroite, la passivité des sénateurs conservateurs face aux nominations les plus controversées de Trump n’augure pas d’un rôle de frein à la présidence de la part du Congrès. Bien que les Républicains n'aient pas capturé l'ensemble du pouvoir judiciaire, ils disposent d'une nette majorité à la Cour suprême.
 Depuis deux mois, les recours en justice se multiplient dans les États fédérés à majorité Démocrate qui cherchent à mettre en place des contentieux stratégiques sur quasiment toutes les mesures : suspension des traitements médicaux pour les personnes transgenres, autorisations pour Elon Musk d’accéder aux informations du fisc et de la Sécurité sociale, licenciements massifs de fonctionnaires publics ou intimidations à leur encontre, suppression du droit du sol pour les personnes nées de parents irrégulièrement ou temporairement immigrés, élimination de plusieurs autorités administratives …Même les Églises se tournent vers la justice pour protéger les lieux de culte du décret y autorisant les raids de la police de l’immigration. Mais une bonne partie des dossiers risquent soit d’être enterrés, soit portés devant une Cour Suprême qui a proclamé, avant l’élection de 2024, que Donald Trump, poursuivi dans de multiples affaires, bénéficiait d’une présomption d’immunité en raison du principe de séparation des pouvoirs. Et, le vice-président, J.D. Vance, diplômé de la faculté de droit Yale, a déclaré que « les juges n’ont pas le droit de contrôler le pouvoir légitime de l’exécutif. » En outre, si l’administration Trump décidait de désobéir à une décision des juges, la Cour ne dispose pas de moyens de coercition.
 Face à une opposition étonnamment passive et encore sonnée, les contrepouvoirs paraissent bien faibles. Sauf un, que Montesquieu ne connaissait pas : Wall Street. Les entreprises américaines, surtout les grandes entreprises cotées en Bourse, dépendantes du marché mondial et de la chaîne de valeur globale paraissent être les seules à pouvoir refreiner les ardeurs autocratiques du clan au pouvoir à la Maison Blanche. Wall Street, qui avait soutenu l’élection de Donald Trump, semble déjà déchanter.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/lMIUtdv]]></podcast:txt><itunes:episode>428</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Marc-Olivier Padis,Richard Werly,Défense,Russie,USA,États-Unis,Donald Trump,Elon Musk</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique de films (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">20d4901f-3c47-4818-9c84-e3272c9c2341</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2024.</p><p></p><p>Dans ce dernier épisode, Stéphane Lerouge s’intéresse à la rencontre de Michel Legrand et de Jacques Demy. Il évoque ainsi un deuxième pan de sa carrière où Legrand n’écrit plus de chansons, mais devient interprète. Il revient également sur son arrivée à Hollywood, entre euphorie et désillusion.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2024.</p><p></p><p>Dans ce dernier épisode, Stéphane Lerouge s’intéresse à la rencontre de Michel Legrand et de Jacques Demy. Il évoque ainsi un deuxième pan de sa carrière où Legrand n’écrit plus de chansons, mais devient interprète. Il revient également sur son arrivée à Hollywood, entre euphorie et désillusion.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 12 Mar 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/20d4901f-3c47-4818-9c84-e3272c9c2341.mp3?_=1732869604" length="21143561" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 novembre 2024.
 
 Dans ce dernier épisode, Stéphane Lerouge s’intéresse à la rencontre de Michel Legrand et de Jacques Demy. Il évoque ainsi un deuxième pan de sa carrière où Legrand n’écrit plus de chansons, mais devient interprète. Il revient également sur son arrivée à Hollywood, entre euphorie et désillusion.
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 Dans ce dernier épisode, Stéphane Lerouge s’intéresse à la rencontre de Michel Legrand et de Jacques Demy. Il évoque ainsi un deuxième pan de sa carrière où Legrand n’écrit plus de chansons, mais devient interprète. Il revient également sur son arrivée à Hollywood, entre euphorie et désillusion.
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 Une conversation entre et Philippe Meyer,...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>22:01</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/YbECiDv]]></podcast:txt><itunes:episode>412</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Stéphane Lerouge,Musique de films</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le débat français sur l’Ukraine]]></title><guid isPermaLink="false">1e5a045d-28f9-466a-8bcc-03fd76575c24</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE DÉBAT FRANÇAIS SUR L’UKRAINE</strong></p><p></p><p>Après l'altercation dans le bureau ovale le 28 février, le président de la République continue de préparer les esprits à l'idée d'un nouvel «&nbsp;<em>effort de guerre</em>&nbsp;» et de changement de doctrine pour les armées françaises. <em>«</em>&nbsp;<em>Depuis trois ans, les Russes dépensent 10&nbsp;% de leur PIB dans la défense. On doit donc préparer la suite&nbsp;»</em>, alerte Emmanuel Macron, en fixant un objectif autour de «&nbsp;<em>3% à 3,5% du PIB&nbsp;»</em>contre 5,4%&nbsp;en 1960. La loi de programmation militaire 2024-2030 a prévu une enveloppe de plus de 400 milliards d'euros pour les armées sur sept ans. La défense est le deuxième plus gros budget du pays.</p><p>Lundi, le Premier ministre a évoqué une <em>« situation historique »</em>, <em>« la plus grave, la plus déstabilisée et la plus dangereuse de toutes celles que notre continent ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».</em> Il s'est ensuite félicité que « <em>pour l'honneur de l'Europe, le président Zelensky n'a pas plié</em> ». Ce qui a suscité les applaudissements des députés, sauf de ceux du Rassemblement national et leurs alliés ciottistes. La présidente du groupe RN, a indiqué que son parti ne pourra «&nbsp;<em>jamais soutenir une chimérique défense européenne&nbsp;</em>», pas plus que « <em>l'envoi de troupes françaises combattantes sur le sol ukrainien </em>» - ce qui, selon le ministre des armées Sébastien Lecornu, n’est pas envisagé. Marine Le Pen s'est aussi dit opposée au « <em>partage</em> » de la dissuasion nucléaire française avec les Européens tandis que ses fidèles moquaient l’alarmisme du président de la République. Le patron des députés macronistes, Gabriel Attal estime qu'il faut «&nbsp;<em>accélérer le processus d'adhésion </em>» de l’Ukraine aux 27, augmenter le soutien militaire et revoir la position française sur les avoirs russes gelés pour aider Kyiv. Le président du groupe socialiste Boris Vallaud et la présidente du groupe écologiste Cyrielle Châtelain ont aussi réclamé la confiscation des avoirs russes ce que le ministre des Affaires étrangères a indiqué ne pas envisager pour le moment. Pour la droite républicaine, la France doit faire évoluer le format de ses armées conventionnelles, « <em>en sécurisant les industriels</em> », « <em>en drainant l'épargne des Français et en créant une finance de guerre qui permette de recapitaliser nos entreprises</em> ». Cette approche n'est pas celle des communistes. Leur orateur Jean-Paul Lecoq, qui a dénoncé la «&nbsp;<em>surenchère guerrière d'Emmanuel Macron et la hausse des dépenses liées à la Défense</em> », a préféré prôner une solution diplomatique. À LFI, on dénonce une manœuvre du président pour faire payer l’effort de défense par lune réduction des dépenses sociales.</p><p>Avant le discours de Macron mercredi, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD0MddMAActfHHgAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnyIfCMaxJL4sXT1yc6hD2-naongAIwzU/15/Ms89kzEl2qkyZvlxXgSkew/aHR0cHM6Ly93d3cub2RveGEuZnIvc29uZGFnZS9sZXMtdHJvaXMtcXVhcnRzLWRlcy1mcmFuY2Fpcy1zb3V0aWVubmVudC11bmUtaGF1c3NlLWR1LWJ1ZGdldC1kZS1sYS1kZWZlbnNlLw"><u>77% des Français</u></a> se disent d’accord pour <em>«&nbsp;davantage&nbsp;» </em>d’investissements dans la défense, selon un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD0MddMAActfHHgAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnyIfCMaxJL4sXT1yc6hD2-naongAIwzU/16/D8CaXJZyqpzvNY2ZPLrRlw/aHR0cHM6Ly93d3cub2RveGEuZnIvc29uZGFnZS9sZXMtdHJvaXMtcXVhcnRzLWRlcy1mcmFuY2Fpcy1zb3V0aWVubmVudC11bmUtaGF1c3NlLWR1LWJ1ZGdldC1kZS1sYS1kZWZlbnNlLw"><u>sondage Odoxa</u></a>, mais seuls 49% maintiennent qu'il faut <em>«&nbsp;soutenir l’Ukraine même si cela a des conséquences sur notre économie</em>&nbsp;». C’est 12 points de moins qu’en 2022.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE DÉBAT FRANÇAIS SUR L’UKRAINE</strong></p><p></p><p>Après l'altercation dans le bureau ovale le 28 février, le président de la République continue de préparer les esprits à l'idée d'un nouvel «&nbsp;<em>effort de guerre</em>&nbsp;» et de changement de doctrine pour les armées françaises. <em>«</em>&nbsp;<em>Depuis trois ans, les Russes dépensent 10&nbsp;% de leur PIB dans la défense. On doit donc préparer la suite&nbsp;»</em>, alerte Emmanuel Macron, en fixant un objectif autour de «&nbsp;<em>3% à 3,5% du PIB&nbsp;»</em>contre 5,4%&nbsp;en 1960. La loi de programmation militaire 2024-2030 a prévu une enveloppe de plus de 400 milliards d'euros pour les armées sur sept ans. La défense est le deuxième plus gros budget du pays.</p><p>Lundi, le Premier ministre a évoqué une <em>« situation historique »</em>, <em>« la plus grave, la plus déstabilisée et la plus dangereuse de toutes celles que notre continent ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».</em> Il s'est ensuite félicité que « <em>pour l'honneur de l'Europe, le président Zelensky n'a pas plié</em> ». Ce qui a suscité les applaudissements des députés, sauf de ceux du Rassemblement national et leurs alliés ciottistes. La présidente du groupe RN, a indiqué que son parti ne pourra «&nbsp;<em>jamais soutenir une chimérique défense européenne&nbsp;</em>», pas plus que « <em>l'envoi de troupes françaises combattantes sur le sol ukrainien </em>» - ce qui, selon le ministre des armées Sébastien Lecornu, n’est pas envisagé. Marine Le Pen s'est aussi dit opposée au « <em>partage</em> » de la dissuasion nucléaire française avec les Européens tandis que ses fidèles moquaient l’alarmisme du président de la République. Le patron des députés macronistes, Gabriel Attal estime qu'il faut «&nbsp;<em>accélérer le processus d'adhésion </em>» de l’Ukraine aux 27, augmenter le soutien militaire et revoir la position française sur les avoirs russes gelés pour aider Kyiv. Le président du groupe socialiste Boris Vallaud et la présidente du groupe écologiste Cyrielle Châtelain ont aussi réclamé la confiscation des avoirs russes ce que le ministre des Affaires étrangères a indiqué ne pas envisager pour le moment. Pour la droite républicaine, la France doit faire évoluer le format de ses armées conventionnelles, « <em>en sécurisant les industriels</em> », « <em>en drainant l'épargne des Français et en créant une finance de guerre qui permette de recapitaliser nos entreprises</em> ». Cette approche n'est pas celle des communistes. Leur orateur Jean-Paul Lecoq, qui a dénoncé la «&nbsp;<em>surenchère guerrière d'Emmanuel Macron et la hausse des dépenses liées à la Défense</em> », a préféré prôner une solution diplomatique. À LFI, on dénonce une manœuvre du président pour faire payer l’effort de défense par lune réduction des dépenses sociales.</p><p>Avant le discours de Macron mercredi, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD0MddMAActfHHgAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnyIfCMaxJL4sXT1yc6hD2-naongAIwzU/15/Ms89kzEl2qkyZvlxXgSkew/aHR0cHM6Ly93d3cub2RveGEuZnIvc29uZGFnZS9sZXMtdHJvaXMtcXVhcnRzLWRlcy1mcmFuY2Fpcy1zb3V0aWVubmVudC11bmUtaGF1c3NlLWR1LWJ1ZGdldC1kZS1sYS1kZWZlbnNlLw"><u>77% des Français</u></a> se disent d’accord pour <em>«&nbsp;davantage&nbsp;» </em>d’investissements dans la défense, selon un <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAAD0MddMAActfHHgAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnyIfCMaxJL4sXT1yc6hD2-naongAIwzU/16/D8CaXJZyqpzvNY2ZPLrRlw/aHR0cHM6Ly93d3cub2RveGEuZnIvc29uZGFnZS9sZXMtdHJvaXMtcXVhcnRzLWRlcy1mcmFuY2Fpcy1zb3V0aWVubmVudC11bmUtaGF1c3NlLWR1LWJ1ZGdldC1kZS1sYS1kZWZlbnNlLw"><u>sondage Odoxa</u></a>, mais seuls 49% maintiennent qu'il faut <em>«&nbsp;soutenir l’Ukraine même si cela a des conséquences sur notre économie</em>&nbsp;». C’est 12 points de moins qu’en 2022.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 09 Mar 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1e5a045d-28f9-466a-8bcc-03fd76575c24.mp3?_=1741280925" length="59761727" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LE DÉBAT FRANÇAIS SUR L’UKRAINE
 
 Après l'altercation dans le bureau ovale le 28 février, le président de la République continue de préparer les esprits à l'idée d'un nouvel « effort de guerre » et de changement de doctrine pour les armées françaises. « Depuis trois ans, les Russes dépensent 10 % de leur PIB dans la défense. On doit donc préparer la suite », alerte Emmanuel Macron, en fixant un objectif autour de « 3% à 3,5% du PIB »contre 5,4% en 1960. La loi de programmation militaire 2024-2030 a prévu une enveloppe de plus de 400 milliards d'euros pour les armées sur sept ans. La défense est le deuxième plus gros budget du pays.
 Lundi, le Premier ministre a évoqué une « situation historique », « la plus grave, la plus déstabilisée et la plus dangereuse de toutes celles que notre continent ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Il s'est ensuite félicité que « pour l'honneur de l'Europe, le président Zelensky n'a pas plié ». Ce qui a suscité les applaudissements des députés, sauf de ceux du Rassemblement national et leurs alliés ciottistes. La présidente du groupe RN, a indiqué que son parti ne pourra « jamais soutenir une chimérique défense européenne », pas plus que « l'envoi de troupes françaises combattantes sur le sol ukrainien » - ce qui, selon le ministre des armées Sébastien Lecornu, n’est pas envisagé. Marine Le Pen s'est aussi dit opposée au « partage » de la dissuasion nucléaire française avec les Européens tandis que ses fidèles moquaient l’alarmisme du président de la République. Le patron des députés macronistes, Gabriel Attal estime qu'il faut « accélérer le processus d'adhésion » de l’Ukraine aux 27, augmenter le soutien militaire et revoir la position française sur les avoirs russes gelés pour aider Kyiv. Le président du groupe socialiste Boris Vallaud et la présidente du groupe écologiste Cyrielle Châtelain ont aussi réclamé la confiscation des avoirs russes ce que le ministre des Affaires étrangères a indiqué ne pas envisager pour le moment. Pour la droite républicaine, la France doit faire évoluer le format de ses armées conventionnelles, « en sécurisant les industriels », « en drainant l'épargne des Français et en créant une finance de guerre qui permette de recapitaliser nos entreprises ». Cette approche n'est pas celle des communistes. Leur orateur Jean-Paul Lecoq, qui a dénoncé la « surenchère guerrière d'Emmanuel Macron et la hausse des dépenses liées à la Défense », a préféré prôner une solution diplomatique. À LFI, on dénonce une manœuvre du président pour faire payer l’effort de défense par lune réduction des dépenses sociales.
 Avant le discours de Macron mercredi, 77% des Français se disent d’accord pour « davantage » d’investissements dans la défense, selon un sondage Odoxa, mais seuls 49% maintiennent qu'il faut « soutenir l’Ukraine même si cela a des conséquences sur notre économie ». C’est 12 points de moins qu’en 2022.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 LE DÉBAT FRANÇAIS SUR L’UKRAINE
 
 Après l'altercation dans le bureau ovale le 28 février, le président de la République continue de préparer les esprits à l'idée d'un nouvel « effort de guerre » et de changement de doctrine pour les armées françaises. « Depuis trois ans, les Russes dépensent 10 % de leur PIB dans la défense. On doit donc préparer la suite », alerte Emmanuel Macron, en fixant un objectif autour de « 3% à 3,5% du PIB »contre 5,4% en 1960. La loi de programmation militaire 2024-2030 a prévu une enveloppe de plus de 400 milliards d'euros pour les armées sur sept ans. La défense est le deuxième plus gros budget du pays.
 Lundi, le Premier ministre a évoqué une « situation historique », « la plus grave, la plus déstabilisée et la plus dangereuse de toutes celles que notre continent ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Il s'est ensuite félicité que « pour l'honneur de l'Europe, le président Zelensky n'a pas plié ». Ce qui a suscité les applaudissements des députés, sauf de ceux du Rassemblement national et leurs alliés ciottistes. La présidente du groupe RN, a indiqué que son parti ne pourra « jamais soutenir une chimérique défense européenne », pas plus que « l'envoi de troupes françaises combattantes sur le sol ukrainien » - ce qui, selon le ministre des armées Sébastien Lecornu, n’est pas envisagé. Marine Le Pen s'est aussi dit opposée au « partage » de la dissuasion nucléaire française avec les Européens tandis que ses fidèles moquaient l’alarmisme du président de la République. Le patron des députés macronistes, Gabriel Attal estime qu'il faut « accélérer le processus d'adhésion » de l’Ukraine aux 27, augmenter le soutien militaire et revoir la position française sur les avoirs russes gelés pour aider Kyiv. Le président du groupe socialiste Boris Vallaud et la présidente du groupe écologiste Cyrielle Châtelain ont aussi réclamé la confiscation des avoirs russes ce que le ministre des Affaires étrangères a indiqué ne pas envisager pour le moment. Pour la droite républicaine, la France doit faire évoluer le format de ses armées conventionnelles, « en sécurisant les industriels », « en drainant l'épargne des Français et en créant une finance de guerre qui permette de recapitaliser nos entreprises ». Cette approche n'est pas celle des communistes. Leur orateur Jean-Paul Lecoq, qui a dénoncé la « surenchère guerrière d'Emmanuel Macron et la hausse des dépenses liées à la Défense », a préféré prôner une solution diplomatique. À LFI, on dénonce une manœuvre du président pour faire payer l’effort de défense par lune réduction des dépenses sociales.
 Avant le discours de Macron mercredi, 77% des Français se disent d’accord pour « davantage » d’investissements dans la défense, selon un sondage Odoxa, mais seuls 49% maintiennent qu'il faut « soutenir l’Ukraine même si cela a des conséquences sur notre économie ». C’est 12 points de moins qu’en 2022.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p><strong>LA FIN DE L’OTAN ET L’HEURE DE LA DÉFENSE EUROPÉENNE&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Le rapprochement russo-américain sur l'Ukraine, les « <em>négociations de paix</em>&nbsp;» amorcées sans Kyiv et le Vieux Continent et la menace de remise en question par Washington de son soutien militaire à l'Europe ont abasourdi ses alliés. Le discours du vice-président des Etats-Unis, J.&nbsp;D.&nbsp;Vance, lors de la Conférence de Munich le 14 février a ébranlé la relation transatlantique&nbsp;: les Européens ont brutalement pris conscience que la sécurité du continent ne dépend que d’eux-mêmes. Après l’annonce par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, le 12 février à Bruxelles que l'Administration Trump écarterait la possibilité pour l'Ukraine d'intégrer l'Alliance atlantique dans les négociations de paix, la course aux idées pour pallier l'absence de protection américaine a été relancée. Mais, faute d'architecture de défense ou de structure de commandement commune européennes, ces moyens sont limités. Aujourd’hui, les membres européens de l’OTAN ne dépensent que 1,9% de leur PIB dans la défense. Le sommet du 24&nbsp;au 26&nbsp;juin à La&nbsp;Haye devrait porter la cible de dépenses de&nbsp;défense à 3% du PIB.</p><p>À Bruxelles, en attendant de présenter son Livre blanc sur la défense, le 19&nbsp;mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déjà évoqué une première piste&nbsp;: les États membres pourront demander un traitement budgétaire de faveur pour leurs dépenses de défense, afin de desserrer l’étau des critères de Maastricht d’une dette publique inférieure à 60% du PIB et un déficit public de 3% du PIB maximum. Le recours à cette <em>« clause de sauvegarde nationale&nbsp;»</em> pourrait notamment intéresser les pays sous procédure pour déficit excessif, comme la France, l’Italie, la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, ou Malte. Pour l’heure, le débat sur la bonne utilisation des fonds communautaires se poursuit entre les États qui, comme la France, militent pour une préférence européenne et ceux qui, à l’instar de la Pologne, ne veulent pas exclure des achats aux États-Unis ou en Corée du Sud.</p><p>En Allemagne, lundi, au lendemain de la victoire de l’Union chrétienne-démocrate aux législatives du 23&nbsp;février, son leader le probable futur chancelier Friedrich Merz juge nécessaire pour l'Europe de se préparer « <em>au pire scénario</em> » en créant une défense autonome en tant qu'alternative à « <em>l'OTAN dans sa forme actuelle</em>&nbsp;». Estimant que le temps presse, il se dit prêt ainsi à s'affranchir de 80 ans de tradition atlantiste allemande en matière de défense, allant jusqu’à déclarer vouloir « <em>discuter avec les Britanniques et les Français pour savoir si leur protection nucléaire pourrait également s’étendre à</em> [l’Allemagne]<em> »</em>.</p><p>A Londres, mardi, devant la Chambre des communes, Keir Starmer a déclaré que son gouvernement porterait le budget de la défense à 2,5% du PIB en 2027. Du jamais vu « <em>depuis la fin de la guerre froide</em> », a précisé le Premier ministre britannique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Le discours du vice-président des Etats-Unis, J.&nbsp;D.&nbsp;Vance, lors de la Conférence de Munich le 14 février a ébranlé la relation transatlantique&nbsp;: les Européens ont brutalement pris conscience que la sécurité du continent ne dépend que d’eux-mêmes. Après l’annonce par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, le 12 février à Bruxelles que l'Administration Trump écarterait la possibilité pour l'Ukraine d'intégrer l'Alliance atlantique dans les négociations de paix, la course aux idées pour pallier l'absence de protection américaine a été relancée. Mais, faute d'architecture de défense ou de structure de commandement commune européennes, ces moyens sont limités. Aujourd’hui, les membres européens de l’OTAN ne dépensent que 1,9% de leur PIB dans la défense. Le sommet du 24&nbsp;au 26&nbsp;juin à La&nbsp;Haye devrait porter la cible de dépenses de&nbsp;défense à 3% du PIB.</p><p>À Bruxelles, en attendant de présenter son Livre blanc sur la défense, le 19&nbsp;mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déjà évoqué une première piste&nbsp;: les États membres pourront demander un traitement budgétaire de faveur pour leurs dépenses de défense, afin de desserrer l’étau des critères de Maastricht d’une dette publique inférieure à 60% du PIB et un déficit public de 3% du PIB maximum. Le recours à cette <em>« clause de sauvegarde nationale&nbsp;»</em> pourrait notamment intéresser les pays sous procédure pour déficit excessif, comme la France, l’Italie, la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, ou Malte. Pour l’heure, le débat sur la bonne utilisation des fonds communautaires se poursuit entre les États qui, comme la France, militent pour une préférence européenne et ceux qui, à l’instar de la Pologne, ne veulent pas exclure des achats aux États-Unis ou en Corée du Sud.</p><p>En Allemagne, lundi, au lendemain de la victoire de l’Union chrétienne-démocrate aux législatives du 23&nbsp;février, son leader le probable futur chancelier Friedrich Merz juge nécessaire pour l'Europe de se préparer « <em>au pire scénario</em> » en créant une défense autonome en tant qu'alternative à « <em>l'OTAN dans sa forme actuelle</em>&nbsp;». Estimant que le temps presse, il se dit prêt ainsi à s'affranchir de 80 ans de tradition atlantiste allemande en matière de défense, allant jusqu’à déclarer vouloir « <em>discuter avec les Britanniques et les Français pour savoir si leur protection nucléaire pourrait également s’étendre à</em> [l’Allemagne]<em> »</em>.</p><p>A Londres, mardi, devant la Chambre des communes, Keir Starmer a déclaré que son gouvernement porterait le budget de la défense à 2,5% du PIB en 2027. Du jamais vu « <em>depuis la fin de la guerre froide</em> », a précisé le Premier ministre britannique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.LA FIN DE L’OTAN ET L’HEURE DE LA DÉFENSE EUROPÉENNE ?
 
 Le rapprochement russo-américain sur l'Ukraine, les « négociations de paix » amorcées sans Kyiv et le Vieux Continent et la menace de remise en question par Washington de son soutien militaire à l'Europe ont abasourdi ses alliés. Le discours du vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, lors de la Conférence de Munich le 14 février a ébranlé la relation transatlantique : les Européens ont brutalement pris conscience que la sécurité du continent ne dépend que d’eux-mêmes. Après l’annonce par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, le 12 février à Bruxelles que l'Administration Trump écarterait la possibilité pour l'Ukraine d'intégrer l'Alliance atlantique dans les négociations de paix, la course aux idées pour pallier l'absence de protection américaine a été relancée. Mais, faute d'architecture de défense ou de structure de commandement commune européennes, ces moyens sont limités. Aujourd’hui, les membres européens de l’OTAN ne dépensent que 1,9% de leur PIB dans la défense. Le sommet du 24 au 26 juin à La Haye devrait porter la cible de dépenses de défense à 3% du PIB.
 À Bruxelles, en attendant de présenter son Livre blanc sur la défense, le 19 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déjà évoqué une première piste : les États membres pourront demander un traitement budgétaire de faveur pour leurs dépenses de défense, afin de desserrer l’étau des critères de Maastricht d’une dette publique inférieure à 60% du PIB et un déficit public de 3% du PIB maximum. Le recours à cette « clause de sauvegarde nationale » pourrait notamment intéresser les pays sous procédure pour déficit excessif, comme la France, l’Italie, la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, ou Malte. Pour l’heure, le débat sur la bonne utilisation des fonds communautaires se poursuit entre les États qui, comme la France, militent pour une préférence européenne et ceux qui, à l’instar de la Pologne, ne veulent pas exclure des achats aux États-Unis ou en Corée du Sud.
 En Allemagne, lundi, au lendemain de la victoire de l’Union chrétienne-démocrate aux législatives du 23 février, son leader le probable futur chancelier Friedrich Merz juge nécessaire pour l'Europe de se préparer « au pire scénario » en créant une défense autonome en tant qu'alternative à « l'OTAN dans sa forme actuelle ». Estimant que le temps presse, il se dit prêt ainsi à s'affranchir de 80 ans de tradition atlantiste allemande en matière de défense, allant jusqu’à déclarer vouloir « discuter avec les Britanniques et les Français pour savoir si leur protection nucléaire pourrait également s’étendre à [l’Allemagne] ».
 A Londres, mardi, devant la Chambre des communes, Keir Starmer a déclaré que son gouvernement porterait le budget de la défense à 2,5% du PIB en 2027. Du jamais vu « depuis la fin de la guerre froide », a précisé le Premier ministre britannique.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Le rapprochement russo-américain sur l'Ukraine, les « négociations de paix » amorcées sans Kyiv et le Vieux Continent et la menace de remise en question par Washington de son soutien militaire à l'Europe ont abasourdi ses alliés. Le discours du vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, lors de la Conférence de Munich le 14 février a ébranlé la relation transatlantique : les Européens ont brutalement pris conscience que la sécurité du continent ne dépend que d’eux-mêmes. Après l’annonce par le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, le 12 février à Bruxelles que l'Administration Trump écarterait la possibilité pour l'Ukraine d'intégrer l'Alliance atlantique dans les négociations de paix, la course aux idées pour pallier l'absence de protection américaine a été relancée. Mais, faute d'architecture de défense ou de structure de commandement commune européennes, ces moyens sont limités. Aujourd’hui, les membres européens de l’OTAN ne dépensent que 1,9% de leur PIB dans la défense. Le sommet du 24 au 26 juin à La Haye devrait porter la cible de dépenses de défense à 3% du PIB.
 À Bruxelles, en attendant de présenter son Livre blanc sur la défense, le 19 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déjà évoqué une première piste : les États membres pourront demander un traitement budgétaire de faveur pour leurs dépenses de défense, afin de desserrer l’étau des critères de Maastricht d’une dette publique inférieure à 60% du PIB et un déficit public de 3% du PIB maximum. Le recours à cette « clause de sauvegarde nationale » pourrait notamment intéresser les pays sous procédure pour déficit excessif, comme la France, l’Italie, la Belgique, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, ou Malte. Pour l’heure, le débat sur la bonne utilisation des fonds communautaires se poursuit entre les États qui, comme la France, militent pour une préférence européenne et ceux qui, à l’instar de la Pologne, ne veulent pas exclure des achats aux États-Unis ou en Corée du Sud.
 En Allemagne, lundi, au lendemain de la victoire de l’Union chrétienne-démocrate aux législatives du 23 février, son leader le probable futur chancelier Friedrich Merz juge nécessaire pour l'Europe de se préparer « au pire scénario » en créant une défense autonome en tant qu'alternative à « l'OTAN dans sa forme actuelle ». Estimant que le temps presse, il se dit prêt ainsi à s'affranchir de 80 ans de tradition atlantiste allemande en matière de défense, allant jusqu’à déclarer vouloir « discuter avec les Britanniques et les Français pour savoir si leur protection nucléaire pourrait également s’étendre à [l’Allemagne] ».
 A Londres, mardi, devant la Chambre des communes, Keir Starmer a déclaré que son gouvernement porterait le budget de la défense à 2,5% du PIB en 2027. Du jamais vu « depuis la fin de la guerre froide », a précisé le Premier ministre britannique.
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 Stéphane Lerouge, spécialiste de la musique de film et créateur de la collection de disques de bandes originales ”Écoutez le cinéma !” chez Universal Music France évoque ici la relation entre film et musique. Il réhabilite la musique de film en expliquant qu’elle n’est pas toujours soumise au réalisateur. Il revient notamment sur la figure de Georges Duhamel qui a créé pour Godard et Tavernier mais aussi d’autres compositeurs français. Il s’interroge ainsi sur la relation entre réalisateur et compositeur, qui semblent parler deux langages différents. 
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 Une conversation entre et Philippe Meyer,...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>15:36</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/LXqLXnY]]></podcast:txt><itunes:episode>412</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Stéphane Lerouge,Musique de films</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : le référendum, à quoi ça sert ?]]></title><guid isPermaLink="false">b911591a-4c65-4cd9-9acf-0de63dbe157c</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.</li><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://Blick.fr"><em>Blick</em>.fr</a></li></ul><p></p><p><strong>LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?</strong></p><p></p><p>Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains «&nbsp;sujets déterminants&nbsp;». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un «&nbsp;référendum révocatoire&nbsp;» qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.</p><p>Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée&nbsp;: instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.</p><p>Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue <em>Esprit</em>, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle «&nbsp;les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux&nbsp;». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.</li><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://Blick.fr"><em>Blick</em>.fr</a></li></ul><p></p><p><strong>LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?</strong></p><p></p><p>Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains «&nbsp;sujets déterminants&nbsp;». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un «&nbsp;référendum révocatoire&nbsp;» qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.</p><p>Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée&nbsp;: instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.</p><p>Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue <em>Esprit</em>, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle «&nbsp;les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux&nbsp;». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 23 Feb 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/b911591a-4c65-4cd9-9acf-0de63dbe157c.mp3?_=1737718500" length="53642387" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.fr
 LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?
 
 Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains « sujets déterminants ». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un « référendum révocatoire » qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.
 Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée : instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.
 Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue Esprit, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle « les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux ». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Raphaël Doan, essayiste, haut fonctionnaire.- Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.fr
 LE RÉFÉRENDUM, À QUOI ÇA SERT ?
 
 Lors de son allocution à l’occasion des vœux de fin d’année, le président de la République a émis l’idée de recourir à un ou des référendums à propos de certains « sujets déterminants ». Il s’inscrit ainsi dans la lignée de ses déclarations précédentes, puisqu’il avait déjà proposé de recourir à cet outil au moment de la crise des Gilets Jaunes. L’annonce d’un potentiel recours au peuple par ce biais a suscité de nombreux commentaires, à gauche comme à droite. Le Rassemblement National défend de longue date la tenue d’un référendum sur les questions migratoires, tandis qu’une partie de la gauche souhaite que ce soit la réforme des retraites qui fasse l’objet d’une consultation. Le président (Insoumis) de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a quant à lui suggéré que soit organisé un « référendum révocatoire » qui remettrait en jeu le mandat du président de la République.
 Historiquement, la question du référendum est indissociable de la figure du général de Gaulle, dont la pratique régulière des consultations populaires s’est terminée par sa démission après l’échec de son projet de réforme régionale et du Sénat. Cette défaite, combinée au rejet en 2005 du projet de constitution européenne, ont contribué à raréfier la pratique du référendum dont la perception a également été modifiée : instrument permettant de dénouer les conflits pour les uns, il est présenté par les autres comme l’outil populiste par excellence, puisqu’il a pour fonction de faire appel directement au peuple dont la volonté serait supposément mal comprise par les élites. Ses détracteurs attaquent en outre son manichéisme et la personnalisation du pouvoir qu’il entraîne, un référendum sur une question se trouvant bien souvent assimilé à un plébiscite pour ou contre celui l’ayant proposé.
 Dans le climat politique français actuel, la question du gouvernement par référendum se pose avec d’autant plus d’acuité qu’Emmanuel Macron ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée. Proposer des référendums lui permettrait alors de faire passer des textes sans passer par la représentation nationale. De l’autre côté, une défaite l’exposerait à l’intensification des appels à sa démission, approfondissant un peu plus la crise politique ouverte par la dissolution de juin dernier. Cette proposition est donc loin de faire l’unanimité au sein même de la majorité présidentielle. Dans un entretien publié en 2017 dans la revue Esprit, le philosophe Bernard Manin diagnostiquait le passage d’une démocratie de partis à une démocratie du public, dans laquelle « les différents segments de la population ne se reconnaissent plus durablement dans les partis, mais peuvent se regrouper momentanément pour produire le succès ou l’échec de l’un d’entre eux ». En creux, le référendum apparaît comme un moyen d’outrepasser ces divisions en forçant une adhésion claire. Subsiste cependant le risque d’une alliance des contraires qui ferait échouer les projets présidentiels.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>55:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/edkTydk]]></podcast:txt><itunes:episode>420</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Référendum,Raphaël Doan,Antoine Foucher,Jean-Louis Bourlanges,Richard Werly</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (politique intérieure et extérieure de Donald Trump)]]></title><guid isPermaLink="false">2fb8eb8e-a306-4012-bc48-34e9760ca7aa</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 19 Feb 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2fb8eb8e-a306-4012-bc48-34e9760ca7aa.mp3?_=1739720569" length="38641422" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Au nom de la lutte contre la dette fédérale qui s’élève à 36.000 milliards de dollars, le patron de Tesla et du réseau X, Elon Musk et une poignée d’ingénieurs, réunis au sein du nouveau département&nbsp;de l’efficacité gouvernementale (DOGE), crée par décret présidentiel, organisent des coupes claires dans l’État fédéral. Une purge qui a lieu sans audit ni implication du Congrès et provoque la désorganisation de l’administration. L’agence de développement USAid est démantelée et le ministère de l’éduction devrait suivre le même sort. Les syndicats et les organisations de gauche contestent en justice la mise en place d’un plan de départs volontaires – dit « congé administratif&nbsp;», avec salaire assuré jusqu’en octobre – offert à deux&nbsp;millions d’employés du secteur public. Pour l’heure, selon la Maison Blanche, 75.000 fonctionnaires fédéraux ont accepté l'offre de départ volontaire soit 3% du total des effectifs. Elon Musk visait 5 à 10%. Tandis que l’ultimatum donné aux fonctionnaires a été repoussé par un juge fédéral, Elon Musk s’est vu interdire l’accès aux données du Trésor. Mais à ce stade, personne ne peut imaginer à quoi ressemblera l’État fédéral dans six mois.</p><p>Avec l’immigration, les marqueurs identitaires ont été également au cœur des décrets présidentiels. Une cible prioritaire a été désignée : les programmes DEI (diversité, équité, intégration) ont été fermés, les employés placés en congé administratif, tandis que certains grands groupes privés sabordent leurs propres initiatives. Le dernier marqueur identitaire essentiel est la remise en cause du droit du sol, pour les enfants de migrants illégaux. Il s’agit selon les juristes d’une atteinte évidente au&nbsp;14ème amendement de la Constitution. Trois juges fédéraux ont déjà suspendu l’application du décret présidentiel.</p><p>Alors que Joe Biden a laissé un déficit public de 6,3&nbsp;% du produit intérieur brut, le programme de Donald Trump comporte des mesures très coûteuses qui accentuent les pressions inflationnistes. D’abord les baisses d’impôts, notamment sur les sociétés dont le taux devrait passer de 21% à 15%. Ensuite la multiplication des droits de douane&nbsp;dont Donald Trump rêve qu’ils financent à eux seuls le Trésor. Une politique qualifiée par le <em>Wall Street Journal </em>de «&nbsp;<em>guerre commerciale la plus stupide de l’histoire</em>&nbsp;» qui menace de faire exploser de vastes pans de l’économie, d’éliminer des milliers d’emplois et de mettre en péril la sécurité des États-Unis. Enfin, la perte de la main-d’œuvre bon marché qui fait tourner l’économie des États-Unis contribuera à alimenter l’inflation, le milliardaire ayant promis d’expulser « <em>en masse</em> » des migrants.</p><p></p><p><strong>LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE TRUMP</strong></p><p></p><p>Dès son retour à la Maison Blanche, le 20&nbsp;janvier, Donald Trump a signé un décret exécutif visant à retirer les États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, puis de l’accord de Paris sur le climat. Washington a&nbsp;aussi imposé des sanctions contre les magistrats de la Cour pénale internationale, révisé son engagement au sein de l’Unesco et décidé l’arrêt de sa contribution&nbsp;à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui était déjà gelée. Simple pays observateur, les États-Unis n’assisteront plus aux travaux du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. En moins de trois semaines, Donald Trump a esquissé une feuille de route sidérante : s'emparer du Groenland et du canal de Panama ; faire du Canada le 51ème État américain, et prendre possession de la bande de Gaza pour la transformer en «&nbsp;Côte d'Azur&nbsp;» du Moyen-Orient.</p><p>Après avoir imposé des droits de douane de 10&nbsp;% supplémentaires sur les produits chinois, puis de 25&nbsp;% sur l’aluminium et l’acier, le président américaina franchi une étape supplémentaire jeudi en annonçant la mise en place de <em>«&nbsp;droits de douane réciproques » </em>sur toutes les marchandises importées<em>.</em> En décidant de s’affranchir des règles de l’OMC, Donald Trump déclare une guerre commerciale au reste du monde.</p><p>Mercredi, pour la première fois depuis février 2022, un président américain en fonction a eu un appel téléphonique direct avec Vladimir Poutine.&nbsp; Trump a annoncé qu’il pourrait rencontrer son homologue russe en Arabie saoudite, à une date inconnue. Sur l’Ukraine, la négociation s’annonce entre Moscou et Washington sans l’Ukraine ni les Européens. Le même jour, à Bruxelles, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth a énoncé les lignes rouges de l’administration Trump, toutes en défaveur de Kyiv. Poutine obtiendrait tout ce qu’il voulait. Territorialement, les Russes devraient garder les 20% du territoire ukrainien qu’ils ont occupé et auront une continuité territoriale vers la Crimée annexée en 2014. Militairement, l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN et n’aura pas d'accès à l'arme nucléaire. Politiquement, des élections devront être organisées, préparant la sortie de Zelensky. En précisant que les troupes européennes seront en charge du maintien de la paix en Ukraine, Hegseth ajoute que cette mission ne sera <em>«&nbsp;pas une mission OTAN</em>&nbsp;» et n’entraînera donc pas sa protection - y compris par les Etats-Unis au titre de article 5 du traité sur la solidarité militaire des membres de l’Organisation.</p><p>Enfin, vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain, James David Vance, a lancé une virulente diatribe contre les démocraties européennes, accusées d’étouffer la liberté d’expression et la liberté religieuse.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA POLITIQUE INTÉRIEURE DE TRUMP</strong></p><p></p><p>Depuis son investiture, il y a quatre semaines, Donald Trump a lancé par décrets une série de politiques avec pour objectifs en politique intérieure&nbsp;de réduire l'État fédéral, de freiner l'immigration et de mettre fin au «&nbsp;wokisme&nbsp;». Au nom de la lutte contre la dette fédérale qui s’élève à 36.000 milliards de dollars, le patron de Tesla et du réseau X, Elon Musk et une poignée d’ingénieurs, réunis au sein du nouveau département&nbsp;de l’efficacité gouvernementale (DOGE), crée par décret présidentiel, organisent des coupes claires dans l’État fédéral. Une purge qui a lieu sans audit ni implication du Congrès et provoque la désorganisation de l’administration. L’agence de développement USAid est démantelée et le ministère de l’éduction devrait suivre le même sort. Les syndicats et les organisations de gauche contestent en justice la mise en place d’un plan de départs volontaires – dit « congé administratif&nbsp;», avec salaire assuré jusqu’en octobre – offert à deux&nbsp;millions d’employés du secteur public. Pour l’heure, selon la Maison Blanche, 75.000 fonctionnaires fédéraux ont accepté l'offre de départ volontaire soit 3% du total des effectifs. Elon Musk visait 5 à 10%. Tandis que l’ultimatum donné aux fonctionnaires a été repoussé par un juge fédéral, Elon Musk s’est vu interdire l’accès aux données du Trésor. Mais à ce stade, personne ne peut imaginer à quoi ressemblera l’État fédéral dans six mois.</p><p>Avec l’immigration, les marqueurs identitaires ont été également au cœur des décrets présidentiels. Une cible prioritaire a été désignée : les programmes DEI (diversité, équité, intégration) ont été fermés, les employés placés en congé administratif, tandis que certains grands groupes privés sabordent leurs propres initiatives. Le dernier marqueur identitaire essentiel est la remise en cause du droit du sol, pour les enfants de migrants illégaux. Il s’agit selon les juristes d’une atteinte évidente au&nbsp;14ème amendement de la Constitution. Trois juges fédéraux ont déjà suspendu l’application du décret présidentiel.</p><p>Alors que Joe Biden a laissé un déficit public de 6,3&nbsp;% du produit intérieur brut, le programme de Donald Trump comporte des mesures très coûteuses qui accentuent les pressions inflationnistes. D’abord les baisses d’impôts, notamment sur les sociétés dont le taux devrait passer de 21% à 15%. Ensuite la multiplication des droits de douane&nbsp;dont Donald Trump rêve qu’ils financent à eux seuls le Trésor. Une politique qualifiée par le <em>Wall Street Journal </em>de «&nbsp;<em>guerre commerciale la plus stupide de l’histoire</em>&nbsp;» qui menace de faire exploser de vastes pans de l’économie, d’éliminer des milliers d’emplois et de mettre en péril la sécurité des États-Unis. Enfin, la perte de la main-d’œuvre bon marché qui fait tourner l’économie des États-Unis contribuera à alimenter l’inflation, le milliardaire ayant promis d’expulser « <em>en masse</em> » des migrants.</p><p></p><p><strong>LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE TRUMP</strong></p><p></p><p>Dès son retour à la Maison Blanche, le 20&nbsp;janvier, Donald Trump a signé un décret exécutif visant à retirer les États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, puis de l’accord de Paris sur le climat. Washington a&nbsp;aussi imposé des sanctions contre les magistrats de la Cour pénale internationale, révisé son engagement au sein de l’Unesco et décidé l’arrêt de sa contribution&nbsp;à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui était déjà gelée. Simple pays observateur, les États-Unis n’assisteront plus aux travaux du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. En moins de trois semaines, Donald Trump a esquissé une feuille de route sidérante : s'emparer du Groenland et du canal de Panama ; faire du Canada le 51ème État américain, et prendre possession de la bande de Gaza pour la transformer en «&nbsp;Côte d'Azur&nbsp;» du Moyen-Orient.</p><p>Après avoir imposé des droits de douane de 10&nbsp;% supplémentaires sur les produits chinois, puis de 25&nbsp;% sur l’aluminium et l’acier, le président américaina franchi une étape supplémentaire jeudi en annonçant la mise en place de <em>«&nbsp;droits de douane réciproques » </em>sur toutes les marchandises importées<em>.</em> En décidant de s’affranchir des règles de l’OMC, Donald Trump déclare une guerre commerciale au reste du monde.</p><p>Mercredi, pour la première fois depuis février 2022, un président américain en fonction a eu un appel téléphonique direct avec Vladimir Poutine.&nbsp; Trump a annoncé qu’il pourrait rencontrer son homologue russe en Arabie saoudite, à une date inconnue. Sur l’Ukraine, la négociation s’annonce entre Moscou et Washington sans l’Ukraine ni les Européens. Le même jour, à Bruxelles, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth a énoncé les lignes rouges de l’administration Trump, toutes en défaveur de Kyiv. Poutine obtiendrait tout ce qu’il voulait. Territorialement, les Russes devraient garder les 20% du territoire ukrainien qu’ils ont occupé et auront une continuité territoriale vers la Crimée annexée en 2014. Militairement, l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN et n’aura pas d'accès à l'arme nucléaire. Politiquement, des élections devront être organisées, préparant la sortie de Zelensky. En précisant que les troupes européennes seront en charge du maintien de la paix en Ukraine, Hegseth ajoute que cette mission ne sera <em>«&nbsp;pas une mission OTAN</em>&nbsp;» et n’entraînera donc pas sa protection - y compris par les Etats-Unis au titre de article 5 du traité sur la solidarité militaire des membres de l’Organisation.</p><p>Enfin, vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain, James David Vance, a lancé une virulente diatribe contre les démocraties européennes, accusées d’étouffer la liberté d’expression et la liberté religieuse.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 16 février 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LA POLITIQUE INTÉRIEURE DE TRUMP
 
 Depuis son investiture, il y a quatre semaines, Donald Trump a lancé par décrets une série de politiques avec pour objectifs en politique intérieure de réduire l'État fédéral, de freiner l'immigration et de mettre fin au « wokisme ». Au nom de la lutte contre la dette fédérale qui s’élève à 36.000 milliards de dollars, le patron de Tesla et du réseau X, Elon Musk et une poignée d’ingénieurs, réunis au sein du nouveau département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), crée par décret présidentiel, organisent des coupes claires dans l’État fédéral. Une purge qui a lieu sans audit ni implication du Congrès et provoque la désorganisation de l’administration. L’agence de développement USAid est démantelée et le ministère de l’éduction devrait suivre le même sort. Les syndicats et les organisations de gauche contestent en justice la mise en place d’un plan de départs volontaires – dit « congé administratif », avec salaire assuré jusqu’en octobre – offert à deux millions d’employés du secteur public. Pour l’heure, selon la Maison Blanche, 75.000 fonctionnaires fédéraux ont accepté l'offre de départ volontaire soit 3% du total des effectifs. Elon Musk visait 5 à 10%. Tandis que l’ultimatum donné aux fonctionnaires a été repoussé par un juge fédéral, Elon Musk s’est vu interdire l’accès aux données du Trésor. Mais à ce stade, personne ne peut imaginer à quoi ressemblera l’État fédéral dans six mois.
 Avec l’immigration, les marqueurs identitaires ont été également au cœur des décrets présidentiels. Une cible prioritaire a été désignée : les programmes DEI (diversité, équité, intégration) ont été fermés, les employés placés en congé administratif, tandis que certains grands groupes privés sabordent leurs propres initiatives. Le dernier marqueur identitaire essentiel est la remise en cause du droit du sol, pour les enfants de migrants illégaux. Il s’agit selon les juristes d’une atteinte évidente au 14ème amendement de la Constitution. Trois juges fédéraux ont déjà suspendu l’application du décret présidentiel.
 Alors que Joe Biden a laissé un déficit public de 6,3 % du produit intérieur brut, le programme de Donald Trump comporte des mesures très coûteuses qui accentuent les pressions inflationnistes. D’abord les baisses d’impôts, notamment sur les sociétés dont le taux devrait passer de 21% à 15%. Ensuite la multiplication des droits de douane dont Donald Trump rêve qu’ils financent à eux seuls le Trésor. Une politique qualifiée par le Wall Street Journal de « guerre commerciale la plus stupide de l’histoire » qui menace de faire exploser de vastes pans de l’économie, d’éliminer des milliers d’emplois et de mettre en péril la sécurité des États-Unis. Enfin, la perte de la main-d’œuvre bon marché qui fait tourner l’économie des États-Unis contribuera à alimenter l’inflation, le milliardaire ayant promis d’expulser « en masse » des migrants.
 
 LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE TRUMP
 
 Dès son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Donald Trump a signé un décret exécutif visant à retirer les États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, puis de l’accord de Paris sur le climat. Washington a aussi imposé des sanctions contre les magistrats de la Cour pénale internationale, révisé son engagement au sein de l’Unesco et décidé l’arrêt de sa contribution à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui était déjà gelée. Simple pays observateur, les États-Unis n’assisteront plus aux travaux du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. En moins de trois semaines, Donald Trump a esquissé une feuille de route sidérante : s'emparer du Groenland et du canal de Panama ; faire du Canada le 51ème État américain, et prendre possession de la bande de Gaza pour la transformer en « Côte d'Azur » du Moyen-Orient.
 Après avoir imposé des droits de douane de 10 % supplémentaires sur les produits chinois, puis de 25 % sur l’aluminium et l’acier, le président américaina franchi une étape supplémentaire jeudi en annonçant la mise en place de « droits de douane réciproques » sur toutes les marchandises importées. En décidant de s’affranchir des règles de l’OMC, Donald Trump déclare une guerre commerciale au reste du monde.
 Mercredi, pour la première fois depuis février 2022, un président américain en fonction a eu un appel téléphonique direct avec Vladimir Poutine. Trump a annoncé qu’il pourrait rencontrer son homologue russe en Arabie saoudite, à une date inconnue. Sur l’Ukraine, la négociation s’annonce entre Moscou et Washington sans l’Ukraine ni les Européens. Le même jour, à Bruxelles, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth a énoncé les lignes rouges de l’administration Trump, toutes en défaveur de Kyiv. Poutine obtiendrait tout ce qu’il voulait. Territorialement, les Russes devraient garder les 20% du territoire ukrainien qu’ils ont occupé et auront une continuité territoriale vers la Crimée annexée en 2014. Militairement, l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN et n’aura pas d'accès à l'arme nucléaire. Politiquement, des élections devront être organisées, préparant la sortie de Zelensky. En précisant que les troupes européennes seront en charge du maintien de la paix en Ukraine, Hegseth ajoute que cette mission ne sera « pas une mission OTAN » et n’entraînera donc pas sa protection - y compris par les Etats-Unis au titre de article 5 du traité sur la solidarité militaire des membres de l’Organisation.
 Enfin, vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain, James David Vance, a lancé une virulente diatribe contre les démocraties européennes, accusées d’étouffer la liberté d’expression et la liberté religieuse.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LA POLITIQUE INTÉRIEURE DE TRUMP
 
 Depuis son investiture, il y a quatre semaines, Donald Trump a lancé par décrets une série de politiques avec pour objectifs en politique intérieure de réduire l'État fédéral, de freiner l'immigration et de mettre fin au « wokisme ». Au nom de la lutte contre la dette fédérale qui s’élève à 36.000 milliards de dollars, le patron de Tesla et du réseau X, Elon Musk et une poignée d’ingénieurs, réunis au sein du nouveau département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), crée par décret présidentiel, organisent des coupes claires dans l’État fédéral. Une purge qui a lieu sans audit ni implication du Congrès et provoque la désorganisation de l’administration. L’agence de développement USAid est démantelée et le ministère de l’éduction devrait suivre le même sort. Les syndicats et les organisations de gauche contestent en justice la mise en place d’un plan de départs volontaires – dit « congé administratif », avec salaire assuré jusqu’en octobre – offert à deux millions d’employés du secteur public. Pour l’heure, selon la Maison Blanche, 75.000 fonctionnaires fédéraux ont accepté l'offre de départ volontaire soit 3% du total des effectifs. Elon Musk visait 5 à 10%. Tandis que l’ultimatum donné aux fonctionnaires a été repoussé par un juge fédéral, Elon Musk s’est vu interdire l’accès aux données du Trésor. Mais à ce stade, personne ne peut imaginer à quoi ressemblera l’État fédéral dans six mois.
 Avec l’immigration, les marqueurs identitaires ont été également au cœur des décrets présidentiels. Une cible prioritaire a été désignée : les programmes DEI (diversité, équité, intégration) ont été fermés, les employés placés en congé administratif, tandis que certains grands groupes privés sabordent leurs propres initiatives. Le dernier marqueur identitaire essentiel est la remise en cause du droit du sol, pour les enfants de migrants illégaux. Il s’agit selon les juristes d’une atteinte évidente au 14ème amendement de la Constitution. Trois juges fédéraux ont déjà suspendu l’application du décret présidentiel.
 Alors que Joe Biden a laissé un déficit public de 6,3 % du produit intérieur brut, le programme de Donald Trump comporte des mesures très coûteuses qui accentuent les pressions inflationnistes. D’abord les baisses d’impôts, notamment sur les sociétés dont le taux devrait passer de 21% à 15%. Ensuite la multiplication des droits de douane dont Donald Trump rêve qu’ils financent à eux seuls le Trésor. Une politique qualifiée par le Wall Street Journal de « guerre commerciale la plus stupide de l’histoire » qui menace de faire exploser de vastes pans de l’économie, d’éliminer des milliers d’emplois et de mettre en péril la sécurité des États-Unis. Enfin, la perte de la main-d’œuvre bon marché qui fait tourner l’économie des États-Unis contribuera à alimenter l’inflation, le milliardaire ayant promis d’expulser « en masse » des migrants.
 
 LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE TRUMP
 
 Dès son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier, Donald Trump a signé un décret exécutif visant à retirer les États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, puis de l’accord de Paris sur le climat. Washington a aussi imposé des sanctions contre les magistrats de la Cour pénale internationale, révisé son engagement au sein de l’Unesco et décidé l’arrêt de sa contribution à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui était déjà gelée. Simple pays observateur, les États-Unis n’assisteront plus aux travaux du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. En moins de trois semaines, Donald Trump a esquissé une feuille de route sidérante : s'emparer du Groenland et du canal de Panama ; faire du Canada le 51ème État américain, et prendre possession de la bande de Gaza pour la transformer en « Côte d'Azur » du Moyen-Orient.
 Après avoir imposé des droits de douane de 10 % supplémentaires sur les produits chinois, puis de 25 % sur l’aluminium et l’acier, le président américaina franchi une étape supplémentaire jeudi en annonçant la mise en place de « droits de douane réciproques » sur toutes les marchandises importées. En décidant de s’affranchir des règles de l’OMC, Donald Trump déclare une guerre commerciale au reste du monde.
 Mercredi, pour la première fois depuis février 2022, un président américain en fonction a eu un appel téléphonique direct avec Vladimir Poutine. Trump a annoncé qu’il pourrait rencontrer son homologue russe en Arabie saoudite, à une date inconnue. Sur l’Ukraine, la négociation s’annonce entre Moscou et Washington sans l’Ukraine ni les Européens. Le même jour, à Bruxelles, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth a énoncé les lignes rouges de l’administration Trump, toutes en défaveur de Kyiv. Poutine obtiendrait tout ce qu’il voulait. Territorialement, les Russes devraient garder les 20% du territoire ukrainien qu’ils ont occupé et auront une continuité territoriale vers la Crimée annexée en 2014. Militairement, l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN et n’aura pas d'accès à l'arme nucléaire. Politiquement, des élections devront être organisées, préparant la sortie de Zelensky. En précisant que les troupes européennes seront en charge du maintien de la paix en Ukraine, Hegseth ajoute que cette mission ne sera « pas une mission OTAN » et n’entraînera donc pas sa protection - y compris par les Etats-Unis au titre de article 5 du traité sur la solidarité militaire des membres de l’Organisation.
 Enfin, vendredi à la conférence de Munich sur la sécurité, le vice-président américain, James David Vance, a lancé une virulente diatribe contre les démocraties européennes, accusées d’étouffer la liberté d’expression et la liberté religieuse.
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 Le sixième et dernier épisode de notre série consacrée à Notre-Dame avec Maryvonne de Saint-Pulgent interroge la légende qui fait de Notre-Dame une « cathédrale du peuple », construite par le peuple de Paris. Notre invitée montre que les artisans de Notre-Dame étaient très qualifiés, et que la cathédrale illustre ce qui se fait de mieux pour tous les corps d’état.
 Enfin, cet épisode évoque la restauration menée par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, ainsi que la manière dont il a été amené à travailler à cette restauration. Il aborde les raisons ayant poussé à la création du service des monuments historiques. Sont discutés également les reproches faits par l’Académie des Beaux-Arts à cette restauration.
 
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.
 Le sixième et dernier épisode de notre série consacrée à Notre-Dame avec Maryvonne de Saint-Pulgent interroge la légende qui fait de Notre-Dame une « cathédrale du peuple », construite par le peuple de Paris. Notre invitée montre que les artisans de Notre-Dame étaient très qualifiés, et que la cathédrale illustre ce qui se fait de mieux pour tous les corps d’état.
 Enfin, cet épisode évoque la restauration menée par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, ainsi que la manière dont il a été amené à travailler à cette restauration. Il aborde les raisons ayant poussé à la création du service des monuments historiques. Sont discutés également les reproches faits par l’Académie des Beaux-Arts à cette restauration.
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Maryvonne de Saint...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>35:59</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/DOmeXHF]]></podcast:txt><itunes:episode>404</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Élections partielles : une droite revient ? / Rwanda / RDC : de quoi s’agit-il ?]]></title><guid isPermaLink="false">80e47451-ce0b-41e4-a981-e08d9667ee4a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>ÉLECTIONS PARTIELLES&nbsp;: UNE DROITE REVIENT&nbsp;?</strong></p><p></p><p>La droite est ressortie le week-end dernier avec trois bons résultats à des élections partielles. Aux municipales de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne, Kristell Niasme la candidate Les Républicains, l’a emporté avec 49% des voix contre 38,75&nbsp;% pour l’insoumis Louis Boyard et 12,25&nbsp;% pour le maire sortant Philippe Gaudin. Un succès auquel s’est ajouté le même jour, celui de la législative partielle à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, où la candidate LR Elisabeth de Maistre est arrivée largement en tête au premier tour, éliminant la macroniste Laurianne Rossi de Renaissance, soutenue par Gabriel Attal&nbsp;; sans oublier l'élection de la LR Claire Pouzin comme maire à Francheville dans le Rhône. Des résultats, qui s’additionnent aux deux élections partielles qui se sont tenues dans les Ardennes en décembre et en Isère en janvier, permettent d'observer un léger rebond du parti Les Républicains qui lui permet de retrouver le goût de la victoire, après des années de déboires électoraux et le départ de son ancien président Éric Ciotti, désormais allié du Rassemblement national.</p><p>Ils sont nombreux à droite à expliquer ce regain de forme électorale des Républicains par leur retour au premier plan et au gouvernement après la dissolution. «&nbsp;<em>Les LR ont retrouvé de l'oxygène</em> » grâce à leur retour aux responsabilités, confiait récemment l'éphémère Premier ministre Michel Barnier, en privé, louant la «&nbsp;<em>crédibilité</em> » des ministres issus de LR. Laurent Wauquiez, lui, estime que «&nbsp;<em>la refondation de la droite avance</em>&nbsp;», et fait tout pour rappeler que la droite n'est « <em>pas soluble</em> » dans le macronisme, vis-à-vis duquel il demeure très offensif, malgré le partage du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau va plus loin&nbsp;: « <em>la droite est vraiment de retour </em>», se félicite-t-il sur X. Il assure que les premiers mois au gouvernement l'ont «&nbsp;<em>convaincu qu'il y avait un espace</em> » pour la droite, observant que sa cote de popularité mordait tant sur l'électorat macroniste que lepéniste.</p><p>Toutefois, les ressorts du vote d'une élection nationale sont rarement transposables à un scrutin local, martèlent les politologues. Il est délicat de se baser sur deux municipales pour invoquer un regain de forme électorale national, font-ils valoir, et la droite dirigeait déjà les exécutifs sortants. « <em>Il n'y a pas de décalque mécanique des élections nationales vers les élections locales, et d'autant plus vers les élections municipales </em>», souligne Bruno Cautrès, chercheur à Sciences Po et au CNRS.</p><p></p><p><strong>RWANDA / RDC&nbsp;: DE QUOI S’AGIT-IL&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Depuis qu’en novembre&nbsp;2021 la rébellion du Mouvement du 23&nbsp;mars, dit «&nbsp;M23 », soutenue par le Rwanda, a relancé les affrontements contre la République démocratique du Congo (RDC) dans l’est de ce pays, près d’1,5 million de personnes se sont réfugiées aux abords de Goma, où vivent déjà un&nbsp;million d’habitants. Le&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/international/crise-au-rdc-les-dirigeants-congolais-et-rwandais-vont-se-rencontrer-ce-mercredi-20250129"><u>M23</u></a>&nbsp;est un mouvement armé composé initialement de miliciens de la communauté Banyamulenge (Tutsis Congolais) intégrés dans l’armée congolaise par l’accord du 23 mars 2009. Ils se sont mutinés en 2012 et ont créé ce mouvement rebelle avec le nom de la date de leur incorporation dans l’armée. La prise de Goma, le 27&nbsp;janvier, fait courir le risque d’un désastre humanitaire d’une immense ampleur dans une zone marquée par des décennies de conflits.</p><p>Ce n’est pas la première fois que la capitale de la province du Nord-Kivu tombe aux mains du groupe armé hostile au gouvernement de la RDC, tandis que le Rwanda reprend son soutien à la rébellion. Son armée « <em>a continué d'apporter un soutien systématique au M23 et de contrôler de facto ses opérations</em>&nbsp;», dénonce un sixième rapport des Nations-Unies publié début janvier 2025. Il lui fournit des armes sophistiquées - missiles sol-air, drones, véhicules blindés, tandis que 4.000&nbsp;soldats rwandais sont actuellement présents dans le Kivu.</p><p>Paris et Washington ont « <em>condamné</em>&nbsp;» l'offensive du M23 tandis que Londres s'est dit « <em>fortement préoccupé</em> » et a appelé à la «&nbsp;<em>désescalade</em> ». Quant au Conseil de sécurité de l'ONU, s'il a dénoncé le «&nbsp;<em>mépris éhonté</em> » de la souveraineté de la RDC, il s'est contenté de réclamer le retrait « <em>des forces extérieures</em> », sans les nommer explicitement. Car aux yeux des Occidentaux, le Rwanda, le Pays des mille collines est l'incarnation d'une success-story, la vitrine d'une aide au développement qui fonctionne. En face, la République démocratique du Congo, grevée par des conflits depuis plusieurs décennies, gangrenée par la corruption et dotée d'une armée indisciplinée et prédatrice, fait figure de repoussoir pour certains. Quant aux États-Unis, l'Afrique n'est pas actuellement une priorité de l'administration Trump. Le conflit a pour toile de fond le génocide des Tutsis de 1994 que les Occidentaux n'ont à l’époque pas su empêcher et la manne minière de la région. Grande comme quatre fois la France, la RDC abrite 60 à 80 % des réserves mondiales de coltan, un minerai indispensable à la fabrication des smartphones.</p><p>Le 29 janvier, le président de la RDC Félix Tshisekedi a promis «&nbsp;<em>une riposte vigoureuse et coordonnée contre ces terroristes et leurs parrains</em>&nbsp;», affirmant vouloir «&nbsp;<em>reconquérir chaque parcelle du territoire</em>&nbsp;». Pendant que Kinshasa exige, comme préalable, le retrait du M23 de toutes les positions qu'il occupe, Kigali réclame l'ouverture de négociations directes avec les rebelles. Or, pour le président Tshisekedi, discuter avec des «&nbsp;<em>terroristes</em>&nbsp;», ainsi les considère-t-il, est la «&nbsp;<em>ligne rouge</em>&nbsp;» à ne pas franchir. À l'allure où vont les choses, une régionalisation du conflit est à craindre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>ÉLECTIONS PARTIELLES&nbsp;: UNE DROITE REVIENT&nbsp;?</strong></p><p></p><p>La droite est ressortie le week-end dernier avec trois bons résultats à des élections partielles. Aux municipales de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne, Kristell Niasme la candidate Les Républicains, l’a emporté avec 49% des voix contre 38,75&nbsp;% pour l’insoumis Louis Boyard et 12,25&nbsp;% pour le maire sortant Philippe Gaudin. Un succès auquel s’est ajouté le même jour, celui de la législative partielle à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, où la candidate LR Elisabeth de Maistre est arrivée largement en tête au premier tour, éliminant la macroniste Laurianne Rossi de Renaissance, soutenue par Gabriel Attal&nbsp;; sans oublier l'élection de la LR Claire Pouzin comme maire à Francheville dans le Rhône. Des résultats, qui s’additionnent aux deux élections partielles qui se sont tenues dans les Ardennes en décembre et en Isère en janvier, permettent d'observer un léger rebond du parti Les Républicains qui lui permet de retrouver le goût de la victoire, après des années de déboires électoraux et le départ de son ancien président Éric Ciotti, désormais allié du Rassemblement national.</p><p>Ils sont nombreux à droite à expliquer ce regain de forme électorale des Républicains par leur retour au premier plan et au gouvernement après la dissolution. «&nbsp;<em>Les LR ont retrouvé de l'oxygène</em> » grâce à leur retour aux responsabilités, confiait récemment l'éphémère Premier ministre Michel Barnier, en privé, louant la «&nbsp;<em>crédibilité</em> » des ministres issus de LR. Laurent Wauquiez, lui, estime que «&nbsp;<em>la refondation de la droite avance</em>&nbsp;», et fait tout pour rappeler que la droite n'est « <em>pas soluble</em> » dans le macronisme, vis-à-vis duquel il demeure très offensif, malgré le partage du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau va plus loin&nbsp;: « <em>la droite est vraiment de retour </em>», se félicite-t-il sur X. Il assure que les premiers mois au gouvernement l'ont «&nbsp;<em>convaincu qu'il y avait un espace</em> » pour la droite, observant que sa cote de popularité mordait tant sur l'électorat macroniste que lepéniste.</p><p>Toutefois, les ressorts du vote d'une élection nationale sont rarement transposables à un scrutin local, martèlent les politologues. Il est délicat de se baser sur deux municipales pour invoquer un regain de forme électorale national, font-ils valoir, et la droite dirigeait déjà les exécutifs sortants. « <em>Il n'y a pas de décalque mécanique des élections nationales vers les élections locales, et d'autant plus vers les élections municipales </em>», souligne Bruno Cautrès, chercheur à Sciences Po et au CNRS.</p><p></p><p><strong>RWANDA / RDC&nbsp;: DE QUOI S’AGIT-IL&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Depuis qu’en novembre&nbsp;2021 la rébellion du Mouvement du 23&nbsp;mars, dit «&nbsp;M23 », soutenue par le Rwanda, a relancé les affrontements contre la République démocratique du Congo (RDC) dans l’est de ce pays, près d’1,5 million de personnes se sont réfugiées aux abords de Goma, où vivent déjà un&nbsp;million d’habitants. Le&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/international/crise-au-rdc-les-dirigeants-congolais-et-rwandais-vont-se-rencontrer-ce-mercredi-20250129"><u>M23</u></a>&nbsp;est un mouvement armé composé initialement de miliciens de la communauté Banyamulenge (Tutsis Congolais) intégrés dans l’armée congolaise par l’accord du 23 mars 2009. Ils se sont mutinés en 2012 et ont créé ce mouvement rebelle avec le nom de la date de leur incorporation dans l’armée. La prise de Goma, le 27&nbsp;janvier, fait courir le risque d’un désastre humanitaire d’une immense ampleur dans une zone marquée par des décennies de conflits.</p><p>Ce n’est pas la première fois que la capitale de la province du Nord-Kivu tombe aux mains du groupe armé hostile au gouvernement de la RDC, tandis que le Rwanda reprend son soutien à la rébellion. Son armée « <em>a continué d'apporter un soutien systématique au M23 et de contrôler de facto ses opérations</em>&nbsp;», dénonce un sixième rapport des Nations-Unies publié début janvier 2025. Il lui fournit des armes sophistiquées - missiles sol-air, drones, véhicules blindés, tandis que 4.000&nbsp;soldats rwandais sont actuellement présents dans le Kivu.</p><p>Paris et Washington ont « <em>condamné</em>&nbsp;» l'offensive du M23 tandis que Londres s'est dit « <em>fortement préoccupé</em> » et a appelé à la «&nbsp;<em>désescalade</em> ». Quant au Conseil de sécurité de l'ONU, s'il a dénoncé le «&nbsp;<em>mépris éhonté</em> » de la souveraineté de la RDC, il s'est contenté de réclamer le retrait « <em>des forces extérieures</em> », sans les nommer explicitement. Car aux yeux des Occidentaux, le Rwanda, le Pays des mille collines est l'incarnation d'une success-story, la vitrine d'une aide au développement qui fonctionne. En face, la République démocratique du Congo, grevée par des conflits depuis plusieurs décennies, gangrenée par la corruption et dotée d'une armée indisciplinée et prédatrice, fait figure de repoussoir pour certains. Quant aux États-Unis, l'Afrique n'est pas actuellement une priorité de l'administration Trump. Le conflit a pour toile de fond le génocide des Tutsis de 1994 que les Occidentaux n'ont à l’époque pas su empêcher et la manne minière de la région. Grande comme quatre fois la France, la RDC abrite 60 à 80 % des réserves mondiales de coltan, un minerai indispensable à la fabrication des smartphones.</p><p>Le 29 janvier, le président de la RDC Félix Tshisekedi a promis «&nbsp;<em>une riposte vigoureuse et coordonnée contre ces terroristes et leurs parrains</em>&nbsp;», affirmant vouloir «&nbsp;<em>reconquérir chaque parcelle du territoire</em>&nbsp;». Pendant que Kinshasa exige, comme préalable, le retrait du M23 de toutes les positions qu'il occupe, Kigali réclame l'ouverture de négociations directes avec les rebelles. Or, pour le président Tshisekedi, discuter avec des «&nbsp;<em>terroristes</em>&nbsp;», ainsi les considère-t-il, est la «&nbsp;<em>ligne rouge</em>&nbsp;» à ne pas franchir. À l'allure où vont les choses, une régionalisation du conflit est à craindre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 09 Feb 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/80e47451-ce0b-41e4-a981-e08d9667ee4a.mp3?_=1738916142" length="61330328" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 ÉLECTIONS PARTIELLES : UNE DROITE REVIENT ?
 
 La droite est ressortie le week-end dernier avec trois bons résultats à des élections partielles. Aux municipales de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne, Kristell Niasme la candidate Les Républicains, l’a emporté avec 49% des voix contre 38,75 % pour l’insoumis Louis Boyard et 12,25 % pour le maire sortant Philippe Gaudin. Un succès auquel s’est ajouté le même jour, celui de la législative partielle à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, où la candidate LR Elisabeth de Maistre est arrivée largement en tête au premier tour, éliminant la macroniste Laurianne Rossi de Renaissance, soutenue par Gabriel Attal ; sans oublier l'élection de la LR Claire Pouzin comme maire à Francheville dans le Rhône. Des résultats, qui s’additionnent aux deux élections partielles qui se sont tenues dans les Ardennes en décembre et en Isère en janvier, permettent d'observer un léger rebond du parti Les Républicains qui lui permet de retrouver le goût de la victoire, après des années de déboires électoraux et le départ de son ancien président Éric Ciotti, désormais allié du Rassemblement national.
 Ils sont nombreux à droite à expliquer ce regain de forme électorale des Républicains par leur retour au premier plan et au gouvernement après la dissolution. « Les LR ont retrouvé de l'oxygène » grâce à leur retour aux responsabilités, confiait récemment l'éphémère Premier ministre Michel Barnier, en privé, louant la « crédibilité » des ministres issus de LR. Laurent Wauquiez, lui, estime que « la refondation de la droite avance », et fait tout pour rappeler que la droite n'est « pas soluble » dans le macronisme, vis-à-vis duquel il demeure très offensif, malgré le partage du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau va plus loin : « la droite est vraiment de retour », se félicite-t-il sur X. Il assure que les premiers mois au gouvernement l'ont « convaincu qu'il y avait un espace » pour la droite, observant que sa cote de popularité mordait tant sur l'électorat macroniste que lepéniste.
 Toutefois, les ressorts du vote d'une élection nationale sont rarement transposables à un scrutin local, martèlent les politologues. Il est délicat de se baser sur deux municipales pour invoquer un regain de forme électorale national, font-ils valoir, et la droite dirigeait déjà les exécutifs sortants. « Il n'y a pas de décalque mécanique des élections nationales vers les élections locales, et d'autant plus vers les élections municipales », souligne Bruno Cautrès, chercheur à Sciences Po et au CNRS.
 
 RWANDA / RDC : DE QUOI S’AGIT-IL ?
 
 Depuis qu’en novembre 2021 la rébellion du Mouvement du 23 mars, dit « M23 », soutenue par le Rwanda, a relancé les affrontements contre la République démocratique du Congo (RDC) dans l’est de ce pays, près d’1,5 million de personnes se sont réfugiées aux abords de Goma, où vivent déjà un million d’habitants. Le M23 est un mouvement armé composé initialement de miliciens de la communauté Banyamulenge (Tutsis Congolais) intégrés dans l’armée congolaise par l’accord du 23 mars 2009. Ils se sont mutinés en 2012 et ont créé ce mouvement rebelle avec le nom de la date de leur incorporation dans l’armée. La prise de Goma, le 27 janvier, fait courir le risque d’un désastre humanitaire d’une immense ampleur dans une zone marquée par des décennies de conflits.
 Ce n’est pas la première fois que la capitale de la province du Nord-Kivu tombe aux mains du groupe armé hostile au gouvernement de la RDC, tandis que le Rwanda reprend son soutien à la rébellion. Son armée « a continué d'apporter un soutien systématique au M23 et de contrôler de facto ses opérations », dénonce un sixième rapport des Nations-Unies publié début janvier 2025. Il lui fournit des armes sophistiquées - missiles sol-air, drones, véhicules blindés, tandis que 4.000 soldats rwandais sont actuellement présents dans le Kivu.
 Paris et Washington ont « condamné » l'offensive du M23 tandis que Londres s'est dit « fortement préoccupé » et a appelé à la « désescalade ». Quant au Conseil de sécurité de l'ONU, s'il a dénoncé le « mépris éhonté » de la souveraineté de la RDC, il s'est contenté de réclamer le retrait « des forces extérieures », sans les nommer explicitement. Car aux yeux des Occidentaux, le Rwanda, le Pays des mille collines est l'incarnation d'une success-story, la vitrine d'une aide au développement qui fonctionne. En face, la République démocratique du Congo, grevée par des conflits depuis plusieurs décennies, gangrenée par la corruption et dotée d'une armée indisciplinée et prédatrice, fait figure de repoussoir pour certains. Quant aux États-Unis, l'Afrique n'est pas actuellement une priorité de l'administration Trump. Le conflit a pour toile de fond le génocide des Tutsis de 1994 que les Occidentaux n'ont à l’époque pas su empêcher et la manne minière de la région. Grande comme quatre fois la France, la RDC abrite 60 à 80 % des réserves mondiales de coltan, un minerai indispensable à la fabrication des smartphones.
 Le 29 janvier, le président de la RDC Félix Tshisekedi a promis « une riposte vigoureuse et coordonnée contre ces terroristes et leurs parrains », affirmant vouloir « reconquérir chaque parcelle du territoire ». Pendant que Kinshasa exige, comme préalable, le retrait du M23 de toutes les positions qu'il occupe, Kigali réclame l'ouverture de négociations directes avec les rebelles. Or, pour le président Tshisekedi, discuter avec des « terroristes », ainsi les considère-t-il, est la « ligne rouge » à ne pas franchir. À l'allure où vont les choses, une régionalisation du conflit est à craindre.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 février 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 ÉLECTIONS PARTIELLES : UNE DROITE REVIENT ?
 
 La droite est ressortie le week-end dernier avec trois bons résultats à des élections partielles. Aux municipales de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne, Kristell Niasme la candidate Les Républicains, l’a emporté avec 49% des voix contre 38,75 % pour l’insoumis Louis Boyard et 12,25 % pour le maire sortant Philippe Gaudin. Un succès auquel s’est ajouté le même jour, celui de la législative partielle à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, où la candidate LR Elisabeth de Maistre est arrivée largement en tête au premier tour, éliminant la macroniste Laurianne Rossi de Renaissance, soutenue par Gabriel Attal ; sans oublier l'élection de la LR Claire Pouzin comme maire à Francheville dans le Rhône. Des résultats, qui s’additionnent aux deux élections partielles qui se sont tenues dans les Ardennes en décembre et en Isère en janvier, permettent d'observer un léger rebond du parti Les Républicains qui lui permet de retrouver le goût de la victoire, après des années de déboires électoraux et le départ de son ancien président Éric Ciotti, désormais allié du Rassemblement national.
 Ils sont nombreux à droite à expliquer ce regain de forme électorale des Républicains par leur retour au premier plan et au gouvernement après la dissolution. « Les LR ont retrouvé de l'oxygène » grâce à leur retour aux responsabilités, confiait récemment l'éphémère Premier ministre Michel Barnier, en privé, louant la « crédibilité » des ministres issus de LR. Laurent Wauquiez, lui, estime que « la refondation de la droite avance », et fait tout pour rappeler que la droite n'est « pas soluble » dans le macronisme, vis-à-vis duquel il demeure très offensif, malgré le partage du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau va plus loin : « la droite est vraiment de retour », se félicite-t-il sur X. Il assure que les premiers mois au gouvernement l'ont « convaincu qu'il y avait un espace » pour la droite, observant que sa cote de popularité mordait tant sur l'électorat macroniste que lepéniste.
 Toutefois, les ressorts du vote d'une élection nationale sont rarement transposables à un scrutin local, martèlent les politologues. Il est délicat de se baser sur deux municipales pour invoquer un regain de forme électorale national, font-ils valoir, et la droite dirigeait déjà les exécutifs sortants. « Il n'y a pas de décalque mécanique des élections nationales vers les élections locales, et d'autant plus vers les élections municipales », souligne Bruno Cautrès, chercheur à Sciences Po et au CNRS.
 
 RWANDA / RDC : DE QUOI S’AGIT-IL ?
 
 Depuis qu’en novembre 2021 la rébellion du Mouvement du 23 mars, dit « M23 », soutenue par le Rwanda, a relancé les affrontements contre la République démocratique du Congo (RDC) dans l’est de ce pays, près d’1,5 million de personnes se sont réfugiées aux abords de Goma, où vivent déjà un million d’habitants. Le M23 est un mouvement armé composé initialement de miliciens de la communauté Banyamulenge (Tutsis Congolais) intégrés dans l’armée congolaise par l’accord du 23 mars 2009. Ils se sont mutinés en 2012 et ont créé ce mouvement rebelle avec le nom de la date de leur incorporation dans l’armée. La prise de Goma, le 27 janvier, fait courir le risque d’un désastre humanitaire d’une immense ampleur dans une zone marquée par des décennies de conflits.
 Ce n’est pas la première fois que la capitale de la province du Nord-Kivu tombe aux mains du groupe armé hostile au gouvernement de la RDC, tandis que le Rwanda reprend son soutien à la rébellion. Son armée « a continué d'apporter un soutien systématique au M23 et de contrôler de facto ses opérations », dénonce un sixième rapport des Nations-Unies publié début janvier 2025. Il lui fournit des armes sophistiquées - missiles sol-air, drones, véhicules blindés, tandis que 4.000 soldats rwandais sont actuellement présents dans le Kivu.
 Paris et Washington ont « condamné » l'offensive du M23 tandis que Londres s'est dit « fortement préoccupé » et a appelé à la « désescalade ». Quant au Conseil de sécurité de l'ONU, s'il a dénoncé le « mépris éhonté » de la souveraineté de la RDC, il s'est contenté de réclamer le retrait « des forces extérieures », sans les nommer explicitement. Car aux yeux des Occidentaux, le Rwanda, le Pays des mille collines est l'incarnation d'une success-story, la vitrine d'une aide au développement qui fonctionne. En face, la République démocratique du Congo, grevée par des conflits depuis plusieurs décennies, gangrenée par la corruption et dotée d'une armée indisciplinée et prédatrice, fait figure de repoussoir pour certains. Quant aux États-Unis, l'Afrique n'est pas actuellement une priorité de l'administration Trump. Le conflit a pour toile de fond le génocide des Tutsis de 1994 que les Occidentaux n'ont à l’époque pas su empêcher et la manne minière de la région. Grande comme quatre fois la France, la RDC abrite 60 à 80 % des réserves mondiales de coltan, un minerai indispensable à la fabrication des smartphones.
 Le 29 janvier, le président de la RDC Félix Tshisekedi a promis « une riposte vigoureuse et coordonnée contre ces terroristes et leurs parrains », affirmant vouloir « reconquérir chaque parcelle du territoire ». Pendant que Kinshasa exige, comme préalable, le retrait du M23 de toutes les positions qu'il occupe, Kigali réclame l'ouverture de négociations directes avec les rebelles. Or, pour le président Tshisekedi, discuter avec des « terroristes », ainsi les considère-t-il, est la « ligne rouge » à ne pas franchir. À l'allure où vont les choses, une régionalisation du conflit est à craindre.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:53</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/KAmxcob]]></podcast:txt><itunes:episode>422</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Béatrice Giblin,Nicole Gnesotto,Lionel Zinsou,Akram Belkaïd,Rwanda,RDC,M23,Élections partielles,LR</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : « La gloire de Notre-Dame », avec Maryvonne de Saint-Pulgent (5/6)]]></title><guid isPermaLink="false">d16b323f-1d4c-402c-bf49-639f704a42f1</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Dans le cinquième épisode de notre série consacrée à Notre-Dame, avec Maryvonne de Saint-Pulgent, nous abordons la manière dont Notre-Dame est indissociable de l’histoire politique, militaire, religieuse et littéraire de la France. Elle est le lieu de couronnement des rois (Henri IV) et des cérémonies en l’hommage des maréchaux puis des généraux (Joffre, Foche, de Lattre).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Dans le cinquième épisode de notre série consacrée à Notre-Dame, avec Maryvonne de Saint-Pulgent, nous abordons la manière dont Notre-Dame est indissociable de l’histoire politique, militaire, religieuse et littéraire de la France. Elle est le lieu de couronnement des rois (Henri IV) et des cérémonies en l’hommage des maréchaux puis des généraux (Joffre, Foche, de Lattre).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 05 Feb 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d16b323f-1d4c-402c-bf49-639f704a42f1.mp3?_=1728979183" length="16648411" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.
 
 Dans le cinquième épisode de notre série consacrée à Notre-Dame, avec Maryvonne de Saint-Pulgent, nous abordons la manière dont Notre-Dame est indissociable de l’histoire politique, militaire, religieuse et littéraire de la France. Elle est le lieu de couronnement des rois (Henri IV) et des cérémonies en l’hommage des maréchaux puis des généraux (Joffre, Foche, de Lattre).
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.
 
 Dans le cinquième épisode de notre série consacrée à Notre-Dame, avec Maryvonne de Saint-Pulgent, nous abordons la manière dont Notre-Dame est indissociable de l’histoire politique, militaire, religieuse et littéraire de la France. Elle est le lieu de couronnement des rois (Henri IV) et des cérémonies en l’hommage des maréchaux puis des généraux (Joffre, Foche, de Lattre).
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:20</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/rSoEuXo]]></podcast:txt><itunes:episode>404</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Élections allemandes / Sommet de l’IA : rêves européens, monopole américain]]></title><guid isPermaLink="false">c7a3cd05-9332-4d3f-91b6-45285677075e</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.<p></p></li></ul><p></p><p><strong>ÉLECTIONS ALLEMANDES</strong></p><p></p><p>À quelques semaines des élections législatives allemandes, le 23 février, le dernier baromètre de la chaîne de télévision ARD, indique que 37 % des Allemands considèrent l'immigration ou l'asile comme l'un des deux problèmes politiques auxquels les politiques doivent s'attaquer en priorité, juste devant l'économie (34 %) et très loin devant la guerre et la paix (14 %), l'environnement et le climat (13 %) et l'injustice sociale (11&nbsp;%).</p><p>La succession des attaques au couteau de la part d’étrangers est de nature à populariser le discours antimigrants du parti d’extrême-droite, Alternative pour l'Allemagne (AfD). Partisan de l'avènement d'une politique européenne plus résolue à Berlin, la tête de liste chrétienne-démocrate (CDU) Friedrich Merz, a fait sauter mercredi, le «&nbsp;cordon sanitaire&nbsp;» avec l’extrême droite en proposant un texte plaidant pour un durcissement de la législation en matière d’immigration, qui a&nbsp;obtenu une courte majorité au Bundestag grâce aux voix de l’AfD. Un vote dénoncé par l’ancienne chancelière CDU Angela Merkel. Sur le volet économique, conformément aux prévisions des experts, le produit intérieur brut allemand s’est contracté de 0,2&nbsp;% en&nbsp;2024, marquant une deuxième année de récession, après une baisse de l’activité économique de 0,3&nbsp;% en&nbsp;2023. Les indicateurs de janvier sont si faibles qu’une troisième année de récession n’est pas exclue. Eclipsée par l’immigration et l’économie, le sujet de la guerre en Ukraine a refait surface à l’approche du scrutin, rappelant la profondeur des clivages qu’il suscite, y compris au sein du gouvernement. Une querelle persistante oppose le chancelier social-démocrate Olaf Scholz (SPD) à ses ministres de la défense, Boris Pistorius, et des affaires étrangères, AnnalenaBaerbock (Verts), au sujet d’une rallonge budgétaire de 3&nbsp;milliards d’euros destinée à l’Ukraine. Réclamée par les deux ministres, cette enveloppe est bloquée par la chancellerie. Le pays est lui-même divisé sur le sujet : les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité d’Allemands soutient l’aide à l’Ukraine, mais pas la livraison de missiles de croisières Taurus, qui permettrait à Kyiv de frapper le territoire russe en profondeur, et à laquelle Olaf Scholz s’est jusqu’ici toujours opposé.</p><p>Dans les sondages, l’AfD pointe en deuxième position, gagnant du terrain selon une étude parue le 11&nbsp;janvier qui crédite la formation de 22 % des suffrages, derrière les conservateurs du camp CDU/CSU autour de 30&nbsp;% mais devant les sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz autour de 16 %. La formation à la rhétorique anti-migrants et qui prône un rapprochement avec la Russie &nbsp;a reçu le soutien appuyé d'Elon Musk, allié et appui financier de Donald Trump avec lequel Alice Weidel, investie par l’AfD pour conquérir la chancellerie allemande, a dialogué plus d'une heure lors d'un échange public le 9&nbsp;janvier sur le réseau social X du milliardaire.</p><p></p><p><strong>SOMMET DE L’IA&nbsp;: RÊVES EUROPÉENS, MONOPOLE AMÉRICAIN</strong></p><p></p><p>Après les sommets de Bletchley Park (au Royaume-Uni) en novembre 2023 et de Séoul au printemps dernier, le sommet de Paris sur l'intelligence artificielle réunira les 10 et 11 février le «&nbsp;Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle&nbsp;», un événement de portée mondiale réunissant chefs d'État et de gouvernement, dirigeants d'entreprise, universitaires, chercheurs, organisations non gouvernementales, artistes et autres membres de la société civile. L'événement a pour ambition de mettre la France et l'Europe sur la carte mondiale de l'IA, mais aussi de rendre compréhensibles pour le grand public les enjeux liés à cette technologie. Les discussions s'orienteront autour de trois objectifs prioritaires,&nbsp;: le développement d'une IA plus durable - cette technologie étant particulièrement énergivore - plus ouverte et au service de l'intérêt général, et la mise en place d'une gouvernance mondiale plus inclusive. Alors que les précédents sommets se concentraient surtout sur les risques, celui de Paris mettra en avant les opportunités qu'offre cette technologie.</p><p>Deux régulations très différentes s'opposent : alors que les Européens veulent réguler a priori l'IA, les Américains ont opté pour de grands principes certes ambitieux mais non contraignants. La présence d'Elon Musk dans la nouvelle administration américaine, alors que le milliardaire vient de lever 6&nbsp;milliards de dollars pour son entreprise d'IA, « xIA », risque d'accélérer ce découplage entre les Etats-Unis et l'UE. Dans la lignée du rapport Draghi sur la compétitivité de l'Europe, le Sommet de Paris doit surtout renforcer la place de l'innovation dans l'approche européenne de l'IA, approche que soutient Paris au sein des 28. Il s'agit de limiter drastiquement une approche qui serait principalement centrée sur les risques, encadrant les entreprises innovantes, et qui ne permettrait pas au continent européen de prendre le tournant de cette nouvelle révolution technologique.</p><p>L’IA est devenue un véritable enjeu de souveraineté pour les États. Donald Trump a annoncé mardi le projet « Stargate », comprenant des investissements «&nbsp;d’au moins 500 milliards de dollars » pour construire des centres d’hébergement et de traitement des données, les fameux «&nbsp;datacenters », indispensables pour faire fonctionner les intelligences artificielles. Selon Bloomberg, les grandes entreprises de la tech américaine vont dépenser 274 milliards de dollars en investissements en capital dans l'IA en 2025. C'est presque deux fois plus qu'en 2023. Avec ses 20&nbsp;Mds d’euros d’investissement par an, dont 4 Mds en France, l’Europe reste largement distancée par les États-Unis.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.<p></p></li></ul><p></p><p><strong>ÉLECTIONS ALLEMANDES</strong></p><p></p><p>À quelques semaines des élections législatives allemandes, le 23 février, le dernier baromètre de la chaîne de télévision ARD, indique que 37 % des Allemands considèrent l'immigration ou l'asile comme l'un des deux problèmes politiques auxquels les politiques doivent s'attaquer en priorité, juste devant l'économie (34 %) et très loin devant la guerre et la paix (14 %), l'environnement et le climat (13 %) et l'injustice sociale (11&nbsp;%).</p><p>La succession des attaques au couteau de la part d’étrangers est de nature à populariser le discours antimigrants du parti d’extrême-droite, Alternative pour l'Allemagne (AfD). Partisan de l'avènement d'une politique européenne plus résolue à Berlin, la tête de liste chrétienne-démocrate (CDU) Friedrich Merz, a fait sauter mercredi, le «&nbsp;cordon sanitaire&nbsp;» avec l’extrême droite en proposant un texte plaidant pour un durcissement de la législation en matière d’immigration, qui a&nbsp;obtenu une courte majorité au Bundestag grâce aux voix de l’AfD. Un vote dénoncé par l’ancienne chancelière CDU Angela Merkel. Sur le volet économique, conformément aux prévisions des experts, le produit intérieur brut allemand s’est contracté de 0,2&nbsp;% en&nbsp;2024, marquant une deuxième année de récession, après une baisse de l’activité économique de 0,3&nbsp;% en&nbsp;2023. Les indicateurs de janvier sont si faibles qu’une troisième année de récession n’est pas exclue. Eclipsée par l’immigration et l’économie, le sujet de la guerre en Ukraine a refait surface à l’approche du scrutin, rappelant la profondeur des clivages qu’il suscite, y compris au sein du gouvernement. Une querelle persistante oppose le chancelier social-démocrate Olaf Scholz (SPD) à ses ministres de la défense, Boris Pistorius, et des affaires étrangères, AnnalenaBaerbock (Verts), au sujet d’une rallonge budgétaire de 3&nbsp;milliards d’euros destinée à l’Ukraine. Réclamée par les deux ministres, cette enveloppe est bloquée par la chancellerie. Le pays est lui-même divisé sur le sujet : les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité d’Allemands soutient l’aide à l’Ukraine, mais pas la livraison de missiles de croisières Taurus, qui permettrait à Kyiv de frapper le territoire russe en profondeur, et à laquelle Olaf Scholz s’est jusqu’ici toujours opposé.</p><p>Dans les sondages, l’AfD pointe en deuxième position, gagnant du terrain selon une étude parue le 11&nbsp;janvier qui crédite la formation de 22 % des suffrages, derrière les conservateurs du camp CDU/CSU autour de 30&nbsp;% mais devant les sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz autour de 16 %. La formation à la rhétorique anti-migrants et qui prône un rapprochement avec la Russie &nbsp;a reçu le soutien appuyé d'Elon Musk, allié et appui financier de Donald Trump avec lequel Alice Weidel, investie par l’AfD pour conquérir la chancellerie allemande, a dialogué plus d'une heure lors d'un échange public le 9&nbsp;janvier sur le réseau social X du milliardaire.</p><p></p><p><strong>SOMMET DE L’IA&nbsp;: RÊVES EUROPÉENS, MONOPOLE AMÉRICAIN</strong></p><p></p><p>Après les sommets de Bletchley Park (au Royaume-Uni) en novembre 2023 et de Séoul au printemps dernier, le sommet de Paris sur l'intelligence artificielle réunira les 10 et 11 février le «&nbsp;Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle&nbsp;», un événement de portée mondiale réunissant chefs d'État et de gouvernement, dirigeants d'entreprise, universitaires, chercheurs, organisations non gouvernementales, artistes et autres membres de la société civile. L'événement a pour ambition de mettre la France et l'Europe sur la carte mondiale de l'IA, mais aussi de rendre compréhensibles pour le grand public les enjeux liés à cette technologie. Les discussions s'orienteront autour de trois objectifs prioritaires,&nbsp;: le développement d'une IA plus durable - cette technologie étant particulièrement énergivore - plus ouverte et au service de l'intérêt général, et la mise en place d'une gouvernance mondiale plus inclusive. Alors que les précédents sommets se concentraient surtout sur les risques, celui de Paris mettra en avant les opportunités qu'offre cette technologie.</p><p>Deux régulations très différentes s'opposent : alors que les Européens veulent réguler a priori l'IA, les Américains ont opté pour de grands principes certes ambitieux mais non contraignants. La présence d'Elon Musk dans la nouvelle administration américaine, alors que le milliardaire vient de lever 6&nbsp;milliards de dollars pour son entreprise d'IA, « xIA », risque d'accélérer ce découplage entre les Etats-Unis et l'UE. Dans la lignée du rapport Draghi sur la compétitivité de l'Europe, le Sommet de Paris doit surtout renforcer la place de l'innovation dans l'approche européenne de l'IA, approche que soutient Paris au sein des 28. Il s'agit de limiter drastiquement une approche qui serait principalement centrée sur les risques, encadrant les entreprises innovantes, et qui ne permettrait pas au continent européen de prendre le tournant de cette nouvelle révolution technologique.</p><p>L’IA est devenue un véritable enjeu de souveraineté pour les États. Donald Trump a annoncé mardi le projet « Stargate », comprenant des investissements «&nbsp;d’au moins 500 milliards de dollars » pour construire des centres d’hébergement et de traitement des données, les fameux «&nbsp;datacenters », indispensables pour faire fonctionner les intelligences artificielles. Selon Bloomberg, les grandes entreprises de la tech américaine vont dépenser 274 milliards de dollars en investissements en capital dans l'IA en 2025. C'est presque deux fois plus qu'en 2023. Avec ses 20&nbsp;Mds d’euros d’investissement par an, dont 4 Mds en France, l’Europe reste largement distancée par les États-Unis.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 02 Feb 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c7a3cd05-9332-4d3f-91b6-45285677075e.mp3?_=1738314211" length="59827347" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
 ÉLECTIONS ALLEMANDES
 
 À quelques semaines des élections législatives allemandes, le 23 février, le dernier baromètre de la chaîne de télévision ARD, indique que 37 % des Allemands considèrent l'immigration ou l'asile comme l'un des deux problèmes politiques auxquels les politiques doivent s'attaquer en priorité, juste devant l'économie (34 %) et très loin devant la guerre et la paix (14 %), l'environnement et le climat (13 %) et l'injustice sociale (11 %).
 La succession des attaques au couteau de la part d’étrangers est de nature à populariser le discours antimigrants du parti d’extrême-droite, Alternative pour l'Allemagne (AfD). Partisan de l'avènement d'une politique européenne plus résolue à Berlin, la tête de liste chrétienne-démocrate (CDU) Friedrich Merz, a fait sauter mercredi, le « cordon sanitaire » avec l’extrême droite en proposant un texte plaidant pour un durcissement de la législation en matière d’immigration, qui a obtenu une courte majorité au Bundestag grâce aux voix de l’AfD. Un vote dénoncé par l’ancienne chancelière CDU Angela Merkel. Sur le volet économique, conformément aux prévisions des experts, le produit intérieur brut allemand s’est contracté de 0,2 % en 2024, marquant une deuxième année de récession, après une baisse de l’activité économique de 0,3 % en 2023. Les indicateurs de janvier sont si faibles qu’une troisième année de récession n’est pas exclue. Eclipsée par l’immigration et l’économie, le sujet de la guerre en Ukraine a refait surface à l’approche du scrutin, rappelant la profondeur des clivages qu’il suscite, y compris au sein du gouvernement. Une querelle persistante oppose le chancelier social-démocrate Olaf Scholz (SPD) à ses ministres de la défense, Boris Pistorius, et des affaires étrangères, AnnalenaBaerbock (Verts), au sujet d’une rallonge budgétaire de 3 milliards d’euros destinée à l’Ukraine. Réclamée par les deux ministres, cette enveloppe est bloquée par la chancellerie. Le pays est lui-même divisé sur le sujet : les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité d’Allemands soutient l’aide à l’Ukraine, mais pas la livraison de missiles de croisières Taurus, qui permettrait à Kyiv de frapper le territoire russe en profondeur, et à laquelle Olaf Scholz s’est jusqu’ici toujours opposé.
 Dans les sondages, l’AfD pointe en deuxième position, gagnant du terrain selon une étude parue le 11 janvier qui crédite la formation de 22 % des suffrages, derrière les conservateurs du camp CDU/CSU autour de 30 % mais devant les sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz autour de 16 %. La formation à la rhétorique anti-migrants et qui prône un rapprochement avec la Russie a reçu le soutien appuyé d'Elon Musk, allié et appui financier de Donald Trump avec lequel Alice Weidel, investie par l’AfD pour conquérir la chancellerie allemande, a dialogué plus d'une heure lors d'un échange public le 9 janvier sur le réseau social X du milliardaire.
 
 SOMMET DE L’IA : RÊVES EUROPÉENS, MONOPOLE AMÉRICAIN
 
 Après les sommets de Bletchley Park (au Royaume-Uni) en novembre 2023 et de Séoul au printemps dernier, le sommet de Paris sur l'intelligence artificielle réunira les 10 et 11 février le « Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle », un événement de portée mondiale réunissant chefs d'État et de gouvernement, dirigeants d'entreprise, universitaires, chercheurs, organisations non gouvernementales, artistes et autres membres de la société civile. L'événement a pour ambition de mettre la France et l'Europe sur la carte mondiale de l'IA, mais aussi de rendre compréhensibles pour le grand public les enjeux liés à cette technologie. Les discussions s'orienteront autour de trois objectifs prioritaires, : le développement d'une IA plus durable - cette technologie étant particulièrement énergivore - plus ouverte et au service de l'intérêt général, et la mise en place d'une gouvernance mondiale plus inclusive. Alors que les précédents sommets se concentraient surtout sur les risques, celui de Paris mettra en avant les opportunités qu'offre cette technologie.
 Deux régulations très différentes s'opposent : alors que les Européens veulent réguler a priori l'IA, les Américains ont opté pour de grands principes certes ambitieux mais non contraignants. La présence d'Elon Musk dans la nouvelle administration américaine, alors que le milliardaire vient de lever 6 milliards de dollars pour son entreprise d'IA, « xIA », risque d'accélérer ce découplage entre les Etats-Unis et l'UE. Dans la lignée du rapport Draghi sur la compétitivité de l'Europe, le Sommet de Paris doit surtout renforcer la place de l'innovation dans l'approche européenne de l'IA, approche que soutient Paris au sein des 28. Il s'agit de limiter drastiquement une approche qui serait principalement centrée sur les risques, encadrant les entreprises innovantes, et qui ne permettrait pas au continent européen de prendre le tournant de cette nouvelle révolution technologique.
 L’IA est devenue un véritable enjeu de souveraineté pour les États. Donald Trump a annoncé mardi le projet « Stargate », comprenant des investissements « d’au moins 500 milliards de dollars » pour construire des centres d’hébergement et de traitement des données, les fameux « datacenters », indispensables pour faire fonctionner les intelligences artificielles. Selon Bloomberg, les grandes entreprises de la tech américaine vont dépenser 274 milliards de dollars en investissements en capital dans l'IA en 2025. C'est presque deux fois plus qu'en 2023. Avec ses 20 Mds d’euros d’investissement par an, dont 4 Mds en France, l’Europe reste largement distancée par les États-Unis.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
 ÉLECTIONS ALLEMANDES
 
 À quelques semaines des élections législatives allemandes, le 23 février, le dernier baromètre de la chaîne de télévision ARD, indique que 37 % des Allemands considèrent l'immigration ou l'asile comme l'un des deux problèmes politiques auxquels les politiques doivent s'attaquer en priorité, juste devant l'économie (34 %) et très loin devant la guerre et la paix (14 %), l'environnement et le climat (13 %) et l'injustice sociale (11 %).
 La succession des attaques au couteau de la part d’étrangers est de nature à populariser le discours antimigrants du parti d’extrême-droite, Alternative pour l'Allemagne (AfD). Partisan de l'avènement d'une politique européenne plus résolue à Berlin, la tête de liste chrétienne-démocrate (CDU) Friedrich Merz, a fait sauter mercredi, le « cordon sanitaire » avec l’extrême droite en proposant un texte plaidant pour un durcissement de la législation en matière d’immigration, qui a obtenu une courte majorité au Bundestag grâce aux voix de l’AfD. Un vote dénoncé par l’ancienne chancelière CDU Angela Merkel. Sur le volet économique, conformément aux prévisions des experts, le produit intérieur brut allemand s’est contracté de 0,2 % en 2024, marquant une deuxième année de récession, après une baisse de l’activité économique de 0,3 % en 2023. Les indicateurs de janvier sont si faibles qu’une troisième année de récession n’est pas exclue. Eclipsée par l’immigration et l’économie, le sujet de la guerre en Ukraine a refait surface à l’approche du scrutin, rappelant la profondeur des clivages qu’il suscite, y compris au sein du gouvernement. Une querelle persistante oppose le chancelier social-démocrate Olaf Scholz (SPD) à ses ministres de la défense, Boris Pistorius, et des affaires étrangères, AnnalenaBaerbock (Verts), au sujet d’une rallonge budgétaire de 3 milliards d’euros destinée à l’Ukraine. Réclamée par les deux ministres, cette enveloppe est bloquée par la chancellerie. Le pays est lui-même divisé sur le sujet : les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité d’Allemands soutient l’aide à l’Ukraine, mais pas la livraison de missiles de croisières Taurus, qui permettrait à Kyiv de frapper le territoire russe en profondeur, et à laquelle Olaf Scholz s’est jusqu’ici toujours opposé.
 Dans les sondages, l’AfD pointe en deuxième position, gagnant du terrain selon une étude parue le 11 janvier qui crédite la formation de 22 % des suffrages, derrière les conservateurs du camp CDU/CSU autour de 30 % mais devant les sociaux-démocrates du chancelier Olaf Scholz autour de 16 %. La formation à la rhétorique anti-migrants et qui prône un rapprochement avec la Russie a reçu le soutien appuyé d'Elon Musk, allié et appui financier de Donald Trump avec lequel Alice Weidel, investie par l’AfD pour conquérir la chancellerie allemande, a dialogué plus d'une heure lors d'un échange public le 9 janvier sur le réseau social X du milliardaire.
 
 SOMMET DE L’IA : RÊVES EUROPÉENS, MONOPOLE AMÉRICAIN
 
 Après les sommets de Bletchley Park (au Royaume-Uni) en novembre 2023 et de Séoul au printemps dernier, le sommet de Paris sur l'intelligence artificielle réunira les 10 et 11 février le « Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle », un événement de portée mondiale réunissant chefs d'État et de gouvernement, dirigeants d'entreprise, universitaires, chercheurs, organisations non gouvernementales, artistes et autres membres de la société civile. L'événement a pour ambition de mettre la France et l'Europe sur la carte mondiale de l'IA, mais aussi de rendre compréhensibles pour le grand public les enjeux liés à cette technologie. Les discussions s'orienteront autour de trois objectifs prioritaires, : le développement d'une IA plus durable - cette technologie étant particulièrement énergivore - plus ouverte et au service de l'intérêt général, et la mise en place d'une gouvernance mondiale plus inclusive. Alors que les précédents sommets se concentraient surtout sur les risques, celui de Paris mettra en avant les opportunités qu'offre cette technologie.
 Deux régulations très différentes s'opposent : alors que les Européens veulent réguler a priori l'IA, les Américains ont opté pour de grands principes certes ambitieux mais non contraignants. La présence d'Elon Musk dans la nouvelle administration américaine, alors que le milliardaire vient de lever 6 milliards de dollars pour son entreprise d'IA, « xIA », risque d'accélérer ce découplage entre les Etats-Unis et l'UE. Dans la lignée du rapport Draghi sur la compétitivité de l'Europe, le Sommet de Paris doit surtout renforcer la place de l'innovation dans l'approche européenne de l'IA, approche que soutient Paris au sein des 28. Il s'agit de limiter drastiquement une approche qui serait principalement centrée sur les risques, encadrant les entreprises innovantes, et qui ne permettrait pas au continent européen de prendre le tournant de cette nouvelle révolution technologique.
 L’IA est devenue un véritable enjeu de souveraineté pour les États. Donald Trump a annoncé mardi le projet « Stargate », comprenant des investissements « d’au moins 500 milliards de dollars » pour construire des centres d’hébergement et de traitement des données, les fameux « datacenters », indispensables pour faire fonctionner les intelligences artificielles. Selon Bloomberg, les grandes entreprises de la tech américaine vont dépenser 274 milliards de dollars en investissements en capital dans l'IA en 2025. C'est presque deux fois plus qu'en 2023. Avec ses 20 Mds d’euros d’investissement par an, dont 4 Mds en France, l’Europe reste largement distancée par les États-Unis.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA GAUCHE DÉCOMPOSÉE&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Les relations se sont tendues entre le Parti socialiste et La France insoumise, après le choix des députés socialistes de ne pas voter le 16 janvier la motion de censure défendue par le reste du Nouveau Front populaire. Selon le PS, les <em>« concessions »</em>programmatiques obtenues durant leurs longues tractations avec le Premier ministre justifiaient de ne pas le sanctionner immédiatement. Les socialistes ont notamment obtenu que les déremboursements prévus sur les médicaments et les consultations soient remis en question et que des crédits supplémentaires soient accordés aux hôpitaux, sans oublier le maintien de tous les postes dans l’Éducation nationale et le renforcement des dispositifs de justice fiscale, notamment pour les plus hauts patrimoines.</p><p>L’initiative du PS, qui se définit toujours comme un <em>«&nbsp;parti d’opposition&nbsp;»,</em> ouvre cependant une brèche à gauche et acte la confrontation avec Jean-Luc Mélenchon. Deux gauches coexistent, comme cela a toujours été. Elles sont de nouveau entrées en compétition. Tenant de la gauche réformiste, François Hollande observe que «&nbsp;<em>les socialistes constituent désormais le pôle central au sein de l’Assemblée nationale puisque rien ne peut se faire sans eux ni contre eux. Ils ont la clef jusqu’en 2027</em>&nbsp;». Il a enfoncé le clou en estimant qu’en&nbsp;2027, il faudrait <em>« deux offres à gauche »</em>, l’une réformiste et l’autre radicale. De quoi remettre de facto en cause la stratégie du premier secrétaire du parti, Olivier Faure, qui espère construire avec ses homologues écologistes et communistes une candidature unique alternative à celle de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a hurlé à la <em>« trahison »</em>, mais s’est toutefois gardé de sceller la rupture définitive avec le PS qui, pour lui, n’est <em>«&nbsp;plus un partenaire&nbsp;»</em>, mais un <em>« allié de circonstance »</em>. Rêvant de renverser de nouveau le gouvernement et de provoquer une présidentielle anticipée, l’ancien sénateur a plus que jamais besoin des voix de son ancien parti pour voter la censure, lors du vote sur le budget, le 3&nbsp;février].</p><p>Dimanche dernier, le second tour de l’élection législative partielle de la première circonscription de l’Isère a été une véritable déroute de LFI et, partant, du NFP. La candidate d’Ensemble, a remporté largement la circonscription détenue par LFI. L’ampleur de cette défaite fait de cette élection partielle un événement de portée nationale au moment où le NFP se décompose au niveau national.</p><p></p><p><strong>QUELLE PAIX POUR L’UKRAINE&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les Européens craignent un désengagement des États-Unis dans le conflit en Ukraine, voire des pressions de Washington pour un accord au détriment de Kyiv. Le président américain qui se vantait d'obtenir la fin de la guerre en vingt-quatre heures, parle désormais de cent jours, sans jamais détailler son plan. Les contours d'un accord restent difficiles à imaginer. Le président ukrainien a récemment fait une ouverture en affirmant qu'il était prêt à renoncer à utiliser la force pour récupérer les territoires occupés par la Russie depuis 2014 (20 % de l'Ukraine)&nbsp;; il a même envisagé un abandon de souveraineté temporaire sur la Crimée et une partie du Donbass, contrôlés par Moscou, en attendant une solution diplomatique. Cependant, Volodymyr Zelensky insiste pour que l'Ukraine soit invitée à adhérer à l'OTAN. De son côté, Vladimir Poutine s'est dit prêt à discuter d'un accord de cessez-le-feu avec Trump, mais exclut toute concession territoriale majeure et insiste pour que Kyiv abandonne ses ambitions de rejoindre l'OTAN.</p><p>L'année 2024 aura été difficile pour Kyiv : l'armée russe a avancé en Ukraine de près de 4.000&nbsp;km2 en 2024 face à des Ukrainiens en difficulté, soit sept fois plus qu'en 2023, et l'année à venir s'annonce incertaine notamment du fait d'interrogations sur la pérennité du soutien américain. En mai 2022, 10% des Ukrainiens se déclaraient prêts à céder des territoires pour parvenir à la paix lors que 82 % y étaient opposés. En décembre 2024, l’écart se resserre&nbsp;: 38 % des Ukrainiens se disent désormais disposés aux concessions territoriales, quand 51 % y restent opposés.</p><p>À Varsovie mi-décembre, Emmanuel Macron et le premier polonais, Donald Tusk, ont évoqué la possibilité du déploiement d'un contingent militaire européen en Ukraine, le long de la ligne de front qui s'étend sur quelque 1.000 km. Cette hypothèse pourrait impliquer les armées de pays membres de l'OTAN, ou encore détenteurs de l'arme nucléaire, comme la France et le Royaume-Uni. Intervenant mardi au Forum économique mondial, le président ukrainien a affirmé qu'il faudrait une force de maintien de la paix européenne d'« <em>au moins 200.000 hommes</em> ». Mercredi, Donald Trump a sommé Moscou de trouver un accord pour clore la guerre en Ukraine, faute de quoi il lui imposerait de nouvelles sanctions. En saluant la volonté de Kyiv de chercher un compromis et en évoquant les « <em>gros ennuis</em> » notamment économiques de Poutine, le président américain semble mettre légèrement plus la pression sur le Kremlin, sans évoquer toutefois pour autant la possibilité d'armer l'Ukraine.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Selon le PS, les <em>« concessions »</em>programmatiques obtenues durant leurs longues tractations avec le Premier ministre justifiaient de ne pas le sanctionner immédiatement. Les socialistes ont notamment obtenu que les déremboursements prévus sur les médicaments et les consultations soient remis en question et que des crédits supplémentaires soient accordés aux hôpitaux, sans oublier le maintien de tous les postes dans l’Éducation nationale et le renforcement des dispositifs de justice fiscale, notamment pour les plus hauts patrimoines.</p><p>L’initiative du PS, qui se définit toujours comme un <em>«&nbsp;parti d’opposition&nbsp;»,</em> ouvre cependant une brèche à gauche et acte la confrontation avec Jean-Luc Mélenchon. Deux gauches coexistent, comme cela a toujours été. Elles sont de nouveau entrées en compétition. Tenant de la gauche réformiste, François Hollande observe que «&nbsp;<em>les socialistes constituent désormais le pôle central au sein de l’Assemblée nationale puisque rien ne peut se faire sans eux ni contre eux. Ils ont la clef jusqu’en 2027</em>&nbsp;». Il a enfoncé le clou en estimant qu’en&nbsp;2027, il faudrait <em>« deux offres à gauche »</em>, l’une réformiste et l’autre radicale. De quoi remettre de facto en cause la stratégie du premier secrétaire du parti, Olivier Faure, qui espère construire avec ses homologues écologistes et communistes une candidature unique alternative à celle de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a hurlé à la <em>« trahison »</em>, mais s’est toutefois gardé de sceller la rupture définitive avec le PS qui, pour lui, n’est <em>«&nbsp;plus un partenaire&nbsp;»</em>, mais un <em>« allié de circonstance »</em>. Rêvant de renverser de nouveau le gouvernement et de provoquer une présidentielle anticipée, l’ancien sénateur a plus que jamais besoin des voix de son ancien parti pour voter la censure, lors du vote sur le budget, le 3&nbsp;février].</p><p>Dimanche dernier, le second tour de l’élection législative partielle de la première circonscription de l’Isère a été une véritable déroute de LFI et, partant, du NFP. La candidate d’Ensemble, a remporté largement la circonscription détenue par LFI. L’ampleur de cette défaite fait de cette élection partielle un événement de portée nationale au moment où le NFP se décompose au niveau national.</p><p></p><p><strong>QUELLE PAIX POUR L’UKRAINE&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les Européens craignent un désengagement des États-Unis dans le conflit en Ukraine, voire des pressions de Washington pour un accord au détriment de Kyiv. Le président américain qui se vantait d'obtenir la fin de la guerre en vingt-quatre heures, parle désormais de cent jours, sans jamais détailler son plan. Les contours d'un accord restent difficiles à imaginer. Le président ukrainien a récemment fait une ouverture en affirmant qu'il était prêt à renoncer à utiliser la force pour récupérer les territoires occupés par la Russie depuis 2014 (20 % de l'Ukraine)&nbsp;; il a même envisagé un abandon de souveraineté temporaire sur la Crimée et une partie du Donbass, contrôlés par Moscou, en attendant une solution diplomatique. Cependant, Volodymyr Zelensky insiste pour que l'Ukraine soit invitée à adhérer à l'OTAN. De son côté, Vladimir Poutine s'est dit prêt à discuter d'un accord de cessez-le-feu avec Trump, mais exclut toute concession territoriale majeure et insiste pour que Kyiv abandonne ses ambitions de rejoindre l'OTAN.</p><p>L'année 2024 aura été difficile pour Kyiv : l'armée russe a avancé en Ukraine de près de 4.000&nbsp;km2 en 2024 face à des Ukrainiens en difficulté, soit sept fois plus qu'en 2023, et l'année à venir s'annonce incertaine notamment du fait d'interrogations sur la pérennité du soutien américain. En mai 2022, 10% des Ukrainiens se déclaraient prêts à céder des territoires pour parvenir à la paix lors que 82 % y étaient opposés. En décembre 2024, l’écart se resserre&nbsp;: 38 % des Ukrainiens se disent désormais disposés aux concessions territoriales, quand 51 % y restent opposés.</p><p>À Varsovie mi-décembre, Emmanuel Macron et le premier polonais, Donald Tusk, ont évoqué la possibilité du déploiement d'un contingent militaire européen en Ukraine, le long de la ligne de front qui s'étend sur quelque 1.000 km. Cette hypothèse pourrait impliquer les armées de pays membres de l'OTAN, ou encore détenteurs de l'arme nucléaire, comme la France et le Royaume-Uni. Intervenant mardi au Forum économique mondial, le président ukrainien a affirmé qu'il faudrait une force de maintien de la paix européenne d'« <em>au moins 200.000 hommes</em> ». Mercredi, Donald Trump a sommé Moscou de trouver un accord pour clore la guerre en Ukraine, faute de quoi il lui imposerait de nouvelles sanctions. En saluant la volonté de Kyiv de chercher un compromis et en évoquant les « <em>gros ennuis</em> » notamment économiques de Poutine, le président américain semble mettre légèrement plus la pression sur le Kremlin, sans évoquer toutefois pour autant la possibilité d'armer l'Ukraine.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 26 Jan 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/af6b8e4d-ec10-41e9-a420-938a1a990528.mp3?_=1737718339" length="64935644" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? 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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LA GAUCHE DÉCOMPOSÉE ?
 
 Les relations se sont tendues entre le Parti socialiste et La France insoumise, après le choix des députés socialistes de ne pas voter le 16 janvier la motion de censure défendue par le reste du Nouveau Front populaire. Selon le PS, les « concessions »programmatiques obtenues durant leurs longues tractations avec le Premier ministre justifiaient de ne pas le sanctionner immédiatement. Les socialistes ont notamment obtenu que les déremboursements prévus sur les médicaments et les consultations soient remis en question et que des crédits supplémentaires soient accordés aux hôpitaux, sans oublier le maintien de tous les postes dans l’Éducation nationale et le renforcement des dispositifs de justice fiscale, notamment pour les plus hauts patrimoines.
 L’initiative du PS, qui se définit toujours comme un « parti d’opposition », ouvre cependant une brèche à gauche et acte la confrontation avec Jean-Luc Mélenchon. Deux gauches coexistent, comme cela a toujours été. Elles sont de nouveau entrées en compétition. Tenant de la gauche réformiste, François Hollande observe que « les socialistes constituent désormais le pôle central au sein de l’Assemblée nationale puisque rien ne peut se faire sans eux ni contre eux. Ils ont la clef jusqu’en 2027 ». Il a enfoncé le clou en estimant qu’en 2027, il faudrait « deux offres à gauche », l’une réformiste et l’autre radicale. De quoi remettre de facto en cause la stratégie du premier secrétaire du parti, Olivier Faure, qui espère construire avec ses homologues écologistes et communistes une candidature unique alternative à celle de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a hurlé à la « trahison », mais s’est toutefois gardé de sceller la rupture définitive avec le PS qui, pour lui, n’est « plus un partenaire », mais un « allié de circonstance ». Rêvant de renverser de nouveau le gouvernement et de provoquer une présidentielle anticipée, l’ancien sénateur a plus que jamais besoin des voix de son ancien parti pour voter la censure, lors du vote sur le budget, le 3 février].
 Dimanche dernier, le second tour de l’élection législative partielle de la première circonscription de l’Isère a été une véritable déroute de LFI et, partant, du NFP. La candidate d’Ensemble, a remporté largement la circonscription détenue par LFI. L’ampleur de cette défaite fait de cette élection partielle un événement de portée nationale au moment où le NFP se décompose au niveau national.
 
 QUELLE PAIX POUR L’UKRAINE ?
 
 Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les Européens craignent un désengagement des États-Unis dans le conflit en Ukraine, voire des pressions de Washington pour un accord au détriment de Kyiv. Le président américain qui se vantait d'obtenir la fin de la guerre en vingt-quatre heures, parle désormais de cent jours, sans jamais détailler son plan. Les contours d'un accord restent difficiles à imaginer. Le président ukrainien a récemment fait une ouverture en affirmant qu'il était prêt à renoncer à utiliser la force pour récupérer les territoires occupés par la Russie depuis 2014 (20 % de l'Ukraine) ; il a même envisagé un abandon de souveraineté temporaire sur la Crimée et une partie du Donbass, contrôlés par Moscou, en attendant une solution diplomatique. Cependant, Volodymyr Zelensky insiste pour que l'Ukraine soit invitée à adhérer à l'OTAN. De son côté, Vladimir Poutine s'est dit prêt à discuter d'un accord de cessez-le-feu avec Trump, mais exclut toute concession territoriale majeure et insiste pour que Kyiv abandonne ses ambitions de rejoindre l'OTAN.
 L'année 2024 aura été difficile pour Kyiv : l'armée russe a avancé en Ukraine de près de 4.000 km2 en 2024 face à des Ukrainiens en difficulté, soit sept fois plus qu'en 2023, et l'année à venir s'annonce incertaine notamment du fait d'interrogations sur la pérennité du soutien américain. En mai 2022, 10% des Ukrainiens se déclaraient prêts à céder des territoires pour parvenir à la paix lors que 82 % y étaient opposés. En décembre 2024, l’écart se resserre : 38 % des Ukrainiens se disent désormais disposés aux concessions territoriales, quand 51 % y restent opposés.
 À Varsovie mi-décembre, Emmanuel Macron et le premier polonais, Donald Tusk, ont évoqué la possibilité du déploiement d'un contingent militaire européen en Ukraine, le long de la ligne de front qui s'étend sur quelque 1.000 km. Cette hypothèse pourrait impliquer les armées de pays membres de l'OTAN, ou encore détenteurs de l'arme nucléaire, comme la France et le Royaume-Uni. Intervenant mardi au Forum économique mondial, le président ukrainien a affirmé qu'il faudrait une force de maintien de la paix européenne d'« au moins 200.000 hommes ». Mercredi, Donald Trump a sommé Moscou de trouver un accord pour clore la guerre en Ukraine, faute de quoi il lui imposerait de nouvelles sanctions. En saluant la volonté de Kyiv de chercher un compromis et en évoquant les « gros ennuis » notamment économiques de Poutine, le président américain semble mettre légèrement plus la pression sur le Kremlin, sans évoquer toutefois pour autant la possibilité d'armer l'Ukraine.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 LA GAUCHE DÉCOMPOSÉE ?
 
 Les relations se sont tendues entre le Parti socialiste et La France insoumise, après le choix des députés socialistes de ne pas voter le 16 janvier la motion de censure défendue par le reste du Nouveau Front populaire. Selon le PS, les « concessions »programmatiques obtenues durant leurs longues tractations avec le Premier ministre justifiaient de ne pas le sanctionner immédiatement. Les socialistes ont notamment obtenu que les déremboursements prévus sur les médicaments et les consultations soient remis en question et que des crédits supplémentaires soient accordés aux hôpitaux, sans oublier le maintien de tous les postes dans l’Éducation nationale et le renforcement des dispositifs de justice fiscale, notamment pour les plus hauts patrimoines.
 L’initiative du PS, qui se définit toujours comme un « parti d’opposition », ouvre cependant une brèche à gauche et acte la confrontation avec Jean-Luc Mélenchon. Deux gauches coexistent, comme cela a toujours été. Elles sont de nouveau entrées en compétition. Tenant de la gauche réformiste, François Hollande observe que « les socialistes constituent désormais le pôle central au sein de l’Assemblée nationale puisque rien ne peut se faire sans eux ni contre eux. Ils ont la clef jusqu’en 2027 ». Il a enfoncé le clou en estimant qu’en 2027, il faudrait « deux offres à gauche », l’une réformiste et l’autre radicale. De quoi remettre de facto en cause la stratégie du premier secrétaire du parti, Olivier Faure, qui espère construire avec ses homologues écologistes et communistes une candidature unique alternative à celle de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a hurlé à la « trahison », mais s’est toutefois gardé de sceller la rupture définitive avec le PS qui, pour lui, n’est « plus un partenaire », mais un « allié de circonstance ». Rêvant de renverser de nouveau le gouvernement et de provoquer une présidentielle anticipée, l’ancien sénateur a plus que jamais besoin des voix de son ancien parti pour voter la censure, lors du vote sur le budget, le 3 février].
 Dimanche dernier, le second tour de l’élection législative partielle de la première circonscription de l’Isère a été une véritable déroute de LFI et, partant, du NFP. La candidate d’Ensemble, a remporté largement la circonscription détenue par LFI. L’ampleur de cette défaite fait de cette élection partielle un événement de portée nationale au moment où le NFP se décompose au niveau national.
 
 QUELLE PAIX POUR L’UKRAINE ?
 
 Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les Européens craignent un désengagement des États-Unis dans le conflit en Ukraine, voire des pressions de Washington pour un accord au détriment de Kyiv. Le président américain qui se vantait d'obtenir la fin de la guerre en vingt-quatre heures, parle désormais de cent jours, sans jamais détailler son plan. Les contours d'un accord restent difficiles à imaginer. Le président ukrainien a récemment fait une ouverture en affirmant qu'il était prêt à renoncer à utiliser la force pour récupérer les territoires occupés par la Russie depuis 2014 (20 % de l'Ukraine) ; il a même envisagé un abandon de souveraineté temporaire sur la Crimée et une partie du Donbass, contrôlés par Moscou, en attendant une solution diplomatique. Cependant, Volodymyr Zelensky insiste pour que l'Ukraine soit invitée à adhérer à l'OTAN. De son côté, Vladimir Poutine s'est dit prêt à discuter d'un accord de cessez-le-feu avec Trump, mais exclut toute concession territoriale majeure et insiste pour que Kyiv abandonne ses ambitions de rejoindre l'OTAN.
 L'année 2024 aura été difficile pour Kyiv : l'armée russe a avancé en Ukraine de près de 4.000 km2 en 2024 face à des Ukrainiens en difficulté, soit sept fois plus qu'en 2023, et l'année à venir s'annonce incertaine notamment du fait d'interrogations sur la pérennité du soutien américain. En mai 2022, 10% des Ukrainiens se déclaraient prêts à céder des territoires pour parvenir à la paix lors que 82 % y étaient opposés. En décembre 2024, l’écart se resserre : 38 % des Ukrainiens se disent désormais disposés aux concessions territoriales, quand 51 % y restent opposés.
 À Varsovie mi-décembre, Emmanuel Macron et le premier polonais, Donald Tusk, ont évoqué la possibilité du déploiement d'un contingent militaire européen en Ukraine, le long de la ligne de front qui s'étend sur quelque 1.000 km. Cette hypothèse pourrait impliquer les armées de pays membres de l'OTAN, ou encore détenteurs de l'arme nucléaire, comme la France et le Royaume-Uni. Intervenant mardi au Forum économique mondial, le président ukrainien a affirmé qu'il faudrait une force de maintien de la paix européenne d'« au moins 200.000 hommes ». Mercredi, Donald Trump a sommé Moscou de trouver un accord pour clore la guerre en Ukraine, faute de quoi il lui imposerait de nouvelles sanctions. En saluant la volonté de Kyiv de chercher un compromis et en évoquant les « gros ennuis » notamment économiques de Poutine, le président américain semble mettre légèrement plus la pression sur le Kremlin, sans évoquer toutefois pour autant la possibilité d'armer l'Ukraine.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:07:38</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/LCoZKtE]]></podcast:txt><itunes:episode>420</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Michaela Wiegel,Richard Werly,Ukraine,Russie,USA,Donald Trump,Vladimir Poutine,Volodymyr Zelensky,Parti Socialiste,François Hollande,NFP,LFI,Jean-Luc Mélenchon,Michel Eltchaninoff</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : « La gloire de Notre-Dame », avec Maryvonne de Saint-Pulgent (3/6)]]></title><guid isPermaLink="false">503c770d-a1b7-4c3a-b7e9-52f774afd825</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Ce troisième épisode de notre série sur Notre-Dame de Paris replace l’histoire de la cathédrale dans le conflit médiéval qui oppose Maurice de Scully, évêque de Paris, et l’abbé de Saint-Germain des prés. Il évoque les enjeux de pouvoir autour de la construction et la querelle qui oppose la Papauté au Saint-Empire romain germanique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Ce troisième épisode de notre série sur Notre-Dame de Paris replace l’histoire de la cathédrale dans le conflit médiéval qui oppose Maurice de Scully, évêque de Paris, et l’abbé de Saint-Germain des prés. Il évoque les enjeux de pouvoir autour de la construction et la querelle qui oppose la Papauté au Saint-Empire romain germanique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 22 Jan 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/503c770d-a1b7-4c3a-b7e9-52f774afd825.mp3?_=1728979008" length="17278291" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Ce troisième épisode de notre série sur Notre-Dame de Paris replace l’histoire de la cathédrale dans le conflit médiéval qui oppose Maurice de Scully, évêque de Paris, et l’abbé de Saint-Germain des prés. Il évoque les enjeux de pouvoir autour de la construction et la querelle qui oppose la Papauté au Saint-Empire romain germanique.
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 Ce troisième épisode de notre série sur Notre-Dame de Paris replace l’histoire de la cathédrale dans le conflit médiéval qui oppose Maurice de Scully, évêque de Paris, et l’abbé de Saint-Germain des prés. Il évoque les enjeux de pouvoir autour de la construction et la querelle qui oppose la Papauté au Saint-Empire romain germanique.
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École de l’air et de l’espace de Salon-de-Provence le 17 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>DE BARNIER À BAYROU&nbsp;: UN PROBLÈME, DEUX RÉPONSES&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Un mois après son arrivée à Matignon, François Bayrou s’est fixé <em>« trois défis&nbsp;»&nbsp;</em>: <em>« Contenir » </em>et<em> « réduire&nbsp;</em>» la dette publique, <em>« mettre en place les conditions de la stabilité, qui impose de se réconcilier&nbsp;»</em>, et refondre l’action publique<em>. </em>Parmi les principales mesures annoncées, figure la remise en chantier de la réforme des retraites avec une ouverture majeure de la proposition du Premier ministre par rapport à celle de son prédécesseur Michel Barnier : il a fait sauter le tabou des 64 ans mais à condition de ne pas <em>«&nbsp;dégrader l’équilibre financier&nbsp;» </em>du système. Sur la base d'un « constat » chiffré, confié à la Cour des comptes pour une « <em>mission flash</em> », les partenaires sociaux auront trois mois pour dégager «&nbsp;<em>un accord d'équilibre et de meilleure justice</em>». S’il émerge, il sera soumis au Parlement à l’automne. Sinon <em>«</em>&nbsp;<em>c’est la réforme actuelle qui continuerait à s’appliquer&nbsp;</em>».</p><p>Un fonds spécial <em>«&nbsp;entièrement dédié à la réforme de l’État »</em>, sera créé, financé en cédant une partie des actifs publics, notamment immobiliers.<em> </em>L’effort d’économie demandé aux collectivités territoriales sera réduit à 2,2&nbsp;milliards d’euros au lieu des 5 milliards d’euros prévus par Michel Barnier. Le Premier ministre cherchera à protéger les entreprises de hausses d’impôts. Il est favorable au <em>« principe proportionnel pour la représentation du peuple dans nos assemblées ». </em>Un élément qui ouvre la porte à un <em>« probable »</em> retour du cumul des mandats. <em>« L’étude des cahiers de doléances&nbsp;</em>» présentés par les Gilets jaunes<em> </em>sera reprise<em>. </em>Le Premier ministre a abandonné <em>«&nbsp;la mesure de déremboursement de certains médicaments et de consultations »</em> prévue par son prédécesseur. La progression des dépenses de santé sera donc plus forte que prévu dans la copie Barnier. Elle devrait être relevé de +2,8% à +3,3 %. François Bayrou a également renoncé aux 4.000 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale ainsi qu’au passage d’un à trois jours de carence en cas d’arrêt maladie. Il maintient le projet de taxe sur les hauts revenus. Enfin, il a analysé l’immigration comme<em> « d’abord une question de proportion&nbsp;».</em></p><p>Jeudi, ni les lepénistes ni les socialistes n'ont voté la motion de censure déposée par les mélenchonistes, avec des écologistes et des communistes. Elle n’a donc pas été adoptée.</p><p></p><p><strong>LA SÉCURITÉ COLLECTIVE À L’HEURE DU RÉVISIONNISME TRUMPISTE</strong></p><p></p><p>Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les puissances du Vieux Continent redoutent l'érosion, voire la dissolution, de leur principale alliance, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), au moment même où la Russie prend l'avantage en Ukraine. Au cours de sa précédente présidence, Trump avait envisagé de ne pas honorer l'article&nbsp;5 du traité, qui prévoit que les pays signataires se portent au secours d'un allié attaqué. Or, toute la dissuasion de l'Alliance atlantique repose sur cet engagement.</p><p>Cette menace voilée du président américain marquait sa volonté d’un rééquilibrage des contributions au budget de l’Otan entre les alliés et les États-Unis. Seulement les deux tiers des trente membres européens de l'Otan consacrent plus de 2 % de leur PIB à la défense. Sans les Etats-Unis, ils devront dépenser peut-être deux fois plus. Ce qui voudra dire accroître l'endettement, augmenter les impôts ou tailler dans certaines dépenses essentielles. Les Européens doivent aussi décider s'ils repensent ou non la base de leur défense collective. À l'heure actuelle, les forces armées européennes donnent priorité à l'Otan tout en veillant à élargir leurs capacités de défense et de sécurité au travers d'autres institutions, comme l'Union européenne, et des blocs militaires régionaux comme la Force expéditionnaire conjointe sous direction britannique. La victoire de Trump relance aussi le débat sur le rôle dissuasif des armes nucléaires françaises et britanniques en cas d'éventuelles attaques ailleurs en Europe.</p><p>Aujourd’hui, l’Europe est bien plus vulnérable qu’elle ne l’était lorsque Trump a été élu pour la première fois en 2016. Elle est aux prises avec une guerre, une crise économique et une montée en puissance des mouvements nationalistes populistes. Actuellement, huit de ces mouvements dirigent des gouvernements ou participent à des coalitions à travers le continent. L’Europe doit se préparer, en filant la métaphore du Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, à voir son « <em>jardin </em>» menacé par une <em>« jungle</em> » peuplée de «&nbsp;<em>carnivores </em>» sans états d'âme. Un récent Eurobaromètre, qui mesure l’opinion publique européenne à l’égard de l’Union, montre que celle-ci n’a jamais été aussi favorable à l’intégration européenne. Bien que beaucoup de citoyens soient insatisfaits de leur gouvernement, plus de six personnes sur dix estiment que l’avenir de l’Europe réside dans l’Union.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>&lt;b&gt;ISSN 2608-984X&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;</strong></p><p></p><p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Sur la base d'un « constat » chiffré, confié à la Cour des comptes pour une « <em>mission flash</em> », les partenaires sociaux auront trois mois pour dégager «&nbsp;<em>un accord d'équilibre et de meilleure justice</em>». S’il émerge, il sera soumis au Parlement à l’automne. Sinon <em>«</em>&nbsp;<em>c’est la réforme actuelle qui continuerait à s’appliquer&nbsp;</em>».</p><p>Un fonds spécial <em>«&nbsp;entièrement dédié à la réforme de l’État »</em>, sera créé, financé en cédant une partie des actifs publics, notamment immobiliers.<em> </em>L’effort d’économie demandé aux collectivités territoriales sera réduit à 2,2&nbsp;milliards d’euros au lieu des 5 milliards d’euros prévus par Michel Barnier. Le Premier ministre cherchera à protéger les entreprises de hausses d’impôts. Il est favorable au <em>« principe proportionnel pour la représentation du peuple dans nos assemblées ». </em>Un élément qui ouvre la porte à un <em>« probable »</em> retour du cumul des mandats. <em>« L’étude des cahiers de doléances&nbsp;</em>» présentés par les Gilets jaunes<em> </em>sera reprise<em>. </em>Le Premier ministre a abandonné <em>«&nbsp;la mesure de déremboursement de certains médicaments et de consultations »</em> prévue par son prédécesseur. La progression des dépenses de santé sera donc plus forte que prévu dans la copie Barnier. Elle devrait être relevé de +2,8% à +3,3 %. François Bayrou a également renoncé aux 4.000 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale ainsi qu’au passage d’un à trois jours de carence en cas d’arrêt maladie. Il maintient le projet de taxe sur les hauts revenus. Enfin, il a analysé l’immigration comme<em> « d’abord une question de proportion&nbsp;».</em></p><p>Jeudi, ni les lepénistes ni les socialistes n'ont voté la motion de censure déposée par les mélenchonistes, avec des écologistes et des communistes. Elle n’a donc pas été adoptée.</p><p></p><p><strong>LA SÉCURITÉ COLLECTIVE À L’HEURE DU RÉVISIONNISME TRUMPISTE</strong></p><p></p><p>Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les puissances du Vieux Continent redoutent l'érosion, voire la dissolution, de leur principale alliance, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), au moment même où la Russie prend l'avantage en Ukraine. Au cours de sa précédente présidence, Trump avait envisagé de ne pas honorer l'article&nbsp;5 du traité, qui prévoit que les pays signataires se portent au secours d'un allié attaqué. Or, toute la dissuasion de l'Alliance atlantique repose sur cet engagement.</p><p>Cette menace voilée du président américain marquait sa volonté d’un rééquilibrage des contributions au budget de l’Otan entre les alliés et les États-Unis. Seulement les deux tiers des trente membres européens de l'Otan consacrent plus de 2 % de leur PIB à la défense. Sans les Etats-Unis, ils devront dépenser peut-être deux fois plus. Ce qui voudra dire accroître l'endettement, augmenter les impôts ou tailler dans certaines dépenses essentielles. Les Européens doivent aussi décider s'ils repensent ou non la base de leur défense collective. À l'heure actuelle, les forces armées européennes donnent priorité à l'Otan tout en veillant à élargir leurs capacités de défense et de sécurité au travers d'autres institutions, comme l'Union européenne, et des blocs militaires régionaux comme la Force expéditionnaire conjointe sous direction britannique. La victoire de Trump relance aussi le débat sur le rôle dissuasif des armes nucléaires françaises et britanniques en cas d'éventuelles attaques ailleurs en Europe.</p><p>Aujourd’hui, l’Europe est bien plus vulnérable qu’elle ne l’était lorsque Trump a été élu pour la première fois en 2016. Elle est aux prises avec une guerre, une crise économique et une montée en puissance des mouvements nationalistes populistes. Actuellement, huit de ces mouvements dirigent des gouvernements ou participent à des coalitions à travers le continent. L’Europe doit se préparer, en filant la métaphore du Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, à voir son « <em>jardin </em>» menacé par une <em>« jungle</em> » peuplée de «&nbsp;<em>carnivores </em>» sans états d'âme. Un récent Eurobaromètre, qui mesure l’opinion publique européenne à l’égard de l’Union, montre que celle-ci n’a jamais été aussi favorable à l’intégration européenne. Bien que beaucoup de citoyens soient insatisfaits de leur gouvernement, plus de six personnes sur dix estiment que l’avenir de l’Europe réside dans l’Union.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 19 Jan 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7235250b-b98b-4246-9eae-5efd30a0eeb5.mp3?_=1737128788" length="66625461" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>&amp;lt;b&amp;gt;ISSN 2608-984X&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;/br&amp;gt;
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 DE BARNIER À BAYROU : UN PROBLÈME, DEUX RÉPONSES ?
 
 Un mois après son arrivée à Matignon, François Bayrou s’est fixé « trois défis » : « Contenir » et « réduire » la dette publique, « mettre en place les conditions de la stabilité, qui impose de se réconcilier », et refondre l’action publique. Parmi les principales mesures annoncées, figure la remise en chantier de la réforme des retraites avec une ouverture majeure de la proposition du Premier ministre par rapport à celle de son prédécesseur Michel Barnier : il a fait sauter le tabou des 64 ans mais à condition de ne pas « dégrader l’équilibre financier » du système. Sur la base d'un « constat » chiffré, confié à la Cour des comptes pour une « mission flash », les partenaires sociaux auront trois mois pour dégager « un accord d'équilibre et de meilleure justice». S’il émerge, il sera soumis au Parlement à l’automne. Sinon « c’est la réforme actuelle qui continuerait à s’appliquer ».
 Un fonds spécial « entièrement dédié à la réforme de l’État », sera créé, financé en cédant une partie des actifs publics, notamment immobiliers. L’effort d’économie demandé aux collectivités territoriales sera réduit à 2,2 milliards d’euros au lieu des 5 milliards d’euros prévus par Michel Barnier. Le Premier ministre cherchera à protéger les entreprises de hausses d’impôts. Il est favorable au « principe proportionnel pour la représentation du peuple dans nos assemblées ». Un élément qui ouvre la porte à un « probable » retour du cumul des mandats. « L’étude des cahiers de doléances » présentés par les Gilets jaunes sera reprise. Le Premier ministre a abandonné « la mesure de déremboursement de certains médicaments et de consultations » prévue par son prédécesseur. La progression des dépenses de santé sera donc plus forte que prévu dans la copie Barnier. Elle devrait être relevé de +2,8% à +3,3 %. François Bayrou a également renoncé aux 4.000 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale ainsi qu’au passage d’un à trois jours de carence en cas d’arrêt maladie. Il maintient le projet de taxe sur les hauts revenus. Enfin, il a analysé l’immigration comme « d’abord une question de proportion ».
 Jeudi, ni les lepénistes ni les socialistes n'ont voté la motion de censure déposée par les mélenchonistes, avec des écologistes et des communistes. Elle n’a donc pas été adoptée.
 
 LA SÉCURITÉ COLLECTIVE À L’HEURE DU RÉVISIONNISME TRUMPISTE
 
 Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les puissances du Vieux Continent redoutent l'érosion, voire la dissolution, de leur principale alliance, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), au moment même où la Russie prend l'avantage en Ukraine. Au cours de sa précédente présidence, Trump avait envisagé de ne pas honorer l'article 5 du traité, qui prévoit que les pays signataires se portent au secours d'un allié attaqué. Or, toute la dissuasion de l'Alliance atlantique repose sur cet engagement.
 Cette menace voilée du président américain marquait sa volonté d’un rééquilibrage des contributions au budget de l’Otan entre les alliés et les États-Unis. Seulement les deux tiers des trente membres européens de l'Otan consacrent plus de 2 % de leur PIB à la défense. Sans les Etats-Unis, ils devront dépenser peut-être deux fois plus. Ce qui voudra dire accroître l'endettement, augmenter les impôts ou tailler dans certaines dépenses essentielles. Les Européens doivent aussi décider s'ils repensent ou non la base de leur défense collective. À l'heure actuelle, les forces armées européennes donnent priorité à l'Otan tout en veillant à élargir leurs capacités de défense et de sécurité au travers d'autres institutions, comme l'Union européenne, et des blocs militaires régionaux comme la Force expéditionnaire conjointe sous direction britannique. La victoire de Trump relance aussi le débat sur le rôle dissuasif des armes nucléaires françaises et britanniques en cas d'éventuelles attaques ailleurs en Europe.
 Aujourd’hui, l’Europe est bien plus vulnérable qu’elle ne l’était lorsque Trump a été élu pour la première fois en 2016. Elle est aux prises avec une guerre, une crise économique et une montée en puissance des mouvements nationalistes populistes. Actuellement, huit de ces mouvements dirigent des gouvernements ou participent à des coalitions à travers le continent. L’Europe doit se préparer, en filant la métaphore du Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, à voir son « jardin » menacé par une « jungle » peuplée de « carnivores » sans états d'âme. Un récent Eurobaromètre, qui mesure l’opinion publique européenne à l’égard de l’Union, montre que celle-ci n’a jamais été aussi favorable à l’intégration européenne. Bien que beaucoup de citoyens soient insatisfaits de leur gouvernement, plus de six personnes sur dix estiment que l’avenir de l’Europe réside dans l’Union.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>&amp;lt;b&amp;gt;ISSN 2608-984X&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;/br&amp;gt;
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École de l’air et de l’espace de Salon-de-Provence le 17 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 DE BARNIER À BAYROU : UN PROBLÈME, DEUX RÉPONSES ?
 
 Un mois après son arrivée à Matignon, François Bayrou s’est fixé « trois défis » : « Contenir » et « réduire » la dette publique, « mettre en place les conditions de la stabilité, qui impose de se réconcilier », et refondre l’action publique. Parmi les principales mesures annoncées, figure la remise en chantier de la réforme des retraites avec une ouverture majeure de la proposition du Premier ministre par rapport à celle de son prédécesseur Michel Barnier : il a fait sauter le tabou des 64 ans mais à condition de ne pas « dégrader l’équilibre financier » du système. Sur la base d'un « constat » chiffré, confié à la Cour des comptes pour une « mission flash », les partenaires sociaux auront trois mois pour dégager « un accord d'équilibre et de meilleure justice». S’il émerge, il sera soumis au Parlement à l’automne. Sinon « c’est la réforme actuelle qui continuerait à s’appliquer ».
 Un fonds spécial « entièrement dédié à la réforme de l’État », sera créé, financé en cédant une partie des actifs publics, notamment immobiliers. L’effort d’économie demandé aux collectivités territoriales sera réduit à 2,2 milliards d’euros au lieu des 5 milliards d’euros prévus par Michel Barnier. Le Premier ministre cherchera à protéger les entreprises de hausses d’impôts. Il est favorable au « principe proportionnel pour la représentation du peuple dans nos assemblées ». Un élément qui ouvre la porte à un « probable » retour du cumul des mandats. « L’étude des cahiers de doléances » présentés par les Gilets jaunes sera reprise. Le Premier ministre a abandonné « la mesure de déremboursement de certains médicaments et de consultations » prévue par son prédécesseur. La progression des dépenses de santé sera donc plus forte que prévu dans la copie Barnier. Elle devrait être relevé de +2,8% à +3,3 %. François Bayrou a également renoncé aux 4.000 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale ainsi qu’au passage d’un à trois jours de carence en cas d’arrêt maladie. Il maintient le projet de taxe sur les hauts revenus. Enfin, il a analysé l’immigration comme « d’abord une question de proportion ».
 Jeudi, ni les lepénistes ni les socialistes n'ont voté la motion de censure déposée par les mélenchonistes, avec des écologistes et des communistes. Elle n’a donc pas été adoptée.
 
 LA SÉCURITÉ COLLECTIVE À L’HEURE DU RÉVISIONNISME TRUMPISTE
 
 Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les puissances du Vieux Continent redoutent l'érosion, voire la dissolution, de leur principale alliance, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), au moment même où la Russie prend l'avantage en Ukraine. Au cours de sa précédente présidence, Trump avait envisagé de ne pas honorer l'article 5 du traité, qui prévoit que les pays signataires se portent au secours d'un allié attaqué. Or, toute la dissuasion de l'Alliance atlantique repose sur cet engagement.
 Cette menace voilée du président américain marquait sa volonté d’un rééquilibrage des contributions au budget de l’Otan entre les alliés et les États-Unis. Seulement les deux tiers des trente membres européens de l'Otan consacrent plus de 2 % de leur PIB à la défense. Sans les Etats-Unis, ils devront dépenser peut-être deux fois plus. Ce qui voudra dire accroître l'endettement, augmenter les impôts ou tailler dans certaines dépenses essentielles. Les Européens doivent aussi décider s'ils repensent ou non la base de leur défense collective. À l'heure actuelle, les forces armées européennes donnent priorité à l'Otan tout en veillant à élargir leurs capacités de défense et de sécurité au travers d'autres institutions, comme l'Union européenne, et des blocs militaires régionaux comme la Force expéditionnaire conjointe sous direction britannique. La victoire de Trump relance aussi le débat sur le rôle dissuasif des armes nucléaires françaises et britanniques en cas d'éventuelles attaques ailleurs en Europe.
 Aujourd’hui, l’Europe est bien plus vulnérable qu’elle ne l’était lorsque Trump a été élu pour la première fois en 2016. Elle est aux prises avec une guerre, une crise économique et une montée en puissance des mouvements nationalistes populistes. Actuellement, huit de ces mouvements dirigent des gouvernements ou participent à des coalitions à travers le continent. L’Europe doit se préparer, en filant la métaphore du Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, à voir son « jardin » menacé par une « jungle » peuplée de « carnivores » sans états d'âme. Un récent Eurobaromètre, qui mesure l’opinion publique européenne à l’égard de l’Union, montre que celle-ci n’a jamais été aussi favorable à l’intégration européenne. Bien que beaucoup de citoyens soient insatisfaits de leur gouvernement, plus de six personnes sur dix estiment que l’avenir de l’Europe réside dans l’Union.
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 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>36:13</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/rsEcFMe]]></podcast:txt><itunes:episode>419</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Richard Werly,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Nicolas Baverez,Jean-Marie Le Pen,Elon Musk,Donald Trump</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’héritage de Le Pen / Trump + Musk = ?]]></title><guid isPermaLink="false">fee2b9d8-478f-4bc5-916a-c1df1355d892</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 janvier 2025.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>L’HÉRITAGE DE LE PEN</strong></p><p></p><p>Jean-Marie Le Pen décédé mardi à l’âge de 96 ans, restera celui autour de qui l’extrême droite est sortie de la marginalité électorale où elle était confinée depuis la Seconde Guerre mondiale. En 1984, aux élections européennes, la liste Front national qu’il conduit réalise un score frôlant les 11&nbsp;%. En 2002, il parvient au second tour de l’élection présidentielle. Le succès de sa rhétorique anti-immigrés va croissant tandis que la crise économique s’amplifie. On parle de « <em>lepénisation des esprits&nbsp;</em>». Si aujourd’hui la domination de Marine Le Pen au sein des catégories populaires est avérée, c'est Jean-Marie Le Pen qui a siphonné le premier l'électorat ouvrier. Dès la présidentielle de 1988 l'universitaire Pascal Perrineau a identifié ce qu'il a appelé le «&nbsp;<em>gaucho-lepénisme</em> ». En 2011, Jean-Marie Le Pen transmet à sa fille cadette Marine, la présidence d'un parti encore encombré d'une image raciste et antisémite. De cet ascendant biologique et politique, Marine Le Pen tente de s'affranchir. La «&nbsp;<em>dédiabolisation</em> » sera son grand projet, au vif désappointement du vieux chef quelle finit par exclure en 2015. Le Pen perd alors les tréteaux sur lesquels il joue le rôle de sa vie, la profanation.</p><p>Au moment de sa disparition, l’héritage politique de Jean-Marie Le Pen est double. D’un côté, il reste toujours présent au Front national – devenu Rassemblement national – à travers le nom de famille Le Pen. Il laisse derrière lui deux héritières. Marine qui préside le groupe Rassemblement national, devenu le premier groupe de l'Assemblée nationale depuis la dissolution avec 121 députés, et Marion Maréchal ex – Le Pen, élue au Parlement européen à la tête de son parti Identités-Libertés. Les thématiques chères à leur père et grand-père, comme les dangers de la mondialisation et de l’immigration, ainsi que la préférence nationale, rebaptisée priorité nationale, restent les clefs de voûte du Rassemblement national. D’un autre côté, ses provocations et son exaltation se prolongent davantage depuis la présidentielle de 2022 à travers Éric Zemmour, nouveau représentant électoral et médiatique de l’extrême droite la plus dure. Nicolas Lebourg, historien spécialiste des mouvements liés à cette idéologie distingue deux legs&nbsp;importants : <em>«</em>&nbsp;<em>L’un culturel, car le RN reste un parti profondément national-populiste, en gardant un discours autour d’une France menacée de décadence par des élites faillies. L’autre patrimonial, car aucun des députés frontistes ne pourrait être à cette place aujourd’hui si Jean-Marie Le Pen n’avait pas œuvré pendant des décennies pour sortir l’extrême-droite du désert.&nbsp;»</em> Virginie Martin, politologue, enseignante-chercheuse à Kedge Business School observe que si «&nbsp;<em>Jean-Marie Le Pen n'était pas un grand théoricien du politique, pas plus qu'il n'était un grand idéologue politique</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>il a gagné la bataille culturelle sur la question de l'immigration comme sur celle de la sécurité</em>&nbsp;». À moins qu’il n’ait été que le visage et la grande gueule d’une évolution des opinions à l’œuvre dans toute l’Europe.</p><p></p><p><strong>TRUMP + MUSK =&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Avant même son investiture le 20&nbsp;janvier prochain Donald Trump déclenche les polémiques, en affirmant que le Canada est un possible «&nbsp;<em>51ème État</em>&nbsp;», en n'excluant pas l'usage de la force pour annexer le Groenland - un territoire semi-autonome qui appartient au Danemark -, en souhaitant renommer le Golfe du Mexique «&nbsp;<em>Golfe de l’Amérique</em>&nbsp;», ou en envisageant que «&nbsp;<em>le canal de Panama soit restitué aux États-Unis ».</em> Tensions en interne également&nbsp;: les États-Unis ont échappé in extremis au risque d’un shutdown – un arrêt temporaire des activités gouvernementales non essentielles -, faute de financement de l’État fédéral, en défiant les souhaits de Donald Trump et d’Elon Musk, nouveau perturbateur de la vie politique américaine. Au lieu de voter des législations séparées comme le préféraient les élus républicains, Trump aurait l'intention de faire voter une « méga-loi » MAGA <em>(«&nbsp;Make America Great Again&nbsp;») </em>comprenant ses mesures prioritaires : réforme de la fiscalité, de l'immigration et de la politique énergétique. Le passage de cette loi devrait dominer les premiers mois de son mandat. La question des visas H-1B, destinés aux travailleurs hautement qualifiés a également déclenché des crispations entre les représentants historiques du mouvement MAGA, souvent nativistes et hostiles à l'immigration, y compris légale, et les « néo-MAGA », libéraux et soucieux avant tout d'efficacité. Elon Musk, lui-même né en Afrique du Sud et bénéficiaire de ce visa, a pris fait et cause pour ces visas qui attirent aux États-Unis les ingénieurs les plus talentueux venus du monde entier. Ces tensions se sont calmées après que Trump a choisi son camp en se rangeant auprès de Musk.</p><p>L’homme le plus riche du monde ne quitte plus Donald Trump depuis la campagne électorale, qu’il a contribué à financer à hauteur d’un quart de milliard de dollars. Son installation à la direction du «&nbsp;DOGE&nbsp;» (Département de l'Efficacité gouvernementale), en tandem avec l'entrepreneur anti-woke, climatosceptique et ultra-conservateur Vivek Ramaswamy promet, elle aussi, d'être fracassante.&nbsp;L'inspiration doctrinale est moins celle des libertariens, réclamant toujours moins d'État pour restaurer la liberté, que celle de la <em>«&nbsp;révolution&nbsp;»</em> néo-conservatrice reaganienne. L'objectif affiché est de privatiser l'État fédéral, de le dépecer et&nbsp;<em>in fine </em>de le transformer en entreprise. Parmi les chantiers du quasi-ministre Musk<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.nouvelobs.com/monde/20241120.OBS96687/500-milliards-de-dollars-de-depenses-a-supprimer-elon-musk-detaille-son-projet-radical-de-reforme-de-l-etat-federal.html%20/t%20_blank"><u>, </u></a>des plans de suppression d'emplois massifs, une dérégulation tous azimuts et une coupe dans les dépenses publiques de 2.000 milliards. Ces sabrages concerneraient l'éducation, les retraites, l'audiovisuel, le planning familial,&nbsp;etc. L'implication du milliardaire américain dans la politique européenne se fait toujours plus nette, comme son soutien aux droites radicales. Fin décembre, Elon Musk a ainsi apporté un soutien clair et sans ambiguïté à Alternative für Deutschland (AfD), le parti d'extrême-droite allemand, après avoir traité Olaf Scholz d'<em>« idiot incapable »</em>. Au Royaume-Uni, il réclame de nouvelles élections et offre de financer le parti populiste de Nigel Farage, grand rival des conservateurs.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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En 1984, aux élections européennes, la liste Front national qu’il conduit réalise un score frôlant les 11&nbsp;%. En 2002, il parvient au second tour de l’élection présidentielle. Le succès de sa rhétorique anti-immigrés va croissant tandis que la crise économique s’amplifie. On parle de « <em>lepénisation des esprits&nbsp;</em>». Si aujourd’hui la domination de Marine Le Pen au sein des catégories populaires est avérée, c'est Jean-Marie Le Pen qui a siphonné le premier l'électorat ouvrier. Dès la présidentielle de 1988 l'universitaire Pascal Perrineau a identifié ce qu'il a appelé le «&nbsp;<em>gaucho-lepénisme</em> ». En 2011, Jean-Marie Le Pen transmet à sa fille cadette Marine, la présidence d'un parti encore encombré d'une image raciste et antisémite. De cet ascendant biologique et politique, Marine Le Pen tente de s'affranchir. La «&nbsp;<em>dédiabolisation</em> » sera son grand projet, au vif désappointement du vieux chef quelle finit par exclure en 2015. Le Pen perd alors les tréteaux sur lesquels il joue le rôle de sa vie, la profanation.</p><p>Au moment de sa disparition, l’héritage politique de Jean-Marie Le Pen est double. D’un côté, il reste toujours présent au Front national – devenu Rassemblement national – à travers le nom de famille Le Pen. Il laisse derrière lui deux héritières. Marine qui préside le groupe Rassemblement national, devenu le premier groupe de l'Assemblée nationale depuis la dissolution avec 121 députés, et Marion Maréchal ex – Le Pen, élue au Parlement européen à la tête de son parti Identités-Libertés. Les thématiques chères à leur père et grand-père, comme les dangers de la mondialisation et de l’immigration, ainsi que la préférence nationale, rebaptisée priorité nationale, restent les clefs de voûte du Rassemblement national. D’un autre côté, ses provocations et son exaltation se prolongent davantage depuis la présidentielle de 2022 à travers Éric Zemmour, nouveau représentant électoral et médiatique de l’extrême droite la plus dure. Nicolas Lebourg, historien spécialiste des mouvements liés à cette idéologie distingue deux legs&nbsp;importants : <em>«</em>&nbsp;<em>L’un culturel, car le RN reste un parti profondément national-populiste, en gardant un discours autour d’une France menacée de décadence par des élites faillies. L’autre patrimonial, car aucun des députés frontistes ne pourrait être à cette place aujourd’hui si Jean-Marie Le Pen n’avait pas œuvré pendant des décennies pour sortir l’extrême-droite du désert.&nbsp;»</em> Virginie Martin, politologue, enseignante-chercheuse à Kedge Business School observe que si «&nbsp;<em>Jean-Marie Le Pen n'était pas un grand théoricien du politique, pas plus qu'il n'était un grand idéologue politique</em>&nbsp;[…]&nbsp;<em>il a gagné la bataille culturelle sur la question de l'immigration comme sur celle de la sécurité</em>&nbsp;». À moins qu’il n’ait été que le visage et la grande gueule d’une évolution des opinions à l’œuvre dans toute l’Europe.</p><p></p><p><strong>TRUMP + MUSK =&nbsp;?</strong></p><p></p><p>Avant même son investiture le 20&nbsp;janvier prochain Donald Trump déclenche les polémiques, en affirmant que le Canada est un possible «&nbsp;<em>51ème État</em>&nbsp;», en n'excluant pas l'usage de la force pour annexer le Groenland - un territoire semi-autonome qui appartient au Danemark -, en souhaitant renommer le Golfe du Mexique «&nbsp;<em>Golfe de l’Amérique</em>&nbsp;», ou en envisageant que «&nbsp;<em>le canal de Panama soit restitué aux États-Unis ».</em> Tensions en interne également&nbsp;: les États-Unis ont échappé in extremis au risque d’un shutdown – un arrêt temporaire des activités gouvernementales non essentielles -, faute de financement de l’État fédéral, en défiant les souhaits de Donald Trump et d’Elon Musk, nouveau perturbateur de la vie politique américaine. Au lieu de voter des législations séparées comme le préféraient les élus républicains, Trump aurait l'intention de faire voter une « méga-loi » MAGA <em>(«&nbsp;Make America Great Again&nbsp;») </em>comprenant ses mesures prioritaires : réforme de la fiscalité, de l'immigration et de la politique énergétique. Le passage de cette loi devrait dominer les premiers mois de son mandat. La question des visas H-1B, destinés aux travailleurs hautement qualifiés a également déclenché des crispations entre les représentants historiques du mouvement MAGA, souvent nativistes et hostiles à l'immigration, y compris légale, et les « néo-MAGA », libéraux et soucieux avant tout d'efficacité. Elon Musk, lui-même né en Afrique du Sud et bénéficiaire de ce visa, a pris fait et cause pour ces visas qui attirent aux États-Unis les ingénieurs les plus talentueux venus du monde entier. Ces tensions se sont calmées après que Trump a choisi son camp en se rangeant auprès de Musk.</p><p>L’homme le plus riche du monde ne quitte plus Donald Trump depuis la campagne électorale, qu’il a contribué à financer à hauteur d’un quart de milliard de dollars. Son installation à la direction du «&nbsp;DOGE&nbsp;» (Département de l'Efficacité gouvernementale), en tandem avec l'entrepreneur anti-woke, climatosceptique et ultra-conservateur Vivek Ramaswamy promet, elle aussi, d'être fracassante.&nbsp;L'inspiration doctrinale est moins celle des libertariens, réclamant toujours moins d'État pour restaurer la liberté, que celle de la <em>«&nbsp;révolution&nbsp;»</em> néo-conservatrice reaganienne. L'objectif affiché est de privatiser l'État fédéral, de le dépecer et&nbsp;<em>in fine </em>de le transformer en entreprise. Parmi les chantiers du quasi-ministre Musk<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.nouvelobs.com/monde/20241120.OBS96687/500-milliards-de-dollars-de-depenses-a-supprimer-elon-musk-detaille-son-projet-radical-de-reforme-de-l-etat-federal.html%20/t%20_blank"><u>, </u></a>des plans de suppression d'emplois massifs, une dérégulation tous azimuts et une coupe dans les dépenses publiques de 2.000 milliards. Ces sabrages concerneraient l'éducation, les retraites, l'audiovisuel, le planning familial,&nbsp;etc. L'implication du milliardaire américain dans la politique européenne se fait toujours plus nette, comme son soutien aux droites radicales. Fin décembre, Elon Musk a ainsi apporté un soutien clair et sans ambiguïté à Alternative für Deutschland (AfD), le parti d'extrême-droite allemand, après avoir traité Olaf Scholz d'<em>« idiot incapable »</em>. Au Royaume-Uni, il réclame de nouvelles élections et offre de financer le parti populiste de Nigel Farage, grand rival des conservateurs.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 12 Jan 2025 15:13:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/fee2b9d8-478f-4bc5-916a-c1df1355d892.mp3?_=1736614404" length="67681226" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 janvier 2025.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 L’HÉRITAGE DE LE PEN
 
 Jean-Marie Le Pen décédé mardi à l’âge de 96 ans, restera celui autour de qui l’extrême droite est sortie de la marginalité électorale où elle était confinée depuis la Seconde Guerre mondiale. En 1984, aux élections européennes, la liste Front national qu’il conduit réalise un score frôlant les 11 %. En 2002, il parvient au second tour de l’élection présidentielle. Le succès de sa rhétorique anti-immigrés va croissant tandis que la crise économique s’amplifie. On parle de « lepénisation des esprits ». Si aujourd’hui la domination de Marine Le Pen au sein des catégories populaires est avérée, c'est Jean-Marie Le Pen qui a siphonné le premier l'électorat ouvrier. Dès la présidentielle de 1988 l'universitaire Pascal Perrineau a identifié ce qu'il a appelé le « gaucho-lepénisme ». En 2011, Jean-Marie Le Pen transmet à sa fille cadette Marine, la présidence d'un parti encore encombré d'une image raciste et antisémite. De cet ascendant biologique et politique, Marine Le Pen tente de s'affranchir. La « dédiabolisation » sera son grand projet, au vif désappointement du vieux chef quelle finit par exclure en 2015. Le Pen perd alors les tréteaux sur lesquels il joue le rôle de sa vie, la profanation.
 Au moment de sa disparition, l’héritage politique de Jean-Marie Le Pen est double. D’un côté, il reste toujours présent au Front national – devenu Rassemblement national – à travers le nom de famille Le Pen. Il laisse derrière lui deux héritières. Marine qui préside le groupe Rassemblement national, devenu le premier groupe de l'Assemblée nationale depuis la dissolution avec 121 députés, et Marion Maréchal ex – Le Pen, élue au Parlement européen à la tête de son parti Identités-Libertés. Les thématiques chères à leur père et grand-père, comme les dangers de la mondialisation et de l’immigration, ainsi que la préférence nationale, rebaptisée priorité nationale, restent les clefs de voûte du Rassemblement national. D’un autre côté, ses provocations et son exaltation se prolongent davantage depuis la présidentielle de 2022 à travers Éric Zemmour, nouveau représentant électoral et médiatique de l’extrême droite la plus dure. Nicolas Lebourg, historien spécialiste des mouvements liés à cette idéologie distingue deux legs importants : « L’un culturel, car le RN reste un parti profondément national-populiste, en gardant un discours autour d’une France menacée de décadence par des élites faillies. L’autre patrimonial, car aucun des députés frontistes ne pourrait être à cette place aujourd’hui si Jean-Marie Le Pen n’avait pas œuvré pendant des décennies pour sortir l’extrême-droite du désert. » Virginie Martin, politologue, enseignante-chercheuse à Kedge Business School observe que si « Jean-Marie Le Pen n'était pas un grand théoricien du politique, pas plus qu'il n'était un grand idéologue politique […] il a gagné la bataille culturelle sur la question de l'immigration comme sur celle de la sécurité ». À moins qu’il n’ait été que le visage et la grande gueule d’une évolution des opinions à l’œuvre dans toute l’Europe.
 
 TRUMP + MUSK = ?
 
 Avant même son investiture le 20 janvier prochain Donald Trump déclenche les polémiques, en affirmant que le Canada est un possible « 51ème État », en n'excluant pas l'usage de la force pour annexer le Groenland - un territoire semi-autonome qui appartient au Danemark -, en souhaitant renommer le Golfe du Mexique « Golfe de l’Amérique », ou en envisageant que « le canal de Panama soit restitué aux États-Unis ». Tensions en interne également : les États-Unis ont échappé in extremis au risque d’un shutdown – un arrêt temporaire des activités gouvernementales non essentielles -, faute de financement de l’État fédéral, en défiant les souhaits de Donald Trump et d’Elon Musk, nouveau perturbateur de la vie politique américaine. Au lieu de voter des législations séparées comme le préféraient les élus républicains, Trump aurait l'intention de faire voter une « méga-loi » MAGA (« Make America Great Again ») comprenant ses mesures prioritaires : réforme de la fiscalité, de l'immigration et de la politique énergétique. Le passage de cette loi devrait dominer les premiers mois de son mandat. La question des visas H-1B, destinés aux travailleurs hautement qualifiés a également déclenché des crispations entre les représentants historiques du mouvement MAGA, souvent nativistes et hostiles à l'immigration, y compris légale, et les « néo-MAGA », libéraux et soucieux avant tout d'efficacité. Elon Musk, lui-même né en Afrique du Sud et bénéficiaire de ce visa, a pris fait et cause pour ces visas qui attirent aux États-Unis les ingénieurs les plus talentueux venus du monde entier. Ces tensions se sont calmées après que Trump a choisi son camp en se rangeant auprès de Musk.
 L’homme le plus riche du monde ne quitte plus Donald Trump depuis la campagne électorale, qu’il a contribué à financer à hauteur d’un quart de milliard de dollars. Son installation à la direction du « DOGE » (Département de l'Efficacité gouvernementale), en tandem avec l'entrepreneur anti-woke, climatosceptique et ultra-conservateur Vivek Ramaswamy promet, elle aussi, d'être fracassante. L'inspiration doctrinale est moins celle des libertariens, réclamant toujours moins d'État pour restaurer la liberté, que celle de la « révolution » néo-conservatrice reaganienne. L'objectif affiché est de privatiser l'État fédéral, de le dépecer et in fine de le transformer en entreprise. Parmi les chantiers du quasi-ministre Musk, des plans de suppression d'emplois massifs, une dérégulation tous azimuts et une coupe dans les dépenses publiques de 2.000 milliards. Ces sabrages concerneraient l'éducation, les retraites, l'audiovisuel, le planning familial, etc. L'implication du milliardaire américain dans la politique européenne se fait toujours plus nette, comme son soutien aux droites radicales. Fin décembre, Elon Musk a ainsi apporté un soutien clair et sans ambiguïté à Alternative für Deutschland (AfD), le parti d'extrême-droite allemand, après avoir traité Olaf Scholz d'« idiot incapable ». Au Royaume-Uni, il réclame de nouvelles élections et offre de financer le parti populiste de Nigel Farage, grand rival des conservateurs.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.
 L’HÉRITAGE DE LE PEN
 
 Jean-Marie Le Pen décédé mardi à l’âge de 96 ans, restera celui autour de qui l’extrême droite est sortie de la marginalité électorale où elle était confinée depuis la Seconde Guerre mondiale. En 1984, aux élections européennes, la liste Front national qu’il conduit réalise un score frôlant les 11 %. En 2002, il parvient au second tour de l’élection présidentielle. Le succès de sa rhétorique anti-immigrés va croissant tandis que la crise économique s’amplifie. On parle de « lepénisation des esprits ». Si aujourd’hui la domination de Marine Le Pen au sein des catégories populaires est avérée, c'est Jean-Marie Le Pen qui a siphonné le premier l'électorat ouvrier. Dès la présidentielle de 1988 l'universitaire Pascal Perrineau a identifié ce qu'il a appelé le « gaucho-lepénisme ». En 2011, Jean-Marie Le Pen transmet à sa fille cadette Marine, la présidence d'un parti encore encombré d'une image raciste et antisémite. De cet ascendant biologique et politique, Marine Le Pen tente de s'affranchir. La « dédiabolisation » sera son grand projet, au vif désappointement du vieux chef quelle finit par exclure en 2015. Le Pen perd alors les tréteaux sur lesquels il joue le rôle de sa vie, la profanation.
 Au moment de sa disparition, l’héritage politique de Jean-Marie Le Pen est double. D’un côté, il reste toujours présent au Front national – devenu Rassemblement national – à travers le nom de famille Le Pen. Il laisse derrière lui deux héritières. Marine qui préside le groupe Rassemblement national, devenu le premier groupe de l'Assemblée nationale depuis la dissolution avec 121 députés, et Marion Maréchal ex – Le Pen, élue au Parlement européen à la tête de son parti Identités-Libertés. Les thématiques chères à leur père et grand-père, comme les dangers de la mondialisation et de l’immigration, ainsi que la préférence nationale, rebaptisée priorité nationale, restent les clefs de voûte du Rassemblement national. D’un autre côté, ses provocations et son exaltation se prolongent davantage depuis la présidentielle de 2022 à travers Éric Zemmour, nouveau représentant électoral et médiatique de l’extrême droite la plus dure. Nicolas Lebourg, historien spécialiste des mouvements liés à cette idéologie distingue deux legs importants : « L’un culturel, car le RN reste un parti profondément national-populiste, en gardant un discours autour d’une France menacée de décadence par des élites faillies. L’autre patrimonial, car aucun des députés frontistes ne pourrait être à cette place aujourd’hui si Jean-Marie Le Pen n’avait pas œuvré pendant des décennies pour sortir l’extrême-droite du désert. » Virginie Martin, politologue, enseignante-chercheuse à Kedge Business School observe que si « Jean-Marie Le Pen n'était pas un grand théoricien du politique, pas plus qu'il n'était un grand idéologue politique […] il a gagné la bataille culturelle sur la question de l'immigration comme sur celle de la sécurité ». À moins qu’il n’ait été que le visage et la grande gueule d’une évolution des opinions à l’œuvre dans toute l’Europe.
 
 TRUMP + MUSK = ?
 
 Avant même son investiture le 20 janvier prochain Donald Trump déclenche les polémiques, en affirmant que le Canada est un possible « 51ème État », en n'excluant pas l'usage de la force pour annexer le Groenland - un territoire semi-autonome qui appartient au Danemark -, en souhaitant renommer le Golfe du Mexique « Golfe de l’Amérique », ou en envisageant que « le canal de Panama soit restitué aux États-Unis ». Tensions en interne également : les États-Unis ont échappé in extremis au risque d’un shutdown – un arrêt temporaire des activités gouvernementales non essentielles -, faute de financement de l’État fédéral, en défiant les souhaits de Donald Trump et d’Elon Musk, nouveau perturbateur de la vie politique américaine. Au lieu de voter des législations séparées comme le préféraient les élus républicains, Trump aurait l'intention de faire voter une « méga-loi » MAGA (« Make America Great Again ») comprenant ses mesures prioritaires : réforme de la fiscalité, de l'immigration et de la politique énergétique. Le passage de cette loi devrait dominer les premiers mois de son mandat. La question des visas H-1B, destinés aux travailleurs hautement qualifiés a également déclenché des crispations entre les représentants historiques du mouvement MAGA, souvent nativistes et hostiles à l'immigration, y compris légale, et les « néo-MAGA », libéraux et soucieux avant tout d'efficacité. Elon Musk, lui-même né en Afrique du Sud et bénéficiaire de ce visa, a pris fait et cause pour ces visas qui attirent aux États-Unis les ingénieurs les plus talentueux venus du monde entier. Ces tensions se sont calmées après que Trump a choisi son camp en se rangeant auprès de Musk.
 L’homme le plus riche du monde ne quitte plus Donald Trump depuis la campagne électorale, qu’il a contribué à financer à hauteur d’un quart de milliard de dollars. Son installation à la direction du « DOGE » (Département de l'Efficacité gouvernementale), en tandem avec l'entrepreneur anti-woke, climatosceptique et ultra-conservateur Vivek Ramaswamy promet, elle aussi, d'être fracassante. L'inspiration doctrinale est moins celle des libertariens, réclamant toujours moins d'État pour restaurer la liberté, que celle de la « révolution » néo-conservatrice reaganienne. L'objectif affiché est de privatiser l'État fédéral, de le dépecer et in fine de le transformer en entreprise. Parmi les chantiers du quasi-ministre Musk, des plans de suppression d'emplois massifs, une dérégulation tous azimuts et une coupe dans les dépenses publiques de 2.000 milliards. Ces sabrages concerneraient l'éducation, les retraites, l'audiovisuel, le planning familial, etc. L'implication du milliardaire américain dans la politique européenne se fait toujours plus nette, comme son soutien aux droites radicales. Fin décembre, Elon Musk a ainsi apporté un soutien clair et sans ambiguïté à Alternative für Deutschland (AfD), le parti d'extrême-droite allemand, après avoir traité Olaf Scholz d'« idiot incapable ». Au Royaume-Uni, il réclame de nouvelles élections et offre de financer le parti populiste de Nigel Farage, grand rival des conservateurs.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:10:30</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/hzjLlSx]]></podcast:txt><itunes:episode>418</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Richard Werly,Donald Trump,Elon Musk,Jean-Marie Le Pen</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Dominique Vermorel, tailleur de pierres (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">8bc7b4bf-8b67-412f-9d7b-e6dadcfe1524</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Dominique Vermorel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.</p><p></p><p>Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. </p><p></p><p>3ème partie : Bournazel, renaissance d’un château.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p></p><p>Une conversation entre Dominique Vermorel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.</p><p></p><p>Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. </p><p></p><p>3ème partie : Bournazel, renaissance d’un château.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 08 Jan 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8bc7b4bf-8b67-412f-9d7b-e6dadcfe1524.mp3?_=1734975031" length="19909528" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une conversation entre Dominique Vermorel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.
 
 Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. 
 
 3ème partie : Bournazel, renaissance d’un château.
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 Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. 
 
 3ème partie : Bournazel, renaissance d’un château.
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 Une conversation entre Dominique Vermorel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>20:44</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SQTpTIa]]></podcast:txt><itunes:episode>418</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : la social-démocratie et Michel Rocard]]></title><guid isPermaLink="false">9b69eb30-72d3-410d-b1d2-3efff3763897</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l’Institut mutualiste pour l’environnement et la solidarité, et éditeur.</li><li>Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.</li><li>Michel Winock, historien et écrivain.</li></ul><p></p><p><strong>LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARD</strong></p><p></p><p>La notion de social-démocratie fait l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la «&nbsp;deuxième gauche&nbsp;» ne cesse de faire débat.</p><p>&nbsp;Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers&nbsp;: réorganisation et décentralisation des conditions de travail&nbsp;; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire «&nbsp;politique des revenus&nbsp;»&nbsp;; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.</p><p>&nbsp;Dans <em>Le Cœur à l’ouvrage</em>, publié en 1987, il écrit que «&nbsp;dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante&nbsp;». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche&nbsp;: qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le <em>leadership</em> d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.</p><p>Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la «&nbsp;deuxième gauche&nbsp;» ne cesse de faire débat.</p><p>&nbsp;Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers&nbsp;: réorganisation et décentralisation des conditions de travail&nbsp;; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire «&nbsp;politique des revenus&nbsp;»&nbsp;; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.</p><p>&nbsp;Dans <em>Le Cœur à l’ouvrage</em>, publié en 1987, il écrit que «&nbsp;dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante&nbsp;». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche&nbsp;: qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le <em>leadership</em> d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.</p><p>Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 05 Jan 2025 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9b69eb30-72d3-410d-b1d2-3efff3763897.mp3?_=1734528066" length="58115804" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l’Institut mutualiste pour l’environnement et la solidarité, et éditeur.- Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.- Michel Winock, historien et écrivain.
 LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARD
 
 La notion de social-démocratie fait l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la « deuxième gauche » ne cesse de faire débat.
 Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers : réorganisation et décentralisation des conditions de travail ; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire « politique des revenus » ; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.
 Dans Le Cœur à l’ouvrage, publié en 1987, il écrit que « dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante ». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche : qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le leadership d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.
 Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 décembre 2024.
 
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 - Laurent Berger, ancien secrétaire général de la CFDT, directeur de l’Institut mutualiste pour l’environnement et la solidarité, et éditeur.- Eric Lombard, banquier, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations.- Michel Winock, historien et écrivain.
 LA SOCIAL-DÉMOCRATIE ET MICHEL ROCARD
 
 La notion de social-démocratie fait l’objet de plusieurs interprétations contradictoires. Dans son acception large, le concept renvoie à une forme d’organisation politique qui trouve son origine dans les pays scandinaves, et dont l’essence serait d’accepter le cadre de l’économie de marché, tout en mettant l’accent sur la redistribution des richesses. Dans un sens plus étroit et plus polémique, le terme est assimilé au social-libéralisme et utilisé pour anathématiser une vision politique qui, sous couvert de défendre les travailleurs, se préoccuperait surtout de ne pas déranger les plus riches. En France, où il n’existe pas de parti se réclamant de la social-démocratie, cette ambiguïté est accentuée par l’attitude du Parti socialiste au sein duquel l’héritage de la « deuxième gauche » ne cesse de faire débat.
 Si donc le concept de social-démocratie reste à préciser, l’un des hommes politiques s’en étant réclamé le plus est Michel Rocard. Premier ministre de 1988 à 1991, on lui doit notamment les accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, la mise en place du revenu minimum d’insertion, ou encore la contribution sociale généralisée. Son passage à Matignon est marqué par une attention portée à l’économie sociale et solidaire, aux négociations avec les syndicats, et par la mise en place d’un nouveau contrat salarial, reposant sur trois piliers : réorganisation et décentralisation des conditions de travail ; hausse maîtrisée des salaires, c’est-à-dire « politique des revenus » ; attention portée à la formation continue des salariés. En creux, transparaît ainsi dans son bilan une attention à la négociation et au compromis, ainsi qu’une tentative de décentraliser les relations économiques aussi bien que l’administration de l’État.
 Dans Le Cœur à l’ouvrage, publié en 1987, il écrit que « dès l’instant qu’une force de gauche a des convictions communes assez fortes pour ne devoir son identité qu’à elle-même, et assez de puissance pour entraîner dans son sillage la mouvance communiste sans en dépendre, elle peut gagner et se révéler efficace et rayonnante ». D’emblée sont ainsi posés deux prérequis à toute victoire de la gauche : qu’elle soit unie, mais que cette union soit sous le leadership d’un parti non communiste, c’est-à-dire ouvert au compromis.
 Nous nous interrogerons donc tout autant sur ce que signifie le concept de social-démocratie, sur sa conception de l’État, que sur son rapport avec sa gauche et sur sa vision des relations sociales. Mais d’abord, pourriez-vous, chacun d’entre vous nous partager quelque chose qui vous concerne particulièrement à propos de Michel Rocard ?
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 Une conversation entre Dominique Vermorel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.
 
 Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. 
 
 2ème partie : Rodez, une cathédrale en traitement au long cours
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Dominique Vermorel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.
 
 Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. 
 
 2ème partie : Rodez, une cathédrale en traitement au long cours
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 Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre le courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. 
 
 1ère partie : Compagnon du Tour de France au XXIème siècle.
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 Tailleur de pierre depuis près de quarante ans, Dominique Vermorel, « Honnête compagnon tailleur de pierre le courage Charlieu » a participé à la restauration de nombreux monuments historiques. Il revient notamment sur sa formation chez les Compagnons du devoir puis sur ses deux chantiers les plus importants : la cathédrale de Rodez et le château de Bournazel. 
 
 1ère partie : Compagnon du Tour de France au XXIème siècle.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une conversation entre Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 décembre 2024.
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 Une conversation entre Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 décembre 2024.
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 Une conversation entre Michel Eltchaninof...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>35:03</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/yMWtKBO]]></podcast:txt><itunes:episode>414</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Michel Eltchaninoff,Ukraine,Reportage</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (nouveau gouvernement et Syrie)]]></title><guid isPermaLink="false">b7a69ba6-2f30-411c-aaad-e1cbc069fa70</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 18 Dec 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/b7a69ba6-2f30-411c-aaad-e1cbc069fa70.mp3?_=1734278543" length="29713396" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>30:57</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/RuMfpYP]]></podcast:txt><itunes:episode>415</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,David Djaïz,Béatrice Giblin,Richard Werly,François Bayrou,Syrie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le nouveau gouvernement et nos institutions / Syrie : une crise partout expliquée mais jamais prévue]]></title><guid isPermaLink="false">bcb3cfde-86e8-429a-9b7e-60db5abf02a9</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ET NOS INSTITUTIONS</strong></p><p></p><p>Six mois après la dissolution de l’Assemblée nationale, la France, plongée dans une incertitude politique sans précédent, se trouve divisée en trois blocs. Pour l’historien Marc Lazare, nous nous trouvons dans «&nbsp;<em>une crise politique claire et nette, </em>[…]<em> mais pas une crise institutionnelle, « de régime&nbsp;», comme nous l'avons vécue en 1958</em>&nbsp;».</p><p>La chute du gouvernement Barnier début décembre après une motion de censure votée à la fois par le Nouveau Front Populaire et par le Rassemblement National, a abouti à la nomination comme Premier ministre de François Bayrou, qui ne faisait pas mystère de sa conviction que son tour était venu d’occuper l’hôtel Matignon … Le chef de l’État, après avoir d’abord proposé par téléphone au président du MoDem la deuxième place du nouveau gouvernement l’a reçu et a cédé devant la possibilité d’un blocage et d’une rupture avec son principal allié.</p><p>Le centriste préconise un gouvernement<em> «&nbsp;large et central&nbsp;»</em>, avec des <em>«&nbsp;réformistes, de gauche, du centre et de droite, républicains, hors extrêmes&nbsp;»</em>. Il pourrait bénéficier, du moins dans un premier temps, de la bienveillance de Marine Le&nbsp;Pen, qu’il a toujours traitée comme représentante d’un mouvement concourant à l’expression du suffrage, &nbsp;jusqu’à lui donner son parrainage pour la présidentielle de 2022, ou à prendre sa défense lors du procès des assistants du Front National (et du Rassemblement National) au Parlement européen.</p><p>Si de la gauche au RN, tout le monde loue sa capacité au «&nbsp;compromis&nbsp;», François Bayrou n’a qu’un groupe parlementaire plus restreint que celui de Michel Barnier (36 députés Modem contre 47 Les Républicains), un «&nbsp;socle commun&nbsp;» pas plus large (et même moindre si les LR se retirent), des Français qui ne veulent pas de lui (seuls <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADwYoDIAActfG2YAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnXGfa7Cu3hhRsRaGh8xLb4kOcoAAIwzU/2/CdE1TTZYqkNAmG24SQwbhg/aHR0cHM6Ly9lbGFiZS5mci9zaXR1YXRpb24tcG9saXRpcXVlLWZyYW5jYWlzZS0yLw"><u>4% souhaitaient un Premier ministre issu du camp présidentiel</u></a>) et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADwYoDIAActfG2YAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnXGfa7Cu3hhRsRaGh8xLb4kOcoAAIwzU/3/iItepwNXTGOFldUYqflTkQ/aHR0cHM6Ly93d3cuYmZtdHYuY29tL3BvbGl0aXF1ZS9nb3V2ZXJuZW1lbnQvZnJhbmNvaXMtYmF5cm91LWxlcy1lbm51aXMtanVkaWNpYWlyZXMtcXVpLXBlc2VudC1zdXItbGUtbm91dmVhdS1wcmVtaWVyLW1pbmlzdHJlX0FWLTIwMjQxMjEzMDYxMC5odG1s"><u>un procès en appel prévu courant 2025</u></a> dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen.</p><p>La France insoumise a promis une nouvelle motion de censure immédiate, le Parti socialiste déclare rester dans l'opposition, le Rassemblement National affirme qu'il n'y aura<em> «&nbsp;pas de censure a priori&nbsp;» </em>et Les Républicains réclament des<em> «&nbsp;garanties&nbsp;»</em> pour rester au gouvernement. Selon le récent sondage Ipsos sur les fractures françaises 86 % des Français n'ont pas confiance dans les partis politiques.</p><p>Alors que sa cote de popularité a chuté, Emmanuel Macron s’apprête à perdre son parti, Renaissance, au&nbsp;profit de Gabriel Attal. Si le Premier ministre qu’il vient de nommer tombe à nouveau, c’est lui qui se retrouvera en première ligne, seul. &nbsp;</p><p></p><p><strong>SYRIE&nbsp;: UNE CRISE PARTOUT EXPLIQUÉE, MAIS JAMAIS PRÉVUE.</strong></p><p></p><p>Tous les services de renseignement ont été pris par surprise par la rapidité de l'effondrement, en douze jours seulement, de la dictature syrienne au pouvoir depuis 1970. Bachar el-Assad et sa famille se trouvent désormais à Moscou&nbsp;où ils ont obtenu l’asile politique auprès des autorités russes. En 2015, c’est l’appui militaire de l’armée russe qui, face aux forces islamistes, avait permis à Damas de reprendre progressivement le contrôle d’une grande partie du pays. Cette année, malgré quelques interventions aériennes pour bombarder des rebelles dans le nord-ouest du pays, l’armée russe n’a presque pas agi pour sauver le régime de Damas.</p><p>Pour Téhéran, la chute d’Assad marque également un revers majeur : depuis la guerre civile, le pouvoir iranien avait dépêché sans relâche ses conseillers militaires et factions armées pour soutenir le pouvoir syrien, tandis que la Syrie jouait un rôle de relais décisif pour l’approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, financé par l’Iran. En quatorze mois, depuis le 7 octobre 2023, l'Iran a perdu son «&nbsp;corridor d'influence » allant de Téhéran à Beyrouth, en passant par l'Irak, la Syrie et le sud d'Israël. Ne lui reste que les Houthis du Yémen.</p><p>Bien que voisine de la Syrie, la Turquie ne s’attendait pas non plus à la chute aussi rapide du président syrien. Partageant avec la Syrie plus de 900 kilomètres de frontière, la Turquie est devenue en 13 ans une terre d’asile pour 4 millions de réfugiés syriens et une partie de son opposition, comme l’Armée nationale syrienne. Entraînée par des conseillers militaires turcs durant les 10 dernières années, elle s’est jointe au Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) pour faire tomber le régime syrien. Une occasion pour le président Erdogan de sécuriser sa frontière, de renvoyer le plus possible de réfugiés syriens chez eux et de neutraliser des factions kurdes syriennes, dominées par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK turc), ainsi que les milices de Daesh présentes dans le désert syrien<em>.</em></p><p>Peu après l’annonce de la chute de Bachar Al Assad, le 8 décembre, l’armée israélienne s’est emparée sans résistance du versant syrien du Golan, une montagne située à cheval entre Israël, le sud de la Syrie et le Liban, ainsi que de la zone démilitarisée qui fait tampon avec la Syrie.</p><p>Au nord du pays, 900 soldats américains se trouvent toujours stationnés depuis la guerre contre l'État Islamique (EI). Ils y protègent notamment les Kurdes. Durant l’été 2024, les Nations-unies et le commandement central des Etats-Unis avaient alerté sur la montée en puissance de l’EI depuis les attaques du 7&nbsp;octobre&nbsp;2023&nbsp;contre Israël, avec un niveau de violence jamais vu depuis la chute du « califat » en&nbsp;2019. Les Etats-Unis et leurs alliés veulent empêcher que la prise de Damas par les rebelles de HTC renforce l’EI. L’ombre du jihadisme plane encore sur la Syrie et le risque existe que les Syriens aient échangé la proie pour l'ombre …</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ET NOS INSTITUTIONS</strong></p><p></p><p>Six mois après la dissolution de l’Assemblée nationale, la France, plongée dans une incertitude politique sans précédent, se trouve divisée en trois blocs. Pour l’historien Marc Lazare, nous nous trouvons dans «&nbsp;<em>une crise politique claire et nette, </em>[…]<em> mais pas une crise institutionnelle, « de régime&nbsp;», comme nous l'avons vécue en 1958</em>&nbsp;».</p><p>La chute du gouvernement Barnier début décembre après une motion de censure votée à la fois par le Nouveau Front Populaire et par le Rassemblement National, a abouti à la nomination comme Premier ministre de François Bayrou, qui ne faisait pas mystère de sa conviction que son tour était venu d’occuper l’hôtel Matignon … Le chef de l’État, après avoir d’abord proposé par téléphone au président du MoDem la deuxième place du nouveau gouvernement l’a reçu et a cédé devant la possibilité d’un blocage et d’une rupture avec son principal allié.</p><p>Le centriste préconise un gouvernement<em> «&nbsp;large et central&nbsp;»</em>, avec des <em>«&nbsp;réformistes, de gauche, du centre et de droite, républicains, hors extrêmes&nbsp;»</em>. Il pourrait bénéficier, du moins dans un premier temps, de la bienveillance de Marine Le&nbsp;Pen, qu’il a toujours traitée comme représentante d’un mouvement concourant à l’expression du suffrage, &nbsp;jusqu’à lui donner son parrainage pour la présidentielle de 2022, ou à prendre sa défense lors du procès des assistants du Front National (et du Rassemblement National) au Parlement européen.</p><p>Si de la gauche au RN, tout le monde loue sa capacité au «&nbsp;compromis&nbsp;», François Bayrou n’a qu’un groupe parlementaire plus restreint que celui de Michel Barnier (36 députés Modem contre 47 Les Républicains), un «&nbsp;socle commun&nbsp;» pas plus large (et même moindre si les LR se retirent), des Français qui ne veulent pas de lui (seuls <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADwYoDIAActfG2YAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnXGfa7Cu3hhRsRaGh8xLb4kOcoAAIwzU/2/CdE1TTZYqkNAmG24SQwbhg/aHR0cHM6Ly9lbGFiZS5mci9zaXR1YXRpb24tcG9saXRpcXVlLWZyYW5jYWlzZS0yLw"><u>4% souhaitaient un Premier ministre issu du camp présidentiel</u></a>) et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://r.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADwYoDIAActfG2YAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBnXGfa7Cu3hhRsRaGh8xLb4kOcoAAIwzU/3/iItepwNXTGOFldUYqflTkQ/aHR0cHM6Ly93d3cuYmZtdHYuY29tL3BvbGl0aXF1ZS9nb3V2ZXJuZW1lbnQvZnJhbmNvaXMtYmF5cm91LWxlcy1lbm51aXMtanVkaWNpYWlyZXMtcXVpLXBlc2VudC1zdXItbGUtbm91dmVhdS1wcmVtaWVyLW1pbmlzdHJlX0FWLTIwMjQxMjEzMDYxMC5odG1s"><u>un procès en appel prévu courant 2025</u></a> dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen.</p><p>La France insoumise a promis une nouvelle motion de censure immédiate, le Parti socialiste déclare rester dans l'opposition, le Rassemblement National affirme qu'il n'y aura<em> «&nbsp;pas de censure a priori&nbsp;» </em>et Les Républicains réclament des<em> «&nbsp;garanties&nbsp;»</em> pour rester au gouvernement. Selon le récent sondage Ipsos sur les fractures françaises 86 % des Français n'ont pas confiance dans les partis politiques.</p><p>Alors que sa cote de popularité a chuté, Emmanuel Macron s’apprête à perdre son parti, Renaissance, au&nbsp;profit de Gabriel Attal. Si le Premier ministre qu’il vient de nommer tombe à nouveau, c’est lui qui se retrouvera en première ligne, seul. &nbsp;</p><p></p><p><strong>SYRIE&nbsp;: UNE CRISE PARTOUT EXPLIQUÉE, MAIS JAMAIS PRÉVUE.</strong></p><p></p><p>Tous les services de renseignement ont été pris par surprise par la rapidité de l'effondrement, en douze jours seulement, de la dictature syrienne au pouvoir depuis 1970. Bachar el-Assad et sa famille se trouvent désormais à Moscou&nbsp;où ils ont obtenu l’asile politique auprès des autorités russes. En 2015, c’est l’appui militaire de l’armée russe qui, face aux forces islamistes, avait permis à Damas de reprendre progressivement le contrôle d’une grande partie du pays. Cette année, malgré quelques interventions aériennes pour bombarder des rebelles dans le nord-ouest du pays, l’armée russe n’a presque pas agi pour sauver le régime de Damas.</p><p>Pour Téhéran, la chute d’Assad marque également un revers majeur : depuis la guerre civile, le pouvoir iranien avait dépêché sans relâche ses conseillers militaires et factions armées pour soutenir le pouvoir syrien, tandis que la Syrie jouait un rôle de relais décisif pour l’approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, financé par l’Iran. En quatorze mois, depuis le 7 octobre 2023, l'Iran a perdu son «&nbsp;corridor d'influence » allant de Téhéran à Beyrouth, en passant par l'Irak, la Syrie et le sud d'Israël. Ne lui reste que les Houthis du Yémen.</p><p>Bien que voisine de la Syrie, la Turquie ne s’attendait pas non plus à la chute aussi rapide du président syrien. Partageant avec la Syrie plus de 900 kilomètres de frontière, la Turquie est devenue en 13 ans une terre d’asile pour 4 millions de réfugiés syriens et une partie de son opposition, comme l’Armée nationale syrienne. Entraînée par des conseillers militaires turcs durant les 10 dernières années, elle s’est jointe au Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) pour faire tomber le régime syrien. Une occasion pour le président Erdogan de sécuriser sa frontière, de renvoyer le plus possible de réfugiés syriens chez eux et de neutraliser des factions kurdes syriennes, dominées par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK turc), ainsi que les milices de Daesh présentes dans le désert syrien<em>.</em></p><p>Peu après l’annonce de la chute de Bachar Al Assad, le 8 décembre, l’armée israélienne s’est emparée sans résistance du versant syrien du Golan, une montagne située à cheval entre Israël, le sud de la Syrie et le Liban, ainsi que de la zone démilitarisée qui fait tampon avec la Syrie.</p><p>Au nord du pays, 900 soldats américains se trouvent toujours stationnés depuis la guerre contre l'État Islamique (EI). Ils y protègent notamment les Kurdes. Durant l’été 2024, les Nations-unies et le commandement central des Etats-Unis avaient alerté sur la montée en puissance de l’EI depuis les attaques du 7&nbsp;octobre&nbsp;2023&nbsp;contre Israël, avec un niveau de violence jamais vu depuis la chute du « califat » en&nbsp;2019. Les Etats-Unis et leurs alliés veulent empêcher que la prise de Damas par les rebelles de HTC renforce l’EI. L’ombre du jihadisme plane encore sur la Syrie et le risque existe que les Syriens aient échangé la proie pour l'ombre …</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ET NOS INSTITUTIONS
 
 Six mois après la dissolution de l’Assemblée nationale, la France, plongée dans une incertitude politique sans précédent, se trouve divisée en trois blocs. Pour l’historien Marc Lazare, nous nous trouvons dans « une crise politique claire et nette, […] mais pas une crise institutionnelle, « de régime », comme nous l'avons vécue en 1958 ».
 La chute du gouvernement Barnier début décembre après une motion de censure votée à la fois par le Nouveau Front Populaire et par le Rassemblement National, a abouti à la nomination comme Premier ministre de François Bayrou, qui ne faisait pas mystère de sa conviction que son tour était venu d’occuper l’hôtel Matignon … Le chef de l’État, après avoir d’abord proposé par téléphone au président du MoDem la deuxième place du nouveau gouvernement l’a reçu et a cédé devant la possibilité d’un blocage et d’une rupture avec son principal allié.
 Le centriste préconise un gouvernement « large et central », avec des « réformistes, de gauche, du centre et de droite, républicains, hors extrêmes ». Il pourrait bénéficier, du moins dans un premier temps, de la bienveillance de Marine Le Pen, qu’il a toujours traitée comme représentante d’un mouvement concourant à l’expression du suffrage, jusqu’à lui donner son parrainage pour la présidentielle de 2022, ou à prendre sa défense lors du procès des assistants du Front National (et du Rassemblement National) au Parlement européen.
 Si de la gauche au RN, tout le monde loue sa capacité au « compromis », François Bayrou n’a qu’un groupe parlementaire plus restreint que celui de Michel Barnier (36 députés Modem contre 47 Les Républicains), un « socle commun » pas plus large (et même moindre si les LR se retirent), des Français qui ne veulent pas de lui (seuls 4% souhaitaient un Premier ministre issu du camp présidentiel) et un procès en appel prévu courant 2025 dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen.
 La France insoumise a promis une nouvelle motion de censure immédiate, le Parti socialiste déclare rester dans l'opposition, le Rassemblement National affirme qu'il n'y aura « pas de censure a priori » et Les Républicains réclament des « garanties » pour rester au gouvernement. Selon le récent sondage Ipsos sur les fractures françaises 86 % des Français n'ont pas confiance dans les partis politiques.
 Alors que sa cote de popularité a chuté, Emmanuel Macron s’apprête à perdre son parti, Renaissance, au profit de Gabriel Attal. Si le Premier ministre qu’il vient de nommer tombe à nouveau, c’est lui qui se retrouvera en première ligne, seul. 
 
 SYRIE : UNE CRISE PARTOUT EXPLIQUÉE, MAIS JAMAIS PRÉVUE.
 
 Tous les services de renseignement ont été pris par surprise par la rapidité de l'effondrement, en douze jours seulement, de la dictature syrienne au pouvoir depuis 1970. Bachar el-Assad et sa famille se trouvent désormais à Moscou où ils ont obtenu l’asile politique auprès des autorités russes. En 2015, c’est l’appui militaire de l’armée russe qui, face aux forces islamistes, avait permis à Damas de reprendre progressivement le contrôle d’une grande partie du pays. Cette année, malgré quelques interventions aériennes pour bombarder des rebelles dans le nord-ouest du pays, l’armée russe n’a presque pas agi pour sauver le régime de Damas.
 Pour Téhéran, la chute d’Assad marque également un revers majeur : depuis la guerre civile, le pouvoir iranien avait dépêché sans relâche ses conseillers militaires et factions armées pour soutenir le pouvoir syrien, tandis que la Syrie jouait un rôle de relais décisif pour l’approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, financé par l’Iran. En quatorze mois, depuis le 7 octobre 2023, l'Iran a perdu son « corridor d'influence » allant de Téhéran à Beyrouth, en passant par l'Irak, la Syrie et le sud d'Israël. Ne lui reste que les Houthis du Yémen.
 Bien que voisine de la Syrie, la Turquie ne s’attendait pas non plus à la chute aussi rapide du président syrien. Partageant avec la Syrie plus de 900 kilomètres de frontière, la Turquie est devenue en 13 ans une terre d’asile pour 4 millions de réfugiés syriens et une partie de son opposition, comme l’Armée nationale syrienne. Entraînée par des conseillers militaires turcs durant les 10 dernières années, elle s’est jointe au Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) pour faire tomber le régime syrien. Une occasion pour le président Erdogan de sécuriser sa frontière, de renvoyer le plus possible de réfugiés syriens chez eux et de neutraliser des factions kurdes syriennes, dominées par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK turc), ainsi que les milices de Daesh présentes dans le désert syrien.
 Peu après l’annonce de la chute de Bachar Al Assad, le 8 décembre, l’armée israélienne s’est emparée sans résistance du versant syrien du Golan, une montagne située à cheval entre Israël, le sud de la Syrie et le Liban, ainsi que de la zone démilitarisée qui fait tampon avec la Syrie.
 Au nord du pays, 900 soldats américains se trouvent toujours stationnés depuis la guerre contre l'État Islamique (EI). Ils y protègent notamment les Kurdes. Durant l’été 2024, les Nations-unies et le commandement central des Etats-Unis avaient alerté sur la montée en puissance de l’EI depuis les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël, avec un niveau de violence jamais vu depuis la chute du « califat » en 2019. Les Etats-Unis et leurs alliés veulent empêcher que la prise de Damas par les rebelles de HTC renforce l’EI. L’ombre du jihadisme plane encore sur la Syrie et le risque existe que les Syriens aient échangé la proie pour l'ombre …
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
 LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ET NOS INSTITUTIONS
 
 Six mois après la dissolution de l’Assemblée nationale, la France, plongée dans une incertitude politique sans précédent, se trouve divisée en trois blocs. Pour l’historien Marc Lazare, nous nous trouvons dans « une crise politique claire et nette, […] mais pas une crise institutionnelle, « de régime », comme nous l'avons vécue en 1958 ».
 La chute du gouvernement Barnier début décembre après une motion de censure votée à la fois par le Nouveau Front Populaire et par le Rassemblement National, a abouti à la nomination comme Premier ministre de François Bayrou, qui ne faisait pas mystère de sa conviction que son tour était venu d’occuper l’hôtel Matignon … Le chef de l’État, après avoir d’abord proposé par téléphone au président du MoDem la deuxième place du nouveau gouvernement l’a reçu et a cédé devant la possibilité d’un blocage et d’une rupture avec son principal allié.
 Le centriste préconise un gouvernement « large et central », avec des « réformistes, de gauche, du centre et de droite, républicains, hors extrêmes ». Il pourrait bénéficier, du moins dans un premier temps, de la bienveillance de Marine Le Pen, qu’il a toujours traitée comme représentante d’un mouvement concourant à l’expression du suffrage, jusqu’à lui donner son parrainage pour la présidentielle de 2022, ou à prendre sa défense lors du procès des assistants du Front National (et du Rassemblement National) au Parlement européen.
 Si de la gauche au RN, tout le monde loue sa capacité au « compromis », François Bayrou n’a qu’un groupe parlementaire plus restreint que celui de Michel Barnier (36 députés Modem contre 47 Les Républicains), un « socle commun » pas plus large (et même moindre si les LR se retirent), des Français qui ne veulent pas de lui (seuls 4% souhaitaient un Premier ministre issu du camp présidentiel) et un procès en appel prévu courant 2025 dans l’affaire des emplois fictifs au Parlement européen.
 La France insoumise a promis une nouvelle motion de censure immédiate, le Parti socialiste déclare rester dans l'opposition, le Rassemblement National affirme qu'il n'y aura « pas de censure a priori » et Les Républicains réclament des « garanties » pour rester au gouvernement. Selon le récent sondage Ipsos sur les fractures françaises 86 % des Français n'ont pas confiance dans les partis politiques.
 Alors que sa cote de popularité a chuté, Emmanuel Macron s’apprête à perdre son parti, Renaissance, au profit de Gabriel Attal. Si le Premier ministre qu’il vient de nommer tombe à nouveau, c’est lui qui se retrouvera en première ligne, seul. 
 
 SYRIE : UNE CRISE PARTOUT EXPLIQUÉE, MAIS JAMAIS PRÉVUE.
 
 Tous les services de renseignement ont été pris par surprise par la rapidité de l'effondrement, en douze jours seulement, de la dictature syrienne au pouvoir depuis 1970. Bachar el-Assad et sa famille se trouvent désormais à Moscou où ils ont obtenu l’asile politique auprès des autorités russes. En 2015, c’est l’appui militaire de l’armée russe qui, face aux forces islamistes, avait permis à Damas de reprendre progressivement le contrôle d’une grande partie du pays. Cette année, malgré quelques interventions aériennes pour bombarder des rebelles dans le nord-ouest du pays, l’armée russe n’a presque pas agi pour sauver le régime de Damas.
 Pour Téhéran, la chute d’Assad marque également un revers majeur : depuis la guerre civile, le pouvoir iranien avait dépêché sans relâche ses conseillers militaires et factions armées pour soutenir le pouvoir syrien, tandis que la Syrie jouait un rôle de relais décisif pour l’approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, financé par l’Iran. En quatorze mois, depuis le 7 octobre 2023, l'Iran a perdu son « corridor d'influence » allant de Téhéran à Beyrouth, en passant par l'Irak, la Syrie et le sud d'Israël. Ne lui reste que les Houthis du Yémen.
 Bien que voisine de la Syrie, la Turquie ne s’attendait pas non plus à la chute aussi rapide du président syrien. Partageant avec la Syrie plus de 900 kilomètres de frontière, la Turquie est devenue en 13 ans une terre d’asile pour 4 millions de réfugiés syriens et une partie de son opposition, comme l’Armée nationale syrienne. Entraînée par des conseillers militaires turcs durant les 10 dernières années, elle s’est jointe au Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) pour faire tomber le régime syrien. Une occasion pour le président Erdogan de sécuriser sa frontière, de renvoyer le plus possible de réfugiés syriens chez eux et de neutraliser des factions kurdes syriennes, dominées par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK turc), ainsi que les milices de Daesh présentes dans le désert syrien.
 Peu après l’annonce de la chute de Bachar Al Assad, le 8 décembre, l’armée israélienne s’est emparée sans résistance du versant syrien du Golan, une montagne située à cheval entre Israël, le sud de la Syrie et le Liban, ainsi que de la zone démilitarisée qui fait tampon avec la Syrie.
 Au nord du pays, 900 soldats américains se trouvent toujours stationnés depuis la guerre contre l'État Islamique (EI). Ils y protègent notamment les Kurdes. Durant l’été 2024, les Nations-unies et le commandement central des Etats-Unis avaient alerté sur la montée en puissance de l’EI depuis les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël, avec un niveau de violence jamais vu depuis la chute du « califat » en 2019. Les Etats-Unis et leurs alliés veulent empêcher que la prise de Damas par les rebelles de HTC renforce l’EI. L’ombre du jihadisme plane encore sur la Syrie et le risque existe que les Syriens aient échangé la proie pour l'ombre …
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:08:23</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ffnCWFh]]></podcast:txt><itunes:episode>415</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,David Djaïz,Béatrice Giblin,Richard Werly,François Bayrou,Syrie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : « La gloire de Notre-Dame », avec Maryvonne de Saint-Pulgent (2/6)]]></title><guid isPermaLink="false">f4310e91-2026-462f-b7ac-12572a87b7df</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Le deuxième épisode de notre série sur Notre-Dame en compagnie de Maryvonne de Saint-Pulgent aborde les querelles sur la restauration de Notre-Dame : faut-il reconstruire à l’identique ? Quid des vitraux endommagés durant l’incendie ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Le deuxième épisode de notre série sur Notre-Dame en compagnie de Maryvonne de Saint-Pulgent aborde les querelles sur la restauration de Notre-Dame : faut-il reconstruire à l’identique ? Quid des vitraux endommagés durant l’incendie ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 11 Dec 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f4310e91-2026-462f-b7ac-12572a87b7df.mp3?_=1728979752" length="23425201" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Une conversation entre Maryvonne de Saint...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>24:24</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/RGXOVjY]]></podcast:txt><itunes:episode>404</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Censure : à quoi ont joué gouvernement et partis ? / La Syrie sous pression ]]></title><guid isPermaLink="false">3453a0b0-9d7b-4288-9e13-69101670fddb</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>CENSURE&nbsp;: À QUOI ONT JOUÉ GOUVERNEMENT ET PARTIS&nbsp;?</strong></p><p></p><p>L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir une motion de censure par 331 voix, la majorité absolue étant de 289 voix, en réponse au déclenchement de l’article 49.3. Le gouvernement Barnier, le plus éphémère de la Ve République est tombé, moins de trois mois après sa nomination. Une première depuis 1962. «&nbsp;<em>Le Premier ministre a remis jeudi la démission de son gouvernement au président de la République qui en a pris acte</em>&nbsp;», a fait savoir l’Élysée.</p><p>Au préalable, le Premier ministre avait assumé d’engager une phase de négociation avec les formations qui acceptaient d’entrer dans le jeu. Il était difficile de satisfaire les différents partis compte tenu de leurs différentes lignes rouges&nbsp;: tandis que le Rassemblement national (RN) ne voulait pas que le prochain budget lèse les classes populaires, Les Républicains refusaient d'augmenter les impôts, le Nouveau Front populaire (NFP) réclamait des impôts supplémentaires pour les plus riches et pas de nouvelle loi immigration, les macronistes exigeaient que les allégements de charges accordés aux entreprises ne soient pas remis en cause. Plus Michel Barnier lâchait de concessions pour dissuader les parlementaires de faire tomber son gouvernement, plus ils en rajoutaient. Pour s'acheter la grâce de Marine Le Pen, il s'est résigné à réduire les prix de l'électricité et à raboter l'aide médicale proposée aux sans-papiers. Mais elle a exigé ensuite que les médicaments soient mieux remboursés et que les pensions de retraite soient encore plus revalorisées. Sous la pression, le gouvernement est allé jusqu'à revenir sur la baisse du taux de remboursement des médicaments en 2025, l'une des dernières demandes de Marine Le Pen. Insuffisant, tant les exigences du RN semblaient s'échelonner à mesure que l'exécutif se montrait prêt à des concessions.</p><p>La cheffe de file des députés RN espère s'être adressée en priorité à son électorat favorable à la chute de l'exécutif, mais elle prend le risque d'abandonner sa posture de parti de gouvernement dans sa conquête de nouveaux électeurs. En censurant, l'extrême droite a pris le risque d'affaiblir sa posture dans une partie de l'opinion, notamment chez les retraités et les catégories supérieures diplômées, inquiets d'une forme d'instabilité.</p><p>Selon un sondage de l'Ifop publié le 28&nbsp;novembre, 53 % des électeurs souhaitaient que la censure soit votée contre le gouvernement. La France est désormais sans budget, sans gouvernement, sans majorité à l'Assemblée nationale et dirigée par un président impopulaire.</p><p>Jeudi soir, Emmanuel Macron a annoncé la nomination prochaine d’un nouveau Premier ministre à la tête d’un gouvernement d’intérêt général excluant le RN et LFI, et il a assuré qu’il exercerait son mandat jusqu’à son terme constitutionnel.</p><p></p><p><strong>LA SYRIE SOUS PRESSION</strong></p><p></p><p>En quelques jours, les rebelles islamistes syriens se sont emparés de plus de territoire dans le nord-ouest de la Syrie qu'en treize ans de guerre civile. Depuis le 27 novembre, le groupe djihadiste&nbsp;Hayat Tahrir al-Cham et les&nbsp;factions rebelles alliées, a mis la main sur Alep, la deuxième ville la plus importante de Syrie. Il a ensuite pris Hama avec, en ligne de mire, la capitale, Damas. Même si elles ne sont pas majoritaires, certaines formations de rebelles proches d’Ankara participent à l’offensive d’Alep. Parmi elles, l’Armée nationale syrienne, un groupement d’une dizaine de factions, sans réelle unité idéologique mais partageant des sentiments très antikurdes et réunies par la Turquie depuis 2017. Alors que l’armée syrienne s’est débandée, le président Bachar el-Assad a promis d'utiliser la « <em>force</em> » pour éradiquer le «&nbsp;<em>terrorisme</em> ».</p><p>Jusqu’à présent, le régime syrien n’a tenu qu’en raison de l’aide de ses trois alliés : l’Iran, le Hezbollah et la Russie. Les djihadistes ont saisi le moment où le camp pro-iranien est affaibli par les coups que lui a portés Israël à Gaza, au Liban, et en Syrie. Israël, inquiet de voir le mouvement armé libanais développer avec l’appui logistique de l’Iran une plate-forme pour faire passer du matériel militaire et des hommes vers ses bastions au Liban, frappe librement ses ennemis en Syrie. Toutefois, le gouvernement israélien ne cherche pas à faire tomber le régime de Bachar : il lui suffit de pouvoir frapper à sa guise les installations du Hezbollah et de ses alliés en Syrie. La Russie, elle, occupée par sa guerre en Ukraine, n’a plus les mêmes ressources financières et humaines qu’au milieu des années 2010 à consacrer au soutien de Bachar el-Assad. Compliquant la donne géopolitique, la rébellion, et ses factions à la solde d’Ankara, s’est emparé de Tall, une localité sous contrôle kurde, près de la frontière turque.</p><p>La fulgurante offensive rebelle sur Alep met en lumière l’isolement et les faiblesses du régime de Damas avec lequel Recep Tayyip&nbsp;Erdogan&nbsp;et son gouvernement cherchent depuis deux ans, en vain, à négocier une normalisation diplomatique. Le président syrien a exigé à chaque étape des discussions le retrait des troupes turques dans le nord du pays et l’arrêt de la collaboration avec l’opposition syrienne. Deux termes qui ont toujours été non négociables côté turc. Avec le redéploiement de troupes russes sur le front ukrainien, le pouvoir turc espère lancer, comme il l’a annoncé à plusieurs reprises, une nouvelle offensive militaire dans le nord de la Syrie contre les forces kurdes. L’un des objectifs d’Ankara est également d’organiser le retour des quelque trois&nbsp;millions de réfugiés syriens que le pays accueille sur son territoire. En élargissant la zone contrôlée par les rebelles, Ankara espère augmenter ses chances d’accélérer le mouvement.</p><p>Dans un communiqué conjoint, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont appelé à la <em>«&nbsp;désescalade »</em> en Syrie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 décembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li></ul><p></p><p><strong>CENSURE&nbsp;: À QUOI ONT JOUÉ GOUVERNEMENT ET PARTIS&nbsp;?</strong></p><p></p><p>L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir une motion de censure par 331 voix, la majorité absolue étant de 289 voix, en réponse au déclenchement de l’article 49.3. Le gouvernement Barnier, le plus éphémère de la Ve République est tombé, moins de trois mois après sa nomination. Une première depuis 1962. «&nbsp;<em>Le Premier ministre a remis jeudi la démission de son gouvernement au président de la République qui en a pris acte</em>&nbsp;», a fait savoir l’Élysée.</p><p>Au préalable, le Premier ministre avait assumé d’engager une phase de négociation avec les formations qui acceptaient d’entrer dans le jeu. Il était difficile de satisfaire les différents partis compte tenu de leurs différentes lignes rouges&nbsp;: tandis que le Rassemblement national (RN) ne voulait pas que le prochain budget lèse les classes populaires, Les Républicains refusaient d'augmenter les impôts, le Nouveau Front populaire (NFP) réclamait des impôts supplémentaires pour les plus riches et pas de nouvelle loi immigration, les macronistes exigeaient que les allégements de charges accordés aux entreprises ne soient pas remis en cause. Plus Michel Barnier lâchait de concessions pour dissuader les parlementaires de faire tomber son gouvernement, plus ils en rajoutaient. Pour s'acheter la grâce de Marine Le Pen, il s'est résigné à réduire les prix de l'électricité et à raboter l'aide médicale proposée aux sans-papiers. Mais elle a exigé ensuite que les médicaments soient mieux remboursés et que les pensions de retraite soient encore plus revalorisées. Sous la pression, le gouvernement est allé jusqu'à revenir sur la baisse du taux de remboursement des médicaments en 2025, l'une des dernières demandes de Marine Le Pen. Insuffisant, tant les exigences du RN semblaient s'échelonner à mesure que l'exécutif se montrait prêt à des concessions.</p><p>La cheffe de file des députés RN espère s'être adressée en priorité à son électorat favorable à la chute de l'exécutif, mais elle prend le risque d'abandonner sa posture de parti de gouvernement dans sa conquête de nouveaux électeurs. En censurant, l'extrême droite a pris le risque d'affaiblir sa posture dans une partie de l'opinion, notamment chez les retraités et les catégories supérieures diplômées, inquiets d'une forme d'instabilité.</p><p>Selon un sondage de l'Ifop publié le 28&nbsp;novembre, 53 % des électeurs souhaitaient que la censure soit votée contre le gouvernement. La France est désormais sans budget, sans gouvernement, sans majorité à l'Assemblée nationale et dirigée par un président impopulaire.</p><p>Jeudi soir, Emmanuel Macron a annoncé la nomination prochaine d’un nouveau Premier ministre à la tête d’un gouvernement d’intérêt général excluant le RN et LFI, et il a assuré qu’il exercerait son mandat jusqu’à son terme constitutionnel.</p><p></p><p><strong>LA SYRIE SOUS PRESSION</strong></p><p></p><p>En quelques jours, les rebelles islamistes syriens se sont emparés de plus de territoire dans le nord-ouest de la Syrie qu'en treize ans de guerre civile. Depuis le 27 novembre, le groupe djihadiste&nbsp;Hayat Tahrir al-Cham et les&nbsp;factions rebelles alliées, a mis la main sur Alep, la deuxième ville la plus importante de Syrie. Il a ensuite pris Hama avec, en ligne de mire, la capitale, Damas. Même si elles ne sont pas majoritaires, certaines formations de rebelles proches d’Ankara participent à l’offensive d’Alep. Parmi elles, l’Armée nationale syrienne, un groupement d’une dizaine de factions, sans réelle unité idéologique mais partageant des sentiments très antikurdes et réunies par la Turquie depuis 2017. Alors que l’armée syrienne s’est débandée, le président Bachar el-Assad a promis d'utiliser la « <em>force</em> » pour éradiquer le «&nbsp;<em>terrorisme</em> ».</p><p>Jusqu’à présent, le régime syrien n’a tenu qu’en raison de l’aide de ses trois alliés : l’Iran, le Hezbollah et la Russie. Les djihadistes ont saisi le moment où le camp pro-iranien est affaibli par les coups que lui a portés Israël à Gaza, au Liban, et en Syrie. Israël, inquiet de voir le mouvement armé libanais développer avec l’appui logistique de l’Iran une plate-forme pour faire passer du matériel militaire et des hommes vers ses bastions au Liban, frappe librement ses ennemis en Syrie. Toutefois, le gouvernement israélien ne cherche pas à faire tomber le régime de Bachar : il lui suffit de pouvoir frapper à sa guise les installations du Hezbollah et de ses alliés en Syrie. La Russie, elle, occupée par sa guerre en Ukraine, n’a plus les mêmes ressources financières et humaines qu’au milieu des années 2010 à consacrer au soutien de Bachar el-Assad. Compliquant la donne géopolitique, la rébellion, et ses factions à la solde d’Ankara, s’est emparé de Tall, une localité sous contrôle kurde, près de la frontière turque.</p><p>La fulgurante offensive rebelle sur Alep met en lumière l’isolement et les faiblesses du régime de Damas avec lequel Recep Tayyip&nbsp;Erdogan&nbsp;et son gouvernement cherchent depuis deux ans, en vain, à négocier une normalisation diplomatique. Le président syrien a exigé à chaque étape des discussions le retrait des troupes turques dans le nord du pays et l’arrêt de la collaboration avec l’opposition syrienne. Deux termes qui ont toujours été non négociables côté turc. Avec le redéploiement de troupes russes sur le front ukrainien, le pouvoir turc espère lancer, comme il l’a annoncé à plusieurs reprises, une nouvelle offensive militaire dans le nord de la Syrie contre les forces kurdes. L’un des objectifs d’Ankara est également d’organiser le retour des quelque trois&nbsp;millions de réfugiés syriens que le pays accueille sur son territoire. En élargissant la zone contrôlée par les rebelles, Ankara espère augmenter ses chances d’accélérer le mouvement.</p><p>Dans un communiqué conjoint, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont appelé à la <em>«&nbsp;désescalade »</em> en Syrie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 08 Dec 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/3453a0b0-9d7b-4288-9e13-69101670fddb.mp3?_=1733472757" length="58055200" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
 CENSURE : À QUOI ONT JOUÉ GOUVERNEMENT ET PARTIS ?
 
 L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir une motion de censure par 331 voix, la majorité absolue étant de 289 voix, en réponse au déclenchement de l’article 49.3. Le gouvernement Barnier, le plus éphémère de la Ve République est tombé, moins de trois mois après sa nomination. Une première depuis 1962. « Le Premier ministre a remis jeudi la démission de son gouvernement au président de la République qui en a pris acte », a fait savoir l’Élysée.
 Au préalable, le Premier ministre avait assumé d’engager une phase de négociation avec les formations qui acceptaient d’entrer dans le jeu. Il était difficile de satisfaire les différents partis compte tenu de leurs différentes lignes rouges : tandis que le Rassemblement national (RN) ne voulait pas que le prochain budget lèse les classes populaires, Les Républicains refusaient d'augmenter les impôts, le Nouveau Front populaire (NFP) réclamait des impôts supplémentaires pour les plus riches et pas de nouvelle loi immigration, les macronistes exigeaient que les allégements de charges accordés aux entreprises ne soient pas remis en cause. Plus Michel Barnier lâchait de concessions pour dissuader les parlementaires de faire tomber son gouvernement, plus ils en rajoutaient. Pour s'acheter la grâce de Marine Le Pen, il s'est résigné à réduire les prix de l'électricité et à raboter l'aide médicale proposée aux sans-papiers. Mais elle a exigé ensuite que les médicaments soient mieux remboursés et que les pensions de retraite soient encore plus revalorisées. Sous la pression, le gouvernement est allé jusqu'à revenir sur la baisse du taux de remboursement des médicaments en 2025, l'une des dernières demandes de Marine Le Pen. Insuffisant, tant les exigences du RN semblaient s'échelonner à mesure que l'exécutif se montrait prêt à des concessions.
 La cheffe de file des députés RN espère s'être adressée en priorité à son électorat favorable à la chute de l'exécutif, mais elle prend le risque d'abandonner sa posture de parti de gouvernement dans sa conquête de nouveaux électeurs. En censurant, l'extrême droite a pris le risque d'affaiblir sa posture dans une partie de l'opinion, notamment chez les retraités et les catégories supérieures diplômées, inquiets d'une forme d'instabilité.
 Selon un sondage de l'Ifop publié le 28 novembre, 53 % des électeurs souhaitaient que la censure soit votée contre le gouvernement. La France est désormais sans budget, sans gouvernement, sans majorité à l'Assemblée nationale et dirigée par un président impopulaire.
 Jeudi soir, Emmanuel Macron a annoncé la nomination prochaine d’un nouveau Premier ministre à la tête d’un gouvernement d’intérêt général excluant le RN et LFI, et il a assuré qu’il exercerait son mandat jusqu’à son terme constitutionnel.
 
 LA SYRIE SOUS PRESSION
 
 En quelques jours, les rebelles islamistes syriens se sont emparés de plus de territoire dans le nord-ouest de la Syrie qu'en treize ans de guerre civile. Depuis le 27 novembre, le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham et les factions rebelles alliées, a mis la main sur Alep, la deuxième ville la plus importante de Syrie. Il a ensuite pris Hama avec, en ligne de mire, la capitale, Damas. Même si elles ne sont pas majoritaires, certaines formations de rebelles proches d’Ankara participent à l’offensive d’Alep. Parmi elles, l’Armée nationale syrienne, un groupement d’une dizaine de factions, sans réelle unité idéologique mais partageant des sentiments très antikurdes et réunies par la Turquie depuis 2017. Alors que l’armée syrienne s’est débandée, le président Bachar el-Assad a promis d'utiliser la « force » pour éradiquer le « terrorisme ».
 Jusqu’à présent, le régime syrien n’a tenu qu’en raison de l’aide de ses trois alliés : l’Iran, le Hezbollah et la Russie. Les djihadistes ont saisi le moment où le camp pro-iranien est affaibli par les coups que lui a portés Israël à Gaza, au Liban, et en Syrie. Israël, inquiet de voir le mouvement armé libanais développer avec l’appui logistique de l’Iran une plate-forme pour faire passer du matériel militaire et des hommes vers ses bastions au Liban, frappe librement ses ennemis en Syrie. Toutefois, le gouvernement israélien ne cherche pas à faire tomber le régime de Bachar : il lui suffit de pouvoir frapper à sa guise les installations du Hezbollah et de ses alliés en Syrie. La Russie, elle, occupée par sa guerre en Ukraine, n’a plus les mêmes ressources financières et humaines qu’au milieu des années 2010 à consacrer au soutien de Bachar el-Assad. Compliquant la donne géopolitique, la rébellion, et ses factions à la solde d’Ankara, s’est emparé de Tall, une localité sous contrôle kurde, près de la frontière turque.
 La fulgurante offensive rebelle sur Alep met en lumière l’isolement et les faiblesses du régime de Damas avec lequel Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement cherchent depuis deux ans, en vain, à négocier une normalisation diplomatique. Le président syrien a exigé à chaque étape des discussions le retrait des troupes turques dans le nord du pays et l’arrêt de la collaboration avec l’opposition syrienne. Deux termes qui ont toujours été non négociables côté turc. Avec le redéploiement de troupes russes sur le front ukrainien, le pouvoir turc espère lancer, comme il l’a annoncé à plusieurs reprises, une nouvelle offensive militaire dans le nord de la Syrie contre les forces kurdes. L’un des objectifs d’Ankara est également d’organiser le retour des quelque trois millions de réfugiés syriens que le pays accueille sur son territoire. En élargissant la zone contrôlée par les rebelles, Ankara espère augmenter ses chances d’accélérer le mouvement.
 Dans un communiqué conjoint, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont appelé à la « désescalade » en Syrie.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 décembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
 CENSURE : À QUOI ONT JOUÉ GOUVERNEMENT ET PARTIS ?
 
 L’Assemblée nationale a adopté mercredi soir une motion de censure par 331 voix, la majorité absolue étant de 289 voix, en réponse au déclenchement de l’article 49.3. Le gouvernement Barnier, le plus éphémère de la Ve République est tombé, moins de trois mois après sa nomination. Une première depuis 1962. « Le Premier ministre a remis jeudi la démission de son gouvernement au président de la République qui en a pris acte », a fait savoir l’Élysée.
 Au préalable, le Premier ministre avait assumé d’engager une phase de négociation avec les formations qui acceptaient d’entrer dans le jeu. Il était difficile de satisfaire les différents partis compte tenu de leurs différentes lignes rouges : tandis que le Rassemblement national (RN) ne voulait pas que le prochain budget lèse les classes populaires, Les Républicains refusaient d'augmenter les impôts, le Nouveau Front populaire (NFP) réclamait des impôts supplémentaires pour les plus riches et pas de nouvelle loi immigration, les macronistes exigeaient que les allégements de charges accordés aux entreprises ne soient pas remis en cause. Plus Michel Barnier lâchait de concessions pour dissuader les parlementaires de faire tomber son gouvernement, plus ils en rajoutaient. Pour s'acheter la grâce de Marine Le Pen, il s'est résigné à réduire les prix de l'électricité et à raboter l'aide médicale proposée aux sans-papiers. Mais elle a exigé ensuite que les médicaments soient mieux remboursés et que les pensions de retraite soient encore plus revalorisées. Sous la pression, le gouvernement est allé jusqu'à revenir sur la baisse du taux de remboursement des médicaments en 2025, l'une des dernières demandes de Marine Le Pen. Insuffisant, tant les exigences du RN semblaient s'échelonner à mesure que l'exécutif se montrait prêt à des concessions.
 La cheffe de file des députés RN espère s'être adressée en priorité à son électorat favorable à la chute de l'exécutif, mais elle prend le risque d'abandonner sa posture de parti de gouvernement dans sa conquête de nouveaux électeurs. En censurant, l'extrême droite a pris le risque d'affaiblir sa posture dans une partie de l'opinion, notamment chez les retraités et les catégories supérieures diplômées, inquiets d'une forme d'instabilité.
 Selon un sondage de l'Ifop publié le 28 novembre, 53 % des électeurs souhaitaient que la censure soit votée contre le gouvernement. La France est désormais sans budget, sans gouvernement, sans majorité à l'Assemblée nationale et dirigée par un président impopulaire.
 Jeudi soir, Emmanuel Macron a annoncé la nomination prochaine d’un nouveau Premier ministre à la tête d’un gouvernement d’intérêt général excluant le RN et LFI, et il a assuré qu’il exercerait son mandat jusqu’à son terme constitutionnel.
 
 LA SYRIE SOUS PRESSION
 
 En quelques jours, les rebelles islamistes syriens se sont emparés de plus de territoire dans le nord-ouest de la Syrie qu'en treize ans de guerre civile. Depuis le 27 novembre, le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham et les factions rebelles alliées, a mis la main sur Alep, la deuxième ville la plus importante de Syrie. Il a ensuite pris Hama avec, en ligne de mire, la capitale, Damas. Même si elles ne sont pas majoritaires, certaines formations de rebelles proches d’Ankara participent à l’offensive d’Alep. Parmi elles, l’Armée nationale syrienne, un groupement d’une dizaine de factions, sans réelle unité idéologique mais partageant des sentiments très antikurdes et réunies par la Turquie depuis 2017. Alors que l’armée syrienne s’est débandée, le président Bachar el-Assad a promis d'utiliser la « force » pour éradiquer le « terrorisme ».
 Jusqu’à présent, le régime syrien n’a tenu qu’en raison de l’aide de ses trois alliés : l’Iran, le Hezbollah et la Russie. Les djihadistes ont saisi le moment où le camp pro-iranien est affaibli par les coups que lui a portés Israël à Gaza, au Liban, et en Syrie. Israël, inquiet de voir le mouvement armé libanais développer avec l’appui logistique de l’Iran une plate-forme pour faire passer du matériel militaire et des hommes vers ses bastions au Liban, frappe librement ses ennemis en Syrie. Toutefois, le gouvernement israélien ne cherche pas à faire tomber le régime de Bachar : il lui suffit de pouvoir frapper à sa guise les installations du Hezbollah et de ses alliés en Syrie. La Russie, elle, occupée par sa guerre en Ukraine, n’a plus les mêmes ressources financières et humaines qu’au milieu des années 2010 à consacrer au soutien de Bachar el-Assad. Compliquant la donne géopolitique, la rébellion, et ses factions à la solde d’Ankara, s’est emparé de Tall, une localité sous contrôle kurde, près de la frontière turque.
 La fulgurante offensive rebelle sur Alep met en lumière l’isolement et les faiblesses du régime de Damas avec lequel Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement cherchent depuis deux ans, en vain, à négocier une normalisation diplomatique. Le président syrien a exigé à chaque étape des discussions le retrait des troupes turques dans le nord du pays et l’arrêt de la collaboration avec l’opposition syrienne. Deux termes qui ont toujours été non négociables côté turc. Avec le redéploiement de troupes russes sur le front ukrainien, le pouvoir turc espère lancer, comme il l’a annoncé à plusieurs reprises, une nouvelle offensive militaire dans le nord de la Syrie contre les forces kurdes. L’un des objectifs d’Ankara est également d’organiser le retour des quelque trois millions de réfugiés syriens que le pays accueille sur son territoire. En élargissant la zone contrôlée par les rebelles, Ankara espère augmenter ses chances d’accélérer le mouvement.
 Dans un communiqué conjoint, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont appelé à la « désescalade » en Syrie.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LE PS PEUT-IL S’AFFRANCHIR&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Le prochain congrès du PS devrait avoir lieu au printemps 2025. Elu depuis 2018, Olivier Faure remettra son mandat de premier secrétaire en jeu. Sa gouvernance est contestée par ceux qui lui reprochent de coller au pas et aux humeurs de Jean-Luc Mélenchon et d’avoir réduit le PS à une annexe de La France insoumise au lieu de profiter de la force acquise lors des européennes et même des législatives pour être en mesure de faire émerger un candidat socialiste présidentiable. Les partisans du député de Seine et Marne plaident pour la survie, à tout prix, de l’union de la gauche, tout en menant à l’Assemblée une bataille larvée contre LFI pour obtenir le leadership de la gauche. Un combat rendu possible par le retour en force des socialistes à l'Assemblée&nbsp;: les troupes du patron du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallaud, comptent 66 parlementaires, contre 71 mélenchonistes.</p><p>Cette crise entre le PS et LFI a éclaté au grand jour après la proposition de pacte de « non-censure » évoqué dimanche dernier sur France Inter par Boris Vallaud qui a proposé à <em>«&nbsp;tous les présidents de groupes du Sénat et de l'Assemblée de l'arc républicain de poser la question des conditions d'une non-censure »</em>. Il a, en outre, dit vouloir «&nbsp;<em>reprendre le fil</em>&nbsp;» de ce que «&nbsp;<em>les groupes du Nouveau Front populaire</em>&nbsp;» à l'Assemblée et au Sénat avaient «&nbsp;<em>commencé à faire à la mi-août&nbsp;en disant "nous sommes prêts à des compromis texte&nbsp;par texte, nous sommes prêts à discuter des priorités de politique budgétaire"&nbsp;</em>». &nbsp;«&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lepoint.fr/politique/budget-2025-maud-bregeon-appelle-les-deputes-ps-autour-de-la-table-23-11-2024-2576103_20.php"><em><u>Le PS cherche des alliés</u></em></a><em>. Mais ça sera sans LFI&nbsp;</em>», a assuré Jean-Luc Mélenchon, accusant le PS de «&nbsp;<em>tendre la main</em>&nbsp;» au-delà de la gauche.</p><p>La mésentente affichée entre LFI et le PS est également apparue à propos d’une proposition de loi déposée le 19 novembre, à l'initiative du député «&nbsp;insoumis&nbsp;» du Nord Ugo Bernalicis, qui vise à <em>« abroger le délit d’apologie du terrorisme du code pénal »</em>. Ce délit, créé par une loi de 2014, consiste à «&nbsp;<em>présenter ou commenter favorablement soit le terrorisme en général, soit des actes terroristes déjà commis</em>&nbsp;». Bernard Cazeneuve avait défendu ce texte comme «&nbsp;<em>nécessaire</em>&nbsp;» face à «&nbsp;<em>la stratégie médiatique</em>&nbsp;» des groupes djihadistes et au fait qu'«&nbsp;<em>Internet offre aux thèses les plus extrêmes une caisse de résonance démultipliée</em>&nbsp;». L'objectif consiste selon la présidente du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_La_France_insoumise"><u>groupe LFI</u></a> à l'<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_La_France_insoumise"><u>Assemblée nationale</u></a>, Mathilde Panot, à cantonner à nouveau l'apologie du terrorisme <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lepoint.fr/politique/mathilde-panot-precise-le-projet-de-loi-choc-des-insoumis-sur-l-apologie-du-terrorisme-24-11-2024-2576142_20.php"><u>au droit de la presse</u></a> afin de garantir «&nbsp;<em>la liberté d'expression</em>&nbsp;». La proposition a suscité une vague de critiques. A gauche le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a jugé qu'il suffisait en la matière d'affiner «&nbsp;<em>la définition</em>&nbsp;» du délit «&nbsp;<em>pour en éviter les dérives</em>&nbsp;». Plus clairement, le patron des députés PS, Boris Vallaud, a affirmé ne pas soutenir «&nbsp;<em>la proposition de LFI</em>&nbsp;».</p><p></p><p><strong>LA SITUATION EN UKRAINE</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Après des mois de refus, le 17&nbsp;novembre, les Etats-Unis ont donné aux Ukrainiens le feu vert pour frapper la Russie en profondeur avec leurs missiles balistiques sol-sol d’une portée allant jusqu’à 300&nbsp;kilomètres. Washington a justifié cette autorisation par le récent déploiement de soldats nord-coréens dans la région frontalière russe de Koursk. Alors que le conflit passait le cap des 1.000 jours, le 19&nbsp;novembre, Kyiv a frappé un poste de commandement russe dans la région de Koursk. En réponse, le président russe a annoncé l’adoption d’une nouvelle doctrine nucléaire qui élargit la possibilité d'un recours à l'arme atomique en cas d'attaque « massive » par un pays non nucléaire mais soutenu par une puissance nucléaire. Une référence claire à l'Ukraine et aux États-Unis. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont dénoncé « une rhétorique irresponsable&nbsp;» de la part de la Russie.</p><p>Alors que la Russie pousse son avantage sur la ligne de front, en&nbsp;s’emparant de territoires, dans l’est du pays, à une rapidité inédite, les Etats-Unis ont annoncé, le 20&nbsp;novembre, que pour aider l’Ukraine à freiner l’avancée des Russes, ils allaient fournir à Kyiv des «&nbsp;mines antipersonnel non-persistantes », c'est-à-dire équipées d'un dispositif d'autodestruction ou d'autodésactivation. Une mesure dénoncée non seulement par la Russie, et jugée «&nbsp;désastreuse&nbsp;» par la Campagne internationale pour interdire les mines, une organisation qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1997. L’Ukraine est aujourd’hui le pays le plus miné au monde, avec 23&nbsp;% de son territoire pollué par des mines terrestres et des munitions non explosées, indiquait dans un rapport en octobre, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).</p><p>Le 21 novembre Vladimir Poutine a déclaré que Moscou «&nbsp;<em>avait lancé un nouveau missile balistique de portée intermédiaire sur l'Ukraine, en réponse à l'utilisation récente par ce pays d'armes américaines et britanniques pour frapper plus en profondeur</em>&nbsp;» le territoire russe. Il a précisé que l'engin était un nouveau type de missile balistique hypersonique baptisé «&nbsp;Orechnik&nbsp;» - «&nbsp;noisetier&nbsp;», en russe -, dans sa «&nbsp;<em>configuration dénucléarisée</em>&nbsp;». Le tir a visé un «&nbsp;<em>site du complexe militaro-industriel ukrainien&nbsp;</em>» dans la ville de Dnipro, a-t-il ajouté. C’est une première dans l’histoire du nucléaire militaire. Il n’était pas chargé – d’où l’absence d’explosion au sol –, mais, avec un tel tir, les Russes ont franchi un pas dans l’escalade avec les Occidentaux. Face aux risques importants de méprise, donc de riposte et d’escalade nucléaire, la Russie a&nbsp;indiqué avoir prévenu les Etats-Unis de son tir. Une annonce confirmée par Washington.</p><p>Face aux nouvelles menaces du président russe, qui prévient qu'il pourrait désormais les frapper directement, les Occidentaux hésitent, vis-à-vis de l'Ukraine, entre un soutien réitéré mais assorti de limites (Joe Biden), des promesses verbales (Otan, France, Royaume-Uni et Suède), et la « <em>prudence</em> » (Allemagne).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LE PS PEUT-IL S’AFFRANCHIR&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Le prochain congrès du PS devrait avoir lieu au printemps 2025. Elu depuis 2018, Olivier Faure remettra son mandat de premier secrétaire en jeu. Sa gouvernance est contestée par ceux qui lui reprochent de coller au pas et aux humeurs de Jean-Luc Mélenchon et d’avoir réduit le PS à une annexe de La France insoumise au lieu de profiter de la force acquise lors des européennes et même des législatives pour être en mesure de faire émerger un candidat socialiste présidentiable. Les partisans du député de Seine et Marne plaident pour la survie, à tout prix, de l’union de la gauche, tout en menant à l’Assemblée une bataille larvée contre LFI pour obtenir le leadership de la gauche. Un combat rendu possible par le retour en force des socialistes à l'Assemblée&nbsp;: les troupes du patron du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallaud, comptent 66 parlementaires, contre 71 mélenchonistes.</p><p>Cette crise entre le PS et LFI a éclaté au grand jour après la proposition de pacte de « non-censure » évoqué dimanche dernier sur France Inter par Boris Vallaud qui a proposé à <em>«&nbsp;tous les présidents de groupes du Sénat et de l'Assemblée de l'arc républicain de poser la question des conditions d'une non-censure »</em>. Il a, en outre, dit vouloir «&nbsp;<em>reprendre le fil</em>&nbsp;» de ce que «&nbsp;<em>les groupes du Nouveau Front populaire</em>&nbsp;» à l'Assemblée et au Sénat avaient «&nbsp;<em>commencé à faire à la mi-août&nbsp;en disant "nous sommes prêts à des compromis texte&nbsp;par texte, nous sommes prêts à discuter des priorités de politique budgétaire"&nbsp;</em>». &nbsp;«&nbsp; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lepoint.fr/politique/budget-2025-maud-bregeon-appelle-les-deputes-ps-autour-de-la-table-23-11-2024-2576103_20.php"><em><u>Le PS cherche des alliés</u></em></a><em>. Mais ça sera sans LFI&nbsp;</em>», a assuré Jean-Luc Mélenchon, accusant le PS de «&nbsp;<em>tendre la main</em>&nbsp;» au-delà de la gauche.</p><p>La mésentente affichée entre LFI et le PS est également apparue à propos d’une proposition de loi déposée le 19 novembre, à l'initiative du député «&nbsp;insoumis&nbsp;» du Nord Ugo Bernalicis, qui vise à <em>« abroger le délit d’apologie du terrorisme du code pénal »</em>. Ce délit, créé par une loi de 2014, consiste à «&nbsp;<em>présenter ou commenter favorablement soit le terrorisme en général, soit des actes terroristes déjà commis</em>&nbsp;». Bernard Cazeneuve avait défendu ce texte comme «&nbsp;<em>nécessaire</em>&nbsp;» face à «&nbsp;<em>la stratégie médiatique</em>&nbsp;» des groupes djihadistes et au fait qu'«&nbsp;<em>Internet offre aux thèses les plus extrêmes une caisse de résonance démultipliée</em>&nbsp;». L'objectif consiste selon la présidente du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_La_France_insoumise"><u>groupe LFI</u></a> à l'<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_La_France_insoumise"><u>Assemblée nationale</u></a>, Mathilde Panot, à cantonner à nouveau l'apologie du terrorisme <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lepoint.fr/politique/mathilde-panot-precise-le-projet-de-loi-choc-des-insoumis-sur-l-apologie-du-terrorisme-24-11-2024-2576142_20.php"><u>au droit de la presse</u></a> afin de garantir «&nbsp;<em>la liberté d'expression</em>&nbsp;». La proposition a suscité une vague de critiques. A gauche le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a jugé qu'il suffisait en la matière d'affiner «&nbsp;<em>la définition</em>&nbsp;» du délit «&nbsp;<em>pour en éviter les dérives</em>&nbsp;». Plus clairement, le patron des députés PS, Boris Vallaud, a affirmé ne pas soutenir «&nbsp;<em>la proposition de LFI</em>&nbsp;».</p><p></p><p><strong>LA SITUATION EN UKRAINE</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Après des mois de refus, le 17&nbsp;novembre, les Etats-Unis ont donné aux Ukrainiens le feu vert pour frapper la Russie en profondeur avec leurs missiles balistiques sol-sol d’une portée allant jusqu’à 300&nbsp;kilomètres. Washington a justifié cette autorisation par le récent déploiement de soldats nord-coréens dans la région frontalière russe de Koursk. Alors que le conflit passait le cap des 1.000 jours, le 19&nbsp;novembre, Kyiv a frappé un poste de commandement russe dans la région de Koursk. En réponse, le président russe a annoncé l’adoption d’une nouvelle doctrine nucléaire qui élargit la possibilité d'un recours à l'arme atomique en cas d'attaque « massive » par un pays non nucléaire mais soutenu par une puissance nucléaire. Une référence claire à l'Ukraine et aux États-Unis. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont dénoncé « une rhétorique irresponsable&nbsp;» de la part de la Russie.</p><p>Alors que la Russie pousse son avantage sur la ligne de front, en&nbsp;s’emparant de territoires, dans l’est du pays, à une rapidité inédite, les Etats-Unis ont annoncé, le 20&nbsp;novembre, que pour aider l’Ukraine à freiner l’avancée des Russes, ils allaient fournir à Kyiv des «&nbsp;mines antipersonnel non-persistantes », c'est-à-dire équipées d'un dispositif d'autodestruction ou d'autodésactivation. Une mesure dénoncée non seulement par la Russie, et jugée «&nbsp;désastreuse&nbsp;» par la Campagne internationale pour interdire les mines, une organisation qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1997. L’Ukraine est aujourd’hui le pays le plus miné au monde, avec 23&nbsp;% de son territoire pollué par des mines terrestres et des munitions non explosées, indiquait dans un rapport en octobre, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).</p><p>Le 21 novembre Vladimir Poutine a déclaré que Moscou «&nbsp;<em>avait lancé un nouveau missile balistique de portée intermédiaire sur l'Ukraine, en réponse à l'utilisation récente par ce pays d'armes américaines et britanniques pour frapper plus en profondeur</em>&nbsp;» le territoire russe. Il a précisé que l'engin était un nouveau type de missile balistique hypersonique baptisé «&nbsp;Orechnik&nbsp;» - «&nbsp;noisetier&nbsp;», en russe -, dans sa «&nbsp;<em>configuration dénucléarisée</em>&nbsp;». Le tir a visé un «&nbsp;<em>site du complexe militaro-industriel ukrainien&nbsp;</em>» dans la ville de Dnipro, a-t-il ajouté. C’est une première dans l’histoire du nucléaire militaire. Il n’était pas chargé – d’où l’absence d’explosion au sol –, mais, avec un tel tir, les Russes ont franchi un pas dans l’escalade avec les Occidentaux. Face aux risques importants de méprise, donc de riposte et d’escalade nucléaire, la Russie a&nbsp;indiqué avoir prévenu les Etats-Unis de son tir. Une annonce confirmée par Washington.</p><p>Face aux nouvelles menaces du président russe, qui prévient qu'il pourrait désormais les frapper directement, les Occidentaux hésitent, vis-à-vis de l'Ukraine, entre un soutien réitéré mais assorti de limites (Joe Biden), des promesses verbales (Otan, France, Royaume-Uni et Suède), et la « <em>prudence</em> » (Allemagne).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 01 Dec 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/857e7f95-0a50-46fc-acab-36870f9f1540.mp3?_=1732868929" length="64056258" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 novembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LE PS PEUT-IL S’AFFRANCHIR ?
 
 Le prochain congrès du PS devrait avoir lieu au printemps 2025. Elu depuis 2018, Olivier Faure remettra son mandat de premier secrétaire en jeu. Sa gouvernance est contestée par ceux qui lui reprochent de coller au pas et aux humeurs de Jean-Luc Mélenchon et d’avoir réduit le PS à une annexe de La France insoumise au lieu de profiter de la force acquise lors des européennes et même des législatives pour être en mesure de faire émerger un candidat socialiste présidentiable. Les partisans du député de Seine et Marne plaident pour la survie, à tout prix, de l’union de la gauche, tout en menant à l’Assemblée une bataille larvée contre LFI pour obtenir le leadership de la gauche. Un combat rendu possible par le retour en force des socialistes à l'Assemblée : les troupes du patron du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallaud, comptent 66 parlementaires, contre 71 mélenchonistes.
 Cette crise entre le PS et LFI a éclaté au grand jour après la proposition de pacte de « non-censure » évoqué dimanche dernier sur France Inter par Boris Vallaud qui a proposé à « tous les présidents de groupes du Sénat et de l'Assemblée de l'arc républicain de poser la question des conditions d'une non-censure ». Il a, en outre, dit vouloir « reprendre le fil » de ce que « les groupes du Nouveau Front populaire » à l'Assemblée et au Sénat avaient « commencé à faire à la mi-août en disant "nous sommes prêts à des compromis texte par texte, nous sommes prêts à discuter des priorités de politique budgétaire" ». « Le PS cherche des alliés. Mais ça sera sans LFI », a assuré Jean-Luc Mélenchon, accusant le PS de « tendre la main » au-delà de la gauche.
 La mésentente affichée entre LFI et le PS est également apparue à propos d’une proposition de loi déposée le 19 novembre, à l'initiative du député « insoumis » du Nord Ugo Bernalicis, qui vise à « abroger le délit d’apologie du terrorisme du code pénal ». Ce délit, créé par une loi de 2014, consiste à « présenter ou commenter favorablement soit le terrorisme en général, soit des actes terroristes déjà commis ». Bernard Cazeneuve avait défendu ce texte comme « nécessaire » face à « la stratégie médiatique » des groupes djihadistes et au fait qu'« Internet offre aux thèses les plus extrêmes une caisse de résonance démultipliée ». L'objectif consiste selon la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, à cantonner à nouveau l'apologie du terrorisme au droit de la presse afin de garantir « la liberté d'expression ». La proposition a suscité une vague de critiques. A gauche le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a jugé qu'il suffisait en la matière d'affiner « la définition » du délit « pour en éviter les dérives ». Plus clairement, le patron des députés PS, Boris Vallaud, a affirmé ne pas soutenir « la proposition de LFI ».
 
 LA SITUATION EN UKRAINE
 
 Après des mois de refus, le 17 novembre, les Etats-Unis ont donné aux Ukrainiens le feu vert pour frapper la Russie en profondeur avec leurs missiles balistiques sol-sol d’une portée allant jusqu’à 300 kilomètres. Washington a justifié cette autorisation par le récent déploiement de soldats nord-coréens dans la région frontalière russe de Koursk. Alors que le conflit passait le cap des 1.000 jours, le 19 novembre, Kyiv a frappé un poste de commandement russe dans la région de Koursk. En réponse, le président russe a annoncé l’adoption d’une nouvelle doctrine nucléaire qui élargit la possibilité d'un recours à l'arme atomique en cas d'attaque « massive » par un pays non nucléaire mais soutenu par une puissance nucléaire. Une référence claire à l'Ukraine et aux États-Unis. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont dénoncé « une rhétorique irresponsable » de la part de la Russie.
 Alors que la Russie pousse son avantage sur la ligne de front, en s’emparant de territoires, dans l’est du pays, à une rapidité inédite, les Etats-Unis ont annoncé, le 20 novembre, que pour aider l’Ukraine à freiner l’avancée des Russes, ils allaient fournir à Kyiv des « mines antipersonnel non-persistantes », c'est-à-dire équipées d'un dispositif d'autodestruction ou d'autodésactivation. Une mesure dénoncée non seulement par la Russie, et jugée « désastreuse » par la Campagne internationale pour interdire les mines, une organisation qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1997. L’Ukraine est aujourd’hui le pays le plus miné au monde, avec 23 % de son territoire pollué par des mines terrestres et des munitions non explosées, indiquait dans un rapport en octobre, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
 Le 21 novembre Vladimir Poutine a déclaré que Moscou « avait lancé un nouveau missile balistique de portée intermédiaire sur l'Ukraine, en réponse à l'utilisation récente par ce pays d'armes américaines et britanniques pour frapper plus en profondeur » le territoire russe. Il a précisé que l'engin était un nouveau type de missile balistique hypersonique baptisé « Orechnik » - « noisetier », en russe -, dans sa « configuration dénucléarisée ». Le tir a visé un « site du complexe militaro-industriel ukrainien » dans la ville de Dnipro, a-t-il ajouté. C’est une première dans l’histoire du nucléaire militaire. Il n’était pas chargé – d’où l’absence d’explosion au sol –, mais, avec un tel tir, les Russes ont franchi un pas dans l’escalade avec les Occidentaux. Face aux risques importants de méprise, donc de riposte et d’escalade nucléaire, la Russie a indiqué avoir prévenu les Etats-Unis de son tir. Une annonce confirmée par Washington.
 Face aux nouvelles menaces du président russe, qui prévient qu'il pourrait désormais les frapper directement, les Occidentaux hésitent, vis-à-vis de l'Ukraine, entre un soutien réitéré mais assorti de limites (Joe Biden), des promesses verbales (Otan, France, Royaume-Uni et Suède), et la « prudence » (Allemagne).
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LE PS PEUT-IL S’AFFRANCHIR ?
 
 Le prochain congrès du PS devrait avoir lieu au printemps 2025. Elu depuis 2018, Olivier Faure remettra son mandat de premier secrétaire en jeu. Sa gouvernance est contestée par ceux qui lui reprochent de coller au pas et aux humeurs de Jean-Luc Mélenchon et d’avoir réduit le PS à une annexe de La France insoumise au lieu de profiter de la force acquise lors des européennes et même des législatives pour être en mesure de faire émerger un candidat socialiste présidentiable. Les partisans du député de Seine et Marne plaident pour la survie, à tout prix, de l’union de la gauche, tout en menant à l’Assemblée une bataille larvée contre LFI pour obtenir le leadership de la gauche. Un combat rendu possible par le retour en force des socialistes à l'Assemblée : les troupes du patron du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallaud, comptent 66 parlementaires, contre 71 mélenchonistes.
 Cette crise entre le PS et LFI a éclaté au grand jour après la proposition de pacte de « non-censure » évoqué dimanche dernier sur France Inter par Boris Vallaud qui a proposé à « tous les présidents de groupes du Sénat et de l'Assemblée de l'arc républicain de poser la question des conditions d'une non-censure ». Il a, en outre, dit vouloir « reprendre le fil » de ce que « les groupes du Nouveau Front populaire » à l'Assemblée et au Sénat avaient « commencé à faire à la mi-août en disant "nous sommes prêts à des compromis texte par texte, nous sommes prêts à discuter des priorités de politique budgétaire" ». « Le PS cherche des alliés. Mais ça sera sans LFI », a assuré Jean-Luc Mélenchon, accusant le PS de « tendre la main » au-delà de la gauche.
 La mésentente affichée entre LFI et le PS est également apparue à propos d’une proposition de loi déposée le 19 novembre, à l'initiative du député « insoumis » du Nord Ugo Bernalicis, qui vise à « abroger le délit d’apologie du terrorisme du code pénal ». Ce délit, créé par une loi de 2014, consiste à « présenter ou commenter favorablement soit le terrorisme en général, soit des actes terroristes déjà commis ». Bernard Cazeneuve avait défendu ce texte comme « nécessaire » face à « la stratégie médiatique » des groupes djihadistes et au fait qu'« Internet offre aux thèses les plus extrêmes une caisse de résonance démultipliée ». L'objectif consiste selon la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, à cantonner à nouveau l'apologie du terrorisme au droit de la presse afin de garantir « la liberté d'expression ». La proposition a suscité une vague de critiques. A gauche le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a jugé qu'il suffisait en la matière d'affiner « la définition » du délit « pour en éviter les dérives ». Plus clairement, le patron des députés PS, Boris Vallaud, a affirmé ne pas soutenir « la proposition de LFI ».
 
 LA SITUATION EN UKRAINE
 
 Après des mois de refus, le 17 novembre, les Etats-Unis ont donné aux Ukrainiens le feu vert pour frapper la Russie en profondeur avec leurs missiles balistiques sol-sol d’une portée allant jusqu’à 300 kilomètres. Washington a justifié cette autorisation par le récent déploiement de soldats nord-coréens dans la région frontalière russe de Koursk. Alors que le conflit passait le cap des 1.000 jours, le 19 novembre, Kyiv a frappé un poste de commandement russe dans la région de Koursk. En réponse, le président russe a annoncé l’adoption d’une nouvelle doctrine nucléaire qui élargit la possibilité d'un recours à l'arme atomique en cas d'attaque « massive » par un pays non nucléaire mais soutenu par une puissance nucléaire. Une référence claire à l'Ukraine et aux États-Unis. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne ont dénoncé « une rhétorique irresponsable » de la part de la Russie.
 Alors que la Russie pousse son avantage sur la ligne de front, en s’emparant de territoires, dans l’est du pays, à une rapidité inédite, les Etats-Unis ont annoncé, le 20 novembre, que pour aider l’Ukraine à freiner l’avancée des Russes, ils allaient fournir à Kyiv des « mines antipersonnel non-persistantes », c'est-à-dire équipées d'un dispositif d'autodestruction ou d'autodésactivation. Une mesure dénoncée non seulement par la Russie, et jugée « désastreuse » par la Campagne internationale pour interdire les mines, une organisation qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1997. L’Ukraine est aujourd’hui le pays le plus miné au monde, avec 23 % de son territoire pollué par des mines terrestres et des munitions non explosées, indiquait dans un rapport en octobre, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
 Le 21 novembre Vladimir Poutine a déclaré que Moscou « avait lancé un nouveau missile balistique de portée intermédiaire sur l'Ukraine, en réponse à l'utilisation récente par ce pays d'armes américaines et britanniques pour frapper plus en profondeur » le territoire russe. Il a précisé que l'engin était un nouveau type de missile balistique hypersonique baptisé « Orechnik » - « noisetier », en russe -, dans sa « configuration dénucléarisée ». Le tir a visé un « site du complexe militaro-industriel ukrainien » dans la ville de Dnipro, a-t-il ajouté. C’est une première dans l’histoire du nucléaire militaire. Il n’était pas chargé – d’où l’absence d’explosion au sol –, mais, avec un tel tir, les Russes ont franchi un pas dans l’escalade avec les Occidentaux. Face aux risques importants de méprise, donc de riposte et d’escalade nucléaire, la Russie a indiqué avoir prévenu les Etats-Unis de son tir. Une annonce confirmée par Washington.
 Face aux nouvelles menaces du président russe, qui prévient qu'il pourrait désormais les frapper directement, les Occidentaux hésitent, vis-à-vis de l'Ukraine, entre un soutien réitéré mais assorti de limites (Joe Biden), des promesses verbales (Otan, France, Royaume-Uni et Suède), et la « prudence » (Allemagne).
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/IgkEaiu]]></podcast:txt><itunes:episode>412</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Nicolas Baverez,Lionel Zinsou,PS,NFP,LFI,Ukraine,Russie,Vladimir Poutine</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les droits culturels, avec Roselyne Bachelot, Laurent Bayle et Marc-Olivier Padis]]></title><guid isPermaLink="false">9b9ea1da-83a2-4991-9812-5b9ce8ff67e2</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture.</li><li>Laurent Bayle, fondateur du festival de musique contemporaine Musica, ancien directeur artistique puis directeur de l’IRCAM, premierdirecteur général de la Philharmonie et fondateur des orchestres Demos autrement dit des Dispositifsd’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>LES DROITS CULTURELS</strong></p><p></p><p>La question des inégalités d’accès à la culture occupe depuis les années 1960 une place centrale dans l’action culturelle menée par l’État. En témoignent les efforts déployés pour faire venir un public plus varié à la culture, que ce soit au travers du développement des Maisons des jeunes et de la culture, ou des programmes spécifiques destinés aux scolaires.</p><p>C’est dans ce contexte que la notion de «&nbsp;droits culturels&nbsp;» est apparue avec la déclaration de Fribourg de 2008. Celle-ci a même acquis une force juridique en droit français avec la loi NOTRe, qui dispose que&nbsp;<em>«&nbsp;La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l'État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 </em>». Aux côtés des notions plus traditionnelles de «&nbsp;droit à la culture&nbsp;», ou de «&nbsp;culture pour tous&nbsp;», celle de «&nbsp;droit culturel&nbsp;» peut paraître incongrue, voire dénuée de sens. C’est en effet que sa définition reste floue. Son origine est à chercher dans la défense des minorités ethniques des pays du sud, dont les spécificités culturelles peuvent être soumises à des pressions de la part de la majorité. Son sens a évolué pour intégrer, plus largement, l’idée que tout groupe a le droit de participer à sa vie culturelle, étant entendu qu’«&nbsp;il s’agit d’une ambition plus forte que l’accès à la culture&nbsp;visé par la démocratisation culturelle&nbsp;». L’ambiguïté de la notion tient à ce que ses promoteurs la présentent à la fois comme une formalisation de droits dispersés dans des textes existants et en même temps comme l’affirmation de la nécessité d’une nouvelle politique de la culture.</p><p>La notion même de «&nbsp;droits culturels&nbsp;» souffre également de plusieurs ambiguïtés, voire obscurités. D’une part, elle porte son origine dans l’idée que les politiques traditionnelles de démocratisation de la culture auraient échoué face au constat de pratiques culturelles toujours stratifiées, et que cet échec serait lié à une politique culturelle inadaptée car trop verticale.</p><p>D’autre part, la notion porte en elle le risque d’entrer en conflit avec d’autres normes, dont celle de la liberté de la création culturelle. La revendication de la participation à la culture peut ainsi venir justifier des pressions exercées sur les acteurs culturels au nom de l’émancipation des individus.</p><p>Dès lors, comment appréhender cette notion floue, porteuse de revendications contradictoires, et surtout quelle peut être sa portée pratique&nbsp;pour l’élaboration des politiques publiques de la culture&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture.</li><li>Laurent Bayle, fondateur du festival de musique contemporaine Musica, ancien directeur artistique puis directeur de l’IRCAM, premierdirecteur général de la Philharmonie et fondateur des orchestres Demos autrement dit des Dispositifsd’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>LES DROITS CULTURELS</strong></p><p></p><p>La question des inégalités d’accès à la culture occupe depuis les années 1960 une place centrale dans l’action culturelle menée par l’État. En témoignent les efforts déployés pour faire venir un public plus varié à la culture, que ce soit au travers du développement des Maisons des jeunes et de la culture, ou des programmes spécifiques destinés aux scolaires.</p><p>C’est dans ce contexte que la notion de «&nbsp;droits culturels&nbsp;» est apparue avec la déclaration de Fribourg de 2008. Celle-ci a même acquis une force juridique en droit français avec la loi NOTRe, qui dispose que&nbsp;<em>«&nbsp;La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l'État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 </em>». Aux côtés des notions plus traditionnelles de «&nbsp;droit à la culture&nbsp;», ou de «&nbsp;culture pour tous&nbsp;», celle de «&nbsp;droit culturel&nbsp;» peut paraître incongrue, voire dénuée de sens. C’est en effet que sa définition reste floue. Son origine est à chercher dans la défense des minorités ethniques des pays du sud, dont les spécificités culturelles peuvent être soumises à des pressions de la part de la majorité. Son sens a évolué pour intégrer, plus largement, l’idée que tout groupe a le droit de participer à sa vie culturelle, étant entendu qu’«&nbsp;il s’agit d’une ambition plus forte que l’accès à la culture&nbsp;visé par la démocratisation culturelle&nbsp;». L’ambiguïté de la notion tient à ce que ses promoteurs la présentent à la fois comme une formalisation de droits dispersés dans des textes existants et en même temps comme l’affirmation de la nécessité d’une nouvelle politique de la culture.</p><p>La notion même de «&nbsp;droits culturels&nbsp;» souffre également de plusieurs ambiguïtés, voire obscurités. D’une part, elle porte son origine dans l’idée que les politiques traditionnelles de démocratisation de la culture auraient échoué face au constat de pratiques culturelles toujours stratifiées, et que cet échec serait lié à une politique culturelle inadaptée car trop verticale.</p><p>D’autre part, la notion porte en elle le risque d’entrer en conflit avec d’autres normes, dont celle de la liberté de la création culturelle. La revendication de la participation à la culture peut ainsi venir justifier des pressions exercées sur les acteurs culturels au nom de l’émancipation des individus.</p><p>Dès lors, comment appréhender cette notion floue, porteuse de revendications contradictoires, et surtout quelle peut être sa portée pratique&nbsp;pour l’élaboration des politiques publiques de la culture&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 27 Nov 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9b9ea1da-83a2-4991-9812-5b9ce8ff67e2.mp3?_=1730730161" length="59480860" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture.- Laurent Bayle, fondateur du festival de musique contemporaine Musica, ancien directeur artistique puis directeur de l’IRCAM, premierdirecteur général de la Philharmonie et fondateur des orchestres Demos autrement dit des Dispositifsd’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 
 LES DROITS CULTURELS
 
 La question des inégalités d’accès à la culture occupe depuis les années 1960 une place centrale dans l’action culturelle menée par l’État. En témoignent les efforts déployés pour faire venir un public plus varié à la culture, que ce soit au travers du développement des Maisons des jeunes et de la culture, ou des programmes spécifiques destinés aux scolaires.
 C’est dans ce contexte que la notion de « droits culturels » est apparue avec la déclaration de Fribourg de 2008. Celle-ci a même acquis une force juridique en droit français avec la loi NOTRe, qui dispose que « La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l'État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 ». Aux côtés des notions plus traditionnelles de « droit à la culture », ou de « culture pour tous », celle de « droit culturel » peut paraître incongrue, voire dénuée de sens. C’est en effet que sa définition reste floue. Son origine est à chercher dans la défense des minorités ethniques des pays du sud, dont les spécificités culturelles peuvent être soumises à des pressions de la part de la majorité. Son sens a évolué pour intégrer, plus largement, l’idée que tout groupe a le droit de participer à sa vie culturelle, étant entendu qu’« il s’agit d’une ambition plus forte que l’accès à la culture visé par la démocratisation culturelle ». L’ambiguïté de la notion tient à ce que ses promoteurs la présentent à la fois comme une formalisation de droits dispersés dans des textes existants et en même temps comme l’affirmation de la nécessité d’une nouvelle politique de la culture.
 La notion même de « droits culturels » souffre également de plusieurs ambiguïtés, voire obscurités. D’une part, elle porte son origine dans l’idée que les politiques traditionnelles de démocratisation de la culture auraient échoué face au constat de pratiques culturelles toujours stratifiées, et que cet échec serait lié à une politique culturelle inadaptée car trop verticale.
 D’autre part, la notion porte en elle le risque d’entrer en conflit avec d’autres normes, dont celle de la liberté de la création culturelle. La revendication de la participation à la culture peut ainsi venir justifier des pressions exercées sur les acteurs culturels au nom de l’émancipation des individus.
 Dès lors, comment appréhender cette notion floue, porteuse de revendications contradictoires, et surtout quelle peut être sa portée pratique pour l’élaboration des politiques publiques de la culture ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture.- Laurent Bayle, fondateur du festival de musique contemporaine Musica, ancien directeur artistique puis directeur de l’IRCAM, premierdirecteur général de la Philharmonie et fondateur des orchestres Demos autrement dit des Dispositifsd’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 
 LES DROITS CULTURELS
 
 La question des inégalités d’accès à la culture occupe depuis les années 1960 une place centrale dans l’action culturelle menée par l’État. En témoignent les efforts déployés pour faire venir un public plus varié à la culture, que ce soit au travers du développement des Maisons des jeunes et de la culture, ou des programmes spécifiques destinés aux scolaires.
 C’est dans ce contexte que la notion de « droits culturels » est apparue avec la déclaration de Fribourg de 2008. Celle-ci a même acquis une force juridique en droit français avec la loi NOTRe, qui dispose que « La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l'État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 ». Aux côtés des notions plus traditionnelles de « droit à la culture », ou de « culture pour tous », celle de « droit culturel » peut paraître incongrue, voire dénuée de sens. C’est en effet que sa définition reste floue. Son origine est à chercher dans la défense des minorités ethniques des pays du sud, dont les spécificités culturelles peuvent être soumises à des pressions de la part de la majorité. Son sens a évolué pour intégrer, plus largement, l’idée que tout groupe a le droit de participer à sa vie culturelle, étant entendu qu’« il s’agit d’une ambition plus forte que l’accès à la culture visé par la démocratisation culturelle ». L’ambiguïté de la notion tient à ce que ses promoteurs la présentent à la fois comme une formalisation de droits dispersés dans des textes existants et en même temps comme l’affirmation de la nécessité d’une nouvelle politique de la culture.
 La notion même de « droits culturels » souffre également de plusieurs ambiguïtés, voire obscurités. D’une part, elle porte son origine dans l’idée que les politiques traditionnelles de démocratisation de la culture auraient échoué face au constat de pratiques culturelles toujours stratifiées, et que cet échec serait lié à une politique culturelle inadaptée car trop verticale.
 D’autre part, la notion porte en elle le risque d’entrer en conflit avec d’autres normes, dont celle de la liberté de la création culturelle. La revendication de la participation à la culture peut ainsi venir justifier des pressions exercées sur les acteurs culturels au nom de l’émancipation des individus.
 Dès lors, comment appréhender cette notion floue, porteuse de revendications contradictoires, et surtout quelle peut être sa portée pratique pour l’élaboration des politiques publiques de la culture ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LA QUESTION AGRICOLE ET LE MERCOSUR</strong></p><p></p><p>L'Union européenne et le Mercosur - le Marché commun du Sud, regroupant l’Argentine, la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bolivie"><u>Bolivie</u></a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Br%C3%A9sil"><u>Brésil</u></a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paraguay"><u>Paraguay</u></a> et l'<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Uruguay"><u>Uruguay</u></a> - discutent depuis 1999 d'un traité de libre-échange. « <em>La négociation agricole a été finalisée en 2019</em> », précise-t-on à la Commission européenne. Pour les secteurs les plus sensibles, des quotas tarifaires ont été fixés : chaque année, 99 000 tonnes de bœuf, 180 000 tonnes de sucre de canne et 180 000 tonnes de volaille pourront accoster en Europe sans payer de droits de douane, ou alors minimes. Au-delà, les taxes habituelles s'appliqueront. Le quota de bœuf brésilien représente moins de 1 % de la consommation annuelle européenne et 1,2 % pour celle de sucre. Les discussions entre l'UE et le Mercosur ont repris en mars 2023 et ne portent désormais que sur quelques questions précises, faisant l'objet d'un « protocole additionnel ». En l'absence d'entente rapide, le Mercosur pourrait se rapprocher de la Chine, craint l'exécutif européen. Onze pays ont signé une lettre pour dire leur soutien à l'accord. Parmi eux, l'Allemagne, premier exportateur européen et troisième exportateur mondial, dont l'économie est à la peine. Mais la France qui s’oppose depuis 2019 à l’accord, s'est lancée dans une course contre la montre, en vue de faire pencher les pays indécis.</p><p>Les agriculteurs français s'inquiètent de la menace d'un débarquement de denrées alimentaires sud-américaines à bas prix, en concurrence déloyale car issues d'un modèle productiviste soumis à des normes sociales, sanitaires et environnementales bien moins exigeantes. Ils se sentent sacrifiés quand l'Allemagne, première puissance industrielle d'Europe, va pouvoir mieux vendre ses voitures alors que la France, première puissance agricole d'Europe, subira les importations de viande sud-américaine. La FNSEA et les Jeunes Agriculteursont ont lancé un mouvement de protestation, lundi, alors que la Coordination rurale a&nbsp;appelé, mardi, à des actions plus radicales, comme le blocage du fret alimentaire. Leur mobilisation intervient alors qu’en janvier se profilent les élections professionnelles pour le contrôle des chambres d'agriculture. Au soutien de la colère paysanne, les décideurs politiques font front uni. L'opposition au Mercosur s'élargit. Après une première tribune signée par 200&nbsp;députés dans Le Figaro le 5&nbsp;novembre, 600 parlementaires en ont signé une autre le 12 dans Le Monde, adressée à la présidente de la Commission européenne. Emmanuel Macron, qui a déjà fait bloquer l'accord en 2019, répète qu'«&nbsp;<em>en l'état, le traité n'est pas acceptable</em>&nbsp;». Michel Barnier a fait l'aller-retour à Bruxelles le 13 novembre pour avertir que « <em>l'impact serait désastreux </em>» et qu'il ne faudrait « <em>pas passer outre la position d'un pays comme la France</em> ». Le gouvernement va proposer un débat au Parlement le 10 décembre suivi d'un vote sur l'accord commercial.</p><p></p><p><strong>BAKOU : NAUFRAGE DES ACCORDS DE PARIS ?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>La 29e conférence mondiale sur le climat (COP29) s’est déroulée du 11&nbsp;au 22 novembre à Bakou en Azerbaïdjan en l’absence de nombreux membres du G20 (qui représente près de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre)&nbsp;: ni les Etats-Unis, ni la Chine, ni l’Inde, ni le Canada, ni le Japon n’ont envoyé de représentants. Les acteurs importants de la diplomatie climatique : le président français, le chancelier allemand et la présidente de l’Union européenne étaient également absents. La COP29 avait pour principal objectif d’augmenter l'aide financière annuelle des pays riches. En ces temps de morosité économique, de guerres en Ukraine, à Gaza et au Liban, alors que le climato-sceptique Trump a été élu aux Etats-Unis et que l’intensification des impacts climatiques se fait sentir comme récemment en Espagne, les fossés entre les différents blocs de pays ne sont pas résorbés. Face aux demandes multiples d’aides financières (le groupe Afrique évoque 1.300&nbsp;milliards de dollars, les ONG du Climate Action Network<em> «&nbsp;au moins&nbsp;»</em>1.000&nbsp;milliards), l’Union européenne refuse de dévoiler son jeu.</p><p>Les pays de l’Union européenne ne souhaitent pas faire de trop grandes promesses quant au montant des aides à apporter aux pays en développement, tout en redoutant d’apparaître comme la partie responsable du blocage. Mercredi, le commissaire européen à l’action pour le climat Wopke Hoekstra a estimé nécessaire de définir d’abord ce qu’englobe le chiffrage des pays en développement. Une façon de ne pas focaliser les débats sur les chiffres et de continuer à discuter de l’élargissement de la liste des contributeurs ou, au moins, de comptabiliser les aides des pays émergents, de l’intégration des investissements du privé, et du fait que les aides soient orientées vers les pays les plus vulnérables. La Chine refuse d’être incluse dans la liste des pays contributeurs, ce qui remettrait en cause son statut de pays en développement. Jeudi, la présidence de la COP a dévoilé un texte évoquant au moins <em>«&nbsp;1.000&nbsp;milliards de dollars&nbsp;»</em>, mais sans préciser de chiffrage. Une proposition jugée inacceptable par M. Hoekstra tandis que les pays en développement ont proposé un compromis à 500&nbsp;milliards par an.</p><p>Avant l’Accord de Paris de 2015, les émissions de gaz à effet de serre augmentaient de 16 % par an. Selon les estimations de l’ONU, les politiques mises en œuvre depuis 2015 ont permis de diminuer cette augmentation qui s’établirait à 3&nbsp;% en 2030. Loin des 30 à 45 % de diminution nécessaires pour atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle. Selon l'Observatoire international climat et opinions publiques, un baromètre annuel publié par Ipsos et EDF, partout dans le monde, la priorité environnementale recule et le changement climatique inquiète de moins en moins. En France, la proportion de personnes très préoccupées par le sujet a baissé de 35 %.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LA QUESTION AGRICOLE ET LE MERCOSUR</strong></p><p></p><p>L'Union européenne et le Mercosur - le Marché commun du Sud, regroupant l’Argentine, la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bolivie"><u>Bolivie</u></a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Br%C3%A9sil"><u>Brésil</u></a>, le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paraguay"><u>Paraguay</u></a> et l'<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Uruguay"><u>Uruguay</u></a> - discutent depuis 1999 d'un traité de libre-échange. « <em>La négociation agricole a été finalisée en 2019</em> », précise-t-on à la Commission européenne. Pour les secteurs les plus sensibles, des quotas tarifaires ont été fixés : chaque année, 99 000 tonnes de bœuf, 180 000 tonnes de sucre de canne et 180 000 tonnes de volaille pourront accoster en Europe sans payer de droits de douane, ou alors minimes. Au-delà, les taxes habituelles s'appliqueront. Le quota de bœuf brésilien représente moins de 1 % de la consommation annuelle européenne et 1,2 % pour celle de sucre. Les discussions entre l'UE et le Mercosur ont repris en mars 2023 et ne portent désormais que sur quelques questions précises, faisant l'objet d'un « protocole additionnel ». En l'absence d'entente rapide, le Mercosur pourrait se rapprocher de la Chine, craint l'exécutif européen. Onze pays ont signé une lettre pour dire leur soutien à l'accord. Parmi eux, l'Allemagne, premier exportateur européen et troisième exportateur mondial, dont l'économie est à la peine. Mais la France qui s’oppose depuis 2019 à l’accord, s'est lancée dans une course contre la montre, en vue de faire pencher les pays indécis.</p><p>Les agriculteurs français s'inquiètent de la menace d'un débarquement de denrées alimentaires sud-américaines à bas prix, en concurrence déloyale car issues d'un modèle productiviste soumis à des normes sociales, sanitaires et environnementales bien moins exigeantes. Ils se sentent sacrifiés quand l'Allemagne, première puissance industrielle d'Europe, va pouvoir mieux vendre ses voitures alors que la France, première puissance agricole d'Europe, subira les importations de viande sud-américaine. La FNSEA et les Jeunes Agriculteursont ont lancé un mouvement de protestation, lundi, alors que la Coordination rurale a&nbsp;appelé, mardi, à des actions plus radicales, comme le blocage du fret alimentaire. Leur mobilisation intervient alors qu’en janvier se profilent les élections professionnelles pour le contrôle des chambres d'agriculture. Au soutien de la colère paysanne, les décideurs politiques font front uni. L'opposition au Mercosur s'élargit. Après une première tribune signée par 200&nbsp;députés dans Le Figaro le 5&nbsp;novembre, 600 parlementaires en ont signé une autre le 12 dans Le Monde, adressée à la présidente de la Commission européenne. Emmanuel Macron, qui a déjà fait bloquer l'accord en 2019, répète qu'«&nbsp;<em>en l'état, le traité n'est pas acceptable</em>&nbsp;». Michel Barnier a fait l'aller-retour à Bruxelles le 13 novembre pour avertir que « <em>l'impact serait désastreux </em>» et qu'il ne faudrait « <em>pas passer outre la position d'un pays comme la France</em> ». Le gouvernement va proposer un débat au Parlement le 10 décembre suivi d'un vote sur l'accord commercial.</p><p></p><p><strong>BAKOU : NAUFRAGE DES ACCORDS DE PARIS ?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>La 29e conférence mondiale sur le climat (COP29) s’est déroulée du 11&nbsp;au 22 novembre à Bakou en Azerbaïdjan en l’absence de nombreux membres du G20 (qui représente près de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre)&nbsp;: ni les Etats-Unis, ni la Chine, ni l’Inde, ni le Canada, ni le Japon n’ont envoyé de représentants. Les acteurs importants de la diplomatie climatique : le président français, le chancelier allemand et la présidente de l’Union européenne étaient également absents. La COP29 avait pour principal objectif d’augmenter l'aide financière annuelle des pays riches. En ces temps de morosité économique, de guerres en Ukraine, à Gaza et au Liban, alors que le climato-sceptique Trump a été élu aux Etats-Unis et que l’intensification des impacts climatiques se fait sentir comme récemment en Espagne, les fossés entre les différents blocs de pays ne sont pas résorbés. Face aux demandes multiples d’aides financières (le groupe Afrique évoque 1.300&nbsp;milliards de dollars, les ONG du Climate Action Network<em> «&nbsp;au moins&nbsp;»</em>1.000&nbsp;milliards), l’Union européenne refuse de dévoiler son jeu.</p><p>Les pays de l’Union européenne ne souhaitent pas faire de trop grandes promesses quant au montant des aides à apporter aux pays en développement, tout en redoutant d’apparaître comme la partie responsable du blocage. Mercredi, le commissaire européen à l’action pour le climat Wopke Hoekstra a estimé nécessaire de définir d’abord ce qu’englobe le chiffrage des pays en développement. Une façon de ne pas focaliser les débats sur les chiffres et de continuer à discuter de l’élargissement de la liste des contributeurs ou, au moins, de comptabiliser les aides des pays émergents, de l’intégration des investissements du privé, et du fait que les aides soient orientées vers les pays les plus vulnérables. La Chine refuse d’être incluse dans la liste des pays contributeurs, ce qui remettrait en cause son statut de pays en développement. Jeudi, la présidence de la COP a dévoilé un texte évoquant au moins <em>«&nbsp;1.000&nbsp;milliards de dollars&nbsp;»</em>, mais sans préciser de chiffrage. Une proposition jugée inacceptable par M. Hoekstra tandis que les pays en développement ont proposé un compromis à 500&nbsp;milliards par an.</p><p>Avant l’Accord de Paris de 2015, les émissions de gaz à effet de serre augmentaient de 16 % par an. Selon les estimations de l’ONU, les politiques mises en œuvre depuis 2015 ont permis de diminuer cette augmentation qui s’établirait à 3&nbsp;% en 2030. Loin des 30 à 45 % de diminution nécessaires pour atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle. Selon l'Observatoire international climat et opinions publiques, un baromètre annuel publié par Ipsos et EDF, partout dans le monde, la priorité environnementale recule et le changement climatique inquiète de moins en moins. En France, la proportion de personnes très préoccupées par le sujet a baissé de 35 %.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 24 Nov 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/052d44a2-0ba2-435e-9737-1fd348a3bafb.mp3?_=1732268748" length="59220470" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 novembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LA QUESTION AGRICOLE ET LE MERCOSUR
 
 L'Union européenne et le Mercosur - le Marché commun du Sud, regroupant l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay - discutent depuis 1999 d'un traité de libre-échange. « La négociation agricole a été finalisée en 2019 », précise-t-on à la Commission européenne. Pour les secteurs les plus sensibles, des quotas tarifaires ont été fixés : chaque année, 99 000 tonnes de bœuf, 180 000 tonnes de sucre de canne et 180 000 tonnes de volaille pourront accoster en Europe sans payer de droits de douane, ou alors minimes. Au-delà, les taxes habituelles s'appliqueront. Le quota de bœuf brésilien représente moins de 1 % de la consommation annuelle européenne et 1,2 % pour celle de sucre. Les discussions entre l'UE et le Mercosur ont repris en mars 2023 et ne portent désormais que sur quelques questions précises, faisant l'objet d'un « protocole additionnel ». En l'absence d'entente rapide, le Mercosur pourrait se rapprocher de la Chine, craint l'exécutif européen. Onze pays ont signé une lettre pour dire leur soutien à l'accord. Parmi eux, l'Allemagne, premier exportateur européen et troisième exportateur mondial, dont l'économie est à la peine. Mais la France qui s’oppose depuis 2019 à l’accord, s'est lancée dans une course contre la montre, en vue de faire pencher les pays indécis.
 Les agriculteurs français s'inquiètent de la menace d'un débarquement de denrées alimentaires sud-américaines à bas prix, en concurrence déloyale car issues d'un modèle productiviste soumis à des normes sociales, sanitaires et environnementales bien moins exigeantes. Ils se sentent sacrifiés quand l'Allemagne, première puissance industrielle d'Europe, va pouvoir mieux vendre ses voitures alors que la France, première puissance agricole d'Europe, subira les importations de viande sud-américaine. La FNSEA et les Jeunes Agriculteursont ont lancé un mouvement de protestation, lundi, alors que la Coordination rurale a appelé, mardi, à des actions plus radicales, comme le blocage du fret alimentaire. Leur mobilisation intervient alors qu’en janvier se profilent les élections professionnelles pour le contrôle des chambres d'agriculture. Au soutien de la colère paysanne, les décideurs politiques font front uni. L'opposition au Mercosur s'élargit. Après une première tribune signée par 200 députés dans Le Figaro le 5 novembre, 600 parlementaires en ont signé une autre le 12 dans Le Monde, adressée à la présidente de la Commission européenne. Emmanuel Macron, qui a déjà fait bloquer l'accord en 2019, répète qu'« en l'état, le traité n'est pas acceptable ». Michel Barnier a fait l'aller-retour à Bruxelles le 13 novembre pour avertir que « l'impact serait désastreux » et qu'il ne faudrait « pas passer outre la position d'un pays comme la France ». Le gouvernement va proposer un débat au Parlement le 10 décembre suivi d'un vote sur l'accord commercial.
 
 BAKOU : NAUFRAGE DES ACCORDS DE PARIS ?
 
 La 29e conférence mondiale sur le climat (COP29) s’est déroulée du 11 au 22 novembre à Bakou en Azerbaïdjan en l’absence de nombreux membres du G20 (qui représente près de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre) : ni les Etats-Unis, ni la Chine, ni l’Inde, ni le Canada, ni le Japon n’ont envoyé de représentants. Les acteurs importants de la diplomatie climatique : le président français, le chancelier allemand et la présidente de l’Union européenne étaient également absents. La COP29 avait pour principal objectif d’augmenter l'aide financière annuelle des pays riches. En ces temps de morosité économique, de guerres en Ukraine, à Gaza et au Liban, alors que le climato-sceptique Trump a été élu aux Etats-Unis et que l’intensification des impacts climatiques se fait sentir comme récemment en Espagne, les fossés entre les différents blocs de pays ne sont pas résorbés. Face aux demandes multiples d’aides financières (le groupe Afrique évoque 1.300 milliards de dollars, les ONG du Climate Action Network « au moins »1.000 milliards), l’Union européenne refuse de dévoiler son jeu.
 Les pays de l’Union européenne ne souhaitent pas faire de trop grandes promesses quant au montant des aides à apporter aux pays en développement, tout en redoutant d’apparaître comme la partie responsable du blocage. Mercredi, le commissaire européen à l’action pour le climat Wopke Hoekstra a estimé nécessaire de définir d’abord ce qu’englobe le chiffrage des pays en développement. Une façon de ne pas focaliser les débats sur les chiffres et de continuer à discuter de l’élargissement de la liste des contributeurs ou, au moins, de comptabiliser les aides des pays émergents, de l’intégration des investissements du privé, et du fait que les aides soient orientées vers les pays les plus vulnérables. La Chine refuse d’être incluse dans la liste des pays contributeurs, ce qui remettrait en cause son statut de pays en développement. Jeudi, la présidence de la COP a dévoilé un texte évoquant au moins « 1.000 milliards de dollars », mais sans préciser de chiffrage. Une proposition jugée inacceptable par M. Hoekstra tandis que les pays en développement ont proposé un compromis à 500 milliards par an.
 Avant l’Accord de Paris de 2015, les émissions de gaz à effet de serre augmentaient de 16 % par an. Selon les estimations de l’ONU, les politiques mises en œuvre depuis 2015 ont permis de diminuer cette augmentation qui s’établirait à 3 % en 2030. Loin des 30 à 45 % de diminution nécessaires pour atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle. Selon l'Observatoire international climat et opinions publiques, un baromètre annuel publié par Ipsos et EDF, partout dans le monde, la priorité environnementale recule et le changement climatique inquiète de moins en moins. En France, la proportion de personnes très préoccupées par le sujet a baissé de 35 %.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 novembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LA QUESTION AGRICOLE ET LE MERCOSUR
 
 L'Union européenne et le Mercosur - le Marché commun du Sud, regroupant l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay - discutent depuis 1999 d'un traité de libre-échange. « La négociation agricole a été finalisée en 2019 », précise-t-on à la Commission européenne. Pour les secteurs les plus sensibles, des quotas tarifaires ont été fixés : chaque année, 99 000 tonnes de bœuf, 180 000 tonnes de sucre de canne et 180 000 tonnes de volaille pourront accoster en Europe sans payer de droits de douane, ou alors minimes. Au-delà, les taxes habituelles s'appliqueront. Le quota de bœuf brésilien représente moins de 1 % de la consommation annuelle européenne et 1,2 % pour celle de sucre. Les discussions entre l'UE et le Mercosur ont repris en mars 2023 et ne portent désormais que sur quelques questions précises, faisant l'objet d'un « protocole additionnel ». En l'absence d'entente rapide, le Mercosur pourrait se rapprocher de la Chine, craint l'exécutif européen. Onze pays ont signé une lettre pour dire leur soutien à l'accord. Parmi eux, l'Allemagne, premier exportateur européen et troisième exportateur mondial, dont l'économie est à la peine. Mais la France qui s’oppose depuis 2019 à l’accord, s'est lancée dans une course contre la montre, en vue de faire pencher les pays indécis.
 Les agriculteurs français s'inquiètent de la menace d'un débarquement de denrées alimentaires sud-américaines à bas prix, en concurrence déloyale car issues d'un modèle productiviste soumis à des normes sociales, sanitaires et environnementales bien moins exigeantes. Ils se sentent sacrifiés quand l'Allemagne, première puissance industrielle d'Europe, va pouvoir mieux vendre ses voitures alors que la France, première puissance agricole d'Europe, subira les importations de viande sud-américaine. La FNSEA et les Jeunes Agriculteursont ont lancé un mouvement de protestation, lundi, alors que la Coordination rurale a appelé, mardi, à des actions plus radicales, comme le blocage du fret alimentaire. Leur mobilisation intervient alors qu’en janvier se profilent les élections professionnelles pour le contrôle des chambres d'agriculture. Au soutien de la colère paysanne, les décideurs politiques font front uni. L'opposition au Mercosur s'élargit. Après une première tribune signée par 200 députés dans Le Figaro le 5 novembre, 600 parlementaires en ont signé une autre le 12 dans Le Monde, adressée à la présidente de la Commission européenne. Emmanuel Macron, qui a déjà fait bloquer l'accord en 2019, répète qu'« en l'état, le traité n'est pas acceptable ». Michel Barnier a fait l'aller-retour à Bruxelles le 13 novembre pour avertir que « l'impact serait désastreux » et qu'il ne faudrait « pas passer outre la position d'un pays comme la France ». Le gouvernement va proposer un débat au Parlement le 10 décembre suivi d'un vote sur l'accord commercial.
 
 BAKOU : NAUFRAGE DES ACCORDS DE PARIS ?
 
 La 29e conférence mondiale sur le climat (COP29) s’est déroulée du 11 au 22 novembre à Bakou en Azerbaïdjan en l’absence de nombreux membres du G20 (qui représente près de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre) : ni les Etats-Unis, ni la Chine, ni l’Inde, ni le Canada, ni le Japon n’ont envoyé de représentants. Les acteurs importants de la diplomatie climatique : le président français, le chancelier allemand et la présidente de l’Union européenne étaient également absents. La COP29 avait pour principal objectif d’augmenter l'aide financière annuelle des pays riches. En ces temps de morosité économique, de guerres en Ukraine, à Gaza et au Liban, alors que le climato-sceptique Trump a été élu aux Etats-Unis et que l’intensification des impacts climatiques se fait sentir comme récemment en Espagne, les fossés entre les différents blocs de pays ne sont pas résorbés. Face aux demandes multiples d’aides financières (le groupe Afrique évoque 1.300 milliards de dollars, les ONG du Climate Action Network « au moins »1.000 milliards), l’Union européenne refuse de dévoiler son jeu.
 Les pays de l’Union européenne ne souhaitent pas faire de trop grandes promesses quant au montant des aides à apporter aux pays en développement, tout en redoutant d’apparaître comme la partie responsable du blocage. Mercredi, le commissaire européen à l’action pour le climat Wopke Hoekstra a estimé nécessaire de définir d’abord ce qu’englobe le chiffrage des pays en développement. Une façon de ne pas focaliser les débats sur les chiffres et de continuer à discuter de l’élargissement de la liste des contributeurs ou, au moins, de comptabiliser les aides des pays émergents, de l’intégration des investissements du privé, et du fait que les aides soient orientées vers les pays les plus vulnérables. La Chine refuse d’être incluse dans la liste des pays contributeurs, ce qui remettrait en cause son statut de pays en développement. Jeudi, la présidence de la COP a dévoilé un texte évoquant au moins « 1.000 milliards de dollars », mais sans préciser de chiffrage. Une proposition jugée inacceptable par M. Hoekstra tandis que les pays en développement ont proposé un compromis à 500 milliards par an.
 Avant l’Accord de Paris de 2015, les émissions de gaz à effet de serre augmentaient de 16 % par an. Selon les estimations de l’ONU, les politiques mises en œuvre depuis 2015 ont permis de diminuer cette augmentation qui s’établirait à 3 % en 2030. Loin des 30 à 45 % de diminution nécessaires pour atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle. Selon l'Observatoire international climat et opinions publiques, un baromètre annuel publié par Ipsos et EDF, partout dans le monde, la priorité environnementale recule et le changement climatique inquiète de moins en moins. En France, la proportion de personnes très préoccupées par le sujet a baissé de 35 %.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:41</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VBxPmSd]]></podcast:txt><itunes:episode>411</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,François Bujon de l’Estang,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis,Agriculteurs,Mercosur,COP29,Bakou</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (les défis qui attendent Bruno Retailleau)]]></title><guid isPermaLink="false">6090b88c-5353-442a-a70b-8270ab9b2112</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 17 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 17 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/6090b88c-5353-442a-a70b-8270ab9b2112.mp3?_=1731801876" length="29345174" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>30:34</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/OjytjCy]]></podcast:txt><itunes:episode>410</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,François Bujon de l’Estang,Nicole Gnesotto,Lionel Zinsou,Bruno Retailleau</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Antisémitisme, drogue, insécurité, immigration : M. Retailleau est-il condamné aux imprécations ?]]></title><guid isPermaLink="false">9ff5bd64-ee76-412a-96a4-85c062ae9cb6</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 17 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>ANTISÉMITISME, DROGUE, SÉCURITÉ, IMMIGRATION&nbsp;: M. RETAILLEAU EST-IL CONDAMNÉ AUX IMPRÉCATIONS&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Le poste de délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT est inoccupé depuis le 26&nbsp;juin, alors même que, depuis le 7&nbsp;octobre&nbsp;2023, date de l’attaque terroriste du Hamas en Israël, les actes antisémites explosent en France. Déjà, en 2012, on comptait 614&nbsp;actes antisémites, puis entre 800 et 900 en 2015 avec le terrorisme islamiste, jusqu’au seuil inédit de 1.676 actes en 2023. Au premier semestre 2024, selon la Direction nationale du renseignement territorial, les actes antisémites ont augmenté de 192%. Tandis que les Français juifs représentent moins de 1% de la population, ils concentrent 57% des agressions racistes et antireligieuses.</p><p>Sur l’immigration, Bruno Retailleau multiplie les propositions parfois très clivantes, (durcissement du regroupement familial, restriction des aides, instauration de quotas migratoires, etc.), tandis que le Premier ministre affiche un ton plus prudent et renvoie à plus tard les arbitrages définitifs. Environ 140.000 décisions de retour sont prononcées par an en France et concernent principalement des ressortissants du Maghreb, d'Afrique, d'Afghanistan et de Syrie. Selo, des années, leur taux d'exécution a varié entre&nbsp; 3,9% et 17,1%. Quand la réadmission dans le pays d'origine ne fonctionne pas, le renvoi dans un pays tiers est, aux yeux de Bruno Retailleau, une solution à explorer. Aussi négocie-t-il des accords avec des pays tels que l'Irak, le Kazakhstan ou l'Egypte, afin d’y envoyer des étrangers impossibles à expulser dans leur pays d'origine. Ces pays tiers accepteraient de recevoir ces étrangers sur leur sol, à la condition qu'ils y aient déjà transité ou séjourné. Tout comme la Commission européenne et une majorité d’Etats membres, la France est de plus en plus encline à envisager une externalisation du traitement de l’asile.</p><p>On attendait une nouvelle loi sur l’immigration au début de l’année 2025. Les parlementaires plancheront finalement, en janvier, sur une proposition de loi sur le narcotrafic, issue des travaux du Sénat. La succession, depuis plusieurs semaines, de règlements de comptes meurtriers liés au trafic de drogue, a poussé le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, et celui de la justice, Didier Migaud, à annoncer leur <em>« plan d’action »</em> contre la criminalité organisée, le 8&nbsp;novembre, à Marseille. Une <em>«&nbsp;cause nationale »</em>, selon le couple régalien, qui s’engage à <em>« faire front commun »</em>. L’analogie avec la lutte contre le terrorisme irrigue l’approche du gouvernement face à la montée en puissance des groupes criminels organisés – un phénomène parfois nommé «&nbsp;narcoterrorisme ». En France, la consommation de drogue (5&nbsp;millions de consommateurs, selon l’Office antistupéfiants) ne cesse d’augmenter, ainsi que le nombre de morts liés au trafic (85 en&nbsp;2023). Des chiffres, des discours et des lois.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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RETAILLEAU EST-IL CONDAMNÉ AUX IMPRÉCATIONS&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Le poste de délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT est inoccupé depuis le 26&nbsp;juin, alors même que, depuis le 7&nbsp;octobre&nbsp;2023, date de l’attaque terroriste du Hamas en Israël, les actes antisémites explosent en France. Déjà, en 2012, on comptait 614&nbsp;actes antisémites, puis entre 800 et 900 en 2015 avec le terrorisme islamiste, jusqu’au seuil inédit de 1.676 actes en 2023. Au premier semestre 2024, selon la Direction nationale du renseignement territorial, les actes antisémites ont augmenté de 192%. Tandis que les Français juifs représentent moins de 1% de la population, ils concentrent 57% des agressions racistes et antireligieuses.</p><p>Sur l’immigration, Bruno Retailleau multiplie les propositions parfois très clivantes, (durcissement du regroupement familial, restriction des aides, instauration de quotas migratoires, etc.), tandis que le Premier ministre affiche un ton plus prudent et renvoie à plus tard les arbitrages définitifs. Environ 140.000 décisions de retour sont prononcées par an en France et concernent principalement des ressortissants du Maghreb, d'Afrique, d'Afghanistan et de Syrie. Selo, des années, leur taux d'exécution a varié entre&nbsp; 3,9% et 17,1%. Quand la réadmission dans le pays d'origine ne fonctionne pas, le renvoi dans un pays tiers est, aux yeux de Bruno Retailleau, une solution à explorer. Aussi négocie-t-il des accords avec des pays tels que l'Irak, le Kazakhstan ou l'Egypte, afin d’y envoyer des étrangers impossibles à expulser dans leur pays d'origine. Ces pays tiers accepteraient de recevoir ces étrangers sur leur sol, à la condition qu'ils y aient déjà transité ou séjourné. Tout comme la Commission européenne et une majorité d’Etats membres, la France est de plus en plus encline à envisager une externalisation du traitement de l’asile.</p><p>On attendait une nouvelle loi sur l’immigration au début de l’année 2025. Les parlementaires plancheront finalement, en janvier, sur une proposition de loi sur le narcotrafic, issue des travaux du Sénat. La succession, depuis plusieurs semaines, de règlements de comptes meurtriers liés au trafic de drogue, a poussé le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, et celui de la justice, Didier Migaud, à annoncer leur <em>« plan d’action »</em> contre la criminalité organisée, le 8&nbsp;novembre, à Marseille. Une <em>«&nbsp;cause nationale »</em>, selon le couple régalien, qui s’engage à <em>« faire front commun »</em>. L’analogie avec la lutte contre le terrorisme irrigue l’approche du gouvernement face à la montée en puissance des groupes criminels organisés – un phénomène parfois nommé «&nbsp;narcoterrorisme ». En France, la consommation de drogue (5&nbsp;millions de consommateurs, selon l’Office antistupéfiants) ne cesse d’augmenter, ainsi que le nombre de morts liés au trafic (85 en&nbsp;2023). Des chiffres, des discours et des lois.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 ANTISÉMITISME, DROGUE, SÉCURITÉ, IMMIGRATION : M. RETAILLEAU EST-IL CONDAMNÉ AUX IMPRÉCATIONS ?
 
 Le poste de délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT est inoccupé depuis le 26 juin, alors même que, depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque terroriste du Hamas en Israël, les actes antisémites explosent en France. Déjà, en 2012, on comptait 614 actes antisémites, puis entre 800 et 900 en 2015 avec le terrorisme islamiste, jusqu’au seuil inédit de 1.676 actes en 2023. Au premier semestre 2024, selon la Direction nationale du renseignement territorial, les actes antisémites ont augmenté de 192%. Tandis que les Français juifs représentent moins de 1% de la population, ils concentrent 57% des agressions racistes et antireligieuses.
 Sur l’immigration, Bruno Retailleau multiplie les propositions parfois très clivantes, (durcissement du regroupement familial, restriction des aides, instauration de quotas migratoires, etc.), tandis que le Premier ministre affiche un ton plus prudent et renvoie à plus tard les arbitrages définitifs. Environ 140.000 décisions de retour sont prononcées par an en France et concernent principalement des ressortissants du Maghreb, d'Afrique, d'Afghanistan et de Syrie. Selo, des années, leur taux d'exécution a varié entre 3,9% et 17,1%. Quand la réadmission dans le pays d'origine ne fonctionne pas, le renvoi dans un pays tiers est, aux yeux de Bruno Retailleau, une solution à explorer. Aussi négocie-t-il des accords avec des pays tels que l'Irak, le Kazakhstan ou l'Egypte, afin d’y envoyer des étrangers impossibles à expulser dans leur pays d'origine. Ces pays tiers accepteraient de recevoir ces étrangers sur leur sol, à la condition qu'ils y aient déjà transité ou séjourné. Tout comme la Commission européenne et une majorité d’Etats membres, la France est de plus en plus encline à envisager une externalisation du traitement de l’asile.
 On attendait une nouvelle loi sur l’immigration au début de l’année 2025. Les parlementaires plancheront finalement, en janvier, sur une proposition de loi sur le narcotrafic, issue des travaux du Sénat. La succession, depuis plusieurs semaines, de règlements de comptes meurtriers liés au trafic de drogue, a poussé le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, et celui de la justice, Didier Migaud, à annoncer leur « plan d’action » contre la criminalité organisée, le 8 novembre, à Marseille. Une « cause nationale », selon le couple régalien, qui s’engage à « faire front commun ». L’analogie avec la lutte contre le terrorisme irrigue l’approche du gouvernement face à la montée en puissance des groupes criminels organisés – un phénomène parfois nommé « narcoterrorisme ». En France, la consommation de drogue (5 millions de consommateurs, selon l’Office antistupéfiants) ne cesse d’augmenter, ainsi que le nombre de morts liés au trafic (85 en 2023). Des chiffres, des discours et des lois.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 17 novembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 ANTISÉMITISME, DROGUE, SÉCURITÉ, IMMIGRATION : M. RETAILLEAU EST-IL CONDAMNÉ AUX IMPRÉCATIONS ?
 
 Le poste de délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT est inoccupé depuis le 26 juin, alors même que, depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque terroriste du Hamas en Israël, les actes antisémites explosent en France. Déjà, en 2012, on comptait 614 actes antisémites, puis entre 800 et 900 en 2015 avec le terrorisme islamiste, jusqu’au seuil inédit de 1.676 actes en 2023. Au premier semestre 2024, selon la Direction nationale du renseignement territorial, les actes antisémites ont augmenté de 192%. Tandis que les Français juifs représentent moins de 1% de la population, ils concentrent 57% des agressions racistes et antireligieuses.
 Sur l’immigration, Bruno Retailleau multiplie les propositions parfois très clivantes, (durcissement du regroupement familial, restriction des aides, instauration de quotas migratoires, etc.), tandis que le Premier ministre affiche un ton plus prudent et renvoie à plus tard les arbitrages définitifs. Environ 140.000 décisions de retour sont prononcées par an en France et concernent principalement des ressortissants du Maghreb, d'Afrique, d'Afghanistan et de Syrie. Selo, des années, leur taux d'exécution a varié entre 3,9% et 17,1%. Quand la réadmission dans le pays d'origine ne fonctionne pas, le renvoi dans un pays tiers est, aux yeux de Bruno Retailleau, une solution à explorer. Aussi négocie-t-il des accords avec des pays tels que l'Irak, le Kazakhstan ou l'Egypte, afin d’y envoyer des étrangers impossibles à expulser dans leur pays d'origine. Ces pays tiers accepteraient de recevoir ces étrangers sur leur sol, à la condition qu'ils y aient déjà transité ou séjourné. Tout comme la Commission européenne et une majorité d’Etats membres, la France est de plus en plus encline à envisager une externalisation du traitement de l’asile.
 On attendait une nouvelle loi sur l’immigration au début de l’année 2025. Les parlementaires plancheront finalement, en janvier, sur une proposition de loi sur le narcotrafic, issue des travaux du Sénat. La succession, depuis plusieurs semaines, de règlements de comptes meurtriers liés au trafic de drogue, a poussé le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, et celui de la justice, Didier Migaud, à annoncer leur « plan d’action » contre la criminalité organisée, le 8 novembre, à Marseille. Une « cause nationale », selon le couple régalien, qui s’engage à « faire front commun ». L’analogie avec la lutte contre le terrorisme irrigue l’approche du gouvernement face à la montée en puissance des groupes criminels organisés – un phénomène parfois nommé « narcoterrorisme ». En France, la consommation de drogue (5 millions de consommateurs, selon l’Office antistupéfiants) ne cesse d’augmenter, ainsi que le nombre de morts liés au trafic (85 en 2023). Des chiffres, des discours et des lois.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:59</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VidWbWl]]></podcast:txt><itunes:episode>410</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Jean-Louis Bourlanges,François Bujon de l’Estang,Nicole Gnesotto,Lionel Zinsou,Bruno Retailleau</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : la Comédie-Française, avec Aliette Martin et Olivier Giel (4/4)]]></title><guid isPermaLink="false">418fbd03-2254-4f30-9048-80b70172e433</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Le quatrième et dernier épisode de notre série en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel de la Comédie-Française fait le point sur l’importance du répertoire au sein duquel les administrateurs doivent puiser pour les représentations données salle Richelieu. Il évoque l’importance du principe de l’alternance des spectacles, spécifique à la Comédie-Française, à la fois pour les acteurs et pour les techniciens.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Le quatrième et dernier épisode de notre série en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel de la Comédie-Française fait le point sur l’importance du répertoire au sein duquel les administrateurs doivent puiser pour les représentations données salle Richelieu. Il évoque l’importance du principe de l’alternance des spectacles, spécifique à la Comédie-Française, à la fois pour les acteurs et pour les techniciens.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 13 Nov 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/418fbd03-2254-4f30-9048-80b70172e433.mp3?_=1727343682" length="25640385" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.
 
 Le quatrième et dernier épisode de notre série en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel de la Comédie-Française fait le point sur l’importance du répertoire au sein duquel les administrateurs doivent puiser pour les représentations données salle Richelieu. Il évoque l’importance du principe de l’alternance des spectacles, spécifique à la Comédie-Française, à la fois pour les acteurs et pour les techniciens.
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 Le quatrième et dernier épisode de notre série en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel de la Comédie-Française fait le point sur l’importance du répertoire au sein duquel les administrateurs doivent puiser pour les représentations données salle Richelieu. Il évoque l’importance du principe de l’alternance des spectacles, spécifique à la Comédie-Française, à la fois pour les acteurs et pour les techniciens.
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 Une conversation entre Aliette Martin, Ol...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>26:42</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/wILHsxc]]></podcast:txt><itunes:episode>401</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Comédie-Française,Aliette Martin,Olivier Giel</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’élection et la situation aux Etats-Unis / Conséquences pour l’Europe et la France]]></title><guid isPermaLink="false">76e9c032-7490-4f59-8a30-82fd3904d609</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 novembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>L’ÉLECTION ET LA SITUATION DES ÉTATS-UNIS</strong></p><p></p><p>Aux Etats-Unis, trois ans après avoir quitté le bureau ovale, Donald Trump a été élu 47ème président des 244&nbsp;millions de citoyens américains. Pour la première fois depuis 2004, les Républicains ont remporté le vote populaire en plus d’une nette majorité de grands électeurs. Selon les dernières projections, 64,5% des Américains ont voté soit la deuxième plus forte participation depuis 1908, juste derrière 2020. Donald Trump a remporté la totalité des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Swing_states"><u>États pivots</u></a>, tandis que son parti a décroché dans le même temps la majorité au Sénat. C'est la première fois qu'un candidat républicain remporte le vote populaire depuis <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/George_W._Bush"><u>George W. Bush</u></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_2004"><u>en 2004</u></a>, et la seconde fois qu'un président est réélu pour un second mandat non consécutif depuis <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grover_Cleveland"><u>Grover Cleveland</u></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_1892"><u>en 1892</u></a>. L’ampleur de cette victoire «&nbsp;haut la main&nbsp;» provoque la surprise, les sondages ayant longtemps été favorables à Kamala Harris, puis les deux candidats ayant été annoncés «&nbsp;au coude-à-coude&nbsp;» au cours des dernières semaines de la campagne.</p><p>Élu une première fois en 2016, battu de justesse en 2020 par Joe Biden lors d’un scrutin dont il n’a jamais reconnu les résultats, Donald Trump a revendiqué une <em>«&nbsp;victoire politique jamais vue&nbsp;» </em>dans le pays, et promis un nouvel «&nbsp;<em>âge d’or</em>&nbsp;» aux Américains. Sa victoire, le candidat républicain la doit à une stratégie électorale risquée :&nbsp;miser d'abord sur l’Amérique rurale. Il a rassemblé 55% des voix chez les blancs non diplômés et 60% dans les campagnes. Un socle ultra solide qui s'est aussi élargi : Trump fait mieux qu’en 2020 dans <em>«&nbsp;quasiment tous les groupes démographiques</em>&nbsp;» dont certains piliers de l’électorat démocrate : les femmes (+ 2 points qu’en 2020), les Hispaniques (+6) les Afro-américains (+7) et surtout les jeunes hommes (le "bro vote", +15).<em> </em>A l’inverse, Kamala Harris ne progresse que chez les femmes diplômées et échoue à mobiliser sur l’avortement et la défense de la démocratie&nbsp;: elle réalise 80% des votes chez ceux plaçant ces deux thèmes comme priorité mais cela est compensé intégralement par les 80% de votes contraires chez ceux favorisant l’immigration ou l’économie. Au lendemain du scrutin, Kamala Harris a reconnu sa défaite. Après avoir appelé son adversaire pour le féliciter, la candidate démocrate a appelé ses soutiens à accepter les résultats.</p><p>Au lendemain de la victoire de Donald Trump, la bourse américaine s’est envolée, le dollar a connu sa plus forte hausse depuis huit&nbsp;ans, le bitcoin - soutenu par Trump - a dépassé pour la première fois les 75.000 dollars.</p><p></p><p><strong>CONSÉQUENCES POUR L’EUROPE ET LA FRANCE</strong></p><p></p><p>Le triomphe de Donald Trump impactera l'économie mondiale. Le candidat républicain souhaite augmenter les droits de douane de 10&nbsp;ou 20% sur tous les produits importés aux Etats-Unis. Une surtaxe conséquente, au regard des 3,3% de droits de douane moyens pratiqués aujourd'hui. En 2023, l'Union européenne a importé 344 milliards d'euros de biens d'outre-Atlantique et lui en a exporté pour 502 milliards d'euros. Un déficit commercial de 158&nbsp;milliards de dollars insupportable aux yeux de Donald Trump. Il compte aussi surtaxer de 60&nbsp;% ceux qui proviennent de Chine, faisant peser sur l’Union européenne la menace de voir les industriels chinois réorienter leurs exportations vers le Vieux Continent.</p><p>Parmi les Vingt Sept réunis jeudi et vendredi à Budapest, une petite minorité souhaitait la victoire de Donald Trump. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le pays occupe jusqu’à fin décembre la présidence du Conseil de l’UE et qui reçoit ses homologues à ce titre, le Slovaque Robert Fico, tandis que l’Italienne, Giorgia Meloni reste ambiguë. Les Vingt-Sept sont tiraillés par des intérêts divergents. Paris, chantre de l’autonomie stratégique de l’Union, prône l’instauration d’un rapport de force musclé avec Washington, si cela se révélait nécessaire. Mais plusieurs États membres sont pour la prudence, redoutant les mesures de rétorsion. A commencer par l’Allemagne, dont la coalition est secouée par le limogeage du ministre des finances libéral, et qui, en plus de son tropisme transatlantique et de son attachement au parapluie militaire américain, a un besoin impérieux d’exporter ses voitures et ses machines-outils de l’autre côté de l’Atlantique. Comme l’Italie, pour qui le marché américain est également un débouché essentiel. L’impact de cette élection concernera aussi les secteurs secteurs énergétique, technologique, militaire et géopolitique, avec, en ligne de mire, l'avenir de la guerre russo-ukrainienne et le spectre d'une déstabilisation des pays frontaliers en cas d'affaiblissement, de l'OTAN&nbsp;: la Pologne et les pays baltes, notamment, ont pour obsession de conserver les garanties de sécurité américaines offertes par l’OTAN. Que ce soit parce qu’il est vital pour leurs industriels de continuer à exporter outre-Atlantique ou pour s’assurer que Washington continuera à les protéger d’éventuelles agressions extérieures, une majorité des Vingt-Sept ne semble pas spontanément disposée à engager un bras de fer avec l’allié américain.</p><p>Les rapports de force que Donald Trump devrait engager avec l’Europe porteront également sur la propagation des ressorts idéologiques et stratégiques qui ont « fait » sa victoire et pourraient consolider la doxa des extrêmes droites dans des démocraties déstabilisées et sous tension.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Pour la première fois depuis 2004, les Républicains ont remporté le vote populaire en plus d’une nette majorité de grands électeurs. Selon les dernières projections, 64,5% des Américains ont voté soit la deuxième plus forte participation depuis 1908, juste derrière 2020. Donald Trump a remporté la totalité des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Swing_states"><u>États pivots</u></a>, tandis que son parti a décroché dans le même temps la majorité au Sénat. C'est la première fois qu'un candidat républicain remporte le vote populaire depuis <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/George_W._Bush"><u>George W. Bush</u></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_2004"><u>en 2004</u></a>, et la seconde fois qu'un président est réélu pour un second mandat non consécutif depuis <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grover_Cleveland"><u>Grover Cleveland</u></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_1892"><u>en 1892</u></a>. L’ampleur de cette victoire «&nbsp;haut la main&nbsp;» provoque la surprise, les sondages ayant longtemps été favorables à Kamala Harris, puis les deux candidats ayant été annoncés «&nbsp;au coude-à-coude&nbsp;» au cours des dernières semaines de la campagne.</p><p>Élu une première fois en 2016, battu de justesse en 2020 par Joe Biden lors d’un scrutin dont il n’a jamais reconnu les résultats, Donald Trump a revendiqué une <em>«&nbsp;victoire politique jamais vue&nbsp;» </em>dans le pays, et promis un nouvel «&nbsp;<em>âge d’or</em>&nbsp;» aux Américains. Sa victoire, le candidat républicain la doit à une stratégie électorale risquée :&nbsp;miser d'abord sur l’Amérique rurale. Il a rassemblé 55% des voix chez les blancs non diplômés et 60% dans les campagnes. Un socle ultra solide qui s'est aussi élargi : Trump fait mieux qu’en 2020 dans <em>«&nbsp;quasiment tous les groupes démographiques</em>&nbsp;» dont certains piliers de l’électorat démocrate : les femmes (+ 2 points qu’en 2020), les Hispaniques (+6) les Afro-américains (+7) et surtout les jeunes hommes (le "bro vote", +15).<em> </em>A l’inverse, Kamala Harris ne progresse que chez les femmes diplômées et échoue à mobiliser sur l’avortement et la défense de la démocratie&nbsp;: elle réalise 80% des votes chez ceux plaçant ces deux thèmes comme priorité mais cela est compensé intégralement par les 80% de votes contraires chez ceux favorisant l’immigration ou l’économie. Au lendemain du scrutin, Kamala Harris a reconnu sa défaite. Après avoir appelé son adversaire pour le féliciter, la candidate démocrate a appelé ses soutiens à accepter les résultats.</p><p>Au lendemain de la victoire de Donald Trump, la bourse américaine s’est envolée, le dollar a connu sa plus forte hausse depuis huit&nbsp;ans, le bitcoin - soutenu par Trump - a dépassé pour la première fois les 75.000 dollars.</p><p></p><p><strong>CONSÉQUENCES POUR L’EUROPE ET LA FRANCE</strong></p><p></p><p>Le triomphe de Donald Trump impactera l'économie mondiale. Le candidat républicain souhaite augmenter les droits de douane de 10&nbsp;ou 20% sur tous les produits importés aux Etats-Unis. Une surtaxe conséquente, au regard des 3,3% de droits de douane moyens pratiqués aujourd'hui. En 2023, l'Union européenne a importé 344 milliards d'euros de biens d'outre-Atlantique et lui en a exporté pour 502 milliards d'euros. Un déficit commercial de 158&nbsp;milliards de dollars insupportable aux yeux de Donald Trump. Il compte aussi surtaxer de 60&nbsp;% ceux qui proviennent de Chine, faisant peser sur l’Union européenne la menace de voir les industriels chinois réorienter leurs exportations vers le Vieux Continent.</p><p>Parmi les Vingt Sept réunis jeudi et vendredi à Budapest, une petite minorité souhaitait la victoire de Donald Trump. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le pays occupe jusqu’à fin décembre la présidence du Conseil de l’UE et qui reçoit ses homologues à ce titre, le Slovaque Robert Fico, tandis que l’Italienne, Giorgia Meloni reste ambiguë. Les Vingt-Sept sont tiraillés par des intérêts divergents. Paris, chantre de l’autonomie stratégique de l’Union, prône l’instauration d’un rapport de force musclé avec Washington, si cela se révélait nécessaire. Mais plusieurs États membres sont pour la prudence, redoutant les mesures de rétorsion. A commencer par l’Allemagne, dont la coalition est secouée par le limogeage du ministre des finances libéral, et qui, en plus de son tropisme transatlantique et de son attachement au parapluie militaire américain, a un besoin impérieux d’exporter ses voitures et ses machines-outils de l’autre côté de l’Atlantique. Comme l’Italie, pour qui le marché américain est également un débouché essentiel. L’impact de cette élection concernera aussi les secteurs secteurs énergétique, technologique, militaire et géopolitique, avec, en ligne de mire, l'avenir de la guerre russo-ukrainienne et le spectre d'une déstabilisation des pays frontaliers en cas d'affaiblissement, de l'OTAN&nbsp;: la Pologne et les pays baltes, notamment, ont pour obsession de conserver les garanties de sécurité américaines offertes par l’OTAN. Que ce soit parce qu’il est vital pour leurs industriels de continuer à exporter outre-Atlantique ou pour s’assurer que Washington continuera à les protéger d’éventuelles agressions extérieures, une majorité des Vingt-Sept ne semble pas spontanément disposée à engager un bras de fer avec l’allié américain.</p><p>Les rapports de force que Donald Trump devrait engager avec l’Europe porteront également sur la propagation des ressorts idéologiques et stratégiques qui ont « fait » sa victoire et pourraient consolider la doxa des extrêmes droites dans des démocraties déstabilisées et sous tension.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 10 Nov 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/76e9c032-7490-4f59-8a30-82fd3904d609.mp3?_=1731054959" length="62136154" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 novembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 L’ÉLECTION ET LA SITUATION DES ÉTATS-UNIS
 
 Aux Etats-Unis, trois ans après avoir quitté le bureau ovale, Donald Trump a été élu 47ème président des 244 millions de citoyens américains. Pour la première fois depuis 2004, les Républicains ont remporté le vote populaire en plus d’une nette majorité de grands électeurs. Selon les dernières projections, 64,5% des Américains ont voté soit la deuxième plus forte participation depuis 1908, juste derrière 2020. Donald Trump a remporté la totalité des États pivots, tandis que son parti a décroché dans le même temps la majorité au Sénat. C'est la première fois qu'un candidat républicain remporte le vote populaire depuis George W. Bush en 2004, et la seconde fois qu'un président est réélu pour un second mandat non consécutif depuis Grover Cleveland en 1892. L’ampleur de cette victoire « haut la main » provoque la surprise, les sondages ayant longtemps été favorables à Kamala Harris, puis les deux candidats ayant été annoncés « au coude-à-coude » au cours des dernières semaines de la campagne.
 Élu une première fois en 2016, battu de justesse en 2020 par Joe Biden lors d’un scrutin dont il n’a jamais reconnu les résultats, Donald Trump a revendiqué une « victoire politique jamais vue » dans le pays, et promis un nouvel « âge d’or » aux Américains. Sa victoire, le candidat républicain la doit à une stratégie électorale risquée : miser d'abord sur l’Amérique rurale. Il a rassemblé 55% des voix chez les blancs non diplômés et 60% dans les campagnes. Un socle ultra solide qui s'est aussi élargi : Trump fait mieux qu’en 2020 dans « quasiment tous les groupes démographiques » dont certains piliers de l’électorat démocrate : les femmes (+ 2 points qu’en 2020), les Hispaniques (+6) les Afro-américains (+7) et surtout les jeunes hommes (le "bro vote", +15). A l’inverse, Kamala Harris ne progresse que chez les femmes diplômées et échoue à mobiliser sur l’avortement et la défense de la démocratie : elle réalise 80% des votes chez ceux plaçant ces deux thèmes comme priorité mais cela est compensé intégralement par les 80% de votes contraires chez ceux favorisant l’immigration ou l’économie. Au lendemain du scrutin, Kamala Harris a reconnu sa défaite. Après avoir appelé son adversaire pour le féliciter, la candidate démocrate a appelé ses soutiens à accepter les résultats.
 Au lendemain de la victoire de Donald Trump, la bourse américaine s’est envolée, le dollar a connu sa plus forte hausse depuis huit ans, le bitcoin - soutenu par Trump - a dépassé pour la première fois les 75.000 dollars.
 
 CONSÉQUENCES POUR L’EUROPE ET LA FRANCE
 
 Le triomphe de Donald Trump impactera l'économie mondiale. Le candidat républicain souhaite augmenter les droits de douane de 10 ou 20% sur tous les produits importés aux Etats-Unis. Une surtaxe conséquente, au regard des 3,3% de droits de douane moyens pratiqués aujourd'hui. En 2023, l'Union européenne a importé 344 milliards d'euros de biens d'outre-Atlantique et lui en a exporté pour 502 milliards d'euros. Un déficit commercial de 158 milliards de dollars insupportable aux yeux de Donald Trump. Il compte aussi surtaxer de 60 % ceux qui proviennent de Chine, faisant peser sur l’Union européenne la menace de voir les industriels chinois réorienter leurs exportations vers le Vieux Continent.
 Parmi les Vingt Sept réunis jeudi et vendredi à Budapest, une petite minorité souhaitait la victoire de Donald Trump. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le pays occupe jusqu’à fin décembre la présidence du Conseil de l’UE et qui reçoit ses homologues à ce titre, le Slovaque Robert Fico, tandis que l’Italienne, Giorgia Meloni reste ambiguë. Les Vingt-Sept sont tiraillés par des intérêts divergents. Paris, chantre de l’autonomie stratégique de l’Union, prône l’instauration d’un rapport de force musclé avec Washington, si cela se révélait nécessaire. Mais plusieurs États membres sont pour la prudence, redoutant les mesures de rétorsion. A commencer par l’Allemagne, dont la coalition est secouée par le limogeage du ministre des finances libéral, et qui, en plus de son tropisme transatlantique et de son attachement au parapluie militaire américain, a un besoin impérieux d’exporter ses voitures et ses machines-outils de l’autre côté de l’Atlantique. Comme l’Italie, pour qui le marché américain est également un débouché essentiel. L’impact de cette élection concernera aussi les secteurs secteurs énergétique, technologique, militaire et géopolitique, avec, en ligne de mire, l'avenir de la guerre russo-ukrainienne et le spectre d'une déstabilisation des pays frontaliers en cas d'affaiblissement, de l'OTAN : la Pologne et les pays baltes, notamment, ont pour obsession de conserver les garanties de sécurité américaines offertes par l’OTAN. Que ce soit parce qu’il est vital pour leurs industriels de continuer à exporter outre-Atlantique ou pour s’assurer que Washington continuera à les protéger d’éventuelles agressions extérieures, une majorité des Vingt-Sept ne semble pas spontanément disposée à engager un bras de fer avec l’allié américain.
 Les rapports de force que Donald Trump devrait engager avec l’Europe porteront également sur la propagation des ressorts idéologiques et stratégiques qui ont « fait » sa victoire et pourraient consolider la doxa des extrêmes droites dans des démocraties déstabilisées et sous tension.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 novembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 L’ÉLECTION ET LA SITUATION DES ÉTATS-UNIS
 
 Aux Etats-Unis, trois ans après avoir quitté le bureau ovale, Donald Trump a été élu 47ème président des 244 millions de citoyens américains. Pour la première fois depuis 2004, les Républicains ont remporté le vote populaire en plus d’une nette majorité de grands électeurs. Selon les dernières projections, 64,5% des Américains ont voté soit la deuxième plus forte participation depuis 1908, juste derrière 2020. Donald Trump a remporté la totalité des États pivots, tandis que son parti a décroché dans le même temps la majorité au Sénat. C'est la première fois qu'un candidat républicain remporte le vote populaire depuis George W. Bush en 2004, et la seconde fois qu'un président est réélu pour un second mandat non consécutif depuis Grover Cleveland en 1892. L’ampleur de cette victoire « haut la main » provoque la surprise, les sondages ayant longtemps été favorables à Kamala Harris, puis les deux candidats ayant été annoncés « au coude-à-coude » au cours des dernières semaines de la campagne.
 Élu une première fois en 2016, battu de justesse en 2020 par Joe Biden lors d’un scrutin dont il n’a jamais reconnu les résultats, Donald Trump a revendiqué une « victoire politique jamais vue » dans le pays, et promis un nouvel « âge d’or » aux Américains. Sa victoire, le candidat républicain la doit à une stratégie électorale risquée : miser d'abord sur l’Amérique rurale. Il a rassemblé 55% des voix chez les blancs non diplômés et 60% dans les campagnes. Un socle ultra solide qui s'est aussi élargi : Trump fait mieux qu’en 2020 dans « quasiment tous les groupes démographiques » dont certains piliers de l’électorat démocrate : les femmes (+ 2 points qu’en 2020), les Hispaniques (+6) les Afro-américains (+7) et surtout les jeunes hommes (le "bro vote", +15). A l’inverse, Kamala Harris ne progresse que chez les femmes diplômées et échoue à mobiliser sur l’avortement et la défense de la démocratie : elle réalise 80% des votes chez ceux plaçant ces deux thèmes comme priorité mais cela est compensé intégralement par les 80% de votes contraires chez ceux favorisant l’immigration ou l’économie. Au lendemain du scrutin, Kamala Harris a reconnu sa défaite. Après avoir appelé son adversaire pour le féliciter, la candidate démocrate a appelé ses soutiens à accepter les résultats.
 Au lendemain de la victoire de Donald Trump, la bourse américaine s’est envolée, le dollar a connu sa plus forte hausse depuis huit ans, le bitcoin - soutenu par Trump - a dépassé pour la première fois les 75.000 dollars.
 
 CONSÉQUENCES POUR L’EUROPE ET LA FRANCE
 
 Le triomphe de Donald Trump impactera l'économie mondiale. Le candidat républicain souhaite augmenter les droits de douane de 10 ou 20% sur tous les produits importés aux Etats-Unis. Une surtaxe conséquente, au regard des 3,3% de droits de douane moyens pratiqués aujourd'hui. En 2023, l'Union européenne a importé 344 milliards d'euros de biens d'outre-Atlantique et lui en a exporté pour 502 milliards d'euros. Un déficit commercial de 158 milliards de dollars insupportable aux yeux de Donald Trump. Il compte aussi surtaxer de 60 % ceux qui proviennent de Chine, faisant peser sur l’Union européenne la menace de voir les industriels chinois réorienter leurs exportations vers le Vieux Continent.
 Parmi les Vingt Sept réunis jeudi et vendredi à Budapest, une petite minorité souhaitait la victoire de Donald Trump. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le pays occupe jusqu’à fin décembre la présidence du Conseil de l’UE et qui reçoit ses homologues à ce titre, le Slovaque Robert Fico, tandis que l’Italienne, Giorgia Meloni reste ambiguë. Les Vingt-Sept sont tiraillés par des intérêts divergents. Paris, chantre de l’autonomie stratégique de l’Union, prône l’instauration d’un rapport de force musclé avec Washington, si cela se révélait nécessaire. Mais plusieurs États membres sont pour la prudence, redoutant les mesures de rétorsion. A commencer par l’Allemagne, dont la coalition est secouée par le limogeage du ministre des finances libéral, et qui, en plus de son tropisme transatlantique et de son attachement au parapluie militaire américain, a un besoin impérieux d’exporter ses voitures et ses machines-outils de l’autre côté de l’Atlantique. Comme l’Italie, pour qui le marché américain est également un débouché essentiel. L’impact de cette élection concernera aussi les secteurs secteurs énergétique, technologique, militaire et géopolitique, avec, en ligne de mire, l'avenir de la guerre russo-ukrainienne et le spectre d'une déstabilisation des pays frontaliers en cas d'affaiblissement, de l'OTAN : la Pologne et les pays baltes, notamment, ont pour obsession de conserver les garanties de sécurité américaines offertes par l’OTAN. Que ce soit parce qu’il est vital pour leurs industriels de continuer à exporter outre-Atlantique ou pour s’assurer que Washington continuera à les protéger d’éventuelles agressions extérieures, une majorité des Vingt-Sept ne semble pas spontanément disposée à engager un bras de fer avec l’allié américain.
 Les rapports de force que Donald Trump devrait engager avec l’Europe porteront également sur la propagation des ressorts idéologiques et stratégiques qui ont « fait » sa victoire et pourraient consolider la doxa des extrêmes droites dans des démocraties déstabilisées et sous tension.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/bwGxTzl]]></podcast:txt><itunes:episode>409</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Lionel Zinsou,Jean-Louis Bourlanges,Nicolas Baverez,Lucile Schmid,Etats-Unis,Donald Trump,Kamala Harris,UE</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : la Comédie-Française, avec Aliette Martin et Olivier Giel (3/4)]]></title><guid isPermaLink="false">e2e429b3-9209-4f8d-b354-6effb0f1ca3e</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Le troisième épisode de notre série consacrée à la Comédie-Française en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel questionne les évolutions du rôle du public et le travail engagé par la Maison pour attirer un public plus jeune, notamment scolaire, qui représente 30% du public environ. Cet épisode aborde aussi les différents types de metteurs en scène et met en perspective les différences qui existent entre la Comédie-Française et la Royal Shakespeare Company de Londres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Le troisième épisode de notre série consacrée à la Comédie-Française en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel questionne les évolutions du rôle du public et le travail engagé par la Maison pour attirer un public plus jeune, notamment scolaire, qui représente 30% du public environ. Cet épisode aborde aussi les différents types de metteurs en scène et met en perspective les différences qui existent entre la Comédie-Française et la Royal Shakespeare Company de Londres.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 06 Nov 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/e2e429b3-9209-4f8d-b354-6effb0f1ca3e.mp3?_=1727343232" length="22926576" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.
 
 Le troisième épisode de notre série consacrée à la Comédie-Française en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel questionne les évolutions du rôle du public et le travail engagé par la Maison pour attirer un public plus jeune, notamment scolaire, qui représente 30% du public environ. Cet épisode aborde aussi les différents types de metteurs en scène et met en perspective les différences qui existent entre la Comédie-Française et la Royal Shakespeare Company de Londres.
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 Le troisième épisode de notre série consacrée à la Comédie-Française en compagnie d’Aliette Martin et Olivier Giel questionne les évolutions du rôle du public et le travail engagé par la Maison pour attirer un public plus jeune, notamment scolaire, qui représente 30% du public environ. Cet épisode aborde aussi les différents types de metteurs en scène et met en perspective les différences qui existent entre la Comédie-Française et la Royal Shakespeare Company de Londres.
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 Une conversation entre Aliette Martin, Ol...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/Tgdqotq]]></podcast:txt><itunes:episode>401</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Aliette Martin,Olivier Giel,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Sortir du travail qui ne paie plus, avec Antoine Foucher]]></title><guid isPermaLink="false">b576ba9d-d17e-4933-8915-e156c7dce873</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de <em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>.</li><li>David Djaïz, entrepreneur et essayiste.</li><li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova. </li></ul><p></p><p></p><p><strong>SORTIR DU TRAVAIL QUI NE PAIE PLUS&nbsp;: DIAGNOSTIC</strong></p><p></p><p>Antoine Foucher spécialiste des questions sociales, vous publiez, «&nbsp;<em>Sortir du travail qui ne paie plus</em>&nbsp;» le premier ouvrage publié dans une nouvelle collection dirigée par Laurent Berger «&nbsp;La société du compromis&nbsp;» aux éditions de l’Aube. D’abord un diagnostic&nbsp;: Dans une société fondée sur le travail, le travail permet de changer de niveau de vie. La majorité de ce que les gens possèdent provient de leur travail. Ceux qui travaillent vivent mieux que ceux qui ne travaillent pas. Or en ce début de XXIe siècle, plus aucune de ces trois propositions ne se vérifie en France. Depuis une quinzaine d’années, avec une augmentation moyenne du pouvoir d’achat de 0,8% par an, travailler ne permet plus à la majorité des gens de changer de niveau de vie. Dans les années 50/60,pour doubler ce niveau de vie il fallait une quinzaine d'années de travail&nbsp;;désormais il en faut plus de quatre-vingts. Non seulement, le travail ne permet plus de changer de niveau de vie, mais la durée du travail ne diminue plus. Pour la première fois depuis 1945, il va falloir travailler autant, voire davantage que ses parents, et sans avoir l’espérance de vivre beaucoup mieux qu’eux. Chacun s’adapte comme il peut à cette nouvelle réalité, en combinant trois types de réaction : la résistance au travail, sa relativisation, ou, à l’inverse, la recherche dans le travail d’un sens à l’existence.</p><p>La stagnation générale et durable du pouvoir d’achat provient du ralentissement des gains de productivité (la quantité de biens et services produits par unités de travail) dû d’abord à la désindustrialisation, car c’est dans l’industrie que les gains de productivité sont les plus forts, dû ensuite au remplacement des emplois industriels détruits par des emplois de services, les uns bien ou très bien rémunérés (banque, assurance, conseil, professions juridiques, …), les autres, peu rémunérés et peu susceptibles d’évolution (hôtellerie, restauration, événementiel, sécurité, propreté, aides à domicile…). La troisième raison est que nous ne sommes plus un peuple bien formé. Nous sommes désormais moyennement compétents&nbsp;avec en outre une inadéquation croissante entre les formations choisies et les compétences attendues par les entreprises.</p><p>Cette nouvelle donne et les adaptations qu’elle provoque sont le début d’une nouvelle époque&nbsp;: la transition énergétique va peser durablement sur le pouvoir d’achat des travailleurs et le vieillissement démographique - quatretravailleurs pour prendre en charge un retraité dans les années 1960, trois dans les années 1980, deux en 2000, plus que 1,7 aujourd’hui - nécessitera un allongement progressif de la durée de travail pendant la vie.</p><p>Dernier point, mais non le moindre, ... aujourd’hui, nous taxons le travail 8 fois plus que l’héritage, 2 fois plus que les retraites et 1,5&nbsp;fois plus que l’investissement. La taxation du travail apparait comme un moindre mal, comme celle que nous tolérons collectivement le plus.</p><p></p><p><strong>SORTIR DU TRAVAIL QUI NE PAIE PLUS&nbsp;: PROPOSITIONS</strong></p><p></p><p>Nous voulons un travail qui nous permette d’améliorer notre niveau de vie, qui ne nous empêche pas de vivre notre vie familiale et privée, qui ait un sens pour &nbsp;nous, et dont nous soyons fiers. Pour que le travail paie à nouveau, il faut un nouveau compromis entre le travailleur, l’héritier, le retraité et l’investisseur. Renouer avec les gains de productivité, et donc réindustrialiser et innover dans tous les domaines demande du temps. Plusieurs décennies c’est également la durée nécessaire pour remonter le terrain perdu en matière d’éducation, de formation, de compétences. Dans l’immédiat, il est possible de rééquilibrer les différents niveaux de taxation. En moyenne, nous taxons le travail à 46%, le capital à 30%, les pensions de retraite à 14% et l’héritage à 6%.</p><p>Pour que la grande majorité des travailleurs voient leur pouvoir d’achat augmenter de 2% par an, au moins pendant 5 ans, il faut un big bang populaire en faveur du travail de 100 milliards d’euros. Il n’y a que deux manières d’améliorer la rémunération du travail de 100 milliards d’euros&nbsp;: baisser l’impôt sur les revenus du travail ou baisser les cotisations salariales. La forme la plus juste et la plus efficace serait une baisse de cotisations salariales de 10 points, soit 2&nbsp;points par an pendant 5 ans. Pour compenser la baisse de 100 milliards de recettes pour les finances publiques, un effort serait demandé à tous les rentiers&nbsp;:retraités les plus aisés, héritiers les plus chanceux et consommateurs. En haussant le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital de 30 à 36%. En doublant de 5&nbsp;à 10% l’impôt sur les héritiers les plus chanceux (plus de 500.000 euros) et jusqu’à 20% au-delà de 13&nbsp;millions d’euros. Les 20% de retraités les plus aisés, touchant une pension nette mensuelle à supérieure à 2.000 euros, se verraient demandé un effort par une stabilisation de leur pension pendant 3 ans. Pour les consommateurs, la TVA passerait en moyenne de 9,7 à 13, 7%. Une telle évolution ne verra le jour que si elle est décidée directement par les Français par voie de référendum.</p><p>Une société idéale permettrait à chacun de s’épanouir dans son travail. Un travail choisi dans lequel on se réalise. Un conflit existe toutefois en chacun de nous entre nos désirs en tant que travailleur, citoyen et consommateur. Pour résorber cet écart, l’auteur propose de créer les conditions pour chaque travailleur qui le souhaite puisse, au moins une fois dans sa vie, changer de métier et se reconvertir vers une activité qui lui convienne davantage. Le compromis consisterait en ce que chaque individu doit au collectif une quantité minimum de travail pendant sa vie, en contrepartie, chacun peut, individuellement, assumer ce travail durant sa vie selon son rythme et ses projets. Travailler intensément mais moins longtemps, travailler à temps partiel, s’arrêter de travailler une ou deux fois dans sa vie mais travailler plus âgé pour compenser. La liberté d’organiser différemment son travail et son intensité de travail aux différentes phases de sa vie représenterait un progrès social historique, nous rendant chacun davantage maître de notre destin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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D’abord un diagnostic&nbsp;: Dans une société fondée sur le travail, le travail permet de changer de niveau de vie. La majorité de ce que les gens possèdent provient de leur travail. Ceux qui travaillent vivent mieux que ceux qui ne travaillent pas. Or en ce début de XXIe siècle, plus aucune de ces trois propositions ne se vérifie en France. Depuis une quinzaine d’années, avec une augmentation moyenne du pouvoir d’achat de 0,8% par an, travailler ne permet plus à la majorité des gens de changer de niveau de vie. Dans les années 50/60,pour doubler ce niveau de vie il fallait une quinzaine d'années de travail&nbsp;;désormais il en faut plus de quatre-vingts. Non seulement, le travail ne permet plus de changer de niveau de vie, mais la durée du travail ne diminue plus. Pour la première fois depuis 1945, il va falloir travailler autant, voire davantage que ses parents, et sans avoir l’espérance de vivre beaucoup mieux qu’eux. Chacun s’adapte comme il peut à cette nouvelle réalité, en combinant trois types de réaction : la résistance au travail, sa relativisation, ou, à l’inverse, la recherche dans le travail d’un sens à l’existence.</p><p>La stagnation générale et durable du pouvoir d’achat provient du ralentissement des gains de productivité (la quantité de biens et services produits par unités de travail) dû d’abord à la désindustrialisation, car c’est dans l’industrie que les gains de productivité sont les plus forts, dû ensuite au remplacement des emplois industriels détruits par des emplois de services, les uns bien ou très bien rémunérés (banque, assurance, conseil, professions juridiques, …), les autres, peu rémunérés et peu susceptibles d’évolution (hôtellerie, restauration, événementiel, sécurité, propreté, aides à domicile…). La troisième raison est que nous ne sommes plus un peuple bien formé. Nous sommes désormais moyennement compétents&nbsp;avec en outre une inadéquation croissante entre les formations choisies et les compétences attendues par les entreprises.</p><p>Cette nouvelle donne et les adaptations qu’elle provoque sont le début d’une nouvelle époque&nbsp;: la transition énergétique va peser durablement sur le pouvoir d’achat des travailleurs et le vieillissement démographique - quatretravailleurs pour prendre en charge un retraité dans les années 1960, trois dans les années 1980, deux en 2000, plus que 1,7 aujourd’hui - nécessitera un allongement progressif de la durée de travail pendant la vie.</p><p>Dernier point, mais non le moindre, ... aujourd’hui, nous taxons le travail 8 fois plus que l’héritage, 2 fois plus que les retraites et 1,5&nbsp;fois plus que l’investissement. La taxation du travail apparait comme un moindre mal, comme celle que nous tolérons collectivement le plus.</p><p></p><p><strong>SORTIR DU TRAVAIL QUI NE PAIE PLUS&nbsp;: PROPOSITIONS</strong></p><p></p><p>Nous voulons un travail qui nous permette d’améliorer notre niveau de vie, qui ne nous empêche pas de vivre notre vie familiale et privée, qui ait un sens pour &nbsp;nous, et dont nous soyons fiers. Pour que le travail paie à nouveau, il faut un nouveau compromis entre le travailleur, l’héritier, le retraité et l’investisseur. Renouer avec les gains de productivité, et donc réindustrialiser et innover dans tous les domaines demande du temps. Plusieurs décennies c’est également la durée nécessaire pour remonter le terrain perdu en matière d’éducation, de formation, de compétences. Dans l’immédiat, il est possible de rééquilibrer les différents niveaux de taxation. En moyenne, nous taxons le travail à 46%, le capital à 30%, les pensions de retraite à 14% et l’héritage à 6%.</p><p>Pour que la grande majorité des travailleurs voient leur pouvoir d’achat augmenter de 2% par an, au moins pendant 5 ans, il faut un big bang populaire en faveur du travail de 100 milliards d’euros. Il n’y a que deux manières d’améliorer la rémunération du travail de 100 milliards d’euros&nbsp;: baisser l’impôt sur les revenus du travail ou baisser les cotisations salariales. La forme la plus juste et la plus efficace serait une baisse de cotisations salariales de 10 points, soit 2&nbsp;points par an pendant 5 ans. Pour compenser la baisse de 100 milliards de recettes pour les finances publiques, un effort serait demandé à tous les rentiers&nbsp;:retraités les plus aisés, héritiers les plus chanceux et consommateurs. En haussant le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital de 30 à 36%. En doublant de 5&nbsp;à 10% l’impôt sur les héritiers les plus chanceux (plus de 500.000 euros) et jusqu’à 20% au-delà de 13&nbsp;millions d’euros. Les 20% de retraités les plus aisés, touchant une pension nette mensuelle à supérieure à 2.000 euros, se verraient demandé un effort par une stabilisation de leur pension pendant 3 ans. Pour les consommateurs, la TVA passerait en moyenne de 9,7 à 13, 7%. Une telle évolution ne verra le jour que si elle est décidée directement par les Français par voie de référendum.</p><p>Une société idéale permettrait à chacun de s’épanouir dans son travail. Un travail choisi dans lequel on se réalise. Un conflit existe toutefois en chacun de nous entre nos désirs en tant que travailleur, citoyen et consommateur. Pour résorber cet écart, l’auteur propose de créer les conditions pour chaque travailleur qui le souhaite puisse, au moins une fois dans sa vie, changer de métier et se reconvertir vers une activité qui lui convienne davantage. Le compromis consisterait en ce que chaque individu doit au collectif une quantité minimum de travail pendant sa vie, en contrepartie, chacun peut, individuellement, assumer ce travail durant sa vie selon son rythme et ses projets. Travailler intensément mais moins longtemps, travailler à temps partiel, s’arrêter de travailler une ou deux fois dans sa vie mais travailler plus âgé pour compenser. La liberté d’organiser différemment son travail et son intensité de travail aux différentes phases de sa vie représenterait un progrès social historique, nous rendant chacun davantage maître de notre destin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 03 Nov 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/b576ba9d-d17e-4933-8915-e156c7dce873.mp3?_=1730390468" length="57332968" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova. 
 
 SORTIR DU TRAVAIL QUI NE PAIE PLUS : DIAGNOSTIC
 
 Antoine Foucher spécialiste des questions sociales, vous publiez, « Sortir du travail qui ne paie plus » le premier ouvrage publié dans une nouvelle collection dirigée par Laurent Berger « La société du compromis » aux éditions de l’Aube. D’abord un diagnostic : Dans une société fondée sur le travail, le travail permet de changer de niveau de vie. La majorité de ce que les gens possèdent provient de leur travail. Ceux qui travaillent vivent mieux que ceux qui ne travaillent pas. Or en ce début de XXIe siècle, plus aucune de ces trois propositions ne se vérifie en France. Depuis une quinzaine d’années, avec une augmentation moyenne du pouvoir d’achat de 0,8% par an, travailler ne permet plus à la majorité des gens de changer de niveau de vie. Dans les années 50/60,pour doubler ce niveau de vie il fallait une quinzaine d'années de travail ;désormais il en faut plus de quatre-vingts. Non seulement, le travail ne permet plus de changer de niveau de vie, mais la durée du travail ne diminue plus. Pour la première fois depuis 1945, il va falloir travailler autant, voire davantage que ses parents, et sans avoir l’espérance de vivre beaucoup mieux qu’eux. Chacun s’adapte comme il peut à cette nouvelle réalité, en combinant trois types de réaction : la résistance au travail, sa relativisation, ou, à l’inverse, la recherche dans le travail d’un sens à l’existence.
 La stagnation générale et durable du pouvoir d’achat provient du ralentissement des gains de productivité (la quantité de biens et services produits par unités de travail) dû d’abord à la désindustrialisation, car c’est dans l’industrie que les gains de productivité sont les plus forts, dû ensuite au remplacement des emplois industriels détruits par des emplois de services, les uns bien ou très bien rémunérés (banque, assurance, conseil, professions juridiques, …), les autres, peu rémunérés et peu susceptibles d’évolution (hôtellerie, restauration, événementiel, sécurité, propreté, aides à domicile…). La troisième raison est que nous ne sommes plus un peuple bien formé. Nous sommes désormais moyennement compétents avec en outre une inadéquation croissante entre les formations choisies et les compétences attendues par les entreprises.
 Cette nouvelle donne et les adaptations qu’elle provoque sont le début d’une nouvelle époque : la transition énergétique va peser durablement sur le pouvoir d’achat des travailleurs et le vieillissement démographique - quatretravailleurs pour prendre en charge un retraité dans les années 1960, trois dans les années 1980, deux en 2000, plus que 1,7 aujourd’hui - nécessitera un allongement progressif de la durée de travail pendant la vie.
 Dernier point, mais non le moindre, ... aujourd’hui, nous taxons le travail 8 fois plus que l’héritage, 2 fois plus que les retraites et 1,5 fois plus que l’investissement. La taxation du travail apparait comme un moindre mal, comme celle que nous tolérons collectivement le plus.
 
 SORTIR DU TRAVAIL QUI NE PAIE PLUS : PROPOSITIONS
 
 Nous voulons un travail qui nous permette d’améliorer notre niveau de vie, qui ne nous empêche pas de vivre notre vie familiale et privée, qui ait un sens pour nous, et dont nous soyons fiers. Pour que le travail paie à nouveau, il faut un nouveau compromis entre le travailleur, l’héritier, le retraité et l’investisseur. Renouer avec les gains de productivité, et donc réindustrialiser et innover dans tous les domaines demande du temps. Plusieurs décennies c’est également la durée nécessaire pour remonter le terrain perdu en matière d’éducation, de formation, de compétences. Dans l’immédiat, il est possible de rééquilibrer les différents niveaux de taxation. En moyenne, nous taxons le travail à 46%, le capital à 30%, les pensions de retraite à 14% et l’héritage à 6%.
 Pour que la grande majorité des travailleurs voient leur pouvoir d’achat augmenter de 2% par an, au moins pendant 5 ans, il faut un big bang populaire en faveur du travail de 100 milliards d’euros. Il n’y a que deux manières d’améliorer la rémunération du travail de 100 milliards d’euros : baisser l’impôt sur les revenus du travail ou baisser les cotisations salariales. La forme la plus juste et la plus efficace serait une baisse de cotisations salariales de 10 points, soit 2 points par an pendant 5 ans. Pour compenser la baisse de 100 milliards de recettes pour les finances publiques, un effort serait demandé à tous les rentiers :retraités les plus aisés, héritiers les plus chanceux et consommateurs. En haussant le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital de 30 à 36%. En doublant de 5 à 10% l’impôt sur les héritiers les plus chanceux (plus de 500.000 euros) et jusqu’à 20% au-delà de 13 millions d’euros. Les 20% de retraités les plus aisés, touchant une pension nette mensuelle à supérieure à 2.000 euros, se verraient demandé un effort par une stabilisation de leur pension pendant 3 ans. Pour les consommateurs, la TVA passerait en moyenne de 9,7 à 13, 7%. Une telle évolution ne verra le jour que si elle est décidée directement par les Français par voie de référendum.
 Une société idéale permettrait à chacun de s’épanouir dans son travail. Un travail choisi dans lequel on se réalise. Un conflit existe toutefois en chacun de nous entre nos désirs en tant que travailleur, citoyen et consommateur. Pour résorber cet écart, l’auteur propose de créer les conditions pour chaque travailleur qui le souhaite puisse, au moins une fois dans sa vie, changer de métier et se reconvertir vers une activité qui lui convienne davantage. Le compromis consisterait en ce que chaque individu doit au collectif une quantité minimum de travail pendant sa vie, en contrepartie, chacun peut, individuellement, assumer ce travail durant sa vie selon son rythme et ses projets. Travailler intensément mais moins longtemps, travailler à temps partiel, s’arrêter de travailler une ou deux fois dans sa vie mais travailler plus âgé pour compenser. La liberté d’organiser différemment son travail et son intensité de travail aux différentes phases de sa vie représenterait un progrès social historique, nous rendant chacun davantage maître de notre destin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Antoine Foucher, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.- David Djaïz, entrepreneur et essayiste.- Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova. 
 
 SORTIR DU TRAVAIL QUI NE PAIE PLUS : DIAGNOSTIC
 
 Antoine Foucher spécialiste des questions sociales, vous publiez, « Sortir du travail qui ne paie plus » le premier ouvrage publié dans une nouvelle collection dirigée par Laurent Berger « La société du compromis » aux éditions de l’Aube. D’abord un diagnostic : Dans une société fondée sur le travail, le travail permet de changer de niveau de vie. La majorité de ce que les gens possèdent provient de leur travail. Ceux qui travaillent vivent mieux que ceux qui ne travaillent pas. Or en ce début de XXIe siècle, plus aucune de ces trois propositions ne se vérifie en France. Depuis une quinzaine d’années, avec une augmentation moyenne du pouvoir d’achat de 0,8% par an, travailler ne permet plus à la majorité des gens de changer de niveau de vie. Dans les années 50/60,pour doubler ce niveau de vie il fallait une quinzaine d'années de travail ;désormais il en faut plus de quatre-vingts. Non seulement, le travail ne permet plus de changer de niveau de vie, mais la durée du travail ne diminue plus. Pour la première fois depuis 1945, il va falloir travailler autant, voire davantage que ses parents, et sans avoir l’espérance de vivre beaucoup mieux qu’eux. Chacun s’adapte comme il peut à cette nouvelle réalité, en combinant trois types de réaction : la résistance au travail, sa relativisation, ou, à l’inverse, la recherche dans le travail d’un sens à l’existence.
 La stagnation générale et durable du pouvoir d’achat provient du ralentissement des gains de productivité (la quantité de biens et services produits par unités de travail) dû d’abord à la désindustrialisation, car c’est dans l’industrie que les gains de productivité sont les plus forts, dû ensuite au remplacement des emplois industriels détruits par des emplois de services, les uns bien ou très bien rémunérés (banque, assurance, conseil, professions juridiques, …), les autres, peu rémunérés et peu susceptibles d’évolution (hôtellerie, restauration, événementiel, sécurité, propreté, aides à domicile…). La troisième raison est que nous ne sommes plus un peuple bien formé. Nous sommes désormais moyennement compétents avec en outre une inadéquation croissante entre les formations choisies et les compétences attendues par les entreprises.
 Cette nouvelle donne et les adaptations qu’elle provoque sont le début d’une nouvelle époque : la transition énergétique va peser durablement sur le pouvoir d’achat des travailleurs et le vieillissement démographique - quatretravailleurs pour prendre en charge un retraité dans les années 1960, trois dans les années 1980, deux en 2000, plus que 1,7 aujourd’hui - nécessitera un allongement progressif de la durée de travail pendant la vie.
 Dernier point, mais non le moindre, ... aujourd’hui, nous taxons le travail 8 fois plus que l’héritage, 2 fois plus que les retraites et 1,5 fois plus que l’investissement. La taxation du travail apparait comme un moindre mal, comme celle que nous tolérons collectivement le plus.
 
 SORTIR DU TRAVAIL QUI NE PAIE PLUS : PROPOSITIONS
 
 Nous voulons un travail qui nous permette d’améliorer notre niveau de vie, qui ne nous empêche pas de vivre notre vie familiale et privée, qui ait un sens pour nous, et dont nous soyons fiers. Pour que le travail paie à nouveau, il faut un nouveau compromis entre le travailleur, l’héritier, le retraité et l’investisseur. Renouer avec les gains de productivité, et donc réindustrialiser et innover dans tous les domaines demande du temps. Plusieurs décennies c’est également la durée nécessaire pour remonter le terrain perdu en matière d’éducation, de formation, de compétences. Dans l’immédiat, il est possible de rééquilibrer les différents niveaux de taxation. En moyenne, nous taxons le travail à 46%, le capital à 30%, les pensions de retraite à 14% et l’héritage à 6%.
 Pour que la grande majorité des travailleurs voient leur pouvoir d’achat augmenter de 2% par an, au moins pendant 5 ans, il faut un big bang populaire en faveur du travail de 100 milliards d’euros. Il n’y a que deux manières d’améliorer la rémunération du travail de 100 milliards d’euros : baisser l’impôt sur les revenus du travail ou baisser les cotisations salariales. La forme la plus juste et la plus efficace serait une baisse de cotisations salariales de 10 points, soit 2 points par an pendant 5 ans. Pour compenser la baisse de 100 milliards de recettes pour les finances publiques, un effort serait demandé à tous les rentiers :retraités les plus aisés, héritiers les plus chanceux et consommateurs. En haussant le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital de 30 à 36%. En doublant de 5 à 10% l’impôt sur les héritiers les plus chanceux (plus de 500.000 euros) et jusqu’à 20% au-delà de 13 millions d’euros. Les 20% de retraités les plus aisés, touchant une pension nette mensuelle à supérieure à 2.000 euros, se verraient demandé un effort par une stabilisation de leur pension pendant 3 ans. Pour les consommateurs, la TVA passerait en moyenne de 9,7 à 13, 7%. Une telle évolution ne verra le jour que si elle est décidée directement par les Français par voie de référendum.
 Une société idéale permettrait à chacun de s’épanouir dans son travail. Un travail choisi dans lequel on se réalise. Un conflit existe toutefois en chacun de nous entre nos désirs en tant que travailleur, citoyen et consommateur. Pour résorber cet écart, l’auteur propose de créer les conditions pour chaque travailleur qui le souhaite puisse, au moins une fois dans sa vie, changer de métier et se reconvertir vers une activité qui lui convienne davantage. Le compromis consisterait en ce que chaque individu doit au collectif une quantité minimum de travail pendant sa vie, en contrepartie, chacun peut, individuellement, assumer ce travail durant sa vie selon son rythme et ses projets. Travailler intensément mais moins longtemps, travailler à temps partiel, s’arrêter de travailler une ou deux fois dans sa vie mais travailler plus âgé pour compenser. La liberté d’organiser différemment son travail et son intensité de travail aux différentes phases de sa vie représenterait un progrès social historique, nous rendant chacun davantage maître de notre destin.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>59:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/YtgFKCp]]></podcast:txt><itunes:episode>408</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Antoine Foucher,David Djaïz,Lionel Zinsou,Matthias Fekl,Sortir du travail qui ne paie plus</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : la Comédie-Française, avec Aliette Martin et Olivier Giel (2/4)]]></title><guid isPermaLink="false">4dbb3ff3-0241-45b8-9770-6052b2ff621a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Dans ce deuxième épisode consacré à deux figures emblématiques de la Comédie-Française, Aliette Martin et Olivier Giel, nos invités abordent l’organisation et l’évolution de la troupe depuis un demi-siècle, évoquent les principaux acteurs ayant marqué la troupe, et discutent de l’intérêt, pour la Comédie-Française, de disposer de trois salles pour ses représentations.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Dans ce deuxième épisode consacré à deux figures emblématiques de la Comédie-Française, Aliette Martin et Olivier Giel, nos invités abordent l’organisation et l’évolution de la troupe depuis un demi-siècle, évoquent les principaux acteurs ayant marqué la troupe, et discutent de l’intérêt, pour la Comédie-Française, de disposer de trois salles pour ses représentations.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 30 Oct 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/4dbb3ff3-0241-45b8-9770-6052b2ff621a.mp3?_=1727342928" length="23761240" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Dans ce deuxième épisode consacré à deux figures emblématiques de la Comédie-Française, Aliette Martin et Olivier Giel, nos invités abordent l’organisation et l’évolution de la troupe depuis un demi-siècle, évoquent les principaux acteurs ayant marqué la troupe, et discutent de l’intérêt, pour la Comédie-Française, de disposer de trois salles pour ses représentations.
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 Une conversation entre Aliette Martin, Ol...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>24:45</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/HWPKtYs]]></podcast:txt><itunes:episode>401</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Aliette Martin,Olivier Giel,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La santé mentale « grande cause nationale » / La Corée du Nord et l’Iran avec la Russie contre l’Ukraine]]></title><guid isPermaLink="false">f2eb1c0a-5e60-42b6-ab1f-dd9da00c08c5</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA SANTÉ MENTALE «&nbsp;GRANDE CAUSE NATIONALE&nbsp;»</strong></p><p></p><p>Le Premier ministre a annoncé fin septembre qu’il souhaitait faire de la santé mentale la grande cause nationale en 2025. Crée en 1977, le label « grande cause nationale » est décerné à un thème de société porté par des organismes à but non lucratif ou des associations. Il permet notamment une visibilité accrue, via des messages sur les radios et télévisions publiques. Affirmant qu’il s’agit pour lui d’une cause presque familiale à l’origine du fait de l’engagement de sa mère sur le sujet, Michel Barnier a évoqué sa volonté de décentraliser la prise en charge des patients. Devant les députés, lors de son discours de politique générale, le 1er octobre, il a rappelé que « <em>les crises successives, dont le Covid, ont eu un effet important et aggravant »</em> sur le bien-être psychique des Français, notamment celui des plus jeunes et précisé qu’<em>«un Français sur cinq connaît des problèmes de santé mentale à un moment donné de sa vie », </em>soit 13&nbsp;millions de personnes.<em> </em>Une récente étude réalisée par Indeed et OpinionWay atteste aussi d’un mal-être grandissant dans le milieu professionnel : près d'un salarié sur deux (48%) craint pour sa santé mentale tandis qu'un tiers a déjà été concerné par un burn-out. Ces troubles représentent le premier poste de dépenses du régime général de l'assurance maladie, avant les cancers et les maladies cardio-vasculaires, pour un montant de 25 milliards d'euros. En intégrant les coûts indirects - liés notamment aux arrêts de travail longs dont elle est la première cause - la dépense annuelle en santé mentale atteindrait les 163 milliards d'euros en 2018 contre 109 milliards d'euros en 2007, soit 4% du PIB.</p><p>Un coup de projecteur réclamé depuis un an par un collectif de plus de 3.000 organisations. Depuis 2010, 310 postes de psychiatre n'ont pas été pourvus à l'internat, dont 65 % entre 2019 et 2023.&nbsp;En 2023, 67 postes, sur 547 ouverts, sont restés vacants. La capacité d’accueil des hôpitaux est passée de 100.000 lits à 80.000 lits entre 1997 et 2021. La répartition géographique des psychiatres est très inégale. La pédopsychiatrie est un domaine sinistré avec un nombre de praticiens divisé par deux. Une dizaine de départements n’a même plus un seul praticien. le Premier ministre a annoncé un doublement du nombre de maisons des adolescents et la généralisation de la formation aux premiers secours en santé, propositions reprises du rapport du Haut-commissaire au plan François Bayrou. Michel Barnier propose également de consolider la prévention des maladies mentales. Il souhaite que la recherche en la matière soit encouragée. Il insiste aussi sur la nécessité de favoriser les rapprochements entre structures pour améliorer l'efficacité de l'accompagnement. Le tout pour un montant envisagé de 600 millions d’euros.</p><p></p><p><strong>LA CORÉE DU NORD ET L’IRAN AVEC LA RUSSIE CONTRE L’UKRAINE&nbsp;</strong></p><p></p><p>Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, Pyongyang et Moscou n'ont cessé de se rapprocher. La Corée du Nord a fourni des armes et des munitions à l'armée russe, dont au moins 3&nbsp;millions d’obus d’artillerie et des dizaines de missiles balistiques. En retour, selon un rapport du renseignement américain paru en mai, la Russie aide activement Pyongyang à contourner les sanctions et à développer des systèmes d'armement. En juin, les deux pays ont conclu un <em>«&nbsp;partenariat stratégique global »</em>, qui comprend une assistance militaire mutuelle. Pour la Corée du Nord les revenus générés par les ventes d'armes qui s’ajoutent au blocage russe de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, contribuent à stabiliser l'économie nationale, qui a souffert de plusieurs années d'isolement. La guerre en Ukraine fournit également de précieux enseignements à Pyongyang sur l'utilisation de ses armes sur le champ de bataille ukrainien. Enfin, la Corée du Nord cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, puissance protectrice de longue date, avec laquelle les relations se sont récemment dégradées.</p><p>Le 18&nbsp;octobre, le service national de renseignement sud-coréen a annoncé que Pyongyang avait décidé d’envoyer des <em>«&nbsp;troupes importantes »</em> pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine. Au total, 12.000 soldats nord-coréens devraient être déployés. Déjà 1.500 soldats seraient arrivés en Russie répartis dans les bases militaires de l’Extrême-Orient, et devraient rejoindre les lignes de front à l’issue de leur formation. Des Nord-Coréens seraient déjà présents dans la partie occupée de l’Ukraine, le Donbass. Selon les médias ukrainiens, six d’entre eux auraient été tués dans une attaque de missiles ukrainiens près de Donetsk, début octobre. L'OTAN et les Etats-Unis disent avoir des <em>«&nbsp;preuves&nbsp;»</em> de&nbsp;l'envoi des 12.000 soldats nord-coréens en Russie<em>.</em></p><p>Ces derniers mois, Moscou n’a pas seulement renforcé sa coopération avec Pyongyang, mais aussi avec la Chine et l’Iran. Les Occidentaux ont acquis la certitude que l'Iran a livré récemment plus de deux cents missiles balistiques Fath-360 à la Russie. Américains et Britanniques craignent que Moscou, en échange de ces armes d'une portée maximale de 120&nbsp;kilomètres et dotées d'une ogive de 150&nbsp;kilogrammes, ait <em>« partagé des secrets nucléaires avec l'Iran », </em>comme le soulignait le mois dernier le quotidien britannique <em>The Guardian.</em></p><p>Le sommet des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.liberation.fr/international/six-nouveaux-pays-integrent-les-brics-le-bloc-des-pays-emergents-20230824_DWIYIEJQSBD6PPFWWJLT6UAGIM/?redirected=1"><u>Brics</u></a>, qui s’est tenu à Kazan, en Russie centrale, du 22 au 24&nbsp;octobre, intervient alors que Moscou qui gagne militairement du terrain en Ukraine, a forgé des alliances étroites avec les plus grands adversaires des Etats-Unis, notamment, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord présentes à ce sommet.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p><strong>LA SANTÉ MENTALE «&nbsp;GRANDE CAUSE NATIONALE&nbsp;»</strong></p><p></p><p>Le Premier ministre a annoncé fin septembre qu’il souhaitait faire de la santé mentale la grande cause nationale en 2025. Crée en 1977, le label « grande cause nationale » est décerné à un thème de société porté par des organismes à but non lucratif ou des associations. Il permet notamment une visibilité accrue, via des messages sur les radios et télévisions publiques. Affirmant qu’il s’agit pour lui d’une cause presque familiale à l’origine du fait de l’engagement de sa mère sur le sujet, Michel Barnier a évoqué sa volonté de décentraliser la prise en charge des patients. Devant les députés, lors de son discours de politique générale, le 1er octobre, il a rappelé que « <em>les crises successives, dont le Covid, ont eu un effet important et aggravant »</em> sur le bien-être psychique des Français, notamment celui des plus jeunes et précisé qu’<em>«un Français sur cinq connaît des problèmes de santé mentale à un moment donné de sa vie », </em>soit 13&nbsp;millions de personnes.<em> </em>Une récente étude réalisée par Indeed et OpinionWay atteste aussi d’un mal-être grandissant dans le milieu professionnel : près d'un salarié sur deux (48%) craint pour sa santé mentale tandis qu'un tiers a déjà été concerné par un burn-out. Ces troubles représentent le premier poste de dépenses du régime général de l'assurance maladie, avant les cancers et les maladies cardio-vasculaires, pour un montant de 25 milliards d'euros. En intégrant les coûts indirects - liés notamment aux arrêts de travail longs dont elle est la première cause - la dépense annuelle en santé mentale atteindrait les 163 milliards d'euros en 2018 contre 109 milliards d'euros en 2007, soit 4% du PIB.</p><p>Un coup de projecteur réclamé depuis un an par un collectif de plus de 3.000 organisations. Depuis 2010, 310 postes de psychiatre n'ont pas été pourvus à l'internat, dont 65 % entre 2019 et 2023.&nbsp;En 2023, 67 postes, sur 547 ouverts, sont restés vacants. La capacité d’accueil des hôpitaux est passée de 100.000 lits à 80.000 lits entre 1997 et 2021. La répartition géographique des psychiatres est très inégale. La pédopsychiatrie est un domaine sinistré avec un nombre de praticiens divisé par deux. Une dizaine de départements n’a même plus un seul praticien. le Premier ministre a annoncé un doublement du nombre de maisons des adolescents et la généralisation de la formation aux premiers secours en santé, propositions reprises du rapport du Haut-commissaire au plan François Bayrou. Michel Barnier propose également de consolider la prévention des maladies mentales. Il souhaite que la recherche en la matière soit encouragée. Il insiste aussi sur la nécessité de favoriser les rapprochements entre structures pour améliorer l'efficacité de l'accompagnement. Le tout pour un montant envisagé de 600 millions d’euros.</p><p></p><p><strong>LA CORÉE DU NORD ET L’IRAN AVEC LA RUSSIE CONTRE L’UKRAINE&nbsp;</strong></p><p></p><p>Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, Pyongyang et Moscou n'ont cessé de se rapprocher. La Corée du Nord a fourni des armes et des munitions à l'armée russe, dont au moins 3&nbsp;millions d’obus d’artillerie et des dizaines de missiles balistiques. En retour, selon un rapport du renseignement américain paru en mai, la Russie aide activement Pyongyang à contourner les sanctions et à développer des systèmes d'armement. En juin, les deux pays ont conclu un <em>«&nbsp;partenariat stratégique global »</em>, qui comprend une assistance militaire mutuelle. Pour la Corée du Nord les revenus générés par les ventes d'armes qui s’ajoutent au blocage russe de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, contribuent à stabiliser l'économie nationale, qui a souffert de plusieurs années d'isolement. La guerre en Ukraine fournit également de précieux enseignements à Pyongyang sur l'utilisation de ses armes sur le champ de bataille ukrainien. Enfin, la Corée du Nord cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, puissance protectrice de longue date, avec laquelle les relations se sont récemment dégradées.</p><p>Le 18&nbsp;octobre, le service national de renseignement sud-coréen a annoncé que Pyongyang avait décidé d’envoyer des <em>«&nbsp;troupes importantes »</em> pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine. Au total, 12.000 soldats nord-coréens devraient être déployés. Déjà 1.500 soldats seraient arrivés en Russie répartis dans les bases militaires de l’Extrême-Orient, et devraient rejoindre les lignes de front à l’issue de leur formation. Des Nord-Coréens seraient déjà présents dans la partie occupée de l’Ukraine, le Donbass. Selon les médias ukrainiens, six d’entre eux auraient été tués dans une attaque de missiles ukrainiens près de Donetsk, début octobre. L'OTAN et les Etats-Unis disent avoir des <em>«&nbsp;preuves&nbsp;»</em> de&nbsp;l'envoi des 12.000 soldats nord-coréens en Russie<em>.</em></p><p>Ces derniers mois, Moscou n’a pas seulement renforcé sa coopération avec Pyongyang, mais aussi avec la Chine et l’Iran. Les Occidentaux ont acquis la certitude que l'Iran a livré récemment plus de deux cents missiles balistiques Fath-360 à la Russie. Américains et Britanniques craignent que Moscou, en échange de ces armes d'une portée maximale de 120&nbsp;kilomètres et dotées d'une ogive de 150&nbsp;kilogrammes, ait <em>« partagé des secrets nucléaires avec l'Iran », </em>comme le soulignait le mois dernier le quotidien britannique <em>The Guardian.</em></p><p>Le sommet des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.liberation.fr/international/six-nouveaux-pays-integrent-les-brics-le-bloc-des-pays-emergents-20230824_DWIYIEJQSBD6PPFWWJLT6UAGIM/?redirected=1"><u>Brics</u></a>, qui s’est tenu à Kazan, en Russie centrale, du 22 au 24&nbsp;octobre, intervient alors que Moscou qui gagne militairement du terrain en Ukraine, a forgé des alliances étroites avec les plus grands adversaires des Etats-Unis, notamment, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord présentes à ce sommet.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 27 Oct 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f2eb1c0a-5e60-42b6-ab1f-dd9da00c08c5.mp3?_=1729843265" length="62020380" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LA SANTÉ MENTALE « GRANDE CAUSE NATIONALE »
 
 Le Premier ministre a annoncé fin septembre qu’il souhaitait faire de la santé mentale la grande cause nationale en 2025. Crée en 1977, le label « grande cause nationale » est décerné à un thème de société porté par des organismes à but non lucratif ou des associations. Il permet notamment une visibilité accrue, via des messages sur les radios et télévisions publiques. Affirmant qu’il s’agit pour lui d’une cause presque familiale à l’origine du fait de l’engagement de sa mère sur le sujet, Michel Barnier a évoqué sa volonté de décentraliser la prise en charge des patients. Devant les députés, lors de son discours de politique générale, le 1er octobre, il a rappelé que « les crises successives, dont le Covid, ont eu un effet important et aggravant » sur le bien-être psychique des Français, notamment celui des plus jeunes et précisé qu’«un Français sur cinq connaît des problèmes de santé mentale à un moment donné de sa vie », soit 13 millions de personnes. Une récente étude réalisée par Indeed et OpinionWay atteste aussi d’un mal-être grandissant dans le milieu professionnel : près d'un salarié sur deux (48%) craint pour sa santé mentale tandis qu'un tiers a déjà été concerné par un burn-out. Ces troubles représentent le premier poste de dépenses du régime général de l'assurance maladie, avant les cancers et les maladies cardio-vasculaires, pour un montant de 25 milliards d'euros. En intégrant les coûts indirects - liés notamment aux arrêts de travail longs dont elle est la première cause - la dépense annuelle en santé mentale atteindrait les 163 milliards d'euros en 2018 contre 109 milliards d'euros en 2007, soit 4% du PIB.
 Un coup de projecteur réclamé depuis un an par un collectif de plus de 3.000 organisations. Depuis 2010, 310 postes de psychiatre n'ont pas été pourvus à l'internat, dont 65 % entre 2019 et 2023. En 2023, 67 postes, sur 547 ouverts, sont restés vacants. La capacité d’accueil des hôpitaux est passée de 100.000 lits à 80.000 lits entre 1997 et 2021. La répartition géographique des psychiatres est très inégale. La pédopsychiatrie est un domaine sinistré avec un nombre de praticiens divisé par deux. Une dizaine de départements n’a même plus un seul praticien. le Premier ministre a annoncé un doublement du nombre de maisons des adolescents et la généralisation de la formation aux premiers secours en santé, propositions reprises du rapport du Haut-commissaire au plan François Bayrou. Michel Barnier propose également de consolider la prévention des maladies mentales. Il souhaite que la recherche en la matière soit encouragée. Il insiste aussi sur la nécessité de favoriser les rapprochements entre structures pour améliorer l'efficacité de l'accompagnement. Le tout pour un montant envisagé de 600 millions d’euros.
 
 LA CORÉE DU NORD ET L’IRAN AVEC LA RUSSIE CONTRE L’UKRAINE 
 
 Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, Pyongyang et Moscou n'ont cessé de se rapprocher. La Corée du Nord a fourni des armes et des munitions à l'armée russe, dont au moins 3 millions d’obus d’artillerie et des dizaines de missiles balistiques. En retour, selon un rapport du renseignement américain paru en mai, la Russie aide activement Pyongyang à contourner les sanctions et à développer des systèmes d'armement. En juin, les deux pays ont conclu un « partenariat stratégique global », qui comprend une assistance militaire mutuelle. Pour la Corée du Nord les revenus générés par les ventes d'armes qui s’ajoutent au blocage russe de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, contribuent à stabiliser l'économie nationale, qui a souffert de plusieurs années d'isolement. La guerre en Ukraine fournit également de précieux enseignements à Pyongyang sur l'utilisation de ses armes sur le champ de bataille ukrainien. Enfin, la Corée du Nord cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, puissance protectrice de longue date, avec laquelle les relations se sont récemment dégradées.
 Le 18 octobre, le service national de renseignement sud-coréen a annoncé que Pyongyang avait décidé d’envoyer des « troupes importantes » pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine. Au total, 12.000 soldats nord-coréens devraient être déployés. Déjà 1.500 soldats seraient arrivés en Russie répartis dans les bases militaires de l’Extrême-Orient, et devraient rejoindre les lignes de front à l’issue de leur formation. Des Nord-Coréens seraient déjà présents dans la partie occupée de l’Ukraine, le Donbass. Selon les médias ukrainiens, six d’entre eux auraient été tués dans une attaque de missiles ukrainiens près de Donetsk, début octobre. L'OTAN et les Etats-Unis disent avoir des « preuves » de l'envoi des 12.000 soldats nord-coréens en Russie.
 Ces derniers mois, Moscou n’a pas seulement renforcé sa coopération avec Pyongyang, mais aussi avec la Chine et l’Iran. Les Occidentaux ont acquis la certitude que l'Iran a livré récemment plus de deux cents missiles balistiques Fath-360 à la Russie. Américains et Britanniques craignent que Moscou, en échange de ces armes d'une portée maximale de 120 kilomètres et dotées d'une ogive de 150 kilogrammes, ait « partagé des secrets nucléaires avec l'Iran », comme le soulignait le mois dernier le quotidien britannique The Guardian.
 Le sommet des Brics, qui s’est tenu à Kazan, en Russie centrale, du 22 au 24 octobre, intervient alors que Moscou qui gagne militairement du terrain en Ukraine, a forgé des alliances étroites avec les plus grands adversaires des Etats-Unis, notamment, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord présentes à ce sommet.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 LA SANTÉ MENTALE « GRANDE CAUSE NATIONALE »
 
 Le Premier ministre a annoncé fin septembre qu’il souhaitait faire de la santé mentale la grande cause nationale en 2025. Crée en 1977, le label « grande cause nationale » est décerné à un thème de société porté par des organismes à but non lucratif ou des associations. Il permet notamment une visibilité accrue, via des messages sur les radios et télévisions publiques. Affirmant qu’il s’agit pour lui d’une cause presque familiale à l’origine du fait de l’engagement de sa mère sur le sujet, Michel Barnier a évoqué sa volonté de décentraliser la prise en charge des patients. Devant les députés, lors de son discours de politique générale, le 1er octobre, il a rappelé que « les crises successives, dont le Covid, ont eu un effet important et aggravant » sur le bien-être psychique des Français, notamment celui des plus jeunes et précisé qu’«un Français sur cinq connaît des problèmes de santé mentale à un moment donné de sa vie », soit 13 millions de personnes. Une récente étude réalisée par Indeed et OpinionWay atteste aussi d’un mal-être grandissant dans le milieu professionnel : près d'un salarié sur deux (48%) craint pour sa santé mentale tandis qu'un tiers a déjà été concerné par un burn-out. Ces troubles représentent le premier poste de dépenses du régime général de l'assurance maladie, avant les cancers et les maladies cardio-vasculaires, pour un montant de 25 milliards d'euros. En intégrant les coûts indirects - liés notamment aux arrêts de travail longs dont elle est la première cause - la dépense annuelle en santé mentale atteindrait les 163 milliards d'euros en 2018 contre 109 milliards d'euros en 2007, soit 4% du PIB.
 Un coup de projecteur réclamé depuis un an par un collectif de plus de 3.000 organisations. Depuis 2010, 310 postes de psychiatre n'ont pas été pourvus à l'internat, dont 65 % entre 2019 et 2023. En 2023, 67 postes, sur 547 ouverts, sont restés vacants. La capacité d’accueil des hôpitaux est passée de 100.000 lits à 80.000 lits entre 1997 et 2021. La répartition géographique des psychiatres est très inégale. La pédopsychiatrie est un domaine sinistré avec un nombre de praticiens divisé par deux. Une dizaine de départements n’a même plus un seul praticien. le Premier ministre a annoncé un doublement du nombre de maisons des adolescents et la généralisation de la formation aux premiers secours en santé, propositions reprises du rapport du Haut-commissaire au plan François Bayrou. Michel Barnier propose également de consolider la prévention des maladies mentales. Il souhaite que la recherche en la matière soit encouragée. Il insiste aussi sur la nécessité de favoriser les rapprochements entre structures pour améliorer l'efficacité de l'accompagnement. Le tout pour un montant envisagé de 600 millions d’euros.
 
 LA CORÉE DU NORD ET L’IRAN AVEC LA RUSSIE CONTRE L’UKRAINE 
 
 Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, Pyongyang et Moscou n'ont cessé de se rapprocher. La Corée du Nord a fourni des armes et des munitions à l'armée russe, dont au moins 3 millions d’obus d’artillerie et des dizaines de missiles balistiques. En retour, selon un rapport du renseignement américain paru en mai, la Russie aide activement Pyongyang à contourner les sanctions et à développer des systèmes d'armement. En juin, les deux pays ont conclu un « partenariat stratégique global », qui comprend une assistance militaire mutuelle. Pour la Corée du Nord les revenus générés par les ventes d'armes qui s’ajoutent au blocage russe de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, contribuent à stabiliser l'économie nationale, qui a souffert de plusieurs années d'isolement. La guerre en Ukraine fournit également de précieux enseignements à Pyongyang sur l'utilisation de ses armes sur le champ de bataille ukrainien. Enfin, la Corée du Nord cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, puissance protectrice de longue date, avec laquelle les relations se sont récemment dégradées.
 Le 18 octobre, le service national de renseignement sud-coréen a annoncé que Pyongyang avait décidé d’envoyer des « troupes importantes » pour combattre aux côtés de la Russie en Ukraine. Au total, 12.000 soldats nord-coréens devraient être déployés. Déjà 1.500 soldats seraient arrivés en Russie répartis dans les bases militaires de l’Extrême-Orient, et devraient rejoindre les lignes de front à l’issue de leur formation. Des Nord-Coréens seraient déjà présents dans la partie occupée de l’Ukraine, le Donbass. Selon les médias ukrainiens, six d’entre eux auraient été tués dans une attaque de missiles ukrainiens près de Donetsk, début octobre. L'OTAN et les Etats-Unis disent avoir des « preuves » de l'envoi des 12.000 soldats nord-coréens en Russie.
 Ces derniers mois, Moscou n’a pas seulement renforcé sa coopération avec Pyongyang, mais aussi avec la Chine et l’Iran. Les Occidentaux ont acquis la certitude que l'Iran a livré récemment plus de deux cents missiles balistiques Fath-360 à la Russie. Américains et Britanniques craignent que Moscou, en échange de ces armes d'une portée maximale de 120 kilomètres et dotées d'une ogive de 150 kilogrammes, ait « partagé des secrets nucléaires avec l'Iran », comme le soulignait le mois dernier le quotidien britannique The Guardian.
 Le sommet des Brics, qui s’est tenu à Kazan, en Russie centrale, du 22 au 24 octobre, intervient alors que Moscou qui gagne militairement du terrain en Ukraine, a forgé des alliances étroites avec les plus grands adversaires des Etats-Unis, notamment, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord présentes à ce sommet.
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 Une conversation entre Aliette Martin, Olivier Giel et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.
 
 Nous recevons pour ce nouveau bada Aliette Martin et Olivier Giel, qui cumulent à eux-deux un siècle au service de la Comédie-Française. Au cours de ce premier épisode, nos invités exposent leur parcours à la Comédie-Française, ainsi que le fonctionnement particulier de cette institution, notamment la division entre les pensionnaires et les sociétaires, et le système des parts et des feux.
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 Nous recevons pour ce nouveau bada Aliette Martin et Olivier Giel, qui cumulent à eux-deux un siècle au service de la Comédie-Française. Au cours de ce premier épisode, nos invités exposent leur parcours à la Comédie-Française, ainsi que le fonctionnement particulier de cette institution, notamment la division entre les pensionnaires et les sociétaires, et le système des parts et des feux.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une conversation entre Aliette Martin, Ol...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:06</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/JPPzETL]]></podcast:txt><itunes:episode>401</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Olivier Giel,Aliette Martin,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Loi immigration en France en 2025, en Allemagne et en Pologne / L’Ukraine à la peine avant l’hiver et le 5 novembre]]></title><guid isPermaLink="false">72018e6c-95b5-45f8-872e-1b87d5019120</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LOI IMMIGRATION EN FRANCE EN 2025, EN ALLEMAGNE ET EN POLOGNE</strong></p><p></p><p>Bien que la précédente loi sur l’immigration ait été promulguée il y a moins d’un an, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé un texte sur ce sujet pour le début de&nbsp;2025, afin, notamment, de prolonger la durée maximale de rétention des étrangers visés par une mesure d’éloignement. Préférence nationale, quotas, délit de séjour irrégulier, renvoi des étudiants étrangers, restriction du regroupement familial et du droit du sol, la plupart de ces mesures, contenues dans la loi sur l'immigration, adoptée fin 2023 par le Parlement, et censurées, dans la foulée, par le Conseil constitutionnel, devraient servir « <em>de base pour le nouveau projet de loi sur l'immigration&nbsp;»</em>. Une «&nbsp;nouvelle loi&nbsp;» sur l’immigration qui s’ajoutera à&nbsp;une longue série de&nbsp;118&nbsp;textes depuis 1945. Soit une loi sur l’immigration tous les deux ans en moyenne – sans compter les ordonnances, arrêtés, circulaires et décrets qui se sont multipliés. Bruno Retailleau, a déclaré son intention de mettre fin au <em>«&nbsp;désordre migratoire »</em>, quitte à remettre en cause l’Etat de droit qui, selon lui, <em>«&nbsp;n’est ni intangible ni sacré »</em>. Les macronistes sont divisés sur ce projet&nbsp;: Gabriel Attal, ancien Premier ministre et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée, estime qu'une nouvelle loi n'est pas prioritaire, tandis que Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, s'est, lui, déclaré plutôt d'accord avec le projet du gouvernement Barnier.</p><p>A Bruxelles, le débat autour de la migration a pris une nouvelle vigueur dans une orientation toujours plus dure, voire radicale. Désormais, ce mouvement touche aussi la gauche au pouvoir en Allemagne, quelques années après le Danemark. Le changement de pied de la coalition réunissant à Berlin sociaux-démocrates, écologistes et libéraux a désinhibé l’ensemble du continent, entraînant un changement de paradigme. A la surprise générale, Berlin a réinstauré, en septembre, les contrôles à ses frontières intérieures pour bloquer l’entrée de clandestins, écornant un peu plus l’espace Schengen de libre circulation. &nbsp;L’attentat de Solingen, survenu le 23 août&nbsp;2024, peu avant des élections régionales à fort enjeu politique dans l’est du pays et lors duquel trois personnes ont été tuées, a poussé le gouvernement à restaurer des contrôles aux frontières et à multiplier les mesures volontaristes comme des restrictions de prestations sociales pour certains réfugiés, examinées ces jours-ci au Bundestag. Le 12&nbsp;octobre, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, est allé plus loin en demandant à Bruxelles la possibilité de suspendre partiellement le droit d’asile pour les migrants qui entrent illégalement par la frontière biélorusse, assurant qu’il n’appliquerait pas une obligation européenne qui contreviendrait à «&nbsp;la sécurité&nbsp;» du pays. Cette annonce a provoqué la surprise et la consternation au sein de sa coalition démocrate, et une levée de boucliers des organisations de défense des droits humains.</p><p></p><p><strong>L’UKRAINE À LA PEINE AVANT L’HIVER ET LE 5 NOVEMBRE</strong></p><p></p><p>Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a entamé le 10 octobre une tournée européenne à Londres, Rome, Paris et Berlin, pour présenter son <em>«&nbsp;plan de la victoire »</em>, comme il l’avait fait le 26&nbsp;septembre à Washington. Ce document, qui n’a pas été rendu public, est conçu, d’après les Ukrainiens, comme une nouvelle tentative de mobiliser les soutiens occidentaux sur le plan militaire, économique et diplomatique. L’objectif est d’inverser le rapport de force, à ce jour favorable aux Russes, et de contraindre Vladimir Poutine à entamer, un jour, des négociations. Le président ukrainien espérait obtenir l’autorisation d’utiliser des missiles occidentaux à longue portée sur le territoire russe, et un engagement sur des négociations pour une adhésion à l’OTAN, deux limites pour les Etats-Unis, face au risque d’une escalade avec Moscou.</p><p>Sur le terrain, les forces armées ukrainiennes espèrent épuiser l'armée russe, mais souffrent elles-mêmes d'un manque d'hommes et de munitions. Après de longs mois de guerre de positions durant lesquels la ligne de front n'a que peu évolué, l'Ukraine perd à nouveau du terrain, submergée par les assauts incessants des troupes russes, qui, villages après villes, ont raison des défenses ukrainiennes, mais au prix de larges pertes. Profitant de sa supériorité numérique, la Russie a multiplié les vagues d'assaut sur ses différents couloirs de progression, sans se soucier des pertes occasionnées. Depuis l'offensive ukrainienne début août dans la région de Koursk, les Russes ont conquis plus de 700 kilomètres carrés en l'espace de deux mois ainsi dans le Donbass, une avancée sans précédent depuis 2022.</p><p>Alors que le projet de budget de la Russie pour 2025 prévoit une enveloppe de près de 130&nbsp;milliards d’euros pour les dépenses militaires, Kyiv ne disposera que d’un plus de 48&nbsp;milliards d’euros. Une somme largement dépendante du soutien financier et militaire occidental. Or, de ce côté-là, les signaux se font de plus en plus alarmants, alors que l’élection présidentielle américaine de novembre pourrait bouleverser la politique de soutien de son allié le plus puissant. Un vide que les alliés européens de Kyiv ne pourraient pas combler. Le 9 octobre, toutefois, les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne se sont entendus pour prêter à l’Ukraine jusqu’à 35&nbsp;milliards d’euros en&nbsp;2025. Les intérêts des actifs russes gelés permettront de rembourser ce prêt. Si en 2024, l'aide militaire française à l'Ukraine dépassera deux milliards d'euros, notamment grâce à l'utilisation d'intérêts d'avoirs russes gelés, elle n'atteindra cependant pas le maximum de trois milliards envisagé dans un accord de sécurité conclu avec Kyiv, a précisé lundi le ministre des Armées Sébastien Lecornu. Winter is coming.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LOI IMMIGRATION EN FRANCE EN 2025, EN ALLEMAGNE ET EN POLOGNE</strong></p><p></p><p>Bien que la précédente loi sur l’immigration ait été promulguée il y a moins d’un an, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé un texte sur ce sujet pour le début de&nbsp;2025, afin, notamment, de prolonger la durée maximale de rétention des étrangers visés par une mesure d’éloignement. Préférence nationale, quotas, délit de séjour irrégulier, renvoi des étudiants étrangers, restriction du regroupement familial et du droit du sol, la plupart de ces mesures, contenues dans la loi sur l'immigration, adoptée fin 2023 par le Parlement, et censurées, dans la foulée, par le Conseil constitutionnel, devraient servir « <em>de base pour le nouveau projet de loi sur l'immigration&nbsp;»</em>. Une «&nbsp;nouvelle loi&nbsp;» sur l’immigration qui s’ajoutera à&nbsp;une longue série de&nbsp;118&nbsp;textes depuis 1945. Soit une loi sur l’immigration tous les deux ans en moyenne – sans compter les ordonnances, arrêtés, circulaires et décrets qui se sont multipliés. Bruno Retailleau, a déclaré son intention de mettre fin au <em>«&nbsp;désordre migratoire »</em>, quitte à remettre en cause l’Etat de droit qui, selon lui, <em>«&nbsp;n’est ni intangible ni sacré »</em>. Les macronistes sont divisés sur ce projet&nbsp;: Gabriel Attal, ancien Premier ministre et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée, estime qu'une nouvelle loi n'est pas prioritaire, tandis que Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, s'est, lui, déclaré plutôt d'accord avec le projet du gouvernement Barnier.</p><p>A Bruxelles, le débat autour de la migration a pris une nouvelle vigueur dans une orientation toujours plus dure, voire radicale. Désormais, ce mouvement touche aussi la gauche au pouvoir en Allemagne, quelques années après le Danemark. Le changement de pied de la coalition réunissant à Berlin sociaux-démocrates, écologistes et libéraux a désinhibé l’ensemble du continent, entraînant un changement de paradigme. A la surprise générale, Berlin a réinstauré, en septembre, les contrôles à ses frontières intérieures pour bloquer l’entrée de clandestins, écornant un peu plus l’espace Schengen de libre circulation. &nbsp;L’attentat de Solingen, survenu le 23 août&nbsp;2024, peu avant des élections régionales à fort enjeu politique dans l’est du pays et lors duquel trois personnes ont été tuées, a poussé le gouvernement à restaurer des contrôles aux frontières et à multiplier les mesures volontaristes comme des restrictions de prestations sociales pour certains réfugiés, examinées ces jours-ci au Bundestag. Le 12&nbsp;octobre, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, est allé plus loin en demandant à Bruxelles la possibilité de suspendre partiellement le droit d’asile pour les migrants qui entrent illégalement par la frontière biélorusse, assurant qu’il n’appliquerait pas une obligation européenne qui contreviendrait à «&nbsp;la sécurité&nbsp;» du pays. Cette annonce a provoqué la surprise et la consternation au sein de sa coalition démocrate, et une levée de boucliers des organisations de défense des droits humains.</p><p></p><p><strong>L’UKRAINE À LA PEINE AVANT L’HIVER ET LE 5 NOVEMBRE</strong></p><p></p><p>Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a entamé le 10 octobre une tournée européenne à Londres, Rome, Paris et Berlin, pour présenter son <em>«&nbsp;plan de la victoire »</em>, comme il l’avait fait le 26&nbsp;septembre à Washington. Ce document, qui n’a pas été rendu public, est conçu, d’après les Ukrainiens, comme une nouvelle tentative de mobiliser les soutiens occidentaux sur le plan militaire, économique et diplomatique. L’objectif est d’inverser le rapport de force, à ce jour favorable aux Russes, et de contraindre Vladimir Poutine à entamer, un jour, des négociations. Le président ukrainien espérait obtenir l’autorisation d’utiliser des missiles occidentaux à longue portée sur le territoire russe, et un engagement sur des négociations pour une adhésion à l’OTAN, deux limites pour les Etats-Unis, face au risque d’une escalade avec Moscou.</p><p>Sur le terrain, les forces armées ukrainiennes espèrent épuiser l'armée russe, mais souffrent elles-mêmes d'un manque d'hommes et de munitions. Après de longs mois de guerre de positions durant lesquels la ligne de front n'a que peu évolué, l'Ukraine perd à nouveau du terrain, submergée par les assauts incessants des troupes russes, qui, villages après villes, ont raison des défenses ukrainiennes, mais au prix de larges pertes. Profitant de sa supériorité numérique, la Russie a multiplié les vagues d'assaut sur ses différents couloirs de progression, sans se soucier des pertes occasionnées. Depuis l'offensive ukrainienne début août dans la région de Koursk, les Russes ont conquis plus de 700 kilomètres carrés en l'espace de deux mois ainsi dans le Donbass, une avancée sans précédent depuis 2022.</p><p>Alors que le projet de budget de la Russie pour 2025 prévoit une enveloppe de près de 130&nbsp;milliards d’euros pour les dépenses militaires, Kyiv ne disposera que d’un plus de 48&nbsp;milliards d’euros. Une somme largement dépendante du soutien financier et militaire occidental. Or, de ce côté-là, les signaux se font de plus en plus alarmants, alors que l’élection présidentielle américaine de novembre pourrait bouleverser la politique de soutien de son allié le plus puissant. Un vide que les alliés européens de Kyiv ne pourraient pas combler. Le 9 octobre, toutefois, les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne se sont entendus pour prêter à l’Ukraine jusqu’à 35&nbsp;milliards d’euros en&nbsp;2025. Les intérêts des actifs russes gelés permettront de rembourser ce prêt. Si en 2024, l'aide militaire française à l'Ukraine dépassera deux milliards d'euros, notamment grâce à l'utilisation d'intérêts d'avoirs russes gelés, elle n'atteindra cependant pas le maximum de trois milliards envisagé dans un accord de sécurité conclu avec Kyiv, a précisé lundi le ministre des Armées Sébastien Lecornu. Winter is coming.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 20 Oct 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/72018e6c-95b5-45f8-872e-1b87d5019120.mp3?_=1729176345" length="60881859" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LOI IMMIGRATION EN FRANCE EN 2025, EN ALLEMAGNE ET EN POLOGNE
 
 Bien que la précédente loi sur l’immigration ait été promulguée il y a moins d’un an, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé un texte sur ce sujet pour le début de 2025, afin, notamment, de prolonger la durée maximale de rétention des étrangers visés par une mesure d’éloignement. Préférence nationale, quotas, délit de séjour irrégulier, renvoi des étudiants étrangers, restriction du regroupement familial et du droit du sol, la plupart de ces mesures, contenues dans la loi sur l'immigration, adoptée fin 2023 par le Parlement, et censurées, dans la foulée, par le Conseil constitutionnel, devraient servir « de base pour le nouveau projet de loi sur l'immigration ». Une « nouvelle loi » sur l’immigration qui s’ajoutera à une longue série de 118 textes depuis 1945. Soit une loi sur l’immigration tous les deux ans en moyenne – sans compter les ordonnances, arrêtés, circulaires et décrets qui se sont multipliés. Bruno Retailleau, a déclaré son intention de mettre fin au « désordre migratoire », quitte à remettre en cause l’Etat de droit qui, selon lui, « n’est ni intangible ni sacré ». Les macronistes sont divisés sur ce projet : Gabriel Attal, ancien Premier ministre et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée, estime qu'une nouvelle loi n'est pas prioritaire, tandis que Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, s'est, lui, déclaré plutôt d'accord avec le projet du gouvernement Barnier.
 A Bruxelles, le débat autour de la migration a pris une nouvelle vigueur dans une orientation toujours plus dure, voire radicale. Désormais, ce mouvement touche aussi la gauche au pouvoir en Allemagne, quelques années après le Danemark. Le changement de pied de la coalition réunissant à Berlin sociaux-démocrates, écologistes et libéraux a désinhibé l’ensemble du continent, entraînant un changement de paradigme. A la surprise générale, Berlin a réinstauré, en septembre, les contrôles à ses frontières intérieures pour bloquer l’entrée de clandestins, écornant un peu plus l’espace Schengen de libre circulation. L’attentat de Solingen, survenu le 23 août 2024, peu avant des élections régionales à fort enjeu politique dans l’est du pays et lors duquel trois personnes ont été tuées, a poussé le gouvernement à restaurer des contrôles aux frontières et à multiplier les mesures volontaristes comme des restrictions de prestations sociales pour certains réfugiés, examinées ces jours-ci au Bundestag. Le 12 octobre, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, est allé plus loin en demandant à Bruxelles la possibilité de suspendre partiellement le droit d’asile pour les migrants qui entrent illégalement par la frontière biélorusse, assurant qu’il n’appliquerait pas une obligation européenne qui contreviendrait à « la sécurité » du pays. Cette annonce a provoqué la surprise et la consternation au sein de sa coalition démocrate, et une levée de boucliers des organisations de défense des droits humains.
 
 L’UKRAINE À LA PEINE AVANT L’HIVER ET LE 5 NOVEMBRE
 
 Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a entamé le 10 octobre une tournée européenne à Londres, Rome, Paris et Berlin, pour présenter son « plan de la victoire », comme il l’avait fait le 26 septembre à Washington. Ce document, qui n’a pas été rendu public, est conçu, d’après les Ukrainiens, comme une nouvelle tentative de mobiliser les soutiens occidentaux sur le plan militaire, économique et diplomatique. L’objectif est d’inverser le rapport de force, à ce jour favorable aux Russes, et de contraindre Vladimir Poutine à entamer, un jour, des négociations. Le président ukrainien espérait obtenir l’autorisation d’utiliser des missiles occidentaux à longue portée sur le territoire russe, et un engagement sur des négociations pour une adhésion à l’OTAN, deux limites pour les Etats-Unis, face au risque d’une escalade avec Moscou.
 Sur le terrain, les forces armées ukrainiennes espèrent épuiser l'armée russe, mais souffrent elles-mêmes d'un manque d'hommes et de munitions. Après de longs mois de guerre de positions durant lesquels la ligne de front n'a que peu évolué, l'Ukraine perd à nouveau du terrain, submergée par les assauts incessants des troupes russes, qui, villages après villes, ont raison des défenses ukrainiennes, mais au prix de larges pertes. Profitant de sa supériorité numérique, la Russie a multiplié les vagues d'assaut sur ses différents couloirs de progression, sans se soucier des pertes occasionnées. Depuis l'offensive ukrainienne début août dans la région de Koursk, les Russes ont conquis plus de 700 kilomètres carrés en l'espace de deux mois ainsi dans le Donbass, une avancée sans précédent depuis 2022.
 Alors que le projet de budget de la Russie pour 2025 prévoit une enveloppe de près de 130 milliards d’euros pour les dépenses militaires, Kyiv ne disposera que d’un plus de 48 milliards d’euros. Une somme largement dépendante du soutien financier et militaire occidental. Or, de ce côté-là, les signaux se font de plus en plus alarmants, alors que l’élection présidentielle américaine de novembre pourrait bouleverser la politique de soutien de son allié le plus puissant. Un vide que les alliés européens de Kyiv ne pourraient pas combler. Le 9 octobre, toutefois, les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne se sont entendus pour prêter à l’Ukraine jusqu’à 35 milliards d’euros en 2025. Les intérêts des actifs russes gelés permettront de rembourser ce prêt. Si en 2024, l'aide militaire française à l'Ukraine dépassera deux milliards d'euros, notamment grâce à l'utilisation d'intérêts d'avoirs russes gelés, elle n'atteindra cependant pas le maximum de trois milliards envisagé dans un accord de sécurité conclu avec Kyiv, a précisé lundi le ministre des Armées Sébastien Lecornu. Winter is coming.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LOI IMMIGRATION EN FRANCE EN 2025, EN ALLEMAGNE ET EN POLOGNE
 
 Bien que la précédente loi sur l’immigration ait été promulguée il y a moins d’un an, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé un texte sur ce sujet pour le début de 2025, afin, notamment, de prolonger la durée maximale de rétention des étrangers visés par une mesure d’éloignement. Préférence nationale, quotas, délit de séjour irrégulier, renvoi des étudiants étrangers, restriction du regroupement familial et du droit du sol, la plupart de ces mesures, contenues dans la loi sur l'immigration, adoptée fin 2023 par le Parlement, et censurées, dans la foulée, par le Conseil constitutionnel, devraient servir « de base pour le nouveau projet de loi sur l'immigration ». Une « nouvelle loi » sur l’immigration qui s’ajoutera à une longue série de 118 textes depuis 1945. Soit une loi sur l’immigration tous les deux ans en moyenne – sans compter les ordonnances, arrêtés, circulaires et décrets qui se sont multipliés. Bruno Retailleau, a déclaré son intention de mettre fin au « désordre migratoire », quitte à remettre en cause l’Etat de droit qui, selon lui, « n’est ni intangible ni sacré ». Les macronistes sont divisés sur ce projet : Gabriel Attal, ancien Premier ministre et président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée, estime qu'une nouvelle loi n'est pas prioritaire, tandis que Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, s'est, lui, déclaré plutôt d'accord avec le projet du gouvernement Barnier.
 A Bruxelles, le débat autour de la migration a pris une nouvelle vigueur dans une orientation toujours plus dure, voire radicale. Désormais, ce mouvement touche aussi la gauche au pouvoir en Allemagne, quelques années après le Danemark. Le changement de pied de la coalition réunissant à Berlin sociaux-démocrates, écologistes et libéraux a désinhibé l’ensemble du continent, entraînant un changement de paradigme. A la surprise générale, Berlin a réinstauré, en septembre, les contrôles à ses frontières intérieures pour bloquer l’entrée de clandestins, écornant un peu plus l’espace Schengen de libre circulation. L’attentat de Solingen, survenu le 23 août 2024, peu avant des élections régionales à fort enjeu politique dans l’est du pays et lors duquel trois personnes ont été tuées, a poussé le gouvernement à restaurer des contrôles aux frontières et à multiplier les mesures volontaristes comme des restrictions de prestations sociales pour certains réfugiés, examinées ces jours-ci au Bundestag. Le 12 octobre, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, est allé plus loin en demandant à Bruxelles la possibilité de suspendre partiellement le droit d’asile pour les migrants qui entrent illégalement par la frontière biélorusse, assurant qu’il n’appliquerait pas une obligation européenne qui contreviendrait à « la sécurité » du pays. Cette annonce a provoqué la surprise et la consternation au sein de sa coalition démocrate, et une levée de boucliers des organisations de défense des droits humains.
 
 L’UKRAINE À LA PEINE AVANT L’HIVER ET LE 5 NOVEMBRE
 
 Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a entamé le 10 octobre une tournée européenne à Londres, Rome, Paris et Berlin, pour présenter son « plan de la victoire », comme il l’avait fait le 26 septembre à Washington. Ce document, qui n’a pas été rendu public, est conçu, d’après les Ukrainiens, comme une nouvelle tentative de mobiliser les soutiens occidentaux sur le plan militaire, économique et diplomatique. L’objectif est d’inverser le rapport de force, à ce jour favorable aux Russes, et de contraindre Vladimir Poutine à entamer, un jour, des négociations. Le président ukrainien espérait obtenir l’autorisation d’utiliser des missiles occidentaux à longue portée sur le territoire russe, et un engagement sur des négociations pour une adhésion à l’OTAN, deux limites pour les Etats-Unis, face au risque d’une escalade avec Moscou.
 Sur le terrain, les forces armées ukrainiennes espèrent épuiser l'armée russe, mais souffrent elles-mêmes d'un manque d'hommes et de munitions. Après de longs mois de guerre de positions durant lesquels la ligne de front n'a que peu évolué, l'Ukraine perd à nouveau du terrain, submergée par les assauts incessants des troupes russes, qui, villages après villes, ont raison des défenses ukrainiennes, mais au prix de larges pertes. Profitant de sa supériorité numérique, la Russie a multiplié les vagues d'assaut sur ses différents couloirs de progression, sans se soucier des pertes occasionnées. Depuis l'offensive ukrainienne début août dans la région de Koursk, les Russes ont conquis plus de 700 kilomètres carrés en l'espace de deux mois ainsi dans le Donbass, une avancée sans précédent depuis 2022.
 Alors que le projet de budget de la Russie pour 2025 prévoit une enveloppe de près de 130 milliards d’euros pour les dépenses militaires, Kyiv ne disposera que d’un plus de 48 milliards d’euros. Une somme largement dépendante du soutien financier et militaire occidental. Or, de ce côté-là, les signaux se font de plus en plus alarmants, alors que l’élection présidentielle américaine de novembre pourrait bouleverser la politique de soutien de son allié le plus puissant. Un vide que les alliés européens de Kyiv ne pourraient pas combler. Le 9 octobre, toutefois, les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne se sont entendus pour prêter à l’Ukraine jusqu’à 35 milliards d’euros en 2025. Les intérêts des actifs russes gelés permettront de rembourser ce prêt. Si en 2024, l'aide militaire française à l'Ukraine dépassera deux milliards d'euros, notamment grâce à l'utilisation d'intérêts d'avoirs russes gelés, elle n'atteindra cependant pas le maximum de trois milliards envisagé dans un accord de sécurité conclu avec Kyiv, a précisé lundi le ministre des Armées Sébastien Lecornu. Winter is coming.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- David Djaïz, entrepreneur, essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>45:03</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/PgwVPLJ]]></podcast:txt><itunes:episode>403</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Marc-Olivier Padis,Jean-Louis Bourlanges,Nicole Gnesotto,David Djaïz</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La gauche façon puzzle / Israël : ses responsabilités, ses adversaires, ses alliés ]]></title><guid isPermaLink="false">9244a4b1-a41e-4c3b-87b8-ce8a75b09926</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 13 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LA GAUCHE FAÇON PUZZLE</strong></p><p></p><p>Après le bon score de Raphaël Glucksmann aux élections européennes de juin dernier, les socialistes pensaient qu'un espace s'entrouvrait entre le futur successeur d'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. La dissolution surprise annoncée par le Président de la République est venue tout remettre à plat. Réalisé dans l’urgence, en quatre jours, face à la menace d’un Rassemblement national dont les sondages prédisaient une victoire écrasante, le Nouveau Front Populaire (NFP) a rassemblé La France Insoumise-LFI, le Parti communiste-PCF, Europe écologie les verts-EELV, le Parti socialiste-PS et le Nouveau Parti anticapitaliste-NPA. Sa mobilisation a permis à la gauche d’arriver en tête au second tour des législatives, le 7&nbsp;juillet, avec 178 députés élus.</p><p>Toutefois, au Parti socialiste comme à la France insoumise, la rentrée s’est déroulée en ordre dispersée avec une éclosion de mouvements et de clubs. Les 5 et 6 octobre, lors de la première université d’été de son mouvement Place publique, Raphaël Glucksmann a officialisé son intention de se porter candidat aux présidentielles de 2027. Il souhaite incarner <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.liberation.fr/politique/a-gauche-glucksmann-veut-sa-place-au-soleil-20240926_I74P522NK5BY5IQ766TXFEPADE/"><em><u>«&nbsp;une gauche sociale, européenne, humaniste, écologiste et féministe&nbsp;</u></em><u>»</u></a> et dessiné une voie «&nbsp;<em>girondine</em>&nbsp;», ni «&nbsp;<em>succédané du macronisme</em>&nbsp;», ni «&nbsp;<em>populisme de gauche&nbsp;»</em>. Le même jour, Olivier Faure s’est invité à Lomme près de Lille, là où les socialistes nordistes tenaient leur rentrée politique. L’occasion pour le premier secrétaire du PS de compter ses soutiens et de marquer à nouveau sa différence avec Raphaël&nbsp;Glucksmann et les figures de son propre parti, hostiles à une alliance avec le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. La veille, le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane lançait son propre mouvement, La France humaine et forte. Fin septembre, c’était la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9sidents_des_assembl%C3%A9es_des_r%C3%A9gions_de_France"><u>présidente du conseil régional</u></a> de la nouvelle <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_fran%C3%A7aise"><u>région</u></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Occitanie_(r%C3%A9gion_administrative)"><u>Occitanie</u></a>Carole Delga, PS, qui accueillait les quatrièmes rencontres de la gauche, avec notamment Bernard Cazeneuve qui a quitté le PS en 2022 pour fonder son club La Convention, ainsi que Benoit Hamon parti du PS dès 2017 pour créer Génération.s, à la gauche du parti. Du côté de LFI, les dissidents Alexis Corbière ou Raquel Garrido, qui se dénomment, «&nbsp;Les Insurgés&nbsp;» ont lancé L’Après, tandis que François Ruffin a créé Picardie debout, et que Gérard Filoche a lancé la Gauche démocratique et sociale.</p><p>Cependant, malgré les crispations qui rythment le quotidien de la coalition de gauche, socialistes, insoumis, écologistes et communistes feront front commun dans le marathon budgétaire des prochaines semaines. Mercredi à l’Assemblée nationale, le Nouveau Front populaire a présenté dix propositions fiscales, qui prendront la forme <em>«&nbsp;d’amendements communs du NFP » </em>et permettront, selon eux, de dégager 49&nbsp;milliards d’euros de recettes supplémentaires.</p><p></p><p><strong>ISRAËL : SES RESPONSABILITÉS, SES ADVERSAIRES, SES ALLIÉS</strong></p><p></p><p>Des failles béantes sont apparues en Israël avant, pendant et même après la violente attaque menée par le Hamas&nbsp;en Israël le 7&nbsp;octobre&nbsp;2023 : les services de renseignement israéliens ont fait défaut, les réponses dans les premières heures n’ont pas été à la hauteur, mais au-delà, c’est tout un système qui est interrogé. La poursuite de la guerre et son extension, aujourd’hui, à toute la région du Moyen-Orient, permettent au Premier ministre israélien, en se maintenant au pouvoir, de retarder aussi la mise en place d’une commission d’enquête, en Israël, devant établir les&nbsp;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-international/20231030-isra%C3%ABl-l-attaque-du-hamas-du-7-octobre-a-ruin%C3%A9-toute-la-strat%C3%A9gie-de-netanyahu"><u>responsabilités dans les événements du 7 octobre</u></a>.</p><p>Depuis le 7 octobre 2023, un réseau de groupes paramilitaires, unis par leur opposition aux États-Unis et à Israël, a accentué ses attaques contre Israël : milices chiites en Irak et en Syrie, Hezbollah au Liban, Hamas et Jihad islamique à Gaza, Houthis au Yémen. Chacun entretenant des liens avec Téhéran. Si l’Iran ne semble pas avoir été prévenu par le Hamas de l'attaque du 7&nbsp;octobre, il voit cependant ses «&nbsp;proxys&nbsp;» détruits les uns après les autres et ses deux frappes de missiles contre Israël - les 13/14 avril et le 1er octobre - guère efficaces, n'ont pas changé la donne. Le guide suprême, Ali Khamenei, a prévenu le 4&nbsp;octobre que ses alliés, principalement le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, poursuivraient le combat contre Israël. Dimanche dernier, le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a menacé l'Iran de frappes similaires à celles menées « <em>à Gaza et Beyrouth</em> ». Un an plus tard, l'Iran se retrouve donc en première ligne face à Israël, soutenu par les Occidentaux et la majorité des pays arabes.</p><p>Les Etats arabes qui ont signé des accords de paix avec Israël, d’abord l’Egypte en 1978, puis la Jordanie en 1994, comme ceux qui ont signé les accords d’Abraham en 2020 (Émirats arabes unis, Barheïn, Maroc et Soudan), n’ont pas rompu leurs liens avec l’Etat hébreu. Bien au contraire, puisque certains ont participé même, comme la Jordanie, à la défense du ciel israélien contre l'Iran.</p><p>Allié majeur d’Israël, les Etats-Unis se sont montrés incapables d'obtenir un accord de cessez-le-feu à Gaza en échange de la libération des otages. Pas plus qu'ils ne sont parvenus à imposer une solution au Liban. Protégeant avec ses propres moyens militaires le ciel israélien contre les missiles iraniens, Washington continue de fournir les armes à Tsahal. Elle tente de peser aujourd’hui pour calibrer la réponse israélienne au bombardement du 1er&nbsp;octobre, afin que Tsahal ne s’en prenne ni au programme nucléaire, ni aux installations pétrolières.</p><p>Emmanuel Macron a appelé à stopper les livraisons d’armes utilisées par Israël à Gaza.&nbsp;La France «&nbsp;<em>ne tolérera pas</em>&nbsp;» que l'armée israélienne vise à nouveau «&nbsp;<em>délibérément</em>&nbsp;» les Casques bleus<strong>.</strong></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 13 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li><li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LA GAUCHE FAÇON PUZZLE</strong></p><p></p><p>Après le bon score de Raphaël Glucksmann aux élections européennes de juin dernier, les socialistes pensaient qu'un espace s'entrouvrait entre le futur successeur d'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. La dissolution surprise annoncée par le Président de la République est venue tout remettre à plat. Réalisé dans l’urgence, en quatre jours, face à la menace d’un Rassemblement national dont les sondages prédisaient une victoire écrasante, le Nouveau Front Populaire (NFP) a rassemblé La France Insoumise-LFI, le Parti communiste-PCF, Europe écologie les verts-EELV, le Parti socialiste-PS et le Nouveau Parti anticapitaliste-NPA. Sa mobilisation a permis à la gauche d’arriver en tête au second tour des législatives, le 7&nbsp;juillet, avec 178 députés élus.</p><p>Toutefois, au Parti socialiste comme à la France insoumise, la rentrée s’est déroulée en ordre dispersée avec une éclosion de mouvements et de clubs. Les 5 et 6 octobre, lors de la première université d’été de son mouvement Place publique, Raphaël Glucksmann a officialisé son intention de se porter candidat aux présidentielles de 2027. Il souhaite incarner <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.liberation.fr/politique/a-gauche-glucksmann-veut-sa-place-au-soleil-20240926_I74P522NK5BY5IQ766TXFEPADE/"><em><u>«&nbsp;une gauche sociale, européenne, humaniste, écologiste et féministe&nbsp;</u></em><u>»</u></a> et dessiné une voie «&nbsp;<em>girondine</em>&nbsp;», ni «&nbsp;<em>succédané du macronisme</em>&nbsp;», ni «&nbsp;<em>populisme de gauche&nbsp;»</em>. Le même jour, Olivier Faure s’est invité à Lomme près de Lille, là où les socialistes nordistes tenaient leur rentrée politique. L’occasion pour le premier secrétaire du PS de compter ses soutiens et de marquer à nouveau sa différence avec Raphaël&nbsp;Glucksmann et les figures de son propre parti, hostiles à une alliance avec le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. La veille, le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane lançait son propre mouvement, La France humaine et forte. Fin septembre, c’était la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pr%C3%A9sidents_des_assembl%C3%A9es_des_r%C3%A9gions_de_France"><u>présidente du conseil régional</u></a> de la nouvelle <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_fran%C3%A7aise"><u>région</u></a> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Occitanie_(r%C3%A9gion_administrative)"><u>Occitanie</u></a>Carole Delga, PS, qui accueillait les quatrièmes rencontres de la gauche, avec notamment Bernard Cazeneuve qui a quitté le PS en 2022 pour fonder son club La Convention, ainsi que Benoit Hamon parti du PS dès 2017 pour créer Génération.s, à la gauche du parti. Du côté de LFI, les dissidents Alexis Corbière ou Raquel Garrido, qui se dénomment, «&nbsp;Les Insurgés&nbsp;» ont lancé L’Après, tandis que François Ruffin a créé Picardie debout, et que Gérard Filoche a lancé la Gauche démocratique et sociale.</p><p>Cependant, malgré les crispations qui rythment le quotidien de la coalition de gauche, socialistes, insoumis, écologistes et communistes feront front commun dans le marathon budgétaire des prochaines semaines. Mercredi à l’Assemblée nationale, le Nouveau Front populaire a présenté dix propositions fiscales, qui prendront la forme <em>«&nbsp;d’amendements communs du NFP » </em>et permettront, selon eux, de dégager 49&nbsp;milliards d’euros de recettes supplémentaires.</p><p></p><p><strong>ISRAËL : SES RESPONSABILITÉS, SES ADVERSAIRES, SES ALLIÉS</strong></p><p></p><p>Des failles béantes sont apparues en Israël avant, pendant et même après la violente attaque menée par le Hamas&nbsp;en Israël le 7&nbsp;octobre&nbsp;2023 : les services de renseignement israéliens ont fait défaut, les réponses dans les premières heures n’ont pas été à la hauteur, mais au-delà, c’est tout un système qui est interrogé. La poursuite de la guerre et son extension, aujourd’hui, à toute la région du Moyen-Orient, permettent au Premier ministre israélien, en se maintenant au pouvoir, de retarder aussi la mise en place d’une commission d’enquête, en Israël, devant établir les&nbsp;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/invit%C3%A9-international/20231030-isra%C3%ABl-l-attaque-du-hamas-du-7-octobre-a-ruin%C3%A9-toute-la-strat%C3%A9gie-de-netanyahu"><u>responsabilités dans les événements du 7 octobre</u></a>.</p><p>Depuis le 7 octobre 2023, un réseau de groupes paramilitaires, unis par leur opposition aux États-Unis et à Israël, a accentué ses attaques contre Israël : milices chiites en Irak et en Syrie, Hezbollah au Liban, Hamas et Jihad islamique à Gaza, Houthis au Yémen. Chacun entretenant des liens avec Téhéran. Si l’Iran ne semble pas avoir été prévenu par le Hamas de l'attaque du 7&nbsp;octobre, il voit cependant ses «&nbsp;proxys&nbsp;» détruits les uns après les autres et ses deux frappes de missiles contre Israël - les 13/14 avril et le 1er octobre - guère efficaces, n'ont pas changé la donne. Le guide suprême, Ali Khamenei, a prévenu le 4&nbsp;octobre que ses alliés, principalement le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, poursuivraient le combat contre Israël. Dimanche dernier, le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a menacé l'Iran de frappes similaires à celles menées « <em>à Gaza et Beyrouth</em> ». Un an plus tard, l'Iran se retrouve donc en première ligne face à Israël, soutenu par les Occidentaux et la majorité des pays arabes.</p><p>Les Etats arabes qui ont signé des accords de paix avec Israël, d’abord l’Egypte en 1978, puis la Jordanie en 1994, comme ceux qui ont signé les accords d’Abraham en 2020 (Émirats arabes unis, Barheïn, Maroc et Soudan), n’ont pas rompu leurs liens avec l’Etat hébreu. Bien au contraire, puisque certains ont participé même, comme la Jordanie, à la défense du ciel israélien contre l'Iran.</p><p>Allié majeur d’Israël, les Etats-Unis se sont montrés incapables d'obtenir un accord de cessez-le-feu à Gaza en échange de la libération des otages. Pas plus qu'ils ne sont parvenus à imposer une solution au Liban. Protégeant avec ses propres moyens militaires le ciel israélien contre les missiles iraniens, Washington continue de fournir les armes à Tsahal. Elle tente de peser aujourd’hui pour calibrer la réponse israélienne au bombardement du 1er&nbsp;octobre, afin que Tsahal ne s’en prenne ni au programme nucléaire, ni aux installations pétrolières.</p><p>Emmanuel Macron a appelé à stopper les livraisons d’armes utilisées par Israël à Gaza.&nbsp;La France «&nbsp;<em>ne tolérera pas</em>&nbsp;» que l'armée israélienne vise à nouveau «&nbsp;<em>délibérément</em>&nbsp;» les Casques bleus<strong>.</strong></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 13 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- David Djaïz, entrepreneur, essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LA GAUCHE FAÇON PUZZLE
 
 Après le bon score de Raphaël Glucksmann aux élections européennes de juin dernier, les socialistes pensaient qu'un espace s'entrouvrait entre le futur successeur d'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. La dissolution surprise annoncée par le Président de la République est venue tout remettre à plat. Réalisé dans l’urgence, en quatre jours, face à la menace d’un Rassemblement national dont les sondages prédisaient une victoire écrasante, le Nouveau Front Populaire (NFP) a rassemblé La France Insoumise-LFI, le Parti communiste-PCF, Europe écologie les verts-EELV, le Parti socialiste-PS et le Nouveau Parti anticapitaliste-NPA. Sa mobilisation a permis à la gauche d’arriver en tête au second tour des législatives, le 7 juillet, avec 178 députés élus.
 Toutefois, au Parti socialiste comme à la France insoumise, la rentrée s’est déroulée en ordre dispersée avec une éclosion de mouvements et de clubs. Les 5 et 6 octobre, lors de la première université d’été de son mouvement Place publique, Raphaël Glucksmann a officialisé son intention de se porter candidat aux présidentielles de 2027. Il souhaite incarner « une gauche sociale, européenne, humaniste, écologiste et féministe » et dessiné une voie « girondine », ni « succédané du macronisme », ni « populisme de gauche ». Le même jour, Olivier Faure s’est invité à Lomme près de Lille, là où les socialistes nordistes tenaient leur rentrée politique. L’occasion pour le premier secrétaire du PS de compter ses soutiens et de marquer à nouveau sa différence avec Raphaël Glucksmann et les figures de son propre parti, hostiles à une alliance avec le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. La veille, le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane lançait son propre mouvement, La France humaine et forte. Fin septembre, c’était la présidente du conseil régional de la nouvelle région OccitanieCarole Delga, PS, qui accueillait les quatrièmes rencontres de la gauche, avec notamment Bernard Cazeneuve qui a quitté le PS en 2022 pour fonder son club La Convention, ainsi que Benoit Hamon parti du PS dès 2017 pour créer Génération.s, à la gauche du parti. Du côté de LFI, les dissidents Alexis Corbière ou Raquel Garrido, qui se dénomment, « Les Insurgés » ont lancé L’Après, tandis que François Ruffin a créé Picardie debout, et que Gérard Filoche a lancé la Gauche démocratique et sociale.
 Cependant, malgré les crispations qui rythment le quotidien de la coalition de gauche, socialistes, insoumis, écologistes et communistes feront front commun dans le marathon budgétaire des prochaines semaines. Mercredi à l’Assemblée nationale, le Nouveau Front populaire a présenté dix propositions fiscales, qui prendront la forme « d’amendements communs du NFP » et permettront, selon eux, de dégager 49 milliards d’euros de recettes supplémentaires.
 
 ISRAËL : SES RESPONSABILITÉS, SES ADVERSAIRES, SES ALLIÉS
 
 Des failles béantes sont apparues en Israël avant, pendant et même après la violente attaque menée par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023 : les services de renseignement israéliens ont fait défaut, les réponses dans les premières heures n’ont pas été à la hauteur, mais au-delà, c’est tout un système qui est interrogé. La poursuite de la guerre et son extension, aujourd’hui, à toute la région du Moyen-Orient, permettent au Premier ministre israélien, en se maintenant au pouvoir, de retarder aussi la mise en place d’une commission d’enquête, en Israël, devant établir les responsabilités dans les événements du 7 octobre.
 Depuis le 7 octobre 2023, un réseau de groupes paramilitaires, unis par leur opposition aux États-Unis et à Israël, a accentué ses attaques contre Israël : milices chiites en Irak et en Syrie, Hezbollah au Liban, Hamas et Jihad islamique à Gaza, Houthis au Yémen. Chacun entretenant des liens avec Téhéran. Si l’Iran ne semble pas avoir été prévenu par le Hamas de l'attaque du 7 octobre, il voit cependant ses « proxys » détruits les uns après les autres et ses deux frappes de missiles contre Israël - les 13/14 avril et le 1er octobre - guère efficaces, n'ont pas changé la donne. Le guide suprême, Ali Khamenei, a prévenu le 4 octobre que ses alliés, principalement le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, poursuivraient le combat contre Israël. Dimanche dernier, le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a menacé l'Iran de frappes similaires à celles menées « à Gaza et Beyrouth ». Un an plus tard, l'Iran se retrouve donc en première ligne face à Israël, soutenu par les Occidentaux et la majorité des pays arabes.
 Les Etats arabes qui ont signé des accords de paix avec Israël, d’abord l’Egypte en 1978, puis la Jordanie en 1994, comme ceux qui ont signé les accords d’Abraham en 2020 (Émirats arabes unis, Barheïn, Maroc et Soudan), n’ont pas rompu leurs liens avec l’Etat hébreu. Bien au contraire, puisque certains ont participé même, comme la Jordanie, à la défense du ciel israélien contre l'Iran.
 Allié majeur d’Israël, les Etats-Unis se sont montrés incapables d'obtenir un accord de cessez-le-feu à Gaza en échange de la libération des otages. Pas plus qu'ils ne sont parvenus à imposer une solution au Liban. Protégeant avec ses propres moyens militaires le ciel israélien contre les missiles iraniens, Washington continue de fournir les armes à Tsahal. Elle tente de peser aujourd’hui pour calibrer la réponse israélienne au bombardement du 1er octobre, afin que Tsahal ne s’en prenne ni au programme nucléaire, ni aux installations pétrolières.
 Emmanuel Macron a appelé à stopper les livraisons d’armes utilisées par Israël à Gaza. La France « ne tolérera pas » que l'armée israélienne vise à nouveau « délibérément » les Casques bleus.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 13 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.- David Djaïz, entrepreneur, essayiste.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LA GAUCHE FAÇON PUZZLE
 
 Après le bon score de Raphaël Glucksmann aux élections européennes de juin dernier, les socialistes pensaient qu'un espace s'entrouvrait entre le futur successeur d'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. La dissolution surprise annoncée par le Président de la République est venue tout remettre à plat. Réalisé dans l’urgence, en quatre jours, face à la menace d’un Rassemblement national dont les sondages prédisaient une victoire écrasante, le Nouveau Front Populaire (NFP) a rassemblé La France Insoumise-LFI, le Parti communiste-PCF, Europe écologie les verts-EELV, le Parti socialiste-PS et le Nouveau Parti anticapitaliste-NPA. Sa mobilisation a permis à la gauche d’arriver en tête au second tour des législatives, le 7 juillet, avec 178 députés élus.
 Toutefois, au Parti socialiste comme à la France insoumise, la rentrée s’est déroulée en ordre dispersée avec une éclosion de mouvements et de clubs. Les 5 et 6 octobre, lors de la première université d’été de son mouvement Place publique, Raphaël Glucksmann a officialisé son intention de se porter candidat aux présidentielles de 2027. Il souhaite incarner « une gauche sociale, européenne, humaniste, écologiste et féministe » et dessiné une voie « girondine », ni « succédané du macronisme », ni « populisme de gauche ». Le même jour, Olivier Faure s’est invité à Lomme près de Lille, là où les socialistes nordistes tenaient leur rentrée politique. L’occasion pour le premier secrétaire du PS de compter ses soutiens et de marquer à nouveau sa différence avec Raphaël Glucksmann et les figures de son propre parti, hostiles à une alliance avec le chef de file de LFI, Jean-Luc Mélenchon. La veille, le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane lançait son propre mouvement, La France humaine et forte. Fin septembre, c’était la présidente du conseil régional de la nouvelle région OccitanieCarole Delga, PS, qui accueillait les quatrièmes rencontres de la gauche, avec notamment Bernard Cazeneuve qui a quitté le PS en 2022 pour fonder son club La Convention, ainsi que Benoit Hamon parti du PS dès 2017 pour créer Génération.s, à la gauche du parti. Du côté de LFI, les dissidents Alexis Corbière ou Raquel Garrido, qui se dénomment, « Les Insurgés » ont lancé L’Après, tandis que François Ruffin a créé Picardie debout, et que Gérard Filoche a lancé la Gauche démocratique et sociale.
 Cependant, malgré les crispations qui rythment le quotidien de la coalition de gauche, socialistes, insoumis, écologistes et communistes feront front commun dans le marathon budgétaire des prochaines semaines. Mercredi à l’Assemblée nationale, le Nouveau Front populaire a présenté dix propositions fiscales, qui prendront la forme « d’amendements communs du NFP » et permettront, selon eux, de dégager 49 milliards d’euros de recettes supplémentaires.
 
 ISRAËL : SES RESPONSABILITÉS, SES ADVERSAIRES, SES ALLIÉS
 
 Des failles béantes sont apparues en Israël avant, pendant et même après la violente attaque menée par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023 : les services de renseignement israéliens ont fait défaut, les réponses dans les premières heures n’ont pas été à la hauteur, mais au-delà, c’est tout un système qui est interrogé. La poursuite de la guerre et son extension, aujourd’hui, à toute la région du Moyen-Orient, permettent au Premier ministre israélien, en se maintenant au pouvoir, de retarder aussi la mise en place d’une commission d’enquête, en Israël, devant établir les responsabilités dans les événements du 7 octobre.
 Depuis le 7 octobre 2023, un réseau de groupes paramilitaires, unis par leur opposition aux États-Unis et à Israël, a accentué ses attaques contre Israël : milices chiites en Irak et en Syrie, Hezbollah au Liban, Hamas et Jihad islamique à Gaza, Houthis au Yémen. Chacun entretenant des liens avec Téhéran. Si l’Iran ne semble pas avoir été prévenu par le Hamas de l'attaque du 7 octobre, il voit cependant ses « proxys » détruits les uns après les autres et ses deux frappes de missiles contre Israël - les 13/14 avril et le 1er octobre - guère efficaces, n'ont pas changé la donne. Le guide suprême, Ali Khamenei, a prévenu le 4 octobre que ses alliés, principalement le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, poursuivraient le combat contre Israël. Dimanche dernier, le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a menacé l'Iran de frappes similaires à celles menées « à Gaza et Beyrouth ». Un an plus tard, l'Iran se retrouve donc en première ligne face à Israël, soutenu par les Occidentaux et la majorité des pays arabes.
 Les Etats arabes qui ont signé des accords de paix avec Israël, d’abord l’Egypte en 1978, puis la Jordanie en 1994, comme ceux qui ont signé les accords d’Abraham en 2020 (Émirats arabes unis, Barheïn, Maroc et Soudan), n’ont pas rompu leurs liens avec l’Etat hébreu. Bien au contraire, puisque certains ont participé même, comme la Jordanie, à la défense du ciel israélien contre l'Iran.
 Allié majeur d’Israël, les Etats-Unis se sont montrés incapables d'obtenir un accord de cessez-le-feu à Gaza en échange de la libération des otages. Pas plus qu'ils ne sont parvenus à imposer une solution au Liban. Protégeant avec ses propres moyens militaires le ciel israélien contre les missiles iraniens, Washington continue de fournir les armes à Tsahal. Elle tente de peser aujourd’hui pour calibrer la réponse israélienne au bombardement du 1er octobre, afin que Tsahal ne s’en prenne ni au programme nucléaire, ni aux installations pétrolières.
 Emmanuel Macron a appelé à stopper les livraisons d’armes utilisées par Israël à Gaza. La France « ne tolérera pas » que l'armée israélienne vise à nouveau « délibérément » les Casques bleus.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>MICHEL BARNIER&nbsp;: LA STRATÉGIE DE LA TIÉDEUR</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Lors de son discours de politique générale sans vote de confiance, le Premier ministre a promis une <em>«&nbsp;double exigence&nbsp;»&nbsp;</em>: la réduction de la dette publique et celle de la dette écologique. Michel Barnier s’est engagé à une méthode faite d’écoute, de respect, et de dialogue et il a dégagé cinq<em>&nbsp;</em>chantiers prioritaires&nbsp;: le pouvoir d'achat, les services publics, la sécurité, l’immigration, et la fraternité. Confirmant son intention de briser le tabou macroniste de la hausse des impôts&nbsp;: le chef de gouvernement a appelé les «&nbsp;<em>grandes et très grandes entreprises qui réalisent des profits importants</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>les Français les plus fortunés</em>&nbsp;» à «&nbsp;<em>un effort ciblé, limité dans le temps</em>&nbsp;», sans livrer davantage de détails. Parmi ses autres annonces, figurent la revalorisation de 2&nbsp;% du smic dès le 1er&nbsp;novembre&nbsp;en anticipation de la date du 1er&nbsp;janvier,&nbsp; la<em> </em>correction des «&nbsp;<em>limites&nbsp;» </em>de la réforme des retraites, une réflexion et une action<em> «&nbsp;sans idéologie sur le scrutin proportionnel&nbsp;»</em>,&nbsp;la «&nbsp;<em>limitation des possibilités de réduction de peine&nbsp;»</em>, et la maitrise de manière<em> «&nbsp;plus satisfaisante&nbsp;» </em>de la politique migratoire, la reprise « <em>immédiate</em> » des travaux de planification écologique, suspendus depuis la dissolution, sans évoquer toutefois de nouvelles mesures ni de nouveaux moyens. Peu de repères temporels ont été donnés. En 2025 : le retour du déficit public à 5 % (puis à 3% en 2029), la lutte pour la santé mentale, le report des élections en Nouvelle-Calédonie, un comité interministériel des Outre-mer, le développement des soins palliatifs …</p><p>Le Premier mininstre a assuré qu’il avait ses <em>«&nbsp;propres lignes rouges », </em>à savoir<em> </em>: <em>« Aucune tolérance&nbsp;»</em> à l’égard du racisme et de l’antisémitisme, des violences faites aux femmes, du communautarisme, <em>«&nbsp;aucun accommodement&nbsp;» </em>sur la défense de la laïcité, et encore <em>« aucune remise en cause des libertés conquises au fil des ans »</em>, dont la loi Veil sur l’IVG, la loi sur le mariage pour tous et les dispositions législatives sur la PMA.</p><p>Michel Barnier a pris ses oppositions à contrepied, adoptant le ton et les manières d’un super papy, pas davantage dupe des feintes colères surjouées sur les bancs LFIstes que des rodomontades des élus du RN, sans se priver du plaisir de quelques taquineries à l’égard de ses prédécesseurs et soutiens malgré eux.</p><p>Parmi les réactions des présidents de groupe à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, pour le Rassemblement national, a dit<em> "entendre des constats, mais bien peu de solutions"&nbsp;;</em> Gabriel Attal pour<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Ensemble_pour_la_R%C3%A9publique"><u> Ensemble pour la République</u></a>, a prévenu que son groupe <em>"veillera sur les acquis de ces sept dernières années", </em>quant à Mathilde Panot, pour La France Insoumise, elle a affirmé que le Premier ministre n'a<em> «&nbsp;aucune légitimité démocratique pour gouverner&nbsp;».</em></p><p></p><p><strong>À QUOI PEUT ENCORE SERVIR L’ONU&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Alors que le « <em>machin </em>» comme le qualifiait le général de Gaulle, réunissait pour son Assemblée la quasi-totalité des pays du globe (193 États), beaucoup s’interrogent sur son utilité. L’impuissance du Secrétaire général de l’ONU à faire entendre sa voix, tant dans le conflit russo-ukrainien qu’à Gaza, est là pour témoigner d’une érosion. La crise du multilatéralisme n’est pas nouvelle. Elle s’est installée progressivement et a connu un palier supplémentaire avec le Président Trump, très hostile à l’ONU, qui avait retiré son pays de l'accord sur le climat de Paris et de l'accord sur le nucléaire iranien. Une crédibilité minée également par plusieurs pays qui ont pris la tête d'une confrontation ouverte avec l'Occident, visant à redistribuer la puissance au détriment des États-Unis et de l'Europe : la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, désireux de «&nbsp;<em>corriger l'histoire</em> », manifestent leur mépris de la charte des Nations unies, des références universelles, des systèmes basés sur les droits de l'homme et la démocratie.</p><p>Lors de l’Assemblée générale, de nombreux orateurs ont fait part de leur colère face à la flambée de violences au Moyen-Orient, que l’ONU, percluse de divisions sur le conflit israélo-palestinien comme sur la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, semble être incapable de juguler. Le roi Abdallah II de Jordanie a pointé <em>« la crise de légitimité » </em>des Nations unies dénonçant implicitement le « <em>deux poids, deux mesures</em>» critiqué par tant de pays du Sud, qui réclament que Gaza bénéficie, de la part des Occidentaux, du même soutien que l’Ukraine depuis l’invasion russe. Les différentes agences de l'ONU ne se portent guère mieux. La principale organisation d'aide aux Palestiniens, l'UNRWA, est dans le collimateur d'Israël depuis que plusieurs de ses employés ont été accusés d'implication dans les pogroms perpétrés le 7 octobre par le Hamas. La Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale sont elles aussi considérées comme partiales par les Américains et les Israéliens pour leurs actions menées contre Israël, à la suite des atrocités perpétrées ces derniers mois par des militaires contre des civils à Gaza.<strong> </strong>Lors de son discours en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies, Benyamin Netanyahou a qualifié l’organisation de «&nbsp;<em>farce méprisante</em>.&nbsp;» Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres a été déclaré<em> persona non grata </em>en Israël.</p><p>Au Liban, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), basée depuis 1978 dans le sud du pays, chargée de surveiller l'application de la résolution 1701 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité après la guerre de juillet 2006 entre Israël et le Hezbollah, est également impuissante. La résolution stipule que seuls l'armée libanaise et les Casques bleus doivent être déployés dans le sud du Liban. Elle n’a jamais été appliquée, le sud-Liban demeurant le fief du Hezbollah.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p></p><p></p><p><strong>MICHEL BARNIER&nbsp;: LA STRATÉGIE DE LA TIÉDEUR</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Lors de son discours de politique générale sans vote de confiance, le Premier ministre a promis une <em>«&nbsp;double exigence&nbsp;»&nbsp;</em>: la réduction de la dette publique et celle de la dette écologique. Michel Barnier s’est engagé à une méthode faite d’écoute, de respect, et de dialogue et il a dégagé cinq<em>&nbsp;</em>chantiers prioritaires&nbsp;: le pouvoir d'achat, les services publics, la sécurité, l’immigration, et la fraternité. Confirmant son intention de briser le tabou macroniste de la hausse des impôts&nbsp;: le chef de gouvernement a appelé les «&nbsp;<em>grandes et très grandes entreprises qui réalisent des profits importants</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>les Français les plus fortunés</em>&nbsp;» à «&nbsp;<em>un effort ciblé, limité dans le temps</em>&nbsp;», sans livrer davantage de détails. Parmi ses autres annonces, figurent la revalorisation de 2&nbsp;% du smic dès le 1er&nbsp;novembre&nbsp;en anticipation de la date du 1er&nbsp;janvier,&nbsp; la<em> </em>correction des «&nbsp;<em>limites&nbsp;» </em>de la réforme des retraites, une réflexion et une action<em> «&nbsp;sans idéologie sur le scrutin proportionnel&nbsp;»</em>,&nbsp;la «&nbsp;<em>limitation des possibilités de réduction de peine&nbsp;»</em>, et la maitrise de manière<em> «&nbsp;plus satisfaisante&nbsp;» </em>de la politique migratoire, la reprise « <em>immédiate</em> » des travaux de planification écologique, suspendus depuis la dissolution, sans évoquer toutefois de nouvelles mesures ni de nouveaux moyens. Peu de repères temporels ont été donnés. En 2025 : le retour du déficit public à 5 % (puis à 3% en 2029), la lutte pour la santé mentale, le report des élections en Nouvelle-Calédonie, un comité interministériel des Outre-mer, le développement des soins palliatifs …</p><p>Le Premier mininstre a assuré qu’il avait ses <em>«&nbsp;propres lignes rouges », </em>à savoir<em> </em>: <em>« Aucune tolérance&nbsp;»</em> à l’égard du racisme et de l’antisémitisme, des violences faites aux femmes, du communautarisme, <em>«&nbsp;aucun accommodement&nbsp;» </em>sur la défense de la laïcité, et encore <em>« aucune remise en cause des libertés conquises au fil des ans »</em>, dont la loi Veil sur l’IVG, la loi sur le mariage pour tous et les dispositions législatives sur la PMA.</p><p>Michel Barnier a pris ses oppositions à contrepied, adoptant le ton et les manières d’un super papy, pas davantage dupe des feintes colères surjouées sur les bancs LFIstes que des rodomontades des élus du RN, sans se priver du plaisir de quelques taquineries à l’égard de ses prédécesseurs et soutiens malgré eux.</p><p>Parmi les réactions des présidents de groupe à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, pour le Rassemblement national, a dit<em> "entendre des constats, mais bien peu de solutions"&nbsp;;</em> Gabriel Attal pour<a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Ensemble_pour_la_R%C3%A9publique"><u> Ensemble pour la République</u></a>, a prévenu que son groupe <em>"veillera sur les acquis de ces sept dernières années", </em>quant à Mathilde Panot, pour La France Insoumise, elle a affirmé que le Premier ministre n'a<em> «&nbsp;aucune légitimité démocratique pour gouverner&nbsp;».</em></p><p></p><p><strong>À QUOI PEUT ENCORE SERVIR L’ONU&nbsp;?</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Alors que le « <em>machin </em>» comme le qualifiait le général de Gaulle, réunissait pour son Assemblée la quasi-totalité des pays du globe (193 États), beaucoup s’interrogent sur son utilité. L’impuissance du Secrétaire général de l’ONU à faire entendre sa voix, tant dans le conflit russo-ukrainien qu’à Gaza, est là pour témoigner d’une érosion. La crise du multilatéralisme n’est pas nouvelle. Elle s’est installée progressivement et a connu un palier supplémentaire avec le Président Trump, très hostile à l’ONU, qui avait retiré son pays de l'accord sur le climat de Paris et de l'accord sur le nucléaire iranien. Une crédibilité minée également par plusieurs pays qui ont pris la tête d'une confrontation ouverte avec l'Occident, visant à redistribuer la puissance au détriment des États-Unis et de l'Europe : la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, désireux de «&nbsp;<em>corriger l'histoire</em> », manifestent leur mépris de la charte des Nations unies, des références universelles, des systèmes basés sur les droits de l'homme et la démocratie.</p><p>Lors de l’Assemblée générale, de nombreux orateurs ont fait part de leur colère face à la flambée de violences au Moyen-Orient, que l’ONU, percluse de divisions sur le conflit israélo-palestinien comme sur la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, semble être incapable de juguler. Le roi Abdallah II de Jordanie a pointé <em>« la crise de légitimité » </em>des Nations unies dénonçant implicitement le « <em>deux poids, deux mesures</em>» critiqué par tant de pays du Sud, qui réclament que Gaza bénéficie, de la part des Occidentaux, du même soutien que l’Ukraine depuis l’invasion russe. Les différentes agences de l'ONU ne se portent guère mieux. La principale organisation d'aide aux Palestiniens, l'UNRWA, est dans le collimateur d'Israël depuis que plusieurs de ses employés ont été accusés d'implication dans les pogroms perpétrés le 7 octobre par le Hamas. La Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale sont elles aussi considérées comme partiales par les Américains et les Israéliens pour leurs actions menées contre Israël, à la suite des atrocités perpétrées ces derniers mois par des militaires contre des civils à Gaza.<strong> </strong>Lors de son discours en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies, Benyamin Netanyahou a qualifié l’organisation de «&nbsp;<em>farce méprisante</em>.&nbsp;» Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres a été déclaré<em> persona non grata </em>en Israël.</p><p>Au Liban, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), basée depuis 1978 dans le sud du pays, chargée de surveiller l'application de la résolution 1701 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité après la guerre de juillet 2006 entre Israël et le Hezbollah, est également impuissante. La résolution stipule que seuls l'armée libanaise et les Casques bleus doivent être déployés dans le sud du Liban. Elle n’a jamais été appliquée, le sud-Liban demeurant le fief du Hezbollah.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 06 Oct 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/be0b2d36-16e8-46d7-9486-023078ba4a42.mp3?_=1727991608" length="60292537" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 
 MICHEL BARNIER : LA STRATÉGIE DE LA TIÉDEUR
 
 Lors de son discours de politique générale sans vote de confiance, le Premier ministre a promis une « double exigence » : la réduction de la dette publique et celle de la dette écologique. Michel Barnier s’est engagé à une méthode faite d’écoute, de respect, et de dialogue et il a dégagé cinq chantiers prioritaires : le pouvoir d'achat, les services publics, la sécurité, l’immigration, et la fraternité. Confirmant son intention de briser le tabou macroniste de la hausse des impôts : le chef de gouvernement a appelé les « grandes et très grandes entreprises qui réalisent des profits importants » et « les Français les plus fortunés » à « un effort ciblé, limité dans le temps », sans livrer davantage de détails. Parmi ses autres annonces, figurent la revalorisation de 2 % du smic dès le 1er novembre en anticipation de la date du 1er janvier, la correction des « limites » de la réforme des retraites, une réflexion et une action « sans idéologie sur le scrutin proportionnel », la « limitation des possibilités de réduction de peine », et la maitrise de manière « plus satisfaisante » de la politique migratoire, la reprise « immédiate » des travaux de planification écologique, suspendus depuis la dissolution, sans évoquer toutefois de nouvelles mesures ni de nouveaux moyens. Peu de repères temporels ont été donnés. En 2025 : le retour du déficit public à 5 % (puis à 3% en 2029), la lutte pour la santé mentale, le report des élections en Nouvelle-Calédonie, un comité interministériel des Outre-mer, le développement des soins palliatifs …
 Le Premier mininstre a assuré qu’il avait ses « propres lignes rouges », à savoir : « Aucune tolérance » à l’égard du racisme et de l’antisémitisme, des violences faites aux femmes, du communautarisme, « aucun accommodement » sur la défense de la laïcité, et encore « aucune remise en cause des libertés conquises au fil des ans », dont la loi Veil sur l’IVG, la loi sur le mariage pour tous et les dispositions législatives sur la PMA.
 Michel Barnier a pris ses oppositions à contrepied, adoptant le ton et les manières d’un super papy, pas davantage dupe des feintes colères surjouées sur les bancs LFIstes que des rodomontades des élus du RN, sans se priver du plaisir de quelques taquineries à l’égard de ses prédécesseurs et soutiens malgré eux.
 Parmi les réactions des présidents de groupe à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, pour le Rassemblement national, a dit "entendre des constats, mais bien peu de solutions" ; Gabriel Attal pour Ensemble pour la République, a prévenu que son groupe "veillera sur les acquis de ces sept dernières années", quant à Mathilde Panot, pour La France Insoumise, elle a affirmé que le Premier ministre n'a « aucune légitimité démocratique pour gouverner ».
 
 À QUOI PEUT ENCORE SERVIR L’ONU ?
 
 Alors que le « machin » comme le qualifiait le général de Gaulle, réunissait pour son Assemblée la quasi-totalité des pays du globe (193 États), beaucoup s’interrogent sur son utilité. L’impuissance du Secrétaire général de l’ONU à faire entendre sa voix, tant dans le conflit russo-ukrainien qu’à Gaza, est là pour témoigner d’une érosion. La crise du multilatéralisme n’est pas nouvelle. Elle s’est installée progressivement et a connu un palier supplémentaire avec le Président Trump, très hostile à l’ONU, qui avait retiré son pays de l'accord sur le climat de Paris et de l'accord sur le nucléaire iranien. Une crédibilité minée également par plusieurs pays qui ont pris la tête d'une confrontation ouverte avec l'Occident, visant à redistribuer la puissance au détriment des États-Unis et de l'Europe : la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, désireux de « corriger l'histoire », manifestent leur mépris de la charte des Nations unies, des références universelles, des systèmes basés sur les droits de l'homme et la démocratie.
 Lors de l’Assemblée générale, de nombreux orateurs ont fait part de leur colère face à la flambée de violences au Moyen-Orient, que l’ONU, percluse de divisions sur le conflit israélo-palestinien comme sur la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, semble être incapable de juguler. Le roi Abdallah II de Jordanie a pointé « la crise de légitimité » des Nations unies dénonçant implicitement le « deux poids, deux mesures» critiqué par tant de pays du Sud, qui réclament que Gaza bénéficie, de la part des Occidentaux, du même soutien que l’Ukraine depuis l’invasion russe. Les différentes agences de l'ONU ne se portent guère mieux. La principale organisation d'aide aux Palestiniens, l'UNRWA, est dans le collimateur d'Israël depuis que plusieurs de ses employés ont été accusés d'implication dans les pogroms perpétrés le 7 octobre par le Hamas. La Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale sont elles aussi considérées comme partiales par les Américains et les Israéliens pour leurs actions menées contre Israël, à la suite des atrocités perpétrées ces derniers mois par des militaires contre des civils à Gaza. Lors de son discours en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies, Benyamin Netanyahou a qualifié l’organisation de « farce méprisante. » Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres a été déclaré persona non grata en Israël.
 Au Liban, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), basée depuis 1978 dans le sud du pays, chargée de surveiller l'application de la résolution 1701 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité après la guerre de juillet 2006 entre Israël et le Hezbollah, est également impuissante. La résolution stipule que seuls l'armée libanaise et les Casques bleus doivent être déployés dans le sud du Liban. Elle n’a jamais été appliquée, le sud-Liban demeurant le fief du Hezbollah.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 4 octobre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 
 MICHEL BARNIER : LA STRATÉGIE DE LA TIÉDEUR
 
 Lors de son discours de politique générale sans vote de confiance, le Premier ministre a promis une « double exigence » : la réduction de la dette publique et celle de la dette écologique. Michel Barnier s’est engagé à une méthode faite d’écoute, de respect, et de dialogue et il a dégagé cinq chantiers prioritaires : le pouvoir d'achat, les services publics, la sécurité, l’immigration, et la fraternité. Confirmant son intention de briser le tabou macroniste de la hausse des impôts : le chef de gouvernement a appelé les « grandes et très grandes entreprises qui réalisent des profits importants » et « les Français les plus fortunés » à « un effort ciblé, limité dans le temps », sans livrer davantage de détails. Parmi ses autres annonces, figurent la revalorisation de 2 % du smic dès le 1er novembre en anticipation de la date du 1er janvier, la correction des « limites » de la réforme des retraites, une réflexion et une action « sans idéologie sur le scrutin proportionnel », la « limitation des possibilités de réduction de peine », et la maitrise de manière « plus satisfaisante » de la politique migratoire, la reprise « immédiate » des travaux de planification écologique, suspendus depuis la dissolution, sans évoquer toutefois de nouvelles mesures ni de nouveaux moyens. Peu de repères temporels ont été donnés. En 2025 : le retour du déficit public à 5 % (puis à 3% en 2029), la lutte pour la santé mentale, le report des élections en Nouvelle-Calédonie, un comité interministériel des Outre-mer, le développement des soins palliatifs …
 Le Premier mininstre a assuré qu’il avait ses « propres lignes rouges », à savoir : « Aucune tolérance » à l’égard du racisme et de l’antisémitisme, des violences faites aux femmes, du communautarisme, « aucun accommodement » sur la défense de la laïcité, et encore « aucune remise en cause des libertés conquises au fil des ans », dont la loi Veil sur l’IVG, la loi sur le mariage pour tous et les dispositions législatives sur la PMA.
 Michel Barnier a pris ses oppositions à contrepied, adoptant le ton et les manières d’un super papy, pas davantage dupe des feintes colères surjouées sur les bancs LFIstes que des rodomontades des élus du RN, sans se priver du plaisir de quelques taquineries à l’égard de ses prédécesseurs et soutiens malgré eux.
 Parmi les réactions des présidents de groupe à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, pour le Rassemblement national, a dit "entendre des constats, mais bien peu de solutions" ; Gabriel Attal pour Ensemble pour la République, a prévenu que son groupe "veillera sur les acquis de ces sept dernières années", quant à Mathilde Panot, pour La France Insoumise, elle a affirmé que le Premier ministre n'a « aucune légitimité démocratique pour gouverner ».
 
 À QUOI PEUT ENCORE SERVIR L’ONU ?
 
 Alors que le « machin » comme le qualifiait le général de Gaulle, réunissait pour son Assemblée la quasi-totalité des pays du globe (193 États), beaucoup s’interrogent sur son utilité. L’impuissance du Secrétaire général de l’ONU à faire entendre sa voix, tant dans le conflit russo-ukrainien qu’à Gaza, est là pour témoigner d’une érosion. La crise du multilatéralisme n’est pas nouvelle. Elle s’est installée progressivement et a connu un palier supplémentaire avec le Président Trump, très hostile à l’ONU, qui avait retiré son pays de l'accord sur le climat de Paris et de l'accord sur le nucléaire iranien. Une crédibilité minée également par plusieurs pays qui ont pris la tête d'une confrontation ouverte avec l'Occident, visant à redistribuer la puissance au détriment des États-Unis et de l'Europe : la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, désireux de « corriger l'histoire », manifestent leur mépris de la charte des Nations unies, des références universelles, des systèmes basés sur les droits de l'homme et la démocratie.
 Lors de l’Assemblée générale, de nombreux orateurs ont fait part de leur colère face à la flambée de violences au Moyen-Orient, que l’ONU, percluse de divisions sur le conflit israélo-palestinien comme sur la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, semble être incapable de juguler. Le roi Abdallah II de Jordanie a pointé « la crise de légitimité » des Nations unies dénonçant implicitement le « deux poids, deux mesures» critiqué par tant de pays du Sud, qui réclament que Gaza bénéficie, de la part des Occidentaux, du même soutien que l’Ukraine depuis l’invasion russe. Les différentes agences de l'ONU ne se portent guère mieux. La principale organisation d'aide aux Palestiniens, l'UNRWA, est dans le collimateur d'Israël depuis que plusieurs de ses employés ont été accusés d'implication dans les pogroms perpétrés le 7 octobre par le Hamas. La Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale sont elles aussi considérées comme partiales par les Américains et les Israéliens pour leurs actions menées contre Israël, à la suite des atrocités perpétrées ces derniers mois par des militaires contre des civils à Gaza. Lors de son discours en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies, Benyamin Netanyahou a qualifié l’organisation de « farce méprisante. » Mercredi, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres a été déclaré persona non grata en Israël.
 Au Liban, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), basée depuis 1978 dans le sud du pays, chargée de surveiller l'application de la résolution 1701 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité après la guerre de juillet 2006 entre Israël et le Hezbollah, est également impuissante. La résolution stipule que seuls l'armée libanaise et les Casques bleus doivent être déployés dans le sud du Liban. Elle n’a jamais été appliquée, le sud-Liban demeurant le fief du Hezbollah.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:48</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/HOdrpxo]]></podcast:txt><itunes:episode>402</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Michel Barnier,ONU,Nicolas Baverez,François Bujon de l’Estang,Marc-Olivier Padis,Lucile Schmid</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Thomas Patey, étudiant à l’École du Louvre, auteur d’un mémoire sur l’anthropologie des chanteurs de cabaret (3/4)]]></title><guid isPermaLink="false">aca4cdd6-7628-493d-9e92-47df4d8b9318</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p><br> Une conversation entre Thomas Patey et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p><br> Une conversation entre Thomas Patey et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 02 Oct 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/aca4cdd6-7628-493d-9e92-47df4d8b9318.mp3?_=1718983314" length="15117426" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li></ul><p></p><p><strong>LE GOUVERNEMENT FACE AU BUDGET</strong></p><p></p><p>Le nouveau Premier ministre a écarté une hausse des impôt et des taxes qui toucherait «&nbsp;<em>l'ensemble des Français&nbsp;</em>», mais non celles qui pourraient mettre à contribution « <em>les plus aisés et les grandes entreprises </em>». Pour se justifier, Michel Barnier se dit l’héritier d’une situation financière qu’il qualifie de <em>«</em> <em>très grave</em> <em>»</em>. Mercredi, le nouveau ministre du Budget, Laurent Saint-Martin a confirmé que le déficit public devrait dépasser cette année les 6% du PIB. Jusqu'alors, Bercy prévoyait 5,1% de déficit. Dans ces conditions, c'est toute la trajectoire budgétaire française qui se retrouve fragilisée. Alors que la France est actuellement sous le coup d'une procédure pour déficit excessif à Bruxelles, un respect a minima des nouvelles règles budgétaires européennes (3% de déficit) se traduirait par plus de 30 milliards d'euros d'économies en 2025. Signe de l'importance de ce dossier, Michel Barnier a souhaité que le ministre du Budget et des Comptes publics lui soit directement rattaché.</p><p>Le prochain projet de loi de finances pour 2025 est présenté par Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, comme «&nbsp;<em>le plus compliqué à élaborer depuis le début de la Ve République</em> ». Les pistes explorées porteraient sur la réduction de certaines niches fiscales, le retour d'une taxation sur les patrimoines les plus importants, le gel du barème des plus hautes tranches d'impôts sur le revenu, l’alourdissement de la « flat tax » sur les revenus du capital... Elles ne manquent pas pour récupérer des recettes sur les contribuables aisés. Du côté des entreprises, le premier ministre <em>« envisage une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés »</em> - dont le taux a été ramené de 33,3 % à 25 % pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron -, selon un ancien conseiller gouvernemental.</p><p>À droite, des voix se sont déjà élevées avec véhémence contre toute hausse d'impôt, de quelque nature qu'elle soit, comme celles de Marine Le Pen ou Éric Ciotti, mais également dans le camp macroniste. En revanche, de fins connaisseurs des comptes publics se montrent bien plus ouverts à cette idée, à l'image du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.</p><p>Le chef du gouvernement, qui fera sa déclaration de politique générale «&nbsp;début octobre&nbsp;», envisage de présenter le projet de loi de finances au Parlement le 9&nbsp;octobre, au lieu du 1er, comme le recommande pourtant la loi organique. L'utilisation du 49-3 pourrait faire partie des armes constitutionnelles brandie par le nouvel exécutif pour faire passer son budget dans un contexte éruptif. Les oppositions ont déjà annoncé qu'elles seraient prêtes à utiliser la censure au Parlement.</p><p></p><p><strong>LE LIBAN FACE À UNE POSSIBLE GUERRE</strong></p><p></p><p>Après les attaques aux bipeurs et aux talkies-walkies piégés les 17 et 18&nbsp;septembre, l'armée israélienne a lancé ses plus importantes frappes contre le Hezbollah au Liban depuis onze mois.&nbsp; Sous la pression de quelques 80 000 Israéliens déplacés du nord du pays depuis octobre par les tirs de roquettes du mouvement chiite, le gouvernement israélien a fini par inscrire, lundi, le retour des populations dans les zones évacuées parmi les buts de guerre. Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a&nbsp;indiqué qu’après Gaza, « <em>le centre de gravité se déplace vers le nord</em> ». La campagne prévoit des frappes massives sur les infrastructures du Hezbollah, son arsenal (environ 150.000&nbsp;roquettes, missiles et drones), pouvant être suivies d’une intervention terrestre pour installer une «&nbsp;<em>zone tampon</em> » au Liban sud. La doctrine de l'usage disproportionné de la force par Israël au Liban, théorisée en 2006 par le général Gadi Eisenkot, alors chef des opérations des forces israéliennes, sous le nom de <em>Dahiya</em>, une banlieue sud de Beyrouth qui héberge le fief du Hezbollah, continue visiblement à être appliquée. Les responsables militaires israéliens disent vouloir forcer le Hezbollah à mettre un terme à la guerre d’usure qu’il a déclenchée le 8&nbsp;octobre&nbsp;2023, en ouvrant un «&nbsp;<em>front de soutien</em> » avec le Hamas. Il s’agissait alors pour Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, de soulager son allié de Gaza en fixant des troupes israéliennes au nord et en semant la panique dans cette région.</p><p>Depuis plus de quatre décennies, avec la création du mouvement chiite, en 1982, Israël et le Hezbollah s'affrontent sans discontinuer. À deux reprises récemment, ce dernier a pris l’avantage sur Tsahal. En 2000, lorsque l’armée israélienne s’est retirée du sud du Liban après 22 ans d’occupation. Et à l’été 2006, en stoppant son offensive terrestre, ses 40.000 militaires, ses blindés et ses armes de pointe, avec seulement 5.000&nbsp;combattants très mobiles et efficacement protégés par un réseau de tunnels. Depuis, le Hezbollah n’a cessé de renforcer son recrutement, son organisation ainsi que son arsenal, principalement d’origine iranienne. Se targuant d’avoir tenu tête à Israël, et en tirant une partie de sa légitimité, le mouvement chiite se revendique, à la place de l’armée libanaise, comme le véritable défenseur du peuple libanais.</p><p>Alors que le président iranien, Massoud Pezechkian a déclaré, mardi, que son allié le Hezbollah ne pouvait <em>«&nbsp;pas rester seul »</em> face à Israël, les mises en garde se sont multipliées de la part des chefs d’Etat et de gouvernement qui se succèdent cette semaine à la tribune de l’ONU. Son secrétaire général, Antonio Guterres s’est déclaré <em>« inquiet de la possibilité que le Liban se transforme (en) un autre Gaza&nbsp;»</em>. Tandis qu’Israël poursuit sa campagne de bombardements contre le Hezbollah, faisant plus de 600&nbsp;morts en trois jours, et malgré l’appel de plusieurs pays à un arrêt des combats de vingt et un jours, Benyamin Nétanyahou a demandé jeudi à son armée de «&nbsp;<em>poursuivre les combats avec toute la force nécessaire&nbsp;</em>» au Liban.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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Pour se justifier, Michel Barnier se dit l’héritier d’une situation financière qu’il qualifie de <em>«</em> <em>très grave</em> <em>»</em>. Mercredi, le nouveau ministre du Budget, Laurent Saint-Martin a confirmé que le déficit public devrait dépasser cette année les 6% du PIB. Jusqu'alors, Bercy prévoyait 5,1% de déficit. Dans ces conditions, c'est toute la trajectoire budgétaire française qui se retrouve fragilisée. Alors que la France est actuellement sous le coup d'une procédure pour déficit excessif à Bruxelles, un respect a minima des nouvelles règles budgétaires européennes (3% de déficit) se traduirait par plus de 30 milliards d'euros d'économies en 2025. Signe de l'importance de ce dossier, Michel Barnier a souhaité que le ministre du Budget et des Comptes publics lui soit directement rattaché.</p><p>Le prochain projet de loi de finances pour 2025 est présenté par Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, comme «&nbsp;<em>le plus compliqué à élaborer depuis le début de la Ve République</em> ». Les pistes explorées porteraient sur la réduction de certaines niches fiscales, le retour d'une taxation sur les patrimoines les plus importants, le gel du barème des plus hautes tranches d'impôts sur le revenu, l’alourdissement de la « flat tax » sur les revenus du capital... Elles ne manquent pas pour récupérer des recettes sur les contribuables aisés. Du côté des entreprises, le premier ministre <em>« envisage une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés »</em> - dont le taux a été ramené de 33,3 % à 25 % pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron -, selon un ancien conseiller gouvernemental.</p><p>À droite, des voix se sont déjà élevées avec véhémence contre toute hausse d'impôt, de quelque nature qu'elle soit, comme celles de Marine Le Pen ou Éric Ciotti, mais également dans le camp macroniste. En revanche, de fins connaisseurs des comptes publics se montrent bien plus ouverts à cette idée, à l'image du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.</p><p>Le chef du gouvernement, qui fera sa déclaration de politique générale «&nbsp;début octobre&nbsp;», envisage de présenter le projet de loi de finances au Parlement le 9&nbsp;octobre, au lieu du 1er, comme le recommande pourtant la loi organique. L'utilisation du 49-3 pourrait faire partie des armes constitutionnelles brandie par le nouvel exécutif pour faire passer son budget dans un contexte éruptif. Les oppositions ont déjà annoncé qu'elles seraient prêtes à utiliser la censure au Parlement.</p><p></p><p><strong>LE LIBAN FACE À UNE POSSIBLE GUERRE</strong></p><p></p><p>Après les attaques aux bipeurs et aux talkies-walkies piégés les 17 et 18&nbsp;septembre, l'armée israélienne a lancé ses plus importantes frappes contre le Hezbollah au Liban depuis onze mois.&nbsp; Sous la pression de quelques 80 000 Israéliens déplacés du nord du pays depuis octobre par les tirs de roquettes du mouvement chiite, le gouvernement israélien a fini par inscrire, lundi, le retour des populations dans les zones évacuées parmi les buts de guerre. Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a&nbsp;indiqué qu’après Gaza, « <em>le centre de gravité se déplace vers le nord</em> ». La campagne prévoit des frappes massives sur les infrastructures du Hezbollah, son arsenal (environ 150.000&nbsp;roquettes, missiles et drones), pouvant être suivies d’une intervention terrestre pour installer une «&nbsp;<em>zone tampon</em> » au Liban sud. La doctrine de l'usage disproportionné de la force par Israël au Liban, théorisée en 2006 par le général Gadi Eisenkot, alors chef des opérations des forces israéliennes, sous le nom de <em>Dahiya</em>, une banlieue sud de Beyrouth qui héberge le fief du Hezbollah, continue visiblement à être appliquée. Les responsables militaires israéliens disent vouloir forcer le Hezbollah à mettre un terme à la guerre d’usure qu’il a déclenchée le 8&nbsp;octobre&nbsp;2023, en ouvrant un «&nbsp;<em>front de soutien</em> » avec le Hamas. Il s’agissait alors pour Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, de soulager son allié de Gaza en fixant des troupes israéliennes au nord et en semant la panique dans cette région.</p><p>Depuis plus de quatre décennies, avec la création du mouvement chiite, en 1982, Israël et le Hezbollah s'affrontent sans discontinuer. À deux reprises récemment, ce dernier a pris l’avantage sur Tsahal. En 2000, lorsque l’armée israélienne s’est retirée du sud du Liban après 22 ans d’occupation. Et à l’été 2006, en stoppant son offensive terrestre, ses 40.000 militaires, ses blindés et ses armes de pointe, avec seulement 5.000&nbsp;combattants très mobiles et efficacement protégés par un réseau de tunnels. Depuis, le Hezbollah n’a cessé de renforcer son recrutement, son organisation ainsi que son arsenal, principalement d’origine iranienne. Se targuant d’avoir tenu tête à Israël, et en tirant une partie de sa légitimité, le mouvement chiite se revendique, à la place de l’armée libanaise, comme le véritable défenseur du peuple libanais.</p><p>Alors que le président iranien, Massoud Pezechkian a déclaré, mardi, que son allié le Hezbollah ne pouvait <em>«&nbsp;pas rester seul »</em> face à Israël, les mises en garde se sont multipliées de la part des chefs d’Etat et de gouvernement qui se succèdent cette semaine à la tribune de l’ONU. Son secrétaire général, Antonio Guterres s’est déclaré <em>« inquiet de la possibilité que le Liban se transforme (en) un autre Gaza&nbsp;»</em>. Tandis qu’Israël poursuit sa campagne de bombardements contre le Hezbollah, faisant plus de 600&nbsp;morts en trois jours, et malgré l’appel de plusieurs pays à un arrêt des combats de vingt et un jours, Benyamin Nétanyahou a demandé jeudi à son armée de «&nbsp;<em>poursuivre les combats avec toute la force nécessaire&nbsp;</em>» au Liban.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 29 Sep 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1ee7f758-9c11-46e7-bf01-5981583ef7d2.mp3?_=1727420582" length="60519488" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LE GOUVERNEMENT FACE AU BUDGET
 
 Le nouveau Premier ministre a écarté une hausse des impôt et des taxes qui toucherait « l'ensemble des Français », mais non celles qui pourraient mettre à contribution « les plus aisés et les grandes entreprises ». Pour se justifier, Michel Barnier se dit l’héritier d’une situation financière qu’il qualifie de « très grave ». Mercredi, le nouveau ministre du Budget, Laurent Saint-Martin a confirmé que le déficit public devrait dépasser cette année les 6% du PIB. Jusqu'alors, Bercy prévoyait 5,1% de déficit. Dans ces conditions, c'est toute la trajectoire budgétaire française qui se retrouve fragilisée. Alors que la France est actuellement sous le coup d'une procédure pour déficit excessif à Bruxelles, un respect a minima des nouvelles règles budgétaires européennes (3% de déficit) se traduirait par plus de 30 milliards d'euros d'économies en 2025. Signe de l'importance de ce dossier, Michel Barnier a souhaité que le ministre du Budget et des Comptes publics lui soit directement rattaché.
 Le prochain projet de loi de finances pour 2025 est présenté par Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, comme « le plus compliqué à élaborer depuis le début de la Ve République ». Les pistes explorées porteraient sur la réduction de certaines niches fiscales, le retour d'une taxation sur les patrimoines les plus importants, le gel du barème des plus hautes tranches d'impôts sur le revenu, l’alourdissement de la « flat tax » sur les revenus du capital... Elles ne manquent pas pour récupérer des recettes sur les contribuables aisés. Du côté des entreprises, le premier ministre « envisage une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés » - dont le taux a été ramené de 33,3 % à 25 % pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron -, selon un ancien conseiller gouvernemental.
 À droite, des voix se sont déjà élevées avec véhémence contre toute hausse d'impôt, de quelque nature qu'elle soit, comme celles de Marine Le Pen ou Éric Ciotti, mais également dans le camp macroniste. En revanche, de fins connaisseurs des comptes publics se montrent bien plus ouverts à cette idée, à l'image du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
 Le chef du gouvernement, qui fera sa déclaration de politique générale « début octobre », envisage de présenter le projet de loi de finances au Parlement le 9 octobre, au lieu du 1er, comme le recommande pourtant la loi organique. L'utilisation du 49-3 pourrait faire partie des armes constitutionnelles brandie par le nouvel exécutif pour faire passer son budget dans un contexte éruptif. Les oppositions ont déjà annoncé qu'elles seraient prêtes à utiliser la censure au Parlement.
 
 LE LIBAN FACE À UNE POSSIBLE GUERRE
 
 Après les attaques aux bipeurs et aux talkies-walkies piégés les 17 et 18 septembre, l'armée israélienne a lancé ses plus importantes frappes contre le Hezbollah au Liban depuis onze mois. Sous la pression de quelques 80 000 Israéliens déplacés du nord du pays depuis octobre par les tirs de roquettes du mouvement chiite, le gouvernement israélien a fini par inscrire, lundi, le retour des populations dans les zones évacuées parmi les buts de guerre. Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a indiqué qu’après Gaza, « le centre de gravité se déplace vers le nord ». La campagne prévoit des frappes massives sur les infrastructures du Hezbollah, son arsenal (environ 150.000 roquettes, missiles et drones), pouvant être suivies d’une intervention terrestre pour installer une « zone tampon » au Liban sud. La doctrine de l'usage disproportionné de la force par Israël au Liban, théorisée en 2006 par le général Gadi Eisenkot, alors chef des opérations des forces israéliennes, sous le nom de Dahiya, une banlieue sud de Beyrouth qui héberge le fief du Hezbollah, continue visiblement à être appliquée. Les responsables militaires israéliens disent vouloir forcer le Hezbollah à mettre un terme à la guerre d’usure qu’il a déclenchée le 8 octobre 2023, en ouvrant un « front de soutien » avec le Hamas. Il s’agissait alors pour Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, de soulager son allié de Gaza en fixant des troupes israéliennes au nord et en semant la panique dans cette région.
 Depuis plus de quatre décennies, avec la création du mouvement chiite, en 1982, Israël et le Hezbollah s'affrontent sans discontinuer. À deux reprises récemment, ce dernier a pris l’avantage sur Tsahal. En 2000, lorsque l’armée israélienne s’est retirée du sud du Liban après 22 ans d’occupation. Et à l’été 2006, en stoppant son offensive terrestre, ses 40.000 militaires, ses blindés et ses armes de pointe, avec seulement 5.000 combattants très mobiles et efficacement protégés par un réseau de tunnels. Depuis, le Hezbollah n’a cessé de renforcer son recrutement, son organisation ainsi que son arsenal, principalement d’origine iranienne. Se targuant d’avoir tenu tête à Israël, et en tirant une partie de sa légitimité, le mouvement chiite se revendique, à la place de l’armée libanaise, comme le véritable défenseur du peuple libanais.
 Alors que le président iranien, Massoud Pezechkian a déclaré, mardi, que son allié le Hezbollah ne pouvait « pas rester seul » face à Israël, les mises en garde se sont multipliées de la part des chefs d’Etat et de gouvernement qui se succèdent cette semaine à la tribune de l’ONU. Son secrétaire général, Antonio Guterres s’est déclaré « inquiet de la possibilité que le Liban se transforme (en) un autre Gaza ». Tandis qu’Israël poursuit sa campagne de bombardements contre le Hezbollah, faisant plus de 600 morts en trois jours, et malgré l’appel de plusieurs pays à un arrêt des combats de vingt et un jours, Benyamin Nétanyahou a demandé jeudi à son armée de « poursuivre les combats avec toute la force nécessaire » au Liban.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 LE GOUVERNEMENT FACE AU BUDGET
 
 Le nouveau Premier ministre a écarté une hausse des impôt et des taxes qui toucherait « l'ensemble des Français », mais non celles qui pourraient mettre à contribution « les plus aisés et les grandes entreprises ». Pour se justifier, Michel Barnier se dit l’héritier d’une situation financière qu’il qualifie de « très grave ». Mercredi, le nouveau ministre du Budget, Laurent Saint-Martin a confirmé que le déficit public devrait dépasser cette année les 6% du PIB. Jusqu'alors, Bercy prévoyait 5,1% de déficit. Dans ces conditions, c'est toute la trajectoire budgétaire française qui se retrouve fragilisée. Alors que la France est actuellement sous le coup d'une procédure pour déficit excessif à Bruxelles, un respect a minima des nouvelles règles budgétaires européennes (3% de déficit) se traduirait par plus de 30 milliards d'euros d'économies en 2025. Signe de l'importance de ce dossier, Michel Barnier a souhaité que le ministre du Budget et des Comptes publics lui soit directement rattaché.
 Le prochain projet de loi de finances pour 2025 est présenté par Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, comme « le plus compliqué à élaborer depuis le début de la Ve République ». Les pistes explorées porteraient sur la réduction de certaines niches fiscales, le retour d'une taxation sur les patrimoines les plus importants, le gel du barème des plus hautes tranches d'impôts sur le revenu, l’alourdissement de la « flat tax » sur les revenus du capital... Elles ne manquent pas pour récupérer des recettes sur les contribuables aisés. Du côté des entreprises, le premier ministre « envisage une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés » - dont le taux a été ramené de 33,3 % à 25 % pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron -, selon un ancien conseiller gouvernemental.
 À droite, des voix se sont déjà élevées avec véhémence contre toute hausse d'impôt, de quelque nature qu'elle soit, comme celles de Marine Le Pen ou Éric Ciotti, mais également dans le camp macroniste. En revanche, de fins connaisseurs des comptes publics se montrent bien plus ouverts à cette idée, à l'image du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
 Le chef du gouvernement, qui fera sa déclaration de politique générale « début octobre », envisage de présenter le projet de loi de finances au Parlement le 9 octobre, au lieu du 1er, comme le recommande pourtant la loi organique. L'utilisation du 49-3 pourrait faire partie des armes constitutionnelles brandie par le nouvel exécutif pour faire passer son budget dans un contexte éruptif. Les oppositions ont déjà annoncé qu'elles seraient prêtes à utiliser la censure au Parlement.
 
 LE LIBAN FACE À UNE POSSIBLE GUERRE
 
 Après les attaques aux bipeurs et aux talkies-walkies piégés les 17 et 18 septembre, l'armée israélienne a lancé ses plus importantes frappes contre le Hezbollah au Liban depuis onze mois. Sous la pression de quelques 80 000 Israéliens déplacés du nord du pays depuis octobre par les tirs de roquettes du mouvement chiite, le gouvernement israélien a fini par inscrire, lundi, le retour des populations dans les zones évacuées parmi les buts de guerre. Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a indiqué qu’après Gaza, « le centre de gravité se déplace vers le nord ». La campagne prévoit des frappes massives sur les infrastructures du Hezbollah, son arsenal (environ 150.000 roquettes, missiles et drones), pouvant être suivies d’une intervention terrestre pour installer une « zone tampon » au Liban sud. La doctrine de l'usage disproportionné de la force par Israël au Liban, théorisée en 2006 par le général Gadi Eisenkot, alors chef des opérations des forces israéliennes, sous le nom de Dahiya, une banlieue sud de Beyrouth qui héberge le fief du Hezbollah, continue visiblement à être appliquée. Les responsables militaires israéliens disent vouloir forcer le Hezbollah à mettre un terme à la guerre d’usure qu’il a déclenchée le 8 octobre 2023, en ouvrant un « front de soutien » avec le Hamas. Il s’agissait alors pour Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, de soulager son allié de Gaza en fixant des troupes israéliennes au nord et en semant la panique dans cette région.
 Depuis plus de quatre décennies, avec la création du mouvement chiite, en 1982, Israël et le Hezbollah s'affrontent sans discontinuer. À deux reprises récemment, ce dernier a pris l’avantage sur Tsahal. En 2000, lorsque l’armée israélienne s’est retirée du sud du Liban après 22 ans d’occupation. Et à l’été 2006, en stoppant son offensive terrestre, ses 40.000 militaires, ses blindés et ses armes de pointe, avec seulement 5.000 combattants très mobiles et efficacement protégés par un réseau de tunnels. Depuis, le Hezbollah n’a cessé de renforcer son recrutement, son organisation ainsi que son arsenal, principalement d’origine iranienne. Se targuant d’avoir tenu tête à Israël, et en tirant une partie de sa légitimité, le mouvement chiite se revendique, à la place de l’armée libanaise, comme le véritable défenseur du peuple libanais.
 Alors que le président iranien, Massoud Pezechkian a déclaré, mardi, que son allié le Hezbollah ne pouvait « pas rester seul » face à Israël, les mises en garde se sont multipliées de la part des chefs d’Etat et de gouvernement qui se succèdent cette semaine à la tribune de l’ONU. Son secrétaire général, Antonio Guterres s’est déclaré « inquiet de la possibilité que le Liban se transforme (en) un autre Gaza ». Tandis qu’Israël poursuit sa campagne de bombardements contre le Hezbollah, faisant plus de 600 morts en trois jours, et malgré l’appel de plusieurs pays à un arrêt des combats de vingt et un jours, Benyamin Nétanyahou a demandé jeudi à son armée de « poursuivre les combats avec toute la force nécessaire » au Liban.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:02</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/mfCrgIA]]></podcast:txt><itunes:episode>401</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,François Bujon de l’Estang,David Djaïz,Béatrice Giblin,Marc-Olivier Padis,Liban,Israël,Hezbollah,Hamas,Iran,Netanyahou,Budget,Michel Barnier</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Thomas Patey, étudiant à l’École du Louvre, auteur d’un mémoire sur l’anthropologie des chanteurs de cabaret (2/4)]]></title><guid isPermaLink="false">57af56c6-5b6d-4732-bf9a-83c765c59997</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.</p>
<p>Épisode 2 : Dans ce deuxième épisode de notre Bada avec Thomas Patey, notre invité évoque avec Philippe Meyer plusieurs chanteurs de cabaret et leurs modèles. Il est aussi question des lieux qu’étaient les cabarets, les cafés-concerts et autres endroits si importants pour la chanson française.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.</p>
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li><p>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p></li><li><p>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</p></li><li><p>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</p></li><li><p>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</p></li></ul><p></p><p><strong>DÉMISSION DE THIERRY BRETON, UN GÂCHIS ET UNE GIFLE</strong></p><p></p><p>Lundi, Thierry Breton, le commissaire européen français sortant, chargé du Marché intérieur, de la Politique industrielle, du Tourisme, du Numérique, de l'Audiovisuel, de la Défense et de l'Espace, a présenté sa démission avec «&nbsp;<em>effet immédiat</em>&nbsp;» à la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, lui écrivant<em> « Vous avez demandé à la France de retirer mon nom — pour des raisons personnelles qu’en aucun cas vous n’avez discutées directement avec moi — et avez offert, en guise de compromis politique, un portefeuille prétendument plus influent pour la France dans le futur collège ».</em> Emmanuel Macron l’avait désigné le 25 juillet pour effectuer un nouveau mandat de cinq ans, L'éviction de Thierry Breton avait été demandée à plusieurs reprises par Ursula von der Leyen. Durant son mandat, Thierry Breton s'était mis plusieurs fois en travers de la route de la présidente de l'exécutif européen, en s'opposant avec d’autres commissaires à la nomination d'une cheffe économiste américaine à la concurrence, ou à la nomination d'un proche d'Ursula von der Leyen comme délégué aux PME).</p><p>Pendant les cinq ans de son mandat, Thierry Breton a notamment défendu de grands textes de régulation numérique, et assumé de contrer les intérêts des géants américains de la tech. Il n’a eu de cesse d'afficher l'ambition de réguler par tous les moyens le «&nbsp;Far West numérique » qui prévalait en Europe, dominé par les grandes plateformes technologiques étrangères, auxquelles il semblait jusque-là bien difficile d'imposer des lois. Sous son impulsion, l'Europe s'est doté d’instruments juridiques&nbsp;majeurs comme le Digital Services Act, le Digital Markets Act, ou l’AI Act. Très impliqué dans leur mise en œuvre, il avait rappelé à l'ordre en août dernier Elon Musk, le patron du réseau social X, sur son devoir de respecter les règles européennes en matière de modération des contenus. Son bilan s'étend également de l'industrie - le Chips Act - au spatial, en passant par la défense. Il a permis à l'Europe d'obtenir les vaccins contre le Covid en mettant la pression sur les groupes pharmaceutiques et sur leurs fournisseurs, stimulé les industries de défense, lancé la constellation satellitaire Iris 2, défendu bec et ongles l'énergie nucléaire, etc.</p><p>Ursula von der Leyen a accepté mardi la candidature présentée par Emmanuel Macron de Stéphane Séjourné et l’a nommé « vice-président exécutif » de la Commission, chargé de la «&nbsp;prospérité et de la compétitivité ». Un portefeuille quasi jivarisé pour le Français, puisque désormais la défense, le numérique, le tourisme, l'audiovisuel et l'espace seront distribués à d'autres commissaires. Par ailleurs, la nouvelle commission de Mme von der Leyen n’est pas une bonne nouvelle pour les tenants du nucléaire et un sujet d’interrogation pour les soutiens &nbsp;de l’Ukraine en guerre.</p><p></p><p><strong>LE «&nbsp;VOYAGE D’ÉTUDE&nbsp;» DE KEIR STARMER EN ITALIE À PROPOS DE L’IMMIGRATION</strong></p><p></p><p>Au lendemain d'un nouveau naufrage meurtrier de migrants dans la Manche, le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est entretenu lundi à Rome avec son homologue italienne Giorgia Meloni de la lutte contre l'immigration illégale, sujet à l'origine de violentes émeutes cet été au Royaume-Uni. Accompagné de son nouveau commandant de la sécurité des frontières du Royaume-Uni, Martin Hewitt chargé de lutter contre les traversées de la Manche et les passeurs, Keir Starmer, qui a rejeté le plan du précédent gouvernement conservateur britannique d'expulser des migrants au Rwanda, se dit « intéressé » par la méthode de Mme Meloni. <em>« Il y a eu ici une réduction assez spectaculaire des entrées de migrants clandestins et je veux comprendre comment cela s'est produit »</em> a expliqué le Premier ministre britannique en visitant le Centre national de coordination sur la migration à Rome.</p><p>L’agence Frontex indique que l'Italie a réduit de 64 % en un an les traversées irrégulières de bateaux vers les côtes italiennes. Selon les chiffres du ministère italien de l'Intérieur, les arrivées de migrants par la mer ont considérablement baissé depuis le début de l'année : 44.675 entre le 1er janvier et le 13 septembre, contre 125.806 lors de la même période de 2023. Au cours des douze derniers mois, les traversées en provenance de Tunisie ont chuté de 80 % et celles depuis la Libye de 27&nbsp;%. Une baisse due notamment à des accords de plusieurs millions d'euros, passés en novembre 2023 dans le cadre du « processus de Rome&nbsp;», visant à renforcer les patrouilles sur les côtes nord-africaines et à faciliter les retours. L'UE a accordé des fonds à la Tunisie pour renforcer la sécurité des frontières, tandis que l'Italie a fourni des navires de patrouille et finance son gouvernement. Keir Starmer a tenu à préciser qu'il s'intéressait davantage à ces mécanismes qu'à l'accord de Rome avec Tirana sur les migrants pour l'ouverture de deux centres d'enregistrement des demandes d'asile. Ces deux sites, financés et gérés par l'Italie, doivent pouvoir héberger jusqu'à 3.000&nbsp;migrants. On y examinera les demandes d’asile et on y décidera qui est admis et qui est renvoyé. &nbsp;Les dossiers de 36.000&nbsp;migrants pourraient être ainsi traités chaque année. Le premier centre, situé dans le port de Shengjin (au nord de l'Albanie) devait ouvrir prochainement.</p><p>L'Organisation internationale des migrations et les ONG de secours des migrants en Méditerranée font valoir qu'une partie des candidats à l'entrée dans l'UE ont tout simplement changé d'itinéraire. Sur les huit premiers mois de l'année, les « détections » de migrants clandestins franchissant les frontières de l'UE ont diminué de 39%, selon l'agence Frontex. Mais si les routes migratoiresdes Balkans et de Méditerranée centrale ont vu les flux nettement baisser (-77% et -64%), celle d'Afrique de l'Ouest et la frontière terrestre orientale ont enregistré de fortes hausses (+123% et +193% respectivement).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><p></p><ul><li><p>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p></li><li><p>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</p></li><li><p>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</p></li><li><p>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</p></li></ul><p></p><p><strong>DÉMISSION DE THIERRY BRETON, UN GÂCHIS ET UNE GIFLE</strong></p><p></p><p>Lundi, Thierry Breton, le commissaire européen français sortant, chargé du Marché intérieur, de la Politique industrielle, du Tourisme, du Numérique, de l'Audiovisuel, de la Défense et de l'Espace, a présenté sa démission avec «&nbsp;<em>effet immédiat</em>&nbsp;» à la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, lui écrivant<em> « Vous avez demandé à la France de retirer mon nom — pour des raisons personnelles qu’en aucun cas vous n’avez discutées directement avec moi — et avez offert, en guise de compromis politique, un portefeuille prétendument plus influent pour la France dans le futur collège ».</em> Emmanuel Macron l’avait désigné le 25 juillet pour effectuer un nouveau mandat de cinq ans, L'éviction de Thierry Breton avait été demandée à plusieurs reprises par Ursula von der Leyen. Durant son mandat, Thierry Breton s'était mis plusieurs fois en travers de la route de la présidente de l'exécutif européen, en s'opposant avec d’autres commissaires à la nomination d'une cheffe économiste américaine à la concurrence, ou à la nomination d'un proche d'Ursula von der Leyen comme délégué aux PME).</p><p>Pendant les cinq ans de son mandat, Thierry Breton a notamment défendu de grands textes de régulation numérique, et assumé de contrer les intérêts des géants américains de la tech. Il n’a eu de cesse d'afficher l'ambition de réguler par tous les moyens le «&nbsp;Far West numérique » qui prévalait en Europe, dominé par les grandes plateformes technologiques étrangères, auxquelles il semblait jusque-là bien difficile d'imposer des lois. Sous son impulsion, l'Europe s'est doté d’instruments juridiques&nbsp;majeurs comme le Digital Services Act, le Digital Markets Act, ou l’AI Act. Très impliqué dans leur mise en œuvre, il avait rappelé à l'ordre en août dernier Elon Musk, le patron du réseau social X, sur son devoir de respecter les règles européennes en matière de modération des contenus. Son bilan s'étend également de l'industrie - le Chips Act - au spatial, en passant par la défense. Il a permis à l'Europe d'obtenir les vaccins contre le Covid en mettant la pression sur les groupes pharmaceutiques et sur leurs fournisseurs, stimulé les industries de défense, lancé la constellation satellitaire Iris 2, défendu bec et ongles l'énergie nucléaire, etc.</p><p>Ursula von der Leyen a accepté mardi la candidature présentée par Emmanuel Macron de Stéphane Séjourné et l’a nommé « vice-président exécutif » de la Commission, chargé de la «&nbsp;prospérité et de la compétitivité ». Un portefeuille quasi jivarisé pour le Français, puisque désormais la défense, le numérique, le tourisme, l'audiovisuel et l'espace seront distribués à d'autres commissaires. Par ailleurs, la nouvelle commission de Mme von der Leyen n’est pas une bonne nouvelle pour les tenants du nucléaire et un sujet d’interrogation pour les soutiens &nbsp;de l’Ukraine en guerre.</p><p></p><p><strong>LE «&nbsp;VOYAGE D’ÉTUDE&nbsp;» DE KEIR STARMER EN ITALIE À PROPOS DE L’IMMIGRATION</strong></p><p></p><p>Au lendemain d'un nouveau naufrage meurtrier de migrants dans la Manche, le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est entretenu lundi à Rome avec son homologue italienne Giorgia Meloni de la lutte contre l'immigration illégale, sujet à l'origine de violentes émeutes cet été au Royaume-Uni. Accompagné de son nouveau commandant de la sécurité des frontières du Royaume-Uni, Martin Hewitt chargé de lutter contre les traversées de la Manche et les passeurs, Keir Starmer, qui a rejeté le plan du précédent gouvernement conservateur britannique d'expulser des migrants au Rwanda, se dit « intéressé » par la méthode de Mme Meloni. <em>« Il y a eu ici une réduction assez spectaculaire des entrées de migrants clandestins et je veux comprendre comment cela s'est produit »</em> a expliqué le Premier ministre britannique en visitant le Centre national de coordination sur la migration à Rome.</p><p>L’agence Frontex indique que l'Italie a réduit de 64 % en un an les traversées irrégulières de bateaux vers les côtes italiennes. Selon les chiffres du ministère italien de l'Intérieur, les arrivées de migrants par la mer ont considérablement baissé depuis le début de l'année : 44.675 entre le 1er janvier et le 13 septembre, contre 125.806 lors de la même période de 2023. Au cours des douze derniers mois, les traversées en provenance de Tunisie ont chuté de 80 % et celles depuis la Libye de 27&nbsp;%. Une baisse due notamment à des accords de plusieurs millions d'euros, passés en novembre 2023 dans le cadre du « processus de Rome&nbsp;», visant à renforcer les patrouilles sur les côtes nord-africaines et à faciliter les retours. L'UE a accordé des fonds à la Tunisie pour renforcer la sécurité des frontières, tandis que l'Italie a fourni des navires de patrouille et finance son gouvernement. Keir Starmer a tenu à préciser qu'il s'intéressait davantage à ces mécanismes qu'à l'accord de Rome avec Tirana sur les migrants pour l'ouverture de deux centres d'enregistrement des demandes d'asile. Ces deux sites, financés et gérés par l'Italie, doivent pouvoir héberger jusqu'à 3.000&nbsp;migrants. On y examinera les demandes d’asile et on y décidera qui est admis et qui est renvoyé. &nbsp;Les dossiers de 36.000&nbsp;migrants pourraient être ainsi traités chaque année. Le premier centre, situé dans le port de Shengjin (au nord de l'Albanie) devait ouvrir prochainement.</p><p>L'Organisation internationale des migrations et les ONG de secours des migrants en Méditerranée font valoir qu'une partie des candidats à l'entrée dans l'UE ont tout simplement changé d'itinéraire. Sur les huit premiers mois de l'année, les « détections » de migrants clandestins franchissant les frontières de l'UE ont diminué de 39%, selon l'agence Frontex. Mais si les routes migratoiresdes Balkans et de Méditerranée centrale ont vu les flux nettement baisser (-77% et -64%), celle d'Afrique de l'Ouest et la frontière terrestre orientale ont enregistré de fortes hausses (+123% et +193% respectivement).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 22 Sep 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/693a8dc3-596b-42de-b4a5-d5fa92a7bd5f.mp3?_=1726816966" length="62373137" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
 - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 
 DÉMISSION DE THIERRY BRETON, UN GÂCHIS ET UNE GIFLE
 
 Lundi, Thierry Breton, le commissaire européen français sortant, chargé du Marché intérieur, de la Politique industrielle, du Tourisme, du Numérique, de l'Audiovisuel, de la Défense et de l'Espace, a présenté sa démission avec « effet immédiat » à la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, lui écrivant « Vous avez demandé à la France de retirer mon nom — pour des raisons personnelles qu’en aucun cas vous n’avez discutées directement avec moi — et avez offert, en guise de compromis politique, un portefeuille prétendument plus influent pour la France dans le futur collège ». Emmanuel Macron l’avait désigné le 25 juillet pour effectuer un nouveau mandat de cinq ans, L'éviction de Thierry Breton avait été demandée à plusieurs reprises par Ursula von der Leyen. Durant son mandat, Thierry Breton s'était mis plusieurs fois en travers de la route de la présidente de l'exécutif européen, en s'opposant avec d’autres commissaires à la nomination d'une cheffe économiste américaine à la concurrence, ou à la nomination d'un proche d'Ursula von der Leyen comme délégué aux PME).
 Pendant les cinq ans de son mandat, Thierry Breton a notamment défendu de grands textes de régulation numérique, et assumé de contrer les intérêts des géants américains de la tech. Il n’a eu de cesse d'afficher l'ambition de réguler par tous les moyens le « Far West numérique » qui prévalait en Europe, dominé par les grandes plateformes technologiques étrangères, auxquelles il semblait jusque-là bien difficile d'imposer des lois. Sous son impulsion, l'Europe s'est doté d’instruments juridiques majeurs comme le Digital Services Act, le Digital Markets Act, ou l’AI Act. Très impliqué dans leur mise en œuvre, il avait rappelé à l'ordre en août dernier Elon Musk, le patron du réseau social X, sur son devoir de respecter les règles européennes en matière de modération des contenus. Son bilan s'étend également de l'industrie - le Chips Act - au spatial, en passant par la défense. Il a permis à l'Europe d'obtenir les vaccins contre le Covid en mettant la pression sur les groupes pharmaceutiques et sur leurs fournisseurs, stimulé les industries de défense, lancé la constellation satellitaire Iris 2, défendu bec et ongles l'énergie nucléaire, etc.
 Ursula von der Leyen a accepté mardi la candidature présentée par Emmanuel Macron de Stéphane Séjourné et l’a nommé « vice-président exécutif » de la Commission, chargé de la « prospérité et de la compétitivité ». Un portefeuille quasi jivarisé pour le Français, puisque désormais la défense, le numérique, le tourisme, l'audiovisuel et l'espace seront distribués à d'autres commissaires. Par ailleurs, la nouvelle commission de Mme von der Leyen n’est pas une bonne nouvelle pour les tenants du nucléaire et un sujet d’interrogation pour les soutiens de l’Ukraine en guerre.
 
 LE « VOYAGE D’ÉTUDE » DE KEIR STARMER EN ITALIE À PROPOS DE L’IMMIGRATION
 
 Au lendemain d'un nouveau naufrage meurtrier de migrants dans la Manche, le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est entretenu lundi à Rome avec son homologue italienne Giorgia Meloni de la lutte contre l'immigration illégale, sujet à l'origine de violentes émeutes cet été au Royaume-Uni. Accompagné de son nouveau commandant de la sécurité des frontières du Royaume-Uni, Martin Hewitt chargé de lutter contre les traversées de la Manche et les passeurs, Keir Starmer, qui a rejeté le plan du précédent gouvernement conservateur britannique d'expulser des migrants au Rwanda, se dit « intéressé » par la méthode de Mme Meloni. « Il y a eu ici une réduction assez spectaculaire des entrées de migrants clandestins et je veux comprendre comment cela s'est produit » a expliqué le Premier ministre britannique en visitant le Centre national de coordination sur la migration à Rome.
 L’agence Frontex indique que l'Italie a réduit de 64 % en un an les traversées irrégulières de bateaux vers les côtes italiennes. Selon les chiffres du ministère italien de l'Intérieur, les arrivées de migrants par la mer ont considérablement baissé depuis le début de l'année : 44.675 entre le 1er janvier et le 13 septembre, contre 125.806 lors de la même période de 2023. Au cours des douze derniers mois, les traversées en provenance de Tunisie ont chuté de 80 % et celles depuis la Libye de 27 %. Une baisse due notamment à des accords de plusieurs millions d'euros, passés en novembre 2023 dans le cadre du « processus de Rome », visant à renforcer les patrouilles sur les côtes nord-africaines et à faciliter les retours. L'UE a accordé des fonds à la Tunisie pour renforcer la sécurité des frontières, tandis que l'Italie a fourni des navires de patrouille et finance son gouvernement. Keir Starmer a tenu à préciser qu'il s'intéressait davantage à ces mécanismes qu'à l'accord de Rome avec Tirana sur les migrants pour l'ouverture de deux centres d'enregistrement des demandes d'asile. Ces deux sites, financés et gérés par l'Italie, doivent pouvoir héberger jusqu'à 3.000 migrants. On y examinera les demandes d’asile et on y décidera qui est admis et qui est renvoyé. Les dossiers de 36.000 migrants pourraient être ainsi traités chaque année. Le premier centre, situé dans le port de Shengjin (au nord de l'Albanie) devait ouvrir prochainement.
 L'Organisation internationale des migrations et les ONG de secours des migrants en Méditerranée font valoir qu'une partie des candidats à l'entrée dans l'UE ont tout simplement changé d'itinéraire. Sur les huit premiers mois de l'année, les « détections » de migrants clandestins franchissant les frontières de l'UE ont diminué de 39%, selon l'agence Frontex. Mais si les routes migratoiresdes Balkans et de Méditerranée centrale ont vu les flux nettement baisser (-77% et -64%), celle d'Afrique de l'Ouest et la frontière terrestre orientale ont enregistré de fortes hausses (+123% et +193% respectivement).
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
 - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 
 DÉMISSION DE THIERRY BRETON, UN GÂCHIS ET UNE GIFLE
 
 Lundi, Thierry Breton, le commissaire européen français sortant, chargé du Marché intérieur, de la Politique industrielle, du Tourisme, du Numérique, de l'Audiovisuel, de la Défense et de l'Espace, a présenté sa démission avec « effet immédiat » à la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen, lui écrivant « Vous avez demandé à la France de retirer mon nom — pour des raisons personnelles qu’en aucun cas vous n’avez discutées directement avec moi — et avez offert, en guise de compromis politique, un portefeuille prétendument plus influent pour la France dans le futur collège ». Emmanuel Macron l’avait désigné le 25 juillet pour effectuer un nouveau mandat de cinq ans, L'éviction de Thierry Breton avait été demandée à plusieurs reprises par Ursula von der Leyen. Durant son mandat, Thierry Breton s'était mis plusieurs fois en travers de la route de la présidente de l'exécutif européen, en s'opposant avec d’autres commissaires à la nomination d'une cheffe économiste américaine à la concurrence, ou à la nomination d'un proche d'Ursula von der Leyen comme délégué aux PME).
 Pendant les cinq ans de son mandat, Thierry Breton a notamment défendu de grands textes de régulation numérique, et assumé de contrer les intérêts des géants américains de la tech. Il n’a eu de cesse d'afficher l'ambition de réguler par tous les moyens le « Far West numérique » qui prévalait en Europe, dominé par les grandes plateformes technologiques étrangères, auxquelles il semblait jusque-là bien difficile d'imposer des lois. Sous son impulsion, l'Europe s'est doté d’instruments juridiques majeurs comme le Digital Services Act, le Digital Markets Act, ou l’AI Act. Très impliqué dans leur mise en œuvre, il avait rappelé à l'ordre en août dernier Elon Musk, le patron du réseau social X, sur son devoir de respecter les règles européennes en matière de modération des contenus. Son bilan s'étend également de l'industrie - le Chips Act - au spatial, en passant par la défense. Il a permis à l'Europe d'obtenir les vaccins contre le Covid en mettant la pression sur les groupes pharmaceutiques et sur leurs fournisseurs, stimulé les industries de défense, lancé la constellation satellitaire Iris 2, défendu bec et ongles l'énergie nucléaire, etc.
 Ursula von der Leyen a accepté mardi la candidature présentée par Emmanuel Macron de Stéphane Séjourné et l’a nommé « vice-président exécutif » de la Commission, chargé de la « prospérité et de la compétitivité ». Un portefeuille quasi jivarisé pour le Français, puisque désormais la défense, le numérique, le tourisme, l'audiovisuel et l'espace seront distribués à d'autres commissaires. Par ailleurs, la nouvelle commission de Mme von der Leyen n’est pas une bonne nouvelle pour les tenants du nucléaire et un sujet d’interrogation pour les soutiens de l’Ukraine en guerre.
 
 LE « VOYAGE D’ÉTUDE » DE KEIR STARMER EN ITALIE À PROPOS DE L’IMMIGRATION
 
 Au lendemain d'un nouveau naufrage meurtrier de migrants dans la Manche, le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est entretenu lundi à Rome avec son homologue italienne Giorgia Meloni de la lutte contre l'immigration illégale, sujet à l'origine de violentes émeutes cet été au Royaume-Uni. Accompagné de son nouveau commandant de la sécurité des frontières du Royaume-Uni, Martin Hewitt chargé de lutter contre les traversées de la Manche et les passeurs, Keir Starmer, qui a rejeté le plan du précédent gouvernement conservateur britannique d'expulser des migrants au Rwanda, se dit « intéressé » par la méthode de Mme Meloni. « Il y a eu ici une réduction assez spectaculaire des entrées de migrants clandestins et je veux comprendre comment cela s'est produit » a expliqué le Premier ministre britannique en visitant le Centre national de coordination sur la migration à Rome.
 L’agence Frontex indique que l'Italie a réduit de 64 % en un an les traversées irrégulières de bateaux vers les côtes italiennes. Selon les chiffres du ministère italien de l'Intérieur, les arrivées de migrants par la mer ont considérablement baissé depuis le début de l'année : 44.675 entre le 1er janvier et le 13 septembre, contre 125.806 lors de la même période de 2023. Au cours des douze derniers mois, les traversées en provenance de Tunisie ont chuté de 80 % et celles depuis la Libye de 27 %. Une baisse due notamment à des accords de plusieurs millions d'euros, passés en novembre 2023 dans le cadre du « processus de Rome », visant à renforcer les patrouilles sur les côtes nord-africaines et à faciliter les retours. L'UE a accordé des fonds à la Tunisie pour renforcer la sécurité des frontières, tandis que l'Italie a fourni des navires de patrouille et finance son gouvernement. Keir Starmer a tenu à préciser qu'il s'intéressait davantage à ces mécanismes qu'à l'accord de Rome avec Tirana sur les migrants pour l'ouverture de deux centres d'enregistrement des demandes d'asile. Ces deux sites, financés et gérés par l'Italie, doivent pouvoir héberger jusqu'à 3.000 migrants. On y examinera les demandes d’asile et on y décidera qui est admis et qui est renvoyé. Les dossiers de 36.000 migrants pourraient être ainsi traités chaque année. Le premier centre, situé dans le port de Shengjin (au nord de l'Albanie) devait ouvrir prochainement.
 L'Organisation internationale des migrations et les ONG de secours des migrants en Méditerranée font valoir qu'une partie des candidats à l'entrée dans l'UE ont tout simplement changé d'itinéraire. Sur les huit premiers mois de l'année, les « détections » de migrants clandestins franchissant les frontières de l'UE ont diminué de 39%, selon l'agence Frontex. Mais si les routes migratoiresdes Balkans et de Méditerranée centrale ont vu les flux nettement baisser (-77% et -64%), celle d'Afrique de l'Ouest et la frontière terrestre orientale ont enregistré de fortes hausses (+123% et +193% respectivement).
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:58</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/iVHJPNB]]></podcast:txt><itunes:episode>400</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Nicole Gnesotto,Richard Werly,Lionel Zinsou,Keir Starmer,UK,Royaume-Uni,Italie,Giorgia Meloni,Thierry Breton,Europe,UE,Ursula von der Leyen</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Thomas Patey, étudiant à l’École du Louvre, auteur d’un mémoire sur l’anthropologie des chanteurs de cabaret (1/4)]]></title><guid isPermaLink="false">31675aae-d3dc-45f4-9b29-c9465a9cf3c0</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.<br>
</p>
<p>Philippe Meyer reçoit Thomas Patey, étudiant à l’École du Louvre et auteur d’un mémoire intitulé Anthropologie des chanteurs de cabaret. Dans ce premier épisode, il évoque l’origine de son travail de recherche et sa volonté d’étudier la chanson française.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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</p>
<p>Philippe Meyer reçoit Thomas Patey, étudiant à l’École du Louvre et auteur d’un mémoire intitulé Anthropologie des chanteurs de cabaret. Dans ce premier épisode, il évoque l’origine de son travail de recherche et sa volonté d’étudier la chanson française.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 18 Sep 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/31675aae-d3dc-45f4-9b29-c9465a9cf3c0.mp3?_=1718740072" length="17007848" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:42</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/vByUxTZ]]></podcast:txt><itunes:episode>390</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Thomas Patey,Cabaret</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Élections algériennes, relations franco-algériennes et franco-marocaines / Le rapport Draghi]]></title><guid isPermaLink="false">41917bec-ab32-41cb-9b25-786d767435f7</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li><p>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</p></li><li><p>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</p></li><li><p>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</p></li><li><p>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</p></li></ul><p></p><p><strong>ÉLECTIONS ALGÉRIENNES, RELATIONS FRANCO-ALGÉRIENNES ET FRANCO-MAROCAINES</strong></p><p></p><p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été élu le 8 septembre pour un second mandat avec 94,65 % des voix, selon l'Autorité nationale indépendante des élections, tandis qu’Abdelaali Hassani Chérif, le candidat islamiste (MPS) a rassemblé 3,17 % des voix, et Youcef Aouchiche, le candidat du FFS (opposition laïque), de 2,16 % des voix. Le taux de participation officiel serait de 48,03 %, selon une première estimation donnée dans une communication un peu confuse. En réalité, le taux de participation ne serait pas supérieur à 23 %. Certaines évaluations le situent même à 10%.</p><p>Troisième économie d’Afrique avec un produit intérieur brut attendu à 267&nbsp;milliards de dollars en&nbsp;2024, selon le Fonds monétaire international, l’Algérie s’est reconstitué un matelas de sécurité – elle disposait de 69&nbsp;milliards de dollars de réserves de change à la fin de 2023. Mais le chantier permanent de la diversification de son économie, qui permettrait de sortir de la dépendance au gaz et au pétrole, est incessamment retardé par les intérêts liés à ces deux secteurs dans les milieux dirigeants.</p><p>Ambassadeur à deux reprises en Algérie, Xavier Driencourt estime qu’«&nbsp;<em>en affichant un score pareil, le régime n'a aucune volonté de changement. Sur le plan économique, les finances publiques tiennent par le pétrole. La grande&nbsp;répression va se poursuivre. Par contre, sur le plan international, le pays est significativement isolé</em>.&nbsp;» Il existe avec le Maroc, le Mali et la Libye, un arc de crises diplomatiques qui devrait être l’un des plus gros dossiers du second mandat. d’Abdelmadjid Tebboune.</p><p>Cet été, une nouvelle brouille a mis aux prises Alger et Paris après le revirement français pro-marocain sur l’affaire du Sahara occidental. Le 30&nbsp;juillet, Emmanuel&nbsp;Macron adressait au roi du Maroc, Mohammed&nbsp;VI, un courrier consacrant le ralliement de la France à la thèse de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Né bien après l'indépendance algérienne, le président français a multiplié, depuis 2017, les gestes de bonne volonté pour bâtir une relation apaisée avec l’Algérie, notamment dans le domaine mémoriel de la guerre d’Algérie. En vain, les crises succédant aux brouilles avec Alger. Aujourd'hui, Emmanuel Macron se tourne vers le Maroc où il devrait se rendre prochainement en visite d’État, tandis que sa visite en Algérie, un temps envisagée, n’est plus évoquée.</p><p></p><p><strong>RAPPORT DRAGHI</strong></p><p>Mandaté par Ursula von der Leyen en septembre 2023, l'ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi a livré lundi un rapport dont les recommandations doivent alimenter les travaux de la nouvelle Commission européenne pour les cinq prochaines années. Selon lui, l’Union européenne est aujourd’hui confrontée à <em>« un défi existentiel »</em> ; si elle ne change pas, elle sera condamnée à <em>« une lente agonie »</em>. C'est donc de <em>«&nbsp;800&nbsp;milliards d'euros d'investissements supplémentaires par an » </em>dont l'UE a besoin si elle veut pouvoir financer les réformes nécessaires afin d'éviter qu'elle ne se laisse distancer définitivement par les États-Unis et la Chine. Un bond significatif qui représenterait 5 % du PIB européen actuel. (Le plan Marshall entre 1948 et 1951 équivalait à 1 à 2% du PIB de l’UE.) Face à la Chine et aux États-Unis, l'Europe décroche. Entre l'UE et les États-Unis, l'écart de niveau de PIB s'est progressivement creusé entre 2002 et 2023, passant d'un peu plus de 15 % à 30 %, tandis qu'en termes de parité de pouvoir d'achat, l'écart s'élève à 12 %. Le rapport Draghi découpe la compétitivité européenne en trois secteurs auxquels une attention particulière doit être apportée : l'innovation, la décarbonation, et la sécurité énergétique et économique. L'Europe doit mieux financer ses industries de pointe, en ciblant et coordonnant ses investissements ; elle doit adapter sa transition énergétique et climatique pour en faire une source de compétitivité et non pas de décroissance ; et elle doit s'assurer de réduire ses dépendances stratégiques, en revoyant sa politique commerciale et la sécurité de ses chaînes d'approvisionnement.</p><p>Mario Draghi expose 170 propositions. Les Européens doivent se doter d’une main-d’œuvre qualifiée, miser sur la recherche, achever la construction d’un marché intérieur qui reste inaboutie, baisser la facture d’électricité des citoyens comme des entreprises (deux ou trois fois plus élevée qu’aux Etats-Unis) et s’attaquer à la débureaucratisation de leur économie. S’ils veulent réussir, les Vingt-Sept devront aussi revoir leurs règles en matière de concurrence, qui empêchent parfois l’émergence de champions européens, et veiller à une plus grande cohérence entre leurs politiques commerciale, environnementale et climatique. Mais surtout, l’Union européenne doit investir massivement dans les technologies propres et le numérique, tout en réduisant ses dépendances, notamment à la Chine. A l’heure de la guerre en Ukraine, elle doit aussi se donner les moyens de financer une industrie de la défense à même de pallier le désengagement annoncé des Etats-Unis, que Donald Trump revienne à la Maison Blanche après les élections de novembre ou pas.</p><p>Mario Draghi, n'est pas le premier à s'alarmer du déclin relatif de l'Europe. Au printemps, Enrico Letta, un autre ex-président du Conseil italien, avait établi le même diagnostic.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li><p>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</p></li><li><p>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</p></li><li><p>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</p></li><li><p>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</p></li></ul><p></p><p><strong>ÉLECTIONS ALGÉRIENNES, RELATIONS FRANCO-ALGÉRIENNES ET FRANCO-MAROCAINES</strong></p><p></p><p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été élu le 8 septembre pour un second mandat avec 94,65 % des voix, selon l'Autorité nationale indépendante des élections, tandis qu’Abdelaali Hassani Chérif, le candidat islamiste (MPS) a rassemblé 3,17 % des voix, et Youcef Aouchiche, le candidat du FFS (opposition laïque), de 2,16 % des voix. Le taux de participation officiel serait de 48,03 %, selon une première estimation donnée dans une communication un peu confuse. En réalité, le taux de participation ne serait pas supérieur à 23 %. Certaines évaluations le situent même à 10%.</p><p>Troisième économie d’Afrique avec un produit intérieur brut attendu à 267&nbsp;milliards de dollars en&nbsp;2024, selon le Fonds monétaire international, l’Algérie s’est reconstitué un matelas de sécurité – elle disposait de 69&nbsp;milliards de dollars de réserves de change à la fin de 2023. Mais le chantier permanent de la diversification de son économie, qui permettrait de sortir de la dépendance au gaz et au pétrole, est incessamment retardé par les intérêts liés à ces deux secteurs dans les milieux dirigeants.</p><p>Ambassadeur à deux reprises en Algérie, Xavier Driencourt estime qu’«&nbsp;<em>en affichant un score pareil, le régime n'a aucune volonté de changement. Sur le plan économique, les finances publiques tiennent par le pétrole. La grande&nbsp;répression va se poursuivre. Par contre, sur le plan international, le pays est significativement isolé</em>.&nbsp;» Il existe avec le Maroc, le Mali et la Libye, un arc de crises diplomatiques qui devrait être l’un des plus gros dossiers du second mandat. d’Abdelmadjid Tebboune.</p><p>Cet été, une nouvelle brouille a mis aux prises Alger et Paris après le revirement français pro-marocain sur l’affaire du Sahara occidental. Le 30&nbsp;juillet, Emmanuel&nbsp;Macron adressait au roi du Maroc, Mohammed&nbsp;VI, un courrier consacrant le ralliement de la France à la thèse de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Né bien après l'indépendance algérienne, le président français a multiplié, depuis 2017, les gestes de bonne volonté pour bâtir une relation apaisée avec l’Algérie, notamment dans le domaine mémoriel de la guerre d’Algérie. En vain, les crises succédant aux brouilles avec Alger. Aujourd'hui, Emmanuel Macron se tourne vers le Maroc où il devrait se rendre prochainement en visite d’État, tandis que sa visite en Algérie, un temps envisagée, n’est plus évoquée.</p><p></p><p><strong>RAPPORT DRAGHI</strong></p><p>Mandaté par Ursula von der Leyen en septembre 2023, l'ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi a livré lundi un rapport dont les recommandations doivent alimenter les travaux de la nouvelle Commission européenne pour les cinq prochaines années. Selon lui, l’Union européenne est aujourd’hui confrontée à <em>« un défi existentiel »</em> ; si elle ne change pas, elle sera condamnée à <em>« une lente agonie »</em>. C'est donc de <em>«&nbsp;800&nbsp;milliards d'euros d'investissements supplémentaires par an » </em>dont l'UE a besoin si elle veut pouvoir financer les réformes nécessaires afin d'éviter qu'elle ne se laisse distancer définitivement par les États-Unis et la Chine. Un bond significatif qui représenterait 5 % du PIB européen actuel. (Le plan Marshall entre 1948 et 1951 équivalait à 1 à 2% du PIB de l’UE.) Face à la Chine et aux États-Unis, l'Europe décroche. Entre l'UE et les États-Unis, l'écart de niveau de PIB s'est progressivement creusé entre 2002 et 2023, passant d'un peu plus de 15 % à 30 %, tandis qu'en termes de parité de pouvoir d'achat, l'écart s'élève à 12 %. Le rapport Draghi découpe la compétitivité européenne en trois secteurs auxquels une attention particulière doit être apportée : l'innovation, la décarbonation, et la sécurité énergétique et économique. L'Europe doit mieux financer ses industries de pointe, en ciblant et coordonnant ses investissements ; elle doit adapter sa transition énergétique et climatique pour en faire une source de compétitivité et non pas de décroissance ; et elle doit s'assurer de réduire ses dépendances stratégiques, en revoyant sa politique commerciale et la sécurité de ses chaînes d'approvisionnement.</p><p>Mario Draghi expose 170 propositions. Les Européens doivent se doter d’une main-d’œuvre qualifiée, miser sur la recherche, achever la construction d’un marché intérieur qui reste inaboutie, baisser la facture d’électricité des citoyens comme des entreprises (deux ou trois fois plus élevée qu’aux Etats-Unis) et s’attaquer à la débureaucratisation de leur économie. S’ils veulent réussir, les Vingt-Sept devront aussi revoir leurs règles en matière de concurrence, qui empêchent parfois l’émergence de champions européens, et veiller à une plus grande cohérence entre leurs politiques commerciale, environnementale et climatique. Mais surtout, l’Union européenne doit investir massivement dans les technologies propres et le numérique, tout en réduisant ses dépendances, notamment à la Chine. A l’heure de la guerre en Ukraine, elle doit aussi se donner les moyens de financer une industrie de la défense à même de pallier le désengagement annoncé des Etats-Unis, que Donald Trump revienne à la Maison Blanche après les élections de novembre ou pas.</p><p>Mario Draghi, n'est pas le premier à s'alarmer du déclin relatif de l'Europe. Au printemps, Enrico Letta, un autre ex-président du Conseil italien, avait établi le même diagnostic.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 15 Sep 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/41917bec-ab32-41cb-9b25-786d767435f7.mp3?_=1726213632" length="61004739" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
 - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
 - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
 ÉLECTIONS ALGÉRIENNES, RELATIONS FRANCO-ALGÉRIENNES ET FRANCO-MAROCAINES
 
 Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été élu le 8 septembre pour un second mandat avec 94,65 % des voix, selon l'Autorité nationale indépendante des élections, tandis qu’Abdelaali Hassani Chérif, le candidat islamiste (MPS) a rassemblé 3,17 % des voix, et Youcef Aouchiche, le candidat du FFS (opposition laïque), de 2,16 % des voix. Le taux de participation officiel serait de 48,03 %, selon une première estimation donnée dans une communication un peu confuse. En réalité, le taux de participation ne serait pas supérieur à 23 %. Certaines évaluations le situent même à 10%.
 Troisième économie d’Afrique avec un produit intérieur brut attendu à 267 milliards de dollars en 2024, selon le Fonds monétaire international, l’Algérie s’est reconstitué un matelas de sécurité – elle disposait de 69 milliards de dollars de réserves de change à la fin de 2023. Mais le chantier permanent de la diversification de son économie, qui permettrait de sortir de la dépendance au gaz et au pétrole, est incessamment retardé par les intérêts liés à ces deux secteurs dans les milieux dirigeants.
 Ambassadeur à deux reprises en Algérie, Xavier Driencourt estime qu’« en affichant un score pareil, le régime n'a aucune volonté de changement. Sur le plan économique, les finances publiques tiennent par le pétrole. La grande répression va se poursuivre. Par contre, sur le plan international, le pays est significativement isolé. » Il existe avec le Maroc, le Mali et la Libye, un arc de crises diplomatiques qui devrait être l’un des plus gros dossiers du second mandat. d’Abdelmadjid Tebboune.
 Cet été, une nouvelle brouille a mis aux prises Alger et Paris après le revirement français pro-marocain sur l’affaire du Sahara occidental. Le 30 juillet, Emmanuel Macron adressait au roi du Maroc, Mohammed VI, un courrier consacrant le ralliement de la France à la thèse de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Né bien après l'indépendance algérienne, le président français a multiplié, depuis 2017, les gestes de bonne volonté pour bâtir une relation apaisée avec l’Algérie, notamment dans le domaine mémoriel de la guerre d’Algérie. En vain, les crises succédant aux brouilles avec Alger. Aujourd'hui, Emmanuel Macron se tourne vers le Maroc où il devrait se rendre prochainement en visite d’État, tandis que sa visite en Algérie, un temps envisagée, n’est plus évoquée.
 
 RAPPORT DRAGHI
 Mandaté par Ursula von der Leyen en septembre 2023, l'ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi a livré lundi un rapport dont les recommandations doivent alimenter les travaux de la nouvelle Commission européenne pour les cinq prochaines années. Selon lui, l’Union européenne est aujourd’hui confrontée à « un défi existentiel » ; si elle ne change pas, elle sera condamnée à « une lente agonie ». C'est donc de « 800 milliards d'euros d'investissements supplémentaires par an » dont l'UE a besoin si elle veut pouvoir financer les réformes nécessaires afin d'éviter qu'elle ne se laisse distancer définitivement par les États-Unis et la Chine. Un bond significatif qui représenterait 5 % du PIB européen actuel. (Le plan Marshall entre 1948 et 1951 équivalait à 1 à 2% du PIB de l’UE.) Face à la Chine et aux États-Unis, l'Europe décroche. Entre l'UE et les États-Unis, l'écart de niveau de PIB s'est progressivement creusé entre 2002 et 2023, passant d'un peu plus de 15 % à 30 %, tandis qu'en termes de parité de pouvoir d'achat, l'écart s'élève à 12 %. Le rapport Draghi découpe la compétitivité européenne en trois secteurs auxquels une attention particulière doit être apportée : l'innovation, la décarbonation, et la sécurité énergétique et économique. L'Europe doit mieux financer ses industries de pointe, en ciblant et coordonnant ses investissements ; elle doit adapter sa transition énergétique et climatique pour en faire une source de compétitivité et non pas de décroissance ; et elle doit s'assurer de réduire ses dépendances stratégiques, en revoyant sa politique commerciale et la sécurité de ses chaînes d'approvisionnement.
 Mario Draghi expose 170 propositions. Les Européens doivent se doter d’une main-d’œuvre qualifiée, miser sur la recherche, achever la construction d’un marché intérieur qui reste inaboutie, baisser la facture d’électricité des citoyens comme des entreprises (deux ou trois fois plus élevée qu’aux Etats-Unis) et s’attaquer à la débureaucratisation de leur économie. S’ils veulent réussir, les Vingt-Sept devront aussi revoir leurs règles en matière de concurrence, qui empêchent parfois l’émergence de champions européens, et veiller à une plus grande cohérence entre leurs politiques commerciale, environnementale et climatique. Mais surtout, l’Union européenne doit investir massivement dans les technologies propres et le numérique, tout en réduisant ses dépendances, notamment à la Chine. A l’heure de la guerre en Ukraine, elle doit aussi se donner les moyens de financer une industrie de la défense à même de pallier le désengagement annoncé des Etats-Unis, que Donald Trump revienne à la Maison Blanche après les élections de novembre ou pas.
 Mario Draghi, n'est pas le premier à s'alarmer du déclin relatif de l'Europe. Au printemps, Enrico Letta, un autre ex-président du Conseil italien, avait établi le même diagnostic.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 13 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
 - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
 - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
 ÉLECTIONS ALGÉRIENNES, RELATIONS FRANCO-ALGÉRIENNES ET FRANCO-MAROCAINES
 
 Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été élu le 8 septembre pour un second mandat avec 94,65 % des voix, selon l'Autorité nationale indépendante des élections, tandis qu’Abdelaali Hassani Chérif, le candidat islamiste (MPS) a rassemblé 3,17 % des voix, et Youcef Aouchiche, le candidat du FFS (opposition laïque), de 2,16 % des voix. Le taux de participation officiel serait de 48,03 %, selon une première estimation donnée dans une communication un peu confuse. En réalité, le taux de participation ne serait pas supérieur à 23 %. Certaines évaluations le situent même à 10%.
 Troisième économie d’Afrique avec un produit intérieur brut attendu à 267 milliards de dollars en 2024, selon le Fonds monétaire international, l’Algérie s’est reconstitué un matelas de sécurité – elle disposait de 69 milliards de dollars de réserves de change à la fin de 2023. Mais le chantier permanent de la diversification de son économie, qui permettrait de sortir de la dépendance au gaz et au pétrole, est incessamment retardé par les intérêts liés à ces deux secteurs dans les milieux dirigeants.
 Ambassadeur à deux reprises en Algérie, Xavier Driencourt estime qu’« en affichant un score pareil, le régime n'a aucune volonté de changement. Sur le plan économique, les finances publiques tiennent par le pétrole. La grande répression va se poursuivre. Par contre, sur le plan international, le pays est significativement isolé. » Il existe avec le Maroc, le Mali et la Libye, un arc de crises diplomatiques qui devrait être l’un des plus gros dossiers du second mandat. d’Abdelmadjid Tebboune.
 Cet été, une nouvelle brouille a mis aux prises Alger et Paris après le revirement français pro-marocain sur l’affaire du Sahara occidental. Le 30 juillet, Emmanuel Macron adressait au roi du Maroc, Mohammed VI, un courrier consacrant le ralliement de la France à la thèse de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Né bien après l'indépendance algérienne, le président français a multiplié, depuis 2017, les gestes de bonne volonté pour bâtir une relation apaisée avec l’Algérie, notamment dans le domaine mémoriel de la guerre d’Algérie. En vain, les crises succédant aux brouilles avec Alger. Aujourd'hui, Emmanuel Macron se tourne vers le Maroc où il devrait se rendre prochainement en visite d’État, tandis que sa visite en Algérie, un temps envisagée, n’est plus évoquée.
 
 RAPPORT DRAGHI
 Mandaté par Ursula von der Leyen en septembre 2023, l'ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi a livré lundi un rapport dont les recommandations doivent alimenter les travaux de la nouvelle Commission européenne pour les cinq prochaines années. Selon lui, l’Union européenne est aujourd’hui confrontée à « un défi existentiel » ; si elle ne change pas, elle sera condamnée à « une lente agonie ». C'est donc de « 800 milliards d'euros d'investissements supplémentaires par an » dont l'UE a besoin si elle veut pouvoir financer les réformes nécessaires afin d'éviter qu'elle ne se laisse distancer définitivement par les États-Unis et la Chine. Un bond significatif qui représenterait 5 % du PIB européen actuel. (Le plan Marshall entre 1948 et 1951 équivalait à 1 à 2% du PIB de l’UE.) Face à la Chine et aux États-Unis, l'Europe décroche. Entre l'UE et les États-Unis, l'écart de niveau de PIB s'est progressivement creusé entre 2002 et 2023, passant d'un peu plus de 15 % à 30 %, tandis qu'en termes de parité de pouvoir d'achat, l'écart s'élève à 12 %. Le rapport Draghi découpe la compétitivité européenne en trois secteurs auxquels une attention particulière doit être apportée : l'innovation, la décarbonation, et la sécurité énergétique et économique. L'Europe doit mieux financer ses industries de pointe, en ciblant et coordonnant ses investissements ; elle doit adapter sa transition énergétique et climatique pour en faire une source de compétitivité et non pas de décroissance ; et elle doit s'assurer de réduire ses dépendances stratégiques, en revoyant sa politique commerciale et la sécurité de ses chaînes d'approvisionnement.
 Mario Draghi expose 170 propositions. Les Européens doivent se doter d’une main-d’œuvre qualifiée, miser sur la recherche, achever la construction d’un marché intérieur qui reste inaboutie, baisser la facture d’électricité des citoyens comme des entreprises (deux ou trois fois plus élevée qu’aux Etats-Unis) et s’attaquer à la débureaucratisation de leur économie. S’ils veulent réussir, les Vingt-Sept devront aussi revoir leurs règles en matière de concurrence, qui empêchent parfois l’émergence de champions européens, et veiller à une plus grande cohérence entre leurs politiques commerciale, environnementale et climatique. Mais surtout, l’Union européenne doit investir massivement dans les technologies propres et le numérique, tout en réduisant ses dépendances, notamment à la Chine. A l’heure de la guerre en Ukraine, elle doit aussi se donner les moyens de financer une industrie de la défense à même de pallier le désengagement annoncé des Etats-Unis, que Donald Trump revienne à la Maison Blanche après les élections de novembre ou pas.
 Mario Draghi, n'est pas le premier à s'alarmer du déclin relatif de l'Europe. Au printemps, Enrico Letta, un autre ex-président du Conseil italien, avait établi le même diagnostic.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:32</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/gkUsoua]]></podcast:txt><itunes:episode>399</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Akram Belkaïd,Jean-Louis Bourlanges,Richard Werly,Michaela Wiegel,Rapport Draghi,Mario Draghi,UE,Ursula von der Leyen,Europe,Élections algériennes,Algérie,Maroc,Relations franco-algériennes,Relarions franco-marocaines,Abdelmadjid Tebboune,Mohammed VI</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (arrestation de Pavel Durov et nomination de Michel Barnier)]]></title><guid isPermaLink="false">1e96fc64-f9f3-4622-aa50-dd225af33c5b</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li><p>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p></li><li><p>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</p></li><li><p>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</p></li><li><p>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</p></li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li><p>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p></li><li><p>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</p></li><li><p>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</p></li><li><p>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</p></li></ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 11 Sep 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1e96fc64-f9f3-4622-aa50-dd225af33c5b.mp3?_=1725959104" length="38358064" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
 - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Soutenez-nous ! <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p><p></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 septembre 2024.</p><p></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li><p>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p></li><li><p>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</p></li><li><p>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</p></li><li><p>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</p></li></ul><p></p><p><strong>ARRESTATION DU PATRON DE TELEGRAM : MACHINATION, ABUS DE POUVOIR OU DÉBUT DE RÉGULATION&nbsp;?</strong></p><p>Arrêté le 24 août au Bourget, le patron de la messagerie cryptée Telegram, Pavel Durov, a été mis en examen le 28 et a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec obligation de remettre une caution de 5 millions d'euros, de pointer au commissariat deux fois par semaine, et interdiction de quitter le territoire français. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris reproche à la plateforme de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels ou délictueux, ce que l'entreprise réfute. Une loi française adoptée cette année requiert la coopération des plateformes avec les autorités pour éliminer ce type de contenus. De même, le Digital Services Act européen permet de demander des comptes aux «&nbsp;très grandes plateformes&nbsp;» dépassant 45&nbsp;millions d'utilisateurs actifs par mois. L’entreprise assure qu’elle supprime les contenus terroristes et pédocriminels, mais toutes les ONG travaillant sur le sujet de la pédopornographie constatent, depuis des années, que la plate-forme refuse toute forme de collaboration avec elles, comme avec les forces de l’ordre. Son propre site Web explique qu’elle n’applique pas les demandes basées sur des « lois locales&nbsp;» qu’elle considère comme une violation de la liberté d’expression.</p><p>De façon inédite, le parquet a décidé d'enquêter sur le dirigeant de l'application et non pas seulement sur ses utilisateurs. La peine prévue pour un manquement aux obligations d'une plateforme numérique est d'un an de prison maximum. S'il est reconnu complice d'actes plus graves, il pourrait encourir les mêmes peines que pour des criminels en bande organisée, soit au moins cinq ans de détention. La police française a pu interpeller Pavel Durov sans difficulté, les faits reprochés ayant eu lieu en France et le patron de Telegram s'avérant être Français en plus de ses nationalités russe et émirati. La justice française envoie ainsi le signal que les patrons des plateformes ne sont pas à l'abri de la prison en cas de non-respect des règles quand leur laisser-aller en matière de modération peut faire les affaires de criminels.</p><p>Avec près de 1&nbsp;milliard d’utilisateurs, Telegram dont le siège social est à Dubaï, est devenu, avec WhatsApp, l’une des plus importantes messageries du monde. L'entrepreneur, qui revendique des idées libertariennes, l’a fondé en 2013 avec l'objectif de protéger l'identité et les données de ses usagers par rapport aux gouvernements. Son arrestation a créé une onde de choc, aussi bien en Russie, où Telegram est très populaire, qu’aux Etats-Unis, où des entrepreneurs comme Elon Musk ont dénoncé une «&nbsp;attaque contre la liberté d’expression ». Emmanuel Macron a assuré, dans un message publié sur&nbsp;X, que l’arrestation de Pavel Durov n’était « en rien une décision politique ».</p><p></p><p><strong>UN PREMIER MINISTRE LONGTEMPS ATTENDU ET ATTENDU AU TOURNANT</strong></p><p>Au soixantième jour après le second tour des législatives, le chef de l'Etat a nommé Michel Barnier au poste de Premier ministre. Âgé de 73&nbsp;ans, il affiche un parcours qui fut longtemps un parcours obligé avant que la carrière politique ne favorise des circuits plus courts&nbsp;: conseiller général de la Savoie en 1973, puis président de l’assemblée départementale, député en 1978. Ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, chargé successivement de l’Environnement, des Affaires européennes, des Affaires étrangères, de l’Agriculture, député puis Commissaire européen, négociateur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. &nbsp;Enfin, candidat malheureux à la primaire de LR pour la présidentielle de 2022.</p><p>Il succède à Gabriel Attal dont le mandat de huit mois à Matignon aura été le plus court de la Ve République. Une autre étape démarre désormais, qui s'annonce tout aussi laborieuse que la précédente : l'élaboration d'un programme de gouvernement. Une fois bâti, Michel Barnier devra composer son gouvernement. Aux habituels critères de parité, de diversité ou de représentation territoriale, s'ajoute désormais celui des équilibres politiques nécessaires pour refléter le poids du camp présidentiel dans l'hémicycle, se concilier la droite, tenter de décrocher quelques voix à gauche et le tout, sans heurter le Rassemblement national. Restera enfin la dernière épreuve, celle pour laquelle Emmanuel Macron l'a choisi : faire face à la division de l’hémicycle en trois blocs, chacun minoritaire. Michel Barnier doit construire une coalition qui puisse au moins permettre l'adoption du budget 2025&nbsp;d’ici au 13&nbsp;septembre, sur fond de dérapage des comptes publics. Au Palais Bourbon, la situation s'annonce difficile&nbsp;: son groupe, Les Républicains, est le cinquième de l'Assemblée nationale avec seulement 47 députés. Si la gauche a fustigé le choix d'Emmanuel Macron - LFI et des mouvements de la jeunesse ont appelé hier à une marche « contre le coup de force d’Emmanuel Macron&nbsp;» - la droite s'est réjouie de la nomination d'un des siens, quand le Rassemblement national a décidé d'adopter, pour l'heure, une position neutre, tandis que les fidèles d'Emmanuel Macron ont fait part de leurs réticences.</p><p>Au lendemain de sa nomination le nouveau chef du gouvernement a accordé son premier entretien au JT de «&nbsp;20&nbsp;heures&nbsp;» de TF1, vendredi soir. Interrogé sur la très controversée réforme des retraites adoptée l’an passé par 49.3, sur fond de forte mobilisation dans la rue, le nouveau Premier ministre a déclaré vouloir «&nbsp;ouvrir le débat&nbsp;» pour une «&nbsp;amélioration&nbsp;». Michel Barnier n’a pas exclu d’introduire la proportionnelle, qui permettrait de voter pour des listes et non plus au scrutin uninominal à deux tours. Ses priorités seront l’immigration, le travail, la dette et les services publics.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? 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La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris reproche à la plateforme de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels ou délictueux, ce que l'entreprise réfute. Une loi française adoptée cette année requiert la coopération des plateformes avec les autorités pour éliminer ce type de contenus. De même, le Digital Services Act européen permet de demander des comptes aux «&nbsp;très grandes plateformes&nbsp;» dépassant 45&nbsp;millions d'utilisateurs actifs par mois. L’entreprise assure qu’elle supprime les contenus terroristes et pédocriminels, mais toutes les ONG travaillant sur le sujet de la pédopornographie constatent, depuis des années, que la plate-forme refuse toute forme de collaboration avec elles, comme avec les forces de l’ordre. Son propre site Web explique qu’elle n’applique pas les demandes basées sur des « lois locales&nbsp;» qu’elle considère comme une violation de la liberté d’expression.</p><p>De façon inédite, le parquet a décidé d'enquêter sur le dirigeant de l'application et non pas seulement sur ses utilisateurs. La peine prévue pour un manquement aux obligations d'une plateforme numérique est d'un an de prison maximum. S'il est reconnu complice d'actes plus graves, il pourrait encourir les mêmes peines que pour des criminels en bande organisée, soit au moins cinq ans de détention. La police française a pu interpeller Pavel Durov sans difficulté, les faits reprochés ayant eu lieu en France et le patron de Telegram s'avérant être Français en plus de ses nationalités russe et émirati. La justice française envoie ainsi le signal que les patrons des plateformes ne sont pas à l'abri de la prison en cas de non-respect des règles quand leur laisser-aller en matière de modération peut faire les affaires de criminels.</p><p>Avec près de 1&nbsp;milliard d’utilisateurs, Telegram dont le siège social est à Dubaï, est devenu, avec WhatsApp, l’une des plus importantes messageries du monde. L'entrepreneur, qui revendique des idées libertariennes, l’a fondé en 2013 avec l'objectif de protéger l'identité et les données de ses usagers par rapport aux gouvernements. Son arrestation a créé une onde de choc, aussi bien en Russie, où Telegram est très populaire, qu’aux Etats-Unis, où des entrepreneurs comme Elon Musk ont dénoncé une «&nbsp;attaque contre la liberté d’expression ». Emmanuel Macron a assuré, dans un message publié sur&nbsp;X, que l’arrestation de Pavel Durov n’était « en rien une décision politique ».</p><p></p><p><strong>UN PREMIER MINISTRE LONGTEMPS ATTENDU ET ATTENDU AU TOURNANT</strong></p><p>Au soixantième jour après le second tour des législatives, le chef de l'Etat a nommé Michel Barnier au poste de Premier ministre. Âgé de 73&nbsp;ans, il affiche un parcours qui fut longtemps un parcours obligé avant que la carrière politique ne favorise des circuits plus courts&nbsp;: conseiller général de la Savoie en 1973, puis président de l’assemblée départementale, député en 1978. Ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, chargé successivement de l’Environnement, des Affaires européennes, des Affaires étrangères, de l’Agriculture, député puis Commissaire européen, négociateur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. &nbsp;Enfin, candidat malheureux à la primaire de LR pour la présidentielle de 2022.</p><p>Il succède à Gabriel Attal dont le mandat de huit mois à Matignon aura été le plus court de la Ve République. Une autre étape démarre désormais, qui s'annonce tout aussi laborieuse que la précédente : l'élaboration d'un programme de gouvernement. Une fois bâti, Michel Barnier devra composer son gouvernement. Aux habituels critères de parité, de diversité ou de représentation territoriale, s'ajoute désormais celui des équilibres politiques nécessaires pour refléter le poids du camp présidentiel dans l'hémicycle, se concilier la droite, tenter de décrocher quelques voix à gauche et le tout, sans heurter le Rassemblement national. Restera enfin la dernière épreuve, celle pour laquelle Emmanuel Macron l'a choisi : faire face à la division de l’hémicycle en trois blocs, chacun minoritaire. Michel Barnier doit construire une coalition qui puisse au moins permettre l'adoption du budget 2025&nbsp;d’ici au 13&nbsp;septembre, sur fond de dérapage des comptes publics. Au Palais Bourbon, la situation s'annonce difficile&nbsp;: son groupe, Les Républicains, est le cinquième de l'Assemblée nationale avec seulement 47 députés. Si la gauche a fustigé le choix d'Emmanuel Macron - LFI et des mouvements de la jeunesse ont appelé hier à une marche « contre le coup de force d’Emmanuel Macron&nbsp;» - la droite s'est réjouie de la nomination d'un des siens, quand le Rassemblement national a décidé d'adopter, pour l'heure, une position neutre, tandis que les fidèles d'Emmanuel Macron ont fait part de leurs réticences.</p><p>Au lendemain de sa nomination le nouveau chef du gouvernement a accordé son premier entretien au JT de «&nbsp;20&nbsp;heures&nbsp;» de TF1, vendredi soir. Interrogé sur la très controversée réforme des retraites adoptée l’an passé par 49.3, sur fond de forte mobilisation dans la rue, le nouveau Premier ministre a déclaré vouloir «&nbsp;ouvrir le débat&nbsp;» pour une «&nbsp;amélioration&nbsp;». Michel Barnier n’a pas exclu d’introduire la proportionnelle, qui permettrait de voter pour des listes et non plus au scrutin uninominal à deux tours. Ses priorités seront l’immigration, le travail, la dette et les services publics.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 08 Sep 2024 14:54:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/12e6fb10-5754-4389-94b5-85dba2555bb0.mp3?_=1725741272" length="61479967" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
 - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 
 ARRESTATION DU PATRON DE TELEGRAM : MACHINATION, ABUS DE POUVOIR OU DÉBUT DE RÉGULATION ?
 Arrêté le 24 août au Bourget, le patron de la messagerie cryptée Telegram, Pavel Durov, a été mis en examen le 28 et a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec obligation de remettre une caution de 5 millions d'euros, de pointer au commissariat deux fois par semaine, et interdiction de quitter le territoire français. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris reproche à la plateforme de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels ou délictueux, ce que l'entreprise réfute. Une loi française adoptée cette année requiert la coopération des plateformes avec les autorités pour éliminer ce type de contenus. De même, le Digital Services Act européen permet de demander des comptes aux « très grandes plateformes » dépassant 45 millions d'utilisateurs actifs par mois. L’entreprise assure qu’elle supprime les contenus terroristes et pédocriminels, mais toutes les ONG travaillant sur le sujet de la pédopornographie constatent, depuis des années, que la plate-forme refuse toute forme de collaboration avec elles, comme avec les forces de l’ordre. Son propre site Web explique qu’elle n’applique pas les demandes basées sur des « lois locales » qu’elle considère comme une violation de la liberté d’expression.
 De façon inédite, le parquet a décidé d'enquêter sur le dirigeant de l'application et non pas seulement sur ses utilisateurs. La peine prévue pour un manquement aux obligations d'une plateforme numérique est d'un an de prison maximum. S'il est reconnu complice d'actes plus graves, il pourrait encourir les mêmes peines que pour des criminels en bande organisée, soit au moins cinq ans de détention. La police française a pu interpeller Pavel Durov sans difficulté, les faits reprochés ayant eu lieu en France et le patron de Telegram s'avérant être Français en plus de ses nationalités russe et émirati. La justice française envoie ainsi le signal que les patrons des plateformes ne sont pas à l'abri de la prison en cas de non-respect des règles quand leur laisser-aller en matière de modération peut faire les affaires de criminels.
 Avec près de 1 milliard d’utilisateurs, Telegram dont le siège social est à Dubaï, est devenu, avec WhatsApp, l’une des plus importantes messageries du monde. L'entrepreneur, qui revendique des idées libertariennes, l’a fondé en 2013 avec l'objectif de protéger l'identité et les données de ses usagers par rapport aux gouvernements. Son arrestation a créé une onde de choc, aussi bien en Russie, où Telegram est très populaire, qu’aux Etats-Unis, où des entrepreneurs comme Elon Musk ont dénoncé une « attaque contre la liberté d’expression ». Emmanuel Macron a assuré, dans un message publié sur X, que l’arrestation de Pavel Durov n’était « en rien une décision politique ».
 
 UN PREMIER MINISTRE LONGTEMPS ATTENDU ET ATTENDU AU TOURNANT
 Au soixantième jour après le second tour des législatives, le chef de l'Etat a nommé Michel Barnier au poste de Premier ministre. Âgé de 73 ans, il affiche un parcours qui fut longtemps un parcours obligé avant que la carrière politique ne favorise des circuits plus courts : conseiller général de la Savoie en 1973, puis président de l’assemblée départementale, député en 1978. Ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, chargé successivement de l’Environnement, des Affaires européennes, des Affaires étrangères, de l’Agriculture, député puis Commissaire européen, négociateur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Enfin, candidat malheureux à la primaire de LR pour la présidentielle de 2022.
 Il succède à Gabriel Attal dont le mandat de huit mois à Matignon aura été le plus court de la Ve République. Une autre étape démarre désormais, qui s'annonce tout aussi laborieuse que la précédente : l'élaboration d'un programme de gouvernement. Une fois bâti, Michel Barnier devra composer son gouvernement. Aux habituels critères de parité, de diversité ou de représentation territoriale, s'ajoute désormais celui des équilibres politiques nécessaires pour refléter le poids du camp présidentiel dans l'hémicycle, se concilier la droite, tenter de décrocher quelques voix à gauche et le tout, sans heurter le Rassemblement national. Restera enfin la dernière épreuve, celle pour laquelle Emmanuel Macron l'a choisi : faire face à la division de l’hémicycle en trois blocs, chacun minoritaire. Michel Barnier doit construire une coalition qui puisse au moins permettre l'adoption du budget 2025 d’ici au 13 septembre, sur fond de dérapage des comptes publics. Au Palais Bourbon, la situation s'annonce difficile : son groupe, Les Républicains, est le cinquième de l'Assemblée nationale avec seulement 47 députés. Si la gauche a fustigé le choix d'Emmanuel Macron - LFI et des mouvements de la jeunesse ont appelé hier à une marche « contre le coup de force d’Emmanuel Macron » - la droite s'est réjouie de la nomination d'un des siens, quand le Rassemblement national a décidé d'adopter, pour l'heure, une position neutre, tandis que les fidèles d'Emmanuel Macron ont fait part de leurs réticences.
 Au lendemain de sa nomination le nouveau chef du gouvernement a accordé son premier entretien au JT de « 20 heures » de TF1, vendredi soir. Interrogé sur la très controversée réforme des retraites adoptée l’an passé par 49.3, sur fond de forte mobilisation dans la rue, le nouveau Premier ministre a déclaré vouloir « ouvrir le débat » pour une « amélioration ». Michel Barnier n’a pas exclu d’introduire la proportionnelle, qui permettrait de voter pour des listes et non plus au scrutin uninominal à deux tours. Ses priorités seront l’immigration, le travail, la dette et les services publics.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 8 septembre 2024.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
 - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
 - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
 
 ARRESTATION DU PATRON DE TELEGRAM : MACHINATION, ABUS DE POUVOIR OU DÉBUT DE RÉGULATION ?
 Arrêté le 24 août au Bourget, le patron de la messagerie cryptée Telegram, Pavel Durov, a été mis en examen le 28 et a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec obligation de remettre une caution de 5 millions d'euros, de pointer au commissariat deux fois par semaine, et interdiction de quitter le territoire français. La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris reproche à la plateforme de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels ou délictueux, ce que l'entreprise réfute. Une loi française adoptée cette année requiert la coopération des plateformes avec les autorités pour éliminer ce type de contenus. De même, le Digital Services Act européen permet de demander des comptes aux « très grandes plateformes » dépassant 45 millions d'utilisateurs actifs par mois. L’entreprise assure qu’elle supprime les contenus terroristes et pédocriminels, mais toutes les ONG travaillant sur le sujet de la pédopornographie constatent, depuis des années, que la plate-forme refuse toute forme de collaboration avec elles, comme avec les forces de l’ordre. Son propre site Web explique qu’elle n’applique pas les demandes basées sur des « lois locales » qu’elle considère comme une violation de la liberté d’expression.
 De façon inédite, le parquet a décidé d'enquêter sur le dirigeant de l'application et non pas seulement sur ses utilisateurs. La peine prévue pour un manquement aux obligations d'une plateforme numérique est d'un an de prison maximum. S'il est reconnu complice d'actes plus graves, il pourrait encourir les mêmes peines que pour des criminels en bande organisée, soit au moins cinq ans de détention. La police française a pu interpeller Pavel Durov sans difficulté, les faits reprochés ayant eu lieu en France et le patron de Telegram s'avérant être Français en plus de ses nationalités russe et émirati. La justice française envoie ainsi le signal que les patrons des plateformes ne sont pas à l'abri de la prison en cas de non-respect des règles quand leur laisser-aller en matière de modération peut faire les affaires de criminels.
 Avec près de 1 milliard d’utilisateurs, Telegram dont le siège social est à Dubaï, est devenu, avec WhatsApp, l’une des plus importantes messageries du monde. L'entrepreneur, qui revendique des idées libertariennes, l’a fondé en 2013 avec l'objectif de protéger l'identité et les données de ses usagers par rapport aux gouvernements. Son arrestation a créé une onde de choc, aussi bien en Russie, où Telegram est très populaire, qu’aux Etats-Unis, où des entrepreneurs comme Elon Musk ont dénoncé une « attaque contre la liberté d’expression ». Emmanuel Macron a assuré, dans un message publié sur X, que l’arrestation de Pavel Durov n’était « en rien une décision politique ».
 
 UN PREMIER MINISTRE LONGTEMPS ATTENDU ET ATTENDU AU TOURNANT
 Au soixantième jour après le second tour des législatives, le chef de l'Etat a nommé Michel Barnier au poste de Premier ministre. Âgé de 73 ans, il affiche un parcours qui fut longtemps un parcours obligé avant que la carrière politique ne favorise des circuits plus courts : conseiller général de la Savoie en 1973, puis président de l’assemblée départementale, député en 1978. Ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, chargé successivement de l’Environnement, des Affaires européennes, des Affaires étrangères, de l’Agriculture, député puis Commissaire européen, négociateur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Enfin, candidat malheureux à la primaire de LR pour la présidentielle de 2022.
 Il succède à Gabriel Attal dont le mandat de huit mois à Matignon aura été le plus court de la Ve République. Une autre étape démarre désormais, qui s'annonce tout aussi laborieuse que la précédente : l'élaboration d'un programme de gouvernement. Une fois bâti, Michel Barnier devra composer son gouvernement. Aux habituels critères de parité, de diversité ou de représentation territoriale, s'ajoute désormais celui des équilibres politiques nécessaires pour refléter le poids du camp présidentiel dans l'hémicycle, se concilier la droite, tenter de décrocher quelques voix à gauche et le tout, sans heurter le Rassemblement national. Restera enfin la dernière épreuve, celle pour laquelle Emmanuel Macron l'a choisi : faire face à la division de l’hémicycle en trois blocs, chacun minoritaire. Michel Barnier doit construire une coalition qui puisse au moins permettre l'adoption du budget 2025 d’ici au 13 septembre, sur fond de dérapage des comptes publics. Au Palais Bourbon, la situation s'annonce difficile : son groupe, Les Républicains, est le cinquième de l'Assemblée nationale avec seulement 47 députés. Si la gauche a fustigé le choix d'Emmanuel Macron - LFI et des mouvements de la jeunesse ont appelé hier à une marche « contre le coup de force d’Emmanuel Macron » - la droite s'est réjouie de la nomination d'un des siens, quand le Rassemblement national a décidé d'adopter, pour l'heure, une position neutre, tandis que les fidèles d'Emmanuel Macron ont fait part de leurs réticences.
 Au lendemain de sa nomination le nouveau chef du gouvernement a accordé son premier entretien au JT de « 20 heures » de TF1, vendredi soir. Interrogé sur la très controversée réforme des retraites adoptée l’an passé par 49.3, sur fond de forte mobilisation dans la rue, le nouveau Premier ministre a déclaré vouloir « ouvrir le débat » pour une « amélioration ». Michel Barnier n’a pas exclu d’introduire la proportionnelle, qui permettrait de voter pour des listes et non plus au scrutin uninominal à deux tours. Ses priorités seront l’immigration, le travail, la dette et les services publics.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:02</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/MxNzODh]]></podcast:txt><itunes:episode>398</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Marc-Olivier Padis,Premier ministre,Michel Barnier,Pavel Durov ,Telegram</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Doriane Moretus, comédienne et clown]]></title><guid isPermaLink="false">1b317900-351e-493d-9295-fda7ef177636</guid><description><![CDATA[<p>Une conversation entre Doriane Moretus et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Doriane Moretus est comédienne et clown, passée par l’école Lecoq. Elle monte et joue des spectacles de théâtre de rue avec sa compagnie Ad Hok. En dehors de cette activité, elle s’engage aux côtés des associations Clown sans Frontières et le Rire Médecin pour apporter de la joie et du rire là où ils sont le plus nécessaires, dans les camps de réfugiés ou dans les services pédiatriques des hôpitaux.</p>
<p>Dans ces badas elle nous raconte les défis et les particularités de ses différentes interventions et de leur importance pour soulager les enfants qui ont besoin de légèreté.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une conversation entre Doriane Moretus et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Doriane Moretus est comédienne et clown, passée par l’école Lecoq. Elle monte et joue des spectacles de théâtre de rue avec sa compagnie Ad Hok. En dehors de cette activité, elle s’engage aux côtés des associations Clown sans Frontières et le Rire Médecin pour apporter de la joie et du rire là où ils sont le plus nécessaires, dans les camps de réfugiés ou dans les services pédiatriques des hôpitaux.</p>
<p>Dans ces badas elle nous raconte les défis et les particularités de ses différentes interventions et de leur importance pour soulager les enfants qui ont besoin de légèreté.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 04 Sep 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1b317900-351e-493d-9295-fda7ef177636.mp3?_=1724174906" length="52175794" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Une conversation entre Doriane Moretus et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Doriane Moretus est comédienne et clown, passée par l’école Lecoq. Elle monte et joue des spectacles de théâtre de rue avec sa compagnie Ad Hok. En dehors de cette activité, elle s’engage aux côtés des associations Clown sans Frontières et le Rire Médecin pour apporter de la joie et du rire là où ils sont le plus nécessaires, dans les camps de réfugiés ou dans les services pédiatriques des hôpitaux.
 
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Doriane Moretus est comédienne et clown, passée par l’école Lecoq. Elle monte et joue des spectacles de théâtre de rue avec sa compagnie Ad Hok. En dehors de cette activité, elle s’engage aux côtés des associations Clown sans Frontières et le Rire Médecin pour apporter de la joie et du rire là où ils sont le plus nécessaires, dans les camps de réfugiés ou dans les services pédiatriques des hôpitaux.
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Une conversation entre Doriane Moretus et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 25 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.</li>
  <li>Sven Ortoli, journaliste scientifique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LA PHYSIQUE QUANTIQUE</strong></p>
<p>Alain Aspect, vous êtes physicien, spécialiste de l’optique quantique et membre de l’Académie des Sciences. Vous avez reçu la médaille d’or du CNRS en 2005, la médaille Albert-Einstein en 2012, ainsi que la médaille Niels-Bohr et le prix Balzan en 2013. Le Prix Nobel de physique vous est décerné en 2022, aux côtés de John F.&nbsp;Clauser et d’Anton&nbsp;Zeilinger, pour vos expériences pionnières sur l’intrication quantique, qui ont ouvert la voie aux technologies associées.</p>
<p>La physique quantique a considérablement bouleversé notre représentation du monde et nos technologies depuis le XXe siècle, au point d’être comparée à la «&nbsp;révolution industrielle&nbsp;» du siècle précédent. Dans votre ouvrage de vulgarisation, publié aux éditions du CNRS en 2019, vous distinguez deux révolutions au sein de la physique quantique. La première remonte au commencement du XXe siècle&nbsp;: elle s’articule autour du principe de dualité onde – particule, formulé par Einstein et de Broglie dans la lignée des travaux de Planck. Selon ce principe, les objets physiques peuvent parfois présenter des propriétés d'ondes et parfois des propriétés de particules, comme vous l’avez-vous-même illustré sur des photons dans une expérience au retentissement considérable, réalisée dans les années 1980 &nbsp;et publiée en 1982 avec un de vos étudiants de thèse, Philippe Grangier qui, depuis, a mis au point une technologie de cryptographie quantique.</p>
<p>Ce concept révolutionnaire a nourri l’essentiel de la recherche en physique quantique jusque dans les années soixante. Il a permis d’expliquer des propriétés physiques, fondamentales mais jusque-là incompréhensibles, comme la stabilité de la matière ou les propriétés électriques et thermiques des corps. Il a également rendu possible nombre de nouvelles technologies, aujourd’hui monnaie courante, comme le transistor ou les lasers.</p>
<p>Alain Aspect, vos travaux ont principalement contribué à la seconde révolution quantique. Celle-ci naît du concept d’intrication, selon lequel deux particules, dans certaines conditions forment un système lié et présentent des caractéristiques corrélées, dépendantes l’une de l’autre, quelle que soit la distance qui les sépare. Ce concept est introduit dès 1935 dans la littérature scientifique par Einstein, Podolsky et Rosen, mais présente des complications si considérables qu’il faudra attendre de nombreuses années avant d’en pouvoir attester l’existence.</p>
<p>Vous jouez dans cette histoire un rôle de premier plan. En 1964, Bell pose les fondements d’une approche expérimentale du problème, fondée sur la mesure du degré de corrélation entre les deux particules sensément intriquées. En 1969, Clauser et ses coauteurs traduisent cette découverte en un cadre expérimental concret, fondé sur l’étude des photons et de leur polarisation. En 1982, c’est vous qui démontrez expérimentalement, pour la première fois et de manière quasiment irréfutable, la validité empirique du principe d’intrication.</p>
<p>Cette propriété est au cœur de la deuxième révolution quantique et de ses promesses technologiques. L’ordinateur quantique, par exemple, serait capable de traiter un volume exceptionnel de données pour réaliser en quelques minutes des opérations aujourd’hui insolubles par les ordinateurs classiques. Ces technologies aiguisent les appétits des acteurs privés, comme Google ou IBM, et des décideurs publics comme la France et son plan quantique de 1.8 milliards d’euros.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 25 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.</li>
  <li>Sven Ortoli, journaliste scientifique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LA PHYSIQUE QUANTIQUE</strong></p>
<p>Alain Aspect, vous êtes physicien, spécialiste de l’optique quantique et membre de l’Académie des Sciences. Vous avez reçu la médaille d’or du CNRS en 2005, la médaille Albert-Einstein en 2012, ainsi que la médaille Niels-Bohr et le prix Balzan en 2013. Le Prix Nobel de physique vous est décerné en 2022, aux côtés de John F.&nbsp;Clauser et d’Anton&nbsp;Zeilinger, pour vos expériences pionnières sur l’intrication quantique, qui ont ouvert la voie aux technologies associées.</p>
<p>La physique quantique a considérablement bouleversé notre représentation du monde et nos technologies depuis le XXe siècle, au point d’être comparée à la «&nbsp;révolution industrielle&nbsp;» du siècle précédent. Dans votre ouvrage de vulgarisation, publié aux éditions du CNRS en 2019, vous distinguez deux révolutions au sein de la physique quantique. La première remonte au commencement du XXe siècle&nbsp;: elle s’articule autour du principe de dualité onde – particule, formulé par Einstein et de Broglie dans la lignée des travaux de Planck. Selon ce principe, les objets physiques peuvent parfois présenter des propriétés d'ondes et parfois des propriétés de particules, comme vous l’avez-vous-même illustré sur des photons dans une expérience au retentissement considérable, réalisée dans les années 1980 &nbsp;et publiée en 1982 avec un de vos étudiants de thèse, Philippe Grangier qui, depuis, a mis au point une technologie de cryptographie quantique.</p>
<p>Ce concept révolutionnaire a nourri l’essentiel de la recherche en physique quantique jusque dans les années soixante. Il a permis d’expliquer des propriétés physiques, fondamentales mais jusque-là incompréhensibles, comme la stabilité de la matière ou les propriétés électriques et thermiques des corps. Il a également rendu possible nombre de nouvelles technologies, aujourd’hui monnaie courante, comme le transistor ou les lasers.</p>
<p>Alain Aspect, vos travaux ont principalement contribué à la seconde révolution quantique. Celle-ci naît du concept d’intrication, selon lequel deux particules, dans certaines conditions forment un système lié et présentent des caractéristiques corrélées, dépendantes l’une de l’autre, quelle que soit la distance qui les sépare. Ce concept est introduit dès 1935 dans la littérature scientifique par Einstein, Podolsky et Rosen, mais présente des complications si considérables qu’il faudra attendre de nombreuses années avant d’en pouvoir attester l’existence.</p>
<p>Vous jouez dans cette histoire un rôle de premier plan. En 1964, Bell pose les fondements d’une approche expérimentale du problème, fondée sur la mesure du degré de corrélation entre les deux particules sensément intriquées. En 1969, Clauser et ses coauteurs traduisent cette découverte en un cadre expérimental concret, fondé sur l’étude des photons et de leur polarisation. En 1982, c’est vous qui démontrez expérimentalement, pour la première fois et de manière quasiment irréfutable, la validité empirique du principe d’intrication.</p>
<p>Cette propriété est au cœur de la deuxième révolution quantique et de ses promesses technologiques. L’ordinateur quantique, par exemple, serait capable de traiter un volume exceptionnel de données pour réaliser en quelques minutes des opérations aujourd’hui insolubles par les ordinateurs classiques. Ces technologies aiguisent les appétits des acteurs privés, comme Google ou IBM, et des décideurs publics comme la France et son plan quantique de 1.8 milliards d’euros.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 01 Sep 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ad79dcfa-b6ae-4664-8164-3725caa2cd9a.mp3?_=1722613150" length="57502666" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LA PHYSIQUE QUANTIQUE
 
Alain Aspect, vous êtes physicien, spécialiste de l’optique quantique et membre de l’Académie des Sciences. Vous avez reçu la médaille d’or du CNRS en 2005, la médaille Albert-Einstein en 2012, ainsi que la médaille Niels-Bohr et le prix Balzan en 2013. Le Prix Nobel de physique vous est décerné en 2022, aux côtés de John F. Clauser et d’Anton Zeilinger, pour vos expériences pionnières sur l’intrication quantique, qui ont ouvert la voie aux technologies associées.
 
La physique quantique a considérablement bouleversé notre représentation du monde et nos technologies depuis le XXe siècle, au point d’être comparée à la « révolution industrielle » du siècle précédent. Dans votre ouvrage de vulgarisation, publié aux éditions du CNRS en 2019, vous distinguez deux révolutions au sein de la physique quantique. La première remonte au commencement du XXe siècle : elle s’articule autour du principe de dualité onde – particule, formulé par Einstein et de Broglie dans la lignée des travaux de Planck. Selon ce principe, les objets physiques peuvent parfois présenter des propriétés d'ondes et parfois des propriétés de particules, comme vous l’avez-vous-même illustré sur des photons dans une expérience au retentissement considérable, réalisée dans les années 1980 et publiée en 1982 avec un de vos étudiants de thèse, Philippe Grangier qui, depuis, a mis au point une technologie de cryptographie quantique.
 
Ce concept révolutionnaire a nourri l’essentiel de la recherche en physique quantique jusque dans les années soixante. Il a permis d’expliquer des propriétés physiques, fondamentales mais jusque-là incompréhensibles, comme la stabilité de la matière ou les propriétés électriques et thermiques des corps. Il a également rendu possible nombre de nouvelles technologies, aujourd’hui monnaie courante, comme le transistor ou les lasers.
 
Alain Aspect, vos travaux ont principalement contribué à la seconde révolution quantique. Celle-ci naît du concept d’intrication, selon lequel deux particules, dans certaines conditions forment un système lié et présentent des caractéristiques corrélées, dépendantes l’une de l’autre, quelle que soit la distance qui les sépare. Ce concept est introduit dès 1935 dans la littérature scientifique par Einstein, Podolsky et Rosen, mais présente des complications si considérables qu’il faudra attendre de nombreuses années avant d’en pouvoir attester l’existence.
 
Vous jouez dans cette histoire un rôle de premier plan. En 1964, Bell pose les fondements d’une approche expérimentale du problème, fondée sur la mesure du degré de corrélation entre les deux particules sensément intriquées. En 1969, Clauser et ses coauteurs traduisent cette découverte en un cadre expérimental concret, fondé sur l’étude des photons et de leur polarisation. En 1982, c’est vous qui démontrez expérimentalement, pour la première fois et de manière quasiment irréfutable, la validité empirique du principe d’intrication.
 
Cette propriété est au cœur de la deuxième révolution quantique et de ses promesses technologiques. L’ordinateur quantique, par exemple, serait capable de traiter un volume exceptionnel de données pour réaliser en quelques minutes des opérations aujourd’hui insolubles par les ordinateurs classiques. Ces technologies aiguisent les appétits des acteurs privés, comme Google ou IBM, et des décideurs publics comme la France et son plan quantique de 1.8 milliards d’euros.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 25 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.
  - Sven Ortoli, journaliste scientifique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LA PHYSIQUE QUANTIQUE
 
Alain Aspect, vous êtes physicien, spécialiste de l’optique quantique et membre de l’Académie des Sciences. Vous avez reçu la médaille d’or du CNRS en 2005, la médaille Albert-Einstein en 2012, ainsi que la médaille Niels-Bohr et le prix Balzan en 2013. Le Prix Nobel de physique vous est décerné en 2022, aux côtés de John F. Clauser et d’Anton Zeilinger, pour vos expériences pionnières sur l’intrication quantique, qui ont ouvert la voie aux technologies associées.
 
La physique quantique a considérablement bouleversé notre représentation du monde et nos technologies depuis le XXe siècle, au point d’être comparée à la « révolution industrielle » du siècle précédent. Dans votre ouvrage de vulgarisation, publié aux éditions du CNRS en 2019, vous distinguez deux révolutions au sein de la physique quantique. La première remonte au commencement du XXe siècle : elle s’articule autour du principe de dualité onde – particule, formulé par Einstein et de Broglie dans la lignée des travaux de Planck. Selon ce principe, les objets physiques peuvent parfois présenter des propriétés d'ondes et parfois des propriétés de particules, comme vous l’avez-vous-même illustré sur des photons dans une expérience au retentissement considérable, réalisée dans les années 1980 et publiée en 1982 avec un de vos étudiants de thèse, Philippe Grangier qui, depuis, a mis au point une technologie de cryptographie quantique.
 
Ce concept révolutionnaire a nourri l’essentiel de la recherche en physique quantique jusque dans les années soixante. Il a permis d’expliquer des propriétés physiques, fondamentales mais jusque-là incompréhensibles, comme la stabilité de la matière ou les propriétés électriques et thermiques des corps. Il a également rendu possible nombre de nouvelles technologies, aujourd’hui monnaie courante, comme le transistor ou les lasers.
 
Alain Aspect, vos travaux ont principalement contribué à la seconde révolution quantique. Celle-ci naît du concept d’intrication, selon lequel deux particules, dans certaines conditions forment un système lié et présentent des caractéristiques corrélées, dépendantes l’une de l’autre, quelle que soit la distance qui les sépare. Ce concept est introduit dès 1935 dans la littérature scientifique par Einstein, Podolsky et Rosen, mais présente des complications si considérables qu’il faudra attendre de nombreuses années avant d’en pouvoir attester l’existence.
 
Vous jouez dans cette histoire un rôle de premier plan. En 1964, Bell pose les fondements d’une approche expérimentale du problème, fondée sur la mesure du degré de corrélation entre les deux particules sensément intriquées. En 1969, Clauser et ses coauteurs traduisent cette découverte en un cadre expérimental concret, fondé sur l’étude des photons et de leur polarisation. En 1982, c’est vous qui démontrez expérimentalement, pour la première fois et de manière quasiment irréfutable, la validité empirique du principe d’intrication.
 
Cette propriété est au cœur de la deuxième révolution quantique et de ses promesses technologiques. L’ordinateur quantique, par exemple, serait capable de traiter un volume exceptionnel de données pour réaliser en quelques minutes des opérations aujourd’hui insolubles par les ordinateurs classiques. Ces technologies aiguisent les appétits des acteurs privés, comme Google ou IBM, et des décideurs publics comme la France et son plan quantique de 1.8 milliards d’euros.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 25 juin 2023.
 
Avec cette semaine...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>59:53</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/oWwTjKc]]></podcast:txt><itunes:episode>396</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Sven Ortoli,Nicole Gnesotto,Alain Aspect,Physique quantique ,Prix Nobel,Quantique,Ordinateur quantique</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Philippe Martin, producteur de cinéma ]]></title><guid isPermaLink="false">66f5b905-98e7-4503-937b-5ee5b265c795</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a><br>
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<p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;17 février 2023.</p>
<p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p>
<p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a><br>
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<p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;17 février 2023.</p>
<p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p>
<p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 28 Aug 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/66f5b905-98e7-4503-937b-5ee5b265c795.mp3?_=1724169696" length="91968434" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

 
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Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 
Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 
À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bou...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:35:47</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/StHjHhG]]></podcast:txt><itunes:episode>397</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Marseille, avec Michel Samson]]></title><guid isPermaLink="false">8bbab6ec-897d-4e3e-9c42-ce4b9ba1cde7</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;22 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<p>- Michel Samson, journaliste spécialiste de Marseille.</p>
<p>- Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</p>
<p>- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.<br>
</p>
<p><strong>MARSEILLE</strong></p>
<p>Michel Samson, vous êtes journaliste et avez été correspondant régional du Monde en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Vous êtes l’auteur de plusieurs livres sur Marseille, ainsi que le réalisateur, avec Jean-Louis Comolli, de deux films documentaires sur la cité phocéenne.</p>
<p>En 2020, vous avez publié, avec Michel Peraldi, <em>Marseille en résistances</em>, ouvrage dans lequel vous analysiez les dynamiques politiques et sociales de la métropole méditerranéenne. Vous faisiez le portrait d’une ville complexe, marquée par des défis urbains et économiques, des inégalités sociales et des tensions ; mais une ville également marquée par les luttes de sa jeunesse créative, qui essaye de résister à la décomposition du paysage politique marseillais et des institutions locales. Vous repreniez l’expression de Pierre-Paul Zalio qui désignait Marseille comme une «&nbsp;ville laboratoire&nbsp;», où les défis sociaux et politiques reflètent des problématiques nationales plus larges. Ainsi écriviez-vous&nbsp;: «&nbsp;<em>Le cas marseillais nous semble cristalliser la fracture sociale et politique majeure que la présidence d’Emmanuel Macron a eu le mérite de rendre plus visible que jamais</em>.&nbsp;»</p>
<p>Peut-être le Président de la République vous avait-il lu, puisqu’en septembre 2021, il lançait son plan «&nbsp;Marseille en grand&nbsp;»&nbsp;: cinq milliards d’euros d’investissements pour l'éducation, la sécurité, les transports, la santé et le logement. Au mois de juin, dans le cadre de «&nbsp;l’acte 2&nbsp;» de ce plan, Emmanuel Macron a annoncé des moyens supplémentaires, notamment dans les transports, la sécurité et le secteur portuaire. Dans une note publiée en novembre 2023, pour Terra Nova, Alexis Gibellini a fait un premier point d’étape, deux ans après le lancement de ce «&nbsp;plan Marshal&nbsp;». Si des progrès sont observables dans les domaines de l'éducation et, à un moindre titre, de la sécurité, ils sont beaucoup plus lents pour les transports et le logement qui demeure en crise. Quant aux principaux concernés, les Marseillais, 42% se déclarent insatisfaits et 19% n’ont pas connaissance de l’existence de ce plan. Aussi l’auteur plaide-t-il pour une gouvernance forte du plan au niveau national, une contractualisation entre l’ensemble des parties prenantes et une meilleure implication des Marseillais dans son suivi et dans l’élaboration de futures mesures.</p>
<p>Malgré les investissements substantiels du plan «&nbsp;Marseille en grand&nbsp;», la ville continue de faire face à des enjeux majeurs. La pauvreté, les tensions politiques et le dysfonctionnement du système métropolitain, la crise du logement et les impacts du changement climatique sont au cœur des préoccupations. De même les quartiers populaires – en proie à des défis sociaux et économiques exacerbés par des trafics de drogue endémiques qui fragilisent la cohésion sociale et la sécurité.</p>
<p>Michel Samson, vous qui avez en août dernier publié vos <em>Apprentissages</em>, un retour sur votre parcours personnel, militant et professionnel, quels sont-ils à l’égard de Marseille, en particulier depuis la publication de <em>Marseille en Résistances</em> il y a près de trois ans.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;22 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<p>- Michel Samson, journaliste spécialiste de Marseille.</p>
<p>- Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</p>
<p>- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.<br>
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<p><strong>MARSEILLE</strong></p>
<p>Michel Samson, vous êtes journaliste et avez été correspondant régional du Monde en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Vous êtes l’auteur de plusieurs livres sur Marseille, ainsi que le réalisateur, avec Jean-Louis Comolli, de deux films documentaires sur la cité phocéenne.</p>
<p>En 2020, vous avez publié, avec Michel Peraldi, <em>Marseille en résistances</em>, ouvrage dans lequel vous analysiez les dynamiques politiques et sociales de la métropole méditerranéenne. Vous faisiez le portrait d’une ville complexe, marquée par des défis urbains et économiques, des inégalités sociales et des tensions ; mais une ville également marquée par les luttes de sa jeunesse créative, qui essaye de résister à la décomposition du paysage politique marseillais et des institutions locales. Vous repreniez l’expression de Pierre-Paul Zalio qui désignait Marseille comme une «&nbsp;ville laboratoire&nbsp;», où les défis sociaux et politiques reflètent des problématiques nationales plus larges. Ainsi écriviez-vous&nbsp;: «&nbsp;<em>Le cas marseillais nous semble cristalliser la fracture sociale et politique majeure que la présidence d’Emmanuel Macron a eu le mérite de rendre plus visible que jamais</em>.&nbsp;»</p>
<p>Peut-être le Président de la République vous avait-il lu, puisqu’en septembre 2021, il lançait son plan «&nbsp;Marseille en grand&nbsp;»&nbsp;: cinq milliards d’euros d’investissements pour l'éducation, la sécurité, les transports, la santé et le logement. Au mois de juin, dans le cadre de «&nbsp;l’acte 2&nbsp;» de ce plan, Emmanuel Macron a annoncé des moyens supplémentaires, notamment dans les transports, la sécurité et le secteur portuaire. Dans une note publiée en novembre 2023, pour Terra Nova, Alexis Gibellini a fait un premier point d’étape, deux ans après le lancement de ce «&nbsp;plan Marshal&nbsp;». Si des progrès sont observables dans les domaines de l'éducation et, à un moindre titre, de la sécurité, ils sont beaucoup plus lents pour les transports et le logement qui demeure en crise. Quant aux principaux concernés, les Marseillais, 42% se déclarent insatisfaits et 19% n’ont pas connaissance de l’existence de ce plan. Aussi l’auteur plaide-t-il pour une gouvernance forte du plan au niveau national, une contractualisation entre l’ensemble des parties prenantes et une meilleure implication des Marseillais dans son suivi et dans l’élaboration de futures mesures.</p>
<p>Malgré les investissements substantiels du plan «&nbsp;Marseille en grand&nbsp;», la ville continue de faire face à des enjeux majeurs. La pauvreté, les tensions politiques et le dysfonctionnement du système métropolitain, la crise du logement et les impacts du changement climatique sont au cœur des préoccupations. De même les quartiers populaires – en proie à des défis sociaux et économiques exacerbés par des trafics de drogue endémiques qui fragilisent la cohésion sociale et la sécurité.</p>
<p>Michel Samson, vous qui avez en août dernier publié vos <em>Apprentissages</em>, un retour sur votre parcours personnel, militant et professionnel, quels sont-ils à l’égard de Marseille, en particulier depuis la publication de <em>Marseille en Résistances</em> il y a près de trois ans.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 25 Aug 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8bbab6ec-897d-4e3e-9c42-ce4b9ba1cde7.mp3?_=1706087388" length="56613660" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 
- Michel Samson, journaliste spécialiste de Marseille.
 
- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 
- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

 
MARSEILLE
 
Michel Samson, vous êtes journaliste et avez été correspondant régional du Monde en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Vous êtes l’auteur de plusieurs livres sur Marseille, ainsi que le réalisateur, avec Jean-Louis Comolli, de deux films documentaires sur la cité phocéenne.
 
En 2020, vous avez publié, avec Michel Peraldi, Marseille en résistances, ouvrage dans lequel vous analysiez les dynamiques politiques et sociales de la métropole méditerranéenne. Vous faisiez le portrait d’une ville complexe, marquée par des défis urbains et économiques, des inégalités sociales et des tensions ; mais une ville également marquée par les luttes de sa jeunesse créative, qui essaye de résister à la décomposition du paysage politique marseillais et des institutions locales. Vous repreniez l’expression de Pierre-Paul Zalio qui désignait Marseille comme une « ville laboratoire », où les défis sociaux et politiques reflètent des problématiques nationales plus larges. Ainsi écriviez-vous : « Le cas marseillais nous semble cristalliser la fracture sociale et politique majeure que la présidence d’Emmanuel Macron a eu le mérite de rendre plus visible que jamais. »
 
Peut-être le Président de la République vous avait-il lu, puisqu’en septembre 2021, il lançait son plan « Marseille en grand » : cinq milliards d’euros d’investissements pour l'éducation, la sécurité, les transports, la santé et le logement. Au mois de juin, dans le cadre de « l’acte 2 » de ce plan, Emmanuel Macron a annoncé des moyens supplémentaires, notamment dans les transports, la sécurité et le secteur portuaire. Dans une note publiée en novembre 2023, pour Terra Nova, Alexis Gibellini a fait un premier point d’étape, deux ans après le lancement de ce « plan Marshal ». Si des progrès sont observables dans les domaines de l'éducation et, à un moindre titre, de la sécurité, ils sont beaucoup plus lents pour les transports et le logement qui demeure en crise. Quant aux principaux concernés, les Marseillais, 42% se déclarent insatisfaits et 19% n’ont pas connaissance de l’existence de ce plan. Aussi l’auteur plaide-t-il pour une gouvernance forte du plan au niveau national, une contractualisation entre l’ensemble des parties prenantes et une meilleure implication des Marseillais dans son suivi et dans l’élaboration de futures mesures.
 
Malgré les investissements substantiels du plan « Marseille en grand », la ville continue de faire face à des enjeux majeurs. La pauvreté, les tensions politiques et le dysfonctionnement du système métropolitain, la crise du logement et les impacts du changement climatique sont au cœur des préoccupations. De même les quartiers populaires – en proie à des défis sociaux et économiques exacerbés par des trafics de drogue endémiques qui fragilisent la cohésion sociale et la sécurité.
 
Michel Samson, vous qui avez en août dernier publié vos Apprentissages, un retour sur votre parcours personnel, militant et professionnel, quels sont-ils à l’égard de Marseille, en particulier depuis la publication de Marseille en Résistances il y a près de trois ans.
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- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
 
- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

 
MARSEILLE
 
Michel Samson, vous êtes journaliste et avez été correspondant régional du Monde en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Vous êtes l’auteur de plusieurs livres sur Marseille, ainsi que le réalisateur, avec Jean-Louis Comolli, de deux films documentaires sur la cité phocéenne.
 
En 2020, vous avez publié, avec Michel Peraldi, Marseille en résistances, ouvrage dans lequel vous analysiez les dynamiques politiques et sociales de la métropole méditerranéenne. Vous faisiez le portrait d’une ville complexe, marquée par des défis urbains et économiques, des inégalités sociales et des tensions ; mais une ville également marquée par les luttes de sa jeunesse créative, qui essaye de résister à la décomposition du paysage politique marseillais et des institutions locales. Vous repreniez l’expression de Pierre-Paul Zalio qui désignait Marseille comme une « ville laboratoire », où les défis sociaux et politiques reflètent des problématiques nationales plus larges. Ainsi écriviez-vous : « Le cas marseillais nous semble cristalliser la fracture sociale et politique majeure que la présidence d’Emmanuel Macron a eu le mérite de rendre plus visible que jamais. »
 
Peut-être le Président de la République vous avait-il lu, puisqu’en septembre 2021, il lançait son plan « Marseille en grand » : cinq milliards d’euros d’investissements pour l'éducation, la sécurité, les transports, la santé et le logement. Au mois de juin, dans le cadre de « l’acte 2 » de ce plan, Emmanuel Macron a annoncé des moyens supplémentaires, notamment dans les transports, la sécurité et le secteur portuaire. Dans une note publiée en novembre 2023, pour Terra Nova, Alexis Gibellini a fait un premier point d’étape, deux ans après le lancement de ce « plan Marshal ». Si des progrès sont observables dans les domaines de l'éducation et, à un moindre titre, de la sécurité, ils sont beaucoup plus lents pour les transports et le logement qui demeure en crise. Quant aux principaux concernés, les Marseillais, 42% se déclarent insatisfaits et 19% n’ont pas connaissance de l’existence de ce plan. Aussi l’auteur plaide-t-il pour une gouvernance forte du plan au niveau national, une contractualisation entre l’ensemble des parties prenantes et une meilleure implication des Marseillais dans son suivi et dans l’élaboration de futures mesures.
 
Malgré les investissements substantiels du plan « Marseille en grand », la ville continue de faire face à des enjeux majeurs. La pauvreté, les tensions politiques et le dysfonctionnement du système métropolitain, la crise du logement et les impacts du changement climatique sont au cœur des préoccupations. De même les quartiers populaires – en proie à des défis sociaux et économiques exacerbés par des trafics de drogue endémiques qui fragilisent la cohésion sociale et la sécurité.
 
Michel Samson, vous qui avez en août dernier publié vos Apprentissages, un retour sur votre parcours personnel, militant et professionnel, quels sont-ils à l’égard de Marseille, en particulier depuis la publication de Marseille en Résistances il y a près de trois ans.
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<p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p>
<p>Parvenu&nbsp;en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p>
<p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance&nbsp;? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique&nbsp;?</p>
<p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel «&nbsp;patron&nbsp;» de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p>
<p>Parvenu&nbsp;en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p>
<p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance&nbsp;? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique&nbsp;?</p>
<p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel «&nbsp;patron&nbsp;» de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.</p>
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Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 
Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
 
Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.
 

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Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.
 
Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 
Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
 
Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.
 

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Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique l...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/UCeuHpi]]></podcast:txt><itunes:episode>397</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Fabrice Fries,AFP,Journalisme</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Camus et l’Algérie, avec Agnès Spiquel (rediffusion)]]></title><guid isPermaLink="false">f5be0527-b198-4f72-a2c9-6973bf8ff055</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 7 août 2022.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Agnès Spiquel, spécialiste d’Albert Camus.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au&nbsp;Monde diplomatique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue&nbsp;Esprit.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>CAMUS ET L’ALGÉRIE</strong></p>
<p>Né le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans l’Est de l’Algérie, Albert Camus grandit à Belcourt, quartier populaire de la banlieue d’Alger. Il est élève au lycée Bugeaud puis obtient en 1936 un diplôme d’études supérieures à l’université d’Alger. L’année suivante, il refuse un poste de professeur au collège de Sidi-Bel-Abbès et se tourne vers le journalisme, collaborant au journal&nbsp;Alger républicain&nbsp;à partir de 1938.</p>
<p>Adhérent au Parti communiste de 1935 à 1937, Camus est à l’origine du «&nbsp;Manifeste des intellectuels d’Algérie en faveur du projet Viollette&nbsp;» pour une démocratisation de l’Algérie, une assimilation de la population et l’accès à la citoyenneté française pour un certain nombre de musulmans d’Algérie. Sensible à la question sociale, il réalise en 1939 un reportage de onze articles intitulé «&nbsp;Misère de la Kabylie&nbsp;» dans lequel il décrit la grande pauvreté de cette région.</p>
<p>Albert Camus dénonce la répression que subissent les nationalistes algériens et l’étouffement des revendications du Parti du peuple algérien. En mai 1945, à la suite des émeutes dans le Constantinois, il publie dans&nbsp;Combat&nbsp;plusieurs articles dans lesquels il prend la défense de nationalistes algériens comme Ferhat Abbas et Messali Hadj.</p>
<p>Camus quitte l’Algérie en 1940 ; il revient vivre à Oran quelques mois puis reste en France à partir de la guerre. Avant la Seconde Guerre mondiale, ses amis rapportent qu’il indiquait être de nationalité algérienne lorsqu’il remplissait des fiches d’hôtel à l’étranger. Dans son «&nbsp;Petit guide pour des villes sans passé&nbsp;» publié en 1947, il écrit «&nbsp;J’ai avec l’Algérie une longue liaison qui sans doute n’en finira jamais, et qui m’empêche d’être tout à fait clairvoyant à son égard.&nbsp;»</p>
<p>Son absence de prise de parti en faveur de l’indépendance au moment de la Guerre d’Algérie lui est reproché. En janvier 1956, il propose une trêve civile afin de pacifier provisoirement la situation. Il préconise une solution fédérale dans laquelle l’Algérie serait constituée par des peuples fédérés et reliée à la France. Il dénonce aussi les violences perpétrées pendant la guerre, autant les pratiques de torture et de représailles de l’armée française que les actions terroristes du FLN.</p>
<p>En juin 1958, il publie ses&nbsp;Chroniques algériennes, rassemblant ses articles sur l’Algérie, et une mise au point sur sa position. Il y décrit la politique de la France comme le résultat d’un aveuglement politique ayant conduit à une suite d’échecs. Il meurt deux ans plus tard, en 1960, avant la fin de la guerre et l’exode des pieds noirs.</p>
<p>&nbsp;Agnès Spiquel Courdille vous enseignez la littérature, vous avez collaboré à l’édition des œuvres de Camus dans La Pléiade, vous êtes un membre très actif de la société d’études camusiennes qui compte des membres dans 24 pays à travers les cinq continents, vous en étiez la présidente jusqu’en 2020. Dans un entretien au Monde, en 2012, vous déclariez.&nbsp;: «&nbsp;Le Premier Homme. Dans ce roman, pourtant inachevé, complètement nourri de la vie et de l'expérience de Camus lui-même, vous percevrez l'intensité de ses souvenirs d'enfance, son amour pour l'Algérie, son déchirement devant la guerre, sa méditation sur la dignité des pauvres, son questionnement sur le dur chemin à inventer pour devenir un homme ; tout cela dans une écriture somptueuse, tantôt nette et sèche, tantôt frémissante et lyrique, toujours gorgée de vie et de sensation.&nbsp;» Comment caractériseriez-vous la place de l’Algérie dans l’œuvre de Camus&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 7 août 2022.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Agnès Spiquel, spécialiste d’Albert Camus.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au&nbsp;Monde diplomatique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue&nbsp;Esprit.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>CAMUS ET L’ALGÉRIE</strong></p>
<p>Né le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans l’Est de l’Algérie, Albert Camus grandit à Belcourt, quartier populaire de la banlieue d’Alger. Il est élève au lycée Bugeaud puis obtient en 1936 un diplôme d’études supérieures à l’université d’Alger. L’année suivante, il refuse un poste de professeur au collège de Sidi-Bel-Abbès et se tourne vers le journalisme, collaborant au journal&nbsp;Alger républicain&nbsp;à partir de 1938.</p>
<p>Adhérent au Parti communiste de 1935 à 1937, Camus est à l’origine du «&nbsp;Manifeste des intellectuels d’Algérie en faveur du projet Viollette&nbsp;» pour une démocratisation de l’Algérie, une assimilation de la population et l’accès à la citoyenneté française pour un certain nombre de musulmans d’Algérie. Sensible à la question sociale, il réalise en 1939 un reportage de onze articles intitulé «&nbsp;Misère de la Kabylie&nbsp;» dans lequel il décrit la grande pauvreté de cette région.</p>
<p>Albert Camus dénonce la répression que subissent les nationalistes algériens et l’étouffement des revendications du Parti du peuple algérien. En mai 1945, à la suite des émeutes dans le Constantinois, il publie dans&nbsp;Combat&nbsp;plusieurs articles dans lesquels il prend la défense de nationalistes algériens comme Ferhat Abbas et Messali Hadj.</p>
<p>Camus quitte l’Algérie en 1940 ; il revient vivre à Oran quelques mois puis reste en France à partir de la guerre. Avant la Seconde Guerre mondiale, ses amis rapportent qu’il indiquait être de nationalité algérienne lorsqu’il remplissait des fiches d’hôtel à l’étranger. Dans son «&nbsp;Petit guide pour des villes sans passé&nbsp;» publié en 1947, il écrit «&nbsp;J’ai avec l’Algérie une longue liaison qui sans doute n’en finira jamais, et qui m’empêche d’être tout à fait clairvoyant à son égard.&nbsp;»</p>
<p>Son absence de prise de parti en faveur de l’indépendance au moment de la Guerre d’Algérie lui est reproché. En janvier 1956, il propose une trêve civile afin de pacifier provisoirement la situation. Il préconise une solution fédérale dans laquelle l’Algérie serait constituée par des peuples fédérés et reliée à la France. Il dénonce aussi les violences perpétrées pendant la guerre, autant les pratiques de torture et de représailles de l’armée française que les actions terroristes du FLN.</p>
<p>En juin 1958, il publie ses&nbsp;Chroniques algériennes, rassemblant ses articles sur l’Algérie, et une mise au point sur sa position. Il y décrit la politique de la France comme le résultat d’un aveuglement politique ayant conduit à une suite d’échecs. Il meurt deux ans plus tard, en 1960, avant la fin de la guerre et l’exode des pieds noirs.</p>
<p>&nbsp;Agnès Spiquel Courdille vous enseignez la littérature, vous avez collaboré à l’édition des œuvres de Camus dans La Pléiade, vous êtes un membre très actif de la société d’études camusiennes qui compte des membres dans 24 pays à travers les cinq continents, vous en étiez la présidente jusqu’en 2020. Dans un entretien au Monde, en 2012, vous déclariez.&nbsp;: «&nbsp;Le Premier Homme. Dans ce roman, pourtant inachevé, complètement nourri de la vie et de l'expérience de Camus lui-même, vous percevrez l'intensité de ses souvenirs d'enfance, son amour pour l'Algérie, son déchirement devant la guerre, sa méditation sur la dignité des pauvres, son questionnement sur le dur chemin à inventer pour devenir un homme ; tout cela dans une écriture somptueuse, tantôt nette et sèche, tantôt frémissante et lyrique, toujours gorgée de vie et de sensation.&nbsp;» Comment caractériseriez-vous la place de l’Algérie dans l’œuvre de Camus&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 18 Aug 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f5be0527-b198-4f72-a2c9-6973bf8ff055.mp3?_=1722612384" length="56208866" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 7 août 2022.
 
Avec cette semaine :
 

  - Agnès Spiquel, spécialiste d’Albert Camus.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

CAMUS ET L’ALGÉRIE
 
Né le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans l’Est de l’Algérie, Albert Camus grandit à Belcourt, quartier populaire de la banlieue d’Alger. Il est élève au lycée Bugeaud puis obtient en 1936 un diplôme d’études supérieures à l’université d’Alger. L’année suivante, il refuse un poste de professeur au collège de Sidi-Bel-Abbès et se tourne vers le journalisme, collaborant au journal Alger républicain à partir de 1938.
 
Adhérent au Parti communiste de 1935 à 1937, Camus est à l’origine du « Manifeste des intellectuels d’Algérie en faveur du projet Viollette » pour une démocratisation de l’Algérie, une assimilation de la population et l’accès à la citoyenneté française pour un certain nombre de musulmans d’Algérie. Sensible à la question sociale, il réalise en 1939 un reportage de onze articles intitulé « Misère de la Kabylie » dans lequel il décrit la grande pauvreté de cette région.
 
Albert Camus dénonce la répression que subissent les nationalistes algériens et l’étouffement des revendications du Parti du peuple algérien. En mai 1945, à la suite des émeutes dans le Constantinois, il publie dans Combat plusieurs articles dans lesquels il prend la défense de nationalistes algériens comme Ferhat Abbas et Messali Hadj.
 
Camus quitte l’Algérie en 1940 ; il revient vivre à Oran quelques mois puis reste en France à partir de la guerre. Avant la Seconde Guerre mondiale, ses amis rapportent qu’il indiquait être de nationalité algérienne lorsqu’il remplissait des fiches d’hôtel à l’étranger. Dans son « Petit guide pour des villes sans passé » publié en 1947, il écrit « J’ai avec l’Algérie une longue liaison qui sans doute n’en finira jamais, et qui m’empêche d’être tout à fait clairvoyant à son égard. »
 
Son absence de prise de parti en faveur de l’indépendance au moment de la Guerre d’Algérie lui est reproché. En janvier 1956, il propose une trêve civile afin de pacifier provisoirement la situation. Il préconise une solution fédérale dans laquelle l’Algérie serait constituée par des peuples fédérés et reliée à la France. Il dénonce aussi les violences perpétrées pendant la guerre, autant les pratiques de torture et de représailles de l’armée française que les actions terroristes du FLN.
 
En juin 1958, il publie ses Chroniques algériennes, rassemblant ses articles sur l’Algérie, et une mise au point sur sa position. Il y décrit la politique de la France comme le résultat d’un aveuglement politique ayant conduit à une suite d’échecs. Il meurt deux ans plus tard, en 1960, avant la fin de la guerre et l’exode des pieds noirs.
 
 Agnès Spiquel Courdille vous enseignez la littérature, vous avez collaboré à l’édition des œuvres de Camus dans La Pléiade, vous êtes un membre très actif de la société d’études camusiennes qui compte des membres dans 24 pays à travers les cinq continents, vous en étiez la présidente jusqu’en 2020. Dans un entretien au Monde, en 2012, vous déclariez. : « Le Premier Homme. Dans ce roman, pourtant inachevé, complètement nourri de la vie et de l'expérience de Camus lui-même, vous percevrez l'intensité de ses souvenirs d'enfance, son amour pour l'Algérie, son déchirement devant la guerre, sa méditation sur la dignité des pauvres, son questionnement sur le dur chemin à inventer pour devenir un homme ; tout cela dans une écriture somptueuse, tantôt nette et sèche, tantôt frémissante et lyrique, toujours gorgée de vie et de sensation. » Comment caractériseriez-vous la place de l’Algérie dans l’œuvre de Camus ?
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  - Agnès Spiquel, spécialiste d’Albert Camus.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

CAMUS ET L’ALGÉRIE
 
Né le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans l’Est de l’Algérie, Albert Camus grandit à Belcourt, quartier populaire de la banlieue d’Alger. Il est élève au lycée Bugeaud puis obtient en 1936 un diplôme d’études supérieures à l’université d’Alger. L’année suivante, il refuse un poste de professeur au collège de Sidi-Bel-Abbès et se tourne vers le journalisme, collaborant au journal Alger républicain à partir de 1938.
 
Adhérent au Parti communiste de 1935 à 1937, Camus est à l’origine du « Manifeste des intellectuels d’Algérie en faveur du projet Viollette » pour une démocratisation de l’Algérie, une assimilation de la population et l’accès à la citoyenneté française pour un certain nombre de musulmans d’Algérie. Sensible à la question sociale, il réalise en 1939 un reportage de onze articles intitulé « Misère de la Kabylie » dans lequel il décrit la grande pauvreté de cette région.
 
Albert Camus dénonce la répression que subissent les nationalistes algériens et l’étouffement des revendications du Parti du peuple algérien. En mai 1945, à la suite des émeutes dans le Constantinois, il publie dans Combat plusieurs articles dans lesquels il prend la défense de nationalistes algériens comme Ferhat Abbas et Messali Hadj.
 
Camus quitte l’Algérie en 1940 ; il revient vivre à Oran quelques mois puis reste en France à partir de la guerre. Avant la Seconde Guerre mondiale, ses amis rapportent qu’il indiquait être de nationalité algérienne lorsqu’il remplissait des fiches d’hôtel à l’étranger. Dans son « Petit guide pour des villes sans passé » publié en 1947, il écrit « J’ai avec l’Algérie une longue liaison qui sans doute n’en finira jamais, et qui m’empêche d’être tout à fait clairvoyant à son égard. »
 
Son absence de prise de parti en faveur de l’indépendance au moment de la Guerre d’Algérie lui est reproché. En janvier 1956, il propose une trêve civile afin de pacifier provisoirement la situation. Il préconise une solution fédérale dans laquelle l’Algérie serait constituée par des peuples fédérés et reliée à la France. Il dénonce aussi les violences perpétrées pendant la guerre, autant les pratiques de torture et de représailles de l’armée française que les actions terroristes du FLN.
 
En juin 1958, il publie ses Chroniques algériennes, rassemblant ses articles sur l’Algérie, et une mise au point sur sa position. Il y décrit la politique de la France comme le résultat d’un aveuglement politique ayant conduit à une suite d’échecs. Il meurt deux ans plus tard, en 1960, avant la fin de la guerre et l’exode des pieds noirs.
 
 Agnès Spiquel Courdille vous enseignez la littérature, vous avez collaboré à l’édition des œuvres de Camus dans La Pléiade, vous êtes un membre très actif de la société d’études camusiennes qui compte des membres dans 24 pays à travers les cinq continents, vous en étiez la présidente jusqu’en 2020. Dans un entretien au Monde, en 2012, vous déclariez. : « Le Premier Homme. Dans ce roman, pourtant inachevé, complètement nourri de la vie et de l'expérience de Camus lui-même, vous percevrez l'intensité de ses souvenirs d'enfance, son amour pour l'Algérie, son déchirement devant la guerre, sa méditation sur la dignité des pauvres, son questionnement sur le dur chemin à inventer pour devenir un homme ; tout cela dans une écriture somptueuse, tantôt nette et sèche, tantôt frémissante et lyrique, toujours gorgée de vie et de sensation. » Comment caractériseriez-vous la place de l’Algérie dans l’œuvre de Camus ?
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</p>
<p>Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;10 février 2023.</p>
<p>Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.</p>
<p>A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a><br>
</p>
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<p>Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.</p>
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A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser.
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Francis Wolff, philosophe.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>L’HUMANISME EN CRISE</strong></p>
<p>Francis Wolff, vous êtes philosophe et professeur émérite à l’École normale supérieure. Qu’est-ce que philosopher&nbsp;? «&nbsp;Chanter comme un castrat du 18e siècle, dites-vous, avec une voix d’enfant et une technique d’adulte.&nbsp;» Ainsi votre œuvre s’est-elle construite autour des interrogations de l’enfance – «&nbsp;qu’est-ce que&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;pourquoi&nbsp;?&nbsp;» – et des réponses rigoureuses de la raison philosophique. En reprenant la métaphore de Descartes, vous comparez votre philosophie à un arbre dont les racines seraient votre ontologie, le tronc votre anthropologie et les branches votre éthique, votre politique et votre esthétique.</p>
<p>Filons cette métaphore&nbsp;: nous vous invitons afin d’interroger la branche politique de votre arbre, le <em>Plaidoyer pour l’universel</em> que vous avez publié en 2019 et dans lequel vous cherchiez à refonder une idée en crise aujourd’hui&nbsp;: l’humanisme. Cette branche repose sur votre tronc anthropologique – Qu’est-ce que l’homme&nbsp;? Ou plutôt qu’est-ce qui est propre à l’homme ? Pour vous, ce n’est ni la raison, ni le langage, mais leur union indissociable, ce que vous appelez la « raison dialogique ». Cette définition vous permet de fonder, en raison, une éthique humaniste, universelle, qui repose sur le principe de réciprocité, et dont la traduction politique est l’idéal démocratique avec son accomplissement à l’échelle de l’humanité, l’idéal cosmopolitique.</p>
<p>Si ces considérations peuvent sembler abstraites, elles sont en réalité très concrètes, en particulier lorsque vous les utilisez comme critère d’évaluation des valeurs. Vous montrez que sont antihumanistes toutes valeurs fondées sur l’inégalité <em>a priori</em> des humains, comme le racisme ou le nationalisme, ainsi que toute application du principe d’égalité qui trahit le principe de réciprocité, comme l’antispécisme.</p>
<p>Pour ce qui est de la guerre au Proche-Orient, fidèle à ce principe de réciprocité, vous espérez que «&nbsp;chaque peuple surmonte un instant sa propre souffrance pour percevoir le peuple ennemi (usurpateur ou assassin) comme susceptible de souffrir lui aussi&nbsp;», et vous défendez la «&nbsp;la seule solution raisonnable et universelle&nbsp;»&nbsp;: deux États dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale. Ceci n’est pas contradictoire avec votre utopie cosmopolitique. D’abord parce qu’il s’agit moins d’un but – ce que vous appelez une utopie en acte – que d’un idéal régulateur. Ensuite parce que cet idéal cosmopolitique ressemble davantage à une confédération mondiale de fédérations régionales démocratiques.</p>
<p>En 2018, dans une recension de votre ouvrage <em>Trois utopies contemporain</em>es qu’il avait faite pour la fondation Jean Jaurès, David Djaïz avait pointé les risques de dépolitisation que comporte un tel projet et défendait plutôt des États-Nations ouverts sur le monde. Comme lui Nicole Gnesotto et Lionel Zinsou ont beaucoup de questions à vous poser.</p>
<p>Mais avant de laisser mes camarades vous interroger et user de leur «&nbsp;raison dialogique&nbsp;», pourriez-vous revenir sur ce concept fondamental, puisque c’est à partir de cette définition de l’homme que s’articule toute votre réflexion sur l’humanisme ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Francis Wolff, philosophe.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>L’HUMANISME EN CRISE</strong></p>
<p>Francis Wolff, vous êtes philosophe et professeur émérite à l’École normale supérieure. Qu’est-ce que philosopher&nbsp;? «&nbsp;Chanter comme un castrat du 18e siècle, dites-vous, avec une voix d’enfant et une technique d’adulte.&nbsp;» Ainsi votre œuvre s’est-elle construite autour des interrogations de l’enfance – «&nbsp;qu’est-ce que&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;; «&nbsp;pourquoi&nbsp;?&nbsp;» – et des réponses rigoureuses de la raison philosophique. En reprenant la métaphore de Descartes, vous comparez votre philosophie à un arbre dont les racines seraient votre ontologie, le tronc votre anthropologie et les branches votre éthique, votre politique et votre esthétique.</p>
<p>Filons cette métaphore&nbsp;: nous vous invitons afin d’interroger la branche politique de votre arbre, le <em>Plaidoyer pour l’universel</em> que vous avez publié en 2019 et dans lequel vous cherchiez à refonder une idée en crise aujourd’hui&nbsp;: l’humanisme. Cette branche repose sur votre tronc anthropologique – Qu’est-ce que l’homme&nbsp;? Ou plutôt qu’est-ce qui est propre à l’homme ? Pour vous, ce n’est ni la raison, ni le langage, mais leur union indissociable, ce que vous appelez la « raison dialogique ». Cette définition vous permet de fonder, en raison, une éthique humaniste, universelle, qui repose sur le principe de réciprocité, et dont la traduction politique est l’idéal démocratique avec son accomplissement à l’échelle de l’humanité, l’idéal cosmopolitique.</p>
<p>Si ces considérations peuvent sembler abstraites, elles sont en réalité très concrètes, en particulier lorsque vous les utilisez comme critère d’évaluation des valeurs. Vous montrez que sont antihumanistes toutes valeurs fondées sur l’inégalité <em>a priori</em> des humains, comme le racisme ou le nationalisme, ainsi que toute application du principe d’égalité qui trahit le principe de réciprocité, comme l’antispécisme.</p>
<p>Pour ce qui est de la guerre au Proche-Orient, fidèle à ce principe de réciprocité, vous espérez que «&nbsp;chaque peuple surmonte un instant sa propre souffrance pour percevoir le peuple ennemi (usurpateur ou assassin) comme susceptible de souffrir lui aussi&nbsp;», et vous défendez la «&nbsp;la seule solution raisonnable et universelle&nbsp;»&nbsp;: deux États dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale. Ceci n’est pas contradictoire avec votre utopie cosmopolitique. D’abord parce qu’il s’agit moins d’un but – ce que vous appelez une utopie en acte – que d’un idéal régulateur. Ensuite parce que cet idéal cosmopolitique ressemble davantage à une confédération mondiale de fédérations régionales démocratiques.</p>
<p>En 2018, dans une recension de votre ouvrage <em>Trois utopies contemporain</em>es qu’il avait faite pour la fondation Jean Jaurès, David Djaïz avait pointé les risques de dépolitisation que comporte un tel projet et défendait plutôt des États-Nations ouverts sur le monde. Comme lui Nicole Gnesotto et Lionel Zinsou ont beaucoup de questions à vous poser.</p>
<p>Mais avant de laisser mes camarades vous interroger et user de leur «&nbsp;raison dialogique&nbsp;», pourriez-vous revenir sur ce concept fondamental, puisque c’est à partir de cette définition de l’homme que s’articule toute votre réflexion sur l’humanisme ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 11 Aug 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/018dd3d7-d832-45cb-bd97-aa0536673ffc.mp3?_=1703060543" length="56896207" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec cette semaine :
 

  - Francis Wolff, philosophe.
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

L’HUMANISME EN CRISE
 
Francis Wolff, vous êtes philosophe et professeur émérite à l’École normale supérieure. Qu’est-ce que philosopher ? « Chanter comme un castrat du 18e siècle, dites-vous, avec une voix d’enfant et une technique d’adulte. » Ainsi votre œuvre s’est-elle construite autour des interrogations de l’enfance – « qu’est-ce que ? » ; « pourquoi ? » – et des réponses rigoureuses de la raison philosophique. En reprenant la métaphore de Descartes, vous comparez votre philosophie à un arbre dont les racines seraient votre ontologie, le tronc votre anthropologie et les branches votre éthique, votre politique et votre esthétique.
 
Filons cette métaphore : nous vous invitons afin d’interroger la branche politique de votre arbre, le Plaidoyer pour l’universel que vous avez publié en 2019 et dans lequel vous cherchiez à refonder une idée en crise aujourd’hui : l’humanisme. Cette branche repose sur votre tronc anthropologique – Qu’est-ce que l’homme ? Ou plutôt qu’est-ce qui est propre à l’homme ? Pour vous, ce n’est ni la raison, ni le langage, mais leur union indissociable, ce que vous appelez la « raison dialogique ». Cette définition vous permet de fonder, en raison, une éthique humaniste, universelle, qui repose sur le principe de réciprocité, et dont la traduction politique est l’idéal démocratique avec son accomplissement à l’échelle de l’humanité, l’idéal cosmopolitique.
 
Si ces considérations peuvent sembler abstraites, elles sont en réalité très concrètes, en particulier lorsque vous les utilisez comme critère d’évaluation des valeurs. Vous montrez que sont antihumanistes toutes valeurs fondées sur l’inégalité a priori des humains, comme le racisme ou le nationalisme, ainsi que toute application du principe d’égalité qui trahit le principe de réciprocité, comme l’antispécisme.
 
Pour ce qui est de la guerre au Proche-Orient, fidèle à ce principe de réciprocité, vous espérez que « chaque peuple surmonte un instant sa propre souffrance pour percevoir le peuple ennemi (usurpateur ou assassin) comme susceptible de souffrir lui aussi », et vous défendez la « la seule solution raisonnable et universelle » : deux États dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale. Ceci n’est pas contradictoire avec votre utopie cosmopolitique. D’abord parce qu’il s’agit moins d’un but – ce que vous appelez une utopie en acte – que d’un idéal régulateur. Ensuite parce que cet idéal cosmopolitique ressemble davantage à une confédération mondiale de fédérations régionales démocratiques.
 
En 2018, dans une recension de votre ouvrage Trois utopies contemporaines qu’il avait faite pour la fondation Jean Jaurès, David Djaïz avait pointé les risques de dépolitisation que comporte un tel projet et défendait plutôt des États-Nations ouverts sur le monde. Comme lui Nicole Gnesotto et Lionel Zinsou ont beaucoup de questions à vous poser.
 
Mais avant de laisser mes camarades vous interroger et user de leur « raison dialogique », pourriez-vous revenir sur ce concept fondamental, puisque c’est à partir de cette définition de l’homme que s’articule toute votre réflexion sur l’humanisme ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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  - Francis Wolff, philosophe.
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

L’HUMANISME EN CRISE
 
Francis Wolff, vous êtes philosophe et professeur émérite à l’École normale supérieure. Qu’est-ce que philosopher ? « Chanter comme un castrat du 18e siècle, dites-vous, avec une voix d’enfant et une technique d’adulte. » Ainsi votre œuvre s’est-elle construite autour des interrogations de l’enfance – « qu’est-ce que ? » ; « pourquoi ? » – et des réponses rigoureuses de la raison philosophique. En reprenant la métaphore de Descartes, vous comparez votre philosophie à un arbre dont les racines seraient votre ontologie, le tronc votre anthropologie et les branches votre éthique, votre politique et votre esthétique.
 
Filons cette métaphore : nous vous invitons afin d’interroger la branche politique de votre arbre, le Plaidoyer pour l’universel que vous avez publié en 2019 et dans lequel vous cherchiez à refonder une idée en crise aujourd’hui : l’humanisme. Cette branche repose sur votre tronc anthropologique – Qu’est-ce que l’homme ? Ou plutôt qu’est-ce qui est propre à l’homme ? Pour vous, ce n’est ni la raison, ni le langage, mais leur union indissociable, ce que vous appelez la « raison dialogique ». Cette définition vous permet de fonder, en raison, une éthique humaniste, universelle, qui repose sur le principe de réciprocité, et dont la traduction politique est l’idéal démocratique avec son accomplissement à l’échelle de l’humanité, l’idéal cosmopolitique.
 
Si ces considérations peuvent sembler abstraites, elles sont en réalité très concrètes, en particulier lorsque vous les utilisez comme critère d’évaluation des valeurs. Vous montrez que sont antihumanistes toutes valeurs fondées sur l’inégalité a priori des humains, comme le racisme ou le nationalisme, ainsi que toute application du principe d’égalité qui trahit le principe de réciprocité, comme l’antispécisme.
 
Pour ce qui est de la guerre au Proche-Orient, fidèle à ce principe de réciprocité, vous espérez que « chaque peuple surmonte un instant sa propre souffrance pour percevoir le peuple ennemi (usurpateur ou assassin) comme susceptible de souffrir lui aussi », et vous défendez la « la seule solution raisonnable et universelle » : deux États dans des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale. Ceci n’est pas contradictoire avec votre utopie cosmopolitique. D’abord parce qu’il s’agit moins d’un but – ce que vous appelez une utopie en acte – que d’un idéal régulateur. Ensuite parce que cet idéal cosmopolitique ressemble davantage à une confédération mondiale de fédérations régionales démocratiques.
 
En 2018, dans une recension de votre ouvrage Trois utopies contemporaines qu’il avait faite pour la fondation Jean Jaurès, David Djaïz avait pointé les risques de dépolitisation que comporte un tel projet et défendait plutôt des États-Nations ouverts sur le monde. Comme lui Nicole Gnesotto et Lionel Zinsou ont beaucoup de questions à vous poser.
 
Mais avant de laisser mes camarades vous interroger et user de leur « raison dialogique », pourriez-vous revenir sur ce concept fondamental, puisque c’est à partir de cette définition de l’homme que s’articule toute votre réflexion sur l’humanisme ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Francis Wolff, philosophe.
  - David Djaïz, entreprene...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>59:15</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Meyer_(journaliste)">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Francis Wolff</podcast:person><podcast:person role="guest">David Djaïz</podcast:person><podcast:person role="guest">Nicole Gnesotto</podcast:person><podcast:person role="guest">Lionel Zinsou</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zPmgGXb]]></podcast:txt><itunes:episode>364</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Francis Wolff,David Djaïz,Nicole Gnesotto,Lionel Zinsou,Humanisme,Philisophie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Hervé Pierre, comédien (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">17ce7f4e-bd3e-4e0b-982f-8beed9d6822b</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a><br>
</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quittée à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a><br>
</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quittée à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 07 Aug 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/17ce7f4e-bd3e-4e0b-982f-8beed9d6822b.mp3?_=1722349189" length="39928336" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

 
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Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quittée à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quittée à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutiq...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>41:35</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/nhMpbie]]></podcast:txt><itunes:episode>396</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : le Vénézuéla, avec Fabrice Andréani (rediffusion)]]></title><guid isPermaLink="false">cb877a13-99af-45db-8652-7a25af675184</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 19 juillet 2020.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Avec Fabrice Andreani, professeur de Sciences Politiques à l’université de Lyon</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut français de géopolitique</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.<br>
</li>
</ul>
<p><strong>LE VÉNÉZUÉLA</strong> <br>
</p>
<p>La situation du Venezuela est aujourd’hui celle d’un pays, qui possède les plus grandes réserves de pétrole connues du monde, et qui connait une pénurie d’essence depuis plusieurs mois. D’un pays régulièrement plongé dans le noir par les coupures de courant qui touchent les ménages, les magasins mais aussi les hôpitaux en pleine crise du coronavirus. D’un pays où la violence, déjà très présente à Caracas avant la crise, a explosé (les statistiques criminelles établissent le Venezuela comme le pays le plus violent du monde, d’un pays où le taux de pauvreté, qui était passé de 55,1% à 27,5% entre 2003 et 2007 est aujourd’hui estimé à 80%, d’un pays dont le PIB a été divisé par deux entre 2013 et 2018 tandis que l’inflation atteignait 130.000% en 2018 selon la Banque centrale du Venezuela.</p>
<p>Cette crise économique et sociale est également politique&nbsp;: deux légitimités opposées coexistent. Nicolas Maduro, élu président en 2013 avec 50,6 % des voix, est le successeur désigné d’Hugo Chavez qui dirigeait le pays depuis 1999 et dont les partisans vantent la forte augmentation des dépenses sociales financées par le cours élevé du baril aujourd’hui au plus bas. Nicolas Maduro dispose du soutien de l’armée et le chavisme occupe une place importante dans le sous-continent américain à travers un réseau d’alliances et des réseaux d’influence.</p>
<p>Le parti chaviste a cependant perdu les élections législatives de 2015, permettant à l’opposition parlementaire de centre-droit d’ouvrir un procès en destitution contre Maduro. Pour contourner le Parlement, celui-ci a fait élire en 2017 une Constituante que l’opposition a boycotté. Depuis, le Parlement a désigné Juan Guaido président de la République par intérim. Cette décision a été immédiatement reconnue par les États-Unis, le Canada et le Brésil puis l’Union Européenne. De son côté, Maduro peut compter sur le soutien de certains pays tels que la Russie, l’Iran et la Chine. La pandémie est donc apparue dans un pays où le blocage s’est installé, tandis qu’au fil des mois Juan Guaido et ses proches font l’objet de nombreuses critiques de la part de la population vénézuélienne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 19 juillet 2020.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Avec Fabrice Andreani, professeur de Sciences Politiques à l’université de Lyon</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut français de géopolitique</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.<br>
</li>
</ul>
<p><strong>LE VÉNÉZUÉLA</strong> <br>
</p>
<p>La situation du Venezuela est aujourd’hui celle d’un pays, qui possède les plus grandes réserves de pétrole connues du monde, et qui connait une pénurie d’essence depuis plusieurs mois. D’un pays régulièrement plongé dans le noir par les coupures de courant qui touchent les ménages, les magasins mais aussi les hôpitaux en pleine crise du coronavirus. D’un pays où la violence, déjà très présente à Caracas avant la crise, a explosé (les statistiques criminelles établissent le Venezuela comme le pays le plus violent du monde, d’un pays où le taux de pauvreté, qui était passé de 55,1% à 27,5% entre 2003 et 2007 est aujourd’hui estimé à 80%, d’un pays dont le PIB a été divisé par deux entre 2013 et 2018 tandis que l’inflation atteignait 130.000% en 2018 selon la Banque centrale du Venezuela.</p>
<p>Cette crise économique et sociale est également politique&nbsp;: deux légitimités opposées coexistent. Nicolas Maduro, élu président en 2013 avec 50,6 % des voix, est le successeur désigné d’Hugo Chavez qui dirigeait le pays depuis 1999 et dont les partisans vantent la forte augmentation des dépenses sociales financées par le cours élevé du baril aujourd’hui au plus bas. Nicolas Maduro dispose du soutien de l’armée et le chavisme occupe une place importante dans le sous-continent américain à travers un réseau d’alliances et des réseaux d’influence.</p>
<p>Le parti chaviste a cependant perdu les élections législatives de 2015, permettant à l’opposition parlementaire de centre-droit d’ouvrir un procès en destitution contre Maduro. Pour contourner le Parlement, celui-ci a fait élire en 2017 une Constituante que l’opposition a boycotté. Depuis, le Parlement a désigné Juan Guaido président de la République par intérim. Cette décision a été immédiatement reconnue par les États-Unis, le Canada et le Brésil puis l’Union Européenne. De son côté, Maduro peut compter sur le soutien de certains pays tels que la Russie, l’Iran et la Chine. La pandémie est donc apparue dans un pays où le blocage s’est installé, tandis qu’au fil des mois Juan Guaido et ses proches font l’objet de nombreuses critiques de la part de la population vénézuélienne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 04 Aug 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/cb877a13-99af-45db-8652-7a25af675184.mp3?_=1722611381" length="59444105" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 19 juillet 2020.
 
Avec :
 

  - Avec Fabrice Andreani, professeur de Sciences Politiques à l’université de Lyon
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut français de géopolitique
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.


LE VÉNÉZUÉLA 

 
La situation du Venezuela est aujourd’hui celle d’un pays, qui possède les plus grandes réserves de pétrole connues du monde, et qui connait une pénurie d’essence depuis plusieurs mois. D’un pays régulièrement plongé dans le noir par les coupures de courant qui touchent les ménages, les magasins mais aussi les hôpitaux en pleine crise du coronavirus. D’un pays où la violence, déjà très présente à Caracas avant la crise, a explosé (les statistiques criminelles établissent le Venezuela comme le pays le plus violent du monde, d’un pays où le taux de pauvreté, qui était passé de 55,1% à 27,5% entre 2003 et 2007 est aujourd’hui estimé à 80%, d’un pays dont le PIB a été divisé par deux entre 2013 et 2018 tandis que l’inflation atteignait 130.000% en 2018 selon la Banque centrale du Venezuela.
 
Cette crise économique et sociale est également politique : deux légitimités opposées coexistent. Nicolas Maduro, élu président en 2013 avec 50,6 % des voix, est le successeur désigné d’Hugo Chavez qui dirigeait le pays depuis 1999 et dont les partisans vantent la forte augmentation des dépenses sociales financées par le cours élevé du baril aujourd’hui au plus bas. Nicolas Maduro dispose du soutien de l’armée et le chavisme occupe une place importante dans le sous-continent américain à travers un réseau d’alliances et des réseaux d’influence.
 
Le parti chaviste a cependant perdu les élections législatives de 2015, permettant à l’opposition parlementaire de centre-droit d’ouvrir un procès en destitution contre Maduro. Pour contourner le Parlement, celui-ci a fait élire en 2017 une Constituante que l’opposition a boycotté. Depuis, le Parlement a désigné Juan Guaido président de la République par intérim. Cette décision a été immédiatement reconnue par les États-Unis, le Canada et le Brésil puis l’Union Européenne. De son côté, Maduro peut compter sur le soutien de certains pays tels que la Russie, l’Iran et la Chine. La pandémie est donc apparue dans un pays où le blocage s’est installé, tandis qu’au fil des mois Juan Guaido et ses proches font l’objet de nombreuses critiques de la part de la population vénézuélienne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec :
 

  - Avec Fabrice Andreani, professeur de Sciences Politiques à l’université de Lyon
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut français de géopolitique
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.


LE VÉNÉZUÉLA 

 
La situation du Venezuela est aujourd’hui celle d’un pays, qui possède les plus grandes réserves de pétrole connues du monde, et qui connait une pénurie d’essence depuis plusieurs mois. D’un pays régulièrement plongé dans le noir par les coupures de courant qui touchent les ménages, les magasins mais aussi les hôpitaux en pleine crise du coronavirus. D’un pays où la violence, déjà très présente à Caracas avant la crise, a explosé (les statistiques criminelles établissent le Venezuela comme le pays le plus violent du monde, d’un pays où le taux de pauvreté, qui était passé de 55,1% à 27,5% entre 2003 et 2007 est aujourd’hui estimé à 80%, d’un pays dont le PIB a été divisé par deux entre 2013 et 2018 tandis que l’inflation atteignait 130.000% en 2018 selon la Banque centrale du Venezuela.
 
Cette crise économique et sociale est également politique : deux légitimités opposées coexistent. Nicolas Maduro, élu président en 2013 avec 50,6 % des voix, est le successeur désigné d’Hugo Chavez qui dirigeait le pays depuis 1999 et dont les partisans vantent la forte augmentation des dépenses sociales financées par le cours élevé du baril aujourd’hui au plus bas. Nicolas Maduro dispose du soutien de l’armée et le chavisme occupe une place importante dans le sous-continent américain à travers un réseau d’alliances et des réseaux d’influence.
 
Le parti chaviste a cependant perdu les élections législatives de 2015, permettant à l’opposition parlementaire de centre-droit d’ouvrir un procès en destitution contre Maduro. Pour contourner le Parlement, celui-ci a fait élire en 2017 une Constituante que l’opposition a boycotté. Depuis, le Parlement a désigné Juan Guaido président de la République par intérim. Cette décision a été immédiatement reconnue par les États-Unis, le Canada et le Brésil puis l’Union Européenne. De son côté, Maduro peut compter sur le soutien de certains pays tels que la Russie, l’Iran et la Chine. La pandémie est donc apparue dans un pays où le blocage s’est installé, tandis qu’au fil des mois Juan Guaido et ses proches font l’objet de nombreuses critiques de la part de la population vénézuélienne.
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 19 juillet 2020.
 
Avec :
 
...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:55</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/KKtPVAM]]></podcast:txt><itunes:episode>396</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Fabrice Andréani,David Djaïz,Béatrice Giblin,Richard Werly,Vénézuéla,Chavez,Maduro</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Si vous l’avez manqué : Hervé Pierre, comédien (1/2)]]></title><guid isPermaLink="false">3c75eeab-886d-4af7-9fce-2c9f1148d34b</guid><description><![CDATA[<p><br>
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quittée à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p><br>
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<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quittée à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 31 Jul 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/3c75eeab-886d-4af7-9fce-2c9f1148d34b.mp3?_=1722348886" length="44552219" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
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Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quittée à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutiq...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>46:24</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/poWzNIu]]></podcast:txt><itunes:episode>396</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Société,Philippe Meyer,Culture,Hervé Pierre,Théâtre,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Jean-François Revel]]></title><guid isPermaLink="false">306e695c-afbe-43b9-b168-9d2e64953f86</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Henri Astier, journaliste.</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Lætitia Strauch-Bonart, journaliste et essayiste.</li>
</ul>
<p><strong>AVERTISSEMENT, par Philippe Meyer :</strong></p>
<p>L’émission qui suit, consacrée à Jean-François Revel à l’occasion du centenaire de sa naissance, a été enregistrée avant que <em>Libération</em> ne publie six articles mettant en cause plusieurs personnes, dont Jean-François Revel, dans une affaire d’agression sexuelle sur une mineure, Inès Chatin. Au lendemain de la publication, les trois enfants de Jean-François Revel ont publié ce communiqué&nbsp;:</p>
<p>« <em>Le récit d’Inès Chatin</em> <em>faisant état de la participation présumée de notre père, Jean-François Revel, à des actes d’agression sexuelle sur mineur constitue pour nous un choc immense. Face à la gravité des accusations portées, nous souhaitons que la justice qui a été saisie puisse établir ce qui s’est réellement passé, quand bien même ces faits remonteraient à plus de quarante ans et impliqueraient de nombreuses personnes pour beaucoup disparues. C’est l’attente de la victime qui a déposé plainte et dont nous ne doutons d’aucune manière de la sincérité et de la douleur. C’est aussi notre attente car ces accusations nous plongent dans une incrédulité d’autant plus profonde, qu’elles concernent un homme, notre père, dont tout ce que nous savons de sa personnalité comme de son comportement tout au long de sa vie, se situe aux antipodes des actes monstrueux qui lui sont prêtés. »</em></p>
<p>Je fais mienne cette déclaration, en ajoutant que, depuis les articles de Libération, une réfutation de leurs accusations rédigée par deux des auteurs de L’Abécédaire de Jean-François Revel, Henri Astier et Pierre Boncenne a été mise en ligne sur la toile et sera publiée à la rentrée par la revue Commentaire. Le lien avec cette réfutation figurera dans le compendium de notre conversation qui sera publié mardi prochain. Je rappelle que, sur notre site, vous pouvez vous abonner gratuitement à ce compendium.</p>
<p><br></p>
<p><strong>JEAN-FRANÇOIS REVEL</strong></p>
<p>Le 19 janvier 2024, Jean-François Revel aurait eu 100 ans. C'est à l'occasion de ce centenaire qu'il m'a paru pertinent de réunir, le temps d'une conversation qui est selon Revel «&nbsp;<em>l'un des plus vifs plaisirs de l'esprit</em>&nbsp;», d'autres admirateurs de celui qui fut pour beaucoup un maître et pour certains un ami.</p>
<p>Laetitia Strauch-Bonart, vous êtes essayiste et journaliste. Rédactrice en chef du service Idées et débats à L’Express où vous travaillez depuis 2022, vous étiez auparavant journaliste au Point. Henri Astier, vous avez été journaliste pour la BBC pendant 30 ans ainsi que pour d’autres quotidiens tels que The Economist ou Le Point et vous avez publié <em>l’Abécédaire Jean-François Revel</em> chez Allary avec Pierre Boncenne et Jacques Faule.</p>
<p>Journaliste, résistant, gastronome, essayiste, écrivain, académicien, souvent éclatant d'intelligence et jamais dépourvu d'intérêt, il est peu de domaines que Revel ait touché sans en extraire la substantifique moelle.</p>
<p>Jeune résistant à Lyon puis à Paris, il publie pendant cette période de guerre ses premiers textes dans <em>Confluences</em>. Revel enseigne ensuite la philosophie en Algérie puis au Mexique où il crée le premier ciné-club, mais aussi l'histoire en Italie. Les multiples faces de cette figure gargantuesque nous donnent d'autant plus de raisons de s'intéresser à l'homme ainsi qu’à sa pensée.</p>
<p>Revel journaliste bien sûr&nbsp;; celui qui a pris la direction de <em>L'Express</em> en 1978 dont il a fait un succès, notamment grâce aux révélations sur les finances du Parti Communiste. Fondamentalement antitotalitaire, Revel réussit à traduire cet engagement profond dans sa façon d'aborder le journalisme. Revel politique&nbsp;; non seulement en critiquant De Gaulle qui ne le séduit pas, mais aussi avec son essai <em>Ni Marx ni Jésus</em>, dans lequel il présente les États-Unis comme le terreau d’une révolution mondiale. Omnivore, son appétit débordant ne s'arrête pas à la métaphore&nbsp;: nous aimons le Revel gastronome. Non seulement parce qu’il aime lui-même la table mais aussi parce que, comme l’avait dit Michel Rocard après un déjeuner avec Revel, on sort d’une discussion avec lui en ayant l'impression de mieux savoir ce que l’on pense soi-même.</p>
<p>Nous pourrions, pour parler de ses écrits, lui retourner un de ses propres mots&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce qui fait un grand essai&nbsp;: La coïncidence d'une intuition, d'une démonstration et d'un style.</em>&nbsp;»</p>
<p>Comment êtes-vous entré en relation, d'abord intellectuelle puis humaine, avec Jean-François Revel&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Henri Astier, journaliste.</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Lætitia Strauch-Bonart, journaliste et essayiste.</li>
</ul>
<p><strong>AVERTISSEMENT, par Philippe Meyer :</strong></p>
<p>L’émission qui suit, consacrée à Jean-François Revel à l’occasion du centenaire de sa naissance, a été enregistrée avant que <em>Libération</em> ne publie six articles mettant en cause plusieurs personnes, dont Jean-François Revel, dans une affaire d’agression sexuelle sur une mineure, Inès Chatin. Au lendemain de la publication, les trois enfants de Jean-François Revel ont publié ce communiqué&nbsp;:</p>
<p>« <em>Le récit d’Inès Chatin</em> <em>faisant état de la participation présumée de notre père, Jean-François Revel, à des actes d’agression sexuelle sur mineur constitue pour nous un choc immense. Face à la gravité des accusations portées, nous souhaitons que la justice qui a été saisie puisse établir ce qui s’est réellement passé, quand bien même ces faits remonteraient à plus de quarante ans et impliqueraient de nombreuses personnes pour beaucoup disparues. C’est l’attente de la victime qui a déposé plainte et dont nous ne doutons d’aucune manière de la sincérité et de la douleur. C’est aussi notre attente car ces accusations nous plongent dans une incrédulité d’autant plus profonde, qu’elles concernent un homme, notre père, dont tout ce que nous savons de sa personnalité comme de son comportement tout au long de sa vie, se situe aux antipodes des actes monstrueux qui lui sont prêtés. »</em></p>
<p>Je fais mienne cette déclaration, en ajoutant que, depuis les articles de Libération, une réfutation de leurs accusations rédigée par deux des auteurs de L’Abécédaire de Jean-François Revel, Henri Astier et Pierre Boncenne a été mise en ligne sur la toile et sera publiée à la rentrée par la revue Commentaire. Le lien avec cette réfutation figurera dans le compendium de notre conversation qui sera publié mardi prochain. Je rappelle que, sur notre site, vous pouvez vous abonner gratuitement à ce compendium.</p>
<p><br></p>
<p><strong>JEAN-FRANÇOIS REVEL</strong></p>
<p>Le 19 janvier 2024, Jean-François Revel aurait eu 100 ans. C'est à l'occasion de ce centenaire qu'il m'a paru pertinent de réunir, le temps d'une conversation qui est selon Revel «&nbsp;<em>l'un des plus vifs plaisirs de l'esprit</em>&nbsp;», d'autres admirateurs de celui qui fut pour beaucoup un maître et pour certains un ami.</p>
<p>Laetitia Strauch-Bonart, vous êtes essayiste et journaliste. Rédactrice en chef du service Idées et débats à L’Express où vous travaillez depuis 2022, vous étiez auparavant journaliste au Point. Henri Astier, vous avez été journaliste pour la BBC pendant 30 ans ainsi que pour d’autres quotidiens tels que The Economist ou Le Point et vous avez publié <em>l’Abécédaire Jean-François Revel</em> chez Allary avec Pierre Boncenne et Jacques Faule.</p>
<p>Journaliste, résistant, gastronome, essayiste, écrivain, académicien, souvent éclatant d'intelligence et jamais dépourvu d'intérêt, il est peu de domaines que Revel ait touché sans en extraire la substantifique moelle.</p>
<p>Jeune résistant à Lyon puis à Paris, il publie pendant cette période de guerre ses premiers textes dans <em>Confluences</em>. Revel enseigne ensuite la philosophie en Algérie puis au Mexique où il crée le premier ciné-club, mais aussi l'histoire en Italie. Les multiples faces de cette figure gargantuesque nous donnent d'autant plus de raisons de s'intéresser à l'homme ainsi qu’à sa pensée.</p>
<p>Revel journaliste bien sûr&nbsp;; celui qui a pris la direction de <em>L'Express</em> en 1978 dont il a fait un succès, notamment grâce aux révélations sur les finances du Parti Communiste. Fondamentalement antitotalitaire, Revel réussit à traduire cet engagement profond dans sa façon d'aborder le journalisme. Revel politique&nbsp;; non seulement en critiquant De Gaulle qui ne le séduit pas, mais aussi avec son essai <em>Ni Marx ni Jésus</em>, dans lequel il présente les États-Unis comme le terreau d’une révolution mondiale. Omnivore, son appétit débordant ne s'arrête pas à la métaphore&nbsp;: nous aimons le Revel gastronome. Non seulement parce qu’il aime lui-même la table mais aussi parce que, comme l’avait dit Michel Rocard après un déjeuner avec Revel, on sort d’une discussion avec lui en ayant l'impression de mieux savoir ce que l’on pense soi-même.</p>
<p>Nous pourrions, pour parler de ses écrits, lui retourner un de ses propres mots&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce qui fait un grand essai&nbsp;: La coïncidence d'une intuition, d'une démonstration et d'un style.</em>&nbsp;»</p>
<p>Comment êtes-vous entré en relation, d'abord intellectuelle puis humaine, avec Jean-François Revel&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 28 Jul 2024 08:33:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/306e695c-afbe-43b9-b168-9d2e64953f86.mp3?_=1713512575" length="58244980" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Henri Astier, journaliste.
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Lætitia Strauch-Bonart, journaliste et essayiste.

AVERTISSEMENT, par Philippe Meyer :
 
L’émission qui suit, consacrée à Jean-François Revel à l’occasion du centenaire de sa naissance, a été enregistrée avant que Libération ne publie six articles mettant en cause plusieurs personnes, dont Jean-François Revel, dans une affaire d’agression sexuelle sur une mineure, Inès Chatin. Au lendemain de la publication, les trois enfants de Jean-François Revel ont publié ce communiqué :
 
« Le récit d’Inès Chatin faisant état de la participation présumée de notre père, Jean-François Revel, à des actes d’agression sexuelle sur mineur constitue pour nous un choc immense. Face à la gravité des accusations portées, nous souhaitons que la justice qui a été saisie puisse établir ce qui s’est réellement passé, quand bien même ces faits remonteraient à plus de quarante ans et impliqueraient de nombreuses personnes pour beaucoup disparues. C’est l’attente de la victime qui a déposé plainte et dont nous ne doutons d’aucune manière de la sincérité et de la douleur. C’est aussi notre attente car ces accusations nous plongent dans une incrédulité d’autant plus profonde, qu’elles concernent un homme, notre père, dont tout ce que nous savons de sa personnalité comme de son comportement tout au long de sa vie, se situe aux antipodes des actes monstrueux qui lui sont prêtés. »
 
Je fais mienne cette déclaration, en ajoutant que, depuis les articles de Libération, une réfutation de leurs accusations rédigée par deux des auteurs de L’Abécédaire de Jean-François Revel, Henri Astier et Pierre Boncenne a été mise en ligne sur la toile et sera publiée à la rentrée par la revue Commentaire. Le lien avec cette réfutation figurera dans le compendium de notre conversation qui sera publié mardi prochain. Je rappelle que, sur notre site, vous pouvez vous abonner gratuitement à ce compendium.
 

 
JEAN-FRANÇOIS REVEL
 
Le 19 janvier 2024, Jean-François Revel aurait eu 100 ans. C'est à l'occasion de ce centenaire qu'il m'a paru pertinent de réunir, le temps d'une conversation qui est selon Revel « l'un des plus vifs plaisirs de l'esprit », d'autres admirateurs de celui qui fut pour beaucoup un maître et pour certains un ami.
 
Laetitia Strauch-Bonart, vous êtes essayiste et journaliste. Rédactrice en chef du service Idées et débats à L’Express où vous travaillez depuis 2022, vous étiez auparavant journaliste au Point. Henri Astier, vous avez été journaliste pour la BBC pendant 30 ans ainsi que pour d’autres quotidiens tels que The Economist ou Le Point et vous avez publié l’Abécédaire Jean-François Revel chez Allary avec Pierre Boncenne et Jacques Faule.
 
Journaliste, résistant, gastronome, essayiste, écrivain, académicien, souvent éclatant d'intelligence et jamais dépourvu d'intérêt, il est peu de domaines que Revel ait touché sans en extraire la substantifique moelle.
 
Jeune résistant à Lyon puis à Paris, il publie pendant cette période de guerre ses premiers textes dans Confluences. Revel enseigne ensuite la philosophie en Algérie puis au Mexique où il crée le premier ciné-club, mais aussi l'histoire en Italie. Les multiples faces de cette figure gargantuesque nous donnent d'autant plus de raisons de s'intéresser à l'homme ainsi qu’à sa pensée.
 
Revel journaliste bien sûr ; celui qui a pris la direction de L'Express en 1978 dont il a fait un succès, notamment grâce aux révélations sur les finances du Parti Communiste. Fondamentalement antitotalitaire, Revel réussit à traduire cet engagement profond dans sa façon d'aborder le journalisme. Revel politique ; non seulement en critiquant De Gaulle qui ne le séduit pas, mais aussi avec son essai Ni Marx ni Jésus, dans lequel il présente les États-Unis comme le terreau d’une révolution mondiale. Omnivore, son appétit débordant ne s'arrête pas à la métaphore : nous aimons le Revel gastronome. Non seulement parce qu’il aime lui-même la table mais aussi parce que, comme l’avait dit Michel Rocard après un déjeuner avec Revel, on sort d’une discussion avec lui en ayant l'impression de mieux savoir ce que l’on pense soi-même.
 
Nous pourrions, pour parler de ses écrits, lui retourner un de ses propres mots : « Ce qui fait un grand essai : La coïncidence d'une intuition, d'une démonstration et d'un style. »
 
Comment êtes-vous entré en relation, d'abord intellectuelle puis humaine, avec Jean-François Revel ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Henri Astier, journaliste.
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Lætitia Strauch-Bonart, journaliste et essayiste.

AVERTISSEMENT, par Philippe Meyer :
 
L’émission qui suit, consacrée à Jean-François Revel à l’occasion du centenaire de sa naissance, a été enregistrée avant que Libération ne publie six articles mettant en cause plusieurs personnes, dont Jean-François Revel, dans une affaire d’agression sexuelle sur une mineure, Inès Chatin. Au lendemain de la publication, les trois enfants de Jean-François Revel ont publié ce communiqué :
 
« Le récit d’Inès Chatin faisant état de la participation présumée de notre père, Jean-François Revel, à des actes d’agression sexuelle sur mineur constitue pour nous un choc immense. Face à la gravité des accusations portées, nous souhaitons que la justice qui a été saisie puisse établir ce qui s’est réellement passé, quand bien même ces faits remonteraient à plus de quarante ans et impliqueraient de nombreuses personnes pour beaucoup disparues. C’est l’attente de la victime qui a déposé plainte et dont nous ne doutons d’aucune manière de la sincérité et de la douleur. C’est aussi notre attente car ces accusations nous plongent dans une incrédulité d’autant plus profonde, qu’elles concernent un homme, notre père, dont tout ce que nous savons de sa personnalité comme de son comportement tout au long de sa vie, se situe aux antipodes des actes monstrueux qui lui sont prêtés. »
 
Je fais mienne cette déclaration, en ajoutant que, depuis les articles de Libération, une réfutation de leurs accusations rédigée par deux des auteurs de L’Abécédaire de Jean-François Revel, Henri Astier et Pierre Boncenne a été mise en ligne sur la toile et sera publiée à la rentrée par la revue Commentaire. Le lien avec cette réfutation figurera dans le compendium de notre conversation qui sera publié mardi prochain. Je rappelle que, sur notre site, vous pouvez vous abonner gratuitement à ce compendium.
 

 
JEAN-FRANÇOIS REVEL
 
Le 19 janvier 2024, Jean-François Revel aurait eu 100 ans. C'est à l'occasion de ce centenaire qu'il m'a paru pertinent de réunir, le temps d'une conversation qui est selon Revel « l'un des plus vifs plaisirs de l'esprit », d'autres admirateurs de celui qui fut pour beaucoup un maître et pour certains un ami.
 
Laetitia Strauch-Bonart, vous êtes essayiste et journaliste. Rédactrice en chef du service Idées et débats à L’Express où vous travaillez depuis 2022, vous étiez auparavant journaliste au Point. Henri Astier, vous avez été journaliste pour la BBC pendant 30 ans ainsi que pour d’autres quotidiens tels que The Economist ou Le Point et vous avez publié l’Abécédaire Jean-François Revel chez Allary avec Pierre Boncenne et Jacques Faule.
 
Journaliste, résistant, gastronome, essayiste, écrivain, académicien, souvent éclatant d'intelligence et jamais dépourvu d'intérêt, il est peu de domaines que Revel ait touché sans en extraire la substantifique moelle.
 
Jeune résistant à Lyon puis à Paris, il publie pendant cette période de guerre ses premiers textes dans Confluences. Revel enseigne ensuite la philosophie en Algérie puis au Mexique où il crée le premier ciné-club, mais aussi l'histoire en Italie. Les multiples faces de cette figure gargantuesque nous donnent d'autant plus de raisons de s'intéresser à l'homme ainsi qu’à sa pensée.
 
Revel journaliste bien sûr ; celui qui a pris la direction de L'Express en 1978 dont il a fait un succès, notamment grâce aux révélations sur les finances du Parti Communiste. Fondamentalement antitotalitaire, Revel réussit à traduire cet engagement profond dans sa façon d'aborder le journalisme. Revel politique ; non seulement en critiquant De Gaulle qui ne le séduit pas, mais aussi avec son essai Ni Marx ni Jésus, dans lequel il présente les États-Unis comme le terreau d’une révolution mondiale. Omnivore, son appétit débordant ne s'arrête pas à la métaphore : nous aimons le Revel gastronome. Non seulement parce qu’il aime lui-même la table mais aussi parce que, comme l’avait dit Michel Rocard après un déjeuner avec Revel, on sort d’une discussion avec lui en ayant l'impression de mieux savoir ce que l’on pense soi-même.
 
Nous pourrions, pour parler de ses écrits, lui retourner un de ses propres mots : « Ce qui fait un grand essai : La coïncidence d'une intuition, d'une démonstration et d'un style. »
 
Comment êtes-vous entré en relation, d'abord intellectuelle puis humaine, avec Jean-François Revel ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.
 
...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/vRQyXCH]]></podcast:txt><itunes:episode>383</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Henri Astier,Lætitia Strauch-Bonart,Jean-François Revel</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Sophie Cazaux, journaliste (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">bd770e65-5603-4d0f-9288-160fe6b6d91f</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</p>
<p><br>
Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p>
<p><br>
Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</p>
<p><br>
Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p>
<p><br>
Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 24 Jul 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/bd770e65-5603-4d0f-9288-160fe6b6d91f.mp3?_=1720474307" length="16727823" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 

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 ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:25</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/lOfKSmy]]></podcast:txt><itunes:episode>394</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Quels principes de réalité vont s’imposer à l’action gouvernementale ? / Les Etats-Unis rattrapés par leurs démons ?]]></title><guid isPermaLink="false">53278c1f-1384-41cd-84e8-15c56bf84daf</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 juillet 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>QUELS PRINCIPES DE RÉALITÉ VONT S’IMPOSER À L’ACTION GOUVERNEMENTALE&nbsp;?</strong></p>
<p>Le président de la République a accepté, mardi, la démission de son Premier ministre, Gabriel Attal. Resté de plein exercice malgré la défaite du camp présidentiel le 7 juillet dernier, le gouvernement est désormais un «&nbsp;gouvernement en affaires courantes. Jusqu’à la nomination d'une nouvelle équipe gouvernementale, l'exécutif se bornera à accomplir le strict nécessaire pour assurer la continuité de l'Etat. Et ce, pendant «&nbsp;quelques semaines&nbsp;», vraisemblablement jusqu'à la fin des Jeux olympiques au moins, ont affirmé des participants au Conseil des ministres mardi. La dissolution et son résultat électoral laissent un paysage politique fragmenté tant sur le plan des groupes politiques que des idées. Les alliances qui vont structurer les prochains mois et les prochaines années sont incertaines, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/07/07/legislatives-resultats-du-second-tour-decouvrez-notre-simulateur-de-coalition-exclusif/"><u>entre coalitions introuvables</u></a>, gouvernements minoritaires et divergences béantes sur de grands enjeux, des retraites à la politique salariale en passant par la sécurité. L’ancien secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger pointe les grands chantiers urgents susceptibles de faire consensus dans une coalition républicaine responsable&nbsp;: «&nbsp;<em>réduire les fractures qui ont lézardé la société, apaiser et réconcilier&nbsp;; endiguer tout risque de crise de régime totale&nbsp;; définir un cap économique et social à la fois performant et inclusif&nbsp;; définir une stratégie environnementale à même d'entrainer massivement au sein de la population&nbsp;; rendre à la société du «&nbsp;pouvoir d'«&nbsp;agir&nbsp;»</em>&nbsp;».</p>
<p>«&nbsp;<em>Je le dis à toutes les forces politiques, à chacun ses remèdes, mais il faut arriver à un consensus pour réduire la dette&nbsp;»,</em> enjoint le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici qui rappelle que «&nbsp;<em>nous avons deux dettes, une dette financière et une dette climatique, auxquelles nous devons faire face simultanément</em>.&nbsp;» Selon lui, «&nbsp;<em>réduire la dette n'est ni de gauche ni de droite, c'est d'intérêt général</em>&nbsp;», car «&nbsp;<em>un pays endetté est un pays paralysé</em>&nbsp;». Pour la France, quelle que soit l'option retenue à l'issue de la phase de décantation qui s'ouvre dans un Parlement divisé, la nécessité d'améliorer la situation de nos finances publiques s'imposera à tous, conclut-il.</p>
<p><strong>LES ETATS-UNIS RATTRAPÉS PAR LEURS DÉMONS&nbsp;?</strong></p>
<p>Le meeting de Donald Trump à Butler, en Pennsylvanie, le 13 juillet, a frôlé la tragédie&nbsp;avec la tentative d’assassinat contre le candidat républicain, Donald Trump. Bien que l'assaillant présumé, Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, ait été identifié par le FBI comme étant un électeur républicain, cela n'a pas empêché les partisans de Donald Trump de se déchaîner contre le camp Biden, l'accusant d'avoir ouvert la voie à l'agression en multipliant, selon eux, les appels à la haine contre leur candidat. Dans l'histoire américaine, quatre présidents en exercice ont été assassinés. Trois républicains - Abraham Lincoln en 1865, James Garfield en 1881, William McKinley en 1901 - et un démocrate, John F. Kennedy tué à Dallas en novembre 1963. Six autres présidents ont été la cible de tentatives d’assassinat : Andrew Jackson en&nbsp;1835, Theodore Roosevelt en&nbsp;1912, Franklin D. Roosevelt en&nbsp;1933, Harry S.&nbsp;Truman en&nbsp;1950, Gerald Ford en&nbsp;1975, et Ronald Reagan en&nbsp;1981. On ne compte plus les attentats ayant eu pour effet de supprimer des leaders politiques, comme le pasteur Martin Luther King, héraut de la lutte pour les droits civiques, ou encore le sénateur démocrate Robert Kennedy, tous deux tués en 1968.</p>
<p>Selon un sondage publié le 24&nbsp;juin par l’équipe du professeur Robert Pape, spécialiste de la violence politique à l’université de Chicago, environ 10&nbsp;% des adultes américains, soit l’équivalent de 26 millions de personnes soutiennent l’utilisation de la force pour empêcher Donald Trump de devenir président&nbsp;; tandis que 7&nbsp;% des adultes américains, soit l’équivalent de 18&nbsp;millions de personnes, soutiennent l’utilisation de la force pour rétablir Donald Trump à la présidence.&nbsp;Le camp MAGA (Make America Great Again) de Donald Trump est largement réfractaire à toute forme de contrôle sur les armes semi-automatiques comme le AR-15 — le fusil le plus populaire des États-Unis, celui utilisé par Matthew Crooks. Les menaces contre les membres du Congrès ont été multipliées par cinq à partir de la première année de l’administration Trump, en 2017 par rapport à la période 2001-2016. Un Américain court six fois plus de risque de mourir par&nbsp;arme à feu qu'un Français. Dans certains États, un citoyen peut légalement abattre toute personne qui est perçue comme «&nbsp;menaçante&nbsp;».&nbsp;Les Américains détiennent à eux seuls le quart des armes de petit calibre dans le monde&nbsp;: près de 400 000 millions.</p>
<p>Au cours de la convention du parti Républicain qui s’est ouverte lundi à Milwaukee dans le Wisconsin, James David Vance a été choisi comme colistier par Donald Trump. Vance s’est fait le porte-voix de l’Amérique déclassée, notamment dans son ouvrage&nbsp;: «&nbsp;<a href="https://www.google.com/search?sca_esv=7bc1010235894032&amp;sca_upv=1&amp;sxsrf=ADLYWIJRU6cbv45SxRnZ_xwXXfpC4806nQ:1721299415305&amp;q=Hillbilly+%C3%A9l%C3%A9gie&amp;si=ACC90nwLLwns5sISZcdzuISy7t-NHozt8Cbt6G3WNQfC9ekAgDQM_bEYmOixYZ8kdcIdVpueFYYThPj978_knR3la_E3CRnbEQ0R5yB8PXrxVxFY_3R9RwzS4Ym-WCQGQ_0SYBkarjEROvBH5lMdT_JdPa_OJWpD82Fxzdof6JQhPoVauWbVufLPrvnyd4P3Mkl_Lg9bq5a_JhDIIbeEF42oe4i6AF9qM4O2Dvg-bwFibY0PDeG_Y6YK1htD6aA8EpplUKqzIp6YJ89KhblQJDtVeLfLHNdn8yFMqPikkm1TsWl-wXdPlZk%3D&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwiR6s2BtLCHAxWGUKQEHb0sBecQmxMoAHoECBwQAg"><u>Hillbilly élégie</u></a>&nbsp;», ou «&nbsp;Elégie pour les ploucs&nbsp;» publié en 2017. Mercredi, Joe Biden, atteint de Covid, déclarait qu’il ne se retirerait de la course à la Maison Blanche que «&nbsp;<em>si un médecin lui déclarait un problème</em>&nbsp;».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 juillet 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>QUELS PRINCIPES DE RÉALITÉ VONT S’IMPOSER À L’ACTION GOUVERNEMENTALE&nbsp;?</strong></p>
<p>Le président de la République a accepté, mardi, la démission de son Premier ministre, Gabriel Attal. Resté de plein exercice malgré la défaite du camp présidentiel le 7 juillet dernier, le gouvernement est désormais un «&nbsp;gouvernement en affaires courantes. Jusqu’à la nomination d'une nouvelle équipe gouvernementale, l'exécutif se bornera à accomplir le strict nécessaire pour assurer la continuité de l'Etat. Et ce, pendant «&nbsp;quelques semaines&nbsp;», vraisemblablement jusqu'à la fin des Jeux olympiques au moins, ont affirmé des participants au Conseil des ministres mardi. La dissolution et son résultat électoral laissent un paysage politique fragmenté tant sur le plan des groupes politiques que des idées. Les alliances qui vont structurer les prochains mois et les prochaines années sont incertaines, <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2024/07/07/legislatives-resultats-du-second-tour-decouvrez-notre-simulateur-de-coalition-exclusif/"><u>entre coalitions introuvables</u></a>, gouvernements minoritaires et divergences béantes sur de grands enjeux, des retraites à la politique salariale en passant par la sécurité. L’ancien secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger pointe les grands chantiers urgents susceptibles de faire consensus dans une coalition républicaine responsable&nbsp;: «&nbsp;<em>réduire les fractures qui ont lézardé la société, apaiser et réconcilier&nbsp;; endiguer tout risque de crise de régime totale&nbsp;; définir un cap économique et social à la fois performant et inclusif&nbsp;; définir une stratégie environnementale à même d'entrainer massivement au sein de la population&nbsp;; rendre à la société du «&nbsp;pouvoir d'«&nbsp;agir&nbsp;»</em>&nbsp;».</p>
<p>«&nbsp;<em>Je le dis à toutes les forces politiques, à chacun ses remèdes, mais il faut arriver à un consensus pour réduire la dette&nbsp;»,</em> enjoint le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici qui rappelle que «&nbsp;<em>nous avons deux dettes, une dette financière et une dette climatique, auxquelles nous devons faire face simultanément</em>.&nbsp;» Selon lui, «&nbsp;<em>réduire la dette n'est ni de gauche ni de droite, c'est d'intérêt général</em>&nbsp;», car «&nbsp;<em>un pays endetté est un pays paralysé</em>&nbsp;». Pour la France, quelle que soit l'option retenue à l'issue de la phase de décantation qui s'ouvre dans un Parlement divisé, la nécessité d'améliorer la situation de nos finances publiques s'imposera à tous, conclut-il.</p>
<p><strong>LES ETATS-UNIS RATTRAPÉS PAR LEURS DÉMONS&nbsp;?</strong></p>
<p>Le meeting de Donald Trump à Butler, en Pennsylvanie, le 13 juillet, a frôlé la tragédie&nbsp;avec la tentative d’assassinat contre le candidat républicain, Donald Trump. Bien que l'assaillant présumé, Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, ait été identifié par le FBI comme étant un électeur républicain, cela n'a pas empêché les partisans de Donald Trump de se déchaîner contre le camp Biden, l'accusant d'avoir ouvert la voie à l'agression en multipliant, selon eux, les appels à la haine contre leur candidat. Dans l'histoire américaine, quatre présidents en exercice ont été assassinés. Trois républicains - Abraham Lincoln en 1865, James Garfield en 1881, William McKinley en 1901 - et un démocrate, John F. Kennedy tué à Dallas en novembre 1963. Six autres présidents ont été la cible de tentatives d’assassinat : Andrew Jackson en&nbsp;1835, Theodore Roosevelt en&nbsp;1912, Franklin D. Roosevelt en&nbsp;1933, Harry S.&nbsp;Truman en&nbsp;1950, Gerald Ford en&nbsp;1975, et Ronald Reagan en&nbsp;1981. On ne compte plus les attentats ayant eu pour effet de supprimer des leaders politiques, comme le pasteur Martin Luther King, héraut de la lutte pour les droits civiques, ou encore le sénateur démocrate Robert Kennedy, tous deux tués en 1968.</p>
<p>Selon un sondage publié le 24&nbsp;juin par l’équipe du professeur Robert Pape, spécialiste de la violence politique à l’université de Chicago, environ 10&nbsp;% des adultes américains, soit l’équivalent de 26 millions de personnes soutiennent l’utilisation de la force pour empêcher Donald Trump de devenir président&nbsp;; tandis que 7&nbsp;% des adultes américains, soit l’équivalent de 18&nbsp;millions de personnes, soutiennent l’utilisation de la force pour rétablir Donald Trump à la présidence.&nbsp;Le camp MAGA (Make America Great Again) de Donald Trump est largement réfractaire à toute forme de contrôle sur les armes semi-automatiques comme le AR-15 — le fusil le plus populaire des États-Unis, celui utilisé par Matthew Crooks. Les menaces contre les membres du Congrès ont été multipliées par cinq à partir de la première année de l’administration Trump, en 2017 par rapport à la période 2001-2016. Un Américain court six fois plus de risque de mourir par&nbsp;arme à feu qu'un Français. Dans certains États, un citoyen peut légalement abattre toute personne qui est perçue comme «&nbsp;menaçante&nbsp;».&nbsp;Les Américains détiennent à eux seuls le quart des armes de petit calibre dans le monde&nbsp;: près de 400 000 millions.</p>
<p>Au cours de la convention du parti Républicain qui s’est ouverte lundi à Milwaukee dans le Wisconsin, James David Vance a été choisi comme colistier par Donald Trump. Vance s’est fait le porte-voix de l’Amérique déclassée, notamment dans son ouvrage&nbsp;: «&nbsp;<a href="https://www.google.com/search?sca_esv=7bc1010235894032&amp;sca_upv=1&amp;sxsrf=ADLYWIJRU6cbv45SxRnZ_xwXXfpC4806nQ:1721299415305&amp;q=Hillbilly+%C3%A9l%C3%A9gie&amp;si=ACC90nwLLwns5sISZcdzuISy7t-NHozt8Cbt6G3WNQfC9ekAgDQM_bEYmOixYZ8kdcIdVpueFYYThPj978_knR3la_E3CRnbEQ0R5yB8PXrxVxFY_3R9RwzS4Ym-WCQGQ_0SYBkarjEROvBH5lMdT_JdPa_OJWpD82Fxzdof6JQhPoVauWbVufLPrvnyd4P3Mkl_Lg9bq5a_JhDIIbeEF42oe4i6AF9qM4O2Dvg-bwFibY0PDeG_Y6YK1htD6aA8EpplUKqzIp6YJ89KhblQJDtVeLfLHNdn8yFMqPikkm1TsWl-wXdPlZk%3D&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwiR6s2BtLCHAxWGUKQEHb0sBecQmxMoAHoECBwQAg"><u>Hillbilly élégie</u></a>&nbsp;», ou «&nbsp;Elégie pour les ploucs&nbsp;» publié en 2017. Mercredi, Joe Biden, atteint de Covid, déclarait qu’il ne se retirerait de la course à la Maison Blanche que «&nbsp;<em>si un médecin lui déclarait un problème</em>&nbsp;».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 21 Jul 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/53278c1f-1384-41cd-84e8-15c56bf84daf.mp3?_=1721374044" length="62134901" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 juillet 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

QUELS PRINCIPES DE RÉALITÉ VONT S’IMPOSER À L’ACTION GOUVERNEMENTALE ?
 
Le président de la République a accepté, mardi, la démission de son Premier ministre, Gabriel Attal. Resté de plein exercice malgré la défaite du camp présidentiel le 7 juillet dernier, le gouvernement est désormais un « gouvernement en affaires courantes. Jusqu’à la nomination d'une nouvelle équipe gouvernementale, l'exécutif se bornera à accomplir le strict nécessaire pour assurer la continuité de l'Etat. Et ce, pendant « quelques semaines », vraisemblablement jusqu'à la fin des Jeux olympiques au moins, ont affirmé des participants au Conseil des ministres mardi. La dissolution et son résultat électoral laissent un paysage politique fragmenté tant sur le plan des groupes politiques que des idées. Les alliances qui vont structurer les prochains mois et les prochaines années sont incertaines, entre coalitions introuvables, gouvernements minoritaires et divergences béantes sur de grands enjeux, des retraites à la politique salariale en passant par la sécurité. L’ancien secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger pointe les grands chantiers urgents susceptibles de faire consensus dans une coalition républicaine responsable : « réduire les fractures qui ont lézardé la société, apaiser et réconcilier ; endiguer tout risque de crise de régime totale ; définir un cap économique et social à la fois performant et inclusif ; définir une stratégie environnementale à même d'entrainer massivement au sein de la population ; rendre à la société du « pouvoir d'« agir » ».
 
« Je le dis à toutes les forces politiques, à chacun ses remèdes, mais il faut arriver à un consensus pour réduire la dette », enjoint le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici qui rappelle que « nous avons deux dettes, une dette financière et une dette climatique, auxquelles nous devons faire face simultanément. » Selon lui, « réduire la dette n'est ni de gauche ni de droite, c'est d'intérêt général », car « un pays endetté est un pays paralysé ». Pour la France, quelle que soit l'option retenue à l'issue de la phase de décantation qui s'ouvre dans un Parlement divisé, la nécessité d'améliorer la situation de nos finances publiques s'imposera à tous, conclut-il.
 
LES ETATS-UNIS RATTRAPÉS PAR LEURS DÉMONS ?
 
Le meeting de Donald Trump à Butler, en Pennsylvanie, le 13 juillet, a frôlé la tragédie avec la tentative d’assassinat contre le candidat républicain, Donald Trump. Bien que l'assaillant présumé, Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, ait été identifié par le FBI comme étant un électeur républicain, cela n'a pas empêché les partisans de Donald Trump de se déchaîner contre le camp Biden, l'accusant d'avoir ouvert la voie à l'agression en multipliant, selon eux, les appels à la haine contre leur candidat. Dans l'histoire américaine, quatre présidents en exercice ont été assassinés. Trois républicains - Abraham Lincoln en 1865, James Garfield en 1881, William McKinley en 1901 - et un démocrate, John F. Kennedy tué à Dallas en novembre 1963. Six autres présidents ont été la cible de tentatives d’assassinat : Andrew Jackson en 1835, Theodore Roosevelt en 1912, Franklin D. Roosevelt en 1933, Harry S. Truman en 1950, Gerald Ford en 1975, et Ronald Reagan en 1981. On ne compte plus les attentats ayant eu pour effet de supprimer des leaders politiques, comme le pasteur Martin Luther King, héraut de la lutte pour les droits civiques, ou encore le sénateur démocrate Robert Kennedy, tous deux tués en 1968.
 
Selon un sondage publié le 24 juin par l’équipe du professeur Robert Pape, spécialiste de la violence politique à l’université de Chicago, environ 10 % des adultes américains, soit l’équivalent de 26 millions de personnes soutiennent l’utilisation de la force pour empêcher Donald Trump de devenir président ; tandis que 7 % des adultes américains, soit l’équivalent de 18 millions de personnes, soutiennent l’utilisation de la force pour rétablir Donald Trump à la présidence. Le camp MAGA (Make America Great Again) de Donald Trump est largement réfractaire à toute forme de contrôle sur les armes semi-automatiques comme le AR-15 — le fusil le plus populaire des États-Unis, celui utilisé par Matthew Crooks. Les menaces contre les membres du Congrès ont été multipliées par cinq à partir de la première année de l’administration Trump, en 2017 par rapport à la période 2001-2016. Un Américain court six fois plus de risque de mourir par arme à feu qu'un Français. Dans certains États, un citoyen peut légalement abattre toute personne qui est perçue comme « menaçante ». Les Américains détiennent à eux seuls le quart des armes de petit calibre dans le monde : près de 400 000 millions.
 
Au cours de la convention du parti Républicain qui s’est ouverte lundi à Milwaukee dans le Wisconsin, James David Vance a été choisi comme colistier par Donald Trump. Vance s’est fait le porte-voix de l’Amérique déclassée, notamment dans son ouvrage : « Hillbilly élégie », ou « Elégie pour les ploucs » publié en 2017. Mercredi, Joe Biden, atteint de Covid, déclarait qu’il ne se retirerait de la course à la Maison Blanche que « si un médecin lui déclarait un problème ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 juillet 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

QUELS PRINCIPES DE RÉALITÉ VONT S’IMPOSER À L’ACTION GOUVERNEMENTALE ?
 
Le président de la République a accepté, mardi, la démission de son Premier ministre, Gabriel Attal. Resté de plein exercice malgré la défaite du camp présidentiel le 7 juillet dernier, le gouvernement est désormais un « gouvernement en affaires courantes. Jusqu’à la nomination d'une nouvelle équipe gouvernementale, l'exécutif se bornera à accomplir le strict nécessaire pour assurer la continuité de l'Etat. Et ce, pendant « quelques semaines », vraisemblablement jusqu'à la fin des Jeux olympiques au moins, ont affirmé des participants au Conseil des ministres mardi. La dissolution et son résultat électoral laissent un paysage politique fragmenté tant sur le plan des groupes politiques que des idées. Les alliances qui vont structurer les prochains mois et les prochaines années sont incertaines, entre coalitions introuvables, gouvernements minoritaires et divergences béantes sur de grands enjeux, des retraites à la politique salariale en passant par la sécurité. L’ancien secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger pointe les grands chantiers urgents susceptibles de faire consensus dans une coalition républicaine responsable : « réduire les fractures qui ont lézardé la société, apaiser et réconcilier ; endiguer tout risque de crise de régime totale ; définir un cap économique et social à la fois performant et inclusif ; définir une stratégie environnementale à même d'entrainer massivement au sein de la population ; rendre à la société du « pouvoir d'« agir » ».
 
« Je le dis à toutes les forces politiques, à chacun ses remèdes, mais il faut arriver à un consensus pour réduire la dette », enjoint le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici qui rappelle que « nous avons deux dettes, une dette financière et une dette climatique, auxquelles nous devons faire face simultanément. » Selon lui, « réduire la dette n'est ni de gauche ni de droite, c'est d'intérêt général », car « un pays endetté est un pays paralysé ». Pour la France, quelle que soit l'option retenue à l'issue de la phase de décantation qui s'ouvre dans un Parlement divisé, la nécessité d'améliorer la situation de nos finances publiques s'imposera à tous, conclut-il.
 
LES ETATS-UNIS RATTRAPÉS PAR LEURS DÉMONS ?
 
Le meeting de Donald Trump à Butler, en Pennsylvanie, le 13 juillet, a frôlé la tragédie avec la tentative d’assassinat contre le candidat républicain, Donald Trump. Bien que l'assaillant présumé, Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, ait été identifié par le FBI comme étant un électeur républicain, cela n'a pas empêché les partisans de Donald Trump de se déchaîner contre le camp Biden, l'accusant d'avoir ouvert la voie à l'agression en multipliant, selon eux, les appels à la haine contre leur candidat. Dans l'histoire américaine, quatre présidents en exercice ont été assassinés. Trois républicains - Abraham Lincoln en 1865, James Garfield en 1881, William McKinley en 1901 - et un démocrate, John F. Kennedy tué à Dallas en novembre 1963. Six autres présidents ont été la cible de tentatives d’assassinat : Andrew Jackson en 1835, Theodore Roosevelt en 1912, Franklin D. Roosevelt en 1933, Harry S. Truman en 1950, Gerald Ford en 1975, et Ronald Reagan en 1981. On ne compte plus les attentats ayant eu pour effet de supprimer des leaders politiques, comme le pasteur Martin Luther King, héraut de la lutte pour les droits civiques, ou encore le sénateur démocrate Robert Kennedy, tous deux tués en 1968.
 
Selon un sondage publié le 24 juin par l’équipe du professeur Robert Pape, spécialiste de la violence politique à l’université de Chicago, environ 10 % des adultes américains, soit l’équivalent de 26 millions de personnes soutiennent l’utilisation de la force pour empêcher Donald Trump de devenir président ; tandis que 7 % des adultes américains, soit l’équivalent de 18 millions de personnes, soutiennent l’utilisation de la force pour rétablir Donald Trump à la présidence. Le camp MAGA (Make America Great Again) de Donald Trump est largement réfractaire à toute forme de contrôle sur les armes semi-automatiques comme le AR-15 — le fusil le plus populaire des États-Unis, celui utilisé par Matthew Crooks. Les menaces contre les membres du Congrès ont été multipliées par cinq à partir de la première année de l’administration Trump, en 2017 par rapport à la période 2001-2016. Un Américain court six fois plus de risque de mourir par arme à feu qu'un Français. Dans certains États, un citoyen peut légalement abattre toute personne qui est perçue comme « menaçante ». Les Américains détiennent à eux seuls le quart des armes de petit calibre dans le monde : près de 400 000 millions.
 
Au cours de la convention du parti Républicain qui s’est ouverte lundi à Milwaukee dans le Wisconsin, James David Vance a été choisi comme colistier par Donald Trump. Vance s’est fait le porte-voix de l’Amérique déclassée, notamment dans son ouvrage : « Hillbilly élégie », ou « Elégie pour les ploucs » publié en 2017. Mercredi, Joe Biden, atteint de Covid, déclarait qu’il ne se retirerait de la course à la Maison Blanche que « si un médecin lui déclarait un problème ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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<p><br>
Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p>
<p><br>
Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</p>
<p><br>
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<p><br>
Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 17 Jul 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2c732576-e49d-4039-83cf-354419cbc6f6.mp3?_=1720474165" length="16576104" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 

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Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV.
 ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:15</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/OpamTLm]]></podcast:txt><itunes:episode>394</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[En France, la fin du présidentialisme ?]]></title><guid isPermaLink="false">d87f3ae9-0452-4a04-9dfa-fa7c83054355</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 juillet 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li>
</ul>
<p><strong>EN FRANCE, LA FIN DU PRÉSIDENTIALISME ?</strong></p>
<p>Le Président de la République en dissolvant l’Assemblée nationale le 9 juin souhaitait «&nbsp;clarifier&nbsp;» la situation politique, or la dissolution a donné une assemblée sans majorité et divisée en trois blocs.</p>
<p>Le Nouveau Front populaire a obtenu 182 sièges avec une majorité d’Insoumis (74), 59 Socialistes, 28 candidats d’EELV, 9 Communistes et 12 divers gauche. Le groupe du centre en totalise 168 avec 102 députés sous l’étiquette Renaissance, 33 MoDem, 25 Horizons et 8 divers droite. Le parti de Jordan Bardella remporte 143 sièges&nbsp;avec 126 RN et 17 LR-RN, alors que les sondages d’entre-deux-tours lui prédisaient une large victoire allant de la majorité relative à la majorité absolue (289 sièges). Bien que les espoirs du parti d’extrême droite se soient envolés à l’annonce desdits résultats, celui-ci réalise son meilleur score à des élections depuis sa création en 1972. En 2022, le RN comptait 89 sièges à l’Assemblée. Reste la droite avec 60 sièges dont 45 Républicains.</p>
<p>Les députés sortants reconduits représentent 73 %, soit trois fois plus qu'en 2017. C’est un record depuis 1958. En tout, 155 circonscriptions ont changé de couleur politique. La participation enregistrée à ces élections est aussi haute au premier qu’au second tour&nbsp;: respectivement 66,6% et 66,7% des électeurs se sont rendus aux urnes. Si cela reste inférieur au second tour d’une élection présidentielle, cela représente 20 points de plus qu’aux législatives de 2022.&nbsp;La première séance de la 17e législature de la Ve République ouvrira le 18 juillet, soit « le deuxième jeudi qui suit son élection », comme le veut la Constitution. La nouvelle&nbsp;Assemblée nationale&nbsp;élira alors son président à bulletin secret. Dans la foulée, les déclarations politiques des groupes et leur composition seront remises au secrétariat général. Le lendemain, ce sera au tour du bureau de l'Assemblée&nbsp;d'être désigné : les postes seront répartis et les candidatures aux huit commissions permanentes, déposées.</p>
<p>La coalition présidentielle a perdu bon nombre de députés, et ses principaux leaders se sont éloignés du Président. La nouvelle composition parlementaire impose au pouvoir exécutif de collaborer avec une Assemblée fragmentée. Dans une lettre adressée aux Français, publiée par plusieurs journaux régionaux ce mercredi, Emmanuel Macron a appellé les forces politiques républicaines à "un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays". "Ce que les Français ont choisi par les urnes – le front républicain, les forces politiques doivent le concrétiser par leurs actes"&nbsp;précise-t-il.&nbsp;"C’est à la lumière de ces principes que je déciderai de la nomination du Premier ministre"&nbsp;indique le Président. "D’ici là, le Gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes" (...)&nbsp;"Vous avez appelé à l’invention d’une nouvelle culture politique française. En votre nom, j’en serai le garant",&nbsp;conclut Emmanuel Macron. Jamais, sous la Ve République, l’Assemblée nationale n’a été à la fois aussi divisée et aussi puissante.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 juillet 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, essayiste.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li>
</ul>
<p><strong>EN FRANCE, LA FIN DU PRÉSIDENTIALISME ?</strong></p>
<p>Le Président de la République en dissolvant l’Assemblée nationale le 9 juin souhaitait «&nbsp;clarifier&nbsp;» la situation politique, or la dissolution a donné une assemblée sans majorité et divisée en trois blocs.</p>
<p>Le Nouveau Front populaire a obtenu 182 sièges avec une majorité d’Insoumis (74), 59 Socialistes, 28 candidats d’EELV, 9 Communistes et 12 divers gauche. Le groupe du centre en totalise 168 avec 102 députés sous l’étiquette Renaissance, 33 MoDem, 25 Horizons et 8 divers droite. Le parti de Jordan Bardella remporte 143 sièges&nbsp;avec 126 RN et 17 LR-RN, alors que les sondages d’entre-deux-tours lui prédisaient une large victoire allant de la majorité relative à la majorité absolue (289 sièges). Bien que les espoirs du parti d’extrême droite se soient envolés à l’annonce desdits résultats, celui-ci réalise son meilleur score à des élections depuis sa création en 1972. En 2022, le RN comptait 89 sièges à l’Assemblée. Reste la droite avec 60 sièges dont 45 Républicains.</p>
<p>Les députés sortants reconduits représentent 73 %, soit trois fois plus qu'en 2017. C’est un record depuis 1958. En tout, 155 circonscriptions ont changé de couleur politique. La participation enregistrée à ces élections est aussi haute au premier qu’au second tour&nbsp;: respectivement 66,6% et 66,7% des électeurs se sont rendus aux urnes. Si cela reste inférieur au second tour d’une élection présidentielle, cela représente 20 points de plus qu’aux législatives de 2022.&nbsp;La première séance de la 17e législature de la Ve République ouvrira le 18 juillet, soit « le deuxième jeudi qui suit son élection », comme le veut la Constitution. La nouvelle&nbsp;Assemblée nationale&nbsp;élira alors son président à bulletin secret. Dans la foulée, les déclarations politiques des groupes et leur composition seront remises au secrétariat général. Le lendemain, ce sera au tour du bureau de l'Assemblée&nbsp;d'être désigné : les postes seront répartis et les candidatures aux huit commissions permanentes, déposées.</p>
<p>La coalition présidentielle a perdu bon nombre de députés, et ses principaux leaders se sont éloignés du Président. La nouvelle composition parlementaire impose au pouvoir exécutif de collaborer avec une Assemblée fragmentée. Dans une lettre adressée aux Français, publiée par plusieurs journaux régionaux ce mercredi, Emmanuel Macron a appellé les forces politiques républicaines à "un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays". "Ce que les Français ont choisi par les urnes – le front républicain, les forces politiques doivent le concrétiser par leurs actes"&nbsp;précise-t-il.&nbsp;"C’est à la lumière de ces principes que je déciderai de la nomination du Premier ministre"&nbsp;indique le Président. "D’ici là, le Gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes" (...)&nbsp;"Vous avez appelé à l’invention d’une nouvelle culture politique française. En votre nom, j’en serai le garant",&nbsp;conclut Emmanuel Macron. Jamais, sous la Ve République, l’Assemblée nationale n’a été à la fois aussi divisée et aussi puissante.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 14 Jul 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d87f3ae9-0452-4a04-9dfa-fa7c83054355.mp3?_=1720772620" length="62076804" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 juillet 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.

EN FRANCE, LA FIN DU PRÉSIDENTIALISME ?
 
Le Président de la République en dissolvant l’Assemblée nationale le 9 juin souhaitait « clarifier » la situation politique, or la dissolution a donné une assemblée sans majorité et divisée en trois blocs.
 
Le Nouveau Front populaire a obtenu 182 sièges avec une majorité d’Insoumis (74), 59 Socialistes, 28 candidats d’EELV, 9 Communistes et 12 divers gauche. Le groupe du centre en totalise 168 avec 102 députés sous l’étiquette Renaissance, 33 MoDem, 25 Horizons et 8 divers droite. Le parti de Jordan Bardella remporte 143 sièges avec 126 RN et 17 LR-RN, alors que les sondages d’entre-deux-tours lui prédisaient une large victoire allant de la majorité relative à la majorité absolue (289 sièges). Bien que les espoirs du parti d’extrême droite se soient envolés à l’annonce desdits résultats, celui-ci réalise son meilleur score à des élections depuis sa création en 1972. En 2022, le RN comptait 89 sièges à l’Assemblée. Reste la droite avec 60 sièges dont 45 Républicains.
 
Les députés sortants reconduits représentent 73 %, soit trois fois plus qu'en 2017. C’est un record depuis 1958. En tout, 155 circonscriptions ont changé de couleur politique. La participation enregistrée à ces élections est aussi haute au premier qu’au second tour : respectivement 66,6% et 66,7% des électeurs se sont rendus aux urnes. Si cela reste inférieur au second tour d’une élection présidentielle, cela représente 20 points de plus qu’aux législatives de 2022. La première séance de la 17e législature de la Ve République ouvrira le 18 juillet, soit « le deuxième jeudi qui suit son élection », comme le veut la Constitution. La nouvelle Assemblée nationale élira alors son président à bulletin secret. Dans la foulée, les déclarations politiques des groupes et leur composition seront remises au secrétariat général. Le lendemain, ce sera au tour du bureau de l'Assemblée d'être désigné : les postes seront répartis et les candidatures aux huit commissions permanentes, déposées.
 
La coalition présidentielle a perdu bon nombre de députés, et ses principaux leaders se sont éloignés du Président. La nouvelle composition parlementaire impose au pouvoir exécutif de collaborer avec une Assemblée fragmentée. Dans une lettre adressée aux Français, publiée par plusieurs journaux régionaux ce mercredi, Emmanuel Macron a appellé les forces politiques républicaines à "un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays". "Ce que les Français ont choisi par les urnes – le front républicain, les forces politiques doivent le concrétiser par leurs actes" précise-t-il. "C’est à la lumière de ces principes que je déciderai de la nomination du Premier ministre" indique le Président. "D’ici là, le Gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes" (...) "Vous avez appelé à l’invention d’une nouvelle culture politique française. En votre nom, j’en serai le garant", conclut Emmanuel Macron. Jamais, sous la Ve République, l’Assemblée nationale n’a été à la fois aussi divisée et aussi puissante.
 

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Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Jean-Louis Bourlanges, essayiste.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.

EN FRANCE, LA FIN DU PRÉSIDENTIALISME ?
 
Le Président de la République en dissolvant l’Assemblée nationale le 9 juin souhaitait « clarifier » la situation politique, or la dissolution a donné une assemblée sans majorité et divisée en trois blocs.
 
Le Nouveau Front populaire a obtenu 182 sièges avec une majorité d’Insoumis (74), 59 Socialistes, 28 candidats d’EELV, 9 Communistes et 12 divers gauche. Le groupe du centre en totalise 168 avec 102 députés sous l’étiquette Renaissance, 33 MoDem, 25 Horizons et 8 divers droite. Le parti de Jordan Bardella remporte 143 sièges avec 126 RN et 17 LR-RN, alors que les sondages d’entre-deux-tours lui prédisaient une large victoire allant de la majorité relative à la majorité absolue (289 sièges). Bien que les espoirs du parti d’extrême droite se soient envolés à l’annonce desdits résultats, celui-ci réalise son meilleur score à des élections depuis sa création en 1972. En 2022, le RN comptait 89 sièges à l’Assemblée. Reste la droite avec 60 sièges dont 45 Républicains.
 
Les députés sortants reconduits représentent 73 %, soit trois fois plus qu'en 2017. C’est un record depuis 1958. En tout, 155 circonscriptions ont changé de couleur politique. La participation enregistrée à ces élections est aussi haute au premier qu’au second tour : respectivement 66,6% et 66,7% des électeurs se sont rendus aux urnes. Si cela reste inférieur au second tour d’une élection présidentielle, cela représente 20 points de plus qu’aux législatives de 2022. La première séance de la 17e législature de la Ve République ouvrira le 18 juillet, soit « le deuxième jeudi qui suit son élection », comme le veut la Constitution. La nouvelle Assemblée nationale élira alors son président à bulletin secret. Dans la foulée, les déclarations politiques des groupes et leur composition seront remises au secrétariat général. Le lendemain, ce sera au tour du bureau de l'Assemblée d'être désigné : les postes seront répartis et les candidatures aux huit commissions permanentes, déposées.
 
La coalition présidentielle a perdu bon nombre de députés, et ses principaux leaders se sont éloignés du Président. La nouvelle composition parlementaire impose au pouvoir exécutif de collaborer avec une Assemblée fragmentée. Dans une lettre adressée aux Français, publiée par plusieurs journaux régionaux ce mercredi, Emmanuel Macron a appellé les forces politiques républicaines à "un dialogue sincère et loyal pour bâtir une majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays". "Ce que les Français ont choisi par les urnes – le front républicain, les forces politiques doivent le concrétiser par leurs actes" précise-t-il. "C’est à la lumière de ces principes que je déciderai de la nomination du Premier ministre" indique le Président. "D’ici là, le Gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes" (...) "Vous avez appelé à l’invention d’une nouvelle culture politique française. En votre nom, j’en serai le garant", conclut Emmanuel Macron. Jamais, sous la Ve République, l’Assemblée nationale n’a été à la fois aussi divisée et aussi puissante.
 

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<p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p>
<p>Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p>
<p>Sophie Cazaux est journaliste à BFMTV</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 10 Jul 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/906a3d55-da07-47d8-9926-97e64d2e4c5d.mp3?_=1720473582" length="16212471" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:53</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/LfthPYI]]></podcast:txt><itunes:episode>394</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Résultats du premier tour des législatives / Stratégies pour le second tour]]></title><guid isPermaLink="false">55c3f32b-190e-4be1-a0e6-6f4eb22ca0aa</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;5 juillet 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DES LÉGISLATIVES</strong></p>
<p>Au premier tour de législatives anticipées, le Rassemblement national est arrivé dimanche en tête avec 33,15% des voix. Il devance de 5 points l’alliance des partis de gauche, sous l’étiquette de Nouveau front populaire (NFP) qui atteint 27,99% et laisses-en troisième position la majorité présidentielle, à 20,04%. Dans cette bataille, les trois blocs n’abandonnent que 10,23% des voix à la droite des Républicains-UDI et divers droite. Trois semaines après une dissolution surprise et au terme d’une campagne de premier tour hâtive, 66,7&nbsp;%, des électeurs se sont exprimés soit près de 20 points de plus que lors des précédentes éditions de 2017 et 2022. Cette très forte participation semble avoir profité aux trois blocs. Ce premier tour de ces élections législatives dessine un entre-deux-tours inédit avec 76&nbsp;élus dès le premier tour, et avant désistements, seulement 191&nbsp;duels, 5&nbsp;quadrangulaires et surtout 305&nbsp;triangulaires. Un record, alors que seulement sept triangulaires avaient eu lieu en 2022 et une seule en 2017. La conséquence d’une tripartition de la vie politique française à l’œuvre depuis 2017.</p>
<p>En nombre de voix, la progression du parti d’extrême droite passe de 4&nbsp;millions d’électeurs au premier tour de 2022 à 12 millions deux ans plus tard, alors que le bloc de gauche, en nombre de voix, se maintient. Le RN aborde le second tour en tête dans 222&nbsp;circonscriptions et les candidats LR soutenus par lui dans 38 autres. Alors que pendant des années, le vote frontiste s’est développé et amplifié dans l’arc méditerranéen et dans les territoires désindustrialisés, la conquête de l’extrême droite touche maintenant quasiment toutes les zones, sauf les grandes métropoles et les villes les plus importantes (un seul candidat qualifié à Paris, dans la quatorzième circonscription, sans aucune chance d’être élu).</p>
<p>En miroir de cette diffusion de l’extrême droite, l’affaissement électoral du macronisme est l’autre fait majeur de ce premier tour, avec 20,15% au niveau national. Les représentants du président de la République n’arrivent à se qualifier que dans 321&nbsp;circonscriptions avant les désistements dans certaines triangulaires (contre 419&nbsp;en&nbsp;2022 et 513&nbsp;en&nbsp;2017). Ils ne sont en tête que dans 68&nbsp;circonscriptions (201&nbsp;en&nbsp;2022, 449&nbsp;en 2017). Les zones de forces se situent dans les métropoles, les banlieues et des territoires plus ruraux, comme le Puy-de-Dôme.</p>
<p>Arrivé deuxième au niveau national avec 27,99%, le bloc de gauche, hormis ses 31&nbsp;élus du premier tour, aborde le deuxième tour en tête dans 128&nbsp;circonscriptions, alors que&nbsp;191&nbsp;candidats émergeaient à la première position en&nbsp;2022.</p>
<p><strong>STRATÉGIES DU SECOND TOUR DES LÉGISLATIVES</strong></p>
<p>La domination électorale du Rassemblement national et de ses alliés ciottistes au premier tour des législatives, a conduit l’alliance de la gauche et la coalition présidentielle à dicter un mot d’ordre commun pour la dernière ligne droite de la campagne : faire barrage à l’extrême droite. La gauche a demandé que dans toutes les circonscriptions où le Rassemblement national est arrivé en tête, et où un candidat du Nouveau Front populaire est troisième (ou quatrième), ce dernier se désiste. De même pour le cas où un candidat RN est arrivé en deuxième position mais qu’un maintien du candidat du NFP pourrait conduire à son élection. Du côté du camp présidentiel, quand certains appelaient à un retrait systématique dans les circonscriptions où un candidat de l’alliance de la gauche est en position favorable pour barrer la route du RN, d’autres parlaient plutôt de choix au cas par cas, excluant nombre de circonscriptions où le candidat en question a été investi par La France Insoumise. Résultats, selon des données officielles du ministère de l'Intérieur publiées mercredi, après les 224 désistements de candidats qualifiés, la physionomie du second tour a complètement changé. On assiste à une diminution massive du nombre de triangulaires, passées de 306 à 89.</p>
<p>127&nbsp;candidats investis par le Nouveau Front populaire ou la gauche se sont désistés dans des circonscriptions où le RN aurait été en mesure de s’imposer face à plusieurs adversaires, selon l’AFP. 81 candidats d’Ensemble se sont également retirés, tout comme trois candidats de Les Républicains. Le RN compte encore 386 candidats et 37 députés ont été élus au premier tour ... Le NFP a encore 281 représentants pour 32 élus, soit 313 au total. Ensemble, le parti présidentiel compte 2 élus et 218 candidats en lice. Les LR tendance ciottiste ont encore 55&nbsp;candidats pour 1 déjà élu. Le parti LR canal historique compte lui aussi 1 élu pour 52 encore candidats. Les autres nuances politiques représentent un total de 61 candidats.</p>
<p>Selon le baromètre Toluna Harris Interactive pour RTL, M6 et Challenges, publié mercredi, le RN n’obtiendra pas la majorité absolue de 289 sièges à l'issue du second tour, mais, avec ses alliés, une fourchette de 190 à 220&nbsp;sièges. Selon ce sondage, le Nouveau Front populaire pourrait obtenir 159 à 183 députés, Ensemble, 110 à 135 et Les Républicains 30 à 50.</p>
<p>Face au risque d'une France ingouvernable, certains responsables du centre droit et de la gauche envisagent une vaste coalition pour échapper à la paralysie. Gabriel Attal a évoqué la possibilité de construire «&nbsp;une Assemblée plurielle&nbsp;» pour éviter un blocage institutionnel, si l’extrême droite n’obtenait pas la majorité absolue. La proposition de Gabriel Attal de former un gouvernement d'unité nationale après le second tour a déjà provoqué des clivages. La France Insoumise a immédiatement réagi, en affirmant qu'ils étaient là pour appliquer le programme du Nouveau Front populaire. Du côté des écologistes et une partie des socialistes, certains seraient prêts à réfléchir à cette proposition de former un front républicain.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;5 juillet 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DES LÉGISLATIVES</strong></p>
<p>Au premier tour de législatives anticipées, le Rassemblement national est arrivé dimanche en tête avec 33,15% des voix. Il devance de 5 points l’alliance des partis de gauche, sous l’étiquette de Nouveau front populaire (NFP) qui atteint 27,99% et laisses-en troisième position la majorité présidentielle, à 20,04%. Dans cette bataille, les trois blocs n’abandonnent que 10,23% des voix à la droite des Républicains-UDI et divers droite. Trois semaines après une dissolution surprise et au terme d’une campagne de premier tour hâtive, 66,7&nbsp;%, des électeurs se sont exprimés soit près de 20 points de plus que lors des précédentes éditions de 2017 et 2022. Cette très forte participation semble avoir profité aux trois blocs. Ce premier tour de ces élections législatives dessine un entre-deux-tours inédit avec 76&nbsp;élus dès le premier tour, et avant désistements, seulement 191&nbsp;duels, 5&nbsp;quadrangulaires et surtout 305&nbsp;triangulaires. Un record, alors que seulement sept triangulaires avaient eu lieu en 2022 et une seule en 2017. La conséquence d’une tripartition de la vie politique française à l’œuvre depuis 2017.</p>
<p>En nombre de voix, la progression du parti d’extrême droite passe de 4&nbsp;millions d’électeurs au premier tour de 2022 à 12 millions deux ans plus tard, alors que le bloc de gauche, en nombre de voix, se maintient. Le RN aborde le second tour en tête dans 222&nbsp;circonscriptions et les candidats LR soutenus par lui dans 38 autres. Alors que pendant des années, le vote frontiste s’est développé et amplifié dans l’arc méditerranéen et dans les territoires désindustrialisés, la conquête de l’extrême droite touche maintenant quasiment toutes les zones, sauf les grandes métropoles et les villes les plus importantes (un seul candidat qualifié à Paris, dans la quatorzième circonscription, sans aucune chance d’être élu).</p>
<p>En miroir de cette diffusion de l’extrême droite, l’affaissement électoral du macronisme est l’autre fait majeur de ce premier tour, avec 20,15% au niveau national. Les représentants du président de la République n’arrivent à se qualifier que dans 321&nbsp;circonscriptions avant les désistements dans certaines triangulaires (contre 419&nbsp;en&nbsp;2022 et 513&nbsp;en&nbsp;2017). Ils ne sont en tête que dans 68&nbsp;circonscriptions (201&nbsp;en&nbsp;2022, 449&nbsp;en 2017). Les zones de forces se situent dans les métropoles, les banlieues et des territoires plus ruraux, comme le Puy-de-Dôme.</p>
<p>Arrivé deuxième au niveau national avec 27,99%, le bloc de gauche, hormis ses 31&nbsp;élus du premier tour, aborde le deuxième tour en tête dans 128&nbsp;circonscriptions, alors que&nbsp;191&nbsp;candidats émergeaient à la première position en&nbsp;2022.</p>
<p><strong>STRATÉGIES DU SECOND TOUR DES LÉGISLATIVES</strong></p>
<p>La domination électorale du Rassemblement national et de ses alliés ciottistes au premier tour des législatives, a conduit l’alliance de la gauche et la coalition présidentielle à dicter un mot d’ordre commun pour la dernière ligne droite de la campagne : faire barrage à l’extrême droite. La gauche a demandé que dans toutes les circonscriptions où le Rassemblement national est arrivé en tête, et où un candidat du Nouveau Front populaire est troisième (ou quatrième), ce dernier se désiste. De même pour le cas où un candidat RN est arrivé en deuxième position mais qu’un maintien du candidat du NFP pourrait conduire à son élection. Du côté du camp présidentiel, quand certains appelaient à un retrait systématique dans les circonscriptions où un candidat de l’alliance de la gauche est en position favorable pour barrer la route du RN, d’autres parlaient plutôt de choix au cas par cas, excluant nombre de circonscriptions où le candidat en question a été investi par La France Insoumise. Résultats, selon des données officielles du ministère de l'Intérieur publiées mercredi, après les 224 désistements de candidats qualifiés, la physionomie du second tour a complètement changé. On assiste à une diminution massive du nombre de triangulaires, passées de 306 à 89.</p>
<p>127&nbsp;candidats investis par le Nouveau Front populaire ou la gauche se sont désistés dans des circonscriptions où le RN aurait été en mesure de s’imposer face à plusieurs adversaires, selon l’AFP. 81 candidats d’Ensemble se sont également retirés, tout comme trois candidats de Les Républicains. Le RN compte encore 386 candidats et 37 députés ont été élus au premier tour ... Le NFP a encore 281 représentants pour 32 élus, soit 313 au total. Ensemble, le parti présidentiel compte 2 élus et 218 candidats en lice. Les LR tendance ciottiste ont encore 55&nbsp;candidats pour 1 déjà élu. Le parti LR canal historique compte lui aussi 1 élu pour 52 encore candidats. Les autres nuances politiques représentent un total de 61 candidats.</p>
<p>Selon le baromètre Toluna Harris Interactive pour RTL, M6 et Challenges, publié mercredi, le RN n’obtiendra pas la majorité absolue de 289 sièges à l'issue du second tour, mais, avec ses alliés, une fourchette de 190 à 220&nbsp;sièges. Selon ce sondage, le Nouveau Front populaire pourrait obtenir 159 à 183 députés, Ensemble, 110 à 135 et Les Républicains 30 à 50.</p>
<p>Face au risque d'une France ingouvernable, certains responsables du centre droit et de la gauche envisagent une vaste coalition pour échapper à la paralysie. Gabriel Attal a évoqué la possibilité de construire «&nbsp;une Assemblée plurielle&nbsp;» pour éviter un blocage institutionnel, si l’extrême droite n’obtenait pas la majorité absolue. La proposition de Gabriel Attal de former un gouvernement d'unité nationale après le second tour a déjà provoqué des clivages. La France Insoumise a immédiatement réagi, en affirmant qu'ils étaient là pour appliquer le programme du Nouveau Front populaire. Du côté des écologistes et une partie des socialistes, certains seraient prêts à réfléchir à cette proposition de former un front républicain.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Fri, 05 Jul 2024 15:50:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/55c3f32b-190e-4be1-a0e6-6f4eb22ca0aa.mp3?_=1720124440" length="59034746" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 5 juillet 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DES LÉGISLATIVES
 
Au premier tour de législatives anticipées, le Rassemblement national est arrivé dimanche en tête avec 33,15% des voix. Il devance de 5 points l’alliance des partis de gauche, sous l’étiquette de Nouveau front populaire (NFP) qui atteint 27,99% et laisses-en troisième position la majorité présidentielle, à 20,04%. Dans cette bataille, les trois blocs n’abandonnent que 10,23% des voix à la droite des Républicains-UDI et divers droite. Trois semaines après une dissolution surprise et au terme d’une campagne de premier tour hâtive, 66,7 %, des électeurs se sont exprimés soit près de 20 points de plus que lors des précédentes éditions de 2017 et 2022. Cette très forte participation semble avoir profité aux trois blocs. Ce premier tour de ces élections législatives dessine un entre-deux-tours inédit avec 76 élus dès le premier tour, et avant désistements, seulement 191 duels, 5 quadrangulaires et surtout 305 triangulaires. Un record, alors que seulement sept triangulaires avaient eu lieu en 2022 et une seule en 2017. La conséquence d’une tripartition de la vie politique française à l’œuvre depuis 2017.
 
En nombre de voix, la progression du parti d’extrême droite passe de 4 millions d’électeurs au premier tour de 2022 à 12 millions deux ans plus tard, alors que le bloc de gauche, en nombre de voix, se maintient. Le RN aborde le second tour en tête dans 222 circonscriptions et les candidats LR soutenus par lui dans 38 autres. Alors que pendant des années, le vote frontiste s’est développé et amplifié dans l’arc méditerranéen et dans les territoires désindustrialisés, la conquête de l’extrême droite touche maintenant quasiment toutes les zones, sauf les grandes métropoles et les villes les plus importantes (un seul candidat qualifié à Paris, dans la quatorzième circonscription, sans aucune chance d’être élu).
 
En miroir de cette diffusion de l’extrême droite, l’affaissement électoral du macronisme est l’autre fait majeur de ce premier tour, avec 20,15% au niveau national. Les représentants du président de la République n’arrivent à se qualifier que dans 321 circonscriptions avant les désistements dans certaines triangulaires (contre 419 en 2022 et 513 en 2017). Ils ne sont en tête que dans 68 circonscriptions (201 en 2022, 449 en 2017). Les zones de forces se situent dans les métropoles, les banlieues et des territoires plus ruraux, comme le Puy-de-Dôme.
 
Arrivé deuxième au niveau national avec 27,99%, le bloc de gauche, hormis ses 31 élus du premier tour, aborde le deuxième tour en tête dans 128 circonscriptions, alors que 191 candidats émergeaient à la première position en 2022.
 
STRATÉGIES DU SECOND TOUR DES LÉGISLATIVES
 
La domination électorale du Rassemblement national et de ses alliés ciottistes au premier tour des législatives, a conduit l’alliance de la gauche et la coalition présidentielle à dicter un mot d’ordre commun pour la dernière ligne droite de la campagne : faire barrage à l’extrême droite. La gauche a demandé que dans toutes les circonscriptions où le Rassemblement national est arrivé en tête, et où un candidat du Nouveau Front populaire est troisième (ou quatrième), ce dernier se désiste. De même pour le cas où un candidat RN est arrivé en deuxième position mais qu’un maintien du candidat du NFP pourrait conduire à son élection. Du côté du camp présidentiel, quand certains appelaient à un retrait systématique dans les circonscriptions où un candidat de l’alliance de la gauche est en position favorable pour barrer la route du RN, d’autres parlaient plutôt de choix au cas par cas, excluant nombre de circonscriptions où le candidat en question a été investi par La France Insoumise. Résultats, selon des données officielles du ministère de l'Intérieur publiées mercredi, après les 224 désistements de candidats qualifiés, la physionomie du second tour a complètement changé. On assiste à une diminution massive du nombre de triangulaires, passées de 306 à 89.
 
127 candidats investis par le Nouveau Front populaire ou la gauche se sont désistés dans des circonscriptions où le RN aurait été en mesure de s’imposer face à plusieurs adversaires, selon l’AFP. 81 candidats d’Ensemble se sont également retirés, tout comme trois candidats de Les Républicains. Le RN compte encore 386 candidats et 37 députés ont été élus au premier tour ... Le NFP a encore 281 représentants pour 32 élus, soit 313 au total. Ensemble, le parti présidentiel compte 2 élus et 218 candidats en lice. Les LR tendance ciottiste ont encore 55 candidats pour 1 déjà élu. Le parti LR canal historique compte lui aussi 1 élu pour 52 encore candidats. Les autres nuances politiques représentent un total de 61 candidats.
 
Selon le baromètre Toluna Harris Interactive pour RTL, M6 et Challenges, publié mercredi, le RN n’obtiendra pas la majorité absolue de 289 sièges à l'issue du second tour, mais, avec ses alliés, une fourchette de 190 à 220 sièges. Selon ce sondage, le Nouveau Front populaire pourrait obtenir 159 à 183 députés, Ensemble, 110 à 135 et Les Républicains 30 à 50.
 
Face au risque d'une France ingouvernable, certains responsables du centre droit et de la gauche envisagent une vaste coalition pour échapper à la paralysie. Gabriel Attal a évoqué la possibilité de construire « une Assemblée plurielle » pour éviter un blocage institutionnel, si l’extrême droite n’obtenait pas la majorité absolue. La proposition de Gabriel Attal de former un gouvernement d'unité nationale après le second tour a déjà provoqué des clivages. La France Insoumise a immédiatement réagi, en affirmant qu'ils étaient là pour appliquer le programme du Nouveau Front populaire. Du côté des écologistes et une partie des socialistes, certains seraient prêts à réfléchir à cette proposition de former un front républicain.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 5 juillet 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

RÉSULTATS DU PREMIER TOUR DES LÉGISLATIVES
 
Au premier tour de législatives anticipées, le Rassemblement national est arrivé dimanche en tête avec 33,15% des voix. Il devance de 5 points l’alliance des partis de gauche, sous l’étiquette de Nouveau front populaire (NFP) qui atteint 27,99% et laisses-en troisième position la majorité présidentielle, à 20,04%. Dans cette bataille, les trois blocs n’abandonnent que 10,23% des voix à la droite des Républicains-UDI et divers droite. Trois semaines après une dissolution surprise et au terme d’une campagne de premier tour hâtive, 66,7 %, des électeurs se sont exprimés soit près de 20 points de plus que lors des précédentes éditions de 2017 et 2022. Cette très forte participation semble avoir profité aux trois blocs. Ce premier tour de ces élections législatives dessine un entre-deux-tours inédit avec 76 élus dès le premier tour, et avant désistements, seulement 191 duels, 5 quadrangulaires et surtout 305 triangulaires. Un record, alors que seulement sept triangulaires avaient eu lieu en 2022 et une seule en 2017. La conséquence d’une tripartition de la vie politique française à l’œuvre depuis 2017.
 
En nombre de voix, la progression du parti d’extrême droite passe de 4 millions d’électeurs au premier tour de 2022 à 12 millions deux ans plus tard, alors que le bloc de gauche, en nombre de voix, se maintient. Le RN aborde le second tour en tête dans 222 circonscriptions et les candidats LR soutenus par lui dans 38 autres. Alors que pendant des années, le vote frontiste s’est développé et amplifié dans l’arc méditerranéen et dans les territoires désindustrialisés, la conquête de l’extrême droite touche maintenant quasiment toutes les zones, sauf les grandes métropoles et les villes les plus importantes (un seul candidat qualifié à Paris, dans la quatorzième circonscription, sans aucune chance d’être élu).
 
En miroir de cette diffusion de l’extrême droite, l’affaissement électoral du macronisme est l’autre fait majeur de ce premier tour, avec 20,15% au niveau national. Les représentants du président de la République n’arrivent à se qualifier que dans 321 circonscriptions avant les désistements dans certaines triangulaires (contre 419 en 2022 et 513 en 2017). Ils ne sont en tête que dans 68 circonscriptions (201 en 2022, 449 en 2017). Les zones de forces se situent dans les métropoles, les banlieues et des territoires plus ruraux, comme le Puy-de-Dôme.
 
Arrivé deuxième au niveau national avec 27,99%, le bloc de gauche, hormis ses 31 élus du premier tour, aborde le deuxième tour en tête dans 128 circonscriptions, alors que 191 candidats émergeaient à la première position en 2022.
 
STRATÉGIES DU SECOND TOUR DES LÉGISLATIVES
 
La domination électorale du Rassemblement national et de ses alliés ciottistes au premier tour des législatives, a conduit l’alliance de la gauche et la coalition présidentielle à dicter un mot d’ordre commun pour la dernière ligne droite de la campagne : faire barrage à l’extrême droite. La gauche a demandé que dans toutes les circonscriptions où le Rassemblement national est arrivé en tête, et où un candidat du Nouveau Front populaire est troisième (ou quatrième), ce dernier se désiste. De même pour le cas où un candidat RN est arrivé en deuxième position mais qu’un maintien du candidat du NFP pourrait conduire à son élection. Du côté du camp présidentiel, quand certains appelaient à un retrait systématique dans les circonscriptions où un candidat de l’alliance de la gauche est en position favorable pour barrer la route du RN, d’autres parlaient plutôt de choix au cas par cas, excluant nombre de circonscriptions où le candidat en question a été investi par La France Insoumise. Résultats, selon des données officielles du ministère de l'Intérieur publiées mercredi, après les 224 désistements de candidats qualifiés, la physionomie du second tour a complètement changé. On assiste à une diminution massive du nombre de triangulaires, passées de 306 à 89.
 
127 candidats investis par le Nouveau Front populaire ou la gauche se sont désistés dans des circonscriptions où le RN aurait été en mesure de s’imposer face à plusieurs adversaires, selon l’AFP. 81 candidats d’Ensemble se sont également retirés, tout comme trois candidats de Les Républicains. Le RN compte encore 386 candidats et 37 députés ont été élus au premier tour ... Le NFP a encore 281 représentants pour 32 élus, soit 313 au total. Ensemble, le parti présidentiel compte 2 élus et 218 candidats en lice. Les LR tendance ciottiste ont encore 55 candidats pour 1 déjà élu. Le parti LR canal historique compte lui aussi 1 élu pour 52 encore candidats. Les autres nuances politiques représentent un total de 61 candidats.
 
Selon le baromètre Toluna Harris Interactive pour RTL, M6 et Challenges, publié mercredi, le RN n’obtiendra pas la majorité absolue de 289 sièges à l'issue du second tour, mais, avec ses alliés, une fourchette de 190 à 220 sièges. Selon ce sondage, le Nouveau Front populaire pourrait obtenir 159 à 183 députés, Ensemble, 110 à 135 et Les Républicains 30 à 50.
 
Face au risque d'une France ingouvernable, certains responsables du centre droit et de la gauche envisagent une vaste coalition pour échapper à la paralysie. Gabriel Attal a évoqué la possibilité de construire « une Assemblée plurielle » pour éviter un blocage institutionnel, si l’extrême droite n’obtenait pas la majorité absolue. La proposition de Gabriel Attal de former un gouvernement d'unité nationale après le second tour a déjà provoqué des clivages. La France Insoumise a immédiatement réagi, en affirmant qu'ils étaient là pour appliquer le programme du Nouveau Front populaire. Du côté des écologistes et une partie des socialistes, certains seraient prêts à réfléchir à cette proposition de former un front républicain.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 5 juillet 2024.]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:29</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/BXRVYDN]]></podcast:txt><itunes:episode>393</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Matthias Fekl,Marc-Olivier Padis,Elections législatives ,NFP,Nouveau Front populaire,Rasemblement national,Ensemble,RN</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La prochaine fois …]]></title><guid isPermaLink="false">f212cac7-df75-4baa-8bec-4b34ce8c3f74</guid><description><![CDATA[<p>L’appel lancé en avril dernier a été entendu&nbsp;: &nbsp;nous poursuivrons nos conversations hebdomadaires et leurs suppléments culturels au long de notre huitième saison qui débutera le 8 septembre par une enregistrement en public à l’École alsacienne.</p>
<p>A l’origine de notre peau de caste, il y a eu pendant presque 20 ans à l’antenne de la radio de service public une émission créée et animée par Philippe Meyer. En juillet 2017, Radio France annonçait que cette émission n’avait plus sa place à l’antenne et licenciait son créateur. De nombreux auditeurs ont alors souhaité que les conversations hebdomadaires dont ils étaient friands&nbsp;se poursuivent sur la toile. Avec l’accord des participants réguliers à ces conversations, Philippe, plutôt que d’entreprendre le tour du monde qu’il avait organisé, nous a trouvés une place au milieu des podcasts encore au début de leur développement. Sa passion de la radio l’a donc emporté sur son amour des voyages. Cette passion, il la raconte dans un livre paru il y a quelques semaines aux éditons des Arènes : «&nbsp;La Prochaine fois je vous l’écrirai&nbsp;».</p>
<p>En mai dernier, Nicolas Baverez a fait cette proposition à notre fondateur&nbsp;:</p>
<p><em>Une idée déraisonnable m’est venue en lisant ton livre que je ne résiste pas à partager avec toi.&nbsp;</em>&nbsp;</p>
<p><em>Que dirais-tu d’une émission spéciale du Nouvel Esprit public dans laquelle tu serais l’invité pour parler de ton livre, de ton chemin de Compostelle et de ceux qui l’ont jalonné ?</em></p>
<p><em>Jean-Louis te remplacerait aux commandes avec Roselyne et l’un ou l’une d’entre nous comme dernier comparse.&nbsp;</em></p>
<p><em>Oublie ce message si tu penses que j’ai tenté une nouvelle fois d’habiller d’oripaux libéraux un coup d’État potentiel.&nbsp;</em></p>
<p>Nous avons tous souscrit à cette proposition et c’est sa réalisation que nous vous proposons aujourd’hui, enregistrée avec Roselyne Bachelot, Nicolas Baverez, Jean-Louis Bourlanges et Béatrice Giblin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’appel lancé en avril dernier a été entendu&nbsp;: &nbsp;nous poursuivrons nos conversations hebdomadaires et leurs suppléments culturels au long de notre huitième saison qui débutera le 8 septembre par une enregistrement en public à l’École alsacienne.</p>
<p>A l’origine de notre peau de caste, il y a eu pendant presque 20 ans à l’antenne de la radio de service public une émission créée et animée par Philippe Meyer. En juillet 2017, Radio France annonçait que cette émission n’avait plus sa place à l’antenne et licenciait son créateur. De nombreux auditeurs ont alors souhaité que les conversations hebdomadaires dont ils étaient friands&nbsp;se poursuivent sur la toile. Avec l’accord des participants réguliers à ces conversations, Philippe, plutôt que d’entreprendre le tour du monde qu’il avait organisé, nous a trouvés une place au milieu des podcasts encore au début de leur développement. Sa passion de la radio l’a donc emporté sur son amour des voyages. Cette passion, il la raconte dans un livre paru il y a quelques semaines aux éditons des Arènes : «&nbsp;La Prochaine fois je vous l’écrirai&nbsp;».</p>
<p>En mai dernier, Nicolas Baverez a fait cette proposition à notre fondateur&nbsp;:</p>
<p><em>Une idée déraisonnable m’est venue en lisant ton livre que je ne résiste pas à partager avec toi.&nbsp;</em>&nbsp;</p>
<p><em>Que dirais-tu d’une émission spéciale du Nouvel Esprit public dans laquelle tu serais l’invité pour parler de ton livre, de ton chemin de Compostelle et de ceux qui l’ont jalonné ?</em></p>
<p><em>Jean-Louis te remplacerait aux commandes avec Roselyne et l’un ou l’une d’entre nous comme dernier comparse.&nbsp;</em></p>
<p><em>Oublie ce message si tu penses que j’ai tenté une nouvelle fois d’habiller d’oripaux libéraux un coup d’État potentiel.&nbsp;</em></p>
<p>Nous avons tous souscrit à cette proposition et c’est sa réalisation que nous vous proposons aujourd’hui, enregistrée avec Roselyne Bachelot, Nicolas Baverez, Jean-Louis Bourlanges et Béatrice Giblin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Tue, 02 Jul 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f212cac7-df75-4baa-8bec-4b34ce8c3f74.mp3?_=1719849323" length="62146211" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>L’appel lancé en avril dernier a été entendu : nous poursuivrons nos conversations hebdomadaires et leurs suppléments culturels au long de notre huitième saison qui débutera le 8 septembre par une enregistrement en public à l’École alsacienne.
 
A l’origine de notre peau de caste, il y a eu pendant presque 20 ans à l’antenne de la radio de service public une émission créée et animée par Philippe Meyer. En juillet 2017, Radio France annonçait que cette émission n’avait plus sa place à l’antenne et licenciait son créateur. De nombreux auditeurs ont alors souhaité que les conversations hebdomadaires dont ils étaient friands se poursuivent sur la toile. Avec l’accord des participants réguliers à ces conversations, Philippe, plutôt que d’entreprendre le tour du monde qu’il avait organisé, nous a trouvés une place au milieu des podcasts encore au début de leur développement. Sa passion de la radio l’a donc emporté sur son amour des voyages. Cette passion, il la raconte dans un livre paru il y a quelques semaines aux éditons des Arènes : « La Prochaine fois je vous l’écrirai ».
 
En mai dernier, Nicolas Baverez a fait cette proposition à notre fondateur :
 
Une idée déraisonnable m’est venue en lisant ton livre que je ne résiste pas à partager avec toi.  
 
Que dirais-tu d’une émission spéciale du Nouvel Esprit public dans laquelle tu serais l’invité pour parler de ton livre, de ton chemin de Compostelle et de ceux qui l’ont jalonné ?
 
Jean-Louis te remplacerait aux commandes avec Roselyne et l’un ou l’une d’entre nous comme dernier comparse. 
 
Oublie ce message si tu penses que j’ai tenté une nouvelle fois d’habiller d’oripaux libéraux un coup d’État potentiel. 
 
Nous avons tous souscrit à cette proposition et c’est sa réalisation que nous vous proposons aujourd’hui, enregistrée avec Roselyne Bachelot, Nicolas Baverez, Jean-Louis Bourlanges et Béatrice Giblin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>L’appel lancé en avril dernier a été entendu : nous poursuivrons nos conversations hebdomadaires et leurs suppléments culturels au long de notre huitième saison qui débutera le 8 septembre par une enregistrement en public à l’École alsacienne.
 
A l’origine de notre peau de caste, il y a eu pendant presque 20 ans à l’antenne de la radio de service public une émission créée et animée par Philippe Meyer. En juillet 2017, Radio France annonçait que cette émission n’avait plus sa place à l’antenne et licenciait son créateur. De nombreux auditeurs ont alors souhaité que les conversations hebdomadaires dont ils étaient friands se poursuivent sur la toile. Avec l’accord des participants réguliers à ces conversations, Philippe, plutôt que d’entreprendre le tour du monde qu’il avait organisé, nous a trouvés une place au milieu des podcasts encore au début de leur développement. Sa passion de la radio l’a donc emporté sur son amour des voyages. Cette passion, il la raconte dans un livre paru il y a quelques semaines aux éditons des Arènes : « La Prochaine fois je vous l’écrirai ».
 
En mai dernier, Nicolas Baverez a fait cette proposition à notre fondateur :
 
Une idée déraisonnable m’est venue en lisant ton livre que je ne résiste pas à partager avec toi.  
 
Que dirais-tu d’une émission spéciale du Nouvel Esprit public dans laquelle tu serais l’invité pour parler de ton livre, de ton chemin de Compostelle et de ceux qui l’ont jalonné ?
 
Jean-Louis te remplacerait aux commandes avec Roselyne et l’un ou l’une d’entre nous comme dernier comparse. 
 
Oublie ce message si tu penses que j’ai tenté une nouvelle fois d’habiller d’oripaux libéraux un coup d’État potentiel. 
 
Nous avons tous souscrit à cette proposition et c’est sa réalisation que nous vous proposons aujourd’hui, enregistrée avec Roselyne Bachelot, Nicolas Baverez, Jean-Louis Bourlanges et Béatrice Giblin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[L’appel lancé en avril dernier a été entendu : nous poursuivrons nos conversations hebdomadaires et leurs suppléments culturels au long de notre huitième saison qui débutera le 8 septembre par une enregistrement en public à l’École alsacienne.
 
...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:44</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SiJJKFz]]></podcast:txt><itunes:episode>392</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Enjeux des élections britanniques / Au Daghestan, Poutine face au terrorisme islamique]]></title><guid isPermaLink="false">89e97707-d12b-4a01-b1ff-e6e0bc2eafb1</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>ENJEUX DES ÉLECTIONS BRITANNIQUES</strong></p>
<p>Les Britanniques se rendront aux urnes le 4 juillet pour des élections législatives anticipées, qui pourraient voir les travaillistes revenir à Downing Street après 14 années de Premiers ministres conservateurs. Rishi Sunak, l'actuel chef du gouvernent tory&nbsp;qui a réussi à ramener de la stabilité après les années Boris Johnson, met en avant le recul de l'inflation à 2,3% sur un an en avril, après un pic à 11% en 2022. Mais l'activité du secteur privé a ralenti en juin et la dette publique s'est encore creusée en mai&nbsp;: elle flirte depuis plusieurs mois avec les 100% du PIB (99,8% en mai). Parmi ses priorités listées en début de mandat, Rishi Sunak n'est pas parvenu à réduire les listes d'attente dans le service de santé public NHS, ou à mettre fin aux traversées de migrants entre la France et l'Angleterre&nbsp;: l'immigration nette s'est élevée à 685&nbsp;000 personnes supplémentaires en 2023, soit le deuxième niveau le plus élevé après le record de l'année précédente (764 000 personnes). Sunak veut en envoyer des milliers au Rwanda.</p>
<p>Selon une étude YouGov publiée début juin, le Parti travailliste pourrait remporter le 4 juillet la plus grande victoire de son histoire, bien plus large que celle de Tony Blair en 1997. Les socio-démocrates sont crédités d'environ 20 points d'avance. Depuis son arrivée à la tête des travaillistes en 2020, Keir Starmer, 61 ans, a recentré le parti après les années Jeremy Corbyn, beaucoup plus à gauche, et s'est montré ferme face à l'antisémitisme. Avec un slogan tenant en un mot&nbsp;: <em>« Change »</em>, « changement » – et une priorité – le retour à la stabilité politique et économique – Keir Starmer déclare vouloir se débarrasser des éléments les plus choquants de l’héritage du gouvernement conservateur, comme la politique d’expulsion des demandeurs d’asile vers le Rwanda. Toutefois, il assure qu’il fera baisser les chiffres de l'immigration, mordant ainsi sur le cheval de bataille des tories. Sur le plan économique, il promet de ne pas augmenter la TVA ou l’impôt sur le revenu, insistant sur la nécessaire discipline budgétaire et limitant ses promesses d’investissement dans les services publics à celles qui peuvent être financées sans augmenter la dette publique.</p>
<p>Le triomphe à venir du Labour, observe The Guardian, s'explique au moins en partie par la percée de Reform UK, le parti anti-immigration de Nigel Farage, donné devant les conservateurs dans certains sondages (20 % contre 19 %). Concrètement, le mode de scrutin uninominal à un tour, qui couronne la personne arrivée en tête dans chaque circonscription, punit sévèrement la dispersion des voix. La présence de deux forces politiques concurrentes à droite laisse donc le champ libre aux candidats travaillistes dans des centaines de circonscriptions.</p>
<p>La confiance des Britanniques dans leurs politiques est historiquement basse, selon une étude du National Centre for Social Research parue le 12&nbsp;juin. Selon ce sondage, 45&nbsp;% des personnes interrogées ne font <em>«&nbsp;presque jamais&nbsp;»</em> confiance aux gouvernements pour mettre l’intérêt supérieur du pays avant leurs calculs partisans.</p>
<p><strong>AU DAGHESTAN POUTINE FACE AU TERRORISME ISLAMIQUE</strong></p>
<p>Au Daghestan, république russe du Caucase, le 23 juin, au moins 20&nbsp;personnes ont été tuées et 26&nbsp;autres blessées, dont des policiers et des civils, dans des attaques coordonnées menées contre des édifices religieux, à Makhatchkala et Derbent. Trois mois après l’attaque sanglante contre le Crocus City Hall – 145&nbsp;morts dans une salle de concert moscovite le 22&nbsp;mars –, plusieurs églises et synagogues ont cette fois été visées. La branche russe de l'Etat Islamique au Khorassan a publié un communiqué affirmant que l'attentat avait été perpétré par des membres de l'Etat islamique dans le Caucase. Le Daghestan qui compte environ 3&nbsp;millions d’habitants, à majorité musulmane, a été le théâtre ces derniers mois de campagnes antijuives. Le 29&nbsp;octobre, une foule avait pris d'assaut l'aéroport de Makhatchkala en réponse à des appels antisémites sur les réseaux sociaux encourageant la population à bloquer un avion de passagers en provenance d'Israël. Plus de 20 personnes avaient été blessées. Même si le phénomène n’est guère mis en avant par les autorités russes, le pays est régulièrement la cible du terrorisme islamiste. À chaque fois, on a soupçonné l’État islamique au Caucase, la filiale russe de la nébuleuse. Dans le nord Caucase, des rebelles islamistes armés affrontent régulièrement la police. Si entre 2010 et 2014, les groupes salafistes et wahhabites ont été pourchassés notamment au Daghestan, le pouvoir, pour acheter la paix sociale, a laissé se développer dans la société des tendances fondamentalistes et rigoristes.</p>
<p>Dans les milieux politiques et religieux de Russie, dont la grande crainte, conjoncturelle, mais aussi séculaire, dans ce pays multiethnique et pluriconfessionnel, est celle des conflits intercommunautaires, les tensions dans le Caucase du Nord sont un sujet particulièrement sensible. Le Kremlin ne cesse de vanter la solidité de son modèle multiethnique. La Russie compte entre 15 et 20&nbsp;millions de musulmans sur une population de 140 millions. Tout en s’affichant régulièrement au côté du patriarche orthodoxe, Vladimir Poutine s’adresse régulièrement à eux. Il souligne qu’ils sont une composante de la nation, tandis que les terroristes islamistes sont toujours présentés comme des <em>« étrangers »</em>. Quatre religions sont considérées en Russie comme « traditionnelles » : la loi sur la liberté de conscience de 1997 reconnaît en effet « le rôle spécial de l'orthodoxie dans l'histoire de la Russie » mais affirme sans plus de précisions qu'elle respecte « le christianisme, l'islam, le bouddhisme, le judaïsme et d'autres religions qui constituent une partie intégrante des peuples de la Russie ». Les religions «&nbsp;traditionnelles » ont des avantages (en matière d'enseignement religieux à l'école ou encore de soutien juridique et financier), tandis que les autres demeurent suspectes (surtout si elles ont des relations déclarées avec l'étranger). Le Patriarcat de Moscou a toujours veillé à mener un dialogue avec les principales composantes religieuses du pays, et notamment avec l'islam. La ligne officielle consiste à dire que, en Russie, il n'y a aucun problème entre les différentes religions, que tous s'entendent bien.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>ENJEUX DES ÉLECTIONS BRITANNIQUES</strong></p>
<p>Les Britanniques se rendront aux urnes le 4 juillet pour des élections législatives anticipées, qui pourraient voir les travaillistes revenir à Downing Street après 14 années de Premiers ministres conservateurs. Rishi Sunak, l'actuel chef du gouvernent tory&nbsp;qui a réussi à ramener de la stabilité après les années Boris Johnson, met en avant le recul de l'inflation à 2,3% sur un an en avril, après un pic à 11% en 2022. Mais l'activité du secteur privé a ralenti en juin et la dette publique s'est encore creusée en mai&nbsp;: elle flirte depuis plusieurs mois avec les 100% du PIB (99,8% en mai). Parmi ses priorités listées en début de mandat, Rishi Sunak n'est pas parvenu à réduire les listes d'attente dans le service de santé public NHS, ou à mettre fin aux traversées de migrants entre la France et l'Angleterre&nbsp;: l'immigration nette s'est élevée à 685&nbsp;000 personnes supplémentaires en 2023, soit le deuxième niveau le plus élevé après le record de l'année précédente (764 000 personnes). Sunak veut en envoyer des milliers au Rwanda.</p>
<p>Selon une étude YouGov publiée début juin, le Parti travailliste pourrait remporter le 4 juillet la plus grande victoire de son histoire, bien plus large que celle de Tony Blair en 1997. Les socio-démocrates sont crédités d'environ 20 points d'avance. Depuis son arrivée à la tête des travaillistes en 2020, Keir Starmer, 61 ans, a recentré le parti après les années Jeremy Corbyn, beaucoup plus à gauche, et s'est montré ferme face à l'antisémitisme. Avec un slogan tenant en un mot&nbsp;: <em>« Change »</em>, « changement » – et une priorité – le retour à la stabilité politique et économique – Keir Starmer déclare vouloir se débarrasser des éléments les plus choquants de l’héritage du gouvernement conservateur, comme la politique d’expulsion des demandeurs d’asile vers le Rwanda. Toutefois, il assure qu’il fera baisser les chiffres de l'immigration, mordant ainsi sur le cheval de bataille des tories. Sur le plan économique, il promet de ne pas augmenter la TVA ou l’impôt sur le revenu, insistant sur la nécessaire discipline budgétaire et limitant ses promesses d’investissement dans les services publics à celles qui peuvent être financées sans augmenter la dette publique.</p>
<p>Le triomphe à venir du Labour, observe The Guardian, s'explique au moins en partie par la percée de Reform UK, le parti anti-immigration de Nigel Farage, donné devant les conservateurs dans certains sondages (20 % contre 19 %). Concrètement, le mode de scrutin uninominal à un tour, qui couronne la personne arrivée en tête dans chaque circonscription, punit sévèrement la dispersion des voix. La présence de deux forces politiques concurrentes à droite laisse donc le champ libre aux candidats travaillistes dans des centaines de circonscriptions.</p>
<p>La confiance des Britanniques dans leurs politiques est historiquement basse, selon une étude du National Centre for Social Research parue le 12&nbsp;juin. Selon ce sondage, 45&nbsp;% des personnes interrogées ne font <em>«&nbsp;presque jamais&nbsp;»</em> confiance aux gouvernements pour mettre l’intérêt supérieur du pays avant leurs calculs partisans.</p>
<p><strong>AU DAGHESTAN POUTINE FACE AU TERRORISME ISLAMIQUE</strong></p>
<p>Au Daghestan, république russe du Caucase, le 23 juin, au moins 20&nbsp;personnes ont été tuées et 26&nbsp;autres blessées, dont des policiers et des civils, dans des attaques coordonnées menées contre des édifices religieux, à Makhatchkala et Derbent. Trois mois après l’attaque sanglante contre le Crocus City Hall – 145&nbsp;morts dans une salle de concert moscovite le 22&nbsp;mars –, plusieurs églises et synagogues ont cette fois été visées. La branche russe de l'Etat Islamique au Khorassan a publié un communiqué affirmant que l'attentat avait été perpétré par des membres de l'Etat islamique dans le Caucase. Le Daghestan qui compte environ 3&nbsp;millions d’habitants, à majorité musulmane, a été le théâtre ces derniers mois de campagnes antijuives. Le 29&nbsp;octobre, une foule avait pris d'assaut l'aéroport de Makhatchkala en réponse à des appels antisémites sur les réseaux sociaux encourageant la population à bloquer un avion de passagers en provenance d'Israël. Plus de 20 personnes avaient été blessées. Même si le phénomène n’est guère mis en avant par les autorités russes, le pays est régulièrement la cible du terrorisme islamiste. À chaque fois, on a soupçonné l’État islamique au Caucase, la filiale russe de la nébuleuse. Dans le nord Caucase, des rebelles islamistes armés affrontent régulièrement la police. Si entre 2010 et 2014, les groupes salafistes et wahhabites ont été pourchassés notamment au Daghestan, le pouvoir, pour acheter la paix sociale, a laissé se développer dans la société des tendances fondamentalistes et rigoristes.</p>
<p>Dans les milieux politiques et religieux de Russie, dont la grande crainte, conjoncturelle, mais aussi séculaire, dans ce pays multiethnique et pluriconfessionnel, est celle des conflits intercommunautaires, les tensions dans le Caucase du Nord sont un sujet particulièrement sensible. Le Kremlin ne cesse de vanter la solidité de son modèle multiethnique. La Russie compte entre 15 et 20&nbsp;millions de musulmans sur une population de 140 millions. Tout en s’affichant régulièrement au côté du patriarche orthodoxe, Vladimir Poutine s’adresse régulièrement à eux. Il souligne qu’ils sont une composante de la nation, tandis que les terroristes islamistes sont toujours présentés comme des <em>« étrangers »</em>. Quatre religions sont considérées en Russie comme « traditionnelles » : la loi sur la liberté de conscience de 1997 reconnaît en effet « le rôle spécial de l'orthodoxie dans l'histoire de la Russie » mais affirme sans plus de précisions qu'elle respecte « le christianisme, l'islam, le bouddhisme, le judaïsme et d'autres religions qui constituent une partie intégrante des peuples de la Russie ». Les religions «&nbsp;traditionnelles » ont des avantages (en matière d'enseignement religieux à l'école ou encore de soutien juridique et financier), tandis que les autres demeurent suspectes (surtout si elles ont des relations déclarées avec l'étranger). Le Patriarcat de Moscou a toujours veillé à mener un dialogue avec les principales composantes religieuses du pays, et notamment avec l'islam. La ligne officielle consiste à dire que, en Russie, il n'y a aucun problème entre les différentes religions, que tous s'entendent bien.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 30 Jun 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/89e97707-d12b-4a01-b1ff-e6e0bc2eafb1.mp3?_=1719559346" length="52568233" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 

ENJEUX DES ÉLECTIONS BRITANNIQUES
 
Les Britanniques se rendront aux urnes le 4 juillet pour des élections législatives anticipées, qui pourraient voir les travaillistes revenir à Downing Street après 14 années de Premiers ministres conservateurs. Rishi Sunak, l'actuel chef du gouvernent tory qui a réussi à ramener de la stabilité après les années Boris Johnson, met en avant le recul de l'inflation à 2,3% sur un an en avril, après un pic à 11% en 2022. Mais l'activité du secteur privé a ralenti en juin et la dette publique s'est encore creusée en mai : elle flirte depuis plusieurs mois avec les 100% du PIB (99,8% en mai). Parmi ses priorités listées en début de mandat, Rishi Sunak n'est pas parvenu à réduire les listes d'attente dans le service de santé public NHS, ou à mettre fin aux traversées de migrants entre la France et l'Angleterre : l'immigration nette s'est élevée à 685 000 personnes supplémentaires en 2023, soit le deuxième niveau le plus élevé après le record de l'année précédente (764 000 personnes). Sunak veut en envoyer des milliers au Rwanda.
 
Selon une étude YouGov publiée début juin, le Parti travailliste pourrait remporter le 4 juillet la plus grande victoire de son histoire, bien plus large que celle de Tony Blair en 1997. Les socio-démocrates sont crédités d'environ 20 points d'avance. Depuis son arrivée à la tête des travaillistes en 2020, Keir Starmer, 61 ans, a recentré le parti après les années Jeremy Corbyn, beaucoup plus à gauche, et s'est montré ferme face à l'antisémitisme. Avec un slogan tenant en un mot : « Change », « changement » – et une priorité – le retour à la stabilité politique et économique – Keir Starmer déclare vouloir se débarrasser des éléments les plus choquants de l’héritage du gouvernement conservateur, comme la politique d’expulsion des demandeurs d’asile vers le Rwanda. Toutefois, il assure qu’il fera baisser les chiffres de l'immigration, mordant ainsi sur le cheval de bataille des tories. Sur le plan économique, il promet de ne pas augmenter la TVA ou l’impôt sur le revenu, insistant sur la nécessaire discipline budgétaire et limitant ses promesses d’investissement dans les services publics à celles qui peuvent être financées sans augmenter la dette publique.
 
Le triomphe à venir du Labour, observe The Guardian, s'explique au moins en partie par la percée de Reform UK, le parti anti-immigration de Nigel Farage, donné devant les conservateurs dans certains sondages (20 % contre 19 %). Concrètement, le mode de scrutin uninominal à un tour, qui couronne la personne arrivée en tête dans chaque circonscription, punit sévèrement la dispersion des voix. La présence de deux forces politiques concurrentes à droite laisse donc le champ libre aux candidats travaillistes dans des centaines de circonscriptions.
 
La confiance des Britanniques dans leurs politiques est historiquement basse, selon une étude du National Centre for Social Research parue le 12 juin. Selon ce sondage, 45 % des personnes interrogées ne font « presque jamais » confiance aux gouvernements pour mettre l’intérêt supérieur du pays avant leurs calculs partisans.
 
AU DAGHESTAN POUTINE FACE AU TERRORISME ISLAMIQUE
 
Au Daghestan, république russe du Caucase, le 23 juin, au moins 20 personnes ont été tuées et 26 autres blessées, dont des policiers et des civils, dans des attaques coordonnées menées contre des édifices religieux, à Makhatchkala et Derbent. Trois mois après l’attaque sanglante contre le Crocus City Hall – 145 morts dans une salle de concert moscovite le 22 mars –, plusieurs églises et synagogues ont cette fois été visées. La branche russe de l'Etat Islamique au Khorassan a publié un communiqué affirmant que l'attentat avait été perpétré par des membres de l'Etat islamique dans le Caucase. Le Daghestan qui compte environ 3 millions d’habitants, à majorité musulmane, a été le théâtre ces derniers mois de campagnes antijuives. Le 29 octobre, une foule avait pris d'assaut l'aéroport de Makhatchkala en réponse à des appels antisémites sur les réseaux sociaux encourageant la population à bloquer un avion de passagers en provenance d'Israël. Plus de 20 personnes avaient été blessées. Même si le phénomène n’est guère mis en avant par les autorités russes, le pays est régulièrement la cible du terrorisme islamiste. À chaque fois, on a soupçonné l’État islamique au Caucase, la filiale russe de la nébuleuse. Dans le nord Caucase, des rebelles islamistes armés affrontent régulièrement la police. Si entre 2010 et 2014, les groupes salafistes et wahhabites ont été pourchassés notamment au Daghestan, le pouvoir, pour acheter la paix sociale, a laissé se développer dans la société des tendances fondamentalistes et rigoristes.
 
Dans les milieux politiques et religieux de Russie, dont la grande crainte, conjoncturelle, mais aussi séculaire, dans ce pays multiethnique et pluriconfessionnel, est celle des conflits intercommunautaires, les tensions dans le Caucase du Nord sont un sujet particulièrement sensible. Le Kremlin ne cesse de vanter la solidité de son modèle multiethnique. La Russie compte entre 15 et 20 millions de musulmans sur une population de 140 millions. Tout en s’affichant régulièrement au côté du patriarche orthodoxe, Vladimir Poutine s’adresse régulièrement à eux. Il souligne qu’ils sont une composante de la nation, tandis que les terroristes islamistes sont toujours présentés comme des « étrangers ». Quatre religions sont considérées en Russie comme « traditionnelles » : la loi sur la liberté de conscience de 1997 reconnaît en effet « le rôle spécial de l'orthodoxie dans l'histoire de la Russie » mais affirme sans plus de précisions qu'elle respecte « le christianisme, l'islam, le bouddhisme, le judaïsme et d'autres religions qui constituent une partie intégrante des peuples de la Russie ». Les religions « traditionnelles » ont des avantages (en matière d'enseignement religieux à l'école ou encore de soutien juridique et financier), tandis que les autres demeurent suspectes (surtout si elles ont des relations déclarées avec l'étranger). Le Patriarcat de Moscou a toujours veillé à mener un dialogue avec les principales composantes religieuses du pays, et notamment avec l'islam. La ligne officielle consiste à dire que, en Russie, il n'y a aucun problème entre les différentes religions, que tous s'entendent bien.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 

ENJEUX DES ÉLECTIONS BRITANNIQUES
 
Les Britanniques se rendront aux urnes le 4 juillet pour des élections législatives anticipées, qui pourraient voir les travaillistes revenir à Downing Street après 14 années de Premiers ministres conservateurs. Rishi Sunak, l'actuel chef du gouvernent tory qui a réussi à ramener de la stabilité après les années Boris Johnson, met en avant le recul de l'inflation à 2,3% sur un an en avril, après un pic à 11% en 2022. Mais l'activité du secteur privé a ralenti en juin et la dette publique s'est encore creusée en mai : elle flirte depuis plusieurs mois avec les 100% du PIB (99,8% en mai). Parmi ses priorités listées en début de mandat, Rishi Sunak n'est pas parvenu à réduire les listes d'attente dans le service de santé public NHS, ou à mettre fin aux traversées de migrants entre la France et l'Angleterre : l'immigration nette s'est élevée à 685 000 personnes supplémentaires en 2023, soit le deuxième niveau le plus élevé après le record de l'année précédente (764 000 personnes). Sunak veut en envoyer des milliers au Rwanda.
 
Selon une étude YouGov publiée début juin, le Parti travailliste pourrait remporter le 4 juillet la plus grande victoire de son histoire, bien plus large que celle de Tony Blair en 1997. Les socio-démocrates sont crédités d'environ 20 points d'avance. Depuis son arrivée à la tête des travaillistes en 2020, Keir Starmer, 61 ans, a recentré le parti après les années Jeremy Corbyn, beaucoup plus à gauche, et s'est montré ferme face à l'antisémitisme. Avec un slogan tenant en un mot : « Change », « changement » – et une priorité – le retour à la stabilité politique et économique – Keir Starmer déclare vouloir se débarrasser des éléments les plus choquants de l’héritage du gouvernement conservateur, comme la politique d’expulsion des demandeurs d’asile vers le Rwanda. Toutefois, il assure qu’il fera baisser les chiffres de l'immigration, mordant ainsi sur le cheval de bataille des tories. Sur le plan économique, il promet de ne pas augmenter la TVA ou l’impôt sur le revenu, insistant sur la nécessaire discipline budgétaire et limitant ses promesses d’investissement dans les services publics à celles qui peuvent être financées sans augmenter la dette publique.
 
Le triomphe à venir du Labour, observe The Guardian, s'explique au moins en partie par la percée de Reform UK, le parti anti-immigration de Nigel Farage, donné devant les conservateurs dans certains sondages (20 % contre 19 %). Concrètement, le mode de scrutin uninominal à un tour, qui couronne la personne arrivée en tête dans chaque circonscription, punit sévèrement la dispersion des voix. La présence de deux forces politiques concurrentes à droite laisse donc le champ libre aux candidats travaillistes dans des centaines de circonscriptions.
 
La confiance des Britanniques dans leurs politiques est historiquement basse, selon une étude du National Centre for Social Research parue le 12 juin. Selon ce sondage, 45 % des personnes interrogées ne font « presque jamais » confiance aux gouvernements pour mettre l’intérêt supérieur du pays avant leurs calculs partisans.
 
AU DAGHESTAN POUTINE FACE AU TERRORISME ISLAMIQUE
 
Au Daghestan, république russe du Caucase, le 23 juin, au moins 20 personnes ont été tuées et 26 autres blessées, dont des policiers et des civils, dans des attaques coordonnées menées contre des édifices religieux, à Makhatchkala et Derbent. Trois mois après l’attaque sanglante contre le Crocus City Hall – 145 morts dans une salle de concert moscovite le 22 mars –, plusieurs églises et synagogues ont cette fois été visées. La branche russe de l'Etat Islamique au Khorassan a publié un communiqué affirmant que l'attentat avait été perpétré par des membres de l'Etat islamique dans le Caucase. Le Daghestan qui compte environ 3 millions d’habitants, à majorité musulmane, a été le théâtre ces derniers mois de campagnes antijuives. Le 29 octobre, une foule avait pris d'assaut l'aéroport de Makhatchkala en réponse à des appels antisémites sur les réseaux sociaux encourageant la population à bloquer un avion de passagers en provenance d'Israël. Plus de 20 personnes avaient été blessées. Même si le phénomène n’est guère mis en avant par les autorités russes, le pays est régulièrement la cible du terrorisme islamiste. À chaque fois, on a soupçonné l’État islamique au Caucase, la filiale russe de la nébuleuse. Dans le nord Caucase, des rebelles islamistes armés affrontent régulièrement la police. Si entre 2010 et 2014, les groupes salafistes et wahhabites ont été pourchassés notamment au Daghestan, le pouvoir, pour acheter la paix sociale, a laissé se développer dans la société des tendances fondamentalistes et rigoristes.
 
Dans les milieux politiques et religieux de Russie, dont la grande crainte, conjoncturelle, mais aussi séculaire, dans ce pays multiethnique et pluriconfessionnel, est celle des conflits intercommunautaires, les tensions dans le Caucase du Nord sont un sujet particulièrement sensible. Le Kremlin ne cesse de vanter la solidité de son modèle multiethnique. La Russie compte entre 15 et 20 millions de musulmans sur une population de 140 millions. Tout en s’affichant régulièrement au côté du patriarche orthodoxe, Vladimir Poutine s’adresse régulièrement à eux. Il souligne qu’ils sont une composante de la nation, tandis que les terroristes islamistes sont toujours présentés comme des « étrangers ». Quatre religions sont considérées en Russie comme « traditionnelles » : la loi sur la liberté de conscience de 1997 reconnaît en effet « le rôle spécial de l'orthodoxie dans l'histoire de la Russie » mais affirme sans plus de précisions qu'elle respecte « le christianisme, l'islam, le bouddhisme, le judaïsme et d'autres religions qui constituent une partie intégrante des peuples de la Russie ». Les religions « traditionnelles » ont des avantages (en matière d'enseignement religieux à l'école ou encore de soutien juridique et financier), tandis que les autres demeurent suspectes (surtout si elles ont des relations déclarées avec l'étranger). Le Patriarcat de Moscou a toujours veillé à mener un dialogue avec les principales composantes religieuses du pays, et notamment avec l'islam. La ligne officielle consiste à dire que, en Russie, il n'y a aucun problème entre les différentes religions, que tous s'entendent bien.
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 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 28 juin 2024.
 
A...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>54:45</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/tEUCjkV]]></podcast:txt><itunes:episode>391</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Akram Belkaïd,Nicolas Baverez,Isabelle de Gaulmyn,Daghestan,Vladimir Poutine,Royaume-Uni,Labour,Parti travailliste,Parti conservateur ,Tories,UK,Rishi Sunak,Keir Starmer,Nigel Farage,Terrorisme</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (décompositions et recompositions politiques)]]></title><guid isPermaLink="false">1fdfd5ca-547a-4dcd-9a5e-e2cffa0243ba</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 23 juin 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 23 juin 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 26 Jun 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1fdfd5ca-547a-4dcd-9a5e-e2cffa0243ba.mp3?_=1719075494" length="39634076" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 23 juin 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 23 juin 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>DÉCOMPOSITIONS, RECOMPOSITIONS</strong></p>
<p>La dissolution a provoqué diverses ondes de choc. A droite, Les Républicains (LR) se trouvent écartelés entre les partisans d’une alliance avec le Rassemblement national (RN), les tenants de l’indépendance ou les défenseurs du ralliement au camp macroniste. A gauche, les principaux partis ont annoncé, le 13&nbsp;juin, après plusieurs jours d’intenses négociations, un accord sur les candidatures et le programme commun d’un «&nbsp;nouveau front populaire ». Les macronistes tentent de s’accorder avec la droite modérée en nouant des accords localement, pour faire barrage ici au Rassemblement national, là au Nouveau Front populaire. Edouard Philippe, président d’Horizons, essaie d’avancer ses pions et de marquer sa différence en travaillant à la construction d’une <em>«&nbsp;majorité parlementaire »</em> dans la prochaine Assemblée, qui irait <em>« de la droite conservatrice aux sociaux-démocrates&nbsp;»</em>. Vendredi, il déclarait <em>«&nbsp;c’est le président de la République qui a tué la majorité présidentielle&nbsp;»</em> en décidant de dissoudre l’Assemblée nationale. Le contraste est très fort entre la condamnation quasi unanime de cette décision par la classe politique et les médias, et ce qu'en disent les Français. Dans un sondage réalisé par Opinionway les 17 et 18 juin, la moitié d'entre eux jugent la décision d'Emmanuel Macron justifiée. La gauche y est la plus opposée, bien qu'une proportion de 40% la juge tout de même justifiée.</p>
<p>L’offre électorale proposée a beau avoir été simplifiée, avec la consécration de trois blocs aux visions du monde antagonistes, les nouvelles alliances électorales et les positionnements fluctuants noués lors de cette campagne de12 jours - la plus courte de la Ve&nbsp;République– rendent difficile la compréhension du jeu électoral. D’autant que le code électoral permet, pour les élections législatives, des triangulaires ou des quadrangulaires au second tour&nbsp;: tous les candidats dépassant 12,5&nbsp;% des inscrits pouvant se maintenir au second tour. Dans ce paysage, les sondages donnent le RN est en position de force. Selon celui d’Ifop-Fiducial pour <em>Le Figaro,</em> LCI et Sud Radio, publié jeudi, l'alliance entre le RN et la frange de LR partie avec Éric Ciotti récolterait 34 % des voix au premier tour le 30 juin, soit cinq points devant l'alliance de gauche, le Nouveau Front populaire, estimée à 29 %. Le camp macroniste est estimé à 22&nbsp;%, soit une remontée par rapport à la plupart des études d'opinion publiées depuis la dissolution. Enfin, les Républicains - hors alliance avec le RN - stagnent à 6 % des voix, tandis que Reconquête ne récolterait que 2 % des scrutins. Selon cette étude, la participation au premier tour serait par ailleurs estimée à 64&nbsp;%, contre 53,7&nbsp;% en 2022.</p>
<p><em>« Les lignes politiques ont plus bougé en sept jours qu’en sept ans »</em>, observe Raphaël Llorca, expert associé à la Fondation Jean Jaurès. Cette dissolution a pour effet principal de fragmenter un peu plus un système partisan dominé, selon l’expression du politiste Rémi Lefebvre, par les <em>« partis personnels »</em> depuis 2017 (Renaissance autour d’Emmanuel Macron, LFI et Jean-Luc Mélenchon, le RN et Marine Le Pen…).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>DÉCOMPOSITIONS, RECOMPOSITIONS</strong></p>
<p>La dissolution a provoqué diverses ondes de choc. A droite, Les Républicains (LR) se trouvent écartelés entre les partisans d’une alliance avec le Rassemblement national (RN), les tenants de l’indépendance ou les défenseurs du ralliement au camp macroniste. A gauche, les principaux partis ont annoncé, le 13&nbsp;juin, après plusieurs jours d’intenses négociations, un accord sur les candidatures et le programme commun d’un «&nbsp;nouveau front populaire ». Les macronistes tentent de s’accorder avec la droite modérée en nouant des accords localement, pour faire barrage ici au Rassemblement national, là au Nouveau Front populaire. Edouard Philippe, président d’Horizons, essaie d’avancer ses pions et de marquer sa différence en travaillant à la construction d’une <em>«&nbsp;majorité parlementaire »</em> dans la prochaine Assemblée, qui irait <em>« de la droite conservatrice aux sociaux-démocrates&nbsp;»</em>. Vendredi, il déclarait <em>«&nbsp;c’est le président de la République qui a tué la majorité présidentielle&nbsp;»</em> en décidant de dissoudre l’Assemblée nationale. Le contraste est très fort entre la condamnation quasi unanime de cette décision par la classe politique et les médias, et ce qu'en disent les Français. Dans un sondage réalisé par Opinionway les 17 et 18 juin, la moitié d'entre eux jugent la décision d'Emmanuel Macron justifiée. La gauche y est la plus opposée, bien qu'une proportion de 40% la juge tout de même justifiée.</p>
<p>L’offre électorale proposée a beau avoir été simplifiée, avec la consécration de trois blocs aux visions du monde antagonistes, les nouvelles alliances électorales et les positionnements fluctuants noués lors de cette campagne de12 jours - la plus courte de la Ve&nbsp;République– rendent difficile la compréhension du jeu électoral. D’autant que le code électoral permet, pour les élections législatives, des triangulaires ou des quadrangulaires au second tour&nbsp;: tous les candidats dépassant 12,5&nbsp;% des inscrits pouvant se maintenir au second tour. Dans ce paysage, les sondages donnent le RN est en position de force. Selon celui d’Ifop-Fiducial pour <em>Le Figaro,</em> LCI et Sud Radio, publié jeudi, l'alliance entre le RN et la frange de LR partie avec Éric Ciotti récolterait 34 % des voix au premier tour le 30 juin, soit cinq points devant l'alliance de gauche, le Nouveau Front populaire, estimée à 29 %. Le camp macroniste est estimé à 22&nbsp;%, soit une remontée par rapport à la plupart des études d'opinion publiées depuis la dissolution. Enfin, les Républicains - hors alliance avec le RN - stagnent à 6 % des voix, tandis que Reconquête ne récolterait que 2 % des scrutins. Selon cette étude, la participation au premier tour serait par ailleurs estimée à 64&nbsp;%, contre 53,7&nbsp;% en 2022.</p>
<p><em>« Les lignes politiques ont plus bougé en sept jours qu’en sept ans »</em>, observe Raphaël Llorca, expert associé à la Fondation Jean Jaurès. Cette dissolution a pour effet principal de fragmenter un peu plus un système partisan dominé, selon l’expression du politiste Rémi Lefebvre, par les <em>« partis personnels »</em> depuis 2017 (Renaissance autour d’Emmanuel Macron, LFI et Jean-Luc Mélenchon, le RN et Marine Le Pen…).</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 23 Jun 2024 14:14:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ae7a2bdf-77de-4e63-9a36-5891a1e7d767.mp3?_=1719074979" length="59986180" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 


 
DÉCOMPOSITIONS, RECOMPOSITIONS
 
La dissolution a provoqué diverses ondes de choc. A droite, Les Républicains (LR) se trouvent écartelés entre les partisans d’une alliance avec le Rassemblement national (RN), les tenants de l’indépendance ou les défenseurs du ralliement au camp macroniste. A gauche, les principaux partis ont annoncé, le 13 juin, après plusieurs jours d’intenses négociations, un accord sur les candidatures et le programme commun d’un « nouveau front populaire ». Les macronistes tentent de s’accorder avec la droite modérée en nouant des accords localement, pour faire barrage ici au Rassemblement national, là au Nouveau Front populaire. Edouard Philippe, président d’Horizons, essaie d’avancer ses pions et de marquer sa différence en travaillant à la construction d’une « majorité parlementaire » dans la prochaine Assemblée, qui irait « de la droite conservatrice aux sociaux-démocrates ». Vendredi, il déclarait « c’est le président de la République qui a tué la majorité présidentielle » en décidant de dissoudre l’Assemblée nationale. Le contraste est très fort entre la condamnation quasi unanime de cette décision par la classe politique et les médias, et ce qu'en disent les Français. Dans un sondage réalisé par Opinionway les 17 et 18 juin, la moitié d'entre eux jugent la décision d'Emmanuel Macron justifiée. La gauche y est la plus opposée, bien qu'une proportion de 40% la juge tout de même justifiée.
 
L’offre électorale proposée a beau avoir été simplifiée, avec la consécration de trois blocs aux visions du monde antagonistes, les nouvelles alliances électorales et les positionnements fluctuants noués lors de cette campagne de12 jours - la plus courte de la Ve République– rendent difficile la compréhension du jeu électoral. D’autant que le code électoral permet, pour les élections législatives, des triangulaires ou des quadrangulaires au second tour : tous les candidats dépassant 12,5 % des inscrits pouvant se maintenir au second tour. Dans ce paysage, les sondages donnent le RN est en position de force. Selon celui d’Ifop-Fiducial pour Le Figaro, LCI et Sud Radio, publié jeudi, l'alliance entre le RN et la frange de LR partie avec Éric Ciotti récolterait 34 % des voix au premier tour le 30 juin, soit cinq points devant l'alliance de gauche, le Nouveau Front populaire, estimée à 29 %. Le camp macroniste est estimé à 22 %, soit une remontée par rapport à la plupart des études d'opinion publiées depuis la dissolution. Enfin, les Républicains - hors alliance avec le RN - stagnent à 6 % des voix, tandis que Reconquête ne récolterait que 2 % des scrutins. Selon cette étude, la participation au premier tour serait par ailleurs estimée à 64 %, contre 53,7 % en 2022.
 
« Les lignes politiques ont plus bougé en sept jours qu’en sept ans », observe Raphaël Llorca, expert associé à la Fondation Jean Jaurès. Cette dissolution a pour effet principal de fragmenter un peu plus un système partisan dominé, selon l’expression du politiste Rémi Lefebvre, par les « partis personnels » depuis 2017 (Renaissance autour d’Emmanuel Macron, LFI et Jean-Luc Mélenchon, le RN et Marine Le Pen…).
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  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
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  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 


 
DÉCOMPOSITIONS, RECOMPOSITIONS
 
La dissolution a provoqué diverses ondes de choc. A droite, Les Républicains (LR) se trouvent écartelés entre les partisans d’une alliance avec le Rassemblement national (RN), les tenants de l’indépendance ou les défenseurs du ralliement au camp macroniste. A gauche, les principaux partis ont annoncé, le 13 juin, après plusieurs jours d’intenses négociations, un accord sur les candidatures et le programme commun d’un « nouveau front populaire ». Les macronistes tentent de s’accorder avec la droite modérée en nouant des accords localement, pour faire barrage ici au Rassemblement national, là au Nouveau Front populaire. Edouard Philippe, président d’Horizons, essaie d’avancer ses pions et de marquer sa différence en travaillant à la construction d’une « majorité parlementaire » dans la prochaine Assemblée, qui irait « de la droite conservatrice aux sociaux-démocrates ». Vendredi, il déclarait « c’est le président de la République qui a tué la majorité présidentielle » en décidant de dissoudre l’Assemblée nationale. Le contraste est très fort entre la condamnation quasi unanime de cette décision par la classe politique et les médias, et ce qu'en disent les Français. Dans un sondage réalisé par Opinionway les 17 et 18 juin, la moitié d'entre eux jugent la décision d'Emmanuel Macron justifiée. La gauche y est la plus opposée, bien qu'une proportion de 40% la juge tout de même justifiée.
 
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« Les lignes politiques ont plus bougé en sept jours qu’en sept ans », observe Raphaël Llorca, expert associé à la Fondation Jean Jaurès. Cette dissolution a pour effet principal de fragmenter un peu plus un système partisan dominé, selon l’expression du politiste Rémi Lefebvre, par les « partis personnels » depuis 2017 (Renaissance autour d’Emmanuel Macron, LFI et Jean-Luc Mélenchon, le RN et Marine Le Pen…).
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<p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 septembre 2022.</p>
<p>Elaine Meric co-dirige le théâtre de l’Aquarium à la Cartoucherie de Vincennes, et a mis en place un système de ressourcerie et de recyclage des éléments de scénographie, qu’elle explique à Philippe Meyer dans ce bada.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 septembre 2022.</p>
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<p>Vous pouvez basculer sur une autre plateforme, toujours gratuite. Le choix est ici : <a href="https://audmns.com/uSiUSLT">https://audmns.com/uSiUSLT</a>&nbsp;</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>L’UNION EUROPÉENNE SORT-ELLE INDEMNE DE L’ÉPREUVE&nbsp;?</strong></p>
<p>Un Parlement européen solidement ancré à droite, avec, à l’extrême droite, des rangs plus nourris que dans la précédente législature, même s’ils sont pour l’instant répartis en groupes hétéroclites : tel est le tableau présenté par les élections qui se sont déroulées du 6&nbsp;au 9&nbsp;juin dans les vingt-sept pays de l’Union européenne. Le Parti populaire européen, qui rassemble les élus conservateurs et de centre droit, reste le groupe le plus puissant, tandis que les sociaux-démocrates perdent du terrain et que les partis verts et libéraux accusent un net recul, au profit de la droite radicale. Un examen géographique offre cependant une autre grille de lecture. La montée de l’extrême droite est spectaculaire en Europe de l’Ouest. Elle s’installe comme force politique dans les trois plus grands pays, tous trois membres fondateurs de l’Union : la France est le cas le plus frappant, avec des scores cumulés qui frisent 40&nbsp;% des voix pour le Rassemblement national et les autres formations de droite radicale. Mais en Italie aussi, le parti Fratelli d’Italia est arrivé en tête, confortant la présidente du conseil, Giorgia Meloni. Beaucoup plus radicale, l’AfD fait une percée en Allemagne, en particulier dans les Länder de l’Est (40&nbsp;% des voix en Saxe), même si elle n’arrive que derrière la CDU-CSU au niveau fédéral. En Autriche, le FPÖ est en tête. En Belgique, les nationalistes ont infligé une lourde défaite au gouvernement ; seul contraste, le parti d’extrême droite de Geert Wilders a été battu par la gauche aux Pays-Bas. En revanche, les partis d’extrême droite et leur version illibérale d’Europe centrale postcommuniste ont reculé en Scandinavie&nbsp;: en Suède, au Danemark et en Finlande et dans une zone géographique qui apparaissait comme leur berceau&nbsp;: en Pologne, en Slovaquie ou en Hongrie.</p>
<p>Si mathématiquement, la droite radicale ne dispose pas d'une minorité de blocage dans la nouvelle assemblée, elle est en mesure de faire peser ses idées sur le climat, les migrations, l'élargissement de l'UE, le budget et l'État de droit&nbsp; Les contre-performances des écologistes dans les grands pays de l'UE qui envoient le plus grand nombre d'électeurs à Strasbourg - le groupe passerait de 71 à 53 voix - pèseront sur le « pacte vert » et la décarbonation de l'UE.</p>
<p>Les prochaines étapes seront du 16 au 19 juillet : l'élection du président du Parlement européen&nbsp;; à partir de septembre : l'élection de la présidence de la Commission européenne&nbsp;; en octobre-novembre : l'élection des commissaires européens&nbsp;; le 1er décembre : élection du président du Conseil européen.</p>
<p><br></p>
<p><strong>L’ASCENSION DU RN EST-ELLE RÉSISTIBLE&nbsp;?</strong></p>
<p>Dimanche 9 juin, en France, la liste du Rassemblement national aux élections européennes (RN) a obtenu 31,7% des voix. Le RN engrange deux fois plus de voix (14,6%) que la majorité présidentielle. Jordan Bardella donne à son parti son meilleur score à des élections européennes, supérieur de 8&nbsp;points à celui de 2019. Cette victoire constitue une étape supplémentaire vers la conquête de l'Elysée en 2027, espèrent les stratèges du parti que de nouvelles élections législatives pourraient à nouveau conforter dans les urnes. Depuis plusieurs mois, les dirigeants du RN assuraient se préparer à cette éventualité, auditionnant des candidats dans le cadre d'un « Plan Matignon » destiné à être activé en cas de dissolution. <em>« Le vote Bardella est devenu multi-classes, multi-territoires, multi-générations »</em>, indique Vincent Tiberj, sociologue et professeur à Sciences Po Bordeaux. Renforçant ses bases, les votes des ouvriers et des employés, le parti lepéniste est <em>« en progression chez les cadres, les retraités, les catholiques et les électeurs de droite classique »</em>, soit <em>« des catégories qui refusaient, moralement, et en termes de compétences, de voter pour ce parti »</em>. Autres progressions notables, selon une analyse de l’institut Ipsos : la liste Bardella gagne neuf points chez les moins de 25 ans, passant de 15 % en 2019 à 26 % des voix en 2024, et dix points dans l’électorat féminin (de 20 % des voix en 2019 à 30 % aujourd’hui). Les scores inhabituellement élevés du RN dans certaines régions, comme la Bretagne, illustrent ces différentes percées. Après s’être implanté, dans les années 2000, dans des territoires historiques de la gauche, au Nord, à l’Est et dans le Sud, le RN écrase désormais l’autre grande famille politique dans des zones fortes que sont le Sud-Est, le Grand-Est ou la Bourgogne.</p>
<p>De ce score, le président de la République a déduit la nécessité de dissoudre l'Assemblée nationale. À gauche comme à droite, petites négociations et grandes manœuvres sont lancées pour définir, en urgence, une stratégie de campagne pour les législatives qui se tiendront les 30 juin et 7 juillet. La gauche propose un Front populairedont la constitution et le programme ont jusqu’à présent laissé sur la touche Raphaël Glucksmann bien que sa liste ait fait presque fait jeu égal avec celle de Renaissance. LFI, malgré un score plus faible de moitié, ne semble en pâtir ni dans la distribution des candidatures, ni dans l’élaboration du programme.</p>
<p>Le patron de Les Républicains, Éric Ciotti a provoqué une tempête chez les siens en appelant, mardi, à rejoindre Marine Le Pen. La tête de liste LR, François-Xavier Bellamy, après s’être dressé contre Ciotti a déclaré qu’entre le RN et LFI, il choisirait le RN.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents.&nbsp;</p>
<p>Vous pouvez basculer sur une autre plateforme, toujours gratuite. Le choix est ici : <a href="https://audmns.com/uSiUSLT">https://audmns.com/uSiUSLT</a>&nbsp;</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>L’UNION EUROPÉENNE SORT-ELLE INDEMNE DE L’ÉPREUVE&nbsp;?</strong></p>
<p>Un Parlement européen solidement ancré à droite, avec, à l’extrême droite, des rangs plus nourris que dans la précédente législature, même s’ils sont pour l’instant répartis en groupes hétéroclites : tel est le tableau présenté par les élections qui se sont déroulées du 6&nbsp;au 9&nbsp;juin dans les vingt-sept pays de l’Union européenne. Le Parti populaire européen, qui rassemble les élus conservateurs et de centre droit, reste le groupe le plus puissant, tandis que les sociaux-démocrates perdent du terrain et que les partis verts et libéraux accusent un net recul, au profit de la droite radicale. Un examen géographique offre cependant une autre grille de lecture. La montée de l’extrême droite est spectaculaire en Europe de l’Ouest. Elle s’installe comme force politique dans les trois plus grands pays, tous trois membres fondateurs de l’Union : la France est le cas le plus frappant, avec des scores cumulés qui frisent 40&nbsp;% des voix pour le Rassemblement national et les autres formations de droite radicale. Mais en Italie aussi, le parti Fratelli d’Italia est arrivé en tête, confortant la présidente du conseil, Giorgia Meloni. Beaucoup plus radicale, l’AfD fait une percée en Allemagne, en particulier dans les Länder de l’Est (40&nbsp;% des voix en Saxe), même si elle n’arrive que derrière la CDU-CSU au niveau fédéral. En Autriche, le FPÖ est en tête. En Belgique, les nationalistes ont infligé une lourde défaite au gouvernement ; seul contraste, le parti d’extrême droite de Geert Wilders a été battu par la gauche aux Pays-Bas. En revanche, les partis d’extrême droite et leur version illibérale d’Europe centrale postcommuniste ont reculé en Scandinavie&nbsp;: en Suède, au Danemark et en Finlande et dans une zone géographique qui apparaissait comme leur berceau&nbsp;: en Pologne, en Slovaquie ou en Hongrie.</p>
<p>Si mathématiquement, la droite radicale ne dispose pas d'une minorité de blocage dans la nouvelle assemblée, elle est en mesure de faire peser ses idées sur le climat, les migrations, l'élargissement de l'UE, le budget et l'État de droit&nbsp; Les contre-performances des écologistes dans les grands pays de l'UE qui envoient le plus grand nombre d'électeurs à Strasbourg - le groupe passerait de 71 à 53 voix - pèseront sur le « pacte vert » et la décarbonation de l'UE.</p>
<p>Les prochaines étapes seront du 16 au 19 juillet : l'élection du président du Parlement européen&nbsp;; à partir de septembre : l'élection de la présidence de la Commission européenne&nbsp;; en octobre-novembre : l'élection des commissaires européens&nbsp;; le 1er décembre : élection du président du Conseil européen.</p>
<p><br></p>
<p><strong>L’ASCENSION DU RN EST-ELLE RÉSISTIBLE&nbsp;?</strong></p>
<p>Dimanche 9 juin, en France, la liste du Rassemblement national aux élections européennes (RN) a obtenu 31,7% des voix. Le RN engrange deux fois plus de voix (14,6%) que la majorité présidentielle. Jordan Bardella donne à son parti son meilleur score à des élections européennes, supérieur de 8&nbsp;points à celui de 2019. Cette victoire constitue une étape supplémentaire vers la conquête de l'Elysée en 2027, espèrent les stratèges du parti que de nouvelles élections législatives pourraient à nouveau conforter dans les urnes. Depuis plusieurs mois, les dirigeants du RN assuraient se préparer à cette éventualité, auditionnant des candidats dans le cadre d'un « Plan Matignon » destiné à être activé en cas de dissolution. <em>« Le vote Bardella est devenu multi-classes, multi-territoires, multi-générations »</em>, indique Vincent Tiberj, sociologue et professeur à Sciences Po Bordeaux. Renforçant ses bases, les votes des ouvriers et des employés, le parti lepéniste est <em>« en progression chez les cadres, les retraités, les catholiques et les électeurs de droite classique »</em>, soit <em>« des catégories qui refusaient, moralement, et en termes de compétences, de voter pour ce parti »</em>. Autres progressions notables, selon une analyse de l’institut Ipsos : la liste Bardella gagne neuf points chez les moins de 25 ans, passant de 15 % en 2019 à 26 % des voix en 2024, et dix points dans l’électorat féminin (de 20 % des voix en 2019 à 30 % aujourd’hui). Les scores inhabituellement élevés du RN dans certaines régions, comme la Bretagne, illustrent ces différentes percées. Après s’être implanté, dans les années 2000, dans des territoires historiques de la gauche, au Nord, à l’Est et dans le Sud, le RN écrase désormais l’autre grande famille politique dans des zones fortes que sont le Sud-Est, le Grand-Est ou la Bourgogne.</p>
<p>De ce score, le président de la République a déduit la nécessité de dissoudre l'Assemblée nationale. À gauche comme à droite, petites négociations et grandes manœuvres sont lancées pour définir, en urgence, une stratégie de campagne pour les législatives qui se tiendront les 30 juin et 7 juillet. La gauche propose un Front populairedont la constitution et le programme ont jusqu’à présent laissé sur la touche Raphaël Glucksmann bien que sa liste ait fait presque fait jeu égal avec celle de Renaissance. LFI, malgré un score plus faible de moitié, ne semble en pâtir ni dans la distribution des candidatures, ni dans l’élaboration du programme.</p>
<p>Le patron de Les Républicains, Éric Ciotti a provoqué une tempête chez les siens en appelant, mardi, à rejoindre Marine Le Pen. La tête de liste LR, François-Xavier Bellamy, après s’être dressé contre Ciotti a déclaré qu’entre le RN et LFI, il choisirait le RN.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 16 Jun 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d794473d-8d2e-4843-a9a1-a788bb4a32ce.mp3?_=1718364980" length="58229072" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 juin 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

L’UNION EUROPÉENNE SORT-ELLE INDEMNE DE L’ÉPREUVE ?
 
Un Parlement européen solidement ancré à droite, avec, à l’extrême droite, des rangs plus nourris que dans la précédente législature, même s’ils sont pour l’instant répartis en groupes hétéroclites : tel est le tableau présenté par les élections qui se sont déroulées du 6 au 9 juin dans les vingt-sept pays de l’Union européenne. Le Parti populaire européen, qui rassemble les élus conservateurs et de centre droit, reste le groupe le plus puissant, tandis que les sociaux-démocrates perdent du terrain et que les partis verts et libéraux accusent un net recul, au profit de la droite radicale. Un examen géographique offre cependant une autre grille de lecture. La montée de l’extrême droite est spectaculaire en Europe de l’Ouest. Elle s’installe comme force politique dans les trois plus grands pays, tous trois membres fondateurs de l’Union : la France est le cas le plus frappant, avec des scores cumulés qui frisent 40 % des voix pour le Rassemblement national et les autres formations de droite radicale. Mais en Italie aussi, le parti Fratelli d’Italia est arrivé en tête, confortant la présidente du conseil, Giorgia Meloni. Beaucoup plus radicale, l’AfD fait une percée en Allemagne, en particulier dans les Länder de l’Est (40 % des voix en Saxe), même si elle n’arrive que derrière la CDU-CSU au niveau fédéral. En Autriche, le FPÖ est en tête. En Belgique, les nationalistes ont infligé une lourde défaite au gouvernement ; seul contraste, le parti d’extrême droite de Geert Wilders a été battu par la gauche aux Pays-Bas. En revanche, les partis d’extrême droite et leur version illibérale d’Europe centrale postcommuniste ont reculé en Scandinavie : en Suède, au Danemark et en Finlande et dans une zone géographique qui apparaissait comme leur berceau : en Pologne, en Slovaquie ou en Hongrie.
 
Si mathématiquement, la droite radicale ne dispose pas d'une minorité de blocage dans la nouvelle assemblée, elle est en mesure de faire peser ses idées sur le climat, les migrations, l'élargissement de l'UE, le budget et l'État de droit Les contre-performances des écologistes dans les grands pays de l'UE qui envoient le plus grand nombre d'électeurs à Strasbourg - le groupe passerait de 71 à 53 voix - pèseront sur le « pacte vert » et la décarbonation de l'UE.
 
Les prochaines étapes seront du 16 au 19 juillet : l'élection du président du Parlement européen ; à partir de septembre : l'élection de la présidence de la Commission européenne ; en octobre-novembre : l'élection des commissaires européens ; le 1er décembre : élection du président du Conseil européen.
 

 
L’ASCENSION DU RN EST-ELLE RÉSISTIBLE ?
 
Dimanche 9 juin, en France, la liste du Rassemblement national aux élections européennes (RN) a obtenu 31,7% des voix. Le RN engrange deux fois plus de voix (14,6%) que la majorité présidentielle. Jordan Bardella donne à son parti son meilleur score à des élections européennes, supérieur de 8 points à celui de 2019. Cette victoire constitue une étape supplémentaire vers la conquête de l'Elysée en 2027, espèrent les stratèges du parti que de nouvelles élections législatives pourraient à nouveau conforter dans les urnes. Depuis plusieurs mois, les dirigeants du RN assuraient se préparer à cette éventualité, auditionnant des candidats dans le cadre d'un « Plan Matignon » destiné à être activé en cas de dissolution. « Le vote Bardella est devenu multi-classes, multi-territoires, multi-générations », indique Vincent Tiberj, sociologue et professeur à Sciences Po Bordeaux. Renforçant ses bases, les votes des ouvriers et des employés, le parti lepéniste est « en progression chez les cadres, les retraités, les catholiques et les électeurs de droite classique », soit « des catégories qui refusaient, moralement, et en termes de compétences, de voter pour ce parti ». Autres progressions notables, selon une analyse de l’institut Ipsos : la liste Bardella gagne neuf points chez les moins de 25 ans, passant de 15 % en 2019 à 26 % des voix en 2024, et dix points dans l’électorat féminin (de 20 % des voix en 2019 à 30 % aujourd’hui). Les scores inhabituellement élevés du RN dans certaines régions, comme la Bretagne, illustrent ces différentes percées. Après s’être implanté, dans les années 2000, dans des territoires historiques de la gauche, au Nord, à l’Est et dans le Sud, le RN écrase désormais l’autre grande famille politique dans des zones fortes que sont le Sud-Est, le Grand-Est ou la Bourgogne.
 
De ce score, le président de la République a déduit la nécessité de dissoudre l'Assemblée nationale. À gauche comme à droite, petites négociations et grandes manœuvres sont lancées pour définir, en urgence, une stratégie de campagne pour les législatives qui se tiendront les 30 juin et 7 juillet. La gauche propose un Front populairedont la constitution et le programme ont jusqu’à présent laissé sur la touche Raphaël Glucksmann bien que sa liste ait fait presque fait jeu égal avec celle de Renaissance. LFI, malgré un score plus faible de moitié, ne semble en pâtir ni dans la distribution des candidatures, ni dans l’élaboration du programme.
 
Le patron de Les Républicains, Éric Ciotti a provoqué une tempête chez les siens en appelant, mardi, à rejoindre Marine Le Pen. La tête de liste LR, François-Xavier Bellamy, après s’être dressé contre Ciotti a déclaré qu’entre le RN et LFI, il choisirait le RN.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

L’UNION EUROPÉENNE SORT-ELLE INDEMNE DE L’ÉPREUVE ?
 
Un Parlement européen solidement ancré à droite, avec, à l’extrême droite, des rangs plus nourris que dans la précédente législature, même s’ils sont pour l’instant répartis en groupes hétéroclites : tel est le tableau présenté par les élections qui se sont déroulées du 6 au 9 juin dans les vingt-sept pays de l’Union européenne. Le Parti populaire européen, qui rassemble les élus conservateurs et de centre droit, reste le groupe le plus puissant, tandis que les sociaux-démocrates perdent du terrain et que les partis verts et libéraux accusent un net recul, au profit de la droite radicale. Un examen géographique offre cependant une autre grille de lecture. La montée de l’extrême droite est spectaculaire en Europe de l’Ouest. Elle s’installe comme force politique dans les trois plus grands pays, tous trois membres fondateurs de l’Union : la France est le cas le plus frappant, avec des scores cumulés qui frisent 40 % des voix pour le Rassemblement national et les autres formations de droite radicale. Mais en Italie aussi, le parti Fratelli d’Italia est arrivé en tête, confortant la présidente du conseil, Giorgia Meloni. Beaucoup plus radicale, l’AfD fait une percée en Allemagne, en particulier dans les Länder de l’Est (40 % des voix en Saxe), même si elle n’arrive que derrière la CDU-CSU au niveau fédéral. En Autriche, le FPÖ est en tête. En Belgique, les nationalistes ont infligé une lourde défaite au gouvernement ; seul contraste, le parti d’extrême droite de Geert Wilders a été battu par la gauche aux Pays-Bas. En revanche, les partis d’extrême droite et leur version illibérale d’Europe centrale postcommuniste ont reculé en Scandinavie : en Suède, au Danemark et en Finlande et dans une zone géographique qui apparaissait comme leur berceau : en Pologne, en Slovaquie ou en Hongrie.
 
Si mathématiquement, la droite radicale ne dispose pas d'une minorité de blocage dans la nouvelle assemblée, elle est en mesure de faire peser ses idées sur le climat, les migrations, l'élargissement de l'UE, le budget et l'État de droit Les contre-performances des écologistes dans les grands pays de l'UE qui envoient le plus grand nombre d'électeurs à Strasbourg - le groupe passerait de 71 à 53 voix - pèseront sur le « pacte vert » et la décarbonation de l'UE.
 
Les prochaines étapes seront du 16 au 19 juillet : l'élection du président du Parlement européen ; à partir de septembre : l'élection de la présidence de la Commission européenne ; en octobre-novembre : l'élection des commissaires européens ; le 1er décembre : élection du président du Conseil européen.
 

 
L’ASCENSION DU RN EST-ELLE RÉSISTIBLE ?
 
Dimanche 9 juin, en France, la liste du Rassemblement national aux élections européennes (RN) a obtenu 31,7% des voix. Le RN engrange deux fois plus de voix (14,6%) que la majorité présidentielle. Jordan Bardella donne à son parti son meilleur score à des élections européennes, supérieur de 8 points à celui de 2019. Cette victoire constitue une étape supplémentaire vers la conquête de l'Elysée en 2027, espèrent les stratèges du parti que de nouvelles élections législatives pourraient à nouveau conforter dans les urnes. Depuis plusieurs mois, les dirigeants du RN assuraient se préparer à cette éventualité, auditionnant des candidats dans le cadre d'un « Plan Matignon » destiné à être activé en cas de dissolution. « Le vote Bardella est devenu multi-classes, multi-territoires, multi-générations », indique Vincent Tiberj, sociologue et professeur à Sciences Po Bordeaux. Renforçant ses bases, les votes des ouvriers et des employés, le parti lepéniste est « en progression chez les cadres, les retraités, les catholiques et les électeurs de droite classique », soit « des catégories qui refusaient, moralement, et en termes de compétences, de voter pour ce parti ». Autres progressions notables, selon une analyse de l’institut Ipsos : la liste Bardella gagne neuf points chez les moins de 25 ans, passant de 15 % en 2019 à 26 % des voix en 2024, et dix points dans l’électorat féminin (de 20 % des voix en 2019 à 30 % aujourd’hui). Les scores inhabituellement élevés du RN dans certaines régions, comme la Bretagne, illustrent ces différentes percées. Après s’être implanté, dans les années 2000, dans des territoires historiques de la gauche, au Nord, à l’Est et dans le Sud, le RN écrase désormais l’autre grande famille politique dans des zones fortes que sont le Sud-Est, le Grand-Est ou la Bourgogne.
 
De ce score, le président de la République a déduit la nécessité de dissoudre l'Assemblée nationale. À gauche comme à droite, petites négociations et grandes manœuvres sont lancées pour définir, en urgence, une stratégie de campagne pour les législatives qui se tiendront les 30 juin et 7 juillet. La gauche propose un Front populairedont la constitution et le programme ont jusqu’à présent laissé sur la touche Raphaël Glucksmann bien que sa liste ait fait presque fait jeu égal avec celle de Renaissance. LFI, malgré un score plus faible de moitié, ne semble en pâtir ni dans la distribution des candidatures, ni dans l’élaboration du programme.
 
Le patron de Les Républicains, Éric Ciotti a provoqué une tempête chez les siens en appelant, mardi, à rejoindre Marine Le Pen. La tête de liste LR, François-Xavier Bellamy, après s’être dressé contre Ciotti a déclaré qu’entre le RN et LFI, il choisirait le RN.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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<p>Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p>
<p>Épisode 2 :<br>
Dans ce deuxième épisode consacré à la galerie Roger-Viollet et à son directeur Gilles Taquet, notre invité évoque l’actualité de la galerie. Son activité d'exposition est récente : aussi permet-elle à un public varié de découvrir ses collections. Mais cette facette n’a pas remplacé son activité première : particuliers comme professionnels poussent la porte du magasin pour y acheter des clichés qu’on ne saurait trouver ailleurs.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents.&nbsp;</p>
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<p>Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p>
<p>Épisode 2 :<br>
Dans ce deuxième épisode consacré à la galerie Roger-Viollet et à son directeur Gilles Taquet, notre invité évoque l’actualité de la galerie. Son activité d'exposition est récente : aussi permet-elle à un public varié de découvrir ses collections. Mais cette facette n’a pas remplacé son activité première : particuliers comme professionnels poussent la porte du magasin pour y acheter des clichés qu’on ne saurait trouver ailleurs.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 12 Jun 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ba9aa439-cef8-47aa-a505-9f449c992cae.mp3?_=1717497322" length="19893027" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.
 
Épisode 2 :
Dans ce deuxième épisode consacré à la galerie Roger-Viollet et à son directeur Gilles Taquet, notre invité évoque l’actualité de la galerie. Son activité d'exposition est récente : aussi permet-elle à un public varié de découvrir ses collections. Mais cette facette n’a pas remplacé son activité première : particuliers comme professionnels poussent la porte du magasin pour y acheter des clichés qu’on ne saurait trouver ailleurs.
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Épisode 2 :
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Tarek Daher, délégué général d’Emmaüs France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>EMMAÜS</strong></p>
<p>Tarek Daher, vous êtes délégué général d’Emmaüs France. Diplômé de Sciences Po et des universités Paris I et Dauphine, vous débutez votre carrière dans le domaine du conseil, notamment sur les politiques publiques d’emploi et de formation professionnelle et sur les questions d’aménagement du territoire. Vous dirigez ensuite le Mouvement des Régies sept ans durant : il rassemble 130 associations, 10 000 salariés et 2 500 bénévoles intervenant principalement dans les quartiers populaires et le monde rural. Vous êtes un familier de l’économie sociale et solidaire et c’est en tant que tel qu’en 2023, vous êtes recruté par Emmaüs pour y diriger l'activité française.</p>
<p>Le Mouvement Emmaüs, fondé par l’abbé Pierre en 1949, compte aujourd’hui 300 structures indépendantes en France. Les communautés Emmaüs, longtemps des espaces de non droit, sont aujourd’hui très nombreuses et les compagnons au nombre de 5.000. Emmaüs fonctionne en autonomie et ne reçoit pas de subvention : aussi porte-t-elle toujours son projet originel, celui de l’accueil inconditionnel. Dans l’association, une valeur prime, celle du travail.</p>
<p>Parmi les activités du mouvement, des fermes pour réinsérer les détenus en leur offrant, pour la dernière année de leur peine, une période de travail salarié et responsable. L’action sociale de la Fondation Abbé Pierre, pour aider au logement des défavorisés, les SOS Familles Emmaüs qui luttent contre le malendettement des ménages en situation de précarité. Enfin, Emmaüs Solidarité coordonne à la fois accueils de jour et hébergements généralistes et spécialisés : centres d’hébergement d’urgence et de stabilisation, maisons relais, pensions de famille, centres d’hébergement et de réinsertion sociale et centre d’accueil pour demandeurs d’asile.</p>
<p>Depuis l’Abbé Pierre, Emmaüs n’a pas cessé d’évoluer. Quels sont à vos yeux les points principaux de cette évolution et comment Emmaüs s’inscrit-il dans cette économie sociale et solidaire qui représente 10% du PIB&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’appli va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents.&nbsp;</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Tarek Daher, délégué général d’Emmaüs France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>EMMAÜS</strong></p>
<p>Tarek Daher, vous êtes délégué général d’Emmaüs France. Diplômé de Sciences Po et des universités Paris I et Dauphine, vous débutez votre carrière dans le domaine du conseil, notamment sur les politiques publiques d’emploi et de formation professionnelle et sur les questions d’aménagement du territoire. Vous dirigez ensuite le Mouvement des Régies sept ans durant : il rassemble 130 associations, 10 000 salariés et 2 500 bénévoles intervenant principalement dans les quartiers populaires et le monde rural. Vous êtes un familier de l’économie sociale et solidaire et c’est en tant que tel qu’en 2023, vous êtes recruté par Emmaüs pour y diriger l'activité française.</p>
<p>Le Mouvement Emmaüs, fondé par l’abbé Pierre en 1949, compte aujourd’hui 300 structures indépendantes en France. Les communautés Emmaüs, longtemps des espaces de non droit, sont aujourd’hui très nombreuses et les compagnons au nombre de 5.000. Emmaüs fonctionne en autonomie et ne reçoit pas de subvention : aussi porte-t-elle toujours son projet originel, celui de l’accueil inconditionnel. Dans l’association, une valeur prime, celle du travail.</p>
<p>Parmi les activités du mouvement, des fermes pour réinsérer les détenus en leur offrant, pour la dernière année de leur peine, une période de travail salarié et responsable. L’action sociale de la Fondation Abbé Pierre, pour aider au logement des défavorisés, les SOS Familles Emmaüs qui luttent contre le malendettement des ménages en situation de précarité. Enfin, Emmaüs Solidarité coordonne à la fois accueils de jour et hébergements généralistes et spécialisés : centres d’hébergement d’urgence et de stabilisation, maisons relais, pensions de famille, centres d’hébergement et de réinsertion sociale et centre d’accueil pour demandeurs d’asile.</p>
<p>Depuis l’Abbé Pierre, Emmaüs n’a pas cessé d’évoluer. Quels sont à vos yeux les points principaux de cette évolution et comment Emmaüs s’inscrit-il dans cette économie sociale et solidaire qui représente 10% du PIB&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 09 Jun 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ea254f5b-8c20-48b6-b5ef-ad59058c7194.mp3?_=1713309097" length="56218271" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’appli va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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Avec cette semaine :
 

  - Tarek Daher, délégué général d’Emmaüs France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

EMMAÜS
 
Tarek Daher, vous êtes délégué général d’Emmaüs France. Diplômé de Sciences Po et des universités Paris I et Dauphine, vous débutez votre carrière dans le domaine du conseil, notamment sur les politiques publiques d’emploi et de formation professionnelle et sur les questions d’aménagement du territoire. Vous dirigez ensuite le Mouvement des Régies sept ans durant : il rassemble 130 associations, 10 000 salariés et 2 500 bénévoles intervenant principalement dans les quartiers populaires et le monde rural. Vous êtes un familier de l’économie sociale et solidaire et c’est en tant que tel qu’en 2023, vous êtes recruté par Emmaüs pour y diriger l'activité française.
 
Le Mouvement Emmaüs, fondé par l’abbé Pierre en 1949, compte aujourd’hui 300 structures indépendantes en France. Les communautés Emmaüs, longtemps des espaces de non droit, sont aujourd’hui très nombreuses et les compagnons au nombre de 5.000. Emmaüs fonctionne en autonomie et ne reçoit pas de subvention : aussi porte-t-elle toujours son projet originel, celui de l’accueil inconditionnel. Dans l’association, une valeur prime, celle du travail.
 
Parmi les activités du mouvement, des fermes pour réinsérer les détenus en leur offrant, pour la dernière année de leur peine, une période de travail salarié et responsable. L’action sociale de la Fondation Abbé Pierre, pour aider au logement des défavorisés, les SOS Familles Emmaüs qui luttent contre le malendettement des ménages en situation de précarité. Enfin, Emmaüs Solidarité coordonne à la fois accueils de jour et hébergements généralistes et spécialisés : centres d’hébergement d’urgence et de stabilisation, maisons relais, pensions de famille, centres d’hébergement et de réinsertion sociale et centre d’accueil pour demandeurs d’asile.
 
Depuis l’Abbé Pierre, Emmaüs n’a pas cessé d’évoluer. Quels sont à vos yeux les points principaux de cette évolution et comment Emmaüs s’inscrit-il dans cette économie sociale et solidaire qui représente 10% du PIB ?
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  - Tarek Daher, délégué général d’Emmaüs France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

EMMAÜS
 
Tarek Daher, vous êtes délégué général d’Emmaüs France. Diplômé de Sciences Po et des universités Paris I et Dauphine, vous débutez votre carrière dans le domaine du conseil, notamment sur les politiques publiques d’emploi et de formation professionnelle et sur les questions d’aménagement du territoire. Vous dirigez ensuite le Mouvement des Régies sept ans durant : il rassemble 130 associations, 10 000 salariés et 2 500 bénévoles intervenant principalement dans les quartiers populaires et le monde rural. Vous êtes un familier de l’économie sociale et solidaire et c’est en tant que tel qu’en 2023, vous êtes recruté par Emmaüs pour y diriger l'activité française.
 
Le Mouvement Emmaüs, fondé par l’abbé Pierre en 1949, compte aujourd’hui 300 structures indépendantes en France. Les communautés Emmaüs, longtemps des espaces de non droit, sont aujourd’hui très nombreuses et les compagnons au nombre de 5.000. Emmaüs fonctionne en autonomie et ne reçoit pas de subvention : aussi porte-t-elle toujours son projet originel, celui de l’accueil inconditionnel. Dans l’association, une valeur prime, celle du travail.
 
Parmi les activités du mouvement, des fermes pour réinsérer les détenus en leur offrant, pour la dernière année de leur peine, une période de travail salarié et responsable. L’action sociale de la Fondation Abbé Pierre, pour aider au logement des défavorisés, les SOS Familles Emmaüs qui luttent contre le malendettement des ménages en situation de précarité. Enfin, Emmaüs Solidarité coordonne à la fois accueils de jour et hébergements généralistes et spécialisés : centres d’hébergement d’urgence et de stabilisation, maisons relais, pensions de famille, centres d’hébergement et de réinsertion sociale et centre d’accueil pour demandeurs d’asile.
 
Depuis l’Abbé Pierre, Emmaüs n’a pas cessé d’évoluer. Quels sont à vos yeux les points principaux de cette évolution et comment Emmaüs s’inscrit-il dans cette économie sociale et solidaire qui représente 10% du PIB ?
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</p>
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<p>Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p>
<p>Épisode 1 : <br>
Nous recevons pour ce nouveau Bada Gilles Taquet, directeur de la galerie Roger-Viollet. Au cours de ce premier épisode, notre invité expose les débuts de ce qui était auparavant une agence, son histoire singulière et en particulier celle de ses fondateurs, Hélène Roger-Violet et son mari Jean Fischer. Gilles Taquet nous apprend également l’ampleur de la singulière boutique rue de Seine qui détient aujourd'hui plus de six millions de photographies.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents.&nbsp;</p>
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<p>Une conversation entre Gilles Taquet et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p>
<p>Épisode 1 : <br>
Nous recevons pour ce nouveau Bada Gilles Taquet, directeur de la galerie Roger-Viollet. Au cours de ce premier épisode, notre invité expose les débuts de ce qui était auparavant une agence, son histoire singulière et en particulier celle de ses fondateurs, Hélène Roger-Violet et son mari Jean Fischer. Gilles Taquet nous apprend également l’ampleur de la singulière boutique rue de Seine qui détient aujourd'hui plus de six millions de photographies.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 05 Jun 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/aadfd759-3337-46c6-97c5-c919152accee.mp3?_=1717496942" length="15927841" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’application va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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Épisode 1 : 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>ISRAËL/PALESTINE&nbsp;: QUE DOIT VOULOIR ET QUE PEUT FAIRE LA FRANCE&nbsp;?</strong></p>
<p>En 1974, la France, pionnière sur la question israélo-palestinienne, s'est prononcée en faveur de l'admission de l'Organisation de libération de la Palestine à l'ONU en tant que membre observateur. En 1982, François Mitterrand a été le premier président à exprimer devant le parlement israélien, la Knesset, le projet de création d'un État palestinien. La France a par la suite voté en faveur du statut d'État observateur non-membre aux Nations unies en 2012, et en faveur du déploiement du drapeau palestinien à l'ONU en 2015. Comme on le lit sur le site du ministère des Affaires étrangères&nbsp;: Paris s'en remet aux résolutions adoptées au sein de l'ONU, et défend donc «&nbsp;<em>une solution à deux États (résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies), une solution juste pour les réfugiés (résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies), la fin de l'occupation israélienne (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies) et la préservation du statut de Jérusalem (résolutions 476 et 478 du Conseil de sécurité des Nations unies)</em> ». La page a été mise à jour pour la dernière fois en 2020.</p>
<p>Le&nbsp;18&nbsp;octobre dernier, la France a été un des seuls pays occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies à voter le projet porté par le Brésil, d’une résolution condamnant l'attaque terroriste du Hamas, exigeant la libération des otages, mais aussi l’ouverture urgente d'un accès humanitaire et le rappel de la perspective de la création des deux États. La France a également voté les résolutions présentées par les Émirats arabes unis pour accorder de nouveaux droits à l'État «&nbsp;observateur » de Palestine au sein des Nations unies.</p>
<p>Le 21 mai, la France a apporté son soutien à la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt contre le premier ministre de l’État hébreu, Benyamin Nétanyahou, et Yoav Gallant, son ministre de la Défense, ainsi que contre trois dirigeants du Hamas. Cependant, « <em>ces demandes simultanées ne doivent pas créer d'équivalence entre le Hamas et Israël,</em> a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné. <em>D'un côté, vous avez un groupe terroriste qui s'est félicité des attaques du 7 octobre. Et de l'autre côté, vous avez un état démocratique qui doit respecter le droit international</em> ».</p>
<p>En revanche, à l’Assemblée nationale, l’initiative du député MoDem du Loiret Richard Ramos de transformer le groupe d’études à vocation internationale France-Palestine en groupe d’amitié a été rejeté le 15 mai. Et si, le 22 mai, la Norvège, l'Irlande et l'Espagne ont reconnu l'État palestinien, rejoignant les&nbsp;139&nbsp;pays qui ont déjà reconnu cet État (sur les 193 que compte l’ONU), la France a refusé de se joindre à ce mouvement. Le chef de la diplomatie française a estimé que la décision, quoique « <em>non tabou</em> », devait «&nbsp;<em>intervenir au bon moment&nbsp;</em>» et « <em>permettre une avancée décisive sur le plan politique</em> ». Dans un tweet, il a rappelé « <em>les priorités de la France : libération immédiate des otages, cessez-le-feu, aide humanitaire massive et deux États vivant en paix et en sécurité</em> ».</p>
<p><br></p>
<p><strong>EVOLUTIONS DU TEXTE SUR LA FIN DE VIE</strong></p>
<p>Le projet de loi relatif à « <em>l'accompagnement des malades et de la fin de vie</em>&nbsp;» a été présenté le 10 avril 2024 en Conseil des ministres. Il est articulé autour de trois grands axes : l'aide à mourir à proprement parler, les soins palliatifs et l'accompagnement, les droits des patients et de leurs aidants. Le 17 mai, au terme d'une intense semaine de débats, le texte a été approuvé à main levée par une commission spéciale. Débattu dans l'hémicycle depuis lundi, le texte comprend des critères d’accès à l’aide à mourir élargis à la faveur d’amendements portés en commission par la gauche, mais aussi par une partie des députés de la majorité présidentielle. La formulation du critère selon lequel, le patient devra être atteint d'une pathologie incurable qui menace ses jours <em>« à court ou moyen terme »</em> a fait l'objet de critiques de spécialistes de la fin de vie, car jugée trop floue. Elle a été réécrite par les députés de la commission spéciale qui ont préféré la notion d'affection <em>« en phase avancée ou terminale ».</em> Ce changement rend éligibles à l’aide à mourir des personnes atteintes d’affections incurables dont l’espérance de vie peut être de plusieurs années. C’est le cas de certaines maladies neurodégénératives. <em>« Cela peut conduire à inclure de nombreuses pathologies non mortelles qui sortent de la philosophie du projet de loi. Le gouvernement proposera donc d’y revenir »</em>, a indiqué le Premier ministre Gabriel Attal, dans <em>La Tribune dimanche.</em> En revanche, les quatre autres critères encadrant le droit à l’aide à mourir demeurent inchangés. Il faut être majeur, résider en France ou être de nationalité française, être capable d'exprimer ses dernières volontés avec discernement et souffrir de douleurs insupportables ou réfractaires au traitement.</p>
<p>Sur l’autre volet du projet de loi, qui prévoit le développement des soins palliatifs, le gouvernement s’est voulu rassurant. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin a rappelé que 1,1&nbsp;milliard d’euros supplémentaires sur dix ans seront consacrés au secteur financé à hauteur de 1,6&nbsp;milliard d’euros.</p>
<p>Plusieurs sondages décrivent des Français majoritairement favorables à la légalisation d'une forme d'aide à mourir. L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a salué l’avènement du projet de loi. La gauche également, ainsi que la majorité des députés macronistes. Le monde médical est divisé. Plusieurs associations de soignants se déclarent contre le texte et les opposants au projet les plus virulents demeurent les équipes de soins palliatifs. Les évêques français se sont prononcés contre le projet. Compte-tenu de la sensibilité du sujet, tous les groupes de l’Assemblée nationale laisseront à leurs membres la liberté de vote. Le Parti socialiste, les écologistes et les députés « insoumis » ont annoncé leur volonté de poursuivre l’assouplissement du texte au cours des débats, qui doivent durer quinze jours au Palais-Bourbon. La procédure d’urgence n’ayant pas été demandée, les allers-retours entre députés et sénateurs peuvent durer des mois.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’appli va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents.&nbsp;</p>
<p>Vous pouvez basculer sur une autre plateforme, toujours gratuite. Le choix est ici : <a href="https://audmns.com/uSiUSLT">https://audmns.com/uSiUSLT</a><br>
</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>ISRAËL/PALESTINE&nbsp;: QUE DOIT VOULOIR ET QUE PEUT FAIRE LA FRANCE&nbsp;?</strong></p>
<p>En 1974, la France, pionnière sur la question israélo-palestinienne, s'est prononcée en faveur de l'admission de l'Organisation de libération de la Palestine à l'ONU en tant que membre observateur. En 1982, François Mitterrand a été le premier président à exprimer devant le parlement israélien, la Knesset, le projet de création d'un État palestinien. La France a par la suite voté en faveur du statut d'État observateur non-membre aux Nations unies en 2012, et en faveur du déploiement du drapeau palestinien à l'ONU en 2015. Comme on le lit sur le site du ministère des Affaires étrangères&nbsp;: Paris s'en remet aux résolutions adoptées au sein de l'ONU, et défend donc «&nbsp;<em>une solution à deux États (résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies), une solution juste pour les réfugiés (résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies), la fin de l'occupation israélienne (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies) et la préservation du statut de Jérusalem (résolutions 476 et 478 du Conseil de sécurité des Nations unies)</em> ». La page a été mise à jour pour la dernière fois en 2020.</p>
<p>Le&nbsp;18&nbsp;octobre dernier, la France a été un des seuls pays occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies à voter le projet porté par le Brésil, d’une résolution condamnant l'attaque terroriste du Hamas, exigeant la libération des otages, mais aussi l’ouverture urgente d'un accès humanitaire et le rappel de la perspective de la création des deux États. La France a également voté les résolutions présentées par les Émirats arabes unis pour accorder de nouveaux droits à l'État «&nbsp;observateur » de Palestine au sein des Nations unies.</p>
<p>Le 21 mai, la France a apporté son soutien à la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt contre le premier ministre de l’État hébreu, Benyamin Nétanyahou, et Yoav Gallant, son ministre de la Défense, ainsi que contre trois dirigeants du Hamas. Cependant, « <em>ces demandes simultanées ne doivent pas créer d'équivalence entre le Hamas et Israël,</em> a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné. <em>D'un côté, vous avez un groupe terroriste qui s'est félicité des attaques du 7 octobre. Et de l'autre côté, vous avez un état démocratique qui doit respecter le droit international</em> ».</p>
<p>En revanche, à l’Assemblée nationale, l’initiative du député MoDem du Loiret Richard Ramos de transformer le groupe d’études à vocation internationale France-Palestine en groupe d’amitié a été rejeté le 15 mai. Et si, le 22 mai, la Norvège, l'Irlande et l'Espagne ont reconnu l'État palestinien, rejoignant les&nbsp;139&nbsp;pays qui ont déjà reconnu cet État (sur les 193 que compte l’ONU), la France a refusé de se joindre à ce mouvement. Le chef de la diplomatie française a estimé que la décision, quoique « <em>non tabou</em> », devait «&nbsp;<em>intervenir au bon moment&nbsp;</em>» et « <em>permettre une avancée décisive sur le plan politique</em> ». Dans un tweet, il a rappelé « <em>les priorités de la France : libération immédiate des otages, cessez-le-feu, aide humanitaire massive et deux États vivant en paix et en sécurité</em> ».</p>
<p><br></p>
<p><strong>EVOLUTIONS DU TEXTE SUR LA FIN DE VIE</strong></p>
<p>Le projet de loi relatif à « <em>l'accompagnement des malades et de la fin de vie</em>&nbsp;» a été présenté le 10 avril 2024 en Conseil des ministres. Il est articulé autour de trois grands axes : l'aide à mourir à proprement parler, les soins palliatifs et l'accompagnement, les droits des patients et de leurs aidants. Le 17 mai, au terme d'une intense semaine de débats, le texte a été approuvé à main levée par une commission spéciale. Débattu dans l'hémicycle depuis lundi, le texte comprend des critères d’accès à l’aide à mourir élargis à la faveur d’amendements portés en commission par la gauche, mais aussi par une partie des députés de la majorité présidentielle. La formulation du critère selon lequel, le patient devra être atteint d'une pathologie incurable qui menace ses jours <em>« à court ou moyen terme »</em> a fait l'objet de critiques de spécialistes de la fin de vie, car jugée trop floue. Elle a été réécrite par les députés de la commission spéciale qui ont préféré la notion d'affection <em>« en phase avancée ou terminale ».</em> Ce changement rend éligibles à l’aide à mourir des personnes atteintes d’affections incurables dont l’espérance de vie peut être de plusieurs années. C’est le cas de certaines maladies neurodégénératives. <em>« Cela peut conduire à inclure de nombreuses pathologies non mortelles qui sortent de la philosophie du projet de loi. Le gouvernement proposera donc d’y revenir »</em>, a indiqué le Premier ministre Gabriel Attal, dans <em>La Tribune dimanche.</em> En revanche, les quatre autres critères encadrant le droit à l’aide à mourir demeurent inchangés. Il faut être majeur, résider en France ou être de nationalité française, être capable d'exprimer ses dernières volontés avec discernement et souffrir de douleurs insupportables ou réfractaires au traitement.</p>
<p>Sur l’autre volet du projet de loi, qui prévoit le développement des soins palliatifs, le gouvernement s’est voulu rassurant. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin a rappelé que 1,1&nbsp;milliard d’euros supplémentaires sur dix ans seront consacrés au secteur financé à hauteur de 1,6&nbsp;milliard d’euros.</p>
<p>Plusieurs sondages décrivent des Français majoritairement favorables à la légalisation d'une forme d'aide à mourir. L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a salué l’avènement du projet de loi. La gauche également, ainsi que la majorité des députés macronistes. Le monde médical est divisé. Plusieurs associations de soignants se déclarent contre le texte et les opposants au projet les plus virulents demeurent les équipes de soins palliatifs. Les évêques français se sont prononcés contre le projet. Compte-tenu de la sensibilité du sujet, tous les groupes de l’Assemblée nationale laisseront à leurs membres la liberté de vote. Le Parti socialiste, les écologistes et les députés « insoumis » ont annoncé leur volonté de poursuivre l’assouplissement du texte au cours des débats, qui doivent durer quinze jours au Palais-Bourbon. La procédure d’urgence n’ayant pas été demandée, les allers-retours entre députés et sénateurs peuvent durer des mois.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 02 Jun 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/034df6a0-7681-4f73-bfaa-9f9968fd68b9.mp3?_=1717113756" length="59183273" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’appli va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 31 mai 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.


 
ISRAËL/PALESTINE : QUE DOIT VOULOIR ET QUE PEUT FAIRE LA FRANCE ?
 
En 1974, la France, pionnière sur la question israélo-palestinienne, s'est prononcée en faveur de l'admission de l'Organisation de libération de la Palestine à l'ONU en tant que membre observateur. En 1982, François Mitterrand a été le premier président à exprimer devant le parlement israélien, la Knesset, le projet de création d'un État palestinien. La France a par la suite voté en faveur du statut d'État observateur non-membre aux Nations unies en 2012, et en faveur du déploiement du drapeau palestinien à l'ONU en 2015. Comme on le lit sur le site du ministère des Affaires étrangères : Paris s'en remet aux résolutions adoptées au sein de l'ONU, et défend donc « une solution à deux États (résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies), une solution juste pour les réfugiés (résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies), la fin de l'occupation israélienne (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies) et la préservation du statut de Jérusalem (résolutions 476 et 478 du Conseil de sécurité des Nations unies) ». La page a été mise à jour pour la dernière fois en 2020.
 
Le 18 octobre dernier, la France a été un des seuls pays occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies à voter le projet porté par le Brésil, d’une résolution condamnant l'attaque terroriste du Hamas, exigeant la libération des otages, mais aussi l’ouverture urgente d'un accès humanitaire et le rappel de la perspective de la création des deux États. La France a également voté les résolutions présentées par les Émirats arabes unis pour accorder de nouveaux droits à l'État « observateur » de Palestine au sein des Nations unies.
 
Le 21 mai, la France a apporté son soutien à la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt contre le premier ministre de l’État hébreu, Benyamin Nétanyahou, et Yoav Gallant, son ministre de la Défense, ainsi que contre trois dirigeants du Hamas. Cependant, « ces demandes simultanées ne doivent pas créer d'équivalence entre le Hamas et Israël, a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné. D'un côté, vous avez un groupe terroriste qui s'est félicité des attaques du 7 octobre. Et de l'autre côté, vous avez un état démocratique qui doit respecter le droit international ».
 
En revanche, à l’Assemblée nationale, l’initiative du député MoDem du Loiret Richard Ramos de transformer le groupe d’études à vocation internationale France-Palestine en groupe d’amitié a été rejeté le 15 mai. Et si, le 22 mai, la Norvège, l'Irlande et l'Espagne ont reconnu l'État palestinien, rejoignant les 139 pays qui ont déjà reconnu cet État (sur les 193 que compte l’ONU), la France a refusé de se joindre à ce mouvement. Le chef de la diplomatie française a estimé que la décision, quoique « non tabou », devait « intervenir au bon moment » et « permettre une avancée décisive sur le plan politique ». Dans un tweet, il a rappelé « les priorités de la France : libération immédiate des otages, cessez-le-feu, aide humanitaire massive et deux États vivant en paix et en sécurité ».
 

 
EVOLUTIONS DU TEXTE SUR LA FIN DE VIE
 
Le projet de loi relatif à « l'accompagnement des malades et de la fin de vie » a été présenté le 10 avril 2024 en Conseil des ministres. Il est articulé autour de trois grands axes : l'aide à mourir à proprement parler, les soins palliatifs et l'accompagnement, les droits des patients et de leurs aidants. Le 17 mai, au terme d'une intense semaine de débats, le texte a été approuvé à main levée par une commission spéciale. Débattu dans l'hémicycle depuis lundi, le texte comprend des critères d’accès à l’aide à mourir élargis à la faveur d’amendements portés en commission par la gauche, mais aussi par une partie des députés de la majorité présidentielle. La formulation du critère selon lequel, le patient devra être atteint d'une pathologie incurable qui menace ses jours « à court ou moyen terme » a fait l'objet de critiques de spécialistes de la fin de vie, car jugée trop floue. Elle a été réécrite par les députés de la commission spéciale qui ont préféré la notion d'affection « en phase avancée ou terminale ». Ce changement rend éligibles à l’aide à mourir des personnes atteintes d’affections incurables dont l’espérance de vie peut être de plusieurs années. C’est le cas de certaines maladies neurodégénératives. « Cela peut conduire à inclure de nombreuses pathologies non mortelles qui sortent de la philosophie du projet de loi. Le gouvernement proposera donc d’y revenir », a indiqué le Premier ministre Gabriel Attal, dans La Tribune dimanche. En revanche, les quatre autres critères encadrant le droit à l’aide à mourir demeurent inchangés. Il faut être majeur, résider en France ou être de nationalité française, être capable d'exprimer ses dernières volontés avec discernement et souffrir de douleurs insupportables ou réfractaires au traitement.
 
Sur l’autre volet du projet de loi, qui prévoit le développement des soins palliatifs, le gouvernement s’est voulu rassurant. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin a rappelé que 1,1 milliard d’euros supplémentaires sur dix ans seront consacrés au secteur financé à hauteur de 1,6 milliard d’euros.
 
Plusieurs sondages décrivent des Français majoritairement favorables à la légalisation d'une forme d'aide à mourir. L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a salué l’avènement du projet de loi. La gauche également, ainsi que la majorité des députés macronistes. Le monde médical est divisé. Plusieurs associations de soignants se déclarent contre le texte et les opposants au projet les plus virulents demeurent les équipes de soins palliatifs. Les évêques français se sont prononcés contre le projet. Compte-tenu de la sensibilité du sujet, tous les groupes de l’Assemblée nationale laisseront à leurs membres la liberté de vote. Le Parti socialiste, les écologistes et les députés « insoumis » ont annoncé leur volonté de poursuivre l’assouplissement du texte au cours des débats, qui doivent durer quinze jours au Palais-Bourbon. La procédure d’urgence n’ayant pas été demandée, les allers-retours entre députés et sénateurs peuvent durer des mois.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.


 
ISRAËL/PALESTINE : QUE DOIT VOULOIR ET QUE PEUT FAIRE LA FRANCE ?
 
En 1974, la France, pionnière sur la question israélo-palestinienne, s'est prononcée en faveur de l'admission de l'Organisation de libération de la Palestine à l'ONU en tant que membre observateur. En 1982, François Mitterrand a été le premier président à exprimer devant le parlement israélien, la Knesset, le projet de création d'un État palestinien. La France a par la suite voté en faveur du statut d'État observateur non-membre aux Nations unies en 2012, et en faveur du déploiement du drapeau palestinien à l'ONU en 2015. Comme on le lit sur le site du ministère des Affaires étrangères : Paris s'en remet aux résolutions adoptées au sein de l'ONU, et défend donc « une solution à deux États (résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies), une solution juste pour les réfugiés (résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies), la fin de l'occupation israélienne (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies) et la préservation du statut de Jérusalem (résolutions 476 et 478 du Conseil de sécurité des Nations unies) ». La page a été mise à jour pour la dernière fois en 2020.
 
Le 18 octobre dernier, la France a été un des seuls pays occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies à voter le projet porté par le Brésil, d’une résolution condamnant l'attaque terroriste du Hamas, exigeant la libération des otages, mais aussi l’ouverture urgente d'un accès humanitaire et le rappel de la perspective de la création des deux États. La France a également voté les résolutions présentées par les Émirats arabes unis pour accorder de nouveaux droits à l'État « observateur » de Palestine au sein des Nations unies.
 
Le 21 mai, la France a apporté son soutien à la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt contre le premier ministre de l’État hébreu, Benyamin Nétanyahou, et Yoav Gallant, son ministre de la Défense, ainsi que contre trois dirigeants du Hamas. Cependant, « ces demandes simultanées ne doivent pas créer d'équivalence entre le Hamas et Israël, a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné. D'un côté, vous avez un groupe terroriste qui s'est félicité des attaques du 7 octobre. Et de l'autre côté, vous avez un état démocratique qui doit respecter le droit international ».
 
En revanche, à l’Assemblée nationale, l’initiative du député MoDem du Loiret Richard Ramos de transformer le groupe d’études à vocation internationale France-Palestine en groupe d’amitié a été rejeté le 15 mai. Et si, le 22 mai, la Norvège, l'Irlande et l'Espagne ont reconnu l'État palestinien, rejoignant les 139 pays qui ont déjà reconnu cet État (sur les 193 que compte l’ONU), la France a refusé de se joindre à ce mouvement. Le chef de la diplomatie française a estimé que la décision, quoique « non tabou », devait « intervenir au bon moment » et « permettre une avancée décisive sur le plan politique ». Dans un tweet, il a rappelé « les priorités de la France : libération immédiate des otages, cessez-le-feu, aide humanitaire massive et deux États vivant en paix et en sécurité ».
 

 
EVOLUTIONS DU TEXTE SUR LA FIN DE VIE
 
Le projet de loi relatif à « l'accompagnement des malades et de la fin de vie » a été présenté le 10 avril 2024 en Conseil des ministres. Il est articulé autour de trois grands axes : l'aide à mourir à proprement parler, les soins palliatifs et l'accompagnement, les droits des patients et de leurs aidants. Le 17 mai, au terme d'une intense semaine de débats, le texte a été approuvé à main levée par une commission spéciale. Débattu dans l'hémicycle depuis lundi, le texte comprend des critères d’accès à l’aide à mourir élargis à la faveur d’amendements portés en commission par la gauche, mais aussi par une partie des députés de la majorité présidentielle. La formulation du critère selon lequel, le patient devra être atteint d'une pathologie incurable qui menace ses jours « à court ou moyen terme » a fait l'objet de critiques de spécialistes de la fin de vie, car jugée trop floue. Elle a été réécrite par les députés de la commission spéciale qui ont préféré la notion d'affection « en phase avancée ou terminale ». Ce changement rend éligibles à l’aide à mourir des personnes atteintes d’affections incurables dont l’espérance de vie peut être de plusieurs années. C’est le cas de certaines maladies neurodégénératives. « Cela peut conduire à inclure de nombreuses pathologies non mortelles qui sortent de la philosophie du projet de loi. Le gouvernement proposera donc d’y revenir », a indiqué le Premier ministre Gabriel Attal, dans La Tribune dimanche. En revanche, les quatre autres critères encadrant le droit à l’aide à mourir demeurent inchangés. Il faut être majeur, résider en France ou être de nationalité française, être capable d'exprimer ses dernières volontés avec discernement et souffrir de douleurs insupportables ou réfractaires au traitement.
 
Sur l’autre volet du projet de loi, qui prévoit le développement des soins palliatifs, le gouvernement s’est voulu rassurant. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin a rappelé que 1,1 milliard d’euros supplémentaires sur dix ans seront consacrés au secteur financé à hauteur de 1,6 milliard d’euros.
 
Plusieurs sondages décrivent des Français majoritairement favorables à la légalisation d'une forme d'aide à mourir. L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a salué l’avènement du projet de loi. La gauche également, ainsi que la majorité des députés macronistes. Le monde médical est divisé. Plusieurs associations de soignants se déclarent contre le texte et les opposants au projet les plus virulents demeurent les équipes de soins palliatifs. Les évêques français se sont prononcés contre le projet. Compte-tenu de la sensibilité du sujet, tous les groupes de l’Assemblée nationale laisseront à leurs membres la liberté de vote. Le Parti socialiste, les écologistes et les députés « insoumis » ont annoncé leur volonté de poursuivre l’assouplissement du texte au cours des débats, qui doivent durer quinze jours au Palais-Bourbon. La procédure d’urgence n’ayant pas été demandée, les allers-retours entre députés et sénateurs peuvent durer des mois.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l’appli va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. 
 
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<p><br></p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Jean-François Merle, conseiller d’Etat honoraire et ancien collaborateur de Michel Rocard.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>NOUVELLE-CALÉDONIE&nbsp;: UNE PAGE MAL TOURNÉE</strong><br>
Le 12 décembre 2021, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont été appelés pour la troisième fois à s’exprimer par référendum sur l’indépendance de leur île. Située à 1 400km à l’Est de l’Australie, elle est une collectivité d’Outre-Mer française à statut particulier. Le territoire a conservé des séquelles de sa colonisation, fracturé entre d’un côté au nord et dans les îles Loyauté des populations indigènes kanakes, principale force indépendantiste, et au sud une large majorité de « Caldoches », descendants d’Européens, fournissant le gros des forces loyalistes. L’opposition historique entre ces deux camps a dégénéré et basculé dans le sang au cours des années 80, avant d’aboutir à la négociation, puis aux accords de Matignon-Oudinot en 1988 dont les visées étaient de pacifier les relations en entamant un processus d’émancipation. Dix ans plus tard, l’accord de Nouméa accordait une relative autonomisation à ces îles du Pacifique, en les dotant d’institutions propres et en leur promettant trois referendums sur leur indépendance dans les vingt ans. Si au cours des deux précédentes consultations, en 2018 et 2020, une majorité de Calédoniens a voté en faveur d’un maintien dans la République, l’écart s’est progressivement réduit et le « non » à la question « Voulez- vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » ne l’a emporté l’an dernier qu’à 53,3% des voix. (56,4% en 2018).Le référendum du 12 décembre s’est traduit par un non à l’indépendance à 96,49% des voix et 3,4% de oui. Ses suites sont frappées d’incertitudes diverses en raison d’un appel au boycott d’une majorité des mouvements indépendantistes, qui souhaitaient un report du scrutin en arguant d’une situation sanitaire ne permettant pas le déroulement optimal de la consultation. Cet appel a été largement suivi puisque le taux de participation s’est établi à 43,90% cette année, contre près de 86% lors de la dernière consultation en 2020. Autant d’éléments qui complexifient les négociations nécessaires à la définition d’un nouveau statut pour le Caillou.L’île est placée au cœur de tensions entre la Chine et ses voisins en Asie, à la fois pour ses ressources, dans la mesure où elle concentre 15% des réserves mondiales de nickel, et son emplacement privilégié en Océanie, alors que l’Empire du Milieu tisse progressivement des liens par ses Nouvelles Routes de la Soie vers l’Europe.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette émission est une rediffusion.</p>
<p><br></p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Jean-François Merle, conseiller d’Etat honoraire et ancien collaborateur de Michel Rocard.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>NOUVELLE-CALÉDONIE&nbsp;: UNE PAGE MAL TOURNÉE</strong><br>
Le 12 décembre 2021, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont été appelés pour la troisième fois à s’exprimer par référendum sur l’indépendance de leur île. Située à 1 400km à l’Est de l’Australie, elle est une collectivité d’Outre-Mer française à statut particulier. Le territoire a conservé des séquelles de sa colonisation, fracturé entre d’un côté au nord et dans les îles Loyauté des populations indigènes kanakes, principale force indépendantiste, et au sud une large majorité de « Caldoches », descendants d’Européens, fournissant le gros des forces loyalistes. L’opposition historique entre ces deux camps a dégénéré et basculé dans le sang au cours des années 80, avant d’aboutir à la négociation, puis aux accords de Matignon-Oudinot en 1988 dont les visées étaient de pacifier les relations en entamant un processus d’émancipation. Dix ans plus tard, l’accord de Nouméa accordait une relative autonomisation à ces îles du Pacifique, en les dotant d’institutions propres et en leur promettant trois referendums sur leur indépendance dans les vingt ans. Si au cours des deux précédentes consultations, en 2018 et 2020, une majorité de Calédoniens a voté en faveur d’un maintien dans la République, l’écart s’est progressivement réduit et le « non » à la question « Voulez- vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » ne l’a emporté l’an dernier qu’à 53,3% des voix. (56,4% en 2018).Le référendum du 12 décembre s’est traduit par un non à l’indépendance à 96,49% des voix et 3,4% de oui. Ses suites sont frappées d’incertitudes diverses en raison d’un appel au boycott d’une majorité des mouvements indépendantistes, qui souhaitaient un report du scrutin en arguant d’une situation sanitaire ne permettant pas le déroulement optimal de la consultation. Cet appel a été largement suivi puisque le taux de participation s’est établi à 43,90% cette année, contre près de 86% lors de la dernière consultation en 2020. Autant d’éléments qui complexifient les négociations nécessaires à la définition d’un nouveau statut pour le Caillou.L’île est placée au cœur de tensions entre la Chine et ses voisins en Asie, à la fois pour ses ressources, dans la mesure où elle concentre 15% des réserves mondiales de nickel, et son emplacement privilégié en Océanie, alors que l’Empire du Milieu tisse progressivement des liens par ses Nouvelles Routes de la Soie vers l’Europe.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 29 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f4bc5eb1-a85f-4a2a-a617-6562b8cfd971.mp3?_=1716928574" length="55057205" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Cette émission est une rediffusion.
 

 
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  - Jean-François Merle, conseiller d’Etat honoraire et ancien collaborateur de Michel Rocard.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
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  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

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Le 12 décembre 2021, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont été appelés pour la troisième fois à s’exprimer par référendum sur l’indépendance de leur île. Située à 1 400km à l’Est de l’Australie, elle est une collectivité d’Outre-Mer française à statut particulier. Le territoire a conservé des séquelles de sa colonisation, fracturé entre d’un côté au nord et dans les îles Loyauté des populations indigènes kanakes, principale force indépendantiste, et au sud une large majorité de « Caldoches », descendants d’Européens, fournissant le gros des forces loyalistes. L’opposition historique entre ces deux camps a dégénéré et basculé dans le sang au cours des années 80, avant d’aboutir à la négociation, puis aux accords de Matignon-Oudinot en 1988 dont les visées étaient de pacifier les relations en entamant un processus d’émancipation. Dix ans plus tard, l’accord de Nouméa accordait une relative autonomisation à ces îles du Pacifique, en les dotant d’institutions propres et en leur promettant trois referendums sur leur indépendance dans les vingt ans. Si au cours des deux précédentes consultations, en 2018 et 2020, une majorité de Calédoniens a voté en faveur d’un maintien dans la République, l’écart s’est progressivement réduit et le « non » à la question « Voulez- vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » ne l’a emporté l’an dernier qu’à 53,3% des voix. (56,4% en 2018).Le référendum du 12 décembre s’est traduit par un non à l’indépendance à 96,49% des voix et 3,4% de oui. Ses suites sont frappées d’incertitudes diverses en raison d’un appel au boycott d’une majorité des mouvements indépendantistes, qui souhaitaient un report du scrutin en arguant d’une situation sanitaire ne permettant pas le déroulement optimal de la consultation. Cet appel a été largement suivi puisque le taux de participation s’est établi à 43,90% cette année, contre près de 86% lors de la dernière consultation en 2020. Autant d’éléments qui complexifient les négociations nécessaires à la définition d’un nouveau statut pour le Caillou.L’île est placée au cœur de tensions entre la Chine et ses voisins en Asie, à la fois pour ses ressources, dans la mesure où elle concentre 15% des réserves mondiales de nickel, et son emplacement privilégié en Océanie, alors que l’Empire du Milieu tisse progressivement des liens par ses Nouvelles Routes de la Soie vers l’Europe.
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  - Jean-François Merle, conseiller d’Etat honoraire et ancien collaborateur de Michel Rocard.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

NOUVELLE-CALÉDONIE : UNE PAGE MAL TOURNÉE
Le 12 décembre 2021, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont été appelés pour la troisième fois à s’exprimer par référendum sur l’indépendance de leur île. Située à 1 400km à l’Est de l’Australie, elle est une collectivité d’Outre-Mer française à statut particulier. Le territoire a conservé des séquelles de sa colonisation, fracturé entre d’un côté au nord et dans les îles Loyauté des populations indigènes kanakes, principale force indépendantiste, et au sud une large majorité de « Caldoches », descendants d’Européens, fournissant le gros des forces loyalistes. L’opposition historique entre ces deux camps a dégénéré et basculé dans le sang au cours des années 80, avant d’aboutir à la négociation, puis aux accords de Matignon-Oudinot en 1988 dont les visées étaient de pacifier les relations en entamant un processus d’émancipation. Dix ans plus tard, l’accord de Nouméa accordait une relative autonomisation à ces îles du Pacifique, en les dotant d’institutions propres et en leur promettant trois referendums sur leur indépendance dans les vingt ans. Si au cours des deux précédentes consultations, en 2018 et 2020, une majorité de Calédoniens a voté en faveur d’un maintien dans la République, l’écart s’est progressivement réduit et le « non » à la question « Voulez- vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » ne l’a emporté l’an dernier qu’à 53,3% des voix. (56,4% en 2018).Le référendum du 12 décembre s’est traduit par un non à l’indépendance à 96,49% des voix et 3,4% de oui. Ses suites sont frappées d’incertitudes diverses en raison d’un appel au boycott d’une majorité des mouvements indépendantistes, qui souhaitaient un report du scrutin en arguant d’une situation sanitaire ne permettant pas le déroulement optimal de la consultation. Cet appel a été largement suivi puisque le taux de participation s’est établi à 43,90% cette année, contre près de 86% lors de la dernière consultation en 2020. Autant d’éléments qui complexifient les négociations nécessaires à la définition d’un nouveau statut pour le Caillou.L’île est placée au cœur de tensions entre la Chine et ses voisins en Asie, à la fois pour ses ressources, dans la mesure où elle concentre 15% des réserves mondiales de nickel, et son emplacement privilégié en Océanie, alors que l’Empire du Milieu tisse progressivement des liens par ses Nouvelles Routes de la Soie vers l’Europe.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Cette émission est une rediffusion.
 

 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.
 
Avec :
 

  - Jean-François Merle,...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>57:21</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/PvSfzdc]]></podcast:txt><itunes:episode>388</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’Ukraine à la peine / Nouvelle-Calédonie : la tourmente]]></title><guid isPermaLink="false">296136ca-0e64-40b8-8261-e1597a9ff132</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mai 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>L’UKRAINE À LA PEINE</strong></p>
<p>La Russie a lancé le 10 mai une offensive surprise contre Kharkiv, deuxième ville du pays, emportant de l'aveu de l'état-major ukrainien des « <em>succès tactiques</em> ». L’Ukraine a été prise de court, ses forces étant affaiblies par le manque d'armements et d'hommes, du fait notamment de la lenteur de l'aide européenne et de l'arrêt quasi-total pendant des mois de celle venant des États-Unis.</p>
<p>En visite à Kyiv, le 15&nbsp;mai, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken a, pour la première fois, laissé entendre que les forces ukrainiennes pourraient frapper le territoire russe avec des armes fournies par les Etats-Unis. Depuis le début du conflit, les alliés de l’Ukraine étaient inflexibles : interdiction d’utiliser leurs missiles, drones ou obus pour bombarder des cibles situées hors du territoire souverain du pays. Seul le sol ukrainien – comprendre la Crimée et la partie du Donbass occupées par les Russes – pouvait être visé. Imposée par peur d’une escalade avec Moscou, cette restriction était respectée par Kyiv, qui dépendait trop des livraisons occidentales pour enfreindre la règle fixée par ses alliés. L’offensive lancée le 10&nbsp;mai par Moscou dans la région de Kharkiv a changé la donne. Antony Blinken a également annoncé une aide militaire de 2 milliards de dollars pour renforcer les capacités de défense de l'Ukraine. Elle provient de l'enveloppe de 60&nbsp;Mds de dollars en faveur de l'Ukraine, récemment approuvée par le <a href="http://www.lefigaro.fr/international/washington-informe-le-congres-d-une-livraison-d-armes-a-israel-pour-un-milliard-de-dollars-20240515"><u>Congrès américain</u></a> après des mois de blocage. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé que la défense aérienne constituait <em>« le plus gros problème »</em> de l'Ukraine, et son <em>«&nbsp;plus grand déficit ».</em> Selon lui, l'Ukraine aurait besoin de deux systèmes Patriot supplémentaires pour défendre Kharkiv. Les États-Unis ne sont pas les seuls à se mobiliser en faveur de l’Ukraine&nbsp;: le 13 mai, le chancelier allemand Olaf Scholz et ses homologues des pays nordiques ont appelé à renforcer d'urgence l'aide à l'Ukraine, alors que la France a annoncé la livraison à venir d'un nouveau lot de missiles Aster sol-air à Kyiv. Mardi, l’Union européenne a validé l'utilisation des revenus issus des avoirs russes gelés, soit 3Mds€ cette année dont 90% devraient aller aux forces armées ukrainiennes. Réunis depuis jeudi à Stresa en Italie, les ministres des finances du G7 discutent d'un plan américain visant à accorder à l'Ukraine jusqu'à 50&nbsp;Mds de dollars de prêt garanti par les futurs bénéfices générés par les actifs russes immobilisés.</p>
<p>Selon le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Christopher Cavoli, la Russie n'aurait pas les forces suffisantes pour aboutir à une percée majeure dans son offensive en cours en Ukraine. Dimanche, l'état-major ukrainien affirmait que les attaques russes dans la région de Kharkiv avaient été « <em>légèrement ralenties</em>&nbsp;». Toutefois l'Organisation mondiale de la santé a indiqué mardi que plus de 14.000 personnes ont été déplacées en raison des combats.</p>
<p><strong>NOUVELLE-CALÉDONIE&nbsp;: LA TOURMENTE</strong></p>
<p>Pillages, incendies, échanges de tirs... La Nouvelle-Calédonie est secouée depuis le 13 mai par des émeutes qui ont déjà fait six victimes et de considérables dégâts qui pèsent sur la vie quotidienne des populations. Elles vont avoir de lourdes conséquences pour l'économie locale déjà traversée par une grave crise du nickel, qui représente plus de 25% des emplois du « Caillou&nbsp;», et près de 20% de son PIB et qui a connu en 2023 une baisse de prix de 45%. Afin de rétablir l’ordre, le président de la République a annoncé l'état d'urgence, entré en vigueur le 15&nbsp;mai à Nouméa. Il consiste en un couvre-feu nocturne, l'interdiction des rassemblements, du transport d'armes et de la vente d'alcool ainsi que l'interdiction de l’application TikTok.</p>
<p>La Nouvelle-Calédonie est devenue un Territoire d'outre-mer en 1946 et les Kanak ont obtenu la nationalité française, puis le droit de vote. Les violences qui ont opposé indépendantistes kanaks et loyalistes caldoches dans les années 1980, ont trouvé un apaisement en 1988 à travers les accords de Matignon négociés par Michel Rocard, accords qui organisaient un rééquilibrage économique et un partage du pouvoir politique. En 1998 l’accord de Nouméa a doté l'archipel d'un statut unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive et sur trois référendums. Le premier, en 2018, voit le non à l'indépendance l'emporter à 56,7%, ce que confirme le deuxième, en 2020 (53,26% de non). En 2021 le non l'emporte à 96,5%, mais les indépendantistes contestent la validité du scrutin, marqué par une forte abstention (56,1 %) en pleine épidémie de Covid-19. Jusqu’à présent seuls les électeurs inscrits sur listes avant 1998 et leurs descendants étaient reconnus par le code électoral de Nouvelle-Calédonie pour les élections régionales. En votant un projet d’élargissement du corps électoral aux résidents depuis au moins dix ans, l’Assemblée nationale et le Sénat ont ouvert la voie à une réforme constitutionnelle qui devrait être approuvée par le Congrès. Les indépendantistes la rejettent, estimant qu'elle lèse le poids électoral du peuple autochtone Kanak. Quelque 271.400 habitants, selon le dernier recensement de 2019, vivent dans l'archipel. Parmi eux, 29% de la population est issue de la communauté européenne, dont les Caldoches, descendants des colons blancs. Les Kanak, premiers habitants du pays, sont progressivement devenus minoritaires sur l’archipel avec 41% de la population aujourd’hui, tandis que l’on compte 30&nbsp;% d’habitants originaires d’îles du Pacifique ou répondant à la catégorie «&nbsp;autres ».</p>
<p>Jeudi à Nouméa, le chef de l’État, à défaut de retirer le projet de réforme du corps électoral, s’est engagé à ne pas le «&nbsp;<em>passer en force</em>&nbsp;». En cas d’accord politique global, il souhaite que le projet soit soumis au vote des Néocalédoniens. Conditionnant la fin de l’état d’urgence à la levée des barrages, il a aussi annoncé la mise en place d’une «&nbsp;<em>mission de médiation et de travail</em>&nbsp;» pour remettre tous les acteurs politiques autour de la table, avec la promesse d’un État «&nbsp;<em>impartial</em>&nbsp;».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mai 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>L’UKRAINE À LA PEINE</strong></p>
<p>La Russie a lancé le 10 mai une offensive surprise contre Kharkiv, deuxième ville du pays, emportant de l'aveu de l'état-major ukrainien des « <em>succès tactiques</em> ». L’Ukraine a été prise de court, ses forces étant affaiblies par le manque d'armements et d'hommes, du fait notamment de la lenteur de l'aide européenne et de l'arrêt quasi-total pendant des mois de celle venant des États-Unis.</p>
<p>En visite à Kyiv, le 15&nbsp;mai, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken a, pour la première fois, laissé entendre que les forces ukrainiennes pourraient frapper le territoire russe avec des armes fournies par les Etats-Unis. Depuis le début du conflit, les alliés de l’Ukraine étaient inflexibles : interdiction d’utiliser leurs missiles, drones ou obus pour bombarder des cibles situées hors du territoire souverain du pays. Seul le sol ukrainien – comprendre la Crimée et la partie du Donbass occupées par les Russes – pouvait être visé. Imposée par peur d’une escalade avec Moscou, cette restriction était respectée par Kyiv, qui dépendait trop des livraisons occidentales pour enfreindre la règle fixée par ses alliés. L’offensive lancée le 10&nbsp;mai par Moscou dans la région de Kharkiv a changé la donne. Antony Blinken a également annoncé une aide militaire de 2 milliards de dollars pour renforcer les capacités de défense de l'Ukraine. Elle provient de l'enveloppe de 60&nbsp;Mds de dollars en faveur de l'Ukraine, récemment approuvée par le <a href="http://www.lefigaro.fr/international/washington-informe-le-congres-d-une-livraison-d-armes-a-israel-pour-un-milliard-de-dollars-20240515"><u>Congrès américain</u></a> après des mois de blocage. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé que la défense aérienne constituait <em>« le plus gros problème »</em> de l'Ukraine, et son <em>«&nbsp;plus grand déficit ».</em> Selon lui, l'Ukraine aurait besoin de deux systèmes Patriot supplémentaires pour défendre Kharkiv. Les États-Unis ne sont pas les seuls à se mobiliser en faveur de l’Ukraine&nbsp;: le 13 mai, le chancelier allemand Olaf Scholz et ses homologues des pays nordiques ont appelé à renforcer d'urgence l'aide à l'Ukraine, alors que la France a annoncé la livraison à venir d'un nouveau lot de missiles Aster sol-air à Kyiv. Mardi, l’Union européenne a validé l'utilisation des revenus issus des avoirs russes gelés, soit 3Mds€ cette année dont 90% devraient aller aux forces armées ukrainiennes. Réunis depuis jeudi à Stresa en Italie, les ministres des finances du G7 discutent d'un plan américain visant à accorder à l'Ukraine jusqu'à 50&nbsp;Mds de dollars de prêt garanti par les futurs bénéfices générés par les actifs russes immobilisés.</p>
<p>Selon le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Christopher Cavoli, la Russie n'aurait pas les forces suffisantes pour aboutir à une percée majeure dans son offensive en cours en Ukraine. Dimanche, l'état-major ukrainien affirmait que les attaques russes dans la région de Kharkiv avaient été « <em>légèrement ralenties</em>&nbsp;». Toutefois l'Organisation mondiale de la santé a indiqué mardi que plus de 14.000 personnes ont été déplacées en raison des combats.</p>
<p><strong>NOUVELLE-CALÉDONIE&nbsp;: LA TOURMENTE</strong></p>
<p>Pillages, incendies, échanges de tirs... La Nouvelle-Calédonie est secouée depuis le 13 mai par des émeutes qui ont déjà fait six victimes et de considérables dégâts qui pèsent sur la vie quotidienne des populations. Elles vont avoir de lourdes conséquences pour l'économie locale déjà traversée par une grave crise du nickel, qui représente plus de 25% des emplois du « Caillou&nbsp;», et près de 20% de son PIB et qui a connu en 2023 une baisse de prix de 45%. Afin de rétablir l’ordre, le président de la République a annoncé l'état d'urgence, entré en vigueur le 15&nbsp;mai à Nouméa. Il consiste en un couvre-feu nocturne, l'interdiction des rassemblements, du transport d'armes et de la vente d'alcool ainsi que l'interdiction de l’application TikTok.</p>
<p>La Nouvelle-Calédonie est devenue un Territoire d'outre-mer en 1946 et les Kanak ont obtenu la nationalité française, puis le droit de vote. Les violences qui ont opposé indépendantistes kanaks et loyalistes caldoches dans les années 1980, ont trouvé un apaisement en 1988 à travers les accords de Matignon négociés par Michel Rocard, accords qui organisaient un rééquilibrage économique et un partage du pouvoir politique. En 1998 l’accord de Nouméa a doté l'archipel d'un statut unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive et sur trois référendums. Le premier, en 2018, voit le non à l'indépendance l'emporter à 56,7%, ce que confirme le deuxième, en 2020 (53,26% de non). En 2021 le non l'emporte à 96,5%, mais les indépendantistes contestent la validité du scrutin, marqué par une forte abstention (56,1 %) en pleine épidémie de Covid-19. Jusqu’à présent seuls les électeurs inscrits sur listes avant 1998 et leurs descendants étaient reconnus par le code électoral de Nouvelle-Calédonie pour les élections régionales. En votant un projet d’élargissement du corps électoral aux résidents depuis au moins dix ans, l’Assemblée nationale et le Sénat ont ouvert la voie à une réforme constitutionnelle qui devrait être approuvée par le Congrès. Les indépendantistes la rejettent, estimant qu'elle lèse le poids électoral du peuple autochtone Kanak. Quelque 271.400 habitants, selon le dernier recensement de 2019, vivent dans l'archipel. Parmi eux, 29% de la population est issue de la communauté européenne, dont les Caldoches, descendants des colons blancs. Les Kanak, premiers habitants du pays, sont progressivement devenus minoritaires sur l’archipel avec 41% de la population aujourd’hui, tandis que l’on compte 30&nbsp;% d’habitants originaires d’îles du Pacifique ou répondant à la catégorie «&nbsp;autres ».</p>
<p>Jeudi à Nouméa, le chef de l’État, à défaut de retirer le projet de réforme du corps électoral, s’est engagé à ne pas le «&nbsp;<em>passer en force</em>&nbsp;». En cas d’accord politique global, il souhaite que le projet soit soumis au vote des Néocalédoniens. Conditionnant la fin de l’état d’urgence à la levée des barrages, il a aussi annoncé la mise en place d’une «&nbsp;<em>mission de médiation et de travail</em>&nbsp;» pour remettre tous les acteurs politiques autour de la table, avec la promesse d’un État «&nbsp;<em>impartial</em>&nbsp;».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 26 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/296136ca-0e64-40b8-8261-e1597a9ff132.mp3?_=1716561691" length="56476151" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mai 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

L’UKRAINE À LA PEINE
 
La Russie a lancé le 10 mai une offensive surprise contre Kharkiv, deuxième ville du pays, emportant de l'aveu de l'état-major ukrainien des « succès tactiques ». L’Ukraine a été prise de court, ses forces étant affaiblies par le manque d'armements et d'hommes, du fait notamment de la lenteur de l'aide européenne et de l'arrêt quasi-total pendant des mois de celle venant des États-Unis.
 
En visite à Kyiv, le 15 mai, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken a, pour la première fois, laissé entendre que les forces ukrainiennes pourraient frapper le territoire russe avec des armes fournies par les Etats-Unis. Depuis le début du conflit, les alliés de l’Ukraine étaient inflexibles : interdiction d’utiliser leurs missiles, drones ou obus pour bombarder des cibles situées hors du territoire souverain du pays. Seul le sol ukrainien – comprendre la Crimée et la partie du Donbass occupées par les Russes – pouvait être visé. Imposée par peur d’une escalade avec Moscou, cette restriction était respectée par Kyiv, qui dépendait trop des livraisons occidentales pour enfreindre la règle fixée par ses alliés. L’offensive lancée le 10 mai par Moscou dans la région de Kharkiv a changé la donne. Antony Blinken a également annoncé une aide militaire de 2 milliards de dollars pour renforcer les capacités de défense de l'Ukraine. Elle provient de l'enveloppe de 60 Mds de dollars en faveur de l'Ukraine, récemment approuvée par le Congrès américain après des mois de blocage. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé que la défense aérienne constituait « le plus gros problème » de l'Ukraine, et son « plus grand déficit ». Selon lui, l'Ukraine aurait besoin de deux systèmes Patriot supplémentaires pour défendre Kharkiv. Les États-Unis ne sont pas les seuls à se mobiliser en faveur de l’Ukraine : le 13 mai, le chancelier allemand Olaf Scholz et ses homologues des pays nordiques ont appelé à renforcer d'urgence l'aide à l'Ukraine, alors que la France a annoncé la livraison à venir d'un nouveau lot de missiles Aster sol-air à Kyiv. Mardi, l’Union européenne a validé l'utilisation des revenus issus des avoirs russes gelés, soit 3Mds€ cette année dont 90% devraient aller aux forces armées ukrainiennes. Réunis depuis jeudi à Stresa en Italie, les ministres des finances du G7 discutent d'un plan américain visant à accorder à l'Ukraine jusqu'à 50 Mds de dollars de prêt garanti par les futurs bénéfices générés par les actifs russes immobilisés.
 
Selon le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Christopher Cavoli, la Russie n'aurait pas les forces suffisantes pour aboutir à une percée majeure dans son offensive en cours en Ukraine. Dimanche, l'état-major ukrainien affirmait que les attaques russes dans la région de Kharkiv avaient été « légèrement ralenties ». Toutefois l'Organisation mondiale de la santé a indiqué mardi que plus de 14.000 personnes ont été déplacées en raison des combats.
 
NOUVELLE-CALÉDONIE : LA TOURMENTE
 
Pillages, incendies, échanges de tirs... La Nouvelle-Calédonie est secouée depuis le 13 mai par des émeutes qui ont déjà fait six victimes et de considérables dégâts qui pèsent sur la vie quotidienne des populations. Elles vont avoir de lourdes conséquences pour l'économie locale déjà traversée par une grave crise du nickel, qui représente plus de 25% des emplois du « Caillou », et près de 20% de son PIB et qui a connu en 2023 une baisse de prix de 45%. Afin de rétablir l’ordre, le président de la République a annoncé l'état d'urgence, entré en vigueur le 15 mai à Nouméa. Il consiste en un couvre-feu nocturne, l'interdiction des rassemblements, du transport d'armes et de la vente d'alcool ainsi que l'interdiction de l’application TikTok.
 
La Nouvelle-Calédonie est devenue un Territoire d'outre-mer en 1946 et les Kanak ont obtenu la nationalité française, puis le droit de vote. Les violences qui ont opposé indépendantistes kanaks et loyalistes caldoches dans les années 1980, ont trouvé un apaisement en 1988 à travers les accords de Matignon négociés par Michel Rocard, accords qui organisaient un rééquilibrage économique et un partage du pouvoir politique. En 1998 l’accord de Nouméa a doté l'archipel d'un statut unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive et sur trois référendums. Le premier, en 2018, voit le non à l'indépendance l'emporter à 56,7%, ce que confirme le deuxième, en 2020 (53,26% de non). En 2021 le non l'emporte à 96,5%, mais les indépendantistes contestent la validité du scrutin, marqué par une forte abstention (56,1 %) en pleine épidémie de Covid-19. Jusqu’à présent seuls les électeurs inscrits sur listes avant 1998 et leurs descendants étaient reconnus par le code électoral de Nouvelle-Calédonie pour les élections régionales. En votant un projet d’élargissement du corps électoral aux résidents depuis au moins dix ans, l’Assemblée nationale et le Sénat ont ouvert la voie à une réforme constitutionnelle qui devrait être approuvée par le Congrès. Les indépendantistes la rejettent, estimant qu'elle lèse le poids électoral du peuple autochtone Kanak. Quelque 271.400 habitants, selon le dernier recensement de 2019, vivent dans l'archipel. Parmi eux, 29% de la population est issue de la communauté européenne, dont les Caldoches, descendants des colons blancs. Les Kanak, premiers habitants du pays, sont progressivement devenus minoritaires sur l’archipel avec 41% de la population aujourd’hui, tandis que l’on compte 30 % d’habitants originaires d’îles du Pacifique ou répondant à la catégorie « autres ».
 
Jeudi à Nouméa, le chef de l’État, à défaut de retirer le projet de réforme du corps électoral, s’est engagé à ne pas le « passer en force ». En cas d’accord politique global, il souhaite que le projet soit soumis au vote des Néocalédoniens. Conditionnant la fin de l’état d’urgence à la levée des barrages, il a aussi annoncé la mise en place d’une « mission de médiation et de travail » pour remettre tous les acteurs politiques autour de la table, avec la promesse d’un État « impartial ».
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Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

L’UKRAINE À LA PEINE
 
La Russie a lancé le 10 mai une offensive surprise contre Kharkiv, deuxième ville du pays, emportant de l'aveu de l'état-major ukrainien des « succès tactiques ». L’Ukraine a été prise de court, ses forces étant affaiblies par le manque d'armements et d'hommes, du fait notamment de la lenteur de l'aide européenne et de l'arrêt quasi-total pendant des mois de celle venant des États-Unis.
 
En visite à Kyiv, le 15 mai, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken a, pour la première fois, laissé entendre que les forces ukrainiennes pourraient frapper le territoire russe avec des armes fournies par les Etats-Unis. Depuis le début du conflit, les alliés de l’Ukraine étaient inflexibles : interdiction d’utiliser leurs missiles, drones ou obus pour bombarder des cibles situées hors du territoire souverain du pays. Seul le sol ukrainien – comprendre la Crimée et la partie du Donbass occupées par les Russes – pouvait être visé. Imposée par peur d’une escalade avec Moscou, cette restriction était respectée par Kyiv, qui dépendait trop des livraisons occidentales pour enfreindre la règle fixée par ses alliés. L’offensive lancée le 10 mai par Moscou dans la région de Kharkiv a changé la donne. Antony Blinken a également annoncé une aide militaire de 2 milliards de dollars pour renforcer les capacités de défense de l'Ukraine. Elle provient de l'enveloppe de 60 Mds de dollars en faveur de l'Ukraine, récemment approuvée par le Congrès américain après des mois de blocage. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé que la défense aérienne constituait « le plus gros problème » de l'Ukraine, et son « plus grand déficit ». Selon lui, l'Ukraine aurait besoin de deux systèmes Patriot supplémentaires pour défendre Kharkiv. Les États-Unis ne sont pas les seuls à se mobiliser en faveur de l’Ukraine : le 13 mai, le chancelier allemand Olaf Scholz et ses homologues des pays nordiques ont appelé à renforcer d'urgence l'aide à l'Ukraine, alors que la France a annoncé la livraison à venir d'un nouveau lot de missiles Aster sol-air à Kyiv. Mardi, l’Union européenne a validé l'utilisation des revenus issus des avoirs russes gelés, soit 3Mds€ cette année dont 90% devraient aller aux forces armées ukrainiennes. Réunis depuis jeudi à Stresa en Italie, les ministres des finances du G7 discutent d'un plan américain visant à accorder à l'Ukraine jusqu'à 50 Mds de dollars de prêt garanti par les futurs bénéfices générés par les actifs russes immobilisés.
 
Selon le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Christopher Cavoli, la Russie n'aurait pas les forces suffisantes pour aboutir à une percée majeure dans son offensive en cours en Ukraine. Dimanche, l'état-major ukrainien affirmait que les attaques russes dans la région de Kharkiv avaient été « légèrement ralenties ». Toutefois l'Organisation mondiale de la santé a indiqué mardi que plus de 14.000 personnes ont été déplacées en raison des combats.
 
NOUVELLE-CALÉDONIE : LA TOURMENTE
 
Pillages, incendies, échanges de tirs... La Nouvelle-Calédonie est secouée depuis le 13 mai par des émeutes qui ont déjà fait six victimes et de considérables dégâts qui pèsent sur la vie quotidienne des populations. Elles vont avoir de lourdes conséquences pour l'économie locale déjà traversée par une grave crise du nickel, qui représente plus de 25% des emplois du « Caillou », et près de 20% de son PIB et qui a connu en 2023 une baisse de prix de 45%. Afin de rétablir l’ordre, le président de la République a annoncé l'état d'urgence, entré en vigueur le 15 mai à Nouméa. Il consiste en un couvre-feu nocturne, l'interdiction des rassemblements, du transport d'armes et de la vente d'alcool ainsi que l'interdiction de l’application TikTok.
 
La Nouvelle-Calédonie est devenue un Territoire d'outre-mer en 1946 et les Kanak ont obtenu la nationalité française, puis le droit de vote. Les violences qui ont opposé indépendantistes kanaks et loyalistes caldoches dans les années 1980, ont trouvé un apaisement en 1988 à travers les accords de Matignon négociés par Michel Rocard, accords qui organisaient un rééquilibrage économique et un partage du pouvoir politique. En 1998 l’accord de Nouméa a doté l'archipel d'un statut unique dans la République française reposant sur une autonomie progressive et sur trois référendums. Le premier, en 2018, voit le non à l'indépendance l'emporter à 56,7%, ce que confirme le deuxième, en 2020 (53,26% de non). En 2021 le non l'emporte à 96,5%, mais les indépendantistes contestent la validité du scrutin, marqué par une forte abstention (56,1 %) en pleine épidémie de Covid-19. Jusqu’à présent seuls les électeurs inscrits sur listes avant 1998 et leurs descendants étaient reconnus par le code électoral de Nouvelle-Calédonie pour les élections régionales. En votant un projet d’élargissement du corps électoral aux résidents depuis au moins dix ans, l’Assemblée nationale et le Sénat ont ouvert la voie à une réforme constitutionnelle qui devrait être approuvée par le Congrès. Les indépendantistes la rejettent, estimant qu'elle lèse le poids électoral du peuple autochtone Kanak. Quelque 271.400 habitants, selon le dernier recensement de 2019, vivent dans l'archipel. Parmi eux, 29% de la population est issue de la communauté européenne, dont les Caldoches, descendants des colons blancs. Les Kanak, premiers habitants du pays, sont progressivement devenus minoritaires sur l’archipel avec 41% de la population aujourd’hui, tandis que l’on compte 30 % d’habitants originaires d’îles du Pacifique ou répondant à la catégorie « autres ».
 
Jeudi à Nouméa, le chef de l’État, à défaut de retirer le projet de réforme du corps électoral, s’est engagé à ne pas le « passer en force ». En cas d’accord politique global, il souhaite que le projet soit soumis au vote des Néocalédoniens. Conditionnant la fin de l’état d’urgence à la levée des barrages, il a aussi annoncé la mise en place d’une « mission de médiation et de travail » pour remettre tous les acteurs politiques autour de la table, avec la promesse d’un État « impartial ».
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mai 2024.
 
Av...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>58:49</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/jOGlwlO]]></podcast:txt><itunes:episode>387</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Lucile Schmid,Lionel Zinsou,Ukraine,Nouvelle-Calédonie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada « Si vous l’avez manqué » : Yves Jeuland, documentariste]]></title><guid isPermaLink="false">4319777a-cb4a-4fca-82a0-32e0675540e6</guid><description><![CDATA[<p>Avec Yves Jeuland, réalisateur de documentaires : « Paris à tout prix »(sur les municipales de 2001) « Les Gens du Monde » (sur les journalistes du quotidien du soir), « Il est minuit, Paris s’éveille » (sur les cabarets de l’après-guerre), « Le Président » (sur Georges Frèche) «Un Temps de président », (sur François Hollande), « Un Français nommé Gabin », « Bleu blanc rose » (sur les espoirs et les désespoirs du monde homosexuel), « Charlie Chaplin, le génie de la liberté »... ces quelques titres d’un catalogue qui en compte plus de trente donnent une idée de l’éclectisme d’Yves Jeuland , réalisateur à qui chacun reconnaît une exceptionnelle capacité à se fondre dans le paysage humain qu’il filme et une curiosité qui conduit ses spectateurs d’étonnements en&nbsp;découverte et de découverte en compréhension.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Avec Yves Jeuland, réalisateur de documentaires : « Paris à tout prix »(sur les municipales de 2001) « Les Gens du Monde » (sur les journalistes du quotidien du soir), « Il est minuit, Paris s’éveille » (sur les cabarets de l’après-guerre), « Le Président » (sur Georges Frèche) «Un Temps de président », (sur François Hollande), « Un Français nommé Gabin », « Bleu blanc rose » (sur les espoirs et les désespoirs du monde homosexuel), « Charlie Chaplin, le génie de la liberté »... ces quelques titres d’un catalogue qui en compte plus de trente donnent une idée de l’éclectisme d’Yves Jeuland , réalisateur à qui chacun reconnaît une exceptionnelle capacité à se fondre dans le paysage humain qu’il filme et une curiosité qui conduit ses spectateurs d’étonnements en&nbsp;découverte et de découverte en compréhension.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 22 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/4319777a-cb4a-4fca-82a0-32e0675540e6.mp3?_=1716280219" length="43766873" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Avec Yves Jeuland, réalisateur de documentaires : « Paris à tout prix »(sur les municipales de 2001) « Les Gens du Monde » (sur les journalistes du quotidien du soir), « Il est minuit, Paris s’éveille » (sur les cabarets de l’après-guerre), « Le Président » (sur Georges Frèche) «Un Temps de président », (sur François Hollande), « Un Français nommé Gabin », « Bleu blanc rose » (sur les espoirs et les désespoirs du monde homosexuel), « Charlie Chaplin, le génie de la liberté »... ces quelques titres d’un catalogue qui en compte plus de trente donnent une idée de l’éclectisme d’Yves Jeuland , réalisateur à qui chacun reconnaît une exceptionnelle capacité à se fondre dans le paysage humain qu’il filme et une curiosité qui conduit ses spectateurs d’étonnements en découverte et de découverte en compréhension. 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Avec Yves Jeuland, réalisateur de documentaires : « Paris à tout prix »(sur les municipales de 2001) « Les Gens du Monde » (sur les journalistes du quotidien du soir), « Il est minuit, Paris s’éveille » (sur les cabarets de l’après-guerre), « Le Président » (sur Georges Frèche) «Un Temps de président », (sur François Hollande), « Un Français nommé Gabin », « Bleu blanc rose » (sur les espoirs et les désespoirs du monde homosexuel), « Charlie Chaplin, le génie de la liberté »... ces quelques titres d’un catalogue qui en compte plus de trente donnent une idée de l’éclectisme d’Yves Jeuland , réalisateur à qui chacun reconnaît une exceptionnelle capacité à se fondre dans le paysage humain qu’il filme et une curiosité qui conduit ses spectateurs d’étonnements en découverte et de découverte en compréhension. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Avec Yves Jeuland, réalisateur de documentaires : « Paris à tout prix »(sur les municipales de 2001) « Les Gens du Monde » (sur les journalistes du quotidien du soir), « Il est minuit, Paris s’éveille » (sur les cabarets de l’après-guerre), « Le Président » (sur...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>45:35</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/WxJDKiZ]]></podcast:txt><itunes:episode>387</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Yves Jeuland,Documentaire</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La France et l’Europe sont-elles prêtes pour la guerre ?]]></title><guid isPermaLink="false">5576b002-242d-4401-b30e-5a50cc7d80f3</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de Défense.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
  <li>Michel Winock, historien et écrivain.</li>
</ul>
<p><strong>LA FRANCE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Si l’armée française était, demain, déployée dans un «&nbsp;engagement majeur&nbsp;» de «&nbsp;haute intensité&nbsp;», comme en Ukraine, elle pourrait tenir un front de 80 kilomètres. Pas plus&nbsp;! Le front ukrainien s’étend, lui, sur près de 1&nbsp;000&nbsp;kilomètres… Armée bonzaï, voire échantillonnaire, l’armée française dispose de presque tous les matériels - elle manque toutefois de drones et surtout de munitions – et ne compte pas suffisamment d’hommes. Nous sommes passés de 160.000 hommes en 1991, avant la fin de la conscription en 1996, à 15.000 en 2013. Désormais, on ne donne plus de chiffres d’effectifs. L’armée française ne fait donc pas masse. Parmi les réponses à cette situation, certains préconisent le retour au service militaire, d'autres un modèle de volontaires, d’une réserve à l’instar des Etats-Unis.</p>
<p>Révélé à l’occasion de la guerre d’Ukraine, notre manque criant de munitions se résume à deux chiffres&nbsp;: pour la seule armée française, «&nbsp;<em>les contrats actuels permettent de financer 6.000 coups par an, voire 9.000 coups au maximum</em>&nbsp;». C’est ce que les Ukrainiens tirent chaque jour… Toutefois, à l’abri de sa géographie, de sa dissuasion nucléaire et de ses alliés, la France peut faire l’impasse sur la perspective d’une guerre «&nbsp;à l’ukrainienne&nbsp;».</p>
<p>Il est impossible de prévoir quelle forme prendrait une future guerre. Aucune guerre ne ressemble à une autre. Il est donc impossible d’être prêt pour la guerre. Nous n’aurions pas de meilleur choix que de nous y adapter le plus vite et le mieux possible. Sur le plan militaire, cela suppose que les armées deviennent des «&nbsp;organisations apprenantes de combat&nbsp;». Ce n’est pas gagné d’avance, à cause de leur structure très hiérarchisée et du poids des traditions en leur sein. L’impulsion doit donc venir du politique et de la société civile.</p>
<p>Se pose dès lors la question de la capacité des Français qui passent pour égoïstes et indiscipliné à faire face collectivement aux exigences encore inconnues de la guerre.</p>
<p><strong>L’EUROPE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>La Russie consacrera cette année, croit-on, 6&nbsp;% de son PIB à la défense, tandis que l'Union européenne dépense en moyenne moins que l'objectif fixé par l'OTAN, soit 2&nbsp;% du PIB. Depuis des décennies, l'Europe n'investit pas suffisamment dans sa sécurité et sa défense. Rompant avec la croyance née à la fin de la Guerre froide dans les fameux «&nbsp;dividendes de la paix&nbsp;», confrontée au plus grand défi en matière de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe sait qu’elle doit intensifier l’effort commencé avec la guerre d’Ukraine. L’industrie européenne de la défense a augmenté ses capacités de production de 50&nbsp;%, et elle doublera sa production de munitions pour atteindre plus de 2&nbsp;millions d'obus par an d'ici la fin de l'année prochaine.</p>
<p>Lors de la réunion à Bruxelles le 21 mars, des chefs d’États et de gouvernements européens, à l’exception de la Hongrie et de la Slovaquie, tous les pays membres partageaient une obsession&nbsp;: accroître au plus vite l’aide militaire à Kyiv. L’Union européenne&nbsp;vit un moment de bascule, qui l’amène à envisager des initiatives encore inimaginables il y a peu. Même si les Vingt-Sept sont encore loin d’un accord sur le sujet, ils n’excluent plus de s’endetter ensemble pour financer leur industrie de défense et livrer des armes à l’Ukraine, comme ils l’ont fait pour contenir les ravages économiques de la pandémie liée au Covid-19. Les Vingt-Sept ont eu un premier échange sur la stratégie de renforcement des industries européennes de défense, présentée début mars par la Commission. Ils ont enfin demandé à la Banque européenne d’investissement, qui, aujourd’hui, ne peut financer que des équipements à double usage, militaire et civil, d’<em>«&nbsp;adapter sa politique de prêts à l’industrie de la défense&nbsp;»</em>. Les Vingt-Sept demandent donc à la Commission d’explorer <em>«&nbsp;toutes les options&nbsp;»</em> et de leur remettre un rapport sur le sujet en juin. L’exécutif communautaire a les mains libres pour étudier la possibilité d’un nouvel emprunt des Vingt-Sept. <em>«&nbsp;Les États membres ont dépensé 100&nbsp;milliards de plus pour leur défense&nbsp;»</em>, depuis le début de la guerre, rappelle la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.</p>
<p>La Première ministre estonienne, Kaja Kallas, a lancé l’idée d’un fonds pour la défense de 100&nbsp;milliards d’euros, financé par une dette commune. L’initiative a fait des émules, notamment à Paris et à Varsovie. Dans une lettre commune envoyée au Vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, le 20&nbsp;mars, le ministre français des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, avec ses homologues letton, lituanien, estonien, portugais et roumain, argumentent&nbsp;: <em>«&nbsp;Face à la pandémie de Covid-19, nous avons agi avec solidarité et mis en place des instruments sans précédent. Face à l’agression de la Russie, nous entrons également dans l’histoire.&nbsp;»</em> L’Allemagne n’est pas à ce stade sur cette ligne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de Défense.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
  <li>Michel Winock, historien et écrivain.</li>
</ul>
<p><strong>LA FRANCE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Si l’armée française était, demain, déployée dans un «&nbsp;engagement majeur&nbsp;» de «&nbsp;haute intensité&nbsp;», comme en Ukraine, elle pourrait tenir un front de 80 kilomètres. Pas plus&nbsp;! Le front ukrainien s’étend, lui, sur près de 1&nbsp;000&nbsp;kilomètres… Armée bonzaï, voire échantillonnaire, l’armée française dispose de presque tous les matériels - elle manque toutefois de drones et surtout de munitions – et ne compte pas suffisamment d’hommes. Nous sommes passés de 160.000 hommes en 1991, avant la fin de la conscription en 1996, à 15.000 en 2013. Désormais, on ne donne plus de chiffres d’effectifs. L’armée française ne fait donc pas masse. Parmi les réponses à cette situation, certains préconisent le retour au service militaire, d'autres un modèle de volontaires, d’une réserve à l’instar des Etats-Unis.</p>
<p>Révélé à l’occasion de la guerre d’Ukraine, notre manque criant de munitions se résume à deux chiffres&nbsp;: pour la seule armée française, «&nbsp;<em>les contrats actuels permettent de financer 6.000 coups par an, voire 9.000 coups au maximum</em>&nbsp;». C’est ce que les Ukrainiens tirent chaque jour… Toutefois, à l’abri de sa géographie, de sa dissuasion nucléaire et de ses alliés, la France peut faire l’impasse sur la perspective d’une guerre «&nbsp;à l’ukrainienne&nbsp;».</p>
<p>Il est impossible de prévoir quelle forme prendrait une future guerre. Aucune guerre ne ressemble à une autre. Il est donc impossible d’être prêt pour la guerre. Nous n’aurions pas de meilleur choix que de nous y adapter le plus vite et le mieux possible. Sur le plan militaire, cela suppose que les armées deviennent des «&nbsp;organisations apprenantes de combat&nbsp;». Ce n’est pas gagné d’avance, à cause de leur structure très hiérarchisée et du poids des traditions en leur sein. L’impulsion doit donc venir du politique et de la société civile.</p>
<p>Se pose dès lors la question de la capacité des Français qui passent pour égoïstes et indiscipliné à faire face collectivement aux exigences encore inconnues de la guerre.</p>
<p><strong>L’EUROPE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>La Russie consacrera cette année, croit-on, 6&nbsp;% de son PIB à la défense, tandis que l'Union européenne dépense en moyenne moins que l'objectif fixé par l'OTAN, soit 2&nbsp;% du PIB. Depuis des décennies, l'Europe n'investit pas suffisamment dans sa sécurité et sa défense. Rompant avec la croyance née à la fin de la Guerre froide dans les fameux «&nbsp;dividendes de la paix&nbsp;», confrontée au plus grand défi en matière de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe sait qu’elle doit intensifier l’effort commencé avec la guerre d’Ukraine. L’industrie européenne de la défense a augmenté ses capacités de production de 50&nbsp;%, et elle doublera sa production de munitions pour atteindre plus de 2&nbsp;millions d'obus par an d'ici la fin de l'année prochaine.</p>
<p>Lors de la réunion à Bruxelles le 21 mars, des chefs d’États et de gouvernements européens, à l’exception de la Hongrie et de la Slovaquie, tous les pays membres partageaient une obsession&nbsp;: accroître au plus vite l’aide militaire à Kyiv. L’Union européenne&nbsp;vit un moment de bascule, qui l’amène à envisager des initiatives encore inimaginables il y a peu. Même si les Vingt-Sept sont encore loin d’un accord sur le sujet, ils n’excluent plus de s’endetter ensemble pour financer leur industrie de défense et livrer des armes à l’Ukraine, comme ils l’ont fait pour contenir les ravages économiques de la pandémie liée au Covid-19. Les Vingt-Sept ont eu un premier échange sur la stratégie de renforcement des industries européennes de défense, présentée début mars par la Commission. Ils ont enfin demandé à la Banque européenne d’investissement, qui, aujourd’hui, ne peut financer que des équipements à double usage, militaire et civil, d’<em>«&nbsp;adapter sa politique de prêts à l’industrie de la défense&nbsp;»</em>. Les Vingt-Sept demandent donc à la Commission d’explorer <em>«&nbsp;toutes les options&nbsp;»</em> et de leur remettre un rapport sur le sujet en juin. L’exécutif communautaire a les mains libres pour étudier la possibilité d’un nouvel emprunt des Vingt-Sept. <em>«&nbsp;Les États membres ont dépensé 100&nbsp;milliards de plus pour leur défense&nbsp;»</em>, depuis le début de la guerre, rappelle la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.</p>
<p>La Première ministre estonienne, Kaja Kallas, a lancé l’idée d’un fonds pour la défense de 100&nbsp;milliards d’euros, financé par une dette commune. L’initiative a fait des émules, notamment à Paris et à Varsovie. Dans une lettre commune envoyée au Vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, le 20&nbsp;mars, le ministre français des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, avec ses homologues letton, lituanien, estonien, portugais et roumain, argumentent&nbsp;: <em>«&nbsp;Face à la pandémie de Covid-19, nous avons agi avec solidarité et mis en place des instruments sans précédent. Face à l’agression de la Russie, nous entrons également dans l’histoire.&nbsp;»</em> L’Allemagne n’est pas à ce stade sur cette ligne.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 19 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/5576b002-242d-4401-b30e-5a50cc7d80f3.mp3?_=1714034254" length="55654444" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de Défense.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
  - Michel Winock, historien et écrivain.

LA FRANCE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE ?
 
Si l’armée française était, demain, déployée dans un « engagement majeur » de « haute intensité », comme en Ukraine, elle pourrait tenir un front de 80 kilomètres. Pas plus ! Le front ukrainien s’étend, lui, sur près de 1 000 kilomètres… Armée bonzaï, voire échantillonnaire, l’armée française dispose de presque tous les matériels - elle manque toutefois de drones et surtout de munitions – et ne compte pas suffisamment d’hommes. Nous sommes passés de 160.000 hommes en 1991, avant la fin de la conscription en 1996, à 15.000 en 2013. Désormais, on ne donne plus de chiffres d’effectifs. L’armée française ne fait donc pas masse. Parmi les réponses à cette situation, certains préconisent le retour au service militaire, d'autres un modèle de volontaires, d’une réserve à l’instar des Etats-Unis.
 
Révélé à l’occasion de la guerre d’Ukraine, notre manque criant de munitions se résume à deux chiffres : pour la seule armée française, « les contrats actuels permettent de financer 6.000 coups par an, voire 9.000 coups au maximum ». C’est ce que les Ukrainiens tirent chaque jour… Toutefois, à l’abri de sa géographie, de sa dissuasion nucléaire et de ses alliés, la France peut faire l’impasse sur la perspective d’une guerre « à l’ukrainienne ».
 
Il est impossible de prévoir quelle forme prendrait une future guerre. Aucune guerre ne ressemble à une autre. Il est donc impossible d’être prêt pour la guerre. Nous n’aurions pas de meilleur choix que de nous y adapter le plus vite et le mieux possible. Sur le plan militaire, cela suppose que les armées deviennent des « organisations apprenantes de combat ». Ce n’est pas gagné d’avance, à cause de leur structure très hiérarchisée et du poids des traditions en leur sein. L’impulsion doit donc venir du politique et de la société civile.
 
Se pose dès lors la question de la capacité des Français qui passent pour égoïstes et indiscipliné à faire face collectivement aux exigences encore inconnues de la guerre.
 
L’EUROPE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE ?
 
La Russie consacrera cette année, croit-on, 6 % de son PIB à la défense, tandis que l'Union européenne dépense en moyenne moins que l'objectif fixé par l'OTAN, soit 2 % du PIB. Depuis des décennies, l'Europe n'investit pas suffisamment dans sa sécurité et sa défense. Rompant avec la croyance née à la fin de la Guerre froide dans les fameux « dividendes de la paix », confrontée au plus grand défi en matière de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe sait qu’elle doit intensifier l’effort commencé avec la guerre d’Ukraine. L’industrie européenne de la défense a augmenté ses capacités de production de 50 %, et elle doublera sa production de munitions pour atteindre plus de 2 millions d'obus par an d'ici la fin de l'année prochaine.
 
Lors de la réunion à Bruxelles le 21 mars, des chefs d’États et de gouvernements européens, à l’exception de la Hongrie et de la Slovaquie, tous les pays membres partageaient une obsession : accroître au plus vite l’aide militaire à Kyiv. L’Union européenne vit un moment de bascule, qui l’amène à envisager des initiatives encore inimaginables il y a peu. Même si les Vingt-Sept sont encore loin d’un accord sur le sujet, ils n’excluent plus de s’endetter ensemble pour financer leur industrie de défense et livrer des armes à l’Ukraine, comme ils l’ont fait pour contenir les ravages économiques de la pandémie liée au Covid-19. Les Vingt-Sept ont eu un premier échange sur la stratégie de renforcement des industries européennes de défense, présentée début mars par la Commission. Ils ont enfin demandé à la Banque européenne d’investissement, qui, aujourd’hui, ne peut financer que des équipements à double usage, militaire et civil, d’« adapter sa politique de prêts à l’industrie de la défense ». Les Vingt-Sept demandent donc à la Commission d’explorer « toutes les options » et de leur remettre un rapport sur le sujet en juin. L’exécutif communautaire a les mains libres pour étudier la possibilité d’un nouvel emprunt des Vingt-Sept. « Les États membres ont dépensé 100 milliards de plus pour leur défense », depuis le début de la guerre, rappelle la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
 
La Première ministre estonienne, Kaja Kallas, a lancé l’idée d’un fonds pour la défense de 100 milliards d’euros, financé par une dette commune. L’initiative a fait des émules, notamment à Paris et à Varsovie. Dans une lettre commune envoyée au Vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, le 20 mars, le ministre français des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, avec ses homologues letton, lituanien, estonien, portugais et roumain, argumentent : « Face à la pandémie de Covid-19, nous avons agi avec solidarité et mis en place des instruments sans précédent. Face à l’agression de la Russie, nous entrons également dans l’histoire. » L’Allemagne n’est pas à ce stade sur cette ligne.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialiste des questions de Défense.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
  - Michel Winock, historien et écrivain.

LA FRANCE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE ?
 
Si l’armée française était, demain, déployée dans un « engagement majeur » de « haute intensité », comme en Ukraine, elle pourrait tenir un front de 80 kilomètres. Pas plus ! Le front ukrainien s’étend, lui, sur près de 1 000 kilomètres… Armée bonzaï, voire échantillonnaire, l’armée française dispose de presque tous les matériels - elle manque toutefois de drones et surtout de munitions – et ne compte pas suffisamment d’hommes. Nous sommes passés de 160.000 hommes en 1991, avant la fin de la conscription en 1996, à 15.000 en 2013. Désormais, on ne donne plus de chiffres d’effectifs. L’armée française ne fait donc pas masse. Parmi les réponses à cette situation, certains préconisent le retour au service militaire, d'autres un modèle de volontaires, d’une réserve à l’instar des Etats-Unis.
 
Révélé à l’occasion de la guerre d’Ukraine, notre manque criant de munitions se résume à deux chiffres : pour la seule armée française, « les contrats actuels permettent de financer 6.000 coups par an, voire 9.000 coups au maximum ». C’est ce que les Ukrainiens tirent chaque jour… Toutefois, à l’abri de sa géographie, de sa dissuasion nucléaire et de ses alliés, la France peut faire l’impasse sur la perspective d’une guerre « à l’ukrainienne ».
 
Il est impossible de prévoir quelle forme prendrait une future guerre. Aucune guerre ne ressemble à une autre. Il est donc impossible d’être prêt pour la guerre. Nous n’aurions pas de meilleur choix que de nous y adapter le plus vite et le mieux possible. Sur le plan militaire, cela suppose que les armées deviennent des « organisations apprenantes de combat ». Ce n’est pas gagné d’avance, à cause de leur structure très hiérarchisée et du poids des traditions en leur sein. L’impulsion doit donc venir du politique et de la société civile.
 
Se pose dès lors la question de la capacité des Français qui passent pour égoïstes et indiscipliné à faire face collectivement aux exigences encore inconnues de la guerre.
 
L’EUROPE EST-ELLE PRÊTE POUR LA GUERRE ?
 
La Russie consacrera cette année, croit-on, 6 % de son PIB à la défense, tandis que l'Union européenne dépense en moyenne moins que l'objectif fixé par l'OTAN, soit 2 % du PIB. Depuis des décennies, l'Europe n'investit pas suffisamment dans sa sécurité et sa défense. Rompant avec la croyance née à la fin de la Guerre froide dans les fameux « dividendes de la paix », confrontée au plus grand défi en matière de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe sait qu’elle doit intensifier l’effort commencé avec la guerre d’Ukraine. L’industrie européenne de la défense a augmenté ses capacités de production de 50 %, et elle doublera sa production de munitions pour atteindre plus de 2 millions d'obus par an d'ici la fin de l'année prochaine.
 
Lors de la réunion à Bruxelles le 21 mars, des chefs d’États et de gouvernements européens, à l’exception de la Hongrie et de la Slovaquie, tous les pays membres partageaient une obsession : accroître au plus vite l’aide militaire à Kyiv. L’Union européenne vit un moment de bascule, qui l’amène à envisager des initiatives encore inimaginables il y a peu. Même si les Vingt-Sept sont encore loin d’un accord sur le sujet, ils n’excluent plus de s’endetter ensemble pour financer leur industrie de défense et livrer des armes à l’Ukraine, comme ils l’ont fait pour contenir les ravages économiques de la pandémie liée au Covid-19. Les Vingt-Sept ont eu un premier échange sur la stratégie de renforcement des industries européennes de défense, présentée début mars par la Commission. Ils ont enfin demandé à la Banque européenne d’investissement, qui, aujourd’hui, ne peut financer que des équipements à double usage, militaire et civil, d’« adapter sa politique de prêts à l’industrie de la défense ». Les Vingt-Sept demandent donc à la Commission d’explorer « toutes les options » et de leur remettre un rapport sur le sujet en juin. L’exécutif communautaire a les mains libres pour étudier la possibilité d’un nouvel emprunt des Vingt-Sept. « Les États membres ont dépensé 100 milliards de plus pour leur défense », depuis le début de la guerre, rappelle la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
 
La Première ministre estonienne, Kaja Kallas, a lancé l’idée d’un fonds pour la défense de 100 milliards d’euros, financé par une dette commune. L’initiative a fait des émules, notamment à Paris et à Varsovie. Dans une lettre commune envoyée au Vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, le 20 mars, le ministre français des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, avec ses homologues letton, lituanien, estonien, portugais et roumain, argumentent : « Face à la pandémie de Covid-19, nous avons agi avec solidarité et mis en place des instruments sans précédent. Face à l’agression de la Russie, nous entrons également dans l’histoire. » L’Allemagne n’est pas à ce stade sur cette ligne.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.
 
...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>57:58</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/xpZtywD]]></podcast:txt><itunes:episode>384</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Dominique Merchet,Nicole Gnesotto,Richard Werly,Michel Winock,Guerre,Russie,Ukraine,UE,Défense,Union européenne,Armée française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Alexandre Lacroix, philosophe (4/4)]]></title><guid isPermaLink="false">8b655458-f2c0-4c2a-a1dc-23ecd36411e0</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
<p>Dans ce quatrième et dernier épisode, le philosophe Alexandre Lacroix nous livre sa vision de la discipline et de la liberté, deux termes importants dans l’apprentissage et la pratique de la danse.</p>
<p>Il est aussi question du processus de création chez les chorégraphes, notamment Mats Ek, et enfin de deux philosophes qui nous aident à comprendre ce curieux mouvement qu’est la danse, Paul Valéry et Henri Bergson.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
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<p>Il est aussi question du processus de création chez les chorégraphes, notamment Mats Ek, et enfin de deux philosophes qui nous aident à comprendre ce curieux mouvement qu’est la danse, Paul Valéry et Henri Bergson.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 15 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8b655458-f2c0-4c2a-a1dc-23ecd36411e0.mp3?_=1709038157" length="19891356" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Dans ce quatrième et dernier épisode, le philosophe Alexandre Lacroix nous livre sa vision de la discipline et de la liberté, deux termes importants dans l’apprentissage et la pratique de la danse.
 
Il est aussi question du processus de création chez les chorégraphes, notamment Mats Ek, et enfin de deux philosophes qui nous aident à comprendre ce curieux mouvement qu’est la danse, Paul Valéry et Henri Bergson.
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Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Dans ce quatrième et dernier épisode, le philosophe Alexandre Lacroix nous livre sa vision de la discipline et de la liberté, deux termes importants dans l’apprentissage et la pratique de la danse.
 
Il est aussi question du processus de création chez les chorégraphes, notamment Mats Ek, et enfin de deux philosophes qui nous aident à comprendre ce curieux mouvement qu’est la danse, Paul Valéry et Henri Bergson.
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Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutiq...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>20:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/QyLdrbp]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bernard Pivot, le chagrin et l’amitié ]]></title><guid isPermaLink="false">ac11c1f7-44a9-462c-bf0a-ea2e63eca4c7</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique en 2018.</p>
<p>Bernard Pivot a soutenu notre peau de caste dès la première heure, il l’a écouté et commenté presque jusqu’à la fin. A l’annonce de sa mort, le phénomène qui s’est produit sur les réseaux sociaux mérite d’être appelé un chagrin national. Pour prendre notre part de ce chagrin, j’ai décidé de reporter d’une semaine notre conversation sur la capacité de la France à faire la guerre aujourd’hui. Je vous propose une heure de conversation avec Bernard Pivot, qui remonte à l’époque où en montant sur scène, il revêtait un nouvel avatar. Pour le générique de cette conversation, Bernard avait choisi «&nbsp;The man I love&nbsp;», de Gershwin, dans l’interprétation d’Alexandre Tharaud.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique en 2018.</p>
<p>Bernard Pivot a soutenu notre peau de caste dès la première heure, il l’a écouté et commenté presque jusqu’à la fin. A l’annonce de sa mort, le phénomène qui s’est produit sur les réseaux sociaux mérite d’être appelé un chagrin national. Pour prendre notre part de ce chagrin, j’ai décidé de reporter d’une semaine notre conversation sur la capacité de la France à faire la guerre aujourd’hui. Je vous propose une heure de conversation avec Bernard Pivot, qui remonte à l’époque où en montant sur scène, il revêtait un nouvel avatar. Pour le générique de cette conversation, Bernard avait choisi «&nbsp;The man I love&nbsp;», de Gershwin, dans l’interprétation d’Alexandre Tharaud.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 12 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ac11c1f7-44a9-462c-bf0a-ea2e63eca4c7.mp3?_=1715357208" length="50789424" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique en 2018.
 
Bernard Pivot a soutenu notre peau de caste dès la première heure, il l’a écouté et commenté presque jusqu’à la fin. A l’annonce de sa mort, le phénomène qui s’est produit sur les réseaux sociaux mérite d’être appelé un chagrin national. Pour prendre notre part de ce chagrin, j’ai décidé de reporter d’une semaine notre conversation sur la capacité de la France à faire la guerre aujourd’hui. Je vous propose une heure de conversation avec Bernard Pivot, qui remonte à l’époque où en montant sur scène, il revêtait un nouvel avatar. Pour le générique de cette conversation, Bernard avait choisi « The man I love », de Gershwin, dans l’interprétation d’Alexandre Tharaud.
 

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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique en 2018.
 
Bernard Pivot a soutenu notre peau de caste dès la première heure, il l’a écouté et commenté presque jusqu’à la fin. A l’annonce de sa mort, le phénomène qui s’est produit sur les réseaux sociaux mérite d’être appelé un chagrin national. Pour prendre notre part de ce chagrin, j’ai décidé de reporter d’une semaine notre conversation sur la capacité de la France à faire la guerre aujourd’hui. Je vous propose une heure de conversation avec Bernard Pivot, qui remonte à l’époque où en montant sur scène, il revêtait un nouvel avatar. Pour le générique de cette conversation, Bernard avait choisi « The man I love », de Gershwin, dans l’interprétation d’Alexandre Tharaud.
 

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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique en 2018.
 
Bernard P...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>52:54</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/episode/333b6ebc-bb8f-41f3-a8af-0b233590e325.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/episode/333b6ebc-bb8f-41f3-a8af-0b233590e325.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zNWEDJa]]></podcast:txt><itunes:episode>386</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Société,Philippe Meyer,Culture,Bernard Pivot,Apostrophes,Bouillon de culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Alexandre Lacroix, philosophe (3/4)]]></title><guid isPermaLink="false">dc6b431e-ab4a-44bb-beff-ffacc3285a95</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
<p>Au cours de ce troisième épisode, Alexandre Lacroix évoque le fonctionnement unique de la vie et de la carrière de danseuse et danseur, particulièrement exigeants. Il est aussi question de la façon dont la danse a été codifiée en France, et de celle d’entrer dans le corps du ballet.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
<p>Au cours de ce troisième épisode, Alexandre Lacroix évoque le fonctionnement unique de la vie et de la carrière de danseuse et danseur, particulièrement exigeants. Il est aussi question de la façon dont la danse a été codifiée en France, et de celle d’entrer dans le corps du ballet.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 08 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/dc6b431e-ab4a-44bb-beff-ffacc3285a95.mp3?_=1709038062" length="16489168" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Au cours de ce troisième épisode, Alexandre Lacroix évoque le fonctionnement unique de la vie et de la carrière de danseuse et danseur, particulièrement exigeants. Il est aussi question de la façon dont la danse a été codifiée en France, et de celle d’entrer dans le corps du ballet.
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Au cours de ce troisième épisode, Alexandre Lacroix évoque le fonctionnement unique de la vie et de la carrière de danseuse et danseur, particulièrement exigeants. Il est aussi question de la façon dont la danse a été codifiée en France, et de celle d’entrer dans le corps du ballet.
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Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutiq...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:10</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/dLlLXGI]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Jordan Bardella : de quoi s’agit-il ? / Le rapport Letta sur l’Union Européenne ]]></title><guid isPermaLink="false">5a54433b-4502-4baf-902b-3f57f60aef8e</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 mai 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>BARDELLA&nbsp;: DE QUOI S’AGIT-IL&nbsp;?</strong></p>
<p>Avec à sa tête Jordan Bardella, la liste du Rassemblement national aux européennes, caracole en tête des sondages. Elle atteint 32&nbsp;% dans la dernière enquête Ipsos, fin avril, pour <em>Le Monde</em> et se situe 15&nbsp;points devant celle de la majorité présidentielle. Les experts électoraux dressent le même constat : à partir d’un socle élevé, le Rassemblement national se renforce dans ses bastions populaires et s’élargit en direction des cadres et des retraités, tandis qu’il confirme son emprise sur les jeunes. Dans un sondage Ifop, publié en mars dans <em>Le Figaro</em>, Jordan Bardella récolte 27 % chez les 18-24 ans et 33 % chez les 25-34 ans. <em>« Déjà, le vote RN est un vote jeune&nbsp;»</em>, explique Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop.<em>&nbsp;Il apparaît en rupture avec les stéréotypes classiques des personnels politiques »</em>. Le président du Rassemblement national pèse un million d'abonnés sur TikTok, troisième personnalité la plus suivie sur le réseau social après Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.</p>
<p>À 28 ans, le dauphin de Marine Le Pen n’a pas fait d’études poussées, il a fréquenté à peine quelques semaines la faculté de géographie, mais compte déjà douze ans de terrain. De ses origines&nbsp;: sa naissance dans un quartier peu favorisé de Seine-Saint-Denis, le divorce de ses parents, le HLM dans lequel il est élevé par sa mère, agent territoriale, il fait une force : celle de ne pas être coupé du peuple. Il fait même un clin d’œil aux étrangers en évoquant fréquemment ses « racines italiennes&nbsp;». En 2015, il est élu à 20 ans conseiller régional d’Île-de-France, plus jeune élu régional de France. <a href="https://www.letelegramme.fr/france/europeennes-jordan-bardella-rn-jeune-homme-police-110592.php"><u>En 2019, il prend la tête de la liste du RN pour les élections européennes</u></a>, marquant ainsi son entrée sur la scène politique nationale. Malgré sa jeunesse et son manque d’expérience, <a href="https://elections.letelegramme.fr/europeennes-2019/"><u>il obtient plus de 23 % des voix</u></a>, ce qui place le RN en tête du scrutin. <a href="https://www.letelegramme.fr/france/jordan-bardella-27-ans-et-president-du-rn-359270.php"><u>En novembre&nbsp;2022, face à Louis Aliot, il devient président du parti</u></a>, avec plus de 85&nbsp;% des voix, et après un demi-siècle de gouvernance des Le Pen. Son discours reprend les thèmes classiques du parti : sécurité, immigration, souveraineté nationale, et identité nationale.</p>
<p>Au Parlement européen, la tête de liste du Rassemblement national déclare s'appuyer sur son assiduité lors des votes en sessions plénières. Mais ce n'est qu'une infime partie du travail parlementaire. Pour ce qui est du reste, notamment du travail en commission Jordan Bardella brille par ses absences. Pratiquant l’évitement vis-à-vis des médias, il a refusé par trois fois de débattre avec ses adversaires. Le 25&nbsp;avril, il a quitté une conférence de presse qu’il avait convoquée pour faire pièce à celle d’Emmanuel Macron sans se prêter au jeu des questions-réponses avec les journalistes, au prétexte que le président de la République ne l’avait pas fait.</p>
<p>Fort de ses bons sondages depuis l’automne, Jordan Bardella a théorisé la dimension nationale du scrutin européen dans le but d'en faire un marchepied vers l'élection présidentielle.</p>
<p><strong>LE RAPPORT ENRICO LETTA SUR L’UNION EUROPÉENNE</strong></p>
<p>L’ancien président du Conseil italien Enrico Letta a présenté aux Vingt-Sept, réunis à Bruxelles le 18&nbsp;avril, son rapport sur le marché intérieur. Pendant huit mois, il a sillonné l’Union européenne, rencontré tous les chefs d’État et de gouvernement européen ainsi que des représentants des entreprises, de la société civile ou des intellectuels. Il préconise d'approfondir le marché unique, notamment dans les secteurs de la finance, des télécoms de l'énergie, et de la défense, secteurs que les États membres avaient souhaité exclure, lorsque Jacques Delors a créé le marché unique, il y a bientôt quarante ans,</p>
<p>Or <em>«&nbsp;le fossé se creuse entre l'UE et les Etats-Unis. La prochaine législature doit être celle du rattrapage de notre retard&nbsp;»</em>, avertit Enrico Letta qui se fait particulièrement sévère sur la finance, un des facteurs clefs du déclassement européen. Il juge urgent de développer un « <em>marché financier européen plus intégré et plus robuste</em> » et propose une « <em>union de l'épargne et des investissements</em> » afin de retenir en Europe les flux de capitaux qui partent aujourd'hui massivement vers les Etats-Unis. En Europe, l'épargne privée est abondante - estimée à 35.000&nbsp;milliards d'euros - et largement inexploitée. Mais cette manne est aussi un tuyau percé&nbsp;: 295&nbsp;milliards d'euros quittent chaque année l'Europe vers les marchés financiers américains, aux fonds d'investissement et de pension plus attractifs... qui rachètent ensuite des entreprises européennes. Comme le résume un haut responsable français, <em>«&nbsp;nous finançons aujourd'hui triplement l'économie américaine&nbsp;: par l'épargne, par les achats de défense et par les importations de gaz&nbsp;».</em></p>
<p>Le marché des télécoms est également en proie à la fragmentation&nbsp;: plus de 100&nbsp;opérateurs coexistent aujourd'hui sur le continent. Un opérateur télécoms européen compte en moyenne seulement 5&nbsp;millions d'abonnés, contre 107 millions aux Etats-Unis et 467&nbsp;millions en Chine. De même, le secteur de l'énergie souffre d'interconnexions insuffisantes au niveau européen. Il est donc nécessaire de renforcer l'intégration des marchés européens dans le domaine de l’énergie pour réduire les divergences de prix de l'électricité entre les États membres, divergences exacerbées depuis la crise provoquée par l'invasion de l'Ukraine et la fermeture des robinets du gaz russe. Dans le secteur de la défense, l'Europe paie là encore <em>«&nbsp;le prix de la fragmentation&nbsp;»</em>&nbsp;: <em>«&nbsp;80&nbsp;% de ce que nous avons dépensé pour soutenir militairement l'Ukraine est allé vers des fournisseurs non européens&nbsp;»</em>, alerte Enrico Letta. Non seulement l'Europe est fragmentée, mais elle a, devant elle et de manière urgente, dans les domaines <a href="https://www.lepoint.fr/economie/valerie-baudson-dg-d-amundi-la-souverainete-financiere-est-aussi-importante-que-l-autonomie-energetique-alimentaire-ou-militaire-08-04-2024-2557053_28.php"><u>des technologies vertes, du numérique (intelligence artificielle), de la sécurité et de la défense</u></a> un besoin d'investissements que Mario Draghi a évalué entre 500&nbsp;et 600&nbsp;milliards d'euros. Pour compléter le travail d’Enrico Letta, l’ancien président de la BCE remettra en juin un rapport sur la compétitivité de l'Union européenne. Les décisions sont reportées à l’après <a href="https://www.lepoint.fr/monde/elections-europeennes-un-scrutin-rendu-illisible-pour-les-citoyens-29-03-2024-2556302_24.php"><u>élections européennes</u></a> et alimenteront un «&nbsp;programme&nbsp;stratégique&nbsp;pour les cinq&nbsp;prochaines années» qui devrait être adopté en juin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 mai 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>BARDELLA&nbsp;: DE QUOI S’AGIT-IL&nbsp;?</strong></p>
<p>Avec à sa tête Jordan Bardella, la liste du Rassemblement national aux européennes, caracole en tête des sondages. Elle atteint 32&nbsp;% dans la dernière enquête Ipsos, fin avril, pour <em>Le Monde</em> et se situe 15&nbsp;points devant celle de la majorité présidentielle. Les experts électoraux dressent le même constat : à partir d’un socle élevé, le Rassemblement national se renforce dans ses bastions populaires et s’élargit en direction des cadres et des retraités, tandis qu’il confirme son emprise sur les jeunes. Dans un sondage Ifop, publié en mars dans <em>Le Figaro</em>, Jordan Bardella récolte 27 % chez les 18-24 ans et 33 % chez les 25-34 ans. <em>« Déjà, le vote RN est un vote jeune&nbsp;»</em>, explique Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop.<em>&nbsp;Il apparaît en rupture avec les stéréotypes classiques des personnels politiques »</em>. Le président du Rassemblement national pèse un million d'abonnés sur TikTok, troisième personnalité la plus suivie sur le réseau social après Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.</p>
<p>À 28 ans, le dauphin de Marine Le Pen n’a pas fait d’études poussées, il a fréquenté à peine quelques semaines la faculté de géographie, mais compte déjà douze ans de terrain. De ses origines&nbsp;: sa naissance dans un quartier peu favorisé de Seine-Saint-Denis, le divorce de ses parents, le HLM dans lequel il est élevé par sa mère, agent territoriale, il fait une force : celle de ne pas être coupé du peuple. Il fait même un clin d’œil aux étrangers en évoquant fréquemment ses « racines italiennes&nbsp;». En 2015, il est élu à 20 ans conseiller régional d’Île-de-France, plus jeune élu régional de France. <a href="https://www.letelegramme.fr/france/europeennes-jordan-bardella-rn-jeune-homme-police-110592.php"><u>En 2019, il prend la tête de la liste du RN pour les élections européennes</u></a>, marquant ainsi son entrée sur la scène politique nationale. Malgré sa jeunesse et son manque d’expérience, <a href="https://elections.letelegramme.fr/europeennes-2019/"><u>il obtient plus de 23 % des voix</u></a>, ce qui place le RN en tête du scrutin. <a href="https://www.letelegramme.fr/france/jordan-bardella-27-ans-et-president-du-rn-359270.php"><u>En novembre&nbsp;2022, face à Louis Aliot, il devient président du parti</u></a>, avec plus de 85&nbsp;% des voix, et après un demi-siècle de gouvernance des Le Pen. Son discours reprend les thèmes classiques du parti : sécurité, immigration, souveraineté nationale, et identité nationale.</p>
<p>Au Parlement européen, la tête de liste du Rassemblement national déclare s'appuyer sur son assiduité lors des votes en sessions plénières. Mais ce n'est qu'une infime partie du travail parlementaire. Pour ce qui est du reste, notamment du travail en commission Jordan Bardella brille par ses absences. Pratiquant l’évitement vis-à-vis des médias, il a refusé par trois fois de débattre avec ses adversaires. Le 25&nbsp;avril, il a quitté une conférence de presse qu’il avait convoquée pour faire pièce à celle d’Emmanuel Macron sans se prêter au jeu des questions-réponses avec les journalistes, au prétexte que le président de la République ne l’avait pas fait.</p>
<p>Fort de ses bons sondages depuis l’automne, Jordan Bardella a théorisé la dimension nationale du scrutin européen dans le but d'en faire un marchepied vers l'élection présidentielle.</p>
<p><strong>LE RAPPORT ENRICO LETTA SUR L’UNION EUROPÉENNE</strong></p>
<p>L’ancien président du Conseil italien Enrico Letta a présenté aux Vingt-Sept, réunis à Bruxelles le 18&nbsp;avril, son rapport sur le marché intérieur. Pendant huit mois, il a sillonné l’Union européenne, rencontré tous les chefs d’État et de gouvernement européen ainsi que des représentants des entreprises, de la société civile ou des intellectuels. Il préconise d'approfondir le marché unique, notamment dans les secteurs de la finance, des télécoms de l'énergie, et de la défense, secteurs que les États membres avaient souhaité exclure, lorsque Jacques Delors a créé le marché unique, il y a bientôt quarante ans,</p>
<p>Or <em>«&nbsp;le fossé se creuse entre l'UE et les Etats-Unis. La prochaine législature doit être celle du rattrapage de notre retard&nbsp;»</em>, avertit Enrico Letta qui se fait particulièrement sévère sur la finance, un des facteurs clefs du déclassement européen. Il juge urgent de développer un « <em>marché financier européen plus intégré et plus robuste</em> » et propose une « <em>union de l'épargne et des investissements</em> » afin de retenir en Europe les flux de capitaux qui partent aujourd'hui massivement vers les Etats-Unis. En Europe, l'épargne privée est abondante - estimée à 35.000&nbsp;milliards d'euros - et largement inexploitée. Mais cette manne est aussi un tuyau percé&nbsp;: 295&nbsp;milliards d'euros quittent chaque année l'Europe vers les marchés financiers américains, aux fonds d'investissement et de pension plus attractifs... qui rachètent ensuite des entreprises européennes. Comme le résume un haut responsable français, <em>«&nbsp;nous finançons aujourd'hui triplement l'économie américaine&nbsp;: par l'épargne, par les achats de défense et par les importations de gaz&nbsp;».</em></p>
<p>Le marché des télécoms est également en proie à la fragmentation&nbsp;: plus de 100&nbsp;opérateurs coexistent aujourd'hui sur le continent. Un opérateur télécoms européen compte en moyenne seulement 5&nbsp;millions d'abonnés, contre 107 millions aux Etats-Unis et 467&nbsp;millions en Chine. De même, le secteur de l'énergie souffre d'interconnexions insuffisantes au niveau européen. Il est donc nécessaire de renforcer l'intégration des marchés européens dans le domaine de l’énergie pour réduire les divergences de prix de l'électricité entre les États membres, divergences exacerbées depuis la crise provoquée par l'invasion de l'Ukraine et la fermeture des robinets du gaz russe. Dans le secteur de la défense, l'Europe paie là encore <em>«&nbsp;le prix de la fragmentation&nbsp;»</em>&nbsp;: <em>«&nbsp;80&nbsp;% de ce que nous avons dépensé pour soutenir militairement l'Ukraine est allé vers des fournisseurs non européens&nbsp;»</em>, alerte Enrico Letta. Non seulement l'Europe est fragmentée, mais elle a, devant elle et de manière urgente, dans les domaines <a href="https://www.lepoint.fr/economie/valerie-baudson-dg-d-amundi-la-souverainete-financiere-est-aussi-importante-que-l-autonomie-energetique-alimentaire-ou-militaire-08-04-2024-2557053_28.php"><u>des technologies vertes, du numérique (intelligence artificielle), de la sécurité et de la défense</u></a> un besoin d'investissements que Mario Draghi a évalué entre 500&nbsp;et 600&nbsp;milliards d'euros. Pour compléter le travail d’Enrico Letta, l’ancien président de la BCE remettra en juin un rapport sur la compétitivité de l'Union européenne. Les décisions sont reportées à l’après <a href="https://www.lepoint.fr/monde/elections-europeennes-un-scrutin-rendu-illisible-pour-les-citoyens-29-03-2024-2556302_24.php"><u>élections européennes</u></a> et alimenteront un «&nbsp;programme&nbsp;stratégique&nbsp;pour les cinq&nbsp;prochaines années» qui devrait être adopté en juin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 05 May 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/5a54433b-4502-4baf-902b-3f57f60aef8e.mp3?_=1714746227" length="55219766" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 mai 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

BARDELLA : DE QUOI S’AGIT-IL ?
 
Avec à sa tête Jordan Bardella, la liste du Rassemblement national aux européennes, caracole en tête des sondages. Elle atteint 32 % dans la dernière enquête Ipsos, fin avril, pour Le Monde et se situe 15 points devant celle de la majorité présidentielle. Les experts électoraux dressent le même constat : à partir d’un socle élevé, le Rassemblement national se renforce dans ses bastions populaires et s’élargit en direction des cadres et des retraités, tandis qu’il confirme son emprise sur les jeunes. Dans un sondage Ifop, publié en mars dans Le Figaro, Jordan Bardella récolte 27 % chez les 18-24 ans et 33 % chez les 25-34 ans. « Déjà, le vote RN est un vote jeune », explique Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop. Il apparaît en rupture avec les stéréotypes classiques des personnels politiques ». Le président du Rassemblement national pèse un million d'abonnés sur TikTok, troisième personnalité la plus suivie sur le réseau social après Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.
 
À 28 ans, le dauphin de Marine Le Pen n’a pas fait d’études poussées, il a fréquenté à peine quelques semaines la faculté de géographie, mais compte déjà douze ans de terrain. De ses origines : sa naissance dans un quartier peu favorisé de Seine-Saint-Denis, le divorce de ses parents, le HLM dans lequel il est élevé par sa mère, agent territoriale, il fait une force : celle de ne pas être coupé du peuple. Il fait même un clin d’œil aux étrangers en évoquant fréquemment ses « racines italiennes ». En 2015, il est élu à 20 ans conseiller régional d’Île-de-France, plus jeune élu régional de France. En 2019, il prend la tête de la liste du RN pour les élections européennes, marquant ainsi son entrée sur la scène politique nationale. Malgré sa jeunesse et son manque d’expérience, il obtient plus de 23 % des voix, ce qui place le RN en tête du scrutin. En novembre 2022, face à Louis Aliot, il devient président du parti, avec plus de 85 % des voix, et après un demi-siècle de gouvernance des Le Pen. Son discours reprend les thèmes classiques du parti : sécurité, immigration, souveraineté nationale, et identité nationale.
 
Au Parlement européen, la tête de liste du Rassemblement national déclare s'appuyer sur son assiduité lors des votes en sessions plénières. Mais ce n'est qu'une infime partie du travail parlementaire. Pour ce qui est du reste, notamment du travail en commission Jordan Bardella brille par ses absences. Pratiquant l’évitement vis-à-vis des médias, il a refusé par trois fois de débattre avec ses adversaires. Le 25 avril, il a quitté une conférence de presse qu’il avait convoquée pour faire pièce à celle d’Emmanuel Macron sans se prêter au jeu des questions-réponses avec les journalistes, au prétexte que le président de la République ne l’avait pas fait.
 
Fort de ses bons sondages depuis l’automne, Jordan Bardella a théorisé la dimension nationale du scrutin européen dans le but d'en faire un marchepied vers l'élection présidentielle.
 
LE RAPPORT ENRICO LETTA SUR L’UNION EUROPÉENNE
 
L’ancien président du Conseil italien Enrico Letta a présenté aux Vingt-Sept, réunis à Bruxelles le 18 avril, son rapport sur le marché intérieur. Pendant huit mois, il a sillonné l’Union européenne, rencontré tous les chefs d’État et de gouvernement européen ainsi que des représentants des entreprises, de la société civile ou des intellectuels. Il préconise d'approfondir le marché unique, notamment dans les secteurs de la finance, des télécoms de l'énergie, et de la défense, secteurs que les États membres avaient souhaité exclure, lorsque Jacques Delors a créé le marché unique, il y a bientôt quarante ans,
 
Or « le fossé se creuse entre l'UE et les Etats-Unis. La prochaine législature doit être celle du rattrapage de notre retard », avertit Enrico Letta qui se fait particulièrement sévère sur la finance, un des facteurs clefs du déclassement européen. Il juge urgent de développer un « marché financier européen plus intégré et plus robuste » et propose une « union de l'épargne et des investissements » afin de retenir en Europe les flux de capitaux qui partent aujourd'hui massivement vers les Etats-Unis. En Europe, l'épargne privée est abondante - estimée à 35.000 milliards d'euros - et largement inexploitée. Mais cette manne est aussi un tuyau percé : 295 milliards d'euros quittent chaque année l'Europe vers les marchés financiers américains, aux fonds d'investissement et de pension plus attractifs... qui rachètent ensuite des entreprises européennes. Comme le résume un haut responsable français, « nous finançons aujourd'hui triplement l'économie américaine : par l'épargne, par les achats de défense et par les importations de gaz ».
 
Le marché des télécoms est également en proie à la fragmentation : plus de 100 opérateurs coexistent aujourd'hui sur le continent. Un opérateur télécoms européen compte en moyenne seulement 5 millions d'abonnés, contre 107 millions aux Etats-Unis et 467 millions en Chine. De même, le secteur de l'énergie souffre d'interconnexions insuffisantes au niveau européen. Il est donc nécessaire de renforcer l'intégration des marchés européens dans le domaine de l’énergie pour réduire les divergences de prix de l'électricité entre les États membres, divergences exacerbées depuis la crise provoquée par l'invasion de l'Ukraine et la fermeture des robinets du gaz russe. Dans le secteur de la défense, l'Europe paie là encore « le prix de la fragmentation » : « 80 % de ce que nous avons dépensé pour soutenir militairement l'Ukraine est allé vers des fournisseurs non européens », alerte Enrico Letta. Non seulement l'Europe est fragmentée, mais elle a, devant elle et de manière urgente, dans les domaines des technologies vertes, du numérique (intelligence artificielle), de la sécurité et de la défense un besoin d'investissements que Mario Draghi a évalué entre 500 et 600 milliards d'euros. Pour compléter le travail d’Enrico Letta, l’ancien président de la BCE remettra en juin un rapport sur la compétitivité de l'Union européenne. Les décisions sont reportées à l’après élections européennes et alimenteront un « programme stratégique pour les cinq prochaines années» qui devrait être adopté en juin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 mai 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

BARDELLA : DE QUOI S’AGIT-IL ?
 
Avec à sa tête Jordan Bardella, la liste du Rassemblement national aux européennes, caracole en tête des sondages. Elle atteint 32 % dans la dernière enquête Ipsos, fin avril, pour Le Monde et se situe 15 points devant celle de la majorité présidentielle. Les experts électoraux dressent le même constat : à partir d’un socle élevé, le Rassemblement national se renforce dans ses bastions populaires et s’élargit en direction des cadres et des retraités, tandis qu’il confirme son emprise sur les jeunes. Dans un sondage Ifop, publié en mars dans Le Figaro, Jordan Bardella récolte 27 % chez les 18-24 ans et 33 % chez les 25-34 ans. « Déjà, le vote RN est un vote jeune », explique Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop. Il apparaît en rupture avec les stéréotypes classiques des personnels politiques ». Le président du Rassemblement national pèse un million d'abonnés sur TikTok, troisième personnalité la plus suivie sur le réseau social après Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.
 
À 28 ans, le dauphin de Marine Le Pen n’a pas fait d’études poussées, il a fréquenté à peine quelques semaines la faculté de géographie, mais compte déjà douze ans de terrain. De ses origines : sa naissance dans un quartier peu favorisé de Seine-Saint-Denis, le divorce de ses parents, le HLM dans lequel il est élevé par sa mère, agent territoriale, il fait une force : celle de ne pas être coupé du peuple. Il fait même un clin d’œil aux étrangers en évoquant fréquemment ses « racines italiennes ». En 2015, il est élu à 20 ans conseiller régional d’Île-de-France, plus jeune élu régional de France. En 2019, il prend la tête de la liste du RN pour les élections européennes, marquant ainsi son entrée sur la scène politique nationale. Malgré sa jeunesse et son manque d’expérience, il obtient plus de 23 % des voix, ce qui place le RN en tête du scrutin. En novembre 2022, face à Louis Aliot, il devient président du parti, avec plus de 85 % des voix, et après un demi-siècle de gouvernance des Le Pen. Son discours reprend les thèmes classiques du parti : sécurité, immigration, souveraineté nationale, et identité nationale.
 
Au Parlement européen, la tête de liste du Rassemblement national déclare s'appuyer sur son assiduité lors des votes en sessions plénières. Mais ce n'est qu'une infime partie du travail parlementaire. Pour ce qui est du reste, notamment du travail en commission Jordan Bardella brille par ses absences. Pratiquant l’évitement vis-à-vis des médias, il a refusé par trois fois de débattre avec ses adversaires. Le 25 avril, il a quitté une conférence de presse qu’il avait convoquée pour faire pièce à celle d’Emmanuel Macron sans se prêter au jeu des questions-réponses avec les journalistes, au prétexte que le président de la République ne l’avait pas fait.
 
Fort de ses bons sondages depuis l’automne, Jordan Bardella a théorisé la dimension nationale du scrutin européen dans le but d'en faire un marchepied vers l'élection présidentielle.
 
LE RAPPORT ENRICO LETTA SUR L’UNION EUROPÉENNE
 
L’ancien président du Conseil italien Enrico Letta a présenté aux Vingt-Sept, réunis à Bruxelles le 18 avril, son rapport sur le marché intérieur. Pendant huit mois, il a sillonné l’Union européenne, rencontré tous les chefs d’État et de gouvernement européen ainsi que des représentants des entreprises, de la société civile ou des intellectuels. Il préconise d'approfondir le marché unique, notamment dans les secteurs de la finance, des télécoms de l'énergie, et de la défense, secteurs que les États membres avaient souhaité exclure, lorsque Jacques Delors a créé le marché unique, il y a bientôt quarante ans,
 
Or « le fossé se creuse entre l'UE et les Etats-Unis. La prochaine législature doit être celle du rattrapage de notre retard », avertit Enrico Letta qui se fait particulièrement sévère sur la finance, un des facteurs clefs du déclassement européen. Il juge urgent de développer un « marché financier européen plus intégré et plus robuste » et propose une « union de l'épargne et des investissements » afin de retenir en Europe les flux de capitaux qui partent aujourd'hui massivement vers les Etats-Unis. En Europe, l'épargne privée est abondante - estimée à 35.000 milliards d'euros - et largement inexploitée. Mais cette manne est aussi un tuyau percé : 295 milliards d'euros quittent chaque année l'Europe vers les marchés financiers américains, aux fonds d'investissement et de pension plus attractifs... qui rachètent ensuite des entreprises européennes. Comme le résume un haut responsable français, « nous finançons aujourd'hui triplement l'économie américaine : par l'épargne, par les achats de défense et par les importations de gaz ».
 
Le marché des télécoms est également en proie à la fragmentation : plus de 100 opérateurs coexistent aujourd'hui sur le continent. Un opérateur télécoms européen compte en moyenne seulement 5 millions d'abonnés, contre 107 millions aux Etats-Unis et 467 millions en Chine. De même, le secteur de l'énergie souffre d'interconnexions insuffisantes au niveau européen. Il est donc nécessaire de renforcer l'intégration des marchés européens dans le domaine de l’énergie pour réduire les divergences de prix de l'électricité entre les États membres, divergences exacerbées depuis la crise provoquée par l'invasion de l'Ukraine et la fermeture des robinets du gaz russe. Dans le secteur de la défense, l'Europe paie là encore « le prix de la fragmentation » : « 80 % de ce que nous avons dépensé pour soutenir militairement l'Ukraine est allé vers des fournisseurs non européens », alerte Enrico Letta. Non seulement l'Europe est fragmentée, mais elle a, devant elle et de manière urgente, dans les domaines des technologies vertes, du numérique (intelligence artificielle), de la sécurité et de la défense un besoin d'investissements que Mario Draghi a évalué entre 500 et 600 milliards d'euros. Pour compléter le travail d’Enrico Letta, l’ancien président de la BCE remettra en juin un rapport sur la compétitivité de l'Union européenne. Les décisions sont reportées à l’après élections européennes et alimenteront un « programme stratégique pour les cinq prochaines années» qui devrait être adopté en juin.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 3 mai 2024.
 
Ave...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>57:31</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Marc-Olivier Padis</podcast:person><podcast:person role="guest">Lucile Schmid</podcast:person><podcast:person role="guest">Richard Werly</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/eJETYAZ]]></podcast:txt><itunes:episode>385</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Marc-Olivier Padis,Lucile Schmid,Richard Werly,RN,Rassemblement National,Élections européennes,Extrême-droite,Jordan Bardella,Enrico Letta,UE,Union Européenne</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Alexandre Lacroix, philosophe (2/4)]]></title><guid isPermaLink="false">85774121-9a1a-4d63-8aef-5a126f389a46</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
<p>Épisode 2 : Dans ce deuxième épisode, Philippe Meyer et notre invité traitent du livre publié par Alexandre Lacroix autour de la danseuse étoile Ludmila Pagliero intitulé <em>La Danse. Philosophie du corps en mouvement.</em>&nbsp;L’auteur a suivi le quotidien des danseurs de l’Opéra de Paris et en particulier celui de Ludmila Pagliero pendant plusieurs mois pour en tracer un portrait rare.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Épisode 2 : Dans ce deuxième épisode, Philippe Meyer et notre invité traitent du livre publié par Alexandre Lacroix autour de la danseuse étoile Ludmila Pagliero intitulé La Danse. Philosophie du corps en mouvement. L’auteur a suivi le quotidien des danseurs de l’Opéra de Paris et en particulier celui de Ludmila Pagliero pendant plusieurs mois pour en tracer un portrait rare.
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Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Épisode 2 : Dans ce deuxième épisode, Philippe Meyer et notre invité traitent du livre publié par Alexandre Lacroix autour de la danseuse étoile Ludmila Pagliero intitulé La Danse. Philosophie du corps en mouvement. L’auteur a suivi le quotidien des danseurs de l’Opéra de Paris et en particulier celui de Ludmila Pagliero pendant plusieurs mois pour en tracer un portrait rare.
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Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutiq...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>15:44</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/LDSVKNW]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La relation des Français à l’Union européenne / Le déblocage des milliards américains pour l’Ukraine]]></title><guid isPermaLink="false">18287ffe-0a25-4532-a27c-482d99acb515</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>LA RELATION DES FRANÇAIS À L’UNION EUROPÉENNE</strong></p>
<p>Les sondages effectués par la Commission ou le Parlement européen auprès des&nbsp;citoyens européens&nbsp;montrent un intérêt réel des Français pour l’Europe conforté par une&nbsp;participation en nette hausse&nbsp;des Français aux dernières&nbsp;élections européennes&nbsp;de 2019 (50,12%), contre 40,6% en 2009 et 42,4% en 2014. D’après l’Eurobaromètre de la Commission européenne réalisé en février-mars 2021, 57% des Français se déclarent attachés à l’Union européenne, soit une hausse de 4&nbsp;points par rapport à l’été 2020. De plus, selon l’Eurobaromètre du Parlement européen du printemps 2021 la grande majorité des Français estiment que la voix de la France compte dans l’UE (75%).</p>
<p>L’étude de la Fondation Jean Jaurès et du Cevipof en partenariat avec Ipsos et Le Monde, baptisée «&nbsp;<a href="https://www.jean-jaures.org/wp-content/uploads/2022/10/Fractures_francaises_vague10.pdf"><u>Fractures françaises</u></a>&nbsp;», publiée en octobre 2022, montre néanmoins, que le niveau de confiance en l’institution européenne varie en fonction de l’affiliation politique de la personne interrogée et de sa catégorie socioprofessionnelle. Sans surprise, les sympathisants des partis ayant un discours et un programme pro-européens sont les plus enclins à se dire confiants en l’UE&nbsp;: ceux du Parti socialiste (68%), d’Europe Ecologie-Les Verts (73%) et de La République en marche (devenu Renaissance, 87%) figurent en tête. De surcroît, l’étude met en exergue une différence de perception en fonction de la catégorie socioprofessionnelle d’appartenance. Les ouvriers se disent beaucoup moins confiants en l’UE (36%) que les cadres (63%), et les professions intermédiaires, les employés et les retraités se situent à un niveau comparable à celui de la population générale.</p>
<p>En mars 2023, 71% des Français se sont déclarés en faveur de l'euro (71% dans l'ensemble de l'Union), 69% en faveur d'une politique de défense et de sécurité commune (77% dans l'ensemble de l'Union), 64% déclarent être satisfaits de la réponse apportée par l'Union européenne en soutien à l'Ukraine (69% dans l'ensemble de l'Union) et 64% pensent que les actions de l'Union européenne ont un impact sur leur vie quotidienne (71% dans l'ensemble de l'Union). En revanche, 54% des Français ne sont pas satisfaits de la manière dont l'Union a géré les enjeux de migration et d'asile (50% dans l'ensemble de l'Union), 50% ne sont pas satisfaits du « Green Deal » de l'Union européenne (43% dans l'ensemble de l'Union). Pour l'instant, l'intérêt déclaré des citoyens pour les élections européennes est faible en France&nbsp;: 40% sont intéressés contre 56% dans l'ensemble de l'Union. Un niveau équivalent à celui de la Bulgarie (41%) très éloigné de celui de l’Allemagne (65%).</p>
<p>Selon la dernière enquête Eurobaromètre publiée le 17 avril, 52% des Français interrogés se disent pessimistes sur l’avenir de cette Union que leur pays a œuvré à forger. Jeudi, à un mois et demi des élections européennes, Emmanuel Macron a prononcé à Paris un nouveau discours sur l'Europe.</p>
<p><strong>LE DÉBLOCAGE DES MILLIARDS AMÉRICAINS POUR L’UKRAINE</strong></p>
<p>Après de longues et difficiles tractations, le 20 avril, la Chambre américaine des représentants dans un vote bipartisan a adopté par 310 voix pour - dont 101&nbsp;républicaines - contre 112, un grand plan d'aide à l' <a href="http://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-les-pays-de-l-otan-trouvent-un-accord-pour-envoyer-plus-de-systemes-de-defense-antiaerienne-a-kiev-20240419"><u>Ukraine</u></a>, <a href="https://www.lefigaro.fr/international/israel-iran-teheran-minimise-l-attaque-et-ne-menace-pas-l-etat-hebreu-20240419"><u>Israël</u></a> et <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/taiwan-dit-avoir-detecte-21-avions-militaires-chinois-autour-de-l-ile-20240420"><u>Taïwan</u></a>. L’enveloppe de 95&nbsp;milliards de dollars, dont 61 milliards pour l’Ukraine, était réclamée depuis des mois par le président <a href="https://www.lefigaro.fr/international/joe-biden-dans-les-pieges-du-proche-orient-20240417"><u>Joe Biden</u></a>. Quelques minutes après le vote, le président ukrainien a estimé que l'aide américaine <em>«&nbsp;sauvera des milliers et des milliers de vies »</em>. Le président Joe Biden a salué l'<em>« aide cruciale »</em> à Israël et l'Ukraine, comme étant au <em>«&nbsp;rendez-vous de l'Histoire »</em>. Le Kremlin a dénoncé l'aide américaine qui <em>« tuera encore plus d'Ukrainiens à cause du régime de Kyiv »</em>.</p>
<p>Le Congrès américain n'avait pas adopté de grande enveloppe pour son allié depuis décembre 2022, principalement en raison de querelles partisanes. Le plan d’aide à l’Ukraine inclut 14 milliards de dollars pour les systèmes de défense américains, 13 milliards de dollars pour reconstituer aux États-Unis les stocks d’armes déjà données à l’Ukraine, 7 milliards de dollars pour les opérations militaires américaines dans la région et 9,5 milliards de dollars d’aide économique. Il autorise le président Biden à confisquer et à vendre des actifs russes, pour qu'ils servent à financer la reconstruction de l'Ukraine - une idée qui fait également son chemin auprès d'autres pays du G7.</p>
<p>Après des mois de tergiversations, le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a fini par apporter son soutien, sous les huées d'élus trumpistes, hostiles à une telle aide. <em>« Pour le dire franchement : je préfère envoyer des munitions à l'Ukraine qu'envoyer nos garçons se battre</em> », a-t-il plaidé. Deux jours avant le vote, le directeur de la CIA, Bill Burns avait déclaré <em>« sans aide supplémentaire, le risque est réel que les Ukrainiens perdent sur le champ de bataille d’ici à la fin de 2024 »</em>. Depuis le début de l'année et le tarissement des&nbsp;crédits américains, l'armée ukrainienne s'est retrouvée de plus en plus en difficulté. Les forces russes grignotaient mois après mois du terrain. L'Europe ne parvenait pas à compenser les obus et les missiles manquant à l'Ukraine. Le 7&nbsp;avril, le président Zelensky a, pour la première fois, affirmé que son pays <em>« perdra</em>[it] <em>la guerre »</em> si l’aide promise par les Etats-Unis restait bloquée au Congrès, expliquant que ses troupes pouvaient tirer un obus quand les Russes en envoyaient dix. Même tardif, le vote américain a été salué en Europe. La ministre des affaires étrangères allemande Annalena Baerbock a évoqué <em>« un jour d’optimisme&nbsp;»,</em> son homologue italien parle d’un <em>« tournant décisif ».</em> Le président du Conseil européen, Charles Michel, s’est quant à lui réjoui de ce <em>« message clair envoyé au Kremlin ».</em> <em>« Mieux vaut tard que trop tard »</em>, a commenté le premier ministre polonais Donald Tusk. Le retard de Washington pour débloquer cette aide a permis à la Russie de reprendre l’initiative sur le terrain. Mardi, le projet de loi a été adopté par le Sénat américain par 79 voix pour et 18 contre<strong>.</strong>&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>LA RELATION DES FRANÇAIS À L’UNION EUROPÉENNE</strong></p>
<p>Les sondages effectués par la Commission ou le Parlement européen auprès des&nbsp;citoyens européens&nbsp;montrent un intérêt réel des Français pour l’Europe conforté par une&nbsp;participation en nette hausse&nbsp;des Français aux dernières&nbsp;élections européennes&nbsp;de 2019 (50,12%), contre 40,6% en 2009 et 42,4% en 2014. D’après l’Eurobaromètre de la Commission européenne réalisé en février-mars 2021, 57% des Français se déclarent attachés à l’Union européenne, soit une hausse de 4&nbsp;points par rapport à l’été 2020. De plus, selon l’Eurobaromètre du Parlement européen du printemps 2021 la grande majorité des Français estiment que la voix de la France compte dans l’UE (75%).</p>
<p>L’étude de la Fondation Jean Jaurès et du Cevipof en partenariat avec Ipsos et Le Monde, baptisée «&nbsp;<a href="https://www.jean-jaures.org/wp-content/uploads/2022/10/Fractures_francaises_vague10.pdf"><u>Fractures françaises</u></a>&nbsp;», publiée en octobre 2022, montre néanmoins, que le niveau de confiance en l’institution européenne varie en fonction de l’affiliation politique de la personne interrogée et de sa catégorie socioprofessionnelle. Sans surprise, les sympathisants des partis ayant un discours et un programme pro-européens sont les plus enclins à se dire confiants en l’UE&nbsp;: ceux du Parti socialiste (68%), d’Europe Ecologie-Les Verts (73%) et de La République en marche (devenu Renaissance, 87%) figurent en tête. De surcroît, l’étude met en exergue une différence de perception en fonction de la catégorie socioprofessionnelle d’appartenance. Les ouvriers se disent beaucoup moins confiants en l’UE (36%) que les cadres (63%), et les professions intermédiaires, les employés et les retraités se situent à un niveau comparable à celui de la population générale.</p>
<p>En mars 2023, 71% des Français se sont déclarés en faveur de l'euro (71% dans l'ensemble de l'Union), 69% en faveur d'une politique de défense et de sécurité commune (77% dans l'ensemble de l'Union), 64% déclarent être satisfaits de la réponse apportée par l'Union européenne en soutien à l'Ukraine (69% dans l'ensemble de l'Union) et 64% pensent que les actions de l'Union européenne ont un impact sur leur vie quotidienne (71% dans l'ensemble de l'Union). En revanche, 54% des Français ne sont pas satisfaits de la manière dont l'Union a géré les enjeux de migration et d'asile (50% dans l'ensemble de l'Union), 50% ne sont pas satisfaits du « Green Deal » de l'Union européenne (43% dans l'ensemble de l'Union). Pour l'instant, l'intérêt déclaré des citoyens pour les élections européennes est faible en France&nbsp;: 40% sont intéressés contre 56% dans l'ensemble de l'Union. Un niveau équivalent à celui de la Bulgarie (41%) très éloigné de celui de l’Allemagne (65%).</p>
<p>Selon la dernière enquête Eurobaromètre publiée le 17 avril, 52% des Français interrogés se disent pessimistes sur l’avenir de cette Union que leur pays a œuvré à forger. Jeudi, à un mois et demi des élections européennes, Emmanuel Macron a prononcé à Paris un nouveau discours sur l'Europe.</p>
<p><strong>LE DÉBLOCAGE DES MILLIARDS AMÉRICAINS POUR L’UKRAINE</strong></p>
<p>Après de longues et difficiles tractations, le 20 avril, la Chambre américaine des représentants dans un vote bipartisan a adopté par 310 voix pour - dont 101&nbsp;républicaines - contre 112, un grand plan d'aide à l' <a href="http://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-les-pays-de-l-otan-trouvent-un-accord-pour-envoyer-plus-de-systemes-de-defense-antiaerienne-a-kiev-20240419"><u>Ukraine</u></a>, <a href="https://www.lefigaro.fr/international/israel-iran-teheran-minimise-l-attaque-et-ne-menace-pas-l-etat-hebreu-20240419"><u>Israël</u></a> et <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/taiwan-dit-avoir-detecte-21-avions-militaires-chinois-autour-de-l-ile-20240420"><u>Taïwan</u></a>. L’enveloppe de 95&nbsp;milliards de dollars, dont 61 milliards pour l’Ukraine, était réclamée depuis des mois par le président <a href="https://www.lefigaro.fr/international/joe-biden-dans-les-pieges-du-proche-orient-20240417"><u>Joe Biden</u></a>. Quelques minutes après le vote, le président ukrainien a estimé que l'aide américaine <em>«&nbsp;sauvera des milliers et des milliers de vies »</em>. Le président Joe Biden a salué l'<em>« aide cruciale »</em> à Israël et l'Ukraine, comme étant au <em>«&nbsp;rendez-vous de l'Histoire »</em>. Le Kremlin a dénoncé l'aide américaine qui <em>« tuera encore plus d'Ukrainiens à cause du régime de Kyiv »</em>.</p>
<p>Le Congrès américain n'avait pas adopté de grande enveloppe pour son allié depuis décembre 2022, principalement en raison de querelles partisanes. Le plan d’aide à l’Ukraine inclut 14 milliards de dollars pour les systèmes de défense américains, 13 milliards de dollars pour reconstituer aux États-Unis les stocks d’armes déjà données à l’Ukraine, 7 milliards de dollars pour les opérations militaires américaines dans la région et 9,5 milliards de dollars d’aide économique. Il autorise le président Biden à confisquer et à vendre des actifs russes, pour qu'ils servent à financer la reconstruction de l'Ukraine - une idée qui fait également son chemin auprès d'autres pays du G7.</p>
<p>Après des mois de tergiversations, le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a fini par apporter son soutien, sous les huées d'élus trumpistes, hostiles à une telle aide. <em>« Pour le dire franchement : je préfère envoyer des munitions à l'Ukraine qu'envoyer nos garçons se battre</em> », a-t-il plaidé. Deux jours avant le vote, le directeur de la CIA, Bill Burns avait déclaré <em>« sans aide supplémentaire, le risque est réel que les Ukrainiens perdent sur le champ de bataille d’ici à la fin de 2024 »</em>. Depuis le début de l'année et le tarissement des&nbsp;crédits américains, l'armée ukrainienne s'est retrouvée de plus en plus en difficulté. Les forces russes grignotaient mois après mois du terrain. L'Europe ne parvenait pas à compenser les obus et les missiles manquant à l'Ukraine. Le 7&nbsp;avril, le président Zelensky a, pour la première fois, affirmé que son pays <em>« perdra</em>[it] <em>la guerre »</em> si l’aide promise par les Etats-Unis restait bloquée au Congrès, expliquant que ses troupes pouvaient tirer un obus quand les Russes en envoyaient dix. Même tardif, le vote américain a été salué en Europe. La ministre des affaires étrangères allemande Annalena Baerbock a évoqué <em>« un jour d’optimisme&nbsp;»,</em> son homologue italien parle d’un <em>« tournant décisif ».</em> Le président du Conseil européen, Charles Michel, s’est quant à lui réjoui de ce <em>« message clair envoyé au Kremlin ».</em> <em>« Mieux vaut tard que trop tard »</em>, a commenté le premier ministre polonais Donald Tusk. Le retard de Washington pour débloquer cette aide a permis à la Russie de reprendre l’initiative sur le terrain. Mardi, le projet de loi a été adopté par le Sénat américain par 79 voix pour et 18 contre<strong>.</strong>&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 28 Apr 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/18287ffe-0a25-4532-a27c-482d99acb515.mp3?_=1714033576" length="56830606" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

LA RELATION DES FRANÇAIS À L’UNION EUROPÉENNE
 
Les sondages effectués par la Commission ou le Parlement européen auprès des citoyens européens montrent un intérêt réel des Français pour l’Europe conforté par une participation en nette hausse des Français aux dernières élections européennes de 2019 (50,12%), contre 40,6% en 2009 et 42,4% en 2014. D’après l’Eurobaromètre de la Commission européenne réalisé en février-mars 2021, 57% des Français se déclarent attachés à l’Union européenne, soit une hausse de 4 points par rapport à l’été 2020. De plus, selon l’Eurobaromètre du Parlement européen du printemps 2021 la grande majorité des Français estiment que la voix de la France compte dans l’UE (75%).
 
L’étude de la Fondation Jean Jaurès et du Cevipof en partenariat avec Ipsos et Le Monde, baptisée « Fractures françaises », publiée en octobre 2022, montre néanmoins, que le niveau de confiance en l’institution européenne varie en fonction de l’affiliation politique de la personne interrogée et de sa catégorie socioprofessionnelle. Sans surprise, les sympathisants des partis ayant un discours et un programme pro-européens sont les plus enclins à se dire confiants en l’UE : ceux du Parti socialiste (68%), d’Europe Ecologie-Les Verts (73%) et de La République en marche (devenu Renaissance, 87%) figurent en tête. De surcroît, l’étude met en exergue une différence de perception en fonction de la catégorie socioprofessionnelle d’appartenance. Les ouvriers se disent beaucoup moins confiants en l’UE (36%) que les cadres (63%), et les professions intermédiaires, les employés et les retraités se situent à un niveau comparable à celui de la population générale.
 
En mars 2023, 71% des Français se sont déclarés en faveur de l'euro (71% dans l'ensemble de l'Union), 69% en faveur d'une politique de défense et de sécurité commune (77% dans l'ensemble de l'Union), 64% déclarent être satisfaits de la réponse apportée par l'Union européenne en soutien à l'Ukraine (69% dans l'ensemble de l'Union) et 64% pensent que les actions de l'Union européenne ont un impact sur leur vie quotidienne (71% dans l'ensemble de l'Union). En revanche, 54% des Français ne sont pas satisfaits de la manière dont l'Union a géré les enjeux de migration et d'asile (50% dans l'ensemble de l'Union), 50% ne sont pas satisfaits du « Green Deal » de l'Union européenne (43% dans l'ensemble de l'Union). Pour l'instant, l'intérêt déclaré des citoyens pour les élections européennes est faible en France : 40% sont intéressés contre 56% dans l'ensemble de l'Union. Un niveau équivalent à celui de la Bulgarie (41%) très éloigné de celui de l’Allemagne (65%).
 
Selon la dernière enquête Eurobaromètre publiée le 17 avril, 52% des Français interrogés se disent pessimistes sur l’avenir de cette Union que leur pays a œuvré à forger. Jeudi, à un mois et demi des élections européennes, Emmanuel Macron a prononcé à Paris un nouveau discours sur l'Europe.
 
LE DÉBLOCAGE DES MILLIARDS AMÉRICAINS POUR L’UKRAINE
 
Après de longues et difficiles tractations, le 20 avril, la Chambre américaine des représentants dans un vote bipartisan a adopté par 310 voix pour - dont 101 républicaines - contre 112, un grand plan d'aide à l' Ukraine, Israël et Taïwan. L’enveloppe de 95 milliards de dollars, dont 61 milliards pour l’Ukraine, était réclamée depuis des mois par le président Joe Biden. Quelques minutes après le vote, le président ukrainien a estimé que l'aide américaine « sauvera des milliers et des milliers de vies ». Le président Joe Biden a salué l'« aide cruciale » à Israël et l'Ukraine, comme étant au « rendez-vous de l'Histoire ». Le Kremlin a dénoncé l'aide américaine qui « tuera encore plus d'Ukrainiens à cause du régime de Kyiv ».
 
Le Congrès américain n'avait pas adopté de grande enveloppe pour son allié depuis décembre 2022, principalement en raison de querelles partisanes. Le plan d’aide à l’Ukraine inclut 14 milliards de dollars pour les systèmes de défense américains, 13 milliards de dollars pour reconstituer aux États-Unis les stocks d’armes déjà données à l’Ukraine, 7 milliards de dollars pour les opérations militaires américaines dans la région et 9,5 milliards de dollars d’aide économique. Il autorise le président Biden à confisquer et à vendre des actifs russes, pour qu'ils servent à financer la reconstruction de l'Ukraine - une idée qui fait également son chemin auprès d'autres pays du G7.
 
Après des mois de tergiversations, le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a fini par apporter son soutien, sous les huées d'élus trumpistes, hostiles à une telle aide. « Pour le dire franchement : je préfère envoyer des munitions à l'Ukraine qu'envoyer nos garçons se battre », a-t-il plaidé. Deux jours avant le vote, le directeur de la CIA, Bill Burns avait déclaré « sans aide supplémentaire, le risque est réel que les Ukrainiens perdent sur le champ de bataille d’ici à la fin de 2024 ». Depuis le début de l'année et le tarissement des crédits américains, l'armée ukrainienne s'est retrouvée de plus en plus en difficulté. Les forces russes grignotaient mois après mois du terrain. L'Europe ne parvenait pas à compenser les obus et les missiles manquant à l'Ukraine. Le 7 avril, le président Zelensky a, pour la première fois, affirmé que son pays « perdra[it] la guerre » si l’aide promise par les Etats-Unis restait bloquée au Congrès, expliquant que ses troupes pouvaient tirer un obus quand les Russes en envoyaient dix. Même tardif, le vote américain a été salué en Europe. La ministre des affaires étrangères allemande Annalena Baerbock a évoqué « un jour d’optimisme », son homologue italien parle d’un « tournant décisif ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, s’est quant à lui réjoui de ce « message clair envoyé au Kremlin ». « Mieux vaut tard que trop tard », a commenté le premier ministre polonais Donald Tusk. Le retard de Washington pour débloquer cette aide a permis à la Russie de reprendre l’initiative sur le terrain. Mardi, le projet de loi a été adopté par le Sénat américain par 79 voix pour et 18 contre. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 25 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

LA RELATION DES FRANÇAIS À L’UNION EUROPÉENNE
 
Les sondages effectués par la Commission ou le Parlement européen auprès des citoyens européens montrent un intérêt réel des Français pour l’Europe conforté par une participation en nette hausse des Français aux dernières élections européennes de 2019 (50,12%), contre 40,6% en 2009 et 42,4% en 2014. D’après l’Eurobaromètre de la Commission européenne réalisé en février-mars 2021, 57% des Français se déclarent attachés à l’Union européenne, soit une hausse de 4 points par rapport à l’été 2020. De plus, selon l’Eurobaromètre du Parlement européen du printemps 2021 la grande majorité des Français estiment que la voix de la France compte dans l’UE (75%).
 
L’étude de la Fondation Jean Jaurès et du Cevipof en partenariat avec Ipsos et Le Monde, baptisée « Fractures françaises », publiée en octobre 2022, montre néanmoins, que le niveau de confiance en l’institution européenne varie en fonction de l’affiliation politique de la personne interrogée et de sa catégorie socioprofessionnelle. Sans surprise, les sympathisants des partis ayant un discours et un programme pro-européens sont les plus enclins à se dire confiants en l’UE : ceux du Parti socialiste (68%), d’Europe Ecologie-Les Verts (73%) et de La République en marche (devenu Renaissance, 87%) figurent en tête. De surcroît, l’étude met en exergue une différence de perception en fonction de la catégorie socioprofessionnelle d’appartenance. Les ouvriers se disent beaucoup moins confiants en l’UE (36%) que les cadres (63%), et les professions intermédiaires, les employés et les retraités se situent à un niveau comparable à celui de la population générale.
 
En mars 2023, 71% des Français se sont déclarés en faveur de l'euro (71% dans l'ensemble de l'Union), 69% en faveur d'une politique de défense et de sécurité commune (77% dans l'ensemble de l'Union), 64% déclarent être satisfaits de la réponse apportée par l'Union européenne en soutien à l'Ukraine (69% dans l'ensemble de l'Union) et 64% pensent que les actions de l'Union européenne ont un impact sur leur vie quotidienne (71% dans l'ensemble de l'Union). En revanche, 54% des Français ne sont pas satisfaits de la manière dont l'Union a géré les enjeux de migration et d'asile (50% dans l'ensemble de l'Union), 50% ne sont pas satisfaits du « Green Deal » de l'Union européenne (43% dans l'ensemble de l'Union). Pour l'instant, l'intérêt déclaré des citoyens pour les élections européennes est faible en France : 40% sont intéressés contre 56% dans l'ensemble de l'Union. Un niveau équivalent à celui de la Bulgarie (41%) très éloigné de celui de l’Allemagne (65%).
 
Selon la dernière enquête Eurobaromètre publiée le 17 avril, 52% des Français interrogés se disent pessimistes sur l’avenir de cette Union que leur pays a œuvré à forger. Jeudi, à un mois et demi des élections européennes, Emmanuel Macron a prononcé à Paris un nouveau discours sur l'Europe.
 
LE DÉBLOCAGE DES MILLIARDS AMÉRICAINS POUR L’UKRAINE
 
Après de longues et difficiles tractations, le 20 avril, la Chambre américaine des représentants dans un vote bipartisan a adopté par 310 voix pour - dont 101 républicaines - contre 112, un grand plan d'aide à l' Ukraine, Israël et Taïwan. L’enveloppe de 95 milliards de dollars, dont 61 milliards pour l’Ukraine, était réclamée depuis des mois par le président Joe Biden. Quelques minutes après le vote, le président ukrainien a estimé que l'aide américaine « sauvera des milliers et des milliers de vies ». Le président Joe Biden a salué l'« aide cruciale » à Israël et l'Ukraine, comme étant au « rendez-vous de l'Histoire ». Le Kremlin a dénoncé l'aide américaine qui « tuera encore plus d'Ukrainiens à cause du régime de Kyiv ».
 
Le Congrès américain n'avait pas adopté de grande enveloppe pour son allié depuis décembre 2022, principalement en raison de querelles partisanes. Le plan d’aide à l’Ukraine inclut 14 milliards de dollars pour les systèmes de défense américains, 13 milliards de dollars pour reconstituer aux États-Unis les stocks d’armes déjà données à l’Ukraine, 7 milliards de dollars pour les opérations militaires américaines dans la région et 9,5 milliards de dollars d’aide économique. Il autorise le président Biden à confisquer et à vendre des actifs russes, pour qu'ils servent à financer la reconstruction de l'Ukraine - une idée qui fait également son chemin auprès d'autres pays du G7.
 
Après des mois de tergiversations, le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a fini par apporter son soutien, sous les huées d'élus trumpistes, hostiles à une telle aide. « Pour le dire franchement : je préfère envoyer des munitions à l'Ukraine qu'envoyer nos garçons se battre », a-t-il plaidé. Deux jours avant le vote, le directeur de la CIA, Bill Burns avait déclaré « sans aide supplémentaire, le risque est réel que les Ukrainiens perdent sur le champ de bataille d’ici à la fin de 2024 ». Depuis le début de l'année et le tarissement des crédits américains, l'armée ukrainienne s'est retrouvée de plus en plus en difficulté. Les forces russes grignotaient mois après mois du terrain. L'Europe ne parvenait pas à compenser les obus et les missiles manquant à l'Ukraine. Le 7 avril, le président Zelensky a, pour la première fois, affirmé que son pays « perdra[it] la guerre » si l’aide promise par les Etats-Unis restait bloquée au Congrès, expliquant que ses troupes pouvaient tirer un obus quand les Russes en envoyaient dix. Même tardif, le vote américain a été salué en Europe. La ministre des affaires étrangères allemande Annalena Baerbock a évoqué « un jour d’optimisme », son homologue italien parle d’un « tournant décisif ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, s’est quant à lui réjoui de ce « message clair envoyé au Kremlin ». « Mieux vaut tard que trop tard », a commenté le premier ministre polonais Donald Tusk. Le retard de Washington pour débloquer cette aide a permis à la Russie de reprendre l’initiative sur le terrain. Mardi, le projet de loi a été adopté par le Sénat américain par 79 voix pour et 18 contre. 
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...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>59:11</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/QokRCwA]]></podcast:txt><itunes:episode>384</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Russie,Ukraine,Etats-Unis,USA,UE,Union européenne,Nicolas Baverez,François Bujon de l’Estang,Nicole Gnesotto,Richard Werly</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Alexandre Lacroix, philosophe (1/4)]]></title><guid isPermaLink="false">562e29a6-0a87-4197-8fca-1d1aeb660408</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
<p>Épisode 1 : Philippe Meyer reçoit le philosophe Alexandre Lacroix. Dans ce premier épisode, notre invité évoque le fonctionnement de Philosophie Magazine et son histoire dont il est directeur de la rédaction depuis sa création en 2006.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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Épisode 1 : Philippe Meyer reçoit le philosophe Alexandre Lacroix. Dans ce premier épisode, notre invité évoque le fonctionnement de Philosophie Magazine et son histoire dont il est directeur de la rédaction depuis sa création en 2006.
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Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Épisode 1 : Philippe Meyer reçoit le philosophe Alexandre Lacroix. Dans ce premier épisode, notre invité évoque le fonctionnement de Philosophie Magazine et son histoire dont il est directeur de la rédaction depuis sa création en 2006.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une conversation entre Alexandre Lacroix et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutiq...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>12:17</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/gfhRdrN]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[J.O. : aubaine ou problème ? / Poutine, vainqueur du chaos Israël-Iran ?]]></title><guid isPermaLink="false">61a6cc4e-ffb2-4507-b4a3-e8fd6dc816a8</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>JO, AUBAINE OU PROBLÈME&nbsp;?</strong></p>
<p>Entre le 26 juillet et le 11 août, 10 millions de spectateurs sont attendus dans l'Hexagone pour assister aux jeux Olympiques, dont une grande partie en Île-de-France, puis du 28 août au 28 septembre pour les jeux paralympiques. Autant de voyageurs prêts à payer le prix fort pour se loger à Paris, représentant une aubaine pour les bailleurs. Ils « <em>peuvent avoir l'équivalent d'une année de revenus locatifs traditionnels en deux mois de location Airbnb</em> », pointe le président de la Confédération nationale du logement. L’un des défis de ces jeux consiste à desservir 40 sites olympiques, avec une affluence pouvant monter jusqu'à 6.000 spectateurs à la minute&nbsp;comme au Stade de France. Des alarmistes aux rassuristes, tous le concèdent : circuler en région parisienne pendant la compétition demandera de l'organisation. La région va déployer les grands moyens, avec une offre de transports en commun en augmentation de 15 % en moyenne par rapport à un été traditionnel, « et jusqu'à 70 % sur les lignes les plus sollicitées », précise Ile-de-France Mobilités.</p>
<p>Actuellement, la facture provisoire des Jeux est de 8,8 milliards d'euros&nbsp;: 4,4 milliards d'euro pour le comité d'organisation et 4,4&nbsp;milliards d'euros pour les infrastructures (dont 1,7&nbsp;milliard d'euros publics). Toutefois la facture publique est impossible à établir, car tous les coûts ne sont pas connus. Se sont ajoutées récemment notamment les primes de 1.900 euros données aux policiers, qui pourraient représenter 500 millions d'euros. S'il existe un indéniable coup de fouet des jeux sur l'activité, les économistes préviennent que l'impact JO sera limité comparé à la taille de l'économie française. Le cabinet d’études Asterès l'estime à <em>«&nbsp;environ 0,4 % du PIB français&nbsp;»</em>. Les Jeux devraient mobiliser au total 180.000 emplois, selon la dernière estimation du Centre de droit et d'économie du sport. Il s’agira avant tout de contrats de courte durée.</p>
<p>Autre défi&nbsp;: la sécurité. Selon le politologue Gilles Kepel «&nbsp;<em>les JO peuvent apparaître comme une cible de choix pour les terroristes&nbsp;</em>». Notamment la cérémonie d’ouverture sur la Seine. Le Président de la République a donc annoncé envisager des lieux alternatifs comme le Trocadéro voire le Stade de France. Il a assuré en outre qu’il n’avait <em>«&nbsp;aucun doute »</em> sur le fait que la Russie puisse cibler les Jeux, <em>« y compris en termes informationnels »</em>. Le ministre de la Défense a fait savoir que 18.000 militaires seront mobilisables pour les JO, dont 3.000 aviateurs chargés de la surveillance aérienne.</p>
<p>Pour l’heure, les réservations en provenance de l’étranger sont en deçà des prévisions. Selon un sondage réalisé par Harris pour Atout France auprès de 1.000&nbsp;personnes, « <em>69% des&nbsp;Franciliens&nbsp;prévoient de rester en Ile-de-France</em>&nbsp;»&nbsp;pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Parmi eux, <em>« 33% affirment vouloir profiter de l'évènement</em>.</p>
<p><strong>POUTINE, VAINQUEUR DU CHAOS ISRAËL-IRAN&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis le 7 octobre, Moscou a reçu à deux reprises des dirigeants du Hamas avec leurs parrains iraniens. Dans l'immédiat, Moscou continue d'apporter son soutien à «&nbsp;l'axe de la résistance&nbsp;», l'alliance politico-militaire entre l'Iran, la Syrie et les milices armées pro-Iran. Celle-ci remplit deux objectifs : fragiliser la présence américaine au Moyen-Orient et ouvrir un autre front pour détourner les moyens et l'attention de Washington de la guerre en Ukraine. Elle permet aussi d’affaiblir la domination occidentale sur les affaires du monde. Moscou qui n’a pas condamné l’attaque iranienne sur le territoire israélien, voit dans cette crise l’occasion d’enfoncer un coin entre l’Occident et le reste du monde. Après le lancement de drones et de missiles iraniens sur Israël dans la nuit du 13&nbsp;au 14 avril, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies a évoqué une <em>«&nbsp;réponse légitime&nbsp;»</em> de la part de l’Iran et préféré insister sur <em>«&nbsp;l’hypocrisie&nbsp;»</em> occidentale dans le dossier. L’Iran est un allié vital de Moscou dans sa guerre contre l’Ukraine et fournit à la Russie drones et missiles. A la mi-mars, la Russie et l’Iran, avec la Chine, conduisaient des manœuvres militaires conjointes en mer d’Oman. C’est aussi au nom du face-à-face avec l’Occident que Moscou a sacrifié ses bonnes relations avec Israël et une politique régionale marquée jusque-là par un souci d’équilibre.</p>
<p>Le politologue Gilles Kepel&nbsp;observe que les relations entre l'Iran et la Russie ont évolué. Autrefois, les Iraniens étaient les alliés obséquieux des Russes. Mais leur position a été renforcée, parce qu'ils ont fourni à Poutine, à un moment crucial, des missiles Shahed qui ont fait des ravages en Ukraine, cassant le moral de la population. «&nbsp;<em>Stratégiquement, Moscou a tout intérêt à l'ouverture de "fronts secondaires</em>", estime Jean-Sylvestre Mongrenier, de l'Institut Thomas More. <em>Ceux-ci conduisent les Etats-Unis et leurs principaux alliés à disperser leur attention et leur énergie politique, mais aussi à réallouer leurs efforts diplomatiques et leurs moyens militaires.&nbsp;</em>» «&nbsp;<em>Grâce à la crise, la Russie a une nouvelle occasion de répandre son narratif anti-occidental</em>, explique, Anna Borshchevskaya, experte au Washington Institute. <em>Pour l'instant, elle est gagnante</em>&nbsp;», juge-telle.</p>
<p>La guerre en Ukraine constitue une priorité absolue pour la Russie et les tensions au Proche-Orient sont analysées à l’aune de ce prisme. Des analystes russes cités dans la presse ajoutent la possibilité qu’une escalade provoque une hausse des prix de l’énergie, bénéfique à l’économie russe. Mais avec l'escalade du conflit avec l'Iran, les Américains pourraient juger nécessaire d'allouer en urgence des aides financières à Israël, ce qui impliquerait de verser aussi le paquet d'aide à l'Ukraine. En jeu : 60&nbsp;milliards de dollars pour Kyiv, une somme qui pourrait permettre aux Ukrainiens de tenir leurs lignes de défense.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>JO, AUBAINE OU PROBLÈME&nbsp;?</strong></p>
<p>Entre le 26 juillet et le 11 août, 10 millions de spectateurs sont attendus dans l'Hexagone pour assister aux jeux Olympiques, dont une grande partie en Île-de-France, puis du 28 août au 28 septembre pour les jeux paralympiques. Autant de voyageurs prêts à payer le prix fort pour se loger à Paris, représentant une aubaine pour les bailleurs. Ils « <em>peuvent avoir l'équivalent d'une année de revenus locatifs traditionnels en deux mois de location Airbnb</em> », pointe le président de la Confédération nationale du logement. L’un des défis de ces jeux consiste à desservir 40 sites olympiques, avec une affluence pouvant monter jusqu'à 6.000 spectateurs à la minute&nbsp;comme au Stade de France. Des alarmistes aux rassuristes, tous le concèdent : circuler en région parisienne pendant la compétition demandera de l'organisation. La région va déployer les grands moyens, avec une offre de transports en commun en augmentation de 15 % en moyenne par rapport à un été traditionnel, « et jusqu'à 70 % sur les lignes les plus sollicitées », précise Ile-de-France Mobilités.</p>
<p>Actuellement, la facture provisoire des Jeux est de 8,8 milliards d'euros&nbsp;: 4,4 milliards d'euro pour le comité d'organisation et 4,4&nbsp;milliards d'euros pour les infrastructures (dont 1,7&nbsp;milliard d'euros publics). Toutefois la facture publique est impossible à établir, car tous les coûts ne sont pas connus. Se sont ajoutées récemment notamment les primes de 1.900 euros données aux policiers, qui pourraient représenter 500 millions d'euros. S'il existe un indéniable coup de fouet des jeux sur l'activité, les économistes préviennent que l'impact JO sera limité comparé à la taille de l'économie française. Le cabinet d’études Asterès l'estime à <em>«&nbsp;environ 0,4 % du PIB français&nbsp;»</em>. Les Jeux devraient mobiliser au total 180.000 emplois, selon la dernière estimation du Centre de droit et d'économie du sport. Il s’agira avant tout de contrats de courte durée.</p>
<p>Autre défi&nbsp;: la sécurité. Selon le politologue Gilles Kepel «&nbsp;<em>les JO peuvent apparaître comme une cible de choix pour les terroristes&nbsp;</em>». Notamment la cérémonie d’ouverture sur la Seine. Le Président de la République a donc annoncé envisager des lieux alternatifs comme le Trocadéro voire le Stade de France. Il a assuré en outre qu’il n’avait <em>«&nbsp;aucun doute »</em> sur le fait que la Russie puisse cibler les Jeux, <em>« y compris en termes informationnels »</em>. Le ministre de la Défense a fait savoir que 18.000 militaires seront mobilisables pour les JO, dont 3.000 aviateurs chargés de la surveillance aérienne.</p>
<p>Pour l’heure, les réservations en provenance de l’étranger sont en deçà des prévisions. Selon un sondage réalisé par Harris pour Atout France auprès de 1.000&nbsp;personnes, « <em>69% des&nbsp;Franciliens&nbsp;prévoient de rester en Ile-de-France</em>&nbsp;»&nbsp;pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Parmi eux, <em>« 33% affirment vouloir profiter de l'évènement</em>.</p>
<p><strong>POUTINE, VAINQUEUR DU CHAOS ISRAËL-IRAN&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis le 7 octobre, Moscou a reçu à deux reprises des dirigeants du Hamas avec leurs parrains iraniens. Dans l'immédiat, Moscou continue d'apporter son soutien à «&nbsp;l'axe de la résistance&nbsp;», l'alliance politico-militaire entre l'Iran, la Syrie et les milices armées pro-Iran. Celle-ci remplit deux objectifs : fragiliser la présence américaine au Moyen-Orient et ouvrir un autre front pour détourner les moyens et l'attention de Washington de la guerre en Ukraine. Elle permet aussi d’affaiblir la domination occidentale sur les affaires du monde. Moscou qui n’a pas condamné l’attaque iranienne sur le territoire israélien, voit dans cette crise l’occasion d’enfoncer un coin entre l’Occident et le reste du monde. Après le lancement de drones et de missiles iraniens sur Israël dans la nuit du 13&nbsp;au 14 avril, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies a évoqué une <em>«&nbsp;réponse légitime&nbsp;»</em> de la part de l’Iran et préféré insister sur <em>«&nbsp;l’hypocrisie&nbsp;»</em> occidentale dans le dossier. L’Iran est un allié vital de Moscou dans sa guerre contre l’Ukraine et fournit à la Russie drones et missiles. A la mi-mars, la Russie et l’Iran, avec la Chine, conduisaient des manœuvres militaires conjointes en mer d’Oman. C’est aussi au nom du face-à-face avec l’Occident que Moscou a sacrifié ses bonnes relations avec Israël et une politique régionale marquée jusque-là par un souci d’équilibre.</p>
<p>Le politologue Gilles Kepel&nbsp;observe que les relations entre l'Iran et la Russie ont évolué. Autrefois, les Iraniens étaient les alliés obséquieux des Russes. Mais leur position a été renforcée, parce qu'ils ont fourni à Poutine, à un moment crucial, des missiles Shahed qui ont fait des ravages en Ukraine, cassant le moral de la population. «&nbsp;<em>Stratégiquement, Moscou a tout intérêt à l'ouverture de "fronts secondaires</em>", estime Jean-Sylvestre Mongrenier, de l'Institut Thomas More. <em>Ceux-ci conduisent les Etats-Unis et leurs principaux alliés à disperser leur attention et leur énergie politique, mais aussi à réallouer leurs efforts diplomatiques et leurs moyens militaires.&nbsp;</em>» «&nbsp;<em>Grâce à la crise, la Russie a une nouvelle occasion de répandre son narratif anti-occidental</em>, explique, Anna Borshchevskaya, experte au Washington Institute. <em>Pour l'instant, elle est gagnante</em>&nbsp;», juge-telle.</p>
<p>La guerre en Ukraine constitue une priorité absolue pour la Russie et les tensions au Proche-Orient sont analysées à l’aune de ce prisme. Des analystes russes cités dans la presse ajoutent la possibilité qu’une escalade provoque une hausse des prix de l’énergie, bénéfique à l’économie russe. Mais avec l'escalade du conflit avec l'Iran, les Américains pourraient juger nécessaire d'allouer en urgence des aides financières à Israël, ce qui impliquerait de verser aussi le paquet d'aide à l'Ukraine. En jeu : 60&nbsp;milliards de dollars pour Kyiv, une somme qui pourrait permettre aux Ukrainiens de tenir leurs lignes de défense.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 21 Apr 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/61a6cc4e-ffb2-4507-b4a3-e8fd6dc816a8.mp3?_=1713511359" length="59318274" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

JO, AUBAINE OU PROBLÈME ?
 
Entre le 26 juillet et le 11 août, 10 millions de spectateurs sont attendus dans l'Hexagone pour assister aux jeux Olympiques, dont une grande partie en Île-de-France, puis du 28 août au 28 septembre pour les jeux paralympiques. Autant de voyageurs prêts à payer le prix fort pour se loger à Paris, représentant une aubaine pour les bailleurs. Ils « peuvent avoir l'équivalent d'une année de revenus locatifs traditionnels en deux mois de location Airbnb », pointe le président de la Confédération nationale du logement. L’un des défis de ces jeux consiste à desservir 40 sites olympiques, avec une affluence pouvant monter jusqu'à 6.000 spectateurs à la minute comme au Stade de France. Des alarmistes aux rassuristes, tous le concèdent : circuler en région parisienne pendant la compétition demandera de l'organisation. La région va déployer les grands moyens, avec une offre de transports en commun en augmentation de 15 % en moyenne par rapport à un été traditionnel, « et jusqu'à 70 % sur les lignes les plus sollicitées », précise Ile-de-France Mobilités.
 
Actuellement, la facture provisoire des Jeux est de 8,8 milliards d'euros : 4,4 milliards d'euro pour le comité d'organisation et 4,4 milliards d'euros pour les infrastructures (dont 1,7 milliard d'euros publics). Toutefois la facture publique est impossible à établir, car tous les coûts ne sont pas connus. Se sont ajoutées récemment notamment les primes de 1.900 euros données aux policiers, qui pourraient représenter 500 millions d'euros. S'il existe un indéniable coup de fouet des jeux sur l'activité, les économistes préviennent que l'impact JO sera limité comparé à la taille de l'économie française. Le cabinet d’études Asterès l'estime à « environ 0,4 % du PIB français ». Les Jeux devraient mobiliser au total 180.000 emplois, selon la dernière estimation du Centre de droit et d'économie du sport. Il s’agira avant tout de contrats de courte durée.
 
Autre défi : la sécurité. Selon le politologue Gilles Kepel « les JO peuvent apparaître comme une cible de choix pour les terroristes ». Notamment la cérémonie d’ouverture sur la Seine. Le Président de la République a donc annoncé envisager des lieux alternatifs comme le Trocadéro voire le Stade de France. Il a assuré en outre qu’il n’avait « aucun doute » sur le fait que la Russie puisse cibler les Jeux, « y compris en termes informationnels ». Le ministre de la Défense a fait savoir que 18.000 militaires seront mobilisables pour les JO, dont 3.000 aviateurs chargés de la surveillance aérienne.
 
Pour l’heure, les réservations en provenance de l’étranger sont en deçà des prévisions. Selon un sondage réalisé par Harris pour Atout France auprès de 1.000 personnes, « 69% des Franciliens prévoient de rester en Ile-de-France » pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Parmi eux, « 33% affirment vouloir profiter de l'évènement.
 
POUTINE, VAINQUEUR DU CHAOS ISRAËL-IRAN ?
 
Depuis le 7 octobre, Moscou a reçu à deux reprises des dirigeants du Hamas avec leurs parrains iraniens. Dans l'immédiat, Moscou continue d'apporter son soutien à « l'axe de la résistance », l'alliance politico-militaire entre l'Iran, la Syrie et les milices armées pro-Iran. Celle-ci remplit deux objectifs : fragiliser la présence américaine au Moyen-Orient et ouvrir un autre front pour détourner les moyens et l'attention de Washington de la guerre en Ukraine. Elle permet aussi d’affaiblir la domination occidentale sur les affaires du monde. Moscou qui n’a pas condamné l’attaque iranienne sur le territoire israélien, voit dans cette crise l’occasion d’enfoncer un coin entre l’Occident et le reste du monde. Après le lancement de drones et de missiles iraniens sur Israël dans la nuit du 13 au 14 avril, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies a évoqué une « réponse légitime » de la part de l’Iran et préféré insister sur « l’hypocrisie » occidentale dans le dossier. L’Iran est un allié vital de Moscou dans sa guerre contre l’Ukraine et fournit à la Russie drones et missiles. A la mi-mars, la Russie et l’Iran, avec la Chine, conduisaient des manœuvres militaires conjointes en mer d’Oman. C’est aussi au nom du face-à-face avec l’Occident que Moscou a sacrifié ses bonnes relations avec Israël et une politique régionale marquée jusque-là par un souci d’équilibre.
 
Le politologue Gilles Kepel observe que les relations entre l'Iran et la Russie ont évolué. Autrefois, les Iraniens étaient les alliés obséquieux des Russes. Mais leur position a été renforcée, parce qu'ils ont fourni à Poutine, à un moment crucial, des missiles Shahed qui ont fait des ravages en Ukraine, cassant le moral de la population. « Stratégiquement, Moscou a tout intérêt à l'ouverture de "fronts secondaires", estime Jean-Sylvestre Mongrenier, de l'Institut Thomas More. Ceux-ci conduisent les Etats-Unis et leurs principaux alliés à disperser leur attention et leur énergie politique, mais aussi à réallouer leurs efforts diplomatiques et leurs moyens militaires. » « Grâce à la crise, la Russie a une nouvelle occasion de répandre son narratif anti-occidental, explique, Anna Borshchevskaya, experte au Washington Institute. Pour l'instant, elle est gagnante », juge-telle.
 
La guerre en Ukraine constitue une priorité absolue pour la Russie et les tensions au Proche-Orient sont analysées à l’aune de ce prisme. Des analystes russes cités dans la presse ajoutent la possibilité qu’une escalade provoque une hausse des prix de l’énergie, bénéfique à l’économie russe. Mais avec l'escalade du conflit avec l'Iran, les Américains pourraient juger nécessaire d'allouer en urgence des aides financières à Israël, ce qui impliquerait de verser aussi le paquet d'aide à l'Ukraine. En jeu : 60 milliards de dollars pour Kyiv, une somme qui pourrait permettre aux Ukrainiens de tenir leurs lignes de défense.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

JO, AUBAINE OU PROBLÈME ?
 
Entre le 26 juillet et le 11 août, 10 millions de spectateurs sont attendus dans l'Hexagone pour assister aux jeux Olympiques, dont une grande partie en Île-de-France, puis du 28 août au 28 septembre pour les jeux paralympiques. Autant de voyageurs prêts à payer le prix fort pour se loger à Paris, représentant une aubaine pour les bailleurs. Ils « peuvent avoir l'équivalent d'une année de revenus locatifs traditionnels en deux mois de location Airbnb », pointe le président de la Confédération nationale du logement. L’un des défis de ces jeux consiste à desservir 40 sites olympiques, avec une affluence pouvant monter jusqu'à 6.000 spectateurs à la minute comme au Stade de France. Des alarmistes aux rassuristes, tous le concèdent : circuler en région parisienne pendant la compétition demandera de l'organisation. La région va déployer les grands moyens, avec une offre de transports en commun en augmentation de 15 % en moyenne par rapport à un été traditionnel, « et jusqu'à 70 % sur les lignes les plus sollicitées », précise Ile-de-France Mobilités.
 
Actuellement, la facture provisoire des Jeux est de 8,8 milliards d'euros : 4,4 milliards d'euro pour le comité d'organisation et 4,4 milliards d'euros pour les infrastructures (dont 1,7 milliard d'euros publics). Toutefois la facture publique est impossible à établir, car tous les coûts ne sont pas connus. Se sont ajoutées récemment notamment les primes de 1.900 euros données aux policiers, qui pourraient représenter 500 millions d'euros. S'il existe un indéniable coup de fouet des jeux sur l'activité, les économistes préviennent que l'impact JO sera limité comparé à la taille de l'économie française. Le cabinet d’études Asterès l'estime à « environ 0,4 % du PIB français ». Les Jeux devraient mobiliser au total 180.000 emplois, selon la dernière estimation du Centre de droit et d'économie du sport. Il s’agira avant tout de contrats de courte durée.
 
Autre défi : la sécurité. Selon le politologue Gilles Kepel « les JO peuvent apparaître comme une cible de choix pour les terroristes ». Notamment la cérémonie d’ouverture sur la Seine. Le Président de la République a donc annoncé envisager des lieux alternatifs comme le Trocadéro voire le Stade de France. Il a assuré en outre qu’il n’avait « aucun doute » sur le fait que la Russie puisse cibler les Jeux, « y compris en termes informationnels ». Le ministre de la Défense a fait savoir que 18.000 militaires seront mobilisables pour les JO, dont 3.000 aviateurs chargés de la surveillance aérienne.
 
Pour l’heure, les réservations en provenance de l’étranger sont en deçà des prévisions. Selon un sondage réalisé par Harris pour Atout France auprès de 1.000 personnes, « 69% des Franciliens prévoient de rester en Ile-de-France » pendant les Jeux olympiques et paralympiques. Parmi eux, « 33% affirment vouloir profiter de l'évènement.
 
POUTINE, VAINQUEUR DU CHAOS ISRAËL-IRAN ?
 
Depuis le 7 octobre, Moscou a reçu à deux reprises des dirigeants du Hamas avec leurs parrains iraniens. Dans l'immédiat, Moscou continue d'apporter son soutien à « l'axe de la résistance », l'alliance politico-militaire entre l'Iran, la Syrie et les milices armées pro-Iran. Celle-ci remplit deux objectifs : fragiliser la présence américaine au Moyen-Orient et ouvrir un autre front pour détourner les moyens et l'attention de Washington de la guerre en Ukraine. Elle permet aussi d’affaiblir la domination occidentale sur les affaires du monde. Moscou qui n’a pas condamné l’attaque iranienne sur le territoire israélien, voit dans cette crise l’occasion d’enfoncer un coin entre l’Occident et le reste du monde. Après le lancement de drones et de missiles iraniens sur Israël dans la nuit du 13 au 14 avril, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies a évoqué une « réponse légitime » de la part de l’Iran et préféré insister sur « l’hypocrisie » occidentale dans le dossier. L’Iran est un allié vital de Moscou dans sa guerre contre l’Ukraine et fournit à la Russie drones et missiles. A la mi-mars, la Russie et l’Iran, avec la Chine, conduisaient des manœuvres militaires conjointes en mer d’Oman. C’est aussi au nom du face-à-face avec l’Occident que Moscou a sacrifié ses bonnes relations avec Israël et une politique régionale marquée jusque-là par un souci d’équilibre.
 
Le politologue Gilles Kepel observe que les relations entre l'Iran et la Russie ont évolué. Autrefois, les Iraniens étaient les alliés obséquieux des Russes. Mais leur position a été renforcée, parce qu'ils ont fourni à Poutine, à un moment crucial, des missiles Shahed qui ont fait des ravages en Ukraine, cassant le moral de la population. « Stratégiquement, Moscou a tout intérêt à l'ouverture de "fronts secondaires", estime Jean-Sylvestre Mongrenier, de l'Institut Thomas More. Ceux-ci conduisent les Etats-Unis et leurs principaux alliés à disperser leur attention et leur énergie politique, mais aussi à réallouer leurs efforts diplomatiques et leurs moyens militaires. » « Grâce à la crise, la Russie a une nouvelle occasion de répandre son narratif anti-occidental, explique, Anna Borshchevskaya, experte au Washington Institute. Pour l'instant, elle est gagnante », juge-telle.
 
La guerre en Ukraine constitue une priorité absolue pour la Russie et les tensions au Proche-Orient sont analysées à l’aune de ce prisme. Des analystes russes cités dans la presse ajoutent la possibilité qu’une escalade provoque une hausse des prix de l’énergie, bénéfique à l’économie russe. Mais avec l'escalade du conflit avec l'Iran, les Américains pourraient juger nécessaire d'allouer en urgence des aides financières à Israël, ce qui impliquerait de verser aussi le paquet d'aide à l'Ukraine. En jeu : 60 milliards de dollars pour Kyiv, une somme qui pourrait permettre aux Ukrainiens de tenir leurs lignes de défense.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2024.
 
...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:47</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ZBiAaOC]]></podcast:txt><itunes:episode>383</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jeux Olympiques,Jeux olympiques et paralympiques,JO,Paris,Israël,Iran,Russie,Ukraine,Vladimir Poutine,Akram Belkaïd,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis,Richard Werly</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Jean-Philippe Lafont, chanteur lyrique (4/4)]]></title><guid isPermaLink="false">9c185766-b013-4389-9822-ca31f8ac24c4</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement<br>
<br>
Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Dans ce dernier épisode de notre série de Badas consacrée au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, le chanteur nous introduit non pas à son métier de professeur dans une école mais à celui de professeurs un brin particulier… Il compte parmi ses élèves des personnalités venues de divers horizons, et parmi elles, le président de la République, Emmanuel Macron.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement<br>
<br>
Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Dans ce dernier épisode de notre série de Badas consacrée au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, le chanteur nous introduit non pas à son métier de professeur dans une école mais à celui de professeurs un brin particulier… Il compte parmi ses élèves des personnalités venues de divers horizons, et parmi elles, le président de la République, Emmanuel Macron.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 17 Apr 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9c185766-b013-4389-9822-ca31f8ac24c4.mp3?_=1709039590" length="17001168" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement

Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Dans ce dernier épisode de notre série de Badas consacrée au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, le chanteur nous introduit non pas à son métier de professeur dans une école mais à celui de professeurs un brin particulier… Il compte parmi ses élèves des personnalités venues de divers horizons, et parmi elles, le président de la République, Emmanuel Macron.
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Dans ce dernier épisode de notre série de Badas consacrée au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, le chanteur nous introduit non pas à son métier de professeur dans une école mais à celui de professeurs un brin particulier… Il compte parmi ses élèves des personnalités venues de divers horizons, et parmi elles, le président de la République, Emmanuel Macron.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Dans ce dernier épisode de...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:42</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/egvTaVO]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Revoir les dépenses publiques / Israël-Iran, la prochaine guerre ?]]></title><guid isPermaLink="false">d0552980-6665-4843-b007-47e8988b641c</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>REVOIR LES DÉPENSES PUBLIQUES</strong></p>
<p>Le 10 avril, le gouvernement a fait évoluer sa prévision du déficit de 4,4% du PIB à à 5,1&nbsp;% espérés. Selon les prévisions de Bercy, ce déficit doit revenir à 2,9&nbsp;% en 2027. Il avait déjà sévèrement <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/03/21/le-deficit-public-de-la-france-sera-superieur-a-5-du-pib-en-2023-selon-le-gouvernement_6223234_3234.html"><u>dérapé à 5,5% au lieu des 4,9% prévus en 2023,</u></a> en raison principalement de recettes moindres que celles attendues. Au quatrième trimestre 2023, la dette de la France atteignait 3.200 milliards d’euros. Depuis 2017, elle s’est alourdie de près de 1.000&nbsp;milliards d’euros. Face au mur de la dette, le gouvernement cherche à faire des économies. Après l’annonce de 10&nbsp;milliards d'euros d’économies en 2024, le ministère des Finances a fixé un objectif de 20&nbsp;milliards supplémentaires à trouver en 2025 sur l’ensemble des trois postes (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales). La Cour des comptes évoque, elle, 50&nbsp;milliards d'ici à 2027.</p>
<p>Ce chantier des économies à réaliser en&nbsp;2025 est déjà ouvert. Des audits de la dépense ont été pour partie rendus au gouvernement, qui décidera des suites à leur donner d’ici à l’été. Quelques pistes sont déjà dans le débat public, comme notamment la réforme de l’assurance-chômage, les crédits d’impôts, les dispositifs de sortie de crise, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, la revalorisation automatique des prestations sociales indexées sur les prix, à commencer par les retraites… La piste des affections de longue durée a été écartée.</p>
<p>L’économiste Jean Pisani-Ferry estime que, si le péril financier n’a rien d’immédiat, il doit conduire à un réexamen collectif du budget et de son financement, sans exclure ni emprunt, ni impôt, ni réductions. Selon lui, en valeur 2025, ce sont 150&nbsp;milliards qu’il faut trouver dans les années à venir afin d’assainir les finances publiques et financer les priorités nouvelles. Priorités précisées par l’économiste Olivier Blanchard qui distingue trois composantes dans le déficit&nbsp;: celle liée aux dépenses traditionnelles (allocations-chômage, retraites, paiements des fonctionnaires…), celle liée à la défense contre la Russie et à la lutte contre le réchauffement climatique et, enfin, celles liées au soutien de l’activité en cas de ralentissement. Pour lui, le plan doit clairement être de diminuer les premières, d’augmenter les dépenses liées à la défense et au climat, qui sont vitales à court et long terme, et de soutenir l’économie si nécessaire.</p>
<p>Le président de la République, jugeant le débat anxiogène souhaite que l'accent soit mis sur les recettes supplémentaires à engranger plutôt que sur les coupes. Il a rejeté l'idée de présenter des mesures d'économies dans le cadre d'un projet de loi de finances rectificatif qui aurait nécessité un examen parlementaire. Des mesures seront présentées en conseil des ministres le 17&nbsp;avril, et débattues au Parlement les 29 et 30 avril. Le verdict des agences de notation, qui doivent actualiser la note de crédit française, tombera dans quelques semaines. L’agence Moody’s a d’ores et déjà estimé <em>« improbable »</em> que le gouvernement atteigne son objectif de déficit de 4,4&nbsp;% du PIB en 2024 et de moins de 3&nbsp;% en 2027.</p>
<p><strong>ISRAËL-IRAN, LA PROCHAINE GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Le 1er&nbsp;avril, des frappes attribuées à l’aviation israélienne ont entièrement rasé le consulat iranien à Damas, la capitale syrienne. Elles ont tué 13&nbsp;personnes, dont plusieurs Gardiens de la révolution et deux commandants de la force Al-Qodsn. Parli eux, le plus haut gradé des gardiens de la révolution Mohammad Reza Zahedi, un général expérimenté de 65 ans en charge des opérations en Syrie et au Liban voisin. Une frappe prenant pour cible une enceinte diplomatique, ou même un bâtiment semi-officiel contigu, représente une escalade qui pourrait avoir des conséquences importantes. Ce faisant, « <em>Israël a franchi une ligne</em> », estime Ali Vaez, analyste de l'International Crisis Group. Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a affirmé que ces frappes <em>« ne resteraient pas sans réponse&nbsp;»</em>. L’Iran se trouve désormais face à un dilemme. Une riposte pourrait provoquer un conflit ouvert avec Israël et un embrasement régional. Un scénario que Téhéran cherche à éviter depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7&nbsp;octobre&nbsp;2023, laissant ses alliés au sein de « l’axe de la résistance » – le Hezbollah libanais, les milices irakiennes et les houthistes yéménites – attaquer seuls l’Etat hébreu en soutien du Hamas. Mais ne pas répondre pourrait ternir la réputation du régime au sein de cet axe et réduire à néant son pouvoir de dissuasion face à Israël.</p>
<p>Depuis le début de la guerre civile en Syrie en&nbsp;2011, Israël a mené des centaines de frappes dans ce pays contre des positions du pouvoir syrien, des groupes pro-iraniens – comme le Hezbollah libanais – et des cibles militaires iraniennes, tout en prenant soin de ne pas tuer des ressortissants de la République islamique, afin d’éviter une confrontation plus large.</p>
<p>Les États-Unis ont tenu à faire savoir à Téhéran qu’ils <em>« n’étaient pas impliqués »</em> dans le raid de Damas. La Russie et la Chine ont toutes deux dénoncé vigoureusement cette frappe, qualifiée d’ <em>« inacceptable »</em> par Moscou, qui soutient le régime de Bachar el-Assad à Damas. De son côté, l’Union européenne s’est contentée d’appeler à <em>« la retenue&nbsp;»</em>.</p>
<p>Afin de ne pas être surprise par des représailles, l'armée israélienne a annoncé avoir renforcé les unités de défense aérienne, mobilisé des renforts de réservistes, suspendu des permissions dans toutes les unités combattantes, et brouillé des signaux GPS afin de perturber d'éventuels vols de missiles iraniens, ou du Hezbollah. L'Iran dispose de missiles d'une portée de 2.000 km susceptibles d’atteindre des cibles stratégiques comme le ministère de la Défense à Tel-Aviv, le quartier des ministères à Jérusalem, mais aussi des raffineries, des centrales électriques, des hôpitaux …</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>REVOIR LES DÉPENSES PUBLIQUES</strong></p>
<p>Le 10 avril, le gouvernement a fait évoluer sa prévision du déficit de 4,4% du PIB à à 5,1&nbsp;% espérés. Selon les prévisions de Bercy, ce déficit doit revenir à 2,9&nbsp;% en 2027. Il avait déjà sévèrement <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/03/21/le-deficit-public-de-la-france-sera-superieur-a-5-du-pib-en-2023-selon-le-gouvernement_6223234_3234.html"><u>dérapé à 5,5% au lieu des 4,9% prévus en 2023,</u></a> en raison principalement de recettes moindres que celles attendues. Au quatrième trimestre 2023, la dette de la France atteignait 3.200 milliards d’euros. Depuis 2017, elle s’est alourdie de près de 1.000&nbsp;milliards d’euros. Face au mur de la dette, le gouvernement cherche à faire des économies. Après l’annonce de 10&nbsp;milliards d'euros d’économies en 2024, le ministère des Finances a fixé un objectif de 20&nbsp;milliards supplémentaires à trouver en 2025 sur l’ensemble des trois postes (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales). La Cour des comptes évoque, elle, 50&nbsp;milliards d'ici à 2027.</p>
<p>Ce chantier des économies à réaliser en&nbsp;2025 est déjà ouvert. Des audits de la dépense ont été pour partie rendus au gouvernement, qui décidera des suites à leur donner d’ici à l’été. Quelques pistes sont déjà dans le débat public, comme notamment la réforme de l’assurance-chômage, les crédits d’impôts, les dispositifs de sortie de crise, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, la revalorisation automatique des prestations sociales indexées sur les prix, à commencer par les retraites… La piste des affections de longue durée a été écartée.</p>
<p>L’économiste Jean Pisani-Ferry estime que, si le péril financier n’a rien d’immédiat, il doit conduire à un réexamen collectif du budget et de son financement, sans exclure ni emprunt, ni impôt, ni réductions. Selon lui, en valeur 2025, ce sont 150&nbsp;milliards qu’il faut trouver dans les années à venir afin d’assainir les finances publiques et financer les priorités nouvelles. Priorités précisées par l’économiste Olivier Blanchard qui distingue trois composantes dans le déficit&nbsp;: celle liée aux dépenses traditionnelles (allocations-chômage, retraites, paiements des fonctionnaires…), celle liée à la défense contre la Russie et à la lutte contre le réchauffement climatique et, enfin, celles liées au soutien de l’activité en cas de ralentissement. Pour lui, le plan doit clairement être de diminuer les premières, d’augmenter les dépenses liées à la défense et au climat, qui sont vitales à court et long terme, et de soutenir l’économie si nécessaire.</p>
<p>Le président de la République, jugeant le débat anxiogène souhaite que l'accent soit mis sur les recettes supplémentaires à engranger plutôt que sur les coupes. Il a rejeté l'idée de présenter des mesures d'économies dans le cadre d'un projet de loi de finances rectificatif qui aurait nécessité un examen parlementaire. Des mesures seront présentées en conseil des ministres le 17&nbsp;avril, et débattues au Parlement les 29 et 30 avril. Le verdict des agences de notation, qui doivent actualiser la note de crédit française, tombera dans quelques semaines. L’agence Moody’s a d’ores et déjà estimé <em>« improbable »</em> que le gouvernement atteigne son objectif de déficit de 4,4&nbsp;% du PIB en 2024 et de moins de 3&nbsp;% en 2027.</p>
<p><strong>ISRAËL-IRAN, LA PROCHAINE GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Le 1er&nbsp;avril, des frappes attribuées à l’aviation israélienne ont entièrement rasé le consulat iranien à Damas, la capitale syrienne. Elles ont tué 13&nbsp;personnes, dont plusieurs Gardiens de la révolution et deux commandants de la force Al-Qodsn. Parli eux, le plus haut gradé des gardiens de la révolution Mohammad Reza Zahedi, un général expérimenté de 65 ans en charge des opérations en Syrie et au Liban voisin. Une frappe prenant pour cible une enceinte diplomatique, ou même un bâtiment semi-officiel contigu, représente une escalade qui pourrait avoir des conséquences importantes. Ce faisant, « <em>Israël a franchi une ligne</em> », estime Ali Vaez, analyste de l'International Crisis Group. Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a affirmé que ces frappes <em>« ne resteraient pas sans réponse&nbsp;»</em>. L’Iran se trouve désormais face à un dilemme. Une riposte pourrait provoquer un conflit ouvert avec Israël et un embrasement régional. Un scénario que Téhéran cherche à éviter depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7&nbsp;octobre&nbsp;2023, laissant ses alliés au sein de « l’axe de la résistance » – le Hezbollah libanais, les milices irakiennes et les houthistes yéménites – attaquer seuls l’Etat hébreu en soutien du Hamas. Mais ne pas répondre pourrait ternir la réputation du régime au sein de cet axe et réduire à néant son pouvoir de dissuasion face à Israël.</p>
<p>Depuis le début de la guerre civile en Syrie en&nbsp;2011, Israël a mené des centaines de frappes dans ce pays contre des positions du pouvoir syrien, des groupes pro-iraniens – comme le Hezbollah libanais – et des cibles militaires iraniennes, tout en prenant soin de ne pas tuer des ressortissants de la République islamique, afin d’éviter une confrontation plus large.</p>
<p>Les États-Unis ont tenu à faire savoir à Téhéran qu’ils <em>« n’étaient pas impliqués »</em> dans le raid de Damas. La Russie et la Chine ont toutes deux dénoncé vigoureusement cette frappe, qualifiée d’ <em>« inacceptable »</em> par Moscou, qui soutient le régime de Bachar el-Assad à Damas. De son côté, l’Union européenne s’est contentée d’appeler à <em>« la retenue&nbsp;»</em>.</p>
<p>Afin de ne pas être surprise par des représailles, l'armée israélienne a annoncé avoir renforcé les unités de défense aérienne, mobilisé des renforts de réservistes, suspendu des permissions dans toutes les unités combattantes, et brouillé des signaux GPS afin de perturber d'éventuels vols de missiles iraniens, ou du Hezbollah. L'Iran dispose de missiles d'une portée de 2.000 km susceptibles d’atteindre des cibles stratégiques comme le ministère de la Défense à Tel-Aviv, le quartier des ministères à Jérusalem, mais aussi des raffineries, des centrales électriques, des hôpitaux …</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 14 Apr 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d0552980-6665-4843-b007-47e8988b641c.mp3?_=1712863013" length="58008390" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

REVOIR LES DÉPENSES PUBLIQUES
 
Le 10 avril, le gouvernement a fait évoluer sa prévision du déficit de 4,4% du PIB à à 5,1 % espérés. Selon les prévisions de Bercy, ce déficit doit revenir à 2,9 % en 2027. Il avait déjà sévèrement dérapé à 5,5% au lieu des 4,9% prévus en 2023, en raison principalement de recettes moindres que celles attendues. Au quatrième trimestre 2023, la dette de la France atteignait 3.200 milliards d’euros. Depuis 2017, elle s’est alourdie de près de 1.000 milliards d’euros. Face au mur de la dette, le gouvernement cherche à faire des économies. Après l’annonce de 10 milliards d'euros d’économies en 2024, le ministère des Finances a fixé un objectif de 20 milliards supplémentaires à trouver en 2025 sur l’ensemble des trois postes (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales). La Cour des comptes évoque, elle, 50 milliards d'ici à 2027.
 
Ce chantier des économies à réaliser en 2025 est déjà ouvert. Des audits de la dépense ont été pour partie rendus au gouvernement, qui décidera des suites à leur donner d’ici à l’été. Quelques pistes sont déjà dans le débat public, comme notamment la réforme de l’assurance-chômage, les crédits d’impôts, les dispositifs de sortie de crise, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, la revalorisation automatique des prestations sociales indexées sur les prix, à commencer par les retraites… La piste des affections de longue durée a été écartée.
 
L’économiste Jean Pisani-Ferry estime que, si le péril financier n’a rien d’immédiat, il doit conduire à un réexamen collectif du budget et de son financement, sans exclure ni emprunt, ni impôt, ni réductions. Selon lui, en valeur 2025, ce sont 150 milliards qu’il faut trouver dans les années à venir afin d’assainir les finances publiques et financer les priorités nouvelles. Priorités précisées par l’économiste Olivier Blanchard qui distingue trois composantes dans le déficit : celle liée aux dépenses traditionnelles (allocations-chômage, retraites, paiements des fonctionnaires…), celle liée à la défense contre la Russie et à la lutte contre le réchauffement climatique et, enfin, celles liées au soutien de l’activité en cas de ralentissement. Pour lui, le plan doit clairement être de diminuer les premières, d’augmenter les dépenses liées à la défense et au climat, qui sont vitales à court et long terme, et de soutenir l’économie si nécessaire.
 
Le président de la République, jugeant le débat anxiogène souhaite que l'accent soit mis sur les recettes supplémentaires à engranger plutôt que sur les coupes. Il a rejeté l'idée de présenter des mesures d'économies dans le cadre d'un projet de loi de finances rectificatif qui aurait nécessité un examen parlementaire. Des mesures seront présentées en conseil des ministres le 17 avril, et débattues au Parlement les 29 et 30 avril. Le verdict des agences de notation, qui doivent actualiser la note de crédit française, tombera dans quelques semaines. L’agence Moody’s a d’ores et déjà estimé « improbable » que le gouvernement atteigne son objectif de déficit de 4,4 % du PIB en 2024 et de moins de 3 % en 2027.
 
ISRAËL-IRAN, LA PROCHAINE GUERRE ?
 
Le 1er avril, des frappes attribuées à l’aviation israélienne ont entièrement rasé le consulat iranien à Damas, la capitale syrienne. Elles ont tué 13 personnes, dont plusieurs Gardiens de la révolution et deux commandants de la force Al-Qodsn. Parli eux, le plus haut gradé des gardiens de la révolution Mohammad Reza Zahedi, un général expérimenté de 65 ans en charge des opérations en Syrie et au Liban voisin. Une frappe prenant pour cible une enceinte diplomatique, ou même un bâtiment semi-officiel contigu, représente une escalade qui pourrait avoir des conséquences importantes. Ce faisant, « Israël a franchi une ligne », estime Ali Vaez, analyste de l'International Crisis Group. Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a affirmé que ces frappes « ne resteraient pas sans réponse ». L’Iran se trouve désormais face à un dilemme. Une riposte pourrait provoquer un conflit ouvert avec Israël et un embrasement régional. Un scénario que Téhéran cherche à éviter depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023, laissant ses alliés au sein de « l’axe de la résistance » – le Hezbollah libanais, les milices irakiennes et les houthistes yéménites – attaquer seuls l’Etat hébreu en soutien du Hamas. Mais ne pas répondre pourrait ternir la réputation du régime au sein de cet axe et réduire à néant son pouvoir de dissuasion face à Israël.
 
Depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes dans ce pays contre des positions du pouvoir syrien, des groupes pro-iraniens – comme le Hezbollah libanais – et des cibles militaires iraniennes, tout en prenant soin de ne pas tuer des ressortissants de la République islamique, afin d’éviter une confrontation plus large.
 
Les États-Unis ont tenu à faire savoir à Téhéran qu’ils « n’étaient pas impliqués » dans le raid de Damas. La Russie et la Chine ont toutes deux dénoncé vigoureusement cette frappe, qualifiée d’ « inacceptable » par Moscou, qui soutient le régime de Bachar el-Assad à Damas. De son côté, l’Union européenne s’est contentée d’appeler à « la retenue ».
 
Afin de ne pas être surprise par des représailles, l'armée israélienne a annoncé avoir renforcé les unités de défense aérienne, mobilisé des renforts de réservistes, suspendu des permissions dans toutes les unités combattantes, et brouillé des signaux GPS afin de perturber d'éventuels vols de missiles iraniens, ou du Hezbollah. L'Iran dispose de missiles d'une portée de 2.000 km susceptibles d’atteindre des cibles stratégiques comme le ministère de la Défense à Tel-Aviv, le quartier des ministères à Jérusalem, mais aussi des raffineries, des centrales électriques, des hôpitaux …
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

REVOIR LES DÉPENSES PUBLIQUES
 
Le 10 avril, le gouvernement a fait évoluer sa prévision du déficit de 4,4% du PIB à à 5,1 % espérés. Selon les prévisions de Bercy, ce déficit doit revenir à 2,9 % en 2027. Il avait déjà sévèrement dérapé à 5,5% au lieu des 4,9% prévus en 2023, en raison principalement de recettes moindres que celles attendues. Au quatrième trimestre 2023, la dette de la France atteignait 3.200 milliards d’euros. Depuis 2017, elle s’est alourdie de près de 1.000 milliards d’euros. Face au mur de la dette, le gouvernement cherche à faire des économies. Après l’annonce de 10 milliards d'euros d’économies en 2024, le ministère des Finances a fixé un objectif de 20 milliards supplémentaires à trouver en 2025 sur l’ensemble des trois postes (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales). La Cour des comptes évoque, elle, 50 milliards d'ici à 2027.
 
Ce chantier des économies à réaliser en 2025 est déjà ouvert. Des audits de la dépense ont été pour partie rendus au gouvernement, qui décidera des suites à leur donner d’ici à l’été. Quelques pistes sont déjà dans le débat public, comme notamment la réforme de l’assurance-chômage, les crédits d’impôts, les dispositifs de sortie de crise, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, la revalorisation automatique des prestations sociales indexées sur les prix, à commencer par les retraites… La piste des affections de longue durée a été écartée.
 
L’économiste Jean Pisani-Ferry estime que, si le péril financier n’a rien d’immédiat, il doit conduire à un réexamen collectif du budget et de son financement, sans exclure ni emprunt, ni impôt, ni réductions. Selon lui, en valeur 2025, ce sont 150 milliards qu’il faut trouver dans les années à venir afin d’assainir les finances publiques et financer les priorités nouvelles. Priorités précisées par l’économiste Olivier Blanchard qui distingue trois composantes dans le déficit : celle liée aux dépenses traditionnelles (allocations-chômage, retraites, paiements des fonctionnaires…), celle liée à la défense contre la Russie et à la lutte contre le réchauffement climatique et, enfin, celles liées au soutien de l’activité en cas de ralentissement. Pour lui, le plan doit clairement être de diminuer les premières, d’augmenter les dépenses liées à la défense et au climat, qui sont vitales à court et long terme, et de soutenir l’économie si nécessaire.
 
Le président de la République, jugeant le débat anxiogène souhaite que l'accent soit mis sur les recettes supplémentaires à engranger plutôt que sur les coupes. Il a rejeté l'idée de présenter des mesures d'économies dans le cadre d'un projet de loi de finances rectificatif qui aurait nécessité un examen parlementaire. Des mesures seront présentées en conseil des ministres le 17 avril, et débattues au Parlement les 29 et 30 avril. Le verdict des agences de notation, qui doivent actualiser la note de crédit française, tombera dans quelques semaines. L’agence Moody’s a d’ores et déjà estimé « improbable » que le gouvernement atteigne son objectif de déficit de 4,4 % du PIB en 2024 et de moins de 3 % en 2027.
 
ISRAËL-IRAN, LA PROCHAINE GUERRE ?
 
Le 1er avril, des frappes attribuées à l’aviation israélienne ont entièrement rasé le consulat iranien à Damas, la capitale syrienne. Elles ont tué 13 personnes, dont plusieurs Gardiens de la révolution et deux commandants de la force Al-Qodsn. Parli eux, le plus haut gradé des gardiens de la révolution Mohammad Reza Zahedi, un général expérimenté de 65 ans en charge des opérations en Syrie et au Liban voisin. Une frappe prenant pour cible une enceinte diplomatique, ou même un bâtiment semi-officiel contigu, représente une escalade qui pourrait avoir des conséquences importantes. Ce faisant, « Israël a franchi une ligne », estime Ali Vaez, analyste de l'International Crisis Group. Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a affirmé que ces frappes « ne resteraient pas sans réponse ». L’Iran se trouve désormais face à un dilemme. Une riposte pourrait provoquer un conflit ouvert avec Israël et un embrasement régional. Un scénario que Téhéran cherche à éviter depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023, laissant ses alliés au sein de « l’axe de la résistance » – le Hezbollah libanais, les milices irakiennes et les houthistes yéménites – attaquer seuls l’Etat hébreu en soutien du Hamas. Mais ne pas répondre pourrait ternir la réputation du régime au sein de cet axe et réduire à néant son pouvoir de dissuasion face à Israël.
 
Depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes dans ce pays contre des positions du pouvoir syrien, des groupes pro-iraniens – comme le Hezbollah libanais – et des cibles militaires iraniennes, tout en prenant soin de ne pas tuer des ressortissants de la République islamique, afin d’éviter une confrontation plus large.
 
Les États-Unis ont tenu à faire savoir à Téhéran qu’ils « n’étaient pas impliqués » dans le raid de Damas. La Russie et la Chine ont toutes deux dénoncé vigoureusement cette frappe, qualifiée d’ « inacceptable » par Moscou, qui soutient le régime de Bachar el-Assad à Damas. De son côté, l’Union européenne s’est contentée d’appeler à « la retenue ».
 
Afin de ne pas être surprise par des représailles, l'armée israélienne a annoncé avoir renforcé les unités de défense aérienne, mobilisé des renforts de réservistes, suspendu des permissions dans toutes les unités combattantes, et brouillé des signaux GPS afin de perturber d'éventuels vols de missiles iraniens, ou du Hezbollah. L'Iran dispose de missiles d'une portée de 2.000 km susceptibles d’atteindre des cibles stratégiques comme le ministère de la Défense à Tel-Aviv, le quartier des ministères à Jérusalem, mais aussi des raffineries, des centrales électriques, des hôpitaux …
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 avril 2024.
 
...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:25</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SlTlVNI]]></podcast:txt><itunes:episode>381</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,François Bujon de l’Estang,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis,Richard Werly,Israël,Iran,Dépenses publiques,Dette</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public (le modèle scolaire dans tous ses états) ]]></title><guid isPermaLink="false">9345309e-7e7c-4183-8d34-a78fa134734c</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 avril 2024.Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Pierre de Panafieu, directeur de l’École alsacienne.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 avril 2024.Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Pierre de Panafieu, directeur de l’École alsacienne.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
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  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Pierre de Panafieu, directeur de l’École alsacienne.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Pierre de Panafieu, directeur de l’École alsacienne.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>LE MODÈLE SCOLAIRE DANS TOUS SES ÉTATS</strong></p>
<p>En décembre&nbsp;2023, Gabriel Attal, ministre de l'Éducation, défendait son «&nbsp;choc des savoirs&nbsp;» comme&nbsp;réponse aux mauvais résultats du classement Pisa, qui évalue les élèves des pays de l'OCDE. Outre le&nbsp;renforcement du redoublement&nbsp;ou le <a href="https://www.lepoint.fr/education/le-brevet-va-t-il-devenir-un-examen-d-entree-au-lycee-08-12-2023-2546302_3584.php"><u>brevet comme examen d'entrée au lycée</u></a>, voire le port de l'uniforme, il avait&nbsp;promis des groupes&nbsp;à effectifs réduits en français et en mathématiques pour les élèves de sixième&nbsp;et de cinquième et la répartition des élèves en trois sections en fonction de leur&nbsp;niveau, et ce, durant toute l'année scolaire. L'actuelle ministre de l'Éducation, Nicole Belloubet préfère l’appellation de «&nbsp;groupes de besoins&nbsp;» et insiste&nbsp;davantage&nbsp;sur les «&nbsp;compétences&nbsp;» à acquérir que sur le «&nbsp;niveau&nbsp;» des élèves. Le ministère assure que 2.330 postes seront débloqués, dont&nbsp;830&nbsp;créations, pour la mise en place de cette réforme.</p>
<p>Classes toujours plus surchargées, école inclusive sans moyens, manque de formation et de soutien, rémunérations à la traîne : l'enquête dénommé « J'alerte », menée depuis décembre 2023 auprès des professeurs du premier degré par le syndicat FSU-SNUipp montre une institution « <em>au bord de l'effondrement</em>&nbsp;». Plus de 4.200&nbsp;personnes ont répondu. «&nbsp;L'inclusion sans moyens » est dénoncée par près des trois quarts&nbsp;(71&nbsp;%) des répondants. Les rémunérations&nbsp;et le temps de travail qui déborde préoccupent un sur deux, tandis que 46 % pointent la surcharge constante des classes. Les autres enseignements de l'enquête portent notamment sur la formation, jugée insuffisante et « subie plutôt que choisie&nbsp;».</p>
<p>Le 2 avril, après six mois de travail, Paul Vannier, député La France insoumise, et Christopher Weissberg, député Renaissance, ont présenté leur rapport d’information sur le financement de l’enseignement privé sous contrat devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Leurs conclusions dressent un constat sévère concernant un système peu transparent, mal contrôlé, et dans lequel les <em>« contreparties exigées des établissements privés sont loin d’être à la hauteur des financements qu’ils perçoivent au titre de leur association au service public de l’éducation »</em>. Quarante ans après l’abandon du projet de création d’un grand service public et laïque d’enseignement par le ministre de l’éducation Alain Savary, en&nbsp;1984, les deux rapporteurs estiment que le cycle de l’évitement du débat par crainte de raviver une <em>« guerre scolaire »</em> touche à sa fin. Les députés déplorent l’opacité des fonds publics alloués chaque année par l’État et les collectivités territoriales aux 7.500&nbsp;établissements privés sous contrat, à 96&nbsp;% catholiques. Aucune administration n’a été en mesure de fournir un montant consolidé de cette dépense de plus de 10&nbsp;milliards d’euros et, selon les corapporteurs, <em>« sous-estimée »</em>. Le rapport remet en cause le modèle français tel qu’il s’est construit depuis la loi Debré de 1959, caractérisé par un financement public important (75&nbsp;% des ressources du privé sous contrat) associé à de faibles contreparties.</p>
<p><strong>LA TURQUIE APRÈS LES ÉLECTIONS PERDUES PAR ERDOGAN</strong></p>
<p>En Turquie, moins d’un an après sa défaite à la présidentielle de 2023, le parti kémaliste d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP) a remporté les plus grandes villes du pays lors des municipales du 31 mars. A Istanbul, le maire Ekrem Imamoglu, a été réélu avec 51,14&nbsp;% des voix. A 52 ans, il fait désormais figure de solide présidentiable en&nbsp;2028, mais demeure dans le viseur du pouvoir qui l'a fait condamner fin 2022 à deux ans et sept mois de prison pour «&nbsp;insulte&nbsp;» aux membres du Haut comité électoral turc. L'édile a fait appel mais cette peine continue de planer sur son avenir politique. Elle l'avait écarté de la course à la présidence en mai 2023. Ces élections municipales constituent le plus gros revers subi par Recep Tayyip Erdogan 74 ans et son parti l’AKPi (i pour islamiste) depuis son arrivée au pouvoir en 2002. À l’échelle nationale, l’AKPi est tombée à 35,2&nbsp;% des voix contre 37,7&nbsp;% pour le CHP, perdant ainsi son statut de premier parti du pays. Autre percée notable&nbsp;: celle d’un autre parti islamiste Yeniden Refah, qui présentait pour la première fois des candidats. Avec près de 9&nbsp;% des voix et une soixantaine de municipalités, la nouvelle mouvance a attiré les déçus de l’AKP, qui lui reprochent de s’être écarté de l’islam et de maintenir des liens économiques avec Israël. De son côté, le parti pro-kurde DEM se maintient à Diyarbakir et dans le Sud-Est à majorité kurde.</p>
<p>Si la personnalisation à outrance du pouvoir et sa posture sur la scène internationale ont fonctionné en faveur d’Erdogan lors de la présidentielle de 2023, elle a montré ses limites aux municipales où les enjeux locaux - services, transports, parcs - priment. La très mauvaise situation économique du pays et l’inflation, qui a atteint 80&nbsp;% fin 2022&nbsp;et se maintenait encore à 67&nbsp;% en février expliquent en bonne partie le verdict des électeurs. L’état des finances publiques et la corruption locale ne permettant plus à l’AKP de distribuer autant ses largesses à ses électeurs, formés par les classes moyennes conservatrices, qui se sont largement détournées de ce scrutin. A cela est venue s’ajouter l’inévitable usure d’un pouvoir omniprésent depuis 22 ans. Ces facteurs ont sans doute incité les électeurs mécontents de l’AKP à rester chez eux, comme le laisse deviner la baisse de la participation&nbsp;: passé de 87% l'an dernier à 76% cette année.</p>
<p>Au soir des résultats, Recep Tayyip Erdogan a concédé qu’ils constituaient un «&nbsp;<em>tournant</em>&nbsp;» pour son camp et promis de <em>«&nbsp;respecter la décision de la Nation&nbsp;»</em>. Bien qu’affecté par ces élections, il garde la main sur les principaux leviers du pays en vertu d’une Constitution taillée sur mesure et d’un pouvoir qui s’est renforcé depuis le putsch raté, sur fond de purges et de contrôle renforcé des médias. Alors que les Turcs sont allés presque chaque année aux urnes ces derniers temps, aucune élection n’est prévue désormais avant les présidentielles de 2028. Erdogan devrait d’ici là donner la priorité à l’amélioration de la situation économique. Son idée de réforme constitutionnelle, qui aurait pu lui ouvrir la voie à un troisième mandat, semble pour l’heure reportée.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 avril 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>LE MODÈLE SCOLAIRE DANS TOUS SES ÉTATS</strong></p>
<p>En décembre&nbsp;2023, Gabriel Attal, ministre de l'Éducation, défendait son «&nbsp;choc des savoirs&nbsp;» comme&nbsp;réponse aux mauvais résultats du classement Pisa, qui évalue les élèves des pays de l'OCDE. Outre le&nbsp;renforcement du redoublement&nbsp;ou le <a href="https://www.lepoint.fr/education/le-brevet-va-t-il-devenir-un-examen-d-entree-au-lycee-08-12-2023-2546302_3584.php"><u>brevet comme examen d'entrée au lycée</u></a>, voire le port de l'uniforme, il avait&nbsp;promis des groupes&nbsp;à effectifs réduits en français et en mathématiques pour les élèves de sixième&nbsp;et de cinquième et la répartition des élèves en trois sections en fonction de leur&nbsp;niveau, et ce, durant toute l'année scolaire. L'actuelle ministre de l'Éducation, Nicole Belloubet préfère l’appellation de «&nbsp;groupes de besoins&nbsp;» et insiste&nbsp;davantage&nbsp;sur les «&nbsp;compétences&nbsp;» à acquérir que sur le «&nbsp;niveau&nbsp;» des élèves. Le ministère assure que 2.330 postes seront débloqués, dont&nbsp;830&nbsp;créations, pour la mise en place de cette réforme.</p>
<p>Classes toujours plus surchargées, école inclusive sans moyens, manque de formation et de soutien, rémunérations à la traîne : l'enquête dénommé « J'alerte », menée depuis décembre 2023 auprès des professeurs du premier degré par le syndicat FSU-SNUipp montre une institution « <em>au bord de l'effondrement</em>&nbsp;». Plus de 4.200&nbsp;personnes ont répondu. «&nbsp;L'inclusion sans moyens » est dénoncée par près des trois quarts&nbsp;(71&nbsp;%) des répondants. Les rémunérations&nbsp;et le temps de travail qui déborde préoccupent un sur deux, tandis que 46 % pointent la surcharge constante des classes. Les autres enseignements de l'enquête portent notamment sur la formation, jugée insuffisante et « subie plutôt que choisie&nbsp;».</p>
<p>Le 2 avril, après six mois de travail, Paul Vannier, député La France insoumise, et Christopher Weissberg, député Renaissance, ont présenté leur rapport d’information sur le financement de l’enseignement privé sous contrat devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Leurs conclusions dressent un constat sévère concernant un système peu transparent, mal contrôlé, et dans lequel les <em>« contreparties exigées des établissements privés sont loin d’être à la hauteur des financements qu’ils perçoivent au titre de leur association au service public de l’éducation »</em>. Quarante ans après l’abandon du projet de création d’un grand service public et laïque d’enseignement par le ministre de l’éducation Alain Savary, en&nbsp;1984, les deux rapporteurs estiment que le cycle de l’évitement du débat par crainte de raviver une <em>« guerre scolaire »</em> touche à sa fin. Les députés déplorent l’opacité des fonds publics alloués chaque année par l’État et les collectivités territoriales aux 7.500&nbsp;établissements privés sous contrat, à 96&nbsp;% catholiques. Aucune administration n’a été en mesure de fournir un montant consolidé de cette dépense de plus de 10&nbsp;milliards d’euros et, selon les corapporteurs, <em>« sous-estimée »</em>. Le rapport remet en cause le modèle français tel qu’il s’est construit depuis la loi Debré de 1959, caractérisé par un financement public important (75&nbsp;% des ressources du privé sous contrat) associé à de faibles contreparties.</p>
<p><strong>LA TURQUIE APRÈS LES ÉLECTIONS PERDUES PAR ERDOGAN</strong></p>
<p>En Turquie, moins d’un an après sa défaite à la présidentielle de 2023, le parti kémaliste d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP) a remporté les plus grandes villes du pays lors des municipales du 31 mars. A Istanbul, le maire Ekrem Imamoglu, a été réélu avec 51,14&nbsp;% des voix. A 52 ans, il fait désormais figure de solide présidentiable en&nbsp;2028, mais demeure dans le viseur du pouvoir qui l'a fait condamner fin 2022 à deux ans et sept mois de prison pour «&nbsp;insulte&nbsp;» aux membres du Haut comité électoral turc. L'édile a fait appel mais cette peine continue de planer sur son avenir politique. Elle l'avait écarté de la course à la présidence en mai 2023. Ces élections municipales constituent le plus gros revers subi par Recep Tayyip Erdogan 74 ans et son parti l’AKPi (i pour islamiste) depuis son arrivée au pouvoir en 2002. À l’échelle nationale, l’AKPi est tombée à 35,2&nbsp;% des voix contre 37,7&nbsp;% pour le CHP, perdant ainsi son statut de premier parti du pays. Autre percée notable&nbsp;: celle d’un autre parti islamiste Yeniden Refah, qui présentait pour la première fois des candidats. Avec près de 9&nbsp;% des voix et une soixantaine de municipalités, la nouvelle mouvance a attiré les déçus de l’AKP, qui lui reprochent de s’être écarté de l’islam et de maintenir des liens économiques avec Israël. De son côté, le parti pro-kurde DEM se maintient à Diyarbakir et dans le Sud-Est à majorité kurde.</p>
<p>Si la personnalisation à outrance du pouvoir et sa posture sur la scène internationale ont fonctionné en faveur d’Erdogan lors de la présidentielle de 2023, elle a montré ses limites aux municipales où les enjeux locaux - services, transports, parcs - priment. La très mauvaise situation économique du pays et l’inflation, qui a atteint 80&nbsp;% fin 2022&nbsp;et se maintenait encore à 67&nbsp;% en février expliquent en bonne partie le verdict des électeurs. L’état des finances publiques et la corruption locale ne permettant plus à l’AKP de distribuer autant ses largesses à ses électeurs, formés par les classes moyennes conservatrices, qui se sont largement détournées de ce scrutin. A cela est venue s’ajouter l’inévitable usure d’un pouvoir omniprésent depuis 22 ans. Ces facteurs ont sans doute incité les électeurs mécontents de l’AKP à rester chez eux, comme le laisse deviner la baisse de la participation&nbsp;: passé de 87% l'an dernier à 76% cette année.</p>
<p>Au soir des résultats, Recep Tayyip Erdogan a concédé qu’ils constituaient un «&nbsp;<em>tournant</em>&nbsp;» pour son camp et promis de <em>«&nbsp;respecter la décision de la Nation&nbsp;»</em>. Bien qu’affecté par ces élections, il garde la main sur les principaux leviers du pays en vertu d’une Constitution taillée sur mesure et d’un pouvoir qui s’est renforcé depuis le putsch raté, sur fond de purges et de contrôle renforcé des médias. Alors que les Turcs sont allés presque chaque année aux urnes ces derniers temps, aucune élection n’est prévue désormais avant les présidentielles de 2028. Erdogan devrait d’ici là donner la priorité à l’amélioration de la situation économique. Son idée de réforme constitutionnelle, qui aurait pu lui ouvrir la voie à un troisième mandat, semble pour l’heure reportée.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 07 Apr 2024 13:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7922502b-2f72-4141-802c-2f18809c5730.mp3?_=1712439939" length="68444002" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

LE MODÈLE SCOLAIRE DANS TOUS SES ÉTATS
 
En décembre 2023, Gabriel Attal, ministre de l'Éducation, défendait son « choc des savoirs » comme réponse aux mauvais résultats du classement Pisa, qui évalue les élèves des pays de l'OCDE. Outre le renforcement du redoublement ou le brevet comme examen d'entrée au lycée, voire le port de l'uniforme, il avait promis des groupes à effectifs réduits en français et en mathématiques pour les élèves de sixième et de cinquième et la répartition des élèves en trois sections en fonction de leur niveau, et ce, durant toute l'année scolaire. L'actuelle ministre de l'Éducation, Nicole Belloubet préfère l’appellation de « groupes de besoins » et insiste davantage sur les « compétences » à acquérir que sur le « niveau » des élèves. Le ministère assure que 2.330 postes seront débloqués, dont 830 créations, pour la mise en place de cette réforme.
 
Classes toujours plus surchargées, école inclusive sans moyens, manque de formation et de soutien, rémunérations à la traîne : l'enquête dénommé « J'alerte », menée depuis décembre 2023 auprès des professeurs du premier degré par le syndicat FSU-SNUipp montre une institution « au bord de l'effondrement ». Plus de 4.200 personnes ont répondu. « L'inclusion sans moyens » est dénoncée par près des trois quarts (71 %) des répondants. Les rémunérations et le temps de travail qui déborde préoccupent un sur deux, tandis que 46 % pointent la surcharge constante des classes. Les autres enseignements de l'enquête portent notamment sur la formation, jugée insuffisante et « subie plutôt que choisie ».
 
Le 2 avril, après six mois de travail, Paul Vannier, député La France insoumise, et Christopher Weissberg, député Renaissance, ont présenté leur rapport d’information sur le financement de l’enseignement privé sous contrat devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Leurs conclusions dressent un constat sévère concernant un système peu transparent, mal contrôlé, et dans lequel les « contreparties exigées des établissements privés sont loin d’être à la hauteur des financements qu’ils perçoivent au titre de leur association au service public de l’éducation ». Quarante ans après l’abandon du projet de création d’un grand service public et laïque d’enseignement par le ministre de l’éducation Alain Savary, en 1984, les deux rapporteurs estiment que le cycle de l’évitement du débat par crainte de raviver une « guerre scolaire » touche à sa fin. Les députés déplorent l’opacité des fonds publics alloués chaque année par l’État et les collectivités territoriales aux 7.500 établissements privés sous contrat, à 96 % catholiques. Aucune administration n’a été en mesure de fournir un montant consolidé de cette dépense de plus de 10 milliards d’euros et, selon les corapporteurs, « sous-estimée ». Le rapport remet en cause le modèle français tel qu’il s’est construit depuis la loi Debré de 1959, caractérisé par un financement public important (75 % des ressources du privé sous contrat) associé à de faibles contreparties.
 
LA TURQUIE APRÈS LES ÉLECTIONS PERDUES PAR ERDOGAN
 
En Turquie, moins d’un an après sa défaite à la présidentielle de 2023, le parti kémaliste d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP) a remporté les plus grandes villes du pays lors des municipales du 31 mars. A Istanbul, le maire Ekrem Imamoglu, a été réélu avec 51,14 % des voix. A 52 ans, il fait désormais figure de solide présidentiable en 2028, mais demeure dans le viseur du pouvoir qui l'a fait condamner fin 2022 à deux ans et sept mois de prison pour « insulte » aux membres du Haut comité électoral turc. L'édile a fait appel mais cette peine continue de planer sur son avenir politique. Elle l'avait écarté de la course à la présidence en mai 2023. Ces élections municipales constituent le plus gros revers subi par Recep Tayyip Erdogan 74 ans et son parti l’AKPi (i pour islamiste) depuis son arrivée au pouvoir en 2002. À l’échelle nationale, l’AKPi est tombée à 35,2 % des voix contre 37,7 % pour le CHP, perdant ainsi son statut de premier parti du pays. Autre percée notable : celle d’un autre parti islamiste Yeniden Refah, qui présentait pour la première fois des candidats. Avec près de 9 % des voix et une soixantaine de municipalités, la nouvelle mouvance a attiré les déçus de l’AKP, qui lui reprochent de s’être écarté de l’islam et de maintenir des liens économiques avec Israël. De son côté, le parti pro-kurde DEM se maintient à Diyarbakir et dans le Sud-Est à majorité kurde.
 
Si la personnalisation à outrance du pouvoir et sa posture sur la scène internationale ont fonctionné en faveur d’Erdogan lors de la présidentielle de 2023, elle a montré ses limites aux municipales où les enjeux locaux - services, transports, parcs - priment. La très mauvaise situation économique du pays et l’inflation, qui a atteint 80 % fin 2022 et se maintenait encore à 67 % en février expliquent en bonne partie le verdict des électeurs. L’état des finances publiques et la corruption locale ne permettant plus à l’AKP de distribuer autant ses largesses à ses électeurs, formés par les classes moyennes conservatrices, qui se sont largement détournées de ce scrutin. A cela est venue s’ajouter l’inévitable usure d’un pouvoir omniprésent depuis 22 ans. Ces facteurs ont sans doute incité les électeurs mécontents de l’AKP à rester chez eux, comme le laisse deviner la baisse de la participation : passé de 87% l'an dernier à 76% cette année.
 
Au soir des résultats, Recep Tayyip Erdogan a concédé qu’ils constituaient un « tournant » pour son camp et promis de « respecter la décision de la Nation ». Bien qu’affecté par ces élections, il garde la main sur les principaux leviers du pays en vertu d’une Constitution taillée sur mesure et d’un pouvoir qui s’est renforcé depuis le putsch raté, sur fond de purges et de contrôle renforcé des médias. Alors que les Turcs sont allés presque chaque année aux urnes ces derniers temps, aucune élection n’est prévue désormais avant les présidentielles de 2028. Erdogan devrait d’ici là donner la priorité à l’amélioration de la situation économique. Son idée de réforme constitutionnelle, qui aurait pu lui ouvrir la voie à un troisième mandat, semble pour l’heure reportée.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 7 avril 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

LE MODÈLE SCOLAIRE DANS TOUS SES ÉTATS
 
En décembre 2023, Gabriel Attal, ministre de l'Éducation, défendait son « choc des savoirs » comme réponse aux mauvais résultats du classement Pisa, qui évalue les élèves des pays de l'OCDE. Outre le renforcement du redoublement ou le brevet comme examen d'entrée au lycée, voire le port de l'uniforme, il avait promis des groupes à effectifs réduits en français et en mathématiques pour les élèves de sixième et de cinquième et la répartition des élèves en trois sections en fonction de leur niveau, et ce, durant toute l'année scolaire. L'actuelle ministre de l'Éducation, Nicole Belloubet préfère l’appellation de « groupes de besoins » et insiste davantage sur les « compétences » à acquérir que sur le « niveau » des élèves. Le ministère assure que 2.330 postes seront débloqués, dont 830 créations, pour la mise en place de cette réforme.
 
Classes toujours plus surchargées, école inclusive sans moyens, manque de formation et de soutien, rémunérations à la traîne : l'enquête dénommé « J'alerte », menée depuis décembre 2023 auprès des professeurs du premier degré par le syndicat FSU-SNUipp montre une institution « au bord de l'effondrement ». Plus de 4.200 personnes ont répondu. « L'inclusion sans moyens » est dénoncée par près des trois quarts (71 %) des répondants. Les rémunérations et le temps de travail qui déborde préoccupent un sur deux, tandis que 46 % pointent la surcharge constante des classes. Les autres enseignements de l'enquête portent notamment sur la formation, jugée insuffisante et « subie plutôt que choisie ».
 
Le 2 avril, après six mois de travail, Paul Vannier, député La France insoumise, et Christopher Weissberg, député Renaissance, ont présenté leur rapport d’information sur le financement de l’enseignement privé sous contrat devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Leurs conclusions dressent un constat sévère concernant un système peu transparent, mal contrôlé, et dans lequel les « contreparties exigées des établissements privés sont loin d’être à la hauteur des financements qu’ils perçoivent au titre de leur association au service public de l’éducation ». Quarante ans après l’abandon du projet de création d’un grand service public et laïque d’enseignement par le ministre de l’éducation Alain Savary, en 1984, les deux rapporteurs estiment que le cycle de l’évitement du débat par crainte de raviver une « guerre scolaire » touche à sa fin. Les députés déplorent l’opacité des fonds publics alloués chaque année par l’État et les collectivités territoriales aux 7.500 établissements privés sous contrat, à 96 % catholiques. Aucune administration n’a été en mesure de fournir un montant consolidé de cette dépense de plus de 10 milliards d’euros et, selon les corapporteurs, « sous-estimée ». Le rapport remet en cause le modèle français tel qu’il s’est construit depuis la loi Debré de 1959, caractérisé par un financement public important (75 % des ressources du privé sous contrat) associé à de faibles contreparties.
 
LA TURQUIE APRÈS LES ÉLECTIONS PERDUES PAR ERDOGAN
 
En Turquie, moins d’un an après sa défaite à la présidentielle de 2023, le parti kémaliste d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP) a remporté les plus grandes villes du pays lors des municipales du 31 mars. A Istanbul, le maire Ekrem Imamoglu, a été réélu avec 51,14 % des voix. A 52 ans, il fait désormais figure de solide présidentiable en 2028, mais demeure dans le viseur du pouvoir qui l'a fait condamner fin 2022 à deux ans et sept mois de prison pour « insulte » aux membres du Haut comité électoral turc. L'édile a fait appel mais cette peine continue de planer sur son avenir politique. Elle l'avait écarté de la course à la présidence en mai 2023. Ces élections municipales constituent le plus gros revers subi par Recep Tayyip Erdogan 74 ans et son parti l’AKPi (i pour islamiste) depuis son arrivée au pouvoir en 2002. À l’échelle nationale, l’AKPi est tombée à 35,2 % des voix contre 37,7 % pour le CHP, perdant ainsi son statut de premier parti du pays. Autre percée notable : celle d’un autre parti islamiste Yeniden Refah, qui présentait pour la première fois des candidats. Avec près de 9 % des voix et une soixantaine de municipalités, la nouvelle mouvance a attiré les déçus de l’AKP, qui lui reprochent de s’être écarté de l’islam et de maintenir des liens économiques avec Israël. De son côté, le parti pro-kurde DEM se maintient à Diyarbakir et dans le Sud-Est à majorité kurde.
 
Si la personnalisation à outrance du pouvoir et sa posture sur la scène internationale ont fonctionné en faveur d’Erdogan lors de la présidentielle de 2023, elle a montré ses limites aux municipales où les enjeux locaux - services, transports, parcs - priment. La très mauvaise situation économique du pays et l’inflation, qui a atteint 80 % fin 2022 et se maintenait encore à 67 % en février expliquent en bonne partie le verdict des électeurs. L’état des finances publiques et la corruption locale ne permettant plus à l’AKP de distribuer autant ses largesses à ses électeurs, formés par les classes moyennes conservatrices, qui se sont largement détournées de ce scrutin. A cela est venue s’ajouter l’inévitable usure d’un pouvoir omniprésent depuis 22 ans. Ces facteurs ont sans doute incité les électeurs mécontents de l’AKP à rester chez eux, comme le laisse deviner la baisse de la participation : passé de 87% l'an dernier à 76% cette année.
 
Au soir des résultats, Recep Tayyip Erdogan a concédé qu’ils constituaient un « tournant » pour son camp et promis de « respecter la décision de la Nation ». Bien qu’affecté par ces élections, il garde la main sur les principaux leviers du pays en vertu d’une Constitution taillée sur mesure et d’un pouvoir qui s’est renforcé depuis le putsch raté, sur fond de purges et de contrôle renforcé des médias. Alors que les Turcs sont allés presque chaque année aux urnes ces derniers temps, aucune élection n’est prévue désormais avant les présidentielles de 2028. Erdogan devrait d’ici là donner la priorité à l’amélioration de la situation économique. Son idée de réforme constitutionnelle, qui aurait pu lui ouvrir la voie à un troisième mandat, semble pour l’heure reportée.
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<br>
Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Troisième épisode de notre série de Badas consacrée au chanteur lyrique Jean-Philippe Lafont : après avoir évoqué ses rôles et ses débuts, le baryton-basse évoque son métier d’enseignant. Celui qui est entré sur scène sans formation est désormais professeur à l’École Normale de Musique de Paris et nous raconte …</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement<br>
<br>
Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
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Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Troisième épisode de notre...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>22:28</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ebtNbCA]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Ego-Histoire, avec Michel Winock]]></title><guid isPermaLink="false">fe507dc0-38ab-4e6d-85fd-005951f491c5</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Michel Winock, historien et écrivain.</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>MICHEL WINOCK, EGO-HISTOIRE</strong></p>
<p>Michel Winock, vous êtes historien. Spécialiste de l’histoire de la République française ainsi que des mouvements intellectuels et politiques, vous avez publié, entre autres, <em>Siècle des intellectuels</em> en 1997 pour lequel vous avez obtenu le Prix Médicis ou encore, en 2010, <em>Madame de Staël</em>, récompensé par le par le Prix Goncourt de la biographie. Vous avez été membre de la revue «&nbsp;Esprit&nbsp;», directeur littéraire au Seuil et vous avez fondé, avec Michel Chodkievicz, la revue «&nbsp;L’Histoire&nbsp;». Nous vous devons bon nombre d’ouvrages biographiques, de Flaubert à De Gaulle.</p>
<p>Vous publiez aujourd’hui aux éditions Bouquins <em>Ego-histoire</em>. Qui s’inscrit dans la lignée du genre théorisé par Pierre Nora en 1987 dans ses <em>Essais d’ego-histoire</em> qu’il présente comme un «&nbsp; exercice (qui&nbsp;) consiste à éclairer sa propre histoire comme on ferait l'histoire d'un autre. (À)expliciter, en historien, le lien entre l'histoire qu'on a faite et l'histoire qui vous a fait. »</p>
<p>Cinq livres sont ici rassemblés. Tout d’abord, <em>Jeanne et les siens</em> et <em>Jours anciens</em>, deux livres sur votre enfance. <em>La république se meurt</em> évoque la période de votre adolescence progressivement habitée par l’engagement politique et intellectuel<em>.Chronique des années soixante</em> rassemble les 40 articles que vous aviez écrits pour Le Monde sur ce sujet durant l’été 1986. Enfin, <em>Parlez-moi de la France</em> est, dites-vous, « un ouvrage né d’une question qui me fut posée au début des années 1990 par mes étudiants russes à Moscou et à Saint-Pétersbourg : «&nbsp;Pouvez-vous nous résumer la France ?&nbsp;»Loin de reprendre la formule de Lavisse répondant à l’Impératrice Eugénie qui lui posait la même question « Madame, ça ne s’est jamais très bien passé », vous vous appliquez à décrire ce qu’est et ce que n’est pas notre pays.</p>
<p>Pour l’historien Henri Marrou « l’histoire est inséparable de l’historien ». Votre livre en est l’illustration : on ne pourrait séparer le fait du témoin. Ces récits sont d’autant plus précieux que votre plume est autant celle d’un écrivain que celle d’un historien.</p>
<p>Dans les deux livres qui ouvrent Ego-histoire, <em>Jeanne et les siens</em> et <em>Jours anciens</em>., nous sommes replongés dans une époque qui parait aujourd’hui plus que lointaine : celle à laquelle, lors de sa communion solennelle, l’école accordait un congé pour faire sa retraite. L’usage voulait que l’on offre des images à ses professeurs ; tout cela dans l’école laïque. Puisqu’un des rôles majeurs de la connaissance historique est d’éclairer le présent et éventuellement le futur, quelles leçons en tirez-vous ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Michel Winock, historien et écrivain.</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>MICHEL WINOCK, EGO-HISTOIRE</strong></p>
<p>Michel Winock, vous êtes historien. Spécialiste de l’histoire de la République française ainsi que des mouvements intellectuels et politiques, vous avez publié, entre autres, <em>Siècle des intellectuels</em> en 1997 pour lequel vous avez obtenu le Prix Médicis ou encore, en 2010, <em>Madame de Staël</em>, récompensé par le par le Prix Goncourt de la biographie. Vous avez été membre de la revue «&nbsp;Esprit&nbsp;», directeur littéraire au Seuil et vous avez fondé, avec Michel Chodkievicz, la revue «&nbsp;L’Histoire&nbsp;». Nous vous devons bon nombre d’ouvrages biographiques, de Flaubert à De Gaulle.</p>
<p>Vous publiez aujourd’hui aux éditions Bouquins <em>Ego-histoire</em>. Qui s’inscrit dans la lignée du genre théorisé par Pierre Nora en 1987 dans ses <em>Essais d’ego-histoire</em> qu’il présente comme un «&nbsp; exercice (qui&nbsp;) consiste à éclairer sa propre histoire comme on ferait l'histoire d'un autre. (À)expliciter, en historien, le lien entre l'histoire qu'on a faite et l'histoire qui vous a fait. »</p>
<p>Cinq livres sont ici rassemblés. Tout d’abord, <em>Jeanne et les siens</em> et <em>Jours anciens</em>, deux livres sur votre enfance. <em>La république se meurt</em> évoque la période de votre adolescence progressivement habitée par l’engagement politique et intellectuel<em>.Chronique des années soixante</em> rassemble les 40 articles que vous aviez écrits pour Le Monde sur ce sujet durant l’été 1986. Enfin, <em>Parlez-moi de la France</em> est, dites-vous, « un ouvrage né d’une question qui me fut posée au début des années 1990 par mes étudiants russes à Moscou et à Saint-Pétersbourg : «&nbsp;Pouvez-vous nous résumer la France ?&nbsp;»Loin de reprendre la formule de Lavisse répondant à l’Impératrice Eugénie qui lui posait la même question « Madame, ça ne s’est jamais très bien passé », vous vous appliquez à décrire ce qu’est et ce que n’est pas notre pays.</p>
<p>Pour l’historien Henri Marrou « l’histoire est inséparable de l’historien ». Votre livre en est l’illustration : on ne pourrait séparer le fait du témoin. Ces récits sont d’autant plus précieux que votre plume est autant celle d’un écrivain que celle d’un historien.</p>
<p>Dans les deux livres qui ouvrent Ego-histoire, <em>Jeanne et les siens</em> et <em>Jours anciens</em>., nous sommes replongés dans une époque qui parait aujourd’hui plus que lointaine : celle à laquelle, lors de sa communion solennelle, l’école accordait un congé pour faire sa retraite. L’usage voulait que l’on offre des images à ses professeurs ; tout cela dans l’école laïque. Puisqu’un des rôles majeurs de la connaissance historique est d’éclairer le présent et éventuellement le futur, quelles leçons en tirez-vous ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 31 Mar 2024 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/fe507dc0-38ab-4e6d-85fd-005951f491c5.mp3?_=1711095269" length="62813248" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 
Avec cette semaine :
 

  - Michel Winock, historien et écrivain.
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.

MICHEL WINOCK, EGO-HISTOIRE
 
Michel Winock, vous êtes historien. Spécialiste de l’histoire de la République française ainsi que des mouvements intellectuels et politiques, vous avez publié, entre autres, Siècle des intellectuels en 1997 pour lequel vous avez obtenu le Prix Médicis ou encore, en 2010, Madame de Staël, récompensé par le par le Prix Goncourt de la biographie. Vous avez été membre de la revue « Esprit », directeur littéraire au Seuil et vous avez fondé, avec Michel Chodkievicz, la revue « L’Histoire ». Nous vous devons bon nombre d’ouvrages biographiques, de Flaubert à De Gaulle.
 
Vous publiez aujourd’hui aux éditions Bouquins Ego-histoire. Qui s’inscrit dans la lignée du genre théorisé par Pierre Nora en 1987 dans ses Essais d’ego-histoire qu’il présente comme un « exercice (qui ) consiste à éclairer sa propre histoire comme on ferait l'histoire d'un autre. (À)expliciter, en historien, le lien entre l'histoire qu'on a faite et l'histoire qui vous a fait. »
 
Cinq livres sont ici rassemblés. Tout d’abord, Jeanne et les siens et Jours anciens, deux livres sur votre enfance. La république se meurt évoque la période de votre adolescence progressivement habitée par l’engagement politique et intellectuel.Chronique des années soixante rassemble les 40 articles que vous aviez écrits pour Le Monde sur ce sujet durant l’été 1986. Enfin, Parlez-moi de la France est, dites-vous, « un ouvrage né d’une question qui me fut posée au début des années 1990 par mes étudiants russes à Moscou et à Saint-Pétersbourg : « Pouvez-vous nous résumer la France ? »Loin de reprendre la formule de Lavisse répondant à l’Impératrice Eugénie qui lui posait la même question « Madame, ça ne s’est jamais très bien passé », vous vous appliquez à décrire ce qu’est et ce que n’est pas notre pays.
 
Pour l’historien Henri Marrou « l’histoire est inséparable de l’historien ». Votre livre en est l’illustration : on ne pourrait séparer le fait du témoin. Ces récits sont d’autant plus précieux que votre plume est autant celle d’un écrivain que celle d’un historien.
 
Dans les deux livres qui ouvrent Ego-histoire, Jeanne et les siens et Jours anciens., nous sommes replongés dans une époque qui parait aujourd’hui plus que lointaine : celle à laquelle, lors de sa communion solennelle, l’école accordait un congé pour faire sa retraite. L’usage voulait que l’on offre des images à ses professeurs ; tout cela dans l’école laïque. Puisqu’un des rôles majeurs de la connaissance historique est d’éclairer le présent et éventuellement le futur, quelles leçons en tirez-vous ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 
Avec cette semaine :
 

  - Michel Winock, historien et écrivain.
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.

MICHEL WINOCK, EGO-HISTOIRE
 
Michel Winock, vous êtes historien. Spécialiste de l’histoire de la République française ainsi que des mouvements intellectuels et politiques, vous avez publié, entre autres, Siècle des intellectuels en 1997 pour lequel vous avez obtenu le Prix Médicis ou encore, en 2010, Madame de Staël, récompensé par le par le Prix Goncourt de la biographie. Vous avez été membre de la revue « Esprit », directeur littéraire au Seuil et vous avez fondé, avec Michel Chodkievicz, la revue « L’Histoire ». Nous vous devons bon nombre d’ouvrages biographiques, de Flaubert à De Gaulle.
 
Vous publiez aujourd’hui aux éditions Bouquins Ego-histoire. Qui s’inscrit dans la lignée du genre théorisé par Pierre Nora en 1987 dans ses Essais d’ego-histoire qu’il présente comme un « exercice (qui ) consiste à éclairer sa propre histoire comme on ferait l'histoire d'un autre. (À)expliciter, en historien, le lien entre l'histoire qu'on a faite et l'histoire qui vous a fait. »
 
Cinq livres sont ici rassemblés. Tout d’abord, Jeanne et les siens et Jours anciens, deux livres sur votre enfance. La république se meurt évoque la période de votre adolescence progressivement habitée par l’engagement politique et intellectuel.Chronique des années soixante rassemble les 40 articles que vous aviez écrits pour Le Monde sur ce sujet durant l’été 1986. Enfin, Parlez-moi de la France est, dites-vous, « un ouvrage né d’une question qui me fut posée au début des années 1990 par mes étudiants russes à Moscou et à Saint-Pétersbourg : « Pouvez-vous nous résumer la France ? »Loin de reprendre la formule de Lavisse répondant à l’Impératrice Eugénie qui lui posait la même question « Madame, ça ne s’est jamais très bien passé », vous vous appliquez à décrire ce qu’est et ce que n’est pas notre pays.
 
Pour l’historien Henri Marrou « l’histoire est inséparable de l’historien ». Votre livre en est l’illustration : on ne pourrait séparer le fait du témoin. Ces récits sont d’autant plus précieux que votre plume est autant celle d’un écrivain que celle d’un historien.
 
Dans les deux livres qui ouvrent Ego-histoire, Jeanne et les siens et Jours anciens., nous sommes replongés dans une époque qui parait aujourd’hui plus que lointaine : celle à laquelle, lors de sa communion solennelle, l’école accordait un congé pour faire sa retraite. L’usage voulait que l’on offre des images à ses professeurs ; tout cela dans l’école laïque. Puisqu’un des rôles majeurs de la connaissance historique est d’éclairer le présent et éventuellement le futur, quelles leçons en tirez-vous ?
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 
Avec cett...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:05:25</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/fVVOTBB]]></podcast:txt><itunes:episode>379</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Michel Winock,Nicolas Baverez,Béatrice Giblin,Ego-Histoire,Histoire</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Jean-Philippe Lafont, chanteur lyrique (2/4)]]></title><guid isPermaLink="false">2ea09c90-83aa-43ed-ba9f-ed413b0bf4d1</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Dans ce deuxième épisode du Bada consacré au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, Philippe Meyer et lui évoquent les choix du chanteur quant aux différents rôles qu’on lui a proposé au cours de sa carrière. Celui que Philippe Meyer n’hésite pas à qualifier — dans un sens largement positif — &nbsp;de « flâneur professionnel »&nbsp;a en effet baguenaudé de répertoire en répertoire. Mais d’où vient cette agilité, et que pense l’intéressé de ce parcours si riche ?</p>
<p>Aussi, Lafont narre sa rencontre avec l'artiste qui a fait de lui le chanteur qu’il est devenu...</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Dans ce deuxième épisode du Bada consacré au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, Philippe Meyer et lui évoquent les choix du chanteur quant aux différents rôles qu’on lui a proposé au cours de sa carrière. Celui que Philippe Meyer n’hésite pas à qualifier — dans un sens largement positif — &nbsp;de « flâneur professionnel »&nbsp;a en effet baguenaudé de répertoire en répertoire. Mais d’où vient cette agilité, et que pense l’intéressé de ce parcours si riche ?</p>
<p>Aussi, Lafont narre sa rencontre avec l'artiste qui a fait de lui le chanteur qu’il est devenu...</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 27 Mar 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2ea09c90-83aa-43ed-ba9f-ed413b0bf4d1.mp3?_=1709039257" length="22358569" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Dans ce deuxième épisode du Bada consacré au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, Philippe Meyer et lui évoquent les choix du chanteur quant aux différents rôles qu’on lui a proposé au cours de sa carrière. Celui que Philippe Meyer n’hésite pas à qualifier — dans un sens largement positif — de « flâneur professionnel » a en effet baguenaudé de répertoire en répertoire. Mais d’où vient cette agilité, et que pense l’intéressé de ce parcours si riche ?
 
Aussi, Lafont narre sa rencontre avec l'artiste qui a fait de lui le chanteur qu’il est devenu...
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Dans ce deuxième épisode du Bada consacré au baryton-basse Jean-Philippe Lafont, Philippe Meyer et lui évoquent les choix du chanteur quant aux différents rôles qu’on lui a proposé au cours de sa carrière. Celui que Philippe Meyer n’hésite pas à qualifier — dans un sens largement positif — de « flâneur professionnel » a en effet baguenaudé de répertoire en répertoire. Mais d’où vient cette agilité, et que pense l’intéressé de ce parcours si riche ?
 
Aussi, Lafont narre sa rencontre avec l'artiste qui a fait de lui le chanteur qu’il est devenu...
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Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bou...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:17</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/hNfwgNK]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La fin de vie / Le triangle de Weimar peut-il relayer le couple franco-allemand ?]]></title><guid isPermaLink="false">625fa200-45d0-4004-9b51-83ffa1d40e94</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 mars 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>LA FIN DE VIE</strong></p>
<p>Après que la convention citoyenne organisée par le Conseil économique, social et environnemental avait remis ses conclusions le 3&nbsp;avril 2023, le chef de l’État avait promis de bâtir un <em>« modèle français »</em> de la fin de vie, en annonçant un projet de loi plusieurs fois reporté. Dans un entretien à « Libération » et à « la Croix », publié le 10 mars, le Président a annoncé pour avril un texte qui défend une démarche de « fraternité » et de «&nbsp;rassemblement ». Le projet prévoit la possibilité de demander une « aide à mourir » dans des conditions encadrées&nbsp;: cet accompagnement sera réservé aux personnes majeures, comme la Convention citoyenne l'avait recommandé. Les personnes devront être capables d'un discernement plein et entier, excluant les patients atteints de maladies psychiatriques ou de maladies neurodégénératives qui altèrent le discernement, comme Alzheimer. Elles devront présenter une maladie incurable et un pronostic vital engagé à court ou à moyen terme. Le dernier critère est celui de souffrances - physiques ou psychologiques réfractaires, c'est-à-dire que l'on ne peut pas soulager. Le projet de loi indique que l’accord donné à l’<em>« aide à mourir&nbsp;»</em>relève d’un seul professionnel, celui auquel le malade adresse sa demande, qui peut être son médecin traitant, un spécialiste à l’hôpital, un praticien en ville ou en Ehpad. Ce médecin sollicite obligatoirement l’<em>« avis »</em> d’un autre <em>«&nbsp;médecin, qui ne connaît pas la personne, spécialiste de la pathologie »</em> et d’un <em>«&nbsp;professionnel paramédical qui intervient auprès d’elle »</em>. Il peut aussi se tourner vers un infirmier, aide-soignant, ou encore un psychologue, qui a l’habitude d’être au chevet du patient. <em>In fine</em>, c’est le médecin qui mène la procédure qui tranche. Il a quinze jours maximum après la demande pour se prononcer. En cas de refus du praticien&nbsp;d’autoriser l<em>’«&nbsp;aide à mourir »</em>, le patient peut saisir le tribunal administratif. En cas de réponse favorable, la prescription est valable trois mois, période durant laquelle le patient pourra se rétracter à tout moment. Le projet de loi vise également à améliorer la qualité de vie des grands malades. Il s’agit, selon l’exposé de motifs, de forger <em>« pour les dix années à venir, un modèle rénové et renforcé de prise en charge de la douleur chronique ou aiguë et de l’accompagnement de la fin de vie »</em>. Le texte de loi devrait être transmis au conseil des ministres le 10 avril. Il sera dans la foulée soumis à une « commission spéciale&nbsp;» qui se réunira à l’Assemblée nationale. La première lecture en séance publique est prévue le 27&nbsp;mai.</p>
<p>Selon un sondage Ifop de juin 2023, 90% des Français estiment que la loi française devrait autoriser l'euthanasie. 85% approuvent l'autorisation du suicide assisté. Les représentants religieux, eux, font régulièrement savoir leur ferme opposition. « <em>Rupture anthropologique</em> » d'un côté, « <em>avancée sociétale</em> » de l'autre, le clivage ne s'éteindra pas aux portes de l'Assemblée nationale.</p>
<p><strong>LE TRIANGLE DE WEIMAR PEUT-IL RELAYER LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND&nbsp;?</strong></p>
<p>Régulièrement à la peine avant 2022 (malgré la signature en 2019 du <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/22/relations-franco-allemandes-le-traite-d-aix-la-chapelle-risque-d-etre-depasse-par-l-evolution-de-la-politique-mondiale_6212237_3232.html"><u>Traité d’Aix-la-Chapelle</u></a>, dont la mise en œuvre fut perturbée par la pandémie de Covid), le «&nbsp;moteur&nbsp;» franco-allemand semble aujourd’hui grippé. Le chancelier&nbsp;Scholz ne voit pas de salut de l’Europe hors de son ancrage avec les Etats-Unis, tandis que le président&nbsp;Macron prône la souveraineté européenne. Les deux dirigeants étaient du même côté, celui des sceptiques et de l'apaisement avec la Russie, au début de la guerre. Mais, depuis l'été 2023, la position d'Emmanuel Macron a radicalement changé pour se rapprocher de celle des pays de l'est de l'Europe et du Royaume-Uni. Les désaccords et l'inimitié entre les deux hommes ont augmenté après l’annonce du chef de l’État français de la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine.</p>
<p>Afin de débloquer la situation, le chancelier allemand a réactivé à Berlin le 15 mars le Triangle de Weimar, cette entente cordiale entre la Pologne, l'Allemagne et la France créée en 1991 pour soutenir le pays, alors dirigé par Lech Walesa, dans son adhésion à l'Otan. Un canal qui a connu de nombreuses pauses, surtout ces huit dernières années, lorsque le parti souverainiste ultra-conservateur Droit et justice (PiS) se trouvait au pouvoir avec une position très atlantiste et en privilégiant une relation bilatérale avec les Etats-Unis. Depuis décembre 2023 et l'arrivée aux affaires de Donald Tusk, les Européens attendent beaucoup du nouveau gouvernement polonais en termes de réengagement.</p>
<p>A l’issue de ce sommet, le chancelier Olaf Scholz, le président Emmanuel Macron, et le Premier ministre Donald Tusk ont promis de livrer davantage d'armes à Kyiv, notamment de l'artillerie de longue portée. Cette coalition « sur les frappes en profondeur » avait déjà été présentée le 26&nbsp;février à l'Élysée lors de la conférence de soutien à l'Ukraine, mais cette fois, l'Allemagne l'endosse ouvertement. L’augmentation des livraisons d'équipements militaires sera effectuée <em>via</em> des achats sur le marché mondial ainsi que par la production d'armes sur le territoire de l'Ukraine, en coopération avec des partenaires. Le chancelier allemand a aussi indiqué que les pays européens allaient se servir des recettes générées par les actifs russes gelés pour financer des achats d'armes. Selon les estimations, l'Europe aurait gelé près de 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe et plusieurs dizaines de milliards d'euros de biens divers appartenant à des personnes sanctionnées. Olaf Scholz s'est également félicité de la nouvelle aide militaire de 5 milliards d'euros annoncée la semaine dernière par l'Europe, à l'issue de plusieurs mois de négociations. Donald Tusk a souligné qu'il était important que Paris, Berlin et Varsovie parlent d'une même voix et a annoncé la tenue d'une réunion du Triangle de Weimar cet été. De retour de Washington, le Premier ministre polonais a rappelé que l’Europe devrait surtout penser à renforcer sa Défense dans la perspective d’une victoire électorale de Trump en novembre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 mars 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>LA FIN DE VIE</strong></p>
<p>Après que la convention citoyenne organisée par le Conseil économique, social et environnemental avait remis ses conclusions le 3&nbsp;avril 2023, le chef de l’État avait promis de bâtir un <em>« modèle français »</em> de la fin de vie, en annonçant un projet de loi plusieurs fois reporté. Dans un entretien à « Libération » et à « la Croix », publié le 10 mars, le Président a annoncé pour avril un texte qui défend une démarche de « fraternité » et de «&nbsp;rassemblement ». Le projet prévoit la possibilité de demander une « aide à mourir » dans des conditions encadrées&nbsp;: cet accompagnement sera réservé aux personnes majeures, comme la Convention citoyenne l'avait recommandé. Les personnes devront être capables d'un discernement plein et entier, excluant les patients atteints de maladies psychiatriques ou de maladies neurodégénératives qui altèrent le discernement, comme Alzheimer. Elles devront présenter une maladie incurable et un pronostic vital engagé à court ou à moyen terme. Le dernier critère est celui de souffrances - physiques ou psychologiques réfractaires, c'est-à-dire que l'on ne peut pas soulager. Le projet de loi indique que l’accord donné à l’<em>« aide à mourir&nbsp;»</em>relève d’un seul professionnel, celui auquel le malade adresse sa demande, qui peut être son médecin traitant, un spécialiste à l’hôpital, un praticien en ville ou en Ehpad. Ce médecin sollicite obligatoirement l’<em>« avis »</em> d’un autre <em>«&nbsp;médecin, qui ne connaît pas la personne, spécialiste de la pathologie »</em> et d’un <em>«&nbsp;professionnel paramédical qui intervient auprès d’elle »</em>. Il peut aussi se tourner vers un infirmier, aide-soignant, ou encore un psychologue, qui a l’habitude d’être au chevet du patient. <em>In fine</em>, c’est le médecin qui mène la procédure qui tranche. Il a quinze jours maximum après la demande pour se prononcer. En cas de refus du praticien&nbsp;d’autoriser l<em>’«&nbsp;aide à mourir »</em>, le patient peut saisir le tribunal administratif. En cas de réponse favorable, la prescription est valable trois mois, période durant laquelle le patient pourra se rétracter à tout moment. Le projet de loi vise également à améliorer la qualité de vie des grands malades. Il s’agit, selon l’exposé de motifs, de forger <em>« pour les dix années à venir, un modèle rénové et renforcé de prise en charge de la douleur chronique ou aiguë et de l’accompagnement de la fin de vie »</em>. Le texte de loi devrait être transmis au conseil des ministres le 10 avril. Il sera dans la foulée soumis à une « commission spéciale&nbsp;» qui se réunira à l’Assemblée nationale. La première lecture en séance publique est prévue le 27&nbsp;mai.</p>
<p>Selon un sondage Ifop de juin 2023, 90% des Français estiment que la loi française devrait autoriser l'euthanasie. 85% approuvent l'autorisation du suicide assisté. Les représentants religieux, eux, font régulièrement savoir leur ferme opposition. « <em>Rupture anthropologique</em> » d'un côté, « <em>avancée sociétale</em> » de l'autre, le clivage ne s'éteindra pas aux portes de l'Assemblée nationale.</p>
<p><strong>LE TRIANGLE DE WEIMAR PEUT-IL RELAYER LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND&nbsp;?</strong></p>
<p>Régulièrement à la peine avant 2022 (malgré la signature en 2019 du <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/22/relations-franco-allemandes-le-traite-d-aix-la-chapelle-risque-d-etre-depasse-par-l-evolution-de-la-politique-mondiale_6212237_3232.html"><u>Traité d’Aix-la-Chapelle</u></a>, dont la mise en œuvre fut perturbée par la pandémie de Covid), le «&nbsp;moteur&nbsp;» franco-allemand semble aujourd’hui grippé. Le chancelier&nbsp;Scholz ne voit pas de salut de l’Europe hors de son ancrage avec les Etats-Unis, tandis que le président&nbsp;Macron prône la souveraineté européenne. Les deux dirigeants étaient du même côté, celui des sceptiques et de l'apaisement avec la Russie, au début de la guerre. Mais, depuis l'été 2023, la position d'Emmanuel Macron a radicalement changé pour se rapprocher de celle des pays de l'est de l'Europe et du Royaume-Uni. Les désaccords et l'inimitié entre les deux hommes ont augmenté après l’annonce du chef de l’État français de la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine.</p>
<p>Afin de débloquer la situation, le chancelier allemand a réactivé à Berlin le 15 mars le Triangle de Weimar, cette entente cordiale entre la Pologne, l'Allemagne et la France créée en 1991 pour soutenir le pays, alors dirigé par Lech Walesa, dans son adhésion à l'Otan. Un canal qui a connu de nombreuses pauses, surtout ces huit dernières années, lorsque le parti souverainiste ultra-conservateur Droit et justice (PiS) se trouvait au pouvoir avec une position très atlantiste et en privilégiant une relation bilatérale avec les Etats-Unis. Depuis décembre 2023 et l'arrivée aux affaires de Donald Tusk, les Européens attendent beaucoup du nouveau gouvernement polonais en termes de réengagement.</p>
<p>A l’issue de ce sommet, le chancelier Olaf Scholz, le président Emmanuel Macron, et le Premier ministre Donald Tusk ont promis de livrer davantage d'armes à Kyiv, notamment de l'artillerie de longue portée. Cette coalition « sur les frappes en profondeur » avait déjà été présentée le 26&nbsp;février à l'Élysée lors de la conférence de soutien à l'Ukraine, mais cette fois, l'Allemagne l'endosse ouvertement. L’augmentation des livraisons d'équipements militaires sera effectuée <em>via</em> des achats sur le marché mondial ainsi que par la production d'armes sur le territoire de l'Ukraine, en coopération avec des partenaires. Le chancelier allemand a aussi indiqué que les pays européens allaient se servir des recettes générées par les actifs russes gelés pour financer des achats d'armes. Selon les estimations, l'Europe aurait gelé près de 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe et plusieurs dizaines de milliards d'euros de biens divers appartenant à des personnes sanctionnées. Olaf Scholz s'est également félicité de la nouvelle aide militaire de 5 milliards d'euros annoncée la semaine dernière par l'Europe, à l'issue de plusieurs mois de négociations. Donald Tusk a souligné qu'il était important que Paris, Berlin et Varsovie parlent d'une même voix et a annoncé la tenue d'une réunion du Triangle de Weimar cet été. De retour de Washington, le Premier ministre polonais a rappelé que l’Europe devrait surtout penser à renforcer sa Défense dans la perspective d’une victoire électorale de Trump en novembre.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 24 Mar 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/625fa200-45d0-4004-9b51-83ffa1d40e94.mp3?_=1711094927" length="56029353" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.

LA FIN DE VIE
 
Après que la convention citoyenne organisée par le Conseil économique, social et environnemental avait remis ses conclusions le 3 avril 2023, le chef de l’État avait promis de bâtir un « modèle français » de la fin de vie, en annonçant un projet de loi plusieurs fois reporté. Dans un entretien à « Libération » et à « la Croix », publié le 10 mars, le Président a annoncé pour avril un texte qui défend une démarche de « fraternité » et de « rassemblement ». Le projet prévoit la possibilité de demander une « aide à mourir » dans des conditions encadrées : cet accompagnement sera réservé aux personnes majeures, comme la Convention citoyenne l'avait recommandé. Les personnes devront être capables d'un discernement plein et entier, excluant les patients atteints de maladies psychiatriques ou de maladies neurodégénératives qui altèrent le discernement, comme Alzheimer. Elles devront présenter une maladie incurable et un pronostic vital engagé à court ou à moyen terme. Le dernier critère est celui de souffrances - physiques ou psychologiques réfractaires, c'est-à-dire que l'on ne peut pas soulager. Le projet de loi indique que l’accord donné à l’« aide à mourir »relève d’un seul professionnel, celui auquel le malade adresse sa demande, qui peut être son médecin traitant, un spécialiste à l’hôpital, un praticien en ville ou en Ehpad. Ce médecin sollicite obligatoirement l’« avis » d’un autre « médecin, qui ne connaît pas la personne, spécialiste de la pathologie » et d’un « professionnel paramédical qui intervient auprès d’elle ». Il peut aussi se tourner vers un infirmier, aide-soignant, ou encore un psychologue, qui a l’habitude d’être au chevet du patient. In fine, c’est le médecin qui mène la procédure qui tranche. Il a quinze jours maximum après la demande pour se prononcer. En cas de refus du praticien d’autoriser l’« aide à mourir », le patient peut saisir le tribunal administratif. En cas de réponse favorable, la prescription est valable trois mois, période durant laquelle le patient pourra se rétracter à tout moment. Le projet de loi vise également à améliorer la qualité de vie des grands malades. Il s’agit, selon l’exposé de motifs, de forger « pour les dix années à venir, un modèle rénové et renforcé de prise en charge de la douleur chronique ou aiguë et de l’accompagnement de la fin de vie ». Le texte de loi devrait être transmis au conseil des ministres le 10 avril. Il sera dans la foulée soumis à une « commission spéciale » qui se réunira à l’Assemblée nationale. La première lecture en séance publique est prévue le 27 mai.
 
Selon un sondage Ifop de juin 2023, 90% des Français estiment que la loi française devrait autoriser l'euthanasie. 85% approuvent l'autorisation du suicide assisté. Les représentants religieux, eux, font régulièrement savoir leur ferme opposition. « Rupture anthropologique » d'un côté, « avancée sociétale » de l'autre, le clivage ne s'éteindra pas aux portes de l'Assemblée nationale.
 
LE TRIANGLE DE WEIMAR PEUT-IL RELAYER LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND ?
 
Régulièrement à la peine avant 2022 (malgré la signature en 2019 du Traité d’Aix-la-Chapelle, dont la mise en œuvre fut perturbée par la pandémie de Covid), le « moteur » franco-allemand semble aujourd’hui grippé. Le chancelier Scholz ne voit pas de salut de l’Europe hors de son ancrage avec les Etats-Unis, tandis que le président Macron prône la souveraineté européenne. Les deux dirigeants étaient du même côté, celui des sceptiques et de l'apaisement avec la Russie, au début de la guerre. Mais, depuis l'été 2023, la position d'Emmanuel Macron a radicalement changé pour se rapprocher de celle des pays de l'est de l'Europe et du Royaume-Uni. Les désaccords et l'inimitié entre les deux hommes ont augmenté après l’annonce du chef de l’État français de la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine.
 
Afin de débloquer la situation, le chancelier allemand a réactivé à Berlin le 15 mars le Triangle de Weimar, cette entente cordiale entre la Pologne, l'Allemagne et la France créée en 1991 pour soutenir le pays, alors dirigé par Lech Walesa, dans son adhésion à l'Otan. Un canal qui a connu de nombreuses pauses, surtout ces huit dernières années, lorsque le parti souverainiste ultra-conservateur Droit et justice (PiS) se trouvait au pouvoir avec une position très atlantiste et en privilégiant une relation bilatérale avec les Etats-Unis. Depuis décembre 2023 et l'arrivée aux affaires de Donald Tusk, les Européens attendent beaucoup du nouveau gouvernement polonais en termes de réengagement.
 
A l’issue de ce sommet, le chancelier Olaf Scholz, le président Emmanuel Macron, et le Premier ministre Donald Tusk ont promis de livrer davantage d'armes à Kyiv, notamment de l'artillerie de longue portée. Cette coalition « sur les frappes en profondeur » avait déjà été présentée le 26 février à l'Élysée lors de la conférence de soutien à l'Ukraine, mais cette fois, l'Allemagne l'endosse ouvertement. L’augmentation des livraisons d'équipements militaires sera effectuée via des achats sur le marché mondial ainsi que par la production d'armes sur le territoire de l'Ukraine, en coopération avec des partenaires. Le chancelier allemand a aussi indiqué que les pays européens allaient se servir des recettes générées par les actifs russes gelés pour financer des achats d'armes. Selon les estimations, l'Europe aurait gelé près de 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe et plusieurs dizaines de milliards d'euros de biens divers appartenant à des personnes sanctionnées. Olaf Scholz s'est également félicité de la nouvelle aide militaire de 5 milliards d'euros annoncée la semaine dernière par l'Europe, à l'issue de plusieurs mois de négociations. Donald Tusk a souligné qu'il était important que Paris, Berlin et Varsovie parlent d'une même voix et a annoncé la tenue d'une réunion du Triangle de Weimar cet été. De retour de Washington, le Premier ministre polonais a rappelé que l’Europe devrait surtout penser à renforcer sa Défense dans la perspective d’une victoire électorale de Trump en novembre.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 mars 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.

LA FIN DE VIE
 
Après que la convention citoyenne organisée par le Conseil économique, social et environnemental avait remis ses conclusions le 3 avril 2023, le chef de l’État avait promis de bâtir un « modèle français » de la fin de vie, en annonçant un projet de loi plusieurs fois reporté. Dans un entretien à « Libération » et à « la Croix », publié le 10 mars, le Président a annoncé pour avril un texte qui défend une démarche de « fraternité » et de « rassemblement ». Le projet prévoit la possibilité de demander une « aide à mourir » dans des conditions encadrées : cet accompagnement sera réservé aux personnes majeures, comme la Convention citoyenne l'avait recommandé. Les personnes devront être capables d'un discernement plein et entier, excluant les patients atteints de maladies psychiatriques ou de maladies neurodégénératives qui altèrent le discernement, comme Alzheimer. Elles devront présenter une maladie incurable et un pronostic vital engagé à court ou à moyen terme. Le dernier critère est celui de souffrances - physiques ou psychologiques réfractaires, c'est-à-dire que l'on ne peut pas soulager. Le projet de loi indique que l’accord donné à l’« aide à mourir »relève d’un seul professionnel, celui auquel le malade adresse sa demande, qui peut être son médecin traitant, un spécialiste à l’hôpital, un praticien en ville ou en Ehpad. Ce médecin sollicite obligatoirement l’« avis » d’un autre « médecin, qui ne connaît pas la personne, spécialiste de la pathologie » et d’un « professionnel paramédical qui intervient auprès d’elle ». Il peut aussi se tourner vers un infirmier, aide-soignant, ou encore un psychologue, qui a l’habitude d’être au chevet du patient. In fine, c’est le médecin qui mène la procédure qui tranche. Il a quinze jours maximum après la demande pour se prononcer. En cas de refus du praticien d’autoriser l’« aide à mourir », le patient peut saisir le tribunal administratif. En cas de réponse favorable, la prescription est valable trois mois, période durant laquelle le patient pourra se rétracter à tout moment. Le projet de loi vise également à améliorer la qualité de vie des grands malades. Il s’agit, selon l’exposé de motifs, de forger « pour les dix années à venir, un modèle rénové et renforcé de prise en charge de la douleur chronique ou aiguë et de l’accompagnement de la fin de vie ». Le texte de loi devrait être transmis au conseil des ministres le 10 avril. Il sera dans la foulée soumis à une « commission spéciale » qui se réunira à l’Assemblée nationale. La première lecture en séance publique est prévue le 27 mai.
 
Selon un sondage Ifop de juin 2023, 90% des Français estiment que la loi française devrait autoriser l'euthanasie. 85% approuvent l'autorisation du suicide assisté. Les représentants religieux, eux, font régulièrement savoir leur ferme opposition. « Rupture anthropologique » d'un côté, « avancée sociétale » de l'autre, le clivage ne s'éteindra pas aux portes de l'Assemblée nationale.
 
LE TRIANGLE DE WEIMAR PEUT-IL RELAYER LE COUPLE FRANCO-ALLEMAND ?
 
Régulièrement à la peine avant 2022 (malgré la signature en 2019 du Traité d’Aix-la-Chapelle, dont la mise en œuvre fut perturbée par la pandémie de Covid), le « moteur » franco-allemand semble aujourd’hui grippé. Le chancelier Scholz ne voit pas de salut de l’Europe hors de son ancrage avec les Etats-Unis, tandis que le président Macron prône la souveraineté européenne. Les deux dirigeants étaient du même côté, celui des sceptiques et de l'apaisement avec la Russie, au début de la guerre. Mais, depuis l'été 2023, la position d'Emmanuel Macron a radicalement changé pour se rapprocher de celle des pays de l'est de l'Europe et du Royaume-Uni. Les désaccords et l'inimitié entre les deux hommes ont augmenté après l’annonce du chef de l’État français de la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine.
 
Afin de débloquer la situation, le chancelier allemand a réactivé à Berlin le 15 mars le Triangle de Weimar, cette entente cordiale entre la Pologne, l'Allemagne et la France créée en 1991 pour soutenir le pays, alors dirigé par Lech Walesa, dans son adhésion à l'Otan. Un canal qui a connu de nombreuses pauses, surtout ces huit dernières années, lorsque le parti souverainiste ultra-conservateur Droit et justice (PiS) se trouvait au pouvoir avec une position très atlantiste et en privilégiant une relation bilatérale avec les Etats-Unis. Depuis décembre 2023 et l'arrivée aux affaires de Donald Tusk, les Européens attendent beaucoup du nouveau gouvernement polonais en termes de réengagement.
 
A l’issue de ce sommet, le chancelier Olaf Scholz, le président Emmanuel Macron, et le Premier ministre Donald Tusk ont promis de livrer davantage d'armes à Kyiv, notamment de l'artillerie de longue portée. Cette coalition « sur les frappes en profondeur » avait déjà été présentée le 26 février à l'Élysée lors de la conférence de soutien à l'Ukraine, mais cette fois, l'Allemagne l'endosse ouvertement. L’augmentation des livraisons d'équipements militaires sera effectuée via des achats sur le marché mondial ainsi que par la production d'armes sur le territoire de l'Ukraine, en coopération avec des partenaires. Le chancelier allemand a aussi indiqué que les pays européens allaient se servir des recettes générées par les actifs russes gelés pour financer des achats d'armes. Selon les estimations, l'Europe aurait gelé près de 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe et plusieurs dizaines de milliards d'euros de biens divers appartenant à des personnes sanctionnées. Olaf Scholz s'est également félicité de la nouvelle aide militaire de 5 milliards d'euros annoncée la semaine dernière par l'Europe, à l'issue de plusieurs mois de négociations. Donald Tusk a souligné qu'il était important que Paris, Berlin et Varsovie parlent d'une même voix et a annoncé la tenue d'une réunion du Triangle de Weimar cet été. De retour de Washington, le Premier ministre polonais a rappelé que l’Europe devrait surtout penser à renforcer sa Défense dans la perspective d’une victoire électorale de Trump en novembre.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 mars 2024.
 
A...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>58:21</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/eCxlarf]]></podcast:txt><itunes:episode>379</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Matthias Fekl,Béatrice Giblin,Allemagne,Pologne,Olaf Scholz,Donald Tusk,Fin de vie,Euthanasie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Jean-Philippe Lafont, chanteur lyrique (1/4)]]></title><guid isPermaLink="false">7082c1b5-d88f-40df-8c55-92a628bf7955</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada, Philippe Meyer reçoit le baryton-basse Jean-Philippe Lafont. Dans ce premier épisode, ils évoquent les débuts du chanteur : celui-ci évoque son enfance sans avoir de parents particulièrement enclins à la chanson : ainsi Lafont a du se tracer un itinéraire singulier.&nbsp;</p>
<p>Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.</p>
<p>L’invité de Philippe Meyer aborde aussi ceux qui ont constitué pour lui un exemple, la Callas par exemple. Enfin, Lafont évoque les œuvres qui le touchent le plus comme <em>Pelléas et Mélisande</em> de Debussy, ses chefs d’orchestre de prédilection…</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada, Philippe Meyer reçoit le baryton-basse Jean-Philippe Lafont. Dans ce premier épisode, ils évoquent les débuts du chanteur : celui-ci évoque son enfance sans avoir de parents particulièrement enclins à la chanson : ainsi Lafont a du se tracer un itinéraire singulier.&nbsp;</p>
<p>Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.</p>
<p>L’invité de Philippe Meyer aborde aussi ceux qui ont constitué pour lui un exemple, la Callas par exemple. Enfin, Lafont évoque les œuvres qui le touchent le plus comme <em>Pelléas et Mélisande</em> de Debussy, ses chefs d’orchestre de prédilection…</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 20 Mar 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7082c1b5-d88f-40df-8c55-92a628bf7955.mp3?_=1709039037" length="23089154" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
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Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.
 
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Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Pour ce nouveau Bada, Philippe Meyer reçoit le baryton-basse Jean-Philippe Lafont. Dans ce premier épisode, ils évoquent les débuts du chanteur : celui-ci évoque son enfance sans avoir de parents particulièrement enclins à la chanson : ainsi Lafont a du se tracer un itinéraire singulier. 
 
Chanteur lyrique mais pas que : celui que l’on connaît grâce à ses nombreux rôles salués par la critique et son accent toulousain est féru de sport, particulièrement de gymnastique, premier sport qu’il a pratiqué.
 
L’invité de Philippe Meyer aborde aussi ceux qui ont constitué pour lui un exemple, la Callas par exemple. Enfin, Lafont évoque les œuvres qui le touchent le plus comme Pelléas et Mélisande de Debussy, ses chefs d’orchestre de prédilection…
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Une conversation entre Jean-Philippe Lafont et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bou...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>24:03</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/Przzznv]]></podcast:txt><itunes:episode>377</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : l’Intelligence Artificielle, avec Raphaël Doan]]></title><guid isPermaLink="false">1141d049-887c-4839-a137-2fda1be75555</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Raphaël Doan, historien, écrivain, auteur de <em>Si Rome n’avait pas chuté</em>.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE</strong></p>
<p>L’intelligence artificielle « <em>est un outil particulièrement puissant pour inventer des uchronies et les développer jusqu'au moindre détail, car elle est capable d'halluciner des choses qui ne se sont jamais produites tout en s'inspirant de données réelles. Cela lui permet de générer des histoires uniques et fascinantes qui sont ancrées dans la réalité, mais qui explorent aussi des possibilités nouvelles et imaginaires. L'une de ses grandes forces, dans un tel projet, est sa capacité à générer des images immersives et réalistes</em>. »</p>
<p>Le texte que je viens de lire, première préface de votre dernier ouvrage, <em>Si Rome n’avait pas chuté,</em> a été généré par l’intelligence artificielle. Pour réaliser ce livre, vous avez dirigé plusieurs IA afin qu’elles écrivent et illustrent une uchronie sur un Empire romain bénéficiant d'une révolution industrielle avant l'heure, avec la découverte d’une machine à vapeur au 1er siècle.</p>
<p>Si, comme vous le reconnaissez, les textes manquent de style, ils ne sont ni meilleurs ni pires que la moyenne des productions des étudiants de nos facultés. Les illustrations ont davantage d’allure. Dans un site que vous aviez créé, «&nbsp;<em>AI or Art</em>&nbsp;», vous invitiez les utilisateurs à deviner si une série d'images avait été réalisée par un humain ou par un ordinateur. Résultat&nbsp;: « <em>beaucoup de candidats parvenaient à peine à dépasser le score qu'ils auraient atteint en devinant parfaitement au hasard</em>.&nbsp;»</p>
<p>Votre livre repose sur une conviction&nbsp;: l’IA générative n’est pas un simple gadget&nbsp;; la coopération avec elle « recèle de véritables trésors. » Vous êtes convaincu que, bientôt, «&nbsp;<em>la génération de contenu par IA sera omniprésente dans la production intellectuelle, artistique, scientifique, et dans nos vies quotidiennes</em>.&nbsp;»</p>
<p>S’il semble difficile de s’y opposer, vous êtes conscient des risques et des menaces qui l’accompagnent. La création artistique ne sera plus le monopole de l’être humain. Les conséquences pour l’industrie culturelle seront profondes. En automatisant et en produisant en masse des compétences intellectuelles, l’IA générative va également provoquer une «&nbsp;série de mutations contraintes&nbsp;» dans beaucoup d’autres secteurs. De nouveaux métiers vont apparaître. Mais contrairement aux précédentes révolutions industrielles, «&nbsp;la rapidité de la transition la rendra probablement plus brutale du point de vue social et économique.&nbsp;» D’autres risques relèvent de l’utilisation malveillante de ces outils ou encore des inégalités de revenu qu’ils pourraient créer.</p>
<p>Par ailleurs, avec l’IA générative, l’image ne sera plus synonyme de vérité. Pire, sa capacité à créer des contenus ultra-personnalisés risque de démultiplier un phénomène que nous observons déjà : le repli sur soi. Ainsi pourrait-elle nous condamner à ne jamais sortir de la prison que chacun de nous est pour lui-même.&nbsp; Ce risque est d’autant plus inquiétant que l’IA peut être utilisée pour créer des contenus politiques et idéologiques.</p>
<p>Vous êtes agrégé de lettres classiques, vous avez exploré certains aspects de l’histoire de Rome dans trois livres avant celui qui nous réunit. L’intelligence artificielle a-t-elle, et en quoi, modifié, contredit, complété, ébranlé votre connaissance du monde romain&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Raphaël Doan, historien, écrivain, auteur de <em>Si Rome n’avait pas chuté</em>.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE</strong></p>
<p>L’intelligence artificielle « <em>est un outil particulièrement puissant pour inventer des uchronies et les développer jusqu'au moindre détail, car elle est capable d'halluciner des choses qui ne se sont jamais produites tout en s'inspirant de données réelles. Cela lui permet de générer des histoires uniques et fascinantes qui sont ancrées dans la réalité, mais qui explorent aussi des possibilités nouvelles et imaginaires. L'une de ses grandes forces, dans un tel projet, est sa capacité à générer des images immersives et réalistes</em>. »</p>
<p>Le texte que je viens de lire, première préface de votre dernier ouvrage, <em>Si Rome n’avait pas chuté,</em> a été généré par l’intelligence artificielle. Pour réaliser ce livre, vous avez dirigé plusieurs IA afin qu’elles écrivent et illustrent une uchronie sur un Empire romain bénéficiant d'une révolution industrielle avant l'heure, avec la découverte d’une machine à vapeur au 1er siècle.</p>
<p>Si, comme vous le reconnaissez, les textes manquent de style, ils ne sont ni meilleurs ni pires que la moyenne des productions des étudiants de nos facultés. Les illustrations ont davantage d’allure. Dans un site que vous aviez créé, «&nbsp;<em>AI or Art</em>&nbsp;», vous invitiez les utilisateurs à deviner si une série d'images avait été réalisée par un humain ou par un ordinateur. Résultat&nbsp;: « <em>beaucoup de candidats parvenaient à peine à dépasser le score qu'ils auraient atteint en devinant parfaitement au hasard</em>.&nbsp;»</p>
<p>Votre livre repose sur une conviction&nbsp;: l’IA générative n’est pas un simple gadget&nbsp;; la coopération avec elle « recèle de véritables trésors. » Vous êtes convaincu que, bientôt, «&nbsp;<em>la génération de contenu par IA sera omniprésente dans la production intellectuelle, artistique, scientifique, et dans nos vies quotidiennes</em>.&nbsp;»</p>
<p>S’il semble difficile de s’y opposer, vous êtes conscient des risques et des menaces qui l’accompagnent. La création artistique ne sera plus le monopole de l’être humain. Les conséquences pour l’industrie culturelle seront profondes. En automatisant et en produisant en masse des compétences intellectuelles, l’IA générative va également provoquer une «&nbsp;série de mutations contraintes&nbsp;» dans beaucoup d’autres secteurs. De nouveaux métiers vont apparaître. Mais contrairement aux précédentes révolutions industrielles, «&nbsp;la rapidité de la transition la rendra probablement plus brutale du point de vue social et économique.&nbsp;» D’autres risques relèvent de l’utilisation malveillante de ces outils ou encore des inégalités de revenu qu’ils pourraient créer.</p>
<p>Par ailleurs, avec l’IA générative, l’image ne sera plus synonyme de vérité. Pire, sa capacité à créer des contenus ultra-personnalisés risque de démultiplier un phénomène que nous observons déjà : le repli sur soi. Ainsi pourrait-elle nous condamner à ne jamais sortir de la prison que chacun de nous est pour lui-même.&nbsp; Ce risque est d’autant plus inquiétant que l’IA peut être utilisée pour créer des contenus politiques et idéologiques.</p>
<p>Vous êtes agrégé de lettres classiques, vous avez exploré certains aspects de l’histoire de Rome dans trois livres avant celui qui nous réunit. L’intelligence artificielle a-t-elle, et en quoi, modifié, contredit, complété, ébranlé votre connaissance du monde romain&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 17 Mar 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1141d049-887c-4839-a137-2fda1be75555.mp3?_=1706953937" length="57009885" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Raphaël Doan, historien, écrivain, auteur de Si Rome n’avait pas chuté.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
 
L’intelligence artificielle « est un outil particulièrement puissant pour inventer des uchronies et les développer jusqu'au moindre détail, car elle est capable d'halluciner des choses qui ne se sont jamais produites tout en s'inspirant de données réelles. Cela lui permet de générer des histoires uniques et fascinantes qui sont ancrées dans la réalité, mais qui explorent aussi des possibilités nouvelles et imaginaires. L'une de ses grandes forces, dans un tel projet, est sa capacité à générer des images immersives et réalistes. »
 
Le texte que je viens de lire, première préface de votre dernier ouvrage, Si Rome n’avait pas chuté, a été généré par l’intelligence artificielle. Pour réaliser ce livre, vous avez dirigé plusieurs IA afin qu’elles écrivent et illustrent une uchronie sur un Empire romain bénéficiant d'une révolution industrielle avant l'heure, avec la découverte d’une machine à vapeur au 1er siècle.
 
Si, comme vous le reconnaissez, les textes manquent de style, ils ne sont ni meilleurs ni pires que la moyenne des productions des étudiants de nos facultés. Les illustrations ont davantage d’allure. Dans un site que vous aviez créé, « AI or Art », vous invitiez les utilisateurs à deviner si une série d'images avait été réalisée par un humain ou par un ordinateur. Résultat : « beaucoup de candidats parvenaient à peine à dépasser le score qu'ils auraient atteint en devinant parfaitement au hasard. »
 
Votre livre repose sur une conviction : l’IA générative n’est pas un simple gadget ; la coopération avec elle « recèle de véritables trésors. » Vous êtes convaincu que, bientôt, « la génération de contenu par IA sera omniprésente dans la production intellectuelle, artistique, scientifique, et dans nos vies quotidiennes. »
 
S’il semble difficile de s’y opposer, vous êtes conscient des risques et des menaces qui l’accompagnent. La création artistique ne sera plus le monopole de l’être humain. Les conséquences pour l’industrie culturelle seront profondes. En automatisant et en produisant en masse des compétences intellectuelles, l’IA générative va également provoquer une « série de mutations contraintes » dans beaucoup d’autres secteurs. De nouveaux métiers vont apparaître. Mais contrairement aux précédentes révolutions industrielles, « la rapidité de la transition la rendra probablement plus brutale du point de vue social et économique. » D’autres risques relèvent de l’utilisation malveillante de ces outils ou encore des inégalités de revenu qu’ils pourraient créer.
 
Par ailleurs, avec l’IA générative, l’image ne sera plus synonyme de vérité. Pire, sa capacité à créer des contenus ultra-personnalisés risque de démultiplier un phénomène que nous observons déjà : le repli sur soi. Ainsi pourrait-elle nous condamner à ne jamais sortir de la prison que chacun de nous est pour lui-même. Ce risque est d’autant plus inquiétant que l’IA peut être utilisée pour créer des contenus politiques et idéologiques.
 
Vous êtes agrégé de lettres classiques, vous avez exploré certains aspects de l’histoire de Rome dans trois livres avant celui qui nous réunit. L’intelligence artificielle a-t-elle, et en quoi, modifié, contredit, complété, ébranlé votre connaissance du monde romain ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Raphaël Doan, historien, écrivain, auteur de Si Rome n’avait pas chuté.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
 
L’intelligence artificielle « est un outil particulièrement puissant pour inventer des uchronies et les développer jusqu'au moindre détail, car elle est capable d'halluciner des choses qui ne se sont jamais produites tout en s'inspirant de données réelles. Cela lui permet de générer des histoires uniques et fascinantes qui sont ancrées dans la réalité, mais qui explorent aussi des possibilités nouvelles et imaginaires. L'une de ses grandes forces, dans un tel projet, est sa capacité à générer des images immersives et réalistes. »
 
Le texte que je viens de lire, première préface de votre dernier ouvrage, Si Rome n’avait pas chuté, a été généré par l’intelligence artificielle. Pour réaliser ce livre, vous avez dirigé plusieurs IA afin qu’elles écrivent et illustrent une uchronie sur un Empire romain bénéficiant d'une révolution industrielle avant l'heure, avec la découverte d’une machine à vapeur au 1er siècle.
 
Si, comme vous le reconnaissez, les textes manquent de style, ils ne sont ni meilleurs ni pires que la moyenne des productions des étudiants de nos facultés. Les illustrations ont davantage d’allure. Dans un site que vous aviez créé, « AI or Art », vous invitiez les utilisateurs à deviner si une série d'images avait été réalisée par un humain ou par un ordinateur. Résultat : « beaucoup de candidats parvenaient à peine à dépasser le score qu'ils auraient atteint en devinant parfaitement au hasard. »
 
Votre livre repose sur une conviction : l’IA générative n’est pas un simple gadget ; la coopération avec elle « recèle de véritables trésors. » Vous êtes convaincu que, bientôt, « la génération de contenu par IA sera omniprésente dans la production intellectuelle, artistique, scientifique, et dans nos vies quotidiennes. »
 
S’il semble difficile de s’y opposer, vous êtes conscient des risques et des menaces qui l’accompagnent. La création artistique ne sera plus le monopole de l’être humain. Les conséquences pour l’industrie culturelle seront profondes. En automatisant et en produisant en masse des compétences intellectuelles, l’IA générative va également provoquer une « série de mutations contraintes » dans beaucoup d’autres secteurs. De nouveaux métiers vont apparaître. Mais contrairement aux précédentes révolutions industrielles, « la rapidité de la transition la rendra probablement plus brutale du point de vue social et économique. » D’autres risques relèvent de l’utilisation malveillante de ces outils ou encore des inégalités de revenu qu’ils pourraient créer.
 
Par ailleurs, avec l’IA générative, l’image ne sera plus synonyme de vérité. Pire, sa capacité à créer des contenus ultra-personnalisés risque de démultiplier un phénomène que nous observons déjà : le repli sur soi. Ainsi pourrait-elle nous condamner à ne jamais sortir de la prison que chacun de nous est pour lui-même. Ce risque est d’autant plus inquiétant que l’IA peut être utilisée pour créer des contenus politiques et idéologiques.
 
Vous êtes agrégé de lettres classiques, vous avez exploré certains aspects de l’histoire de Rome dans trois livres avant celui qui nous réunit. L’intelligence artificielle a-t-elle, et en quoi, modifié, contredit, complété, ébranlé votre connaissance du monde romain ?
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.
 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 mars 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 mars 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 mars 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LES PAYS EUROPÉENS, L’UKRAINE, LES PROPOSITIONS DE MACRON</strong></p>
<p>À l'issue d'une conférence internationale de soutien à l'Ukraine réunissant une vingtaine d’homologues à l’Élysée, le 26 février, Emmanuel Macron a créé la surprise&nbsp;: interrogé sur la possibilité d'envoyer des troupes occidentales sur le sol ukrainien le Président français n'a pas écarté cette option&nbsp;: « <em>Il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre</em> », a affirmé le chef de l'État, disant «&nbsp;<em>assumer</em> » une « <em>ambiguïté stratégique</em> ». Plusieurs pays occidentaux alliés de l'Ukraine ont aussitôt pris leurs distances. Le chancelier allemand Olaf Scholz a assuré que l'Otan ne déploierait pas de combattants au sol en Ukraine, alors qu'un responsable de la Maison Blanche assurait que les Etats-Unis ne prévoyaient pas non plus d'en envoyer. La Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Suède, l’Italie et l’Espagne ont opposé une fin de non-recevoir à la suggestion française. Plus ambigu, le Royaume-Uni a affirmé «&nbsp;<em>ne pas prévoir de déploiement à grande échelle</em> » de troupes en Ukraine en plus du « <em>petit nombre</em> » de personnes déjà sur place « <em>pour soutenir les forces armées ukrainiennes, notamment pour la formation médicale</em>. » Plutôt que d’envoyer des troupes combattre aux côtés des soldats ukrainiens, l’Élysée présente l’idée d’une prise en charge sur le terrain d’activités, comme le déminage, la formation ou la surveillance des frontières. Sur la scène européenne, les rares voix à soutenir la démarche sont venues des Pays baltes, en première ligne face à la Russie.</p>
<p>Avant le déclenchement de cette polémique, les chefs d’États et de gouvernement réunis à Paris avaient pourtant affiché leur unité en approuvant cinq actions concernant&nbsp;: la défense cyber, la coproduction d'armements en Ukraine (comme va le faire l'Allemand Rheinmetall dans les obus), la défense des pays tiers menacés, en particulier la Moldavie, le déminage et l'aide à l'Ukraine pour le contrôle de sa frontière avec la Biélorussie avec des forces non-militaires. Emmanuel Macron a reconnu que l'engagement de l'UE à fournir un million d'obus avait été «&nbsp;<em>imprudent</em>&nbsp;», les Européens n'ayant pu fournir que 30% du total, faute de stocks et de capacités industrielles.</p>
<p>Deux ans après le début de l'offensive russe en Ukraine et la sérieuse dégradation des relations entre Moscou et le Vieux continent, de nombreux pays européens ont décidé d'augmenter drastiquement leurs budgets accordés à la Défense. Les pays voisins de la Russie consacrent beaucoup plus de moyens à leurs armées proportionnellement à leurs ressources. Ainsi, en 2022, les dépenses militaires de l'Europe ont atteint 314&nbsp;milliards d'euros, une progression record depuis plus de trois décennies, selon les données de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), soit une hausse de 30% par rapport à 2012. Ce chiffre devrait encore grimper en 2023 et 2024 au vu des annonces de chefs d'États européens allant dans ce sens.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 mars 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LES PAYS EUROPÉENS, L’UKRAINE, LES PROPOSITIONS DE MACRON</strong></p>
<p>À l'issue d'une conférence internationale de soutien à l'Ukraine réunissant une vingtaine d’homologues à l’Élysée, le 26 février, Emmanuel Macron a créé la surprise&nbsp;: interrogé sur la possibilité d'envoyer des troupes occidentales sur le sol ukrainien le Président français n'a pas écarté cette option&nbsp;: « <em>Il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre</em> », a affirmé le chef de l'État, disant «&nbsp;<em>assumer</em> » une « <em>ambiguïté stratégique</em> ». Plusieurs pays occidentaux alliés de l'Ukraine ont aussitôt pris leurs distances. Le chancelier allemand Olaf Scholz a assuré que l'Otan ne déploierait pas de combattants au sol en Ukraine, alors qu'un responsable de la Maison Blanche assurait que les Etats-Unis ne prévoyaient pas non plus d'en envoyer. La Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Suède, l’Italie et l’Espagne ont opposé une fin de non-recevoir à la suggestion française. Plus ambigu, le Royaume-Uni a affirmé «&nbsp;<em>ne pas prévoir de déploiement à grande échelle</em> » de troupes en Ukraine en plus du « <em>petit nombre</em> » de personnes déjà sur place « <em>pour soutenir les forces armées ukrainiennes, notamment pour la formation médicale</em>. » Plutôt que d’envoyer des troupes combattre aux côtés des soldats ukrainiens, l’Élysée présente l’idée d’une prise en charge sur le terrain d’activités, comme le déminage, la formation ou la surveillance des frontières. Sur la scène européenne, les rares voix à soutenir la démarche sont venues des Pays baltes, en première ligne face à la Russie.</p>
<p>Avant le déclenchement de cette polémique, les chefs d’États et de gouvernement réunis à Paris avaient pourtant affiché leur unité en approuvant cinq actions concernant&nbsp;: la défense cyber, la coproduction d'armements en Ukraine (comme va le faire l'Allemand Rheinmetall dans les obus), la défense des pays tiers menacés, en particulier la Moldavie, le déminage et l'aide à l'Ukraine pour le contrôle de sa frontière avec la Biélorussie avec des forces non-militaires. Emmanuel Macron a reconnu que l'engagement de l'UE à fournir un million d'obus avait été «&nbsp;<em>imprudent</em>&nbsp;», les Européens n'ayant pu fournir que 30% du total, faute de stocks et de capacités industrielles.</p>
<p>Deux ans après le début de l'offensive russe en Ukraine et la sérieuse dégradation des relations entre Moscou et le Vieux continent, de nombreux pays européens ont décidé d'augmenter drastiquement leurs budgets accordés à la Défense. Les pays voisins de la Russie consacrent beaucoup plus de moyens à leurs armées proportionnellement à leurs ressources. Ainsi, en 2022, les dépenses militaires de l'Europe ont atteint 314&nbsp;milliards d'euros, une progression record depuis plus de trois décennies, selon les données de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), soit une hausse de 30% par rapport à 2012. Ce chiffre devrait encore grimper en 2023 et 2024 au vu des annonces de chefs d'États européens allant dans ce sens.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 10 Mar 2024 14:24:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/57fbf7de-a4ee-43f6-ac7e-90507f7254af.mp3?_=1709819681" length="61634193" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LES PAYS EUROPÉENS, L’UKRAINE, LES PROPOSITIONS DE MACRON
 
À l'issue d'une conférence internationale de soutien à l'Ukraine réunissant une vingtaine d’homologues à l’Élysée, le 26 février, Emmanuel Macron a créé la surprise : interrogé sur la possibilité d'envoyer des troupes occidentales sur le sol ukrainien le Président français n'a pas écarté cette option : « Il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre », a affirmé le chef de l'État, disant « assumer » une « ambiguïté stratégique ». Plusieurs pays occidentaux alliés de l'Ukraine ont aussitôt pris leurs distances. Le chancelier allemand Olaf Scholz a assuré que l'Otan ne déploierait pas de combattants au sol en Ukraine, alors qu'un responsable de la Maison Blanche assurait que les Etats-Unis ne prévoyaient pas non plus d'en envoyer. La Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Suède, l’Italie et l’Espagne ont opposé une fin de non-recevoir à la suggestion française. Plus ambigu, le Royaume-Uni a affirmé « ne pas prévoir de déploiement à grande échelle » de troupes en Ukraine en plus du « petit nombre » de personnes déjà sur place « pour soutenir les forces armées ukrainiennes, notamment pour la formation médicale. » Plutôt que d’envoyer des troupes combattre aux côtés des soldats ukrainiens, l’Élysée présente l’idée d’une prise en charge sur le terrain d’activités, comme le déminage, la formation ou la surveillance des frontières. Sur la scène européenne, les rares voix à soutenir la démarche sont venues des Pays baltes, en première ligne face à la Russie.
 
Avant le déclenchement de cette polémique, les chefs d’États et de gouvernement réunis à Paris avaient pourtant affiché leur unité en approuvant cinq actions concernant : la défense cyber, la coproduction d'armements en Ukraine (comme va le faire l'Allemand Rheinmetall dans les obus), la défense des pays tiers menacés, en particulier la Moldavie, le déminage et l'aide à l'Ukraine pour le contrôle de sa frontière avec la Biélorussie avec des forces non-militaires. Emmanuel Macron a reconnu que l'engagement de l'UE à fournir un million d'obus avait été « imprudent », les Européens n'ayant pu fournir que 30% du total, faute de stocks et de capacités industrielles.
 
Deux ans après le début de l'offensive russe en Ukraine et la sérieuse dégradation des relations entre Moscou et le Vieux continent, de nombreux pays européens ont décidé d'augmenter drastiquement leurs budgets accordés à la Défense. Les pays voisins de la Russie consacrent beaucoup plus de moyens à leurs armées proportionnellement à leurs ressources. Ainsi, en 2022, les dépenses militaires de l'Europe ont atteint 314 milliards d'euros, une progression record depuis plus de trois décennies, selon les données de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), soit une hausse de 30% par rapport à 2012. Ce chiffre devrait encore grimper en 2023 et 2024 au vu des annonces de chefs d'États européens allant dans ce sens.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LES PAYS EUROPÉENS, L’UKRAINE, LES PROPOSITIONS DE MACRON
 
À l'issue d'une conférence internationale de soutien à l'Ukraine réunissant une vingtaine d’homologues à l’Élysée, le 26 février, Emmanuel Macron a créé la surprise : interrogé sur la possibilité d'envoyer des troupes occidentales sur le sol ukrainien le Président français n'a pas écarté cette option : « Il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre », a affirmé le chef de l'État, disant « assumer » une « ambiguïté stratégique ». Plusieurs pays occidentaux alliés de l'Ukraine ont aussitôt pris leurs distances. Le chancelier allemand Olaf Scholz a assuré que l'Otan ne déploierait pas de combattants au sol en Ukraine, alors qu'un responsable de la Maison Blanche assurait que les Etats-Unis ne prévoyaient pas non plus d'en envoyer. La Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Suède, l’Italie et l’Espagne ont opposé une fin de non-recevoir à la suggestion française. Plus ambigu, le Royaume-Uni a affirmé « ne pas prévoir de déploiement à grande échelle » de troupes en Ukraine en plus du « petit nombre » de personnes déjà sur place « pour soutenir les forces armées ukrainiennes, notamment pour la formation médicale. » Plutôt que d’envoyer des troupes combattre aux côtés des soldats ukrainiens, l’Élysée présente l’idée d’une prise en charge sur le terrain d’activités, comme le déminage, la formation ou la surveillance des frontières. Sur la scène européenne, les rares voix à soutenir la démarche sont venues des Pays baltes, en première ligne face à la Russie.
 
Avant le déclenchement de cette polémique, les chefs d’États et de gouvernement réunis à Paris avaient pourtant affiché leur unité en approuvant cinq actions concernant : la défense cyber, la coproduction d'armements en Ukraine (comme va le faire l'Allemand Rheinmetall dans les obus), la défense des pays tiers menacés, en particulier la Moldavie, le déminage et l'aide à l'Ukraine pour le contrôle de sa frontière avec la Biélorussie avec des forces non-militaires. Emmanuel Macron a reconnu que l'engagement de l'UE à fournir un million d'obus avait été « imprudent », les Européens n'ayant pu fournir que 30% du total, faute de stocks et de capacités industrielles.
 
Deux ans après le début de l'offensive russe en Ukraine et la sérieuse dégradation des relations entre Moscou et le Vieux continent, de nombreux pays européens ont décidé d'augmenter drastiquement leurs budgets accordés à la Défense. Les pays voisins de la Russie consacrent beaucoup plus de moyens à leurs armées proportionnellement à leurs ressources. Ainsi, en 2022, les dépenses militaires de l'Europe ont atteint 314 milliards d'euros, une progression record depuis plus de trois décennies, selon les données de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), soit une hausse de 30% par rapport à 2012. Ce chiffre devrait encore grimper en 2023 et 2024 au vu des annonces de chefs d'États européens allant dans ce sens.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 mars 2024.
 
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<p>Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 décembre 2023.</p>
<p>Dans ce troisième et dernier épisode, Jacques Trentesaux aborde l'état de la presse indépendante en France, marqué par la concentration des médias entre les mains de milliardaires et les défis posés par cette concentration pour la diversité des voix et la liberté de la presse. Il évoque les aides à la presse, les effets des algorithmes des réseaux sociaux sur la diffusion de l'information, et appelle à un soutien accru pour les médias indépendants afin de préserver un paysage médiatique diversifié.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 décembre 2023.
 
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Dans ce troisième et dernier épisode, Jacques Trentesaux aborde l'état de la presse indépendante en France, marqué par la concentration des médias entre les mains de milliardaires et les défis posés par cette concentration pour la diversité des voix et la liberté de la presse. Il évoque les aides à la presse, les effets des algorithmes des réseaux sociaux sur la diffusion de l'information, et appelle à un soutien accru pour les médias indépendants afin de préserver un paysage médiatique diversifié.
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Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bouti...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:36</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/CZsLJrl]]></podcast:txt><itunes:episode>370</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : agriculture et environnement, avec Quentin Sannié]]></title><guid isPermaLink="false">5da4cd51-5761-4243-8847-f7828414c2b5</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre émission ? Soutenez-la ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Quentin Sannié, entrepreneur et fondateur de l’agence de notation des sols Genesis.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT</strong></p>
<p>Quentin Sannié, vous êtes entrepreneur et chef d’entreprise. Après avoir co-fondé et dirigé le leader mondial du son haut de gamme, <em>Devialet</em>, vous vous êtes lancé dans une nouvelle aventure entrepreneuriale en 2018, avec la création de <em>Genesis</em> – la première agence de notation des terres agricoles.</p>
<p>Votre start-up innovante est née du constat suivant : il subsiste une lacune significative dans la mesure de l'impact environnemental des pratiques agricoles et les acteurs du secteur demeurent souvent aveugles aux conséquences sur l’environnement de leurs décisions. D’où votre idée de noter la santé des sols pour mieux corriger les techniques de ceux qui les travaillent. Selon vous, « <em>En collectant des pratiques et en établissant des corrélations scientifiques entre les techniques agricoles, le climat et la santé des sols, on peut voir quels leviers d'action ont un vrai impact positif</em>&nbsp;».</p>
<p>Aujourd’hui, 60 à 70 % de nos sols en Europe sont abîmés ou très abîmés, estime l’Union Européenne. Leur bonne santé est pourtant décisive pour la fertilité, la productivité agricole, le stockage du CO2, la rétention et la filtration de l’eau. «&nbsp;<em>Nous devons soulever le capot de nos sols et des pratiques agricoles liées, pour comprendre comment les faire évoluer durablement vers des modes régénératifs</em>&nbsp;», écrivez-vous. Cette absence de mesure risque de mettre en péril notre souveraineté alimentaire. Les pratiques régénératrices doivent, en effet, être déclinées selon les types de cultures, de productions, de sols et de climats.</p>
<p>Cette lacune ne concerne pas seulement l’évaluation&nbsp;; le sol est en effet le grand absent de la politique environnementale alors qu’il pour vous le véritable éléphant dans la pièce en matière d'environnement. L’exploitation des sols représente 20 à 25 % des émissions de gaz à effet de serre&nbsp;; ils sont à la source de notre alimentation, renferment 1/4 de la biodiversité mondiale, et, en stockant plus de carbone que les forêts, constituent un enjeu essentiel de la lutte contre le changement climatique. Pourtant le sol demeure le seul milieu naturel à ne pas être couvert par une politique nationale dédiée à sa protection.</p>
<p>Les multiples alertes que vous avez lancées avec la communauté scientifique semblent néanmoins être arrivées jusqu’aux oreilles des parlementaires. Menée par le député (Modem) du Loiret Richard Ramos, une proposition de loi visant «&nbsp;à instaurer un diagnostic de la santé des sols, des terrains agricoles, naturels et forestiers&nbsp;» a été déposée à l’Assemblée Nationale le 12 octobre 2023. De même, quelques jours plus tard, une proposition de loi visant à «&nbsp;préserver des sols vivants&nbsp;» a été déposée par la sénatrice PS Nicole Bonnefoy. L’objectif est d’apporter une réponse globale avec la création d'une stratégie nationale pour la protection et la résilience des sols, sous la houlette d'un haut-commissaire dédié.</p>
<p>Mais avant de nous pencher sur l’articulation des sols avec l’agriculture et la transition écologique, racontez-nous comment votre projet est né.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre émission ? Soutenez-la ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Quentin Sannié, entrepreneur et fondateur de l’agence de notation des sols Genesis.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT</strong></p>
<p>Quentin Sannié, vous êtes entrepreneur et chef d’entreprise. Après avoir co-fondé et dirigé le leader mondial du son haut de gamme, <em>Devialet</em>, vous vous êtes lancé dans une nouvelle aventure entrepreneuriale en 2018, avec la création de <em>Genesis</em> – la première agence de notation des terres agricoles.</p>
<p>Votre start-up innovante est née du constat suivant : il subsiste une lacune significative dans la mesure de l'impact environnemental des pratiques agricoles et les acteurs du secteur demeurent souvent aveugles aux conséquences sur l’environnement de leurs décisions. D’où votre idée de noter la santé des sols pour mieux corriger les techniques de ceux qui les travaillent. Selon vous, « <em>En collectant des pratiques et en établissant des corrélations scientifiques entre les techniques agricoles, le climat et la santé des sols, on peut voir quels leviers d'action ont un vrai impact positif</em>&nbsp;».</p>
<p>Aujourd’hui, 60 à 70 % de nos sols en Europe sont abîmés ou très abîmés, estime l’Union Européenne. Leur bonne santé est pourtant décisive pour la fertilité, la productivité agricole, le stockage du CO2, la rétention et la filtration de l’eau. «&nbsp;<em>Nous devons soulever le capot de nos sols et des pratiques agricoles liées, pour comprendre comment les faire évoluer durablement vers des modes régénératifs</em>&nbsp;», écrivez-vous. Cette absence de mesure risque de mettre en péril notre souveraineté alimentaire. Les pratiques régénératrices doivent, en effet, être déclinées selon les types de cultures, de productions, de sols et de climats.</p>
<p>Cette lacune ne concerne pas seulement l’évaluation&nbsp;; le sol est en effet le grand absent de la politique environnementale alors qu’il pour vous le véritable éléphant dans la pièce en matière d'environnement. L’exploitation des sols représente 20 à 25 % des émissions de gaz à effet de serre&nbsp;; ils sont à la source de notre alimentation, renferment 1/4 de la biodiversité mondiale, et, en stockant plus de carbone que les forêts, constituent un enjeu essentiel de la lutte contre le changement climatique. Pourtant le sol demeure le seul milieu naturel à ne pas être couvert par une politique nationale dédiée à sa protection.</p>
<p>Les multiples alertes que vous avez lancées avec la communauté scientifique semblent néanmoins être arrivées jusqu’aux oreilles des parlementaires. Menée par le député (Modem) du Loiret Richard Ramos, une proposition de loi visant «&nbsp;à instaurer un diagnostic de la santé des sols, des terrains agricoles, naturels et forestiers&nbsp;» a été déposée à l’Assemblée Nationale le 12 octobre 2023. De même, quelques jours plus tard, une proposition de loi visant à «&nbsp;préserver des sols vivants&nbsp;» a été déposée par la sénatrice PS Nicole Bonnefoy. L’objectif est d’apporter une réponse globale avec la création d'une stratégie nationale pour la protection et la résilience des sols, sous la houlette d'un haut-commissaire dédié.</p>
<p>Mais avant de nous pencher sur l’articulation des sols avec l’agriculture et la transition écologique, racontez-nous comment votre projet est né.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 03 Mar 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/5da4cd51-5761-4243-8847-f7828414c2b5.mp3?_=1706085660" length="57113957" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre émission ? Soutenez-la ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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  - Quentin Sannié, entrepreneur et fondateur de l’agence de notation des sols Genesis.
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Aujourd’hui, 60 à 70 % de nos sols en Europe sont abîmés ou très abîmés, estime l’Union Européenne. Leur bonne santé est pourtant décisive pour la fertilité, la productivité agricole, le stockage du CO2, la rétention et la filtration de l’eau. « Nous devons soulever le capot de nos sols et des pratiques agricoles liées, pour comprendre comment les faire évoluer durablement vers des modes régénératifs », écrivez-vous. Cette absence de mesure risque de mettre en péril notre souveraineté alimentaire. Les pratiques régénératrices doivent, en effet, être déclinées selon les types de cultures, de productions, de sols et de climats.
 
Cette lacune ne concerne pas seulement l’évaluation ; le sol est en effet le grand absent de la politique environnementale alors qu’il pour vous le véritable éléphant dans la pièce en matière d'environnement. L’exploitation des sols représente 20 à 25 % des émissions de gaz à effet de serre ; ils sont à la source de notre alimentation, renferment 1/4 de la biodiversité mondiale, et, en stockant plus de carbone que les forêts, constituent un enjeu essentiel de la lutte contre le changement climatique. Pourtant le sol demeure le seul milieu naturel à ne pas être couvert par une politique nationale dédiée à sa protection.
 
Les multiples alertes que vous avez lancées avec la communauté scientifique semblent néanmoins être arrivées jusqu’aux oreilles des parlementaires. Menée par le député (Modem) du Loiret Richard Ramos, une proposition de loi visant « à instaurer un diagnostic de la santé des sols, des terrains agricoles, naturels et forestiers » a été déposée à l’Assemblée Nationale le 12 octobre 2023. De même, quelques jours plus tard, une proposition de loi visant à « préserver des sols vivants » a été déposée par la sénatrice PS Nicole Bonnefoy. L’objectif est d’apporter une réponse globale avec la création d'une stratégie nationale pour la protection et la résilience des sols, sous la houlette d'un haut-commissaire dédié.
 
Mais avant de nous pencher sur l’articulation des sols avec l’agriculture et la transition écologique, racontez-nous comment votre projet est né.
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Quentin Sannié, vous êtes entrepreneur et chef d’entreprise. Après avoir co-fondé et dirigé le leader mondial du son haut de gamme, Devialet, vous vous êtes lancé dans une nouvelle aventure entrepreneuriale en 2018, avec la création de Genesis – la première agence de notation des terres agricoles.
 
Votre start-up innovante est née du constat suivant : il subsiste une lacune significative dans la mesure de l'impact environnemental des pratiques agricoles et les acteurs du secteur demeurent souvent aveugles aux conséquences sur l’environnement de leurs décisions. D’où votre idée de noter la santé des sols pour mieux corriger les techniques de ceux qui les travaillent. Selon vous, « En collectant des pratiques et en établissant des corrélations scientifiques entre les techniques agricoles, le climat et la santé des sols, on peut voir quels leviers d'action ont un vrai impact positif ».
 
Aujourd’hui, 60 à 70 % de nos sols en Europe sont abîmés ou très abîmés, estime l’Union Européenne. Leur bonne santé est pourtant décisive pour la fertilité, la productivité agricole, le stockage du CO2, la rétention et la filtration de l’eau. « Nous devons soulever le capot de nos sols et des pratiques agricoles liées, pour comprendre comment les faire évoluer durablement vers des modes régénératifs », écrivez-vous. Cette absence de mesure risque de mettre en péril notre souveraineté alimentaire. Les pratiques régénératrices doivent, en effet, être déclinées selon les types de cultures, de productions, de sols et de climats.
 
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Les multiples alertes que vous avez lancées avec la communauté scientifique semblent néanmoins être arrivées jusqu’aux oreilles des parlementaires. Menée par le député (Modem) du Loiret Richard Ramos, une proposition de loi visant « à instaurer un diagnostic de la santé des sols, des terrains agricoles, naturels et forestiers » a été déposée à l’Assemblée Nationale le 12 octobre 2023. De même, quelques jours plus tard, une proposition de loi visant à « préserver des sols vivants » a été déposée par la sénatrice PS Nicole Bonnefoy. L’objectif est d’apporter une réponse globale avec la création d'une stratégie nationale pour la protection et la résilience des sols, sous la houlette d'un haut-commissaire dédié.
 
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<p>Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 décembre 2023.</p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Jacques Trentesaux nous raconte l'aventure journalistique qu’il a lancée en 2016 : Médiacités. À travers l’exemple de ce média d’investigation au niveau régional, Il aborde les défis rencontrés dans ce travail essentiel pour la démocratie - difficultés financières, censure et exclusion, manque de soutien du service public.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 décembre 2023.</p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Jacques Trentesaux nous raconte l'aventure journalistique qu’il a lancée en 2016 : Médiacités. À travers l’exemple de ce média d’investigation au niveau régional, Il aborde les défis rencontrés dans ce travail essentiel pour la démocratie - difficultés financières, censure et exclusion, manque de soutien du service public.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 28 Feb 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1975819e-02ae-4020-b0f7-2dc6c252b444.mp3?_=1706086550" length="23847758" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bouti...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>24:50</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/kLrdkFa]]></podcast:txt><itunes:episode>370</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Dette : comment faire des économies ? / À quoi ressemble la Russie de Poutine ?]]></title><guid isPermaLink="false">d12ff76c-4487-4b66-92ed-3c5c46389c0a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
</ul>
<p><strong>DETTE&nbsp;: COMMENT FAIRE DES ÉCONOMIES&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis plusieurs mois plus aucun expert ne croyait à l'hypothèse de croissance de la France, fixée à 1,4 % pour 2024. La Commission européenne et la Banque de France n'attendent que 0,9 %, l'OCDE 0,6 %. Finalement, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire a annoncé dimanche qu'il l'abaissait à 1 %, avec à la clef, des recettes fiscales en moins pour l'État et l'obligation d'annoncer un plan d'économies en urgence de 10 milliards d'euros pour tenir l'objectif d'un déficit public ramené de 4,9 % à 4,4 % du PIB. Des économies visant à maîtriser la trajectoire de notre dette, qui atteint désormais 3.088&nbsp;milliards d'euros et 111,9&nbsp;% du PIB. Les 10&nbsp;milliards d’euros seront économisés <em>«&nbsp;exclusivement sur le budget de l’État »</em>, a précisé Bruno Le Maire, qui dit emprunter là <em>« la voie du courage »</em> plutôt que celle de la <em>« facilité »</em> consistant à augmenter les impôts. Des économies d’autant plus urgentes selon Bercy que les dépenses se sont multipliées depuis janvier, comme les 400&nbsp;millions d’euros dégagés pour les agriculteurs, les primes pouvant aller jusqu’à 1.900&nbsp;euros pour les policiers et gendarmes à l’occasion des Jeux olympiques, ou les 3&nbsp;milliards d’euros promis à l’Ukraine.</p>
<p>Les collectivités locales et la sphère sociale (retraites, chômage, assurance maladie, prestations sociales, etc.) sont à ce stade épargnées. Toutefois un nouveau tour de vis sur l’assurance chômage interviendra dès cette année, et un doublement des franchises médicales sera instauré. La moitié des 10&nbsp;milliards d’euros annoncés proviendront d’annulations de crédits dans les budgets des ministères sur la gestion de leur immobilier, leurs recrutements, leurs dépenses énergétiques ou leurs achats. Sept cents millions d’euros seront gagnés sur les dépenses de personnel et 750&nbsp;millions sur les achats. Les 5&nbsp;autres milliards seront prélevés sur différentes politiques publiques, à commencer par le budget des opérateurs de l’État, ces agences spécialisées dont les crédits seront réduits d’un milliard d’euros. Bruno Le Maire a notamment cité France compétences (chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage), le Centre national d’études spatiales, l’agence nationale de la cohésion des territoires, ou encore Business France, qui aide les entreprises françaises à s’internationaliser. Un milliard d’euros seront retranchés du budget de l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’, qui sera ramenée de 5&nbsp;à 4&nbsp;milliards d’euros cette année, tout en continuant à augmenter par rapport à l’année précédente. Enfin, 800&nbsp;millions d’euros seront ponctionnés dans les crédits de l’aide publique au développement, avec notamment une contribution réduite à l’ONU. Si l’économie se dégradait davantage, un budget rectificatif pourrait s’imposer, a prévenu le ministre. Mais le contexte politique rend l’exercice très périlleux en l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le prochain projet de loi de finances attendu à l'automne doit dégager 12 milliards d'euros supplémentaires. Des revues de dépenses sont engagées et seront l'occasion de regarder du côté de la Sécurité sociale, en particulier les affections longue durée telles que le diabète ou les cancers, actuellement prises en charge à 100 % par l'assurance maladie.</p>
<p><strong>A QUOI RESSEMBLE LA RUSSIE DE POUTINE&nbsp;?</strong></p>
<p>En dépit des sanctions occidentales, l’économie russe connait une croissance 2,6% meilleure que celle de la zone euro, selon les estimations du Fonds monétaire international publiées fin janvier. L'activité économique du pays est désormais largement tirée par un secteur, devenu prioritaire : la Défense. Moscou a acté une envolée de près de 70% des dépenses militaires en 2024, soit 6% du PIB. Moscou parie aussi sur ses revenus pétroliers et les échanges commerciaux avec son voisin chinois, pour soutenir son économie. Toutefois, la Russie doit faire face à une inflation de 7,4% et un taux de chômage à 3%, qui traduit des pénuries de main d'œuvre persistantes. À long terme, l'exode à l'étranger de 800.000 à un million de Russes, selon les estimations, à la suite du lancement de l'offensive en Ukraine et après la mobilisation partielle de septembre 2022, va continuer à peser sur de nombreux secteurs (banques, énergie, télécommunications...), amputés des travailleurs qualifiés dont ils ont besoin.</p>
<p>Récemment, la Douma s'était alarmée du fait qu'en 2046, la Russie aura perdu 7,5% de ses habitants, selon les prévisions officielles. Elle a aussi rappelé que le taux de natalité était évalué à 1,42 enfant par femme fin 2022. Ce chiffre était de 1,5 en 2020, la moyenne dans l'Union européenne. Selon l’agence statistique Rosstat, la Russie comptait, au 1er&nbsp;janvier dernier, 146.447.424&nbsp;habitants (Crimée annexée comprise). Soit moins qu’en&nbsp;1999. Des jeunes parmi les mieux formés, et donc armés pour travailler à l’étranger, ont quitté le pays pour ne pas être mobilisés. Selon le renseignement américain 120.000 soldats russes auraient été tués depuis le début de la guerre en Ukraine pour un total hors de combat d'environ 320.000 blessés. Soit deux fois plus que les pertes ukrainiennes, mais avec une population quatre fois plus élevée.</p>
<p>La conquête le 16 février dernier par les soldats russes de la ville d’Avdiïvka, dans la région de Donetsk et le retrait des forces ukrainiennes, constitue une victoire symbolique pour Moscou. Avdiivka est la première conquête substantielle russe depuis la prise de Bakhmout, en mai 2023. À l'approche de l'élection présidentielle en Russie, Moscou n'a pas manqué d'exprimer son autosatisfaction&nbsp;: Vladimir Poutine a salué une <em>«&nbsp;importante victoire&nbsp;».</em> Elle aurait coûté 47.178 hommes à l'armée russe d'après l'état-major ukrainien. Avdiivka tombée, la Russie devrait mettre à l'épreuve la seconde ligne de fortifications établie par l'armée ukrainienne ces derniers mois.</p>
<p>En politique intérieure, la mort en détention de l’opposant Alexeï Navalny, annoncée le 16 février, signale selon Renaud Girard dans le Figaro&nbsp;: «&nbsp;<em>un retour de la Russie aux pratiques staliniennes. Sous Brejnev, on enfermait les dissidents, mais on ne les tuait pas</em>&nbsp;», remarque-t-il. Le scrutin présidentiel des 15-17 mars prochains, où même le plus modéré des opposants, Boris Nadejdine, n'a pas été autorisé à se présenter, ne devrait pas représenter une compétition politique significative.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
</ul>
<p><strong>DETTE&nbsp;: COMMENT FAIRE DES ÉCONOMIES&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis plusieurs mois plus aucun expert ne croyait à l'hypothèse de croissance de la France, fixée à 1,4 % pour 2024. La Commission européenne et la Banque de France n'attendent que 0,9 %, l'OCDE 0,6 %. Finalement, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire a annoncé dimanche qu'il l'abaissait à 1 %, avec à la clef, des recettes fiscales en moins pour l'État et l'obligation d'annoncer un plan d'économies en urgence de 10 milliards d'euros pour tenir l'objectif d'un déficit public ramené de 4,9 % à 4,4 % du PIB. Des économies visant à maîtriser la trajectoire de notre dette, qui atteint désormais 3.088&nbsp;milliards d'euros et 111,9&nbsp;% du PIB. Les 10&nbsp;milliards d’euros seront économisés <em>«&nbsp;exclusivement sur le budget de l’État »</em>, a précisé Bruno Le Maire, qui dit emprunter là <em>« la voie du courage »</em> plutôt que celle de la <em>« facilité »</em> consistant à augmenter les impôts. Des économies d’autant plus urgentes selon Bercy que les dépenses se sont multipliées depuis janvier, comme les 400&nbsp;millions d’euros dégagés pour les agriculteurs, les primes pouvant aller jusqu’à 1.900&nbsp;euros pour les policiers et gendarmes à l’occasion des Jeux olympiques, ou les 3&nbsp;milliards d’euros promis à l’Ukraine.</p>
<p>Les collectivités locales et la sphère sociale (retraites, chômage, assurance maladie, prestations sociales, etc.) sont à ce stade épargnées. Toutefois un nouveau tour de vis sur l’assurance chômage interviendra dès cette année, et un doublement des franchises médicales sera instauré. La moitié des 10&nbsp;milliards d’euros annoncés proviendront d’annulations de crédits dans les budgets des ministères sur la gestion de leur immobilier, leurs recrutements, leurs dépenses énergétiques ou leurs achats. Sept cents millions d’euros seront gagnés sur les dépenses de personnel et 750&nbsp;millions sur les achats. Les 5&nbsp;autres milliards seront prélevés sur différentes politiques publiques, à commencer par le budget des opérateurs de l’État, ces agences spécialisées dont les crédits seront réduits d’un milliard d’euros. Bruno Le Maire a notamment cité France compétences (chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage), le Centre national d’études spatiales, l’agence nationale de la cohésion des territoires, ou encore Business France, qui aide les entreprises françaises à s’internationaliser. Un milliard d’euros seront retranchés du budget de l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’, qui sera ramenée de 5&nbsp;à 4&nbsp;milliards d’euros cette année, tout en continuant à augmenter par rapport à l’année précédente. Enfin, 800&nbsp;millions d’euros seront ponctionnés dans les crédits de l’aide publique au développement, avec notamment une contribution réduite à l’ONU. Si l’économie se dégradait davantage, un budget rectificatif pourrait s’imposer, a prévenu le ministre. Mais le contexte politique rend l’exercice très périlleux en l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le prochain projet de loi de finances attendu à l'automne doit dégager 12 milliards d'euros supplémentaires. Des revues de dépenses sont engagées et seront l'occasion de regarder du côté de la Sécurité sociale, en particulier les affections longue durée telles que le diabète ou les cancers, actuellement prises en charge à 100 % par l'assurance maladie.</p>
<p><strong>A QUOI RESSEMBLE LA RUSSIE DE POUTINE&nbsp;?</strong></p>
<p>En dépit des sanctions occidentales, l’économie russe connait une croissance 2,6% meilleure que celle de la zone euro, selon les estimations du Fonds monétaire international publiées fin janvier. L'activité économique du pays est désormais largement tirée par un secteur, devenu prioritaire : la Défense. Moscou a acté une envolée de près de 70% des dépenses militaires en 2024, soit 6% du PIB. Moscou parie aussi sur ses revenus pétroliers et les échanges commerciaux avec son voisin chinois, pour soutenir son économie. Toutefois, la Russie doit faire face à une inflation de 7,4% et un taux de chômage à 3%, qui traduit des pénuries de main d'œuvre persistantes. À long terme, l'exode à l'étranger de 800.000 à un million de Russes, selon les estimations, à la suite du lancement de l'offensive en Ukraine et après la mobilisation partielle de septembre 2022, va continuer à peser sur de nombreux secteurs (banques, énergie, télécommunications...), amputés des travailleurs qualifiés dont ils ont besoin.</p>
<p>Récemment, la Douma s'était alarmée du fait qu'en 2046, la Russie aura perdu 7,5% de ses habitants, selon les prévisions officielles. Elle a aussi rappelé que le taux de natalité était évalué à 1,42 enfant par femme fin 2022. Ce chiffre était de 1,5 en 2020, la moyenne dans l'Union européenne. Selon l’agence statistique Rosstat, la Russie comptait, au 1er&nbsp;janvier dernier, 146.447.424&nbsp;habitants (Crimée annexée comprise). Soit moins qu’en&nbsp;1999. Des jeunes parmi les mieux formés, et donc armés pour travailler à l’étranger, ont quitté le pays pour ne pas être mobilisés. Selon le renseignement américain 120.000 soldats russes auraient été tués depuis le début de la guerre en Ukraine pour un total hors de combat d'environ 320.000 blessés. Soit deux fois plus que les pertes ukrainiennes, mais avec une population quatre fois plus élevée.</p>
<p>La conquête le 16 février dernier par les soldats russes de la ville d’Avdiïvka, dans la région de Donetsk et le retrait des forces ukrainiennes, constitue une victoire symbolique pour Moscou. Avdiivka est la première conquête substantielle russe depuis la prise de Bakhmout, en mai 2023. À l'approche de l'élection présidentielle en Russie, Moscou n'a pas manqué d'exprimer son autosatisfaction&nbsp;: Vladimir Poutine a salué une <em>«&nbsp;importante victoire&nbsp;».</em> Elle aurait coûté 47.178 hommes à l'armée russe d'après l'état-major ukrainien. Avdiivka tombée, la Russie devrait mettre à l'épreuve la seconde ligne de fortifications établie par l'armée ukrainienne ces derniers mois.</p>
<p>En politique intérieure, la mort en détention de l’opposant Alexeï Navalny, annoncée le 16 février, signale selon Renaud Girard dans le Figaro&nbsp;: «&nbsp;<em>un retour de la Russie aux pratiques staliniennes. Sous Brejnev, on enfermait les dissidents, mais on ne les tuait pas</em>&nbsp;», remarque-t-il. Le scrutin présidentiel des 15-17 mars prochains, où même le plus modéré des opposants, Boris Nadejdine, n'a pas été autorisé à se présenter, ne devrait pas représenter une compétition politique significative.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 25 Feb 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d12ff76c-4487-4b66-92ed-3c5c46389c0a.mp3?_=1708641048" length="57194205" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.

DETTE : COMMENT FAIRE DES ÉCONOMIES ?
 
Depuis plusieurs mois plus aucun expert ne croyait à l'hypothèse de croissance de la France, fixée à 1,4 % pour 2024. La Commission européenne et la Banque de France n'attendent que 0,9 %, l'OCDE 0,6 %. Finalement, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire a annoncé dimanche qu'il l'abaissait à 1 %, avec à la clef, des recettes fiscales en moins pour l'État et l'obligation d'annoncer un plan d'économies en urgence de 10 milliards d'euros pour tenir l'objectif d'un déficit public ramené de 4,9 % à 4,4 % du PIB. Des économies visant à maîtriser la trajectoire de notre dette, qui atteint désormais 3.088 milliards d'euros et 111,9 % du PIB. Les 10 milliards d’euros seront économisés « exclusivement sur le budget de l’État », a précisé Bruno Le Maire, qui dit emprunter là « la voie du courage » plutôt que celle de la « facilité » consistant à augmenter les impôts. Des économies d’autant plus urgentes selon Bercy que les dépenses se sont multipliées depuis janvier, comme les 400 millions d’euros dégagés pour les agriculteurs, les primes pouvant aller jusqu’à 1.900 euros pour les policiers et gendarmes à l’occasion des Jeux olympiques, ou les 3 milliards d’euros promis à l’Ukraine.
 
Les collectivités locales et la sphère sociale (retraites, chômage, assurance maladie, prestations sociales, etc.) sont à ce stade épargnées. Toutefois un nouveau tour de vis sur l’assurance chômage interviendra dès cette année, et un doublement des franchises médicales sera instauré. La moitié des 10 milliards d’euros annoncés proviendront d’annulations de crédits dans les budgets des ministères sur la gestion de leur immobilier, leurs recrutements, leurs dépenses énergétiques ou leurs achats. Sept cents millions d’euros seront gagnés sur les dépenses de personnel et 750 millions sur les achats. Les 5 autres milliards seront prélevés sur différentes politiques publiques, à commencer par le budget des opérateurs de l’État, ces agences spécialisées dont les crédits seront réduits d’un milliard d’euros. Bruno Le Maire a notamment cité France compétences (chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage), le Centre national d’études spatiales, l’agence nationale de la cohésion des territoires, ou encore Business France, qui aide les entreprises françaises à s’internationaliser. Un milliard d’euros seront retranchés du budget de l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’, qui sera ramenée de 5 à 4 milliards d’euros cette année, tout en continuant à augmenter par rapport à l’année précédente. Enfin, 800 millions d’euros seront ponctionnés dans les crédits de l’aide publique au développement, avec notamment une contribution réduite à l’ONU. Si l’économie se dégradait davantage, un budget rectificatif pourrait s’imposer, a prévenu le ministre. Mais le contexte politique rend l’exercice très périlleux en l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le prochain projet de loi de finances attendu à l'automne doit dégager 12 milliards d'euros supplémentaires. Des revues de dépenses sont engagées et seront l'occasion de regarder du côté de la Sécurité sociale, en particulier les affections longue durée telles que le diabète ou les cancers, actuellement prises en charge à 100 % par l'assurance maladie.
 
A QUOI RESSEMBLE LA RUSSIE DE POUTINE ?
 
En dépit des sanctions occidentales, l’économie russe connait une croissance 2,6% meilleure que celle de la zone euro, selon les estimations du Fonds monétaire international publiées fin janvier. L'activité économique du pays est désormais largement tirée par un secteur, devenu prioritaire : la Défense. Moscou a acté une envolée de près de 70% des dépenses militaires en 2024, soit 6% du PIB. Moscou parie aussi sur ses revenus pétroliers et les échanges commerciaux avec son voisin chinois, pour soutenir son économie. Toutefois, la Russie doit faire face à une inflation de 7,4% et un taux de chômage à 3%, qui traduit des pénuries de main d'œuvre persistantes. À long terme, l'exode à l'étranger de 800.000 à un million de Russes, selon les estimations, à la suite du lancement de l'offensive en Ukraine et après la mobilisation partielle de septembre 2022, va continuer à peser sur de nombreux secteurs (banques, énergie, télécommunications...), amputés des travailleurs qualifiés dont ils ont besoin.
 
Récemment, la Douma s'était alarmée du fait qu'en 2046, la Russie aura perdu 7,5% de ses habitants, selon les prévisions officielles. Elle a aussi rappelé que le taux de natalité était évalué à 1,42 enfant par femme fin 2022. Ce chiffre était de 1,5 en 2020, la moyenne dans l'Union européenne. Selon l’agence statistique Rosstat, la Russie comptait, au 1er janvier dernier, 146.447.424 habitants (Crimée annexée comprise). Soit moins qu’en 1999. Des jeunes parmi les mieux formés, et donc armés pour travailler à l’étranger, ont quitté le pays pour ne pas être mobilisés. Selon le renseignement américain 120.000 soldats russes auraient été tués depuis le début de la guerre en Ukraine pour un total hors de combat d'environ 320.000 blessés. Soit deux fois plus que les pertes ukrainiennes, mais avec une population quatre fois plus élevée.
 
La conquête le 16 février dernier par les soldats russes de la ville d’Avdiïvka, dans la région de Donetsk et le retrait des forces ukrainiennes, constitue une victoire symbolique pour Moscou. Avdiivka est la première conquête substantielle russe depuis la prise de Bakhmout, en mai 2023. À l'approche de l'élection présidentielle en Russie, Moscou n'a pas manqué d'exprimer son autosatisfaction : Vladimir Poutine a salué une « importante victoire ». Elle aurait coûté 47.178 hommes à l'armée russe d'après l'état-major ukrainien. Avdiivka tombée, la Russie devrait mettre à l'épreuve la seconde ligne de fortifications établie par l'armée ukrainienne ces derniers mois.
 
En politique intérieure, la mort en détention de l’opposant Alexeï Navalny, annoncée le 16 février, signale selon Renaud Girard dans le Figaro : « un retour de la Russie aux pratiques staliniennes. Sous Brejnev, on enfermait les dissidents, mais on ne les tuait pas », remarque-t-il. Le scrutin présidentiel des 15-17 mars prochains, où même le plus modéré des opposants, Boris Nadejdine, n'a pas été autorisé à se présenter, ne devrait pas représenter une compétition politique significative.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.

DETTE : COMMENT FAIRE DES ÉCONOMIES ?
 
Depuis plusieurs mois plus aucun expert ne croyait à l'hypothèse de croissance de la France, fixée à 1,4 % pour 2024. La Commission européenne et la Banque de France n'attendent que 0,9 %, l'OCDE 0,6 %. Finalement, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire a annoncé dimanche qu'il l'abaissait à 1 %, avec à la clef, des recettes fiscales en moins pour l'État et l'obligation d'annoncer un plan d'économies en urgence de 10 milliards d'euros pour tenir l'objectif d'un déficit public ramené de 4,9 % à 4,4 % du PIB. Des économies visant à maîtriser la trajectoire de notre dette, qui atteint désormais 3.088 milliards d'euros et 111,9 % du PIB. Les 10 milliards d’euros seront économisés « exclusivement sur le budget de l’État », a précisé Bruno Le Maire, qui dit emprunter là « la voie du courage » plutôt que celle de la « facilité » consistant à augmenter les impôts. Des économies d’autant plus urgentes selon Bercy que les dépenses se sont multipliées depuis janvier, comme les 400 millions d’euros dégagés pour les agriculteurs, les primes pouvant aller jusqu’à 1.900 euros pour les policiers et gendarmes à l’occasion des Jeux olympiques, ou les 3 milliards d’euros promis à l’Ukraine.
 
Les collectivités locales et la sphère sociale (retraites, chômage, assurance maladie, prestations sociales, etc.) sont à ce stade épargnées. Toutefois un nouveau tour de vis sur l’assurance chômage interviendra dès cette année, et un doublement des franchises médicales sera instauré. La moitié des 10 milliards d’euros annoncés proviendront d’annulations de crédits dans les budgets des ministères sur la gestion de leur immobilier, leurs recrutements, leurs dépenses énergétiques ou leurs achats. Sept cents millions d’euros seront gagnés sur les dépenses de personnel et 750 millions sur les achats. Les 5 autres milliards seront prélevés sur différentes politiques publiques, à commencer par le budget des opérateurs de l’État, ces agences spécialisées dont les crédits seront réduits d’un milliard d’euros. Bruno Le Maire a notamment cité France compétences (chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage), le Centre national d’études spatiales, l’agence nationale de la cohésion des territoires, ou encore Business France, qui aide les entreprises françaises à s’internationaliser. Un milliard d’euros seront retranchés du budget de l’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’, qui sera ramenée de 5 à 4 milliards d’euros cette année, tout en continuant à augmenter par rapport à l’année précédente. Enfin, 800 millions d’euros seront ponctionnés dans les crédits de l’aide publique au développement, avec notamment une contribution réduite à l’ONU. Si l’économie se dégradait davantage, un budget rectificatif pourrait s’imposer, a prévenu le ministre. Mais le contexte politique rend l’exercice très périlleux en l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le prochain projet de loi de finances attendu à l'automne doit dégager 12 milliards d'euros supplémentaires. Des revues de dépenses sont engagées et seront l'occasion de regarder du côté de la Sécurité sociale, en particulier les affections longue durée telles que le diabète ou les cancers, actuellement prises en charge à 100 % par l'assurance maladie.
 
A QUOI RESSEMBLE LA RUSSIE DE POUTINE ?
 
En dépit des sanctions occidentales, l’économie russe connait une croissance 2,6% meilleure que celle de la zone euro, selon les estimations du Fonds monétaire international publiées fin janvier. L'activité économique du pays est désormais largement tirée par un secteur, devenu prioritaire : la Défense. Moscou a acté une envolée de près de 70% des dépenses militaires en 2024, soit 6% du PIB. Moscou parie aussi sur ses revenus pétroliers et les échanges commerciaux avec son voisin chinois, pour soutenir son économie. Toutefois, la Russie doit faire face à une inflation de 7,4% et un taux de chômage à 3%, qui traduit des pénuries de main d'œuvre persistantes. À long terme, l'exode à l'étranger de 800.000 à un million de Russes, selon les estimations, à la suite du lancement de l'offensive en Ukraine et après la mobilisation partielle de septembre 2022, va continuer à peser sur de nombreux secteurs (banques, énergie, télécommunications...), amputés des travailleurs qualifiés dont ils ont besoin.
 
Récemment, la Douma s'était alarmée du fait qu'en 2046, la Russie aura perdu 7,5% de ses habitants, selon les prévisions officielles. Elle a aussi rappelé que le taux de natalité était évalué à 1,42 enfant par femme fin 2022. Ce chiffre était de 1,5 en 2020, la moyenne dans l'Union européenne. Selon l’agence statistique Rosstat, la Russie comptait, au 1er janvier dernier, 146.447.424 habitants (Crimée annexée comprise). Soit moins qu’en 1999. Des jeunes parmi les mieux formés, et donc armés pour travailler à l’étranger, ont quitté le pays pour ne pas être mobilisés. Selon le renseignement américain 120.000 soldats russes auraient été tués depuis le début de la guerre en Ukraine pour un total hors de combat d'environ 320.000 blessés. Soit deux fois plus que les pertes ukrainiennes, mais avec une population quatre fois plus élevée.
 
La conquête le 16 février dernier par les soldats russes de la ville d’Avdiïvka, dans la région de Donetsk et le retrait des forces ukrainiennes, constitue une victoire symbolique pour Moscou. Avdiivka est la première conquête substantielle russe depuis la prise de Bakhmout, en mai 2023. À l'approche de l'élection présidentielle en Russie, Moscou n'a pas manqué d'exprimer son autosatisfaction : Vladimir Poutine a salué une « importante victoire ». Elle aurait coûté 47.178 hommes à l'armée russe d'après l'état-major ukrainien. Avdiivka tombée, la Russie devrait mettre à l'épreuve la seconde ligne de fortifications établie par l'armée ukrainienne ces derniers mois.
 
En politique intérieure, la mort en détention de l’opposant Alexeï Navalny, annoncée le 16 février, signale selon Renaud Girard dans le Figaro : « un retour de la Russie aux pratiques staliniennes. Sous Brejnev, on enfermait les dissidents, mais on ne les tuait pas », remarque-t-il. Le scrutin présidentiel des 15-17 mars prochains, où même le plus modéré des opposants, Boris Nadejdine, n'a pas été autorisé à se présenter, ne devrait pas représenter une compétition politique significative.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 février 2024.
 
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<p>Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 décembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Jacques Trentesaux, journaliste, co-fondateur de Mediacités.<br>
<br>
Dans ce premier épisode, Jacques Trentesaux se penche, à la lumière de son parcours, sur la profession de journaliste. Il mentionne l’importance de la formation et du milieu social. Il souligne les difficultés rencontrées aujourd’hui dans le reportage et l'enquête journalistiques, tout en déplorant un système médiatique qui privilégie la nouveauté au détriment d'une investigation approfondie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
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Dans ce premier épisode, Jacques Trentesaux se penche, à la lumière de son parcours, sur la profession de journaliste. Il mentionne l’importance de la formation et du milieu social. Il souligne les difficultés rencontrées aujourd’hui dans le reportage et l'enquête journalistiques, tout en déplorant un système médiatique qui privilégie la nouveauté au détriment d'une investigation approfondie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 21 Feb 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/feedce1c-6a79-4c6e-a426-1cbf9204724f.mp3?_=1706086216" length="20713056" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Dans ce premier épisode, Jacques Trentesaux se penche, à la lumière de son parcours, sur la profession de journaliste. Il mentionne l’importance de la formation et du milieu social. Il souligne les difficultés rencontrées aujourd’hui dans le reportage et l'enquête journalistiques, tout en déplorant un système médiatique qui privilégie la nouveauté au détriment d'une investigation approfondie.
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Une conversation entre Jacques Trentesaux et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bouti...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:34</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/wpvykhB]]></podcast:txt><itunes:episode>370</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : écologie, « la Révolution obligée »]]></title><guid isPermaLink="false">32f8dfc2-00ee-4862-81f2-6c94382d7b9d</guid><description><![CDATA[<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>PREMIÈRE PARTIE&nbsp;: DIAGNOSTIC</strong></p>
<p>En 2022, 82 % de l’énergie consommée dans le monde était d’origine fossile. Cette proportion reste inchangée depuis quarante ans. De ce chiffre accablant, David Djaïz et Xavier Desjardins tirent un constat provocateur : «&nbsp;la transformation écologique n’a pas commencé.&nbsp;» Malgré la reconnaissance de la crise climatique et les efforts engagés pour combattre ses effets sur l’environnement, la croissance démographique, la hausse de la consommation énergétique et les hésitations politiques maintiennent notre dépendance aux énergies fossiles. «&nbsp;Pire, les timides mesures écologiques déjà engagées rencontrent souvent de virulentes oppositions partout en Europe&nbsp;».</p>
<p>Le défi climatique se caractérise par une double contrainte de temps et d’objectif. Nous devons, en effet, atteindre la neutralité carbone autour de 2050. D’où le titre de votre essai&nbsp;: <em>La Révolution obligée</em>, au double sens du terme, à la fois inévitable et fortement dirigée. « Malheureusement, nous n’avons pas trente ans, pas même dix pour penser et expérimenter le <em>comment agir</em>. Aussi renvoyez-vous à un penseur du gouvernement dans l’urgence, Machiavel, qui nous apprend que «&nbsp;lorsque la tempête approche, une pensée politique valide ne se développe pas <em>in abstracto</em>, mais se forge en situation, sous les contraintes concrètes de l’action.&nbsp;» Ces contraintes sont nombreuses.</p>
<p>D’abord, comme la révolution industrielle, la transformation écologique exige un changement de ressources énergétiques, le déploiement d’innovations technologiques et institutionnelles, une forte augmentation de l’investissement dans de nouvelles industries et la relégation de certains équipements. Mais elle doit se produire à une vitesse bien plus rapide et sans les mêmes promesses de gains économiques. C’est pourquoi «&nbsp;tout le monde se renvoie la balle&nbsp;»&nbsp;; chacun estime que les autres doivent porter la majeure partie des efforts. Ainsi la transformation écologique est-elle la source d’une compétition entre les territoires, les secteurs, les classes sociales et les générations. De plus, les problèmes écologiques entrent parfois en contradiction. Par exemple, certaines mesures en faveur de la décarbonation peuvent nuire à la biodiversité ou au cycle de l’eau. Enfin, régler l’urgence climatique ne peut être accompli indépendamment des huit autres processus écologiques qui caractérisent le système Terre.</p>
<p>Malgré ces obstacles, «&nbsp;le coût de l’inaction climatique est infiniment supérieur à celui de l’action.&nbsp;» C’est ce qu’ont compris la Chine et les États-Unis, engagés dans des transformations intégrées à leurs stratégies nationales. La Chine, avec son concept de «&nbsp;civilisation écologique&nbsp;», mène une politique d'autoritarisme vert, tandis que les États-Unis, à travers <em>l'Inflation Reduction Act</em>, investissent massivement dans les énergies renouvelables et les technologies vertes. L’Europe a, quant à elle, adopté un ensemble de normes, d’instruments de marché et de soutiens à l’innovation afin de devenir le premier continent «&nbsp;climatiquement neutre&nbsp;» en 2050. Mais son <em>Pacte Vert</em>fait face à des défis de financement et de soutien social. Vous le jugez trop réglementaire et inadapté aux enjeux politiques, économiques et sociaux de la transition écologique.</p>
<p><strong>DEUXIÈME PARTIE&nbsp;: NOUVEAU</strong> <em><strong>PACTE VERT</strong></em></p>
<p>« Si l’on veut sauver la transition écologique, il faut imaginer un autre <em>Pacte vert</em>, une nouvelle méthode de conduite du changement écologique. Celle-ci doit s’inspirer de l’expérience chinoise ou américaine, non pas pour les imiter, mais pour comprendre combien la « civilisation écologique » chinoise comme l’IRA américain sont articulés à un imaginaire national, à un modèle de gouvernance, à une économie politique ou encore à une pratique des relations internationales. » Le nouveau <em>Pacte vert</em> doit s’appuyer sur les forces de l’Europe : l’État-providence ; la diversité des territoires et des modes de vie ; la vivacité de la société civile dans un cadre démocratique et pluraliste. Seul un modèle conforme au projet politique européen permettra de recueillir l’adhésion de la société. Aussi proposez-vous un nouveau contrat social qui repose sur trois piliers : un nouvel imaginaire de la solidarité ; un nouveau pacte de production et de consommation ; un nouveau mode de gouvernance.</p>
<p>L'incertitude quant à la répartition exacte des gains et des pertes nécessite, d’après vous, l'adoption d'une nouvelle solidarité, dans le cadre d'un contrat social refondé à partir du « voile d'ignorance » du philosophe libéral John Rawls et l’acceptation collective des coûts. L'État-providence élargi que vous envisagez transcenderait les frontières nationales et inclurait l'eau, l'air, le sol, les animaux, et les végétaux. Ainsi pourrions-nous «&nbsp;réencastrer&nbsp;» nos sociétés dans les limites planétaires, tout en reconnaissant les droits des éléments non humains. Durkheim avait théorisé le passage d’une solidarité mécanique à une solidarité organique. Une <em>solidarité écologique,</em>pourrait renouveler la confiance dans les institutions et mobiliser les citoyens.</p>
<p>Votre nouveau pacte de production et de consommation postule la nécessité d'une politique industrielle européenne, qui lui assure son autonomie tout en soutenant l'innovation, la production d'énergie propre et la consommation durable. Pour accompagner cette transformation, vous proposez la création d'un <em>pass climat</em> qui unifierait les aides existantes en faveur de la transition écologique, offrant une flexibilité et un soutien financier adaptés aux besoins et revenus de chaque citoyen européen. Financé au niveau européen, ce <em>pass climat</em> permettrait d’engager tous les citoyens dans l'action écologique et rendrait tangible la solidarité européenne dans la lutte contre le changement climatique.</p>
<p>Vous proposez enfin un nouveau mode de gouvernance fondé sur le contrat. La négociation sectorielle et territoriale adapterait les exigences écologiques aux spécificités locales et permettrait ainsi une transformation plus juste et plus efficace. Vous appelez également à une nouvelle décentralisation et à l'utilisation de nouveaux outils de mesure et de suivi. Cette nouvelle architecture de la transition, fondée sur le consensus régional et la contribution active des collectivités, vise à renforcer la capacité de l'Europe à réaliser une transformation écologique harmonieuse. Vous voyez ce nouveau Pacte Vert comme une opportunité de réenchanter l'Europe et de renforcer la démocratie face aux défis écologiques.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>PREMIÈRE PARTIE&nbsp;: DIAGNOSTIC</strong></p>
<p>En 2022, 82 % de l’énergie consommée dans le monde était d’origine fossile. Cette proportion reste inchangée depuis quarante ans. De ce chiffre accablant, David Djaïz et Xavier Desjardins tirent un constat provocateur : «&nbsp;la transformation écologique n’a pas commencé.&nbsp;» Malgré la reconnaissance de la crise climatique et les efforts engagés pour combattre ses effets sur l’environnement, la croissance démographique, la hausse de la consommation énergétique et les hésitations politiques maintiennent notre dépendance aux énergies fossiles. «&nbsp;Pire, les timides mesures écologiques déjà engagées rencontrent souvent de virulentes oppositions partout en Europe&nbsp;».</p>
<p>Le défi climatique se caractérise par une double contrainte de temps et d’objectif. Nous devons, en effet, atteindre la neutralité carbone autour de 2050. D’où le titre de votre essai&nbsp;: <em>La Révolution obligée</em>, au double sens du terme, à la fois inévitable et fortement dirigée. « Malheureusement, nous n’avons pas trente ans, pas même dix pour penser et expérimenter le <em>comment agir</em>. Aussi renvoyez-vous à un penseur du gouvernement dans l’urgence, Machiavel, qui nous apprend que «&nbsp;lorsque la tempête approche, une pensée politique valide ne se développe pas <em>in abstracto</em>, mais se forge en situation, sous les contraintes concrètes de l’action.&nbsp;» Ces contraintes sont nombreuses.</p>
<p>D’abord, comme la révolution industrielle, la transformation écologique exige un changement de ressources énergétiques, le déploiement d’innovations technologiques et institutionnelles, une forte augmentation de l’investissement dans de nouvelles industries et la relégation de certains équipements. Mais elle doit se produire à une vitesse bien plus rapide et sans les mêmes promesses de gains économiques. C’est pourquoi «&nbsp;tout le monde se renvoie la balle&nbsp;»&nbsp;; chacun estime que les autres doivent porter la majeure partie des efforts. Ainsi la transformation écologique est-elle la source d’une compétition entre les territoires, les secteurs, les classes sociales et les générations. De plus, les problèmes écologiques entrent parfois en contradiction. Par exemple, certaines mesures en faveur de la décarbonation peuvent nuire à la biodiversité ou au cycle de l’eau. Enfin, régler l’urgence climatique ne peut être accompli indépendamment des huit autres processus écologiques qui caractérisent le système Terre.</p>
<p>Malgré ces obstacles, «&nbsp;le coût de l’inaction climatique est infiniment supérieur à celui de l’action.&nbsp;» C’est ce qu’ont compris la Chine et les États-Unis, engagés dans des transformations intégrées à leurs stratégies nationales. La Chine, avec son concept de «&nbsp;civilisation écologique&nbsp;», mène une politique d'autoritarisme vert, tandis que les États-Unis, à travers <em>l'Inflation Reduction Act</em>, investissent massivement dans les énergies renouvelables et les technologies vertes. L’Europe a, quant à elle, adopté un ensemble de normes, d’instruments de marché et de soutiens à l’innovation afin de devenir le premier continent «&nbsp;climatiquement neutre&nbsp;» en 2050. Mais son <em>Pacte Vert</em>fait face à des défis de financement et de soutien social. Vous le jugez trop réglementaire et inadapté aux enjeux politiques, économiques et sociaux de la transition écologique.</p>
<p><strong>DEUXIÈME PARTIE&nbsp;: NOUVEAU</strong> <em><strong>PACTE VERT</strong></em></p>
<p>« Si l’on veut sauver la transition écologique, il faut imaginer un autre <em>Pacte vert</em>, une nouvelle méthode de conduite du changement écologique. Celle-ci doit s’inspirer de l’expérience chinoise ou américaine, non pas pour les imiter, mais pour comprendre combien la « civilisation écologique » chinoise comme l’IRA américain sont articulés à un imaginaire national, à un modèle de gouvernance, à une économie politique ou encore à une pratique des relations internationales. » Le nouveau <em>Pacte vert</em> doit s’appuyer sur les forces de l’Europe : l’État-providence ; la diversité des territoires et des modes de vie ; la vivacité de la société civile dans un cadre démocratique et pluraliste. Seul un modèle conforme au projet politique européen permettra de recueillir l’adhésion de la société. Aussi proposez-vous un nouveau contrat social qui repose sur trois piliers : un nouvel imaginaire de la solidarité ; un nouveau pacte de production et de consommation ; un nouveau mode de gouvernance.</p>
<p>L'incertitude quant à la répartition exacte des gains et des pertes nécessite, d’après vous, l'adoption d'une nouvelle solidarité, dans le cadre d'un contrat social refondé à partir du « voile d'ignorance » du philosophe libéral John Rawls et l’acceptation collective des coûts. L'État-providence élargi que vous envisagez transcenderait les frontières nationales et inclurait l'eau, l'air, le sol, les animaux, et les végétaux. Ainsi pourrions-nous «&nbsp;réencastrer&nbsp;» nos sociétés dans les limites planétaires, tout en reconnaissant les droits des éléments non humains. Durkheim avait théorisé le passage d’une solidarité mécanique à une solidarité organique. Une <em>solidarité écologique,</em>pourrait renouveler la confiance dans les institutions et mobiliser les citoyens.</p>
<p>Votre nouveau pacte de production et de consommation postule la nécessité d'une politique industrielle européenne, qui lui assure son autonomie tout en soutenant l'innovation, la production d'énergie propre et la consommation durable. Pour accompagner cette transformation, vous proposez la création d'un <em>pass climat</em> qui unifierait les aides existantes en faveur de la transition écologique, offrant une flexibilité et un soutien financier adaptés aux besoins et revenus de chaque citoyen européen. Financé au niveau européen, ce <em>pass climat</em> permettrait d’engager tous les citoyens dans l'action écologique et rendrait tangible la solidarité européenne dans la lutte contre le changement climatique.</p>
<p>Vous proposez enfin un nouveau mode de gouvernance fondé sur le contrat. La négociation sectorielle et territoriale adapterait les exigences écologiques aux spécificités locales et permettrait ainsi une transformation plus juste et plus efficace. Vous appelez également à une nouvelle décentralisation et à l'utilisation de nouveaux outils de mesure et de suivi. Cette nouvelle architecture de la transition, fondée sur le consensus régional et la contribution active des collectivités, vise à renforcer la capacité de l'Europe à réaliser une transformation écologique harmonieuse. Vous voyez ce nouveau Pacte Vert comme une opportunité de réenchanter l'Europe et de renforcer la démocratie face aux défis écologiques.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 18 Feb 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/32f8dfc2-00ee-4862-81f2-6c94382d7b9d.mp3?_=1707483907" length="58950077" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

PREMIÈRE PARTIE : DIAGNOSTIC
 
En 2022, 82 % de l’énergie consommée dans le monde était d’origine fossile. Cette proportion reste inchangée depuis quarante ans. De ce chiffre accablant, David Djaïz et Xavier Desjardins tirent un constat provocateur : « la transformation écologique n’a pas commencé. » Malgré la reconnaissance de la crise climatique et les efforts engagés pour combattre ses effets sur l’environnement, la croissance démographique, la hausse de la consommation énergétique et les hésitations politiques maintiennent notre dépendance aux énergies fossiles. « Pire, les timides mesures écologiques déjà engagées rencontrent souvent de virulentes oppositions partout en Europe ».
 
Le défi climatique se caractérise par une double contrainte de temps et d’objectif. Nous devons, en effet, atteindre la neutralité carbone autour de 2050. D’où le titre de votre essai : La Révolution obligée, au double sens du terme, à la fois inévitable et fortement dirigée. « Malheureusement, nous n’avons pas trente ans, pas même dix pour penser et expérimenter le comment agir. Aussi renvoyez-vous à un penseur du gouvernement dans l’urgence, Machiavel, qui nous apprend que « lorsque la tempête approche, une pensée politique valide ne se développe pas in abstracto, mais se forge en situation, sous les contraintes concrètes de l’action. » Ces contraintes sont nombreuses.
 
D’abord, comme la révolution industrielle, la transformation écologique exige un changement de ressources énergétiques, le déploiement d’innovations technologiques et institutionnelles, une forte augmentation de l’investissement dans de nouvelles industries et la relégation de certains équipements. Mais elle doit se produire à une vitesse bien plus rapide et sans les mêmes promesses de gains économiques. C’est pourquoi « tout le monde se renvoie la balle » ; chacun estime que les autres doivent porter la majeure partie des efforts. Ainsi la transformation écologique est-elle la source d’une compétition entre les territoires, les secteurs, les classes sociales et les générations. De plus, les problèmes écologiques entrent parfois en contradiction. Par exemple, certaines mesures en faveur de la décarbonation peuvent nuire à la biodiversité ou au cycle de l’eau. Enfin, régler l’urgence climatique ne peut être accompli indépendamment des huit autres processus écologiques qui caractérisent le système Terre.
 
Malgré ces obstacles, « le coût de l’inaction climatique est infiniment supérieur à celui de l’action. » C’est ce qu’ont compris la Chine et les États-Unis, engagés dans des transformations intégrées à leurs stratégies nationales. La Chine, avec son concept de « civilisation écologique », mène une politique d'autoritarisme vert, tandis que les États-Unis, à travers l'Inflation Reduction Act, investissent massivement dans les énergies renouvelables et les technologies vertes. L’Europe a, quant à elle, adopté un ensemble de normes, d’instruments de marché et de soutiens à l’innovation afin de devenir le premier continent « climatiquement neutre » en 2050. Mais son Pacte Vertfait face à des défis de financement et de soutien social. Vous le jugez trop réglementaire et inadapté aux enjeux politiques, économiques et sociaux de la transition écologique.
 
DEUXIÈME PARTIE : NOUVEAU PACTE VERT
 
« Si l’on veut sauver la transition écologique, il faut imaginer un autre Pacte vert, une nouvelle méthode de conduite du changement écologique. Celle-ci doit s’inspirer de l’expérience chinoise ou américaine, non pas pour les imiter, mais pour comprendre combien la « civilisation écologique » chinoise comme l’IRA américain sont articulés à un imaginaire national, à un modèle de gouvernance, à une économie politique ou encore à une pratique des relations internationales. » Le nouveau Pacte vert doit s’appuyer sur les forces de l’Europe : l’État-providence ; la diversité des territoires et des modes de vie ; la vivacité de la société civile dans un cadre démocratique et pluraliste. Seul un modèle conforme au projet politique européen permettra de recueillir l’adhésion de la société. Aussi proposez-vous un nouveau contrat social qui repose sur trois piliers : un nouvel imaginaire de la solidarité ; un nouveau pacte de production et de consommation ; un nouveau mode de gouvernance.
 
L'incertitude quant à la répartition exacte des gains et des pertes nécessite, d’après vous, l'adoption d'une nouvelle solidarité, dans le cadre d'un contrat social refondé à partir du « voile d'ignorance » du philosophe libéral John Rawls et l’acceptation collective des coûts. L'État-providence élargi que vous envisagez transcenderait les frontières nationales et inclurait l'eau, l'air, le sol, les animaux, et les végétaux. Ainsi pourrions-nous « réencastrer » nos sociétés dans les limites planétaires, tout en reconnaissant les droits des éléments non humains. Durkheim avait théorisé le passage d’une solidarité mécanique à une solidarité organique. Une solidarité écologique,pourrait renouveler la confiance dans les institutions et mobiliser les citoyens.
 
Votre nouveau pacte de production et de consommation postule la nécessité d'une politique industrielle européenne, qui lui assure son autonomie tout en soutenant l'innovation, la production d'énergie propre et la consommation durable. Pour accompagner cette transformation, vous proposez la création d'un pass climat qui unifierait les aides existantes en faveur de la transition écologique, offrant une flexibilité et un soutien financier adaptés aux besoins et revenus de chaque citoyen européen. Financé au niveau européen, ce pass climat permettrait d’engager tous les citoyens dans l'action écologique et rendrait tangible la solidarité européenne dans la lutte contre le changement climatique.
 
Vous proposez enfin un nouveau mode de gouvernance fondé sur le contrat. La négociation sectorielle et territoriale adapterait les exigences écologiques aux spécificités locales et permettrait ainsi une transformation plus juste et plus efficace. Vous appelez également à une nouvelle décentralisation et à l'utilisation de nouveaux outils de mesure et de suivi. Cette nouvelle architecture de la transition, fondée sur le consensus régional et la contribution active des collectivités, vise à renforcer la capacité de l'Europe à réaliser une transformation écologique harmonieuse. Vous voyez ce nouveau Pacte Vert comme une opportunité de réenchanter l'Europe et de renforcer la démocratie face aux défis écologiques.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

PREMIÈRE PARTIE : DIAGNOSTIC
 
En 2022, 82 % de l’énergie consommée dans le monde était d’origine fossile. Cette proportion reste inchangée depuis quarante ans. De ce chiffre accablant, David Djaïz et Xavier Desjardins tirent un constat provocateur : « la transformation écologique n’a pas commencé. » Malgré la reconnaissance de la crise climatique et les efforts engagés pour combattre ses effets sur l’environnement, la croissance démographique, la hausse de la consommation énergétique et les hésitations politiques maintiennent notre dépendance aux énergies fossiles. « Pire, les timides mesures écologiques déjà engagées rencontrent souvent de virulentes oppositions partout en Europe ».
 
Le défi climatique se caractérise par une double contrainte de temps et d’objectif. Nous devons, en effet, atteindre la neutralité carbone autour de 2050. D’où le titre de votre essai : La Révolution obligée, au double sens du terme, à la fois inévitable et fortement dirigée. « Malheureusement, nous n’avons pas trente ans, pas même dix pour penser et expérimenter le comment agir. Aussi renvoyez-vous à un penseur du gouvernement dans l’urgence, Machiavel, qui nous apprend que « lorsque la tempête approche, une pensée politique valide ne se développe pas in abstracto, mais se forge en situation, sous les contraintes concrètes de l’action. » Ces contraintes sont nombreuses.
 
D’abord, comme la révolution industrielle, la transformation écologique exige un changement de ressources énergétiques, le déploiement d’innovations technologiques et institutionnelles, une forte augmentation de l’investissement dans de nouvelles industries et la relégation de certains équipements. Mais elle doit se produire à une vitesse bien plus rapide et sans les mêmes promesses de gains économiques. C’est pourquoi « tout le monde se renvoie la balle » ; chacun estime que les autres doivent porter la majeure partie des efforts. Ainsi la transformation écologique est-elle la source d’une compétition entre les territoires, les secteurs, les classes sociales et les générations. De plus, les problèmes écologiques entrent parfois en contradiction. Par exemple, certaines mesures en faveur de la décarbonation peuvent nuire à la biodiversité ou au cycle de l’eau. Enfin, régler l’urgence climatique ne peut être accompli indépendamment des huit autres processus écologiques qui caractérisent le système Terre.
 
Malgré ces obstacles, « le coût de l’inaction climatique est infiniment supérieur à celui de l’action. » C’est ce qu’ont compris la Chine et les États-Unis, engagés dans des transformations intégrées à leurs stratégies nationales. La Chine, avec son concept de « civilisation écologique », mène une politique d'autoritarisme vert, tandis que les États-Unis, à travers l'Inflation Reduction Act, investissent massivement dans les énergies renouvelables et les technologies vertes. L’Europe a, quant à elle, adopté un ensemble de normes, d’instruments de marché et de soutiens à l’innovation afin de devenir le premier continent « climatiquement neutre » en 2050. Mais son Pacte Vertfait face à des défis de financement et de soutien social. Vous le jugez trop réglementaire et inadapté aux enjeux politiques, économiques et sociaux de la transition écologique.
 
DEUXIÈME PARTIE : NOUVEAU PACTE VERT
 
« Si l’on veut sauver la transition écologique, il faut imaginer un autre Pacte vert, une nouvelle méthode de conduite du changement écologique. Celle-ci doit s’inspirer de l’expérience chinoise ou américaine, non pas pour les imiter, mais pour comprendre combien la « civilisation écologique » chinoise comme l’IRA américain sont articulés à un imaginaire national, à un modèle de gouvernance, à une économie politique ou encore à une pratique des relations internationales. » Le nouveau Pacte vert doit s’appuyer sur les forces de l’Europe : l’État-providence ; la diversité des territoires et des modes de vie ; la vivacité de la société civile dans un cadre démocratique et pluraliste. Seul un modèle conforme au projet politique européen permettra de recueillir l’adhésion de la société. Aussi proposez-vous un nouveau contrat social qui repose sur trois piliers : un nouvel imaginaire de la solidarité ; un nouveau pacte de production et de consommation ; un nouveau mode de gouvernance.
 
L'incertitude quant à la répartition exacte des gains et des pertes nécessite, d’après vous, l'adoption d'une nouvelle solidarité, dans le cadre d'un contrat social refondé à partir du « voile d'ignorance » du philosophe libéral John Rawls et l’acceptation collective des coûts. L'État-providence élargi que vous envisagez transcenderait les frontières nationales et inclurait l'eau, l'air, le sol, les animaux, et les végétaux. Ainsi pourrions-nous « réencastrer » nos sociétés dans les limites planétaires, tout en reconnaissant les droits des éléments non humains. Durkheim avait théorisé le passage d’une solidarité mécanique à une solidarité organique. Une solidarité écologique,pourrait renouveler la confiance dans les institutions et mobiliser les citoyens.
 
Votre nouveau pacte de production et de consommation postule la nécessité d'une politique industrielle européenne, qui lui assure son autonomie tout en soutenant l'innovation, la production d'énergie propre et la consommation durable. Pour accompagner cette transformation, vous proposez la création d'un pass climat qui unifierait les aides existantes en faveur de la transition écologique, offrant une flexibilité et un soutien financier adaptés aux besoins et revenus de chaque citoyen européen. Financé au niveau européen, ce pass climat permettrait d’engager tous les citoyens dans l'action écologique et rendrait tangible la solidarité européenne dans la lutte contre le changement climatique.
 
Vous proposez enfin un nouveau mode de gouvernance fondé sur le contrat. La négociation sectorielle et territoriale adapterait les exigences écologiques aux spécificités locales et permettrait ainsi une transformation plus juste et plus efficace. Vous appelez également à une nouvelle décentralisation et à l'utilisation de nouveaux outils de mesure et de suivi. Cette nouvelle architecture de la transition, fondée sur le consensus régional et la contribution active des collectivités, vise à renforcer la capacité de l'Europe à réaliser une transformation écologique harmonieuse. Vous voyez ce nouveau Pacte Vert comme une opportunité de réenchanter l'Europe et de renforcer la démocratie face aux défis écologiques.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Gi...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:24</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/XvzcMxZ]]></podcast:txt><itunes:episode>374</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,David Djaïz,Nicole Gnesotto,Lucile Schmid,Béatrice Giblin,Écologie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (remaniement et Ukraine)]]></title><guid isPermaLink="false">7a46205f-35d7-4813-8991-51f6a4c87a4b</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 11 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 11 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 14 Feb 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7a46205f-35d7-4813-8991-51f6a4c87a4b.mp3?_=1707589648" length="37601541" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 11 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>REMANIEMENT MINISTÉRIEL</strong></p>
<p>Attendue depuis plus de trois semaines, l’achèvement de la composition du gouvernement de Gabriel Attal a été retardé par le refus de François Bayrou d'entrer dans l'équipe. Le dirigeant centriste a invoqué mercredi un désaccord de fond avec les deux têtes de l'exécutif, alors que son nom circulait notamment pour le portefeuille de l'Éducation nationale depuis sa relaxe dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. La liste rendue publique jeudi soir par un simple communiqué de l'Élysée, comprend en plus des 15 ministres de départ, 2 ministres de plein exercice, 13 ministres délégués et 5&nbsp;secrétaires d'État.</p>
<p>Le chef de l’État souhaitait une équipe resserrée de 30 ministres, au lieu des 41 de l'équipe Borne. Au terme du plus long remaniement de l'histoire de la Ve République, le gouvernement est composé de 35 ministres et secrétaires d'État. Promue il y a moins d'un mois à la tête d'un ministère cumulant Éducation, Sports et JO dans le gouvernement de Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra paye des polémiques à répétition en perdant le ministère de l'Éducation nationale, mais conserve celui des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. «&nbsp;Emmené » par Gabriel Attal à Matignon, le dossier éducation sera désormais partagé avec l’ancienne garde des Sceaux Nicole Belloubet. En dépit de la crise ouverte par François Bayrou, le Modem conserve quatre postes. Le parti d'Edouard Philippe passe de 3 à 2 portefeuilles. La plupart des entrants sont des revenants. A Bercy, Olivia Grégoire (Entreprises, Tourisme et Consommation), Thomas Cazenave (Comptes publics) et Roland Lescure (Industrie, et désormais Energie) restent auprès de Bruno Le Maire. Quelques périmètres sont fusionnés pour réduire la taille du gouvernement.</p>
<p>Aucun ministre du gouvernement Attal 1 ne vivait plus au sud qu'Angers, ville de Christophe Béchu (Transition écologique). Une Nantaise, une Bourguignonne, une Savoyarde une Héraultaise, Une Marseillaise, font leur entrée. La parité, en revanche, est respectée, même si on peut observer que 8 ministres de plein exercice sur 13 sont des hommes, tandis que 4 secrétaires d'État sur 5 sont des femmes.</p>
<p><strong>SI LES ÉTATS-UNIS LACHENT L’UKRAINE, QUE FERA L’EUROPE&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis le début de l'invasion russe il y a près de deux ans, les États-Unis ont alloué plus de 75 milliards de dollars à l'Ukraine, dont 44 milliards d'aide militaire, selon le Kiel Institute. Mais, il y a plusieurs mois, l'administration Biden a prévenu qu'elle n'était plus en mesure de continuer à soutenir militairement l'Ukraine sans l'aval du Congrès, et donc, sans compromis bipartisan. Le 12 décembre, à la Maison-Blanche, aux côtés de son homologue ukrainien, le président américain qui déclarait que l’appui des États-Unis à l’Ukraine se poursuivrait <em>« aussi longtemps que nécessaire »</em> (<em>« as long as it takes »</em>), a nuancé son propos en déclarant que l’aide militaire à Kyiv continuera <em>« aussi longtemps que possible&nbsp;»</em> (<em>« as long as we can »</em>)<em>.</em> Certains élus Républicains ont cherché à utiliser cette question pour atteindre un autre objectif&nbsp;: des mesures plus strictes en matière d'immigration et d'asile. &nbsp;Volodymyr Zelensky s’est vainement rendu à deux reprises à Washington pour tenter de convaincre le Congrès de ne pas abandonner l'Ukraine, en dépit des avancées jugées trop modestes de sa contre-offensive&nbsp;: &nbsp;le 6 décembre, les élus Républicains ont bloqué une enveloppe de 106&nbsp;milliards de dollars comprenant des fonds pour l'Ukraine mais aussi pour Israël, Joe Biden ayant décidé de lier les deux dans un plaidoyer pour la défense de la « démocratie&nbsp;» et de la « sécurité nationale » des États-Unis. Sur les quelque 118 milliards de dollars prévus par ce texte, plus de la moitié est destinée à l'Ukraine, dont 48 milliards de soutien militaire. Mercredi, les sénateurs ont rejeté un texte visant à débloquer de nouveaux fonds pour ces deux pays en guerre, tout en réformant le système migratoire des Etats-Unis. Jeudi, le Sénat a finalement accepté d'examiner un texte sans le volet migratoire. Il pourrait se prononcer prochainement lors d'un vote final puis l'envoyer à la Chambre des représentants, où les Républicains sont majoritaires.</p>
<p>A Bruxelles, en revanche, le 1er février, les Européens sont parvenus à contourner l'opposition de Viktor Orbán pour voter un soutien de 50 milliards d'euros à Kyiv. Un nouveau paquet de sanctions contre Moscou est également en préparation. Les États membres ont validé le plan de la Commission pour identifier et mettre sous séquestre les revenus des actifs de la Banque centrale russe immobilisés en Europe (environ 200 milliards d'euros). A terme, les revenus de ces actifs devraient être taxés et les fonds récoltés transférés à Kyiv. Des transferts estimés entre 3 et 5&nbsp;milliards d'euros par an. L'accord est selon le New York Times «&nbsp;<em>particulièrement important, tant pour l'Ukraine que pour l'Union européenne&nbsp;</em>». L'enveloppe d'aide - 33 milliards de prêts et 17&nbsp;milliards de dons sur quatre ans contribuera à maintenir l'économie ukrainienne à flot pour les quatre prochaines années. Le montant total de l’aide des Européens à l’Ukraine dépasse désormais celui de l’aide américaine. L’annonce de ce soutien européen a été immédiatement saluée par Kyiv, comme une « <em>victoire commune</em> » sur la Russie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 11 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>REMANIEMENT MINISTÉRIEL</strong></p>
<p>Attendue depuis plus de trois semaines, l’achèvement de la composition du gouvernement de Gabriel Attal a été retardé par le refus de François Bayrou d'entrer dans l'équipe. Le dirigeant centriste a invoqué mercredi un désaccord de fond avec les deux têtes de l'exécutif, alors que son nom circulait notamment pour le portefeuille de l'Éducation nationale depuis sa relaxe dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. La liste rendue publique jeudi soir par un simple communiqué de l'Élysée, comprend en plus des 15 ministres de départ, 2 ministres de plein exercice, 13 ministres délégués et 5&nbsp;secrétaires d'État.</p>
<p>Le chef de l’État souhaitait une équipe resserrée de 30 ministres, au lieu des 41 de l'équipe Borne. Au terme du plus long remaniement de l'histoire de la Ve République, le gouvernement est composé de 35 ministres et secrétaires d'État. Promue il y a moins d'un mois à la tête d'un ministère cumulant Éducation, Sports et JO dans le gouvernement de Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra paye des polémiques à répétition en perdant le ministère de l'Éducation nationale, mais conserve celui des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. «&nbsp;Emmené » par Gabriel Attal à Matignon, le dossier éducation sera désormais partagé avec l’ancienne garde des Sceaux Nicole Belloubet. En dépit de la crise ouverte par François Bayrou, le Modem conserve quatre postes. Le parti d'Edouard Philippe passe de 3 à 2 portefeuilles. La plupart des entrants sont des revenants. A Bercy, Olivia Grégoire (Entreprises, Tourisme et Consommation), Thomas Cazenave (Comptes publics) et Roland Lescure (Industrie, et désormais Energie) restent auprès de Bruno Le Maire. Quelques périmètres sont fusionnés pour réduire la taille du gouvernement.</p>
<p>Aucun ministre du gouvernement Attal 1 ne vivait plus au sud qu'Angers, ville de Christophe Béchu (Transition écologique). Une Nantaise, une Bourguignonne, une Savoyarde une Héraultaise, Une Marseillaise, font leur entrée. La parité, en revanche, est respectée, même si on peut observer que 8 ministres de plein exercice sur 13 sont des hommes, tandis que 4 secrétaires d'État sur 5 sont des femmes.</p>
<p><strong>SI LES ÉTATS-UNIS LACHENT L’UKRAINE, QUE FERA L’EUROPE&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis le début de l'invasion russe il y a près de deux ans, les États-Unis ont alloué plus de 75 milliards de dollars à l'Ukraine, dont 44 milliards d'aide militaire, selon le Kiel Institute. Mais, il y a plusieurs mois, l'administration Biden a prévenu qu'elle n'était plus en mesure de continuer à soutenir militairement l'Ukraine sans l'aval du Congrès, et donc, sans compromis bipartisan. Le 12 décembre, à la Maison-Blanche, aux côtés de son homologue ukrainien, le président américain qui déclarait que l’appui des États-Unis à l’Ukraine se poursuivrait <em>« aussi longtemps que nécessaire »</em> (<em>« as long as it takes »</em>), a nuancé son propos en déclarant que l’aide militaire à Kyiv continuera <em>« aussi longtemps que possible&nbsp;»</em> (<em>« as long as we can »</em>)<em>.</em> Certains élus Républicains ont cherché à utiliser cette question pour atteindre un autre objectif&nbsp;: des mesures plus strictes en matière d'immigration et d'asile. &nbsp;Volodymyr Zelensky s’est vainement rendu à deux reprises à Washington pour tenter de convaincre le Congrès de ne pas abandonner l'Ukraine, en dépit des avancées jugées trop modestes de sa contre-offensive&nbsp;: &nbsp;le 6 décembre, les élus Républicains ont bloqué une enveloppe de 106&nbsp;milliards de dollars comprenant des fonds pour l'Ukraine mais aussi pour Israël, Joe Biden ayant décidé de lier les deux dans un plaidoyer pour la défense de la « démocratie&nbsp;» et de la « sécurité nationale » des États-Unis. Sur les quelque 118 milliards de dollars prévus par ce texte, plus de la moitié est destinée à l'Ukraine, dont 48 milliards de soutien militaire. Mercredi, les sénateurs ont rejeté un texte visant à débloquer de nouveaux fonds pour ces deux pays en guerre, tout en réformant le système migratoire des Etats-Unis. Jeudi, le Sénat a finalement accepté d'examiner un texte sans le volet migratoire. Il pourrait se prononcer prochainement lors d'un vote final puis l'envoyer à la Chambre des représentants, où les Républicains sont majoritaires.</p>
<p>A Bruxelles, en revanche, le 1er février, les Européens sont parvenus à contourner l'opposition de Viktor Orbán pour voter un soutien de 50 milliards d'euros à Kyiv. Un nouveau paquet de sanctions contre Moscou est également en préparation. Les États membres ont validé le plan de la Commission pour identifier et mettre sous séquestre les revenus des actifs de la Banque centrale russe immobilisés en Europe (environ 200 milliards d'euros). A terme, les revenus de ces actifs devraient être taxés et les fonds récoltés transférés à Kyiv. Des transferts estimés entre 3 et 5&nbsp;milliards d'euros par an. L'accord est selon le New York Times «&nbsp;<em>particulièrement important, tant pour l'Ukraine que pour l'Union européenne&nbsp;</em>». L'enveloppe d'aide - 33 milliards de prêts et 17&nbsp;milliards de dons sur quatre ans contribuera à maintenir l'économie ukrainienne à flot pour les quatre prochaines années. Le montant total de l’aide des Européens à l’Ukraine dépasse désormais celui de l’aide américaine. L’annonce de ce soutien européen a été immédiatement saluée par Kyiv, comme une « <em>victoire commune</em> » sur la Russie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 11 Feb 2024 14:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/cd2c3c4c-a1ad-4262-8df8-ab346557194c.mp3?_=1707588750" length="62185899" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 11 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

REMANIEMENT MINISTÉRIEL
 
Attendue depuis plus de trois semaines, l’achèvement de la composition du gouvernement de Gabriel Attal a été retardé par le refus de François Bayrou d'entrer dans l'équipe. Le dirigeant centriste a invoqué mercredi un désaccord de fond avec les deux têtes de l'exécutif, alors que son nom circulait notamment pour le portefeuille de l'Éducation nationale depuis sa relaxe dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. La liste rendue publique jeudi soir par un simple communiqué de l'Élysée, comprend en plus des 15 ministres de départ, 2 ministres de plein exercice, 13 ministres délégués et 5 secrétaires d'État.
 
Le chef de l’État souhaitait une équipe resserrée de 30 ministres, au lieu des 41 de l'équipe Borne. Au terme du plus long remaniement de l'histoire de la Ve République, le gouvernement est composé de 35 ministres et secrétaires d'État. Promue il y a moins d'un mois à la tête d'un ministère cumulant Éducation, Sports et JO dans le gouvernement de Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra paye des polémiques à répétition en perdant le ministère de l'Éducation nationale, mais conserve celui des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. « Emmené » par Gabriel Attal à Matignon, le dossier éducation sera désormais partagé avec l’ancienne garde des Sceaux Nicole Belloubet. En dépit de la crise ouverte par François Bayrou, le Modem conserve quatre postes. Le parti d'Edouard Philippe passe de 3 à 2 portefeuilles. La plupart des entrants sont des revenants. A Bercy, Olivia Grégoire (Entreprises, Tourisme et Consommation), Thomas Cazenave (Comptes publics) et Roland Lescure (Industrie, et désormais Energie) restent auprès de Bruno Le Maire. Quelques périmètres sont fusionnés pour réduire la taille du gouvernement.
 
Aucun ministre du gouvernement Attal 1 ne vivait plus au sud qu'Angers, ville de Christophe Béchu (Transition écologique). Une Nantaise, une Bourguignonne, une Savoyarde une Héraultaise, Une Marseillaise, font leur entrée. La parité, en revanche, est respectée, même si on peut observer que 8 ministres de plein exercice sur 13 sont des hommes, tandis que 4 secrétaires d'État sur 5 sont des femmes.
 
SI LES ÉTATS-UNIS LACHENT L’UKRAINE, QUE FERA L’EUROPE ?
 
Depuis le début de l'invasion russe il y a près de deux ans, les États-Unis ont alloué plus de 75 milliards de dollars à l'Ukraine, dont 44 milliards d'aide militaire, selon le Kiel Institute. Mais, il y a plusieurs mois, l'administration Biden a prévenu qu'elle n'était plus en mesure de continuer à soutenir militairement l'Ukraine sans l'aval du Congrès, et donc, sans compromis bipartisan. Le 12 décembre, à la Maison-Blanche, aux côtés de son homologue ukrainien, le président américain qui déclarait que l’appui des États-Unis à l’Ukraine se poursuivrait « aussi longtemps que nécessaire » (« as long as it takes »), a nuancé son propos en déclarant que l’aide militaire à Kyiv continuera « aussi longtemps que possible » (« as long as we can »). Certains élus Républicains ont cherché à utiliser cette question pour atteindre un autre objectif : des mesures plus strictes en matière d'immigration et d'asile. Volodymyr Zelensky s’est vainement rendu à deux reprises à Washington pour tenter de convaincre le Congrès de ne pas abandonner l'Ukraine, en dépit des avancées jugées trop modestes de sa contre-offensive : le 6 décembre, les élus Républicains ont bloqué une enveloppe de 106 milliards de dollars comprenant des fonds pour l'Ukraine mais aussi pour Israël, Joe Biden ayant décidé de lier les deux dans un plaidoyer pour la défense de la « démocratie » et de la « sécurité nationale » des États-Unis. Sur les quelque 118 milliards de dollars prévus par ce texte, plus de la moitié est destinée à l'Ukraine, dont 48 milliards de soutien militaire. Mercredi, les sénateurs ont rejeté un texte visant à débloquer de nouveaux fonds pour ces deux pays en guerre, tout en réformant le système migratoire des Etats-Unis. Jeudi, le Sénat a finalement accepté d'examiner un texte sans le volet migratoire. Il pourrait se prononcer prochainement lors d'un vote final puis l'envoyer à la Chambre des représentants, où les Républicains sont majoritaires.
 
A Bruxelles, en revanche, le 1er février, les Européens sont parvenus à contourner l'opposition de Viktor Orbán pour voter un soutien de 50 milliards d'euros à Kyiv. Un nouveau paquet de sanctions contre Moscou est également en préparation. Les États membres ont validé le plan de la Commission pour identifier et mettre sous séquestre les revenus des actifs de la Banque centrale russe immobilisés en Europe (environ 200 milliards d'euros). A terme, les revenus de ces actifs devraient être taxés et les fonds récoltés transférés à Kyiv. Des transferts estimés entre 3 et 5 milliards d'euros par an. L'accord est selon le New York Times « particulièrement important, tant pour l'Ukraine que pour l'Union européenne ». L'enveloppe d'aide - 33 milliards de prêts et 17 milliards de dons sur quatre ans contribuera à maintenir l'économie ukrainienne à flot pour les quatre prochaines années. Le montant total de l’aide des Européens à l’Ukraine dépasse désormais celui de l’aide américaine. L’annonce de ce soutien européen a été immédiatement saluée par Kyiv, comme une « victoire commune » sur la Russie.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 11 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

REMANIEMENT MINISTÉRIEL
 
Attendue depuis plus de trois semaines, l’achèvement de la composition du gouvernement de Gabriel Attal a été retardé par le refus de François Bayrou d'entrer dans l'équipe. Le dirigeant centriste a invoqué mercredi un désaccord de fond avec les deux têtes de l'exécutif, alors que son nom circulait notamment pour le portefeuille de l'Éducation nationale depuis sa relaxe dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. La liste rendue publique jeudi soir par un simple communiqué de l'Élysée, comprend en plus des 15 ministres de départ, 2 ministres de plein exercice, 13 ministres délégués et 5 secrétaires d'État.
 
Le chef de l’État souhaitait une équipe resserrée de 30 ministres, au lieu des 41 de l'équipe Borne. Au terme du plus long remaniement de l'histoire de la Ve République, le gouvernement est composé de 35 ministres et secrétaires d'État. Promue il y a moins d'un mois à la tête d'un ministère cumulant Éducation, Sports et JO dans le gouvernement de Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra paye des polémiques à répétition en perdant le ministère de l'Éducation nationale, mais conserve celui des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. « Emmené » par Gabriel Attal à Matignon, le dossier éducation sera désormais partagé avec l’ancienne garde des Sceaux Nicole Belloubet. En dépit de la crise ouverte par François Bayrou, le Modem conserve quatre postes. Le parti d'Edouard Philippe passe de 3 à 2 portefeuilles. La plupart des entrants sont des revenants. A Bercy, Olivia Grégoire (Entreprises, Tourisme et Consommation), Thomas Cazenave (Comptes publics) et Roland Lescure (Industrie, et désormais Energie) restent auprès de Bruno Le Maire. Quelques périmètres sont fusionnés pour réduire la taille du gouvernement.
 
Aucun ministre du gouvernement Attal 1 ne vivait plus au sud qu'Angers, ville de Christophe Béchu (Transition écologique). Une Nantaise, une Bourguignonne, une Savoyarde une Héraultaise, Une Marseillaise, font leur entrée. La parité, en revanche, est respectée, même si on peut observer que 8 ministres de plein exercice sur 13 sont des hommes, tandis que 4 secrétaires d'État sur 5 sont des femmes.
 
SI LES ÉTATS-UNIS LACHENT L’UKRAINE, QUE FERA L’EUROPE ?
 
Depuis le début de l'invasion russe il y a près de deux ans, les États-Unis ont alloué plus de 75 milliards de dollars à l'Ukraine, dont 44 milliards d'aide militaire, selon le Kiel Institute. Mais, il y a plusieurs mois, l'administration Biden a prévenu qu'elle n'était plus en mesure de continuer à soutenir militairement l'Ukraine sans l'aval du Congrès, et donc, sans compromis bipartisan. Le 12 décembre, à la Maison-Blanche, aux côtés de son homologue ukrainien, le président américain qui déclarait que l’appui des États-Unis à l’Ukraine se poursuivrait « aussi longtemps que nécessaire » (« as long as it takes »), a nuancé son propos en déclarant que l’aide militaire à Kyiv continuera « aussi longtemps que possible » (« as long as we can »). Certains élus Républicains ont cherché à utiliser cette question pour atteindre un autre objectif : des mesures plus strictes en matière d'immigration et d'asile. Volodymyr Zelensky s’est vainement rendu à deux reprises à Washington pour tenter de convaincre le Congrès de ne pas abandonner l'Ukraine, en dépit des avancées jugées trop modestes de sa contre-offensive : le 6 décembre, les élus Républicains ont bloqué une enveloppe de 106 milliards de dollars comprenant des fonds pour l'Ukraine mais aussi pour Israël, Joe Biden ayant décidé de lier les deux dans un plaidoyer pour la défense de la « démocratie » et de la « sécurité nationale » des États-Unis. Sur les quelque 118 milliards de dollars prévus par ce texte, plus de la moitié est destinée à l'Ukraine, dont 48 milliards de soutien militaire. Mercredi, les sénateurs ont rejeté un texte visant à débloquer de nouveaux fonds pour ces deux pays en guerre, tout en réformant le système migratoire des Etats-Unis. Jeudi, le Sénat a finalement accepté d'examiner un texte sans le volet migratoire. Il pourrait se prononcer prochainement lors d'un vote final puis l'envoyer à la Chambre des représentants, où les Républicains sont majoritaires.
 
A Bruxelles, en revanche, le 1er février, les Européens sont parvenus à contourner l'opposition de Viktor Orbán pour voter un soutien de 50 milliards d'euros à Kyiv. Un nouveau paquet de sanctions contre Moscou est également en préparation. Les États membres ont validé le plan de la Commission pour identifier et mettre sous séquestre les revenus des actifs de la Banque centrale russe immobilisés en Europe (environ 200 milliards d'euros). A terme, les revenus de ces actifs devraient être taxés et les fonds récoltés transférés à Kyiv. Des transferts estimés entre 3 et 5 milliards d'euros par an. L'accord est selon le New York Times « particulièrement important, tant pour l'Ukraine que pour l'Union européenne ». L'enveloppe d'aide - 33 milliards de prêts et 17 milliards de dons sur quatre ans contribuera à maintenir l'économie ukrainienne à flot pour les quatre prochaines années. Le montant total de l’aide des Européens à l’Ukraine dépasse désormais celui de l’aide américaine. L’annonce de ce soutien européen a été immédiatement saluée par Kyiv, comme une « victoire commune » sur la Russie.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 11 février 2024.
 ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:46</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/TQfZXZp]]></podcast:txt><itunes:episode>375</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,David Djaïz,Béatrice Giblin,Jean-Louis Bourlanges,Lucile Schmid,Remaniement,Gabriel Attal,Ukraine,USA,Europe,Joe Biden,Congrès</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Marion Godfroy Tayart de Borms, historienne de la gastronomie (4/4)]]></title><guid isPermaLink="false">8a36f4a8-8ee5-41c8-bcd7-272ee0f0d696</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br>
Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Dans ce quatrième et dernier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms aborde l'importance de la formation en histoire pour les métiers de la gastronomie. Elle souligne la nécessité de connaître l'histoire pour s'inspirer du passé, s'en affranchir et s'inscrire dans l'histoire d'une profession en constante évolution. Elle revient également sur l'évolution des techniques, comme la cuisine à induction, ainsi que l'influence de la télévision et des médias sur la gastronomie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br>
Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Dans ce quatrième et dernier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms aborde l'importance de la formation en histoire pour les métiers de la gastronomie. Elle souligne la nécessité de connaître l'histoire pour s'inspirer du passé, s'en affranchir et s'inscrire dans l'histoire d'une profession en constante évolution. Elle revient également sur l'évolution des techniques, comme la cuisine à induction, ainsi que l'influence de la télévision et des médias sur la gastronomie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 07 Feb 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8a36f4a8-8ee5-41c8-bcd7-272ee0f0d696.mp3?_=1702455171" length="18467787" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 

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Dans ce quatrième et dernier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms aborde l'importance de la formation en histoire pour les métiers de la gastronomie. Elle souligne la nécessité de connaître l'histoire pour s'inspirer du passé, s'en affranchir et s'inscrire dans l'histoire d'une profession en constante évolution. Elle revient également sur l'évolution des techniques, comme la cuisine à induction, ainsi que l'influence de la télévision et des médias sur la gastronomie.
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Dans ce quatrième et dernier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms aborde l'importance de la formation en histoire pour les métiers de la gastronomie. Elle souligne la nécessité de connaître l'histoire pour s'inspirer du passé, s'en affranchir et s'inscrire dans l'histoire d'une profession en constante évolution. Elle revient également sur l'évolution des techniques, comme la cuisine à induction, ainsi que l'influence de la télévision et des médias sur la gastronomie.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Dans ce quatrième et dernier épisode, M...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>19:14</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/bkfcQSq]]></podcast:txt><itunes:episode>363</itunes:episode><itunes:keywords>Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Marion Godfroy Tayart de Borms</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : le procès Pétain, avec Julian Jackson]]></title><guid isPermaLink="false">254fe8f5-14e1-4453-b475-960e8424fd1c</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Julian Jackson, historien britannique, spécialiste de l’histoire de France du XXème siècle.&nbsp;</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Michel Winock, historien et écrivain.</li>
</ul>
<p><strong>LE PROCÈS PÉTAIN</strong></p>
<p>Julian Jackson vous êtes historien, spécialiste du XXe siècle de l’histoire de France. Après un ouvrage sur l’occupation et une biographie de Charles de Gaulle que nous avions saluée ici même, vous publiez <em>France on Trial : The Case of Marshal Pétain,</em>publié au Seuil fin janvier dans une traduction titrée <em>Le Procès Pétain</em> et sous-titrée <em>Vichy face à ses juges.</em></p>
<p>«&nbsp;On peut revisiter le procès de Pétain sans vouloir le refaire, écrivez-vous dans votre introduction. L’exercice permet d’observer les Français de 1945 en train de débattre à chaud de leur histoire.&nbsp;» Comme le suggère le sous-titre de votre livre, ce n’est pas seulement le Maréchal qui est jugé. «&nbsp;Nous serions des hypocrites, écrit Mauriac, si, avant de mêler nos voix à toutes celles qui l’accusent, chacun de nous ne se demandait : qu’ai-je dit, qu’ai-je écrit ou pensé au moment de Munich ? De quel cœur ai-je accueilli l’armistice ? [...] Ne reculons pas devant cette pensée qu’une part de nous‐même fut peut‐être complice, à certaines heures, du vieillard foudroyé.&nbsp;» C’est, au fond, ce qui rend ce procès unique&nbsp;: les Français jugeaient le héros de la Grande Guerre qu’ils avaient presque accueilli avec soulagement (le «&nbsp;lâche soulagement&nbsp;» qu’éprouvait Blum au moment de Munich&nbsp;?)&nbsp;: «&nbsp;Si un référendum s’était tenu en juin 1940 pour confirmer l’arrivée de Pétain à la présidence du Conseil, je pense que 95 % des Français auraient voté en sa faveur&nbsp;», écrivez-vous.</p>
<p>Lorsqu’elle se réunit dans une certaine précipitation la Haute Cour de justice, composée de trois magistrats professionnels et de 24 jurés (12 résistants et 12 parlementaires), se réunit pour juger de la conduite du chef de Vichy, elle peine à déterminer de quoi Pétain doit répondre.</p>
<p>Pour de Gaulle, le crime était l’armistice ; Raymond Aron ne condamnait Pétain qu’à partir de novembre 1942, lorsqu’il était resté en France alors que les Allemands bafouaient l’armistice et franchissaient la&nbsp;ligne de démarcation&nbsp;; Simone Weil, quant à elle, considérait l’armistice comme un acte de lâcheté collective qui ne pouvait être imputé à Pétain seul. Les débats qui se déroulent pendant les trois semaines du procès ne règlent pas cette question.&nbsp;</p>
<p>Vous décrivez toutes les étapes du procès, de l'interrogation du prisonnier jusqu'au délibéré qui condamne Pétain à mort, à l'indignité nationale, et à la confiscation de ses biens, condamnation tempérée par une demande de non-exécution pour «&nbsp;tenir compte du grand âge de l'accusé&nbsp;». Le général de Gaulle, exaucera ce vœu. La Haute cour savait qu’il ne pouvait en aller autrement.</p>
<p>Au lendemain du procès, Mauriac écrit&nbsp;: «&nbsp;Un procès comme celui‐là n’est jamais clos et ne finira jamais d’être plaidé.&nbsp;» Dans la troisième partie de votre livre intitulée «&nbsp;ce passé qui ne passe vraiment pas&nbsp;», vous montrez qu’il avait raison, et vous concluez&nbsp;: «&nbsp;Si le dossier Pétain est clos, le pétainisme n’est pas mort.&nbsp;» Il me semble que c’est en constatant cette permanence du pétainisme, sa présence dans le débat public en 2022 plus de soixante dis-ans après la mort du Maréchal et plus de quatre-vingts ans après son accession au pouvoir que vous avez en quelque sorte remonté le courant à la recherche des raisons et du contenu de cette permanence jusqu’à en arriver à ce procès ni fait ni à faire. Est-ce bien votre démarche&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Julian Jackson, historien britannique, spécialiste de l’histoire de France du XXème siècle.&nbsp;</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Michel Winock, historien et écrivain.</li>
</ul>
<p><strong>LE PROCÈS PÉTAIN</strong></p>
<p>Julian Jackson vous êtes historien, spécialiste du XXe siècle de l’histoire de France. Après un ouvrage sur l’occupation et une biographie de Charles de Gaulle que nous avions saluée ici même, vous publiez <em>France on Trial : The Case of Marshal Pétain,</em>publié au Seuil fin janvier dans une traduction titrée <em>Le Procès Pétain</em> et sous-titrée <em>Vichy face à ses juges.</em></p>
<p>«&nbsp;On peut revisiter le procès de Pétain sans vouloir le refaire, écrivez-vous dans votre introduction. L’exercice permet d’observer les Français de 1945 en train de débattre à chaud de leur histoire.&nbsp;» Comme le suggère le sous-titre de votre livre, ce n’est pas seulement le Maréchal qui est jugé. «&nbsp;Nous serions des hypocrites, écrit Mauriac, si, avant de mêler nos voix à toutes celles qui l’accusent, chacun de nous ne se demandait : qu’ai-je dit, qu’ai-je écrit ou pensé au moment de Munich ? De quel cœur ai-je accueilli l’armistice ? [...] Ne reculons pas devant cette pensée qu’une part de nous‐même fut peut‐être complice, à certaines heures, du vieillard foudroyé.&nbsp;» C’est, au fond, ce qui rend ce procès unique&nbsp;: les Français jugeaient le héros de la Grande Guerre qu’ils avaient presque accueilli avec soulagement (le «&nbsp;lâche soulagement&nbsp;» qu’éprouvait Blum au moment de Munich&nbsp;?)&nbsp;: «&nbsp;Si un référendum s’était tenu en juin 1940 pour confirmer l’arrivée de Pétain à la présidence du Conseil, je pense que 95 % des Français auraient voté en sa faveur&nbsp;», écrivez-vous.</p>
<p>Lorsqu’elle se réunit dans une certaine précipitation la Haute Cour de justice, composée de trois magistrats professionnels et de 24 jurés (12 résistants et 12 parlementaires), se réunit pour juger de la conduite du chef de Vichy, elle peine à déterminer de quoi Pétain doit répondre.</p>
<p>Pour de Gaulle, le crime était l’armistice ; Raymond Aron ne condamnait Pétain qu’à partir de novembre 1942, lorsqu’il était resté en France alors que les Allemands bafouaient l’armistice et franchissaient la&nbsp;ligne de démarcation&nbsp;; Simone Weil, quant à elle, considérait l’armistice comme un acte de lâcheté collective qui ne pouvait être imputé à Pétain seul. Les débats qui se déroulent pendant les trois semaines du procès ne règlent pas cette question.&nbsp;</p>
<p>Vous décrivez toutes les étapes du procès, de l'interrogation du prisonnier jusqu'au délibéré qui condamne Pétain à mort, à l'indignité nationale, et à la confiscation de ses biens, condamnation tempérée par une demande de non-exécution pour «&nbsp;tenir compte du grand âge de l'accusé&nbsp;». Le général de Gaulle, exaucera ce vœu. La Haute cour savait qu’il ne pouvait en aller autrement.</p>
<p>Au lendemain du procès, Mauriac écrit&nbsp;: «&nbsp;Un procès comme celui‐là n’est jamais clos et ne finira jamais d’être plaidé.&nbsp;» Dans la troisième partie de votre livre intitulée «&nbsp;ce passé qui ne passe vraiment pas&nbsp;», vous montrez qu’il avait raison, et vous concluez&nbsp;: «&nbsp;Si le dossier Pétain est clos, le pétainisme n’est pas mort.&nbsp;» Il me semble que c’est en constatant cette permanence du pétainisme, sa présence dans le débat public en 2022 plus de soixante dis-ans après la mort du Maréchal et plus de quatre-vingts ans après son accession au pouvoir que vous avez en quelque sorte remonté le courant à la recherche des raisons et du contenu de cette permanence jusqu’à en arriver à ce procès ni fait ni à faire. Est-ce bien votre démarche&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 04 Feb 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/254fe8f5-14e1-4453-b475-960e8424fd1c.mp3?_=1706825575" length="57480330" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Julian Jackson, historien britannique, spécialiste de l’histoire de France du XXème siècle. 
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Michel Winock, historien et écrivain.

LE PROCÈS PÉTAIN
 
Julian Jackson vous êtes historien, spécialiste du XXe siècle de l’histoire de France. Après un ouvrage sur l’occupation et une biographie de Charles de Gaulle que nous avions saluée ici même, vous publiez France on Trial : The Case of Marshal Pétain,publié au Seuil fin janvier dans une traduction titrée Le Procès Pétain et sous-titrée Vichy face à ses juges.
 
« On peut revisiter le procès de Pétain sans vouloir le refaire, écrivez-vous dans votre introduction. L’exercice permet d’observer les Français de 1945 en train de débattre à chaud de leur histoire. » Comme le suggère le sous-titre de votre livre, ce n’est pas seulement le Maréchal qui est jugé. « Nous serions des hypocrites, écrit Mauriac, si, avant de mêler nos voix à toutes celles qui l’accusent, chacun de nous ne se demandait : qu’ai-je dit, qu’ai-je écrit ou pensé au moment de Munich ? De quel cœur ai-je accueilli l’armistice ? [...] Ne reculons pas devant cette pensée qu’une part de nous‐même fut peut‐être complice, à certaines heures, du vieillard foudroyé. » C’est, au fond, ce qui rend ce procès unique : les Français jugeaient le héros de la Grande Guerre qu’ils avaient presque accueilli avec soulagement (le « lâche soulagement » qu’éprouvait Blum au moment de Munich ?) : « Si un référendum s’était tenu en juin 1940 pour confirmer l’arrivée de Pétain à la présidence du Conseil, je pense que 95 % des Français auraient voté en sa faveur », écrivez-vous.
 
Lorsqu’elle se réunit dans une certaine précipitation la Haute Cour de justice, composée de trois magistrats professionnels et de 24 jurés (12 résistants et 12 parlementaires), se réunit pour juger de la conduite du chef de Vichy, elle peine à déterminer de quoi Pétain doit répondre.
 
Pour de Gaulle, le crime était l’armistice ; Raymond Aron ne condamnait Pétain qu’à partir de novembre 1942, lorsqu’il était resté en France alors que les Allemands bafouaient l’armistice et franchissaient la ligne de démarcation ; Simone Weil, quant à elle, considérait l’armistice comme un acte de lâcheté collective qui ne pouvait être imputé à Pétain seul. Les débats qui se déroulent pendant les trois semaines du procès ne règlent pas cette question. 
 
Vous décrivez toutes les étapes du procès, de l'interrogation du prisonnier jusqu'au délibéré qui condamne Pétain à mort, à l'indignité nationale, et à la confiscation de ses biens, condamnation tempérée par une demande de non-exécution pour « tenir compte du grand âge de l'accusé ». Le général de Gaulle, exaucera ce vœu. La Haute cour savait qu’il ne pouvait en aller autrement.
 
Au lendemain du procès, Mauriac écrit : « Un procès comme celui‐là n’est jamais clos et ne finira jamais d’être plaidé. » Dans la troisième partie de votre livre intitulée « ce passé qui ne passe vraiment pas », vous montrez qu’il avait raison, et vous concluez : « Si le dossier Pétain est clos, le pétainisme n’est pas mort. » Il me semble que c’est en constatant cette permanence du pétainisme, sa présence dans le débat public en 2022 plus de soixante dis-ans après la mort du Maréchal et plus de quatre-vingts ans après son accession au pouvoir que vous avez en quelque sorte remonté le courant à la recherche des raisons et du contenu de cette permanence jusqu’à en arriver à ce procès ni fait ni à faire. Est-ce bien votre démarche ?
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Avec cette semaine :
 

  - Julian Jackson, historien britannique, spécialiste de l’histoire de France du XXème siècle. 
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Michel Winock, historien et écrivain.

LE PROCÈS PÉTAIN
 
Julian Jackson vous êtes historien, spécialiste du XXe siècle de l’histoire de France. Après un ouvrage sur l’occupation et une biographie de Charles de Gaulle que nous avions saluée ici même, vous publiez France on Trial : The Case of Marshal Pétain,publié au Seuil fin janvier dans une traduction titrée Le Procès Pétain et sous-titrée Vichy face à ses juges.
 
« On peut revisiter le procès de Pétain sans vouloir le refaire, écrivez-vous dans votre introduction. L’exercice permet d’observer les Français de 1945 en train de débattre à chaud de leur histoire. » Comme le suggère le sous-titre de votre livre, ce n’est pas seulement le Maréchal qui est jugé. « Nous serions des hypocrites, écrit Mauriac, si, avant de mêler nos voix à toutes celles qui l’accusent, chacun de nous ne se demandait : qu’ai-je dit, qu’ai-je écrit ou pensé au moment de Munich ? De quel cœur ai-je accueilli l’armistice ? [...] Ne reculons pas devant cette pensée qu’une part de nous‐même fut peut‐être complice, à certaines heures, du vieillard foudroyé. » C’est, au fond, ce qui rend ce procès unique : les Français jugeaient le héros de la Grande Guerre qu’ils avaient presque accueilli avec soulagement (le « lâche soulagement » qu’éprouvait Blum au moment de Munich ?) : « Si un référendum s’était tenu en juin 1940 pour confirmer l’arrivée de Pétain à la présidence du Conseil, je pense que 95 % des Français auraient voté en sa faveur », écrivez-vous.
 
Lorsqu’elle se réunit dans une certaine précipitation la Haute Cour de justice, composée de trois magistrats professionnels et de 24 jurés (12 résistants et 12 parlementaires), se réunit pour juger de la conduite du chef de Vichy, elle peine à déterminer de quoi Pétain doit répondre.
 
Pour de Gaulle, le crime était l’armistice ; Raymond Aron ne condamnait Pétain qu’à partir de novembre 1942, lorsqu’il était resté en France alors que les Allemands bafouaient l’armistice et franchissaient la ligne de démarcation ; Simone Weil, quant à elle, considérait l’armistice comme un acte de lâcheté collective qui ne pouvait être imputé à Pétain seul. Les débats qui se déroulent pendant les trois semaines du procès ne règlent pas cette question. 
 
Vous décrivez toutes les étapes du procès, de l'interrogation du prisonnier jusqu'au délibéré qui condamne Pétain à mort, à l'indignité nationale, et à la confiscation de ses biens, condamnation tempérée par une demande de non-exécution pour « tenir compte du grand âge de l'accusé ». Le général de Gaulle, exaucera ce vœu. La Haute cour savait qu’il ne pouvait en aller autrement.
 
Au lendemain du procès, Mauriac écrit : « Un procès comme celui‐là n’est jamais clos et ne finira jamais d’être plaidé. » Dans la troisième partie de votre livre intitulée « ce passé qui ne passe vraiment pas », vous montrez qu’il avait raison, et vous concluez : « Si le dossier Pétain est clos, le pétainisme n’est pas mort. » Il me semble que c’est en constatant cette permanence du pétainisme, sa présence dans le débat public en 2022 plus de soixante dis-ans après la mort du Maréchal et plus de quatre-vingts ans après son accession au pouvoir que vous avez en quelque sorte remonté le courant à la recherche des raisons et du contenu de cette permanence jusqu’à en arriver à ce procès ni fait ni à faire. Est-ce bien votre démarche ?
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 février 2024.
 
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<p><br>
Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Dans ce troisième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms raconte l'histoire du célèbre Fouquet's, depuis son ouverture en 1898. Elle décrit comment ce lieu est devenu un symbole de pouvoir et de sociabilité dans le Paris de l'époque. Elle évoque notamment le rôle du Fouquet's dans l'histoire du cinéma français et sa transformation en un lieu emblématique de cette industrie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br>
Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Dans ce troisième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms raconte l'histoire du célèbre Fouquet's, depuis son ouverture en 1898. Elle décrit comment ce lieu est devenu un symbole de pouvoir et de sociabilité dans le Paris de l'époque. Elle évoque notamment le rôle du Fouquet's dans l'histoire du cinéma français et sa transformation en un lieu emblématique de cette industrie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 31 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d65975fc-9125-4793-8d9d-7840a2e8aedc.mp3?_=1702455003" length="13119999" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 

Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.
 

 
Dans ce troisième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms raconte l'histoire du célèbre Fouquet's, depuis son ouverture en 1898. Elle décrit comment ce lieu est devenu un symbole de pouvoir et de sociabilité dans le Paris de l'époque. Elle évoque notamment le rôle du Fouquet's dans l'histoire du cinéma français et sa transformation en un lieu emblématique de cette industrie.
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Dans ce troisième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms raconte l'histoire du célèbre Fouquet's, depuis son ouverture en 1898. Elle décrit comment ce lieu est devenu un symbole de pouvoir et de sociabilité dans le Paris de l'époque. Elle évoque notamment le rôle du Fouquet's dans l'histoire du cinéma français et sa transformation en un lieu emblématique de cette industrie.
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Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.
 

 
Dans ce troisième épisode, Marion F. Go...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>13:39</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/hNFGoKt]]></podcast:txt><itunes:episode>363</itunes:episode><itunes:keywords>Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Marion Godfroy Tayart de Borms</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le Conseil Constitutionnel et la loi immigration / Les révoltes paysannes en Europe]]></title><guid isPermaLink="false">56743061-fead-4a29-a7aa-b8d0dcd1962a</guid><description><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET LA LOI IMMIGRATION</strong></p>
<p>Le projet de loi sur l’immigration adopté dans un climat de tension par le Parlement le 19&nbsp;décembre, restreignait le regroupement familial, l’accès des non-Européens à certaines prestations sociales et mettait fin à l’automaticité du droit du sol … Fin décembre, la loi a fait l’objet de quatre saisines du Conseil constitutionnel : celle du président de la République, celle de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et deux saisines de députés et sénateurs de gauche. De l’aveu même du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a porté ce texte, plusieurs dispositions étaient <em>«&nbsp;manifestement et clairement contraires à la Constitution&nbsp;»</em> et certains au sein de l’exécutif espéraient une censure partielle.</p>
<p>Le 8&nbsp;janvier, Emmanuel Macron, lors de la présentation de ses vœux au Conseil constitutionnel, s’était fait sermonner par Laurent Fabius, qui &nbsp;déclarait que la juridiction qu’il préside n'est «&nbsp;<em>ni une chambre d'écho des tendances de l'opinion, ni une chambre d'appel des choix du Parlement&nbsp;</em>», qui soulignait « <em>une certaine confusion chez certains entre le droit et la politique</em> » avant de rappeler au chef de l’Etat les bases d’un <em>« Etat de droit »</em>, et notamment cette règle : on ne peut pas voter une loi dont on sait que certaines dispositions sont contraires à la loi fondamentale. L'occasion de citer son prédécesseur Robert Badinter : « <em>Une loi inconstitutionnelle est nécessairement mauvaise, mais une loi mauvaise n'est pas nécessairement inconstitutionnelle</em> ».</p>
<p>Dans sa décision rendue jeudi, le Conseil constitutionnel a censuré plus du tiers du texte, dont le durcissement de l’accès aux prestations sociales. Des 86&nbsp;articles de la loi, 32 ont été censurés en tant que cavalier législatif, en raison de l'absence de lien entre leur objet et celui de la loi. C'est le cas des articles liés au regroupement familial, la mise en place d'une caution pour les étudiants étrangers, la délivrance d'un titre de séjour pour motif de santé ou encore la restriction des prestations sociales (allocations familiales, aide personnalisée au logement…).. Toutes ces mesures avaient été portées par Les Républicains (LR) dans le cadre de l'accord passé avec la majorité pour faire voter la loi. Après la censure du Conseil Constitutionnel, Gérald Darmanin se félicite de la validation de <em>«&nbsp;l’intégralité du texte du gouvernement&nbsp;»</em>, LR réclame un <em>«&nbsp;projet de loi immigration 2 »</em> pour y inclure les mesures rejetées, le RN demande un référendum.</p>
<p><strong>LES RÉVOLTES PAYSANNES EN EUROPE</strong></p>
<p>L'Europe est depuis plusieurs semaines agitée par les révoltes des agriculteurs contre de multiples politiques, bruxelloises et nationales, climatiques ou économiques. Une vague de colère se répand chez les agriculteurs allemands, roumains, espagnols, français ou néerlandais, pour des raisons propres à chaque pays, mais qui se rejoignent dans leur dénonciation unanime de mesures trop contraignantes et trop chères. Souvent revient la question des enjeux climatiques, faisant resurgir un conflit redondant entre le monde agricole et environnemental. La première mèche a été allumée aux Pays-Bas. Les agriculteurs néerlandais se sont engagés dans une révolte nationale contre un plan du gouvernement qui visait à réduire le nombre de vaches de 30 % d'ici 2030, afin de faire baisser les émissions d'azote du pays. Cette colère a résonné en Irlande, où les producteurs laitiers ont manifesté leur mécontentement eux aussi contre des restrictions imposées à l'azote. Même causes, mêmes effets en Belgique. En Allemagne, en revanche, les agriculteurs se mobilisent contre une réforme de la fiscalité qui prévoit en 2026 de supprimer une exonération sur le diesel agricole. Partout, les inquiétudes des agriculteurs se cristallisent autour des répercussions financières de mesures qui mêlent économies budgétaires et décisions écologiques. Mais les politiques climatiques ne sont pas les seules à déstabiliser le monde agricole. En Roumanie et en Pologne, la guerre en Ukraine remet en question les modèles économiques des exploitants locaux. L'ouverture à l'importation des céréales ukrainiennes pour soutenir l'économie de leur voisin en guerre a mis en difficulté leurs producteurs nationaux. Résultat : des centaines de tracteurs et camions de marchandises ont paralysé les routes polonaises et roumaines, et même des voies de passage avec l'Ukraine. Les agriculteurs européens dénoncent tous le Pacte vert européen ou Green Deal qui prône la transition écologique des Etats membres de l'UE, fixe des objectifs de réduction d'usage des pesticides, de développement de l'agriculture biologique et de protection de la biodiversité, mais qui intervient dans un contexte déjà tendu pour les agriculteurs, bousculés par des événements climatiques extrêmes, la flambée de leurs coûts de production et les conséquences commerciales de la guerre en Ukraine.</p>
<p>En France, selon un sondage Elabe/BFM 70% des Français pensent que la mobilisation va déclencher <em>«&nbsp;un mouvement social de grande ampleur dans les prochaines semaines&nbsp;»</em>. 89% soutiennent le mouvement (plus que pour les Gilets Jaunes) et <a href="http://go.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADgcB_wAActfFWIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBlsUc9r_cC9Hw-SUuI49MsXSldPAAIwzU/10/yFiLGZSP-Qt1PuDgQ5UiwA/aHR0cHM6Ly9oYXJyaXMtaW50ZXJhY3RpdmUuZnIvb3Bpbmlvbl9wb2xscy9vYnNlcnZhdG9pcmUtZGUtbGEtbW9iaWxpc2F0aW9uLWRlcy1hZ3JpY3VsdGV1cnMtMjAyNC8"><u>70% approuvent le blocage des routes</u> </a>et refusent toute intervention des forces de l’ordre. Le malaise paysan pourrait vite trouver une traduction dans les urnes : selon le dernier sondage Elabe, 51 % des agriculteurs placent la question du pouvoir d'achat et de la lutte contre l'inflation en tête des enjeux des élections européennes, et 29 % se disent prêts à voter pour la liste Bardella. A quelques semaines du lancement du Salon international de l'agriculture, qui se tiendra du 24&nbsp;février au 3 mars à Paris, l'exécutif tente une modération.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! <a href="https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement">https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement</a></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET LA LOI IMMIGRATION</strong></p>
<p>Le projet de loi sur l’immigration adopté dans un climat de tension par le Parlement le 19&nbsp;décembre, restreignait le regroupement familial, l’accès des non-Européens à certaines prestations sociales et mettait fin à l’automaticité du droit du sol … Fin décembre, la loi a fait l’objet de quatre saisines du Conseil constitutionnel : celle du président de la République, celle de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et deux saisines de députés et sénateurs de gauche. De l’aveu même du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a porté ce texte, plusieurs dispositions étaient <em>«&nbsp;manifestement et clairement contraires à la Constitution&nbsp;»</em> et certains au sein de l’exécutif espéraient une censure partielle.</p>
<p>Le 8&nbsp;janvier, Emmanuel Macron, lors de la présentation de ses vœux au Conseil constitutionnel, s’était fait sermonner par Laurent Fabius, qui &nbsp;déclarait que la juridiction qu’il préside n'est «&nbsp;<em>ni une chambre d'écho des tendances de l'opinion, ni une chambre d'appel des choix du Parlement&nbsp;</em>», qui soulignait « <em>une certaine confusion chez certains entre le droit et la politique</em> » avant de rappeler au chef de l’Etat les bases d’un <em>« Etat de droit »</em>, et notamment cette règle : on ne peut pas voter une loi dont on sait que certaines dispositions sont contraires à la loi fondamentale. L'occasion de citer son prédécesseur Robert Badinter : « <em>Une loi inconstitutionnelle est nécessairement mauvaise, mais une loi mauvaise n'est pas nécessairement inconstitutionnelle</em> ».</p>
<p>Dans sa décision rendue jeudi, le Conseil constitutionnel a censuré plus du tiers du texte, dont le durcissement de l’accès aux prestations sociales. Des 86&nbsp;articles de la loi, 32 ont été censurés en tant que cavalier législatif, en raison de l'absence de lien entre leur objet et celui de la loi. C'est le cas des articles liés au regroupement familial, la mise en place d'une caution pour les étudiants étrangers, la délivrance d'un titre de séjour pour motif de santé ou encore la restriction des prestations sociales (allocations familiales, aide personnalisée au logement…).. Toutes ces mesures avaient été portées par Les Républicains (LR) dans le cadre de l'accord passé avec la majorité pour faire voter la loi. Après la censure du Conseil Constitutionnel, Gérald Darmanin se félicite de la validation de <em>«&nbsp;l’intégralité du texte du gouvernement&nbsp;»</em>, LR réclame un <em>«&nbsp;projet de loi immigration 2 »</em> pour y inclure les mesures rejetées, le RN demande un référendum.</p>
<p><strong>LES RÉVOLTES PAYSANNES EN EUROPE</strong></p>
<p>L'Europe est depuis plusieurs semaines agitée par les révoltes des agriculteurs contre de multiples politiques, bruxelloises et nationales, climatiques ou économiques. Une vague de colère se répand chez les agriculteurs allemands, roumains, espagnols, français ou néerlandais, pour des raisons propres à chaque pays, mais qui se rejoignent dans leur dénonciation unanime de mesures trop contraignantes et trop chères. Souvent revient la question des enjeux climatiques, faisant resurgir un conflit redondant entre le monde agricole et environnemental. La première mèche a été allumée aux Pays-Bas. Les agriculteurs néerlandais se sont engagés dans une révolte nationale contre un plan du gouvernement qui visait à réduire le nombre de vaches de 30 % d'ici 2030, afin de faire baisser les émissions d'azote du pays. Cette colère a résonné en Irlande, où les producteurs laitiers ont manifesté leur mécontentement eux aussi contre des restrictions imposées à l'azote. Même causes, mêmes effets en Belgique. En Allemagne, en revanche, les agriculteurs se mobilisent contre une réforme de la fiscalité qui prévoit en 2026 de supprimer une exonération sur le diesel agricole. Partout, les inquiétudes des agriculteurs se cristallisent autour des répercussions financières de mesures qui mêlent économies budgétaires et décisions écologiques. Mais les politiques climatiques ne sont pas les seules à déstabiliser le monde agricole. En Roumanie et en Pologne, la guerre en Ukraine remet en question les modèles économiques des exploitants locaux. L'ouverture à l'importation des céréales ukrainiennes pour soutenir l'économie de leur voisin en guerre a mis en difficulté leurs producteurs nationaux. Résultat : des centaines de tracteurs et camions de marchandises ont paralysé les routes polonaises et roumaines, et même des voies de passage avec l'Ukraine. Les agriculteurs européens dénoncent tous le Pacte vert européen ou Green Deal qui prône la transition écologique des Etats membres de l'UE, fixe des objectifs de réduction d'usage des pesticides, de développement de l'agriculture biologique et de protection de la biodiversité, mais qui intervient dans un contexte déjà tendu pour les agriculteurs, bousculés par des événements climatiques extrêmes, la flambée de leurs coûts de production et les conséquences commerciales de la guerre en Ukraine.</p>
<p>En France, selon un sondage Elabe/BFM 70% des Français pensent que la mobilisation va déclencher <em>«&nbsp;un mouvement social de grande ampleur dans les prochaines semaines&nbsp;»</em>. 89% soutiennent le mouvement (plus que pour les Gilets Jaunes) et <a href="http://go.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADgcB_wAActfFWIAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBlsUc9r_cC9Hw-SUuI49MsXSldPAAIwzU/10/yFiLGZSP-Qt1PuDgQ5UiwA/aHR0cHM6Ly9oYXJyaXMtaW50ZXJhY3RpdmUuZnIvb3Bpbmlvbl9wb2xscy9vYnNlcnZhdG9pcmUtZGUtbGEtbW9iaWxpc2F0aW9uLWRlcy1hZ3JpY3VsdGV1cnMtMjAyNC8"><u>70% approuvent le blocage des routes</u> </a>et refusent toute intervention des forces de l’ordre. Le malaise paysan pourrait vite trouver une traduction dans les urnes : selon le dernier sondage Elabe, 51 % des agriculteurs placent la question du pouvoir d'achat et de la lutte contre l'inflation en tête des enjeux des élections européennes, et 29 % se disent prêts à voter pour la liste Bardella. A quelques semaines du lancement du Salon international de l'agriculture, qui se tiendra du 24&nbsp;février au 3 mars à Paris, l'exécutif tente une modération.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 28 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/56743061-fead-4a29-a7aa-b8d0dcd1962a.mp3?_=1706264057" length="57972027" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET LA LOI IMMIGRATION
 
Le projet de loi sur l’immigration adopté dans un climat de tension par le Parlement le 19 décembre, restreignait le regroupement familial, l’accès des non-Européens à certaines prestations sociales et mettait fin à l’automaticité du droit du sol … Fin décembre, la loi a fait l’objet de quatre saisines du Conseil constitutionnel : celle du président de la République, celle de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et deux saisines de députés et sénateurs de gauche. De l’aveu même du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a porté ce texte, plusieurs dispositions étaient « manifestement et clairement contraires à la Constitution » et certains au sein de l’exécutif espéraient une censure partielle.
 
Le 8 janvier, Emmanuel Macron, lors de la présentation de ses vœux au Conseil constitutionnel, s’était fait sermonner par Laurent Fabius, qui déclarait que la juridiction qu’il préside n'est « ni une chambre d'écho des tendances de l'opinion, ni une chambre d'appel des choix du Parlement », qui soulignait « une certaine confusion chez certains entre le droit et la politique » avant de rappeler au chef de l’Etat les bases d’un « Etat de droit », et notamment cette règle : on ne peut pas voter une loi dont on sait que certaines dispositions sont contraires à la loi fondamentale. L'occasion de citer son prédécesseur Robert Badinter : « Une loi inconstitutionnelle est nécessairement mauvaise, mais une loi mauvaise n'est pas nécessairement inconstitutionnelle ».
 
Dans sa décision rendue jeudi, le Conseil constitutionnel a censuré plus du tiers du texte, dont le durcissement de l’accès aux prestations sociales. Des 86 articles de la loi, 32 ont été censurés en tant que cavalier législatif, en raison de l'absence de lien entre leur objet et celui de la loi. C'est le cas des articles liés au regroupement familial, la mise en place d'une caution pour les étudiants étrangers, la délivrance d'un titre de séjour pour motif de santé ou encore la restriction des prestations sociales (allocations familiales, aide personnalisée au logement…).. Toutes ces mesures avaient été portées par Les Républicains (LR) dans le cadre de l'accord passé avec la majorité pour faire voter la loi. Après la censure du Conseil Constitutionnel, Gérald Darmanin se félicite de la validation de « l’intégralité du texte du gouvernement », LR réclame un « projet de loi immigration 2 » pour y inclure les mesures rejetées, le RN demande un référendum.
 
LES RÉVOLTES PAYSANNES EN EUROPE
 
L'Europe est depuis plusieurs semaines agitée par les révoltes des agriculteurs contre de multiples politiques, bruxelloises et nationales, climatiques ou économiques. Une vague de colère se répand chez les agriculteurs allemands, roumains, espagnols, français ou néerlandais, pour des raisons propres à chaque pays, mais qui se rejoignent dans leur dénonciation unanime de mesures trop contraignantes et trop chères. Souvent revient la question des enjeux climatiques, faisant resurgir un conflit redondant entre le monde agricole et environnemental. La première mèche a été allumée aux Pays-Bas. Les agriculteurs néerlandais se sont engagés dans une révolte nationale contre un plan du gouvernement qui visait à réduire le nombre de vaches de 30 % d'ici 2030, afin de faire baisser les émissions d'azote du pays. Cette colère a résonné en Irlande, où les producteurs laitiers ont manifesté leur mécontentement eux aussi contre des restrictions imposées à l'azote. Même causes, mêmes effets en Belgique. En Allemagne, en revanche, les agriculteurs se mobilisent contre une réforme de la fiscalité qui prévoit en 2026 de supprimer une exonération sur le diesel agricole. Partout, les inquiétudes des agriculteurs se cristallisent autour des répercussions financières de mesures qui mêlent économies budgétaires et décisions écologiques. Mais les politiques climatiques ne sont pas les seules à déstabiliser le monde agricole. En Roumanie et en Pologne, la guerre en Ukraine remet en question les modèles économiques des exploitants locaux. L'ouverture à l'importation des céréales ukrainiennes pour soutenir l'économie de leur voisin en guerre a mis en difficulté leurs producteurs nationaux. Résultat : des centaines de tracteurs et camions de marchandises ont paralysé les routes polonaises et roumaines, et même des voies de passage avec l'Ukraine. Les agriculteurs européens dénoncent tous le Pacte vert européen ou Green Deal qui prône la transition écologique des Etats membres de l'UE, fixe des objectifs de réduction d'usage des pesticides, de développement de l'agriculture biologique et de protection de la biodiversité, mais qui intervient dans un contexte déjà tendu pour les agriculteurs, bousculés par des événements climatiques extrêmes, la flambée de leurs coûts de production et les conséquences commerciales de la guerre en Ukraine.
 
En France, selon un sondage Elabe/BFM 70% des Français pensent que la mobilisation va déclencher « un mouvement social de grande ampleur dans les prochaines semaines ». 89% soutiennent le mouvement (plus que pour les Gilets Jaunes) et 70% approuvent le blocage des routes et refusent toute intervention des forces de l’ordre. Le malaise paysan pourrait vite trouver une traduction dans les urnes : selon le dernier sondage Elabe, 51 % des agriculteurs placent la question du pouvoir d'achat et de la lutte contre l'inflation en tête des enjeux des élections européennes, et 29 % se disent prêts à voter pour la liste Bardella. A quelques semaines du lancement du Salon international de l'agriculture, qui se tiendra du 24 février au 3 mars à Paris, l'exécutif tente une modération.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET LA LOI IMMIGRATION
 
Le projet de loi sur l’immigration adopté dans un climat de tension par le Parlement le 19 décembre, restreignait le regroupement familial, l’accès des non-Européens à certaines prestations sociales et mettait fin à l’automaticité du droit du sol … Fin décembre, la loi a fait l’objet de quatre saisines du Conseil constitutionnel : celle du président de la République, celle de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et deux saisines de députés et sénateurs de gauche. De l’aveu même du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a porté ce texte, plusieurs dispositions étaient « manifestement et clairement contraires à la Constitution » et certains au sein de l’exécutif espéraient une censure partielle.
 
Le 8 janvier, Emmanuel Macron, lors de la présentation de ses vœux au Conseil constitutionnel, s’était fait sermonner par Laurent Fabius, qui déclarait que la juridiction qu’il préside n'est « ni une chambre d'écho des tendances de l'opinion, ni une chambre d'appel des choix du Parlement », qui soulignait « une certaine confusion chez certains entre le droit et la politique » avant de rappeler au chef de l’Etat les bases d’un « Etat de droit », et notamment cette règle : on ne peut pas voter une loi dont on sait que certaines dispositions sont contraires à la loi fondamentale. L'occasion de citer son prédécesseur Robert Badinter : « Une loi inconstitutionnelle est nécessairement mauvaise, mais une loi mauvaise n'est pas nécessairement inconstitutionnelle ».
 
Dans sa décision rendue jeudi, le Conseil constitutionnel a censuré plus du tiers du texte, dont le durcissement de l’accès aux prestations sociales. Des 86 articles de la loi, 32 ont été censurés en tant que cavalier législatif, en raison de l'absence de lien entre leur objet et celui de la loi. C'est le cas des articles liés au regroupement familial, la mise en place d'une caution pour les étudiants étrangers, la délivrance d'un titre de séjour pour motif de santé ou encore la restriction des prestations sociales (allocations familiales, aide personnalisée au logement…).. Toutes ces mesures avaient été portées par Les Républicains (LR) dans le cadre de l'accord passé avec la majorité pour faire voter la loi. Après la censure du Conseil Constitutionnel, Gérald Darmanin se félicite de la validation de « l’intégralité du texte du gouvernement », LR réclame un « projet de loi immigration 2 » pour y inclure les mesures rejetées, le RN demande un référendum.
 
LES RÉVOLTES PAYSANNES EN EUROPE
 
L'Europe est depuis plusieurs semaines agitée par les révoltes des agriculteurs contre de multiples politiques, bruxelloises et nationales, climatiques ou économiques. Une vague de colère se répand chez les agriculteurs allemands, roumains, espagnols, français ou néerlandais, pour des raisons propres à chaque pays, mais qui se rejoignent dans leur dénonciation unanime de mesures trop contraignantes et trop chères. Souvent revient la question des enjeux climatiques, faisant resurgir un conflit redondant entre le monde agricole et environnemental. La première mèche a été allumée aux Pays-Bas. Les agriculteurs néerlandais se sont engagés dans une révolte nationale contre un plan du gouvernement qui visait à réduire le nombre de vaches de 30 % d'ici 2030, afin de faire baisser les émissions d'azote du pays. Cette colère a résonné en Irlande, où les producteurs laitiers ont manifesté leur mécontentement eux aussi contre des restrictions imposées à l'azote. Même causes, mêmes effets en Belgique. En Allemagne, en revanche, les agriculteurs se mobilisent contre une réforme de la fiscalité qui prévoit en 2026 de supprimer une exonération sur le diesel agricole. Partout, les inquiétudes des agriculteurs se cristallisent autour des répercussions financières de mesures qui mêlent économies budgétaires et décisions écologiques. Mais les politiques climatiques ne sont pas les seules à déstabiliser le monde agricole. En Roumanie et en Pologne, la guerre en Ukraine remet en question les modèles économiques des exploitants locaux. L'ouverture à l'importation des céréales ukrainiennes pour soutenir l'économie de leur voisin en guerre a mis en difficulté leurs producteurs nationaux. Résultat : des centaines de tracteurs et camions de marchandises ont paralysé les routes polonaises et roumaines, et même des voies de passage avec l'Ukraine. Les agriculteurs européens dénoncent tous le Pacte vert européen ou Green Deal qui prône la transition écologique des Etats membres de l'UE, fixe des objectifs de réduction d'usage des pesticides, de développement de l'agriculture biologique et de protection de la biodiversité, mais qui intervient dans un contexte déjà tendu pour les agriculteurs, bousculés par des événements climatiques extrêmes, la flambée de leurs coûts de production et les conséquences commerciales de la guerre en Ukraine.
 
En France, selon un sondage Elabe/BFM 70% des Français pensent que la mobilisation va déclencher « un mouvement social de grande ampleur dans les prochaines semaines ». 89% soutiennent le mouvement (plus que pour les Gilets Jaunes) et 70% approuvent le blocage des routes et refusent toute intervention des forces de l’ordre. Le malaise paysan pourrait vite trouver une traduction dans les urnes : selon le dernier sondage Elabe, 51 % des agriculteurs placent la question du pouvoir d'achat et de la lutte contre l'inflation en tête des enjeux des élections européennes, et 29 % se disent prêts à voter pour la liste Bardella. A quelques semaines du lancement du Salon international de l'agriculture, qui se tiendra du 24 février au 3 mars à Paris, l'exécutif tente une modération.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 26 janvier 2024.
 
]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:23</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/hawILof]]></podcast:txt><itunes:episode>371</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Michel Eltchnaninoff,Béatrice Giblin,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Marion Godfroy Tayart de Borms, historienne de la gastronomie (2/4)]]></title><guid isPermaLink="false">c1f82da2-9fdd-47dc-ba2d-47c10267b88c</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br>
Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms se concentre sur l'époque de Napoléon et la façon dont la gastronomie reflète le pouvoir et le raffinement. Elle évoque les figures de Napoléon et de Talleyrand, mettant en lumière leur compréhension de l'importance de la table et de l'étiquette impériale. L'histoire de Carême, le premier chef à mettre en avant sa signature et son image, est également abordée, ainsi que l'évolution de la gastronomie dans la société, notamment l'accessibilité limitée de la classe moyenne à certaines techniques culinaires.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br>
Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms se concentre sur l'époque de Napoléon et la façon dont la gastronomie reflète le pouvoir et le raffinement. Elle évoque les figures de Napoléon et de Talleyrand, mettant en lumière leur compréhension de l'importance de la table et de l'étiquette impériale. L'histoire de Carême, le premier chef à mettre en avant sa signature et son image, est également abordée, ainsi que l'évolution de la gastronomie dans la société, notamment l'accessibilité limitée de la classe moyenne à certaines techniques culinaires.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 24 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c1f82da2-9fdd-47dc-ba2d-47c10267b88c.mp3?_=1702454492" length="18507493" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 

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Dans ce deuxième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms se concentre sur l'époque de Napoléon et la façon dont la gastronomie reflète le pouvoir et le raffinement. Elle évoque les figures de Napoléon et de Talleyrand, mettant en lumière leur compréhension de l'importance de la table et de l'étiquette impériale. L'histoire de Carême, le premier chef à mettre en avant sa signature et son image, est également abordée, ainsi que l'évolution de la gastronomie dans la société, notamment l'accessibilité limitée de la classe moyenne à certaines techniques culinaires.
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Dans ce deuxième épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms se concentre sur l'époque de Napoléon et la façon dont la gastronomie reflète le pouvoir et le raffinement. Elle évoque les figures de Napoléon et de Talleyrand, mettant en lumière leur compréhension de l'importance de la table et de l'étiquette impériale. L'histoire de Carême, le premier chef à mettre en avant sa signature et son image, est également abordée, ainsi que l'évolution de la gastronomie dans la société, notamment l'accessibilité limitée de la classe moyenne à certaines techniques culinaires.
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Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.
 

 
Dans ce deuxième épisode, Marion F. God...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>19:16</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/drTGVbn]]></podcast:txt><itunes:episode>363</itunes:episode><itunes:keywords>Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Marion Godfroy Tayart de Borms</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Après la conférence de presse de Macron, quoi de neuf ? / Élections à Taïwan ]]></title><guid isPermaLink="false">b2a070bf-6e25-4c97-92e8-432e6a2cdd21</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>APRÈS LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE MACRON, QUOI DE NEUF&nbsp;?</strong></p>
<p>Mardi soir, le président de la République a fixé le cap, pour <em>« rendre la France plus forte et plus juste »</em> et tracé trois lignes directrices : « <em>Audace, action et efficacité&nbsp;</em>». Le chef de l’État&nbsp;s'est concentré sur les réformes de l'Éducation nationale&nbsp;: l'uniforme sera testé dès l'an prochain, dans une centaine d'établissements volontaires en primaire, au collège et&nbsp;au lycée, mais pas en maternelle. Les établissements devront organiser des cérémonies de remise des diplômes, notamment du brevet des collèges. La Marseillaise, sera enseignété &nbsp;aux enfants en primaire. C’était déjà une obligation depuis 2005, mais <a href="https://www.lepoint.fr/debats/damon-faire-chanter-la-marseillaise-en-primaire-quelle-bonne-idee-07-08-2017-2148433_2.php"><u>tombée en désuétude</u></a>. Les heures d’instruction civique seront doublées.</p>
<p>Ce <em>«&nbsp;réarmement civique&nbsp;»</em> se couple à un <em>«&nbsp;réarmement démographique&nbsp;»</em>, visant à pallier la chute de la natalité. Le congé parental sera transformé en un <em>«&nbsp;congé de naissance&nbsp;»</em>, mieux rémunéré, ouvert aux deux parents et limité à six mois. Parmi les mesures annoncées, une commission d'experts doit notamment déterminer d'ici au mois de mars <em>«&nbsp;le bon usage des écrans pour nos enfants dans les familles à la maison&nbsp;»</em>, comme à l'école. L'ordre qui doit rendre <em>«&nbsp;la France plus forte&nbsp;»</em>, s'applique notamment à la lutte contre l'islamisme et au trafic de drogue, qui vise désormais les petites villes et les villages. Pour y remédier, le rythme des opérations dites <em>«&nbsp;place nette&nbsp;»</em> frappant les narcotrafiquants sera accéléré&nbsp;: <em>«&nbsp;dix opérations de ce type seront conduites chaque semaine&nbsp;»</em>. Dans la fonction publique, la rémunération au mérite sera renforcée. Pour les classes moyennes, une baisse de 2&nbsp;milliards d'euros d'impôts, longtemps évoquée est désormais actée pour 2025. Emmanuel Macron a annoncé, pour continuer de lever les blocages et les freins à l'innovation, une loi Macron 2 pour la croissance, pour <em>«&nbsp;lutter contre les rentes »</em>, et pour la simplification. Il souhaite lancer un acte II de la réforme du marché du travail lancé en 2017 pour atteindre le plein-emploi en 2027. A la clé, des mesures logement et transports. Enfin, pour lutter contre les déserts médicaux, qui sont l'une des premières préoccupations des Français, le chef de l'État a demandé la régularisation des médecins étrangers. Selon lui, contraindre les médecins à s’installer dans les régions en manque n'est pas la bonne solution. Il privilégie une réorganisation du système de santé. Sur les médicaments, la franchise va doubler.</p>
<p><br></p>
<p>ÉLECTIONS À TAÏWAN&nbsp;</p>
<p><br></p>
<p>Le 13&nbsp;janvier, Lai Ching-te du Parti démocrate progressiste (DPP) d'inspiration indépendantiste a été élu à la présidence de Taïwan avec 40,1&nbsp;% des voix. Il s'agit de la troisième victoire consécutive du DPP à la présidentielle, du jamais vu dans la jeune démocratie taïwanaise. Lai Ching-te a profité d'une forte participation de plus de 70 % et de la division de l'opposition, marquée par l'émergence d'un troisième parti populiste, le Parti du Peuple de Taïwan, qui a récolté 26 % des voix en misant sur les enjeux économiques. Le nouveau président perd toutefois sa majorité parlementaire en n’obtenant que 51&nbsp;sièges à la chambre basse, contre 52&nbsp;pour le Kouomintang favorable à un rapprochement avec la Chine et 8&nbsp;sièges pour le Parti du Peuple de Taïwan. Cela risque de compliquer le vote de certaines lois sur la défense, le budget et les échanges avec le continent chinois. Selon le suivi de l’Université Chengchi, si plus de 90&nbsp;% des habitants de l’île sont des descendants de Chinois, plus de 62&nbsp;% s’identifient uniquement comme taïwanais, contre 17&nbsp;% en&nbsp;1992 ; et 30,5&nbsp;% se voient comme taïwanais et chinois, contre 46&nbsp;% il y a trois décennies.</p>
<p>Lai Ching-te ne prendra ses fonctions qu’en mai, mais Pékin a répété, dès l'annonce des résultats que sa détermination à réaliser la réunification restait intacte. Les États-Unis ont félicité Lai pour sa victoire, mais en pesant leurs mots à l'heure d'une timide relance diplomatique avec la Chine, depuis le sommet de San Francisco, entre Joe Biden et Xi Jinping en novembre. <em>« Nous ne soutenons pas l'indépendance »</em>, a déclaré le président américain tandis qu’une délégation de hauts diplomates américains s’est rendue dimanche à Taipei pour réaffirmer l'appui à l'île. Ces précautions n'ont pas suffi à rassurer Pékin, qui a <em>« déploré fortement »</em> ces félicitations, car elles envoient un <em>«&nbsp;message erroné »</em> aux forces <em>«&nbsp;séparatistes »</em>. Le statut de Taïwan est le sujet le plus explosif dans les relations entre la Chine et les États-Unis. Si Washington reconnaît Pékin au détriment de Taipei depuis 1979, le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan, dans le but affiché de dissuader la Chine de toute volonté expansionniste. Le Quai d’Orsay, comme l’UE, ont félicité <em>« les électeurs&nbsp;»</em> et <em>« les élus »,</em> sans spécifier le nom du vainqueur du scrutin. &nbsp;Au lendemain du scrutin, Taïwan a perdu un de ses rares alliés diplomatiques avec l'annonce par Nauru, un micro-Etat du Pacifique, de la rupture des liens avec Taipei. Taïwan n'est désormais plus reconnu officiellement que par 12 pays dans le monde.</p>
<p>Promettant d'être <em>«&nbsp;du côté de la démocratie&nbsp;»</em>, le président élu prévoit de <em>«&nbsp;poursuivre les échanges et la coopération avec la Chine&nbsp;»</em>, premier partenaire commercial de Taïwan, territoire de 23&nbsp;millions d'habitants situé à 180&nbsp;km des côtes chinoises. Un conflit dans le détroit les séparant serait désastreux pour l'économie mondiale&nbsp;: plus de 50&nbsp;% des conteneurs transportés dans le monde y transitent et l'île produit 70&nbsp;% des semi-conducteurs de la planète.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>APRÈS LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE MACRON, QUOI DE NEUF&nbsp;?</strong></p>
<p>Mardi soir, le président de la République a fixé le cap, pour <em>« rendre la France plus forte et plus juste »</em> et tracé trois lignes directrices : « <em>Audace, action et efficacité&nbsp;</em>». Le chef de l’État&nbsp;s'est concentré sur les réformes de l'Éducation nationale&nbsp;: l'uniforme sera testé dès l'an prochain, dans une centaine d'établissements volontaires en primaire, au collège et&nbsp;au lycée, mais pas en maternelle. Les établissements devront organiser des cérémonies de remise des diplômes, notamment du brevet des collèges. La Marseillaise, sera enseignété &nbsp;aux enfants en primaire. C’était déjà une obligation depuis 2005, mais <a href="https://www.lepoint.fr/debats/damon-faire-chanter-la-marseillaise-en-primaire-quelle-bonne-idee-07-08-2017-2148433_2.php"><u>tombée en désuétude</u></a>. Les heures d’instruction civique seront doublées.</p>
<p>Ce <em>«&nbsp;réarmement civique&nbsp;»</em> se couple à un <em>«&nbsp;réarmement démographique&nbsp;»</em>, visant à pallier la chute de la natalité. Le congé parental sera transformé en un <em>«&nbsp;congé de naissance&nbsp;»</em>, mieux rémunéré, ouvert aux deux parents et limité à six mois. Parmi les mesures annoncées, une commission d'experts doit notamment déterminer d'ici au mois de mars <em>«&nbsp;le bon usage des écrans pour nos enfants dans les familles à la maison&nbsp;»</em>, comme à l'école. L'ordre qui doit rendre <em>«&nbsp;la France plus forte&nbsp;»</em>, s'applique notamment à la lutte contre l'islamisme et au trafic de drogue, qui vise désormais les petites villes et les villages. Pour y remédier, le rythme des opérations dites <em>«&nbsp;place nette&nbsp;»</em> frappant les narcotrafiquants sera accéléré&nbsp;: <em>«&nbsp;dix opérations de ce type seront conduites chaque semaine&nbsp;»</em>. Dans la fonction publique, la rémunération au mérite sera renforcée. Pour les classes moyennes, une baisse de 2&nbsp;milliards d'euros d'impôts, longtemps évoquée est désormais actée pour 2025. Emmanuel Macron a annoncé, pour continuer de lever les blocages et les freins à l'innovation, une loi Macron 2 pour la croissance, pour <em>«&nbsp;lutter contre les rentes »</em>, et pour la simplification. Il souhaite lancer un acte II de la réforme du marché du travail lancé en 2017 pour atteindre le plein-emploi en 2027. A la clé, des mesures logement et transports. Enfin, pour lutter contre les déserts médicaux, qui sont l'une des premières préoccupations des Français, le chef de l'État a demandé la régularisation des médecins étrangers. Selon lui, contraindre les médecins à s’installer dans les régions en manque n'est pas la bonne solution. Il privilégie une réorganisation du système de santé. Sur les médicaments, la franchise va doubler.</p>
<p><br></p>
<p>ÉLECTIONS À TAÏWAN&nbsp;</p>
<p><br></p>
<p>Le 13&nbsp;janvier, Lai Ching-te du Parti démocrate progressiste (DPP) d'inspiration indépendantiste a été élu à la présidence de Taïwan avec 40,1&nbsp;% des voix. Il s'agit de la troisième victoire consécutive du DPP à la présidentielle, du jamais vu dans la jeune démocratie taïwanaise. Lai Ching-te a profité d'une forte participation de plus de 70 % et de la division de l'opposition, marquée par l'émergence d'un troisième parti populiste, le Parti du Peuple de Taïwan, qui a récolté 26 % des voix en misant sur les enjeux économiques. Le nouveau président perd toutefois sa majorité parlementaire en n’obtenant que 51&nbsp;sièges à la chambre basse, contre 52&nbsp;pour le Kouomintang favorable à un rapprochement avec la Chine et 8&nbsp;sièges pour le Parti du Peuple de Taïwan. Cela risque de compliquer le vote de certaines lois sur la défense, le budget et les échanges avec le continent chinois. Selon le suivi de l’Université Chengchi, si plus de 90&nbsp;% des habitants de l’île sont des descendants de Chinois, plus de 62&nbsp;% s’identifient uniquement comme taïwanais, contre 17&nbsp;% en&nbsp;1992 ; et 30,5&nbsp;% se voient comme taïwanais et chinois, contre 46&nbsp;% il y a trois décennies.</p>
<p>Lai Ching-te ne prendra ses fonctions qu’en mai, mais Pékin a répété, dès l'annonce des résultats que sa détermination à réaliser la réunification restait intacte. Les États-Unis ont félicité Lai pour sa victoire, mais en pesant leurs mots à l'heure d'une timide relance diplomatique avec la Chine, depuis le sommet de San Francisco, entre Joe Biden et Xi Jinping en novembre. <em>« Nous ne soutenons pas l'indépendance »</em>, a déclaré le président américain tandis qu’une délégation de hauts diplomates américains s’est rendue dimanche à Taipei pour réaffirmer l'appui à l'île. Ces précautions n'ont pas suffi à rassurer Pékin, qui a <em>« déploré fortement »</em> ces félicitations, car elles envoient un <em>«&nbsp;message erroné »</em> aux forces <em>«&nbsp;séparatistes »</em>. Le statut de Taïwan est le sujet le plus explosif dans les relations entre la Chine et les États-Unis. Si Washington reconnaît Pékin au détriment de Taipei depuis 1979, le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan, dans le but affiché de dissuader la Chine de toute volonté expansionniste. Le Quai d’Orsay, comme l’UE, ont félicité <em>« les électeurs&nbsp;»</em> et <em>« les élus »,</em> sans spécifier le nom du vainqueur du scrutin. &nbsp;Au lendemain du scrutin, Taïwan a perdu un de ses rares alliés diplomatiques avec l'annonce par Nauru, un micro-Etat du Pacifique, de la rupture des liens avec Taipei. Taïwan n'est désormais plus reconnu officiellement que par 12 pays dans le monde.</p>
<p>Promettant d'être <em>«&nbsp;du côté de la démocratie&nbsp;»</em>, le président élu prévoit de <em>«&nbsp;poursuivre les échanges et la coopération avec la Chine&nbsp;»</em>, premier partenaire commercial de Taïwan, territoire de 23&nbsp;millions d'habitants situé à 180&nbsp;km des côtes chinoises. Un conflit dans le détroit les séparant serait désastreux pour l'économie mondiale&nbsp;: plus de 50&nbsp;% des conteneurs transportés dans le monde y transitent et l'île produit 70&nbsp;% des semi-conducteurs de la planète.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 21 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/b2a070bf-6e25-4c97-92e8-432e6a2cdd21.mp3?_=1705651852" length="59114310" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

APRÈS LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE MACRON, QUOI DE NEUF ?
 
Mardi soir, le président de la République a fixé le cap, pour « rendre la France plus forte et plus juste » et tracé trois lignes directrices : « Audace, action et efficacité ». Le chef de l’État s'est concentré sur les réformes de l'Éducation nationale : l'uniforme sera testé dès l'an prochain, dans une centaine d'établissements volontaires en primaire, au collège et au lycée, mais pas en maternelle. Les établissements devront organiser des cérémonies de remise des diplômes, notamment du brevet des collèges. La Marseillaise, sera enseignété aux enfants en primaire. C’était déjà une obligation depuis 2005, mais tombée en désuétude. Les heures d’instruction civique seront doublées.
 
Ce « réarmement civique » se couple à un « réarmement démographique », visant à pallier la chute de la natalité. Le congé parental sera transformé en un « congé de naissance », mieux rémunéré, ouvert aux deux parents et limité à six mois. Parmi les mesures annoncées, une commission d'experts doit notamment déterminer d'ici au mois de mars « le bon usage des écrans pour nos enfants dans les familles à la maison », comme à l'école. L'ordre qui doit rendre « la France plus forte », s'applique notamment à la lutte contre l'islamisme et au trafic de drogue, qui vise désormais les petites villes et les villages. Pour y remédier, le rythme des opérations dites « place nette » frappant les narcotrafiquants sera accéléré : « dix opérations de ce type seront conduites chaque semaine ». Dans la fonction publique, la rémunération au mérite sera renforcée. Pour les classes moyennes, une baisse de 2 milliards d'euros d'impôts, longtemps évoquée est désormais actée pour 2025. Emmanuel Macron a annoncé, pour continuer de lever les blocages et les freins à l'innovation, une loi Macron 2 pour la croissance, pour « lutter contre les rentes », et pour la simplification. Il souhaite lancer un acte II de la réforme du marché du travail lancé en 2017 pour atteindre le plein-emploi en 2027. A la clé, des mesures logement et transports. Enfin, pour lutter contre les déserts médicaux, qui sont l'une des premières préoccupations des Français, le chef de l'État a demandé la régularisation des médecins étrangers. Selon lui, contraindre les médecins à s’installer dans les régions en manque n'est pas la bonne solution. Il privilégie une réorganisation du système de santé. Sur les médicaments, la franchise va doubler.
 

 
ÉLECTIONS À TAÏWAN 
 

 
Le 13 janvier, Lai Ching-te du Parti démocrate progressiste (DPP) d'inspiration indépendantiste a été élu à la présidence de Taïwan avec 40,1 % des voix. Il s'agit de la troisième victoire consécutive du DPP à la présidentielle, du jamais vu dans la jeune démocratie taïwanaise. Lai Ching-te a profité d'une forte participation de plus de 70 % et de la division de l'opposition, marquée par l'émergence d'un troisième parti populiste, le Parti du Peuple de Taïwan, qui a récolté 26 % des voix en misant sur les enjeux économiques. Le nouveau président perd toutefois sa majorité parlementaire en n’obtenant que 51 sièges à la chambre basse, contre 52 pour le Kouomintang favorable à un rapprochement avec la Chine et 8 sièges pour le Parti du Peuple de Taïwan. Cela risque de compliquer le vote de certaines lois sur la défense, le budget et les échanges avec le continent chinois. Selon le suivi de l’Université Chengchi, si plus de 90 % des habitants de l’île sont des descendants de Chinois, plus de 62 % s’identifient uniquement comme taïwanais, contre 17 % en 1992 ; et 30,5 % se voient comme taïwanais et chinois, contre 46 % il y a trois décennies.
 
Lai Ching-te ne prendra ses fonctions qu’en mai, mais Pékin a répété, dès l'annonce des résultats que sa détermination à réaliser la réunification restait intacte. Les États-Unis ont félicité Lai pour sa victoire, mais en pesant leurs mots à l'heure d'une timide relance diplomatique avec la Chine, depuis le sommet de San Francisco, entre Joe Biden et Xi Jinping en novembre. « Nous ne soutenons pas l'indépendance », a déclaré le président américain tandis qu’une délégation de hauts diplomates américains s’est rendue dimanche à Taipei pour réaffirmer l'appui à l'île. Ces précautions n'ont pas suffi à rassurer Pékin, qui a « déploré fortement » ces félicitations, car elles envoient un « message erroné » aux forces « séparatistes ». Le statut de Taïwan est le sujet le plus explosif dans les relations entre la Chine et les États-Unis. Si Washington reconnaît Pékin au détriment de Taipei depuis 1979, le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan, dans le but affiché de dissuader la Chine de toute volonté expansionniste. Le Quai d’Orsay, comme l’UE, ont félicité « les électeurs » et « les élus », sans spécifier le nom du vainqueur du scrutin. Au lendemain du scrutin, Taïwan a perdu un de ses rares alliés diplomatiques avec l'annonce par Nauru, un micro-Etat du Pacifique, de la rupture des liens avec Taipei. Taïwan n'est désormais plus reconnu officiellement que par 12 pays dans le monde.
 
Promettant d'être « du côté de la démocratie », le président élu prévoit de « poursuivre les échanges et la coopération avec la Chine », premier partenaire commercial de Taïwan, territoire de 23 millions d'habitants situé à 180 km des côtes chinoises. Un conflit dans le détroit les séparant serait désastreux pour l'économie mondiale : plus de 50 % des conteneurs transportés dans le monde y transitent et l'île produit 70 % des semi-conducteurs de la planète.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

APRÈS LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE MACRON, QUOI DE NEUF ?
 
Mardi soir, le président de la République a fixé le cap, pour « rendre la France plus forte et plus juste » et tracé trois lignes directrices : « Audace, action et efficacité ». Le chef de l’État s'est concentré sur les réformes de l'Éducation nationale : l'uniforme sera testé dès l'an prochain, dans une centaine d'établissements volontaires en primaire, au collège et au lycée, mais pas en maternelle. Les établissements devront organiser des cérémonies de remise des diplômes, notamment du brevet des collèges. La Marseillaise, sera enseignété aux enfants en primaire. C’était déjà une obligation depuis 2005, mais tombée en désuétude. Les heures d’instruction civique seront doublées.
 
Ce « réarmement civique » se couple à un « réarmement démographique », visant à pallier la chute de la natalité. Le congé parental sera transformé en un « congé de naissance », mieux rémunéré, ouvert aux deux parents et limité à six mois. Parmi les mesures annoncées, une commission d'experts doit notamment déterminer d'ici au mois de mars « le bon usage des écrans pour nos enfants dans les familles à la maison », comme à l'école. L'ordre qui doit rendre « la France plus forte », s'applique notamment à la lutte contre l'islamisme et au trafic de drogue, qui vise désormais les petites villes et les villages. Pour y remédier, le rythme des opérations dites « place nette » frappant les narcotrafiquants sera accéléré : « dix opérations de ce type seront conduites chaque semaine ». Dans la fonction publique, la rémunération au mérite sera renforcée. Pour les classes moyennes, une baisse de 2 milliards d'euros d'impôts, longtemps évoquée est désormais actée pour 2025. Emmanuel Macron a annoncé, pour continuer de lever les blocages et les freins à l'innovation, une loi Macron 2 pour la croissance, pour « lutter contre les rentes », et pour la simplification. Il souhaite lancer un acte II de la réforme du marché du travail lancé en 2017 pour atteindre le plein-emploi en 2027. A la clé, des mesures logement et transports. Enfin, pour lutter contre les déserts médicaux, qui sont l'une des premières préoccupations des Français, le chef de l'État a demandé la régularisation des médecins étrangers. Selon lui, contraindre les médecins à s’installer dans les régions en manque n'est pas la bonne solution. Il privilégie une réorganisation du système de santé. Sur les médicaments, la franchise va doubler.
 

 
ÉLECTIONS À TAÏWAN 
 

 
Le 13 janvier, Lai Ching-te du Parti démocrate progressiste (DPP) d'inspiration indépendantiste a été élu à la présidence de Taïwan avec 40,1 % des voix. Il s'agit de la troisième victoire consécutive du DPP à la présidentielle, du jamais vu dans la jeune démocratie taïwanaise. Lai Ching-te a profité d'une forte participation de plus de 70 % et de la division de l'opposition, marquée par l'émergence d'un troisième parti populiste, le Parti du Peuple de Taïwan, qui a récolté 26 % des voix en misant sur les enjeux économiques. Le nouveau président perd toutefois sa majorité parlementaire en n’obtenant que 51 sièges à la chambre basse, contre 52 pour le Kouomintang favorable à un rapprochement avec la Chine et 8 sièges pour le Parti du Peuple de Taïwan. Cela risque de compliquer le vote de certaines lois sur la défense, le budget et les échanges avec le continent chinois. Selon le suivi de l’Université Chengchi, si plus de 90 % des habitants de l’île sont des descendants de Chinois, plus de 62 % s’identifient uniquement comme taïwanais, contre 17 % en 1992 ; et 30,5 % se voient comme taïwanais et chinois, contre 46 % il y a trois décennies.
 
Lai Ching-te ne prendra ses fonctions qu’en mai, mais Pékin a répété, dès l'annonce des résultats que sa détermination à réaliser la réunification restait intacte. Les États-Unis ont félicité Lai pour sa victoire, mais en pesant leurs mots à l'heure d'une timide relance diplomatique avec la Chine, depuis le sommet de San Francisco, entre Joe Biden et Xi Jinping en novembre. « Nous ne soutenons pas l'indépendance », a déclaré le président américain tandis qu’une délégation de hauts diplomates américains s’est rendue dimanche à Taipei pour réaffirmer l'appui à l'île. Ces précautions n'ont pas suffi à rassurer Pékin, qui a « déploré fortement » ces félicitations, car elles envoient un « message erroné » aux forces « séparatistes ». Le statut de Taïwan est le sujet le plus explosif dans les relations entre la Chine et les États-Unis. Si Washington reconnaît Pékin au détriment de Taipei depuis 1979, le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan, dans le but affiché de dissuader la Chine de toute volonté expansionniste. Le Quai d’Orsay, comme l’UE, ont félicité « les électeurs » et « les élus », sans spécifier le nom du vainqueur du scrutin. Au lendemain du scrutin, Taïwan a perdu un de ses rares alliés diplomatiques avec l'annonce par Nauru, un micro-Etat du Pacifique, de la rupture des liens avec Taipei. Taïwan n'est désormais plus reconnu officiellement que par 12 pays dans le monde.
 
Promettant d'être « du côté de la démocratie », le président élu prévoit de « poursuivre les échanges et la coopération avec la Chine », premier partenaire commercial de Taïwan, territoire de 23 millions d'habitants situé à 180 km des côtes chinoises. Un conflit dans le détroit les séparant serait désastreux pour l'économie mondiale : plus de 50 % des conteneurs transportés dans le monde y transitent et l'île produit 70 % des semi-conducteurs de la planète.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et f...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:34</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zAwoadh]]></podcast:txt><itunes:episode>368</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Béatrice Giblin,Richard Werly,Lionel Zinsou,Emmanuel Macron</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Marion Godfroy Tayart de Borms, historienne de la gastronomie (1/4)]]></title><guid isPermaLink="false">1ca521a6-7ca1-4e63-9461-a593631c7a84</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Marion F. Godfroy-Tayart de Borms, historienne spécialiste de la gastronomie et ses chefs.<br>
<br>
Dans ce premier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms nous plonge dans l'histoire de la gastronomie et ses chefs, explorant les différents codes de cet art, tels que les couleurs, les saveurs et la santé. Elle illustre comment le bien-vivre et la sociabilité se sont développés à travers les banquets, depuis l'époque des Romains. Elle nous raconte également l'évolution de la cuisine à travers les âges, de la période médiévale raffinée à la Renaissance et les influences nouvelles, soulignant l'importance de la codification et de l'innovation dans l'art culinaire.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Marion F. Godfroy-Tayart de Borms, historienne spécialiste de la gastronomie et ses chefs.<br>
<br>
Dans ce premier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms nous plonge dans l'histoire de la gastronomie et ses chefs, explorant les différents codes de cet art, tels que les couleurs, les saveurs et la santé. Elle illustre comment le bien-vivre et la sociabilité se sont développés à travers les banquets, depuis l'époque des Romains. Elle nous raconte également l'évolution de la cuisine à travers les âges, de la période médiévale raffinée à la Renaissance et les influences nouvelles, soulignant l'importance de la codification et de l'innovation dans l'art culinaire.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 17 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1ca521a6-7ca1-4e63-9461-a593631c7a84.mp3?_=1702454071" length="17660700" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Marion F. Godfroy-Tayart de Borms, historienne spécialiste de la gastronomie et ses chefs.

Dans ce premier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms nous plonge dans l'histoire de la gastronomie et ses chefs, explorant les différents codes de cet art, tels que les couleurs, les saveurs et la santé. Elle illustre comment le bien-vivre et la sociabilité se sont développés à travers les banquets, depuis l'époque des Romains. Elle nous raconte également l'évolution de la cuisine à travers les âges, de la période médiévale raffinée à la Renaissance et les influences nouvelles, soulignant l'importance de la codification et de l'innovation dans l'art culinaire.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Marion F. Godfroy-Tayart de Borms, historienne spécialiste de la gastronomie et ses chefs.

Dans ce premier épisode, Marion F. Godfroy-Tayart de Borms nous plonge dans l'histoire de la gastronomie et ses chefs, explorant les différents codes de cet art, tels que les couleurs, les saveurs et la santé. Elle illustre comment le bien-vivre et la sociabilité se sont développés à travers les banquets, depuis l'époque des Romains. Elle nous raconte également l'évolution de la cuisine à travers les âges, de la période médiévale raffinée à la Renaissance et les influences nouvelles, soulignant l'importance de la codification et de l'innovation dans l'art culinaire.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Une conversation entre Marion Godfroy Tayart de Borms et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 27 novembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe M...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>18:23</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zAIutiM]]></podcast:txt><itunes:episode>363</itunes:episode><itunes:keywords>Philippe Meyer,Culture,Marion Godfroy Tayart de Borms</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Un remaniement, pour quoi faire ? / Israël, toujours plus la guerre ]]></title><guid isPermaLink="false">1aa77e72-b09b-45dc-8f9d-a047c234960d</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>UN REMANIEMENT, POUR QUOI FAIRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Mardi, le président de la République a fait le choix de Gabriel Attal pour remplacer Elisabeth Borne à Matignon. Comme elle, issu du Parti socialiste, ce macroniste de la première heure a effectué une trajectoire gouvernementale fulgurante et, en moins de six mois Rue de Grenelle, une impressionnante ascension dans l'opinion.</p>
<p>Sa nomination est un pari pour tenter de retrouver, avant les européennes, «&nbsp;<em>l'audace</em> » et le «&nbsp;<em>mouvement</em> » du début du premier quinquennat. Sur X (anciennement Twitter), Emmanuel Macron a défendu <em>« la fidélité à l'esprit de 2017 : dépassement et audace »</em>. Cette nomination s’inscrit dans la ligne de ses vœux aux Français, dans lesquels il insistait sur la nécessité d'un <em>« réarmement »</em> dans un certain nombre de domaines, <em>« civique »</em> notamment. L'Élysée précise qu’il s’agit d’<em>« un choix de fond pour une nouvelle phase du quinquennat »</em>.</p>
<p>Gabriel Attal est attendu l'arme au pied par les oppositions qui n'ont vu en lui qu'un fac-similé du Président. Éric Ciotti (LR) dénonce « la communication permanente », Jean-Luc Mélenchon (LFI) moque un simple « porte-parole », le communiste Ian Brossat «&nbsp;un clone » et Olivier Faure (PS) juge qu'« Emmanuel Macron se succède à lui-même. » Dans la majorité, nombre de députés ont salué <em>« l'élan »</em> espéré via cette nomination. D'autres, tout en lui reconnaissant un grand sens politique et un <em>« art consommé de la communication&nbsp;»</em>, estiment qu'il incarne le <em>« désidéologisation de la politique&nbsp;»</em>.</p>
<p>Dans son discours d’arrivée à Matignon, Gabriel Attal a tenu à reprendre son thème fétiche des classes moyennes, de ceux <em>« qui travaillent et qui financent nos services publics et notre modèle social »</em> et qui <em>« ne s'y retrouvent plus&nbsp;»</em>. Le quotidien L’Opinion&nbsp;liste les douze travaux du tout nouveau chef du gouvernement&nbsp;: Vaincre le chômage&nbsp;; Rembourser la dette&nbsp;; Restaurer l’autorité&nbsp;; Sauver la planète&nbsp;; Réussir les Jeux Olympiques&nbsp;; Assurer la survie du macronisme&nbsp;; Vaincre le Rassemblement national&nbsp;; Convaincre la droite&nbsp;; Calmer l’aile gauche&nbsp;; Relever le niveau à l’école&nbsp;; Faire face aux urgences&nbsp;; Apprivoiser les poids lourds.</p>
<p>Le défi le plus proche est celui des élections européennes de juin prochain qui s'annoncent difficiles pour la majorité face au Rassemblement national et qui seront une étape majeure avant la présidentielle de 2027 et la succession d'Emmanuel Macron.</p>
<p><br></p>
<p>***</p>
<p><br></p>
<p><strong>ISRAËL, TOUJOURS PLUS LA GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Trois mois après l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, Israël est toujours plongé dans la guerre et rien ne semble indiquer une prochaine sortie de crise. Le conflit pourrait même entrer dans une nouvelle phase. L'assassinat ciblé le 2 janvier, à Beyrouth, de Saleh al-Arouri, numéro deux de la branche politique du Hamas, réveille la crainte qu'il ne prenne une dimension régionale avec l'ouverture d'un nouveau front au nord d'Israël. <em>« Le crime que constitue l’assassinat de Saleh Al-Arouri au cœur de la banlieue sud de Beyrouth est une grave agression contre le Liban</em> (…) <em>et ne restera pas sans riposte ou impuni »</em>, a promis le Hezbollah. Le ministère iranien des affaires étrangères a déclaré que l’assassinat de Saleh Al-Arouri allait donner encore plus de motivation à l’<em>« axe de résistance »</em> contre Israël. Un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé que <em>« Tsahal est prête à faire face à tous les scénarios »</em>, autrement dit à une guerre sur plusieurs fronts au sud à Gaza, au nord au Liban et en Syrie, sans compter de possibles tirs de missiles des Houthis yéménites alliés de Téhéran ou de milices pro-iraniennes depuis l'Irak.</p>
<p>Le ministre de la Défense, Yoav Gallant a rappelé les objectifs des forces de défense israéliennes : le retour des otages israéliens, le démantèlement militaire et opérationnel du Hamas, la suppression de la menace sécuritaire dans la bande de Gaza. Cependant, l’armée a besoin de clarifications, afin de réduire le nombre de ses troupes au sol. Un redéploiement attendu en janvier est déjà signalé. Tsahal souhaite préserver ses réservistes pour une guerre longue, qui coûte quelque 100&nbsp;millions d’euros par jour, et préparer une éventuelle poursuite de la guerre au nord du pays, contre le Hezbollah libanais. D'importants renforts militaires ont été déployés en Cisjordanie ainsi qu'à la frontière avec le Liban.</p>
<p>Le 6 janvier, l'armée israélienne annonçait avoir <em>« achevé le démantèlement de la structure militaire du Hamas dans le nord de la bande de Gaza »</em> : seules des bandes de miliciens isolés y agiraient encore. Plus de 80% de la population dans la bande de Gaza a dû abandonner ses foyers, plus de 22.000&nbsp;personnes, civils et combattants, ont été tuées et 7.000&nbsp;sont portées disparues, selon le ministère de la santé de Gaza. L'armée israélienne reconnaît implicitement que les deux tiers d'entre eux sont des civils, et non des combattants ennemis. De son côté, elle a perdu 175&nbsp;soldats depuis le début de son offensive terrestre, le 27 octobre.</p>
<p>En amont de la visite du secrétaire d’État américain Anthony Blinken dans la région, le ministre israélien de la Défense a présenté pour la première fois depuis le 7 octobre des pistes pour l'après-guerre. Dans son scénario, pas de retour des colons israéliens dans la bande de Gaza mais une administration locale validée par Israël, qui garderait le contrôle militaire du territoire. Ce plan est contesté au sein même du gouvernement israélien, dont les ministres ultra-nationalistes sont favorables à l'implantation de colonies. Benyamin Netanyahou, qui a besoin de leur soutien pour garder la majorité à la Knesset, ne s'est pas encore prononcé clairement.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>UN REMANIEMENT, POUR QUOI FAIRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Mardi, le président de la République a fait le choix de Gabriel Attal pour remplacer Elisabeth Borne à Matignon. Comme elle, issu du Parti socialiste, ce macroniste de la première heure a effectué une trajectoire gouvernementale fulgurante et, en moins de six mois Rue de Grenelle, une impressionnante ascension dans l'opinion.</p>
<p>Sa nomination est un pari pour tenter de retrouver, avant les européennes, «&nbsp;<em>l'audace</em> » et le «&nbsp;<em>mouvement</em> » du début du premier quinquennat. Sur X (anciennement Twitter), Emmanuel Macron a défendu <em>« la fidélité à l'esprit de 2017 : dépassement et audace »</em>. Cette nomination s’inscrit dans la ligne de ses vœux aux Français, dans lesquels il insistait sur la nécessité d'un <em>« réarmement »</em> dans un certain nombre de domaines, <em>« civique »</em> notamment. L'Élysée précise qu’il s’agit d’<em>« un choix de fond pour une nouvelle phase du quinquennat »</em>.</p>
<p>Gabriel Attal est attendu l'arme au pied par les oppositions qui n'ont vu en lui qu'un fac-similé du Président. Éric Ciotti (LR) dénonce « la communication permanente », Jean-Luc Mélenchon (LFI) moque un simple « porte-parole », le communiste Ian Brossat «&nbsp;un clone » et Olivier Faure (PS) juge qu'« Emmanuel Macron se succède à lui-même. » Dans la majorité, nombre de députés ont salué <em>« l'élan »</em> espéré via cette nomination. D'autres, tout en lui reconnaissant un grand sens politique et un <em>« art consommé de la communication&nbsp;»</em>, estiment qu'il incarne le <em>« désidéologisation de la politique&nbsp;»</em>.</p>
<p>Dans son discours d’arrivée à Matignon, Gabriel Attal a tenu à reprendre son thème fétiche des classes moyennes, de ceux <em>« qui travaillent et qui financent nos services publics et notre modèle social »</em> et qui <em>« ne s'y retrouvent plus&nbsp;»</em>. Le quotidien L’Opinion&nbsp;liste les douze travaux du tout nouveau chef du gouvernement&nbsp;: Vaincre le chômage&nbsp;; Rembourser la dette&nbsp;; Restaurer l’autorité&nbsp;; Sauver la planète&nbsp;; Réussir les Jeux Olympiques&nbsp;; Assurer la survie du macronisme&nbsp;; Vaincre le Rassemblement national&nbsp;; Convaincre la droite&nbsp;; Calmer l’aile gauche&nbsp;; Relever le niveau à l’école&nbsp;; Faire face aux urgences&nbsp;; Apprivoiser les poids lourds.</p>
<p>Le défi le plus proche est celui des élections européennes de juin prochain qui s'annoncent difficiles pour la majorité face au Rassemblement national et qui seront une étape majeure avant la présidentielle de 2027 et la succession d'Emmanuel Macron.</p>
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<p><strong>ISRAËL, TOUJOURS PLUS LA GUERRE&nbsp;?</strong></p>
<p>Trois mois après l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, Israël est toujours plongé dans la guerre et rien ne semble indiquer une prochaine sortie de crise. Le conflit pourrait même entrer dans une nouvelle phase. L'assassinat ciblé le 2 janvier, à Beyrouth, de Saleh al-Arouri, numéro deux de la branche politique du Hamas, réveille la crainte qu'il ne prenne une dimension régionale avec l'ouverture d'un nouveau front au nord d'Israël. <em>« Le crime que constitue l’assassinat de Saleh Al-Arouri au cœur de la banlieue sud de Beyrouth est une grave agression contre le Liban</em> (…) <em>et ne restera pas sans riposte ou impuni »</em>, a promis le Hezbollah. Le ministère iranien des affaires étrangères a déclaré que l’assassinat de Saleh Al-Arouri allait donner encore plus de motivation à l’<em>« axe de résistance »</em> contre Israël. Un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé que <em>« Tsahal est prête à faire face à tous les scénarios »</em>, autrement dit à une guerre sur plusieurs fronts au sud à Gaza, au nord au Liban et en Syrie, sans compter de possibles tirs de missiles des Houthis yéménites alliés de Téhéran ou de milices pro-iraniennes depuis l'Irak.</p>
<p>Le ministre de la Défense, Yoav Gallant a rappelé les objectifs des forces de défense israéliennes : le retour des otages israéliens, le démantèlement militaire et opérationnel du Hamas, la suppression de la menace sécuritaire dans la bande de Gaza. Cependant, l’armée a besoin de clarifications, afin de réduire le nombre de ses troupes au sol. Un redéploiement attendu en janvier est déjà signalé. Tsahal souhaite préserver ses réservistes pour une guerre longue, qui coûte quelque 100&nbsp;millions d’euros par jour, et préparer une éventuelle poursuite de la guerre au nord du pays, contre le Hezbollah libanais. D'importants renforts militaires ont été déployés en Cisjordanie ainsi qu'à la frontière avec le Liban.</p>
<p>Le 6 janvier, l'armée israélienne annonçait avoir <em>« achevé le démantèlement de la structure militaire du Hamas dans le nord de la bande de Gaza »</em> : seules des bandes de miliciens isolés y agiraient encore. Plus de 80% de la population dans la bande de Gaza a dû abandonner ses foyers, plus de 22.000&nbsp;personnes, civils et combattants, ont été tuées et 7.000&nbsp;sont portées disparues, selon le ministère de la santé de Gaza. L'armée israélienne reconnaît implicitement que les deux tiers d'entre eux sont des civils, et non des combattants ennemis. De son côté, elle a perdu 175&nbsp;soldats depuis le début de son offensive terrestre, le 27 octobre.</p>
<p>En amont de la visite du secrétaire d’État américain Anthony Blinken dans la région, le ministre israélien de la Défense a présenté pour la première fois depuis le 7 octobre des pistes pour l'après-guerre. Dans son scénario, pas de retour des colons israéliens dans la bande de Gaza mais une administration locale validée par Israël, qui garderait le contrôle militaire du territoire. Ce plan est contesté au sein même du gouvernement israélien, dont les ministres ultra-nationalistes sont favorables à l'implantation de colonies. Benyamin Netanyahou, qui a besoin de leur soutien pour garder la majorité à la Knesset, ne s'est pas encore prononcé clairement.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 14 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1aa77e72-b09b-45dc-8f9d-a047c234960d.mp3?_=1705016167" length="61632096" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

UN REMANIEMENT, POUR QUOI FAIRE ?
 
Mardi, le président de la République a fait le choix de Gabriel Attal pour remplacer Elisabeth Borne à Matignon. Comme elle, issu du Parti socialiste, ce macroniste de la première heure a effectué une trajectoire gouvernementale fulgurante et, en moins de six mois Rue de Grenelle, une impressionnante ascension dans l'opinion.
 
Sa nomination est un pari pour tenter de retrouver, avant les européennes, « l'audace » et le « mouvement » du début du premier quinquennat. Sur X (anciennement Twitter), Emmanuel Macron a défendu « la fidélité à l'esprit de 2017 : dépassement et audace ». Cette nomination s’inscrit dans la ligne de ses vœux aux Français, dans lesquels il insistait sur la nécessité d'un « réarmement » dans un certain nombre de domaines, « civique » notamment. L'Élysée précise qu’il s’agit d’« un choix de fond pour une nouvelle phase du quinquennat ».
 
Gabriel Attal est attendu l'arme au pied par les oppositions qui n'ont vu en lui qu'un fac-similé du Président. Éric Ciotti (LR) dénonce « la communication permanente », Jean-Luc Mélenchon (LFI) moque un simple « porte-parole », le communiste Ian Brossat « un clone » et Olivier Faure (PS) juge qu'« Emmanuel Macron se succède à lui-même. » Dans la majorité, nombre de députés ont salué « l'élan » espéré via cette nomination. D'autres, tout en lui reconnaissant un grand sens politique et un « art consommé de la communication », estiment qu'il incarne le « désidéologisation de la politique ».
 
Dans son discours d’arrivée à Matignon, Gabriel Attal a tenu à reprendre son thème fétiche des classes moyennes, de ceux « qui travaillent et qui financent nos services publics et notre modèle social » et qui « ne s'y retrouvent plus ». Le quotidien L’Opinion liste les douze travaux du tout nouveau chef du gouvernement : Vaincre le chômage ; Rembourser la dette ; Restaurer l’autorité ; Sauver la planète ; Réussir les Jeux Olympiques ; Assurer la survie du macronisme ; Vaincre le Rassemblement national ; Convaincre la droite ; Calmer l’aile gauche ; Relever le niveau à l’école ; Faire face aux urgences ; Apprivoiser les poids lourds.
 
Le défi le plus proche est celui des élections européennes de juin prochain qui s'annoncent difficiles pour la majorité face au Rassemblement national et qui seront une étape majeure avant la présidentielle de 2027 et la succession d'Emmanuel Macron.
 

 
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ISRAËL, TOUJOURS PLUS LA GUERRE ?
 
Trois mois après l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, Israël est toujours plongé dans la guerre et rien ne semble indiquer une prochaine sortie de crise. Le conflit pourrait même entrer dans une nouvelle phase. L'assassinat ciblé le 2 janvier, à Beyrouth, de Saleh al-Arouri, numéro deux de la branche politique du Hamas, réveille la crainte qu'il ne prenne une dimension régionale avec l'ouverture d'un nouveau front au nord d'Israël. « Le crime que constitue l’assassinat de Saleh Al-Arouri au cœur de la banlieue sud de Beyrouth est une grave agression contre le Liban (…) et ne restera pas sans riposte ou impuni », a promis le Hezbollah. Le ministère iranien des affaires étrangères a déclaré que l’assassinat de Saleh Al-Arouri allait donner encore plus de motivation à l’« axe de résistance » contre Israël. Un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé que « Tsahal est prête à faire face à tous les scénarios », autrement dit à une guerre sur plusieurs fronts au sud à Gaza, au nord au Liban et en Syrie, sans compter de possibles tirs de missiles des Houthis yéménites alliés de Téhéran ou de milices pro-iraniennes depuis l'Irak.
 
Le ministre de la Défense, Yoav Gallant a rappelé les objectifs des forces de défense israéliennes : le retour des otages israéliens, le démantèlement militaire et opérationnel du Hamas, la suppression de la menace sécuritaire dans la bande de Gaza. Cependant, l’armée a besoin de clarifications, afin de réduire le nombre de ses troupes au sol. Un redéploiement attendu en janvier est déjà signalé. Tsahal souhaite préserver ses réservistes pour une guerre longue, qui coûte quelque 100 millions d’euros par jour, et préparer une éventuelle poursuite de la guerre au nord du pays, contre le Hezbollah libanais. D'importants renforts militaires ont été déployés en Cisjordanie ainsi qu'à la frontière avec le Liban.
 
Le 6 janvier, l'armée israélienne annonçait avoir « achevé le démantèlement de la structure militaire du Hamas dans le nord de la bande de Gaza » : seules des bandes de miliciens isolés y agiraient encore. Plus de 80% de la population dans la bande de Gaza a dû abandonner ses foyers, plus de 22.000 personnes, civils et combattants, ont été tuées et 7.000 sont portées disparues, selon le ministère de la santé de Gaza. L'armée israélienne reconnaît implicitement que les deux tiers d'entre eux sont des civils, et non des combattants ennemis. De son côté, elle a perdu 175 soldats depuis le début de son offensive terrestre, le 27 octobre.
 
En amont de la visite du secrétaire d’État américain Anthony Blinken dans la région, le ministre israélien de la Défense a présenté pour la première fois depuis le 7 octobre des pistes pour l'après-guerre. Dans son scénario, pas de retour des colons israéliens dans la bande de Gaza mais une administration locale validée par Israël, qui garderait le contrôle militaire du territoire. Ce plan est contesté au sein même du gouvernement israélien, dont les ministres ultra-nationalistes sont favorables à l'implantation de colonies. Benyamin Netanyahou, qui a besoin de leur soutien pour garder la majorité à la Knesset, ne s'est pas encore prononcé clairement.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

UN REMANIEMENT, POUR QUOI FAIRE ?
 
Mardi, le président de la République a fait le choix de Gabriel Attal pour remplacer Elisabeth Borne à Matignon. Comme elle, issu du Parti socialiste, ce macroniste de la première heure a effectué une trajectoire gouvernementale fulgurante et, en moins de six mois Rue de Grenelle, une impressionnante ascension dans l'opinion.
 
Sa nomination est un pari pour tenter de retrouver, avant les européennes, « l'audace » et le « mouvement » du début du premier quinquennat. Sur X (anciennement Twitter), Emmanuel Macron a défendu « la fidélité à l'esprit de 2017 : dépassement et audace ». Cette nomination s’inscrit dans la ligne de ses vœux aux Français, dans lesquels il insistait sur la nécessité d'un « réarmement » dans un certain nombre de domaines, « civique » notamment. L'Élysée précise qu’il s’agit d’« un choix de fond pour une nouvelle phase du quinquennat ».
 
Gabriel Attal est attendu l'arme au pied par les oppositions qui n'ont vu en lui qu'un fac-similé du Président. Éric Ciotti (LR) dénonce « la communication permanente », Jean-Luc Mélenchon (LFI) moque un simple « porte-parole », le communiste Ian Brossat « un clone » et Olivier Faure (PS) juge qu'« Emmanuel Macron se succède à lui-même. » Dans la majorité, nombre de députés ont salué « l'élan » espéré via cette nomination. D'autres, tout en lui reconnaissant un grand sens politique et un « art consommé de la communication », estiment qu'il incarne le « désidéologisation de la politique ».
 
Dans son discours d’arrivée à Matignon, Gabriel Attal a tenu à reprendre son thème fétiche des classes moyennes, de ceux « qui travaillent et qui financent nos services publics et notre modèle social » et qui « ne s'y retrouvent plus ». Le quotidien L’Opinion liste les douze travaux du tout nouveau chef du gouvernement : Vaincre le chômage ; Rembourser la dette ; Restaurer l’autorité ; Sauver la planète ; Réussir les Jeux Olympiques ; Assurer la survie du macronisme ; Vaincre le Rassemblement national ; Convaincre la droite ; Calmer l’aile gauche ; Relever le niveau à l’école ; Faire face aux urgences ; Apprivoiser les poids lourds.
 
Le défi le plus proche est celui des élections européennes de juin prochain qui s'annoncent difficiles pour la majorité face au Rassemblement national et qui seront une étape majeure avant la présidentielle de 2027 et la succession d'Emmanuel Macron.
 

 
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ISRAËL, TOUJOURS PLUS LA GUERRE ?
 
Trois mois après l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre, Israël est toujours plongé dans la guerre et rien ne semble indiquer une prochaine sortie de crise. Le conflit pourrait même entrer dans une nouvelle phase. L'assassinat ciblé le 2 janvier, à Beyrouth, de Saleh al-Arouri, numéro deux de la branche politique du Hamas, réveille la crainte qu'il ne prenne une dimension régionale avec l'ouverture d'un nouveau front au nord d'Israël. « Le crime que constitue l’assassinat de Saleh Al-Arouri au cœur de la banlieue sud de Beyrouth est une grave agression contre le Liban (…) et ne restera pas sans riposte ou impuni », a promis le Hezbollah. Le ministère iranien des affaires étrangères a déclaré que l’assassinat de Saleh Al-Arouri allait donner encore plus de motivation à l’« axe de résistance » contre Israël. Un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé que « Tsahal est prête à faire face à tous les scénarios », autrement dit à une guerre sur plusieurs fronts au sud à Gaza, au nord au Liban et en Syrie, sans compter de possibles tirs de missiles des Houthis yéménites alliés de Téhéran ou de milices pro-iraniennes depuis l'Irak.
 
Le ministre de la Défense, Yoav Gallant a rappelé les objectifs des forces de défense israéliennes : le retour des otages israéliens, le démantèlement militaire et opérationnel du Hamas, la suppression de la menace sécuritaire dans la bande de Gaza. Cependant, l’armée a besoin de clarifications, afin de réduire le nombre de ses troupes au sol. Un redéploiement attendu en janvier est déjà signalé. Tsahal souhaite préserver ses réservistes pour une guerre longue, qui coûte quelque 100 millions d’euros par jour, et préparer une éventuelle poursuite de la guerre au nord du pays, contre le Hezbollah libanais. D'importants renforts militaires ont été déployés en Cisjordanie ainsi qu'à la frontière avec le Liban.
 
Le 6 janvier, l'armée israélienne annonçait avoir « achevé le démantèlement de la structure militaire du Hamas dans le nord de la bande de Gaza » : seules des bandes de miliciens isolés y agiraient encore. Plus de 80% de la population dans la bande de Gaza a dû abandonner ses foyers, plus de 22.000 personnes, civils et combattants, ont été tuées et 7.000 sont portées disparues, selon le ministère de la santé de Gaza. L'armée israélienne reconnaît implicitement que les deux tiers d'entre eux sont des civils, et non des combattants ennemis. De son côté, elle a perdu 175 soldats depuis le début de son offensive terrestre, le 27 octobre.
 
En amont de la visite du secrétaire d’État américain Anthony Blinken dans la région, le ministre israélien de la Défense a présenté pour la première fois depuis le 7 octobre des pistes pour l'après-guerre. Dans son scénario, pas de retour des colons israéliens dans la bande de Gaza mais une administration locale validée par Israël, qui garderait le contrôle militaire du territoire. Ce plan est contesté au sein même du gouvernement israélien, dont les ministres ultra-nationalistes sont favorables à l'implantation de colonies. Benyamin Netanyahou, qui a besoin de leur soutien pour garder la majorité à la Knesset, ne s'est pas encore prononcé clairement.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:11</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/wXZKybl]]></podcast:txt><itunes:episode>367</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Akram Belkaïd,François Bujon de l’Estang,Richard Werly,Michaela Wiegel</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (Jacques Delors et Brexit)]]></title><guid isPermaLink="false">4e356a73-fd5e-44ea-a7b0-44265061b888</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 7 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 7 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 10 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/4e356a73-fd5e-44ea-a7b0-44265061b888.mp3?_=1704637072" length="26724989" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 7 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis B...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>27:50</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/UoNfTDw]]></podcast:txt><itunes:episode>367</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’héritage européen de Jacques Delors à l’heure de l’impérialisme russe / Le naufrage du Brexit]]></title><guid isPermaLink="false">f08a56c7-cbac-49a1-a40a-a92ede162839</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 7 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>L’HÉRITAGE EUROPÉEN DE JACQUES DELORS À L’HEURE DE L’IMPÉRIALISME RUSSE</strong></p>
<p>Jacques Delors l'ancien président de la Commission européenne s'est éteint, le 27 décembre, à 98 ans. Entré en fonction à Bruxelles en janvier 1985, l'ancien ministre des Finances français prévient <em>« L’Europe n’a d’autre choix qu’entre la survie et le déclin</em>. Il occupera son bureau bruxellois durant dix années consécutives, et marquera la construction européenne de son empreinte, au point que la presse américaine le baptise le « <em>tsar de Bruxelles</em> ». Son impulsion est décisive dans l’adoption de l’Acte unique, qui donne naissance au marché unique européen. Dans ses Mémoires, Jacques Delors donne à ce marché une triple fonction&nbsp;: organiser <em>« la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit</em>.&nbsp;» Suivront le traité de Maastricht, la monnaie commune, la création des fonds de cohésion pour soutenir l’élargissement de l’Union à des entrants moins bien lotis économiquement que les membres fondateurs, ou encore le programme d’échanges universitaires Erasmus. Jacques Delors était devenu le partenaire de nombreux chefs d'État et de gouvernement engagés comme lui en faveur de la construction européenne : le Chancelier allemand Helmut Kohl, le Premier ministre belge Jean-Claude Dehaene, le chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez et François Mitterrand. En 2015, il a été nommé « <em>citoyen d'honneur de l'Europe&nbsp;»</em>&nbsp;troisième personnalité à être ainsi distingué, après Jean Monnet en 1976 et Helmut Kohl en 1998.</p>
<p>Si Jacques Delors quitte Bruxelles, en janvier 1995, avec la satisfaction d'avoir rempli sa mission, il s'en va aussi avec le regret de constater, comme bien d'autres mais en l'ayant vécu de l'intérieur, à quel point l'Europe reste un nain politique. Il reste donc un long chemin à parcourir. Il va s'y employer, dans la mesure de ses moyens, avec sa fondation, Notre Europe. En 2021, il finira par porter sur l’Union européenne un regard critique, dans son interview testamentaire au <em>Point</em> constatant qu’<em>« À vingt-sept, on s'éloigne des projets qui étaient ceux de Jean Monnet ou Robert Schuman. Du moins, on les rend beaucoup plus difficiles. Rien que le fonctionnement d'une Commission européenne à vingt-sept, déjà... »</em> Pascal Lamy, son ancien directeur de cabinet, confie que Jacques Delors avait conscience de la difficulté de la situation actuelle, dans laquelle un seul des 27 peut jouer contre les 26 autres, voire, comme l’a fait récemment Viktor Orban monnayer son vote sur l’adhésion de l’Ukraine. Au moment où Jacques Delors disparait, deux questions se posent&nbsp;: face aux régimes illibéraux <em>« la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit</em>&nbsp;» va-t-elle passer du marché aux marchandages&nbsp;? Face à l’impérialisme russe l’Europe est-elle toujours un nain politique&nbsp;?</p>
<p>***</p>
<p><strong>LE NAUFRAGE DU BREXIT</strong></p>
<p>Le 1er janvier 2021 la Grande Bretagne est sortie de l'Union européenne. Sept ans après le référendum qui a vu les partisans du divorce l'emporter, un sondage de l'institut Opinium publié par «&nbsp;The Guardian&nbsp;» note que les Britanniques ne sont désormais plus que 22 % à juger que la séparation a été une bonne chose pour le Royaume-Uni. L'institut a demandé à 2.000 électeurs de juger si la sortie de l'UE avait eu un effet positif ou négatif dans différents domaines. Résultat : les avis positifs ne l'emportent pour aucune question. Seul un sondé sur dix estime que la sortie de l'UE a amélioré sa situation financière personnelle ou optimisé les salaires, quand 63 % la rendent responsable d'une partie de l'inflation. <em>«&nbsp;Une nette majorité de l'opinion publique estime désormais que le Brexit a été néfaste pour l'économie britannique, a fait monter les prix dans les magasins et a entravé les tentatives du gouvernement de contrôler l'immigration »,</em> résume le quotidien. En 2023, 29.437 migrants ont fait la traversée, contre 45.774 en 2022 qui avait été une année record, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur publiés le 1er&nbsp;janvier.</p>
<p>Une autre enquête, menée auprès des entreprises, montre que les sociétés travaillant avec l'UE se plaignent des nouvelles règles douanières. Christopher Hayward, le président du conseil d'administration de la City of London Corporation, l'organisation qui gère le quartier financier de Londres, estime que «&nbsp;<em>Le Brexit a été un long et douloureux divorce. La confiance a été anéantie.&nbsp;»</em> Selon un sondage de la British Chambers of Commerce de décembre, 2023, 60 % des exportateurs vers l'UE estiment que les échanges commerciaux sont plus difficiles qu'il y a un an. Or, toutes les obligations liées au Brexit ne sont pas encore en place. Les contrôles sanitaires sur les importations n’entreront en vigueur que cette année.</p>
<p>Pour le gouvernement de Rishi Sunak, 2024&nbsp;s’ouvre dans l’appréhension d’une défaite électorale, sur fond de prédictions économiques moroses et d’un retournement d’opinion sur le Brexit Quelques sondages mesurent même un «&nbsp;Bregret&nbsp;», le regret du Brexit… Après quatorze ans au pouvoir, cinq premiers ministres, un Brexit et divers scandales, les tories sont devancés d’au moins quinze points par le Labour dans toutes les enquêtes d’opinion. Toutefois, contrairement aux précédentes le Brexit ne devrait pas s'imposer comme un thème central des élections législatives qui auront lieu cette année.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 7 janvier 2024.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>L’HÉRITAGE EUROPÉEN DE JACQUES DELORS À L’HEURE DE L’IMPÉRIALISME RUSSE</strong></p>
<p>Jacques Delors l'ancien président de la Commission européenne s'est éteint, le 27 décembre, à 98 ans. Entré en fonction à Bruxelles en janvier 1985, l'ancien ministre des Finances français prévient <em>« L’Europe n’a d’autre choix qu’entre la survie et le déclin</em>. Il occupera son bureau bruxellois durant dix années consécutives, et marquera la construction européenne de son empreinte, au point que la presse américaine le baptise le « <em>tsar de Bruxelles</em> ». Son impulsion est décisive dans l’adoption de l’Acte unique, qui donne naissance au marché unique européen. Dans ses Mémoires, Jacques Delors donne à ce marché une triple fonction&nbsp;: organiser <em>« la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit</em>.&nbsp;» Suivront le traité de Maastricht, la monnaie commune, la création des fonds de cohésion pour soutenir l’élargissement de l’Union à des entrants moins bien lotis économiquement que les membres fondateurs, ou encore le programme d’échanges universitaires Erasmus. Jacques Delors était devenu le partenaire de nombreux chefs d'État et de gouvernement engagés comme lui en faveur de la construction européenne : le Chancelier allemand Helmut Kohl, le Premier ministre belge Jean-Claude Dehaene, le chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez et François Mitterrand. En 2015, il a été nommé « <em>citoyen d'honneur de l'Europe&nbsp;»</em>&nbsp;troisième personnalité à être ainsi distingué, après Jean Monnet en 1976 et Helmut Kohl en 1998.</p>
<p>Si Jacques Delors quitte Bruxelles, en janvier 1995, avec la satisfaction d'avoir rempli sa mission, il s'en va aussi avec le regret de constater, comme bien d'autres mais en l'ayant vécu de l'intérieur, à quel point l'Europe reste un nain politique. Il reste donc un long chemin à parcourir. Il va s'y employer, dans la mesure de ses moyens, avec sa fondation, Notre Europe. En 2021, il finira par porter sur l’Union européenne un regard critique, dans son interview testamentaire au <em>Point</em> constatant qu’<em>« À vingt-sept, on s'éloigne des projets qui étaient ceux de Jean Monnet ou Robert Schuman. Du moins, on les rend beaucoup plus difficiles. Rien que le fonctionnement d'une Commission européenne à vingt-sept, déjà... »</em> Pascal Lamy, son ancien directeur de cabinet, confie que Jacques Delors avait conscience de la difficulté de la situation actuelle, dans laquelle un seul des 27 peut jouer contre les 26 autres, voire, comme l’a fait récemment Viktor Orban monnayer son vote sur l’adhésion de l’Ukraine. Au moment où Jacques Delors disparait, deux questions se posent&nbsp;: face aux régimes illibéraux <em>« la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit</em>&nbsp;» va-t-elle passer du marché aux marchandages&nbsp;? Face à l’impérialisme russe l’Europe est-elle toujours un nain politique&nbsp;?</p>
<p>***</p>
<p><strong>LE NAUFRAGE DU BREXIT</strong></p>
<p>Le 1er janvier 2021 la Grande Bretagne est sortie de l'Union européenne. Sept ans après le référendum qui a vu les partisans du divorce l'emporter, un sondage de l'institut Opinium publié par «&nbsp;The Guardian&nbsp;» note que les Britanniques ne sont désormais plus que 22 % à juger que la séparation a été une bonne chose pour le Royaume-Uni. L'institut a demandé à 2.000 électeurs de juger si la sortie de l'UE avait eu un effet positif ou négatif dans différents domaines. Résultat : les avis positifs ne l'emportent pour aucune question. Seul un sondé sur dix estime que la sortie de l'UE a amélioré sa situation financière personnelle ou optimisé les salaires, quand 63 % la rendent responsable d'une partie de l'inflation. <em>«&nbsp;Une nette majorité de l'opinion publique estime désormais que le Brexit a été néfaste pour l'économie britannique, a fait monter les prix dans les magasins et a entravé les tentatives du gouvernement de contrôler l'immigration »,</em> résume le quotidien. En 2023, 29.437 migrants ont fait la traversée, contre 45.774 en 2022 qui avait été une année record, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur publiés le 1er&nbsp;janvier.</p>
<p>Une autre enquête, menée auprès des entreprises, montre que les sociétés travaillant avec l'UE se plaignent des nouvelles règles douanières. Christopher Hayward, le président du conseil d'administration de la City of London Corporation, l'organisation qui gère le quartier financier de Londres, estime que «&nbsp;<em>Le Brexit a été un long et douloureux divorce. La confiance a été anéantie.&nbsp;»</em> Selon un sondage de la British Chambers of Commerce de décembre, 2023, 60 % des exportateurs vers l'UE estiment que les échanges commerciaux sont plus difficiles qu'il y a un an. Or, toutes les obligations liées au Brexit ne sont pas encore en place. Les contrôles sanitaires sur les importations n’entreront en vigueur que cette année.</p>
<p>Pour le gouvernement de Rishi Sunak, 2024&nbsp;s’ouvre dans l’appréhension d’une défaite électorale, sur fond de prédictions économiques moroses et d’un retournement d’opinion sur le Brexit Quelques sondages mesurent même un «&nbsp;Bregret&nbsp;», le regret du Brexit… Après quatorze ans au pouvoir, cinq premiers ministres, un Brexit et divers scandales, les tories sont devancés d’au moins quinze points par le Labour dans toutes les enquêtes d’opinion. Toutefois, contrairement aux précédentes le Brexit ne devrait pas s'imposer comme un thème central des élections législatives qui auront lieu cette année.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 07 Jan 2024 14:05:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f08a56c7-cbac-49a1-a40a-a92ede162839.mp3?_=1704561496" length="61981099" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

L’HÉRITAGE EUROPÉEN DE JACQUES DELORS À L’HEURE DE L’IMPÉRIALISME RUSSE
 
Jacques Delors l'ancien président de la Commission européenne s'est éteint, le 27 décembre, à 98 ans. Entré en fonction à Bruxelles en janvier 1985, l'ancien ministre des Finances français prévient « L’Europe n’a d’autre choix qu’entre la survie et le déclin. Il occupera son bureau bruxellois durant dix années consécutives, et marquera la construction européenne de son empreinte, au point que la presse américaine le baptise le « tsar de Bruxelles ». Son impulsion est décisive dans l’adoption de l’Acte unique, qui donne naissance au marché unique européen. Dans ses Mémoires, Jacques Delors donne à ce marché une triple fonction : organiser « la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit. » Suivront le traité de Maastricht, la monnaie commune, la création des fonds de cohésion pour soutenir l’élargissement de l’Union à des entrants moins bien lotis économiquement que les membres fondateurs, ou encore le programme d’échanges universitaires Erasmus. Jacques Delors était devenu le partenaire de nombreux chefs d'État et de gouvernement engagés comme lui en faveur de la construction européenne : le Chancelier allemand Helmut Kohl, le Premier ministre belge Jean-Claude Dehaene, le chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez et François Mitterrand. En 2015, il a été nommé « citoyen d'honneur de l'Europe » troisième personnalité à être ainsi distingué, après Jean Monnet en 1976 et Helmut Kohl en 1998.
 
Si Jacques Delors quitte Bruxelles, en janvier 1995, avec la satisfaction d'avoir rempli sa mission, il s'en va aussi avec le regret de constater, comme bien d'autres mais en l'ayant vécu de l'intérieur, à quel point l'Europe reste un nain politique. Il reste donc un long chemin à parcourir. Il va s'y employer, dans la mesure de ses moyens, avec sa fondation, Notre Europe. En 2021, il finira par porter sur l’Union européenne un regard critique, dans son interview testamentaire au Point constatant qu’« À vingt-sept, on s'éloigne des projets qui étaient ceux de Jean Monnet ou Robert Schuman. Du moins, on les rend beaucoup plus difficiles. Rien que le fonctionnement d'une Commission européenne à vingt-sept, déjà... » Pascal Lamy, son ancien directeur de cabinet, confie que Jacques Delors avait conscience de la difficulté de la situation actuelle, dans laquelle un seul des 27 peut jouer contre les 26 autres, voire, comme l’a fait récemment Viktor Orban monnayer son vote sur l’adhésion de l’Ukraine. Au moment où Jacques Delors disparait, deux questions se posent : face aux régimes illibéraux « la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit » va-t-elle passer du marché aux marchandages ? Face à l’impérialisme russe l’Europe est-elle toujours un nain politique ?
 
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LE NAUFRAGE DU BREXIT
 
Le 1er janvier 2021 la Grande Bretagne est sortie de l'Union européenne. Sept ans après le référendum qui a vu les partisans du divorce l'emporter, un sondage de l'institut Opinium publié par « The Guardian » note que les Britanniques ne sont désormais plus que 22 % à juger que la séparation a été une bonne chose pour le Royaume-Uni. L'institut a demandé à 2.000 électeurs de juger si la sortie de l'UE avait eu un effet positif ou négatif dans différents domaines. Résultat : les avis positifs ne l'emportent pour aucune question. Seul un sondé sur dix estime que la sortie de l'UE a amélioré sa situation financière personnelle ou optimisé les salaires, quand 63 % la rendent responsable d'une partie de l'inflation. « Une nette majorité de l'opinion publique estime désormais que le Brexit a été néfaste pour l'économie britannique, a fait monter les prix dans les magasins et a entravé les tentatives du gouvernement de contrôler l'immigration », résume le quotidien. En 2023, 29.437 migrants ont fait la traversée, contre 45.774 en 2022 qui avait été une année record, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur publiés le 1er janvier.
 
Une autre enquête, menée auprès des entreprises, montre que les sociétés travaillant avec l'UE se plaignent des nouvelles règles douanières. Christopher Hayward, le président du conseil d'administration de la City of London Corporation, l'organisation qui gère le quartier financier de Londres, estime que « Le Brexit a été un long et douloureux divorce. La confiance a été anéantie. » Selon un sondage de la British Chambers of Commerce de décembre, 2023, 60 % des exportateurs vers l'UE estiment que les échanges commerciaux sont plus difficiles qu'il y a un an. Or, toutes les obligations liées au Brexit ne sont pas encore en place. Les contrôles sanitaires sur les importations n’entreront en vigueur que cette année.
 
Pour le gouvernement de Rishi Sunak, 2024 s’ouvre dans l’appréhension d’une défaite électorale, sur fond de prédictions économiques moroses et d’un retournement d’opinion sur le Brexit Quelques sondages mesurent même un « Bregret », le regret du Brexit… Après quatorze ans au pouvoir, cinq premiers ministres, un Brexit et divers scandales, les tories sont devancés d’au moins quinze points par le Labour dans toutes les enquêtes d’opinion. Toutefois, contrairement aux précédentes le Brexit ne devrait pas s'imposer comme un thème central des élections législatives qui auront lieu cette année.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 7 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

L’HÉRITAGE EUROPÉEN DE JACQUES DELORS À L’HEURE DE L’IMPÉRIALISME RUSSE
 
Jacques Delors l'ancien président de la Commission européenne s'est éteint, le 27 décembre, à 98 ans. Entré en fonction à Bruxelles en janvier 1985, l'ancien ministre des Finances français prévient « L’Europe n’a d’autre choix qu’entre la survie et le déclin. Il occupera son bureau bruxellois durant dix années consécutives, et marquera la construction européenne de son empreinte, au point que la presse américaine le baptise le « tsar de Bruxelles ». Son impulsion est décisive dans l’adoption de l’Acte unique, qui donne naissance au marché unique européen. Dans ses Mémoires, Jacques Delors donne à ce marché une triple fonction : organiser « la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit. » Suivront le traité de Maastricht, la monnaie commune, la création des fonds de cohésion pour soutenir l’élargissement de l’Union à des entrants moins bien lotis économiquement que les membres fondateurs, ou encore le programme d’échanges universitaires Erasmus. Jacques Delors était devenu le partenaire de nombreux chefs d'État et de gouvernement engagés comme lui en faveur de la construction européenne : le Chancelier allemand Helmut Kohl, le Premier ministre belge Jean-Claude Dehaene, le chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez et François Mitterrand. En 2015, il a été nommé « citoyen d'honneur de l'Europe » troisième personnalité à être ainsi distingué, après Jean Monnet en 1976 et Helmut Kohl en 1998.
 
Si Jacques Delors quitte Bruxelles, en janvier 1995, avec la satisfaction d'avoir rempli sa mission, il s'en va aussi avec le regret de constater, comme bien d'autres mais en l'ayant vécu de l'intérieur, à quel point l'Europe reste un nain politique. Il reste donc un long chemin à parcourir. Il va s'y employer, dans la mesure de ses moyens, avec sa fondation, Notre Europe. En 2021, il finira par porter sur l’Union européenne un regard critique, dans son interview testamentaire au Point constatant qu’« À vingt-sept, on s'éloigne des projets qui étaient ceux de Jean Monnet ou Robert Schuman. Du moins, on les rend beaucoup plus difficiles. Rien que le fonctionnement d'une Commission européenne à vingt-sept, déjà... » Pascal Lamy, son ancien directeur de cabinet, confie que Jacques Delors avait conscience de la difficulté de la situation actuelle, dans laquelle un seul des 27 peut jouer contre les 26 autres, voire, comme l’a fait récemment Viktor Orban monnayer son vote sur l’adhésion de l’Ukraine. Au moment où Jacques Delors disparait, deux questions se posent : face aux régimes illibéraux « la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit » va-t-elle passer du marché aux marchandages ? Face à l’impérialisme russe l’Europe est-elle toujours un nain politique ?
 
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LE NAUFRAGE DU BREXIT
 
Le 1er janvier 2021 la Grande Bretagne est sortie de l'Union européenne. Sept ans après le référendum qui a vu les partisans du divorce l'emporter, un sondage de l'institut Opinium publié par « The Guardian » note que les Britanniques ne sont désormais plus que 22 % à juger que la séparation a été une bonne chose pour le Royaume-Uni. L'institut a demandé à 2.000 électeurs de juger si la sortie de l'UE avait eu un effet positif ou négatif dans différents domaines. Résultat : les avis positifs ne l'emportent pour aucune question. Seul un sondé sur dix estime que la sortie de l'UE a amélioré sa situation financière personnelle ou optimisé les salaires, quand 63 % la rendent responsable d'une partie de l'inflation. « Une nette majorité de l'opinion publique estime désormais que le Brexit a été néfaste pour l'économie britannique, a fait monter les prix dans les magasins et a entravé les tentatives du gouvernement de contrôler l'immigration », résume le quotidien. En 2023, 29.437 migrants ont fait la traversée, contre 45.774 en 2022 qui avait été une année record, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur publiés le 1er janvier.
 
Une autre enquête, menée auprès des entreprises, montre que les sociétés travaillant avec l'UE se plaignent des nouvelles règles douanières. Christopher Hayward, le président du conseil d'administration de la City of London Corporation, l'organisation qui gère le quartier financier de Londres, estime que « Le Brexit a été un long et douloureux divorce. La confiance a été anéantie. » Selon un sondage de la British Chambers of Commerce de décembre, 2023, 60 % des exportateurs vers l'UE estiment que les échanges commerciaux sont plus difficiles qu'il y a un an. Or, toutes les obligations liées au Brexit ne sont pas encore en place. Les contrôles sanitaires sur les importations n’entreront en vigueur que cette année.
 
Pour le gouvernement de Rishi Sunak, 2024 s’ouvre dans l’appréhension d’une défaite électorale, sur fond de prédictions économiques moroses et d’un retournement d’opinion sur le Brexit Quelques sondages mesurent même un « Bregret », le regret du Brexit… Après quatorze ans au pouvoir, cinq premiers ministres, un Brexit et divers scandales, les tories sont devancés d’au moins quinze points par le Labour dans toutes les enquêtes d’opinion. Toutefois, contrairement aux précédentes le Brexit ne devrait pas s'imposer comme un thème central des élections législatives qui auront lieu cette année.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’Ecole alsacienne le 7 janvier 2024.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis B...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:33</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ZSAZeSA]]></podcast:txt><itunes:episode>366</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Lucile Schmid,Jacques Delors,Europe,UE,Brexit,UK,Royaume-Uni,Rishi Sunak</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Laurent de Wilde, pianiste, écrivain et homme de radio (5/5)]]></title><guid isPermaLink="false">1e0008f8-7881-4934-b5e9-b8c7906d7415</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;<br>
</p>
<p>Dans ce cinquième et dernier épisode, il nous décrit également l’économie musicale aujourd’hui et le système de protection des interprètes : l’Adami - Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;<br>
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<p>Dans ce cinquième et dernier épisode, il nous décrit également l’économie musicale aujourd’hui et le système de protection des interprètes : l’Adami - Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 03 Jan 2024 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1e0008f8-7881-4934-b5e9-b8c7906d7415.mp3?_=1701509928" length="12350954" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 

 
Dans ce cinquième et dernier épisode, il nous décrit également l’économie musicale aujourd’hui et le système de protection des interprètes : l’Adami - Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes.
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Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 

 
Dans ce cinquième et dernier épisode, il nous décrit également l’économie musicale aujourd’hui et le système de protection des interprètes : l’Adami - Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>12:51</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Laurent de Wilde</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/NetcBcy]]></podcast:txt><itunes:episode>362</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Laurent de Wilde,Piano</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : l’assassinat de Kennedy et le complotisme, avec François Carlier et François Dufour]]></title><guid isPermaLink="false">b5d86022-0660-4c45-a496-c8fd939e45c5</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>François Carlier, écrivain, auteur de <em>L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans.</em></li>
  <li>François Dufour, journaliste, auteur de <em>L’assassinat de JFK</em>.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>L’ASSASSINAT DE JFK ET LE COMPLOTISME</strong></p>
<p>Le 22 novembre 1963, le 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, était assassiné alors qu'il traversait la ville de Dallas, au Texas. À l’occasion du soixantième anniversaire de cette tragédie,&nbsp;les médias nous ont replongé dans ses méandres, avec une couverture presque aussi opulente qu'en 2013. L’évènement est rapidement devenu une énigme criminelle alimentant fantasmes, spéculations et supputations.</p>
<p>Sait-on enfin ce qui s’est passé ce 22 novembre ? Oui, sans aucun doute pour mes deux invités, chacun auteur d’un livre sur l’assassinat de JFK.</p>
<p>François Dufour, vous êtes journaliste, cofondateur de Play Bac en 1985, et rédacteur en chef du Petit Quotidien, de Mon Quotidien, de L’ACTU et de L’ÉCO. Votre petit livre publié en 2018 est limpide&nbsp;: Lee Harvey Oswald tire trois balles. La deuxième blesse JFK. La troisième le tue. Observé et entendu pendant son acte, en fuite, son profil est signalé. Le policier Tippit essaye de l’interpeller mais Oswald le tue de quatre balles, avant de se cacher dans un cinéma où il est finalement repéré. Le reste est du cinéma, dites-vous. Notamment le film complotiste d’Oliver Stone&nbsp;: «&nbsp;JFK&nbsp;» (1991), dans lequel vous relevez 24 fake news.</p>
<p>François Carlier, vous êtes quant à vous l’auteur d’une somme monumentale – 944 pages – publiée pour la première fois en 2008, et rééditée en septembre 2023 avec pour titre&nbsp;: «&nbsp;L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans ». Le résultat de cette entreprise, qui a mobilisé une grande partie de votre vie, est clair&nbsp;: Lee Harvey Oswald, et lui seul, a tué Kennedy, sans complot d’aucune sorte. «&nbsp;<em>Les histoires incroyables mais vraies, cela existe</em>&nbsp;», écrivez-vous.</p>
<p>Dans sa préface à votre ouvrage&nbsp;Philippe Labro écrit : «&nbsp;<em>J’ai balancé et parfois hésité - parfois tenté d'accepter la version du complot. Mais, avec le temps, avec la réflexion, avec mes propres travaux, je persiste et signe : il existe une vérité, solide. Il existe ce que de grands historiens américains ont appelé « la tragédie sans raison »</em>.</p>
<p>Cependant, cette clarté des faits ne se reflète pas dans le traitement de l'affaire par de nombreux médias et journalistes français, qui oscillent entre scepticisme et théories du complot. Des figures médiatiques comme Laurent Delahousse, Thomas Sotto ou Pascal Praud expriment des doutes, tandis que d'autres comme Franck Ferrand, Marc Dugain ou Jean-Alphonse Richard penchent vers le complotisme.</p>
<p>Avant de laisser vous interroger sur vos travaux, dites-nous d’abord comment vous êtes, chacun, devenus des experts du «&nbsp;Meurtre du siècle&nbsp;», pour reprendre l’expression d’un autre complotiste, feu Alexandre Adler, toujours rediffusé sur France Culture.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>François Carlier, écrivain, auteur de <em>L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans.</em></li>
  <li>François Dufour, journaliste, auteur de <em>L’assassinat de JFK</em>.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>L’ASSASSINAT DE JFK ET LE COMPLOTISME</strong></p>
<p>Le 22 novembre 1963, le 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, était assassiné alors qu'il traversait la ville de Dallas, au Texas. À l’occasion du soixantième anniversaire de cette tragédie,&nbsp;les médias nous ont replongé dans ses méandres, avec une couverture presque aussi opulente qu'en 2013. L’évènement est rapidement devenu une énigme criminelle alimentant fantasmes, spéculations et supputations.</p>
<p>Sait-on enfin ce qui s’est passé ce 22 novembre ? Oui, sans aucun doute pour mes deux invités, chacun auteur d’un livre sur l’assassinat de JFK.</p>
<p>François Dufour, vous êtes journaliste, cofondateur de Play Bac en 1985, et rédacteur en chef du Petit Quotidien, de Mon Quotidien, de L’ACTU et de L’ÉCO. Votre petit livre publié en 2018 est limpide&nbsp;: Lee Harvey Oswald tire trois balles. La deuxième blesse JFK. La troisième le tue. Observé et entendu pendant son acte, en fuite, son profil est signalé. Le policier Tippit essaye de l’interpeller mais Oswald le tue de quatre balles, avant de se cacher dans un cinéma où il est finalement repéré. Le reste est du cinéma, dites-vous. Notamment le film complotiste d’Oliver Stone&nbsp;: «&nbsp;JFK&nbsp;» (1991), dans lequel vous relevez 24 fake news.</p>
<p>François Carlier, vous êtes quant à vous l’auteur d’une somme monumentale – 944 pages – publiée pour la première fois en 2008, et rééditée en septembre 2023 avec pour titre&nbsp;: «&nbsp;L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans ». Le résultat de cette entreprise, qui a mobilisé une grande partie de votre vie, est clair&nbsp;: Lee Harvey Oswald, et lui seul, a tué Kennedy, sans complot d’aucune sorte. «&nbsp;<em>Les histoires incroyables mais vraies, cela existe</em>&nbsp;», écrivez-vous.</p>
<p>Dans sa préface à votre ouvrage&nbsp;Philippe Labro écrit : «&nbsp;<em>J’ai balancé et parfois hésité - parfois tenté d'accepter la version du complot. Mais, avec le temps, avec la réflexion, avec mes propres travaux, je persiste et signe : il existe une vérité, solide. Il existe ce que de grands historiens américains ont appelé « la tragédie sans raison »</em>.</p>
<p>Cependant, cette clarté des faits ne se reflète pas dans le traitement de l'affaire par de nombreux médias et journalistes français, qui oscillent entre scepticisme et théories du complot. Des figures médiatiques comme Laurent Delahousse, Thomas Sotto ou Pascal Praud expriment des doutes, tandis que d'autres comme Franck Ferrand, Marc Dugain ou Jean-Alphonse Richard penchent vers le complotisme.</p>
<p>Avant de laisser vous interroger sur vos travaux, dites-nous d’abord comment vous êtes, chacun, devenus des experts du «&nbsp;Meurtre du siècle&nbsp;», pour reprendre l’expression d’un autre complotiste, feu Alexandre Adler, toujours rediffusé sur France Culture.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 31 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/b5d86022-0660-4c45-a496-c8fd939e45c5.mp3?_=1703059944" length="59439900" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec cette semaine :
 

  - François Carlier, écrivain, auteur de L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans.
  - François Dufour, journaliste, auteur de L’assassinat de JFK.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.


 
L’ASSASSINAT DE JFK ET LE COMPLOTISME
 
Le 22 novembre 1963, le 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, était assassiné alors qu'il traversait la ville de Dallas, au Texas. À l’occasion du soixantième anniversaire de cette tragédie, les médias nous ont replongé dans ses méandres, avec une couverture presque aussi opulente qu'en 2013. L’évènement est rapidement devenu une énigme criminelle alimentant fantasmes, spéculations et supputations.
 
Sait-on enfin ce qui s’est passé ce 22 novembre ? Oui, sans aucun doute pour mes deux invités, chacun auteur d’un livre sur l’assassinat de JFK.
 
François Dufour, vous êtes journaliste, cofondateur de Play Bac en 1985, et rédacteur en chef du Petit Quotidien, de Mon Quotidien, de L’ACTU et de L’ÉCO. Votre petit livre publié en 2018 est limpide : Lee Harvey Oswald tire trois balles. La deuxième blesse JFK. La troisième le tue. Observé et entendu pendant son acte, en fuite, son profil est signalé. Le policier Tippit essaye de l’interpeller mais Oswald le tue de quatre balles, avant de se cacher dans un cinéma où il est finalement repéré. Le reste est du cinéma, dites-vous. Notamment le film complotiste d’Oliver Stone : « JFK » (1991), dans lequel vous relevez 24 fake news.
 
François Carlier, vous êtes quant à vous l’auteur d’une somme monumentale – 944 pages – publiée pour la première fois en 2008, et rééditée en septembre 2023 avec pour titre : « L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans ». Le résultat de cette entreprise, qui a mobilisé une grande partie de votre vie, est clair : Lee Harvey Oswald, et lui seul, a tué Kennedy, sans complot d’aucune sorte. « Les histoires incroyables mais vraies, cela existe », écrivez-vous.
 
Dans sa préface à votre ouvrage Philippe Labro écrit : « J’ai balancé et parfois hésité - parfois tenté d'accepter la version du complot. Mais, avec le temps, avec la réflexion, avec mes propres travaux, je persiste et signe : il existe une vérité, solide. Il existe ce que de grands historiens américains ont appelé « la tragédie sans raison ».
 
Cependant, cette clarté des faits ne se reflète pas dans le traitement de l'affaire par de nombreux médias et journalistes français, qui oscillent entre scepticisme et théories du complot. Des figures médiatiques comme Laurent Delahousse, Thomas Sotto ou Pascal Praud expriment des doutes, tandis que d'autres comme Franck Ferrand, Marc Dugain ou Jean-Alphonse Richard penchent vers le complotisme.
 
Avant de laisser vous interroger sur vos travaux, dites-nous d’abord comment vous êtes, chacun, devenus des experts du « Meurtre du siècle », pour reprendre l’expression d’un autre complotiste, feu Alexandre Adler, toujours rediffusé sur France Culture.
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Avec cette semaine :
 

  - François Carlier, écrivain, auteur de L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans.
  - François Dufour, journaliste, auteur de L’assassinat de JFK.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.


 
L’ASSASSINAT DE JFK ET LE COMPLOTISME
 
Le 22 novembre 1963, le 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, était assassiné alors qu'il traversait la ville de Dallas, au Texas. À l’occasion du soixantième anniversaire de cette tragédie, les médias nous ont replongé dans ses méandres, avec une couverture presque aussi opulente qu'en 2013. L’évènement est rapidement devenu une énigme criminelle alimentant fantasmes, spéculations et supputations.
 
Sait-on enfin ce qui s’est passé ce 22 novembre ? Oui, sans aucun doute pour mes deux invités, chacun auteur d’un livre sur l’assassinat de JFK.
 
François Dufour, vous êtes journaliste, cofondateur de Play Bac en 1985, et rédacteur en chef du Petit Quotidien, de Mon Quotidien, de L’ACTU et de L’ÉCO. Votre petit livre publié en 2018 est limpide : Lee Harvey Oswald tire trois balles. La deuxième blesse JFK. La troisième le tue. Observé et entendu pendant son acte, en fuite, son profil est signalé. Le policier Tippit essaye de l’interpeller mais Oswald le tue de quatre balles, avant de se cacher dans un cinéma où il est finalement repéré. Le reste est du cinéma, dites-vous. Notamment le film complotiste d’Oliver Stone : « JFK » (1991), dans lequel vous relevez 24 fake news.
 
François Carlier, vous êtes quant à vous l’auteur d’une somme monumentale – 944 pages – publiée pour la première fois en 2008, et rééditée en septembre 2023 avec pour titre : « L’assassinat de Kennedy expliqué, bilan définitif après 60 ans ». Le résultat de cette entreprise, qui a mobilisé une grande partie de votre vie, est clair : Lee Harvey Oswald, et lui seul, a tué Kennedy, sans complot d’aucune sorte. « Les histoires incroyables mais vraies, cela existe », écrivez-vous.
 
Dans sa préface à votre ouvrage Philippe Labro écrit : « J’ai balancé et parfois hésité - parfois tenté d'accepter la version du complot. Mais, avec le temps, avec la réflexion, avec mes propres travaux, je persiste et signe : il existe une vérité, solide. Il existe ce que de grands historiens américains ont appelé « la tragédie sans raison ».
 
Cependant, cette clarté des faits ne se reflète pas dans le traitement de l'affaire par de nombreux médias et journalistes français, qui oscillent entre scepticisme et théories du complot. Des figures médiatiques comme Laurent Delahousse, Thomas Sotto ou Pascal Praud expriment des doutes, tandis que d'autres comme Franck Ferrand, Marc Dugain ou Jean-Alphonse Richard penchent vers le complotisme.
 
Avant de laisser vous interroger sur vos travaux, dites-nous d’abord comment vous êtes, chacun, devenus des experts du « Meurtre du siècle », pour reprendre l’expression d’un autre complotiste, feu Alexandre Adler, toujours rediffusé sur France Culture.
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<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;<br>
</p>
<p>Dans ce quatrième épisode, Laurent de Wilde nous parle de Thelonious Monk à qui il a dédié une biographie récompensée en 1996 par le prix Charles Delaunay du meilleur livre sur le jazz ainsi que par le prix Pelléas.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;<br>
</p>
<p>Dans ce quatrième épisode, Laurent de Wilde nous parle de Thelonious Monk à qui il a dédié une biographie récompensée en 1996 par le prix Charles Delaunay du meilleur livre sur le jazz ainsi que par le prix Pelléas.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 27 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7c980173-fbbe-4519-95c5-5ee27201b9dc.mp3?_=1701509598" length="15566732" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 

 
Dans ce quatrième épisode, Laurent de Wilde nous parle de Thelonious Monk à qui il a dédié une biographie récompensée en 1996 par le prix Charles Delaunay du meilleur livre sur le jazz ainsi que par le prix Pelléas.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 

 
Dans ce quatrième épisode, Laurent de Wilde nous parle de Thelonious Monk à qui il a dédié une biographie récompensée en 1996 par le prix Charles Delaunay du meilleur livre sur le jazz ainsi que par le prix Pelléas.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:12</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/qCsIzcr]]></podcast:txt><itunes:episode>361</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Philippe Meyer,Piano,Laurent de Wilde</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : Les Juifs en France 1940-1945, avec Jacques Semelin (rediffusion)]]></title><guid isPermaLink="false">2a72495c-4544-4cf9-bb0c-cb1f18bb5324</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr<br>
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;18 février 2022.<br>
Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jacques Semelin, historien, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des processus de résistance civile au sein des dictatures ainsi que de l'analyse des massacres et génocides.</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien&nbsp;<em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p>«&nbsp;<em>Comment se fait-il que tant de Juifs ont pu survivre en France malgré le gouvernement de Vichy et les nazis ?</em>&nbsp;», demandait Simone Veil en 2008 à l’historien spécialiste des crimes de masse et de la Shoah, Jacques Semelin. Dans «&nbsp;<em>Une énigme française, Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés</em>&nbsp;», l’historien explique cette exception française. Si Serge Klarsfeld a établi que trois quarts des Juifs en France ont échappé à la mort (chiffre exceptionnel en Europe), ce n'est pas l'action des quelque 4 000 Justes français qui pouvait à elle seule l'expliquer. Pas davantage une imaginaire mansuétude de Vichy&nbsp;: vous démontrez que ce n’est pas grâce, mais en dépit de Vichy que la très grande majorité des Juifs en France ont pu survivre. Transformant cette abstraction des 75% en nombre, vous rapportez qu’au moins 200 000 juifs sont toujours en vie en France à la fin de l’occupation, à l’automne 1944. Beaucoup se sont dispersés à la campagne, tandis qu’au moins 40 000 sont restés à Paris. Des filières de sauvetage (juives et non juives) ont contribué à sauver environ 10 000 vies, notamment celles d’enfants. Mais l’engagement de ces organisations de résistance ne peut rendre compte de la survie d’au moins 200 000 personnes, soit 65% des Juifs étrangers et 90% des Juifs français. D’autres explications doivent donc être trouvées.Sans jamais minimiser l’horreur du crime, vous écrivez votre enquête dans la mémoire des Juifs non déportés, votre analyse des circonstances de l’époque. Vous dégagez plusieurs facteurs d’explication&nbsp;: la chronologie de la persécution, les statuts politiques et militaires des territoires, les géographies et cultures des régions, de l’évolution de la guerre et de la situation internationale. L’histoire culturelle et politique de la société française&nbsp;: l’intégration des Israélites à la nation, le rôle de l’école et de la culture républicaine, l’ouverture ou le rejet des étrangers en lien avec les besoins économiques et démographiques du pays, la propagation des idées xénophobes et antisémites, l’influence du christianisme (antijudaïsme, charité). La structure des rapports occupants-occupés, les capacités de réactivité à la persécution des individus stigmatisés comme Juifs en fonction de leur nationalité (française ou non), leur âge et situation familiale, leurs ressources linguistiques, financières et sociales. La réactivité sociale des populations non juives vis-à-vis des Juifs sur les bases de l’intérêt (économique et financier) ou des ressorts de la compassion. La formation d’une opinion hostile aux opérations les plus brutales de la persécution (arrestations et déportations des juifs apatrides), ayant provoqué une dissension publique au sein des élites catholiques, par ailleurs favorables à l’Etat collaborateur. L’influence de cette prise de parole publique sur la politique de collaboration des dirigeants français. La capacité des Juifs et non Juifs à s’organiser collectivement pour créer des réseaux clandestins de résistance civile visant au sauvetage des victimes désignées, en premier lieu des enfants. Le développement d’une «&nbsp;société parallèle&nbsp;» qui, imbriquée à la «&nbsp;société officielle&nbsp;», contribue à la protection des pourchassés et persécutés du régime. De toute cette période et sur toutes ces questions, quelle vous semble être la réalité la plus difficile à faire reconnaître par l’opinion ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr<br>
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;18 février 2022.<br>
Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jacques Semelin, historien, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des processus de résistance civile au sein des dictatures ainsi que de l'analyse des massacres et génocides.</li>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien&nbsp;<em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p>«&nbsp;<em>Comment se fait-il que tant de Juifs ont pu survivre en France malgré le gouvernement de Vichy et les nazis ?</em>&nbsp;», demandait Simone Veil en 2008 à l’historien spécialiste des crimes de masse et de la Shoah, Jacques Semelin. Dans «&nbsp;<em>Une énigme française, Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés</em>&nbsp;», l’historien explique cette exception française. Si Serge Klarsfeld a établi que trois quarts des Juifs en France ont échappé à la mort (chiffre exceptionnel en Europe), ce n'est pas l'action des quelque 4 000 Justes français qui pouvait à elle seule l'expliquer. Pas davantage une imaginaire mansuétude de Vichy&nbsp;: vous démontrez que ce n’est pas grâce, mais en dépit de Vichy que la très grande majorité des Juifs en France ont pu survivre. Transformant cette abstraction des 75% en nombre, vous rapportez qu’au moins 200 000 juifs sont toujours en vie en France à la fin de l’occupation, à l’automne 1944. Beaucoup se sont dispersés à la campagne, tandis qu’au moins 40 000 sont restés à Paris. Des filières de sauvetage (juives et non juives) ont contribué à sauver environ 10 000 vies, notamment celles d’enfants. Mais l’engagement de ces organisations de résistance ne peut rendre compte de la survie d’au moins 200 000 personnes, soit 65% des Juifs étrangers et 90% des Juifs français. D’autres explications doivent donc être trouvées.Sans jamais minimiser l’horreur du crime, vous écrivez votre enquête dans la mémoire des Juifs non déportés, votre analyse des circonstances de l’époque. Vous dégagez plusieurs facteurs d’explication&nbsp;: la chronologie de la persécution, les statuts politiques et militaires des territoires, les géographies et cultures des régions, de l’évolution de la guerre et de la situation internationale. L’histoire culturelle et politique de la société française&nbsp;: l’intégration des Israélites à la nation, le rôle de l’école et de la culture républicaine, l’ouverture ou le rejet des étrangers en lien avec les besoins économiques et démographiques du pays, la propagation des idées xénophobes et antisémites, l’influence du christianisme (antijudaïsme, charité). La structure des rapports occupants-occupés, les capacités de réactivité à la persécution des individus stigmatisés comme Juifs en fonction de leur nationalité (française ou non), leur âge et situation familiale, leurs ressources linguistiques, financières et sociales. La réactivité sociale des populations non juives vis-à-vis des Juifs sur les bases de l’intérêt (économique et financier) ou des ressorts de la compassion. La formation d’une opinion hostile aux opérations les plus brutales de la persécution (arrestations et déportations des juifs apatrides), ayant provoqué une dissension publique au sein des élites catholiques, par ailleurs favorables à l’Etat collaborateur. L’influence de cette prise de parole publique sur la politique de collaboration des dirigeants français. La capacité des Juifs et non Juifs à s’organiser collectivement pour créer des réseaux clandestins de résistance civile visant au sauvetage des victimes désignées, en premier lieu des enfants. Le développement d’une «&nbsp;société parallèle&nbsp;» qui, imbriquée à la «&nbsp;société officielle&nbsp;», contribue à la protection des pourchassés et persécutés du régime. De toute cette période et sur toutes ces questions, quelle vous semble être la réalité la plus difficile à faire reconnaître par l’opinion ?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 24 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2a72495c-4544-4cf9-bb0c-cb1f18bb5324.mp3?_=1703112033" length="58401714" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
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Avec cette semaine :
 

  - Jacques Semelin, historien, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des processus de résistance civile au sein des dictatures ainsi que de l'analyse des massacres et génocides.
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

« Comment se fait-il que tant de Juifs ont pu survivre en France malgré le gouvernement de Vichy et les nazis ? », demandait Simone Veil en 2008 à l’historien spécialiste des crimes de masse et de la Shoah, Jacques Semelin. Dans « Une énigme française, Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés », l’historien explique cette exception française. Si Serge Klarsfeld a établi que trois quarts des Juifs en France ont échappé à la mort (chiffre exceptionnel en Europe), ce n'est pas l'action des quelque 4 000 Justes français qui pouvait à elle seule l'expliquer. Pas davantage une imaginaire mansuétude de Vichy : vous démontrez que ce n’est pas grâce, mais en dépit de Vichy que la très grande majorité des Juifs en France ont pu survivre. Transformant cette abstraction des 75% en nombre, vous rapportez qu’au moins 200 000 juifs sont toujours en vie en France à la fin de l’occupation, à l’automne 1944. Beaucoup se sont dispersés à la campagne, tandis qu’au moins 40 000 sont restés à Paris. Des filières de sauvetage (juives et non juives) ont contribué à sauver environ 10 000 vies, notamment celles d’enfants. Mais l’engagement de ces organisations de résistance ne peut rendre compte de la survie d’au moins 200 000 personnes, soit 65% des Juifs étrangers et 90% des Juifs français. D’autres explications doivent donc être trouvées.Sans jamais minimiser l’horreur du crime, vous écrivez votre enquête dans la mémoire des Juifs non déportés, votre analyse des circonstances de l’époque. Vous dégagez plusieurs facteurs d’explication : la chronologie de la persécution, les statuts politiques et militaires des territoires, les géographies et cultures des régions, de l’évolution de la guerre et de la situation internationale. L’histoire culturelle et politique de la société française : l’intégration des Israélites à la nation, le rôle de l’école et de la culture républicaine, l’ouverture ou le rejet des étrangers en lien avec les besoins économiques et démographiques du pays, la propagation des idées xénophobes et antisémites, l’influence du christianisme (antijudaïsme, charité). La structure des rapports occupants-occupés, les capacités de réactivité à la persécution des individus stigmatisés comme Juifs en fonction de leur nationalité (française ou non), leur âge et situation familiale, leurs ressources linguistiques, financières et sociales. La réactivité sociale des populations non juives vis-à-vis des Juifs sur les bases de l’intérêt (économique et financier) ou des ressorts de la compassion. La formation d’une opinion hostile aux opérations les plus brutales de la persécution (arrestations et déportations des juifs apatrides), ayant provoqué une dissension publique au sein des élites catholiques, par ailleurs favorables à l’Etat collaborateur. L’influence de cette prise de parole publique sur la politique de collaboration des dirigeants français. La capacité des Juifs et non Juifs à s’organiser collectivement pour créer des réseaux clandestins de résistance civile visant au sauvetage des victimes désignées, en premier lieu des enfants. Le développement d’une « société parallèle » qui, imbriquée à la « société officielle », contribue à la protection des pourchassés et persécutés du régime. De toute cette période et sur toutes ces questions, quelle vous semble être la réalité la plus difficile à faire reconnaître par l’opinion ?
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  - Jacques Semelin, historien, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des processus de résistance civile au sein des dictatures ainsi que de l'analyse des massacres et génocides.
  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

« Comment se fait-il que tant de Juifs ont pu survivre en France malgré le gouvernement de Vichy et les nazis ? », demandait Simone Veil en 2008 à l’historien spécialiste des crimes de masse et de la Shoah, Jacques Semelin. Dans « Une énigme française, Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés », l’historien explique cette exception française. Si Serge Klarsfeld a établi que trois quarts des Juifs en France ont échappé à la mort (chiffre exceptionnel en Europe), ce n'est pas l'action des quelque 4 000 Justes français qui pouvait à elle seule l'expliquer. Pas davantage une imaginaire mansuétude de Vichy : vous démontrez que ce n’est pas grâce, mais en dépit de Vichy que la très grande majorité des Juifs en France ont pu survivre. Transformant cette abstraction des 75% en nombre, vous rapportez qu’au moins 200 000 juifs sont toujours en vie en France à la fin de l’occupation, à l’automne 1944. Beaucoup se sont dispersés à la campagne, tandis qu’au moins 40 000 sont restés à Paris. Des filières de sauvetage (juives et non juives) ont contribué à sauver environ 10 000 vies, notamment celles d’enfants. Mais l’engagement de ces organisations de résistance ne peut rendre compte de la survie d’au moins 200 000 personnes, soit 65% des Juifs étrangers et 90% des Juifs français. D’autres explications doivent donc être trouvées.Sans jamais minimiser l’horreur du crime, vous écrivez votre enquête dans la mémoire des Juifs non déportés, votre analyse des circonstances de l’époque. Vous dégagez plusieurs facteurs d’explication : la chronologie de la persécution, les statuts politiques et militaires des territoires, les géographies et cultures des régions, de l’évolution de la guerre et de la situation internationale. L’histoire culturelle et politique de la société française : l’intégration des Israélites à la nation, le rôle de l’école et de la culture républicaine, l’ouverture ou le rejet des étrangers en lien avec les besoins économiques et démographiques du pays, la propagation des idées xénophobes et antisémites, l’influence du christianisme (antijudaïsme, charité). La structure des rapports occupants-occupés, les capacités de réactivité à la persécution des individus stigmatisés comme Juifs en fonction de leur nationalité (française ou non), leur âge et situation familiale, leurs ressources linguistiques, financières et sociales. La réactivité sociale des populations non juives vis-à-vis des Juifs sur les bases de l’intérêt (économique et financier) ou des ressorts de la compassion. La formation d’une opinion hostile aux opérations les plus brutales de la persécution (arrestations et déportations des juifs apatrides), ayant provoqué une dissension publique au sein des élites catholiques, par ailleurs favorables à l’Etat collaborateur. L’influence de cette prise de parole publique sur la politique de collaboration des dirigeants français. La capacité des Juifs et non Juifs à s’organiser collectivement pour créer des réseaux clandestins de résistance civile visant au sauvetage des victimes désignées, en premier lieu des enfants. Le développement d’une « société parallèle » qui, imbriquée à la « société officielle », contribue à la protection des pourchassés et persécutés du régime. De toute cette période et sur toutes ces questions, quelle vous semble être la réalité la plus difficile à faire reconnaître par l’opinion ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 février 2022.
Avec cette semaine :
 

  - Jacques Semelin, historien, politologue, directeur de recherche...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:50</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/eGdkRki]]></podcast:txt><itunes:episode>365</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Jacques Sémelin,Isabelle de Gaulmyn,Nicolas Baverez,Marc-Olivier Padis,Juifs,Seconde guerre mondiale,Déportation,Régime de Vichy</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Laurent de Wilde, pianiste, écrivain et homme de radio (3/5)]]></title><guid isPermaLink="false">10641624-1c07-4d7b-8d45-d5c8e3628e92</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr<br>
Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;</p>
<p>Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre <em>Les Fous du Son</em>, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr<br>
Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;</p>
<p>Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre <em>Les Fous du Son</em>, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 20 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/10641624-1c07-4d7b-8d45-d5c8e3628e92.mp3?_=1695565479" length="16925100" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
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Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre Les Fous du Son, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.
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Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 
 
Dans ce troisième épisode, Laurent de Wilde nous parle du rapport qu’il entretient avec son instrument : le piano. Il analyse plus généralement le clavier et nous parle de son livre Les Fous du Son, dans lequel il retrace l’histoire des inventeurs de claviers électroniques.
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LE CONSEIL EUROPÉEN DEVANT LES TRIBULATIONS DE L’UKRAINE</strong></p>
<p>Le Conseil européen a réuni jeudi et vendredi les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 à Bruxelles, Ils ont pris la décision d’entamer les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie. Il devait aussi avaliser un soutien de 50  milliards d’euros pour la période 2024-2027, afin de démontrer à Vladimir Poutine que les Européens sont prêts à soutenir ce pays dans la durée. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán a tenté de bloquer ces deux décisions pour lesquelles l’unanimité est requise. Pour fléchir le dirigeant magyar, Bruxelles a cette fois mis sur la table le déblocage de 10 milliards d’euros de fonds européens gelés.</p>
<p>En Europe comme aux Etats-Unis, le soutien financier à l'Ukraine ne va plus de soi. Quand, en juin&nbsp;2022, <a href="https://www.lepoint.fr/monde/elargissement-de-l-ue-l-ukraine-et-la-moldavie-obtiennent-le-statut-de-candidat-23-06-2022-2480802_24.php"><u>les&nbsp;27&nbsp;décidèrent d'accorder à l'Ukraine le statut de candidat</u></a>, il était convenu que Kyiv remplisse sept conditions avant l'ouverture des négociations. Parmi celles-ci, le respect des droits des minorités, qui ont été mises à mal en Ukraine par une législation contestée. Viktor Orbán est particulièrement sensible à ce que l'Ukraine rétablisse les droits de la minorité hongroise de Transcarpathie.</p>
<p>L'Ukraine doit faire face à des tensions avec d’autres pays, notamment avec la Pologne, pourtant soutien de la première heure. Varsovie accuse Kyiv de concurrence déloyale dans les secteurs céréaliers et routiers. Si bien qu'elle n'assure plus que les livraisons d'armes « <em>convenues antérieurement</em> ». Le gouvernement pro-européen qui doit entrer en fonction la semaine prochaine, pourrait changer la donne. En Slovaquie, le nouveau Premier ministre Robert Fico a bloqué début novembre, une importante livraison d'armes programmée par l'exécutif précédent. Aux Pays-Bas, la formation d'extrême droite de Geert Wilders a remporté les élections législatives fin novembre. Parmi les mesures prévues dans son programme : l'interruption des livraisons d'armes à l'Ukraine.</p>
<p>Selon un sondage du Conseil européen pour les Relations internationales dans six Etats membres de l'UE (Allemagne, France, Danemark, Pologne, Roumanie et Autriche), un grand nombre de citoyens pense que l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne nuirait à la sécurité de l'Europe (45&nbsp;% en moyenne) plus qu'elle ne la renforcerait (25&nbsp;%). Interrogés sur l'impact dans leur propre pays, seuls 15&nbsp;% des Français et 20&nbsp;% des Allemands s'attendent à ce que la sécurité de leur pays soit renforcée par une telle adhésion (39 et 47&nbsp;%, respectivement, pensent que le résultat sera négatif). Il n'y a qu'en Pologne que les opinions positives l'emportent nettement (41&nbsp;% contre 30&nbsp;%). Si au Danemark et en Pologne, près de la moitié de la population soutient l'adhésion de l'Ukraine, à l'inverse, en Autriche, seuls 28&nbsp;% des citoyens sont favorables à l'adhésion, tandis que 52&nbsp;% y sont opposés. Mais dans la plupart des pays, 20 à 40&nbsp;% des personnes interrogées n'ont pas d'opinion ou sont indifférentes à la perspective de l'adhésion de l'Ukraine et de l'élargissement en général.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LE CONSEIL EUROPÉEN DEVANT LES TRIBULATIONS DE L’UKRAINE</strong></p>
<p>Le Conseil européen a réuni jeudi et vendredi les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 à Bruxelles, Ils ont pris la décision d’entamer les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie. Il devait aussi avaliser un soutien de 50  milliards d’euros pour la période 2024-2027, afin de démontrer à Vladimir Poutine que les Européens sont prêts à soutenir ce pays dans la durée. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán a tenté de bloquer ces deux décisions pour lesquelles l’unanimité est requise. Pour fléchir le dirigeant magyar, Bruxelles a cette fois mis sur la table le déblocage de 10 milliards d’euros de fonds européens gelés.</p>
<p>En Europe comme aux Etats-Unis, le soutien financier à l'Ukraine ne va plus de soi. Quand, en juin&nbsp;2022, <a href="https://www.lepoint.fr/monde/elargissement-de-l-ue-l-ukraine-et-la-moldavie-obtiennent-le-statut-de-candidat-23-06-2022-2480802_24.php"><u>les&nbsp;27&nbsp;décidèrent d'accorder à l'Ukraine le statut de candidat</u></a>, il était convenu que Kyiv remplisse sept conditions avant l'ouverture des négociations. Parmi celles-ci, le respect des droits des minorités, qui ont été mises à mal en Ukraine par une législation contestée. Viktor Orbán est particulièrement sensible à ce que l'Ukraine rétablisse les droits de la minorité hongroise de Transcarpathie.</p>
<p>L'Ukraine doit faire face à des tensions avec d’autres pays, notamment avec la Pologne, pourtant soutien de la première heure. Varsovie accuse Kyiv de concurrence déloyale dans les secteurs céréaliers et routiers. Si bien qu'elle n'assure plus que les livraisons d'armes « <em>convenues antérieurement</em> ». Le gouvernement pro-européen qui doit entrer en fonction la semaine prochaine, pourrait changer la donne. En Slovaquie, le nouveau Premier ministre Robert Fico a bloqué début novembre, une importante livraison d'armes programmée par l'exécutif précédent. Aux Pays-Bas, la formation d'extrême droite de Geert Wilders a remporté les élections législatives fin novembre. Parmi les mesures prévues dans son programme : l'interruption des livraisons d'armes à l'Ukraine.</p>
<p>Selon un sondage du Conseil européen pour les Relations internationales dans six Etats membres de l'UE (Allemagne, France, Danemark, Pologne, Roumanie et Autriche), un grand nombre de citoyens pense que l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne nuirait à la sécurité de l'Europe (45&nbsp;% en moyenne) plus qu'elle ne la renforcerait (25&nbsp;%). Interrogés sur l'impact dans leur propre pays, seuls 15&nbsp;% des Français et 20&nbsp;% des Allemands s'attendent à ce que la sécurité de leur pays soit renforcée par une telle adhésion (39 et 47&nbsp;%, respectivement, pensent que le résultat sera négatif). Il n'y a qu'en Pologne que les opinions positives l'emportent nettement (41&nbsp;% contre 30&nbsp;%). Si au Danemark et en Pologne, près de la moitié de la population soutient l'adhésion de l'Ukraine, à l'inverse, en Autriche, seuls 28&nbsp;% des citoyens sont favorables à l'adhésion, tandis que 52&nbsp;% y sont opposés. Mais dans la plupart des pays, 20 à 40&nbsp;% des personnes interrogées n'ont pas d'opinion ou sont indifférentes à la perspective de l'adhésion de l'Ukraine et de l'élargissement en général.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 17 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/0a822941-bc76-419a-8e88-290a8483f082.mp3?_=1702630674" length="63331936" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec cette semaine :
 

  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

LE CONSEIL EUROPÉEN DEVANT LES TRIBULATIONS DE L’UKRAINE
 
Le Conseil européen a réuni jeudi et vendredi les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 à Bruxelles, Ils ont pris la décision d’entamer les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie. Il devait aussi avaliser un soutien de 50  milliards d’euros pour la période 2024-2027, afin de démontrer à Vladimir Poutine que les Européens sont prêts à soutenir ce pays dans la durée. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán a tenté de bloquer ces deux décisions pour lesquelles l’unanimité est requise. Pour fléchir le dirigeant magyar, Bruxelles a cette fois mis sur la table le déblocage de 10 milliards d’euros de fonds européens gelés.
 
En Europe comme aux Etats-Unis, le soutien financier à l'Ukraine ne va plus de soi. Quand, en juin 2022, les 27 décidèrent d'accorder à l'Ukraine le statut de candidat, il était convenu que Kyiv remplisse sept conditions avant l'ouverture des négociations. Parmi celles-ci, le respect des droits des minorités, qui ont été mises à mal en Ukraine par une législation contestée. Viktor Orbán est particulièrement sensible à ce que l'Ukraine rétablisse les droits de la minorité hongroise de Transcarpathie.
 
L'Ukraine doit faire face à des tensions avec d’autres pays, notamment avec la Pologne, pourtant soutien de la première heure. Varsovie accuse Kyiv de concurrence déloyale dans les secteurs céréaliers et routiers. Si bien qu'elle n'assure plus que les livraisons d'armes « convenues antérieurement ». Le gouvernement pro-européen qui doit entrer en fonction la semaine prochaine, pourrait changer la donne. En Slovaquie, le nouveau Premier ministre Robert Fico a bloqué début novembre, une importante livraison d'armes programmée par l'exécutif précédent. Aux Pays-Bas, la formation d'extrême droite de Geert Wilders a remporté les élections législatives fin novembre. Parmi les mesures prévues dans son programme : l'interruption des livraisons d'armes à l'Ukraine.
 
Selon un sondage du Conseil européen pour les Relations internationales dans six Etats membres de l'UE (Allemagne, France, Danemark, Pologne, Roumanie et Autriche), un grand nombre de citoyens pense que l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne nuirait à la sécurité de l'Europe (45 % en moyenne) plus qu'elle ne la renforcerait (25 %). Interrogés sur l'impact dans leur propre pays, seuls 15 % des Français et 20 % des Allemands s'attendent à ce que la sécurité de leur pays soit renforcée par une telle adhésion (39 et 47 %, respectivement, pensent que le résultat sera négatif). Il n'y a qu'en Pologne que les opinions positives l'emportent nettement (41 % contre 30 %). Si au Danemark et en Pologne, près de la moitié de la population soutient l'adhésion de l'Ukraine, à l'inverse, en Autriche, seuls 28 % des citoyens sont favorables à l'adhésion, tandis que 52 % y sont opposés. Mais dans la plupart des pays, 20 à 40 % des personnes interrogées n'ont pas d'opinion ou sont indifférentes à la perspective de l'adhésion de l'Ukraine et de l'élargissement en général.
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  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

LE CONSEIL EUROPÉEN DEVANT LES TRIBULATIONS DE L’UKRAINE
 
Le Conseil européen a réuni jeudi et vendredi les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 à Bruxelles, Ils ont pris la décision d’entamer les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie. Il devait aussi avaliser un soutien de 50  milliards d’euros pour la période 2024-2027, afin de démontrer à Vladimir Poutine que les Européens sont prêts à soutenir ce pays dans la durée. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán a tenté de bloquer ces deux décisions pour lesquelles l’unanimité est requise. Pour fléchir le dirigeant magyar, Bruxelles a cette fois mis sur la table le déblocage de 10 milliards d’euros de fonds européens gelés.
 
En Europe comme aux Etats-Unis, le soutien financier à l'Ukraine ne va plus de soi. Quand, en juin 2022, les 27 décidèrent d'accorder à l'Ukraine le statut de candidat, il était convenu que Kyiv remplisse sept conditions avant l'ouverture des négociations. Parmi celles-ci, le respect des droits des minorités, qui ont été mises à mal en Ukraine par une législation contestée. Viktor Orbán est particulièrement sensible à ce que l'Ukraine rétablisse les droits de la minorité hongroise de Transcarpathie.
 
L'Ukraine doit faire face à des tensions avec d’autres pays, notamment avec la Pologne, pourtant soutien de la première heure. Varsovie accuse Kyiv de concurrence déloyale dans les secteurs céréaliers et routiers. Si bien qu'elle n'assure plus que les livraisons d'armes « convenues antérieurement ». Le gouvernement pro-européen qui doit entrer en fonction la semaine prochaine, pourrait changer la donne. En Slovaquie, le nouveau Premier ministre Robert Fico a bloqué début novembre, une importante livraison d'armes programmée par l'exécutif précédent. Aux Pays-Bas, la formation d'extrême droite de Geert Wilders a remporté les élections législatives fin novembre. Parmi les mesures prévues dans son programme : l'interruption des livraisons d'armes à l'Ukraine.
 
Selon un sondage du Conseil européen pour les Relations internationales dans six Etats membres de l'UE (Allemagne, France, Danemark, Pologne, Roumanie et Autriche), un grand nombre de citoyens pense que l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne nuirait à la sécurité de l'Europe (45 % en moyenne) plus qu'elle ne la renforcerait (25 %). Interrogés sur l'impact dans leur propre pays, seuls 15 % des Français et 20 % des Allemands s'attendent à ce que la sécurité de leur pays soit renforcée par une telle adhésion (39 et 47 %, respectivement, pensent que le résultat sera négatif). Il n'y a qu'en Pologne que les opinions positives l'emportent nettement (41 % contre 30 %). Si au Danemark et en Pologne, près de la moitié de la population soutient l'adhésion de l'Ukraine, à l'inverse, en Autriche, seuls 28 % des citoyens sont favorables à l'adhésion, tandis que 52 % y sont opposés. Mais dans la plupart des pays, 20 à 40 % des personnes interrogées n'ont pas d'opinion ou sont indifférentes à la perspective de l'adhésion de l'Ukraine et de l'élargissement en général.
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Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio.&nbsp;</p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Laurent de Wilde analyse les transformations du monde du jazz et l’évolution de la place des femmes. Il nous parle également d’un instrument qui occupe une place particulière dans ce monde : l’accordéon.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr<br>
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<p>Dans ce deuxième épisode, Laurent de Wilde analyse les transformations du monde du jazz et l’évolution de la place des femmes. Il nous parle également d’un instrument qui occupe une place particulière dans ce monde : l’accordéon.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 13 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/47695cad-0d1d-422c-a613-ab7357a2428d.mp3?_=1695565043" length="15392443" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
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Dans ce deuxième épisode, Laurent de Wilde analyse les transformations du monde du jazz et l’évolution de la place des femmes. Il nous parle également d’un instrument qui occupe une place particulière dans ce monde : l’accordéon. 
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Dans ce deuxième épisode, Laurent de Wilde analyse les transformations du monde du jazz et l’évolution de la place des femmes. Il nous parle également d’un instrument qui occupe une place particulière dans ce monde : l’accordéon. 
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Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joi...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:01</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/MJegfcy]]></podcast:txt><itunes:episode>349</itunes:episode><itunes:keywords>Philippe Meyer,Culture,Laurent de Wilde,Piano,Jazz</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Quelle politique pour combattre la menace islamiste ? / La première COP vraiment géopolitique ]]></title><guid isPermaLink="false">decdc020-6d29-4dff-85b5-15e02b4c2547</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. <strong><br>
</strong></li>
</ul>
<p><strong>QUELLE POLITIQUE POUR COMBATTRE LA MENACE ISLAMISTE EN FRANCE&nbsp;?</strong></p>
<p>L'attaque mortelle perpétrée le 2 décembre contre un touriste germano-philippin par un jeune Français fiché S, près de la tour Eiffel, confirme la persistance de la menace islamiste. Quelques semaines après Arras, en plein conflit Hamas-Israël et à huit mois des JO, les inquiétudes grandissent. Selon les différents services antiterroristes français, cette menace serait pour beaucoup le fait d'adolescents de 13 à 18 ans fascinés par la violence et enfermés dans une sorte de bulle numérique. Les prisons françaises accueillent aujourd'hui 391&nbsp;détenus terroristes islamistes et 462&nbsp;détenus de droit commun susceptibles de radicalisation.</p>
<p>Déjà emprisonné pour terrorisme, et ayant fait l’objet d’un suivi psychiatrique, le profil de l’assaillant relance la polémique entre responsabilité psychiatrique et idéologie radicale. «&nbsp;<em>Entre 25 % et 40 % des personnes suivies pour radicalisation sont concernées par des maladies mentales</em>&nbsp;», assure Gérald Darmanin, favorable à ce que les pouvoirs publics puissent exiger une «&nbsp;<em>injonction de soins pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques</em>&nbsp;». Un préfet, et non un médecin, pourrait ainsi forcer un radicalisé souffrant de problèmes psychiatriques à continuer son traitement. «&nbsp;<em>L’analyse psy, elle est fondamentale. Mais il faut la combiner avec une solide connaissance de la dimension idéologique, parce que si on prend de l’idéologie pour de la folie, on fait des erreurs d’évaluation</em> », souligne le chercheur Hugo Micheron, spécialiste du djihadisme. Autre mesure envisagée par le ministre de l’Intérieur, et par le président du Rassemblement national, celle de durcir la « <em>rétention de sûreté</em> », c'est-à-dire le maintien dans une forme de détention des cas jugés toujours menaçants à l'issue de leur peine. Le ministre de l’Économie et des Finances a déploré, pour sa part, que la publication d’images, faisant l’apologie du terrorisme, ne fasse l’objet d’«&nbsp;<em>aucune sanction</em> » pénale, contrairement au partage de contenus pédopornographiques.</p>
<p>L'attentat confirme les craintes d'une importation de la guerre au Proche-Orient, l’auteur ayant évoqué la mort de Palestiniens à Gaza pour expliquer son geste. Depuis le 7&nbsp;octobre et les attaques du Hamas contre Israël, l'ensemble des pays européens ont accru leur niveau de vigilance. Tout comme la France, l'Espagne et la Belgique ont notamment renforcé la protection des synagogues. Au-delà des interrogations autour du suivi psychiatrique défaillant et des services de renseignement débordés, il y a la problématique des « sortants »&nbsp;: ces personnes condamnées pour terrorisme, qui ont purgé leur peine, et qui restent suivies de près. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que, depuis qu'il y a des condamnations pour terrorisme, 340 personnes radicalisées qui ont purgé leur peine sont sorties de prison. « <em>L'année prochaine, ce sera entre 30 et 35 personnes</em>&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LA PREMIÈRE COP VRAIMENT GÉOPOLITIQUE</strong></p>
<p>« <em>Critique</em> », « <em>cruciale</em> », « <em>charnière »</em> : du 30 novembre au 12&nbsp;décembre la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP28 rassemble à Dubaï, l'un des Émirats arabes unis - septième producteur mondial de pétrole- plus de 70.000 personnes (dirigeants, lobbies, ONG ou journalistes...). L'année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée dans le monde. Les effets de ce réchauffement climatique s'aggravent : fonte des glaciers, sécheresses à répétition, pénurie d'eau, perte de la biodiversité … D’après une étude de l’agence ONU Climat, publiée mi-novembre, les engagements climatiques actuels des pays mènent à 2% de baisse des émissions mondiales en 2030 comparé à l'année 2019, loin de la réduction de 43% recommandée par le GIEC.</p>
<p>Hypothétique sortie du pétrole, fonds pour aider les pays les plus vulnérables au changement climatique, mobilisation de la finance mondiale pour l'adaptation, bilan des efforts consentis par les États pour réduire leurs émissions ... Le programme est chargé et cristallise déjà des débats entre pays du Nord, et du Sud. Lors de l’ouverture de la conférence, le président émirati de la COP28, le sultan al-Jaber a évoqué «&nbsp;<em>le rôle des combustibles fossiles</em> ». Il avait estimé auparavant que la réduction des énergies fossiles est « <em>inévitable et essentielle</em> », se gardant toutefois de fixer un calendrier. Seule une vingtaine de pays, dont la France, plaident franchement pour la fin de l'ensemble des énergies fossiles. Dès le premier jour de la COP, la création d'un fonds «&nbsp;pertes et dommages » climatiques pour les pays les plus vulnérables a été également actée. Historique, cette décision a été saluée par une ovation debout des délégués des 196 pays participants. A ce stade, 720&nbsp;millions de dollars ont été récoltés. En outre, les Émirats ont promis la création d'un fonds de 30&nbsp;milliards de dollars pour aider ces pays à conduire leur transition énergétique. Pour la première fois depuis huit ans, les 196&nbsp;États et l'Union européenne doivent évaluer les progrès réalisés par les pays depuis la signature de l'Accord de Paris de 2015. Ses signataires s'étaient engagés à maintenir l'augmentation de la température «&nbsp;bien en dessous » de 2,0 °C, et de préférence de 1,5 °C, par rapport aux niveaux préindustriels. Les débats les plus difficiles portent sur l'engagement des pays à réduire l'utilisation du charbon, du pétrole et du gaz, gros émetteurs de CO2.</p>
<p>La COP28 se déroule dans un contexte géopolitique tendu lié à la guerre en Ukraine, et le conflit qui fait rage dans la bande de Gaza au Proche-Orient. Certains dirigeants présents à Dubaï, notamment les présidents israélien et français ont mené des négociations, en marge de la conférence, pour aboutir à la libération des otages détenus par le Hamas.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. <strong><br>
</strong></li>
</ul>
<p><strong>QUELLE POLITIQUE POUR COMBATTRE LA MENACE ISLAMISTE EN FRANCE&nbsp;?</strong></p>
<p>L'attaque mortelle perpétrée le 2 décembre contre un touriste germano-philippin par un jeune Français fiché S, près de la tour Eiffel, confirme la persistance de la menace islamiste. Quelques semaines après Arras, en plein conflit Hamas-Israël et à huit mois des JO, les inquiétudes grandissent. Selon les différents services antiterroristes français, cette menace serait pour beaucoup le fait d'adolescents de 13 à 18 ans fascinés par la violence et enfermés dans une sorte de bulle numérique. Les prisons françaises accueillent aujourd'hui 391&nbsp;détenus terroristes islamistes et 462&nbsp;détenus de droit commun susceptibles de radicalisation.</p>
<p>Déjà emprisonné pour terrorisme, et ayant fait l’objet d’un suivi psychiatrique, le profil de l’assaillant relance la polémique entre responsabilité psychiatrique et idéologie radicale. «&nbsp;<em>Entre 25 % et 40 % des personnes suivies pour radicalisation sont concernées par des maladies mentales</em>&nbsp;», assure Gérald Darmanin, favorable à ce que les pouvoirs publics puissent exiger une «&nbsp;<em>injonction de soins pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques</em>&nbsp;». Un préfet, et non un médecin, pourrait ainsi forcer un radicalisé souffrant de problèmes psychiatriques à continuer son traitement. «&nbsp;<em>L’analyse psy, elle est fondamentale. Mais il faut la combiner avec une solide connaissance de la dimension idéologique, parce que si on prend de l’idéologie pour de la folie, on fait des erreurs d’évaluation</em> », souligne le chercheur Hugo Micheron, spécialiste du djihadisme. Autre mesure envisagée par le ministre de l’Intérieur, et par le président du Rassemblement national, celle de durcir la « <em>rétention de sûreté</em> », c'est-à-dire le maintien dans une forme de détention des cas jugés toujours menaçants à l'issue de leur peine. Le ministre de l’Économie et des Finances a déploré, pour sa part, que la publication d’images, faisant l’apologie du terrorisme, ne fasse l’objet d’«&nbsp;<em>aucune sanction</em> » pénale, contrairement au partage de contenus pédopornographiques.</p>
<p>L'attentat confirme les craintes d'une importation de la guerre au Proche-Orient, l’auteur ayant évoqué la mort de Palestiniens à Gaza pour expliquer son geste. Depuis le 7&nbsp;octobre et les attaques du Hamas contre Israël, l'ensemble des pays européens ont accru leur niveau de vigilance. Tout comme la France, l'Espagne et la Belgique ont notamment renforcé la protection des synagogues. Au-delà des interrogations autour du suivi psychiatrique défaillant et des services de renseignement débordés, il y a la problématique des « sortants »&nbsp;: ces personnes condamnées pour terrorisme, qui ont purgé leur peine, et qui restent suivies de près. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que, depuis qu'il y a des condamnations pour terrorisme, 340 personnes radicalisées qui ont purgé leur peine sont sorties de prison. « <em>L'année prochaine, ce sera entre 30 et 35 personnes</em>&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LA PREMIÈRE COP VRAIMENT GÉOPOLITIQUE</strong></p>
<p>« <em>Critique</em> », « <em>cruciale</em> », « <em>charnière »</em> : du 30 novembre au 12&nbsp;décembre la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP28 rassemble à Dubaï, l'un des Émirats arabes unis - septième producteur mondial de pétrole- plus de 70.000 personnes (dirigeants, lobbies, ONG ou journalistes...). L'année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée dans le monde. Les effets de ce réchauffement climatique s'aggravent : fonte des glaciers, sécheresses à répétition, pénurie d'eau, perte de la biodiversité … D’après une étude de l’agence ONU Climat, publiée mi-novembre, les engagements climatiques actuels des pays mènent à 2% de baisse des émissions mondiales en 2030 comparé à l'année 2019, loin de la réduction de 43% recommandée par le GIEC.</p>
<p>Hypothétique sortie du pétrole, fonds pour aider les pays les plus vulnérables au changement climatique, mobilisation de la finance mondiale pour l'adaptation, bilan des efforts consentis par les États pour réduire leurs émissions ... Le programme est chargé et cristallise déjà des débats entre pays du Nord, et du Sud. Lors de l’ouverture de la conférence, le président émirati de la COP28, le sultan al-Jaber a évoqué «&nbsp;<em>le rôle des combustibles fossiles</em> ». Il avait estimé auparavant que la réduction des énergies fossiles est « <em>inévitable et essentielle</em> », se gardant toutefois de fixer un calendrier. Seule une vingtaine de pays, dont la France, plaident franchement pour la fin de l'ensemble des énergies fossiles. Dès le premier jour de la COP, la création d'un fonds «&nbsp;pertes et dommages » climatiques pour les pays les plus vulnérables a été également actée. Historique, cette décision a été saluée par une ovation debout des délégués des 196 pays participants. A ce stade, 720&nbsp;millions de dollars ont été récoltés. En outre, les Émirats ont promis la création d'un fonds de 30&nbsp;milliards de dollars pour aider ces pays à conduire leur transition énergétique. Pour la première fois depuis huit ans, les 196&nbsp;États et l'Union européenne doivent évaluer les progrès réalisés par les pays depuis la signature de l'Accord de Paris de 2015. Ses signataires s'étaient engagés à maintenir l'augmentation de la température «&nbsp;bien en dessous » de 2,0 °C, et de préférence de 1,5 °C, par rapport aux niveaux préindustriels. Les débats les plus difficiles portent sur l'engagement des pays à réduire l'utilisation du charbon, du pétrole et du gaz, gros émetteurs de CO2.</p>
<p>La COP28 se déroule dans un contexte géopolitique tendu lié à la guerre en Ukraine, et le conflit qui fait rage dans la bande de Gaza au Proche-Orient. Certains dirigeants présents à Dubaï, notamment les présidents israélien et français ont mené des négociations, en marge de la conférence, pour aboutir à la libération des otages détenus par le Hamas.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 10 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/decdc020-6d29-4dff-85b5-15e02b4c2547.mp3?_=1702048571" length="57794813" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 


QUELLE POLITIQUE POUR COMBATTRE LA MENACE ISLAMISTE EN FRANCE ?
 
L'attaque mortelle perpétrée le 2 décembre contre un touriste germano-philippin par un jeune Français fiché S, près de la tour Eiffel, confirme la persistance de la menace islamiste. Quelques semaines après Arras, en plein conflit Hamas-Israël et à huit mois des JO, les inquiétudes grandissent. Selon les différents services antiterroristes français, cette menace serait pour beaucoup le fait d'adolescents de 13 à 18 ans fascinés par la violence et enfermés dans une sorte de bulle numérique. Les prisons françaises accueillent aujourd'hui 391 détenus terroristes islamistes et 462 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation.
 
Déjà emprisonné pour terrorisme, et ayant fait l’objet d’un suivi psychiatrique, le profil de l’assaillant relance la polémique entre responsabilité psychiatrique et idéologie radicale. « Entre 25 % et 40 % des personnes suivies pour radicalisation sont concernées par des maladies mentales », assure Gérald Darmanin, favorable à ce que les pouvoirs publics puissent exiger une « injonction de soins pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques ». Un préfet, et non un médecin, pourrait ainsi forcer un radicalisé souffrant de problèmes psychiatriques à continuer son traitement. « L’analyse psy, elle est fondamentale. Mais il faut la combiner avec une solide connaissance de la dimension idéologique, parce que si on prend de l’idéologie pour de la folie, on fait des erreurs d’évaluation », souligne le chercheur Hugo Micheron, spécialiste du djihadisme. Autre mesure envisagée par le ministre de l’Intérieur, et par le président du Rassemblement national, celle de durcir la « rétention de sûreté », c'est-à-dire le maintien dans une forme de détention des cas jugés toujours menaçants à l'issue de leur peine. Le ministre de l’Économie et des Finances a déploré, pour sa part, que la publication d’images, faisant l’apologie du terrorisme, ne fasse l’objet d’« aucune sanction » pénale, contrairement au partage de contenus pédopornographiques.
 
L'attentat confirme les craintes d'une importation de la guerre au Proche-Orient, l’auteur ayant évoqué la mort de Palestiniens à Gaza pour expliquer son geste. Depuis le 7 octobre et les attaques du Hamas contre Israël, l'ensemble des pays européens ont accru leur niveau de vigilance. Tout comme la France, l'Espagne et la Belgique ont notamment renforcé la protection des synagogues. Au-delà des interrogations autour du suivi psychiatrique défaillant et des services de renseignement débordés, il y a la problématique des « sortants » : ces personnes condamnées pour terrorisme, qui ont purgé leur peine, et qui restent suivies de près. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que, depuis qu'il y a des condamnations pour terrorisme, 340 personnes radicalisées qui ont purgé leur peine sont sorties de prison. « L'année prochaine, ce sera entre 30 et 35 personnes », a-t-il ajouté.
 
***
 
LA PREMIÈRE COP VRAIMENT GÉOPOLITIQUE
 
« Critique », « cruciale », « charnière » : du 30 novembre au 12 décembre la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP28 rassemble à Dubaï, l'un des Émirats arabes unis - septième producteur mondial de pétrole- plus de 70.000 personnes (dirigeants, lobbies, ONG ou journalistes...). L'année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée dans le monde. Les effets de ce réchauffement climatique s'aggravent : fonte des glaciers, sécheresses à répétition, pénurie d'eau, perte de la biodiversité … D’après une étude de l’agence ONU Climat, publiée mi-novembre, les engagements climatiques actuels des pays mènent à 2% de baisse des émissions mondiales en 2030 comparé à l'année 2019, loin de la réduction de 43% recommandée par le GIEC.
 
Hypothétique sortie du pétrole, fonds pour aider les pays les plus vulnérables au changement climatique, mobilisation de la finance mondiale pour l'adaptation, bilan des efforts consentis par les États pour réduire leurs émissions ... Le programme est chargé et cristallise déjà des débats entre pays du Nord, et du Sud. Lors de l’ouverture de la conférence, le président émirati de la COP28, le sultan al-Jaber a évoqué « le rôle des combustibles fossiles ». Il avait estimé auparavant que la réduction des énergies fossiles est « inévitable et essentielle », se gardant toutefois de fixer un calendrier. Seule une vingtaine de pays, dont la France, plaident franchement pour la fin de l'ensemble des énergies fossiles. Dès le premier jour de la COP, la création d'un fonds « pertes et dommages » climatiques pour les pays les plus vulnérables a été également actée. Historique, cette décision a été saluée par une ovation debout des délégués des 196 pays participants. A ce stade, 720 millions de dollars ont été récoltés. En outre, les Émirats ont promis la création d'un fonds de 30 milliards de dollars pour aider ces pays à conduire leur transition énergétique. Pour la première fois depuis huit ans, les 196 États et l'Union européenne doivent évaluer les progrès réalisés par les pays depuis la signature de l'Accord de Paris de 2015. Ses signataires s'étaient engagés à maintenir l'augmentation de la température « bien en dessous » de 2,0 °C, et de préférence de 1,5 °C, par rapport aux niveaux préindustriels. Les débats les plus difficiles portent sur l'engagement des pays à réduire l'utilisation du charbon, du pétrole et du gaz, gros émetteurs de CO2.
 
La COP28 se déroule dans un contexte géopolitique tendu lié à la guerre en Ukraine, et le conflit qui fait rage dans la bande de Gaza au Proche-Orient. Certains dirigeants présents à Dubaï, notamment les présidents israélien et français ont mené des négociations, en marge de la conférence, pour aboutir à la libération des otages détenus par le Hamas.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 


QUELLE POLITIQUE POUR COMBATTRE LA MENACE ISLAMISTE EN FRANCE ?
 
L'attaque mortelle perpétrée le 2 décembre contre un touriste germano-philippin par un jeune Français fiché S, près de la tour Eiffel, confirme la persistance de la menace islamiste. Quelques semaines après Arras, en plein conflit Hamas-Israël et à huit mois des JO, les inquiétudes grandissent. Selon les différents services antiterroristes français, cette menace serait pour beaucoup le fait d'adolescents de 13 à 18 ans fascinés par la violence et enfermés dans une sorte de bulle numérique. Les prisons françaises accueillent aujourd'hui 391 détenus terroristes islamistes et 462 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation.
 
Déjà emprisonné pour terrorisme, et ayant fait l’objet d’un suivi psychiatrique, le profil de l’assaillant relance la polémique entre responsabilité psychiatrique et idéologie radicale. « Entre 25 % et 40 % des personnes suivies pour radicalisation sont concernées par des maladies mentales », assure Gérald Darmanin, favorable à ce que les pouvoirs publics puissent exiger une « injonction de soins pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques ». Un préfet, et non un médecin, pourrait ainsi forcer un radicalisé souffrant de problèmes psychiatriques à continuer son traitement. « L’analyse psy, elle est fondamentale. Mais il faut la combiner avec une solide connaissance de la dimension idéologique, parce que si on prend de l’idéologie pour de la folie, on fait des erreurs d’évaluation », souligne le chercheur Hugo Micheron, spécialiste du djihadisme. Autre mesure envisagée par le ministre de l’Intérieur, et par le président du Rassemblement national, celle de durcir la « rétention de sûreté », c'est-à-dire le maintien dans une forme de détention des cas jugés toujours menaçants à l'issue de leur peine. Le ministre de l’Économie et des Finances a déploré, pour sa part, que la publication d’images, faisant l’apologie du terrorisme, ne fasse l’objet d’« aucune sanction » pénale, contrairement au partage de contenus pédopornographiques.
 
L'attentat confirme les craintes d'une importation de la guerre au Proche-Orient, l’auteur ayant évoqué la mort de Palestiniens à Gaza pour expliquer son geste. Depuis le 7 octobre et les attaques du Hamas contre Israël, l'ensemble des pays européens ont accru leur niveau de vigilance. Tout comme la France, l'Espagne et la Belgique ont notamment renforcé la protection des synagogues. Au-delà des interrogations autour du suivi psychiatrique défaillant et des services de renseignement débordés, il y a la problématique des « sortants » : ces personnes condamnées pour terrorisme, qui ont purgé leur peine, et qui restent suivies de près. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que, depuis qu'il y a des condamnations pour terrorisme, 340 personnes radicalisées qui ont purgé leur peine sont sorties de prison. « L'année prochaine, ce sera entre 30 et 35 personnes », a-t-il ajouté.
 
***
 
LA PREMIÈRE COP VRAIMENT GÉOPOLITIQUE
 
« Critique », « cruciale », « charnière » : du 30 novembre au 12 décembre la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, la COP28 rassemble à Dubaï, l'un des Émirats arabes unis - septième producteur mondial de pétrole- plus de 70.000 personnes (dirigeants, lobbies, ONG ou journalistes...). L'année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée dans le monde. Les effets de ce réchauffement climatique s'aggravent : fonte des glaciers, sécheresses à répétition, pénurie d'eau, perte de la biodiversité … D’après une étude de l’agence ONU Climat, publiée mi-novembre, les engagements climatiques actuels des pays mènent à 2% de baisse des émissions mondiales en 2030 comparé à l'année 2019, loin de la réduction de 43% recommandée par le GIEC.
 
Hypothétique sortie du pétrole, fonds pour aider les pays les plus vulnérables au changement climatique, mobilisation de la finance mondiale pour l'adaptation, bilan des efforts consentis par les États pour réduire leurs émissions ... Le programme est chargé et cristallise déjà des débats entre pays du Nord, et du Sud. Lors de l’ouverture de la conférence, le président émirati de la COP28, le sultan al-Jaber a évoqué « le rôle des combustibles fossiles ». Il avait estimé auparavant que la réduction des énergies fossiles est « inévitable et essentielle », se gardant toutefois de fixer un calendrier. Seule une vingtaine de pays, dont la France, plaident franchement pour la fin de l'ensemble des énergies fossiles. Dès le premier jour de la COP, la création d'un fonds « pertes et dommages » climatiques pour les pays les plus vulnérables a été également actée. Historique, cette décision a été saluée par une ovation debout des délégués des 196 pays participants. A ce stade, 720 millions de dollars ont été récoltés. En outre, les Émirats ont promis la création d'un fonds de 30 milliards de dollars pour aider ces pays à conduire leur transition énergétique. Pour la première fois depuis huit ans, les 196 États et l'Union européenne doivent évaluer les progrès réalisés par les pays depuis la signature de l'Accord de Paris de 2015. Ses signataires s'étaient engagés à maintenir l'augmentation de la température « bien en dessous » de 2,0 °C, et de préférence de 1,5 °C, par rapport aux niveaux préindustriels. Les débats les plus difficiles portent sur l'engagement des pays à réduire l'utilisation du charbon, du pétrole et du gaz, gros émetteurs de CO2.
 
La COP28 se déroule dans un contexte géopolitique tendu lié à la guerre en Ukraine, et le conflit qui fait rage dans la bande de Gaza au Proche-Orient. Certains dirigeants présents à Dubaï, notamment les présidents israélien et français ont mené des négociations, en marge de la conférence, pour aboutir à la libération des otages détenus par le Hamas.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 8 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

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...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:12</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Matthias Fekl</podcast:person><podcast:person role="guest">Isabelle de Gaulmyn</podcast:person><podcast:person role="guest">Béatrice Giblin</podcast:person><podcast:person role="guest">Lucile Schmid</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/thcHBBz]]></podcast:txt><itunes:episode>362</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Matthias Fekl,Isabelle de Gaulmyn,Béatrice Giblin,Lucile Schmid</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : les questions du public (Hamas et populismes en Europe)]]></title><guid isPermaLink="false">79854327-3d2c-4088-a44c-8a966ffb97a4</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 06 Dec 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/79854327-3d2c-4088-a44c-8a966ffb97a4.mp3?_=1701624947" length="39747761" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>41:24</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Nicolas Baverez</podcast:person><podcast:person role="guest">Jean-Louis Bourlanges</podcast:person><podcast:person role="guest">Nicole Gnesotto</podcast:person><podcast:person role="guest">Marc-Olivier Padis</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/qUjQnVu]]></podcast:txt><itunes:episode>362</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Marc-Olivier Padis,Nicole Gnesotto,Nicolas Baverez,Hamas,Israël,Populismes,Europe,UE</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le Hamas, mort certaine ou victoire historique ? / Les populismes auront-ils l’Europe à l’usure ?]]></title><guid isPermaLink="false">674ebea4-8959-4940-b373-7a6e8e38ba4d</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LE HAMAS, MORT CERTAINE OU VICTOIRE HISTORIQUE&nbsp;?</strong></p>
<p>Après les massacres du 7 octobre et la débâcle sécuritaire pour le pays, la feuille de route que s’est fixée le gouvernement israélien est «&nbsp;<em>de parvenir à la destruction des capacités militaires et administratives du Hamas et du Jihad islamique de manière à les empêcher de menacer et d’attaquer les citoyens d’Israël pendant de nombreuses années&nbsp;</em>». Un objectif très proche de celui déjà formulé en&nbsp;2008, au lendemain de la prise de contrôle par le Hamas de la bande de Gaza. Ce qui interroge sur sa faisabilité. Car le Hamas n’est pas seulement une organisation, elle est aussi une idéologie qui, elle, ne va pas mourir. Pour le chroniqueur du Monde, Alain Frachon «&nbsp;<em>on peut même parier que le pilonnage aérien systématique, les destructions d’habitations, l’exil intérieur et les privations imposées à une population gazaouie martyrisée vont susciter la prochaine génération de djihadistes.</em>&nbsp;»</p>
<p>En poursuivant cette offensive coûteuse en vies humaines palestiniennes, l’armée israélienne se retrouve de fait sur le terrain choisi par le Hamas. Comme lors des incursions précédentes, nul doute que ses infrastructures et ses miliciens sont déjà durement touchés et le seront plus encore, mais l’éradication promise par les autorités israéliennes supposerait une campagne de plusieurs mois, étendue à la totalité de Gaza. Or, l’armée israélienne ne dispose pas d’une maîtrise totale du temps et la mondialisation du conflit ainsi que la sensibilité des opinions, que l’on peut déjà constater, jouent contre elle. Sa stratégie offensive pèse lourdement sur l'image d'Israël. Le décompte quotidien des pertes civiles à Gaza donné par le Hamas ne peut pas être vérifié, mais les images et les témoignages qui parviennent de l'enclave attestent qu'il y a de très nombreuses victimes, parmi lesquelles 60&nbsp;journalistes, et de très nombreux enfants.</p>
<p>Wassim Nasr journaliste à France 24 et membre du Soufan Center, créé par l’une des figures incontournables de l’anti-terrorisme, estime dans <em>La Vie</em> qu’«&nbsp;<em>en libérant des femmes, des enfants et des personnes âgées, le Hamas renforce son image vis-à-vis d'un public déjà acquis à sa cause dans le monde</em>&nbsp;». Ainsi, la scénarisation des remises d'otages, pour faire un récit <em>«&nbsp;positif&nbsp;»</em> adapté aux réseaux sociaux, a été immédiate. Le Hamas est donc, pour l'instant, gagnant dans cette grande bataille des perceptions&nbsp;: il dure face à une puissance militaire non négligeable, tandis ajoute le journaliste qu’«&nbsp;<em>une éventuelle victoire militaire d'Israël sera toujours relativisée à cause des milliers de civils tués pour l'obtenir</em>&nbsp;».</p>
<p><br></p>
<p>***</p>
<p><br></p>
<p><strong>LES POPULISMES AURONT-ILS L’EUROPE À L’USURE&nbsp;?</strong></p>
<p>Partout en Europe, les partis nationalistes ou d'extrême droite ont le vent en poupe. En Allemagne, Alternative für Deutschland (AfD) a progressé jusqu’à devenir le deuxième parti le plus populaire du pays. Son succès polarise la politique locale, et il pourrait remporter les élections en Thuringe l'an prochain. Le 22 novembre, aux Pays-Bas, le leader du Parti pour la liberté Geert Wilders a enlevé 37 des 150 sièges de la Chambre basse. Une avancée qui renforce le camp des pays menés par l'extrême droite, après celle de Roberto Fico en Slovaquie le 1er octobre. L'année prochaine, l'extrême droite pourrait encore accroître son influence à l'occasion des élections européennes de juin. Les sondages d’opinons n’excluent pas que Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle en 2027.</p>
<p>Si la plupart de ces partis sont toujours hostiles aux étrangers, l'expérience britannique a tempéré l’hostilité de certains envers l'UE et ils sont moins nombreux à vouloir abandonner la monnaie unique. Tous expriment de nouvelles inquiétudes, rejetant ostensiblement les politiques de lutte contre le changement climatique, qui, affirment-ils, serait une invention des élites. Ensuite, le soutien dont ils bénéficient a évolué. Selon les calculs de <em>The Economist</em> dans 15 des 27 États membres de l'UE existent aujourd'hui des partis d'extrême droite qui obtiennent 20 % ou plus dans les sondages, y compris dans tous les grands pays, sauf l'Espagne, où les nationalistes de Vox ont essuyé une défaite aux élections de juillet. Près des quatre cinquièmes de la population de l'UE vivent désormais dans des pays où l'extrême droite séduit au moins un cinquième de l'électorat. Toutefois, ces partis ont tendance à modérer leurs opinions quand ils sont endossent des responsabilités gouvernementales, comme le prouve Georgia Meloni, la première chef de gouvernement d'extrême droite dans un pays d'Europe occidentale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui n’a pas cherché querelle à l'Europe. Dans les pays nordiques, on constate une tendance similaire. Le Parti des Finlandais et les Démocrates de Suède, deux formations nationalistes, se montrent plus pragmatiques depuis qu'ils ont soit intégré, soit accepté d'épauler une coalition au pouvoir.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LE HAMAS, MORT CERTAINE OU VICTOIRE HISTORIQUE&nbsp;?</strong></p>
<p>Après les massacres du 7 octobre et la débâcle sécuritaire pour le pays, la feuille de route que s’est fixée le gouvernement israélien est «&nbsp;<em>de parvenir à la destruction des capacités militaires et administratives du Hamas et du Jihad islamique de manière à les empêcher de menacer et d’attaquer les citoyens d’Israël pendant de nombreuses années&nbsp;</em>». Un objectif très proche de celui déjà formulé en&nbsp;2008, au lendemain de la prise de contrôle par le Hamas de la bande de Gaza. Ce qui interroge sur sa faisabilité. Car le Hamas n’est pas seulement une organisation, elle est aussi une idéologie qui, elle, ne va pas mourir. Pour le chroniqueur du Monde, Alain Frachon «&nbsp;<em>on peut même parier que le pilonnage aérien systématique, les destructions d’habitations, l’exil intérieur et les privations imposées à une population gazaouie martyrisée vont susciter la prochaine génération de djihadistes.</em>&nbsp;»</p>
<p>En poursuivant cette offensive coûteuse en vies humaines palestiniennes, l’armée israélienne se retrouve de fait sur le terrain choisi par le Hamas. Comme lors des incursions précédentes, nul doute que ses infrastructures et ses miliciens sont déjà durement touchés et le seront plus encore, mais l’éradication promise par les autorités israéliennes supposerait une campagne de plusieurs mois, étendue à la totalité de Gaza. Or, l’armée israélienne ne dispose pas d’une maîtrise totale du temps et la mondialisation du conflit ainsi que la sensibilité des opinions, que l’on peut déjà constater, jouent contre elle. Sa stratégie offensive pèse lourdement sur l'image d'Israël. Le décompte quotidien des pertes civiles à Gaza donné par le Hamas ne peut pas être vérifié, mais les images et les témoignages qui parviennent de l'enclave attestent qu'il y a de très nombreuses victimes, parmi lesquelles 60&nbsp;journalistes, et de très nombreux enfants.</p>
<p>Wassim Nasr journaliste à France 24 et membre du Soufan Center, créé par l’une des figures incontournables de l’anti-terrorisme, estime dans <em>La Vie</em> qu’«&nbsp;<em>en libérant des femmes, des enfants et des personnes âgées, le Hamas renforce son image vis-à-vis d'un public déjà acquis à sa cause dans le monde</em>&nbsp;». Ainsi, la scénarisation des remises d'otages, pour faire un récit <em>«&nbsp;positif&nbsp;»</em> adapté aux réseaux sociaux, a été immédiate. Le Hamas est donc, pour l'instant, gagnant dans cette grande bataille des perceptions&nbsp;: il dure face à une puissance militaire non négligeable, tandis ajoute le journaliste qu’«&nbsp;<em>une éventuelle victoire militaire d'Israël sera toujours relativisée à cause des milliers de civils tués pour l'obtenir</em>&nbsp;».</p>
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<p><strong>LES POPULISMES AURONT-ILS L’EUROPE À L’USURE&nbsp;?</strong></p>
<p>Partout en Europe, les partis nationalistes ou d'extrême droite ont le vent en poupe. En Allemagne, Alternative für Deutschland (AfD) a progressé jusqu’à devenir le deuxième parti le plus populaire du pays. Son succès polarise la politique locale, et il pourrait remporter les élections en Thuringe l'an prochain. Le 22 novembre, aux Pays-Bas, le leader du Parti pour la liberté Geert Wilders a enlevé 37 des 150 sièges de la Chambre basse. Une avancée qui renforce le camp des pays menés par l'extrême droite, après celle de Roberto Fico en Slovaquie le 1er octobre. L'année prochaine, l'extrême droite pourrait encore accroître son influence à l'occasion des élections européennes de juin. Les sondages d’opinons n’excluent pas que Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle en 2027.</p>
<p>Si la plupart de ces partis sont toujours hostiles aux étrangers, l'expérience britannique a tempéré l’hostilité de certains envers l'UE et ils sont moins nombreux à vouloir abandonner la monnaie unique. Tous expriment de nouvelles inquiétudes, rejetant ostensiblement les politiques de lutte contre le changement climatique, qui, affirment-ils, serait une invention des élites. Ensuite, le soutien dont ils bénéficient a évolué. Selon les calculs de <em>The Economist</em> dans 15 des 27 États membres de l'UE existent aujourd'hui des partis d'extrême droite qui obtiennent 20 % ou plus dans les sondages, y compris dans tous les grands pays, sauf l'Espagne, où les nationalistes de Vox ont essuyé une défaite aux élections de juillet. Près des quatre cinquièmes de la population de l'UE vivent désormais dans des pays où l'extrême droite séduit au moins un cinquième de l'électorat. Toutefois, ces partis ont tendance à modérer leurs opinions quand ils sont endossent des responsabilités gouvernementales, comme le prouve Georgia Meloni, la première chef de gouvernement d'extrême droite dans un pays d'Europe occidentale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui n’a pas cherché querelle à l'Europe. Dans les pays nordiques, on constate une tendance similaire. Le Parti des Finlandais et les Démocrates de Suède, deux formations nationalistes, se montrent plus pragmatiques depuis qu'ils ont soit intégré, soit accepté d'épauler une coalition au pouvoir.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 03 Dec 2023 15:15:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/674ebea4-8959-4940-b373-7a6e8e38ba4d.mp3?_=1701593740" length="64733360" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LE HAMAS, MORT CERTAINE OU VICTOIRE HISTORIQUE ?
 
Après les massacres du 7 octobre et la débâcle sécuritaire pour le pays, la feuille de route que s’est fixée le gouvernement israélien est « de parvenir à la destruction des capacités militaires et administratives du Hamas et du Jihad islamique de manière à les empêcher de menacer et d’attaquer les citoyens d’Israël pendant de nombreuses années ». Un objectif très proche de celui déjà formulé en 2008, au lendemain de la prise de contrôle par le Hamas de la bande de Gaza. Ce qui interroge sur sa faisabilité. Car le Hamas n’est pas seulement une organisation, elle est aussi une idéologie qui, elle, ne va pas mourir. Pour le chroniqueur du Monde, Alain Frachon « on peut même parier que le pilonnage aérien systématique, les destructions d’habitations, l’exil intérieur et les privations imposées à une population gazaouie martyrisée vont susciter la prochaine génération de djihadistes. »
 
En poursuivant cette offensive coûteuse en vies humaines palestiniennes, l’armée israélienne se retrouve de fait sur le terrain choisi par le Hamas. Comme lors des incursions précédentes, nul doute que ses infrastructures et ses miliciens sont déjà durement touchés et le seront plus encore, mais l’éradication promise par les autorités israéliennes supposerait une campagne de plusieurs mois, étendue à la totalité de Gaza. Or, l’armée israélienne ne dispose pas d’une maîtrise totale du temps et la mondialisation du conflit ainsi que la sensibilité des opinions, que l’on peut déjà constater, jouent contre elle. Sa stratégie offensive pèse lourdement sur l'image d'Israël. Le décompte quotidien des pertes civiles à Gaza donné par le Hamas ne peut pas être vérifié, mais les images et les témoignages qui parviennent de l'enclave attestent qu'il y a de très nombreuses victimes, parmi lesquelles 60 journalistes, et de très nombreux enfants.
 
Wassim Nasr journaliste à France 24 et membre du Soufan Center, créé par l’une des figures incontournables de l’anti-terrorisme, estime dans La Vie qu’« en libérant des femmes, des enfants et des personnes âgées, le Hamas renforce son image vis-à-vis d'un public déjà acquis à sa cause dans le monde ». Ainsi, la scénarisation des remises d'otages, pour faire un récit « positif » adapté aux réseaux sociaux, a été immédiate. Le Hamas est donc, pour l'instant, gagnant dans cette grande bataille des perceptions : il dure face à une puissance militaire non négligeable, tandis ajoute le journaliste qu’« une éventuelle victoire militaire d'Israël sera toujours relativisée à cause des milliers de civils tués pour l'obtenir ».
 

 
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LES POPULISMES AURONT-ILS L’EUROPE À L’USURE ?
 
Partout en Europe, les partis nationalistes ou d'extrême droite ont le vent en poupe. En Allemagne, Alternative für Deutschland (AfD) a progressé jusqu’à devenir le deuxième parti le plus populaire du pays. Son succès polarise la politique locale, et il pourrait remporter les élections en Thuringe l'an prochain. Le 22 novembre, aux Pays-Bas, le leader du Parti pour la liberté Geert Wilders a enlevé 37 des 150 sièges de la Chambre basse. Une avancée qui renforce le camp des pays menés par l'extrême droite, après celle de Roberto Fico en Slovaquie le 1er octobre. L'année prochaine, l'extrême droite pourrait encore accroître son influence à l'occasion des élections européennes de juin. Les sondages d’opinons n’excluent pas que Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle en 2027.
 
Si la plupart de ces partis sont toujours hostiles aux étrangers, l'expérience britannique a tempéré l’hostilité de certains envers l'UE et ils sont moins nombreux à vouloir abandonner la monnaie unique. Tous expriment de nouvelles inquiétudes, rejetant ostensiblement les politiques de lutte contre le changement climatique, qui, affirment-ils, serait une invention des élites. Ensuite, le soutien dont ils bénéficient a évolué. Selon les calculs de The Economist dans 15 des 27 États membres de l'UE existent aujourd'hui des partis d'extrême droite qui obtiennent 20 % ou plus dans les sondages, y compris dans tous les grands pays, sauf l'Espagne, où les nationalistes de Vox ont essuyé une défaite aux élections de juillet. Près des quatre cinquièmes de la population de l'UE vivent désormais dans des pays où l'extrême droite séduit au moins un cinquième de l'électorat. Toutefois, ces partis ont tendance à modérer leurs opinions quand ils sont endossent des responsabilités gouvernementales, comme le prouve Georgia Meloni, la première chef de gouvernement d'extrême droite dans un pays d'Europe occidentale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui n’a pas cherché querelle à l'Europe. Dans les pays nordiques, on constate une tendance similaire. Le Parti des Finlandais et les Démocrates de Suède, deux formations nationalistes, se montrent plus pragmatiques depuis qu'ils ont soit intégré, soit accepté d'épauler une coalition au pouvoir.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 3 décembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LE HAMAS, MORT CERTAINE OU VICTOIRE HISTORIQUE ?
 
Après les massacres du 7 octobre et la débâcle sécuritaire pour le pays, la feuille de route que s’est fixée le gouvernement israélien est « de parvenir à la destruction des capacités militaires et administratives du Hamas et du Jihad islamique de manière à les empêcher de menacer et d’attaquer les citoyens d’Israël pendant de nombreuses années ». Un objectif très proche de celui déjà formulé en 2008, au lendemain de la prise de contrôle par le Hamas de la bande de Gaza. Ce qui interroge sur sa faisabilité. Car le Hamas n’est pas seulement une organisation, elle est aussi une idéologie qui, elle, ne va pas mourir. Pour le chroniqueur du Monde, Alain Frachon « on peut même parier que le pilonnage aérien systématique, les destructions d’habitations, l’exil intérieur et les privations imposées à une population gazaouie martyrisée vont susciter la prochaine génération de djihadistes. »
 
En poursuivant cette offensive coûteuse en vies humaines palestiniennes, l’armée israélienne se retrouve de fait sur le terrain choisi par le Hamas. Comme lors des incursions précédentes, nul doute que ses infrastructures et ses miliciens sont déjà durement touchés et le seront plus encore, mais l’éradication promise par les autorités israéliennes supposerait une campagne de plusieurs mois, étendue à la totalité de Gaza. Or, l’armée israélienne ne dispose pas d’une maîtrise totale du temps et la mondialisation du conflit ainsi que la sensibilité des opinions, que l’on peut déjà constater, jouent contre elle. Sa stratégie offensive pèse lourdement sur l'image d'Israël. Le décompte quotidien des pertes civiles à Gaza donné par le Hamas ne peut pas être vérifié, mais les images et les témoignages qui parviennent de l'enclave attestent qu'il y a de très nombreuses victimes, parmi lesquelles 60 journalistes, et de très nombreux enfants.
 
Wassim Nasr journaliste à France 24 et membre du Soufan Center, créé par l’une des figures incontournables de l’anti-terrorisme, estime dans La Vie qu’« en libérant des femmes, des enfants et des personnes âgées, le Hamas renforce son image vis-à-vis d'un public déjà acquis à sa cause dans le monde ». Ainsi, la scénarisation des remises d'otages, pour faire un récit « positif » adapté aux réseaux sociaux, a été immédiate. Le Hamas est donc, pour l'instant, gagnant dans cette grande bataille des perceptions : il dure face à une puissance militaire non négligeable, tandis ajoute le journaliste qu’« une éventuelle victoire militaire d'Israël sera toujours relativisée à cause des milliers de civils tués pour l'obtenir ».
 

 
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LES POPULISMES AURONT-ILS L’EUROPE À L’USURE ?
 
Partout en Europe, les partis nationalistes ou d'extrême droite ont le vent en poupe. En Allemagne, Alternative für Deutschland (AfD) a progressé jusqu’à devenir le deuxième parti le plus populaire du pays. Son succès polarise la politique locale, et il pourrait remporter les élections en Thuringe l'an prochain. Le 22 novembre, aux Pays-Bas, le leader du Parti pour la liberté Geert Wilders a enlevé 37 des 150 sièges de la Chambre basse. Une avancée qui renforce le camp des pays menés par l'extrême droite, après celle de Roberto Fico en Slovaquie le 1er octobre. L'année prochaine, l'extrême droite pourrait encore accroître son influence à l'occasion des élections européennes de juin. Les sondages d’opinons n’excluent pas que Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle en 2027.
 
Si la plupart de ces partis sont toujours hostiles aux étrangers, l'expérience britannique a tempéré l’hostilité de certains envers l'UE et ils sont moins nombreux à vouloir abandonner la monnaie unique. Tous expriment de nouvelles inquiétudes, rejetant ostensiblement les politiques de lutte contre le changement climatique, qui, affirment-ils, serait une invention des élites. Ensuite, le soutien dont ils bénéficient a évolué. Selon les calculs de The Economist dans 15 des 27 États membres de l'UE existent aujourd'hui des partis d'extrême droite qui obtiennent 20 % ou plus dans les sondages, y compris dans tous les grands pays, sauf l'Espagne, où les nationalistes de Vox ont essuyé une défaite aux élections de juillet. Près des quatre cinquièmes de la population de l'UE vivent désormais dans des pays où l'extrême droite séduit au moins un cinquième de l'électorat. Toutefois, ces partis ont tendance à modérer leurs opinions quand ils sont endossent des responsabilités gouvernementales, comme le prouve Georgia Meloni, la première chef de gouvernement d'extrême droite dans un pays d'Europe occidentale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui n’a pas cherché querelle à l'Europe. Dans les pays nordiques, on constate une tendance similaire. Le Parti des Finlandais et les Démocrates de Suède, deux formations nationalistes, se montrent plus pragmatiques depuis qu'ils ont soit intégré, soit accepté d'épauler une coalition au pouvoir.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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<p>Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. <br>
Dans ce premier épisode, Laurent de Wilde nous parle de son enfance, sa découverte du jazz et ses années d’apprentissage - de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à New York. Il revient également sur l’évolution de la diffusion du jazz.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
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Dans ce premier épisode, Laurent de Wilde nous parle de son enfance, sa découverte du jazz et ses années d’apprentissage - de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à New York. Il revient également sur l’évolution de la diffusion du jazz.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/02b0c7bb-b4d3-4a21-bd59-d3f10cc6f5b5.mp3?_=1695564624" length="17251518" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Dans ce premier épisode, Laurent de Wilde nous parle de son enfance, sa découverte du jazz et ses années d’apprentissage - de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à New York. Il revient également sur l’évolution de la diffusion du jazz. 
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Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Laurent de Wilde, pianiste de Jazz, compositeur, producteur, écrivain et homme de radio. 
Dans ce premier épisode, Laurent de Wilde nous parle de son enfance, sa découverte du jazz et ses années d’apprentissage - de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à New York. Il revient également sur l’évolution de la diffusion du jazz. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une conversation entre Laurent de Wilde et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Pour ce nouveau Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:58</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/KQqItmc]]></podcast:txt><itunes:episode>348</itunes:episode><itunes:keywords>Philippe Meyer,Culture,Laurent de Wilde,Jazz,Piano</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’obsession allemande du frein à l’endettement va-t-elle plomber l’Europe ? / La société idéale aux yeux des Français]]></title><guid isPermaLink="false">b419ac38-d742-47bc-8db3-d2c91d834127</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;24 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>L’OBSESSION ALLEMANDE DU FREIN À L’ENDETTEMENT VA-T-ELLE PLOMBER L’EUROPE&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis la pandémie de Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique et la flambée inflationniste, les règles de la discipline budgétaire régissant la zone euro ont été mises en suspens. Elles seront appliquées à nouveau le 1er janvier prochain. Ces critères de Maastricht, jugés unanimement obsolètes, fixent des seuils de 3 % du PIB maximum pour le déficit et de 60 % pour la dette. Ils resteront d’actualité. Le débat porte sur la façon de revenir à ces critères pour les États qui ne les respectent pas, une majorité parmi les vingt membres de la zone euro. Si Paris soutient la proposition de la Commission européenne en faveur de trajectoires de désendettement à la carte, négociées de gré à gré entre chaque pays et l'exécutif européen, Berlin refuse cette approche trop souple et réclame un ratio commun de désendettement, de 1 % par an pour les États dépassant les 3 % de déficit. La Commission a tenté un compromis en proposant 0,5 %. La dette des pays de l'UE culmine aujourd'hui à près de 150% du PIB en Italie et 110% en France. Si les règles sont rétablies au début de l'an prochain, la France ferait partie des sept pays qui <em>« devraient en théorie se retrouver placés par la Commission sous la procédure de déficit excessif »</em>, avec l'Italie, la Belgique, la Slovénie, la Slovaquie ou Malte.</p>
<p>En Allemagne, le projet de loi budgétaire adopté le 5 juillet marque le retour de la rigueur. Le ministre libéral des Finances, Christian Lindner, souhaite diminuer de 30 milliards les dépenses publiques et propose de baisser les budgets de tous les ministères, à l'exception de celui de la Défense. L'objectif est de faire passer le déficit budgétaire de l'Allemagne de 4,25 % du PIB à 1,75 %, et le niveau d'endettement du pays de 67,75 % à 66,5 %. Il s’agit de remettre le pays sur la voie du «&nbsp;<em>frein à l'endettement</em>&nbsp;», un concept inscrit dans la Constitution pour limiter le déficit budgétaire. Cette année, le gouvernement allemand tout comme le FMI ou les principaux instituts économiques allemands prévoient une récession de -0,4%. Selon la Commission, dix pays européens devraient être en récession cette année. Outre l’Allemagne, c'est le cas de la Suède, de l'Autriche, de l'Irlande, du Luxembourg, de la République tchèque, de la Hongrie et des trois pays Baltes.</p>
<p>Le 15 novembre, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a annulé la deuxième loi de finances rectificative qui comportait 60&nbsp;Mds d'euros en faveur du climat. Une décision qui prive le gouvernement allemand de toute marge de manœuvre au moment où les&nbsp;27&nbsp;doivent débattre, lors du prochain Conseil européen des&nbsp;14&nbsp;et 15&nbsp;décembre, d'une révision, à mi-mandat, du cadre budgétaire européen. La Commission européenne avance que les caisses sont désormais vides. Selon elle, il est impératif de&nbsp;soutenir l'Ukraine de 50&nbsp;Mds supplémentaires jusqu'en 2027, d'affecter&nbsp;15&nbsp;nouveaux Mds aux partenariats extérieurs pour gérer les&nbsp;migrations, de créer un fonds de soutien de 10&nbsp;Mds aux technologies critiques, de couvrir la hausse des taux du grand emprunt européen et rehausser les traitements des fonctionnaires pour tenir compte de l'inflation.</p>
<p><br></p>
<p>***</p>
<p><br></p>
<p><strong>LA SOCIÉTÉ IDÉALE AUX YEUX DES FRANÇAIS</strong></p>
<p>Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès en partenariat avec la CFDT, a mené en mars 2023, une enquête d’opinion sur « <em>la société idéale de demain aux yeux des Français</em>», publiée ce mois-ci. Société, lieux de vie et mobilités, relations familiales, travail et temps libre, réussite et argent, rythmes de vie, modes de consommation, sont les principaux items.</p>
<p>Une majorité écrasante de Français (95 %) exprime un désir de changement de la société actuelle, avec 59 % favorables à une réforme en profondeur ou à une transformation radicale. Ce sentiment transcende les clivages d’âge et de catégorie sociale, bien que les sympathisants de la droite extrémiste soient particulièrement enclins à souhaiter des changements radicaux. Les principaux pôles d’appartenance aux yeux des Français sont la famille (61%), le pays (10%) et les groupes d’amis (4%). Les célébrations traditionnelles jouent un rôle clef dans le renforcement de l’identité nationale. Parallèlement, une courte majorité (53%) valorise la reconnaissance des identités multiples en termes de genre, de religion, d’origine et de sexualité. Si le travail continue de représenter un élément important de la vie des Français, ils souhaitent pouvoir donner leur avis sur son organisation, en particulier afin de pouvoir le concilier plus facilement avec leurs autres activités. Environ 58 % des répondants préfèrent travailler dans une ou deux entreprises tout au long de leur vie professionnelle, indiquant une prédilection pour une carrière stable avec peu de changements. Ils aspirent également à plus d’horizontalité dans la gestion des entreprises. Ils sont 32&nbsp;% à souhaiter alterner télétravail et présentiel, et 12&nbsp;% seulement souhaitent ne faire que du télétravail à l'avenir. Six Français sur dix (60&nbsp;%) estiment que l’écart de salaire mensuel entre la personne la plus pauvre et la plus riche dans une société idéale devrait être au maximum dans un rapport de 1 à 10. Si la démocratie reste le modèle de gouvernance privilégié, ses modalités posent débat&nbsp;: 45&nbsp;% privilégient la démocratie représentative et 40&nbsp;% la démocratie directe ou participative. Le rejet de la démocratie reste marginal, avec 7 % préférant un «&nbsp;dirigeant fort&nbsp;» sans contre-pouvoirs. A l’encontre des idées reçues, dans la société idéale, l’information passe par les journaux ou la radio et non par les réseaux sociaux sur lesquels l’invective est facile et l’information jugée pas toujours fiable. Le mode d'achat idéal pour 52&nbsp;%, c'est l'achat dans des petits commerces spécialisés, puis les grandes surfaces et enfin les plateformes Internet.</p>
<p>Les Français privilégient le modèle de «&nbsp;ville nature&nbsp;» et une préférence marquée pour la proximité de services publics essentiels. 56% des répondants privilégient le calme et la tranquillité. 37 % mettent en avant la possibilité d’avoir un espace privé important (comme une surface habitable avec jardin). 36&nbsp;% apprécient la proximité de la campagne ou des forêts. 32 % valorisent des relations sociales faciles et apaisées entre les habitants.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;24 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>L’OBSESSION ALLEMANDE DU FREIN À L’ENDETTEMENT VA-T-ELLE PLOMBER L’EUROPE&nbsp;?</strong></p>
<p>Depuis la pandémie de Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique et la flambée inflationniste, les règles de la discipline budgétaire régissant la zone euro ont été mises en suspens. Elles seront appliquées à nouveau le 1er janvier prochain. Ces critères de Maastricht, jugés unanimement obsolètes, fixent des seuils de 3 % du PIB maximum pour le déficit et de 60 % pour la dette. Ils resteront d’actualité. Le débat porte sur la façon de revenir à ces critères pour les États qui ne les respectent pas, une majorité parmi les vingt membres de la zone euro. Si Paris soutient la proposition de la Commission européenne en faveur de trajectoires de désendettement à la carte, négociées de gré à gré entre chaque pays et l'exécutif européen, Berlin refuse cette approche trop souple et réclame un ratio commun de désendettement, de 1 % par an pour les États dépassant les 3 % de déficit. La Commission a tenté un compromis en proposant 0,5 %. La dette des pays de l'UE culmine aujourd'hui à près de 150% du PIB en Italie et 110% en France. Si les règles sont rétablies au début de l'an prochain, la France ferait partie des sept pays qui <em>« devraient en théorie se retrouver placés par la Commission sous la procédure de déficit excessif »</em>, avec l'Italie, la Belgique, la Slovénie, la Slovaquie ou Malte.</p>
<p>En Allemagne, le projet de loi budgétaire adopté le 5 juillet marque le retour de la rigueur. Le ministre libéral des Finances, Christian Lindner, souhaite diminuer de 30 milliards les dépenses publiques et propose de baisser les budgets de tous les ministères, à l'exception de celui de la Défense. L'objectif est de faire passer le déficit budgétaire de l'Allemagne de 4,25 % du PIB à 1,75 %, et le niveau d'endettement du pays de 67,75 % à 66,5 %. Il s’agit de remettre le pays sur la voie du «&nbsp;<em>frein à l'endettement</em>&nbsp;», un concept inscrit dans la Constitution pour limiter le déficit budgétaire. Cette année, le gouvernement allemand tout comme le FMI ou les principaux instituts économiques allemands prévoient une récession de -0,4%. Selon la Commission, dix pays européens devraient être en récession cette année. Outre l’Allemagne, c'est le cas de la Suède, de l'Autriche, de l'Irlande, du Luxembourg, de la République tchèque, de la Hongrie et des trois pays Baltes.</p>
<p>Le 15 novembre, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a annulé la deuxième loi de finances rectificative qui comportait 60&nbsp;Mds d'euros en faveur du climat. Une décision qui prive le gouvernement allemand de toute marge de manœuvre au moment où les&nbsp;27&nbsp;doivent débattre, lors du prochain Conseil européen des&nbsp;14&nbsp;et 15&nbsp;décembre, d'une révision, à mi-mandat, du cadre budgétaire européen. La Commission européenne avance que les caisses sont désormais vides. Selon elle, il est impératif de&nbsp;soutenir l'Ukraine de 50&nbsp;Mds supplémentaires jusqu'en 2027, d'affecter&nbsp;15&nbsp;nouveaux Mds aux partenariats extérieurs pour gérer les&nbsp;migrations, de créer un fonds de soutien de 10&nbsp;Mds aux technologies critiques, de couvrir la hausse des taux du grand emprunt européen et rehausser les traitements des fonctionnaires pour tenir compte de l'inflation.</p>
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<p><strong>LA SOCIÉTÉ IDÉALE AUX YEUX DES FRANÇAIS</strong></p>
<p>Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès en partenariat avec la CFDT, a mené en mars 2023, une enquête d’opinion sur « <em>la société idéale de demain aux yeux des Français</em>», publiée ce mois-ci. Société, lieux de vie et mobilités, relations familiales, travail et temps libre, réussite et argent, rythmes de vie, modes de consommation, sont les principaux items.</p>
<p>Une majorité écrasante de Français (95 %) exprime un désir de changement de la société actuelle, avec 59 % favorables à une réforme en profondeur ou à une transformation radicale. Ce sentiment transcende les clivages d’âge et de catégorie sociale, bien que les sympathisants de la droite extrémiste soient particulièrement enclins à souhaiter des changements radicaux. Les principaux pôles d’appartenance aux yeux des Français sont la famille (61%), le pays (10%) et les groupes d’amis (4%). Les célébrations traditionnelles jouent un rôle clef dans le renforcement de l’identité nationale. Parallèlement, une courte majorité (53%) valorise la reconnaissance des identités multiples en termes de genre, de religion, d’origine et de sexualité. Si le travail continue de représenter un élément important de la vie des Français, ils souhaitent pouvoir donner leur avis sur son organisation, en particulier afin de pouvoir le concilier plus facilement avec leurs autres activités. Environ 58 % des répondants préfèrent travailler dans une ou deux entreprises tout au long de leur vie professionnelle, indiquant une prédilection pour une carrière stable avec peu de changements. Ils aspirent également à plus d’horizontalité dans la gestion des entreprises. Ils sont 32&nbsp;% à souhaiter alterner télétravail et présentiel, et 12&nbsp;% seulement souhaitent ne faire que du télétravail à l'avenir. Six Français sur dix (60&nbsp;%) estiment que l’écart de salaire mensuel entre la personne la plus pauvre et la plus riche dans une société idéale devrait être au maximum dans un rapport de 1 à 10. Si la démocratie reste le modèle de gouvernance privilégié, ses modalités posent débat&nbsp;: 45&nbsp;% privilégient la démocratie représentative et 40&nbsp;% la démocratie directe ou participative. Le rejet de la démocratie reste marginal, avec 7 % préférant un «&nbsp;dirigeant fort&nbsp;» sans contre-pouvoirs. A l’encontre des idées reçues, dans la société idéale, l’information passe par les journaux ou la radio et non par les réseaux sociaux sur lesquels l’invective est facile et l’information jugée pas toujours fiable. Le mode d'achat idéal pour 52&nbsp;%, c'est l'achat dans des petits commerces spécialisés, puis les grandes surfaces et enfin les plateformes Internet.</p>
<p>Les Français privilégient le modèle de «&nbsp;ville nature&nbsp;» et une préférence marquée pour la proximité de services publics essentiels. 56% des répondants privilégient le calme et la tranquillité. 37 % mettent en avant la possibilité d’avoir un espace privé important (comme une surface habitable avec jardin). 36&nbsp;% apprécient la proximité de la campagne ou des forêts. 32 % valorisent des relations sociales faciles et apaisées entre les habitants.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 26 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/b419ac38-d742-47bc-8db3-d2c91d834127.mp3?_=1700767053" length="57427008" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L’OBSESSION ALLEMANDE DU FREIN À L’ENDETTEMENT VA-T-ELLE PLOMBER L’EUROPE ?
 
Depuis la pandémie de Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique et la flambée inflationniste, les règles de la discipline budgétaire régissant la zone euro ont été mises en suspens. Elles seront appliquées à nouveau le 1er janvier prochain. Ces critères de Maastricht, jugés unanimement obsolètes, fixent des seuils de 3 % du PIB maximum pour le déficit et de 60 % pour la dette. Ils resteront d’actualité. Le débat porte sur la façon de revenir à ces critères pour les États qui ne les respectent pas, une majorité parmi les vingt membres de la zone euro. Si Paris soutient la proposition de la Commission européenne en faveur de trajectoires de désendettement à la carte, négociées de gré à gré entre chaque pays et l'exécutif européen, Berlin refuse cette approche trop souple et réclame un ratio commun de désendettement, de 1 % par an pour les États dépassant les 3 % de déficit. La Commission a tenté un compromis en proposant 0,5 %. La dette des pays de l'UE culmine aujourd'hui à près de 150% du PIB en Italie et 110% en France. Si les règles sont rétablies au début de l'an prochain, la France ferait partie des sept pays qui « devraient en théorie se retrouver placés par la Commission sous la procédure de déficit excessif », avec l'Italie, la Belgique, la Slovénie, la Slovaquie ou Malte.
 
En Allemagne, le projet de loi budgétaire adopté le 5 juillet marque le retour de la rigueur. Le ministre libéral des Finances, Christian Lindner, souhaite diminuer de 30 milliards les dépenses publiques et propose de baisser les budgets de tous les ministères, à l'exception de celui de la Défense. L'objectif est de faire passer le déficit budgétaire de l'Allemagne de 4,25 % du PIB à 1,75 %, et le niveau d'endettement du pays de 67,75 % à 66,5 %. Il s’agit de remettre le pays sur la voie du « frein à l'endettement », un concept inscrit dans la Constitution pour limiter le déficit budgétaire. Cette année, le gouvernement allemand tout comme le FMI ou les principaux instituts économiques allemands prévoient une récession de -0,4%. Selon la Commission, dix pays européens devraient être en récession cette année. Outre l’Allemagne, c'est le cas de la Suède, de l'Autriche, de l'Irlande, du Luxembourg, de la République tchèque, de la Hongrie et des trois pays Baltes.
 
Le 15 novembre, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a annulé la deuxième loi de finances rectificative qui comportait 60 Mds d'euros en faveur du climat. Une décision qui prive le gouvernement allemand de toute marge de manœuvre au moment où les 27 doivent débattre, lors du prochain Conseil européen des 14 et 15 décembre, d'une révision, à mi-mandat, du cadre budgétaire européen. La Commission européenne avance que les caisses sont désormais vides. Selon elle, il est impératif de soutenir l'Ukraine de 50 Mds supplémentaires jusqu'en 2027, d'affecter 15 nouveaux Mds aux partenariats extérieurs pour gérer les migrations, de créer un fonds de soutien de 10 Mds aux technologies critiques, de couvrir la hausse des taux du grand emprunt européen et rehausser les traitements des fonctionnaires pour tenir compte de l'inflation.
 

 
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LA SOCIÉTÉ IDÉALE AUX YEUX DES FRANÇAIS
 
Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès en partenariat avec la CFDT, a mené en mars 2023, une enquête d’opinion sur « la société idéale de demain aux yeux des Français», publiée ce mois-ci. Société, lieux de vie et mobilités, relations familiales, travail et temps libre, réussite et argent, rythmes de vie, modes de consommation, sont les principaux items.
 
Une majorité écrasante de Français (95 %) exprime un désir de changement de la société actuelle, avec 59 % favorables à une réforme en profondeur ou à une transformation radicale. Ce sentiment transcende les clivages d’âge et de catégorie sociale, bien que les sympathisants de la droite extrémiste soient particulièrement enclins à souhaiter des changements radicaux. Les principaux pôles d’appartenance aux yeux des Français sont la famille (61%), le pays (10%) et les groupes d’amis (4%). Les célébrations traditionnelles jouent un rôle clef dans le renforcement de l’identité nationale. Parallèlement, une courte majorité (53%) valorise la reconnaissance des identités multiples en termes de genre, de religion, d’origine et de sexualité. Si le travail continue de représenter un élément important de la vie des Français, ils souhaitent pouvoir donner leur avis sur son organisation, en particulier afin de pouvoir le concilier plus facilement avec leurs autres activités. Environ 58 % des répondants préfèrent travailler dans une ou deux entreprises tout au long de leur vie professionnelle, indiquant une prédilection pour une carrière stable avec peu de changements. Ils aspirent également à plus d’horizontalité dans la gestion des entreprises. Ils sont 32 % à souhaiter alterner télétravail et présentiel, et 12 % seulement souhaitent ne faire que du télétravail à l'avenir. Six Français sur dix (60 %) estiment que l’écart de salaire mensuel entre la personne la plus pauvre et la plus riche dans une société idéale devrait être au maximum dans un rapport de 1 à 10. Si la démocratie reste le modèle de gouvernance privilégié, ses modalités posent débat : 45 % privilégient la démocratie représentative et 40 % la démocratie directe ou participative. Le rejet de la démocratie reste marginal, avec 7 % préférant un « dirigeant fort » sans contre-pouvoirs. A l’encontre des idées reçues, dans la société idéale, l’information passe par les journaux ou la radio et non par les réseaux sociaux sur lesquels l’invective est facile et l’information jugée pas toujours fiable. Le mode d'achat idéal pour 52 %, c'est l'achat dans des petits commerces spécialisés, puis les grandes surfaces et enfin les plateformes Internet.
 
Les Français privilégient le modèle de « ville nature » et une préférence marquée pour la proximité de services publics essentiels. 56% des répondants privilégient le calme et la tranquillité. 37 % mettent en avant la possibilité d’avoir un espace privé important (comme une surface habitable avec jardin). 36 % apprécient la proximité de la campagne ou des forêts. 32 % valorisent des relations sociales faciles et apaisées entre les habitants.
 

 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L’OBSESSION ALLEMANDE DU FREIN À L’ENDETTEMENT VA-T-ELLE PLOMBER L’EUROPE ?
 
Depuis la pandémie de Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique et la flambée inflationniste, les règles de la discipline budgétaire régissant la zone euro ont été mises en suspens. Elles seront appliquées à nouveau le 1er janvier prochain. Ces critères de Maastricht, jugés unanimement obsolètes, fixent des seuils de 3 % du PIB maximum pour le déficit et de 60 % pour la dette. Ils resteront d’actualité. Le débat porte sur la façon de revenir à ces critères pour les États qui ne les respectent pas, une majorité parmi les vingt membres de la zone euro. Si Paris soutient la proposition de la Commission européenne en faveur de trajectoires de désendettement à la carte, négociées de gré à gré entre chaque pays et l'exécutif européen, Berlin refuse cette approche trop souple et réclame un ratio commun de désendettement, de 1 % par an pour les États dépassant les 3 % de déficit. La Commission a tenté un compromis en proposant 0,5 %. La dette des pays de l'UE culmine aujourd'hui à près de 150% du PIB en Italie et 110% en France. Si les règles sont rétablies au début de l'an prochain, la France ferait partie des sept pays qui « devraient en théorie se retrouver placés par la Commission sous la procédure de déficit excessif », avec l'Italie, la Belgique, la Slovénie, la Slovaquie ou Malte.
 
En Allemagne, le projet de loi budgétaire adopté le 5 juillet marque le retour de la rigueur. Le ministre libéral des Finances, Christian Lindner, souhaite diminuer de 30 milliards les dépenses publiques et propose de baisser les budgets de tous les ministères, à l'exception de celui de la Défense. L'objectif est de faire passer le déficit budgétaire de l'Allemagne de 4,25 % du PIB à 1,75 %, et le niveau d'endettement du pays de 67,75 % à 66,5 %. Il s’agit de remettre le pays sur la voie du « frein à l'endettement », un concept inscrit dans la Constitution pour limiter le déficit budgétaire. Cette année, le gouvernement allemand tout comme le FMI ou les principaux instituts économiques allemands prévoient une récession de -0,4%. Selon la Commission, dix pays européens devraient être en récession cette année. Outre l’Allemagne, c'est le cas de la Suède, de l'Autriche, de l'Irlande, du Luxembourg, de la République tchèque, de la Hongrie et des trois pays Baltes.
 
Le 15 novembre, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a annulé la deuxième loi de finances rectificative qui comportait 60 Mds d'euros en faveur du climat. Une décision qui prive le gouvernement allemand de toute marge de manœuvre au moment où les 27 doivent débattre, lors du prochain Conseil européen des 14 et 15 décembre, d'une révision, à mi-mandat, du cadre budgétaire européen. La Commission européenne avance que les caisses sont désormais vides. Selon elle, il est impératif de soutenir l'Ukraine de 50 Mds supplémentaires jusqu'en 2027, d'affecter 15 nouveaux Mds aux partenariats extérieurs pour gérer les migrations, de créer un fonds de soutien de 10 Mds aux technologies critiques, de couvrir la hausse des taux du grand emprunt européen et rehausser les traitements des fonctionnaires pour tenir compte de l'inflation.
 

 
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LA SOCIÉTÉ IDÉALE AUX YEUX DES FRANÇAIS
 
Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès en partenariat avec la CFDT, a mené en mars 2023, une enquête d’opinion sur « la société idéale de demain aux yeux des Français», publiée ce mois-ci. Société, lieux de vie et mobilités, relations familiales, travail et temps libre, réussite et argent, rythmes de vie, modes de consommation, sont les principaux items.
 
Une majorité écrasante de Français (95 %) exprime un désir de changement de la société actuelle, avec 59 % favorables à une réforme en profondeur ou à une transformation radicale. Ce sentiment transcende les clivages d’âge et de catégorie sociale, bien que les sympathisants de la droite extrémiste soient particulièrement enclins à souhaiter des changements radicaux. Les principaux pôles d’appartenance aux yeux des Français sont la famille (61%), le pays (10%) et les groupes d’amis (4%). Les célébrations traditionnelles jouent un rôle clef dans le renforcement de l’identité nationale. Parallèlement, une courte majorité (53%) valorise la reconnaissance des identités multiples en termes de genre, de religion, d’origine et de sexualité. Si le travail continue de représenter un élément important de la vie des Français, ils souhaitent pouvoir donner leur avis sur son organisation, en particulier afin de pouvoir le concilier plus facilement avec leurs autres activités. Environ 58 % des répondants préfèrent travailler dans une ou deux entreprises tout au long de leur vie professionnelle, indiquant une prédilection pour une carrière stable avec peu de changements. Ils aspirent également à plus d’horizontalité dans la gestion des entreprises. Ils sont 32 % à souhaiter alterner télétravail et présentiel, et 12 % seulement souhaitent ne faire que du télétravail à l'avenir. Six Français sur dix (60 %) estiment que l’écart de salaire mensuel entre la personne la plus pauvre et la plus riche dans une société idéale devrait être au maximum dans un rapport de 1 à 10. Si la démocratie reste le modèle de gouvernance privilégié, ses modalités posent débat : 45 % privilégient la démocratie représentative et 40 % la démocratie directe ou participative. Le rejet de la démocratie reste marginal, avec 7 % préférant un « dirigeant fort » sans contre-pouvoirs. A l’encontre des idées reçues, dans la société idéale, l’information passe par les journaux ou la radio et non par les réseaux sociaux sur lesquels l’invective est facile et l’information jugée pas toujours fiable. Le mode d'achat idéal pour 52 %, c'est l'achat dans des petits commerces spécialisés, puis les grandes surfaces et enfin les plateformes Internet.
 
Les Français privilégient le modèle de « ville nature » et une préférence marquée pour la proximité de services publics essentiels. 56% des répondants privilégient le calme et la tranquillité. 37 % mettent en avant la possibilité d’avoir un espace privé important (comme une surface habitable avec jardin). 36 % apprécient la proximité de la campagne ou des forêts. 32 % valorisent des relations sociales faciles et apaisées entre les habitants.
 

 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur....]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>59:49</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Matthias Fekl</podcast:person><podcast:person role="guest">Béatrice Giblin</podcast:person><podcast:person role="guest">Marc-Olivier Padis </podcast:person><podcast:person role="guest">Michaela Wiegel</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/jllFHiU]]></podcast:txt><itunes:episode>360</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Marc-Olivier Padis,Michaela Wiegel,Matthias Fekl,Béatrice Giblin,Allemagne,Europe,UE,Karlsruhe,Cour constitutionnelle,France</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte Dorée  (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">8dce4ad3-2c67-4f8d-acde-c8939674ea0f</guid><description><![CDATA[<p>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, <strong>Philippe Meyer</strong> a eu la joie de recevoir <strong>Constance Rivière</strong>, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée.</p>
<p>Dans ce troisième et dernier épisode, Constance Rivière nous parle du Palais de la Porte-Dorée qu’elle dirige depuis un an. Elle revient sur la nouvelle exposition permanente du Musée national de l’histoire de l’immigration ainsi que l’aquarium tropical situé au sous-sol du Palais.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, <strong>Philippe Meyer</strong> a eu la joie de recevoir <strong>Constance Rivière</strong>, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée.</p>
<p>Dans ce troisième et dernier épisode, Constance Rivière nous parle du Palais de la Porte-Dorée qu’elle dirige depuis un an. Elle revient sur la nouvelle exposition permanente du Musée national de l’histoire de l’immigration ainsi que l’aquarium tropical situé au sous-sol du Palais.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 22 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8dce4ad3-2c67-4f8d-acde-c8939674ea0f.mp3?_=1697033105" length="17789857" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée.
 
Dans ce troisième et dernier épisode, Constance Rivière nous parle du Palais de la Porte-Dorée qu’elle dirige depuis un an. Elle revient sur la nouvelle exposition permanente du Musée national de l’histoire de l’immigration ainsi que l’aquarium tropical situé au sous-sol du Palais.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée.
 
Dans ce troisième et dernier épisode, Constance Rivière nous parle du Palais de la Porte-Dorée qu’elle dirige depuis un an. Elle revient sur la nouvelle exposition permanente du Musée national de l’histoire de l’immigration ainsi que l’aquarium tropical situé au sous-sol du Palais.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Dans ce troisième et dernier épisode, Constance Ri...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>18:31</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zZvxQyn]]></podcast:txt><itunes:episode>353</itunes:episode><itunes:keywords>Philippe Meyer,Culture,Constance Rivière</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Mélenchon, la gauche et la République / Royaume-Uni : où vont les Conservateurs ?]]></title><guid isPermaLink="false">c1126a7a-9ee3-4b7e-a695-86ef8d72e483</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste, entrepreneur et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>MÉLENCHON, LA GAUCHE ET LA RÉPUBLIQUE</strong></p>
<p>Après l'attaque du Hamas contre Israël, le refus de Jean-Luc Mélenchon de qualifier le Hamas d'organisation terroriste a creusé un peu plus le fossé avec les autres composantes de la Nupes et fracturé son propre parti. Les «&nbsp;<em>frondeurs</em>&nbsp;» du mouvement s’opposent désormais ouvertement à lui tandis qu’un collectif de 420&nbsp;militants réclame une <em>«&nbsp;refondation du mouvement »</em>, en plaidant pour <em>« une VIe&nbsp;République à La France Insoumise&nbsp;»</em>. Les communistes ont tourné la page de la Nupes, suivis par le mouvement Génération Écologie et les socialistes ont déclaré un « <em>moratoire</em> » en attente d'une «&nbsp;<em>clarification</em> ». En matière de politique internationale, tout ou presque oppose LFI aux autres partis de gauche&nbsp;: la Russie et l’Otan, l’Ukraine, la Palestine et Israël, la Chine, le Tibet, Taïwan aussi bien que le soutien mélenchoniste aux dictatures «&nbsp;socialistes&nbsp;» latino-américaines. Alors que LFI est une force eurosceptique, les autres formations sont europhiles (le Parti communiste français est dans une position intermédiaire).</p>
<p>Lors de la séquence des retraites, en choisissant une stratégie de l'obstruction à tout débat, Jean-Luc Mélenchon a brusqué le reste de la gauche et une partie du front syndical uni. En septembre 2022, son soutien à son<a href="https://www.lepoint.fr/politique/foutez-lui-la-paix-melenchon-defend-le-retour-de-quatennens-a-l-assemblee-10-02-2023-2508126_20.php"> <u>lieutenant Adrien Quatennens</u></a>, condamné pour violences envers son épouse, avait fait s'interroger de nombreuses personnes, y compris dans son propre camp. La semaine dernière la&nbsp;députée de Seine-Saint-Denis, Raquel Garrido, qui avait accusé Jean-Luc Mélenchon de nuire à LFI, a&nbsp;été suspendue pour quatre mois de son rôle d’oratrice à l’Assemblée nationale.</p>
<p>Intransigeant « <em>laïcard</em> » à ses débuts, Jean-Luc Mélenchon, s'est mué en pourfendeur de «&nbsp;<em>l'islamophobie</em> ». Une partie de la classe politique juge qu'il serait sorti du «&nbsp;<em>champ républicain&nbsp;</em>», et trouve des traces d’antisémitisme dans ses innombrables tweets.</p>
<p>Pour le politologue Jérôme Fourquet, «&nbsp;<em>comme La France insoumise a fait des quartiers populaires peuplés de descendants de l'immigration son socle électoral, il y a une tentation d'axer sur le civilisationnel, voire le religieux</em> ». Selon un sondage Cevipof-OpinionWay après le premier tour de la présidentielle de 2022, 68&nbsp;% des Français musulmans ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.</p>
<p>Au sortir de la présidentielle de 2017, il était la personnalité préférée des Français avec 61&nbsp;% de bonnes opinions selon l'Ifop. Désormais, selon un sondage CSA pour CNews, 71 % des Français voient en lui un « <em>danger pour la démocratie</em> ». L'institut Odoxa qui interroge les Français sur la personnalité qui leur inspire le plus de « <em>rejet</em> », le place aujourd’hui, avec 62 %, comme la personnalité la plus rejetée de France, devant Éric Zemmour.</p>
<p>***</p>
<p><strong>ROYAUME-UNI&nbsp;: OÙ VONT LES CONSERVATEURS&nbsp;?</strong></p>
<p>Le parti Conservateur au pouvoir au Royaume-Uni a subi, le 20&nbsp;octobre, une sévère défaite lors de deux élections partielles face au parti travailliste. Ces deux scrutins se tenaient au moment où la cote du Premier ministre, Rishi Sunak, qui s'efforce de se présenter comme une incarnation du changement bien que son parti soit au pouvoir depuis 13&nbsp;ans, est au plus bas depuis son arrivée à Downing Street il y a près d'un an. Les sondages récents donnent une avance de 17&nbsp;à 20&nbsp;points au Labour. À l’actif du Premier ministre&nbsp;: le rapprochement avec le continent, <a href="https://www.courrierinternational.com/article/brexit-accord-sur-l-irlande-du-nord-une-declaration-d-amour-inesperee-entre-le-royaume-uni-et-l-ue"><u>symbolisé par la signature d’un accord augmenté sur l’Irlande du Nord en février</u></a>, le ralentissement de l’inflation observé ces derniers mois et la baisse d’un tiers du nombre de traversées de la Manche, en partie grâce à la signature d’un accord de renvoi des Albanais déboutés de l’asile vers leur pays d’origine. La volonté politique de limiter l’immigration se heurte toutefois à la réalité des besoins économiques. En l'occurrence, ceux d'un pays qui connaît&nbsp;de graves&nbsp;pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs comme l'agriculture, l'hôtellerie-restauration, le bâtiment, le transport routier, les hôpitaux ou l'aide à domicile. Des métiers boudés par&nbsp;les «&nbsp;White British&nbsp;», occupés par les Polonais, les Roumains&nbsp;et les Bulgares&nbsp;avant que le Brexit les en chasse&nbsp;sans ménagement. L’économie demeure morose et The Guardian dénonce une nouvelle forme de pauvreté, créée par les Tories&nbsp;: l’an passé 3,8 millions de personnes étaient dans la misère au Royaume-Uni, l’équivalent de la moitié de la population de Londres incapable de se nourrir, se vêtir, et se chauffer. Un chiffre qui a doublé au cours de ces cinq dernières années.</p>
<p>Le 7 novembre, le gouvernement britannique a dévoilé ses projets pour combattre la criminalité et relancer la croissance économique. Le Premier ministre Rishi Sunak s'est employé à se démarquer du parti travailliste, en misant sur le durcissement des peines pour les auteurs d'infractions violentes et en révisant à la baisse les objectifs du pays en matière de climat, présentés comme un fardeau pour les ménages.</p>
<p>Le 13 novembre, le Premier ministre a créé la surprise, en rappelant au gouvernement son prédécesseur David Cameron, l'homme du référendum du Brexit, comme chef de la diplomatie. Attendu depuis des mois, un changement du gouvernement conservateur semblait inéluctable pour renvoyer la très à droite ministre de l'Intérieur Suella Braverman, dont les critiques formulées à l'encontre de la police la semaine dernière ont constitué la provocation de trop. Au Home Office, elle est remplacée par l'ex-chef de la diplomatie James Cleverly, qui devra assumer une politique très restrictive sur le droit d'asile. Mercredi, la Cour suprême britannique a confirmé l'illégalité du projet controversé d'expulser vers le Rwanda les demandeurs d'asile, d'où qu'ils viennent, arrivés illégalement sur le sol britannique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste, entrepreneur et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>MÉLENCHON, LA GAUCHE ET LA RÉPUBLIQUE</strong></p>
<p>Après l'attaque du Hamas contre Israël, le refus de Jean-Luc Mélenchon de qualifier le Hamas d'organisation terroriste a creusé un peu plus le fossé avec les autres composantes de la Nupes et fracturé son propre parti. Les «&nbsp;<em>frondeurs</em>&nbsp;» du mouvement s’opposent désormais ouvertement à lui tandis qu’un collectif de 420&nbsp;militants réclame une <em>«&nbsp;refondation du mouvement »</em>, en plaidant pour <em>« une VIe&nbsp;République à La France Insoumise&nbsp;»</em>. Les communistes ont tourné la page de la Nupes, suivis par le mouvement Génération Écologie et les socialistes ont déclaré un « <em>moratoire</em> » en attente d'une «&nbsp;<em>clarification</em> ». En matière de politique internationale, tout ou presque oppose LFI aux autres partis de gauche&nbsp;: la Russie et l’Otan, l’Ukraine, la Palestine et Israël, la Chine, le Tibet, Taïwan aussi bien que le soutien mélenchoniste aux dictatures «&nbsp;socialistes&nbsp;» latino-américaines. Alors que LFI est une force eurosceptique, les autres formations sont europhiles (le Parti communiste français est dans une position intermédiaire).</p>
<p>Lors de la séquence des retraites, en choisissant une stratégie de l'obstruction à tout débat, Jean-Luc Mélenchon a brusqué le reste de la gauche et une partie du front syndical uni. En septembre 2022, son soutien à son<a href="https://www.lepoint.fr/politique/foutez-lui-la-paix-melenchon-defend-le-retour-de-quatennens-a-l-assemblee-10-02-2023-2508126_20.php"> <u>lieutenant Adrien Quatennens</u></a>, condamné pour violences envers son épouse, avait fait s'interroger de nombreuses personnes, y compris dans son propre camp. La semaine dernière la&nbsp;députée de Seine-Saint-Denis, Raquel Garrido, qui avait accusé Jean-Luc Mélenchon de nuire à LFI, a&nbsp;été suspendue pour quatre mois de son rôle d’oratrice à l’Assemblée nationale.</p>
<p>Intransigeant « <em>laïcard</em> » à ses débuts, Jean-Luc Mélenchon, s'est mué en pourfendeur de «&nbsp;<em>l'islamophobie</em> ». Une partie de la classe politique juge qu'il serait sorti du «&nbsp;<em>champ républicain&nbsp;</em>», et trouve des traces d’antisémitisme dans ses innombrables tweets.</p>
<p>Pour le politologue Jérôme Fourquet, «&nbsp;<em>comme La France insoumise a fait des quartiers populaires peuplés de descendants de l'immigration son socle électoral, il y a une tentation d'axer sur le civilisationnel, voire le religieux</em> ». Selon un sondage Cevipof-OpinionWay après le premier tour de la présidentielle de 2022, 68&nbsp;% des Français musulmans ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.</p>
<p>Au sortir de la présidentielle de 2017, il était la personnalité préférée des Français avec 61&nbsp;% de bonnes opinions selon l'Ifop. Désormais, selon un sondage CSA pour CNews, 71 % des Français voient en lui un « <em>danger pour la démocratie</em> ». L'institut Odoxa qui interroge les Français sur la personnalité qui leur inspire le plus de « <em>rejet</em> », le place aujourd’hui, avec 62 %, comme la personnalité la plus rejetée de France, devant Éric Zemmour.</p>
<p>***</p>
<p><strong>ROYAUME-UNI&nbsp;: OÙ VONT LES CONSERVATEURS&nbsp;?</strong></p>
<p>Le parti Conservateur au pouvoir au Royaume-Uni a subi, le 20&nbsp;octobre, une sévère défaite lors de deux élections partielles face au parti travailliste. Ces deux scrutins se tenaient au moment où la cote du Premier ministre, Rishi Sunak, qui s'efforce de se présenter comme une incarnation du changement bien que son parti soit au pouvoir depuis 13&nbsp;ans, est au plus bas depuis son arrivée à Downing Street il y a près d'un an. Les sondages récents donnent une avance de 17&nbsp;à 20&nbsp;points au Labour. À l’actif du Premier ministre&nbsp;: le rapprochement avec le continent, <a href="https://www.courrierinternational.com/article/brexit-accord-sur-l-irlande-du-nord-une-declaration-d-amour-inesperee-entre-le-royaume-uni-et-l-ue"><u>symbolisé par la signature d’un accord augmenté sur l’Irlande du Nord en février</u></a>, le ralentissement de l’inflation observé ces derniers mois et la baisse d’un tiers du nombre de traversées de la Manche, en partie grâce à la signature d’un accord de renvoi des Albanais déboutés de l’asile vers leur pays d’origine. La volonté politique de limiter l’immigration se heurte toutefois à la réalité des besoins économiques. En l'occurrence, ceux d'un pays qui connaît&nbsp;de graves&nbsp;pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs comme l'agriculture, l'hôtellerie-restauration, le bâtiment, le transport routier, les hôpitaux ou l'aide à domicile. Des métiers boudés par&nbsp;les «&nbsp;White British&nbsp;», occupés par les Polonais, les Roumains&nbsp;et les Bulgares&nbsp;avant que le Brexit les en chasse&nbsp;sans ménagement. L’économie demeure morose et The Guardian dénonce une nouvelle forme de pauvreté, créée par les Tories&nbsp;: l’an passé 3,8 millions de personnes étaient dans la misère au Royaume-Uni, l’équivalent de la moitié de la population de Londres incapable de se nourrir, se vêtir, et se chauffer. Un chiffre qui a doublé au cours de ces cinq dernières années.</p>
<p>Le 7 novembre, le gouvernement britannique a dévoilé ses projets pour combattre la criminalité et relancer la croissance économique. Le Premier ministre Rishi Sunak s'est employé à se démarquer du parti travailliste, en misant sur le durcissement des peines pour les auteurs d'infractions violentes et en révisant à la baisse les objectifs du pays en matière de climat, présentés comme un fardeau pour les ménages.</p>
<p>Le 13 novembre, le Premier ministre a créé la surprise, en rappelant au gouvernement son prédécesseur David Cameron, l'homme du référendum du Brexit, comme chef de la diplomatie. Attendu depuis des mois, un changement du gouvernement conservateur semblait inéluctable pour renvoyer la très à droite ministre de l'Intérieur Suella Braverman, dont les critiques formulées à l'encontre de la police la semaine dernière ont constitué la provocation de trop. Au Home Office, elle est remplacée par l'ex-chef de la diplomatie James Cleverly, qui devra assumer une politique très restrictive sur le droit d'asile. Mercredi, la Cour suprême britannique a confirmé l'illégalité du projet controversé d'expulser vers le Rwanda les demandeurs d'asile, d'où qu'ils viennent, arrivés illégalement sur le sol britannique.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 19 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c1126a7a-9ee3-4b7e-a695-86ef8d72e483.mp3?_=1700152933" length="63186486" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, essayiste, entrepreneur et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 

MÉLENCHON, LA GAUCHE ET LA RÉPUBLIQUE
 
Après l'attaque du Hamas contre Israël, le refus de Jean-Luc Mélenchon de qualifier le Hamas d'organisation terroriste a creusé un peu plus le fossé avec les autres composantes de la Nupes et fracturé son propre parti. Les « frondeurs » du mouvement s’opposent désormais ouvertement à lui tandis qu’un collectif de 420 militants réclame une « refondation du mouvement », en plaidant pour « une VIe République à La France Insoumise ». Les communistes ont tourné la page de la Nupes, suivis par le mouvement Génération Écologie et les socialistes ont déclaré un « moratoire » en attente d'une « clarification ». En matière de politique internationale, tout ou presque oppose LFI aux autres partis de gauche : la Russie et l’Otan, l’Ukraine, la Palestine et Israël, la Chine, le Tibet, Taïwan aussi bien que le soutien mélenchoniste aux dictatures « socialistes » latino-américaines. Alors que LFI est une force eurosceptique, les autres formations sont europhiles (le Parti communiste français est dans une position intermédiaire).
 
Lors de la séquence des retraites, en choisissant une stratégie de l'obstruction à tout débat, Jean-Luc Mélenchon a brusqué le reste de la gauche et une partie du front syndical uni. En septembre 2022, son soutien à son lieutenant Adrien Quatennens, condamné pour violences envers son épouse, avait fait s'interroger de nombreuses personnes, y compris dans son propre camp. La semaine dernière la députée de Seine-Saint-Denis, Raquel Garrido, qui avait accusé Jean-Luc Mélenchon de nuire à LFI, a été suspendue pour quatre mois de son rôle d’oratrice à l’Assemblée nationale.
 
Intransigeant « laïcard » à ses débuts, Jean-Luc Mélenchon, s'est mué en pourfendeur de « l'islamophobie ». Une partie de la classe politique juge qu'il serait sorti du « champ républicain », et trouve des traces d’antisémitisme dans ses innombrables tweets.
 
Pour le politologue Jérôme Fourquet, « comme La France insoumise a fait des quartiers populaires peuplés de descendants de l'immigration son socle électoral, il y a une tentation d'axer sur le civilisationnel, voire le religieux ». Selon un sondage Cevipof-OpinionWay après le premier tour de la présidentielle de 2022, 68 % des Français musulmans ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.
 
Au sortir de la présidentielle de 2017, il était la personnalité préférée des Français avec 61 % de bonnes opinions selon l'Ifop. Désormais, selon un sondage CSA pour CNews, 71 % des Français voient en lui un « danger pour la démocratie ». L'institut Odoxa qui interroge les Français sur la personnalité qui leur inspire le plus de « rejet », le place aujourd’hui, avec 62 %, comme la personnalité la plus rejetée de France, devant Éric Zemmour.
 
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ROYAUME-UNI : OÙ VONT LES CONSERVATEURS ?
 
Le parti Conservateur au pouvoir au Royaume-Uni a subi, le 20 octobre, une sévère défaite lors de deux élections partielles face au parti travailliste. Ces deux scrutins se tenaient au moment où la cote du Premier ministre, Rishi Sunak, qui s'efforce de se présenter comme une incarnation du changement bien que son parti soit au pouvoir depuis 13 ans, est au plus bas depuis son arrivée à Downing Street il y a près d'un an. Les sondages récents donnent une avance de 17 à 20 points au Labour. À l’actif du Premier ministre : le rapprochement avec le continent, symbolisé par la signature d’un accord augmenté sur l’Irlande du Nord en février, le ralentissement de l’inflation observé ces derniers mois et la baisse d’un tiers du nombre de traversées de la Manche, en partie grâce à la signature d’un accord de renvoi des Albanais déboutés de l’asile vers leur pays d’origine. La volonté politique de limiter l’immigration se heurte toutefois à la réalité des besoins économiques. En l'occurrence, ceux d'un pays qui connaît de graves pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs comme l'agriculture, l'hôtellerie-restauration, le bâtiment, le transport routier, les hôpitaux ou l'aide à domicile. Des métiers boudés par les « White British », occupés par les Polonais, les Roumains et les Bulgares avant que le Brexit les en chasse sans ménagement. L’économie demeure morose et The Guardian dénonce une nouvelle forme de pauvreté, créée par les Tories : l’an passé 3,8 millions de personnes étaient dans la misère au Royaume-Uni, l’équivalent de la moitié de la population de Londres incapable de se nourrir, se vêtir, et se chauffer. Un chiffre qui a doublé au cours de ces cinq dernières années.
 
Le 7 novembre, le gouvernement britannique a dévoilé ses projets pour combattre la criminalité et relancer la croissance économique. Le Premier ministre Rishi Sunak s'est employé à se démarquer du parti travailliste, en misant sur le durcissement des peines pour les auteurs d'infractions violentes et en révisant à la baisse les objectifs du pays en matière de climat, présentés comme un fardeau pour les ménages.
 
Le 13 novembre, le Premier ministre a créé la surprise, en rappelant au gouvernement son prédécesseur David Cameron, l'homme du référendum du Brexit, comme chef de la diplomatie. Attendu depuis des mois, un changement du gouvernement conservateur semblait inéluctable pour renvoyer la très à droite ministre de l'Intérieur Suella Braverman, dont les critiques formulées à l'encontre de la police la semaine dernière ont constitué la provocation de trop. Au Home Office, elle est remplacée par l'ex-chef de la diplomatie James Cleverly, qui devra assumer une politique très restrictive sur le droit d'asile. Mercredi, la Cour suprême britannique a confirmé l'illégalité du projet controversé d'expulser vers le Rwanda les demandeurs d'asile, d'où qu'ils viennent, arrivés illégalement sur le sol britannique.
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, essayiste, entrepreneur et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 

MÉLENCHON, LA GAUCHE ET LA RÉPUBLIQUE
 
Après l'attaque du Hamas contre Israël, le refus de Jean-Luc Mélenchon de qualifier le Hamas d'organisation terroriste a creusé un peu plus le fossé avec les autres composantes de la Nupes et fracturé son propre parti. Les « frondeurs » du mouvement s’opposent désormais ouvertement à lui tandis qu’un collectif de 420 militants réclame une « refondation du mouvement », en plaidant pour « une VIe République à La France Insoumise ». Les communistes ont tourné la page de la Nupes, suivis par le mouvement Génération Écologie et les socialistes ont déclaré un « moratoire » en attente d'une « clarification ». En matière de politique internationale, tout ou presque oppose LFI aux autres partis de gauche : la Russie et l’Otan, l’Ukraine, la Palestine et Israël, la Chine, le Tibet, Taïwan aussi bien que le soutien mélenchoniste aux dictatures « socialistes » latino-américaines. Alors que LFI est une force eurosceptique, les autres formations sont europhiles (le Parti communiste français est dans une position intermédiaire).
 
Lors de la séquence des retraites, en choisissant une stratégie de l'obstruction à tout débat, Jean-Luc Mélenchon a brusqué le reste de la gauche et une partie du front syndical uni. En septembre 2022, son soutien à son lieutenant Adrien Quatennens, condamné pour violences envers son épouse, avait fait s'interroger de nombreuses personnes, y compris dans son propre camp. La semaine dernière la députée de Seine-Saint-Denis, Raquel Garrido, qui avait accusé Jean-Luc Mélenchon de nuire à LFI, a été suspendue pour quatre mois de son rôle d’oratrice à l’Assemblée nationale.
 
Intransigeant « laïcard » à ses débuts, Jean-Luc Mélenchon, s'est mué en pourfendeur de « l'islamophobie ». Une partie de la classe politique juge qu'il serait sorti du « champ républicain », et trouve des traces d’antisémitisme dans ses innombrables tweets.
 
Pour le politologue Jérôme Fourquet, « comme La France insoumise a fait des quartiers populaires peuplés de descendants de l'immigration son socle électoral, il y a une tentation d'axer sur le civilisationnel, voire le religieux ». Selon un sondage Cevipof-OpinionWay après le premier tour de la présidentielle de 2022, 68 % des Français musulmans ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.
 
Au sortir de la présidentielle de 2017, il était la personnalité préférée des Français avec 61 % de bonnes opinions selon l'Ifop. Désormais, selon un sondage CSA pour CNews, 71 % des Français voient en lui un « danger pour la démocratie ». L'institut Odoxa qui interroge les Français sur la personnalité qui leur inspire le plus de « rejet », le place aujourd’hui, avec 62 %, comme la personnalité la plus rejetée de France, devant Éric Zemmour.
 
***
 
ROYAUME-UNI : OÙ VONT LES CONSERVATEURS ?
 
Le parti Conservateur au pouvoir au Royaume-Uni a subi, le 20 octobre, une sévère défaite lors de deux élections partielles face au parti travailliste. Ces deux scrutins se tenaient au moment où la cote du Premier ministre, Rishi Sunak, qui s'efforce de se présenter comme une incarnation du changement bien que son parti soit au pouvoir depuis 13 ans, est au plus bas depuis son arrivée à Downing Street il y a près d'un an. Les sondages récents donnent une avance de 17 à 20 points au Labour. À l’actif du Premier ministre : le rapprochement avec le continent, symbolisé par la signature d’un accord augmenté sur l’Irlande du Nord en février, le ralentissement de l’inflation observé ces derniers mois et la baisse d’un tiers du nombre de traversées de la Manche, en partie grâce à la signature d’un accord de renvoi des Albanais déboutés de l’asile vers leur pays d’origine. La volonté politique de limiter l’immigration se heurte toutefois à la réalité des besoins économiques. En l'occurrence, ceux d'un pays qui connaît de graves pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs comme l'agriculture, l'hôtellerie-restauration, le bâtiment, le transport routier, les hôpitaux ou l'aide à domicile. Des métiers boudés par les « White British », occupés par les Polonais, les Roumains et les Bulgares avant que le Brexit les en chasse sans ménagement. L’économie demeure morose et The Guardian dénonce une nouvelle forme de pauvreté, créée par les Tories : l’an passé 3,8 millions de personnes étaient dans la misère au Royaume-Uni, l’équivalent de la moitié de la population de Londres incapable de se nourrir, se vêtir, et se chauffer. Un chiffre qui a doublé au cours de ces cinq dernières années.
 
Le 7 novembre, le gouvernement britannique a dévoilé ses projets pour combattre la criminalité et relancer la croissance économique. Le Premier ministre Rishi Sunak s'est employé à se démarquer du parti travailliste, en misant sur le durcissement des peines pour les auteurs d'infractions violentes et en révisant à la baisse les objectifs du pays en matière de climat, présentés comme un fardeau pour les ménages.
 
Le 13 novembre, le Premier ministre a créé la surprise, en rappelant au gouvernement son prédécesseur David Cameron, l'homme du référendum du Brexit, comme chef de la diplomatie. Attendu depuis des mois, un changement du gouvernement conservateur semblait inéluctable pour renvoyer la très à droite ministre de l'Intérieur Suella Braverman, dont les critiques formulées à l'encontre de la police la semaine dernière ont constitué la provocation de trop. Au Home Office, elle est remplacée par l'ex-chef de la diplomatie James Cleverly, qui devra assumer une politique très restrictive sur le droit d'asile. Mercredi, la Cour suprême britannique a confirmé l'illégalité du projet controversé d'expulser vers le Rwanda les demandeurs d'asile, d'où qu'ils viennent, arrivés illégalement sur le sol britannique.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaire...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:05:49</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Jean-Louis Bourlanges</podcast:person><podcast:person role="guest">David Djaïz</podcast:person><podcast:person role="guest">Michel Eltchaninoff</podcast:person><podcast:person role="guest">Isabelle de Gaulmyn</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/bluvbGH]]></podcast:txt><itunes:episode>359</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,David Djaïz,Michel Eltchaninoff,Isabelle de Gaulmyn,Royaume-Uni,Rishi Sunak,Tories,Conservateurs,UK,Brexit,David Cameron,Jean-Luc Mélenchon,LFI,La France Insoumise,Nupes</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte Dorée  (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">689ff131-1a3a-46b6-afbe-59ba945bb20b</guid><description><![CDATA[<p>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, <strong>Philippe Meyer</strong> a eu la joie de recevoir <strong>Constance Rivière</strong>, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. &nbsp;</p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Constance Rivière revient sur ses cinq années de secrétaire générale du Défenseur des droits, Jacques Toubon. Elle nous parle également de l’économie du spectacle vivant et l’éducation artistique qu’elle a pu observer de près comme conseillère chargée de la culture au cabinet de François Hollande.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, <strong>Philippe Meyer</strong> a eu la joie de recevoir <strong>Constance Rivière</strong>, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. &nbsp;</p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Constance Rivière revient sur ses cinq années de secrétaire générale du Défenseur des droits, Jacques Toubon. Elle nous parle également de l’économie du spectacle vivant et l’éducation artistique qu’elle a pu observer de près comme conseillère chargée de la culture au cabinet de François Hollande.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 15 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/689ff131-1a3a-46b6-afbe-59ba945bb20b.mp3?_=1697032971" length="15298821" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. 
 
Dans ce deuxième épisode, Constance Rivière revient sur ses cinq années de secrétaire générale du Défenseur des droits, Jacques Toubon. Elle nous parle également de l’économie du spectacle vivant et l’éducation artistique qu’elle a pu observer de près comme conseillère chargée de la culture au cabinet de François Hollande. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. 
 
Dans ce deuxième épisode, Constance Rivière revient sur ses cinq années de secrétaire générale du Défenseur des droits, Jacques Toubon. Elle nous parle également de l’économie du spectacle vivant et l’éducation artistique qu’elle a pu observer de près comme conseillère chargée de la culture au cabinet de François Hollande. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. 
 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>PROJET DE LOI SUR L’IMMIGRATION</strong></p>
<p>Promis par Emmanuel Macron durant sa campagne de 2022, présenté le 1er&nbsp;février 2023 en Conseil des ministres, le projet de loi immigration a commencé son parcours au Parlement au Sénat à la mi-mars 2023. Les sénateurs de la commission des Lois avaient alors considérablement durci cette première mouture. Sur fond de grogne sociale sur la réforme des retraites et face à ce détricotage du Sénat, après plusieurs mois d'hésitations, le texte, toujours décrié à gauche comme à droite et contesté par les associations de défense des exilés, a finalement repris lundi au Sénat son parcours parlementaire. En présentant les contours de la loi, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en a résumé ainsi l'esprit : «&nbsp;<em>Être méchant avec les méchants, et gentil avec les gentil</em>s ». Depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays a connu en moyenne une réforme migratoire tous les deux ans. L’actuel projet de loi devrait être le 30ème&nbsp;texte sur l'immigration adopté depuis 1980.La multiplication par trois des flux migratoires en Méditerranée l'an passé,&nbsp;comme&nbsp;le <a href="https://www.lepoint.fr/politique/attentat-a-arras-dominique-bernard-hommage-a-un-hussard-de-la-republique-18-10-2023-2539876_20.php"><u>récent attentat terroriste d'Arras</u></a>&nbsp;ont poussé&nbsp;l'exécutif à légiférer, une fois de plus, cinq ans seulement après la précédente réforme, celle de <a href="https://www.lepoint.fr/politique/gerard-collomb-en-accueillant-l-ocean-viking-on-ouvre-une-breche-13-11-2022-2497577_20.php"><u>Gérard Collomb</u></a>.</p>
<p>Le projet de loi visant à «&nbsp;<em>contrôler l'immigration</em>&nbsp;» et à «&nbsp;<em>améliorer l'intégration</em>&nbsp;» vise notamment à&nbsp;: expulser en priorité les étrangers « délinquants », réformer le système d'asile, donner un tour de vis aux dispositifs de santé et de regroupement familial, mais aussi régulariser certains travailleurs sans-papiers… Dans une chambre contrôlée majoritairement par la droite, les sénateurs ont adopté l’instauration de «&nbsp;quotas&nbsp;», avec le principe d’un débat annuel au Parlement pour fixer des plafonds d’immigration pour certains flux&nbsp;ainsi qu’un durcissement des conditions du regroupement familial. Mardi, les centristes et les Républicains se sont accordés, sur la suppression de l'article 3 qui visait à régulariser les sans-papiers dans les métiers en tension. Il s’agissait d’une ligne rouge pour la droite sénatoriale. La suppression de l'article 3 se ferait toutefois en échange de quelques concessions de la part de la droite&nbsp;: si Républicains et centristes se sont accordés sur un nouvel article qui durcit les conditions de régularisation par le travail, ils laissent le pouvoir décisionnaire aux préfets. Les sénateurs LR ont également voté le rétablissement du délit de séjour irrégulier et supprimé l’aide médicale d’Etat (l’AME) remplacée par une aide médicale d’urgence (AMU) plus étroite. Mercredi, ils ont supprimé l’automaticité de l’accès à la nationalité à leur majorité pour les jeunes nés en France de parents étrangers, en exigeant des jeunes qu’ils demandent désormais explicitement à devenir Français pour être naturalisés.</p>
<p>Selon une étude Opinionway pour le quotidien <em>Le Parisien</em>, 87% des sondés estiment, qu'il faut changer les règles relatives à l'immigration et le sondage Odoxa-Backbone Consulting pour <em>Le Figaro</em> indique que 78 % à se disent <em>« favorables »</em> au texte porté par le ministre de l'Intérieur. Les débats doivent durer jusqu’au 14&nbsp;novembre, jour du vote solennel. L’Assemblée nationale devrait ensuite examiner le texte en décembre, si le calendrier est maintenu.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LES ÉLECTIONS POLONAISES</strong></p>
<p>En Pologne, l'opposition centriste pro-européenne a remporté la majorité parlementaire aux législatives du 15 octobre, battant les populistes nationalistes, le parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir depuis 2015 et l'extrême droite. &nbsp;Les trois partis démocrates, disposent à la Diète d’une majorité de 248&nbsp;sièges sur 460, et de 66 sur 100 au Sénat. Le chef de la Coalition civique (KO), Donald Tusk, est pressenti pour redevenir Premier ministre, fonction qu’il a déjà occupée entre 2007 et 2014. Il devra faire face à une opposition résolue du parti PiS, fort de 194 élus, ainsi qu’à une cohabitation houleuse avec le président Andrzej Duda (issu du PiS), au moins jusqu’à l’élection présidentielle de 2025. La participation électorale record de 73,9&nbsp;%, a été permise grâce à une mobilisation des femmes et des jeunes. Leur participation a atteint 68,8&nbsp;% selon l'institut de sondage Ipsos. La question de l’interdiction de l’avortement par le PiS, et sa politique sociétale très conservatrice, ont été déterminantes pour cet électorat.</p>
<p>L'un des premiers défis auquel le nouveau gouvernement sera confronté sera de maintenir ou non le même niveau de dépenses sociales pour les Polonais, pierre angulaire de la politique menée par le PiS. Sur ce plan, la pression du marché, déjà nerveux, mais aussi celle des agences de notation, montent. Si la Bourse de Varsovie et le zloty ont bondi après la victoire de l'opposition, l'UE prévoit un taux d'inflation de 11,4% en 2023, ainsi qu’une croissance faible, de +0,5% du PIB. Toutefois, les marchés comptent sur une détente vis-à-vis de Bruxelles où 36&nbsp;milliards d'euros destinés à la Pologne sont aujourd'hui gelés, tant que Varsovie ne respecte pas l'indépendance des juges. La Pologne a d’autant plus besoin de cet argent qu'elle a accueilli plus d'un million de réfugiés ukrainiens et qu'elle est en train de moderniser son armée.&nbsp;Dès le 25 octobre, Donald Tusk s’est donc rendu à Bruxelles. La Pologne qui a envoyé des quantités d'armes et d'aide à Kyiv, joue un rôle clé dans le transit pour les approvisionnements occidentaux. Mais la décision de Varsovie d'arrêter les importations de céréales ukrainiennes pour protéger ses propres agriculteurs a irrité l’Ukraine. Varsovie a menacé de restreindre ses livraisons d'armes. Les tensions devraient persister également sur la question migratoire : Tusk a promis à son électorat de ne pas céder sur la relocalisation des migrants européens, l'électorat polonais y restant opposé à 80 %.</p>
<p>Le PiS, qui reste numériquement le premier parti du pays, va tout faire pour conserver les postes et l’ossature administrative qu’il a bâtie en huit ans, tandis que le président, Andrzej Duda peut bloquer certaines législations par son veto. La future coalition majoritaire devra concilier de nombreux courants politiques, allant de la droite démocrate-chrétienne à la gauche progressiste et laïque. Elle se heurtera à «&nbsp;l'État profond » installé par le PiS, notamment dans la justice et au Tribunal constitutionnel.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>PROJET DE LOI SUR L’IMMIGRATION</strong></p>
<p>Promis par Emmanuel Macron durant sa campagne de 2022, présenté le 1er&nbsp;février 2023 en Conseil des ministres, le projet de loi immigration a commencé son parcours au Parlement au Sénat à la mi-mars 2023. Les sénateurs de la commission des Lois avaient alors considérablement durci cette première mouture. Sur fond de grogne sociale sur la réforme des retraites et face à ce détricotage du Sénat, après plusieurs mois d'hésitations, le texte, toujours décrié à gauche comme à droite et contesté par les associations de défense des exilés, a finalement repris lundi au Sénat son parcours parlementaire. En présentant les contours de la loi, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en a résumé ainsi l'esprit : «&nbsp;<em>Être méchant avec les méchants, et gentil avec les gentil</em>s ». Depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays a connu en moyenne une réforme migratoire tous les deux ans. L’actuel projet de loi devrait être le 30ème&nbsp;texte sur l'immigration adopté depuis 1980.La multiplication par trois des flux migratoires en Méditerranée l'an passé,&nbsp;comme&nbsp;le <a href="https://www.lepoint.fr/politique/attentat-a-arras-dominique-bernard-hommage-a-un-hussard-de-la-republique-18-10-2023-2539876_20.php"><u>récent attentat terroriste d'Arras</u></a>&nbsp;ont poussé&nbsp;l'exécutif à légiférer, une fois de plus, cinq ans seulement après la précédente réforme, celle de <a href="https://www.lepoint.fr/politique/gerard-collomb-en-accueillant-l-ocean-viking-on-ouvre-une-breche-13-11-2022-2497577_20.php"><u>Gérard Collomb</u></a>.</p>
<p>Le projet de loi visant à «&nbsp;<em>contrôler l'immigration</em>&nbsp;» et à «&nbsp;<em>améliorer l'intégration</em>&nbsp;» vise notamment à&nbsp;: expulser en priorité les étrangers « délinquants », réformer le système d'asile, donner un tour de vis aux dispositifs de santé et de regroupement familial, mais aussi régulariser certains travailleurs sans-papiers… Dans une chambre contrôlée majoritairement par la droite, les sénateurs ont adopté l’instauration de «&nbsp;quotas&nbsp;», avec le principe d’un débat annuel au Parlement pour fixer des plafonds d’immigration pour certains flux&nbsp;ainsi qu’un durcissement des conditions du regroupement familial. Mardi, les centristes et les Républicains se sont accordés, sur la suppression de l'article 3 qui visait à régulariser les sans-papiers dans les métiers en tension. Il s’agissait d’une ligne rouge pour la droite sénatoriale. La suppression de l'article 3 se ferait toutefois en échange de quelques concessions de la part de la droite&nbsp;: si Républicains et centristes se sont accordés sur un nouvel article qui durcit les conditions de régularisation par le travail, ils laissent le pouvoir décisionnaire aux préfets. Les sénateurs LR ont également voté le rétablissement du délit de séjour irrégulier et supprimé l’aide médicale d’Etat (l’AME) remplacée par une aide médicale d’urgence (AMU) plus étroite. Mercredi, ils ont supprimé l’automaticité de l’accès à la nationalité à leur majorité pour les jeunes nés en France de parents étrangers, en exigeant des jeunes qu’ils demandent désormais explicitement à devenir Français pour être naturalisés.</p>
<p>Selon une étude Opinionway pour le quotidien <em>Le Parisien</em>, 87% des sondés estiment, qu'il faut changer les règles relatives à l'immigration et le sondage Odoxa-Backbone Consulting pour <em>Le Figaro</em> indique que 78 % à se disent <em>« favorables »</em> au texte porté par le ministre de l'Intérieur. Les débats doivent durer jusqu’au 14&nbsp;novembre, jour du vote solennel. L’Assemblée nationale devrait ensuite examiner le texte en décembre, si le calendrier est maintenu.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LES ÉLECTIONS POLONAISES</strong></p>
<p>En Pologne, l'opposition centriste pro-européenne a remporté la majorité parlementaire aux législatives du 15 octobre, battant les populistes nationalistes, le parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir depuis 2015 et l'extrême droite. &nbsp;Les trois partis démocrates, disposent à la Diète d’une majorité de 248&nbsp;sièges sur 460, et de 66 sur 100 au Sénat. Le chef de la Coalition civique (KO), Donald Tusk, est pressenti pour redevenir Premier ministre, fonction qu’il a déjà occupée entre 2007 et 2014. Il devra faire face à une opposition résolue du parti PiS, fort de 194 élus, ainsi qu’à une cohabitation houleuse avec le président Andrzej Duda (issu du PiS), au moins jusqu’à l’élection présidentielle de 2025. La participation électorale record de 73,9&nbsp;%, a été permise grâce à une mobilisation des femmes et des jeunes. Leur participation a atteint 68,8&nbsp;% selon l'institut de sondage Ipsos. La question de l’interdiction de l’avortement par le PiS, et sa politique sociétale très conservatrice, ont été déterminantes pour cet électorat.</p>
<p>L'un des premiers défis auquel le nouveau gouvernement sera confronté sera de maintenir ou non le même niveau de dépenses sociales pour les Polonais, pierre angulaire de la politique menée par le PiS. Sur ce plan, la pression du marché, déjà nerveux, mais aussi celle des agences de notation, montent. Si la Bourse de Varsovie et le zloty ont bondi après la victoire de l'opposition, l'UE prévoit un taux d'inflation de 11,4% en 2023, ainsi qu’une croissance faible, de +0,5% du PIB. Toutefois, les marchés comptent sur une détente vis-à-vis de Bruxelles où 36&nbsp;milliards d'euros destinés à la Pologne sont aujourd'hui gelés, tant que Varsovie ne respecte pas l'indépendance des juges. La Pologne a d’autant plus besoin de cet argent qu'elle a accueilli plus d'un million de réfugiés ukrainiens et qu'elle est en train de moderniser son armée.&nbsp;Dès le 25 octobre, Donald Tusk s’est donc rendu à Bruxelles. La Pologne qui a envoyé des quantités d'armes et d'aide à Kyiv, joue un rôle clé dans le transit pour les approvisionnements occidentaux. Mais la décision de Varsovie d'arrêter les importations de céréales ukrainiennes pour protéger ses propres agriculteurs a irrité l’Ukraine. Varsovie a menacé de restreindre ses livraisons d'armes. Les tensions devraient persister également sur la question migratoire : Tusk a promis à son électorat de ne pas céder sur la relocalisation des migrants européens, l'électorat polonais y restant opposé à 80 %.</p>
<p>Le PiS, qui reste numériquement le premier parti du pays, va tout faire pour conserver les postes et l’ossature administrative qu’il a bâtie en huit ans, tandis que le président, Andrzej Duda peut bloquer certaines législations par son veto. La future coalition majoritaire devra concilier de nombreux courants politiques, allant de la droite démocrate-chrétienne à la gauche progressiste et laïque. Elle se heurtera à «&nbsp;l'État profond » installé par le PiS, notamment dans la justice et au Tribunal constitutionnel.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 12 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/26252ed3-7153-40a5-8248-1b72780d009f.mp3?_=1699607971" length="63095789" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

PROJET DE LOI SUR L’IMMIGRATION
 
Promis par Emmanuel Macron durant sa campagne de 2022, présenté le 1er février 2023 en Conseil des ministres, le projet de loi immigration a commencé son parcours au Parlement au Sénat à la mi-mars 2023. Les sénateurs de la commission des Lois avaient alors considérablement durci cette première mouture. Sur fond de grogne sociale sur la réforme des retraites et face à ce détricotage du Sénat, après plusieurs mois d'hésitations, le texte, toujours décrié à gauche comme à droite et contesté par les associations de défense des exilés, a finalement repris lundi au Sénat son parcours parlementaire. En présentant les contours de la loi, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en a résumé ainsi l'esprit : « Être méchant avec les méchants, et gentil avec les gentils ». Depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays a connu en moyenne une réforme migratoire tous les deux ans. L’actuel projet de loi devrait être le 30ème texte sur l'immigration adopté depuis 1980.La multiplication par trois des flux migratoires en Méditerranée l'an passé, comme le récent attentat terroriste d'Arras ont poussé l'exécutif à légiférer, une fois de plus, cinq ans seulement après la précédente réforme, celle de Gérard Collomb.
 
Le projet de loi visant à « contrôler l'immigration » et à « améliorer l'intégration » vise notamment à : expulser en priorité les étrangers « délinquants », réformer le système d'asile, donner un tour de vis aux dispositifs de santé et de regroupement familial, mais aussi régulariser certains travailleurs sans-papiers… Dans une chambre contrôlée majoritairement par la droite, les sénateurs ont adopté l’instauration de « quotas », avec le principe d’un débat annuel au Parlement pour fixer des plafonds d’immigration pour certains flux ainsi qu’un durcissement des conditions du regroupement familial. Mardi, les centristes et les Républicains se sont accordés, sur la suppression de l'article 3 qui visait à régulariser les sans-papiers dans les métiers en tension. Il s’agissait d’une ligne rouge pour la droite sénatoriale. La suppression de l'article 3 se ferait toutefois en échange de quelques concessions de la part de la droite : si Républicains et centristes se sont accordés sur un nouvel article qui durcit les conditions de régularisation par le travail, ils laissent le pouvoir décisionnaire aux préfets. Les sénateurs LR ont également voté le rétablissement du délit de séjour irrégulier et supprimé l’aide médicale d’Etat (l’AME) remplacée par une aide médicale d’urgence (AMU) plus étroite. Mercredi, ils ont supprimé l’automaticité de l’accès à la nationalité à leur majorité pour les jeunes nés en France de parents étrangers, en exigeant des jeunes qu’ils demandent désormais explicitement à devenir Français pour être naturalisés.
 
Selon une étude Opinionway pour le quotidien Le Parisien, 87% des sondés estiment, qu'il faut changer les règles relatives à l'immigration et le sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro indique que 78 % à se disent « favorables » au texte porté par le ministre de l'Intérieur. Les débats doivent durer jusqu’au 14 novembre, jour du vote solennel. L’Assemblée nationale devrait ensuite examiner le texte en décembre, si le calendrier est maintenu.
 
***
 
LES ÉLECTIONS POLONAISES
 
En Pologne, l'opposition centriste pro-européenne a remporté la majorité parlementaire aux législatives du 15 octobre, battant les populistes nationalistes, le parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir depuis 2015 et l'extrême droite. Les trois partis démocrates, disposent à la Diète d’une majorité de 248 sièges sur 460, et de 66 sur 100 au Sénat. Le chef de la Coalition civique (KO), Donald Tusk, est pressenti pour redevenir Premier ministre, fonction qu’il a déjà occupée entre 2007 et 2014. Il devra faire face à une opposition résolue du parti PiS, fort de 194 élus, ainsi qu’à une cohabitation houleuse avec le président Andrzej Duda (issu du PiS), au moins jusqu’à l’élection présidentielle de 2025. La participation électorale record de 73,9 %, a été permise grâce à une mobilisation des femmes et des jeunes. Leur participation a atteint 68,8 % selon l'institut de sondage Ipsos. La question de l’interdiction de l’avortement par le PiS, et sa politique sociétale très conservatrice, ont été déterminantes pour cet électorat.
 
L'un des premiers défis auquel le nouveau gouvernement sera confronté sera de maintenir ou non le même niveau de dépenses sociales pour les Polonais, pierre angulaire de la politique menée par le PiS. Sur ce plan, la pression du marché, déjà nerveux, mais aussi celle des agences de notation, montent. Si la Bourse de Varsovie et le zloty ont bondi après la victoire de l'opposition, l'UE prévoit un taux d'inflation de 11,4% en 2023, ainsi qu’une croissance faible, de +0,5% du PIB. Toutefois, les marchés comptent sur une détente vis-à-vis de Bruxelles où 36 milliards d'euros destinés à la Pologne sont aujourd'hui gelés, tant que Varsovie ne respecte pas l'indépendance des juges. La Pologne a d’autant plus besoin de cet argent qu'elle a accueilli plus d'un million de réfugiés ukrainiens et qu'elle est en train de moderniser son armée. Dès le 25 octobre, Donald Tusk s’est donc rendu à Bruxelles. La Pologne qui a envoyé des quantités d'armes et d'aide à Kyiv, joue un rôle clé dans le transit pour les approvisionnements occidentaux. Mais la décision de Varsovie d'arrêter les importations de céréales ukrainiennes pour protéger ses propres agriculteurs a irrité l’Ukraine. Varsovie a menacé de restreindre ses livraisons d'armes. Les tensions devraient persister également sur la question migratoire : Tusk a promis à son électorat de ne pas céder sur la relocalisation des migrants européens, l'électorat polonais y restant opposé à 80 %.
 
Le PiS, qui reste numériquement le premier parti du pays, va tout faire pour conserver les postes et l’ossature administrative qu’il a bâtie en huit ans, tandis que le président, Andrzej Duda peut bloquer certaines législations par son veto. La future coalition majoritaire devra concilier de nombreux courants politiques, allant de la droite démocrate-chrétienne à la gauche progressiste et laïque. Elle se heurtera à « l'État profond » installé par le PiS, notamment dans la justice et au Tribunal constitutionnel.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

PROJET DE LOI SUR L’IMMIGRATION
 
Promis par Emmanuel Macron durant sa campagne de 2022, présenté le 1er février 2023 en Conseil des ministres, le projet de loi immigration a commencé son parcours au Parlement au Sénat à la mi-mars 2023. Les sénateurs de la commission des Lois avaient alors considérablement durci cette première mouture. Sur fond de grogne sociale sur la réforme des retraites et face à ce détricotage du Sénat, après plusieurs mois d'hésitations, le texte, toujours décrié à gauche comme à droite et contesté par les associations de défense des exilés, a finalement repris lundi au Sénat son parcours parlementaire. En présentant les contours de la loi, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en a résumé ainsi l'esprit : « Être méchant avec les méchants, et gentil avec les gentils ». Depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays a connu en moyenne une réforme migratoire tous les deux ans. L’actuel projet de loi devrait être le 30ème texte sur l'immigration adopté depuis 1980.La multiplication par trois des flux migratoires en Méditerranée l'an passé, comme le récent attentat terroriste d'Arras ont poussé l'exécutif à légiférer, une fois de plus, cinq ans seulement après la précédente réforme, celle de Gérard Collomb.
 
Le projet de loi visant à « contrôler l'immigration » et à « améliorer l'intégration » vise notamment à : expulser en priorité les étrangers « délinquants », réformer le système d'asile, donner un tour de vis aux dispositifs de santé et de regroupement familial, mais aussi régulariser certains travailleurs sans-papiers… Dans une chambre contrôlée majoritairement par la droite, les sénateurs ont adopté l’instauration de « quotas », avec le principe d’un débat annuel au Parlement pour fixer des plafonds d’immigration pour certains flux ainsi qu’un durcissement des conditions du regroupement familial. Mardi, les centristes et les Républicains se sont accordés, sur la suppression de l'article 3 qui visait à régulariser les sans-papiers dans les métiers en tension. Il s’agissait d’une ligne rouge pour la droite sénatoriale. La suppression de l'article 3 se ferait toutefois en échange de quelques concessions de la part de la droite : si Républicains et centristes se sont accordés sur un nouvel article qui durcit les conditions de régularisation par le travail, ils laissent le pouvoir décisionnaire aux préfets. Les sénateurs LR ont également voté le rétablissement du délit de séjour irrégulier et supprimé l’aide médicale d’Etat (l’AME) remplacée par une aide médicale d’urgence (AMU) plus étroite. Mercredi, ils ont supprimé l’automaticité de l’accès à la nationalité à leur majorité pour les jeunes nés en France de parents étrangers, en exigeant des jeunes qu’ils demandent désormais explicitement à devenir Français pour être naturalisés.
 
Selon une étude Opinionway pour le quotidien Le Parisien, 87% des sondés estiment, qu'il faut changer les règles relatives à l'immigration et le sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro indique que 78 % à se disent « favorables » au texte porté par le ministre de l'Intérieur. Les débats doivent durer jusqu’au 14 novembre, jour du vote solennel. L’Assemblée nationale devrait ensuite examiner le texte en décembre, si le calendrier est maintenu.
 
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LES ÉLECTIONS POLONAISES
 
En Pologne, l'opposition centriste pro-européenne a remporté la majorité parlementaire aux législatives du 15 octobre, battant les populistes nationalistes, le parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir depuis 2015 et l'extrême droite. Les trois partis démocrates, disposent à la Diète d’une majorité de 248 sièges sur 460, et de 66 sur 100 au Sénat. Le chef de la Coalition civique (KO), Donald Tusk, est pressenti pour redevenir Premier ministre, fonction qu’il a déjà occupée entre 2007 et 2014. Il devra faire face à une opposition résolue du parti PiS, fort de 194 élus, ainsi qu’à une cohabitation houleuse avec le président Andrzej Duda (issu du PiS), au moins jusqu’à l’élection présidentielle de 2025. La participation électorale record de 73,9 %, a été permise grâce à une mobilisation des femmes et des jeunes. Leur participation a atteint 68,8 % selon l'institut de sondage Ipsos. La question de l’interdiction de l’avortement par le PiS, et sa politique sociétale très conservatrice, ont été déterminantes pour cet électorat.
 
L'un des premiers défis auquel le nouveau gouvernement sera confronté sera de maintenir ou non le même niveau de dépenses sociales pour les Polonais, pierre angulaire de la politique menée par le PiS. Sur ce plan, la pression du marché, déjà nerveux, mais aussi celle des agences de notation, montent. Si la Bourse de Varsovie et le zloty ont bondi après la victoire de l'opposition, l'UE prévoit un taux d'inflation de 11,4% en 2023, ainsi qu’une croissance faible, de +0,5% du PIB. Toutefois, les marchés comptent sur une détente vis-à-vis de Bruxelles où 36 milliards d'euros destinés à la Pologne sont aujourd'hui gelés, tant que Varsovie ne respecte pas l'indépendance des juges. La Pologne a d’autant plus besoin de cet argent qu'elle a accueilli plus d'un million de réfugiés ukrainiens et qu'elle est en train de moderniser son armée. Dès le 25 octobre, Donald Tusk s’est donc rendu à Bruxelles. La Pologne qui a envoyé des quantités d'armes et d'aide à Kyiv, joue un rôle clé dans le transit pour les approvisionnements occidentaux. Mais la décision de Varsovie d'arrêter les importations de céréales ukrainiennes pour protéger ses propres agriculteurs a irrité l’Ukraine. Varsovie a menacé de restreindre ses livraisons d'armes. Les tensions devraient persister également sur la question migratoire : Tusk a promis à son électorat de ne pas céder sur la relocalisation des migrants européens, l'électorat polonais y restant opposé à 80 %.
 
Le PiS, qui reste numériquement le premier parti du pays, va tout faire pour conserver les postes et l’ossature administrative qu’il a bâtie en huit ans, tandis que le président, Andrzej Duda peut bloquer certaines législations par son veto. La future coalition majoritaire devra concilier de nombreux courants politiques, allant de la droite démocrate-chrétienne à la gauche progressiste et laïque. Elle se heurtera à « l'État profond » installé par le PiS, notamment dans la justice et au Tribunal constitutionnel.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur....]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:05:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Matthias Fekl</podcast:person><podcast:person role="guest">Béatrice Giblin</podcast:person><podcast:person role="guest">Nicole Gnesotto</podcast:person><podcast:person role="guest">Marc-Olivier Padis</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/sjppoic]]></podcast:txt><itunes:episode>358</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Matthias Fekl,Béatrice Giblin,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis,Immigration,Assemblée nationale,Sénat,Pologne,PiS,Donald Tusk,Andrzej Duda</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public (Ukraine et Israël)]]></title><guid isPermaLink="false">561f7f4e-6b26-4ae6-96cd-b1e78d3b39d6</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 08 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/561f7f4e-6b26-4ae6-96cd-b1e78d3b39d6.mp3?_=1699272671" length="35027330" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
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  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affair...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>36:29</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Jean-Louis Bourlanges</podcast:person><podcast:person role="guest">François Bujon de l’Estang</podcast:person><podcast:person role="guest">Lucile Schmid</podcast:person><podcast:person role="guest">Richard Werly</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/wUJhFGQ]]></podcast:txt><itunes:episode>358</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,François Bujon de l’Estang,Lucile Schmid,Richard Werly,Israël,Bande de Gaza,Cisjordanie,Palestine,Benyamin Netanyahou,Hamas,Ukraine,Russie,Vladimir Poutine,Volodymyr Zelensky,Valeri Zaloujny</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Nouvelle situation sur le front ukrainien / Le gouvernement Netanyahou a-t-il une stratégie au-delà des destructions civiles et militaires ? ]]></title><guid isPermaLink="false">2b44a4f2-e25f-4ff9-9b2c-707a0a674bcb</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.<br>
</li>
</ul>
<p><strong>NOUVELLE SITUATION SUR LE FRONT UKRAINIEN</strong></p>
<p>Le 30 octobre, le magazine américain <em>Time</em> a décrit une atmosphère défaitiste à la présidence ukrainienne, entre colère et désillusion face à la baisse de soutien des pays alliés. <em>Time</em> relève les obstacles auxquels fait face Kyiv&nbsp;: front enlisé, difficultés à mobiliser dans l’armée, corruption profonde… Le texte, massivement repris et traduit dans les médias ukrainiens, a été salué pour sa lucidité par une partie de l’opinion du pays, et critiqué par d’autres. Un passage a suscité l'attention : la promesse, évoquée par des conseillers du président Zelinsky, d'un imminent « <em>changement majeur de stratégie militaire</em>&nbsp;» ainsi que d'un remaniement de grande ampleur de l'entourage du président. Deux jours plus tard, l’hebdomadaire britannique <em>The Economist</em>, a publié un entretien particulièrement alarmiste avec le commandant en chef des forces armées, Valeri Zaloujny. A propos de la contre-offensive ukrainienne lancée au début du mois de juin pour récupérer les territoires occupés par la Russie, le général reconnaît un «&nbsp;<em>échec</em>&nbsp;» et la dépeint bloquée dans une «&nbsp;<em>impasse</em>&nbsp;». Le haut gradé évoque la transformation du front en une guerre de positions, très défavorable à l’Ukraine, qui ne pourra pas tenir en matière de ressources humaines face à la Russie. Le général va jusqu’à évoquer une «&nbsp;<em>défaite&nbsp;</em>» en cas de retard dans les livraisons d’armement, des méthodes et un matériel «&nbsp;<em>dépassés</em>&nbsp;». Selon lui, aucun des deux camps ne peut avancer car ils sont chacun sur un plan d'égalité technologique. Mais ce bourbier profite à la Russie, qui a augmenté ses capacités de production malgré les fortes sanctions et accru son budget militaire. Pour gagner la guerre, prévient Zaloujny, l'Ukraine doit impérativement jouir de la supériorité dans les airs. Cela implique de bénéficier de F-16 et de drones plus sophistiqués. L'armée doit aussi améliorer ses capacités de guerre électronique et son artillerie de précision avec l'aide de ses alliés. Elle a besoin enfin de moyens de déminage. Surtout, Kyiv doit mobiliser davantage.</p>
<p>L'Ukraine, qui dépend des livraisons d'armes occidentales pour son effort de guerre, a dit craindre cet hiver une nouvelle campagne de bombardements russes massifs visant ses infrastructures énergétiques, pour plonger la population dans le noir et le froid. Face à la crainte d'une baisse du soutien occidental, l’Ukraine s'efforce désormais d'attirer les industriels de la défense pour fabriquer armes et munitions sur son sol. Mais depuis la fin de l'été, Kyiv voit se fragiliser la coalition des pays qui la soutiennent. <a href="https://www.lepoint.fr/monde/le-slovaque-robert-fico-dit-arreter-le-soutien-militaire-a-l-ukraine-26-10-2023-2540858_24.php"><u>La Slovaquie a déjà stoppé ses livraisons d'armes</u></a> après l'arrivée au pouvoir du dirigeant populiste prorusse Robert Fico. La Pologne aussi, à la suite d'un <a href="https://www.lepoint.fr/monde/pourquoi-la-pologne-lache-l-ukraine-21-09-2023-2536369_24.php"><u>différend sur l'exportation des céréales ukrainiennes</u></a>. La France a averti fin septembre, que ses armes ne seront plus livrées gratuitement à l'Ukraine, sauf exception. Aux États-Unis, le Congrès américain se montre de plus en plus réticent à voter les budgets d'aide militaire à l'Ukraine.</p>
<p>De son côté, la Russie a acté fin septembre une hausse considérable de son budget militaire et elle a revendiqué avoir enrôlé 385.000 nouveaux soldats dans son armée depuis le début de l'année, après avoir mobilisé 300.000 réservistes en septembre 2022.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LE GOUVERNEMENT NETANYAHOU A-T-IL UNE STRATÉGIE AU-DELÀ DES DESTRUCTIONS CIVILES ET MILITAIRES&nbsp;?</strong></p>
<p>A Gaza, les intentions politiques israéliennes restent, pour le moment, confuses&nbsp;: «&nbsp;<em>éliminer</em>&nbsp;» le Hamas pour le ministre de la Défense, Yoav Gallant, ou transformer ses zones d’opération «&nbsp;<em>en ruines</em>&nbsp;» pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Sur le statut politique à venir de la bande de Gaza,&nbsp; les positions avancées par les dirigeants de Tel-Aviv sont diverses. <a href="https://www.i24news.tv/fr/actu/israel-en-guerre/1697433150-israel-n-a-aucun-interet-a-occuper-gaza-selon-l-ambassadeur-d-israel-a-l-onu-gilad-erdan"><u><em>«&nbsp;Nous n’avons aucun intérêt à occuper Gaza ou à rester à Gaza&nbsp;</em></u><u>»</u></a>, a déclaré l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies. Benny Gantz et Gadi Eisenkot, deux leaders de l’opposition, ont <a href="https://fr.timesofisrael.com/liveblog_entry/les-etats-unis-pressent-israel-delaborer-une-strategie-en-cas-de-renversement-du-hamas/"><u>rejoint le gouvernement d’unité nationale</u></a> à la condition que soit formulé un plan opérationnel de sortie de Gaza. Ces derniers jours, des députés du Likoud souhaitaient publiquement une <a href="https://www.haaretz.com/opinion/editorial/2023-10-17/ty-article-opinion/palestinian-expulsion-amid-the-fog-of-war/0000018b-39f9-d5b8-a78b-f9f92b720000"><u>«&nbsp;</u><u><em>Nakba 2&nbsp;</em></u><u>»</u></a> en référence à l’exil forcé de 600 000 à 800&nbsp;000 Palestiniens en 1948. Le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen a annoncé une <a href="https://fr.timesofisrael.com/liveblog_entry/eli-cohen-a-la-fin-de-la-guerre-le-hamas-disparaitra-et-la-bande-de-gaza-diminuera/"><u>«&nbsp;</u><u><em>diminution du territoire de Gaza</em></u><u>&nbsp;» après la guerre</u></a>. De manière générale, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou revendique sans s’en cacher une poursuite accrue de la colonisation, voire tout simplement l’annexion de pans des territoires palestiniens. En mars, la ministre des Implantations et des Missions nationales Orit Strock appelait à une <a href="https://www.timesofisrael.com/then-we-retake-gaza-hardline-minister-hails-repealing-of-west-bank-disengagement/"><u>recolonisation de Gaza</u></a>.</p>
<p>La Direction de la planification des forces de défense israéliennes a été officiellement chargée de coordonner la stratégie post-guerre. Différentes options sont étudiées&nbsp;: transférer la gestion des Palestiniens de Gaza à l’Égypte ou à des organisations internationales&nbsp;; réinstaurer à Gaza le pouvoir de l’Autorité palestinienne (<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/10/19/israel-hamas-en-cisjordanie-le-jour-de-toutes-les-coleres-se-retourne-contre-l-autorite-palestinienne_6195389_3210.html"><u>très décriée en Cisjordanie</u></a>)&nbsp;; déplacer la population vers certaines zones de Gaza, vers le Sinaï ou la Jordanie (<a href="https://www.rtbf.be/article/guerre-israel-gaza-l-egypte-s-oppose-a-un-deplacement-des-palestiniens-au-sinai-et-en-jordanie-11273791"><u>ce que refusent en chœur l’Égypte et la Jordanie</u></a>)&nbsp;; annexer et contrôler militairement des pans de la bande&nbsp;… A ce jour, titre le <em>Financial Times</em> : “<em>Il n’y a pas de plan pour le jour d’après</em>&nbsp;».&nbsp;</p>
<p>L’historien Yuval Noah Harari estime que «&nbsp;<em>le processus de paix semble désormais enterré pour de bon, à moins que des forces extérieures n'interviennent pour désamorcer la guerre</em>&nbsp;». Henry Laurens, professeur au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A8ge_de_France"><u>Collège de France</u></a>, en charge de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe en doute : «&nbsp;<em>je ne crois malheureusement pas qu’une intervention extérieure puisse véritablement accélérer le processus de paix&nbsp;: la paix est impossible — au sens où Raymond Aron l’entendait lorsqu’il disait «&nbsp;paix impossible, guerre improbable&nbsp;». Aujourd’hui on pourrait dire&nbsp;: «&nbsp;paix impossible et guerre certaine&nbsp;».&nbsp;Nous sommes dans une impasse qui semble devoir perdurer pour une durée indéterminée&nbsp;».</em></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.<br>
</li>
</ul>
<p><strong>NOUVELLE SITUATION SUR LE FRONT UKRAINIEN</strong></p>
<p>Le 30 octobre, le magazine américain <em>Time</em> a décrit une atmosphère défaitiste à la présidence ukrainienne, entre colère et désillusion face à la baisse de soutien des pays alliés. <em>Time</em> relève les obstacles auxquels fait face Kyiv&nbsp;: front enlisé, difficultés à mobiliser dans l’armée, corruption profonde… Le texte, massivement repris et traduit dans les médias ukrainiens, a été salué pour sa lucidité par une partie de l’opinion du pays, et critiqué par d’autres. Un passage a suscité l'attention : la promesse, évoquée par des conseillers du président Zelinsky, d'un imminent « <em>changement majeur de stratégie militaire</em>&nbsp;» ainsi que d'un remaniement de grande ampleur de l'entourage du président. Deux jours plus tard, l’hebdomadaire britannique <em>The Economist</em>, a publié un entretien particulièrement alarmiste avec le commandant en chef des forces armées, Valeri Zaloujny. A propos de la contre-offensive ukrainienne lancée au début du mois de juin pour récupérer les territoires occupés par la Russie, le général reconnaît un «&nbsp;<em>échec</em>&nbsp;» et la dépeint bloquée dans une «&nbsp;<em>impasse</em>&nbsp;». Le haut gradé évoque la transformation du front en une guerre de positions, très défavorable à l’Ukraine, qui ne pourra pas tenir en matière de ressources humaines face à la Russie. Le général va jusqu’à évoquer une «&nbsp;<em>défaite&nbsp;</em>» en cas de retard dans les livraisons d’armement, des méthodes et un matériel «&nbsp;<em>dépassés</em>&nbsp;». Selon lui, aucun des deux camps ne peut avancer car ils sont chacun sur un plan d'égalité technologique. Mais ce bourbier profite à la Russie, qui a augmenté ses capacités de production malgré les fortes sanctions et accru son budget militaire. Pour gagner la guerre, prévient Zaloujny, l'Ukraine doit impérativement jouir de la supériorité dans les airs. Cela implique de bénéficier de F-16 et de drones plus sophistiqués. L'armée doit aussi améliorer ses capacités de guerre électronique et son artillerie de précision avec l'aide de ses alliés. Elle a besoin enfin de moyens de déminage. Surtout, Kyiv doit mobiliser davantage.</p>
<p>L'Ukraine, qui dépend des livraisons d'armes occidentales pour son effort de guerre, a dit craindre cet hiver une nouvelle campagne de bombardements russes massifs visant ses infrastructures énergétiques, pour plonger la population dans le noir et le froid. Face à la crainte d'une baisse du soutien occidental, l’Ukraine s'efforce désormais d'attirer les industriels de la défense pour fabriquer armes et munitions sur son sol. Mais depuis la fin de l'été, Kyiv voit se fragiliser la coalition des pays qui la soutiennent. <a href="https://www.lepoint.fr/monde/le-slovaque-robert-fico-dit-arreter-le-soutien-militaire-a-l-ukraine-26-10-2023-2540858_24.php"><u>La Slovaquie a déjà stoppé ses livraisons d'armes</u></a> après l'arrivée au pouvoir du dirigeant populiste prorusse Robert Fico. La Pologne aussi, à la suite d'un <a href="https://www.lepoint.fr/monde/pourquoi-la-pologne-lache-l-ukraine-21-09-2023-2536369_24.php"><u>différend sur l'exportation des céréales ukrainiennes</u></a>. La France a averti fin septembre, que ses armes ne seront plus livrées gratuitement à l'Ukraine, sauf exception. Aux États-Unis, le Congrès américain se montre de plus en plus réticent à voter les budgets d'aide militaire à l'Ukraine.</p>
<p>De son côté, la Russie a acté fin septembre une hausse considérable de son budget militaire et elle a revendiqué avoir enrôlé 385.000 nouveaux soldats dans son armée depuis le début de l'année, après avoir mobilisé 300.000 réservistes en septembre 2022.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LE GOUVERNEMENT NETANYAHOU A-T-IL UNE STRATÉGIE AU-DELÀ DES DESTRUCTIONS CIVILES ET MILITAIRES&nbsp;?</strong></p>
<p>A Gaza, les intentions politiques israéliennes restent, pour le moment, confuses&nbsp;: «&nbsp;<em>éliminer</em>&nbsp;» le Hamas pour le ministre de la Défense, Yoav Gallant, ou transformer ses zones d’opération «&nbsp;<em>en ruines</em>&nbsp;» pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Sur le statut politique à venir de la bande de Gaza,&nbsp; les positions avancées par les dirigeants de Tel-Aviv sont diverses. <a href="https://www.i24news.tv/fr/actu/israel-en-guerre/1697433150-israel-n-a-aucun-interet-a-occuper-gaza-selon-l-ambassadeur-d-israel-a-l-onu-gilad-erdan"><u><em>«&nbsp;Nous n’avons aucun intérêt à occuper Gaza ou à rester à Gaza&nbsp;</em></u><u>»</u></a>, a déclaré l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies. Benny Gantz et Gadi Eisenkot, deux leaders de l’opposition, ont <a href="https://fr.timesofisrael.com/liveblog_entry/les-etats-unis-pressent-israel-delaborer-une-strategie-en-cas-de-renversement-du-hamas/"><u>rejoint le gouvernement d’unité nationale</u></a> à la condition que soit formulé un plan opérationnel de sortie de Gaza. Ces derniers jours, des députés du Likoud souhaitaient publiquement une <a href="https://www.haaretz.com/opinion/editorial/2023-10-17/ty-article-opinion/palestinian-expulsion-amid-the-fog-of-war/0000018b-39f9-d5b8-a78b-f9f92b720000"><u>«&nbsp;</u><u><em>Nakba 2&nbsp;</em></u><u>»</u></a> en référence à l’exil forcé de 600 000 à 800&nbsp;000 Palestiniens en 1948. Le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen a annoncé une <a href="https://fr.timesofisrael.com/liveblog_entry/eli-cohen-a-la-fin-de-la-guerre-le-hamas-disparaitra-et-la-bande-de-gaza-diminuera/"><u>«&nbsp;</u><u><em>diminution du territoire de Gaza</em></u><u>&nbsp;» après la guerre</u></a>. De manière générale, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou revendique sans s’en cacher une poursuite accrue de la colonisation, voire tout simplement l’annexion de pans des territoires palestiniens. En mars, la ministre des Implantations et des Missions nationales Orit Strock appelait à une <a href="https://www.timesofisrael.com/then-we-retake-gaza-hardline-minister-hails-repealing-of-west-bank-disengagement/"><u>recolonisation de Gaza</u></a>.</p>
<p>La Direction de la planification des forces de défense israéliennes a été officiellement chargée de coordonner la stratégie post-guerre. Différentes options sont étudiées&nbsp;: transférer la gestion des Palestiniens de Gaza à l’Égypte ou à des organisations internationales&nbsp;; réinstaurer à Gaza le pouvoir de l’Autorité palestinienne (<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/10/19/israel-hamas-en-cisjordanie-le-jour-de-toutes-les-coleres-se-retourne-contre-l-autorite-palestinienne_6195389_3210.html"><u>très décriée en Cisjordanie</u></a>)&nbsp;; déplacer la population vers certaines zones de Gaza, vers le Sinaï ou la Jordanie (<a href="https://www.rtbf.be/article/guerre-israel-gaza-l-egypte-s-oppose-a-un-deplacement-des-palestiniens-au-sinai-et-en-jordanie-11273791"><u>ce que refusent en chœur l’Égypte et la Jordanie</u></a>)&nbsp;; annexer et contrôler militairement des pans de la bande&nbsp;… A ce jour, titre le <em>Financial Times</em> : “<em>Il n’y a pas de plan pour le jour d’après</em>&nbsp;».&nbsp;</p>
<p>L’historien Yuval Noah Harari estime que «&nbsp;<em>le processus de paix semble désormais enterré pour de bon, à moins que des forces extérieures n'interviennent pour désamorcer la guerre</em>&nbsp;». Henry Laurens, professeur au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A8ge_de_France"><u>Collège de France</u></a>, en charge de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe en doute : «&nbsp;<em>je ne crois malheureusement pas qu’une intervention extérieure puisse véritablement accélérer le processus de paix&nbsp;: la paix est impossible — au sens où Raymond Aron l’entendait lorsqu’il disait «&nbsp;paix impossible, guerre improbable&nbsp;». Aujourd’hui on pourrait dire&nbsp;: «&nbsp;paix impossible et guerre certaine&nbsp;».&nbsp;Nous sommes dans une impasse qui semble devoir perdurer pour une durée indéterminée&nbsp;».</em></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 05 Nov 2023 09:42:27 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2b44a4f2-e25f-4ff9-9b2c-707a0a674bcb.mp3?_=1699177392" length="67897729" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.


NOUVELLE SITUATION SUR LE FRONT UKRAINIEN
 
Le 30 octobre, le magazine américain Time a décrit une atmosphère défaitiste à la présidence ukrainienne, entre colère et désillusion face à la baisse de soutien des pays alliés. Time relève les obstacles auxquels fait face Kyiv : front enlisé, difficultés à mobiliser dans l’armée, corruption profonde… Le texte, massivement repris et traduit dans les médias ukrainiens, a été salué pour sa lucidité par une partie de l’opinion du pays, et critiqué par d’autres. Un passage a suscité l'attention : la promesse, évoquée par des conseillers du président Zelinsky, d'un imminent « changement majeur de stratégie militaire » ainsi que d'un remaniement de grande ampleur de l'entourage du président. Deux jours plus tard, l’hebdomadaire britannique The Economist, a publié un entretien particulièrement alarmiste avec le commandant en chef des forces armées, Valeri Zaloujny. A propos de la contre-offensive ukrainienne lancée au début du mois de juin pour récupérer les territoires occupés par la Russie, le général reconnaît un « échec » et la dépeint bloquée dans une « impasse ». Le haut gradé évoque la transformation du front en une guerre de positions, très défavorable à l’Ukraine, qui ne pourra pas tenir en matière de ressources humaines face à la Russie. Le général va jusqu’à évoquer une « défaite » en cas de retard dans les livraisons d’armement, des méthodes et un matériel « dépassés ». Selon lui, aucun des deux camps ne peut avancer car ils sont chacun sur un plan d'égalité technologique. Mais ce bourbier profite à la Russie, qui a augmenté ses capacités de production malgré les fortes sanctions et accru son budget militaire. Pour gagner la guerre, prévient Zaloujny, l'Ukraine doit impérativement jouir de la supériorité dans les airs. Cela implique de bénéficier de F-16 et de drones plus sophistiqués. L'armée doit aussi améliorer ses capacités de guerre électronique et son artillerie de précision avec l'aide de ses alliés. Elle a besoin enfin de moyens de déminage. Surtout, Kyiv doit mobiliser davantage.
 
L'Ukraine, qui dépend des livraisons d'armes occidentales pour son effort de guerre, a dit craindre cet hiver une nouvelle campagne de bombardements russes massifs visant ses infrastructures énergétiques, pour plonger la population dans le noir et le froid. Face à la crainte d'une baisse du soutien occidental, l’Ukraine s'efforce désormais d'attirer les industriels de la défense pour fabriquer armes et munitions sur son sol. Mais depuis la fin de l'été, Kyiv voit se fragiliser la coalition des pays qui la soutiennent. La Slovaquie a déjà stoppé ses livraisons d'armes après l'arrivée au pouvoir du dirigeant populiste prorusse Robert Fico. La Pologne aussi, à la suite d'un différend sur l'exportation des céréales ukrainiennes. La France a averti fin septembre, que ses armes ne seront plus livrées gratuitement à l'Ukraine, sauf exception. Aux États-Unis, le Congrès américain se montre de plus en plus réticent à voter les budgets d'aide militaire à l'Ukraine.
 
De son côté, la Russie a acté fin septembre une hausse considérable de son budget militaire et elle a revendiqué avoir enrôlé 385.000 nouveaux soldats dans son armée depuis le début de l'année, après avoir mobilisé 300.000 réservistes en septembre 2022.
 
***
 
LE GOUVERNEMENT NETANYAHOU A-T-IL UNE STRATÉGIE AU-DELÀ DES DESTRUCTIONS CIVILES ET MILITAIRES ?
 
A Gaza, les intentions politiques israéliennes restent, pour le moment, confuses : « éliminer » le Hamas pour le ministre de la Défense, Yoav Gallant, ou transformer ses zones d’opération « en ruines » pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Sur le statut politique à venir de la bande de Gaza, les positions avancées par les dirigeants de Tel-Aviv sont diverses. « Nous n’avons aucun intérêt à occuper Gaza ou à rester à Gaza », a déclaré l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies. Benny Gantz et Gadi Eisenkot, deux leaders de l’opposition, ont rejoint le gouvernement d’unité nationale à la condition que soit formulé un plan opérationnel de sortie de Gaza. Ces derniers jours, des députés du Likoud souhaitaient publiquement une « Nakba 2 » en référence à l’exil forcé de 600 000 à 800 000 Palestiniens en 1948. Le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen a annoncé une « diminution du territoire de Gaza » après la guerre. De manière générale, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou revendique sans s’en cacher une poursuite accrue de la colonisation, voire tout simplement l’annexion de pans des territoires palestiniens. En mars, la ministre des Implantations et des Missions nationales Orit Strock appelait à une recolonisation de Gaza.
 
La Direction de la planification des forces de défense israéliennes a été officiellement chargée de coordonner la stratégie post-guerre. Différentes options sont étudiées : transférer la gestion des Palestiniens de Gaza à l’Égypte ou à des organisations internationales ; réinstaurer à Gaza le pouvoir de l’Autorité palestinienne (très décriée en Cisjordanie) ; déplacer la population vers certaines zones de Gaza, vers le Sinaï ou la Jordanie (ce que refusent en chœur l’Égypte et la Jordanie) ; annexer et contrôler militairement des pans de la bande … A ce jour, titre le Financial Times : “Il n’y a pas de plan pour le jour d’après ». 
 
L’historien Yuval Noah Harari estime que « le processus de paix semble désormais enterré pour de bon, à moins que des forces extérieures n'interviennent pour désamorcer la guerre ». Henry Laurens, professeur au Collège de France, en charge de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe en doute : « je ne crois malheureusement pas qu’une intervention extérieure puisse véritablement accélérer le processus de paix : la paix est impossible — au sens où Raymond Aron l’entendait lorsqu’il disait « paix impossible, guerre improbable ». Aujourd’hui on pourrait dire : « paix impossible et guerre certaine ». Nous sommes dans une impasse qui semble devoir perdurer pour une durée indéterminée ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.


NOUVELLE SITUATION SUR LE FRONT UKRAINIEN
 
Le 30 octobre, le magazine américain Time a décrit une atmosphère défaitiste à la présidence ukrainienne, entre colère et désillusion face à la baisse de soutien des pays alliés. Time relève les obstacles auxquels fait face Kyiv : front enlisé, difficultés à mobiliser dans l’armée, corruption profonde… Le texte, massivement repris et traduit dans les médias ukrainiens, a été salué pour sa lucidité par une partie de l’opinion du pays, et critiqué par d’autres. Un passage a suscité l'attention : la promesse, évoquée par des conseillers du président Zelinsky, d'un imminent « changement majeur de stratégie militaire » ainsi que d'un remaniement de grande ampleur de l'entourage du président. Deux jours plus tard, l’hebdomadaire britannique The Economist, a publié un entretien particulièrement alarmiste avec le commandant en chef des forces armées, Valeri Zaloujny. A propos de la contre-offensive ukrainienne lancée au début du mois de juin pour récupérer les territoires occupés par la Russie, le général reconnaît un « échec » et la dépeint bloquée dans une « impasse ». Le haut gradé évoque la transformation du front en une guerre de positions, très défavorable à l’Ukraine, qui ne pourra pas tenir en matière de ressources humaines face à la Russie. Le général va jusqu’à évoquer une « défaite » en cas de retard dans les livraisons d’armement, des méthodes et un matériel « dépassés ». Selon lui, aucun des deux camps ne peut avancer car ils sont chacun sur un plan d'égalité technologique. Mais ce bourbier profite à la Russie, qui a augmenté ses capacités de production malgré les fortes sanctions et accru son budget militaire. Pour gagner la guerre, prévient Zaloujny, l'Ukraine doit impérativement jouir de la supériorité dans les airs. Cela implique de bénéficier de F-16 et de drones plus sophistiqués. L'armée doit aussi améliorer ses capacités de guerre électronique et son artillerie de précision avec l'aide de ses alliés. Elle a besoin enfin de moyens de déminage. Surtout, Kyiv doit mobiliser davantage.
 
L'Ukraine, qui dépend des livraisons d'armes occidentales pour son effort de guerre, a dit craindre cet hiver une nouvelle campagne de bombardements russes massifs visant ses infrastructures énergétiques, pour plonger la population dans le noir et le froid. Face à la crainte d'une baisse du soutien occidental, l’Ukraine s'efforce désormais d'attirer les industriels de la défense pour fabriquer armes et munitions sur son sol. Mais depuis la fin de l'été, Kyiv voit se fragiliser la coalition des pays qui la soutiennent. La Slovaquie a déjà stoppé ses livraisons d'armes après l'arrivée au pouvoir du dirigeant populiste prorusse Robert Fico. La Pologne aussi, à la suite d'un différend sur l'exportation des céréales ukrainiennes. La France a averti fin septembre, que ses armes ne seront plus livrées gratuitement à l'Ukraine, sauf exception. Aux États-Unis, le Congrès américain se montre de plus en plus réticent à voter les budgets d'aide militaire à l'Ukraine.
 
De son côté, la Russie a acté fin septembre une hausse considérable de son budget militaire et elle a revendiqué avoir enrôlé 385.000 nouveaux soldats dans son armée depuis le début de l'année, après avoir mobilisé 300.000 réservistes en septembre 2022.
 
***
 
LE GOUVERNEMENT NETANYAHOU A-T-IL UNE STRATÉGIE AU-DELÀ DES DESTRUCTIONS CIVILES ET MILITAIRES ?
 
A Gaza, les intentions politiques israéliennes restent, pour le moment, confuses : « éliminer » le Hamas pour le ministre de la Défense, Yoav Gallant, ou transformer ses zones d’opération « en ruines » pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Sur le statut politique à venir de la bande de Gaza, les positions avancées par les dirigeants de Tel-Aviv sont diverses. « Nous n’avons aucun intérêt à occuper Gaza ou à rester à Gaza », a déclaré l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies. Benny Gantz et Gadi Eisenkot, deux leaders de l’opposition, ont rejoint le gouvernement d’unité nationale à la condition que soit formulé un plan opérationnel de sortie de Gaza. Ces derniers jours, des députés du Likoud souhaitaient publiquement une « Nakba 2 » en référence à l’exil forcé de 600 000 à 800 000 Palestiniens en 1948. Le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen a annoncé une « diminution du territoire de Gaza » après la guerre. De manière générale, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou revendique sans s’en cacher une poursuite accrue de la colonisation, voire tout simplement l’annexion de pans des territoires palestiniens. En mars, la ministre des Implantations et des Missions nationales Orit Strock appelait à une recolonisation de Gaza.
 
La Direction de la planification des forces de défense israéliennes a été officiellement chargée de coordonner la stratégie post-guerre. Différentes options sont étudiées : transférer la gestion des Palestiniens de Gaza à l’Égypte ou à des organisations internationales ; réinstaurer à Gaza le pouvoir de l’Autorité palestinienne (très décriée en Cisjordanie) ; déplacer la population vers certaines zones de Gaza, vers le Sinaï ou la Jordanie (ce que refusent en chœur l’Égypte et la Jordanie) ; annexer et contrôler militairement des pans de la bande … A ce jour, titre le Financial Times : “Il n’y a pas de plan pour le jour d’après ». 
 
L’historien Yuval Noah Harari estime que « le processus de paix semble désormais enterré pour de bon, à moins que des forces extérieures n'interviennent pour désamorcer la guerre ». Henry Laurens, professeur au Collège de France, en charge de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe en doute : « je ne crois malheureusement pas qu’une intervention extérieure puisse véritablement accélérer le processus de paix : la paix est impossible — au sens où Raymond Aron l’entendait lorsqu’il disait « paix impossible, guerre improbable ». Aujourd’hui on pourrait dire : « paix impossible et guerre certaine ». Nous sommes dans une impasse qui semble devoir perdurer pour une durée indéterminée ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 novembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affair...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:10:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Jean-Louis Bourlanges</podcast:person><podcast:person role="guest">Lucile Schmid</podcast:person><podcast:person role="guest">François Bujon de l’Estang</podcast:person><podcast:person role="guest">Richard Werly</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/xJTGAaC]]></podcast:txt><itunes:episode>357</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,François Bujon de l’Estang,Lucile Schmid,Richard Werly,Ukraine,Russie,Vladimir Poutine,Volodymyr Zelensky,Israël,Palestine,Hamas</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte Dorée (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">5c897ab4-86a1-47fc-b139-68748d748d7d</guid><description><![CDATA[<p>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, <strong>Philippe Meyer</strong> a eu la joie de recevoir <strong>Constance Rivière</strong>, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. &nbsp;<br>
Dans ce premier épisode, Constance Rivière nous parle de son dernier livre, <em>La vie des Ombres</em>, consacré à l’œuvre de Frederick Wiseman. Elle revient également sur l’importance de son père dans sa découverte du cinéaste.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, <strong>Philippe Meyer</strong> a eu la joie de recevoir <strong>Constance Rivière</strong>, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. &nbsp;<br>
Dans ce premier épisode, Constance Rivière nous parle de son dernier livre, <em>La vie des Ombres</em>, consacré à l’œuvre de Frederick Wiseman. Elle revient également sur l’importance de son père dans sa découverte du cinéaste.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 01 Nov 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/5c897ab4-86a1-47fc-b139-68748d748d7d.mp3?_=1697032756" length="16627505" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. 
Dans ce premier épisode, Constance Rivière nous parle de son dernier livre, La vie des Ombres, consacré à l’œuvre de Frederick Wiseman. Elle revient également sur l’importance de son père dans sa découverte du cinéaste. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. 
Dans ce premier épisode, Constance Rivière nous parle de son dernier livre, La vie des Ombres, consacré à l’œuvre de Frederick Wiseman. Elle revient également sur l’importance de son père dans sa découverte du cinéaste. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Pour ce Bada du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer a eu la joie de recevoir Constance Rivière, haute fonctionnaire, écrivaine et directrice du Palais de la Porte-Dorée. 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>L’ARGENTINE ENTRE DEUX POPULISMES</strong></p>
<p>En Argentine, alors que tous les sondages donnaient le libertarien Javier Milei vainqueur il a obtenu 30, 2% des voix au premier tour de la présidentielle contre 36,3% à son rival, Sergio Massa, ministre de l’Économie et candidat de la coalition péroniste de gauche sortante Unión por la patria. Alors que voter est obligatoire en Argentine, le scrutin a été marqué par une abstention record&nbsp;: 74 % de participation, en recul de 9 points par rapport à 2019. Pour le deuxième tour, le 19 novembre, les deux hommes se disputeront notamment les voix de la droite traditionnelle, éliminée avec Patricia Bullrich et ses 23,8&nbsp;%,.</p>
<p>L’actuel ministre de l’Économie a pourtant été incapable de juguler une inflation de 140&nbsp;%, dans un pays où 40&nbsp;% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, où le dollar atteint 1.000&nbsp;pesos au marché noir et où le PIB perd 3,3&nbsp;% par an. Pour effectuer sa «&nbsp;remontada&nbsp;» par rapport aux élections primaires d'août qui le donnait deuxième, ( il est passé de 5,3&nbsp;millions à 9,6&nbsp;millions de voix), Sergio Massa a annoncé une série de mesures destinées à protéger le pouvoir d'achat des électeurs. Il a mis en place un remboursement&nbsp;de la TVA sur les produits de première nécessité pour les salaires inférieurs à 700.000 pesos par mois (soit six fois le salaire minimum). Il a supprimé l'impôt&nbsp;sur le revenu pour l'immense majorité des travailleurs. Il veut <em>«&nbsp;reconstruire la patrie »</em> grâce à un large programme pour faciliter l'accès à la terre et au logement. Il veut renforcer les entreprises publiques, prône une politique d'adaptation volontariste au réchauffement climatique, et promet une <em>« révolution éducative »</em> dont le contenu reste vague. Sergio Massa se fixe quatre objectifs macroéconomiques : l'ordre fiscal, l'augmentation de l'excédent de la balance commerciale, qui devrait permettre de renflouer la Banque centrale, le développement dans l'inclusion sociale. Enfin, il veut rembourser au plus vite la dette que le pays a contractée auprès du F. M.I.</p>
<p>Javier Milei, quant à lui, est un polémiste surgi en 2021 des plateaux TV sur la scène politique, souvent comparé à Donald Trump. Il a depuis suivi un fil rouge « dégagiste » contre la « caste parasite&nbsp;», visant les péronistes (centre-gauche) et les libéraux qui alternent au pouvoir depuis vingt ans. Anti-étatiste, son «&nbsp;plan tronçonneuse&nbsp;» vise à diminuer les dépenses publiques en supprimant plusieurs ministères (Éducation, Santé, Travaux publics et Développement social, Femmes), à libéraliser le port d'armes pour les civils et le commerce d'organes Il entend remplacer la monnaie nationale par le dollar, comme l'ont déjà fait le Panama ou l'Équateur. Mais dans un texte publié début septembre, 170&nbsp;économistes qualifiaient cette dollarisation de « mirage », en raison du manque de dollars en circulation dans le pays et dans les coffres de la banque centrale. Il est opposé à l'avortement, doute de l'origine humaine du changement climatique, considère l'homosexualité comme un handicap et célèbre Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Marine Le Pen.</p>
<p>Lundi matin à l'ouverture des marchés, le risque pays, tel que mesuré par JP Morgan, a augmenté de plus de 10 %.</p>
<p><br></p>
<p>***</p>
<p><br></p>
<p><strong>L’EUROPE ET LA SÉCURITÉ</strong></p>
<p>Deux citoyens suédois ont été tués et un autre grièvement blessé à Bruxelles, le 16&nbsp;octobre, par un homme qui s’est présenté ensuite, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, comme un membre de l’organisation Etat Islamique. L’auteur des faits, Abdesalem Lassoued, un Tunisien de 45&nbsp;ans sans papiers, a été tué par la police. Le royaume, qui a connu deux attentats meurtriers faisant trente-cinq&nbsp;morts en&nbsp;2016, compterait aujourd’hui quelque 600 « fichés S » dont la surveillance serait difficilement assurée. L’auteur de l’attentat ne figurait toutefois pas sur les listes de l’Office central d’analyse de la menace, a assuré le ministre de la Justice qui a démissionné. La Sûreté de l’Etat – le service de renseignement intérieur – a appelé récemment à un renforcement de ses moyens dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p>Après l’assassinat dans un lycée à Arras du professeur Dominique Bernard et le meurtre des deux touristes suédois à Bruxelles, des aéroports ont été évacués en catastrophe en France, des frontières intérieures se sont fermées... L'Europe fait face à un risque terroriste bien plus important depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier. Le 19&nbsp;octobre, à Luxembourg, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont discuté de l'importation du conflit israélo-palestinien et de leurs corollaires, qu'il s'agisse d'antisémitisme ou d'islamophobie. Plusieurs ministres ont appelé à des politiques migratoires plus strictes consistant à mieux filtrer les entrées dans l'Union européenne et à pouvoir renvoyer plus rapidement les demandeurs d'asile qui présentent un risque pour la sécurité. Gérald Darmanin a dénoncé «&nbsp;<em>un peu de naïveté dans les institutions de certains pays ou de l'Union européenne&nbsp;»</em> face à ce qu'il appelle le <em>«&nbsp;djihadisme d'atmosphère ».</em> L'UE dispose désormais d'outils bien plus coercitifs que lorsque la France et la Belgique avaient été frappées en 2015 et en 2016. D’abord le règlement de l'UE adopté en 2021 et mis en œuvre depuis juin 2022 qui oblige les plateformes à supprimer en une heure les contenus terroristes, sur injonction des autorités compétentes des États membres. Mais également, le Digital Service Act, cette loi récente portée par le commissaire français Thierry Breton et qui vise à la modération des contenus diffusés sur internet.</p>
<p>La guerre entre le Hamas et Israël, la polarisation croissante observée dans nombre d'États membres et le risque terroriste, conjugués aux importantes arrivées irrégulières dans l'UE, font monter la pression autour du pacte migration et asile, cet ensemble de textes présentés en septembre 2020 et toujours en discussion. Réunis en conseil à Bruxelles, jeudi et vendredi, les Vingt-Sept ont fait le point sur la sécurisation des frontières extérieures de l’UE. Certains États membres ont d'ores et déjà choisi de ne pas attendre davantage. Comme l'Autriche, l'Italie a décidé de réintroduire des contrôles à la frontière avec la Slovénie. Les gouvernements européens craignent une poussée des tensions communautaires à mesure qu’augmentera le nombre de victimes civiles dans la guerre d’Israël contre le Hamas. Dans plusieurs pays, dont la France, les actes antisémites, et, dans une moindre mesure, islamophobes, ont augmenté.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><strong>L’ARGENTINE ENTRE DEUX POPULISMES</strong></p>
<p>En Argentine, alors que tous les sondages donnaient le libertarien Javier Milei vainqueur il a obtenu 30, 2% des voix au premier tour de la présidentielle contre 36,3% à son rival, Sergio Massa, ministre de l’Économie et candidat de la coalition péroniste de gauche sortante Unión por la patria. Alors que voter est obligatoire en Argentine, le scrutin a été marqué par une abstention record&nbsp;: 74 % de participation, en recul de 9 points par rapport à 2019. Pour le deuxième tour, le 19 novembre, les deux hommes se disputeront notamment les voix de la droite traditionnelle, éliminée avec Patricia Bullrich et ses 23,8&nbsp;%,.</p>
<p>L’actuel ministre de l’Économie a pourtant été incapable de juguler une inflation de 140&nbsp;%, dans un pays où 40&nbsp;% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, où le dollar atteint 1.000&nbsp;pesos au marché noir et où le PIB perd 3,3&nbsp;% par an. Pour effectuer sa «&nbsp;remontada&nbsp;» par rapport aux élections primaires d'août qui le donnait deuxième, ( il est passé de 5,3&nbsp;millions à 9,6&nbsp;millions de voix), Sergio Massa a annoncé une série de mesures destinées à protéger le pouvoir d'achat des électeurs. Il a mis en place un remboursement&nbsp;de la TVA sur les produits de première nécessité pour les salaires inférieurs à 700.000 pesos par mois (soit six fois le salaire minimum). Il a supprimé l'impôt&nbsp;sur le revenu pour l'immense majorité des travailleurs. Il veut <em>«&nbsp;reconstruire la patrie »</em> grâce à un large programme pour faciliter l'accès à la terre et au logement. Il veut renforcer les entreprises publiques, prône une politique d'adaptation volontariste au réchauffement climatique, et promet une <em>« révolution éducative »</em> dont le contenu reste vague. Sergio Massa se fixe quatre objectifs macroéconomiques : l'ordre fiscal, l'augmentation de l'excédent de la balance commerciale, qui devrait permettre de renflouer la Banque centrale, le développement dans l'inclusion sociale. Enfin, il veut rembourser au plus vite la dette que le pays a contractée auprès du F. M.I.</p>
<p>Javier Milei, quant à lui, est un polémiste surgi en 2021 des plateaux TV sur la scène politique, souvent comparé à Donald Trump. Il a depuis suivi un fil rouge « dégagiste » contre la « caste parasite&nbsp;», visant les péronistes (centre-gauche) et les libéraux qui alternent au pouvoir depuis vingt ans. Anti-étatiste, son «&nbsp;plan tronçonneuse&nbsp;» vise à diminuer les dépenses publiques en supprimant plusieurs ministères (Éducation, Santé, Travaux publics et Développement social, Femmes), à libéraliser le port d'armes pour les civils et le commerce d'organes Il entend remplacer la monnaie nationale par le dollar, comme l'ont déjà fait le Panama ou l'Équateur. Mais dans un texte publié début septembre, 170&nbsp;économistes qualifiaient cette dollarisation de « mirage », en raison du manque de dollars en circulation dans le pays et dans les coffres de la banque centrale. Il est opposé à l'avortement, doute de l'origine humaine du changement climatique, considère l'homosexualité comme un handicap et célèbre Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Marine Le Pen.</p>
<p>Lundi matin à l'ouverture des marchés, le risque pays, tel que mesuré par JP Morgan, a augmenté de plus de 10 %.</p>
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<p>***</p>
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<p><strong>L’EUROPE ET LA SÉCURITÉ</strong></p>
<p>Deux citoyens suédois ont été tués et un autre grièvement blessé à Bruxelles, le 16&nbsp;octobre, par un homme qui s’est présenté ensuite, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, comme un membre de l’organisation Etat Islamique. L’auteur des faits, Abdesalem Lassoued, un Tunisien de 45&nbsp;ans sans papiers, a été tué par la police. Le royaume, qui a connu deux attentats meurtriers faisant trente-cinq&nbsp;morts en&nbsp;2016, compterait aujourd’hui quelque 600 « fichés S » dont la surveillance serait difficilement assurée. L’auteur de l’attentat ne figurait toutefois pas sur les listes de l’Office central d’analyse de la menace, a assuré le ministre de la Justice qui a démissionné. La Sûreté de l’Etat – le service de renseignement intérieur – a appelé récemment à un renforcement de ses moyens dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p>Après l’assassinat dans un lycée à Arras du professeur Dominique Bernard et le meurtre des deux touristes suédois à Bruxelles, des aéroports ont été évacués en catastrophe en France, des frontières intérieures se sont fermées... L'Europe fait face à un risque terroriste bien plus important depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier. Le 19&nbsp;octobre, à Luxembourg, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont discuté de l'importation du conflit israélo-palestinien et de leurs corollaires, qu'il s'agisse d'antisémitisme ou d'islamophobie. Plusieurs ministres ont appelé à des politiques migratoires plus strictes consistant à mieux filtrer les entrées dans l'Union européenne et à pouvoir renvoyer plus rapidement les demandeurs d'asile qui présentent un risque pour la sécurité. Gérald Darmanin a dénoncé «&nbsp;<em>un peu de naïveté dans les institutions de certains pays ou de l'Union européenne&nbsp;»</em> face à ce qu'il appelle le <em>«&nbsp;djihadisme d'atmosphère ».</em> L'UE dispose désormais d'outils bien plus coercitifs que lorsque la France et la Belgique avaient été frappées en 2015 et en 2016. D’abord le règlement de l'UE adopté en 2021 et mis en œuvre depuis juin 2022 qui oblige les plateformes à supprimer en une heure les contenus terroristes, sur injonction des autorités compétentes des États membres. Mais également, le Digital Service Act, cette loi récente portée par le commissaire français Thierry Breton et qui vise à la modération des contenus diffusés sur internet.</p>
<p>La guerre entre le Hamas et Israël, la polarisation croissante observée dans nombre d'États membres et le risque terroriste, conjugués aux importantes arrivées irrégulières dans l'UE, font monter la pression autour du pacte migration et asile, cet ensemble de textes présentés en septembre 2020 et toujours en discussion. Réunis en conseil à Bruxelles, jeudi et vendredi, les Vingt-Sept ont fait le point sur la sécurisation des frontières extérieures de l’UE. Certains États membres ont d'ores et déjà choisi de ne pas attendre davantage. Comme l'Autriche, l'Italie a décidé de réintroduire des contrôles à la frontière avec la Slovénie. Les gouvernements européens craignent une poussée des tensions communautaires à mesure qu’augmentera le nombre de victimes civiles dans la guerre d’Israël contre le Hamas. Dans plusieurs pays, dont la France, les actes antisémites, et, dans une moindre mesure, islamophobes, ont augmenté.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 29 Oct 2023 09:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8a546768-907c-482f-a6db-821f3b640a66.mp3?_=1698453477" length="63343221" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 


 
L’ARGENTINE ENTRE DEUX POPULISMES
 
En Argentine, alors que tous les sondages donnaient le libertarien Javier Milei vainqueur il a obtenu 30, 2% des voix au premier tour de la présidentielle contre 36,3% à son rival, Sergio Massa, ministre de l’Économie et candidat de la coalition péroniste de gauche sortante Unión por la patria. Alors que voter est obligatoire en Argentine, le scrutin a été marqué par une abstention record : 74 % de participation, en recul de 9 points par rapport à 2019. Pour le deuxième tour, le 19 novembre, les deux hommes se disputeront notamment les voix de la droite traditionnelle, éliminée avec Patricia Bullrich et ses 23,8 %,.
 
L’actuel ministre de l’Économie a pourtant été incapable de juguler une inflation de 140 %, dans un pays où 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, où le dollar atteint 1.000 pesos au marché noir et où le PIB perd 3,3 % par an. Pour effectuer sa « remontada » par rapport aux élections primaires d'août qui le donnait deuxième, ( il est passé de 5,3 millions à 9,6 millions de voix), Sergio Massa a annoncé une série de mesures destinées à protéger le pouvoir d'achat des électeurs. Il a mis en place un remboursement de la TVA sur les produits de première nécessité pour les salaires inférieurs à 700.000 pesos par mois (soit six fois le salaire minimum). Il a supprimé l'impôt sur le revenu pour l'immense majorité des travailleurs. Il veut « reconstruire la patrie » grâce à un large programme pour faciliter l'accès à la terre et au logement. Il veut renforcer les entreprises publiques, prône une politique d'adaptation volontariste au réchauffement climatique, et promet une « révolution éducative » dont le contenu reste vague. Sergio Massa se fixe quatre objectifs macroéconomiques : l'ordre fiscal, l'augmentation de l'excédent de la balance commerciale, qui devrait permettre de renflouer la Banque centrale, le développement dans l'inclusion sociale. Enfin, il veut rembourser au plus vite la dette que le pays a contractée auprès du F. M.I.
 
Javier Milei, quant à lui, est un polémiste surgi en 2021 des plateaux TV sur la scène politique, souvent comparé à Donald Trump. Il a depuis suivi un fil rouge « dégagiste » contre la « caste parasite », visant les péronistes (centre-gauche) et les libéraux qui alternent au pouvoir depuis vingt ans. Anti-étatiste, son « plan tronçonneuse » vise à diminuer les dépenses publiques en supprimant plusieurs ministères (Éducation, Santé, Travaux publics et Développement social, Femmes), à libéraliser le port d'armes pour les civils et le commerce d'organes Il entend remplacer la monnaie nationale par le dollar, comme l'ont déjà fait le Panama ou l'Équateur. Mais dans un texte publié début septembre, 170 économistes qualifiaient cette dollarisation de « mirage », en raison du manque de dollars en circulation dans le pays et dans les coffres de la banque centrale. Il est opposé à l'avortement, doute de l'origine humaine du changement climatique, considère l'homosexualité comme un handicap et célèbre Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Marine Le Pen.
 
Lundi matin à l'ouverture des marchés, le risque pays, tel que mesuré par JP Morgan, a augmenté de plus de 10 %.
 

 
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L’EUROPE ET LA SÉCURITÉ
 
Deux citoyens suédois ont été tués et un autre grièvement blessé à Bruxelles, le 16 octobre, par un homme qui s’est présenté ensuite, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, comme un membre de l’organisation Etat Islamique. L’auteur des faits, Abdesalem Lassoued, un Tunisien de 45 ans sans papiers, a été tué par la police. Le royaume, qui a connu deux attentats meurtriers faisant trente-cinq morts en 2016, compterait aujourd’hui quelque 600 « fichés S » dont la surveillance serait difficilement assurée. L’auteur de l’attentat ne figurait toutefois pas sur les listes de l’Office central d’analyse de la menace, a assuré le ministre de la Justice qui a démissionné. La Sûreté de l’Etat – le service de renseignement intérieur – a appelé récemment à un renforcement de ses moyens dans la lutte contre le terrorisme.
 
Après l’assassinat dans un lycée à Arras du professeur Dominique Bernard et le meurtre des deux touristes suédois à Bruxelles, des aéroports ont été évacués en catastrophe en France, des frontières intérieures se sont fermées... L'Europe fait face à un risque terroriste bien plus important depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier. Le 19 octobre, à Luxembourg, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont discuté de l'importation du conflit israélo-palestinien et de leurs corollaires, qu'il s'agisse d'antisémitisme ou d'islamophobie. Plusieurs ministres ont appelé à des politiques migratoires plus strictes consistant à mieux filtrer les entrées dans l'Union européenne et à pouvoir renvoyer plus rapidement les demandeurs d'asile qui présentent un risque pour la sécurité. Gérald Darmanin a dénoncé « un peu de naïveté dans les institutions de certains pays ou de l'Union européenne » face à ce qu'il appelle le « djihadisme d'atmosphère ». L'UE dispose désormais d'outils bien plus coercitifs que lorsque la France et la Belgique avaient été frappées en 2015 et en 2016. D’abord le règlement de l'UE adopté en 2021 et mis en œuvre depuis juin 2022 qui oblige les plateformes à supprimer en une heure les contenus terroristes, sur injonction des autorités compétentes des États membres. Mais également, le Digital Service Act, cette loi récente portée par le commissaire français Thierry Breton et qui vise à la modération des contenus diffusés sur internet.
 
La guerre entre le Hamas et Israël, la polarisation croissante observée dans nombre d'États membres et le risque terroriste, conjugués aux importantes arrivées irrégulières dans l'UE, font monter la pression autour du pacte migration et asile, cet ensemble de textes présentés en septembre 2020 et toujours en discussion. Réunis en conseil à Bruxelles, jeudi et vendredi, les Vingt-Sept ont fait le point sur la sécurisation des frontières extérieures de l’UE. Certains États membres ont d'ores et déjà choisi de ne pas attendre davantage. Comme l'Autriche, l'Italie a décidé de réintroduire des contrôles à la frontière avec la Slovénie. Les gouvernements européens craignent une poussée des tensions communautaires à mesure qu’augmentera le nombre de victimes civiles dans la guerre d’Israël contre le Hamas. Dans plusieurs pays, dont la France, les actes antisémites, et, dans une moindre mesure, islamophobes, ont augmenté.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 


 
L’ARGENTINE ENTRE DEUX POPULISMES
 
En Argentine, alors que tous les sondages donnaient le libertarien Javier Milei vainqueur il a obtenu 30, 2% des voix au premier tour de la présidentielle contre 36,3% à son rival, Sergio Massa, ministre de l’Économie et candidat de la coalition péroniste de gauche sortante Unión por la patria. Alors que voter est obligatoire en Argentine, le scrutin a été marqué par une abstention record : 74 % de participation, en recul de 9 points par rapport à 2019. Pour le deuxième tour, le 19 novembre, les deux hommes se disputeront notamment les voix de la droite traditionnelle, éliminée avec Patricia Bullrich et ses 23,8 %,.
 
L’actuel ministre de l’Économie a pourtant été incapable de juguler une inflation de 140 %, dans un pays où 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, où le dollar atteint 1.000 pesos au marché noir et où le PIB perd 3,3 % par an. Pour effectuer sa « remontada » par rapport aux élections primaires d'août qui le donnait deuxième, ( il est passé de 5,3 millions à 9,6 millions de voix), Sergio Massa a annoncé une série de mesures destinées à protéger le pouvoir d'achat des électeurs. Il a mis en place un remboursement de la TVA sur les produits de première nécessité pour les salaires inférieurs à 700.000 pesos par mois (soit six fois le salaire minimum). Il a supprimé l'impôt sur le revenu pour l'immense majorité des travailleurs. Il veut « reconstruire la patrie » grâce à un large programme pour faciliter l'accès à la terre et au logement. Il veut renforcer les entreprises publiques, prône une politique d'adaptation volontariste au réchauffement climatique, et promet une « révolution éducative » dont le contenu reste vague. Sergio Massa se fixe quatre objectifs macroéconomiques : l'ordre fiscal, l'augmentation de l'excédent de la balance commerciale, qui devrait permettre de renflouer la Banque centrale, le développement dans l'inclusion sociale. Enfin, il veut rembourser au plus vite la dette que le pays a contractée auprès du F. M.I.
 
Javier Milei, quant à lui, est un polémiste surgi en 2021 des plateaux TV sur la scène politique, souvent comparé à Donald Trump. Il a depuis suivi un fil rouge « dégagiste » contre la « caste parasite », visant les péronistes (centre-gauche) et les libéraux qui alternent au pouvoir depuis vingt ans. Anti-étatiste, son « plan tronçonneuse » vise à diminuer les dépenses publiques en supprimant plusieurs ministères (Éducation, Santé, Travaux publics et Développement social, Femmes), à libéraliser le port d'armes pour les civils et le commerce d'organes Il entend remplacer la monnaie nationale par le dollar, comme l'ont déjà fait le Panama ou l'Équateur. Mais dans un texte publié début septembre, 170 économistes qualifiaient cette dollarisation de « mirage », en raison du manque de dollars en circulation dans le pays et dans les coffres de la banque centrale. Il est opposé à l'avortement, doute de l'origine humaine du changement climatique, considère l'homosexualité comme un handicap et célèbre Viktor Orbán, Giorgia Meloni et Marine Le Pen.
 
Lundi matin à l'ouverture des marchés, le risque pays, tel que mesuré par JP Morgan, a augmenté de plus de 10 %.
 

 
***
 

 
L’EUROPE ET LA SÉCURITÉ
 
Deux citoyens suédois ont été tués et un autre grièvement blessé à Bruxelles, le 16 octobre, par un homme qui s’est présenté ensuite, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, comme un membre de l’organisation Etat Islamique. L’auteur des faits, Abdesalem Lassoued, un Tunisien de 45 ans sans papiers, a été tué par la police. Le royaume, qui a connu deux attentats meurtriers faisant trente-cinq morts en 2016, compterait aujourd’hui quelque 600 « fichés S » dont la surveillance serait difficilement assurée. L’auteur de l’attentat ne figurait toutefois pas sur les listes de l’Office central d’analyse de la menace, a assuré le ministre de la Justice qui a démissionné. La Sûreté de l’Etat – le service de renseignement intérieur – a appelé récemment à un renforcement de ses moyens dans la lutte contre le terrorisme.
 
Après l’assassinat dans un lycée à Arras du professeur Dominique Bernard et le meurtre des deux touristes suédois à Bruxelles, des aéroports ont été évacués en catastrophe en France, des frontières intérieures se sont fermées... L'Europe fait face à un risque terroriste bien plus important depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre dernier. Le 19 octobre, à Luxembourg, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont discuté de l'importation du conflit israélo-palestinien et de leurs corollaires, qu'il s'agisse d'antisémitisme ou d'islamophobie. Plusieurs ministres ont appelé à des politiques migratoires plus strictes consistant à mieux filtrer les entrées dans l'Union européenne et à pouvoir renvoyer plus rapidement les demandeurs d'asile qui présentent un risque pour la sécurité. Gérald Darmanin a dénoncé « un peu de naïveté dans les institutions de certains pays ou de l'Union européenne » face à ce qu'il appelle le « djihadisme d'atmosphère ». L'UE dispose désormais d'outils bien plus coercitifs que lorsque la France et la Belgique avaient été frappées en 2015 et en 2016. D’abord le règlement de l'UE adopté en 2021 et mis en œuvre depuis juin 2022 qui oblige les plateformes à supprimer en une heure les contenus terroristes, sur injonction des autorités compétentes des États membres. Mais également, le Digital Service Act, cette loi récente portée par le commissaire français Thierry Breton et qui vise à la modération des contenus diffusés sur internet.
 
La guerre entre le Hamas et Israël, la polarisation croissante observée dans nombre d'États membres et le risque terroriste, conjugués aux importantes arrivées irrégulières dans l'UE, font monter la pression autour du pacte migration et asile, cet ensemble de textes présentés en septembre 2020 et toujours en discussion. Réunis en conseil à Bruxelles, jeudi et vendredi, les Vingt-Sept ont fait le point sur la sécurisation des frontières extérieures de l’UE. Certains États membres ont d'ores et déjà choisi de ne pas attendre davantage. Comme l'Autriche, l'Italie a décidé de réintroduire des contrôles à la frontière avec la Slovénie. Les gouvernements européens craignent une poussée des tensions communautaires à mesure qu’augmentera le nombre de victimes civiles dans la guerre d’Israël contre le Hamas. Dans plusieurs pays, dont la France, les actes antisémites, et, dans une moindre mesure, islamophobes, ont augmenté.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Akram Belkaïd, journalis...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:05:58</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:person role="guest">Philippe Meyer</podcast:person><podcast:person role="guest">Nicolas Baverez</podcast:person><podcast:person role="guest">Akram Belkaïd</podcast:person><podcast:person role="guest">Michel Eltchaninoff </podcast:person><podcast:person role="guest">Lucile Schmid</podcast:person><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/TKYFTCQ]]></podcast:txt><itunes:episode>356</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Akram Belkaïd,Nicolas Baverez,Michel Eltchaninoff,Lucile Schmid,Argentine,Europe,UE,EU</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public (faut-il désespérer de la politique ?)]]></title><guid isPermaLink="false">b88d7851-ddb6-4dcb-85df-ed58e6a60248</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski le 12 octobre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>David Djaïz, ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Françoise Fressoz, éditorialiste au journal Le Monde.</li>
  <li>Jean-Jacques Roth, ancien directeur du quotidien Le Temps.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski le 12 octobre 2023.</p>
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<ul>
  <li>David Djaïz, ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Françoise Fressoz, éditorialiste au journal Le Monde.</li>
  <li>Jean-Jacques Roth, ancien directeur du quotidien Le Temps.</li>
</ul>
<p><br></p>
<p>Notre temps semble caractérisé par une crise de la politique nationale qui se manifeste pour ainsi par le haut, avec la dilution du pouvoir des États-nations dans la mondialisation, et par le bas, avec la perte de confiance dans le personnel politique et les institutions.</p>
<p>À mesure que la mondialisation progresse, les marges de manœuvre des États-nations, par définition localisées, semblent de plus en plus limitées. Contraints de répondre à des enjeux globaux comme le réchauffement climatique, les flux migratoires ou la régulation financière internationale, leurs leviers d’action nationaux paraissent impuissants. Le pouvoir des États-nations est concurrencé par des firmes qui ignorent les frontières ou par des entités supra-étatiques comme la Commission européenne. David Djaïz, vous avez ainsi écrit dans la Revue Esprit que l’État «&nbsp;<em>ressemble de plus en plus à un « sujet passif », partiellement dépossédé de sa souveraineté.</em>&nbsp;» De plus, la dette publique, les taux d'intérêt croissants et les déficits publics élevés limitent les politiques budgétaires. Ainsi cette impuissance manifeste se traduit-elle par un désenchantement, voire un rejet de la politique nationale, auquel s’ajoute une crise de confiance dans les institutions.</p>
<p>Cette crise s’illustre par plusieurs types de comportements&nbsp;: l'abstention aux élections, la progression des partis politiques anti-systèmes, la demande de mécanismes de démocratie directe ou la participation à des mouvements de protestation non institutionnalisés. La dernière vague du baromètre de la confiance politique du Cevipof, réalisée entre le 27 janvier et le 17 février 2023, indique qu’en France, la confiance dans les institutions est à son plus bas niveau depuis la crise des Gilets jaunes. Près des deux tiers considèrent que la démocratie ne fonctionne pas bien – 10 points de plus qu’il y a deux ans –, 68 % d’entre eux demandent une plus grande implication de la société civile dans la vie politique et 70 % estiment que les hommes politiques sont principalement préoccupés par leurs intérêts personnels.</p>
<p>Face à cette crise multidimensionnelle, diverses propositions émergent pour rééquilibrer la mondialisation et renouveler la confiance dans la politique nationale. L’économiste Dani Rodrik plaide depuis plusieurs années pour que les accords internationaux visent à améliorer le fonctionnement de l'État-nation plutôt qu'à l'affaiblir. Quant à l’adhésion des citoyens, plusieurs réformes institutionnelles sont envisagées en France&nbsp;: revenir au septennat, introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives, supprimer l’article 49.3 et donner plus de pouvoir au Parlement, mettre en place des référendums d’initiative citoyenne ou encore une véritable démocratie participative en faisant entrer les citoyens au parlement, comme le proposent une note de <em>Terra Nova</em>. En contrepoint, beaucoup d’observateurs soulignent l'efficacité de la Constitution suisse. Ainsi Giuliano Da Empoli a-t-il loué dans le quotidien <em>Le Temps</em> les vertus d’un système permettant de désamorcer toute déstabilisation forte. Enfin, Dominique Schnapper a fait dans la revue <em>Telos</em> un éloge de la culture du compromis qu’elle nomme également conversation.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
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  <li>Françoise Fressoz, éditorialiste au journal Le Monde.</li>
  <li>Jean-Jacques Roth, ancien directeur du quotidien Le Temps.</li>
</ul>
<p><br></p>
<p>Notre temps semble caractérisé par une crise de la politique nationale qui se manifeste pour ainsi par le haut, avec la dilution du pouvoir des États-nations dans la mondialisation, et par le bas, avec la perte de confiance dans le personnel politique et les institutions.</p>
<p>À mesure que la mondialisation progresse, les marges de manœuvre des États-nations, par définition localisées, semblent de plus en plus limitées. Contraints de répondre à des enjeux globaux comme le réchauffement climatique, les flux migratoires ou la régulation financière internationale, leurs leviers d’action nationaux paraissent impuissants. Le pouvoir des États-nations est concurrencé par des firmes qui ignorent les frontières ou par des entités supra-étatiques comme la Commission européenne. David Djaïz, vous avez ainsi écrit dans la Revue Esprit que l’État «&nbsp;<em>ressemble de plus en plus à un « sujet passif », partiellement dépossédé de sa souveraineté.</em>&nbsp;» De plus, la dette publique, les taux d'intérêt croissants et les déficits publics élevés limitent les politiques budgétaires. Ainsi cette impuissance manifeste se traduit-elle par un désenchantement, voire un rejet de la politique nationale, auquel s’ajoute une crise de confiance dans les institutions.</p>
<p>Cette crise s’illustre par plusieurs types de comportements&nbsp;: l'abstention aux élections, la progression des partis politiques anti-systèmes, la demande de mécanismes de démocratie directe ou la participation à des mouvements de protestation non institutionnalisés. La dernière vague du baromètre de la confiance politique du Cevipof, réalisée entre le 27 janvier et le 17 février 2023, indique qu’en France, la confiance dans les institutions est à son plus bas niveau depuis la crise des Gilets jaunes. Près des deux tiers considèrent que la démocratie ne fonctionne pas bien – 10 points de plus qu’il y a deux ans –, 68 % d’entre eux demandent une plus grande implication de la société civile dans la vie politique et 70 % estiment que les hommes politiques sont principalement préoccupés par leurs intérêts personnels.</p>
<p>Face à cette crise multidimensionnelle, diverses propositions émergent pour rééquilibrer la mondialisation et renouveler la confiance dans la politique nationale. L’économiste Dani Rodrik plaide depuis plusieurs années pour que les accords internationaux visent à améliorer le fonctionnement de l'État-nation plutôt qu'à l'affaiblir. Quant à l’adhésion des citoyens, plusieurs réformes institutionnelles sont envisagées en France&nbsp;: revenir au septennat, introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives, supprimer l’article 49.3 et donner plus de pouvoir au Parlement, mettre en place des référendums d’initiative citoyenne ou encore une véritable démocratie participative en faisant entrer les citoyens au parlement, comme le proposent une note de <em>Terra Nova</em>. En contrepoint, beaucoup d’observateurs soulignent l'efficacité de la Constitution suisse. Ainsi Giuliano Da Empoli a-t-il loué dans le quotidien <em>Le Temps</em> les vertus d’un système permettant de désamorcer toute déstabilisation forte. Enfin, Dominique Schnapper a fait dans la revue <em>Telos</em> un éloge de la culture du compromis qu’elle nomme également conversation.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 22 Oct 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1e80fdbb-f86d-4961-95de-0147094878f9.mp3?_=1697552661" length="52593311" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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À mesure que la mondialisation progresse, les marges de manœuvre des États-nations, par définition localisées, semblent de plus en plus limitées. Contraints de répondre à des enjeux globaux comme le réchauffement climatique, les flux migratoires ou la régulation financière internationale, leurs leviers d’action nationaux paraissent impuissants. Le pouvoir des États-nations est concurrencé par des firmes qui ignorent les frontières ou par des entités supra-étatiques comme la Commission européenne. David Djaïz, vous avez ainsi écrit dans la Revue Esprit que l’État « ressemble de plus en plus à un « sujet passif », partiellement dépossédé de sa souveraineté. » De plus, la dette publique, les taux d'intérêt croissants et les déficits publics élevés limitent les politiques budgétaires. Ainsi cette impuissance manifeste se traduit-elle par un désenchantement, voire un rejet de la politique nationale, auquel s’ajoute une crise de confiance dans les institutions.
 
Cette crise s’illustre par plusieurs types de comportements : l'abstention aux élections, la progression des partis politiques anti-systèmes, la demande de mécanismes de démocratie directe ou la participation à des mouvements de protestation non institutionnalisés. La dernière vague du baromètre de la confiance politique du Cevipof, réalisée entre le 27 janvier et le 17 février 2023, indique qu’en France, la confiance dans les institutions est à son plus bas niveau depuis la crise des Gilets jaunes. Près des deux tiers considèrent que la démocratie ne fonctionne pas bien – 10 points de plus qu’il y a deux ans –, 68 % d’entre eux demandent une plus grande implication de la société civile dans la vie politique et 70 % estiment que les hommes politiques sont principalement préoccupés par leurs intérêts personnels.
 
Face à cette crise multidimensionnelle, diverses propositions émergent pour rééquilibrer la mondialisation et renouveler la confiance dans la politique nationale. L’économiste Dani Rodrik plaide depuis plusieurs années pour que les accords internationaux visent à améliorer le fonctionnement de l'État-nation plutôt qu'à l'affaiblir. Quant à l’adhésion des citoyens, plusieurs réformes institutionnelles sont envisagées en France : revenir au septennat, introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives, supprimer l’article 49.3 et donner plus de pouvoir au Parlement, mettre en place des référendums d’initiative citoyenne ou encore une véritable démocratie participative en faisant entrer les citoyens au parlement, comme le proposent une note de Terra Nova. En contrepoint, beaucoup d’observateurs soulignent l'efficacité de la Constitution suisse. Ainsi Giuliano Da Empoli a-t-il loué dans le quotidien Le Temps les vertus d’un système permettant de désamorcer toute déstabilisation forte. Enfin, Dominique Schnapper a fait dans la revue Telos un éloge de la culture du compromis qu’elle nomme également conversation.
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Notre temps semble caractérisé par une crise de la politique nationale qui se manifeste pour ainsi par le haut, avec la dilution du pouvoir des États-nations dans la mondialisation, et par le bas, avec la perte de confiance dans le personnel politique et les institutions.
 
À mesure que la mondialisation progresse, les marges de manœuvre des États-nations, par définition localisées, semblent de plus en plus limitées. Contraints de répondre à des enjeux globaux comme le réchauffement climatique, les flux migratoires ou la régulation financière internationale, leurs leviers d’action nationaux paraissent impuissants. Le pouvoir des États-nations est concurrencé par des firmes qui ignorent les frontières ou par des entités supra-étatiques comme la Commission européenne. David Djaïz, vous avez ainsi écrit dans la Revue Esprit que l’État « ressemble de plus en plus à un « sujet passif », partiellement dépossédé de sa souveraineté. » De plus, la dette publique, les taux d'intérêt croissants et les déficits publics élevés limitent les politiques budgétaires. Ainsi cette impuissance manifeste se traduit-elle par un désenchantement, voire un rejet de la politique nationale, auquel s’ajoute une crise de confiance dans les institutions.
 
Cette crise s’illustre par plusieurs types de comportements : l'abstention aux élections, la progression des partis politiques anti-systèmes, la demande de mécanismes de démocratie directe ou la participation à des mouvements de protestation non institutionnalisés. La dernière vague du baromètre de la confiance politique du Cevipof, réalisée entre le 27 janvier et le 17 février 2023, indique qu’en France, la confiance dans les institutions est à son plus bas niveau depuis la crise des Gilets jaunes. Près des deux tiers considèrent que la démocratie ne fonctionne pas bien – 10 points de plus qu’il y a deux ans –, 68 % d’entre eux demandent une plus grande implication de la société civile dans la vie politique et 70 % estiment que les hommes politiques sont principalement préoccupés par leurs intérêts personnels.
 
Face à cette crise multidimensionnelle, diverses propositions émergent pour rééquilibrer la mondialisation et renouveler la confiance dans la politique nationale. L’économiste Dani Rodrik plaide depuis plusieurs années pour que les accords internationaux visent à améliorer le fonctionnement de l'État-nation plutôt qu'à l'affaiblir. Quant à l’adhésion des citoyens, plusieurs réformes institutionnelles sont envisagées en France : revenir au septennat, introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives, supprimer l’article 49.3 et donner plus de pouvoir au Parlement, mettre en place des référendums d’initiative citoyenne ou encore une véritable démocratie participative en faisant entrer les citoyens au parlement, comme le proposent une note de Terra Nova. En contrepoint, beaucoup d’observateurs soulignent l'efficacité de la Constitution suisse. Ainsi Giuliano Da Empoli a-t-il loué dans le quotidien Le Temps les vertus d’un système permettant de désamorcer toute déstabilisation forte. Enfin, Dominique Schnapper a fait dans la revue Telos un éloge de la culture du compromis qu’elle nomme également conversation.
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 18 Oct 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d7378a5c-60ee-4dcf-842d-53af93b9b8a6.mp3?_=1697445667" length="33225926" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.
 
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
</ul>
<p><strong>HAMAS-ISRAËL, UN CAUCHEMAR À DEUX FACES</strong></p>
<p>Pearl Harbour, octobre 1973, 11 septembre israélien, pogrom, razzia… les médias peinent à qualifier les attaques conduites par le Hamas en Israël, le 7&nbsp;octobre. Les hostilités ont commencé à l’aube par un déluge de roquettes tirées depuis la bande de Gaza, vers les localités israéliennes voisines mais aussi plus en profondeur jusque vers Tel-Aviv et <a href="https://www.geo.fr/histoire/convoitee-divisee-tiraillee-jerusalem-en-six-dates-cles-200068"><u>Jérusalem</u></a>. Profitant de l'effet de surprise, des combattants du Hamas se sont joués de l'imposante barrière de sécurité érigée par Israël autour de la bande de Gaza, attaquant des positions militaires ou des civils en pleine rue. Des actes de sauvagerie ont été commis et filmés. Selon les derniers décomptes quelques 1.300&nbsp;Israéliens ont été tués et environ 150 binationaux et étrangers, hommes, femmes et enfants, en majorité des civils, sont retenus en otage par le mouvement islamiste. En trente ans, l’État d’Israël a libéré près de 7.000 prisonniers palestiniens pour obtenir en échange la libération de 19&nbsp;Israéliens et récupérer les corps de huit autres. Les enlèvements actuels placent l’État hébreu dans une position inédite et complexe.</p>
<p>Quarante-huit heures après le choc de l’attaque du 7 octobre, Israël a déclenché une offensive militaire de très grande ampleur contre la bande de Gaza, visant à en éradiquer le Hamas. Ses autorités comptaient hier plus de 2&nbsp;200 morts palestiniens et neuf otages tués dans les bombardements israéliens. Elles ont menacé d’exécuter un otage à chaque fois qu’un civil gazaoui serait tué par une frappe israélienne.&nbsp;L’armée israélienne a demandé aux habitants du nord de la bande de Gaza d’évacuer vers le sud.</p>
<p>Comme l'Ukraine, la question palestinienne provoque une vive opposition entre le bloc occidental qui condamne sans réserve les massacres du Hamas et le bloc des pays du Sud, qui oscille, à quelques exceptions près, entre ambiguïté quant aux responsabilités et appel à la désescalade comme le font la Chine, la Russie et l'Afrique du Sud et soutien clair aux terroristes du Hamas comme l'Iran, l'Algérie, la Tunisie ou le Soudan. Seul dirigeant de l'Otan à ne pas avoir condamné l'attaque menée par le mouvement terroriste, le président turc Erdogan a dénoncé les <em>«&nbsp;méthodes honteuses »</em> d'Israël. Au Liban, des scènes de liesse ont accueilli les attaques du Hamas. Les États-Unis, qui ont déployé en Méditerranée orientale le porte-avions USS <em>Gerald Ford,</em> le plus gros navire de guerre du monde, ont mis en garde lundi le Hezbollah de ne pas ouvrir un <em>“deuxième front”</em> contre Israël. L'Arabie saoudite a suspendu le14 octobre les discussions sur une possible normalisation avec Israël<em>.</em></p>
<p><strong>***</strong></p>
<p><strong>LE 7 OCTOBRE ET LA FRANCE</strong></p>
<p>Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a condamné le 7 octobre sur X, anciennement Twitter, « <em>les attaques terroristes qui frappent Israël</em> ». Parmi les partis d'opposition, la plupart ont manifesté leur soutien à l’État juif. Toutefois, La France insoumise a renvoyé dos à dos le Hamas et Israël, bien que, dès le 7 octobre, quelques voix se soient démarquées comme celles de <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/10/10/francois-ruffin-depute-lfi-notre-parole-n-est-pas-a-la-hauteur-de-la-gravite-des-evenements_6193613_823448.html"><u>François Ruffin</u></a> et d’Alexis Corbière qui ont condamné, sans ambiguïté, l’acte terroriste du Hamas. &nbsp;A gauche de l’extrême gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste NPA a pris parti pour le Hamas.</p>
<p>L’attitude des «&nbsp;insoumis&nbsp;» inquiète l’exécutif qui redoute que le conflit ne s’importe en France. Le ministère de l’intérieur rappelle que 10&nbsp;% de la population se déclare musulmane. Gérald Darmanin avait annoncé, dès le 8 octobre, un renforcement de la sécurité des lieux de culte et établissements scolaires juifs dans plusieurs villes de France. Parlant d’un «&nbsp;<em>djihad d’atmosphère</em>&nbsp;», il a alerté sur l’existence de «&nbsp;<em>relais politiques du Hamas en France&nbsp;»</em>. Depuis samedi, plus de deux cents actes antisémites ont été recensés. Vendredi dernier, Dominique Bernard, professeur de français au lycée Gambetta Carnot d’Arras a été poignardé à mort par un jeune homme fiché S, membre radicalisé de la communauté tchétchène. Trois autres personnes ont été blessées.</p>
<p>Dans son allocution télévisée, jeudi soir, Emmanuel Macron avait appelé les Français à rester «&nbsp;<em>unis comme nation et comme République&nbsp;»</em> assurant que <em>«&nbsp;c’est ce bouclier de l’unité qui nous protégera de tous les débordements, de toutes les dérives et de toutes les haines&nbsp;».</em></p>
<p>Selon un sondage Elabe/BFM 68% des Français pensent que le conflit au Proche-Orient <em>«&nbsp;présente un risque de tensions en France&nbsp;».</em> Le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), Samuel Lejoyeux, estime que « <em>les élus Insoumis comme ceux du RN sont tous deux dangereux pour les juifs de France</em> ». Celui-ci s'appuie sur le baromètre Ifop pour l'UEJF paru en septembre, qui indique que 83% des étudiants de confession juive estiment qu'il existe une montée de violences d'extrême gauche au sein des universités, et 53% concernant les violences d'extrême droite. La France compte à la fois la plus grande communauté juive d'Europe et la plus forte communauté musulmane.</p>
<p>Après l’attaque à caractère terroriste qui s’est produite vendredi à Arras la Première ministre, Élisabeth Borne, a décidé d’élever la posture du plan Vigipirate sur l’ensemble du territoire national au niveau « Urgence attentat ».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
</ul>
<p><strong>HAMAS-ISRAËL, UN CAUCHEMAR À DEUX FACES</strong></p>
<p>Pearl Harbour, octobre 1973, 11 septembre israélien, pogrom, razzia… les médias peinent à qualifier les attaques conduites par le Hamas en Israël, le 7&nbsp;octobre. Les hostilités ont commencé à l’aube par un déluge de roquettes tirées depuis la bande de Gaza, vers les localités israéliennes voisines mais aussi plus en profondeur jusque vers Tel-Aviv et <a href="https://www.geo.fr/histoire/convoitee-divisee-tiraillee-jerusalem-en-six-dates-cles-200068"><u>Jérusalem</u></a>. Profitant de l'effet de surprise, des combattants du Hamas se sont joués de l'imposante barrière de sécurité érigée par Israël autour de la bande de Gaza, attaquant des positions militaires ou des civils en pleine rue. Des actes de sauvagerie ont été commis et filmés. Selon les derniers décomptes quelques 1.300&nbsp;Israéliens ont été tués et environ 150 binationaux et étrangers, hommes, femmes et enfants, en majorité des civils, sont retenus en otage par le mouvement islamiste. En trente ans, l’État d’Israël a libéré près de 7.000 prisonniers palestiniens pour obtenir en échange la libération de 19&nbsp;Israéliens et récupérer les corps de huit autres. Les enlèvements actuels placent l’État hébreu dans une position inédite et complexe.</p>
<p>Quarante-huit heures après le choc de l’attaque du 7 octobre, Israël a déclenché une offensive militaire de très grande ampleur contre la bande de Gaza, visant à en éradiquer le Hamas. Ses autorités comptaient hier plus de 2&nbsp;200 morts palestiniens et neuf otages tués dans les bombardements israéliens. Elles ont menacé d’exécuter un otage à chaque fois qu’un civil gazaoui serait tué par une frappe israélienne.&nbsp;L’armée israélienne a demandé aux habitants du nord de la bande de Gaza d’évacuer vers le sud.</p>
<p>Comme l'Ukraine, la question palestinienne provoque une vive opposition entre le bloc occidental qui condamne sans réserve les massacres du Hamas et le bloc des pays du Sud, qui oscille, à quelques exceptions près, entre ambiguïté quant aux responsabilités et appel à la désescalade comme le font la Chine, la Russie et l'Afrique du Sud et soutien clair aux terroristes du Hamas comme l'Iran, l'Algérie, la Tunisie ou le Soudan. Seul dirigeant de l'Otan à ne pas avoir condamné l'attaque menée par le mouvement terroriste, le président turc Erdogan a dénoncé les <em>«&nbsp;méthodes honteuses »</em> d'Israël. Au Liban, des scènes de liesse ont accueilli les attaques du Hamas. Les États-Unis, qui ont déployé en Méditerranée orientale le porte-avions USS <em>Gerald Ford,</em> le plus gros navire de guerre du monde, ont mis en garde lundi le Hezbollah de ne pas ouvrir un <em>“deuxième front”</em> contre Israël. L'Arabie saoudite a suspendu le14 octobre les discussions sur une possible normalisation avec Israël<em>.</em></p>
<p><strong>***</strong></p>
<p><strong>LE 7 OCTOBRE ET LA FRANCE</strong></p>
<p>Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a condamné le 7 octobre sur X, anciennement Twitter, « <em>les attaques terroristes qui frappent Israël</em> ». Parmi les partis d'opposition, la plupart ont manifesté leur soutien à l’État juif. Toutefois, La France insoumise a renvoyé dos à dos le Hamas et Israël, bien que, dès le 7 octobre, quelques voix se soient démarquées comme celles de <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2023/10/10/francois-ruffin-depute-lfi-notre-parole-n-est-pas-a-la-hauteur-de-la-gravite-des-evenements_6193613_823448.html"><u>François Ruffin</u></a> et d’Alexis Corbière qui ont condamné, sans ambiguïté, l’acte terroriste du Hamas. &nbsp;A gauche de l’extrême gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste NPA a pris parti pour le Hamas.</p>
<p>L’attitude des «&nbsp;insoumis&nbsp;» inquiète l’exécutif qui redoute que le conflit ne s’importe en France. Le ministère de l’intérieur rappelle que 10&nbsp;% de la population se déclare musulmane. Gérald Darmanin avait annoncé, dès le 8 octobre, un renforcement de la sécurité des lieux de culte et établissements scolaires juifs dans plusieurs villes de France. Parlant d’un «&nbsp;<em>djihad d’atmosphère</em>&nbsp;», il a alerté sur l’existence de «&nbsp;<em>relais politiques du Hamas en France&nbsp;»</em>. Depuis samedi, plus de deux cents actes antisémites ont été recensés. Vendredi dernier, Dominique Bernard, professeur de français au lycée Gambetta Carnot d’Arras a été poignardé à mort par un jeune homme fiché S, membre radicalisé de la communauté tchétchène. Trois autres personnes ont été blessées.</p>
<p>Dans son allocution télévisée, jeudi soir, Emmanuel Macron avait appelé les Français à rester «&nbsp;<em>unis comme nation et comme République&nbsp;»</em> assurant que <em>«&nbsp;c’est ce bouclier de l’unité qui nous protégera de tous les débordements, de toutes les dérives et de toutes les haines&nbsp;».</em></p>
<p>Selon un sondage Elabe/BFM 68% des Français pensent que le conflit au Proche-Orient <em>«&nbsp;présente un risque de tensions en France&nbsp;».</em> Le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), Samuel Lejoyeux, estime que « <em>les élus Insoumis comme ceux du RN sont tous deux dangereux pour les juifs de France</em> ». Celui-ci s'appuie sur le baromètre Ifop pour l'UEJF paru en septembre, qui indique que 83% des étudiants de confession juive estiment qu'il existe une montée de violences d'extrême gauche au sein des universités, et 53% concernant les violences d'extrême droite. La France compte à la fois la plus grande communauté juive d'Europe et la plus forte communauté musulmane.</p>
<p>Après l’attaque à caractère terroriste qui s’est produite vendredi à Arras la Première ministre, Élisabeth Borne, a décidé d’élever la posture du plan Vigipirate sur l’ensemble du territoire national au niveau « Urgence attentat ».</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 15 Oct 2023 13:53:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d9da1473-2b3d-446d-8b6d-ec65c237f1c6.mp3?_=1697298768" length="60287528" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.
 
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.

HAMAS-ISRAËL, UN CAUCHEMAR À DEUX FACES
 
Pearl Harbour, octobre 1973, 11 septembre israélien, pogrom, razzia… les médias peinent à qualifier les attaques conduites par le Hamas en Israël, le 7 octobre. Les hostilités ont commencé à l’aube par un déluge de roquettes tirées depuis la bande de Gaza, vers les localités israéliennes voisines mais aussi plus en profondeur jusque vers Tel-Aviv et Jérusalem. Profitant de l'effet de surprise, des combattants du Hamas se sont joués de l'imposante barrière de sécurité érigée par Israël autour de la bande de Gaza, attaquant des positions militaires ou des civils en pleine rue. Des actes de sauvagerie ont été commis et filmés. Selon les derniers décomptes quelques 1.300 Israéliens ont été tués et environ 150 binationaux et étrangers, hommes, femmes et enfants, en majorité des civils, sont retenus en otage par le mouvement islamiste. En trente ans, l’État d’Israël a libéré près de 7.000 prisonniers palestiniens pour obtenir en échange la libération de 19 Israéliens et récupérer les corps de huit autres. Les enlèvements actuels placent l’État hébreu dans une position inédite et complexe.
 
Quarante-huit heures après le choc de l’attaque du 7 octobre, Israël a déclenché une offensive militaire de très grande ampleur contre la bande de Gaza, visant à en éradiquer le Hamas. Ses autorités comptaient hier plus de 2 200 morts palestiniens et neuf otages tués dans les bombardements israéliens. Elles ont menacé d’exécuter un otage à chaque fois qu’un civil gazaoui serait tué par une frappe israélienne. L’armée israélienne a demandé aux habitants du nord de la bande de Gaza d’évacuer vers le sud.
 
Comme l'Ukraine, la question palestinienne provoque une vive opposition entre le bloc occidental qui condamne sans réserve les massacres du Hamas et le bloc des pays du Sud, qui oscille, à quelques exceptions près, entre ambiguïté quant aux responsabilités et appel à la désescalade comme le font la Chine, la Russie et l'Afrique du Sud et soutien clair aux terroristes du Hamas comme l'Iran, l'Algérie, la Tunisie ou le Soudan. Seul dirigeant de l'Otan à ne pas avoir condamné l'attaque menée par le mouvement terroriste, le président turc Erdogan a dénoncé les « méthodes honteuses » d'Israël. Au Liban, des scènes de liesse ont accueilli les attaques du Hamas. Les États-Unis, qui ont déployé en Méditerranée orientale le porte-avions USS Gerald Ford, le plus gros navire de guerre du monde, ont mis en garde lundi le Hezbollah de ne pas ouvrir un “deuxième front” contre Israël. L'Arabie saoudite a suspendu le14 octobre les discussions sur une possible normalisation avec Israël.
 
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LE 7 OCTOBRE ET LA FRANCE
 
Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a condamné le 7 octobre sur X, anciennement Twitter, « les attaques terroristes qui frappent Israël ». Parmi les partis d'opposition, la plupart ont manifesté leur soutien à l’État juif. Toutefois, La France insoumise a renvoyé dos à dos le Hamas et Israël, bien que, dès le 7 octobre, quelques voix se soient démarquées comme celles de François Ruffin et d’Alexis Corbière qui ont condamné, sans ambiguïté, l’acte terroriste du Hamas. A gauche de l’extrême gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste NPA a pris parti pour le Hamas.
 
L’attitude des « insoumis » inquiète l’exécutif qui redoute que le conflit ne s’importe en France. Le ministère de l’intérieur rappelle que 10 % de la population se déclare musulmane. Gérald Darmanin avait annoncé, dès le 8 octobre, un renforcement de la sécurité des lieux de culte et établissements scolaires juifs dans plusieurs villes de France. Parlant d’un « djihad d’atmosphère », il a alerté sur l’existence de « relais politiques du Hamas en France ». Depuis samedi, plus de deux cents actes antisémites ont été recensés. Vendredi dernier, Dominique Bernard, professeur de français au lycée Gambetta Carnot d’Arras a été poignardé à mort par un jeune homme fiché S, membre radicalisé de la communauté tchétchène. Trois autres personnes ont été blessées.
 
Dans son allocution télévisée, jeudi soir, Emmanuel Macron avait appelé les Français à rester « unis comme nation et comme République » assurant que « c’est ce bouclier de l’unité qui nous protégera de tous les débordements, de toutes les dérives et de toutes les haines ».
 
Selon un sondage Elabe/BFM 68% des Français pensent que le conflit au Proche-Orient « présente un risque de tensions en France ». Le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), Samuel Lejoyeux, estime que « les élus Insoumis comme ceux du RN sont tous deux dangereux pour les juifs de France ». Celui-ci s'appuie sur le baromètre Ifop pour l'UEJF paru en septembre, qui indique que 83% des étudiants de confession juive estiment qu'il existe une montée de violences d'extrême gauche au sein des universités, et 53% concernant les violences d'extrême droite. La France compte à la fois la plus grande communauté juive d'Europe et la plus forte communauté musulmane.
 
Après l’attaque à caractère terroriste qui s’est produite vendredi à Arras la Première ministre, Élisabeth Borne, a décidé d’élever la posture du plan Vigipirate sur l’ensemble du territoire national au niveau « Urgence attentat ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - David Djaïz, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.

HAMAS-ISRAËL, UN CAUCHEMAR À DEUX FACES
 
Pearl Harbour, octobre 1973, 11 septembre israélien, pogrom, razzia… les médias peinent à qualifier les attaques conduites par le Hamas en Israël, le 7 octobre. Les hostilités ont commencé à l’aube par un déluge de roquettes tirées depuis la bande de Gaza, vers les localités israéliennes voisines mais aussi plus en profondeur jusque vers Tel-Aviv et Jérusalem. Profitant de l'effet de surprise, des combattants du Hamas se sont joués de l'imposante barrière de sécurité érigée par Israël autour de la bande de Gaza, attaquant des positions militaires ou des civils en pleine rue. Des actes de sauvagerie ont été commis et filmés. Selon les derniers décomptes quelques 1.300 Israéliens ont été tués et environ 150 binationaux et étrangers, hommes, femmes et enfants, en majorité des civils, sont retenus en otage par le mouvement islamiste. En trente ans, l’État d’Israël a libéré près de 7.000 prisonniers palestiniens pour obtenir en échange la libération de 19 Israéliens et récupérer les corps de huit autres. Les enlèvements actuels placent l’État hébreu dans une position inédite et complexe.
 
Quarante-huit heures après le choc de l’attaque du 7 octobre, Israël a déclenché une offensive militaire de très grande ampleur contre la bande de Gaza, visant à en éradiquer le Hamas. Ses autorités comptaient hier plus de 2 200 morts palestiniens et neuf otages tués dans les bombardements israéliens. Elles ont menacé d’exécuter un otage à chaque fois qu’un civil gazaoui serait tué par une frappe israélienne. L’armée israélienne a demandé aux habitants du nord de la bande de Gaza d’évacuer vers le sud.
 
Comme l'Ukraine, la question palestinienne provoque une vive opposition entre le bloc occidental qui condamne sans réserve les massacres du Hamas et le bloc des pays du Sud, qui oscille, à quelques exceptions près, entre ambiguïté quant aux responsabilités et appel à la désescalade comme le font la Chine, la Russie et l'Afrique du Sud et soutien clair aux terroristes du Hamas comme l'Iran, l'Algérie, la Tunisie ou le Soudan. Seul dirigeant de l'Otan à ne pas avoir condamné l'attaque menée par le mouvement terroriste, le président turc Erdogan a dénoncé les « méthodes honteuses » d'Israël. Au Liban, des scènes de liesse ont accueilli les attaques du Hamas. Les États-Unis, qui ont déployé en Méditerranée orientale le porte-avions USS Gerald Ford, le plus gros navire de guerre du monde, ont mis en garde lundi le Hezbollah de ne pas ouvrir un “deuxième front” contre Israël. L'Arabie saoudite a suspendu le14 octobre les discussions sur une possible normalisation avec Israël.
 
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LE 7 OCTOBRE ET LA FRANCE
 
Le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, a condamné le 7 octobre sur X, anciennement Twitter, « les attaques terroristes qui frappent Israël ». Parmi les partis d'opposition, la plupart ont manifesté leur soutien à l’État juif. Toutefois, La France insoumise a renvoyé dos à dos le Hamas et Israël, bien que, dès le 7 octobre, quelques voix se soient démarquées comme celles de François Ruffin et d’Alexis Corbière qui ont condamné, sans ambiguïté, l’acte terroriste du Hamas. A gauche de l’extrême gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste NPA a pris parti pour le Hamas.
 
L’attitude des « insoumis » inquiète l’exécutif qui redoute que le conflit ne s’importe en France. Le ministère de l’intérieur rappelle que 10 % de la population se déclare musulmane. Gérald Darmanin avait annoncé, dès le 8 octobre, un renforcement de la sécurité des lieux de culte et établissements scolaires juifs dans plusieurs villes de France. Parlant d’un « djihad d’atmosphère », il a alerté sur l’existence de « relais politiques du Hamas en France ». Depuis samedi, plus de deux cents actes antisémites ont été recensés. Vendredi dernier, Dominique Bernard, professeur de français au lycée Gambetta Carnot d’Arras a été poignardé à mort par un jeune homme fiché S, membre radicalisé de la communauté tchétchène. Trois autres personnes ont été blessées.
 
Dans son allocution télévisée, jeudi soir, Emmanuel Macron avait appelé les Français à rester « unis comme nation et comme République » assurant que « c’est ce bouclier de l’unité qui nous protégera de tous les débordements, de toutes les dérives et de toutes les haines ».
 
Selon un sondage Elabe/BFM 68% des Français pensent que le conflit au Proche-Orient « présente un risque de tensions en France ». Le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), Samuel Lejoyeux, estime que « les élus Insoumis comme ceux du RN sont tous deux dangereux pour les juifs de France ». Celui-ci s'appuie sur le baromètre Ifop pour l'UEJF paru en septembre, qui indique que 83% des étudiants de confession juive estiment qu'il existe une montée de violences d'extrême gauche au sein des universités, et 53% concernant les violences d'extrême droite. La France compte à la fois la plus grande communauté juive d'Europe et la plus forte communauté musulmane.
 
Après l’attaque à caractère terroriste qui s’est produite vendredi à Arras la Première ministre, Élisabeth Borne, a décidé d’élever la posture du plan Vigipirate sur l’ensemble du territoire national au niveau « Urgence attentat ».
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 15 octobre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affair...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:47</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/udcIhDa]]></podcast:txt><itunes:episode>353</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,David Djaïz,Nicole Gnesotto,Béatrice Giblin,Israël,Hamas,7 octobre 2023,Dominique Bernard</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Hugues Gall, directeur d’opéra (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">c6e20094-8790-4ff0-9da4-5e4b4f15fa78</guid><description><![CDATA[<p>Bada #210 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (102) /&nbsp;11 octobre 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Entre 1980 et 1995, Hugues Gall a dirigé le Grand Théâtre de Genève, en récompense de quoi la ville lui accorde la Bourgeoisie d’honneur en 1995. Pendant 15 ans, il œuvre au renouvellement du répertoire de l’opéra et à son rayonnement international, donnant à l’établissement de nouvelles lettres de noblesse.</p>
<p>A partir de 1995, Hugues Gall prend les rênes de l’Opéra de Paris. Dans cet épisode, &nbsp;notre invité évoque son action sur les liens entre l’institution et l’Etat et la façon dont il est parvenu à intégrer l’Opéra Bastille, alors l’objet de nombreuses critiques, pour former l’établissement prestigieux que nous connaissons aujourd’hui. Succès et compromis, regrets et réussites&nbsp;: l’épisode conclusif de notre supplément consacré à Hugues Gall tire le bilan de ses 30 années passées à la tête des plus grands opéras européens.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada #210 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (102) /&nbsp;11 octobre 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Entre 1980 et 1995, Hugues Gall a dirigé le Grand Théâtre de Genève, en récompense de quoi la ville lui accorde la Bourgeoisie d’honneur en 1995. Pendant 15 ans, il œuvre au renouvellement du répertoire de l’opéra et à son rayonnement international, donnant à l’établissement de nouvelles lettres de noblesse.</p>
<p>A partir de 1995, Hugues Gall prend les rênes de l’Opéra de Paris. Dans cet épisode, &nbsp;notre invité évoque son action sur les liens entre l’institution et l’Etat et la façon dont il est parvenu à intégrer l’Opéra Bastille, alors l’objet de nombreuses critiques, pour former l’établissement prestigieux que nous connaissons aujourd’hui. Succès et compromis, regrets et réussites&nbsp;: l’épisode conclusif de notre supplément consacré à Hugues Gall tire le bilan de ses 30 années passées à la tête des plus grands opéras européens.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 11 Oct 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c6e20094-8790-4ff0-9da4-5e4b4f15fa78.mp3?_=1688110845" length="28811441" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada #210 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (102) / 11 octobre 2023.
 
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Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Entre 1980 et 1995, Hugues Gall a dirigé le Grand Théâtre de Genève, en récompense de quoi la ville lui accorde la Bourgeoisie d’honneur en 1995. Pendant 15 ans, il œuvre au renouvellement du répertoire de l’opéra et à son rayonnement international, donnant à l’établissement de nouvelles lettres de noblesse.
 
A partir de 1995, Hugues Gall prend les rênes de l’Opéra de Paris. Dans cet épisode, notre invité évoque son action sur les liens entre l’institution et l’Etat et la façon dont il est parvenu à intégrer l’Opéra Bastille, alors l’objet de nombreuses critiques, pour former l’établissement prestigieux que nous connaissons aujourd’hui. Succès et compromis, regrets et réussites : l’épisode conclusif de notre supplément consacré à Hugues Gall tire le bilan de ses 30 années passées à la tête des plus grands opéras européens.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Entre 1980 et 1995, Hugues Gall a dirigé le Grand Théâtre de Genève, en récompense de quoi la ville lui accorde la Bourgeoisie d’honneur en 1995. Pendant 15 ans, il œuvre au renouvellement du répertoire de l’opéra et à son rayonnement international, donnant à l’établissement de nouvelles lettres de noblesse.
 
A partir de 1995, Hugues Gall prend les rênes de l’Opéra de Paris. Dans cet épisode, notre invité évoque son action sur les liens entre l’institution et l’Etat et la façon dont il est parvenu à intégrer l’Opéra Bastille, alors l’objet de nombreuses critiques, pour former l’établissement prestigieux que nous connaissons aujourd’hui. Succès et compromis, regrets et réussites : l’épisode conclusif de notre supplément consacré à Hugues Gall tire le bilan de ses 30 années passées à la tête des plus grands opéras européens.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada #210 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (102) / 11 octobre 2023.
 
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Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>30:00</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/jFPEecj]]></podcast:txt><itunes:episode>338</itunes:episode><itunes:keywords>Hugues Gall,Opéra</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’impossible sérieux budgétaire / Élections en Slovaquie et extrême-droite européenne ]]></title><guid isPermaLink="false">f9901057-fc23-47f1-94ea-3143b1c0a52b</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 octobre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>L’IMPOSSIBLE SÉRIEUX BUDGÉTAIRE</strong></p>
<p>Le 27 septembre, le gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour 2024, dont l’adoption permettra à la France de toucher les subsides du plan de relance européen lancé juste après le pic de la pandémie à l'été 2020. Le déficit devrait être réduit de 4,9&nbsp;à 4,4&nbsp;%, et la dette dégonfler de 111,8&nbsp;à 109,7&nbsp;%... si une croissance de 1,4&nbsp;% est bien au rendez-vous. Une trajectoire « <em>peu ambitieuse</em> », basée sur des hypothèses de croissance «&nbsp;<em>optimistes</em> », «&nbsp;<em>alors que le consensus des économistes l'estime à 0,8 % et la Banque de France à 0,9&nbsp;%&nbsp;»</em> a estimé le président du Haut conseil des finances publiques, Pierre Moscovici.</p>
<p>Avant le marathon budgétaire de l'automne, l'exécutif a promis de fermer le robinet des aides. Le budget 2024 devait être celui du retour au sérieux budgétaire. Avec <a href="https://www.lepoint.fr/economie/budget-2024-comment-le-gouvernement-compte-faire-16-milliards-d-euros-d-economies-16-09-2023-2535631_28.php"><u>des économies de 16&nbsp;milliards d'euros</u></a>, le gouvernement annonce une diminution des dépenses de l'État de 5&nbsp;milliards. Plutôt que des coupes dans les dépenses, la majorité des économies du budget 2024 (14,4&nbsp;milliards sur 16) proviendra de la non-reconduction des dispositifs de crise : bouclier tarifaire sur le gaz, supprimé au mois de juin, réduction du bouclier sur l’électricité, fin des dispositifs d’aides aux entreprises énergivores. Le reste est obtenu grâce à une diminution de 800&nbsp;millions des politiques de l’emploi (coûts des contrats des apprentis, emplois aidés…) et à la réforme de l’assurance-chômage, (700&nbsp;millions).</p>
<p>Malgré les promesses de sobriété budgétaire, les dépenses publiques hors mesures exceptionnelles de soutien vont augmenter de 2,2 % l'an prochain. Le retour au sérieux budgétaire maintes fois promis, a été maintes fois reporté. La persistance de l’inflation et la remontée des prix du carburant sont venues percuter les ambitions de Bercy. L’annonce du président de la République de mettre en place une aide de 100&nbsp;euros pour les automobilistes complique l'équation budgétaire de l'exécutif. Les 25 milliards consacrés à l'indexation des prestations sociales sur la hausse des prix sont désormais mises en avant par le ministre de l’Economie et des Finances. Pour redresser les services publics, Bercy a concédé une hausse de plus de 8.000 fonctionnaires, après une augmentation de 10.790 en 2023. Le budget prévoit également de nombreuses hausses de crédits pour servir les priorités d'Emmanuel Macron : 7&nbsp;milliards pour la transition climatique, 3,1 milliards pour l'Éducation nationale, et 5&nbsp;milliards aux ministères régaliens (Justice, Défense, Intérieur). Il faut également amortir le choc de la hausse des taux d'intérêt, avec une charge de la dette grimpant de 10 milliards à 48&nbsp;milliards. C’est désormais à partir de 2025&nbsp;que l’exécutif compte s’attaquer aux dépenses «&nbsp;pérennes ».</p>
<p>Bruno Le&nbsp;Maire présentera mi-octobre devant l’Assemblée nationale le 49ème budget en déficit du pays.</p>
<p>***</p>
<p><strong>ELECTIONS EN SLOVAQUIE ET EXTRÊME DROITE EUROPÉENNE</strong></p>
<p>En Slovaquie, l'ancien communiste Robert Fico est arrivé en tête des législatives&nbsp;du 30 septembre. Son parti, le Smer a réuni 23,3&nbsp;% des suffrages sur une ligne prorusse et eurocritique. Pour former une majorité, il va devoir obtenir le soutien des 27&nbsp;élus du parti social-démocrate HLAS, arrivé troisième avec 14,7&nbsp;% des voix, et des dix du parti d'extrême droite prorusse SNS, qui a obtenu 5,6&nbsp;%. Ces législatives ponctuent un cycle de crises gouvernementales depuis&nbsp;2020&nbsp;où trois gouvernements se sont succédé. Ce pays d'Europe centrale de 5,5&nbsp;millions d'habitants, devenu indépendant en 1993, à la suite d'une séparation pacifique avec la République tchèque, est rongé par les affaires politiques et judiciaires, la corruption, d'importantes inégalités sociales, des services publics exsangues, le chômage, l'inflation ou encore l'exode des jeunes. Déjà deux fois premier ministre (en 2006-2010 puis en 2012-2018) Robert Fico a profité du chaos politique pour revenir sur le devant de la scène au terme d'une campagne fortement influencée par la désinformation en ligne. National-populiste venu de la gauche, Robert Fico, 59 ans, mêle rhétorique anti-Otan, anti-migrants et anti-LGBTQ.</p>
<p>La victoire de Fico pourrait signifier la fin de la politique pro-occidentale d'un pays membre de la zone euro et frontalier d'une Ukraine avec laquelle Bratislava s'est toujours montrée très solidaire depuis le début de la guerre. La Slovaquie fait partie des pays qui ont le plus aidé l'Ukraine. Robert Fico a déclaré vouloir arrêter cette aide et s’opposer aux sanctions contre Moscou. Jacques Rupnik, professeur émérite au Ceri-Sciences Po observe qu’«&nbsp;<em>au début du conflit, il y a dix-neuf mois, les pays de l'Est étaient, à l'exception de la Hongrie, les plus mobilisés face au danger russe alors que ceux de l'Ouest semblaient un peu hésitants</em> […] <em>La situation s'est désormais renversée : l'Ouest tient bon, mais des failles apparaissent à l'Est dans chacun des pays, même si les raisons d'un pays l'autre sont différentes</em>&nbsp;». Tandis qu’en Hongrie, Viktor Orbán, qui a salué <em>«&nbsp;la victoire incontestable&nbsp;»</em> d'un <em>«&nbsp;patriote avec lequel il est toujours bon de travailler&nbsp;»</em>, affiche toujours plus ouvertement ses sympathies pro-Poutine, en Bulgarie, une grande partie de l'opinion continue à pencher du côté du grand frère russe, alors qu’en Pologne, une certaine lassitude face à la guerre d'Ukraine monte aussi. Partout dans cette partie de l’Europe, les leaders populistes au pouvoir et ceux qui cherchent à le conquérir usent d'un même narratif expliquant qu'il faut au plus vite arrêter la guerre et que livrer des armes à Kyiv ne ferait que prolonger inutilement le bain de sang. «&nbsp;<em>La guerre pour la Slovaquie est toujours venue de l'Ouest et la paix de l'Est&nbsp;</em>» a déclaré Robert Fico durant sa campagne. Ce narratif plaît aux Slovaques qui, en majorité, estiment que la responsabilité de la guerre revient à l'Occident ou à l'Ukraine. Ils sont à peine 40% à accuser la Russie. Le soutien à l'Otan, en outre, s'érode, passant en un an de 72 % à 58 %. A peine 31 % des Slovaques gardent une opinion favorable à Zelensky.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 octobre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>L’IMPOSSIBLE SÉRIEUX BUDGÉTAIRE</strong></p>
<p>Le 27 septembre, le gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour 2024, dont l’adoption permettra à la France de toucher les subsides du plan de relance européen lancé juste après le pic de la pandémie à l'été 2020. Le déficit devrait être réduit de 4,9&nbsp;à 4,4&nbsp;%, et la dette dégonfler de 111,8&nbsp;à 109,7&nbsp;%... si une croissance de 1,4&nbsp;% est bien au rendez-vous. Une trajectoire « <em>peu ambitieuse</em> », basée sur des hypothèses de croissance «&nbsp;<em>optimistes</em> », «&nbsp;<em>alors que le consensus des économistes l'estime à 0,8 % et la Banque de France à 0,9&nbsp;%&nbsp;»</em> a estimé le président du Haut conseil des finances publiques, Pierre Moscovici.</p>
<p>Avant le marathon budgétaire de l'automne, l'exécutif a promis de fermer le robinet des aides. Le budget 2024 devait être celui du retour au sérieux budgétaire. Avec <a href="https://www.lepoint.fr/economie/budget-2024-comment-le-gouvernement-compte-faire-16-milliards-d-euros-d-economies-16-09-2023-2535631_28.php"><u>des économies de 16&nbsp;milliards d'euros</u></a>, le gouvernement annonce une diminution des dépenses de l'État de 5&nbsp;milliards. Plutôt que des coupes dans les dépenses, la majorité des économies du budget 2024 (14,4&nbsp;milliards sur 16) proviendra de la non-reconduction des dispositifs de crise : bouclier tarifaire sur le gaz, supprimé au mois de juin, réduction du bouclier sur l’électricité, fin des dispositifs d’aides aux entreprises énergivores. Le reste est obtenu grâce à une diminution de 800&nbsp;millions des politiques de l’emploi (coûts des contrats des apprentis, emplois aidés…) et à la réforme de l’assurance-chômage, (700&nbsp;millions).</p>
<p>Malgré les promesses de sobriété budgétaire, les dépenses publiques hors mesures exceptionnelles de soutien vont augmenter de 2,2 % l'an prochain. Le retour au sérieux budgétaire maintes fois promis, a été maintes fois reporté. La persistance de l’inflation et la remontée des prix du carburant sont venues percuter les ambitions de Bercy. L’annonce du président de la République de mettre en place une aide de 100&nbsp;euros pour les automobilistes complique l'équation budgétaire de l'exécutif. Les 25 milliards consacrés à l'indexation des prestations sociales sur la hausse des prix sont désormais mises en avant par le ministre de l’Economie et des Finances. Pour redresser les services publics, Bercy a concédé une hausse de plus de 8.000 fonctionnaires, après une augmentation de 10.790 en 2023. Le budget prévoit également de nombreuses hausses de crédits pour servir les priorités d'Emmanuel Macron : 7&nbsp;milliards pour la transition climatique, 3,1 milliards pour l'Éducation nationale, et 5&nbsp;milliards aux ministères régaliens (Justice, Défense, Intérieur). Il faut également amortir le choc de la hausse des taux d'intérêt, avec une charge de la dette grimpant de 10 milliards à 48&nbsp;milliards. C’est désormais à partir de 2025&nbsp;que l’exécutif compte s’attaquer aux dépenses «&nbsp;pérennes ».</p>
<p>Bruno Le&nbsp;Maire présentera mi-octobre devant l’Assemblée nationale le 49ème budget en déficit du pays.</p>
<p>***</p>
<p><strong>ELECTIONS EN SLOVAQUIE ET EXTRÊME DROITE EUROPÉENNE</strong></p>
<p>En Slovaquie, l'ancien communiste Robert Fico est arrivé en tête des législatives&nbsp;du 30 septembre. Son parti, le Smer a réuni 23,3&nbsp;% des suffrages sur une ligne prorusse et eurocritique. Pour former une majorité, il va devoir obtenir le soutien des 27&nbsp;élus du parti social-démocrate HLAS, arrivé troisième avec 14,7&nbsp;% des voix, et des dix du parti d'extrême droite prorusse SNS, qui a obtenu 5,6&nbsp;%. Ces législatives ponctuent un cycle de crises gouvernementales depuis&nbsp;2020&nbsp;où trois gouvernements se sont succédé. Ce pays d'Europe centrale de 5,5&nbsp;millions d'habitants, devenu indépendant en 1993, à la suite d'une séparation pacifique avec la République tchèque, est rongé par les affaires politiques et judiciaires, la corruption, d'importantes inégalités sociales, des services publics exsangues, le chômage, l'inflation ou encore l'exode des jeunes. Déjà deux fois premier ministre (en 2006-2010 puis en 2012-2018) Robert Fico a profité du chaos politique pour revenir sur le devant de la scène au terme d'une campagne fortement influencée par la désinformation en ligne. National-populiste venu de la gauche, Robert Fico, 59 ans, mêle rhétorique anti-Otan, anti-migrants et anti-LGBTQ.</p>
<p>La victoire de Fico pourrait signifier la fin de la politique pro-occidentale d'un pays membre de la zone euro et frontalier d'une Ukraine avec laquelle Bratislava s'est toujours montrée très solidaire depuis le début de la guerre. La Slovaquie fait partie des pays qui ont le plus aidé l'Ukraine. Robert Fico a déclaré vouloir arrêter cette aide et s’opposer aux sanctions contre Moscou. Jacques Rupnik, professeur émérite au Ceri-Sciences Po observe qu’«&nbsp;<em>au début du conflit, il y a dix-neuf mois, les pays de l'Est étaient, à l'exception de la Hongrie, les plus mobilisés face au danger russe alors que ceux de l'Ouest semblaient un peu hésitants</em> […] <em>La situation s'est désormais renversée : l'Ouest tient bon, mais des failles apparaissent à l'Est dans chacun des pays, même si les raisons d'un pays l'autre sont différentes</em>&nbsp;». Tandis qu’en Hongrie, Viktor Orbán, qui a salué <em>«&nbsp;la victoire incontestable&nbsp;»</em> d'un <em>«&nbsp;patriote avec lequel il est toujours bon de travailler&nbsp;»</em>, affiche toujours plus ouvertement ses sympathies pro-Poutine, en Bulgarie, une grande partie de l'opinion continue à pencher du côté du grand frère russe, alors qu’en Pologne, une certaine lassitude face à la guerre d'Ukraine monte aussi. Partout dans cette partie de l’Europe, les leaders populistes au pouvoir et ceux qui cherchent à le conquérir usent d'un même narratif expliquant qu'il faut au plus vite arrêter la guerre et que livrer des armes à Kyiv ne ferait que prolonger inutilement le bain de sang. «&nbsp;<em>La guerre pour la Slovaquie est toujours venue de l'Ouest et la paix de l'Est&nbsp;</em>» a déclaré Robert Fico durant sa campagne. Ce narratif plaît aux Slovaques qui, en majorité, estiment que la responsabilité de la guerre revient à l'Occident ou à l'Ukraine. Ils sont à peine 40% à accuser la Russie. Le soutien à l'Otan, en outre, s'érode, passant en un an de 72 % à 58 %. A peine 31 % des Slovaques gardent une opinion favorable à Zelensky.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 08 Oct 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f9901057-fc23-47f1-94ea-3143b1c0a52b.mp3?_=1696583252" length="63968070" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

L’IMPOSSIBLE SÉRIEUX BUDGÉTAIRE
 
Le 27 septembre, le gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour 2024, dont l’adoption permettra à la France de toucher les subsides du plan de relance européen lancé juste après le pic de la pandémie à l'été 2020. Le déficit devrait être réduit de 4,9 à 4,4 %, et la dette dégonfler de 111,8 à 109,7 %... si une croissance de 1,4 % est bien au rendez-vous. Une trajectoire « peu ambitieuse », basée sur des hypothèses de croissance « optimistes », « alors que le consensus des économistes l'estime à 0,8 % et la Banque de France à 0,9 % » a estimé le président du Haut conseil des finances publiques, Pierre Moscovici.
 
Avant le marathon budgétaire de l'automne, l'exécutif a promis de fermer le robinet des aides. Le budget 2024 devait être celui du retour au sérieux budgétaire. Avec des économies de 16 milliards d'euros, le gouvernement annonce une diminution des dépenses de l'État de 5 milliards. Plutôt que des coupes dans les dépenses, la majorité des économies du budget 2024 (14,4 milliards sur 16) proviendra de la non-reconduction des dispositifs de crise : bouclier tarifaire sur le gaz, supprimé au mois de juin, réduction du bouclier sur l’électricité, fin des dispositifs d’aides aux entreprises énergivores. Le reste est obtenu grâce à une diminution de 800 millions des politiques de l’emploi (coûts des contrats des apprentis, emplois aidés…) et à la réforme de l’assurance-chômage, (700 millions).
 
Malgré les promesses de sobriété budgétaire, les dépenses publiques hors mesures exceptionnelles de soutien vont augmenter de 2,2 % l'an prochain. Le retour au sérieux budgétaire maintes fois promis, a été maintes fois reporté. La persistance de l’inflation et la remontée des prix du carburant sont venues percuter les ambitions de Bercy. L’annonce du président de la République de mettre en place une aide de 100 euros pour les automobilistes complique l'équation budgétaire de l'exécutif. Les 25 milliards consacrés à l'indexation des prestations sociales sur la hausse des prix sont désormais mises en avant par le ministre de l’Economie et des Finances. Pour redresser les services publics, Bercy a concédé une hausse de plus de 8.000 fonctionnaires, après une augmentation de 10.790 en 2023. Le budget prévoit également de nombreuses hausses de crédits pour servir les priorités d'Emmanuel Macron : 7 milliards pour la transition climatique, 3,1 milliards pour l'Éducation nationale, et 5 milliards aux ministères régaliens (Justice, Défense, Intérieur). Il faut également amortir le choc de la hausse des taux d'intérêt, avec une charge de la dette grimpant de 10 milliards à 48 milliards. C’est désormais à partir de 2025 que l’exécutif compte s’attaquer aux dépenses « pérennes ».
 
Bruno Le Maire présentera mi-octobre devant l’Assemblée nationale le 49ème budget en déficit du pays.
 
***
 
ELECTIONS EN SLOVAQUIE ET EXTRÊME DROITE EUROPÉENNE
 
En Slovaquie, l'ancien communiste Robert Fico est arrivé en tête des législatives du 30 septembre. Son parti, le Smer a réuni 23,3 % des suffrages sur une ligne prorusse et eurocritique. Pour former une majorité, il va devoir obtenir le soutien des 27 élus du parti social-démocrate HLAS, arrivé troisième avec 14,7 % des voix, et des dix du parti d'extrême droite prorusse SNS, qui a obtenu 5,6 %. Ces législatives ponctuent un cycle de crises gouvernementales depuis 2020 où trois gouvernements se sont succédé. Ce pays d'Europe centrale de 5,5 millions d'habitants, devenu indépendant en 1993, à la suite d'une séparation pacifique avec la République tchèque, est rongé par les affaires politiques et judiciaires, la corruption, d'importantes inégalités sociales, des services publics exsangues, le chômage, l'inflation ou encore l'exode des jeunes. Déjà deux fois premier ministre (en 2006-2010 puis en 2012-2018) Robert Fico a profité du chaos politique pour revenir sur le devant de la scène au terme d'une campagne fortement influencée par la désinformation en ligne. National-populiste venu de la gauche, Robert Fico, 59 ans, mêle rhétorique anti-Otan, anti-migrants et anti-LGBTQ.
 
La victoire de Fico pourrait signifier la fin de la politique pro-occidentale d'un pays membre de la zone euro et frontalier d'une Ukraine avec laquelle Bratislava s'est toujours montrée très solidaire depuis le début de la guerre. La Slovaquie fait partie des pays qui ont le plus aidé l'Ukraine. Robert Fico a déclaré vouloir arrêter cette aide et s’opposer aux sanctions contre Moscou. Jacques Rupnik, professeur émérite au Ceri-Sciences Po observe qu’« au début du conflit, il y a dix-neuf mois, les pays de l'Est étaient, à l'exception de la Hongrie, les plus mobilisés face au danger russe alors que ceux de l'Ouest semblaient un peu hésitants […] La situation s'est désormais renversée : l'Ouest tient bon, mais des failles apparaissent à l'Est dans chacun des pays, même si les raisons d'un pays l'autre sont différentes ». Tandis qu’en Hongrie, Viktor Orbán, qui a salué « la victoire incontestable » d'un « patriote avec lequel il est toujours bon de travailler », affiche toujours plus ouvertement ses sympathies pro-Poutine, en Bulgarie, une grande partie de l'opinion continue à pencher du côté du grand frère russe, alors qu’en Pologne, une certaine lassitude face à la guerre d'Ukraine monte aussi. Partout dans cette partie de l’Europe, les leaders populistes au pouvoir et ceux qui cherchent à le conquérir usent d'un même narratif expliquant qu'il faut au plus vite arrêter la guerre et que livrer des armes à Kyiv ne ferait que prolonger inutilement le bain de sang. « La guerre pour la Slovaquie est toujours venue de l'Ouest et la paix de l'Est » a déclaré Robert Fico durant sa campagne. Ce narratif plaît aux Slovaques qui, en majorité, estiment que la responsabilité de la guerre revient à l'Occident ou à l'Ukraine. Ils sont à peine 40% à accuser la Russie. Le soutien à l'Otan, en outre, s'érode, passant en un an de 72 % à 58 %. A peine 31 % des Slovaques gardent une opinion favorable à Zelensky.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 octobre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

L’IMPOSSIBLE SÉRIEUX BUDGÉTAIRE
 
Le 27 septembre, le gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances pour 2024, dont l’adoption permettra à la France de toucher les subsides du plan de relance européen lancé juste après le pic de la pandémie à l'été 2020. Le déficit devrait être réduit de 4,9 à 4,4 %, et la dette dégonfler de 111,8 à 109,7 %... si une croissance de 1,4 % est bien au rendez-vous. Une trajectoire « peu ambitieuse », basée sur des hypothèses de croissance « optimistes », « alors que le consensus des économistes l'estime à 0,8 % et la Banque de France à 0,9 % » a estimé le président du Haut conseil des finances publiques, Pierre Moscovici.
 
Avant le marathon budgétaire de l'automne, l'exécutif a promis de fermer le robinet des aides. Le budget 2024 devait être celui du retour au sérieux budgétaire. Avec des économies de 16 milliards d'euros, le gouvernement annonce une diminution des dépenses de l'État de 5 milliards. Plutôt que des coupes dans les dépenses, la majorité des économies du budget 2024 (14,4 milliards sur 16) proviendra de la non-reconduction des dispositifs de crise : bouclier tarifaire sur le gaz, supprimé au mois de juin, réduction du bouclier sur l’électricité, fin des dispositifs d’aides aux entreprises énergivores. Le reste est obtenu grâce à une diminution de 800 millions des politiques de l’emploi (coûts des contrats des apprentis, emplois aidés…) et à la réforme de l’assurance-chômage, (700 millions).
 
Malgré les promesses de sobriété budgétaire, les dépenses publiques hors mesures exceptionnelles de soutien vont augmenter de 2,2 % l'an prochain. Le retour au sérieux budgétaire maintes fois promis, a été maintes fois reporté. La persistance de l’inflation et la remontée des prix du carburant sont venues percuter les ambitions de Bercy. L’annonce du président de la République de mettre en place une aide de 100 euros pour les automobilistes complique l'équation budgétaire de l'exécutif. Les 25 milliards consacrés à l'indexation des prestations sociales sur la hausse des prix sont désormais mises en avant par le ministre de l’Economie et des Finances. Pour redresser les services publics, Bercy a concédé une hausse de plus de 8.000 fonctionnaires, après une augmentation de 10.790 en 2023. Le budget prévoit également de nombreuses hausses de crédits pour servir les priorités d'Emmanuel Macron : 7 milliards pour la transition climatique, 3,1 milliards pour l'Éducation nationale, et 5 milliards aux ministères régaliens (Justice, Défense, Intérieur). Il faut également amortir le choc de la hausse des taux d'intérêt, avec une charge de la dette grimpant de 10 milliards à 48 milliards. C’est désormais à partir de 2025 que l’exécutif compte s’attaquer aux dépenses « pérennes ».
 
Bruno Le Maire présentera mi-octobre devant l’Assemblée nationale le 49ème budget en déficit du pays.
 
***
 
ELECTIONS EN SLOVAQUIE ET EXTRÊME DROITE EUROPÉENNE
 
En Slovaquie, l'ancien communiste Robert Fico est arrivé en tête des législatives du 30 septembre. Son parti, le Smer a réuni 23,3 % des suffrages sur une ligne prorusse et eurocritique. Pour former une majorité, il va devoir obtenir le soutien des 27 élus du parti social-démocrate HLAS, arrivé troisième avec 14,7 % des voix, et des dix du parti d'extrême droite prorusse SNS, qui a obtenu 5,6 %. Ces législatives ponctuent un cycle de crises gouvernementales depuis 2020 où trois gouvernements se sont succédé. Ce pays d'Europe centrale de 5,5 millions d'habitants, devenu indépendant en 1993, à la suite d'une séparation pacifique avec la République tchèque, est rongé par les affaires politiques et judiciaires, la corruption, d'importantes inégalités sociales, des services publics exsangues, le chômage, l'inflation ou encore l'exode des jeunes. Déjà deux fois premier ministre (en 2006-2010 puis en 2012-2018) Robert Fico a profité du chaos politique pour revenir sur le devant de la scène au terme d'une campagne fortement influencée par la désinformation en ligne. National-populiste venu de la gauche, Robert Fico, 59 ans, mêle rhétorique anti-Otan, anti-migrants et anti-LGBTQ.
 
La victoire de Fico pourrait signifier la fin de la politique pro-occidentale d'un pays membre de la zone euro et frontalier d'une Ukraine avec laquelle Bratislava s'est toujours montrée très solidaire depuis le début de la guerre. La Slovaquie fait partie des pays qui ont le plus aidé l'Ukraine. Robert Fico a déclaré vouloir arrêter cette aide et s’opposer aux sanctions contre Moscou. Jacques Rupnik, professeur émérite au Ceri-Sciences Po observe qu’« au début du conflit, il y a dix-neuf mois, les pays de l'Est étaient, à l'exception de la Hongrie, les plus mobilisés face au danger russe alors que ceux de l'Ouest semblaient un peu hésitants […] La situation s'est désormais renversée : l'Ouest tient bon, mais des failles apparaissent à l'Est dans chacun des pays, même si les raisons d'un pays l'autre sont différentes ». Tandis qu’en Hongrie, Viktor Orbán, qui a salué « la victoire incontestable » d'un « patriote avec lequel il est toujours bon de travailler », affiche toujours plus ouvertement ses sympathies pro-Poutine, en Bulgarie, une grande partie de l'opinion continue à pencher du côté du grand frère russe, alors qu’en Pologne, une certaine lassitude face à la guerre d'Ukraine monte aussi. Partout dans cette partie de l’Europe, les leaders populistes au pouvoir et ceux qui cherchent à le conquérir usent d'un même narratif expliquant qu'il faut au plus vite arrêter la guerre et que livrer des armes à Kyiv ne ferait que prolonger inutilement le bain de sang. « La guerre pour la Slovaquie est toujours venue de l'Ouest et la paix de l'Est » a déclaré Robert Fico durant sa campagne. Ce narratif plaît aux Slovaques qui, en majorité, estiment que la responsabilité de la guerre revient à l'Occident ou à l'Ukraine. Ils sont à peine 40% à accuser la Russie. Le soutien à l'Otan, en outre, s'érode, passant en un an de 72 % à 58 %. A peine 31 % des Slovaques gardent une opinion favorable à Zelensky.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 6 octobre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:37</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/WCOgVNA]]></podcast:txt><itunes:episode>352</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis,Richard Werly,Slovaquie,Robert Fico,Emmanuel Macron</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Hugues Gall, directeur d’opéra (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">7fd17caf-45a5-4e41-8294-bcac9d33d1ac</guid><description><![CDATA[<p>Bada #209 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (101) /&nbsp;4 octobre 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Hugues Gall raconte ses premiers pas à l’Opéra Garnier et à l’Opéra-Comique. Il assiste Rolf Liebermann, alors en charge de la gestion artistique et financière des deux établissements. Pour celui qui dirigera 10 ans l’Opéra&nbsp;de Paris, c’est une expérience riche et fondatrice&nbsp;: elle lui permet non seulement de comprendre les rouages et les traditions de l’établissement, mais aussi d’apprendre à diriger un Opéra qui traverse alors de nombreuses crises.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada #209 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (101) /&nbsp;4 octobre 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Dans ce deuxième épisode, Hugues Gall raconte ses premiers pas à l’Opéra Garnier et à l’Opéra-Comique. Il assiste Rolf Liebermann, alors en charge de la gestion artistique et financière des deux établissements. Pour celui qui dirigera 10 ans l’Opéra&nbsp;de Paris, c’est une expérience riche et fondatrice&nbsp;: elle lui permet non seulement de comprendre les rouages et les traditions de l’établissement, mais aussi d’apprendre à diriger un Opéra qui traverse alors de nombreuses crises.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 04 Oct 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7fd17caf-45a5-4e41-8294-bcac9d33d1ac.mp3?_=1688110679" length="24954932" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada #209 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (101) / 4 octobre 2023.
 
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Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Dans ce deuxième épisode, Hugues Gall raconte ses premiers pas à l’Opéra Garnier et à l’Opéra-Comique. Il assiste Rolf Liebermann, alors en charge de la gestion artistique et financière des deux établissements. Pour celui qui dirigera 10 ans l’Opéra de Paris, c’est une expérience riche et fondatrice : elle lui permet non seulement de comprendre les rouages et les traditions de l’établissement, mais aussi d’apprendre à diriger un Opéra qui traverse alors de nombreuses crises.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Dans ce deuxième épisode, Hugues Gall raconte ses premiers pas à l’Opéra Garnier et à l’Opéra-Comique. Il assiste Rolf Liebermann, alors en charge de la gestion artistique et financière des deux établissements. Pour celui qui dirigera 10 ans l’Opéra de Paris, c’est une expérience riche et fondatrice : elle lui permet non seulement de comprendre les rouages et les traditions de l’établissement, mais aussi d’apprendre à diriger un Opéra qui traverse alors de nombreuses crises.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada #209 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (101) / 4 octobre 2023.
 
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Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 20...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>25:59</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/GcVVZDQ]]></podcast:txt><itunes:episode>338</itunes:episode><itunes:keywords>Hugues Gall,Opéra</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Planification écologique : le chemin des possibles ? / Giorgia Meloni, l’avenir des droites européennes ?]]></title><guid isPermaLink="false">aef5b94b-72e7-4359-8e5c-9f83851f805d</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE : LE CHEMIN DES POSSIBLES ?</strong></p>
<p>Le Président de la République a présenté lundi les grands axes de sa «&nbsp;<em>planification</em>&nbsp;» pour une écologie «&nbsp;<em>souveraine</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>compétitive</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>juste</em>&nbsp;», promettant d'annoncer en octobre une reprise du «&nbsp;<em>contrôle sur notre prix de</em> <a href="https://www.lepoint.fr/environnement/electricite-avec-la-transition-la-france-bascule-dans-une-nouvelle-ere-21-09-2023-2536298_1927.php"><u><em>l'électricité</em></u></a> &nbsp;». Après avoir vanté dimanche soir à la télévision une «&nbsp;<em>écologie à la française</em>&nbsp;», censée répondre à un triple défi, « <em>celui du dérèglement climatique et de ses conséquences, celui d’un effondrement de notre biodiversité et celui (…) de la rareté de nos ressources</em> », le chef de l'État a peaufiné sa vision au terme d'une réunion ministérielle à l'Élysée. Une doctrine où toute idée de contraintes ou de changements sociétaux est repoussée.</p>
<p>Concocté depuis quatorze mois à Matignon par le Secrétariat général à la planification écologique, le plan validé lundi comporte une cinquantaine de <em>«&nbsp;leviers »,</em> visant à réduire de 55&nbsp;% les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030, mais aussi à lutter contre l'effondrement de la biodiversité. Beaucoup sont déjà connus et certains déjà activés. Emmanuel Macron a fait quelques annonces nouvelles, comme une enveloppe immédiate de 700&nbsp;millions d'euros de l'État pour bâtir&nbsp;13&nbsp;RER métropolitains, soit plus que les dix chantiers envisagés initialement, précisant que ces projets coûteraient au total 10&nbsp;milliards d'euros. Concernant la voiture électrique, le Président a répété son objectif d'un million de véhicules produits sur le sol français en 2027. A cette date, le pays devrait être exportateur net de batteries grâce aux quatre gigafactories (en français usine géantes) créées dans les Hauts-de-France. Le leasing permettant l’accès à une voiture électrique pour 100&nbsp;euros par mois sera lancé en novembre et réservé aux véhicules <em>« produits en Europe »</em>. Dans le logement, les chaudières à gaz ne seront pas interdites, on incitera plutôt à leur remplacement en développant une filière industrielle de pompes à chaleur. Dont on espère tripler la production d'ici à la fin du quinquennat. L’idée est d'arriver à un équipement qui soit de 75 à 85% français, contre 50% au mieux aujourd'hui. Sortir du charbon en&nbsp;2027&nbsp;et réduire la dépendance aux énergies fossiles de 60&nbsp;% à 40&nbsp;% en&nbsp;2030&nbsp;offrirait, aux yeux du président ‘opportunité pour la France, <em>«&nbsp;de développer une écologie qui crée de la valeur »</em> dans un pays plus souverain. Dans le même esprit, il veut <em>« lancer un grand inventaire des ressources minières »</em> de notre sous-sol, pour sécuriser notre accès aux matières premières de la transition énergétique comme le cobalt, le lithium ou l'hydrogène naturel. Emmanuel Macronl a réitéré l'idée de convertir en centrales biomasses les deux centrales à charbon qui fonctionnent encore sur le territoire. Il a précisé le calendrier à venir&nbsp;: stratégie biodiversité en octobre, plan d'adaptation en décembre, notamment.</p>
<p>Le plan de cette « <em>écologie à la française</em> » doit désormais être décliné dans les collectivités locales.</p>
<p>***</p>
<p><strong>GIORGIA MELONI, EUROPÉENNE À L’EXTÉRIEUR, RÉACTIONNAIRE À L’INTÉRIEUR, DESSINE-T-ELLE L’AVENIR DES DROITES EUROPÉENNES ?</strong></p>
<p>Le 25 septembre 2022, la leader du parti d'extrême droite, Fratelli d'Italia, Giorgia Meloni remportait les élections législatives. S’inscrivant dans les pas de son prédécesseur, Mario Draghi, la première femme présidente du Conseil italien a surpris à l’extérieur, rassuré les capitales et lissé son image. Elle a tenu les finances publiques, permettant à l'Italie d'emprunter sans mal sur les marchés. Malgré les sympathies pro-Poutine chez ses alliés européens, elle s'est rangée dans le camp atlantiste et derrière l'Ukraine. Tenant son rang dans les organisations internationales, celle qui avait durement bataillé contre l'Europe a su établir des rapports de confiance avec Ursula von der Leyen. La leader romaine renvoie ainsi une image de politicienne pragmatique et mesurée, loin des récits la décrivant comme « post-fasciste » voire «&nbsp;fasciste ». Cette posture lui permet par exemple de mieux négocier les termes du plan de relance européenne qui promet à Rome près de 200 milliards d'euros. En décidant de voter en faveur du compromis sur <a href="https://www.courrierinternational.com/article/union-europeenne-que-contient-le-projet-de-reforme-europeen-du-systeme-d-asile-pour-les-migrants"><u>le nouveau pacte sur la migration et l’asile</u></a>, Meloni a passé un autre test d’eurocompatibilité. En se concentrant comme elle l’a fait sur des campagnes sur l’identité en Italie, sans les exporter en Europe, la patronne de Fratelli d’Italia a pour l’instant évité de commettre des erreurs et de franchir les lignes rouges de l’UE. Si elle est un exemple pour les droites radicales espagnoles et finlandaises, le RN, notamment, tient à s'en distinguer.</p>
<p>Conciliante et alignée sur les positions européennes et occidentales en politique étrangère, la dirigeante d'extrême droite se montre en revanche radicale et identitaire en Italie&nbsp;: son gouvernement a doublé le nombre de centres de permanence pour les expulsions, facilité les procédures de renvoi, entravé le travail des organisations humanitaires en mer Méditerranée. En échec sur la promesse d'enrayer l'arrivée des migrants (il en est arrivé 130.000 cette année en Italie contre 70&nbsp;000 à la même époque en 2022), elle donne des gages aux plus radicaux en durcissant la législation contre la communauté LGBT&nbsp;: les couples de même sexe n'ont pas accès au mariage, ni à l'adoption, ni à la procréation médicalement assistée. Cet été les parlementaires italiens ont également voté un projet de loi faisant de la gestation pour autrui - interdite en Italie - un « crime universel ». Si elle est approuvée par le Sénat, cette mesure permettrait de punir ceux y ayant recours, d'une peine allant jusqu'à deux ans de prison et 1 million d'euros d'amende. Pour l'heure, si l'économie ralentit et près de 60 % des Italiens critiquent l'action gouvernementale sur la question migratoire, Giorgia Meloni résiste dans les sondages&nbsp;: avec 28 % d'intentions de vote, Fratelli d'Italia demeure largement le premier parti du pays.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
</ul>
<p><strong>PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE : LE CHEMIN DES POSSIBLES ?</strong></p>
<p>Le Président de la République a présenté lundi les grands axes de sa «&nbsp;<em>planification</em>&nbsp;» pour une écologie «&nbsp;<em>souveraine</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>compétitive</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>juste</em>&nbsp;», promettant d'annoncer en octobre une reprise du «&nbsp;<em>contrôle sur notre prix de</em> <a href="https://www.lepoint.fr/environnement/electricite-avec-la-transition-la-france-bascule-dans-une-nouvelle-ere-21-09-2023-2536298_1927.php"><u><em>l'électricité</em></u></a> &nbsp;». Après avoir vanté dimanche soir à la télévision une «&nbsp;<em>écologie à la française</em>&nbsp;», censée répondre à un triple défi, « <em>celui du dérèglement climatique et de ses conséquences, celui d’un effondrement de notre biodiversité et celui (…) de la rareté de nos ressources</em> », le chef de l'État a peaufiné sa vision au terme d'une réunion ministérielle à l'Élysée. Une doctrine où toute idée de contraintes ou de changements sociétaux est repoussée.</p>
<p>Concocté depuis quatorze mois à Matignon par le Secrétariat général à la planification écologique, le plan validé lundi comporte une cinquantaine de <em>«&nbsp;leviers »,</em> visant à réduire de 55&nbsp;% les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030, mais aussi à lutter contre l'effondrement de la biodiversité. Beaucoup sont déjà connus et certains déjà activés. Emmanuel Macron a fait quelques annonces nouvelles, comme une enveloppe immédiate de 700&nbsp;millions d'euros de l'État pour bâtir&nbsp;13&nbsp;RER métropolitains, soit plus que les dix chantiers envisagés initialement, précisant que ces projets coûteraient au total 10&nbsp;milliards d'euros. Concernant la voiture électrique, le Président a répété son objectif d'un million de véhicules produits sur le sol français en 2027. A cette date, le pays devrait être exportateur net de batteries grâce aux quatre gigafactories (en français usine géantes) créées dans les Hauts-de-France. Le leasing permettant l’accès à une voiture électrique pour 100&nbsp;euros par mois sera lancé en novembre et réservé aux véhicules <em>« produits en Europe »</em>. Dans le logement, les chaudières à gaz ne seront pas interdites, on incitera plutôt à leur remplacement en développant une filière industrielle de pompes à chaleur. Dont on espère tripler la production d'ici à la fin du quinquennat. L’idée est d'arriver à un équipement qui soit de 75 à 85% français, contre 50% au mieux aujourd'hui. Sortir du charbon en&nbsp;2027&nbsp;et réduire la dépendance aux énergies fossiles de 60&nbsp;% à 40&nbsp;% en&nbsp;2030&nbsp;offrirait, aux yeux du président ‘opportunité pour la France, <em>«&nbsp;de développer une écologie qui crée de la valeur »</em> dans un pays plus souverain. Dans le même esprit, il veut <em>« lancer un grand inventaire des ressources minières »</em> de notre sous-sol, pour sécuriser notre accès aux matières premières de la transition énergétique comme le cobalt, le lithium ou l'hydrogène naturel. Emmanuel Macronl a réitéré l'idée de convertir en centrales biomasses les deux centrales à charbon qui fonctionnent encore sur le territoire. Il a précisé le calendrier à venir&nbsp;: stratégie biodiversité en octobre, plan d'adaptation en décembre, notamment.</p>
<p>Le plan de cette « <em>écologie à la française</em> » doit désormais être décliné dans les collectivités locales.</p>
<p>***</p>
<p><strong>GIORGIA MELONI, EUROPÉENNE À L’EXTÉRIEUR, RÉACTIONNAIRE À L’INTÉRIEUR, DESSINE-T-ELLE L’AVENIR DES DROITES EUROPÉENNES ?</strong></p>
<p>Le 25 septembre 2022, la leader du parti d'extrême droite, Fratelli d'Italia, Giorgia Meloni remportait les élections législatives. S’inscrivant dans les pas de son prédécesseur, Mario Draghi, la première femme présidente du Conseil italien a surpris à l’extérieur, rassuré les capitales et lissé son image. Elle a tenu les finances publiques, permettant à l'Italie d'emprunter sans mal sur les marchés. Malgré les sympathies pro-Poutine chez ses alliés européens, elle s'est rangée dans le camp atlantiste et derrière l'Ukraine. Tenant son rang dans les organisations internationales, celle qui avait durement bataillé contre l'Europe a su établir des rapports de confiance avec Ursula von der Leyen. La leader romaine renvoie ainsi une image de politicienne pragmatique et mesurée, loin des récits la décrivant comme « post-fasciste » voire «&nbsp;fasciste ». Cette posture lui permet par exemple de mieux négocier les termes du plan de relance européenne qui promet à Rome près de 200 milliards d'euros. En décidant de voter en faveur du compromis sur <a href="https://www.courrierinternational.com/article/union-europeenne-que-contient-le-projet-de-reforme-europeen-du-systeme-d-asile-pour-les-migrants"><u>le nouveau pacte sur la migration et l’asile</u></a>, Meloni a passé un autre test d’eurocompatibilité. En se concentrant comme elle l’a fait sur des campagnes sur l’identité en Italie, sans les exporter en Europe, la patronne de Fratelli d’Italia a pour l’instant évité de commettre des erreurs et de franchir les lignes rouges de l’UE. Si elle est un exemple pour les droites radicales espagnoles et finlandaises, le RN, notamment, tient à s'en distinguer.</p>
<p>Conciliante et alignée sur les positions européennes et occidentales en politique étrangère, la dirigeante d'extrême droite se montre en revanche radicale et identitaire en Italie&nbsp;: son gouvernement a doublé le nombre de centres de permanence pour les expulsions, facilité les procédures de renvoi, entravé le travail des organisations humanitaires en mer Méditerranée. En échec sur la promesse d'enrayer l'arrivée des migrants (il en est arrivé 130.000 cette année en Italie contre 70&nbsp;000 à la même époque en 2022), elle donne des gages aux plus radicaux en durcissant la législation contre la communauté LGBT&nbsp;: les couples de même sexe n'ont pas accès au mariage, ni à l'adoption, ni à la procréation médicalement assistée. Cet été les parlementaires italiens ont également voté un projet de loi faisant de la gestation pour autrui - interdite en Italie - un « crime universel ». Si elle est approuvée par le Sénat, cette mesure permettrait de punir ceux y ayant recours, d'une peine allant jusqu'à deux ans de prison et 1 million d'euros d'amende. Pour l'heure, si l'économie ralentit et près de 60 % des Italiens critiquent l'action gouvernementale sur la question migratoire, Giorgia Meloni résiste dans les sondages&nbsp;: avec 28 % d'intentions de vote, Fratelli d'Italia demeure largement le premier parti du pays.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 01 Oct 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/aef5b94b-72e7-4359-8e5c-9f83851f805d.mp3?_=1696005224" length="53414600" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.

PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE : LE CHEMIN DES POSSIBLES ?
 
Le Président de la République a présenté lundi les grands axes de sa « planification » pour une écologie « souveraine », « compétitive » et « juste », promettant d'annoncer en octobre une reprise du « contrôle sur notre prix de l'électricité ». Après avoir vanté dimanche soir à la télévision une « écologie à la française », censée répondre à un triple défi, « celui du dérèglement climatique et de ses conséquences, celui d’un effondrement de notre biodiversité et celui (…) de la rareté de nos ressources », le chef de l'État a peaufiné sa vision au terme d'une réunion ministérielle à l'Élysée. Une doctrine où toute idée de contraintes ou de changements sociétaux est repoussée.
 
Concocté depuis quatorze mois à Matignon par le Secrétariat général à la planification écologique, le plan validé lundi comporte une cinquantaine de « leviers », visant à réduire de 55 % les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030, mais aussi à lutter contre l'effondrement de la biodiversité. Beaucoup sont déjà connus et certains déjà activés. Emmanuel Macron a fait quelques annonces nouvelles, comme une enveloppe immédiate de 700 millions d'euros de l'État pour bâtir 13 RER métropolitains, soit plus que les dix chantiers envisagés initialement, précisant que ces projets coûteraient au total 10 milliards d'euros. Concernant la voiture électrique, le Président a répété son objectif d'un million de véhicules produits sur le sol français en 2027. A cette date, le pays devrait être exportateur net de batteries grâce aux quatre gigafactories (en français usine géantes) créées dans les Hauts-de-France. Le leasing permettant l’accès à une voiture électrique pour 100 euros par mois sera lancé en novembre et réservé aux véhicules « produits en Europe ». Dans le logement, les chaudières à gaz ne seront pas interdites, on incitera plutôt à leur remplacement en développant une filière industrielle de pompes à chaleur. Dont on espère tripler la production d'ici à la fin du quinquennat. L’idée est d'arriver à un équipement qui soit de 75 à 85% français, contre 50% au mieux aujourd'hui. Sortir du charbon en 2027 et réduire la dépendance aux énergies fossiles de 60 % à 40 % en 2030 offrirait, aux yeux du président ‘opportunité pour la France, « de développer une écologie qui crée de la valeur » dans un pays plus souverain. Dans le même esprit, il veut « lancer un grand inventaire des ressources minières » de notre sous-sol, pour sécuriser notre accès aux matières premières de la transition énergétique comme le cobalt, le lithium ou l'hydrogène naturel. Emmanuel Macronl a réitéré l'idée de convertir en centrales biomasses les deux centrales à charbon qui fonctionnent encore sur le territoire. Il a précisé le calendrier à venir : stratégie biodiversité en octobre, plan d'adaptation en décembre, notamment.
 
Le plan de cette « écologie à la française » doit désormais être décliné dans les collectivités locales.
 
***
 
GIORGIA MELONI, EUROPÉENNE À L’EXTÉRIEUR, RÉACTIONNAIRE À L’INTÉRIEUR, DESSINE-T-ELLE L’AVENIR DES DROITES EUROPÉENNES ?
 
Le 25 septembre 2022, la leader du parti d'extrême droite, Fratelli d'Italia, Giorgia Meloni remportait les élections législatives. S’inscrivant dans les pas de son prédécesseur, Mario Draghi, la première femme présidente du Conseil italien a surpris à l’extérieur, rassuré les capitales et lissé son image. Elle a tenu les finances publiques, permettant à l'Italie d'emprunter sans mal sur les marchés. Malgré les sympathies pro-Poutine chez ses alliés européens, elle s'est rangée dans le camp atlantiste et derrière l'Ukraine. Tenant son rang dans les organisations internationales, celle qui avait durement bataillé contre l'Europe a su établir des rapports de confiance avec Ursula von der Leyen. La leader romaine renvoie ainsi une image de politicienne pragmatique et mesurée, loin des récits la décrivant comme « post-fasciste » voire « fasciste ». Cette posture lui permet par exemple de mieux négocier les termes du plan de relance européenne qui promet à Rome près de 200 milliards d'euros. En décidant de voter en faveur du compromis sur le nouveau pacte sur la migration et l’asile, Meloni a passé un autre test d’eurocompatibilité. En se concentrant comme elle l’a fait sur des campagnes sur l’identité en Italie, sans les exporter en Europe, la patronne de Fratelli d’Italia a pour l’instant évité de commettre des erreurs et de franchir les lignes rouges de l’UE. Si elle est un exemple pour les droites radicales espagnoles et finlandaises, le RN, notamment, tient à s'en distinguer.
 
Conciliante et alignée sur les positions européennes et occidentales en politique étrangère, la dirigeante d'extrême droite se montre en revanche radicale et identitaire en Italie : son gouvernement a doublé le nombre de centres de permanence pour les expulsions, facilité les procédures de renvoi, entravé le travail des organisations humanitaires en mer Méditerranée. En échec sur la promesse d'enrayer l'arrivée des migrants (il en est arrivé 130.000 cette année en Italie contre 70 000 à la même époque en 2022), elle donne des gages aux plus radicaux en durcissant la législation contre la communauté LGBT : les couples de même sexe n'ont pas accès au mariage, ni à l'adoption, ni à la procréation médicalement assistée. Cet été les parlementaires italiens ont également voté un projet de loi faisant de la gestation pour autrui - interdite en Italie - un « crime universel ». Si elle est approuvée par le Sénat, cette mesure permettrait de punir ceux y ayant recours, d'une peine allant jusqu'à deux ans de prison et 1 million d'euros d'amende. Pour l'heure, si l'économie ralentit et près de 60 % des Italiens critiquent l'action gouvernementale sur la question migratoire, Giorgia Meloni résiste dans les sondages : avec 28 % d'intentions de vote, Fratelli d'Italia demeure largement le premier parti du pays.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.

PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE : LE CHEMIN DES POSSIBLES ?
 
Le Président de la République a présenté lundi les grands axes de sa « planification » pour une écologie « souveraine », « compétitive » et « juste », promettant d'annoncer en octobre une reprise du « contrôle sur notre prix de l'électricité ». Après avoir vanté dimanche soir à la télévision une « écologie à la française », censée répondre à un triple défi, « celui du dérèglement climatique et de ses conséquences, celui d’un effondrement de notre biodiversité et celui (…) de la rareté de nos ressources », le chef de l'État a peaufiné sa vision au terme d'une réunion ministérielle à l'Élysée. Une doctrine où toute idée de contraintes ou de changements sociétaux est repoussée.
 
Concocté depuis quatorze mois à Matignon par le Secrétariat général à la planification écologique, le plan validé lundi comporte une cinquantaine de « leviers », visant à réduire de 55 % les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030, mais aussi à lutter contre l'effondrement de la biodiversité. Beaucoup sont déjà connus et certains déjà activés. Emmanuel Macron a fait quelques annonces nouvelles, comme une enveloppe immédiate de 700 millions d'euros de l'État pour bâtir 13 RER métropolitains, soit plus que les dix chantiers envisagés initialement, précisant que ces projets coûteraient au total 10 milliards d'euros. Concernant la voiture électrique, le Président a répété son objectif d'un million de véhicules produits sur le sol français en 2027. A cette date, le pays devrait être exportateur net de batteries grâce aux quatre gigafactories (en français usine géantes) créées dans les Hauts-de-France. Le leasing permettant l’accès à une voiture électrique pour 100 euros par mois sera lancé en novembre et réservé aux véhicules « produits en Europe ». Dans le logement, les chaudières à gaz ne seront pas interdites, on incitera plutôt à leur remplacement en développant une filière industrielle de pompes à chaleur. Dont on espère tripler la production d'ici à la fin du quinquennat. L’idée est d'arriver à un équipement qui soit de 75 à 85% français, contre 50% au mieux aujourd'hui. Sortir du charbon en 2027 et réduire la dépendance aux énergies fossiles de 60 % à 40 % en 2030 offrirait, aux yeux du président ‘opportunité pour la France, « de développer une écologie qui crée de la valeur » dans un pays plus souverain. Dans le même esprit, il veut « lancer un grand inventaire des ressources minières » de notre sous-sol, pour sécuriser notre accès aux matières premières de la transition énergétique comme le cobalt, le lithium ou l'hydrogène naturel. Emmanuel Macronl a réitéré l'idée de convertir en centrales biomasses les deux centrales à charbon qui fonctionnent encore sur le territoire. Il a précisé le calendrier à venir : stratégie biodiversité en octobre, plan d'adaptation en décembre, notamment.
 
Le plan de cette « écologie à la française » doit désormais être décliné dans les collectivités locales.
 
***
 
GIORGIA MELONI, EUROPÉENNE À L’EXTÉRIEUR, RÉACTIONNAIRE À L’INTÉRIEUR, DESSINE-T-ELLE L’AVENIR DES DROITES EUROPÉENNES ?
 
Le 25 septembre 2022, la leader du parti d'extrême droite, Fratelli d'Italia, Giorgia Meloni remportait les élections législatives. S’inscrivant dans les pas de son prédécesseur, Mario Draghi, la première femme présidente du Conseil italien a surpris à l’extérieur, rassuré les capitales et lissé son image. Elle a tenu les finances publiques, permettant à l'Italie d'emprunter sans mal sur les marchés. Malgré les sympathies pro-Poutine chez ses alliés européens, elle s'est rangée dans le camp atlantiste et derrière l'Ukraine. Tenant son rang dans les organisations internationales, celle qui avait durement bataillé contre l'Europe a su établir des rapports de confiance avec Ursula von der Leyen. La leader romaine renvoie ainsi une image de politicienne pragmatique et mesurée, loin des récits la décrivant comme « post-fasciste » voire « fasciste ». Cette posture lui permet par exemple de mieux négocier les termes du plan de relance européenne qui promet à Rome près de 200 milliards d'euros. En décidant de voter en faveur du compromis sur le nouveau pacte sur la migration et l’asile, Meloni a passé un autre test d’eurocompatibilité. En se concentrant comme elle l’a fait sur des campagnes sur l’identité en Italie, sans les exporter en Europe, la patronne de Fratelli d’Italia a pour l’instant évité de commettre des erreurs et de franchir les lignes rouges de l’UE. Si elle est un exemple pour les droites radicales espagnoles et finlandaises, le RN, notamment, tient à s'en distinguer.
 
Conciliante et alignée sur les positions européennes et occidentales en politique étrangère, la dirigeante d'extrême droite se montre en revanche radicale et identitaire en Italie : son gouvernement a doublé le nombre de centres de permanence pour les expulsions, facilité les procédures de renvoi, entravé le travail des organisations humanitaires en mer Méditerranée. En échec sur la promesse d'enrayer l'arrivée des migrants (il en est arrivé 130.000 cette année en Italie contre 70 000 à la même époque en 2022), elle donne des gages aux plus radicaux en durcissant la législation contre la communauté LGBT : les couples de même sexe n'ont pas accès au mariage, ni à l'adoption, ni à la procréation médicalement assistée. Cet été les parlementaires italiens ont également voté un projet de loi faisant de la gestation pour autrui - interdite en Italie - un « crime universel ». Si elle est approuvée par le Sénat, cette mesure permettrait de punir ceux y ayant recours, d'une peine allant jusqu'à deux ans de prison et 1 million d'euros d'amende. Pour l'heure, si l'économie ralentit et près de 60 % des Italiens critiquent l'action gouvernementale sur la question migratoire, Giorgia Meloni résiste dans les sondages : avec 28 % d'intentions de vote, Fratelli d'Italia demeure largement le premier parti du pays.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 29 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - François Bu...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>55:38</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SEOEaRh]]></podcast:txt><itunes:episode>351</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,François Bujon de l’Estang,Béatrice Giblin,Italie,Giorgia Meloni,Planification écologique ,Emmanuel Macron</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Hugues Gall, directeur d’opéra (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">019b6b8c-6f4b-4884-9d30-af2590c61a30</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Le Nouvel Esprit Public a eu l’honneur de recevoir Hugues Gall, qui a été successivement directeur du Grand théâtre de Genève puis de l’Opéra de Paris. Avec Philippe Meyer, notre invité est revenu sur les différentes étapes marquantes d’une carrière dédiée au monde des arts et de la culture.</p>
<p>Dans ce premier épisode, notre invité raconte comment, fraîchement diplômé de Sciences Po, il sera propulsé dans le tourbillon des cabinets ministériels et y fera la rencontre décisive d’Edmond Michelet, alors en charge de la Culture.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Le Nouvel Esprit Public a eu l’honneur de recevoir Hugues Gall, qui a été successivement directeur du Grand théâtre de Genève puis de l’Opéra de Paris. Avec Philippe Meyer, notre invité est revenu sur les différentes étapes marquantes d’une carrière dédiée au monde des arts et de la culture.</p>
<p>Dans ce premier épisode, notre invité raconte comment, fraîchement diplômé de Sciences Po, il sera propulsé dans le tourbillon des cabinets ministériels et y fera la rencontre décisive d’Edmond Michelet, alors en charge de la Culture.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 27 Sep 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/019b6b8c-6f4b-4884-9d30-af2590c61a30.mp3?_=1688110518" length="15563799" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Dans ce premier épisode, notre invité raconte comment, fraîchement diplômé de Sciences Po, il sera propulsé dans le tourbillon des cabinets ministériels et y fera la rencontre décisive d’Edmond Michelet, alors en charge de la Culture.
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Dans ce premier épisode, notre invité raconte comment, fraîchement diplômé de Sciences Po, il sera propulsé dans le tourbillon des cabinets ministériels et y fera la rencontre décisive d’Edmond Michelet, alors en charge de la Culture.
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Une conversation entre Hugues Gall et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Le Nouvel Esprit Public a eu l’honneur de recevoir Hugues Gall, qui a été succe...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:12</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/PfifOfr]]></podcast:txt><itunes:episode>338</itunes:episode><itunes:keywords>Hugues Gall,Opéra,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[L’agression contre le Haut-Karabakh / La France a-t-elle perdu pied en Afrique ?]]></title><guid isPermaLink="false">268a9711-5e71-4258-b89d-b2222b03c863</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p><strong>L’AGRESSION CONTRE LE HAUT-KARABAKH</strong></p>
<p>L'Azerbaïdjan a lancé le 19 septembre une opération militaire qualifiée par elle «&nbsp;<em>d'antiterroriste</em> » dans le Haut-Karabakh, territoire à majorité arménienne où la souveraineté de l’Azerbaïdjan est aujourd’hui reconnue et où les quelques 120.000&nbsp;Arméniens qui y vivent jouissent d’une forme d’autonomie. Depuis la dislocation de l’Union soviétique, fin 1991, le Haut-Karabakh est un point de tension quasi constant Deux guerres meurtrières y ont déjà eu lieu, la première en&nbsp;1988-1994&nbsp;et la seconde en&nbsp;2020, à l’issue de laquelle la Russie a déployé des forces chargées de garantir la libre circulation dans le corridor de Latchine, seul axe routier reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie. Après une courte période d'accalmie, les tensions ont repris, Bakou menant une guerre d'usure à force de coupures de gaz, d'électricité, de tirs sur les paysans et de kidnappings. Fin 2022, les Azéris ont bloqué la circulation dans le corridor de Latchine. Ce blocus, renforcé en juillet, isole la population arménienne de l’enclave. Il a provoqué ces dernières semaines un début de famine. La Croix-Rouge n’est parvenue que le 18&nbsp;septembre à faire passer une cargaison de vingt tonnes de farines et de produits médicaux. Les 2.000&nbsp;soldats russes déployés dans l’enclave après le cessez-le-feu de 2020&nbsp;et censés assurer la sécurité des Arméniens n’ont pas cherché à empêcher le blocus.</p>
<p>Aucun pays ne reconnaît les autorités séparatistes arméniennes du Haut-Karabakh, pas même Erevan, qui les soutient. La première réaction publique du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a été d'écarter fermement l'option d'une intervention militaire de la République d'Arménie. Il a réaffirmé l'absence de soldats de son pays dans le Haut-Karabakh. Ces déclarations ont provoqué la colère de milliers d'Arméniens, qui sont venus manifester mardi devant le siège du gouvernement, à Erevan, pour affirmer leur solidarité avec les Arméniens du Haut-Karabakh et réclamer la démission de M. Pachinian.</p>
<p>Mercredi, après 24 heures sous les frappes, les autorités arméniennes du Haut-Karabakh ont annoncé leur intention de déposer les armes, selon les conditions imposées par l’Azerbaïdjan pour toute négociation de cessez-le-feu. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a confirmé le désarmement des forces du Karabakh ainsi que l'ouverture de négociations en Azerbaïdjan. <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/09/20/haut-karabakh-l-azerbaidjan-et-les-separatistes-armeniens-annoncent-un-cessez-le-feu-et-l-ouverture-de-negociations_6190143_3210.html"><u>Les discussions porteront sur la réintégration de la région à population arménienne à l'Azerbaïdjan. L’opération militaire azerbaïdjanaise</u></a> a fait au moins 200&nbsp;morts et 400&nbsp;blessés, d’après le dernier bilan des séparatistes arméniens, alors que 7.000 habitants auraient été évacués.</p>
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<p><strong>LA FRANCE A-T-ELLE PERDU PIED EN AFRIQUE&nbsp;?</strong></p>
<p>Les présidents de l'ex-pré-carré français en Afrique sont renversés les uns après les autres : le malien Ibrahim Boubacar Keita en août 2020, le guinéen Alpha Condé en septembre 2021, le burkinabé Roch Kaboré en janvier 2022, le nigérien Mohamed Bazoum au mois de juillet et fin août, le gabonais Ali Bongo. Dans la foulée de ces coups d’état, la France a dû évacuer ses militaires du Mali (août&nbsp;2022), puis de Centrafrique (décembre&nbsp;2022), du Burkina Faso (février&nbsp;2023) et peut-être bientôt du Niger où elle déploie encore 1.500 militaires. Au Niger, le président français a choisi la fermeté : refus de reconnaître les autorités putschistes, exigence d'un retour au pouvoir du président Bazoum et rejet des injonctions de la junte, qui exige le départ de l'ambassadeur à Niamey et réclame le retrait des militaires français. Un mois après le coup d'État au Niger, la position de la France reste assez isolée. Joe Biden, qui veut sauver sa base militaire au Niger, ne voit pas d'inconvénients à dialoguer avec la junte. Les Allemands se désolidarisent de la position française au Niger, de même que les Italiens en Libye, tandis que les Espagnols reconnaissent le Sahara occidental pour se rapprocher du Maroc. Les pays d'Afrique de l'Ouest renâclent à intervenir militairement.</p>
<p>La France est devenue indésirable dans ce qu’elle considérait jadis comme son « pré carré », décriée comme prédatrice économique par toute une génération et comme porteuse de valeurs honnies par des groupes islamistes orthodoxes et radicaux. Marquée du sceau colonial, la France vit d’autant plus mal son éviction de la région, qu’elle a le sentiment de s’être acquittée, à la demande des autorités locales, d’une tâche que les armées africaines ne parvenaient pas à remplir seules : la lutte antiterroriste contre le djihad.</p>
<p>Le lent déclin de la présence française sur le continent se constate aussi sur le plan économique. La France n'est plus le premier fournisseur ni le premier investisseur du continent. Si, en valeur, les exportations françaises vers l'Afrique ont fortement augmenté, leur poids relatif a été toutefois divisé par deux, passant de 12&nbsp;% de part de marché à 5 % entre 2000 et 2021. Pour Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l’Afrique, et auteur de l’ouvrage «&nbsp;Le piège africain de Macron&nbsp;» «&nbsp;<em>la France n’a pas vu l’Afrique se mondialiser, ni su solder sa présence post-coloniale, terreau du sentiment anti-français. Depuis</em> <a href="https://www.letelegramme.fr/monde/mali-pourquoi-loperation-barkhane-arrive-a-sa-fin-3937295.php"><u><em>la fin de l’opération Barkhane</em></u></a><em>, le leadership français en Afrique est terminé</em>.&nbsp;» Cependant, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna souligne que l’Afrique n’est pas que le Sahel. Elle assure que nos relations se développent avec des États dans lesquels nous étions moins présents, comme le Kenya, l’Afrique du Sud ou l’Éthiopie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
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<p><strong>L’AGRESSION CONTRE LE HAUT-KARABAKH</strong></p>
<p>L'Azerbaïdjan a lancé le 19 septembre une opération militaire qualifiée par elle «&nbsp;<em>d'antiterroriste</em> » dans le Haut-Karabakh, territoire à majorité arménienne où la souveraineté de l’Azerbaïdjan est aujourd’hui reconnue et où les quelques 120.000&nbsp;Arméniens qui y vivent jouissent d’une forme d’autonomie. Depuis la dislocation de l’Union soviétique, fin 1991, le Haut-Karabakh est un point de tension quasi constant Deux guerres meurtrières y ont déjà eu lieu, la première en&nbsp;1988-1994&nbsp;et la seconde en&nbsp;2020, à l’issue de laquelle la Russie a déployé des forces chargées de garantir la libre circulation dans le corridor de Latchine, seul axe routier reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie. Après une courte période d'accalmie, les tensions ont repris, Bakou menant une guerre d'usure à force de coupures de gaz, d'électricité, de tirs sur les paysans et de kidnappings. Fin 2022, les Azéris ont bloqué la circulation dans le corridor de Latchine. Ce blocus, renforcé en juillet, isole la population arménienne de l’enclave. Il a provoqué ces dernières semaines un début de famine. La Croix-Rouge n’est parvenue que le 18&nbsp;septembre à faire passer une cargaison de vingt tonnes de farines et de produits médicaux. Les 2.000&nbsp;soldats russes déployés dans l’enclave après le cessez-le-feu de 2020&nbsp;et censés assurer la sécurité des Arméniens n’ont pas cherché à empêcher le blocus.</p>
<p>Aucun pays ne reconnaît les autorités séparatistes arméniennes du Haut-Karabakh, pas même Erevan, qui les soutient. La première réaction publique du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a été d'écarter fermement l'option d'une intervention militaire de la République d'Arménie. Il a réaffirmé l'absence de soldats de son pays dans le Haut-Karabakh. Ces déclarations ont provoqué la colère de milliers d'Arméniens, qui sont venus manifester mardi devant le siège du gouvernement, à Erevan, pour affirmer leur solidarité avec les Arméniens du Haut-Karabakh et réclamer la démission de M. Pachinian.</p>
<p>Mercredi, après 24 heures sous les frappes, les autorités arméniennes du Haut-Karabakh ont annoncé leur intention de déposer les armes, selon les conditions imposées par l’Azerbaïdjan pour toute négociation de cessez-le-feu. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a confirmé le désarmement des forces du Karabakh ainsi que l'ouverture de négociations en Azerbaïdjan. <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/09/20/haut-karabakh-l-azerbaidjan-et-les-separatistes-armeniens-annoncent-un-cessez-le-feu-et-l-ouverture-de-negociations_6190143_3210.html"><u>Les discussions porteront sur la réintégration de la région à population arménienne à l'Azerbaïdjan. L’opération militaire azerbaïdjanaise</u></a> a fait au moins 200&nbsp;morts et 400&nbsp;blessés, d’après le dernier bilan des séparatistes arméniens, alors que 7.000 habitants auraient été évacués.</p>
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<p><strong>LA FRANCE A-T-ELLE PERDU PIED EN AFRIQUE&nbsp;?</strong></p>
<p>Les présidents de l'ex-pré-carré français en Afrique sont renversés les uns après les autres : le malien Ibrahim Boubacar Keita en août 2020, le guinéen Alpha Condé en septembre 2021, le burkinabé Roch Kaboré en janvier 2022, le nigérien Mohamed Bazoum au mois de juillet et fin août, le gabonais Ali Bongo. Dans la foulée de ces coups d’état, la France a dû évacuer ses militaires du Mali (août&nbsp;2022), puis de Centrafrique (décembre&nbsp;2022), du Burkina Faso (février&nbsp;2023) et peut-être bientôt du Niger où elle déploie encore 1.500 militaires. Au Niger, le président français a choisi la fermeté : refus de reconnaître les autorités putschistes, exigence d'un retour au pouvoir du président Bazoum et rejet des injonctions de la junte, qui exige le départ de l'ambassadeur à Niamey et réclame le retrait des militaires français. Un mois après le coup d'État au Niger, la position de la France reste assez isolée. Joe Biden, qui veut sauver sa base militaire au Niger, ne voit pas d'inconvénients à dialoguer avec la junte. Les Allemands se désolidarisent de la position française au Niger, de même que les Italiens en Libye, tandis que les Espagnols reconnaissent le Sahara occidental pour se rapprocher du Maroc. Les pays d'Afrique de l'Ouest renâclent à intervenir militairement.</p>
<p>La France est devenue indésirable dans ce qu’elle considérait jadis comme son « pré carré », décriée comme prédatrice économique par toute une génération et comme porteuse de valeurs honnies par des groupes islamistes orthodoxes et radicaux. Marquée du sceau colonial, la France vit d’autant plus mal son éviction de la région, qu’elle a le sentiment de s’être acquittée, à la demande des autorités locales, d’une tâche que les armées africaines ne parvenaient pas à remplir seules : la lutte antiterroriste contre le djihad.</p>
<p>Le lent déclin de la présence française sur le continent se constate aussi sur le plan économique. La France n'est plus le premier fournisseur ni le premier investisseur du continent. Si, en valeur, les exportations françaises vers l'Afrique ont fortement augmenté, leur poids relatif a été toutefois divisé par deux, passant de 12&nbsp;% de part de marché à 5 % entre 2000 et 2021. Pour Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l’Afrique, et auteur de l’ouvrage «&nbsp;Le piège africain de Macron&nbsp;» «&nbsp;<em>la France n’a pas vu l’Afrique se mondialiser, ni su solder sa présence post-coloniale, terreau du sentiment anti-français. Depuis</em> <a href="https://www.letelegramme.fr/monde/mali-pourquoi-loperation-barkhane-arrive-a-sa-fin-3937295.php"><u><em>la fin de l’opération Barkhane</em></u></a><em>, le leadership français en Afrique est terminé</em>.&nbsp;» Cependant, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna souligne que l’Afrique n’est pas que le Sahel. Elle assure que nos relations se développent avec des États dans lesquels nous étions moins présents, comme le Kenya, l’Afrique du Sud ou l’Éthiopie.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 24 Sep 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/268a9711-5e71-4258-b89d-b2222b03c863.mp3?_=1695313727" length="67079365" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.


 

 
L’AGRESSION CONTRE LE HAUT-KARABAKH
 
L'Azerbaïdjan a lancé le 19 septembre une opération militaire qualifiée par elle « d'antiterroriste » dans le Haut-Karabakh, territoire à majorité arménienne où la souveraineté de l’Azerbaïdjan est aujourd’hui reconnue et où les quelques 120.000 Arméniens qui y vivent jouissent d’une forme d’autonomie. Depuis la dislocation de l’Union soviétique, fin 1991, le Haut-Karabakh est un point de tension quasi constant Deux guerres meurtrières y ont déjà eu lieu, la première en 1988-1994 et la seconde en 2020, à l’issue de laquelle la Russie a déployé des forces chargées de garantir la libre circulation dans le corridor de Latchine, seul axe routier reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie. Après une courte période d'accalmie, les tensions ont repris, Bakou menant une guerre d'usure à force de coupures de gaz, d'électricité, de tirs sur les paysans et de kidnappings. Fin 2022, les Azéris ont bloqué la circulation dans le corridor de Latchine. Ce blocus, renforcé en juillet, isole la population arménienne de l’enclave. Il a provoqué ces dernières semaines un début de famine. La Croix-Rouge n’est parvenue que le 18 septembre à faire passer une cargaison de vingt tonnes de farines et de produits médicaux. Les 2.000 soldats russes déployés dans l’enclave après le cessez-le-feu de 2020 et censés assurer la sécurité des Arméniens n’ont pas cherché à empêcher le blocus.
 
Aucun pays ne reconnaît les autorités séparatistes arméniennes du Haut-Karabakh, pas même Erevan, qui les soutient. La première réaction publique du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a été d'écarter fermement l'option d'une intervention militaire de la République d'Arménie. Il a réaffirmé l'absence de soldats de son pays dans le Haut-Karabakh. Ces déclarations ont provoqué la colère de milliers d'Arméniens, qui sont venus manifester mardi devant le siège du gouvernement, à Erevan, pour affirmer leur solidarité avec les Arméniens du Haut-Karabakh et réclamer la démission de M. Pachinian.
 
Mercredi, après 24 heures sous les frappes, les autorités arméniennes du Haut-Karabakh ont annoncé leur intention de déposer les armes, selon les conditions imposées par l’Azerbaïdjan pour toute négociation de cessez-le-feu. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a confirmé le désarmement des forces du Karabakh ainsi que l'ouverture de négociations en Azerbaïdjan. Les discussions porteront sur la réintégration de la région à population arménienne à l'Azerbaïdjan. L’opération militaire azerbaïdjanaise a fait au moins 200 morts et 400 blessés, d’après le dernier bilan des séparatistes arméniens, alors que 7.000 habitants auraient été évacués.
 

 
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LA FRANCE A-T-ELLE PERDU PIED EN AFRIQUE ?
 
Les présidents de l'ex-pré-carré français en Afrique sont renversés les uns après les autres : le malien Ibrahim Boubacar Keita en août 2020, le guinéen Alpha Condé en septembre 2021, le burkinabé Roch Kaboré en janvier 2022, le nigérien Mohamed Bazoum au mois de juillet et fin août, le gabonais Ali Bongo. Dans la foulée de ces coups d’état, la France a dû évacuer ses militaires du Mali (août 2022), puis de Centrafrique (décembre 2022), du Burkina Faso (février 2023) et peut-être bientôt du Niger où elle déploie encore 1.500 militaires. Au Niger, le président français a choisi la fermeté : refus de reconnaître les autorités putschistes, exigence d'un retour au pouvoir du président Bazoum et rejet des injonctions de la junte, qui exige le départ de l'ambassadeur à Niamey et réclame le retrait des militaires français. Un mois après le coup d'État au Niger, la position de la France reste assez isolée. Joe Biden, qui veut sauver sa base militaire au Niger, ne voit pas d'inconvénients à dialoguer avec la junte. Les Allemands se désolidarisent de la position française au Niger, de même que les Italiens en Libye, tandis que les Espagnols reconnaissent le Sahara occidental pour se rapprocher du Maroc. Les pays d'Afrique de l'Ouest renâclent à intervenir militairement.
 
La France est devenue indésirable dans ce qu’elle considérait jadis comme son « pré carré », décriée comme prédatrice économique par toute une génération et comme porteuse de valeurs honnies par des groupes islamistes orthodoxes et radicaux. Marquée du sceau colonial, la France vit d’autant plus mal son éviction de la région, qu’elle a le sentiment de s’être acquittée, à la demande des autorités locales, d’une tâche que les armées africaines ne parvenaient pas à remplir seules : la lutte antiterroriste contre le djihad.
 
Le lent déclin de la présence française sur le continent se constate aussi sur le plan économique. La France n'est plus le premier fournisseur ni le premier investisseur du continent. Si, en valeur, les exportations françaises vers l'Afrique ont fortement augmenté, leur poids relatif a été toutefois divisé par deux, passant de 12 % de part de marché à 5 % entre 2000 et 2021. Pour Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l’Afrique, et auteur de l’ouvrage « Le piège africain de Macron » « la France n’a pas vu l’Afrique se mondialiser, ni su solder sa présence post-coloniale, terreau du sentiment anti-français. Depuis la fin de l’opération Barkhane, le leadership français en Afrique est terminé. » Cependant, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna souligne que l’Afrique n’est pas que le Sahel. Elle assure que nos relations se développent avec des États dans lesquels nous étions moins présents, comme le Kenya, l’Afrique du Sud ou l’Éthiopie.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.


 

 
L’AGRESSION CONTRE LE HAUT-KARABAKH
 
L'Azerbaïdjan a lancé le 19 septembre une opération militaire qualifiée par elle « d'antiterroriste » dans le Haut-Karabakh, territoire à majorité arménienne où la souveraineté de l’Azerbaïdjan est aujourd’hui reconnue et où les quelques 120.000 Arméniens qui y vivent jouissent d’une forme d’autonomie. Depuis la dislocation de l’Union soviétique, fin 1991, le Haut-Karabakh est un point de tension quasi constant Deux guerres meurtrières y ont déjà eu lieu, la première en 1988-1994 et la seconde en 2020, à l’issue de laquelle la Russie a déployé des forces chargées de garantir la libre circulation dans le corridor de Latchine, seul axe routier reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie. Après une courte période d'accalmie, les tensions ont repris, Bakou menant une guerre d'usure à force de coupures de gaz, d'électricité, de tirs sur les paysans et de kidnappings. Fin 2022, les Azéris ont bloqué la circulation dans le corridor de Latchine. Ce blocus, renforcé en juillet, isole la population arménienne de l’enclave. Il a provoqué ces dernières semaines un début de famine. La Croix-Rouge n’est parvenue que le 18 septembre à faire passer une cargaison de vingt tonnes de farines et de produits médicaux. Les 2.000 soldats russes déployés dans l’enclave après le cessez-le-feu de 2020 et censés assurer la sécurité des Arméniens n’ont pas cherché à empêcher le blocus.
 
Aucun pays ne reconnaît les autorités séparatistes arméniennes du Haut-Karabakh, pas même Erevan, qui les soutient. La première réaction publique du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a été d'écarter fermement l'option d'une intervention militaire de la République d'Arménie. Il a réaffirmé l'absence de soldats de son pays dans le Haut-Karabakh. Ces déclarations ont provoqué la colère de milliers d'Arméniens, qui sont venus manifester mardi devant le siège du gouvernement, à Erevan, pour affirmer leur solidarité avec les Arméniens du Haut-Karabakh et réclamer la démission de M. Pachinian.
 
Mercredi, après 24 heures sous les frappes, les autorités arméniennes du Haut-Karabakh ont annoncé leur intention de déposer les armes, selon les conditions imposées par l’Azerbaïdjan pour toute négociation de cessez-le-feu. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a confirmé le désarmement des forces du Karabakh ainsi que l'ouverture de négociations en Azerbaïdjan. Les discussions porteront sur la réintégration de la région à population arménienne à l'Azerbaïdjan. L’opération militaire azerbaïdjanaise a fait au moins 200 morts et 400 blessés, d’après le dernier bilan des séparatistes arméniens, alors que 7.000 habitants auraient été évacués.
 

 
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LA FRANCE A-T-ELLE PERDU PIED EN AFRIQUE ?
 
Les présidents de l'ex-pré-carré français en Afrique sont renversés les uns après les autres : le malien Ibrahim Boubacar Keita en août 2020, le guinéen Alpha Condé en septembre 2021, le burkinabé Roch Kaboré en janvier 2022, le nigérien Mohamed Bazoum au mois de juillet et fin août, le gabonais Ali Bongo. Dans la foulée de ces coups d’état, la France a dû évacuer ses militaires du Mali (août 2022), puis de Centrafrique (décembre 2022), du Burkina Faso (février 2023) et peut-être bientôt du Niger où elle déploie encore 1.500 militaires. Au Niger, le président français a choisi la fermeté : refus de reconnaître les autorités putschistes, exigence d'un retour au pouvoir du président Bazoum et rejet des injonctions de la junte, qui exige le départ de l'ambassadeur à Niamey et réclame le retrait des militaires français. Un mois après le coup d'État au Niger, la position de la France reste assez isolée. Joe Biden, qui veut sauver sa base militaire au Niger, ne voit pas d'inconvénients à dialoguer avec la junte. Les Allemands se désolidarisent de la position française au Niger, de même que les Italiens en Libye, tandis que les Espagnols reconnaissent le Sahara occidental pour se rapprocher du Maroc. Les pays d'Afrique de l'Ouest renâclent à intervenir militairement.
 
La France est devenue indésirable dans ce qu’elle considérait jadis comme son « pré carré », décriée comme prédatrice économique par toute une génération et comme porteuse de valeurs honnies par des groupes islamistes orthodoxes et radicaux. Marquée du sceau colonial, la France vit d’autant plus mal son éviction de la région, qu’elle a le sentiment de s’être acquittée, à la demande des autorités locales, d’une tâche que les armées africaines ne parvenaient pas à remplir seules : la lutte antiterroriste contre le djihad.
 
Le lent déclin de la présence française sur le continent se constate aussi sur le plan économique. La France n'est plus le premier fournisseur ni le premier investisseur du continent. Si, en valeur, les exportations françaises vers l'Afrique ont fortement augmenté, leur poids relatif a été toutefois divisé par deux, passant de 12 % de part de marché à 5 % entre 2000 et 2021. Pour Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l’Afrique, et auteur de l’ouvrage « Le piège africain de Macron » « la France n’a pas vu l’Afrique se mondialiser, ni su solder sa présence post-coloniale, terreau du sentiment anti-français. Depuis la fin de l’opération Barkhane, le leadership français en Afrique est terminé. » Cependant, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna souligne que l’Afrique n’est pas que le Sahel. Elle assure que nos relations se développent avec des États dans lesquels nous étions moins présents, comme le Kenya, l’Afrique du Sud ou l’Éthiopie.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
  - Jean-Louis ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:09:52</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/wPvLiHQ]]></podcast:txt><itunes:episode>347</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Nicolas Baverez,Jean-Louis Bourlanges,Michel Eltchaninoff,Lionel Zinsou,Afrique,Niger,Mali,France,Burkina Faso,Haut-Karabakh,Arménie,Azerbaïdjan,Guinée,Gabon</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public (Macron homme-orchestre & Inde) (2/2)]]></title><guid isPermaLink="false">58fa7d7c-37a0-4e94-9935-04b7e55508d8</guid><description><![CDATA[<p>Bada #207 / 20 septembre 2023 &nbsp;Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada #207 / 20 septembre 2023 &nbsp;Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/58fa7d7c-37a0-4e94-9935-04b7e55508d8.mp3?_=1694469927" length="19488042" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada #207 / 20 septembre 2023 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada #207 / 20 septembre 2023 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada #207 / 20 septembre 2023 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges,...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>20:17</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/USCXUto]]></podcast:txt><itunes:episode>346</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : le café, avec Jean-Pierre Blanc]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/4Ej6Gqpyi8TkHCG4bTy-RgDp2OwYG2jr2duqXQppPYY</guid><description><![CDATA[<p>n° 315 / 17 septembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;19 avril 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<p><br></p>
<ul>
  <li>Jean-Pierre Blanc, Directeur général de Malongo.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au&nbsp;<em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue&nbsp;<em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><br></p>
<p>Jean-Pierre Blanc, vous êtes le Directeur général de Malongo, la PME française spécialisée dans l'importation, la torréfaction et la distribution de cafés biologiques et équitables. Vous avez effectué l’intégralité de votre carrière dans cette entreprise, où vous occupez le poste de Directeur général depuis 1980 après avoir été Responsable des ventes pendant 5 ans.</p>
<p>Votre dernier ouvrage, «&nbsp;Voyages aux pays du café&nbsp;» a été publié aux éditions Erick Bonnier en novembre 2022. Vous y faites le récit de vos séjours à Cuba, au Laos ou encore au Congo, où vous avez engagé Malongo dans une démarche de commerce équitable afin de soutenir le développement local et la préservation de la biodiversité. Vous y racontez comment vous avez fait, au Mexique, en 1992, la rencontre du Padre Francisco van der Hoff, le cofondateur du premier label de commerce équitable «&nbsp;Max Havelaar&nbsp;». C’est lui qui vous a convaincu du bien-fondé de ce modèle, fondé sur des partenariats pluriannuels avec des coopératives de petits producteurs qui garantissent des prix rémunérateurs pour les producteurs et valorisent des modes de production respectueux de l’environnement.</p>
<p>Malongo est aujourd’hui le premier intervenant des cafés issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique. Cette entreprise de torréfaction, fondée à Nice en 1934, emploie près de 400 collaborateurs et génère plus de 110M€ de chiffre d’affaires, selon les chiffres de 2019. 66% de son volume de café importé est certifié «&nbsp;Max Havelaar&nbsp;» et 26% est certifié «&nbsp;agriculture biologique&nbsp;». L’entreprise travaille avec 16 pays producteurs de café équitable et reverse chaque année aux coopératives plusieurs millions d’euros de primes bio et développement. Plus récemment, Malongo s’est illustré sur un autre segment de l’économie responsable, en relocalisant intégralement la fabrication de sa machine à café à La Roche-sur-Yon, en Vendée.</p>
<p>Le marché de l’alimentation «&nbsp;responsable&nbsp;» subit aujourd’hui les contrecoups de l’envolée des prix à la consommation. Dans sa dernière note de conjoncture en date du 14 avril, l’INSEE relève ainsi que les prix à la consommation ont augmenté, au mois de mars 2023, de 5.7% sur un an. Selon le quatrième baromètre de la transition alimentaire, réalisé par OpinionWay, le prix est devenu le critère prioritaire lors du passage en caisse pour sept Français sur dix. Cela représente une hausse de 7 points en un an et de 10 points en deux ans. Cette tendance concerne cependant moins certains groupes de la population, comme les 18-24 ans qui restent particulièrement sensibles à l’empreinte écologique de leur alimentation.</p>
<p>Le modèle du commerce équitable doit également répondre aux critiques sur la multiplication des labels, qui entretient selon ses détracteurs l’opacité sur les cahiers des charges et sur le respect effectif de celui-ci par les producteurs. Certains labels ont été accusés de faciliter le «&nbsp;socialwashing&nbsp;» des entreprises, dans un contexte où le commerce équitable gagne des parts de marché et a franchi la barre des 2 milliards d’euro de vente en France en 2021. Des voix s’élèvent également pour dénoncer l’impact écologique de ce système et privilégient les circuits courts, la production locale et la consommation de saison.</p>
<p>Face à ces difficultés, le chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) Frédéric Amiel pense que le commerce équitable doit «&nbsp;se repenser&nbsp;» pour «&nbsp;aller plus loin&nbsp;» et propose à cette fin le développement de clauses de «&nbsp;garantie d’achat&nbsp;» améliorant la visibilité à moyen-terme des producteurs et l’assouplissement de la réglementation fiscale sur les produits équitables importés.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>n° 315 / 17 septembre 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p><br></p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;19 avril 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<p><br></p>
<ul>
  <li>Jean-Pierre Blanc, Directeur général de Malongo.</li>
  <li>Akram Belkaïd, journaliste au&nbsp;<em>Monde diplomatique</em>.</li>
  <li>Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue&nbsp;<em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><br></p>
<p>Jean-Pierre Blanc, vous êtes le Directeur général de Malongo, la PME française spécialisée dans l'importation, la torréfaction et la distribution de cafés biologiques et équitables. Vous avez effectué l’intégralité de votre carrière dans cette entreprise, où vous occupez le poste de Directeur général depuis 1980 après avoir été Responsable des ventes pendant 5 ans.</p>
<p>Votre dernier ouvrage, «&nbsp;Voyages aux pays du café&nbsp;» a été publié aux éditions Erick Bonnier en novembre 2022. Vous y faites le récit de vos séjours à Cuba, au Laos ou encore au Congo, où vous avez engagé Malongo dans une démarche de commerce équitable afin de soutenir le développement local et la préservation de la biodiversité. Vous y racontez comment vous avez fait, au Mexique, en 1992, la rencontre du Padre Francisco van der Hoff, le cofondateur du premier label de commerce équitable «&nbsp;Max Havelaar&nbsp;». C’est lui qui vous a convaincu du bien-fondé de ce modèle, fondé sur des partenariats pluriannuels avec des coopératives de petits producteurs qui garantissent des prix rémunérateurs pour les producteurs et valorisent des modes de production respectueux de l’environnement.</p>
<p>Malongo est aujourd’hui le premier intervenant des cafés issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique. Cette entreprise de torréfaction, fondée à Nice en 1934, emploie près de 400 collaborateurs et génère plus de 110M€ de chiffre d’affaires, selon les chiffres de 2019. 66% de son volume de café importé est certifié «&nbsp;Max Havelaar&nbsp;» et 26% est certifié «&nbsp;agriculture biologique&nbsp;». L’entreprise travaille avec 16 pays producteurs de café équitable et reverse chaque année aux coopératives plusieurs millions d’euros de primes bio et développement. Plus récemment, Malongo s’est illustré sur un autre segment de l’économie responsable, en relocalisant intégralement la fabrication de sa machine à café à La Roche-sur-Yon, en Vendée.</p>
<p>Le marché de l’alimentation «&nbsp;responsable&nbsp;» subit aujourd’hui les contrecoups de l’envolée des prix à la consommation. Dans sa dernière note de conjoncture en date du 14 avril, l’INSEE relève ainsi que les prix à la consommation ont augmenté, au mois de mars 2023, de 5.7% sur un an. Selon le quatrième baromètre de la transition alimentaire, réalisé par OpinionWay, le prix est devenu le critère prioritaire lors du passage en caisse pour sept Français sur dix. Cela représente une hausse de 7 points en un an et de 10 points en deux ans. Cette tendance concerne cependant moins certains groupes de la population, comme les 18-24 ans qui restent particulièrement sensibles à l’empreinte écologique de leur alimentation.</p>
<p>Le modèle du commerce équitable doit également répondre aux critiques sur la multiplication des labels, qui entretient selon ses détracteurs l’opacité sur les cahiers des charges et sur le respect effectif de celui-ci par les producteurs. Certains labels ont été accusés de faciliter le «&nbsp;socialwashing&nbsp;» des entreprises, dans un contexte où le commerce équitable gagne des parts de marché et a franchi la barre des 2 milliards d’euro de vente en France en 2021. Des voix s’élèvent également pour dénoncer l’impact écologique de ce système et privilégient les circuits courts, la production locale et la consommation de saison.</p>
<p>Face à ces difficultés, le chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) Frédéric Amiel pense que le commerce équitable doit «&nbsp;se repenser&nbsp;» pour «&nbsp;aller plus loin&nbsp;» et propose à cette fin le développement de clauses de «&nbsp;garantie d’achat&nbsp;» améliorant la visibilité à moyen-terme des producteurs et l’assouplissement de la réglementation fiscale sur les produits équitables importés.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 17 Sep 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/eccbd116-ece9-45f9-8d96-e2c42ef857cb.mp3?_=1686639911" length="57367031" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>n° 315 / 17 septembre 2023.
 

 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2023.
 

 
Avec cette semaine :
 

 

  - Jean-Pierre Blanc, Directeur général de Malongo.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 


 
Jean-Pierre Blanc, vous êtes le Directeur général de Malongo, la PME française spécialisée dans l'importation, la torréfaction et la distribution de cafés biologiques et équitables. Vous avez effectué l’intégralité de votre carrière dans cette entreprise, où vous occupez le poste de Directeur général depuis 1980 après avoir été Responsable des ventes pendant 5 ans.
 
Votre dernier ouvrage, « Voyages aux pays du café » a été publié aux éditions Erick Bonnier en novembre 2022. Vous y faites le récit de vos séjours à Cuba, au Laos ou encore au Congo, où vous avez engagé Malongo dans une démarche de commerce équitable afin de soutenir le développement local et la préservation de la biodiversité. Vous y racontez comment vous avez fait, au Mexique, en 1992, la rencontre du Padre Francisco van der Hoff, le cofondateur du premier label de commerce équitable « Max Havelaar ». C’est lui qui vous a convaincu du bien-fondé de ce modèle, fondé sur des partenariats pluriannuels avec des coopératives de petits producteurs qui garantissent des prix rémunérateurs pour les producteurs et valorisent des modes de production respectueux de l’environnement.
 
Malongo est aujourd’hui le premier intervenant des cafés issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique. Cette entreprise de torréfaction, fondée à Nice en 1934, emploie près de 400 collaborateurs et génère plus de 110M€ de chiffre d’affaires, selon les chiffres de 2019. 66% de son volume de café importé est certifié « Max Havelaar » et 26% est certifié « agriculture biologique ». L’entreprise travaille avec 16 pays producteurs de café équitable et reverse chaque année aux coopératives plusieurs millions d’euros de primes bio et développement. Plus récemment, Malongo s’est illustré sur un autre segment de l’économie responsable, en relocalisant intégralement la fabrication de sa machine à café à La Roche-sur-Yon, en Vendée.
 
Le marché de l’alimentation « responsable » subit aujourd’hui les contrecoups de l’envolée des prix à la consommation. Dans sa dernière note de conjoncture en date du 14 avril, l’INSEE relève ainsi que les prix à la consommation ont augmenté, au mois de mars 2023, de 5.7% sur un an. Selon le quatrième baromètre de la transition alimentaire, réalisé par OpinionWay, le prix est devenu le critère prioritaire lors du passage en caisse pour sept Français sur dix. Cela représente une hausse de 7 points en un an et de 10 points en deux ans. Cette tendance concerne cependant moins certains groupes de la population, comme les 18-24 ans qui restent particulièrement sensibles à l’empreinte écologique de leur alimentation.
 
Le modèle du commerce équitable doit également répondre aux critiques sur la multiplication des labels, qui entretient selon ses détracteurs l’opacité sur les cahiers des charges et sur le respect effectif de celui-ci par les producteurs. Certains labels ont été accusés de faciliter le « socialwashing » des entreprises, dans un contexte où le commerce équitable gagne des parts de marché et a franchi la barre des 2 milliards d’euro de vente en France en 2021. Des voix s’élèvent également pour dénoncer l’impact écologique de ce système et privilégient les circuits courts, la production locale et la consommation de saison.
 
Face à ces difficultés, le chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) Frédéric Amiel pense que le commerce équitable doit « se repenser » pour « aller plus loin » et propose à cette fin le développement de clauses de « garantie d’achat » améliorant la visibilité à moyen-terme des producteurs et l’assouplissement de la réglementation fiscale sur les produits équitables importés.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 19 avril 2023.
 

 
Avec cette semaine :
 

 

  - Jean-Pierre Blanc, Directeur général de Malongo.
  - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.
  - Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l’Intérieur.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 


 
Jean-Pierre Blanc, vous êtes le Directeur général de Malongo, la PME française spécialisée dans l'importation, la torréfaction et la distribution de cafés biologiques et équitables. Vous avez effectué l’intégralité de votre carrière dans cette entreprise, où vous occupez le poste de Directeur général depuis 1980 après avoir été Responsable des ventes pendant 5 ans.
 
Votre dernier ouvrage, « Voyages aux pays du café » a été publié aux éditions Erick Bonnier en novembre 2022. Vous y faites le récit de vos séjours à Cuba, au Laos ou encore au Congo, où vous avez engagé Malongo dans une démarche de commerce équitable afin de soutenir le développement local et la préservation de la biodiversité. Vous y racontez comment vous avez fait, au Mexique, en 1992, la rencontre du Padre Francisco van der Hoff, le cofondateur du premier label de commerce équitable « Max Havelaar ». C’est lui qui vous a convaincu du bien-fondé de ce modèle, fondé sur des partenariats pluriannuels avec des coopératives de petits producteurs qui garantissent des prix rémunérateurs pour les producteurs et valorisent des modes de production respectueux de l’environnement.
 
Malongo est aujourd’hui le premier intervenant des cafés issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique. Cette entreprise de torréfaction, fondée à Nice en 1934, emploie près de 400 collaborateurs et génère plus de 110M€ de chiffre d’affaires, selon les chiffres de 2019. 66% de son volume de café importé est certifié « Max Havelaar » et 26% est certifié « agriculture biologique ». L’entreprise travaille avec 16 pays producteurs de café équitable et reverse chaque année aux coopératives plusieurs millions d’euros de primes bio et développement. Plus récemment, Malongo s’est illustré sur un autre segment de l’économie responsable, en relocalisant intégralement la fabrication de sa machine à café à La Roche-sur-Yon, en Vendée.
 
Le marché de l’alimentation « responsable » subit aujourd’hui les contrecoups de l’envolée des prix à la consommation. Dans sa dernière note de conjoncture en date du 14 avril, l’INSEE relève ainsi que les prix à la consommation ont augmenté, au mois de mars 2023, de 5.7% sur un an. Selon le quatrième baromètre de la transition alimentaire, réalisé par OpinionWay, le prix est devenu le critère prioritaire lors du passage en caisse pour sept Français sur dix. Cela représente une hausse de 7 points en un an et de 10 points en deux ans. Cette tendance concerne cependant moins certains groupes de la population, comme les 18-24 ans qui restent particulièrement sensibles à l’empreinte écologique de leur alimentation.
 
Le modèle du commerce équitable doit également répondre aux critiques sur la multiplication des labels, qui entretient selon ses détracteurs l’opacité sur les cahiers des charges et sur le respect effectif de celui-ci par les producteurs. Certains labels ont été accusés de faciliter le « socialwashing » des entreprises, dans un contexte où le commerce équitable gagne des parts de marché et a franchi la barre des 2 milliards d’euro de vente en France en 2021. Des voix s’élèvent également pour dénoncer l’impact écologique de ce système et privilégient les circuits courts, la production locale et la consommation de saison.
 
Face à ces difficultés, le chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) Frédéric Amiel pense que le commerce équitable doit « se repenser » pour « aller plus loin » et propose à cette fin le développement de clauses de « garantie d’achat » améliorant la visibilité à moyen-terme des producteurs et l’assouplissement de la réglementation fiscale sur les produits équitables importés.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[n° 315 / 17 septembre 2023.
 

 
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</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
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</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada #206 / 13 septembre 2023<br>
</p>
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<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
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</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 13 Sep 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c74357b2-4f84-4863-9401-7dfd2cc1c537.mp3?_=1694301425" length="18679709" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada #206 / 13 septembre 2023

 
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  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada #206 / 13 septembre 2023

 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en Public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourl...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>19:27</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/PTTIKPo]]></podcast:txt><itunes:episode>346</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Nicole Gnesotto,Marc-Olivier Padis,Richard Werly</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Le chef de l’Etat, « homme-orchestre » de la République / G20 versus BRICS, le jeu de l’Inde]]></title><guid isPermaLink="false">10981f1a-5bf2-445f-9754-a2e447930920</guid><description><![CDATA[<p>N°314 / 10 septembre 2023<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>Le chef de l’État, «&nbsp;Homme-orchestre de la République&nbsp;»</strong></p>
<p>Avec la rentrée, le Président de la République se montre sur tous les fronts. Diplomatique, d’abord, avec, du 28 au 30 août, au Quai d’Orsay, la traditionnelle Conférence des ambassadeurs. Dans le quotidien L’Opinion, Jean-Dominique Merchet&nbsp;estime que «&nbsp;<em>loin de se contenter de fixer les grandes lignes de la politique étrangère, le chef de l'État mettra les mains dans le cambouis de tous les détails de l'action extérieure de la France</em>&nbsp;». Si dans la Ve République, la diplomatie fait partie du domaine réservé du chef de l’État, l'ancien ambassadeur Michel Duclos estime toutefois que « <em>la centralité de la fonction présidentielle dans notre dispositif diplomatique peut devenir une faiblesse, car il n'est pas sain dans le monde complexe actuel que tout repose à ce point sur les épaules d'une seule personnalité</em>. »</p>
<p>Dans la foulée, Emmanuel Macron a reçu, le 30 août au soir, avec Élisabeth Borne, les chefs des partis politiques représentés au Parlement, ainsi que les présidents des trois chambres Yaël Braun-Pivet (Assemblée nationale), Gérard Larcher (Sénat) et Thierry Beaudet (Conseil économique, social et environnemental), à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. Objectif affiché du Président&nbsp;: trouver des « voies » pour faire « avancer » le pays, en l'absence de majorité absolue à l'Assemblée. Au menu&nbsp;: <em>« la situation internationale et ses conséquences sur la France&nbsp;»</em>, mais aussi <em>« les nuits d’émeutes que nous avons vécues, avec pour objectif de prendre des décisions pour renforcer l’indépendance de notre pays et rebâtir notre nation et tout ce qui la tient : la famille, l’école, le service national universel, la transmission de notre culture, notre langue, la régulation des écrans&nbsp;»,</em> ou encore <em>« notre organisation et nos institutions dans tous les territoires »</em>. Après le grand débat, les conventions citoyennes, le Conseil national de la refondation, le Président recourt maintenant à une nouvelle <em>« innovation démocratique »</em>. <em>« C’est le président qui prend le volant, c’est clair et net »</em>, note le président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Hervé Marseille.</p>
<p>Le 4&nbsp;septembre, à l’occasion de la rentrée scolaire, Emmanuel Macron a répondu sur YouTube, aux questions du vidéaste Web Hugo Travers, dit Hugo Décrypte. Troubles dépressifs, urgence climatique, réduction des vacances d’été, harcèlement à l’école, pacte enseignant, coût de la vie, RSA, Restos du cœur… Pendant près de deux heures, le chef de l’État a abordé plusieurs sujets censés préoccuper les moins de 26&nbsp;ans, en insistant sur ceux qui concernent l’éducation nationale. Le Président assume cette omniprésence. <em>«&nbsp;Compte tenu des enjeux, l’éducation fait partie du domaine réservé du président »</em>, justifiait-il dans les colonnes du <em>Point</em>, le 23&nbsp;août. L’école, <em>« c’est le cœur de la bataille que l’on doit mener, parce que c’est à partir de là que nous rebâtirons la France »</em>, insistait-il. Pour autant, son entourage réfute le terme de « super ministre de l’Éducation ». Mais, les médias observent qu’en mettant l'école « au cœur » de son projet, Emmanuel Macron prend directement le dossier en main et se désigne comme le véritable responsable.</p>
<p>***</p>
<p><strong>G20 versus BRICS, le jeu de l’Inde</strong></p>
<p>Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) du 22&nbsp;au 24&nbsp;août à Johannesburg, en Afrique du Sud, a été l'occasion d'affirmer une fois de plus leur force de contrepoids à l'influence occidentale. Ce bloc représente plus de 42&nbsp;% de la population mondiale, 30 % de son territoire, 23 % du PIB mondial et 18 % du commerce mondial. Cependant, seuls 6 % du commerce total s'opèrent entre eux. Créé au départ avec quatre membres en 2009, les BRICS ont été rejoint par l'Afrique du Sud en 2010. Six nouveaux membres ont adhéré cette année&nbsp;: l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Ethiopie et l’Iran. Avec six des dix premiers producteurs de pétrole, les BRICS contrôlent désormais le marché mondial. L'arrivée de ces nouveaux «&nbsp;coffres-forts&nbsp;» qui disposent d'importantes réserves de change s'accompagne de l'entrée en force du monde arabo-musulman, avec l'Egypte et l'Iran. Ces pays ont peu en commun, si ce n'est un objectif prioritaire&nbsp;: le rééquilibrage de l'ordre économique mondial en leur faveur, grâce notamment à la «&nbsp;dédollarisation&nbsp;». Comme le souligne la déclaration finale du sommet, les BRICS veulent basculer vers plus de paiements en monnaies locales&nbsp;: l'Inde paie déjà le pétrole russe en roupies, la Chine commence à payer le pétrole saoudien en yuans.</p>
<p>En présidant cette année le G20, qui rassemble depuis hier à New Delhi les dirigeants des 19 économies les plus développées plus l’Union européenne, l'Inde entend préserver la pertinence du forum, le seul où les pays occidentaux côtoient les pays émergents du Sud. Les sujets ne manquent pas&nbsp;: guerre en Ukraine, lutte contre les effets du changement climatique, sécurité alimentaire, conflits commerciaux, solidarité avec les pays en développement, rivalité technologique avec la montée en puissance des cryptoactifs… L’absence de deux hôtes de marque - le président russe, Vladimir Poutine pour cause de sanctions, et son homologue chinois, Xi Jinping, illustre les tensions entre leurs membres. Après dix-huit mois de guerre, le forum reste profondément divisé au sujet de l’invasion russe. Plusieurs dirigeants des pays émergents sont soucieux, à l’instar de Narendra Modi, le Premier ministre indien, de ne pas choisir leur camp entre Moscou et Kyiv. Tensions également entre la Chine et l'Inde après la publication par Pékin d'une carte revendiquant des terres que l'Inde affirme posséder dans l’Himalaya où des combats ont opposé les deux armées en 2020. Défi de la montée en puissance des BRICS qui comprennent désormais l’Arabie saoudite et l'Argentine. Tout en gardant un œil inquiet sur la Chine, l’Inde navigue entre les Etats-Unis, dont elle s’est rapprochée, la Russie, qui lui est encore très utile, et quelques puissances moyennes. Au non-alignement a succédé à New Delhi le «&nbsp;pluri-alignement&nbsp;» ou «&nbsp;plurilatéralisme&nbsp;». Celui-ci consiste à préserver la liberté de choix et d’action de l’Inde sur la scène internationale, et donc à démultiplier les relations avec un maximum d’États ou groupes d’États dans le monde, en ne se rendant dépendant d’aucun en particulier et en ignorant autant que possible les rivalités entre eux.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°314 / 10 septembre 2023<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>Le chef de l’État, «&nbsp;Homme-orchestre de la République&nbsp;»</strong></p>
<p>Avec la rentrée, le Président de la République se montre sur tous les fronts. Diplomatique, d’abord, avec, du 28 au 30 août, au Quai d’Orsay, la traditionnelle Conférence des ambassadeurs. Dans le quotidien L’Opinion, Jean-Dominique Merchet&nbsp;estime que «&nbsp;<em>loin de se contenter de fixer les grandes lignes de la politique étrangère, le chef de l'État mettra les mains dans le cambouis de tous les détails de l'action extérieure de la France</em>&nbsp;». Si dans la Ve République, la diplomatie fait partie du domaine réservé du chef de l’État, l'ancien ambassadeur Michel Duclos estime toutefois que « <em>la centralité de la fonction présidentielle dans notre dispositif diplomatique peut devenir une faiblesse, car il n'est pas sain dans le monde complexe actuel que tout repose à ce point sur les épaules d'une seule personnalité</em>. »</p>
<p>Dans la foulée, Emmanuel Macron a reçu, le 30 août au soir, avec Élisabeth Borne, les chefs des partis politiques représentés au Parlement, ainsi que les présidents des trois chambres Yaël Braun-Pivet (Assemblée nationale), Gérard Larcher (Sénat) et Thierry Beaudet (Conseil économique, social et environnemental), à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. Objectif affiché du Président&nbsp;: trouver des « voies » pour faire « avancer » le pays, en l'absence de majorité absolue à l'Assemblée. Au menu&nbsp;: <em>« la situation internationale et ses conséquences sur la France&nbsp;»</em>, mais aussi <em>« les nuits d’émeutes que nous avons vécues, avec pour objectif de prendre des décisions pour renforcer l’indépendance de notre pays et rebâtir notre nation et tout ce qui la tient : la famille, l’école, le service national universel, la transmission de notre culture, notre langue, la régulation des écrans&nbsp;»,</em> ou encore <em>« notre organisation et nos institutions dans tous les territoires »</em>. Après le grand débat, les conventions citoyennes, le Conseil national de la refondation, le Président recourt maintenant à une nouvelle <em>« innovation démocratique »</em>. <em>« C’est le président qui prend le volant, c’est clair et net »</em>, note le président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Hervé Marseille.</p>
<p>Le 4&nbsp;septembre, à l’occasion de la rentrée scolaire, Emmanuel Macron a répondu sur YouTube, aux questions du vidéaste Web Hugo Travers, dit Hugo Décrypte. Troubles dépressifs, urgence climatique, réduction des vacances d’été, harcèlement à l’école, pacte enseignant, coût de la vie, RSA, Restos du cœur… Pendant près de deux heures, le chef de l’État a abordé plusieurs sujets censés préoccuper les moins de 26&nbsp;ans, en insistant sur ceux qui concernent l’éducation nationale. Le Président assume cette omniprésence. <em>«&nbsp;Compte tenu des enjeux, l’éducation fait partie du domaine réservé du président »</em>, justifiait-il dans les colonnes du <em>Point</em>, le 23&nbsp;août. L’école, <em>« c’est le cœur de la bataille que l’on doit mener, parce que c’est à partir de là que nous rebâtirons la France »</em>, insistait-il. Pour autant, son entourage réfute le terme de « super ministre de l’Éducation ». Mais, les médias observent qu’en mettant l'école « au cœur » de son projet, Emmanuel Macron prend directement le dossier en main et se désigne comme le véritable responsable.</p>
<p>***</p>
<p><strong>G20 versus BRICS, le jeu de l’Inde</strong></p>
<p>Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) du 22&nbsp;au 24&nbsp;août à Johannesburg, en Afrique du Sud, a été l'occasion d'affirmer une fois de plus leur force de contrepoids à l'influence occidentale. Ce bloc représente plus de 42&nbsp;% de la population mondiale, 30 % de son territoire, 23 % du PIB mondial et 18 % du commerce mondial. Cependant, seuls 6 % du commerce total s'opèrent entre eux. Créé au départ avec quatre membres en 2009, les BRICS ont été rejoint par l'Afrique du Sud en 2010. Six nouveaux membres ont adhéré cette année&nbsp;: l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Ethiopie et l’Iran. Avec six des dix premiers producteurs de pétrole, les BRICS contrôlent désormais le marché mondial. L'arrivée de ces nouveaux «&nbsp;coffres-forts&nbsp;» qui disposent d'importantes réserves de change s'accompagne de l'entrée en force du monde arabo-musulman, avec l'Egypte et l'Iran. Ces pays ont peu en commun, si ce n'est un objectif prioritaire&nbsp;: le rééquilibrage de l'ordre économique mondial en leur faveur, grâce notamment à la «&nbsp;dédollarisation&nbsp;». Comme le souligne la déclaration finale du sommet, les BRICS veulent basculer vers plus de paiements en monnaies locales&nbsp;: l'Inde paie déjà le pétrole russe en roupies, la Chine commence à payer le pétrole saoudien en yuans.</p>
<p>En présidant cette année le G20, qui rassemble depuis hier à New Delhi les dirigeants des 19 économies les plus développées plus l’Union européenne, l'Inde entend préserver la pertinence du forum, le seul où les pays occidentaux côtoient les pays émergents du Sud. Les sujets ne manquent pas&nbsp;: guerre en Ukraine, lutte contre les effets du changement climatique, sécurité alimentaire, conflits commerciaux, solidarité avec les pays en développement, rivalité technologique avec la montée en puissance des cryptoactifs… L’absence de deux hôtes de marque - le président russe, Vladimir Poutine pour cause de sanctions, et son homologue chinois, Xi Jinping, illustre les tensions entre leurs membres. Après dix-huit mois de guerre, le forum reste profondément divisé au sujet de l’invasion russe. Plusieurs dirigeants des pays émergents sont soucieux, à l’instar de Narendra Modi, le Premier ministre indien, de ne pas choisir leur camp entre Moscou et Kyiv. Tensions également entre la Chine et l'Inde après la publication par Pékin d'une carte revendiquant des terres que l'Inde affirme posséder dans l’Himalaya où des combats ont opposé les deux armées en 2020. Défi de la montée en puissance des BRICS qui comprennent désormais l’Arabie saoudite et l'Argentine. Tout en gardant un œil inquiet sur la Chine, l’Inde navigue entre les Etats-Unis, dont elle s’est rapprochée, la Russie, qui lui est encore très utile, et quelques puissances moyennes. Au non-alignement a succédé à New Delhi le «&nbsp;pluri-alignement&nbsp;» ou «&nbsp;plurilatéralisme&nbsp;». Celui-ci consiste à préserver la liberté de choix et d’action de l’Inde sur la scène internationale, et donc à démultiplier les relations avec un maximum d’États ou groupes d’États dans le monde, en ne se rendant dépendant d’aucun en particulier et en ignorant autant que possible les rivalités entre eux.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 10 Sep 2023 13:27:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/10981f1a-5bf2-445f-9754-a2e447930920.mp3?_=1694300754" length="64055012" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°314 / 10 septembre 2023

 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

Le chef de l’État, « Homme-orchestre de la République »
 
Avec la rentrée, le Président de la République se montre sur tous les fronts. Diplomatique, d’abord, avec, du 28 au 30 août, au Quai d’Orsay, la traditionnelle Conférence des ambassadeurs. Dans le quotidien L’Opinion, Jean-Dominique Merchet estime que « loin de se contenter de fixer les grandes lignes de la politique étrangère, le chef de l'État mettra les mains dans le cambouis de tous les détails de l'action extérieure de la France ». Si dans la Ve République, la diplomatie fait partie du domaine réservé du chef de l’État, l'ancien ambassadeur Michel Duclos estime toutefois que « la centralité de la fonction présidentielle dans notre dispositif diplomatique peut devenir une faiblesse, car il n'est pas sain dans le monde complexe actuel que tout repose à ce point sur les épaules d'une seule personnalité. »
 
Dans la foulée, Emmanuel Macron a reçu, le 30 août au soir, avec Élisabeth Borne, les chefs des partis politiques représentés au Parlement, ainsi que les présidents des trois chambres Yaël Braun-Pivet (Assemblée nationale), Gérard Larcher (Sénat) et Thierry Beaudet (Conseil économique, social et environnemental), à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. Objectif affiché du Président : trouver des « voies » pour faire « avancer » le pays, en l'absence de majorité absolue à l'Assemblée. Au menu : « la situation internationale et ses conséquences sur la France », mais aussi « les nuits d’émeutes que nous avons vécues, avec pour objectif de prendre des décisions pour renforcer l’indépendance de notre pays et rebâtir notre nation et tout ce qui la tient : la famille, l’école, le service national universel, la transmission de notre culture, notre langue, la régulation des écrans », ou encore « notre organisation et nos institutions dans tous les territoires ». Après le grand débat, les conventions citoyennes, le Conseil national de la refondation, le Président recourt maintenant à une nouvelle « innovation démocratique ». « C’est le président qui prend le volant, c’est clair et net », note le président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Hervé Marseille.
 
Le 4 septembre, à l’occasion de la rentrée scolaire, Emmanuel Macron a répondu sur YouTube, aux questions du vidéaste Web Hugo Travers, dit Hugo Décrypte. Troubles dépressifs, urgence climatique, réduction des vacances d’été, harcèlement à l’école, pacte enseignant, coût de la vie, RSA, Restos du cœur… Pendant près de deux heures, le chef de l’État a abordé plusieurs sujets censés préoccuper les moins de 26 ans, en insistant sur ceux qui concernent l’éducation nationale. Le Président assume cette omniprésence. « Compte tenu des enjeux, l’éducation fait partie du domaine réservé du président », justifiait-il dans les colonnes du Point, le 23 août. L’école, « c’est le cœur de la bataille que l’on doit mener, parce que c’est à partir de là que nous rebâtirons la France », insistait-il. Pour autant, son entourage réfute le terme de « super ministre de l’Éducation ». Mais, les médias observent qu’en mettant l'école « au cœur » de son projet, Emmanuel Macron prend directement le dossier en main et se désigne comme le véritable responsable.
 
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G20 versus BRICS, le jeu de l’Inde
 
Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) du 22 au 24 août à Johannesburg, en Afrique du Sud, a été l'occasion d'affirmer une fois de plus leur force de contrepoids à l'influence occidentale. Ce bloc représente plus de 42 % de la population mondiale, 30 % de son territoire, 23 % du PIB mondial et 18 % du commerce mondial. Cependant, seuls 6 % du commerce total s'opèrent entre eux. Créé au départ avec quatre membres en 2009, les BRICS ont été rejoint par l'Afrique du Sud en 2010. Six nouveaux membres ont adhéré cette année : l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Ethiopie et l’Iran. Avec six des dix premiers producteurs de pétrole, les BRICS contrôlent désormais le marché mondial. L'arrivée de ces nouveaux « coffres-forts » qui disposent d'importantes réserves de change s'accompagne de l'entrée en force du monde arabo-musulman, avec l'Egypte et l'Iran. Ces pays ont peu en commun, si ce n'est un objectif prioritaire : le rééquilibrage de l'ordre économique mondial en leur faveur, grâce notamment à la « dédollarisation ». Comme le souligne la déclaration finale du sommet, les BRICS veulent basculer vers plus de paiements en monnaies locales : l'Inde paie déjà le pétrole russe en roupies, la Chine commence à payer le pétrole saoudien en yuans.
 
En présidant cette année le G20, qui rassemble depuis hier à New Delhi les dirigeants des 19 économies les plus développées plus l’Union européenne, l'Inde entend préserver la pertinence du forum, le seul où les pays occidentaux côtoient les pays émergents du Sud. Les sujets ne manquent pas : guerre en Ukraine, lutte contre les effets du changement climatique, sécurité alimentaire, conflits commerciaux, solidarité avec les pays en développement, rivalité technologique avec la montée en puissance des cryptoactifs… L’absence de deux hôtes de marque - le président russe, Vladimir Poutine pour cause de sanctions, et son homologue chinois, Xi Jinping, illustre les tensions entre leurs membres. Après dix-huit mois de guerre, le forum reste profondément divisé au sujet de l’invasion russe. Plusieurs dirigeants des pays émergents sont soucieux, à l’instar de Narendra Modi, le Premier ministre indien, de ne pas choisir leur camp entre Moscou et Kyiv. Tensions également entre la Chine et l'Inde après la publication par Pékin d'une carte revendiquant des terres que l'Inde affirme posséder dans l’Himalaya où des combats ont opposé les deux armées en 2020. Défi de la montée en puissance des BRICS qui comprennent désormais l’Arabie saoudite et l'Argentine. Tout en gardant un œil inquiet sur la Chine, l’Inde navigue entre les Etats-Unis, dont elle s’est rapprochée, la Russie, qui lui est encore très utile, et quelques puissances moyennes. Au non-alignement a succédé à New Delhi le « pluri-alignement » ou « plurilatéralisme ». Celui-ci consiste à préserver la liberté de choix et d’action de l’Inde sur la scène internationale, et donc à démultiplier les relations avec un maximum d’États ou groupes d’États dans le monde, en ne se rendant dépendant d’aucun en particulier et en ignorant autant que possible les rivalités entre eux.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>N°314 / 10 septembre 2023

 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 

Le chef de l’État, « Homme-orchestre de la République »
 
Avec la rentrée, le Président de la République se montre sur tous les fronts. Diplomatique, d’abord, avec, du 28 au 30 août, au Quai d’Orsay, la traditionnelle Conférence des ambassadeurs. Dans le quotidien L’Opinion, Jean-Dominique Merchet estime que « loin de se contenter de fixer les grandes lignes de la politique étrangère, le chef de l'État mettra les mains dans le cambouis de tous les détails de l'action extérieure de la France ». Si dans la Ve République, la diplomatie fait partie du domaine réservé du chef de l’État, l'ancien ambassadeur Michel Duclos estime toutefois que « la centralité de la fonction présidentielle dans notre dispositif diplomatique peut devenir une faiblesse, car il n'est pas sain dans le monde complexe actuel que tout repose à ce point sur les épaules d'une seule personnalité. »
 
Dans la foulée, Emmanuel Macron a reçu, le 30 août au soir, avec Élisabeth Borne, les chefs des partis politiques représentés au Parlement, ainsi que les présidents des trois chambres Yaël Braun-Pivet (Assemblée nationale), Gérard Larcher (Sénat) et Thierry Beaudet (Conseil économique, social et environnemental), à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. Objectif affiché du Président : trouver des « voies » pour faire « avancer » le pays, en l'absence de majorité absolue à l'Assemblée. Au menu : « la situation internationale et ses conséquences sur la France », mais aussi « les nuits d’émeutes que nous avons vécues, avec pour objectif de prendre des décisions pour renforcer l’indépendance de notre pays et rebâtir notre nation et tout ce qui la tient : la famille, l’école, le service national universel, la transmission de notre culture, notre langue, la régulation des écrans », ou encore « notre organisation et nos institutions dans tous les territoires ». Après le grand débat, les conventions citoyennes, le Conseil national de la refondation, le Président recourt maintenant à une nouvelle « innovation démocratique ». « C’est le président qui prend le volant, c’est clair et net », note le président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Hervé Marseille.
 
Le 4 septembre, à l’occasion de la rentrée scolaire, Emmanuel Macron a répondu sur YouTube, aux questions du vidéaste Web Hugo Travers, dit Hugo Décrypte. Troubles dépressifs, urgence climatique, réduction des vacances d’été, harcèlement à l’école, pacte enseignant, coût de la vie, RSA, Restos du cœur… Pendant près de deux heures, le chef de l’État a abordé plusieurs sujets censés préoccuper les moins de 26 ans, en insistant sur ceux qui concernent l’éducation nationale. Le Président assume cette omniprésence. « Compte tenu des enjeux, l’éducation fait partie du domaine réservé du président », justifiait-il dans les colonnes du Point, le 23 août. L’école, « c’est le cœur de la bataille que l’on doit mener, parce que c’est à partir de là que nous rebâtirons la France », insistait-il. Pour autant, son entourage réfute le terme de « super ministre de l’Éducation ». Mais, les médias observent qu’en mettant l'école « au cœur » de son projet, Emmanuel Macron prend directement le dossier en main et se désigne comme le véritable responsable.
 
***
 
G20 versus BRICS, le jeu de l’Inde
 
Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) du 22 au 24 août à Johannesburg, en Afrique du Sud, a été l'occasion d'affirmer une fois de plus leur force de contrepoids à l'influence occidentale. Ce bloc représente plus de 42 % de la population mondiale, 30 % de son territoire, 23 % du PIB mondial et 18 % du commerce mondial. Cependant, seuls 6 % du commerce total s'opèrent entre eux. Créé au départ avec quatre membres en 2009, les BRICS ont été rejoint par l'Afrique du Sud en 2010. Six nouveaux membres ont adhéré cette année : l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Ethiopie et l’Iran. Avec six des dix premiers producteurs de pétrole, les BRICS contrôlent désormais le marché mondial. L'arrivée de ces nouveaux « coffres-forts » qui disposent d'importantes réserves de change s'accompagne de l'entrée en force du monde arabo-musulman, avec l'Egypte et l'Iran. Ces pays ont peu en commun, si ce n'est un objectif prioritaire : le rééquilibrage de l'ordre économique mondial en leur faveur, grâce notamment à la « dédollarisation ». Comme le souligne la déclaration finale du sommet, les BRICS veulent basculer vers plus de paiements en monnaies locales : l'Inde paie déjà le pétrole russe en roupies, la Chine commence à payer le pétrole saoudien en yuans.
 
En présidant cette année le G20, qui rassemble depuis hier à New Delhi les dirigeants des 19 économies les plus développées plus l’Union européenne, l'Inde entend préserver la pertinence du forum, le seul où les pays occidentaux côtoient les pays émergents du Sud. Les sujets ne manquent pas : guerre en Ukraine, lutte contre les effets du changement climatique, sécurité alimentaire, conflits commerciaux, solidarité avec les pays en développement, rivalité technologique avec la montée en puissance des cryptoactifs… L’absence de deux hôtes de marque - le président russe, Vladimir Poutine pour cause de sanctions, et son homologue chinois, Xi Jinping, illustre les tensions entre leurs membres. Après dix-huit mois de guerre, le forum reste profondément divisé au sujet de l’invasion russe. Plusieurs dirigeants des pays émergents sont soucieux, à l’instar de Narendra Modi, le Premier ministre indien, de ne pas choisir leur camp entre Moscou et Kyiv. Tensions également entre la Chine et l'Inde après la publication par Pékin d'une carte revendiquant des terres que l'Inde affirme posséder dans l’Himalaya où des combats ont opposé les deux armées en 2020. Défi de la montée en puissance des BRICS qui comprennent désormais l’Arabie saoudite et l'Argentine. Tout en gardant un œil inquiet sur la Chine, l’Inde navigue entre les Etats-Unis, dont elle s’est rapprochée, la Russie, qui lui est encore très utile, et quelques puissances moyennes. Au non-alignement a succédé à New Delhi le « pluri-alignement » ou « plurilatéralisme ». Celui-ci consiste à préserver la liberté de choix et d’action de l’Inde sur la scène internationale, et donc à démultiplier les relations avec un maximum d’États ou groupes d’États dans le monde, en ne se rendant dépendant d’aucun en particulier et en ignorant autant que possible les rivalités entre eux.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°314 / 10 septembre 2023

 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 10 septembre 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Louis Bourlange...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:43</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/GgBWzdR]]></podcast:txt><itunes:episode>345</itunes:episode><itunes:keywords>Jean-Louis Bourlanges,Philippe Meyer,Marc-Olivier Padis,Nicole Gnesotto,Richard Werly,Actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Inde,G20,BRICS,Emmanuel Macron</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada Si vous l’avez manqué : Sandy Vercruyssen (3/3)  « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte »]]></title><guid isPermaLink="false">09a7d0c8-d506-4d49-acb0-19351fbf0bb1</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 205 / 6 septembre 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er juillet 2022.</p>
<p>Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 205 / 6 septembre 2023.</p>
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<p>Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er juillet 2022.</p>
<p>Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 06 Sep 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/09a7d0c8-d506-4d49-acb0-19351fbf0bb1.mp3?_=1689085976" length="19243536" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 205 / 6 septembre 2023.
 
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Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école.
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Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 1er juillet 2022.
 
Dans ce bada découpé en tr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>20:02</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/gQdAOHz]]></podcast:txt><itunes:episode>341</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique : les droites en Europe, avec Dominique Reynié]]></title><guid isPermaLink="false">fed6794e-58e7-409b-8eaa-c422f0d72805</guid><description><![CDATA[<p>N° 313 / 3 septembre 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;16 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Dominique Reynié, enseignant à Sciences Po agrégé de sciences politiques.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p>LES DROITES EN EUROPE</p>
<p>Dominique Reynié, vous êtes Professeur des Universités à Sciences Po et agrégé de sciences politiques. Vous dirigez, depuis 2008, la Fondation pour l’innovation politique, un think tank indépendant et reconnu d’utilité publique qui s’inscrit dans «&nbsp;une perspective&nbsp;libérale, progressiste et européenne&nbsp;».</p>
<p>Vos travaux portent sur les transformations du pouvoir politique, l'opinion publique, les mouvements électoraux, la droite et le populisme. Vous avez dirigé l’ouvrage de la Fondapol intitulé <u>Les droites en Europe</u>. Il retrace la montée en puissance des partis de droite au sein de l’Union européenne dès le milieu des années 1980, dans le contexte de l’effondrement du communisme et de l’épuisement de la social-démocratie. Il montre comment, sous l’effet du vieillissement démographique et de la pression migratoire, les Européens sont devenus de plus en plus soucieux de préserver leur niveau de vie et leur identité, un patrimoine à la fois matériel et culturel. Les mouvements populistes ont très tôt orienté leurs discours et leurs programmes autour de cet «&nbsp;enjeu patrimonial&nbsp;». Ils ont ainsi opéré une large poussée en Europe dès les années 1990, au point de figurer parmi les principaux adversaires de la droite de gouvernement.</p>
<p>Le basculement électoral à droite qui s’opère aujourd’hui en Europe rappelle l’actualité de ces analyses. En mai, en Espagne, les scrutins locaux se sont traduits par un échec sévère pour la gauche, au pouvoir depuis 2018. La droite de gouvernement est sortie gagnante du vote en totalisant plus de 7 millions de suffrages. La formation d’extrême droite Vox a doublé son score en quatre ans et a effectué une poussée spectaculaire dans plusieurs parlements régionaux. En Grèce, le parti conservateur du Premier ministre sortant Kyriakos Mitsotakis a remporté une nette victoire en mai dernier. Le nationalisme turc a été renforcé par la réélection récente de Recep Tayyip Erdogan, et une semblable percée électorale de la droite et de l’extrême droite a été observée ces derniers mois en Finlande, en Suède, et en Italie.</p>
<p>A partir des résultat des élections européennes de 2019, la Fondapol a calculé que les électeurs de listes de droite représentent en Europe 43.4% des suffrages, soit presque le double des suffrages alloués aux listes de gauche. Dans une autre étude, en 2021, vous montrez la conversion profonde des Européens aux valeurs de droite. Elle est nourrie par trois thèmes particulièrement mobilisateurs&nbsp;: le libéralisme économique, le nationalisme, via la question identitaire, et le libéralisme politique, indexé à l’individualisme.</p>
<p>La recomposition politique bat son plein en Europe et interroge la droite sur sa doctrine, son programme de gouvernement et son système d'alliance. Dans divers pays d’Europe, la frontière entre droite et extrême-droite s’efface progressivement. L’Europe hérite de la stratégie «&nbsp;d’union des droites&nbsp;» mise en place par Sylvio Berlusconi dès 1994 avec l’alliance, jusque-là inconcevable, de son parti libéral «&nbsp;Forza Italia&nbsp;», du parti conservateur «&nbsp;Lega Nord&nbsp;» et du parti néofasciste «&nbsp;MSI&nbsp;». Depuis, la droite radicale a modéré son discours, notamment sur l’Union européenne, et est devenue l’alliée de la droite de gouvernement dans plusieurs pays du Nord de l’Europe, comme la Finlande ou la Suède. En France, seul Éric Zemmour appelle pour l’instant à cette «&nbsp;union des droites&nbsp;». Mais l’offensive des LR sur l’immigration, qui proposent de modifier la Constitution pour y inscrire «&nbsp;la possibilité de déroger à la primauté du droit européen&nbsp;quand&nbsp;les intérêts fondamentaux de la nation sont en jeu&nbsp;», pourrait accélérer le rapprochement idéologique avec l’extrême-droite.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N° 313 / 3 septembre 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;16 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Dominique Reynié, enseignant à Sciences Po agrégé de sciences politiques.</li>
  <li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p>LES DROITES EN EUROPE</p>
<p>Dominique Reynié, vous êtes Professeur des Universités à Sciences Po et agrégé de sciences politiques. Vous dirigez, depuis 2008, la Fondation pour l’innovation politique, un think tank indépendant et reconnu d’utilité publique qui s’inscrit dans «&nbsp;une perspective&nbsp;libérale, progressiste et européenne&nbsp;».</p>
<p>Vos travaux portent sur les transformations du pouvoir politique, l'opinion publique, les mouvements électoraux, la droite et le populisme. Vous avez dirigé l’ouvrage de la Fondapol intitulé <u>Les droites en Europe</u>. Il retrace la montée en puissance des partis de droite au sein de l’Union européenne dès le milieu des années 1980, dans le contexte de l’effondrement du communisme et de l’épuisement de la social-démocratie. Il montre comment, sous l’effet du vieillissement démographique et de la pression migratoire, les Européens sont devenus de plus en plus soucieux de préserver leur niveau de vie et leur identité, un patrimoine à la fois matériel et culturel. Les mouvements populistes ont très tôt orienté leurs discours et leurs programmes autour de cet «&nbsp;enjeu patrimonial&nbsp;». Ils ont ainsi opéré une large poussée en Europe dès les années 1990, au point de figurer parmi les principaux adversaires de la droite de gouvernement.</p>
<p>Le basculement électoral à droite qui s’opère aujourd’hui en Europe rappelle l’actualité de ces analyses. En mai, en Espagne, les scrutins locaux se sont traduits par un échec sévère pour la gauche, au pouvoir depuis 2018. La droite de gouvernement est sortie gagnante du vote en totalisant plus de 7 millions de suffrages. La formation d’extrême droite Vox a doublé son score en quatre ans et a effectué une poussée spectaculaire dans plusieurs parlements régionaux. En Grèce, le parti conservateur du Premier ministre sortant Kyriakos Mitsotakis a remporté une nette victoire en mai dernier. Le nationalisme turc a été renforcé par la réélection récente de Recep Tayyip Erdogan, et une semblable percée électorale de la droite et de l’extrême droite a été observée ces derniers mois en Finlande, en Suède, et en Italie.</p>
<p>A partir des résultat des élections européennes de 2019, la Fondapol a calculé que les électeurs de listes de droite représentent en Europe 43.4% des suffrages, soit presque le double des suffrages alloués aux listes de gauche. Dans une autre étude, en 2021, vous montrez la conversion profonde des Européens aux valeurs de droite. Elle est nourrie par trois thèmes particulièrement mobilisateurs&nbsp;: le libéralisme économique, le nationalisme, via la question identitaire, et le libéralisme politique, indexé à l’individualisme.</p>
<p>La recomposition politique bat son plein en Europe et interroge la droite sur sa doctrine, son programme de gouvernement et son système d'alliance. Dans divers pays d’Europe, la frontière entre droite et extrême-droite s’efface progressivement. L’Europe hérite de la stratégie «&nbsp;d’union des droites&nbsp;» mise en place par Sylvio Berlusconi dès 1994 avec l’alliance, jusque-là inconcevable, de son parti libéral «&nbsp;Forza Italia&nbsp;», du parti conservateur «&nbsp;Lega Nord&nbsp;» et du parti néofasciste «&nbsp;MSI&nbsp;». Depuis, la droite radicale a modéré son discours, notamment sur l’Union européenne, et est devenue l’alliée de la droite de gouvernement dans plusieurs pays du Nord de l’Europe, comme la Finlande ou la Suède. En France, seul Éric Zemmour appelle pour l’instant à cette «&nbsp;union des droites&nbsp;». Mais l’offensive des LR sur l’immigration, qui proposent de modifier la Constitution pour y inscrire «&nbsp;la possibilité de déroger à la primauté du droit européen&nbsp;quand&nbsp;les intérêts fondamentaux de la nation sont en jeu&nbsp;», pourrait accélérer le rapprochement idéologique avec l’extrême-droite.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 03 Sep 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/fed6794e-58e7-409b-8eaa-c422f0d72805.mp3?_=1688109456" length="58997699" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N° 313 / 3 septembre 2023.
 
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  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LES DROITES EN EUROPE
 
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Vos travaux portent sur les transformations du pouvoir politique, l'opinion publique, les mouvements électoraux, la droite et le populisme. Vous avez dirigé l’ouvrage de la Fondapol intitulé Les droites en Europe. Il retrace la montée en puissance des partis de droite au sein de l’Union européenne dès le milieu des années 1980, dans le contexte de l’effondrement du communisme et de l’épuisement de la social-démocratie. Il montre comment, sous l’effet du vieillissement démographique et de la pression migratoire, les Européens sont devenus de plus en plus soucieux de préserver leur niveau de vie et leur identité, un patrimoine à la fois matériel et culturel. Les mouvements populistes ont très tôt orienté leurs discours et leurs programmes autour de cet « enjeu patrimonial ». Ils ont ainsi opéré une large poussée en Europe dès les années 1990, au point de figurer parmi les principaux adversaires de la droite de gouvernement.
 
Le basculement électoral à droite qui s’opère aujourd’hui en Europe rappelle l’actualité de ces analyses. En mai, en Espagne, les scrutins locaux se sont traduits par un échec sévère pour la gauche, au pouvoir depuis 2018. La droite de gouvernement est sortie gagnante du vote en totalisant plus de 7 millions de suffrages. La formation d’extrême droite Vox a doublé son score en quatre ans et a effectué une poussée spectaculaire dans plusieurs parlements régionaux. En Grèce, le parti conservateur du Premier ministre sortant Kyriakos Mitsotakis a remporté une nette victoire en mai dernier. Le nationalisme turc a été renforcé par la réélection récente de Recep Tayyip Erdogan, et une semblable percée électorale de la droite et de l’extrême droite a été observée ces derniers mois en Finlande, en Suède, et en Italie.
 
A partir des résultat des élections européennes de 2019, la Fondapol a calculé que les électeurs de listes de droite représentent en Europe 43.4% des suffrages, soit presque le double des suffrages alloués aux listes de gauche. Dans une autre étude, en 2021, vous montrez la conversion profonde des Européens aux valeurs de droite. Elle est nourrie par trois thèmes particulièrement mobilisateurs : le libéralisme économique, le nationalisme, via la question identitaire, et le libéralisme politique, indexé à l’individualisme.
 
La recomposition politique bat son plein en Europe et interroge la droite sur sa doctrine, son programme de gouvernement et son système d'alliance. Dans divers pays d’Europe, la frontière entre droite et extrême-droite s’efface progressivement. L’Europe hérite de la stratégie « d’union des droites » mise en place par Sylvio Berlusconi dès 1994 avec l’alliance, jusque-là inconcevable, de son parti libéral « Forza Italia », du parti conservateur « Lega Nord » et du parti néofasciste « MSI ». Depuis, la droite radicale a modéré son discours, notamment sur l’Union européenne, et est devenue l’alliée de la droite de gouvernement dans plusieurs pays du Nord de l’Europe, comme la Finlande ou la Suède. En France, seul Éric Zemmour appelle pour l’instant à cette « union des droites ». Mais l’offensive des LR sur l’immigration, qui proposent de modifier la Constitution pour y inscrire « la possibilité de déroger à la primauté du droit européen quand les intérêts fondamentaux de la nation sont en jeu », pourrait accélérer le rapprochement idéologique avec l’extrême-droite.
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Avec cette semaine :
 

  - Dominique Reynié, enseignant à Sciences Po agrégé de sciences politiques.
  - Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LES DROITES EN EUROPE
 
Dominique Reynié, vous êtes Professeur des Universités à Sciences Po et agrégé de sciences politiques. Vous dirigez, depuis 2008, la Fondation pour l’innovation politique, un think tank indépendant et reconnu d’utilité publique qui s’inscrit dans « une perspective libérale, progressiste et européenne ».
 
Vos travaux portent sur les transformations du pouvoir politique, l'opinion publique, les mouvements électoraux, la droite et le populisme. Vous avez dirigé l’ouvrage de la Fondapol intitulé Les droites en Europe. Il retrace la montée en puissance des partis de droite au sein de l’Union européenne dès le milieu des années 1980, dans le contexte de l’effondrement du communisme et de l’épuisement de la social-démocratie. Il montre comment, sous l’effet du vieillissement démographique et de la pression migratoire, les Européens sont devenus de plus en plus soucieux de préserver leur niveau de vie et leur identité, un patrimoine à la fois matériel et culturel. Les mouvements populistes ont très tôt orienté leurs discours et leurs programmes autour de cet « enjeu patrimonial ». Ils ont ainsi opéré une large poussée en Europe dès les années 1990, au point de figurer parmi les principaux adversaires de la droite de gouvernement.
 
Le basculement électoral à droite qui s’opère aujourd’hui en Europe rappelle l’actualité de ces analyses. En mai, en Espagne, les scrutins locaux se sont traduits par un échec sévère pour la gauche, au pouvoir depuis 2018. La droite de gouvernement est sortie gagnante du vote en totalisant plus de 7 millions de suffrages. La formation d’extrême droite Vox a doublé son score en quatre ans et a effectué une poussée spectaculaire dans plusieurs parlements régionaux. En Grèce, le parti conservateur du Premier ministre sortant Kyriakos Mitsotakis a remporté une nette victoire en mai dernier. Le nationalisme turc a été renforcé par la réélection récente de Recep Tayyip Erdogan, et une semblable percée électorale de la droite et de l’extrême droite a été observée ces derniers mois en Finlande, en Suède, et en Italie.
 
A partir des résultat des élections européennes de 2019, la Fondapol a calculé que les électeurs de listes de droite représentent en Europe 43.4% des suffrages, soit presque le double des suffrages alloués aux listes de gauche. Dans une autre étude, en 2021, vous montrez la conversion profonde des Européens aux valeurs de droite. Elle est nourrie par trois thèmes particulièrement mobilisateurs : le libéralisme économique, le nationalisme, via la question identitaire, et le libéralisme politique, indexé à l’individualisme.
 
La recomposition politique bat son plein en Europe et interroge la droite sur sa doctrine, son programme de gouvernement et son système d'alliance. Dans divers pays d’Europe, la frontière entre droite et extrême-droite s’efface progressivement. L’Europe hérite de la stratégie « d’union des droites » mise en place par Sylvio Berlusconi dès 1994 avec l’alliance, jusque-là inconcevable, de son parti libéral « Forza Italia », du parti conservateur « Lega Nord » et du parti néofasciste « MSI ». Depuis, la droite radicale a modéré son discours, notamment sur l’Union européenne, et est devenue l’alliée de la droite de gouvernement dans plusieurs pays du Nord de l’Europe, comme la Finlande ou la Suède. En France, seul Éric Zemmour appelle pour l’instant à cette « union des droites ». Mais l’offensive des LR sur l’immigration, qui proposent de modifier la Constitution pour y inscrire « la possibilité de déroger à la primauté du droit européen quand les intérêts fondamentaux de la nation sont en jeu », pourrait accélérer le rapprochement idéologique avec l’extrême-droite.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Dominique Reynié, enseigna...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:27</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/xYSFaKv]]></podcast:txt><itunes:episode>336</itunes:episode><itunes:keywords>Dominique Reynié,Droites en Europe,Droite,Europe,Philippe Meyer</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada Si vous l’avez manqué : Sandy Vercruyssen (2/3)  « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte »]]></title><guid isPermaLink="false">c2889c41-d94b-4c28-9da5-d8036caf0f1f</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 204 / 30 août 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er juillet 2022.</p>
<p>Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 204 / 30 août 2023.</p>
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<p>Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er juillet 2022.</p>
<p>Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 30 Aug 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/c2889c41-d94b-4c28-9da5-d8036caf0f1f.mp3?_=1689085726" length="24078070" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 204 / 30 août 2023.
 
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Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 1er juillet 2022.
 
Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 204 / 30 août 2023.
 
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Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 1er juillet 2022.
 
Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 204 / 30 août 2023.
 
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Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 1er juillet 2022.
 
Dans ce bada découpé en trois ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>25:04</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/NcvPjxy]]></podcast:txt><itunes:episode>341</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique (rediffusion) : la psychiatrie dans la cité, avec Raphaël Gaillard]]></title><guid isPermaLink="false">8449d233-8eca-4581-9c80-e7825a6d4fa2</guid><description><![CDATA[<p>N°312 / 27 août 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 26 juillet 2020.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>LA PSYCHIATRIE DANS LA CITÉ</strong>&nbsp;</p>
<p>Merci de nous avoir rejoint pour cette discussion en compagnie de Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.</p>
<p>Dans une tribune publiée par Le Monde du 1er juillet, l’économiste Jean de Kervasdoué et le psychiatre Daniel Zagury écrivent&nbsp;: «&nbsp;Les partis politiques n’abordent les questions de santé que sous leur aspect économique et financier. Il y a fort à parier que, après le choc de l’épidémie de Covid-19, il ne sera pas dit grand-chose de la santé mentale qui, à notre connaissance, n’est pasà l’agenda du Ségur de la santé lancé le 25 mai.&nbsp;Pourtant, depuis une décennie, la situation est passée de grave à catastrophique. Certes, de tout temps, la folie – terme aujourd’hui refoulé – a dérangé, mais le rejet collectif du différent, de l’anormal dans une société du bien-être n’explique pas à lui seul la persistance du massacre. Certes, la reconnaissance publique par Agnès Buzyn&nbsp;de l’abandon de la psychiatrie a dégagé l’Etat d’une posture perverse de déni, mais, sur le fond, rien n’a changé.&nbsp;»</p>
<p>L’institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) a publié en juin une étude consacrée aux effets du confinement sur la santé mentale des Français : un tiers des répondants déclare avoir été en situation de détresse psychologique durant le confinement.</p>
<p>La psychiatrie a un rôle important à jouer dans la gestion de l’après-coronavirus mais les décideurs publics se sont, depuis de nombreuses années, détournés du soin des troubles mentaux. Cette spécialité est pourtant un observatoire pertinent de notre société&nbsp;: les troubles qu’elle cherche à soulager sont en effet les conséquences de notre organisation sociale et de ses dysfonctionnements. De plus, elle témoigne de la manière dont la déviance est appréciée dans notre pays.</p>
<p>Raphaël Gaillard, en tant que président du Congrès de l’encéphale, , vous êtes auteur de nombreux articles qui permettent de découvrir la gestion de la crise sanitaire de l’intérieur. On peut y lire que la psychiatrie a, une fois encore, été le parent pauvre des politiques menées avec un oubli du GHU Psychiatrie dans la distribution de masques. Celui-ci accueille 70.000 patients par an. Vous livrez également votre vécu de la crise en tant que chef d’un pôle qui compte 600 soignants qui ont dû parfois recourir au système D pour continuer à prodiguer des soins. Par ailleurs, l’observation clinique que vous faite du champ politique dans le cadre de cette vous conduit à remarquer une recherche de coupables qui témoigne de l’impossibilité pour de nombreux citoyens de vivre avec la contingence d’un virus que nous découvrons chaque jour. Cet effritement de la contingence constitue «&nbsp;l’être au monde du paranoïaque&nbsp;», ce qui doit nous interroger.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°312 / 27 août 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 26 juillet 2020.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>LA PSYCHIATRIE DANS LA CITÉ</strong>&nbsp;</p>
<p>Merci de nous avoir rejoint pour cette discussion en compagnie de Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.</p>
<p>Dans une tribune publiée par Le Monde du 1er juillet, l’économiste Jean de Kervasdoué et le psychiatre Daniel Zagury écrivent&nbsp;: «&nbsp;Les partis politiques n’abordent les questions de santé que sous leur aspect économique et financier. Il y a fort à parier que, après le choc de l’épidémie de Covid-19, il ne sera pas dit grand-chose de la santé mentale qui, à notre connaissance, n’est pasà l’agenda du Ségur de la santé lancé le 25 mai.&nbsp;Pourtant, depuis une décennie, la situation est passée de grave à catastrophique. Certes, de tout temps, la folie – terme aujourd’hui refoulé – a dérangé, mais le rejet collectif du différent, de l’anormal dans une société du bien-être n’explique pas à lui seul la persistance du massacre. Certes, la reconnaissance publique par Agnès Buzyn&nbsp;de l’abandon de la psychiatrie a dégagé l’Etat d’une posture perverse de déni, mais, sur le fond, rien n’a changé.&nbsp;»</p>
<p>L’institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) a publié en juin une étude consacrée aux effets du confinement sur la santé mentale des Français : un tiers des répondants déclare avoir été en situation de détresse psychologique durant le confinement.</p>
<p>La psychiatrie a un rôle important à jouer dans la gestion de l’après-coronavirus mais les décideurs publics se sont, depuis de nombreuses années, détournés du soin des troubles mentaux. Cette spécialité est pourtant un observatoire pertinent de notre société&nbsp;: les troubles qu’elle cherche à soulager sont en effet les conséquences de notre organisation sociale et de ses dysfonctionnements. De plus, elle témoigne de la manière dont la déviance est appréciée dans notre pays.</p>
<p>Raphaël Gaillard, en tant que président du Congrès de l’encéphale, , vous êtes auteur de nombreux articles qui permettent de découvrir la gestion de la crise sanitaire de l’intérieur. On peut y lire que la psychiatrie a, une fois encore, été le parent pauvre des politiques menées avec un oubli du GHU Psychiatrie dans la distribution de masques. Celui-ci accueille 70.000 patients par an. Vous livrez également votre vécu de la crise en tant que chef d’un pôle qui compte 600 soignants qui ont dû parfois recourir au système D pour continuer à prodiguer des soins. Par ailleurs, l’observation clinique que vous faite du champ politique dans le cadre de cette vous conduit à remarquer une recherche de coupables qui témoigne de l’impossibilité pour de nombreux citoyens de vivre avec la contingence d’un virus que nous découvrons chaque jour. Cet effritement de la contingence constitue «&nbsp;l’être au monde du paranoïaque&nbsp;», ce qui doit nous interroger.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 27 Aug 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8449d233-8eca-4581-9c80-e7825a6d4fa2.mp3?_=1691072060" length="57477607" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°312 / 27 août 2023.

 
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Avec :
 

  - Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

LA PSYCHIATRIE DANS LA CITÉ 
 
Merci de nous avoir rejoint pour cette discussion en compagnie de Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.
 
Dans une tribune publiée par Le Monde du 1er juillet, l’économiste Jean de Kervasdoué et le psychiatre Daniel Zagury écrivent : « Les partis politiques n’abordent les questions de santé que sous leur aspect économique et financier. Il y a fort à parier que, après le choc de l’épidémie de Covid-19, il ne sera pas dit grand-chose de la santé mentale qui, à notre connaissance, n’est pasà l’agenda du Ségur de la santé lancé le 25 mai. Pourtant, depuis une décennie, la situation est passée de grave à catastrophique. Certes, de tout temps, la folie – terme aujourd’hui refoulé – a dérangé, mais le rejet collectif du différent, de l’anormal dans une société du bien-être n’explique pas à lui seul la persistance du massacre. Certes, la reconnaissance publique par Agnès Buzyn de l’abandon de la psychiatrie a dégagé l’Etat d’une posture perverse de déni, mais, sur le fond, rien n’a changé. »
 
L’institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) a publié en juin une étude consacrée aux effets du confinement sur la santé mentale des Français : un tiers des répondants déclare avoir été en situation de détresse psychologique durant le confinement.
 
La psychiatrie a un rôle important à jouer dans la gestion de l’après-coronavirus mais les décideurs publics se sont, depuis de nombreuses années, détournés du soin des troubles mentaux. Cette spécialité est pourtant un observatoire pertinent de notre société : les troubles qu’elle cherche à soulager sont en effet les conséquences de notre organisation sociale et de ses dysfonctionnements. De plus, elle témoigne de la manière dont la déviance est appréciée dans notre pays.
 
Raphaël Gaillard, en tant que président du Congrès de l’encéphale, , vous êtes auteur de nombreux articles qui permettent de découvrir la gestion de la crise sanitaire de l’intérieur. On peut y lire que la psychiatrie a, une fois encore, été le parent pauvre des politiques menées avec un oubli du GHU Psychiatrie dans la distribution de masques. Celui-ci accueille 70.000 patients par an. Vous livrez également votre vécu de la crise en tant que chef d’un pôle qui compte 600 soignants qui ont dû parfois recourir au système D pour continuer à prodiguer des soins. Par ailleurs, l’observation clinique que vous faite du champ politique dans le cadre de cette vous conduit à remarquer une recherche de coupables qui témoigne de l’impossibilité pour de nombreux citoyens de vivre avec la contingence d’un virus que nous découvrons chaque jour. Cet effritement de la contingence constitue « l’être au monde du paranoïaque », ce qui doit nous interroger.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>N°312 / 27 août 2023.

 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 26 juillet 2020.
 
Avec :
 

  - Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 

LA PSYCHIATRIE DANS LA CITÉ 
 
Merci de nous avoir rejoint pour cette discussion en compagnie de Raphaël Gaillard, professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes et chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.
 
Dans une tribune publiée par Le Monde du 1er juillet, l’économiste Jean de Kervasdoué et le psychiatre Daniel Zagury écrivent : « Les partis politiques n’abordent les questions de santé que sous leur aspect économique et financier. Il y a fort à parier que, après le choc de l’épidémie de Covid-19, il ne sera pas dit grand-chose de la santé mentale qui, à notre connaissance, n’est pasà l’agenda du Ségur de la santé lancé le 25 mai. Pourtant, depuis une décennie, la situation est passée de grave à catastrophique. Certes, de tout temps, la folie – terme aujourd’hui refoulé – a dérangé, mais le rejet collectif du différent, de l’anormal dans une société du bien-être n’explique pas à lui seul la persistance du massacre. Certes, la reconnaissance publique par Agnès Buzyn de l’abandon de la psychiatrie a dégagé l’Etat d’une posture perverse de déni, mais, sur le fond, rien n’a changé. »
 
L’institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) a publié en juin une étude consacrée aux effets du confinement sur la santé mentale des Français : un tiers des répondants déclare avoir été en situation de détresse psychologique durant le confinement.
 
La psychiatrie a un rôle important à jouer dans la gestion de l’après-coronavirus mais les décideurs publics se sont, depuis de nombreuses années, détournés du soin des troubles mentaux. Cette spécialité est pourtant un observatoire pertinent de notre société : les troubles qu’elle cherche à soulager sont en effet les conséquences de notre organisation sociale et de ses dysfonctionnements. De plus, elle témoigne de la manière dont la déviance est appréciée dans notre pays.
 
Raphaël Gaillard, en tant que président du Congrès de l’encéphale, , vous êtes auteur de nombreux articles qui permettent de découvrir la gestion de la crise sanitaire de l’intérieur. On peut y lire que la psychiatrie a, une fois encore, été le parent pauvre des politiques menées avec un oubli du GHU Psychiatrie dans la distribution de masques. Celui-ci accueille 70.000 patients par an. Vous livrez également votre vécu de la crise en tant que chef d’un pôle qui compte 600 soignants qui ont dû parfois recourir au système D pour continuer à prodiguer des soins. Par ailleurs, l’observation clinique que vous faite du champ politique dans le cadre de cette vous conduit à remarquer une recherche de coupables qui témoigne de l’impossibilité pour de nombreux citoyens de vivre avec la contingence d’un virus que nous découvrons chaque jour. Cet effritement de la contingence constitue « l’être au monde du paranoïaque », ce qui doit nous interroger.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°312 / 27 août 2023.

 
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Avec :
 

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<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er juillet 2022.</p>
<p>Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 203 / 23 août 2023.</p>
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<p>Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;1er juillet 2022.</p>
<p>Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 23 Aug 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d619174d-281a-4252-9a58-69206fcb5f08.mp3?_=1689085492" length="21168656" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 203 / 23 août 2023.
 
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Dans ce bada découpé en trois parties, nous discutons avec Sandy Vercruyssen, professeure de français au collège Pablo Neruda à Aulnay-sous-Bois. Elle nous raconte son expérience dans cet établissement en REP+ et les différentes activités culturelles qu’elle a pu mener avec ses classes. Elle évoque ainsi le partenariat de son établissement avec la Comédie-Française, mais aussi les bienfaits de la Cité Educative et les améliorations possibles au Pass Culture. Il s’agit d’un véritable rayon d’espoir dans le pessimisme ambiant qui entoure cette rentrée scolaire et les discours sur l’école. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 203 / 23 août 2023.
 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une conversation entre Sandy Vercruyssen et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 1er juillet 2022.
 
Dans ce bada découpé en trois ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>22:02</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/qDkTJMP]]></podcast:txt><itunes:episode>341</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique (rediffusion) : les pratiques culturelles des Français, avec Loup Wolff]]></title><guid isPermaLink="false">77e46856-cf1a-4398-82a4-cbcc7e7ce41b</guid><description><![CDATA[<p>N°311 / 20 août 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 30 août 2020.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Loup Wolff, qui a dirigé l’étude du ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des Français.&nbsp;</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>POLITIQUE CULTURELLE, PRATIQUES CULTURELLES</strong></p>
<p>Loup Wolff, vous avez dirigé pour le ministère de la Culture avec Philippe Lombardo la dernière en date des enquêtes sur les pratiques culturelles des Français. La première remonte à 1973, ce qui donne la possibilité de distinguer les dynamiques à l’œuvre. Votre étude a été réalisée auprès de 9.200 personnes âgées de 15 ans et plus, entre février 2018 et mars 2019. Vous constatez que notre société est de plus en plus culturelle. De nouvelles manières de créer, d'apprécier et de «&nbsp;consommer&nbsp;» la culture s’y développent. Les domaines autrefois réservés aux milieux aisés et diplômés comme la musique ou le cinéma se sont démocratisés pour attirer au quotidien des publics larges, de milieux sociaux, de lieux et d'âges divers. Toutefois, bien davantage que les politiques publiques, c’est l’essor du numérique qui a fait l’essentiel de cette démocratisation, comme il a fait l’essentiel de la réduction des inégalités territoriales. C’est aussi l’essor du numérique qui a fait se développer de nouveaux produits culturels comme le jeu vidéo et c’est lui qui a permis à certains artistes – les rappeurs, par exemple, ou les&nbsp;standupeurs&nbsp;- de contourner les réseaux de diffusion et de distribution et de trouver leur public, le plus souvent un public jeune et de tous les milieux sociaux, tant urbains que ruraux.&nbsp;</p>
<p>Ce fort appétit culturel se satisfait pourtant aux dépends de la culture patrimoniale, marginalisée par ces mêmes jeunes. Sa consommation ne participe plus de leur statut social, ils lisent moins, écoutent moins de musique classique, vont moins au théâtre et se détournent des formes de productions moins accessibles et plus exigeantes. Dans les années 1970, un effet de bascule générationnelle à partir duquel les usages classiques des&nbsp;baby boomers&nbsp;ne sont plus repris par les générations suivantes, participe de cette conversion à la culture numérique. L’intérêt constant et croissant des jeunes pour le «&nbsp;tout numérique&nbsp;», pose la question de l’avenir de la culture patrimoniale. Son public, plus aisé et diplômé, plus féminin que masculin, est vieillissant. Ces pratiques nouvelles semblent également se substituer à l'écoute de la radio, à l'usage de la télévision et aux pratiques de sortie. Enfin, les pratiques en amateur s'essoufflent. Pour ne prendre que l’exemple du théâtre, seuls 1% des sondés déclare pratiquer le théâtre en amateurs. Quant aux sorties au théâtre, les trois quarts des 25-39 ans ne s’y sont adonnés que pour aller voir un&nbsp;one-man-show, un spectacle d’improvisation ou de café-théâtre.</p>
<p>Si les politiques culturelles ont longtemps pris ces changements à contre-courant pour réorienter les publics vers la culture classique, elles constatent aujourd'hui leurs limites, voire leur échec. Depuis mars, la fermeture des lieux de culture en extérieur a accéléré ce mouvement de transition vers une consommation culturelle de plus en plus numérique. Elle a forcé la production de contenus comme les concerts et les expositions à être compatibles à une diffusion sur la toile, et les normes sanitaires restreignent les formes de créations collectives. S'il est urgent de répondre à la crise économique immédiate du secteur de la culture traditionnelle, la mise en danger de la diversité des expressions par l'omniprésence des acteurs privés multinationaux doit également préoccuper. Leur recherche de profit les amène à avoir une approche uniquement numérique de la qualité des productions, qui contredit la légitimation institutionnelle&nbsp;des arts et appelle à la redéfinition de ses critères. Enfin, ces deux univers culturels du numérique et du patrimonial s'ignorent et lorsque les institutions culturelles traditionnelles se lancent dans le numérique, elles attirent le même public que celui qui les fréquentes déjà. L’État doit-il continuer à concentrer ses efforts vers la culture patrimoniale ou bien épouser la dynamique de numérisation de la culture chez les publics jeunes&nbsp;? Quels objectifs alors que l’appréciation des œuvres correspond à leur degré de popularité dans le monde numérique tandis que la qualité prime dans l’univers classique&nbsp;? Comment travailler avec ou concurrencer le secteur privé qui occupe une place de plus en plus grande dans le milieu culturel&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°311 / 20 août 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 30 août 2020.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Loup Wolff, qui a dirigé l’étude du ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des Français.&nbsp;</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>POLITIQUE CULTURELLE, PRATIQUES CULTURELLES</strong></p>
<p>Loup Wolff, vous avez dirigé pour le ministère de la Culture avec Philippe Lombardo la dernière en date des enquêtes sur les pratiques culturelles des Français. La première remonte à 1973, ce qui donne la possibilité de distinguer les dynamiques à l’œuvre. Votre étude a été réalisée auprès de 9.200 personnes âgées de 15 ans et plus, entre février 2018 et mars 2019. Vous constatez que notre société est de plus en plus culturelle. De nouvelles manières de créer, d'apprécier et de «&nbsp;consommer&nbsp;» la culture s’y développent. Les domaines autrefois réservés aux milieux aisés et diplômés comme la musique ou le cinéma se sont démocratisés pour attirer au quotidien des publics larges, de milieux sociaux, de lieux et d'âges divers. Toutefois, bien davantage que les politiques publiques, c’est l’essor du numérique qui a fait l’essentiel de cette démocratisation, comme il a fait l’essentiel de la réduction des inégalités territoriales. C’est aussi l’essor du numérique qui a fait se développer de nouveaux produits culturels comme le jeu vidéo et c’est lui qui a permis à certains artistes – les rappeurs, par exemple, ou les&nbsp;standupeurs&nbsp;- de contourner les réseaux de diffusion et de distribution et de trouver leur public, le plus souvent un public jeune et de tous les milieux sociaux, tant urbains que ruraux.&nbsp;</p>
<p>Ce fort appétit culturel se satisfait pourtant aux dépends de la culture patrimoniale, marginalisée par ces mêmes jeunes. Sa consommation ne participe plus de leur statut social, ils lisent moins, écoutent moins de musique classique, vont moins au théâtre et se détournent des formes de productions moins accessibles et plus exigeantes. Dans les années 1970, un effet de bascule générationnelle à partir duquel les usages classiques des&nbsp;baby boomers&nbsp;ne sont plus repris par les générations suivantes, participe de cette conversion à la culture numérique. L’intérêt constant et croissant des jeunes pour le «&nbsp;tout numérique&nbsp;», pose la question de l’avenir de la culture patrimoniale. Son public, plus aisé et diplômé, plus féminin que masculin, est vieillissant. Ces pratiques nouvelles semblent également se substituer à l'écoute de la radio, à l'usage de la télévision et aux pratiques de sortie. Enfin, les pratiques en amateur s'essoufflent. Pour ne prendre que l’exemple du théâtre, seuls 1% des sondés déclare pratiquer le théâtre en amateurs. Quant aux sorties au théâtre, les trois quarts des 25-39 ans ne s’y sont adonnés que pour aller voir un&nbsp;one-man-show, un spectacle d’improvisation ou de café-théâtre.</p>
<p>Si les politiques culturelles ont longtemps pris ces changements à contre-courant pour réorienter les publics vers la culture classique, elles constatent aujourd'hui leurs limites, voire leur échec. Depuis mars, la fermeture des lieux de culture en extérieur a accéléré ce mouvement de transition vers une consommation culturelle de plus en plus numérique. Elle a forcé la production de contenus comme les concerts et les expositions à être compatibles à une diffusion sur la toile, et les normes sanitaires restreignent les formes de créations collectives. S'il est urgent de répondre à la crise économique immédiate du secteur de la culture traditionnelle, la mise en danger de la diversité des expressions par l'omniprésence des acteurs privés multinationaux doit également préoccuper. Leur recherche de profit les amène à avoir une approche uniquement numérique de la qualité des productions, qui contredit la légitimation institutionnelle&nbsp;des arts et appelle à la redéfinition de ses critères. Enfin, ces deux univers culturels du numérique et du patrimonial s'ignorent et lorsque les institutions culturelles traditionnelles se lancent dans le numérique, elles attirent le même public que celui qui les fréquentes déjà. L’État doit-il continuer à concentrer ses efforts vers la culture patrimoniale ou bien épouser la dynamique de numérisation de la culture chez les publics jeunes&nbsp;? Quels objectifs alors que l’appréciation des œuvres correspond à leur degré de popularité dans le monde numérique tandis que la qualité prime dans l’univers classique&nbsp;? Comment travailler avec ou concurrencer le secteur privé qui occupe une place de plus en plus grande dans le milieu culturel&nbsp;?</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 20 Aug 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/77e46856-cf1a-4398-82a4-cbcc7e7ce41b.mp3?_=1691071667" length="58638697" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°311 / 20 août 2023.

 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 30 août 2020.
 
Avec :
 

  - Loup Wolff, qui a dirigé l’étude du ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des Français. 
  - David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

POLITIQUE CULTURELLE, PRATIQUES CULTURELLES
 
Loup Wolff, vous avez dirigé pour le ministère de la Culture avec Philippe Lombardo la dernière en date des enquêtes sur les pratiques culturelles des Français. La première remonte à 1973, ce qui donne la possibilité de distinguer les dynamiques à l’œuvre. Votre étude a été réalisée auprès de 9.200 personnes âgées de 15 ans et plus, entre février 2018 et mars 2019. Vous constatez que notre société est de plus en plus culturelle. De nouvelles manières de créer, d'apprécier et de « consommer » la culture s’y développent. Les domaines autrefois réservés aux milieux aisés et diplômés comme la musique ou le cinéma se sont démocratisés pour attirer au quotidien des publics larges, de milieux sociaux, de lieux et d'âges divers. Toutefois, bien davantage que les politiques publiques, c’est l’essor du numérique qui a fait l’essentiel de cette démocratisation, comme il a fait l’essentiel de la réduction des inégalités territoriales. C’est aussi l’essor du numérique qui a fait se développer de nouveaux produits culturels comme le jeu vidéo et c’est lui qui a permis à certains artistes – les rappeurs, par exemple, ou les standupeurs - de contourner les réseaux de diffusion et de distribution et de trouver leur public, le plus souvent un public jeune et de tous les milieux sociaux, tant urbains que ruraux. 
 
Ce fort appétit culturel se satisfait pourtant aux dépends de la culture patrimoniale, marginalisée par ces mêmes jeunes. Sa consommation ne participe plus de leur statut social, ils lisent moins, écoutent moins de musique classique, vont moins au théâtre et se détournent des formes de productions moins accessibles et plus exigeantes. Dans les années 1970, un effet de bascule générationnelle à partir duquel les usages classiques des baby boomers ne sont plus repris par les générations suivantes, participe de cette conversion à la culture numérique. L’intérêt constant et croissant des jeunes pour le « tout numérique », pose la question de l’avenir de la culture patrimoniale. Son public, plus aisé et diplômé, plus féminin que masculin, est vieillissant. Ces pratiques nouvelles semblent également se substituer à l'écoute de la radio, à l'usage de la télévision et aux pratiques de sortie. Enfin, les pratiques en amateur s'essoufflent. Pour ne prendre que l’exemple du théâtre, seuls 1% des sondés déclare pratiquer le théâtre en amateurs. Quant aux sorties au théâtre, les trois quarts des 25-39 ans ne s’y sont adonnés que pour aller voir un one-man-show, un spectacle d’improvisation ou de café-théâtre.
 
Si les politiques culturelles ont longtemps pris ces changements à contre-courant pour réorienter les publics vers la culture classique, elles constatent aujourd'hui leurs limites, voire leur échec. Depuis mars, la fermeture des lieux de culture en extérieur a accéléré ce mouvement de transition vers une consommation culturelle de plus en plus numérique. Elle a forcé la production de contenus comme les concerts et les expositions à être compatibles à une diffusion sur la toile, et les normes sanitaires restreignent les formes de créations collectives. S'il est urgent de répondre à la crise économique immédiate du secteur de la culture traditionnelle, la mise en danger de la diversité des expressions par l'omniprésence des acteurs privés multinationaux doit également préoccuper. Leur recherche de profit les amène à avoir une approche uniquement numérique de la qualité des productions, qui contredit la légitimation institutionnelle des arts et appelle à la redéfinition de ses critères. Enfin, ces deux univers culturels du numérique et du patrimonial s'ignorent et lorsque les institutions culturelles traditionnelles se lancent dans le numérique, elles attirent le même public que celui qui les fréquentes déjà. L’État doit-il continuer à concentrer ses efforts vers la culture patrimoniale ou bien épouser la dynamique de numérisation de la culture chez les publics jeunes ? Quels objectifs alors que l’appréciation des œuvres correspond à leur degré de popularité dans le monde numérique tandis que la qualité prime dans l’univers classique ? Comment travailler avec ou concurrencer le secteur privé qui occupe une place de plus en plus grande dans le milieu culturel ?
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  - David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

POLITIQUE CULTURELLE, PRATIQUES CULTURELLES
 
Loup Wolff, vous avez dirigé pour le ministère de la Culture avec Philippe Lombardo la dernière en date des enquêtes sur les pratiques culturelles des Français. La première remonte à 1973, ce qui donne la possibilité de distinguer les dynamiques à l’œuvre. Votre étude a été réalisée auprès de 9.200 personnes âgées de 15 ans et plus, entre février 2018 et mars 2019. Vous constatez que notre société est de plus en plus culturelle. De nouvelles manières de créer, d'apprécier et de « consommer » la culture s’y développent. Les domaines autrefois réservés aux milieux aisés et diplômés comme la musique ou le cinéma se sont démocratisés pour attirer au quotidien des publics larges, de milieux sociaux, de lieux et d'âges divers. Toutefois, bien davantage que les politiques publiques, c’est l’essor du numérique qui a fait l’essentiel de cette démocratisation, comme il a fait l’essentiel de la réduction des inégalités territoriales. C’est aussi l’essor du numérique qui a fait se développer de nouveaux produits culturels comme le jeu vidéo et c’est lui qui a permis à certains artistes – les rappeurs, par exemple, ou les standupeurs - de contourner les réseaux de diffusion et de distribution et de trouver leur public, le plus souvent un public jeune et de tous les milieux sociaux, tant urbains que ruraux. 
 
Ce fort appétit culturel se satisfait pourtant aux dépends de la culture patrimoniale, marginalisée par ces mêmes jeunes. Sa consommation ne participe plus de leur statut social, ils lisent moins, écoutent moins de musique classique, vont moins au théâtre et se détournent des formes de productions moins accessibles et plus exigeantes. Dans les années 1970, un effet de bascule générationnelle à partir duquel les usages classiques des baby boomers ne sont plus repris par les générations suivantes, participe de cette conversion à la culture numérique. L’intérêt constant et croissant des jeunes pour le « tout numérique », pose la question de l’avenir de la culture patrimoniale. Son public, plus aisé et diplômé, plus féminin que masculin, est vieillissant. Ces pratiques nouvelles semblent également se substituer à l'écoute de la radio, à l'usage de la télévision et aux pratiques de sortie. Enfin, les pratiques en amateur s'essoufflent. Pour ne prendre que l’exemple du théâtre, seuls 1% des sondés déclare pratiquer le théâtre en amateurs. Quant aux sorties au théâtre, les trois quarts des 25-39 ans ne s’y sont adonnés que pour aller voir un one-man-show, un spectacle d’improvisation ou de café-théâtre.
 
Si les politiques culturelles ont longtemps pris ces changements à contre-courant pour réorienter les publics vers la culture classique, elles constatent aujourd'hui leurs limites, voire leur échec. Depuis mars, la fermeture des lieux de culture en extérieur a accéléré ce mouvement de transition vers une consommation culturelle de plus en plus numérique. Elle a forcé la production de contenus comme les concerts et les expositions à être compatibles à une diffusion sur la toile, et les normes sanitaires restreignent les formes de créations collectives. S'il est urgent de répondre à la crise économique immédiate du secteur de la culture traditionnelle, la mise en danger de la diversité des expressions par l'omniprésence des acteurs privés multinationaux doit également préoccuper. Leur recherche de profit les amène à avoir une approche uniquement numérique de la qualité des productions, qui contredit la légitimation institutionnelle des arts et appelle à la redéfinition de ses critères. Enfin, ces deux univers culturels du numérique et du patrimonial s'ignorent et lorsque les institutions culturelles traditionnelles se lancent dans le numérique, elles attirent le même public que celui qui les fréquentes déjà. L’État doit-il continuer à concentrer ses efforts vers la culture patrimoniale ou bien épouser la dynamique de numérisation de la culture chez les publics jeunes ? Quels objectifs alors que l’appréciation des œuvres correspond à leur degré de popularité dans le monde numérique tandis que la qualité prime dans l’univers classique ? Comment travailler avec ou concurrencer le secteur privé qui occupe une place de plus en plus grande dans le milieu culturel ?
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°311 / 20 août 2023.

 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 30 août 2020.
 
Avec :
 

  - Loup Wolff, qui a dirigé l’étude du ministère de la Culture su...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:04</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/yGxDRES]]></podcast:txt><itunes:episode>343</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Bada Si vous l’avez manqué : Julien Le Bot : Mark Zuckerberg et l’empire romain]]></title><guid isPermaLink="false">89a4d473-c3f1-483e-8887-09a17fe6ec44</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 202 / 16 août 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Julien Le Bot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;22 avril 2022.</p>
<p>Journaliste et spécialiste des questions numériques, Julien Le Bot a publié en 2019&nbsp;Dans la tête de Mark Zuckerberg. Préambule à l’émission thématique consacrée au fondateur de Facebook, ce bada évoque l’intérêt de Mark Zuckerberg pour les empereurs romains, pour la psychologie, ainsi que les enjeux auxquels Facebook fait face dans le contexte de la guerre en Ukraine.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 202 / 16 août 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Julien Le Bot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;22 avril 2022.</p>
<p>Journaliste et spécialiste des questions numériques, Julien Le Bot a publié en 2019&nbsp;Dans la tête de Mark Zuckerberg. Préambule à l’émission thématique consacrée au fondateur de Facebook, ce bada évoque l’intérêt de Mark Zuckerberg pour les empereurs romains, pour la psychologie, ainsi que les enjeux auxquels Facebook fait face dans le contexte de la guerre en Ukraine.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/89a4d473-c3f1-483e-8887-09a17fe6ec44.mp3?_=1689084998" length="16015220" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 202 / 16 août 2023.
 
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Une conversation entre Julien Le Bot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.
 
Journaliste et spécialiste des questions numériques, Julien Le Bot a publié en 2019 Dans la tête de Mark Zuckerberg. Préambule à l’émission thématique consacrée au fondateur de Facebook, ce bada évoque l’intérêt de Mark Zuckerberg pour les empereurs romains, pour la psychologie, ainsi que les enjeux auxquels Facebook fait face dans le contexte de la guerre en Ukraine.
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 202 / 16 août 2023.
 
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Une conversation entre Julien Le Bot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.
 
Journaliste et spécialiste des questions numériques, Julien Le Bot a publié en 2019 Dans la tête de Mark Zuckerberg. Préambule à l’émission thématique consacrée au fondateur de Facebook, ce bada évoque l’intérêt de Mark Zuckerberg pour les empereurs romains, pour la psychologie, ainsi que les enjeux auxquels Facebook fait face dans le contexte de la guerre en Ukraine.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 202 / 16 août 2023.
 
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Une conversation entre Julien Le Bot et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 22 avril 2022.
 
Journaliste et spécialiste des questi...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>16:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zdvPOWR]]></podcast:txt><itunes:episode>341</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique (rediffusion) : Génération offensée, avec Caroline Fourest]]></title><guid isPermaLink="false">7b3d6325-aa4f-479d-836c-763ba9d0edf2</guid><description><![CDATA[<p>N°310 / 13 août 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 11 avril 2021.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Caroline Fourest, journaliste, documentariste, autrice de Génération offensée.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>GÉNÉRATION OFFENSÉE : DE LA POLICE DE LA CULTURE À LA POLICE DE LA PENSÉE</strong>&nbsp;</p>
<p>Caroline&nbsp;Fourest, vous êtes journaliste, essayiste et éditorialiste à Marianne. Depuis de nombreuses années, vous militez en faveur de l'égalité et de la liberté, contre le racisme, le sexisme et l'homophobie. Vous êtes rédactrice en chef de la revue&nbsp;ProChoix&nbsp;que vous avez cofondée en 1997 et qui a pour objet «&nbsp;la défense des liberté individuelles contre toute idéologie dogmatique, liberticide, essentialiste, raciste ou intégriste&nbsp;».&nbsp;En 2018, après de nombreux documentaires, vous avez réalisé votre premier film de fiction intitulé&nbsp;Soeurs&nbsp;d'Armes.</p>
<p>En février 2020, vous avez publié chez Grasset «&nbsp;Génération offensée&nbsp;: de la police de la culture à la police de la pensée&nbsp;». Vous y alertez contre la montée en France d'une gauche moraliste identitaire déjà très répandue aux&nbsp;Etats-Unis. Sa vision confuse de l'anti-racisme&nbsp;la pousse non pas à réclamer l'éradication des préjugés mais un traitement particulier au nom de l'identité.&nbsp;</p>
<p>Reprenant à l'extrême droite les thématiques identitaires, elle la fait se placer en défenseure de la mémoire et de la liberté d'expression. Loin de contester les catégories&nbsp;ethnicisantes&nbsp;de la droite&nbsp;suprémaciste, la gauche identitaire s'y enferme. Au lieu de rechercher la mixité et le métissage, elle fractionne nos vies et nos débats entre «&nbsp;racisés&nbsp;» et «&nbsp;non-racisés&nbsp;», monte les identités les unes contre les autres jusqu'à mettre les minorités en compétition.</p>
<p>Vous dites qu'il ne faut pas laisser la critique de cette gauche identitaire à la droite conservatrice mais que seul un antiracisme sincère est à-même de lutter contre ses contradictions. Vous vous revendiquez ainsi d'un antiracisme universaliste et d'une approche par le «&nbsp;droit à l'indifférence&nbsp;», qui permet selon vous d'éviter l'essentialisation des identités et à chacun de s'autodéterminer.</p>
<p>Dans cet esprit, vous niez le bien-fondé des usages de plus en plus abusifs du concept d'appropriation culturelle et rappelez que la culture, autant que la politique, ne&nbsp;saurait&nbsp;être quelque chose d'exclusif. C'est au contraire le mélange, la source même de la créativité, qui permet de composer un monde commun.</p>
<p>Lieu de liberté, vous dites qu'internet est aussi celui de tous les procès, et dénoncez les tentatives d'intimidations de cette gauche identitaire dans le cadre de phénomènes de meutes 2.0 sur les réseaux sociaux.&nbsp;</p>
<p>Surtout, vous alertez contre la démarche de plus en plus victimaire de la jeunesse hyper-sensible d'une société qui ne flatte plus le courage ou l'honneur mais le statut de victime et dont l'université n'éduque plus à l'esprit critique. Cette jeunesse se veut «&nbsp;woke&nbsp;» et éveillée à l'injustice, mais les réseaux sociaux la poussent à décontextualiser ses luttes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°310 / 13 août 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 11 avril 2021.</p>
<p>Avec :</p>
<ul>
  <li>Caroline Fourest, journaliste, documentariste, autrice de Génération offensée.</li>
  <li>David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>GÉNÉRATION OFFENSÉE : DE LA POLICE DE LA CULTURE À LA POLICE DE LA PENSÉE</strong>&nbsp;</p>
<p>Caroline&nbsp;Fourest, vous êtes journaliste, essayiste et éditorialiste à Marianne. Depuis de nombreuses années, vous militez en faveur de l'égalité et de la liberté, contre le racisme, le sexisme et l'homophobie. Vous êtes rédactrice en chef de la revue&nbsp;ProChoix&nbsp;que vous avez cofondée en 1997 et qui a pour objet «&nbsp;la défense des liberté individuelles contre toute idéologie dogmatique, liberticide, essentialiste, raciste ou intégriste&nbsp;».&nbsp;En 2018, après de nombreux documentaires, vous avez réalisé votre premier film de fiction intitulé&nbsp;Soeurs&nbsp;d'Armes.</p>
<p>En février 2020, vous avez publié chez Grasset «&nbsp;Génération offensée&nbsp;: de la police de la culture à la police de la pensée&nbsp;». Vous y alertez contre la montée en France d'une gauche moraliste identitaire déjà très répandue aux&nbsp;Etats-Unis. Sa vision confuse de l'anti-racisme&nbsp;la pousse non pas à réclamer l'éradication des préjugés mais un traitement particulier au nom de l'identité.&nbsp;</p>
<p>Reprenant à l'extrême droite les thématiques identitaires, elle la fait se placer en défenseure de la mémoire et de la liberté d'expression. Loin de contester les catégories&nbsp;ethnicisantes&nbsp;de la droite&nbsp;suprémaciste, la gauche identitaire s'y enferme. Au lieu de rechercher la mixité et le métissage, elle fractionne nos vies et nos débats entre «&nbsp;racisés&nbsp;» et «&nbsp;non-racisés&nbsp;», monte les identités les unes contre les autres jusqu'à mettre les minorités en compétition.</p>
<p>Vous dites qu'il ne faut pas laisser la critique de cette gauche identitaire à la droite conservatrice mais que seul un antiracisme sincère est à-même de lutter contre ses contradictions. Vous vous revendiquez ainsi d'un antiracisme universaliste et d'une approche par le «&nbsp;droit à l'indifférence&nbsp;», qui permet selon vous d'éviter l'essentialisation des identités et à chacun de s'autodéterminer.</p>
<p>Dans cet esprit, vous niez le bien-fondé des usages de plus en plus abusifs du concept d'appropriation culturelle et rappelez que la culture, autant que la politique, ne&nbsp;saurait&nbsp;être quelque chose d'exclusif. C'est au contraire le mélange, la source même de la créativité, qui permet de composer un monde commun.</p>
<p>Lieu de liberté, vous dites qu'internet est aussi celui de tous les procès, et dénoncez les tentatives d'intimidations de cette gauche identitaire dans le cadre de phénomènes de meutes 2.0 sur les réseaux sociaux.&nbsp;</p>
<p>Surtout, vous alertez contre la démarche de plus en plus victimaire de la jeunesse hyper-sensible d'une société qui ne flatte plus le courage ou l'honneur mais le statut de victime et dont l'université n'éduque plus à l'esprit critique. Cette jeunesse se veut «&nbsp;woke&nbsp;» et éveillée à l'injustice, mais les réseaux sociaux la poussent à décontextualiser ses luttes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 13 Aug 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7b3d6325-aa4f-479d-836c-763ba9d0edf2.mp3?_=1691071316" length="61414364" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°310 / 13 août 2023.

 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 11 avril 2021.
 
Avec :
 

  - Caroline Fourest, journaliste, documentariste, autrice de Génération offensée.
  - David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

GÉNÉRATION OFFENSÉE : DE LA POLICE DE LA CULTURE À LA POLICE DE LA PENSÉE 
 
Caroline Fourest, vous êtes journaliste, essayiste et éditorialiste à Marianne. Depuis de nombreuses années, vous militez en faveur de l'égalité et de la liberté, contre le racisme, le sexisme et l'homophobie. Vous êtes rédactrice en chef de la revue ProChoix que vous avez cofondée en 1997 et qui a pour objet « la défense des liberté individuelles contre toute idéologie dogmatique, liberticide, essentialiste, raciste ou intégriste ». En 2018, après de nombreux documentaires, vous avez réalisé votre premier film de fiction intitulé Soeurs d'Armes.
 
En février 2020, vous avez publié chez Grasset « Génération offensée : de la police de la culture à la police de la pensée ». Vous y alertez contre la montée en France d'une gauche moraliste identitaire déjà très répandue aux Etats-Unis. Sa vision confuse de l'anti-racisme la pousse non pas à réclamer l'éradication des préjugés mais un traitement particulier au nom de l'identité. 
 
Reprenant à l'extrême droite les thématiques identitaires, elle la fait se placer en défenseure de la mémoire et de la liberté d'expression. Loin de contester les catégories ethnicisantes de la droite suprémaciste, la gauche identitaire s'y enferme. Au lieu de rechercher la mixité et le métissage, elle fractionne nos vies et nos débats entre « racisés » et « non-racisés », monte les identités les unes contre les autres jusqu'à mettre les minorités en compétition.
 
Vous dites qu'il ne faut pas laisser la critique de cette gauche identitaire à la droite conservatrice mais que seul un antiracisme sincère est à-même de lutter contre ses contradictions. Vous vous revendiquez ainsi d'un antiracisme universaliste et d'une approche par le « droit à l'indifférence », qui permet selon vous d'éviter l'essentialisation des identités et à chacun de s'autodéterminer.
 
Dans cet esprit, vous niez le bien-fondé des usages de plus en plus abusifs du concept d'appropriation culturelle et rappelez que la culture, autant que la politique, ne saurait être quelque chose d'exclusif. C'est au contraire le mélange, la source même de la créativité, qui permet de composer un monde commun.
 
Lieu de liberté, vous dites qu'internet est aussi celui de tous les procès, et dénoncez les tentatives d'intimidations de cette gauche identitaire dans le cadre de phénomènes de meutes 2.0 sur les réseaux sociaux. 
 
Surtout, vous alertez contre la démarche de plus en plus victimaire de la jeunesse hyper-sensible d'une société qui ne flatte plus le courage ou l'honneur mais le statut de victime et dont l'université n'éduque plus à l'esprit critique. Cette jeunesse se veut « woke » et éveillée à l'injustice, mais les réseaux sociaux la poussent à décontextualiser ses luttes.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Avec :
 

  - Caroline Fourest, journaliste, documentariste, autrice de Génération offensée.
  - David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

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Caroline Fourest, vous êtes journaliste, essayiste et éditorialiste à Marianne. Depuis de nombreuses années, vous militez en faveur de l'égalité et de la liberté, contre le racisme, le sexisme et l'homophobie. Vous êtes rédactrice en chef de la revue ProChoix que vous avez cofondée en 1997 et qui a pour objet « la défense des liberté individuelles contre toute idéologie dogmatique, liberticide, essentialiste, raciste ou intégriste ». En 2018, après de nombreux documentaires, vous avez réalisé votre premier film de fiction intitulé Soeurs d'Armes.
 
En février 2020, vous avez publié chez Grasset « Génération offensée : de la police de la culture à la police de la pensée ». Vous y alertez contre la montée en France d'une gauche moraliste identitaire déjà très répandue aux Etats-Unis. Sa vision confuse de l'anti-racisme la pousse non pas à réclamer l'éradication des préjugés mais un traitement particulier au nom de l'identité. 
 
Reprenant à l'extrême droite les thématiques identitaires, elle la fait se placer en défenseure de la mémoire et de la liberté d'expression. Loin de contester les catégories ethnicisantes de la droite suprémaciste, la gauche identitaire s'y enferme. Au lieu de rechercher la mixité et le métissage, elle fractionne nos vies et nos débats entre « racisés » et « non-racisés », monte les identités les unes contre les autres jusqu'à mettre les minorités en compétition.
 
Vous dites qu'il ne faut pas laisser la critique de cette gauche identitaire à la droite conservatrice mais que seul un antiracisme sincère est à-même de lutter contre ses contradictions. Vous vous revendiquez ainsi d'un antiracisme universaliste et d'une approche par le « droit à l'indifférence », qui permet selon vous d'éviter l'essentialisation des identités et à chacun de s'autodéterminer.
 
Dans cet esprit, vous niez le bien-fondé des usages de plus en plus abusifs du concept d'appropriation culturelle et rappelez que la culture, autant que la politique, ne saurait être quelque chose d'exclusif. C'est au contraire le mélange, la source même de la créativité, qui permet de composer un monde commun.
 
Lieu de liberté, vous dites qu'internet est aussi celui de tous les procès, et dénoncez les tentatives d'intimidations de cette gauche identitaire dans le cadre de phénomènes de meutes 2.0 sur les réseaux sociaux. 
 
Surtout, vous alertez contre la démarche de plus en plus victimaire de la jeunesse hyper-sensible d'une société qui ne flatte plus le courage ou l'honneur mais le statut de victime et dont l'université n'éduque plus à l'esprit critique. Cette jeunesse se veut « woke » et éveillée à l'injustice, mais les réseaux sociaux la poussent à décontextualiser ses luttes.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°310 / 13 août 2023.

 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 11 avril 2021.
 
Avec :
 

  - Caroline Fourest, journaliste, documentariste, autrice de Gén...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:58</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/uQfKmEr]]></podcast:txt><itunes:episode>342</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Bada Si vous l’avez manqué : Bruno Patino : le Métaverse]]></title><guid isPermaLink="false">78784cbf-90d8-4c3e-bf76-816b8ba2a5f5</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 201 / 9 août 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Bruno Patino et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;15 avril 2022.</p>
<p>Directeur d’Arte, Bruno Patino a publié&nbsp;<em>La civilisation du poisson rouge</em>&nbsp;puis&nbsp;<em>Tempête dans le bocal</em>&nbsp;chez Grasset. Avant la mise en ligne de l’émission thématique consacrée à son enquête sur la société numérique, ce bada est l’occasion d’aborder les questions du métavers, de la gamification du monde et de la socialisation sur les réseaux sociaux.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 201 / 9 août 2023.</p>
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<p>Une conversation entre Bruno Patino et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;15 avril 2022.</p>
<p>Directeur d’Arte, Bruno Patino a publié&nbsp;<em>La civilisation du poisson rouge</em>&nbsp;puis&nbsp;<em>Tempête dans le bocal</em>&nbsp;chez Grasset. Avant la mise en ligne de l’émission thématique consacrée à son enquête sur la société numérique, ce bada est l’occasion d’aborder les questions du métavers, de la gamification du monde et de la socialisation sur les réseaux sociaux.&nbsp;</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 09 Aug 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/78784cbf-90d8-4c3e-bf76-816b8ba2a5f5.mp3?_=1689084686" length="16532235" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 201 / 9 août 2023.
 
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Une conversation entre Bruno Patino et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 avril 2022.
 
Directeur d’Arte, Bruno Patino a publié La civilisation du poisson rouge puis Tempête dans le bocal chez Grasset. Avant la mise en ligne de l’émission thématique consacrée à son enquête sur la société numérique, ce bada est l’occasion d’aborder les questions du métavers, de la gamification du monde et de la socialisation sur les réseaux sociaux. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Directeur d’Arte, Bruno Patino a publié La civilisation du poisson rouge puis Tempête dans le bocal chez Grasset. Avant la mise en ligne de l’émission thématique consacrée à son enquête sur la société numérique, ce bada est l’occasion d’aborder les questions du métavers, de la gamification du monde et de la socialisation sur les réseaux sociaux. 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 201 / 9 août 2023.
 
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Une conversation entre Bruno Patino et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 avril 2022.
 
Directeur d’Arte, Bruno Patino a publié...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:13</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/WKeXIoF]]></podcast:txt><itunes:episode>341</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique (rediffusion) : Molière, avec Georges Forestier]]></title><guid isPermaLink="false">5b398d0d-615a-4b76-8afb-7d27e2d7b4fd</guid><description><![CDATA[<p>N°309 / 6 août 2023<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 29 mai 2022.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Georges Forestier, homme de lettres, spécialiste du XVIIème siècle et biographe de Molière.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue&nbsp;Hérodote&nbsp;et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>MOLIÈRE</strong></p>
<p>Georges Forestier, vous êtes agrégé de lettres classiques et docteur d'état, vous avez enseigné au Portugal à Rouen à Reims, à la Sorbonne nouvelle puis à Sorbonne université et vous avez dirigé le centre d'étude de la langue et des littératures françaises. Vous êtes l'inventeur de la génétique théâtrale, sur laquelle vous vous êtes appuyé pour étudier Pierre Corneille puis Jean racine puis Molière. Votre livre sur Molière paru chez Gallimard a reçu un excellent accueil, il a été précédé d’un Molière à Paris, il y a une trentaine d’années et, il y a une dizaine d’années, c’est sous votre direction associée à Claude Bourqui que La Pléiade a publié les œuvres complètes de l’auteur du Tartuffe. De ce Tartuffe, vous avez établi ce que vos recherches vous ont amené à considérer comme la version interdite, une version en trois actes, qui se termine par la victoire de Tartuffe et qui a été représentée cet hiver et ce printemps par la Comédie française dans une mise en scène d’Ivo van Hove donnée pour la première fois le 15 janvier dernier, date anniversaire de la naissance de Molière. Nous en parlerons assurément.</p>
<p>Dans le très précieux journal de la littérature en ligne «&nbsp;En attendant Nadeau&nbsp;», Dominique Guy-Blanquet introduit son élogieuse analyse par ce chapô&nbsp;: « Si vous pensez tout savoir de Molière, l'auteur le plus joué en France avant d'être devancé depuis quelques décennies par Shakespeare, détrompez-vous. Georges Forestier rectifie des faits qu'on croyait établis, déplace les projecteurs, tel un éclairagiste judicieux et nous fait découvrir un nouveau Molière au sein du paysage théâtral qu'il a animé : les gazetiers se bousculent pour exploiter son succès, le grand Corneille s'en inquiète, les princes le font jouer à domicile, Boileau l'encourage contre les esprits chagrins, le jeune Racine le salut au lever du roi.&nbsp;»</p>
<p>Sans aucun doute, la lecture de votre Molière fait voler en éclats quantité de représentations répandues dans le public depuis sa mort. Sa mort qui n’est pas le sujet de la moindre de ces légendes d’autant plus tenaces qu’elles se nourrissent de clichés sur les artistes maudits, ou en tout cas réprouvés et qu’elles s’en nourrissent en retour. Mais votre livre est aussi un portrait de Paris et de ceux, petits et grands dont Molière reproduira les travers et les qualités, les ridicules et les délicatesses.</p>
<p>À une époque où il est fréquent que des comédiens écrivent eux-mêmes les pièces qu’ils jouent, Donneau de Visée remarque que Molière se distingue en faisant «&nbsp;des farces qui réussirent un peu plus que des farces et qui furent un peu plus estimées dans toutes les villes que celles que les autres comédiens jouaient&nbsp;». Molière fut aussi parmi les premiers à ne pas se contenter d’écrire des farces, de petites pièces comiques en un acte dont les scènes sont à peine ébauchées.</p>
<p>Georges Forestier, vous avez, en quelque sorte, dépouillé Molière des différentes couches d’oripeaux dont on l’avait revêtu au fil des 349 ans qui nous séparent de sa mort. Pour introduire notre conversation, j’aimerais savoir ce qui vous a le plus surpris dans vos découvertes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°309 / 6 août 2023<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 29 mai 2022.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Georges Forestier, homme de lettres, spécialiste du XVIIème siècle et biographe de Molière.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue&nbsp;Hérodote&nbsp;et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>MOLIÈRE</strong></p>
<p>Georges Forestier, vous êtes agrégé de lettres classiques et docteur d'état, vous avez enseigné au Portugal à Rouen à Reims, à la Sorbonne nouvelle puis à Sorbonne université et vous avez dirigé le centre d'étude de la langue et des littératures françaises. Vous êtes l'inventeur de la génétique théâtrale, sur laquelle vous vous êtes appuyé pour étudier Pierre Corneille puis Jean racine puis Molière. Votre livre sur Molière paru chez Gallimard a reçu un excellent accueil, il a été précédé d’un Molière à Paris, il y a une trentaine d’années et, il y a une dizaine d’années, c’est sous votre direction associée à Claude Bourqui que La Pléiade a publié les œuvres complètes de l’auteur du Tartuffe. De ce Tartuffe, vous avez établi ce que vos recherches vous ont amené à considérer comme la version interdite, une version en trois actes, qui se termine par la victoire de Tartuffe et qui a été représentée cet hiver et ce printemps par la Comédie française dans une mise en scène d’Ivo van Hove donnée pour la première fois le 15 janvier dernier, date anniversaire de la naissance de Molière. Nous en parlerons assurément.</p>
<p>Dans le très précieux journal de la littérature en ligne «&nbsp;En attendant Nadeau&nbsp;», Dominique Guy-Blanquet introduit son élogieuse analyse par ce chapô&nbsp;: « Si vous pensez tout savoir de Molière, l'auteur le plus joué en France avant d'être devancé depuis quelques décennies par Shakespeare, détrompez-vous. Georges Forestier rectifie des faits qu'on croyait établis, déplace les projecteurs, tel un éclairagiste judicieux et nous fait découvrir un nouveau Molière au sein du paysage théâtral qu'il a animé : les gazetiers se bousculent pour exploiter son succès, le grand Corneille s'en inquiète, les princes le font jouer à domicile, Boileau l'encourage contre les esprits chagrins, le jeune Racine le salut au lever du roi.&nbsp;»</p>
<p>Sans aucun doute, la lecture de votre Molière fait voler en éclats quantité de représentations répandues dans le public depuis sa mort. Sa mort qui n’est pas le sujet de la moindre de ces légendes d’autant plus tenaces qu’elles se nourrissent de clichés sur les artistes maudits, ou en tout cas réprouvés et qu’elles s’en nourrissent en retour. Mais votre livre est aussi un portrait de Paris et de ceux, petits et grands dont Molière reproduira les travers et les qualités, les ridicules et les délicatesses.</p>
<p>À une époque où il est fréquent que des comédiens écrivent eux-mêmes les pièces qu’ils jouent, Donneau de Visée remarque que Molière se distingue en faisant «&nbsp;des farces qui réussirent un peu plus que des farces et qui furent un peu plus estimées dans toutes les villes que celles que les autres comédiens jouaient&nbsp;». Molière fut aussi parmi les premiers à ne pas se contenter d’écrire des farces, de petites pièces comiques en un acte dont les scènes sont à peine ébauchées.</p>
<p>Georges Forestier, vous avez, en quelque sorte, dépouillé Molière des différentes couches d’oripeaux dont on l’avait revêtu au fil des 349 ans qui nous séparent de sa mort. Pour introduire notre conversation, j’aimerais savoir ce qui vous a le plus surpris dans vos découvertes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 06 Aug 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/5b398d0d-615a-4b76-8afb-7d27e2d7b4fd.mp3?_=1691070945" length="58849349" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°309 / 6 août 2023

 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 29 mai 2022.
 
Avec cette semaine :
 

  - Georges Forestier, homme de lettres, spécialiste du XVIIème siècle et biographe de Molière.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

MOLIÈRE
 
Georges Forestier, vous êtes agrégé de lettres classiques et docteur d'état, vous avez enseigné au Portugal à Rouen à Reims, à la Sorbonne nouvelle puis à Sorbonne université et vous avez dirigé le centre d'étude de la langue et des littératures françaises. Vous êtes l'inventeur de la génétique théâtrale, sur laquelle vous vous êtes appuyé pour étudier Pierre Corneille puis Jean racine puis Molière. Votre livre sur Molière paru chez Gallimard a reçu un excellent accueil, il a été précédé d’un Molière à Paris, il y a une trentaine d’années et, il y a une dizaine d’années, c’est sous votre direction associée à Claude Bourqui que La Pléiade a publié les œuvres complètes de l’auteur du Tartuffe. De ce Tartuffe, vous avez établi ce que vos recherches vous ont amené à considérer comme la version interdite, une version en trois actes, qui se termine par la victoire de Tartuffe et qui a été représentée cet hiver et ce printemps par la Comédie française dans une mise en scène d’Ivo van Hove donnée pour la première fois le 15 janvier dernier, date anniversaire de la naissance de Molière. Nous en parlerons assurément.
 
Dans le très précieux journal de la littérature en ligne « En attendant Nadeau », Dominique Guy-Blanquet introduit son élogieuse analyse par ce chapô : « Si vous pensez tout savoir de Molière, l'auteur le plus joué en France avant d'être devancé depuis quelques décennies par Shakespeare, détrompez-vous. Georges Forestier rectifie des faits qu'on croyait établis, déplace les projecteurs, tel un éclairagiste judicieux et nous fait découvrir un nouveau Molière au sein du paysage théâtral qu'il a animé : les gazetiers se bousculent pour exploiter son succès, le grand Corneille s'en inquiète, les princes le font jouer à domicile, Boileau l'encourage contre les esprits chagrins, le jeune Racine le salut au lever du roi. »
 
Sans aucun doute, la lecture de votre Molière fait voler en éclats quantité de représentations répandues dans le public depuis sa mort. Sa mort qui n’est pas le sujet de la moindre de ces légendes d’autant plus tenaces qu’elles se nourrissent de clichés sur les artistes maudits, ou en tout cas réprouvés et qu’elles s’en nourrissent en retour. Mais votre livre est aussi un portrait de Paris et de ceux, petits et grands dont Molière reproduira les travers et les qualités, les ridicules et les délicatesses.
 
À une époque où il est fréquent que des comédiens écrivent eux-mêmes les pièces qu’ils jouent, Donneau de Visée remarque que Molière se distingue en faisant « des farces qui réussirent un peu plus que des farces et qui furent un peu plus estimées dans toutes les villes que celles que les autres comédiens jouaient ». Molière fut aussi parmi les premiers à ne pas se contenter d’écrire des farces, de petites pièces comiques en un acte dont les scènes sont à peine ébauchées.
 
Georges Forestier, vous avez, en quelque sorte, dépouillé Molière des différentes couches d’oripeaux dont on l’avait revêtu au fil des 349 ans qui nous séparent de sa mort. Pour introduire notre conversation, j’aimerais savoir ce qui vous a le plus surpris dans vos découvertes.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>N°309 / 6 août 2023

 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 29 mai 2022.
 
Avec cette semaine :
 

  - Georges Forestier, homme de lettres, spécialiste du XVIIème siècle et biographe de Molière.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

MOLIÈRE
 
Georges Forestier, vous êtes agrégé de lettres classiques et docteur d'état, vous avez enseigné au Portugal à Rouen à Reims, à la Sorbonne nouvelle puis à Sorbonne université et vous avez dirigé le centre d'étude de la langue et des littératures françaises. Vous êtes l'inventeur de la génétique théâtrale, sur laquelle vous vous êtes appuyé pour étudier Pierre Corneille puis Jean racine puis Molière. Votre livre sur Molière paru chez Gallimard a reçu un excellent accueil, il a été précédé d’un Molière à Paris, il y a une trentaine d’années et, il y a une dizaine d’années, c’est sous votre direction associée à Claude Bourqui que La Pléiade a publié les œuvres complètes de l’auteur du Tartuffe. De ce Tartuffe, vous avez établi ce que vos recherches vous ont amené à considérer comme la version interdite, une version en trois actes, qui se termine par la victoire de Tartuffe et qui a été représentée cet hiver et ce printemps par la Comédie française dans une mise en scène d’Ivo van Hove donnée pour la première fois le 15 janvier dernier, date anniversaire de la naissance de Molière. Nous en parlerons assurément.
 
Dans le très précieux journal de la littérature en ligne « En attendant Nadeau », Dominique Guy-Blanquet introduit son élogieuse analyse par ce chapô : « Si vous pensez tout savoir de Molière, l'auteur le plus joué en France avant d'être devancé depuis quelques décennies par Shakespeare, détrompez-vous. Georges Forestier rectifie des faits qu'on croyait établis, déplace les projecteurs, tel un éclairagiste judicieux et nous fait découvrir un nouveau Molière au sein du paysage théâtral qu'il a animé : les gazetiers se bousculent pour exploiter son succès, le grand Corneille s'en inquiète, les princes le font jouer à domicile, Boileau l'encourage contre les esprits chagrins, le jeune Racine le salut au lever du roi. »
 
Sans aucun doute, la lecture de votre Molière fait voler en éclats quantité de représentations répandues dans le public depuis sa mort. Sa mort qui n’est pas le sujet de la moindre de ces légendes d’autant plus tenaces qu’elles se nourrissent de clichés sur les artistes maudits, ou en tout cas réprouvés et qu’elles s’en nourrissent en retour. Mais votre livre est aussi un portrait de Paris et de ceux, petits et grands dont Molière reproduira les travers et les qualités, les ridicules et les délicatesses.
 
À une époque où il est fréquent que des comédiens écrivent eux-mêmes les pièces qu’ils jouent, Donneau de Visée remarque que Molière se distingue en faisant « des farces qui réussirent un peu plus que des farces et qui furent un peu plus estimées dans toutes les villes que celles que les autres comédiens jouaient ». Molière fut aussi parmi les premiers à ne pas se contenter d’écrire des farces, de petites pièces comiques en un acte dont les scènes sont à peine ébauchées.
 
Georges Forestier, vous avez, en quelque sorte, dépouillé Molière des différentes couches d’oripeaux dont on l’avait revêtu au fil des 349 ans qui nous séparent de sa mort. Pour introduire notre conversation, j’aimerais savoir ce qui vous a le plus surpris dans vos découvertes.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°309 / 6 août 2023

 
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Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 29 mai 2022.
 
Avec cette semaine :
 

  - Georges Forestier, homme de lettres, spécialiste du...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:18</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zgcxhtQ]]></podcast:txt><itunes:episode>341</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Bada Si vous l’avez manqué : Alexandre Gady : le musée du Grand siècle]]></title><guid isPermaLink="false">9be69235-6c1d-4fc3-a148-c13aadfe023b</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 200 / 2 août 2023.</p>
<p>Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec&nbsp;ALEXANDRE GADY.</p>
<p>Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la&nbsp;France. Il raconte comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 200 / 2 août 2023.</p>
<p>Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec&nbsp;ALEXANDRE GADY.</p>
<p>Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la&nbsp;France. Il raconte comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 02 Aug 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9be69235-6c1d-4fc3-a148-c13aadfe023b.mp3?_=1689084368" length="23936800" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 200 / 2 août 2023.
 
Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY.
 
Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il raconte comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 200 / 2 août 2023.
 
Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY.
 
Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il raconte comment concevoir le musée du Grand Siècle dont il a la charge.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 200 / 2 août 2023.
 
Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY.
 
Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>24:56</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/qNHJDZF]]></podcast:txt><itunes:episode>340</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique : le Conseil National de la Refondation, avec David Djaïz]]></title><guid isPermaLink="false">490f5855-6b78-4bd5-bb75-8c5e10bf3c8a</guid><description><![CDATA[<p>N°308 / 30 juillet 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>David Djaïz, rapporteur général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.<br>
</li>
</ul>
<p>LE CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION</p>
<p><br></p>
<p>David Djaïz, vous êtes haut-fonctionnaire, essayiste, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de l’ENA. Vous rejoignez en 2017 l’Inspection Générale des Finances avant d’être nommé, en 2021, Directeur de la stratégie et de la formation de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Depuis près d’un an, vous êtes le rapporteur général du Conseil National de la Refondation (CNR) auprès du haut-commissaire au plan, François Bayrou.</p>
<p>Le CNR a été créé le 8 septembre 2022 par le Président de la République Emmanuel Macron. C’est une instance de concertation au sein de laquelle citoyens, associations, professionnels et élus sont amenés à échanger et à proposer des solutions sur les grands enjeux de demain. Vous travaillez dans ce cadre sur les 9 thématiques identifiées par le Gouvernement, relatives au plein-emploi, à l'école, à la santé, au logement et aux transitions écologique et démographique.</p>
<p>Le CNR se présente d’abord comme «&nbsp;une méthode nouvelle&nbsp;» pour construire les politiques publiques. Il s’agit de répondre au sentiment de mal-être démocratique partagé, selon un sondage de l’IFOP récemment publié, par 64% Français, dont une majorité se déclare favorable à davantage d’inclusion et de participation des citoyens. Ainsi, 76% souhaitent élargir l’usage du référendum, et 66% sont partisans du développement de conventions citoyennes.</p>
<p>La «&nbsp;méthode CNR&nbsp;», quant à elle, consiste à associer citoyens, corps intermédiaires et représentants élus à la prise de décisions. Elle souhaite redonner du pouvoir aux acteurs de terrain dans le cadre de concertations locales, les «&nbsp;CNR territoriaux&nbsp;», qui aboutissent à des projets concrets et de petite échelle. L’instance faciliterait les compromis et permettrait de « bâtir du consensus sur la situation de la France et son avenir », selon les mots du Président de la République.</p>
<p>A son démarrage, le CNR a cependant été boudé par l’opposition politique et syndicale. Après le RN et LFI, le Président du Sénat Gérard Larcher a décliné l’invitation, craignant que le Parlement ne se fasse «&nbsp;court-circuiter&nbsp;» par cette nouvelle instance. Face à la méfiance des députés et sénateurs, le porte-parole du Gouvernement a dû affirmer que le CNR ne sera « ni un préalable ni un substitut au Parlement », tandis que le haut-commissaire au plan exhortait les députés de la majorité à s’emparer de ce nouvel outil.</p>
<p>Depuis son lancement, le CNR a recueilli plus de 100.000 contributions citoyennes dans le cadre de sa consultation nationale en ligne. Plus de 17.000 établissements scolaires sont engagés dans une démarche de concertation locale. 250 CNR ont été tenus dans les établissements de santé et bénéficieront à terme d’un budget de 30 millions d’euros. Enfin, des CNR sur le climat et la biodiversité se déroulent actuellement dans plus de 60 territoires afin d’adapter la transition écologique aux particularités locales.</p>
<p>Au niveau national, les conclusions du CNR jeunesse ont été rendues publiques le 21 juin. Elles ont nourri le «&nbsp;plan jeunesse&nbsp;» du Gouvernement, comportant notamment l’abaissement de l’âge légal de conduite à 17 ans, la rénovation de certaines résidences universitaires ou l’évaluation des «&nbsp;savoirs verts&nbsp;» en fin de collège. Quelques mois auparavant, les conclusions du CNR avaient abouti au «&nbsp;plan logement&nbsp;» d’Elisabeth Borne et à la proposition de loi pour le bien vieillir en France, dont l’examen sera bientôt repris par l’Assemblée nationale.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°308 / 30 juillet 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>David Djaïz, rapporteur général du Conseil National de la Refondation.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
  <li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>.<br>
</li>
</ul>
<p>LE CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION</p>
<p><br></p>
<p>David Djaïz, vous êtes haut-fonctionnaire, essayiste, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de l’ENA. Vous rejoignez en 2017 l’Inspection Générale des Finances avant d’être nommé, en 2021, Directeur de la stratégie et de la formation de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Depuis près d’un an, vous êtes le rapporteur général du Conseil National de la Refondation (CNR) auprès du haut-commissaire au plan, François Bayrou.</p>
<p>Le CNR a été créé le 8 septembre 2022 par le Président de la République Emmanuel Macron. C’est une instance de concertation au sein de laquelle citoyens, associations, professionnels et élus sont amenés à échanger et à proposer des solutions sur les grands enjeux de demain. Vous travaillez dans ce cadre sur les 9 thématiques identifiées par le Gouvernement, relatives au plein-emploi, à l'école, à la santé, au logement et aux transitions écologique et démographique.</p>
<p>Le CNR se présente d’abord comme «&nbsp;une méthode nouvelle&nbsp;» pour construire les politiques publiques. Il s’agit de répondre au sentiment de mal-être démocratique partagé, selon un sondage de l’IFOP récemment publié, par 64% Français, dont une majorité se déclare favorable à davantage d’inclusion et de participation des citoyens. Ainsi, 76% souhaitent élargir l’usage du référendum, et 66% sont partisans du développement de conventions citoyennes.</p>
<p>La «&nbsp;méthode CNR&nbsp;», quant à elle, consiste à associer citoyens, corps intermédiaires et représentants élus à la prise de décisions. Elle souhaite redonner du pouvoir aux acteurs de terrain dans le cadre de concertations locales, les «&nbsp;CNR territoriaux&nbsp;», qui aboutissent à des projets concrets et de petite échelle. L’instance faciliterait les compromis et permettrait de « bâtir du consensus sur la situation de la France et son avenir », selon les mots du Président de la République.</p>
<p>A son démarrage, le CNR a cependant été boudé par l’opposition politique et syndicale. Après le RN et LFI, le Président du Sénat Gérard Larcher a décliné l’invitation, craignant que le Parlement ne se fasse «&nbsp;court-circuiter&nbsp;» par cette nouvelle instance. Face à la méfiance des députés et sénateurs, le porte-parole du Gouvernement a dû affirmer que le CNR ne sera « ni un préalable ni un substitut au Parlement », tandis que le haut-commissaire au plan exhortait les députés de la majorité à s’emparer de ce nouvel outil.</p>
<p>Depuis son lancement, le CNR a recueilli plus de 100.000 contributions citoyennes dans le cadre de sa consultation nationale en ligne. Plus de 17.000 établissements scolaires sont engagés dans une démarche de concertation locale. 250 CNR ont été tenus dans les établissements de santé et bénéficieront à terme d’un budget de 30 millions d’euros. Enfin, des CNR sur le climat et la biodiversité se déroulent actuellement dans plus de 60 territoires afin d’adapter la transition écologique aux particularités locales.</p>
<p>Au niveau national, les conclusions du CNR jeunesse ont été rendues publiques le 21 juin. Elles ont nourri le «&nbsp;plan jeunesse&nbsp;» du Gouvernement, comportant notamment l’abaissement de l’âge légal de conduite à 17 ans, la rénovation de certaines résidences universitaires ou l’évaluation des «&nbsp;savoirs verts&nbsp;» en fin de collège. Quelques mois auparavant, les conclusions du CNR avaient abouti au «&nbsp;plan logement&nbsp;» d’Elisabeth Borne et à la proposition de loi pour le bien vieillir en France, dont l’examen sera bientôt repris par l’Assemblée nationale.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 30 Jul 2023 07:10:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/490f5855-6b78-4bd5-bb75-8c5e10bf3c8a.mp3?_=1688110015" length="57788986" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°308 / 30 juillet 2023.
 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - David Djaïz, rapporteur général du Conseil National de la Refondation.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.


LE CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION
 

 
David Djaïz, vous êtes haut-fonctionnaire, essayiste, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de l’ENA. Vous rejoignez en 2017 l’Inspection Générale des Finances avant d’être nommé, en 2021, Directeur de la stratégie et de la formation de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Depuis près d’un an, vous êtes le rapporteur général du Conseil National de la Refondation (CNR) auprès du haut-commissaire au plan, François Bayrou.
 
Le CNR a été créé le 8 septembre 2022 par le Président de la République Emmanuel Macron. C’est une instance de concertation au sein de laquelle citoyens, associations, professionnels et élus sont amenés à échanger et à proposer des solutions sur les grands enjeux de demain. Vous travaillez dans ce cadre sur les 9 thématiques identifiées par le Gouvernement, relatives au plein-emploi, à l'école, à la santé, au logement et aux transitions écologique et démographique.
 
Le CNR se présente d’abord comme « une méthode nouvelle » pour construire les politiques publiques. Il s’agit de répondre au sentiment de mal-être démocratique partagé, selon un sondage de l’IFOP récemment publié, par 64% Français, dont une majorité se déclare favorable à davantage d’inclusion et de participation des citoyens. Ainsi, 76% souhaitent élargir l’usage du référendum, et 66% sont partisans du développement de conventions citoyennes.
 
La « méthode CNR », quant à elle, consiste à associer citoyens, corps intermédiaires et représentants élus à la prise de décisions. Elle souhaite redonner du pouvoir aux acteurs de terrain dans le cadre de concertations locales, les « CNR territoriaux », qui aboutissent à des projets concrets et de petite échelle. L’instance faciliterait les compromis et permettrait de « bâtir du consensus sur la situation de la France et son avenir », selon les mots du Président de la République.
 
A son démarrage, le CNR a cependant été boudé par l’opposition politique et syndicale. Après le RN et LFI, le Président du Sénat Gérard Larcher a décliné l’invitation, craignant que le Parlement ne se fasse « court-circuiter » par cette nouvelle instance. Face à la méfiance des députés et sénateurs, le porte-parole du Gouvernement a dû affirmer que le CNR ne sera « ni un préalable ni un substitut au Parlement », tandis que le haut-commissaire au plan exhortait les députés de la majorité à s’emparer de ce nouvel outil.
 
Depuis son lancement, le CNR a recueilli plus de 100.000 contributions citoyennes dans le cadre de sa consultation nationale en ligne. Plus de 17.000 établissements scolaires sont engagés dans une démarche de concertation locale. 250 CNR ont été tenus dans les établissements de santé et bénéficieront à terme d’un budget de 30 millions d’euros. Enfin, des CNR sur le climat et la biodiversité se déroulent actuellement dans plus de 60 territoires afin d’adapter la transition écologique aux particularités locales.
 
Au niveau national, les conclusions du CNR jeunesse ont été rendues publiques le 21 juin. Elles ont nourri le « plan jeunesse » du Gouvernement, comportant notamment l’abaissement de l’âge légal de conduite à 17 ans, la rénovation de certaines résidences universitaires ou l’évaluation des « savoirs verts » en fin de collège. Quelques mois auparavant, les conclusions du CNR avaient abouti au « plan logement » d’Elisabeth Borne et à la proposition de loi pour le bien vieillir en France, dont l’examen sera bientôt repris par l’Assemblée nationale.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>N°308 / 30 juillet 2023.
 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - David Djaïz, rapporteur général du Conseil National de la Refondation.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
  - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick.


LE CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION
 

 
David Djaïz, vous êtes haut-fonctionnaire, essayiste, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de l’ENA. Vous rejoignez en 2017 l’Inspection Générale des Finances avant d’être nommé, en 2021, Directeur de la stratégie et de la formation de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Depuis près d’un an, vous êtes le rapporteur général du Conseil National de la Refondation (CNR) auprès du haut-commissaire au plan, François Bayrou.
 
Le CNR a été créé le 8 septembre 2022 par le Président de la République Emmanuel Macron. C’est une instance de concertation au sein de laquelle citoyens, associations, professionnels et élus sont amenés à échanger et à proposer des solutions sur les grands enjeux de demain. Vous travaillez dans ce cadre sur les 9 thématiques identifiées par le Gouvernement, relatives au plein-emploi, à l'école, à la santé, au logement et aux transitions écologique et démographique.
 
Le CNR se présente d’abord comme « une méthode nouvelle » pour construire les politiques publiques. Il s’agit de répondre au sentiment de mal-être démocratique partagé, selon un sondage de l’IFOP récemment publié, par 64% Français, dont une majorité se déclare favorable à davantage d’inclusion et de participation des citoyens. Ainsi, 76% souhaitent élargir l’usage du référendum, et 66% sont partisans du développement de conventions citoyennes.
 
La « méthode CNR », quant à elle, consiste à associer citoyens, corps intermédiaires et représentants élus à la prise de décisions. Elle souhaite redonner du pouvoir aux acteurs de terrain dans le cadre de concertations locales, les « CNR territoriaux », qui aboutissent à des projets concrets et de petite échelle. L’instance faciliterait les compromis et permettrait de « bâtir du consensus sur la situation de la France et son avenir », selon les mots du Président de la République.
 
A son démarrage, le CNR a cependant été boudé par l’opposition politique et syndicale. Après le RN et LFI, le Président du Sénat Gérard Larcher a décliné l’invitation, craignant que le Parlement ne se fasse « court-circuiter » par cette nouvelle instance. Face à la méfiance des députés et sénateurs, le porte-parole du Gouvernement a dû affirmer que le CNR ne sera « ni un préalable ni un substitut au Parlement », tandis que le haut-commissaire au plan exhortait les députés de la majorité à s’emparer de ce nouvel outil.
 
Depuis son lancement, le CNR a recueilli plus de 100.000 contributions citoyennes dans le cadre de sa consultation nationale en ligne. Plus de 17.000 établissements scolaires sont engagés dans une démarche de concertation locale. 250 CNR ont été tenus dans les établissements de santé et bénéficieront à terme d’un budget de 30 millions d’euros. Enfin, des CNR sur le climat et la biodiversité se déroulent actuellement dans plus de 60 territoires afin d’adapter la transition écologique aux particularités locales.
 
Au niveau national, les conclusions du CNR jeunesse ont été rendues publiques le 21 juin. Elles ont nourri le « plan jeunesse » du Gouvernement, comportant notamment l’abaissement de l’âge légal de conduite à 17 ans, la rénovation de certaines résidences universitaires ou l’évaluation des « savoirs verts » en fin de collège. Quelques mois auparavant, les conclusions du CNR avaient abouti au « plan logement » d’Elisabeth Borne et à la proposition de loi pour le bien vieillir en France, dont l’examen sera bientôt repris par l’Assemblée nationale.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°308 / 30 juillet 2023.
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - David Djaïz, rapporteur général d...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:11</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/BdETKGF]]></podcast:txt><itunes:episode>337</itunes:episode><itunes:keywords>David Djaïz,Conseil National de la Refondation,CNR,Philippe Meyer</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada Si vous l’avez manqué : Alexandre Gady : la défense du patrimoine]]></title><guid isPermaLink="false">635dc9f7-1ebf-433e-9b32-922c216285e8</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 199 / 26 juillet 2023.</p>
<p>Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec&nbsp;ALEXANDRE GADY.</p>
<p>Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la&nbsp;France. Il raconte comment&nbsp;se&nbsp;battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action&nbsp;de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la&nbsp;France.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 199 / 26 juillet 2023.</p>
<p>Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec&nbsp;ALEXANDRE GADY.</p>
<p>Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la&nbsp;France. Il raconte comment&nbsp;se&nbsp;battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action&nbsp;de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la&nbsp;France.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 26 Jul 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/635dc9f7-1ebf-433e-9b32-922c216285e8.mp3?_=1689084007" length="25045646" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 199 / 26 juillet 2023.
 
Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY.
 
Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il raconte comment se battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 199 / 26 juillet 2023.
 
Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY.
 
Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Il raconte comment se battre pour la préservation du patrimoine et en quoi consiste l’action de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 199 / 26 juillet 2023.
 
Si c’est pour la culture, on a déjà donné, avec ALEXANDRE GADY.
 
Alexandre Gady est historien de l'architecture, professeur à Sorbonne université, directeur du centre André Chastel et président d'honneur de la soci...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>26:05</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/lrpvghe]]></podcast:txt><itunes:episode>340</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique : la gastronomie, avec Jean-Robert Pitte]]></title><guid isPermaLink="false">399a2e82-a566-4065-ba48-2d320bfcaf17</guid><description><![CDATA[<p>N° 307 / 23 juillet 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Robert Pitte, géographe specialiste des paysages et de la gastronomie.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p>LA GASTRONOMIE</p>
<p>Jean-Robert Pitte, vous êtes géographe, professeur émérite et ancien président de l’Université de Paris IV – Sorbonne. Depuis 2008, vous faites partie de l’Académie des sciences morales et politiques, dont vous avez été six ans le secrétaire perpétuel. Spécialiste du paysage et de la gastronomie, vous figurez également parmi les membres de l’Académie du Vin de France.</p>
<p>Vous présidez depuis 2008 la Mission pour le Patrimoine alimentaire français. Celle-ci a permis l’inscription, en 2010, du «&nbsp;Repas gastronomique des Français&nbsp;» sur la liste du Patrimoine immatériel de l’UNESCO. La France a en effet cultivé l’art de bien manger et de bien boire tout au long de son histoire, au point d’en faire un élément essentiel de son «&nbsp;art de vivre&nbsp;». Notre histoire gastronomique remonte aux Gaulois et à leur « art du banquet&nbsp;», alors que les repas offraient l’occasion d'affirmer son rang, sa richesse et son prestige. Le règne personnel de Louis XIV marque un tournant décisif dans la gastronomie française. Elle se démarque du modèle hérité de Rome pour affirmer le pouvoir du Roi sur la haute noblesse et l’éclat de la France en Europe. Les premiers restaurants naissent en France, à Paris, au tournant de la Révolution, ainsi que le terme de «&nbsp;gastronomie&nbsp;» en 1801, sous la plume du poète Joseph Berchoux. Les recettes de terroir intègrent le patrimoine culinaire au cours du XXe siècle et la gastronomie devient un rouage essentiel de l’identification à la nation, à forte dimension politique et géopolitique.</p>
<p>Encore aujourd’hui, l’attachement des Français à leur patrimoine culinaire est important. Selon un sondage de l’IFOP en date de 2016, trois quarts d’entre eux déclarent « bien cuisiner » et plus de la moitié des sondés s’essayent au moins une fois par semaine à la préparation de plats qui «&nbsp;sortent de l’ordinaire&nbsp;».</p>
<p>La réputation internationale de la gastronomie française n’est pourtant pas assurée. En 2015, le classement des «&nbsp;50 meilleurs restaurants&nbsp;» de la revue britannique «&nbsp;Restaurant&nbsp;» ne compte aucun chef français dans le top 10, et seulement 4 parmi les 50. Les critères de ce classement sont vivement critiqués et une liste alternative, créé la même année et fondé sur la compilation de 200 guides nationaux, place la France au deuxième rang mondial, derrière le Japon, un pays que vous connaissez particulièrement bien.</p>
<p>En parallèle, de nouvelles cuisines s’affirment sur la scène internationale, parfois soutenues par leur gouvernement dans le cadre d’une politique de «&nbsp;gastro-diplomatie&nbsp;». Ainsi, le programme «&nbsp;Global Thaï&nbsp;» lancé en 2002 par la Thaïlande a permis de multiplier par trois le nombre de restaurants thaï dans le monde en moins de 20 ans et d’attirer plus de 30 millions de visiteurs dans le pays en 2016.</p>
<p>Ces dernières années, les contours du paysage gastronomique mondial ont rapidement évolué sous l’effet de nouveaux enjeux. Avec la mondialisation, les nouvelles tendances culinaires se créent et se diffusent à une vitesse sans précédent mais ne s’intègrent pas toujours avec succès aux cuisines nationales. La montée en puissance de la consommation engagée interroge nos modèles alimentaires tandis que de nouveaux préceptes de santé publique remettent en cause certaines de nos traditions culinaires, comme la consommation de vin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N° 307 / 23 juillet 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Jean-Robert Pitte, géographe specialiste des paysages et de la gastronomie.</li>
  <li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p>LA GASTRONOMIE</p>
<p>Jean-Robert Pitte, vous êtes géographe, professeur émérite et ancien président de l’Université de Paris IV – Sorbonne. Depuis 2008, vous faites partie de l’Académie des sciences morales et politiques, dont vous avez été six ans le secrétaire perpétuel. Spécialiste du paysage et de la gastronomie, vous figurez également parmi les membres de l’Académie du Vin de France.</p>
<p>Vous présidez depuis 2008 la Mission pour le Patrimoine alimentaire français. Celle-ci a permis l’inscription, en 2010, du «&nbsp;Repas gastronomique des Français&nbsp;» sur la liste du Patrimoine immatériel de l’UNESCO. La France a en effet cultivé l’art de bien manger et de bien boire tout au long de son histoire, au point d’en faire un élément essentiel de son «&nbsp;art de vivre&nbsp;». Notre histoire gastronomique remonte aux Gaulois et à leur « art du banquet&nbsp;», alors que les repas offraient l’occasion d'affirmer son rang, sa richesse et son prestige. Le règne personnel de Louis XIV marque un tournant décisif dans la gastronomie française. Elle se démarque du modèle hérité de Rome pour affirmer le pouvoir du Roi sur la haute noblesse et l’éclat de la France en Europe. Les premiers restaurants naissent en France, à Paris, au tournant de la Révolution, ainsi que le terme de «&nbsp;gastronomie&nbsp;» en 1801, sous la plume du poète Joseph Berchoux. Les recettes de terroir intègrent le patrimoine culinaire au cours du XXe siècle et la gastronomie devient un rouage essentiel de l’identification à la nation, à forte dimension politique et géopolitique.</p>
<p>Encore aujourd’hui, l’attachement des Français à leur patrimoine culinaire est important. Selon un sondage de l’IFOP en date de 2016, trois quarts d’entre eux déclarent « bien cuisiner » et plus de la moitié des sondés s’essayent au moins une fois par semaine à la préparation de plats qui «&nbsp;sortent de l’ordinaire&nbsp;».</p>
<p>La réputation internationale de la gastronomie française n’est pourtant pas assurée. En 2015, le classement des «&nbsp;50 meilleurs restaurants&nbsp;» de la revue britannique «&nbsp;Restaurant&nbsp;» ne compte aucun chef français dans le top 10, et seulement 4 parmi les 50. Les critères de ce classement sont vivement critiqués et une liste alternative, créé la même année et fondé sur la compilation de 200 guides nationaux, place la France au deuxième rang mondial, derrière le Japon, un pays que vous connaissez particulièrement bien.</p>
<p>En parallèle, de nouvelles cuisines s’affirment sur la scène internationale, parfois soutenues par leur gouvernement dans le cadre d’une politique de «&nbsp;gastro-diplomatie&nbsp;». Ainsi, le programme «&nbsp;Global Thaï&nbsp;» lancé en 2002 par la Thaïlande a permis de multiplier par trois le nombre de restaurants thaï dans le monde en moins de 20 ans et d’attirer plus de 30 millions de visiteurs dans le pays en 2016.</p>
<p>Ces dernières années, les contours du paysage gastronomique mondial ont rapidement évolué sous l’effet de nouveaux enjeux. Avec la mondialisation, les nouvelles tendances culinaires se créent et se diffusent à une vitesse sans précédent mais ne s’intègrent pas toujours avec succès aux cuisines nationales. La montée en puissance de la consommation engagée interroge nos modèles alimentaires tandis que de nouveaux préceptes de santé publique remettent en cause certaines de nos traditions culinaires, comme la consommation de vin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 23 Jul 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/399a2e82-a566-4065-ba48-2d320bfcaf17.mp3?_=1688108809" length="60298806" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N° 307 / 23 juillet 2023.

 
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Avec cette semaine :
 

  - Jean-Robert Pitte, géographe specialiste des paysages et de la gastronomie.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LA GASTRONOMIE
 
Jean-Robert Pitte, vous êtes géographe, professeur émérite et ancien président de l’Université de Paris IV – Sorbonne. Depuis 2008, vous faites partie de l’Académie des sciences morales et politiques, dont vous avez été six ans le secrétaire perpétuel. Spécialiste du paysage et de la gastronomie, vous figurez également parmi les membres de l’Académie du Vin de France.
 
Vous présidez depuis 2008 la Mission pour le Patrimoine alimentaire français. Celle-ci a permis l’inscription, en 2010, du « Repas gastronomique des Français » sur la liste du Patrimoine immatériel de l’UNESCO. La France a en effet cultivé l’art de bien manger et de bien boire tout au long de son histoire, au point d’en faire un élément essentiel de son « art de vivre ». Notre histoire gastronomique remonte aux Gaulois et à leur « art du banquet », alors que les repas offraient l’occasion d'affirmer son rang, sa richesse et son prestige. Le règne personnel de Louis XIV marque un tournant décisif dans la gastronomie française. Elle se démarque du modèle hérité de Rome pour affirmer le pouvoir du Roi sur la haute noblesse et l’éclat de la France en Europe. Les premiers restaurants naissent en France, à Paris, au tournant de la Révolution, ainsi que le terme de « gastronomie » en 1801, sous la plume du poète Joseph Berchoux. Les recettes de terroir intègrent le patrimoine culinaire au cours du XXe siècle et la gastronomie devient un rouage essentiel de l’identification à la nation, à forte dimension politique et géopolitique.
 
Encore aujourd’hui, l’attachement des Français à leur patrimoine culinaire est important. Selon un sondage de l’IFOP en date de 2016, trois quarts d’entre eux déclarent « bien cuisiner » et plus de la moitié des sondés s’essayent au moins une fois par semaine à la préparation de plats qui « sortent de l’ordinaire ».
 
La réputation internationale de la gastronomie française n’est pourtant pas assurée. En 2015, le classement des « 50 meilleurs restaurants » de la revue britannique « Restaurant » ne compte aucun chef français dans le top 10, et seulement 4 parmi les 50. Les critères de ce classement sont vivement critiqués et une liste alternative, créé la même année et fondé sur la compilation de 200 guides nationaux, place la France au deuxième rang mondial, derrière le Japon, un pays que vous connaissez particulièrement bien.
 
En parallèle, de nouvelles cuisines s’affirment sur la scène internationale, parfois soutenues par leur gouvernement dans le cadre d’une politique de « gastro-diplomatie ». Ainsi, le programme « Global Thaï » lancé en 2002 par la Thaïlande a permis de multiplier par trois le nombre de restaurants thaï dans le monde en moins de 20 ans et d’attirer plus de 30 millions de visiteurs dans le pays en 2016.
 
Ces dernières années, les contours du paysage gastronomique mondial ont rapidement évolué sous l’effet de nouveaux enjeux. Avec la mondialisation, les nouvelles tendances culinaires se créent et se diffusent à une vitesse sans précédent mais ne s’intègrent pas toujours avec succès aux cuisines nationales. La montée en puissance de la consommation engagée interroge nos modèles alimentaires tandis que de nouveaux préceptes de santé publique remettent en cause certaines de nos traditions culinaires, comme la consommation de vin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Robert Pitte, géographe specialiste des paysages et de la gastronomie.
  - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

LA GASTRONOMIE
 
Jean-Robert Pitte, vous êtes géographe, professeur émérite et ancien président de l’Université de Paris IV – Sorbonne. Depuis 2008, vous faites partie de l’Académie des sciences morales et politiques, dont vous avez été six ans le secrétaire perpétuel. Spécialiste du paysage et de la gastronomie, vous figurez également parmi les membres de l’Académie du Vin de France.
 
Vous présidez depuis 2008 la Mission pour le Patrimoine alimentaire français. Celle-ci a permis l’inscription, en 2010, du « Repas gastronomique des Français » sur la liste du Patrimoine immatériel de l’UNESCO. La France a en effet cultivé l’art de bien manger et de bien boire tout au long de son histoire, au point d’en faire un élément essentiel de son « art de vivre ». Notre histoire gastronomique remonte aux Gaulois et à leur « art du banquet », alors que les repas offraient l’occasion d'affirmer son rang, sa richesse et son prestige. Le règne personnel de Louis XIV marque un tournant décisif dans la gastronomie française. Elle se démarque du modèle hérité de Rome pour affirmer le pouvoir du Roi sur la haute noblesse et l’éclat de la France en Europe. Les premiers restaurants naissent en France, à Paris, au tournant de la Révolution, ainsi que le terme de « gastronomie » en 1801, sous la plume du poète Joseph Berchoux. Les recettes de terroir intègrent le patrimoine culinaire au cours du XXe siècle et la gastronomie devient un rouage essentiel de l’identification à la nation, à forte dimension politique et géopolitique.
 
Encore aujourd’hui, l’attachement des Français à leur patrimoine culinaire est important. Selon un sondage de l’IFOP en date de 2016, trois quarts d’entre eux déclarent « bien cuisiner » et plus de la moitié des sondés s’essayent au moins une fois par semaine à la préparation de plats qui « sortent de l’ordinaire ».
 
La réputation internationale de la gastronomie française n’est pourtant pas assurée. En 2015, le classement des « 50 meilleurs restaurants » de la revue britannique « Restaurant » ne compte aucun chef français dans le top 10, et seulement 4 parmi les 50. Les critères de ce classement sont vivement critiqués et une liste alternative, créé la même année et fondé sur la compilation de 200 guides nationaux, place la France au deuxième rang mondial, derrière le Japon, un pays que vous connaissez particulièrement bien.
 
En parallèle, de nouvelles cuisines s’affirment sur la scène internationale, parfois soutenues par leur gouvernement dans le cadre d’une politique de « gastro-diplomatie ». Ainsi, le programme « Global Thaï » lancé en 2002 par la Thaïlande a permis de multiplier par trois le nombre de restaurants thaï dans le monde en moins de 20 ans et d’attirer plus de 30 millions de visiteurs dans le pays en 2016.
 
Ces dernières années, les contours du paysage gastronomique mondial ont rapidement évolué sous l’effet de nouveaux enjeux. Avec la mondialisation, les nouvelles tendances culinaires se créent et se diffusent à une vitesse sans précédent mais ne s’intègrent pas toujours avec succès aux cuisines nationales. La montée en puissance de la consommation engagée interroge nos modèles alimentaires tandis que de nouveaux préceptes de santé publique remettent en cause certaines de nos traditions culinaires, comme la consommation de vin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 23 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Jean-Robert Pitte, géograph...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:02:48</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/WsfXjfh]]></podcast:txt><itunes:episode>335</itunes:episode><itunes:keywords>Gastronomie,Jean-Robert Pitte,Philippe Meyer</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada Si vous l’avez manqué : Grégoire Ichou, conférencier chantant ]]></title><guid isPermaLink="false">7a96a0af-23a8-4f85-a4cd-4e97c0cef7b7</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 198 / 19 juillet 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Grégoire Ichou et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.</p>
<p>Grégoire Ichou est chanteur lyrique et guide conférencier. Ces compétences jointes lui permettent de proposer deux formats culturels uniques : les conférences-concerts et visites chantées. Les correspondances entre les arts visuels, sonores, littéraires et vivants sont nombreuses, entremêlés ils faciliteraient l’appréhension d’une époque, une œuvre, un contexte en particulier. L’auditoire de Grégoire Ichou à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au musée du Louvre ou encore au Théâtre du Châtelet bénéficie ainsi de visites auxquelles se greffent des interprétations de chants tirés de répertoires classiques comme populaires, rattachés tous au lieu, à l’histoire, aux œuvres présentées.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 198 / 19 juillet 2023.</p>
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<p>Une conversation entre Grégoire Ichou et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.</p>
<p>Grégoire Ichou est chanteur lyrique et guide conférencier. Ces compétences jointes lui permettent de proposer deux formats culturels uniques : les conférences-concerts et visites chantées. Les correspondances entre les arts visuels, sonores, littéraires et vivants sont nombreuses, entremêlés ils faciliteraient l’appréhension d’une époque, une œuvre, un contexte en particulier. L’auditoire de Grégoire Ichou à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au musée du Louvre ou encore au Théâtre du Châtelet bénéficie ainsi de visites auxquelles se greffent des interprétations de chants tirés de répertoires classiques comme populaires, rattachés tous au lieu, à l’histoire, aux œuvres présentées.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 19 Jul 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7a96a0af-23a8-4f85-a4cd-4e97c0cef7b7.mp3?_=1689083556" length="20265865" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 198 / 19 juillet 2023.
 
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Grégoire Ichou est chanteur lyrique et guide conférencier. Ces compétences jointes lui permettent de proposer deux formats culturels uniques : les conférences-concerts et visites chantées. Les correspondances entre les arts visuels, sonores, littéraires et vivants sont nombreuses, entremêlés ils faciliteraient l’appréhension d’une époque, une œuvre, un contexte en particulier. L’auditoire de Grégoire Ichou à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au musée du Louvre ou encore au Théâtre du Châtelet bénéficie ainsi de visites auxquelles se greffent des interprétations de chants tirés de répertoires classiques comme populaires, rattachés tous au lieu, à l’histoire, aux œuvres présentées.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 198 / 19 juillet 2023.
 
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Grégoire Ichou est chanteur lyrique et guide conférencier. Ces compétences jointes lui permettent de proposer deux formats culturels uniques : les conférences-concerts et visites chantées. Les correspondances entre les arts visuels, sonores, littéraires et vivants sont nombreuses, entremêlés ils faciliteraient l’appréhension d’une époque, une œuvre, un contexte en particulier. L’auditoire de Grégoire Ichou à la basilique cathédrale de Saint-Denis, au musée du Louvre ou encore au Théâtre du Châtelet bénéficie ainsi de visites auxquelles se greffent des interprétations de chants tirés de répertoires classiques comme populaires, rattachés tous au lieu, à l’histoire, aux œuvres présentées.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 198 / 19 juillet 2023.
 
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Une conversation entre Grégoire Ichou et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 15 décembre 2021.
 
Grégoire Ichou est chanteur lyrique...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:06</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/XYHqmqr]]></podcast:txt><itunes:episode>340</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique : les toilettes publiques, un enjeu de santé, avec Julien Damon]]></title><guid isPermaLink="false">cadbef0f-c296-4f26-b8a1-b8ea077dd24c</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Julien Damon, sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><strong>LES COMMODITES URBAINES</strong></p><p>Julien Damon, vous êtes sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC. Vous venez de publier, aux Presses de SciencesPo, un essai intitulé «&nbsp;Toilettes publiques&nbsp;» où vous réhabilitez dans le débat public, avec science et humour, ces lieux auxquels nous consacrons en moyenne 6 mois de notre vie.</p><p>Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.</p><p>Le «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.</p><p>A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les «&nbsp;plans toilette&nbsp;» de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes&nbsp;persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.</p><p>Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle&nbsp;: au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être «&nbsp;durable&nbsp;». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent&nbsp;à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les «&nbsp;uritrottoirs&nbsp;», ont même été installés à Paris à l’été 2018&nbsp;; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.</p><p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Julien Damon, sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><strong>LES COMMODITES URBAINES</strong></p><p>Julien Damon, vous êtes sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC. Vous venez de publier, aux Presses de SciencesPo, un essai intitulé «&nbsp;Toilettes publiques&nbsp;» où vous réhabilitez dans le débat public, avec science et humour, ces lieux auxquels nous consacrons en moyenne 6 mois de notre vie.</p><p>Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.</p><p>Le «&nbsp;droit aux toilettes&nbsp;» suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.</p><p>A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les «&nbsp;plans toilette&nbsp;» de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes&nbsp;persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.</p><p>Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle&nbsp;: au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être «&nbsp;durable&nbsp;». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent&nbsp;à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les «&nbsp;uritrottoirs&nbsp;», ont même été installés à Paris à l’été 2018&nbsp;; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.</p><p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 16 Jul 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/cadbef0f-c296-4f26-b8a1-b8ea077dd24c.mp3?_=1688755690" length="58396256" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.
 Avec cette semaine :
 - Julien Damon, sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LES COMMODITES URBAINES
 Julien Damon, vous êtes sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC. Vous venez de publier, aux Presses de SciencesPo, un essai intitulé « Toilettes publiques » où vous réhabilitez dans le débat public, avec science et humour, ces lieux auxquels nous consacrons en moyenne 6 mois de notre vie.
 Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un « droit aux toilettes » qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.
 Le « droit aux toilettes » suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.
 A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les « plans toilette » de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.
 Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle : au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être « durable ». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les « uritrottoirs », ont même été installés à Paris à l’été 2018 ; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Avec cette semaine :
 - Julien Damon, sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LES COMMODITES URBAINES
 Julien Damon, vous êtes sociologue, enseignant à Sciences Po et à HEC. Vous venez de publier, aux Presses de SciencesPo, un essai intitulé « Toilettes publiques » où vous réhabilitez dans le débat public, avec science et humour, ces lieux auxquels nous consacrons en moyenne 6 mois de notre vie.
 Alors que les toilettes publiques se raréfient dans les villes et qu’une partie d’entre elles sont devenus payantes, vous défendez l’idée d’un « droit aux toilettes » qui garantisse à tous l’accès à des commodités gratuites, propres et sécurisées. Cette question est essentielle pour les sans-abris, mais elle concerne plus largement chacun des usagers de la ville, habitué ou de passage, lors ses mobilités quotidiennes. Pour relever ce défi, vous proposez notamment de rémunérer les bars, cafés, restaurants et fast-foods mettant à disposition leurs toilettes gratuitement et de façon indifférenciée, sur le modèle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.
 Le « droit aux toilettes » suppose par ailleurs de garantir un accès égal aux commodités pour les hommes et pour les femmes, qui y passent en moyenne une minute de plus. Il implique également de considérer l’offre sanitaire de l’ensemble des espaces collectifs, comme les entreprises ou les écoles, alors qu’un sondage de l’IFOP en date d’avril 2022 indique que 55% des employés jugent les toilettes de leurs entreprises sales et que 45% d’entre eux les trouvent trop peu éloignées du reste des locaux.
 A l’échelle internationale, le sujet est porté par l’ONU qui a fait de l’accès à l’eau et à l’assainissement un droit de l’homme en 2010. Des progrès notables en matière d’installations sanitaires ont été observés depuis 20 ans, tirés notamment par les « plans toilette » de la Chine et de l’Inde. Ainsi, si environ un tiers de l’humanité ne disposait d’aucun assainissement basique en 2015, la proportion est descendue à un humain sur cinq en 2020. Ces investissements sont particulièrement rentables car ils diminuent les frais de santé, limitent les hospitalisations, réduisent le nombre de jours non travaillés, améliorent les capacités des enfants à l’école et la productivité des travailleurs. Mais d’importantes lacunes persistent dans certaines régions et plombent les perspectives de développement économique et social. A titre d’exemple, plus de la moitié des établissements en Afrique subsaharienne ne disposent d’aucune installation sanitaire. Cette carence pénalise particulièrement les filles et compte parmi les raisons de leur sous-scolarisation persistante.
 Il ne s’agit pourtant pas seulement d’augmenter l’offre de toilettes publiques, mais aussi de repenser son modèle : au XXIème siècle, la croissance mondiale des toilettes doit être « durable ». Le modèle occidental, fondé sur les toilettes à chasses connectés à des réseaux centralisés d’assainissement, est très gourmand en eau. L’ensemble des Français destinent à cet usage l’équivalent de 500.000 piscines olympiques chaque année. De nombreux modèles plus écologiques ont été proposés, le plus souvent décentralisés, fondés sur le recyclage des eaux plutôt que sur leur évacuation. Des urinoirs secs, les « uritrottoirs », ont même été installés à Paris à l’été 2018 ; mais l’expérience s’est rapidement soldée par un échec, qui montre la force des habitudes en la matière et l’ampleur des travaux à accomplir.
 
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.
 Avec cette semaine :
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</p>
<p>SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (20)…Avec Nieves Salzmann, régisseure générale à la Comédie française. Peintre, scénographe, créatrice lumière, Nieves a multiplié les expériences artistiques avant d’être chargée, dans la plus ancienne institution théâtrale de France, de veiller à la totalité d'un spectacle, aujourd’hui, Le Bourgeois gentilhomme, mis en scène par Christian Hecq et Valérie Lesort. L’exemple de ce travail encore en chantier donne à comprendre la richesse et la diversité d’un métier essentiel à la réussite d’un spectacle.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 197 / 12 juillet 2023.<br>
</p>
<p>SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (20)…Avec Nieves Salzmann, régisseure générale à la Comédie française. Peintre, scénographe, créatrice lumière, Nieves a multiplié les expériences artistiques avant d’être chargée, dans la plus ancienne institution théâtrale de France, de veiller à la totalité d'un spectacle, aujourd’hui, Le Bourgeois gentilhomme, mis en scène par Christian Hecq et Valérie Lesort. L’exemple de ce travail encore en chantier donne à comprendre la richesse et la diversité d’un métier essentiel à la réussite d’un spectacle.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 12 Jul 2023 08:15:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/336b1d53-84ce-4d37-9517-17e480dd1e8e.mp3?_=1689083330" length="27561760" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 197 / 12 juillet 2023.

 
SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (20)…Avec Nieves Salzmann, régisseure générale à la Comédie française. Peintre, scénographe, créatrice lumière, Nieves a multiplié les expériences artistiques avant d’être chargée, dans la plus ancienne institution théâtrale de France, de veiller à la totalité d'un spectacle, aujourd’hui, Le Bourgeois gentilhomme, mis en scène par Christian Hecq et Valérie Lesort. L’exemple de ce travail encore en chantier donne à comprendre la richesse et la diversité d’un métier essentiel à la réussite d’un spectacle.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (20)…Avec Nieves Salzmann, régisseure générale à la Comédie française. Peintre, scénographe, créatrice lumière, Nieves a multiplié les expériences artistiques avant d’être chargée, dans la plus ancienne institution théâtrale de France, de veiller à la totalité d'un spectacle, aujourd’hui, Le Bourgeois gentilhomme, mis en scène par Christian Hecq et Valérie Lesort. L’exemple de ce travail encore en chantier donne à comprendre la richesse et la diversité d’un métier essentiel à la réussite d’un spectacle.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 197 / 12 juillet 2023.

 
SI C’EST POUR LA CULTURE, ON A DÉJÀ DONNÉ (20)…Avec Nieves Salzmann, régisseure générale à la Comédie française. Peintre, scénographe, créatrice lumière, Nieves a multiplié les expériences artistiques avant d’être chargé...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>28:42</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/YcKjlSK]]></podcast:txt><itunes:episode>340</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique : les pays Baltes, avec Yves Plasseraud]]></title><guid isPermaLink="false">dbb6479f-7fe9-4104-bc43-766083b87aaf</guid><description><![CDATA[<p>N°305 / 9 juillet 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;9 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<p>- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.</p>
<p>- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p>
<p>- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</p>
<p>- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</p>
<p><br></p>
<p>LES PAYS BALTES</p>
<p><br></p>
<p>Yves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies, de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans <u>Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage</u>, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.</p>
<p>Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.</p>
<p>L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.</p>
<p>Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.</p>
<p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°305 / 9 juillet 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;9 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<p>- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.</p>
<p>- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</p>
<p>- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</p>
<p>- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</p>
<p><br></p>
<p>LES PAYS BALTES</p>
<p><br></p>
<p>Yves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies, de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans <u>Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage</u>, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.</p>
<p>Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.</p>
<p>L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.</p>
<p>Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.</p>
<p>L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 09 Jul 2023 08:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/dbb6479f-7fe9-4104-bc43-766083b87aaf.mp3?_=1686765812" length="55081422" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°305 / 9 juillet 2023.

 
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Avec cette semaine :
 
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Yves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies, de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.
 
Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.
 
L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.
 
Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.
 
L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.
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Yves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d’un statut consultatif auprès des Nations unies, de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l’histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l’Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l’actuelle capitale de la Lettonie.
 
Les pays baltes regroupent aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants et représentent un PIB d’approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s’étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l’Europe de l’Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l’Orient et l’Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.
 
L’héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l’invasion de l’Ukraine, la Fédération de Russie était l’un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l’essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu’à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l’annexion russe, enfin, reste problématique, comme l’illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l’Estonie en début d’année.
 
Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l’ancrage à l’Ouest. Ils ont adhéré à l’Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l’OTAN. L’Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l’Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l’OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.
 
L’invasion de l’Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l’UE contre la menace russe dès 2004, s’inquiètent d’être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l’enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l’OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l’adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 
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</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 25 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.</li>
  <li>Sven Ortoli, journaliste scientifique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 196 / 5 juillet 2023<br>
</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 25 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.</li>
  <li>Sven Ortoli, journaliste scientifique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 05 Jul 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/6c0f4e6e-e26e-4229-ab7b-fcd4e3d584c0.mp3?_=1687792881" length="22640291" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 196 / 5 juillet 2023

 
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Avec cette semaine :
 

  - Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.
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  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
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Avec cette semaine :
 

  - Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.
  - Sven Ortoli, journaliste scientifique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
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Avec cette semaine :
 

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</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LA RUSSIE APRÈS LA MARCHE DE WAGNER</strong></p>
<p>La prise de la grande base arrière russe de l'opération militaire en Ukraine, à Rostov-sur-le-Don, par les 5.000&nbsp;mercenaires du groupe paramilitaire privé Wagner d’Evgueni Prigojine, a été réalisée sans le moindre coup de feu. Le lancement d’un raid armé vers Moscou ne s'est arrêté qu'à 200 kilomètres de la capitale et n'a été entravé par aucune force militaire substantielle. Juste avant de se lancer dans sa marche forcée Prigojine a brisé le tabou du mensonge, révélant que les généraux russes (et donc Poutine) avaient menti sur la guerre, sur les pertes humaines, les territoires reconquis par les Ukrainiens et même sur les buts de guerre, qu’il a déclarés «&nbsp;<em>infondés »</em>.</p>
<p>Construisant son empire médiatique et industriel à visage couvert, niant le moindre lien avec la milice Wagner spécialisée dans la guerre hybride, déployée là où la Russie défend ses intérêts sans vouloir apparaître - Ukraine, Syrie, Libye, République centrafricaine, Mali - Progojine n’a reconnu en être le créateur qu’en septembre 2022. Après l’avoir utilisé, puis l'avoir laissé recruter des prisonniers de droit commun ayant commis des crimes de sang, sans la moindre base légale, l'armée russe a interdit ces pratiques pour les reprendre à son compte. Une compétition avec Wagner s'est ensuite engagée, alors même que les deux forces faisaient face à la contre-offensive ukrainienne. Tandis que Prigojine insultait le commandement militaire russe pour son incompétence et appelait à sa démission, ses troupes ont été privées de vivres et de munitions. L’armée russe a demandé à intégrer la milice. L’incursion des groupes armés en provenance d’Ukraine dans la région de Belgorod, l’attaque de drones à Moscou puis l’avancée de Wagner vers la capitale ont posé la question de la capacité de l’Etat russe à défendre son territoire. Cependant, l’élite politique a fait corps : toute la journée du samedi, députés, gouverneurs ou élus locaux ont diffusé des messages de soutien au président.</p>
<p>Lundi, sans le nommer, Vladimir Poutine a qualifié Evgueni Prigojine de <em>«&nbsp;traître »</em> − une désignation qui vaut en théorie condamnation à mort. Au lieu de cela, dans la soirée le chef du Kremlin a offert à Prigojine des garanties de sécurité. Il a réaffirmé que ces combattants - ayant joué un rôle essentiel dans la guerre en Ukraine - ne feraient l'objet d'aucune poursuite. Ils pourront, au choix, signer un contrat avec le ministère de la Défense pour intégrer l'armée régulière russe, rentrer chez eux, ou rejoindre la Biélorussie, où doit s'exiler Prigojine. Lundi, l’homme d’affaires a réaffirmé que le but de sa <em>«&nbsp;marche »</em> n’était pas <em>« la prise du pouvoir »</em>, mais seulement « <em>d’empêcher&nbsp;le démantèlement&nbsp;»</em> de Wagner. Certes, il <em>« regrette »</em> la mort de militaires russes. Mais M. Prigojine continue de se présenter en chef du groupe et assure qu’Alexandre Loukachenko, le président de la Biélorussie, lui aurait proposé une solution permettant <em>« la poursuite du travail dans un cadre légal »</em>. Lundi, le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré que la société allait <em>« poursuivre »</em> son travail en Afrique et ailleurs.</p>
<p>***</p>
<p><strong>MAYOTTE</strong></p>
<p>A Mayotte, 101e département français, marqué par de récurrents épisodes de violences et de tensions sociales, l'opération Wuambushu ("reprise en main") a été lancée le 24&nbsp;avril. Il s’agit selon le ministre de l’Intérieur et des outre-mer de lutter contre la délinquance et l’insécurité, en détruisant certains bidonvilles et en expulsant des étrangers en situation irrégulière, principalement des Comoriens. Les autorités ont l'intention d'expulser entre 10.000 et 20.000 sans-papiers&nbsp;: Mayotte compte 310.000 habitants, dont on estime que la moitié sont étrangers. L’opération s’est rapidement heurtée à deux obstacles majeurs : le refus des Comores voisines d'accueillir leurs ressortissants expulsés, et les multiples recours judiciaires déposés par des familles de clandestins. Dès le deuxième jour, <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/operation-wuambushu-a-mayotte-un-juge-des-referes-suspend-la-destruction-d-un-bidonville-20230425"><u>l'opération était suspendue par le tribunal judiciaire</u></a>qui considérait la démolition des bidonvilles « <em>illégale</em> », avant que le tribunal administratif de Mayotte ne tranche finalement en faveur de l'État. Plus de 400&nbsp;policiers et gendarmes supplémentaires sont sur l'île, portant à 1.800&nbsp;les effectifs des forces de l'ordre présents sur place.</p>
<p>Malgré la multiplication des «&nbsp;plans&nbsp;» pour Mayotte, les services publics dans l’île sont en déshérence&nbsp;: pas assez d’écoles pour scolariser tous les enfants (6.000&nbsp;à 7.000&nbsp;enfants sont déscolarisés)&nbsp;; peu d’accès à la santé, et un manque flagrant de personnels soignants&nbsp;; l’accès à l’eau potable est une problématique majeure marquée par des coupures d’eau quatre fois par semaine. La situation de mal-logement est massive&nbsp;: 57&nbsp;% des ménages vivent en surpeuplement, 40&nbsp;% des logements sont en tôle, 30&nbsp;% des logements ne sont pas raccordés à l’eau, 10&nbsp;% n’ont pas l’électricité. <em>« Musulmane à 95&nbsp;% »</em>, Mayotte a voté à 59,10&nbsp;% pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2022.</p>
<p>Les&nbsp;24 et 25&nbsp;juin, deux mois après le début de l’opération, le ministre de l’intérieur a effectué un déplacement pour défendre un premier bilan de l’opération soutenue localement, mais dénoncée&nbsp;par plusieurs associations, dont la Cimade et Médecins du monde, comme <em>« tout sécuritaire »</em>. Gérald Darmanin a précisé que l'intervention sera rallongée de <em>«&nbsp;plus d'un mois&nbsp;»</em> puis qu'un <em>«&nbsp;deuxième type d'opération&nbsp;»</em> débuterait en septembre, ciblant, par des procédures judiciaires, l'agriculture et la pêche illégales, ainsi que les marchands de sommeil. Il a affirmé qu'en deux mois, <em>«&nbsp;les violences contre les personnes ont été réduites de 22&nbsp;%&nbsp;»</em> et les cambriolages, vols et atteintes aux biens, <em>«&nbsp;de 28&nbsp;%&nbsp;»</em>, revendiquant aussi avoir <em>«&nbsp;divisé par trois le flux entrant de clandestins&nbsp;»</em>. Le dernier objectif de «&nbsp;Wuambushu&nbsp;», la lutte contre la criminalité, pose des problèmes de surpopulation carcérale&nbsp;: dans l'unique prison de l'île le taux d'occupation est passé à 230&nbsp;%. La construction d’une nouvelle prison et d’un nouveau centre de rétention est envisagée, mais aucun terrain n’a encore été identifié pour les bâtir. Le ministre a promis de <em>« revenir en septembre prochain&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°304 / 2 juillet 2023.<br>
</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li>
</ul>
<p><strong>LA RUSSIE APRÈS LA MARCHE DE WAGNER</strong></p>
<p>La prise de la grande base arrière russe de l'opération militaire en Ukraine, à Rostov-sur-le-Don, par les 5.000&nbsp;mercenaires du groupe paramilitaire privé Wagner d’Evgueni Prigojine, a été réalisée sans le moindre coup de feu. Le lancement d’un raid armé vers Moscou ne s'est arrêté qu'à 200 kilomètres de la capitale et n'a été entravé par aucune force militaire substantielle. Juste avant de se lancer dans sa marche forcée Prigojine a brisé le tabou du mensonge, révélant que les généraux russes (et donc Poutine) avaient menti sur la guerre, sur les pertes humaines, les territoires reconquis par les Ukrainiens et même sur les buts de guerre, qu’il a déclarés «&nbsp;<em>infondés »</em>.</p>
<p>Construisant son empire médiatique et industriel à visage couvert, niant le moindre lien avec la milice Wagner spécialisée dans la guerre hybride, déployée là où la Russie défend ses intérêts sans vouloir apparaître - Ukraine, Syrie, Libye, République centrafricaine, Mali - Progojine n’a reconnu en être le créateur qu’en septembre 2022. Après l’avoir utilisé, puis l'avoir laissé recruter des prisonniers de droit commun ayant commis des crimes de sang, sans la moindre base légale, l'armée russe a interdit ces pratiques pour les reprendre à son compte. Une compétition avec Wagner s'est ensuite engagée, alors même que les deux forces faisaient face à la contre-offensive ukrainienne. Tandis que Prigojine insultait le commandement militaire russe pour son incompétence et appelait à sa démission, ses troupes ont été privées de vivres et de munitions. L’armée russe a demandé à intégrer la milice. L’incursion des groupes armés en provenance d’Ukraine dans la région de Belgorod, l’attaque de drones à Moscou puis l’avancée de Wagner vers la capitale ont posé la question de la capacité de l’Etat russe à défendre son territoire. Cependant, l’élite politique a fait corps : toute la journée du samedi, députés, gouverneurs ou élus locaux ont diffusé des messages de soutien au président.</p>
<p>Lundi, sans le nommer, Vladimir Poutine a qualifié Evgueni Prigojine de <em>«&nbsp;traître »</em> − une désignation qui vaut en théorie condamnation à mort. Au lieu de cela, dans la soirée le chef du Kremlin a offert à Prigojine des garanties de sécurité. Il a réaffirmé que ces combattants - ayant joué un rôle essentiel dans la guerre en Ukraine - ne feraient l'objet d'aucune poursuite. Ils pourront, au choix, signer un contrat avec le ministère de la Défense pour intégrer l'armée régulière russe, rentrer chez eux, ou rejoindre la Biélorussie, où doit s'exiler Prigojine. Lundi, l’homme d’affaires a réaffirmé que le but de sa <em>«&nbsp;marche »</em> n’était pas <em>« la prise du pouvoir »</em>, mais seulement « <em>d’empêcher&nbsp;le démantèlement&nbsp;»</em> de Wagner. Certes, il <em>« regrette »</em> la mort de militaires russes. Mais M. Prigojine continue de se présenter en chef du groupe et assure qu’Alexandre Loukachenko, le président de la Biélorussie, lui aurait proposé une solution permettant <em>« la poursuite du travail dans un cadre légal »</em>. Lundi, le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré que la société allait <em>« poursuivre »</em> son travail en Afrique et ailleurs.</p>
<p>***</p>
<p><strong>MAYOTTE</strong></p>
<p>A Mayotte, 101e département français, marqué par de récurrents épisodes de violences et de tensions sociales, l'opération Wuambushu ("reprise en main") a été lancée le 24&nbsp;avril. Il s’agit selon le ministre de l’Intérieur et des outre-mer de lutter contre la délinquance et l’insécurité, en détruisant certains bidonvilles et en expulsant des étrangers en situation irrégulière, principalement des Comoriens. Les autorités ont l'intention d'expulser entre 10.000 et 20.000 sans-papiers&nbsp;: Mayotte compte 310.000 habitants, dont on estime que la moitié sont étrangers. L’opération s’est rapidement heurtée à deux obstacles majeurs : le refus des Comores voisines d'accueillir leurs ressortissants expulsés, et les multiples recours judiciaires déposés par des familles de clandestins. Dès le deuxième jour, <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/operation-wuambushu-a-mayotte-un-juge-des-referes-suspend-la-destruction-d-un-bidonville-20230425"><u>l'opération était suspendue par le tribunal judiciaire</u></a>qui considérait la démolition des bidonvilles « <em>illégale</em> », avant que le tribunal administratif de Mayotte ne tranche finalement en faveur de l'État. Plus de 400&nbsp;policiers et gendarmes supplémentaires sont sur l'île, portant à 1.800&nbsp;les effectifs des forces de l'ordre présents sur place.</p>
<p>Malgré la multiplication des «&nbsp;plans&nbsp;» pour Mayotte, les services publics dans l’île sont en déshérence&nbsp;: pas assez d’écoles pour scolariser tous les enfants (6.000&nbsp;à 7.000&nbsp;enfants sont déscolarisés)&nbsp;; peu d’accès à la santé, et un manque flagrant de personnels soignants&nbsp;; l’accès à l’eau potable est une problématique majeure marquée par des coupures d’eau quatre fois par semaine. La situation de mal-logement est massive&nbsp;: 57&nbsp;% des ménages vivent en surpeuplement, 40&nbsp;% des logements sont en tôle, 30&nbsp;% des logements ne sont pas raccordés à l’eau, 10&nbsp;% n’ont pas l’électricité. <em>« Musulmane à 95&nbsp;% »</em>, Mayotte a voté à 59,10&nbsp;% pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2022.</p>
<p>Les&nbsp;24 et 25&nbsp;juin, deux mois après le début de l’opération, le ministre de l’intérieur a effectué un déplacement pour défendre un premier bilan de l’opération soutenue localement, mais dénoncée&nbsp;par plusieurs associations, dont la Cimade et Médecins du monde, comme <em>« tout sécuritaire »</em>. Gérald Darmanin a précisé que l'intervention sera rallongée de <em>«&nbsp;plus d'un mois&nbsp;»</em> puis qu'un <em>«&nbsp;deuxième type d'opération&nbsp;»</em> débuterait en septembre, ciblant, par des procédures judiciaires, l'agriculture et la pêche illégales, ainsi que les marchands de sommeil. Il a affirmé qu'en deux mois, <em>«&nbsp;les violences contre les personnes ont été réduites de 22&nbsp;%&nbsp;»</em> et les cambriolages, vols et atteintes aux biens, <em>«&nbsp;de 28&nbsp;%&nbsp;»</em>, revendiquant aussi avoir <em>«&nbsp;divisé par trois le flux entrant de clandestins&nbsp;»</em>. Le dernier objectif de «&nbsp;Wuambushu&nbsp;», la lutte contre la criminalité, pose des problèmes de surpopulation carcérale&nbsp;: dans l'unique prison de l'île le taux d'occupation est passé à 230&nbsp;%. La construction d’une nouvelle prison et d’un nouveau centre de rétention est envisagée, mais aucun terrain n’a encore été identifié pour les bâtir. Le ministre a promis de <em>« revenir en septembre prochain&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 02 Jul 2023 08:41:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/e1828fad-0d18-4458-b721-8a031c5ac045.mp3?_=1688131878" length="62592148" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°304 / 2 juillet 2023.

 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

LA RUSSIE APRÈS LA MARCHE DE WAGNER
 
La prise de la grande base arrière russe de l'opération militaire en Ukraine, à Rostov-sur-le-Don, par les 5.000 mercenaires du groupe paramilitaire privé Wagner d’Evgueni Prigojine, a été réalisée sans le moindre coup de feu. Le lancement d’un raid armé vers Moscou ne s'est arrêté qu'à 200 kilomètres de la capitale et n'a été entravé par aucune force militaire substantielle. Juste avant de se lancer dans sa marche forcée Prigojine a brisé le tabou du mensonge, révélant que les généraux russes (et donc Poutine) avaient menti sur la guerre, sur les pertes humaines, les territoires reconquis par les Ukrainiens et même sur les buts de guerre, qu’il a déclarés « infondés ».
 
Construisant son empire médiatique et industriel à visage couvert, niant le moindre lien avec la milice Wagner spécialisée dans la guerre hybride, déployée là où la Russie défend ses intérêts sans vouloir apparaître - Ukraine, Syrie, Libye, République centrafricaine, Mali - Progojine n’a reconnu en être le créateur qu’en septembre 2022. Après l’avoir utilisé, puis l'avoir laissé recruter des prisonniers de droit commun ayant commis des crimes de sang, sans la moindre base légale, l'armée russe a interdit ces pratiques pour les reprendre à son compte. Une compétition avec Wagner s'est ensuite engagée, alors même que les deux forces faisaient face à la contre-offensive ukrainienne. Tandis que Prigojine insultait le commandement militaire russe pour son incompétence et appelait à sa démission, ses troupes ont été privées de vivres et de munitions. L’armée russe a demandé à intégrer la milice. L’incursion des groupes armés en provenance d’Ukraine dans la région de Belgorod, l’attaque de drones à Moscou puis l’avancée de Wagner vers la capitale ont posé la question de la capacité de l’Etat russe à défendre son territoire. Cependant, l’élite politique a fait corps : toute la journée du samedi, députés, gouverneurs ou élus locaux ont diffusé des messages de soutien au président.
 
Lundi, sans le nommer, Vladimir Poutine a qualifié Evgueni Prigojine de « traître » − une désignation qui vaut en théorie condamnation à mort. Au lieu de cela, dans la soirée le chef du Kremlin a offert à Prigojine des garanties de sécurité. Il a réaffirmé que ces combattants - ayant joué un rôle essentiel dans la guerre en Ukraine - ne feraient l'objet d'aucune poursuite. Ils pourront, au choix, signer un contrat avec le ministère de la Défense pour intégrer l'armée régulière russe, rentrer chez eux, ou rejoindre la Biélorussie, où doit s'exiler Prigojine. Lundi, l’homme d’affaires a réaffirmé que le but de sa « marche » n’était pas « la prise du pouvoir », mais seulement « d’empêcher le démantèlement » de Wagner. Certes, il « regrette » la mort de militaires russes. Mais M. Prigojine continue de se présenter en chef du groupe et assure qu’Alexandre Loukachenko, le président de la Biélorussie, lui aurait proposé une solution permettant « la poursuite du travail dans un cadre légal ». Lundi, le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré que la société allait « poursuivre » son travail en Afrique et ailleurs.
 
***
 
MAYOTTE
 
A Mayotte, 101e département français, marqué par de récurrents épisodes de violences et de tensions sociales, l'opération Wuambushu ("reprise en main") a été lancée le 24 avril. Il s’agit selon le ministre de l’Intérieur et des outre-mer de lutter contre la délinquance et l’insécurité, en détruisant certains bidonvilles et en expulsant des étrangers en situation irrégulière, principalement des Comoriens. Les autorités ont l'intention d'expulser entre 10.000 et 20.000 sans-papiers : Mayotte compte 310.000 habitants, dont on estime que la moitié sont étrangers. L’opération s’est rapidement heurtée à deux obstacles majeurs : le refus des Comores voisines d'accueillir leurs ressortissants expulsés, et les multiples recours judiciaires déposés par des familles de clandestins. Dès le deuxième jour, l'opération était suspendue par le tribunal judiciairequi considérait la démolition des bidonvilles « illégale », avant que le tribunal administratif de Mayotte ne tranche finalement en faveur de l'État. Plus de 400 policiers et gendarmes supplémentaires sont sur l'île, portant à 1.800 les effectifs des forces de l'ordre présents sur place.
 
Malgré la multiplication des « plans » pour Mayotte, les services publics dans l’île sont en déshérence : pas assez d’écoles pour scolariser tous les enfants (6.000 à 7.000 enfants sont déscolarisés) ; peu d’accès à la santé, et un manque flagrant de personnels soignants ; l’accès à l’eau potable est une problématique majeure marquée par des coupures d’eau quatre fois par semaine. La situation de mal-logement est massive : 57 % des ménages vivent en surpeuplement, 40 % des logements sont en tôle, 30 % des logements ne sont pas raccordés à l’eau, 10 % n’ont pas l’électricité. « Musulmane à 95 % », Mayotte a voté à 59,10 % pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2022.
 
Les 24 et 25 juin, deux mois après le début de l’opération, le ministre de l’intérieur a effectué un déplacement pour défendre un premier bilan de l’opération soutenue localement, mais dénoncée par plusieurs associations, dont la Cimade et Médecins du monde, comme « tout sécuritaire ». Gérald Darmanin a précisé que l'intervention sera rallongée de « plus d'un mois » puis qu'un « deuxième type d'opération » débuterait en septembre, ciblant, par des procédures judiciaires, l'agriculture et la pêche illégales, ainsi que les marchands de sommeil. Il a affirmé qu'en deux mois, « les violences contre les personnes ont été réduites de 22 % » et les cambriolages, vols et atteintes aux biens, « de 28 % », revendiquant aussi avoir « divisé par trois le flux entrant de clandestins ». Le dernier objectif de « Wuambushu », la lutte contre la criminalité, pose des problèmes de surpopulation carcérale : dans l'unique prison de l'île le taux d'occupation est passé à 230 %. La construction d’une nouvelle prison et d’un nouveau centre de rétention est envisagée, mais aucun terrain n’a encore été identifié pour les bâtir. Le ministre a promis de « revenir en septembre prochain ». 
 

 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>N°304 / 2 juillet 2023.

 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.

LA RUSSIE APRÈS LA MARCHE DE WAGNER
 
La prise de la grande base arrière russe de l'opération militaire en Ukraine, à Rostov-sur-le-Don, par les 5.000 mercenaires du groupe paramilitaire privé Wagner d’Evgueni Prigojine, a été réalisée sans le moindre coup de feu. Le lancement d’un raid armé vers Moscou ne s'est arrêté qu'à 200 kilomètres de la capitale et n'a été entravé par aucune force militaire substantielle. Juste avant de se lancer dans sa marche forcée Prigojine a brisé le tabou du mensonge, révélant que les généraux russes (et donc Poutine) avaient menti sur la guerre, sur les pertes humaines, les territoires reconquis par les Ukrainiens et même sur les buts de guerre, qu’il a déclarés « infondés ».
 
Construisant son empire médiatique et industriel à visage couvert, niant le moindre lien avec la milice Wagner spécialisée dans la guerre hybride, déployée là où la Russie défend ses intérêts sans vouloir apparaître - Ukraine, Syrie, Libye, République centrafricaine, Mali - Progojine n’a reconnu en être le créateur qu’en septembre 2022. Après l’avoir utilisé, puis l'avoir laissé recruter des prisonniers de droit commun ayant commis des crimes de sang, sans la moindre base légale, l'armée russe a interdit ces pratiques pour les reprendre à son compte. Une compétition avec Wagner s'est ensuite engagée, alors même que les deux forces faisaient face à la contre-offensive ukrainienne. Tandis que Prigojine insultait le commandement militaire russe pour son incompétence et appelait à sa démission, ses troupes ont été privées de vivres et de munitions. L’armée russe a demandé à intégrer la milice. L’incursion des groupes armés en provenance d’Ukraine dans la région de Belgorod, l’attaque de drones à Moscou puis l’avancée de Wagner vers la capitale ont posé la question de la capacité de l’Etat russe à défendre son territoire. Cependant, l’élite politique a fait corps : toute la journée du samedi, députés, gouverneurs ou élus locaux ont diffusé des messages de soutien au président.
 
Lundi, sans le nommer, Vladimir Poutine a qualifié Evgueni Prigojine de « traître » − une désignation qui vaut en théorie condamnation à mort. Au lieu de cela, dans la soirée le chef du Kremlin a offert à Prigojine des garanties de sécurité. Il a réaffirmé que ces combattants - ayant joué un rôle essentiel dans la guerre en Ukraine - ne feraient l'objet d'aucune poursuite. Ils pourront, au choix, signer un contrat avec le ministère de la Défense pour intégrer l'armée régulière russe, rentrer chez eux, ou rejoindre la Biélorussie, où doit s'exiler Prigojine. Lundi, l’homme d’affaires a réaffirmé que le but de sa « marche » n’était pas « la prise du pouvoir », mais seulement « d’empêcher le démantèlement » de Wagner. Certes, il « regrette » la mort de militaires russes. Mais M. Prigojine continue de se présenter en chef du groupe et assure qu’Alexandre Loukachenko, le président de la Biélorussie, lui aurait proposé une solution permettant « la poursuite du travail dans un cadre légal ». Lundi, le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a assuré que la société allait « poursuivre » son travail en Afrique et ailleurs.
 
***
 
MAYOTTE
 
A Mayotte, 101e département français, marqué par de récurrents épisodes de violences et de tensions sociales, l'opération Wuambushu ("reprise en main") a été lancée le 24 avril. Il s’agit selon le ministre de l’Intérieur et des outre-mer de lutter contre la délinquance et l’insécurité, en détruisant certains bidonvilles et en expulsant des étrangers en situation irrégulière, principalement des Comoriens. Les autorités ont l'intention d'expulser entre 10.000 et 20.000 sans-papiers : Mayotte compte 310.000 habitants, dont on estime que la moitié sont étrangers. L’opération s’est rapidement heurtée à deux obstacles majeurs : le refus des Comores voisines d'accueillir leurs ressortissants expulsés, et les multiples recours judiciaires déposés par des familles de clandestins. Dès le deuxième jour, l'opération était suspendue par le tribunal judiciairequi considérait la démolition des bidonvilles « illégale », avant que le tribunal administratif de Mayotte ne tranche finalement en faveur de l'État. Plus de 400 policiers et gendarmes supplémentaires sont sur l'île, portant à 1.800 les effectifs des forces de l'ordre présents sur place.
 
Malgré la multiplication des « plans » pour Mayotte, les services publics dans l’île sont en déshérence : pas assez d’écoles pour scolariser tous les enfants (6.000 à 7.000 enfants sont déscolarisés) ; peu d’accès à la santé, et un manque flagrant de personnels soignants ; l’accès à l’eau potable est une problématique majeure marquée par des coupures d’eau quatre fois par semaine. La situation de mal-logement est massive : 57 % des ménages vivent en surpeuplement, 40 % des logements sont en tôle, 30 % des logements ne sont pas raccordés à l’eau, 10 % n’ont pas l’électricité. « Musulmane à 95 % », Mayotte a voté à 59,10 % pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2022.
 
Les 24 et 25 juin, deux mois après le début de l’opération, le ministre de l’intérieur a effectué un déplacement pour défendre un premier bilan de l’opération soutenue localement, mais dénoncée par plusieurs associations, dont la Cimade et Médecins du monde, comme « tout sécuritaire ». Gérald Darmanin a précisé que l'intervention sera rallongée de « plus d'un mois » puis qu'un « deuxième type d'opération » débuterait en septembre, ciblant, par des procédures judiciaires, l'agriculture et la pêche illégales, ainsi que les marchands de sommeil. Il a affirmé qu'en deux mois, « les violences contre les personnes ont été réduites de 22 % » et les cambriolages, vols et atteintes aux biens, « de 28 % », revendiquant aussi avoir « divisé par trois le flux entrant de clandestins ». Le dernier objectif de « Wuambushu », la lutte contre la criminalité, pose des problèmes de surpopulation carcérale : dans l'unique prison de l'île le taux d'occupation est passé à 230 %. La construction d’une nouvelle prison et d’un nouveau centre de rétention est envisagée, mais aucun terrain n’a encore été identifié pour les bâtir. Le ministre a promis de « revenir en septembre prochain ». 
 

 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°304 / 2 juillet 2023.

 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Nicole Gnesotto, vice-préside...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:05:11</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/HUTIXEK]]></podcast:txt><itunes:episode>338</itunes:episode><itunes:keywords>Wagner,Evgueni Prigojine,Russie,Vladimir Poutine,Milice Wagner,Ukraine,Mayotte</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public à Alain Aspect, prix Nobel de physique (1/2)]]></title><guid isPermaLink="false">8cdfbd74-a20b-4d0e-ac8d-92ae9b247cc5</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 195 / 28 juin 2023</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 25 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.</li>
  <li>Sven Ortoli, journaliste scientifique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 195 / 28 juin 2023</p>
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<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.</li>
  <li>Sven Ortoli, journaliste scientifique.</li>
  <li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li>
  <li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li>
</ul><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 28 Jun 2023 07:36:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/8cdfbd74-a20b-4d0e-ac8d-92ae9b247cc5.mp3?_=1687796446" length="24379419" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 195 / 28 juin 2023
 
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  - Alain Aspect, physicien, spécialiste de l’optique quantique et récipiendaire du prix Nobel de physique.
  - Sven Ortoli, journaliste scientifique.
  - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
  - Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 195 / 28 juin 2023
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 195 / 28 juin 2023
 
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 25 juin 2023.
 
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  - Alain Aspect, physicien, spéci...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>25:23</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/lTQHSVX]]></podcast:txt><itunes:episode>334</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Thématique : la physique quantique, avec Alain Aspect]]></title><guid isPermaLink="false">c3dc037a-9d9e-4a23-945f-3fcdb220a3f0</guid><description><![CDATA[<p>N°303 / 25 juin 2023.</p>
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
 Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.
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 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
 Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 194 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (99) / 21 juin 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bout...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>20:23</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/gOFBbnU]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>Danse,Opéra de Paris,Brigitte Lefèvre,Culture,Philippe Meyer,Société,Politique,Actualité internationale,actualité</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Les déserts médicaux / Le sommet du triangle de Weimar]]></title><guid isPermaLink="false">12b56feb-4969-4cb2-b5eb-cb49623cd766</guid><description><![CDATA[<p>N°302 / 18 juin 2023.</p>
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<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>LES DÉSERTS MÉDICAUX</strong></p>
<p>Un Français sur dix, plus de six millions de personnes n'a pas de généraliste à proximité de chez lui, alors que la population vieillit. En 10 ans, le nombre de généralistes a baissé de 3%. Ils sont 53.000 en exercice, un sur quatre est en âge de partir à la retraite. Pour deux médecins sur le départ, un seul peut prendre le relais. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée le 25 mai, les deux tiers des médecins généralistes déclarent désormais refuser des patients comme médecin traitant, contre 53 % en 2019. Huit médecins sur dix jugent que les médecins ne sont pas assez nombreux sur leurs zones géographiques respectives, soit 11 points de plus qu'en 2019.</p>
<p>Durant les « trente glorieuses&nbsp;», le nombre de médecins explosait. Avec le choc pétrolier et le ralentissement de l’activité économique, les dépenses de santé sont alors jugées dispendieuses et les pouvoirs publics mettent en place la contrainte du numerus clausus. Mécaniquement, au début des années 2000, le nombre de médecins n’augmente qu’à la marge, diminuant même dans les rangs des généralistes, tandis qu’en parallèle&nbsp;les besoins ne cessent d’augmenter, avec une population qui vieillit et une demande de soins en hausse. Depuis les années 2000, chaque ministre a fait son plan : des aides, des bourses, des incitations, des soutiens… la panoplie des outils incitatifs n'a pas marché. Aucun n’a mis en place de régulation ou de coercition.</p>
<p>Face à ce problème, l'Assemblée nationale a lancé lundi l'examen d'un texte de la majorité sur l'accès aux soins. Dans son préambule, il est indiqué que « <em>87 % du territoire est un désert médical, résultat d'une longue fragilisation du système de santé et d'aspirations professionnelles des nouvelles générations jusqu'à présent mal anticipées</em> ». La loi devrait notamment permettre de simplifier l'exercice des «&nbsp;<em>praticiens diplômés hors de l'UE</em>&nbsp;» et de s'opposer à l'intérim médical dans certains établissements en début de carrière, ou encore élargir le nombre d'étudiants pouvant signer des «&nbsp;<em>Contrats d'engagement de service public</em>&nbsp;» avec une allocation mensuelle versée en contrepartie d'un engagement dans un désert médical. Sous la pression de l'exécutif, une mesure a été supprimée&nbsp;: la régulation de l'installation des médecins censée lutter contre les déserts médicaux. Le ministre de la Santé, François Braun «&nbsp;<em>reste opposé à la coercition à l’installation.&nbsp;»</em> Considérant la mesure comme un <em>«&nbsp;levier&nbsp;»</em> indispensable, le député socialiste Guillaume Garot a décidé de déposer un amendement pour la réintégrer, soulignant qu’«&nbsp;<em>il y a aujourd'hui trois fois plus de généralistes par habitant dans les Hautes-Alpes que dans l'Eure, 18 fois plus d'ophtalmos par habitant à Paris que dans la Creuse, et 23 fois plus de dermatos dans la capitale que dans la Nièvre&nbsp;</em>».</p>
<p>Après l’Assemblée nationale, le texte partira ensuite au Sénat, où la majorité Les Républicains, opposée à cet amendement comme d'ailleurs à l'ensemble du texte, pourra apporter des modifications. Déjà, trois syndicats de médecins hospitaliers appellent à une <em>«&nbsp;journée de grève et d'action le 4 juillet »</em>.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LE SOMMET DU TRIANGLE DE WEIMAR</strong></p>
<p>Dans une intervention le 31 mai devant le think tank Globsec à Bratislava, en Slovaquie, le président français a assuré que la France apportait clairement son soutien à l'option d'une Ukraine ayant à terme sa place dans l'Alliance atlantique et devant bénéficier <em>« de garanties de sécurité crédibles et tangibles ».</em> Il a également plaidé pour élargir <em>« le plus vite possible »</em> l’édifice bâti par les Vingt-Sept. Une façon d’envoyer un signal fort aux Etats d’Europe centrale les plus pressés d’accueillir Kyiv et Chișinău. Après quelques hésitations, Paris propose désormais d’ouvrir les négociations avec les deux pays candidats, dès la fin de l’année. En rejetant toute idée de cessez-le-feu ou de conflit gelé, le président contribue à clarifier le débat, rejoignant la position des Européens de l'Est. <em>« Nous avons perdu une occasion de vous écouter&nbsp;</em>», leur a-t-il dit à Bratislava.</p>
<p>Le lendemain, les représentants des 47 pays composant la Communauté politique européenne (CPE) se sont réunis à Chișinău, en Moldavie. Née de la guerre en Ukraine pour donner une perspective à Kyiv, la CPE rassemble des États souverains qui, parce qu’ils habitent le même continent, font face à des problématiques communes, en matière sécuritaire ou énergétique, notamment. Emmanuel Macron, avait, le 9&nbsp;mai&nbsp;2022, lancé l’idée de cette Communauté politique européenne, arguant que <em>« l’UE ne peut pas être le seul moyen de structurer le continent ».</em> Au sein de ce nouveau club, tous les Etats sont sur un pied d’égalité. Sur la question&nbsp;européenne, Emmanuel Macron a réitéré sa position d’ouverture à l’élargissement, appelant l'UE à repenser sa gouvernance et à «&nbsp;<em>inventer plusieurs formats</em>&nbsp;» pour répondre aux aspirations d'adhésion de pays <a href="https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/balkans-occidentaux-l-ue-promet-plus-d-argent-pour-accelerer-l-elargissement-31-05-2023-2522454_1897.php"><u>d'Europe de l'Est et des Balkans</u></a>.</p>
<p>L'élargissement de l'UE a été de nouveau au menu d'un dîner de travail entre le président et Olaf Scholz, le 6 juin, à Potsdam, destiné à préparer la visite d'État d’Emmanuel Macron en Allemagne, début juillet. Le chancelier se montre très prudent. <em>« Les conditions pour l'adhésion sont les mêmes pour tous »</em> &nbsp;répond Olaf Scholz, qui refuse d'évoquer le moindre passe-droit susceptible de favoriser l'Ukraine par rapport aux autres pays candidats.</p>
<p>Lors d'un dîner de travail lundi à l'Elysée dans le cadre du Triangle de Weimar, les présidents français et polonais et le chancelier allemand ont discuté de l'aide militaire et des garanties de sécurité à apporter à l'Ukraine. Le format dit de Weimar est une plateforme d'échanges réguliers entre Paris, Berlin et Varsovie, fondée en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin. Emmanuel Macron a confirmé que la contre-offensive de l'armée ukrainienne contre les forces russes avait commencé, estimant qu'elle allait durer «&nbsp;<em>plusieurs semaines, voire mois</em>&nbsp;», il a ajouté «&nbsp;<em>nous avons intensifié les livraisons d'armes et de munitions, de véhicules blindés, de soutien aussi logistique</em>&nbsp;». La réunion visait à coordonner les positions des trois pays en amont du sommet de l'Otan à Vilnius, les 11 et 12&nbsp;juillet, et du Conseil européen des 29 et 30 juin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>N°302 / 18 juin 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 juin 2023.</p>
<p>Avec cette semaine :</p>
<ul>
  <li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.&nbsp;</li>
  <li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li>
  <li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.&nbsp;</li>
  <li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li>
</ul>
<p><strong>LES DÉSERTS MÉDICAUX</strong></p>
<p>Un Français sur dix, plus de six millions de personnes n'a pas de généraliste à proximité de chez lui, alors que la population vieillit. En 10 ans, le nombre de généralistes a baissé de 3%. Ils sont 53.000 en exercice, un sur quatre est en âge de partir à la retraite. Pour deux médecins sur le départ, un seul peut prendre le relais. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée le 25 mai, les deux tiers des médecins généralistes déclarent désormais refuser des patients comme médecin traitant, contre 53 % en 2019. Huit médecins sur dix jugent que les médecins ne sont pas assez nombreux sur leurs zones géographiques respectives, soit 11 points de plus qu'en 2019.</p>
<p>Durant les « trente glorieuses&nbsp;», le nombre de médecins explosait. Avec le choc pétrolier et le ralentissement de l’activité économique, les dépenses de santé sont alors jugées dispendieuses et les pouvoirs publics mettent en place la contrainte du numerus clausus. Mécaniquement, au début des années 2000, le nombre de médecins n’augmente qu’à la marge, diminuant même dans les rangs des généralistes, tandis qu’en parallèle&nbsp;les besoins ne cessent d’augmenter, avec une population qui vieillit et une demande de soins en hausse. Depuis les années 2000, chaque ministre a fait son plan : des aides, des bourses, des incitations, des soutiens… la panoplie des outils incitatifs n'a pas marché. Aucun n’a mis en place de régulation ou de coercition.</p>
<p>Face à ce problème, l'Assemblée nationale a lancé lundi l'examen d'un texte de la majorité sur l'accès aux soins. Dans son préambule, il est indiqué que « <em>87 % du territoire est un désert médical, résultat d'une longue fragilisation du système de santé et d'aspirations professionnelles des nouvelles générations jusqu'à présent mal anticipées</em> ». La loi devrait notamment permettre de simplifier l'exercice des «&nbsp;<em>praticiens diplômés hors de l'UE</em>&nbsp;» et de s'opposer à l'intérim médical dans certains établissements en début de carrière, ou encore élargir le nombre d'étudiants pouvant signer des «&nbsp;<em>Contrats d'engagement de service public</em>&nbsp;» avec une allocation mensuelle versée en contrepartie d'un engagement dans un désert médical. Sous la pression de l'exécutif, une mesure a été supprimée&nbsp;: la régulation de l'installation des médecins censée lutter contre les déserts médicaux. Le ministre de la Santé, François Braun «&nbsp;<em>reste opposé à la coercition à l’installation.&nbsp;»</em> Considérant la mesure comme un <em>«&nbsp;levier&nbsp;»</em> indispensable, le député socialiste Guillaume Garot a décidé de déposer un amendement pour la réintégrer, soulignant qu’«&nbsp;<em>il y a aujourd'hui trois fois plus de généralistes par habitant dans les Hautes-Alpes que dans l'Eure, 18 fois plus d'ophtalmos par habitant à Paris que dans la Creuse, et 23 fois plus de dermatos dans la capitale que dans la Nièvre&nbsp;</em>».</p>
<p>Après l’Assemblée nationale, le texte partira ensuite au Sénat, où la majorité Les Républicains, opposée à cet amendement comme d'ailleurs à l'ensemble du texte, pourra apporter des modifications. Déjà, trois syndicats de médecins hospitaliers appellent à une <em>«&nbsp;journée de grève et d'action le 4 juillet »</em>.</p>
<p>***</p>
<p><strong>LE SOMMET DU TRIANGLE DE WEIMAR</strong></p>
<p>Dans une intervention le 31 mai devant le think tank Globsec à Bratislava, en Slovaquie, le président français a assuré que la France apportait clairement son soutien à l'option d'une Ukraine ayant à terme sa place dans l'Alliance atlantique et devant bénéficier <em>« de garanties de sécurité crédibles et tangibles ».</em> Il a également plaidé pour élargir <em>« le plus vite possible »</em> l’édifice bâti par les Vingt-Sept. Une façon d’envoyer un signal fort aux Etats d’Europe centrale les plus pressés d’accueillir Kyiv et Chișinău. Après quelques hésitations, Paris propose désormais d’ouvrir les négociations avec les deux pays candidats, dès la fin de l’année. En rejetant toute idée de cessez-le-feu ou de conflit gelé, le président contribue à clarifier le débat, rejoignant la position des Européens de l'Est. <em>« Nous avons perdu une occasion de vous écouter&nbsp;</em>», leur a-t-il dit à Bratislava.</p>
<p>Le lendemain, les représentants des 47 pays composant la Communauté politique européenne (CPE) se sont réunis à Chișinău, en Moldavie. Née de la guerre en Ukraine pour donner une perspective à Kyiv, la CPE rassemble des États souverains qui, parce qu’ils habitent le même continent, font face à des problématiques communes, en matière sécuritaire ou énergétique, notamment. Emmanuel Macron, avait, le 9&nbsp;mai&nbsp;2022, lancé l’idée de cette Communauté politique européenne, arguant que <em>« l’UE ne peut pas être le seul moyen de structurer le continent ».</em> Au sein de ce nouveau club, tous les Etats sont sur un pied d’égalité. Sur la question&nbsp;européenne, Emmanuel Macron a réitéré sa position d’ouverture à l’élargissement, appelant l'UE à repenser sa gouvernance et à «&nbsp;<em>inventer plusieurs formats</em>&nbsp;» pour répondre aux aspirations d'adhésion de pays <a href="https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/balkans-occidentaux-l-ue-promet-plus-d-argent-pour-accelerer-l-elargissement-31-05-2023-2522454_1897.php"><u>d'Europe de l'Est et des Balkans</u></a>.</p>
<p>L'élargissement de l'UE a été de nouveau au menu d'un dîner de travail entre le président et Olaf Scholz, le 6 juin, à Potsdam, destiné à préparer la visite d'État d’Emmanuel Macron en Allemagne, début juillet. Le chancelier se montre très prudent. <em>« Les conditions pour l'adhésion sont les mêmes pour tous »</em> &nbsp;répond Olaf Scholz, qui refuse d'évoquer le moindre passe-droit susceptible de favoriser l'Ukraine par rapport aux autres pays candidats.</p>
<p>Lors d'un dîner de travail lundi à l'Elysée dans le cadre du Triangle de Weimar, les présidents français et polonais et le chancelier allemand ont discuté de l'aide militaire et des garanties de sécurité à apporter à l'Ukraine. Le format dit de Weimar est une plateforme d'échanges réguliers entre Paris, Berlin et Varsovie, fondée en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin. Emmanuel Macron a confirmé que la contre-offensive de l'armée ukrainienne contre les forces russes avait commencé, estimant qu'elle allait durer «&nbsp;<em>plusieurs semaines, voire mois</em>&nbsp;», il a ajouté «&nbsp;<em>nous avons intensifié les livraisons d'armes et de munitions, de véhicules blindés, de soutien aussi logistique</em>&nbsp;». La réunion visait à coordonner les positions des trois pays en amont du sommet de l'Otan à Vilnius, les 11 et 12&nbsp;juillet, et du Conseil européen des 29 et 30 juin.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 18 Jun 2023 05:10:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/12b56feb-4969-4cb2-b5eb-cb49623cd766.mp3?_=1686932118" length="57881330" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>N°302 / 18 juin 2023.
 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

LES DÉSERTS MÉDICAUX
 
Un Français sur dix, plus de six millions de personnes n'a pas de généraliste à proximité de chez lui, alors que la population vieillit. En 10 ans, le nombre de généralistes a baissé de 3%. Ils sont 53.000 en exercice, un sur quatre est en âge de partir à la retraite. Pour deux médecins sur le départ, un seul peut prendre le relais. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée le 25 mai, les deux tiers des médecins généralistes déclarent désormais refuser des patients comme médecin traitant, contre 53 % en 2019. Huit médecins sur dix jugent que les médecins ne sont pas assez nombreux sur leurs zones géographiques respectives, soit 11 points de plus qu'en 2019.
 
Durant les « trente glorieuses », le nombre de médecins explosait. Avec le choc pétrolier et le ralentissement de l’activité économique, les dépenses de santé sont alors jugées dispendieuses et les pouvoirs publics mettent en place la contrainte du numerus clausus. Mécaniquement, au début des années 2000, le nombre de médecins n’augmente qu’à la marge, diminuant même dans les rangs des généralistes, tandis qu’en parallèle les besoins ne cessent d’augmenter, avec une population qui vieillit et une demande de soins en hausse. Depuis les années 2000, chaque ministre a fait son plan : des aides, des bourses, des incitations, des soutiens… la panoplie des outils incitatifs n'a pas marché. Aucun n’a mis en place de régulation ou de coercition.
 
Face à ce problème, l'Assemblée nationale a lancé lundi l'examen d'un texte de la majorité sur l'accès aux soins. Dans son préambule, il est indiqué que « 87 % du territoire est un désert médical, résultat d'une longue fragilisation du système de santé et d'aspirations professionnelles des nouvelles générations jusqu'à présent mal anticipées ». La loi devrait notamment permettre de simplifier l'exercice des « praticiens diplômés hors de l'UE » et de s'opposer à l'intérim médical dans certains établissements en début de carrière, ou encore élargir le nombre d'étudiants pouvant signer des « Contrats d'engagement de service public » avec une allocation mensuelle versée en contrepartie d'un engagement dans un désert médical. Sous la pression de l'exécutif, une mesure a été supprimée : la régulation de l'installation des médecins censée lutter contre les déserts médicaux. Le ministre de la Santé, François Braun « reste opposé à la coercition à l’installation. » Considérant la mesure comme un « levier » indispensable, le député socialiste Guillaume Garot a décidé de déposer un amendement pour la réintégrer, soulignant qu’« il y a aujourd'hui trois fois plus de généralistes par habitant dans les Hautes-Alpes que dans l'Eure, 18 fois plus d'ophtalmos par habitant à Paris que dans la Creuse, et 23 fois plus de dermatos dans la capitale que dans la Nièvre ».
 
Après l’Assemblée nationale, le texte partira ensuite au Sénat, où la majorité Les Républicains, opposée à cet amendement comme d'ailleurs à l'ensemble du texte, pourra apporter des modifications. Déjà, trois syndicats de médecins hospitaliers appellent à une « journée de grève et d'action le 4 juillet ».
 
***
 
LE SOMMET DU TRIANGLE DE WEIMAR
 
Dans une intervention le 31 mai devant le think tank Globsec à Bratislava, en Slovaquie, le président français a assuré que la France apportait clairement son soutien à l'option d'une Ukraine ayant à terme sa place dans l'Alliance atlantique et devant bénéficier « de garanties de sécurité crédibles et tangibles ». Il a également plaidé pour élargir « le plus vite possible » l’édifice bâti par les Vingt-Sept. Une façon d’envoyer un signal fort aux Etats d’Europe centrale les plus pressés d’accueillir Kyiv et Chișinău. Après quelques hésitations, Paris propose désormais d’ouvrir les négociations avec les deux pays candidats, dès la fin de l’année. En rejetant toute idée de cessez-le-feu ou de conflit gelé, le président contribue à clarifier le débat, rejoignant la position des Européens de l'Est. « Nous avons perdu une occasion de vous écouter », leur a-t-il dit à Bratislava.
 
Le lendemain, les représentants des 47 pays composant la Communauté politique européenne (CPE) se sont réunis à Chișinău, en Moldavie. Née de la guerre en Ukraine pour donner une perspective à Kyiv, la CPE rassemble des États souverains qui, parce qu’ils habitent le même continent, font face à des problématiques communes, en matière sécuritaire ou énergétique, notamment. Emmanuel Macron, avait, le 9 mai 2022, lancé l’idée de cette Communauté politique européenne, arguant que « l’UE ne peut pas être le seul moyen de structurer le continent ». Au sein de ce nouveau club, tous les Etats sont sur un pied d’égalité. Sur la question européenne, Emmanuel Macron a réitéré sa position d’ouverture à l’élargissement, appelant l'UE à repenser sa gouvernance et à « inventer plusieurs formats » pour répondre aux aspirations d'adhésion de pays d'Europe de l'Est et des Balkans.
 
L'élargissement de l'UE a été de nouveau au menu d'un dîner de travail entre le président et Olaf Scholz, le 6 juin, à Potsdam, destiné à préparer la visite d'État d’Emmanuel Macron en Allemagne, début juillet. Le chancelier se montre très prudent. « Les conditions pour l'adhésion sont les mêmes pour tous » répond Olaf Scholz, qui refuse d'évoquer le moindre passe-droit susceptible de favoriser l'Ukraine par rapport aux autres pays candidats.
 
Lors d'un dîner de travail lundi à l'Elysée dans le cadre du Triangle de Weimar, les présidents français et polonais et le chancelier allemand ont discuté de l'aide militaire et des garanties de sécurité à apporter à l'Ukraine. Le format dit de Weimar est une plateforme d'échanges réguliers entre Paris, Berlin et Varsovie, fondée en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin. Emmanuel Macron a confirmé que la contre-offensive de l'armée ukrainienne contre les forces russes avait commencé, estimant qu'elle allait durer « plusieurs semaines, voire mois », il a ajouté « nous avons intensifié les livraisons d'armes et de munitions, de véhicules blindés, de soutien aussi logistique ». La réunion visait à coordonner les positions des trois pays en amont du sommet de l'Otan à Vilnius, les 11 et 12 juillet, et du Conseil européen des 29 et 30 juin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>N°302 / 18 juin 2023.
 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. 
  - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
  - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
  - Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

LES DÉSERTS MÉDICAUX
 
Un Français sur dix, plus de six millions de personnes n'a pas de généraliste à proximité de chez lui, alors que la population vieillit. En 10 ans, le nombre de généralistes a baissé de 3%. Ils sont 53.000 en exercice, un sur quatre est en âge de partir à la retraite. Pour deux médecins sur le départ, un seul peut prendre le relais. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) publiée le 25 mai, les deux tiers des médecins généralistes déclarent désormais refuser des patients comme médecin traitant, contre 53 % en 2019. Huit médecins sur dix jugent que les médecins ne sont pas assez nombreux sur leurs zones géographiques respectives, soit 11 points de plus qu'en 2019.
 
Durant les « trente glorieuses », le nombre de médecins explosait. Avec le choc pétrolier et le ralentissement de l’activité économique, les dépenses de santé sont alors jugées dispendieuses et les pouvoirs publics mettent en place la contrainte du numerus clausus. Mécaniquement, au début des années 2000, le nombre de médecins n’augmente qu’à la marge, diminuant même dans les rangs des généralistes, tandis qu’en parallèle les besoins ne cessent d’augmenter, avec une population qui vieillit et une demande de soins en hausse. Depuis les années 2000, chaque ministre a fait son plan : des aides, des bourses, des incitations, des soutiens… la panoplie des outils incitatifs n'a pas marché. Aucun n’a mis en place de régulation ou de coercition.
 
Face à ce problème, l'Assemblée nationale a lancé lundi l'examen d'un texte de la majorité sur l'accès aux soins. Dans son préambule, il est indiqué que « 87 % du territoire est un désert médical, résultat d'une longue fragilisation du système de santé et d'aspirations professionnelles des nouvelles générations jusqu'à présent mal anticipées ». La loi devrait notamment permettre de simplifier l'exercice des « praticiens diplômés hors de l'UE » et de s'opposer à l'intérim médical dans certains établissements en début de carrière, ou encore élargir le nombre d'étudiants pouvant signer des « Contrats d'engagement de service public » avec une allocation mensuelle versée en contrepartie d'un engagement dans un désert médical. Sous la pression de l'exécutif, une mesure a été supprimée : la régulation de l'installation des médecins censée lutter contre les déserts médicaux. Le ministre de la Santé, François Braun « reste opposé à la coercition à l’installation. » Considérant la mesure comme un « levier » indispensable, le député socialiste Guillaume Garot a décidé de déposer un amendement pour la réintégrer, soulignant qu’« il y a aujourd'hui trois fois plus de généralistes par habitant dans les Hautes-Alpes que dans l'Eure, 18 fois plus d'ophtalmos par habitant à Paris que dans la Creuse, et 23 fois plus de dermatos dans la capitale que dans la Nièvre ».
 
Après l’Assemblée nationale, le texte partira ensuite au Sénat, où la majorité Les Républicains, opposée à cet amendement comme d'ailleurs à l'ensemble du texte, pourra apporter des modifications. Déjà, trois syndicats de médecins hospitaliers appellent à une « journée de grève et d'action le 4 juillet ».
 
***
 
LE SOMMET DU TRIANGLE DE WEIMAR
 
Dans une intervention le 31 mai devant le think tank Globsec à Bratislava, en Slovaquie, le président français a assuré que la France apportait clairement son soutien à l'option d'une Ukraine ayant à terme sa place dans l'Alliance atlantique et devant bénéficier « de garanties de sécurité crédibles et tangibles ». Il a également plaidé pour élargir « le plus vite possible » l’édifice bâti par les Vingt-Sept. Une façon d’envoyer un signal fort aux Etats d’Europe centrale les plus pressés d’accueillir Kyiv et Chișinău. Après quelques hésitations, Paris propose désormais d’ouvrir les négociations avec les deux pays candidats, dès la fin de l’année. En rejetant toute idée de cessez-le-feu ou de conflit gelé, le président contribue à clarifier le débat, rejoignant la position des Européens de l'Est. « Nous avons perdu une occasion de vous écouter », leur a-t-il dit à Bratislava.
 
Le lendemain, les représentants des 47 pays composant la Communauté politique européenne (CPE) se sont réunis à Chișinău, en Moldavie. Née de la guerre en Ukraine pour donner une perspective à Kyiv, la CPE rassemble des États souverains qui, parce qu’ils habitent le même continent, font face à des problématiques communes, en matière sécuritaire ou énergétique, notamment. Emmanuel Macron, avait, le 9 mai 2022, lancé l’idée de cette Communauté politique européenne, arguant que « l’UE ne peut pas être le seul moyen de structurer le continent ». Au sein de ce nouveau club, tous les Etats sont sur un pied d’égalité. Sur la question européenne, Emmanuel Macron a réitéré sa position d’ouverture à l’élargissement, appelant l'UE à repenser sa gouvernance et à « inventer plusieurs formats » pour répondre aux aspirations d'adhésion de pays d'Europe de l'Est et des Balkans.
 
L'élargissement de l'UE a été de nouveau au menu d'un dîner de travail entre le président et Olaf Scholz, le 6 juin, à Potsdam, destiné à préparer la visite d'État d’Emmanuel Macron en Allemagne, début juillet. Le chancelier se montre très prudent. « Les conditions pour l'adhésion sont les mêmes pour tous » répond Olaf Scholz, qui refuse d'évoquer le moindre passe-droit susceptible de favoriser l'Ukraine par rapport aux autres pays candidats.
 
Lors d'un dîner de travail lundi à l'Elysée dans le cadre du Triangle de Weimar, les présidents français et polonais et le chancelier allemand ont discuté de l'aide militaire et des garanties de sécurité à apporter à l'Ukraine. Le format dit de Weimar est une plateforme d'échanges réguliers entre Paris, Berlin et Varsovie, fondée en 1991, deux ans après la chute du mur de Berlin. Emmanuel Macron a confirmé que la contre-offensive de l'armée ukrainienne contre les forces russes avait commencé, estimant qu'elle allait durer « plusieurs semaines, voire mois », il a ajouté « nous avons intensifié les livraisons d'armes et de munitions, de véhicules blindés, de soutien aussi logistique ». La réunion visait à coordonner les positions des trois pays en amont du sommet de l'Otan à Vilnius, les 11 et 12 juillet, et du Conseil européen des 29 et 30 juin.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[N°302 / 18 juin 2023.
 
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 16 juin 2023.
 
Avec cette semaine :
 

  - Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en c...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:17</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/CTntofh]]></podcast:txt><itunes:episode>332</itunes:episode></item><item><title><![CDATA[Bada : Brigitte Lefèvre, danseuse et chorégraphe (3/4)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/d8h8m8QbMz-BdACgWLfvBpoDdSbj5M8lwp8CTyjRGcA</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 193 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (98) / 14 juin 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.</p><p>Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines «&nbsp;Glacial Decoy&nbsp;» de Trisha Brown et «&nbsp;Rain&nbsp;»&nbsp;d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.</p><p>Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 193 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (98) / 14 juin 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.</p><p>Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines «&nbsp;Glacial Decoy&nbsp;» de Trisha Brown et «&nbsp;Rain&nbsp;»&nbsp;d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.</p><p>Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 14 Jun 2023 07:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ce472cd3-8141-4c11-99cc-2edf5fbe6675.mp3?_=1686639862" length="28271639" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 193 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (98) / 14 juin 2023.
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
 Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 193 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (98) / 14 juin 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
 Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 193 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (98) / 14 juin 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-bout...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>29:26</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/Uqnbgjb]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>Brigitte Lefèvre,Danse,Opéra de Paris,Culture,Philippe Meyer,Société,Politique,Actualité internationale,actualité</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Rapport Pisani-Ferry / Espagne : « à droite toute »]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/Jx3fY-XZTH7EJjyXpc7N9TNy8dP8eYqx9d87TNwhkk8</guid><description><![CDATA[
        <p>N°301 / 11 juin 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 juin 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><p><br></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>RAPPORT PISANI-FERRY</strong></p><p><br></p><p><em>« Il va nous falloir faire en dix ans ce que nous avons eu de la peine à faire en trente ans. L’accélération est brutale </em>», affirme Jean Pisani-Ferry, dans un rapport intitulé « <em>Les incidences économiques de l’action pour le climat</em> », rendu public le 22 mai et réalisé avec l’inspectrice générale des finances, Selma Mahfouz, et avec France Stratégie, l’organisme d’évaluation et de prospective rattaché à Matignon. Dans ce travail M. Pisani-Ferry, Professeur à Sciences Po et membre des think tanks Bruegel et Peterson Institute, et qui fut un pilier de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017, chiffre le coût de l’adaptation aux objectifs environnementaux entre 250 et 300 milliards d’euros de dette en plus, en cumulé, en 2030.</p><p>Missionné, en septembre 2022, par la Première ministre, Elisabeth Borne, M. Pisani-Ferry avait remis, en novembre, une première note d’étape à Matignon, alertant déjà, sur le <em>« changement profond de modèle de développement »</em> du pays qu’allait nécessiter l’objectif de neutralité carbone fixé par la Commission européenne à l’horizon 2050 – et les 55 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour atteindre ces objectifs, il faut, selon lui, mettre sur la table « <em>66 milliards d'euros</em> » d'investissements supplémentaires publics et privés par an, chaque secteur en prenant en charge la moitié. La transition va entraîner une perte prononcée de recettes pour l'Etat. Pour le financement des 33 milliards d'euros d'investissements publics, les auteurs proposent notamment de recourir à l'endettement et la fiscalité. Ils plaident pour « <em>un prélèvement forfaitaire exceptionnel de 5 %, dans une fenêtre de trente ans </em>», qui serait payé par les «<em>10 % les mieux dotés</em> » et qui rapporterait, selon eux, 150 milliards d'euros sur trente ans, soit 5 milliards par an. <em>« Il s'agit de convaincre les Français que la charge est équitablement répartie »</em>, a expliqué Jean Pisani-Ferry.</p><p>Deux pistes, que le ministre de l’Economie et des Fiances, Bruno Le Maire a exclues, arguant que <em>« Les 10 % des Français les plus riches paient déjà 75 % de l'impôt sur le revenu »</em>. Pour financer la transition écologique, le locataire de Bercy a rappelé les pistes déjà évoquées pour financer la loi sur l'industrie verte : le verdissement de la fiscalité (suppression des niches fiscales sur les énergies fossiles, alourdissement des taxes et autres malus sur les véhicules thermiques) ; la mobilisation de l'épargne des Français avec notamment la création d'un nouveau plan d'épargne avenir climat ; le financement par les entreprises et enfin la mobilisation des banques, comme la Banque européenne d'investissement (BEI) qui <em>« doit devenir la banque du climat »</em>. Le rapport Pisani-Ferry pourrait connaître le sort du rapport Borloo sur les banlieues, en 2018. Début juillet, le gouvernement expliquera quel est son plan précis pour financer la transition, lors du conseil de la planification écologique censé trancher la feuille de route élyséenne et le financement qui lui correspond.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>ESPAGNE : « À DROITE TOUTE »</strong></p><p><br></p><p>Le 29 mai, au lendemain d'une lourde défaite électorale, le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, au pouvoir depuis 2018, a annoncé <a href="https://www.lepoint.fr/monde/espagne-pedro-sanchez-convoque-des-elections-legislatives-anticipees-29-05-2023-2522089_24.php" rel="noopener noreferrer" target="_blank">la convocation d'élections législatives anticipées</a> le 23 juillet prochain, initialement prévues fin 2023. Les conservateurs ont remporté <a href="https://www.lepoint.fr/monde/elections-locales-en-espagne-pedro-sanchez-subit-un-lourd-revers-29-05-2023-2522009_24.php" rel="noopener noreferrer" target="_blank">une large victoire</a>  face à la gauche lors d'un double scrutin, municipal et régional. Le <a href="https://www.lepoint.fr/tags/ps" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Parti socialiste</a> ouvrier espagnol (PSOE) a recueilli moins de 6,3 millions des voix (28,1 %) aux municipales, contre plus de 7 millions (31,5 %) pour son rival conservateur, le Parti populaire (PP). Une progression de deux millions de voix pour la droite en quatre ans, et un recul massif de la gauche, qui perd six des dix régions qu'elle dirigeait jusque-là. L'extrême droite, représentée par le parti Vox, sort gagnante du scrutin : avec plus de 1,5 million de voix aux municipales, le parti a doublé son score en quatre ans et assoit encore davantage sa place de troisième force politique du pays. La droite ne pourra gouverner dans les régions récupérées que si elle s'allie avec Vox, placé ainsi en position décisive pour négocier des gouvernements régionaux de soutien ou de coalition.</p><p>Les crises répétées secouant la coalition gouvernementale formée par les socialistes et le parti de gauche radicale Podemos, les accords parlementaires scellés avec les indépendantistes catalans de la Gauche républicaine de Catalogne et les héritiers de la vitrine politique du groupe séparatiste et terroriste basque ETA, sont considérés par les analystes comme les principales raisons de la débâcle socialiste. S’y ajoutent des mesures et textes législatifs controversés, de la loi sur le consentement sexuel, qui a abouti à la mise en liberté anticipée de plus d’un millier d’agresseurs, à la loi d’autodétermination de genre, qui a divisé le mouvement féministe, en passant par les grâces et la réforme du délit de sédition décidées pour complaire aux indépendantistes catalans.</p><p>Le PSOE a été sanctionné dans les urnes alors que le bilan de Pedro Sanchez est plutôt jugé satisfaisant par les Espagnols. Ils notent positivement la hausse du salaire minimum d’environ 47 % durant la législature et la réforme du marché du travail limitant les emplois précaires. Ils saluent les bons résultats économiques : l’inflation (4 % en avril) est très inférieure au reste de l’Europe ; le plafond du prix du gaz, négocié à Bruxelles ; le taux de chômage en baisse (à 13 %). Le pays affiche l'une des croissances les plus dynamiques d'Europe, avec un PIB en hausse de 5,5% l'an dernier, et 1,9% attendu cette année. On voit par la que l’aphorisme adressé par James Carville à Bill Clinton doit ici être inversé : It’s not the economy, stupid !</p><p>Avant l'Espagne, la droite a déjà enregistré des succès ces derniers mois en Grèce, Finlande, Suède et Italie. En Turquie, le nationalisme sort renforcé des récentes élections. A l'automne, les Polonais auront à choisir entre deux droites, l'une conservatrice (au pouvoir), l'autre libérale. En Allemagne, l'extrême droite (AfD) dépasse les Verts (au pouvoir) de deux points dans les intentions de vote.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°301 / 11 juin 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 juin 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><p><br></p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>RAPPORT PISANI-FERRY</strong></p><p><br></p><p><em>« Il va nous falloir faire en dix ans ce que nous avons eu de la peine à faire en trente ans. L’accélération est brutale </em>», affirme Jean Pisani-Ferry, dans un rapport intitulé « <em>Les incidences économiques de l’action pour le climat</em> », rendu public le 22 mai et réalisé avec l’inspectrice générale des finances, Selma Mahfouz, et avec France Stratégie, l’organisme d’évaluation et de prospective rattaché à Matignon. Dans ce travail M. Pisani-Ferry, Professeur à Sciences Po et membre des think tanks Bruegel et Peterson Institute, et qui fut un pilier de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017, chiffre le coût de l’adaptation aux objectifs environnementaux entre 250 et 300 milliards d’euros de dette en plus, en cumulé, en 2030.</p><p>Missionné, en septembre 2022, par la Première ministre, Elisabeth Borne, M. Pisani-Ferry avait remis, en novembre, une première note d’étape à Matignon, alertant déjà, sur le <em>« changement profond de modèle de développement »</em> du pays qu’allait nécessiter l’objectif de neutralité carbone fixé par la Commission européenne à l’horizon 2050 – et les 55 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour atteindre ces objectifs, il faut, selon lui, mettre sur la table « <em>66 milliards d'euros</em> » d'investissements supplémentaires publics et privés par an, chaque secteur en prenant en charge la moitié. La transition va entraîner une perte prononcée de recettes pour l'Etat. Pour le financement des 33 milliards d'euros d'investissements publics, les auteurs proposent notamment de recourir à l'endettement et la fiscalité. Ils plaident pour « <em>un prélèvement forfaitaire exceptionnel de 5 %, dans une fenêtre de trente ans </em>», qui serait payé par les «<em>10 % les mieux dotés</em> » et qui rapporterait, selon eux, 150 milliards d'euros sur trente ans, soit 5 milliards par an. <em>« Il s'agit de convaincre les Français que la charge est équitablement répartie »</em>, a expliqué Jean Pisani-Ferry.</p><p>Deux pistes, que le ministre de l’Economie et des Fiances, Bruno Le Maire a exclues, arguant que <em>« Les 10 % des Français les plus riches paient déjà 75 % de l'impôt sur le revenu »</em>. Pour financer la transition écologique, le locataire de Bercy a rappelé les pistes déjà évoquées pour financer la loi sur l'industrie verte : le verdissement de la fiscalité (suppression des niches fiscales sur les énergies fossiles, alourdissement des taxes et autres malus sur les véhicules thermiques) ; la mobilisation de l'épargne des Français avec notamment la création d'un nouveau plan d'épargne avenir climat ; le financement par les entreprises et enfin la mobilisation des banques, comme la Banque européenne d'investissement (BEI) qui <em>« doit devenir la banque du climat »</em>. Le rapport Pisani-Ferry pourrait connaître le sort du rapport Borloo sur les banlieues, en 2018. Début juillet, le gouvernement expliquera quel est son plan précis pour financer la transition, lors du conseil de la planification écologique censé trancher la feuille de route élyséenne et le financement qui lui correspond.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>ESPAGNE : « À DROITE TOUTE »</strong></p><p><br></p><p>Le 29 mai, au lendemain d'une lourde défaite électorale, le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, au pouvoir depuis 2018, a annoncé <a href="https://www.lepoint.fr/monde/espagne-pedro-sanchez-convoque-des-elections-legislatives-anticipees-29-05-2023-2522089_24.php" rel="noopener noreferrer" target="_blank">la convocation d'élections législatives anticipées</a> le 23 juillet prochain, initialement prévues fin 2023. Les conservateurs ont remporté <a href="https://www.lepoint.fr/monde/elections-locales-en-espagne-pedro-sanchez-subit-un-lourd-revers-29-05-2023-2522009_24.php" rel="noopener noreferrer" target="_blank">une large victoire</a>  face à la gauche lors d'un double scrutin, municipal et régional. Le <a href="https://www.lepoint.fr/tags/ps" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Parti socialiste</a> ouvrier espagnol (PSOE) a recueilli moins de 6,3 millions des voix (28,1 %) aux municipales, contre plus de 7 millions (31,5 %) pour son rival conservateur, le Parti populaire (PP). Une progression de deux millions de voix pour la droite en quatre ans, et un recul massif de la gauche, qui perd six des dix régions qu'elle dirigeait jusque-là. L'extrême droite, représentée par le parti Vox, sort gagnante du scrutin : avec plus de 1,5 million de voix aux municipales, le parti a doublé son score en quatre ans et assoit encore davantage sa place de troisième force politique du pays. La droite ne pourra gouverner dans les régions récupérées que si elle s'allie avec Vox, placé ainsi en position décisive pour négocier des gouvernements régionaux de soutien ou de coalition.</p><p>Les crises répétées secouant la coalition gouvernementale formée par les socialistes et le parti de gauche radicale Podemos, les accords parlementaires scellés avec les indépendantistes catalans de la Gauche républicaine de Catalogne et les héritiers de la vitrine politique du groupe séparatiste et terroriste basque ETA, sont considérés par les analystes comme les principales raisons de la débâcle socialiste. S’y ajoutent des mesures et textes législatifs controversés, de la loi sur le consentement sexuel, qui a abouti à la mise en liberté anticipée de plus d’un millier d’agresseurs, à la loi d’autodétermination de genre, qui a divisé le mouvement féministe, en passant par les grâces et la réforme du délit de sédition décidées pour complaire aux indépendantistes catalans.</p><p>Le PSOE a été sanctionné dans les urnes alors que le bilan de Pedro Sanchez est plutôt jugé satisfaisant par les Espagnols. Ils notent positivement la hausse du salaire minimum d’environ 47 % durant la législature et la réforme du marché du travail limitant les emplois précaires. Ils saluent les bons résultats économiques : l’inflation (4 % en avril) est très inférieure au reste de l’Europe ; le plafond du prix du gaz, négocié à Bruxelles ; le taux de chômage en baisse (à 13 %). Le pays affiche l'une des croissances les plus dynamiques d'Europe, avec un PIB en hausse de 5,5% l'an dernier, et 1,9% attendu cette année. On voit par la que l’aphorisme adressé par James Carville à Bill Clinton doit ici être inversé : It’s not the economy, stupid !</p><p>Avant l'Espagne, la droite a déjà enregistré des succès ces derniers mois en Grèce, Finlande, Suède et Italie. En Turquie, le nationalisme sort renforcé des récentes élections. A l'automne, les Polonais auront à choisir entre deux droites, l'une conservatrice (au pouvoir), l'autre libérale. En Allemagne, l'extrême droite (AfD) dépasse les Verts (au pouvoir) de deux points dans les intentions de vote.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 11 Jun 2023 08:10:56 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/02f9c58e-a179-4920-9a2c-f29b9b2fa8d3.mp3?_=1686592673" length="62045248" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°301 / 11 juin 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 juin 2023.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 RAPPORT PISANI-FERRY
 
 « Il va nous falloir faire en dix ans ce que nous avons eu de la peine à faire en trente ans. L’accélération est brutale », affirme Jean Pisani-Ferry, dans un rapport intitulé « Les incidences économiques de l’action pour le climat », rendu public le 22 mai et réalisé avec l’inspectrice générale des finances, Selma Mahfouz, et avec France Stratégie, l’organisme d’évaluation et de prospective rattaché à Matignon. Dans ce travail M. Pisani-Ferry, Professeur à Sciences Po et membre des think tanks Bruegel et Peterson Institute, et qui fut un pilier de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017, chiffre le coût de l’adaptation aux objectifs environnementaux entre 250 et 300 milliards d’euros de dette en plus, en cumulé, en 2030.
 Missionné, en septembre 2022, par la Première ministre, Elisabeth Borne, M. Pisani-Ferry avait remis, en novembre, une première note d’étape à Matignon, alertant déjà, sur le « changement profond de modèle de développement » du pays qu’allait nécessiter l’objectif de neutralité carbone fixé par la Commission européenne à l’horizon 2050 – et les 55 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour atteindre ces objectifs, il faut, selon lui, mettre sur la table « 66 milliards d'euros » d'investissements supplémentaires publics et privés par an, chaque secteur en prenant en charge la moitié. La transition va entraîner une perte prononcée de recettes pour l'Etat. Pour le financement des 33 milliards d'euros d'investissements publics, les auteurs proposent notamment de recourir à l'endettement et la fiscalité. Ils plaident pour « un prélèvement forfaitaire exceptionnel de 5 %, dans une fenêtre de trente ans », qui serait payé par les «10 % les mieux dotés » et qui rapporterait, selon eux, 150 milliards d'euros sur trente ans, soit 5 milliards par an. « Il s'agit de convaincre les Français que la charge est équitablement répartie », a expliqué Jean Pisani-Ferry.
 Deux pistes, que le ministre de l’Economie et des Fiances, Bruno Le Maire a exclues, arguant que « Les 10 % des Français les plus riches paient déjà 75 % de l'impôt sur le revenu ». Pour financer la transition écologique, le locataire de Bercy a rappelé les pistes déjà évoquées pour financer la loi sur l'industrie verte : le verdissement de la fiscalité (suppression des niches fiscales sur les énergies fossiles, alourdissement des taxes et autres malus sur les véhicules thermiques) ; la mobilisation de l'épargne des Français avec notamment la création d'un nouveau plan d'épargne avenir climat ; le financement par les entreprises et enfin la mobilisation des banques, comme la Banque européenne d'investissement (BEI) qui « doit devenir la banque du climat ». Le rapport Pisani-Ferry pourrait connaître le sort du rapport Borloo sur les banlieues, en 2018. Début juillet, le gouvernement expliquera quel est son plan précis pour financer la transition, lors du conseil de la planification écologique censé trancher la feuille de route élyséenne et le financement qui lui correspond.
 
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 ESPAGNE : « À DROITE TOUTE »
 
 Le 29 mai, au lendemain d'une lourde défaite électorale, le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, au pouvoir depuis 2018, a annoncé la convocation d'élections législatives anticipées le 23 juillet prochain, initialement prévues fin 2023. Les conservateurs ont remporté une large victoire  face à la gauche lors d'un double scrutin, municipal et régional. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a recueilli moins de 6,3 millions des voix (28,1 %) aux municipales, contre plus de 7 millions (31,5 %) pour son rival conservateur, le Parti populaire (PP). Une progression de deux millions de voix pour la droite en quatre ans, et un recul massif de la gauche, qui perd six des dix régions qu'elle dirigeait jusque-là. L'extrême droite, représentée par le parti Vox, sort gagnante du scrutin : avec plus de 1,5 million de voix aux municipales, le parti a doublé son score en quatre ans et assoit encore davantage sa place de troisième force politique du pays. La droite ne pourra gouverner dans les régions récupérées que si elle s'allie avec Vox, placé ainsi en position décisive pour négocier des gouvernements régionaux de soutien ou de coalition.
 Les crises répétées secouant la coalition gouvernementale formée par les socialistes et le parti de gauche radicale Podemos, les accords parlementaires scellés avec les indépendantistes catalans de la Gauche républicaine de Catalogne et les héritiers de la vitrine politique du groupe séparatiste et terroriste basque ETA, sont considérés par les analystes comme les principales raisons de la débâcle socialiste. S’y ajoutent des mesures et textes législatifs controversés, de la loi sur le consentement sexuel, qui a abouti à la mise en liberté anticipée de plus d’un millier d’agresseurs, à la loi d’autodétermination de genre, qui a divisé le mouvement féministe, en passant par les grâces et la réforme du délit de sédition décidées pour complaire aux indépendantistes catalans.
 Le PSOE a été sanctionné dans les urnes alors que le bilan de Pedro Sanchez est plutôt jugé satisfaisant par les Espagnols. Ils notent positivement la hausse du salaire minimum d’environ 47 % durant la législature et la réforme du marché du travail limitant les emplois précaires. Ils saluent les bons résultats économiques : l’inflation (4 % en avril) est très inférieure au reste de l’Europe ; le plafond du prix du gaz, négocié à Bruxelles ; le taux de chômage en baisse (à 13 %). Le pays affiche l'une des croissances les plus dynamiques d'Europe, avec un PIB en hausse de 5,5% l'an dernier, et 1,9% attendu cette année. On voit par la que l’aphorisme adressé par James Carville à Bill Clinton doit ici être inversé : It’s not the economy, stupid !
 Avant l'Espagne, la droite a déjà enregistré des succès ces derniers mois en Grèce, Finlande, Suède et Italie. En Turquie, le nationalisme sort renforcé des récentes élections. A l'automne, les Polonais auront à choisir entre deux droites, l'une conservatrice (au pouvoir), l'autre libérale. En Allemagne, l'extrême droite (AfD) dépasse les Verts (au pouvoir) de deux points dans les intentions de vote.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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        N°301 / 11 juin 2023
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 juin 2023.
 
 Avec cette semaine :
 
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 RAPPORT PISANI-FERRY
 
 « Il va nous falloir faire en dix ans ce que nous avons eu de la peine à faire en trente ans. L’accélération est brutale », affirme Jean Pisani-Ferry, dans un rapport intitulé « Les incidences économiques de l’action pour le climat », rendu public le 22 mai et réalisé avec l’inspectrice générale des finances, Selma Mahfouz, et avec France Stratégie, l’organisme d’évaluation et de prospective rattaché à Matignon. Dans ce travail M. Pisani-Ferry, Professeur à Sciences Po et membre des think tanks Bruegel et Peterson Institute, et qui fut un pilier de la campagne d’Emmanuel Macron en 2017, chiffre le coût de l’adaptation aux objectifs environnementaux entre 250 et 300 milliards d’euros de dette en plus, en cumulé, en 2030.
 Missionné, en septembre 2022, par la Première ministre, Elisabeth Borne, M. Pisani-Ferry avait remis, en novembre, une première note d’étape à Matignon, alertant déjà, sur le « changement profond de modèle de développement » du pays qu’allait nécessiter l’objectif de neutralité carbone fixé par la Commission européenne à l’horizon 2050 – et les 55 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour atteindre ces objectifs, il faut, selon lui, mettre sur la table « 66 milliards d'euros » d'investissements supplémentaires publics et privés par an, chaque secteur en prenant en charge la moitié. La transition va entraîner une perte prononcée de recettes pour l'Etat. Pour le financement des 33 milliards d'euros d'investissements publics, les auteurs proposent notamment de recourir à l'endettement et la fiscalité. Ils plaident pour « un prélèvement forfaitaire exceptionnel de 5 %, dans une fenêtre de trente ans », qui serait payé par les «10 % les mieux dotés » et qui rapporterait, selon eux, 150 milliards d'euros sur trente ans, soit 5 milliards par an. « Il s'agit de convaincre les Français que la charge est équitablement répartie », a expliqué Jean Pisani-Ferry.
 Deux pistes, que le ministre de l’Economie et des Fiances, Bruno Le Maire a exclues, arguant que « Les 10 % des Français les plus riches paient déjà 75 % de l'impôt sur le revenu ». Pour financer la transition écologique, le locataire de Bercy a rappelé les pistes déjà évoquées pour financer la loi sur l'industrie verte : le verdissement de la fiscalité (suppression des niches fiscales sur les énergies fossiles, alourdissement des taxes et autres malus sur les véhicules thermiques) ; la mobilisation de l'épargne des Français avec notamment la création d'un nouveau plan d'épargne avenir climat ; le financement par les entreprises et enfin la mobilisation des banques, comme la Banque européenne d'investissement (BEI) qui « doit devenir la banque du climat ». Le rapport Pisani-Ferry pourrait connaître le sort du rapport Borloo sur les banlieues, en 2018. Début juillet, le gouvernement expliquera quel est son plan précis pour financer la transition, lors du conseil de la planification écologique censé trancher la feuille de route élyséenne et le financement qui lui correspond.
 
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 ESPAGNE : « À DROITE TOUTE »
 
 Le 29 mai, au lendemain d'une lourde défaite électorale, le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, au pouvoir depuis 2018, a annoncé la convocation d'élections législatives anticipées le 23 juillet prochain, initialement prévues fin 2023. Les conservateurs ont remporté une large victoire  face à la gauche lors d'un double scrutin, municipal et régional. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a recueilli moins de 6,3 millions des voix (28,1 %) aux municipales, contre plus de 7 millions (31,5 %) pour son rival conservateur, le Parti populaire (PP). Une progression de deux millions de voix pour la droite en quatre ans, et un recul massif de la gauche, qui perd six des dix régions qu'elle dirigeait jusque-là. L'extrême droite, représentée par le parti Vox, sort gagnante du scrutin : avec plus de 1,5 million de voix aux municipales, le parti a doublé son score en quatre ans et assoit encore davantage sa place de troisième force politique du pays. La droite ne pourra gouverner dans les régions récupérées que si elle s'allie avec Vox, placé ainsi en position décisive pour négocier des gouvernements régionaux de soutien ou de coalition.
 Les crises répétées secouant la coalition gouvernementale formée par les socialistes et le parti de gauche radicale Podemos, les accords parlementaires scellés avec les indépendantistes catalans de la Gauche républicaine de Catalogne et les héritiers de la vitrine politique du groupe séparatiste et terroriste basque ETA, sont considérés par les analystes comme les principales raisons de la débâcle socialiste. S’y ajoutent des mesures et textes législatifs controversés, de la loi sur le consentement sexuel, qui a abouti à la mise en liberté anticipée de plus d’un millier d’agresseurs, à la loi d’autodétermination de genre, qui a divisé le mouvement féministe, en passant par les grâces et la réforme du délit de sédition décidées pour complaire aux indépendantistes catalans.
 Le PSOE a été sanctionné dans les urnes alors que le bilan de Pedro Sanchez est plutôt jugé satisfaisant par les Espagnols. Ils notent positivement la hausse du salaire minimum d’environ 47 % durant la législature et la réforme du marché du travail limitant les emplois précaires. Ils saluent les bons résultats économiques : l’inflation (4 % en avril) est très inférieure au reste de l’Europe ; le plafond du prix du gaz, négocié à Bruxelles ; le taux de chômage en baisse (à 13 %). Le pays affiche l'une des croissances les plus dynamiques d'Europe, avec un PIB en hausse de 5,5% l'an dernier, et 1,9% attendu cette année. On voit par la que l’aphorisme adressé par James Carville à Bill Clinton doit ici être inversé : It’s not the economy, stupid !
 Avant l'Espagne, la droite a déjà enregistré des succès ces derniers mois en Grèce, Finlande, Suède et Italie. En Turquie, le nationalisme sort renforcé des récentes élections. A l'automne, les Polonais auront à choisir entre deux droites, l'une conservatrice (au pouvoir), l'autre libérale. En Allemagne, l'extrême droite (AfD) dépasse les Verts (au pouvoir) de deux points dans les intentions de vote.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        N°301 / 11 juin 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 9 juin 2023.
 
 Avec cette semaine :
 
 ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:37</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ienOPMS]]></podcast:txt><itunes:episode>330</itunes:episode><itunes:keywords>Espagne,Pisani-Ferry,actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Jean-Louis Bourlanges,Béatrice Giblin,Nicolas Baverez,Lionel Zinsou</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Brigitte Lefèvre, danseuse et chorégraphe (2/4)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/cf_f_Rv2GmOtyaRQyo6gfO_kZIf1VGchWvMBEOnoFSU</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 192 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (97) / 7 juin 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.</p><p>Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.</p><p>Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 192 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (97) / 7 juin 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.</p><p>Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.</p><p>Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 07 Jun 2023 08:50:29 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/30502806-38c6-4343-aa9e-3cd2f35203dc.mp3?_=1686592673" length="17024775" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 192 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (97) / 7 juin 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
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        Bada # 192 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (97) / 7 juin 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
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        Bada # 192 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (97) / 7 juin 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arri...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>17:44</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/YEULHrT]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>Danse,Opéra de Paris,Brigitte Lefèvre,actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Turquie : troisième mandat pour Erdogan / L’ONU et la pollution par le plastique]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/BcjMPSChLJFdABtlF04PHkeixwiK-iuQxwgyhiuD2SY</guid><description><![CDATA[
        <p>N°300 / 4 juin 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 juin 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>TURQUIE : TROISIÈME MANDAT POUR ERDOGAN</strong></p><p> </p><p>Le 28 mai, Recep Tayyip Erdogan, 69 ans, a été déclaré <a href="https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/turquie-erdogan-forever-20230529_XKIJCXDQPFBAPOQO436UOO6YTM/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">vainqueur du second tour de l'élection présidentielle turque</a>, réunissant 52,16 % des suffrages, contre 47,84 % pour son adversaire, <a href="https://www.liberation.fr/planete/2017/07/16/la-renaissance-d-un-vieux-routier-de-la-politique-pour-federer-la-resistance_1584235/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Kemal Kiliçdaroglu</a>. Pendant la campagne, la télévision publique TRT a accordé <em>« soixante fois plus de temps d’antenne »</em> au président sortant qu’à son rival, a observé l’organisation Reporters sans frontières. Perçue comme faible, sans accès aux ressources, l’alliance de six partis d’opposition n’est pas parvenue à convaincre l’électorat qu’elle pouvait mieux faire.</p><p>De Joe Biden à Vladimir Poutine, en passant par Emmanuel Macron ou Volodymyr Zelensky, chefs d’Etat et de gouvernement se sont succédé pour saluer la victoire du dirigeant turc, au pouvoir depuis vingt ans<strong>.</strong> Le chef de file de l’opposition avait pourtant les discrètes faveurs des dirigeants occidentaux, dont les relations avec Erdogan se sont fortement détériorées au fil de ses mandats successifs, surtout depuis le coup d’Etat manqué de 2016. Ces félicitations ont été assorties d'une invitation à entrer dans une relation constructive avec l'Union européenne, du moins plus apaisée qu'elle ne l'a été au cours des dix dernières années avec un président turc exploitant chacune des failles du bloc, de la migration à la relation avec la Russie. Depuis un an, Ankara bloque l'entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique, prétendant que Stockholm héberge des « <em>terroristes </em>» kurdes sur son territoire. Cette question sera abordée notamment lors du sommet de l'Otan, les 11 et 12 juillet à Vilnius, en Lituanie.</p><p>Au Moyen-Orient, ces derniers mois, Recep Tayyip Erdogan a tenté de se rapprocher de son voisin, le président syrien Bachar al-Assad. Malgré une médiation russe ses tentatives n'ont pas abouti. Le président syrien a exigé en préalable à toute rencontre avec son homologue le retrait des forces turques stationnées dans le nord de la Syrie sous contrôle rebelle et la fin du soutien d'Ankara aux groupes rebelles opposés à Damas. La Turquie, accueille sur son sol 3,4 millions de réfugiés syriens ayant fui la guerre. Le chiffre réel est sans doute supérieur. Il a fait l'objet d'une surenchère électoraliste de la part de l'opposition qui parle de 10, voire de 13 millions de migrants en Turquie. La campagne électorale a été marquée par une poussée de xénophobie.</p><p>La réélection du président turc s’inscrit dans un contexte économique très dégradé : en deux ans, la livre turque a perdu 80 % de sa valeur et l'inflation s'établit à 105 %. En plus de l’inflation, le tremblement de terre du 6 février qui a dévasté des zones entières du sud-est de la Turquie, faisant au moins 50.000 morts, a laissé le pays exsangue. Le président Erdogan a promis de reconstruire au plus vite 650.000 logements dans les provinces affectées. Il a jusqu’en 2028 pour édifier une « IIe République », qu’il souhaite plus religieuse, plus autocratique, plus nationaliste, davantage tournée vers le Golfe, la Russie et la Chine que la première, fondée il y a cent ans, le 29 octobre 1923, par Mustapha Kemal Atatürk, sur les décombres de l’empire ottoman.</p><p><br></p><p><strong>***</strong></p><p><br></p><p><strong>L’ONU ET LA POLLUTION PAR LE PLASTIQUE</strong></p><p><br></p><p>Sept ans après la COP21, un millier de délégués de 175 pays et plus de 1 500 scientifiques et représentants de la société civile et de l’industrie se sont réunis du 29 mai au 2 juin à l’Unesco, à Paris, avec pour mission de <em>« mettre fin à la pollution plastique » </em>à travers l’élaboration d’un traité international juridiquement contraignant d’ici à 2024. En 2019, le monde a produit 460 millions de tonnes de matières plastiques. Le double de sa production de 2000. Ce chiffre pourrait tripler d'ici à 2060 en l'absence de nouvelle politique, selon l'Organisation de coopération et de développement économique. Si les pays participant aux discussions à Paris s'accordent sur la nécessité d'une réponse globale, ils sont divisés sur les mesures à entreprendre. Une « <em>coalition pour la haute ambition</em> », portée par le Rwanda et la Norvège et composée d'une cinquantaine de pays dont ceux de l'Union européenne, mais aussi le Canada, ou le Japon, demande une réduction de la production globale du plastique. D'autres pays comme l'Arabie saoudite ou les Etats-Unis entendent défendre leur secteur pétrochimique et mettent donc l'accent sur la collecte des déchets et le recyclage.</p><p>Dans un rapport publié le 16 mai en amont de la conférence de Paris, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) estime que la principale solution est d’appliquer la règle des « 4 R » (réduire, réutiliser, réparer et recycler), dans cet ordre. Ainsi, la pollution plastique pourrait être réduite de 80 % à l’horizon 2040 : très persistants dans l'environnement, les polymères se dégradent en micro et nanoparticules qui polluent l'air, le sol et l'eau jusqu'au sommet de l'Everest et ils intègrent la chaîne alimentaire. Le plastique pose aussi problème pour son rôle dans le réchauffement climatique. Il représentait 1,8 milliard de tonnes de gaz à effet de serre en 2019, 3,4% des émissions mondiales. L'idée consiste à passer d'une économie et d'un mode de production linéaire (extraire, transformer puis jeter) à une économie circulaire, où rien ne se perd ou presque. <em>In fine</em>, la transition vers une économie circulaire pourrait permettre au monde d'économiser 1,27 trillion de dollars, estime le PNUE. Et 3,25 trillions de dollars supplémentaires pourraient l'être grâce à l'élimination d'externalités négatives dues à la pollution plastique telles que les coûts liés aux problèmes de santé, de climat, de pollution de l'air, de dégradation des écosystèmes marins, etc. Enfin, cette transition pourrait permettre de créer 700.000 emplois dans le monde, principalement dans les pays en voie de développement.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°300 / 4 juin 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 juin 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>TURQUIE : TROISIÈME MANDAT POUR ERDOGAN</strong></p><p> </p><p>Le 28 mai, Recep Tayyip Erdogan, 69 ans, a été déclaré <a href="https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/turquie-erdogan-forever-20230529_XKIJCXDQPFBAPOQO436UOO6YTM/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">vainqueur du second tour de l'élection présidentielle turque</a>, réunissant 52,16 % des suffrages, contre 47,84 % pour son adversaire, <a href="https://www.liberation.fr/planete/2017/07/16/la-renaissance-d-un-vieux-routier-de-la-politique-pour-federer-la-resistance_1584235/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Kemal Kiliçdaroglu</a>. Pendant la campagne, la télévision publique TRT a accordé <em>« soixante fois plus de temps d’antenne »</em> au président sortant qu’à son rival, a observé l’organisation Reporters sans frontières. Perçue comme faible, sans accès aux ressources, l’alliance de six partis d’opposition n’est pas parvenue à convaincre l’électorat qu’elle pouvait mieux faire.</p><p>De Joe Biden à Vladimir Poutine, en passant par Emmanuel Macron ou Volodymyr Zelensky, chefs d’Etat et de gouvernement se sont succédé pour saluer la victoire du dirigeant turc, au pouvoir depuis vingt ans<strong>.</strong> Le chef de file de l’opposition avait pourtant les discrètes faveurs des dirigeants occidentaux, dont les relations avec Erdogan se sont fortement détériorées au fil de ses mandats successifs, surtout depuis le coup d’Etat manqué de 2016. Ces félicitations ont été assorties d'une invitation à entrer dans une relation constructive avec l'Union européenne, du moins plus apaisée qu'elle ne l'a été au cours des dix dernières années avec un président turc exploitant chacune des failles du bloc, de la migration à la relation avec la Russie. Depuis un an, Ankara bloque l'entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique, prétendant que Stockholm héberge des « <em>terroristes </em>» kurdes sur son territoire. Cette question sera abordée notamment lors du sommet de l'Otan, les 11 et 12 juillet à Vilnius, en Lituanie.</p><p>Au Moyen-Orient, ces derniers mois, Recep Tayyip Erdogan a tenté de se rapprocher de son voisin, le président syrien Bachar al-Assad. Malgré une médiation russe ses tentatives n'ont pas abouti. Le président syrien a exigé en préalable à toute rencontre avec son homologue le retrait des forces turques stationnées dans le nord de la Syrie sous contrôle rebelle et la fin du soutien d'Ankara aux groupes rebelles opposés à Damas. La Turquie, accueille sur son sol 3,4 millions de réfugiés syriens ayant fui la guerre. Le chiffre réel est sans doute supérieur. Il a fait l'objet d'une surenchère électoraliste de la part de l'opposition qui parle de 10, voire de 13 millions de migrants en Turquie. La campagne électorale a été marquée par une poussée de xénophobie.</p><p>La réélection du président turc s’inscrit dans un contexte économique très dégradé : en deux ans, la livre turque a perdu 80 % de sa valeur et l'inflation s'établit à 105 %. En plus de l’inflation, le tremblement de terre du 6 février qui a dévasté des zones entières du sud-est de la Turquie, faisant au moins 50.000 morts, a laissé le pays exsangue. Le président Erdogan a promis de reconstruire au plus vite 650.000 logements dans les provinces affectées. Il a jusqu’en 2028 pour édifier une « IIe République », qu’il souhaite plus religieuse, plus autocratique, plus nationaliste, davantage tournée vers le Golfe, la Russie et la Chine que la première, fondée il y a cent ans, le 29 octobre 1923, par Mustapha Kemal Atatürk, sur les décombres de l’empire ottoman.</p><p><br></p><p><strong>***</strong></p><p><br></p><p><strong>L’ONU ET LA POLLUTION PAR LE PLASTIQUE</strong></p><p><br></p><p>Sept ans après la COP21, un millier de délégués de 175 pays et plus de 1 500 scientifiques et représentants de la société civile et de l’industrie se sont réunis du 29 mai au 2 juin à l’Unesco, à Paris, avec pour mission de <em>« mettre fin à la pollution plastique » </em>à travers l’élaboration d’un traité international juridiquement contraignant d’ici à 2024. En 2019, le monde a produit 460 millions de tonnes de matières plastiques. Le double de sa production de 2000. Ce chiffre pourrait tripler d'ici à 2060 en l'absence de nouvelle politique, selon l'Organisation de coopération et de développement économique. Si les pays participant aux discussions à Paris s'accordent sur la nécessité d'une réponse globale, ils sont divisés sur les mesures à entreprendre. Une « <em>coalition pour la haute ambition</em> », portée par le Rwanda et la Norvège et composée d'une cinquantaine de pays dont ceux de l'Union européenne, mais aussi le Canada, ou le Japon, demande une réduction de la production globale du plastique. D'autres pays comme l'Arabie saoudite ou les Etats-Unis entendent défendre leur secteur pétrochimique et mettent donc l'accent sur la collecte des déchets et le recyclage.</p><p>Dans un rapport publié le 16 mai en amont de la conférence de Paris, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) estime que la principale solution est d’appliquer la règle des « 4 R » (réduire, réutiliser, réparer et recycler), dans cet ordre. Ainsi, la pollution plastique pourrait être réduite de 80 % à l’horizon 2040 : très persistants dans l'environnement, les polymères se dégradent en micro et nanoparticules qui polluent l'air, le sol et l'eau jusqu'au sommet de l'Everest et ils intègrent la chaîne alimentaire. Le plastique pose aussi problème pour son rôle dans le réchauffement climatique. Il représentait 1,8 milliard de tonnes de gaz à effet de serre en 2019, 3,4% des émissions mondiales. L'idée consiste à passer d'une économie et d'un mode de production linéaire (extraire, transformer puis jeter) à une économie circulaire, où rien ne se perd ou presque. <em>In fine</em>, la transition vers une économie circulaire pourrait permettre au monde d'économiser 1,27 trillion de dollars, estime le PNUE. Et 3,25 trillions de dollars supplémentaires pourraient l'être grâce à l'élimination d'externalités négatives dues à la pollution plastique telles que les coûts liés aux problèmes de santé, de climat, de pollution de l'air, de dégradation des écosystèmes marins, etc. Enfin, cette transition pourrait permettre de créer 700.000 emplois dans le monde, principalement dans les pays en voie de développement.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 04 Jun 2023 08:35:08 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/52f2edf2-e2d4-4013-a631-ac1287758912.mp3?_=1686592673" length="63596713" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°300 / 4 juin 2023
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 juin 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 TURQUIE : TROISIÈME MANDAT POUR ERDOGAN
  
 Le 28 mai, Recep Tayyip Erdogan, 69 ans, a été déclaré vainqueur du second tour de l'élection présidentielle turque, réunissant 52,16 % des suffrages, contre 47,84 % pour son adversaire, Kemal Kiliçdaroglu. Pendant la campagne, la télévision publique TRT a accordé « soixante fois plus de temps d’antenne » au président sortant qu’à son rival, a observé l’organisation Reporters sans frontières. Perçue comme faible, sans accès aux ressources, l’alliance de six partis d’opposition n’est pas parvenue à convaincre l’électorat qu’elle pouvait mieux faire.
 De Joe Biden à Vladimir Poutine, en passant par Emmanuel Macron ou Volodymyr Zelensky, chefs d’Etat et de gouvernement se sont succédé pour saluer la victoire du dirigeant turc, au pouvoir depuis vingt ans. Le chef de file de l’opposition avait pourtant les discrètes faveurs des dirigeants occidentaux, dont les relations avec Erdogan se sont fortement détériorées au fil de ses mandats successifs, surtout depuis le coup d’Etat manqué de 2016. Ces félicitations ont été assorties d'une invitation à entrer dans une relation constructive avec l'Union européenne, du moins plus apaisée qu'elle ne l'a été au cours des dix dernières années avec un président turc exploitant chacune des failles du bloc, de la migration à la relation avec la Russie. Depuis un an, Ankara bloque l'entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique, prétendant que Stockholm héberge des « terroristes » kurdes sur son territoire. Cette question sera abordée notamment lors du sommet de l'Otan, les 11 et 12 juillet à Vilnius, en Lituanie.
 Au Moyen-Orient, ces derniers mois, Recep Tayyip Erdogan a tenté de se rapprocher de son voisin, le président syrien Bachar al-Assad. Malgré une médiation russe ses tentatives n'ont pas abouti. Le président syrien a exigé en préalable à toute rencontre avec son homologue le retrait des forces turques stationnées dans le nord de la Syrie sous contrôle rebelle et la fin du soutien d'Ankara aux groupes rebelles opposés à Damas. La Turquie, accueille sur son sol 3,4 millions de réfugiés syriens ayant fui la guerre. Le chiffre réel est sans doute supérieur. Il a fait l'objet d'une surenchère électoraliste de la part de l'opposition qui parle de 10, voire de 13 millions de migrants en Turquie. La campagne électorale a été marquée par une poussée de xénophobie.
 La réélection du président turc s’inscrit dans un contexte économique très dégradé : en deux ans, la livre turque a perdu 80 % de sa valeur et l'inflation s'établit à 105 %. En plus de l’inflation, le tremblement de terre du 6 février qui a dévasté des zones entières du sud-est de la Turquie, faisant au moins 50.000 morts, a laissé le pays exsangue. Le président Erdogan a promis de reconstruire au plus vite 650.000 logements dans les provinces affectées. Il a jusqu’en 2028 pour édifier une « IIe République », qu’il souhaite plus religieuse, plus autocratique, plus nationaliste, davantage tournée vers le Golfe, la Russie et la Chine que la première, fondée il y a cent ans, le 29 octobre 1923, par Mustapha Kemal Atatürk, sur les décombres de l’empire ottoman.
 
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 L’ONU ET LA POLLUTION PAR LE PLASTIQUE
 
 Sept ans après la COP21, un millier de délégués de 175 pays et plus de 1 500 scientifiques et représentants de la société civile et de l’industrie se sont réunis du 29 mai au 2 juin à l’Unesco, à Paris, avec pour mission de « mettre fin à la pollution plastique » à travers l’élaboration d’un traité international juridiquement contraignant d’ici à 2024. En 2019, le monde a produit 460 millions de tonnes de matières plastiques. Le double de sa production de 2000. Ce chiffre pourrait tripler d'ici à 2060 en l'absence de nouvelle politique, selon l'Organisation de coopération et de développement économique. Si les pays participant aux discussions à Paris s'accordent sur la nécessité d'une réponse globale, ils sont divisés sur les mesures à entreprendre. Une « coalition pour la haute ambition », portée par le Rwanda et la Norvège et composée d'une cinquantaine de pays dont ceux de l'Union européenne, mais aussi le Canada, ou le Japon, demande une réduction de la production globale du plastique. D'autres pays comme l'Arabie saoudite ou les Etats-Unis entendent défendre leur secteur pétrochimique et mettent donc l'accent sur la collecte des déchets et le recyclage.
 Dans un rapport publié le 16 mai en amont de la conférence de Paris, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) estime que la principale solution est d’appliquer la règle des « 4 R » (réduire, réutiliser, réparer et recycler), dans cet ordre. Ainsi, la pollution plastique pourrait être réduite de 80 % à l’horizon 2040 : très persistants dans l'environnement, les polymères se dégradent en micro et nanoparticules qui polluent l'air, le sol et l'eau jusqu'au sommet de l'Everest et ils intègrent la chaîne alimentaire. Le plastique pose aussi problème pour son rôle dans le réchauffement climatique. Il représentait 1,8 milliard de tonnes de gaz à effet de serre en 2019, 3,4% des émissions mondiales. L'idée consiste à passer d'une économie et d'un mode de production linéaire (extraire, transformer puis jeter) à une économie circulaire, où rien ne se perd ou presque. In fine, la transition vers une économie circulaire pourrait permettre au monde d'économiser 1,27 trillion de dollars, estime le PNUE. Et 3,25 trillions de dollars supplémentaires pourraient l'être grâce à l'élimination d'externalités négatives dues à la pollution plastique telles que les coûts liés aux problèmes de santé, de climat, de pollution de l'air, de dégradation des écosystèmes marins, etc. Enfin, cette transition pourrait permettre de créer 700.000 emplois dans le monde, principalement dans les pays en voie de développement.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        N°300 / 4 juin 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 juin 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 TURQUIE : TROISIÈME MANDAT POUR ERDOGAN
  
 Le 28 mai, Recep Tayyip Erdogan, 69 ans, a été déclaré vainqueur du second tour de l'élection présidentielle turque, réunissant 52,16 % des suffrages, contre 47,84 % pour son adversaire, Kemal Kiliçdaroglu. Pendant la campagne, la télévision publique TRT a accordé « soixante fois plus de temps d’antenne » au président sortant qu’à son rival, a observé l’organisation Reporters sans frontières. Perçue comme faible, sans accès aux ressources, l’alliance de six partis d’opposition n’est pas parvenue à convaincre l’électorat qu’elle pouvait mieux faire.
 De Joe Biden à Vladimir Poutine, en passant par Emmanuel Macron ou Volodymyr Zelensky, chefs d’Etat et de gouvernement se sont succédé pour saluer la victoire du dirigeant turc, au pouvoir depuis vingt ans. Le chef de file de l’opposition avait pourtant les discrètes faveurs des dirigeants occidentaux, dont les relations avec Erdogan se sont fortement détériorées au fil de ses mandats successifs, surtout depuis le coup d’Etat manqué de 2016. Ces félicitations ont été assorties d'une invitation à entrer dans une relation constructive avec l'Union européenne, du moins plus apaisée qu'elle ne l'a été au cours des dix dernières années avec un président turc exploitant chacune des failles du bloc, de la migration à la relation avec la Russie. Depuis un an, Ankara bloque l'entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique, prétendant que Stockholm héberge des « terroristes » kurdes sur son territoire. Cette question sera abordée notamment lors du sommet de l'Otan, les 11 et 12 juillet à Vilnius, en Lituanie.
 Au Moyen-Orient, ces derniers mois, Recep Tayyip Erdogan a tenté de se rapprocher de son voisin, le président syrien Bachar al-Assad. Malgré une médiation russe ses tentatives n'ont pas abouti. Le président syrien a exigé en préalable à toute rencontre avec son homologue le retrait des forces turques stationnées dans le nord de la Syrie sous contrôle rebelle et la fin du soutien d'Ankara aux groupes rebelles opposés à Damas. La Turquie, accueille sur son sol 3,4 millions de réfugiés syriens ayant fui la guerre. Le chiffre réel est sans doute supérieur. Il a fait l'objet d'une surenchère électoraliste de la part de l'opposition qui parle de 10, voire de 13 millions de migrants en Turquie. La campagne électorale a été marquée par une poussée de xénophobie.
 La réélection du président turc s’inscrit dans un contexte économique très dégradé : en deux ans, la livre turque a perdu 80 % de sa valeur et l'inflation s'établit à 105 %. En plus de l’inflation, le tremblement de terre du 6 février qui a dévasté des zones entières du sud-est de la Turquie, faisant au moins 50.000 morts, a laissé le pays exsangue. Le président Erdogan a promis de reconstruire au plus vite 650.000 logements dans les provinces affectées. Il a jusqu’en 2028 pour édifier une « IIe République », qu’il souhaite plus religieuse, plus autocratique, plus nationaliste, davantage tournée vers le Golfe, la Russie et la Chine que la première, fondée il y a cent ans, le 29 octobre 1923, par Mustapha Kemal Atatürk, sur les décombres de l’empire ottoman.
 
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 L’ONU ET LA POLLUTION PAR LE PLASTIQUE
 
 Sept ans après la COP21, un millier de délégués de 175 pays et plus de 1 500 scientifiques et représentants de la société civile et de l’industrie se sont réunis du 29 mai au 2 juin à l’Unesco, à Paris, avec pour mission de « mettre fin à la pollution plastique » à travers l’élaboration d’un traité international juridiquement contraignant d’ici à 2024. En 2019, le monde a produit 460 millions de tonnes de matières plastiques. Le double de sa production de 2000. Ce chiffre pourrait tripler d'ici à 2060 en l'absence de nouvelle politique, selon l'Organisation de coopération et de développement économique. Si les pays participant aux discussions à Paris s'accordent sur la nécessité d'une réponse globale, ils sont divisés sur les mesures à entreprendre. Une « coalition pour la haute ambition », portée par le Rwanda et la Norvège et composée d'une cinquantaine de pays dont ceux de l'Union européenne, mais aussi le Canada, ou le Japon, demande une réduction de la production globale du plastique. D'autres pays comme l'Arabie saoudite ou les Etats-Unis entendent défendre leur secteur pétrochimique et mettent donc l'accent sur la collecte des déchets et le recyclage.
 Dans un rapport publié le 16 mai en amont de la conférence de Paris, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) estime que la principale solution est d’appliquer la règle des « 4 R » (réduire, réutiliser, réparer et recycler), dans cet ordre. Ainsi, la pollution plastique pourrait être réduite de 80 % à l’horizon 2040 : très persistants dans l'environnement, les polymères se dégradent en micro et nanoparticules qui polluent l'air, le sol et l'eau jusqu'au sommet de l'Everest et ils intègrent la chaîne alimentaire. Le plastique pose aussi problème pour son rôle dans le réchauffement climatique. Il représentait 1,8 milliard de tonnes de gaz à effet de serre en 2019, 3,4% des émissions mondiales. L'idée consiste à passer d'une économie et d'un mode de production linéaire (extraire, transformer puis jeter) à une économie circulaire, où rien ne se perd ou presque. In fine, la transition vers une économie circulaire pourrait permettre au monde d'économiser 1,27 trillion de dollars, estime le PNUE. Et 3,25 trillions de dollars supplémentaires pourraient l'être grâce à l'élimination d'externalités négatives dues à la pollution plastique telles que les coûts liés aux problèmes de santé, de climat, de pollution de l'air, de dégradation des écosystèmes marins, etc. Enfin, cette transition pourrait permettre de créer 700.000 emplois dans le monde, principalement dans les pays en voie de développement.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        N°300 / 4 juin 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 juin 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Akra...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:14</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/xGOoiNb]]></podcast:txt><itunes:episode>329</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,ONU,Erdogan,Ecologie,Plastique,Turquie,Pollution</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Brigitte Lefèvre, danseuse et chorégraphe (1/4)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/OSUIwLqG2_RKToo5Fpimx7WQTUlRTgbBr-JigHOO-so</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 191 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (96) / 31 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.</p><p>Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.</p><p>Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.</p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 191 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (96) / 31 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.</p><p>Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.</p><p>Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.</p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 31 May 2023 08:39:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/2fa52809-7644-4aa5-b033-e4c04adafc3d.mp3?_=1686592673" length="18149503" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 191 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (96) / 31 mai 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
 Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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        Bada # 191 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (96) / 31 mai 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Elle a été tour à tour danseuse, chorégraphe, directrice adjointe de l’opéra Garnier puis directrice de la Danse de l’Opéra de Paris : tout au long de sa vie, Brigitte Lefèvre n’aura eu de cesse de se consacrer à sa passion, la danse.
 Le parcours de Brigitte Lefèvre est intimement lié à l’Opéra de Paris, où elle entre 8 ans et dont elle dirige le Ballet entre 1995 et 2014. Elle nomme, au cours de cette période, plus d’une dizaine d’étoiles et intègre de nouvelles chorégraphies au répertoire du Ballet, comme les œuvres contemporaines « Glacial Decoy » de Trisha Brown et « Rain » d’Anne Teresa de Keersmaeker. Sa longévité exceptionnelle à la direction de la danse lui a permis d’exercer une influence considérable sur l’histoire contemporaine de l’Opéra.
 Invitée du Nouvel Esprit Public, Brigitte Lefèvre retrace les grandes étapes de son parcours et discute les nouveaux défis de l’Opéra de Paris.
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        Bada # 191 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (96) / 31 mai 2023.
 
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 Une conversation entre Brigitte Lefèvre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arri...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>18:54</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/BcdDsco]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Brigitte Lefèvre,Danse,Opéra de Paris</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : la Pologne, avec Pierre Buhler]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/-lP9kg_PBx7XhBR8GidXPXTJ_eOA7OWsOxI1s8V0HHU</guid><description><![CDATA[<p>n°299 / 28 Mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;12 mai 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Pierre Buhler, diplomate et ancien ambassadeur de France en Pologne.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la&nbsp;<em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.<p></p></li></ul><p></p><p>LA POLOGNE</p><p><br>Pierre Buhler, vous êtes diplomate, ambassadeur de France en Pologne entre 2012 et 2016. Ancien élève de l’ENA, vous rejoignez le ministère des affaires étrangères dès 1982 où vous occupez différents postes à Varsovie, à Moscou, à Singapour ainsi qu’à Washington et à New-York. Après avoir été Secrétaire général de la délégation française de la 71ème Assemblée générale des Nations Unies, vous présidez de 2017 à 2020 l’Institut français, chargé de promouvoir l’action culturelle extérieure de la France.</p><p>En parallèle de votre activité diplomatique, vous enseignez les relations internationales à Sciences Po et à la Hertie School de Berlin. Votre dernier ouvrage, publié en 2012, s’intitule&nbsp;La puissance au XXI° siècle&nbsp;et a été distingué par le prix Anteios du meilleur livre géopolitique. Vous y interrogez les évolutions de la notion de puissance de l’Antiquité à nos jours, marqués par la révolution numérique et la technologie nucléaire. Vous avez également consacré un essai,&nbsp;Histoire de la Pologne communiste, autopsie d’une imposture, à la région polonaise dont vous êtes un spécialiste reconnu.</p><p>Depuis la chute du régime communiste en 1989, la Pologne a connu une transition vers une économie de marché et une démocratie pluraliste. Le pays est devenu membre de l'Union européenne en 2004 et de l'OTAN en 1999. La Pologne a également renforcé ses liens avec les États-Unis, considéré comme un allié clé du pays.</p><p>La politique intérieure de la Pologne est dominée par le parti conservateur nationaliste au pouvoir, le Parti Droit et Justice (PiS). Le PiS a remporté les élections législatives en 2015 et il a connu une victoire encore plus importante lors des élections de 2019, obtenant la majorité absolue au parlement. Depuis leur arrivée au pouvoir, les membres du PiS ont pris des mesures pour consolider leur contrôle sur les institutions gouvernementales et affaiblir les contre-pouvoirs. Le Tribunal constitutionnel et la Cour suprême ont été réformés afin de limiter l’indépendance de la justice. Le contrôle des médias publics a été renforcé. Le 22 octobre 2020, un arrêt du Conseil constitutionnel a drastiquement limité le droit à l’avortement, illustrant les menaces qui pèsent sur les droits des femmes et des personnes LGBT.</p><p>Ces mesures ont donné lieu à de larges mouvements de protestation en Pologne et à l’étranger. La réforme des institutions judiciaires est également au centre du bras de fer juridique et financier qui oppose le gouvernement polonais à la Commission européenne depuis 2017. Parti eurosceptique, populiste et nationaliste, le PiS refuse d’obéir à la Commission, avec l’appui du Tribunal constitutionnel polonais qui a déclaré le 7 octobre 2021 partiellement inconstitutionnel le principe de primauté du droit européen. Un récent sondage Ipsos souligne cependant que les Polonais sont largement attachés à leur appartenance à l’Union, seuls 5% d’entre eux se prononçant en faveur d’un Polexit. Dans ce conteste, le PiS promeut une vision de l’Union européenne fondée sur le respect absolu de la souveraineté des Etats et le refus de toute ingérence supranationale, telle que l’a illustrée le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dans son discours sur l’avenir de l’Europe, le 20 mars dernier.</p><p>La guerre d’Ukraine a rebattu les cartes géopolitiques de la région et paradoxalement pacifié les rapports entre Varsovie et Bruxelles. Occupant une position clé en Europe centrale en raison de sa proximité avec la Russie, la Pologne est considérée comme un pays stratégique pour la sécurité de l'Europe orientale. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, la Pologne a renforcé sa coopération avec les autres pays d'Europe centrale et de l'Est pour faire face à la menace russe. Elle accueille le sommet de l'OTAN en 2016, à l’issue duquel plusieurs mesures visant à accroître la présence militaire de l'OTAN en Europe de l'Est sont décidées. L’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, a donné un brusque coup d’accélérateur à cette dynamique de défense. La Pologne est l’un des plus généreux soutiens de l’effort de guerre ukrainien. Elle affirme ses liens avec les États-Unis, qu’elle considère comme un «&nbsp;fondement absolu&nbsp;» de la défense européenne, et a massivement intensifié ses efforts de réarmement. En 2023, la Défense représente 4% du budget polonais, contre 2,4 % pour l'année&nbsp;2022. La Pologne veut devenir la première puissance militaire européenne, forte d’une armée de 300&nbsp;000 hommes à la pointe des technologies militaires.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>n°299 / 28 Mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;12 mai 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Pierre Buhler, diplomate et ancien ambassadeur de France en Pologne.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la&nbsp;<em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.<p></p></li></ul><p></p><p>LA POLOGNE</p><p><br>Pierre Buhler, vous êtes diplomate, ambassadeur de France en Pologne entre 2012 et 2016. Ancien élève de l’ENA, vous rejoignez le ministère des affaires étrangères dès 1982 où vous occupez différents postes à Varsovie, à Moscou, à Singapour ainsi qu’à Washington et à New-York. Après avoir été Secrétaire général de la délégation française de la 71ème Assemblée générale des Nations Unies, vous présidez de 2017 à 2020 l’Institut français, chargé de promouvoir l’action culturelle extérieure de la France.</p><p>En parallèle de votre activité diplomatique, vous enseignez les relations internationales à Sciences Po et à la Hertie School de Berlin. Votre dernier ouvrage, publié en 2012, s’intitule&nbsp;La puissance au XXI° siècle&nbsp;et a été distingué par le prix Anteios du meilleur livre géopolitique. Vous y interrogez les évolutions de la notion de puissance de l’Antiquité à nos jours, marqués par la révolution numérique et la technologie nucléaire. Vous avez également consacré un essai,&nbsp;Histoire de la Pologne communiste, autopsie d’une imposture, à la région polonaise dont vous êtes un spécialiste reconnu.</p><p>Depuis la chute du régime communiste en 1989, la Pologne a connu une transition vers une économie de marché et une démocratie pluraliste. Le pays est devenu membre de l'Union européenne en 2004 et de l'OTAN en 1999. La Pologne a également renforcé ses liens avec les États-Unis, considéré comme un allié clé du pays.</p><p>La politique intérieure de la Pologne est dominée par le parti conservateur nationaliste au pouvoir, le Parti Droit et Justice (PiS). Le PiS a remporté les élections législatives en 2015 et il a connu une victoire encore plus importante lors des élections de 2019, obtenant la majorité absolue au parlement. Depuis leur arrivée au pouvoir, les membres du PiS ont pris des mesures pour consolider leur contrôle sur les institutions gouvernementales et affaiblir les contre-pouvoirs. Le Tribunal constitutionnel et la Cour suprême ont été réformés afin de limiter l’indépendance de la justice. Le contrôle des médias publics a été renforcé. Le 22 octobre 2020, un arrêt du Conseil constitutionnel a drastiquement limité le droit à l’avortement, illustrant les menaces qui pèsent sur les droits des femmes et des personnes LGBT.</p><p>Ces mesures ont donné lieu à de larges mouvements de protestation en Pologne et à l’étranger. La réforme des institutions judiciaires est également au centre du bras de fer juridique et financier qui oppose le gouvernement polonais à la Commission européenne depuis 2017. Parti eurosceptique, populiste et nationaliste, le PiS refuse d’obéir à la Commission, avec l’appui du Tribunal constitutionnel polonais qui a déclaré le 7 octobre 2021 partiellement inconstitutionnel le principe de primauté du droit européen. Un récent sondage Ipsos souligne cependant que les Polonais sont largement attachés à leur appartenance à l’Union, seuls 5% d’entre eux se prononçant en faveur d’un Polexit. Dans ce conteste, le PiS promeut une vision de l’Union européenne fondée sur le respect absolu de la souveraineté des Etats et le refus de toute ingérence supranationale, telle que l’a illustrée le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dans son discours sur l’avenir de l’Europe, le 20 mars dernier.</p><p>La guerre d’Ukraine a rebattu les cartes géopolitiques de la région et paradoxalement pacifié les rapports entre Varsovie et Bruxelles. Occupant une position clé en Europe centrale en raison de sa proximité avec la Russie, la Pologne est considérée comme un pays stratégique pour la sécurité de l'Europe orientale. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, la Pologne a renforcé sa coopération avec les autres pays d'Europe centrale et de l'Est pour faire face à la menace russe. Elle accueille le sommet de l'OTAN en 2016, à l’issue duquel plusieurs mesures visant à accroître la présence militaire de l'OTAN en Europe de l'Est sont décidées. L’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, a donné un brusque coup d’accélérateur à cette dynamique de défense. La Pologne est l’un des plus généreux soutiens de l’effort de guerre ukrainien. Elle affirme ses liens avec les États-Unis, qu’elle considère comme un «&nbsp;fondement absolu&nbsp;» de la défense européenne, et a massivement intensifié ses efforts de réarmement. En 2023, la Défense représente 4% du budget polonais, contre 2,4 % pour l'année&nbsp;2022. La Pologne veut devenir la première puissance militaire européenne, forte d’une armée de 300&nbsp;000 hommes à la pointe des technologies militaires.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 28 May 2023 08:42:30 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/584fee08-57f5-4bd5-ab43-d12bdeb7afee.mp3?_=1686592673" length="58941066" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>n°299 / 28 Mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 mai 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Pierre Buhler, diplomate et ancien ambassadeur de France en Pologne.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 
 LA POLOGNE
 Pierre Buhler, vous êtes diplomate, ambassadeur de France en Pologne entre 2012 et 2016. Ancien élève de l’ENA, vous rejoignez le ministère des affaires étrangères dès 1982 où vous occupez différents postes à Varsovie, à Moscou, à Singapour ainsi qu’à Washington et à New-York. Après avoir été Secrétaire général de la délégation française de la 71ème Assemblée générale des Nations Unies, vous présidez de 2017 à 2020 l’Institut français, chargé de promouvoir l’action culturelle extérieure de la France.
 En parallèle de votre activité diplomatique, vous enseignez les relations internationales à Sciences Po et à la Hertie School de Berlin. Votre dernier ouvrage, publié en 2012, s’intitule La puissance au XXI° siècle et a été distingué par le prix Anteios du meilleur livre géopolitique. Vous y interrogez les évolutions de la notion de puissance de l’Antiquité à nos jours, marqués par la révolution numérique et la technologie nucléaire. Vous avez également consacré un essai, Histoire de la Pologne communiste, autopsie d’une imposture, à la région polonaise dont vous êtes un spécialiste reconnu.
 Depuis la chute du régime communiste en 1989, la Pologne a connu une transition vers une économie de marché et une démocratie pluraliste. Le pays est devenu membre de l'Union européenne en 2004 et de l'OTAN en 1999. La Pologne a également renforcé ses liens avec les États-Unis, considéré comme un allié clé du pays.
 La politique intérieure de la Pologne est dominée par le parti conservateur nationaliste au pouvoir, le Parti Droit et Justice (PiS). Le PiS a remporté les élections législatives en 2015 et il a connu une victoire encore plus importante lors des élections de 2019, obtenant la majorité absolue au parlement. Depuis leur arrivée au pouvoir, les membres du PiS ont pris des mesures pour consolider leur contrôle sur les institutions gouvernementales et affaiblir les contre-pouvoirs. Le Tribunal constitutionnel et la Cour suprême ont été réformés afin de limiter l’indépendance de la justice. Le contrôle des médias publics a été renforcé. Le 22 octobre 2020, un arrêt du Conseil constitutionnel a drastiquement limité le droit à l’avortement, illustrant les menaces qui pèsent sur les droits des femmes et des personnes LGBT.
 Ces mesures ont donné lieu à de larges mouvements de protestation en Pologne et à l’étranger. La réforme des institutions judiciaires est également au centre du bras de fer juridique et financier qui oppose le gouvernement polonais à la Commission européenne depuis 2017. Parti eurosceptique, populiste et nationaliste, le PiS refuse d’obéir à la Commission, avec l’appui du Tribunal constitutionnel polonais qui a déclaré le 7 octobre 2021 partiellement inconstitutionnel le principe de primauté du droit européen. Un récent sondage Ipsos souligne cependant que les Polonais sont largement attachés à leur appartenance à l’Union, seuls 5% d’entre eux se prononçant en faveur d’un Polexit. Dans ce conteste, le PiS promeut une vision de l’Union européenne fondée sur le respect absolu de la souveraineté des Etats et le refus de toute ingérence supranationale, telle que l’a illustrée le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dans son discours sur l’avenir de l’Europe, le 20 mars dernier.
 La guerre d’Ukraine a rebattu les cartes géopolitiques de la région et paradoxalement pacifié les rapports entre Varsovie et Bruxelles. Occupant une position clé en Europe centrale en raison de sa proximité avec la Russie, la Pologne est considérée comme un pays stratégique pour la sécurité de l'Europe orientale. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, la Pologne a renforcé sa coopération avec les autres pays d'Europe centrale et de l'Est pour faire face à la menace russe. Elle accueille le sommet de l'OTAN en 2016, à l’issue duquel plusieurs mesures visant à accroître la présence militaire de l'OTAN en Europe de l'Est sont décidées. L’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, a donné un brusque coup d’accélérateur à cette dynamique de défense. La Pologne est l’un des plus généreux soutiens de l’effort de guerre ukrainien. Elle affirme ses liens avec les États-Unis, qu’elle considère comme un « fondement absolu » de la défense européenne, et a massivement intensifié ses efforts de réarmement. En 2023, la Défense représente 4% du budget polonais, contre 2,4 % pour l'année 2022. La Pologne veut devenir la première puissance militaire européenne, forte d’une armée de 300 000 hommes à la pointe des technologies militaires.
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 Avec cette semaine :
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 LA POLOGNE
 Pierre Buhler, vous êtes diplomate, ambassadeur de France en Pologne entre 2012 et 2016. Ancien élève de l’ENA, vous rejoignez le ministère des affaires étrangères dès 1982 où vous occupez différents postes à Varsovie, à Moscou, à Singapour ainsi qu’à Washington et à New-York. Après avoir été Secrétaire général de la délégation française de la 71ème Assemblée générale des Nations Unies, vous présidez de 2017 à 2020 l’Institut français, chargé de promouvoir l’action culturelle extérieure de la France.
 En parallèle de votre activité diplomatique, vous enseignez les relations internationales à Sciences Po et à la Hertie School de Berlin. Votre dernier ouvrage, publié en 2012, s’intitule La puissance au XXI° siècle et a été distingué par le prix Anteios du meilleur livre géopolitique. Vous y interrogez les évolutions de la notion de puissance de l’Antiquité à nos jours, marqués par la révolution numérique et la technologie nucléaire. Vous avez également consacré un essai, Histoire de la Pologne communiste, autopsie d’une imposture, à la région polonaise dont vous êtes un spécialiste reconnu.
 Depuis la chute du régime communiste en 1989, la Pologne a connu une transition vers une économie de marché et une démocratie pluraliste. Le pays est devenu membre de l'Union européenne en 2004 et de l'OTAN en 1999. La Pologne a également renforcé ses liens avec les États-Unis, considéré comme un allié clé du pays.
 La politique intérieure de la Pologne est dominée par le parti conservateur nationaliste au pouvoir, le Parti Droit et Justice (PiS). Le PiS a remporté les élections législatives en 2015 et il a connu une victoire encore plus importante lors des élections de 2019, obtenant la majorité absolue au parlement. Depuis leur arrivée au pouvoir, les membres du PiS ont pris des mesures pour consolider leur contrôle sur les institutions gouvernementales et affaiblir les contre-pouvoirs. Le Tribunal constitutionnel et la Cour suprême ont été réformés afin de limiter l’indépendance de la justice. Le contrôle des médias publics a été renforcé. Le 22 octobre 2020, un arrêt du Conseil constitutionnel a drastiquement limité le droit à l’avortement, illustrant les menaces qui pèsent sur les droits des femmes et des personnes LGBT.
 Ces mesures ont donné lieu à de larges mouvements de protestation en Pologne et à l’étranger. La réforme des institutions judiciaires est également au centre du bras de fer juridique et financier qui oppose le gouvernement polonais à la Commission européenne depuis 2017. Parti eurosceptique, populiste et nationaliste, le PiS refuse d’obéir à la Commission, avec l’appui du Tribunal constitutionnel polonais qui a déclaré le 7 octobre 2021 partiellement inconstitutionnel le principe de primauté du droit européen. Un récent sondage Ipsos souligne cependant que les Polonais sont largement attachés à leur appartenance à l’Union, seuls 5% d’entre eux se prononçant en faveur d’un Polexit. Dans ce conteste, le PiS promeut une vision de l’Union européenne fondée sur le respect absolu de la souveraineté des Etats et le refus de toute ingérence supranationale, telle que l’a illustrée le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dans son discours sur l’avenir de l’Europe, le 20 mars dernier.
 La guerre d’Ukraine a rebattu les cartes géopolitiques de la région et paradoxalement pacifié les rapports entre Varsovie et Bruxelles. Occupant une position clé en Europe centrale en raison de sa proximité avec la Russie, la Pologne est considérée comme un pays stratégique pour la sécurité de l'Europe orientale. Depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, la Pologne a renforcé sa coopération avec les autres pays d'Europe centrale et de l'Est pour faire face à la menace russe. Elle accueille le sommet de l'OTAN en 2016, à l’issue duquel plusieurs mesures visant à accroître la présence militaire de l'OTAN en Europe de l'Est sont décidées. L’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022, a donné un brusque coup d’accélérateur à cette dynamique de défense. La Pologne est l’un des plus généreux soutiens de l’effort de guerre ukrainien. Elle affirme ses liens avec les États-Unis, qu’elle considère comme un « fondement absolu » de la défense européenne, et a massivement intensifié ses efforts de réarmement. En 2023, la Défense représente 4% du budget polonais, contre 2,4 % pour l'année 2022. La Pologne veut devenir la première puissance militaire européenne, forte d’une armée de 300 000 hommes à la pointe des technologies militaires.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[n°299 / 28 Mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 12 mai 2023.
 
 Avec cette semaine :
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        <p>Bada # 190 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (95) / 24 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p>Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p><p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?</p><p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 190 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (95) / 24 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p>Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p><p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?</p><p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 24 May 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9c835020-fb90-43d6-8efa-9b464e95f4ab.mp3?_=1686592673" length="21516164" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 190 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (95) / 24 mai 2023.
 
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 Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.
 Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
 Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>
        Bada # 190 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (95) / 24 mai 2023.
 
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 Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        Bada # 190 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (95) / 24 mai 2023.
 
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 Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>22:24</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/jiJjLsp]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,Fabrice Fries,AFP</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : la mer, avec Cyrille Coutansais]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/JB_gmKCc1Qd96udj1PTkOQF2nyrJa5KPYUg4MkcLh6k</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="http://www.lenouvelespritpublic.fr">www.lenouvelespritpublic.fr</a></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le&nbsp;7 avril 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Cyrille Coutansais, directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.</li><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br><strong>LA MER</strong></p><p></p><p>Cyrille Coutansais, vous êtes directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.</p><p>Vous avez récemment publié&nbsp;l’Empire des Mers&nbsp;aux Editions CNRS, ouvrage dans lequel vous retracez l’histoire maritime de la France depuis le 12ème siècle. Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.</p><p>Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.</p><p>La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.</p><p>La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape «&nbsp;historique&nbsp;» dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif «&nbsp;30 pour 30&nbsp;» de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.</p><p>Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.</p><p>La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.</p><p>La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape «&nbsp;historique&nbsp;» dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif «&nbsp;30 pour 30&nbsp;» de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. 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 Avec cette semaine :
 - Cyrille Coutansais, directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA MER
 
 Cyrille Coutansais, vous êtes directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.
 Vous avez récemment publié l’Empire des Mers aux Editions CNRS, ouvrage dans lequel vous retracez l’histoire maritime de la France depuis le 12ème siècle. Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.
 Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.
 La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.
 La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape « historique » dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif « 30 pour 30 » de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 - Cyrille Coutansais, directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA MER
 
 Cyrille Coutansais, vous êtes directeur de recherche au Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM), rédacteur en chef de la revue Etudes Marines et enseignant à Sciences Po en économie maritime.
 Vous avez récemment publié l’Empire des Mers aux Editions CNRS, ouvrage dans lequel vous retracez l’histoire maritime de la France depuis le 12ème siècle. Vous y peignez une relation complexe et contrariée, marquée par le sous-investissement maritime de la France qui l’empêche d’embrasser le destin que lui promettait sa large façade maritime, ouverte sur trois mers et un océan. Vous analysez également la transformation contemporaine des enjeux de la maîtrise des mers, qui placent selon vous notre pays à un nouveau carrefour de son destin maritime.
 Le premier enjeu est celui de la défense, dans le contexte d’un réarmement naval particulièrement frappant dans la région Asie Pacifique et la Méditerranée depuis les années 2000. Au cours des 20 dernières années, les marines de la région Indopacifique ont augmenté de 140 %, dans le sillage de la montée en puissance spectaculaire de la marine chinoise. Ces évolutions traduisent le remodèlement des équilibres géopolitiques, la marine chinoise étant désormais comparable à celle des Etats Unis tant en termes de quantité que dans le développement de nouvelles armes comme les drones, les missiles hypervéloces ou les armes lasers. En France, la discussion de la Loi de Programmation Militaire traduit une volonté de réaffirmer l’appartenance de notre pays au club restreint des grandes puissances navales, 10 pays (dont la France) totalisant à ce jour 84% des forces navales mondiales. Au-delà des défis de la puissance, la marine est un acteur clé dans le maintien de la sécurité aux frontières maritimes, notamment en matière de flux migratoires et commerciaux.
 La maîtrise des mers est également un levier fondamental de la puissance économique. Les routes maritimes concentrent 90% du commerce mondial de marchandise (en volume) et le secteur de la pêche, pilier de la sécurité alimentaire, est un vecteur central d’emploi local et non délocalisable. Les pêcheurs français ont récemment manifesté leur colère contre le plan de protection de la biodiversité marine de la Commission européenne, qui interdit le chalutage de fond dans les aires marines protégées et qui se serait traduit, selon les représentants du secteur, par la destruction d’un tiers de la flotte française. Au grand dam des militants du climat, ils ont réussi à faire plier Bruxelles qui s’est engagé à ne pas imposer cette interdiction avant 2030.
 La protection de l’environnement occupe pourtant une place de plus en plus centrale dans la gestion des ressources marines. L’Océan absorbe le quart du CO2 émis par les activités humaines et joue un rôle majeur dans l’atténuation du changement climatique. Les fonds marins sont le refuge d’une biodiversité riche, menacée par la pollution des eaux et les pratiques prédatrices de pêche. Le traité sur la Haute-Mer, adopté le 4 mars dernier au siège des Nations unies, se veut le reflet de ces préoccupations. Fréquemment décrit comme une étape « historique » dans la protection des océans, il instaure pour la première fois des aires marines protégées dans les eaux internationales, qui ne relèvent pas des juridictions nationales. Il devrait ainsi permettre de respecter l’objectif « 30 pour 30 » de la COP 15, qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030.
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 ]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>58:41</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/tpKURka]]></podcast:txt><itunes:episode>322</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Mer,Lionel Zinsou,Cyrille Coutansais</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Fabrice Fries, PDG de l’AFP (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/o_K5SMvMJKa3a2Y0AeR8R7BElP9_dSye8zG-Z3BwCdk</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 189 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (94) / 17 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p>Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p><p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?</p><p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise. A écouter de toute urgence !</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 189 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (94) / 17 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p>Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p><p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?</p><p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise. A écouter de toute urgence !</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 17 May 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/91365fd8-d38e-40c5-bc9b-4ccea8114a91.mp3?_=1686592673" length="20186636" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 189 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (94) / 17 mai 2023.
 
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 Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
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        Bada # 189 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (94) / 17 mai 2023.
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:01</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/afxuLaT]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Culture,AFP,Fabrice Fries</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Comment la dette a disparu du débat public / Tensions franco-italiennes et nouveau pacte asile et migration de la Commission européenne]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/nJ-v9z8pQ1JuTjo59h9q83QiqmPSekWoGdyQwReY1Dc</guid><description><![CDATA[
        <p>N°297 / 14 Mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 mai 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p><br></p><p><strong>COMMENT LA DETTE A DISPARU DU DÉBAT PUBLIC</strong></p><p><br></p><p>Selon les données de l’Insee publiées le 28 mars, la dette publique française a atteint 2.950 milliards d’euros fin 2022, soit 111,6 % du produit intérieur brut (PIB). Au rythme auquel l’État multiplie les dépenses, l’endettement des administrations publiques devrait franchir le seuil symbolique des 3.000 milliards dans le courant de l’année 2023. L’État n’a plus présenté un seul budget à l’équilibre depuis 1974 et le déficit public poursuit une ascension constante, avec une forte accélération à partir de la décennie 2000. Les administrations publiques françaises se sont endettées de 635 milliards sous Nicolas Sarkozy, un quinquennat marqué par la crise financière. La dette s’est ensuite creusée de 396 milliards avec François Hollande. La situation s’est détériorée de 700 milliards sous Emmanuel Macron, pour beaucoup en raison de la crise sanitaire du Covid-19. Un sondage de l’Ifop pour Acteurs publics, EY et l’Observatoire des politiques publiques révélait en novembre 2021 que 81 % des Français jugeaient le niveau d’endettement « <em>inquiétant </em>». Pour autant, la maîtrise des dépenses publiques a totalement été éclipsée du débat politique lors de l’élection présidentielle qui s’est tenue au printemps 2022 et ne fait pas depuis l’objet de vifs débats.</p><p>Le gouvernement compte aujourd’hui accélérer le désendettement de l'économie française en ramenant le ratio de la dette rapportée au PIB de 111,6 % du PIB à la fin de 2022 à 108,3 % en 2027, en dopant l'activité et en créant plus d'emplois. Pour réduire la dépense, Bercy compte également sur l'extinction du bouclier tarifaire et la fin des chèques énergie pour les ménages. Enfin, la Première ministre Elisabeth Borne a envoyé une lettre de cadrage à chaque ministère qui devront réduire de 5% leurs dépenses sans toucher à la masse salariale.</p><p>Le 28 avril, Fitch, l’une des quatre principales agences chargées d’évaluer la solvabilité des États, a abaissé d’un cran la note de la France, à AA – avec perspective stable. En cause, non seulement la trajectoire de dette et de déficit du gouvernement, jugée sujette à caution, mais aussi <em>« l’impasse politique et les mouvements sociaux (parfois violents) » </em>que connaît le pays, a indiqué l’agence. Dans son avis, Fitch précise s’attendre à une amélioration <em>« modeste »</em> du ratio français de dette rapporté au PIB, en raison de <em>« déficits relativement importants et de progrès modestes dans la consolidation budgétaire ».</em> L’agence craint une croissance plus faible et des dépenses gonflées par l’inflation. Ce faisant, elle enfonce un coin dans le programme de stabilité, ce document présenté le 26 avril en conseil des ministres et qui doit être envoyé à Bruxelles, afin de détailler le chemin que la France compte suivre pour revenir aux 3 % de déficit public à l’horizon 2027. La décision d’une autre agence de notation, Standard & Poor's est attendue début juin. L'agence avait prévenu, fin 2022, que la France serait sanctionnée si la dette ne diminuait pas d'ici 2025.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>TENSIONS FRANCO-ITALIENNES ET NOUVEAU PACTE ASILE ET MIGRATION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE</strong></p><p><br></p><p>Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a estimé, le 4 mai, que la Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni était « <em>incapable de régler les problèmes migratoires sur lesquels elle a été élue </em>». Des propos qui ont suscité une nouvelle poussée de fièvre sur ce sujet qui empoisonne les relations diplomatiques entre les deux alliés, et provoqué l'annulation le même jour de la première visite à Paris du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. Celui-ci, jugeant ces propos « <em>irresponsables</em> », a exigé des excuses. Lors du conseil européen de mars Emmanuel Macron avait pourtant déclaré que les deux pays devaient agir ensemble par rapport à la nouvelle pression migratoire que subissaient l'Italie et l'Union Européenne. Une visite de Giorgia Meloni à l'Elysée était même envisagée pour la fin du mois de juin.</p><p>En novembre, les deux pays avaient connu de fortes tensions lorsque le gouvernement Meloni, à peine au pouvoir, avait refusé de laisser accoster un navire humanitaire « Ocean Viking » de l'ONG SOS Méditerranée qui avait fini par être accueilli par la France à Toulon avec plus de 200 migrants à bord. L'épisode avait suscité la colère de Paris qui avait convoqué une réunion européenne pour que ce scénario inédit ne se reproduise pas. Selon le ministère italien de l'Intérieur, plus de 42.000 personnes sont arrivées par la Méditerranée en Italie cette année contre environ 11.000 sur la même période en 2022. Près de la moitié d'entre eux proviennent de pays francophones (Côte d'Ivoire, Guinée, Tunisie, Cameroun, Burkina Faso, Mali), selon le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l’intégration, Didier Leschi.</p><p>Les Européens sont d’accord sur le fait que les règles actuelles, datant de 2013 - le fameux « Règlement Dublin » - ne fonctionnent pas. La gestion des frontières extérieures, engorgée, repose sur une poignée de pays, les procédures d'asile ont des dizaines de milliers de dossiers en retard et il y a très peu de retours. Il y a deux ans, la Commission européenne avait présenté un « Pacte sur la migration et l'Asile », proposant notamment un plan de répartition entre les États membres proportionnellement à leur taille et leur économie, mais l'UE peine toujours à s'entendre pour l'adopter. Avec pour mot d'ordre : « <em>l'équilibre entre solidarité et responsabilité</em> », ce pacte asile et migration, que les Vingt-Sept veulent voir aboutir au plus tard début 2024, avant les européennes, pourrait aller de l'avant dans les prochaines semaines. Les eurodéputés ont, en effet, formellement donné leur feu vert le 20 avril au début des négociations avec les États membres. Et ce, avant même qu'un accord n’ait été trouvé sur tous les textes au Conseil.</p><p>Pour l'heure, ce sont toujours les pays qui sont situés au sud de l'Europe qui doivent accueillir les embarcations de migrants et enregistrer les demandes d'asile de ces derniers.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°297 / 14 Mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 mai 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p><br></p><p><strong>COMMENT LA DETTE A DISPARU DU DÉBAT PUBLIC</strong></p><p><br></p><p>Selon les données de l’Insee publiées le 28 mars, la dette publique française a atteint 2.950 milliards d’euros fin 2022, soit 111,6 % du produit intérieur brut (PIB). Au rythme auquel l’État multiplie les dépenses, l’endettement des administrations publiques devrait franchir le seuil symbolique des 3.000 milliards dans le courant de l’année 2023. L’État n’a plus présenté un seul budget à l’équilibre depuis 1974 et le déficit public poursuit une ascension constante, avec une forte accélération à partir de la décennie 2000. Les administrations publiques françaises se sont endettées de 635 milliards sous Nicolas Sarkozy, un quinquennat marqué par la crise financière. La dette s’est ensuite creusée de 396 milliards avec François Hollande. La situation s’est détériorée de 700 milliards sous Emmanuel Macron, pour beaucoup en raison de la crise sanitaire du Covid-19. Un sondage de l’Ifop pour Acteurs publics, EY et l’Observatoire des politiques publiques révélait en novembre 2021 que 81 % des Français jugeaient le niveau d’endettement « <em>inquiétant </em>». Pour autant, la maîtrise des dépenses publiques a totalement été éclipsée du débat politique lors de l’élection présidentielle qui s’est tenue au printemps 2022 et ne fait pas depuis l’objet de vifs débats.</p><p>Le gouvernement compte aujourd’hui accélérer le désendettement de l'économie française en ramenant le ratio de la dette rapportée au PIB de 111,6 % du PIB à la fin de 2022 à 108,3 % en 2027, en dopant l'activité et en créant plus d'emplois. Pour réduire la dépense, Bercy compte également sur l'extinction du bouclier tarifaire et la fin des chèques énergie pour les ménages. Enfin, la Première ministre Elisabeth Borne a envoyé une lettre de cadrage à chaque ministère qui devront réduire de 5% leurs dépenses sans toucher à la masse salariale.</p><p>Le 28 avril, Fitch, l’une des quatre principales agences chargées d’évaluer la solvabilité des États, a abaissé d’un cran la note de la France, à AA – avec perspective stable. En cause, non seulement la trajectoire de dette et de déficit du gouvernement, jugée sujette à caution, mais aussi <em>« l’impasse politique et les mouvements sociaux (parfois violents) » </em>que connaît le pays, a indiqué l’agence. Dans son avis, Fitch précise s’attendre à une amélioration <em>« modeste »</em> du ratio français de dette rapporté au PIB, en raison de <em>« déficits relativement importants et de progrès modestes dans la consolidation budgétaire ».</em> L’agence craint une croissance plus faible et des dépenses gonflées par l’inflation. Ce faisant, elle enfonce un coin dans le programme de stabilité, ce document présenté le 26 avril en conseil des ministres et qui doit être envoyé à Bruxelles, afin de détailler le chemin que la France compte suivre pour revenir aux 3 % de déficit public à l’horizon 2027. La décision d’une autre agence de notation, Standard & Poor's est attendue début juin. L'agence avait prévenu, fin 2022, que la France serait sanctionnée si la dette ne diminuait pas d'ici 2025.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>TENSIONS FRANCO-ITALIENNES ET NOUVEAU PACTE ASILE ET MIGRATION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE</strong></p><p><br></p><p>Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a estimé, le 4 mai, que la Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni était « <em>incapable de régler les problèmes migratoires sur lesquels elle a été élue </em>». Des propos qui ont suscité une nouvelle poussée de fièvre sur ce sujet qui empoisonne les relations diplomatiques entre les deux alliés, et provoqué l'annulation le même jour de la première visite à Paris du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. Celui-ci, jugeant ces propos « <em>irresponsables</em> », a exigé des excuses. Lors du conseil européen de mars Emmanuel Macron avait pourtant déclaré que les deux pays devaient agir ensemble par rapport à la nouvelle pression migratoire que subissaient l'Italie et l'Union Européenne. Une visite de Giorgia Meloni à l'Elysée était même envisagée pour la fin du mois de juin.</p><p>En novembre, les deux pays avaient connu de fortes tensions lorsque le gouvernement Meloni, à peine au pouvoir, avait refusé de laisser accoster un navire humanitaire « Ocean Viking » de l'ONG SOS Méditerranée qui avait fini par être accueilli par la France à Toulon avec plus de 200 migrants à bord. L'épisode avait suscité la colère de Paris qui avait convoqué une réunion européenne pour que ce scénario inédit ne se reproduise pas. Selon le ministère italien de l'Intérieur, plus de 42.000 personnes sont arrivées par la Méditerranée en Italie cette année contre environ 11.000 sur la même période en 2022. Près de la moitié d'entre eux proviennent de pays francophones (Côte d'Ivoire, Guinée, Tunisie, Cameroun, Burkina Faso, Mali), selon le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l’intégration, Didier Leschi.</p><p>Les Européens sont d’accord sur le fait que les règles actuelles, datant de 2013 - le fameux « Règlement Dublin » - ne fonctionnent pas. La gestion des frontières extérieures, engorgée, repose sur une poignée de pays, les procédures d'asile ont des dizaines de milliers de dossiers en retard et il y a très peu de retours. Il y a deux ans, la Commission européenne avait présenté un « Pacte sur la migration et l'Asile », proposant notamment un plan de répartition entre les États membres proportionnellement à leur taille et leur économie, mais l'UE peine toujours à s'entendre pour l'adopter. Avec pour mot d'ordre : « <em>l'équilibre entre solidarité et responsabilité</em> », ce pacte asile et migration, que les Vingt-Sept veulent voir aboutir au plus tard début 2024, avant les européennes, pourrait aller de l'avant dans les prochaines semaines. Les eurodéputés ont, en effet, formellement donné leur feu vert le 20 avril au début des négociations avec les États membres. Et ce, avant même qu'un accord n’ait été trouvé sur tous les textes au Conseil.</p><p>Pour l'heure, ce sont toujours les pays qui sont situés au sud de l'Europe qui doivent accueillir les embarcations de migrants et enregistrer les demandes d'asile de ces derniers.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 14 May 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/bdf5f547-aba4-4747-bde8-21414fa3de2a.mp3?_=1686592673" length="61642754" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°297 / 14 Mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 mai 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 COMMENT LA DETTE A DISPARU DU DÉBAT PUBLIC
 
 Selon les données de l’Insee publiées le 28 mars, la dette publique française a atteint 2.950 milliards d’euros fin 2022, soit 111,6 % du produit intérieur brut (PIB). Au rythme auquel l’État multiplie les dépenses, l’endettement des administrations publiques devrait franchir le seuil symbolique des 3.000 milliards dans le courant de l’année 2023. L’État n’a plus présenté un seul budget à l’équilibre depuis 1974 et le déficit public poursuit une ascension constante, avec une forte accélération à partir de la décennie 2000. Les administrations publiques françaises se sont endettées de 635 milliards sous Nicolas Sarkozy, un quinquennat marqué par la crise financière. La dette s’est ensuite creusée de 396 milliards avec François Hollande. La situation s’est détériorée de 700 milliards sous Emmanuel Macron, pour beaucoup en raison de la crise sanitaire du Covid-19. Un sondage de l’Ifop pour Acteurs publics, EY et l’Observatoire des politiques publiques révélait en novembre 2021 que 81 % des Français jugeaient le niveau d’endettement « inquiétant ». Pour autant, la maîtrise des dépenses publiques a totalement été éclipsée du débat politique lors de l’élection présidentielle qui s’est tenue au printemps 2022 et ne fait pas depuis l’objet de vifs débats.
 Le gouvernement compte aujourd’hui accélérer le désendettement de l'économie française en ramenant le ratio de la dette rapportée au PIB de 111,6 % du PIB à la fin de 2022 à 108,3 % en 2027, en dopant l'activité et en créant plus d'emplois. Pour réduire la dépense, Bercy compte également sur l'extinction du bouclier tarifaire et la fin des chèques énergie pour les ménages. Enfin, la Première ministre Elisabeth Borne a envoyé une lettre de cadrage à chaque ministère qui devront réduire de 5% leurs dépenses sans toucher à la masse salariale.
 Le 28 avril, Fitch, l’une des quatre principales agences chargées d’évaluer la solvabilité des États, a abaissé d’un cran la note de la France, à AA – avec perspective stable. En cause, non seulement la trajectoire de dette et de déficit du gouvernement, jugée sujette à caution, mais aussi « l’impasse politique et les mouvements sociaux (parfois violents) » que connaît le pays, a indiqué l’agence. Dans son avis, Fitch précise s’attendre à une amélioration « modeste » du ratio français de dette rapporté au PIB, en raison de « déficits relativement importants et de progrès modestes dans la consolidation budgétaire ». L’agence craint une croissance plus faible et des dépenses gonflées par l’inflation. Ce faisant, elle enfonce un coin dans le programme de stabilité, ce document présenté le 26 avril en conseil des ministres et qui doit être envoyé à Bruxelles, afin de détailler le chemin que la France compte suivre pour revenir aux 3 % de déficit public à l’horizon 2027. La décision d’une autre agence de notation, Standard &amp; Poor's est attendue début juin. L'agence avait prévenu, fin 2022, que la France serait sanctionnée si la dette ne diminuait pas d'ici 2025.
 
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 TENSIONS FRANCO-ITALIENNES ET NOUVEAU PACTE ASILE ET MIGRATION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE
 
 Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a estimé, le 4 mai, que la Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni était « incapable de régler les problèmes migratoires sur lesquels elle a été élue ». Des propos qui ont suscité une nouvelle poussée de fièvre sur ce sujet qui empoisonne les relations diplomatiques entre les deux alliés, et provoqué l'annulation le même jour de la première visite à Paris du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. Celui-ci, jugeant ces propos « irresponsables », a exigé des excuses. Lors du conseil européen de mars Emmanuel Macron avait pourtant déclaré que les deux pays devaient agir ensemble par rapport à la nouvelle pression migratoire que subissaient l'Italie et l'Union Européenne. Une visite de Giorgia Meloni à l'Elysée était même envisagée pour la fin du mois de juin.
 En novembre, les deux pays avaient connu de fortes tensions lorsque le gouvernement Meloni, à peine au pouvoir, avait refusé de laisser accoster un navire humanitaire « Ocean Viking » de l'ONG SOS Méditerranée qui avait fini par être accueilli par la France à Toulon avec plus de 200 migrants à bord. L'épisode avait suscité la colère de Paris qui avait convoqué une réunion européenne pour que ce scénario inédit ne se reproduise pas. Selon le ministère italien de l'Intérieur, plus de 42.000 personnes sont arrivées par la Méditerranée en Italie cette année contre environ 11.000 sur la même période en 2022. Près de la moitié d'entre eux proviennent de pays francophones (Côte d'Ivoire, Guinée, Tunisie, Cameroun, Burkina Faso, Mali), selon le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l’intégration, Didier Leschi.
 Les Européens sont d’accord sur le fait que les règles actuelles, datant de 2013 - le fameux « Règlement Dublin » - ne fonctionnent pas. La gestion des frontières extérieures, engorgée, repose sur une poignée de pays, les procédures d'asile ont des dizaines de milliers de dossiers en retard et il y a très peu de retours. Il y a deux ans, la Commission européenne avait présenté un « Pacte sur la migration et l'Asile », proposant notamment un plan de répartition entre les États membres proportionnellement à leur taille et leur économie, mais l'UE peine toujours à s'entendre pour l'adopter. Avec pour mot d'ordre : « l'équilibre entre solidarité et responsabilité », ce pacte asile et migration, que les Vingt-Sept veulent voir aboutir au plus tard début 2024, avant les européennes, pourrait aller de l'avant dans les prochaines semaines. Les eurodéputés ont, en effet, formellement donné leur feu vert le 20 avril au début des négociations avec les États membres. Et ce, avant même qu'un accord n’ait été trouvé sur tous les textes au Conseil.
 Pour l'heure, ce sont toujours les pays qui sont situés au sud de l'Europe qui doivent accueillir les embarcations de migrants et enregistrer les demandes d'asile de ces derniers.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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        N°297 / 14 Mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 mai 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 COMMENT LA DETTE A DISPARU DU DÉBAT PUBLIC
 
 Selon les données de l’Insee publiées le 28 mars, la dette publique française a atteint 2.950 milliards d’euros fin 2022, soit 111,6 % du produit intérieur brut (PIB). Au rythme auquel l’État multiplie les dépenses, l’endettement des administrations publiques devrait franchir le seuil symbolique des 3.000 milliards dans le courant de l’année 2023. L’État n’a plus présenté un seul budget à l’équilibre depuis 1974 et le déficit public poursuit une ascension constante, avec une forte accélération à partir de la décennie 2000. Les administrations publiques françaises se sont endettées de 635 milliards sous Nicolas Sarkozy, un quinquennat marqué par la crise financière. La dette s’est ensuite creusée de 396 milliards avec François Hollande. La situation s’est détériorée de 700 milliards sous Emmanuel Macron, pour beaucoup en raison de la crise sanitaire du Covid-19. Un sondage de l’Ifop pour Acteurs publics, EY et l’Observatoire des politiques publiques révélait en novembre 2021 que 81 % des Français jugeaient le niveau d’endettement « inquiétant ». Pour autant, la maîtrise des dépenses publiques a totalement été éclipsée du débat politique lors de l’élection présidentielle qui s’est tenue au printemps 2022 et ne fait pas depuis l’objet de vifs débats.
 Le gouvernement compte aujourd’hui accélérer le désendettement de l'économie française en ramenant le ratio de la dette rapportée au PIB de 111,6 % du PIB à la fin de 2022 à 108,3 % en 2027, en dopant l'activité et en créant plus d'emplois. Pour réduire la dépense, Bercy compte également sur l'extinction du bouclier tarifaire et la fin des chèques énergie pour les ménages. Enfin, la Première ministre Elisabeth Borne a envoyé une lettre de cadrage à chaque ministère qui devront réduire de 5% leurs dépenses sans toucher à la masse salariale.
 Le 28 avril, Fitch, l’une des quatre principales agences chargées d’évaluer la solvabilité des États, a abaissé d’un cran la note de la France, à AA – avec perspective stable. En cause, non seulement la trajectoire de dette et de déficit du gouvernement, jugée sujette à caution, mais aussi « l’impasse politique et les mouvements sociaux (parfois violents) » que connaît le pays, a indiqué l’agence. Dans son avis, Fitch précise s’attendre à une amélioration « modeste » du ratio français de dette rapporté au PIB, en raison de « déficits relativement importants et de progrès modestes dans la consolidation budgétaire ». L’agence craint une croissance plus faible et des dépenses gonflées par l’inflation. Ce faisant, elle enfonce un coin dans le programme de stabilité, ce document présenté le 26 avril en conseil des ministres et qui doit être envoyé à Bruxelles, afin de détailler le chemin que la France compte suivre pour revenir aux 3 % de déficit public à l’horizon 2027. La décision d’une autre agence de notation, Standard &amp; Poor's est attendue début juin. L'agence avait prévenu, fin 2022, que la France serait sanctionnée si la dette ne diminuait pas d'ici 2025.
 
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 TENSIONS FRANCO-ITALIENNES ET NOUVEAU PACTE ASILE ET MIGRATION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE
 
 Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a estimé, le 4 mai, que la Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni était « incapable de régler les problèmes migratoires sur lesquels elle a été élue ». Des propos qui ont suscité une nouvelle poussée de fièvre sur ce sujet qui empoisonne les relations diplomatiques entre les deux alliés, et provoqué l'annulation le même jour de la première visite à Paris du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. Celui-ci, jugeant ces propos « irresponsables », a exigé des excuses. Lors du conseil européen de mars Emmanuel Macron avait pourtant déclaré que les deux pays devaient agir ensemble par rapport à la nouvelle pression migratoire que subissaient l'Italie et l'Union Européenne. Une visite de Giorgia Meloni à l'Elysée était même envisagée pour la fin du mois de juin.
 En novembre, les deux pays avaient connu de fortes tensions lorsque le gouvernement Meloni, à peine au pouvoir, avait refusé de laisser accoster un navire humanitaire « Ocean Viking » de l'ONG SOS Méditerranée qui avait fini par être accueilli par la France à Toulon avec plus de 200 migrants à bord. L'épisode avait suscité la colère de Paris qui avait convoqué une réunion européenne pour que ce scénario inédit ne se reproduise pas. Selon le ministère italien de l'Intérieur, plus de 42.000 personnes sont arrivées par la Méditerranée en Italie cette année contre environ 11.000 sur la même période en 2022. Près de la moitié d'entre eux proviennent de pays francophones (Côte d'Ivoire, Guinée, Tunisie, Cameroun, Burkina Faso, Mali), selon le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l’intégration, Didier Leschi.
 Les Européens sont d’accord sur le fait que les règles actuelles, datant de 2013 - le fameux « Règlement Dublin » - ne fonctionnent pas. La gestion des frontières extérieures, engorgée, repose sur une poignée de pays, les procédures d'asile ont des dizaines de milliers de dossiers en retard et il y a très peu de retours. Il y a deux ans, la Commission européenne avait présenté un « Pacte sur la migration et l'Asile », proposant notamment un plan de répartition entre les États membres proportionnellement à leur taille et leur économie, mais l'UE peine toujours à s'entendre pour l'adopter. Avec pour mot d'ordre : « l'équilibre entre solidarité et responsabilité », ce pacte asile et migration, que les Vingt-Sept veulent voir aboutir au plus tard début 2024, avant les européennes, pourrait aller de l'avant dans les prochaines semaines. Les eurodéputés ont, en effet, formellement donné leur feu vert le 20 avril au début des négociations avec les États membres. Et ce, avant même qu'un accord n’ait été trouvé sur tous les textes au Conseil.
 Pour l'heure, ce sont toujours les pays qui sont situés au sud de l'Europe qui doivent accueillir les embarcations de migrants et enregistrer les demandes d'asile de ces derniers.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        N°297 / 14 Mai 2023.
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 mai 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Fra...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:12</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SLsBcht]]></podcast:txt><itunes:episode>327</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Michaela Wiegel,François Bujon de l'Estang,Béatrice Giblin,Giorgia Meloni,Nicole Gnesotto,Italie,Dette française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Fabrice Fries, PDG de l’AFP (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/-gTiEV0-a7dvHIFTO5PSyF4RDJ_Nh4L4XZi9-JniO9Q</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 188 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (93) / 10 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p>Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p><p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?</p><p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 188 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (93) / 10 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p>Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.</p><p>Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?</p><p>Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 10 May 2023 08:13:14 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9582d0b9-53ab-4e21-9998-8d521af78460.mp3?_=1686592673" length="20771361" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 188 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (93) / 10 mai 2023.
 
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 Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.
 Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
 Dans cette série d’épisodes du Nouvel Esprit Public, Philippe Meyer reçoit Fabrice Fries pour éclairer l’itinéraire de l’actuel « patron » de l’AFP et décrypter les nouveaux enjeux de l'entreprise.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        Bada # 188 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (93) / 10 mai 2023.
 
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 Parvenu en 2018 à la tête de l’Agence France Presse (AFP) à la suite d’une élection rocambolesque, Fabrice Fries vient d’être reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de 5 ans. Ces responsabilités couronnent une riche carrière dans les médias, la tech et la communication, débutée en 1997 au sein du groupe Havas, et dans la haute fonction publique française et européenne.
 Trajectoire atypique et fulgurante, sur la ligne de crête des secteurs public et privé : saura-t-elle répondre aux exigences d’une entreprise partagée entre sa mission d’intérêt général et son indépendance ? Saura-t-elle relever les nouveaux défis de l’écosystème de l’information et de la communication, sous l’effet de la concentration des médias et de la transformation numérique ?
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        Bada # 188 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (93) / 10 mai 2023.
 
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 Une conversation entre Fabrice Fries et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>21:38</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/IDpfUug]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,société,Philippe Meyer,Culture,AFP,Fabrice Fries</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : écologie et politique, avec Patrick Chastenet]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/FaoPqnnSRClx2af7vOlLwKgmyDktiiIqYXhK5Ek3rL0</guid><description><![CDATA[
        <p>n°296 / 7 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Patrick Chastenet, professeur en sciences politiques et spécialiste de l’écologie politique.</li><li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p><br></p><p><strong>ÉCOLOGIE ET POLITIQUE</strong></p><p><br></p><p>Patrick Chastenet, vous êtes professeur émérite en sciences politiques à l’Université de Bordeaux et membre du Centre Montesquieu de recherches Politiques. Spécialiste des idées politiques, vous vous êtes notamment intéressé aux thèmes ressortissants de l’écologie politique, de la pensée personnaliste, de la communication politique et de la propagande, ainsi que des mouvements libertaires. Vous collaborez à divers périodiques et présidez l’Association internationale Jacques Ellul, intellectuel que vous avez connu personnellement, qui est devenu votre ami et dont vous êtes devenu l’un des principaux spécialistes dans le monde.</p><p>En février 2023, vous publiez aux éditions « L’échappée » votre dernier ouvrage, Les racines libertaires de l’écologie politique, dans lequel vous analysez la pensée de grandes figures de l’écologie politique : Élisée Reclus, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Ivan Illich et Murray Bookchin. Il s’agit, selon vous, des véritables fondateurs de l’écologie politique, qui ont en commun de penser l’écologie tout en préservant la liberté. A l’issue de cette investigation historique, il apparaît que la doctrine écologiste a tissé des liens étroits avec les pensées anarchiste et catholique, plusieurs des auteurs évoqués étant liés au christianisme.</p><p>Votre ouvrage soulève des questions d’une grande actualité, alors que les formes que doit prendre la lutte écologique sont au cœur des préoccupations nationales. Après le rassemblement organisé par les opposants aux bassines agricoles à Sainte-Soline, la polémique reste vive sur l’usage de la violence par les forces de l’ordre, comme sur les actions radicales des militants écologistes, ou encore la dissolution du mouvement écologiste « Soulèvement de la terre » engagée par le ministre de l’Intérieur. Périodiquement, la nécessité urgente d’une action contre le changement climatique est rappelée à l’opinion publique. Le 20 mars, le GIEC publiait la synthèse de son sixième rapport d’évaluation. Elle fait état d’une intensification « sans précédent » de ce changement climatique et appelle les politiques à une action rapide et coordonnée. La loi Climat et résilience d’août 2021 a déçu beaucoup des militants car elle n’a repris que 15 des 149 propositions de la Convention citoyenne sur le climat. Une partie des activistes y a vu une confirmation de l’impuissance de l’État.</p><p>Marie Tondelier, récemment élue à la tête du parti Europe Écologie – Les Verts (EELV), a lancé au début du mois de février les « états généraux de l’écologie ». Ce processus de démocratie participative, qui, en 150 jours, ambitionne de repenser les bases du parti afin de lui permettre de rassembler un million de sympathisants d’ici 2027, contre 11.000 adhérents à ce jour. La nouvelle secrétaire nationale du parti EELV défend pour sa part l’idée d’une « écologie populaire », source d’émancipation pour tous et en particulier pour les plus précaires. Plus généralement, les préoccupations environnementales ont été reprises par l’ensemble du spectre politique et opposent de multiples courants de pensée divisés entre un environnementalisme réformiste, confiant dans le progrès technique, et une écologie plus radicale et décroissante. De son côté, l'extrême droite tente de conjuguer la préservation de la biodiversité avec la défense de l'identité. Au-delà de ces mouvements ou de ces partis, de votre point de vue, de quoi devrait-on parler quand on parle d’écologie ?</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>n°296 / 7 mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Patrick Chastenet, professeur en sciences politiques et spécialiste de l’écologie politique.</li><li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>.</li></ul><p><br></p><p><strong>ÉCOLOGIE ET POLITIQUE</strong></p><p><br></p><p>Patrick Chastenet, vous êtes professeur émérite en sciences politiques à l’Université de Bordeaux et membre du Centre Montesquieu de recherches Politiques. Spécialiste des idées politiques, vous vous êtes notamment intéressé aux thèmes ressortissants de l’écologie politique, de la pensée personnaliste, de la communication politique et de la propagande, ainsi que des mouvements libertaires. Vous collaborez à divers périodiques et présidez l’Association internationale Jacques Ellul, intellectuel que vous avez connu personnellement, qui est devenu votre ami et dont vous êtes devenu l’un des principaux spécialistes dans le monde.</p><p>En février 2023, vous publiez aux éditions « L’échappée » votre dernier ouvrage, Les racines libertaires de l’écologie politique, dans lequel vous analysez la pensée de grandes figures de l’écologie politique : Élisée Reclus, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Ivan Illich et Murray Bookchin. Il s’agit, selon vous, des véritables fondateurs de l’écologie politique, qui ont en commun de penser l’écologie tout en préservant la liberté. A l’issue de cette investigation historique, il apparaît que la doctrine écologiste a tissé des liens étroits avec les pensées anarchiste et catholique, plusieurs des auteurs évoqués étant liés au christianisme.</p><p>Votre ouvrage soulève des questions d’une grande actualité, alors que les formes que doit prendre la lutte écologique sont au cœur des préoccupations nationales. Après le rassemblement organisé par les opposants aux bassines agricoles à Sainte-Soline, la polémique reste vive sur l’usage de la violence par les forces de l’ordre, comme sur les actions radicales des militants écologistes, ou encore la dissolution du mouvement écologiste « Soulèvement de la terre » engagée par le ministre de l’Intérieur. Périodiquement, la nécessité urgente d’une action contre le changement climatique est rappelée à l’opinion publique. Le 20 mars, le GIEC publiait la synthèse de son sixième rapport d’évaluation. Elle fait état d’une intensification « sans précédent » de ce changement climatique et appelle les politiques à une action rapide et coordonnée. La loi Climat et résilience d’août 2021 a déçu beaucoup des militants car elle n’a repris que 15 des 149 propositions de la Convention citoyenne sur le climat. Une partie des activistes y a vu une confirmation de l’impuissance de l’État.</p><p>Marie Tondelier, récemment élue à la tête du parti Europe Écologie – Les Verts (EELV), a lancé au début du mois de février les « états généraux de l’écologie ». Ce processus de démocratie participative, qui, en 150 jours, ambitionne de repenser les bases du parti afin de lui permettre de rassembler un million de sympathisants d’ici 2027, contre 11.000 adhérents à ce jour. La nouvelle secrétaire nationale du parti EELV défend pour sa part l’idée d’une « écologie populaire », source d’émancipation pour tous et en particulier pour les plus précaires. Plus généralement, les préoccupations environnementales ont été reprises par l’ensemble du spectre politique et opposent de multiples courants de pensée divisés entre un environnementalisme réformiste, confiant dans le progrès technique, et une écologie plus radicale et décroissante. De son côté, l'extrême droite tente de conjuguer la préservation de la biodiversité avec la défense de l'identité. Au-delà de ces mouvements ou de ces partis, de votre point de vue, de quoi devrait-on parler quand on parle d’écologie ?</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 07 May 2023 08:16:21 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/91e3cc76-93b1-4e1c-810b-bd5aa376a844.mp3?_=1686592673" length="55067420" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        n°296 / 7 mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Patrick Chastenet, professeur en sciences politiques et spécialiste de l’écologie politique.- Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 ÉCOLOGIE ET POLITIQUE
 
 Patrick Chastenet, vous êtes professeur émérite en sciences politiques à l’Université de Bordeaux et membre du Centre Montesquieu de recherches Politiques. Spécialiste des idées politiques, vous vous êtes notamment intéressé aux thèmes ressortissants de l’écologie politique, de la pensée personnaliste, de la communication politique et de la propagande, ainsi que des mouvements libertaires. Vous collaborez à divers périodiques et présidez l’Association internationale Jacques Ellul, intellectuel que vous avez connu personnellement, qui est devenu votre ami et dont vous êtes devenu l’un des principaux spécialistes dans le monde.
 En février 2023, vous publiez aux éditions « L’échappée » votre dernier ouvrage, Les racines libertaires de l’écologie politique, dans lequel vous analysez la pensée de grandes figures de l’écologie politique : Élisée Reclus, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Ivan Illich et Murray Bookchin. Il s’agit, selon vous, des véritables fondateurs de l’écologie politique, qui ont en commun de penser l’écologie tout en préservant la liberté. A l’issue de cette investigation historique, il apparaît que la doctrine écologiste a tissé des liens étroits avec les pensées anarchiste et catholique, plusieurs des auteurs évoqués étant liés au christianisme.
 Votre ouvrage soulève des questions d’une grande actualité, alors que les formes que doit prendre la lutte écologique sont au cœur des préoccupations nationales. Après le rassemblement organisé par les opposants aux bassines agricoles à Sainte-Soline, la polémique reste vive sur l’usage de la violence par les forces de l’ordre, comme sur les actions radicales des militants écologistes, ou encore la dissolution du mouvement écologiste « Soulèvement de la terre » engagée par le ministre de l’Intérieur. Périodiquement, la nécessité urgente d’une action contre le changement climatique est rappelée à l’opinion publique. Le 20 mars, le GIEC publiait la synthèse de son sixième rapport d’évaluation. Elle fait état d’une intensification « sans précédent » de ce changement climatique et appelle les politiques à une action rapide et coordonnée. La loi Climat et résilience d’août 2021 a déçu beaucoup des militants car elle n’a repris que 15 des 149 propositions de la Convention citoyenne sur le climat. Une partie des activistes y a vu une confirmation de l’impuissance de l’État.
 Marie Tondelier, récemment élue à la tête du parti Europe Écologie – Les Verts (EELV), a lancé au début du mois de février les « états généraux de l’écologie ». Ce processus de démocratie participative, qui, en 150 jours, ambitionne de repenser les bases du parti afin de lui permettre de rassembler un million de sympathisants d’ici 2027, contre 11.000 adhérents à ce jour. La nouvelle secrétaire nationale du parti EELV défend pour sa part l’idée d’une « écologie populaire », source d’émancipation pour tous et en particulier pour les plus précaires. Plus généralement, les préoccupations environnementales ont été reprises par l’ensemble du spectre politique et opposent de multiples courants de pensée divisés entre un environnementalisme réformiste, confiant dans le progrès technique, et une écologie plus radicale et décroissante. De son côté, l'extrême droite tente de conjuguer la préservation de la biodiversité avec la défense de l'identité. Au-delà de ces mouvements ou de ces partis, de votre point de vue, de quoi devrait-on parler quand on parle d’écologie ?
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        n°296 / 7 mai 2023.
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Patrick Chastenet, professeur en sciences politiques et spécialiste de l’écologie politique.- Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
 ÉCOLOGIE ET POLITIQUE
 
 Patrick Chastenet, vous êtes professeur émérite en sciences politiques à l’Université de Bordeaux et membre du Centre Montesquieu de recherches Politiques. Spécialiste des idées politiques, vous vous êtes notamment intéressé aux thèmes ressortissants de l’écologie politique, de la pensée personnaliste, de la communication politique et de la propagande, ainsi que des mouvements libertaires. Vous collaborez à divers périodiques et présidez l’Association internationale Jacques Ellul, intellectuel que vous avez connu personnellement, qui est devenu votre ami et dont vous êtes devenu l’un des principaux spécialistes dans le monde.
 En février 2023, vous publiez aux éditions « L’échappée » votre dernier ouvrage, Les racines libertaires de l’écologie politique, dans lequel vous analysez la pensée de grandes figures de l’écologie politique : Élisée Reclus, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Ivan Illich et Murray Bookchin. Il s’agit, selon vous, des véritables fondateurs de l’écologie politique, qui ont en commun de penser l’écologie tout en préservant la liberté. A l’issue de cette investigation historique, il apparaît que la doctrine écologiste a tissé des liens étroits avec les pensées anarchiste et catholique, plusieurs des auteurs évoqués étant liés au christianisme.
 Votre ouvrage soulève des questions d’une grande actualité, alors que les formes que doit prendre la lutte écologique sont au cœur des préoccupations nationales. Après le rassemblement organisé par les opposants aux bassines agricoles à Sainte-Soline, la polémique reste vive sur l’usage de la violence par les forces de l’ordre, comme sur les actions radicales des militants écologistes, ou encore la dissolution du mouvement écologiste « Soulèvement de la terre » engagée par le ministre de l’Intérieur. Périodiquement, la nécessité urgente d’une action contre le changement climatique est rappelée à l’opinion publique. Le 20 mars, le GIEC publiait la synthèse de son sixième rapport d’évaluation. Elle fait état d’une intensification « sans précédent » de ce changement climatique et appelle les politiques à une action rapide et coordonnée. La loi Climat et résilience d’août 2021 a déçu beaucoup des militants car elle n’a repris que 15 des 149 propositions de la Convention citoyenne sur le climat. Une partie des activistes y a vu une confirmation de l’impuissance de l’État.
 Marie Tondelier, récemment élue à la tête du parti Europe Écologie – Les Verts (EELV), a lancé au début du mois de février les « états généraux de l’écologie ». Ce processus de démocratie participative, qui, en 150 jours, ambitionne de repenser les bases du parti afin de lui permettre de rassembler un million de sympathisants d’ici 2027, contre 11.000 adhérents à ce jour. La nouvelle secrétaire nationale du parti EELV défend pour sa part l’idée d’une « écologie populaire », source d’émancipation pour tous et en particulier pour les plus précaires. Plus généralement, les préoccupations environnementales ont été reprises par l’ensemble du spectre politique et opposent de multiples courants de pensée divisés entre un environnementalisme réformiste, confiant dans le progrès technique, et une écologie plus radicale et décroissante. De son côté, l'extrême droite tente de conjuguer la préservation de la biodiversité avec la défense de l'identité. Au-delà de ces mouvements ou de ces partis, de votre point de vue, de quoi devrait-on parler quand on parle d’écologie ?
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        n°296 / 7 mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 14 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Pa...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>57:21</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/zaObtAt]]></podcast:txt><itunes:episode>325</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,philippe meyer,Culture,Lucile Schmid,Béatrice Giblin,Isabelle de Gaulmyn,Écologie,Patrick Chastenet</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Hervé Pierre, comédien (4/4)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/fT_6LbSVxWS6oaMJW6YLB5-Da_n7a-zl4V7wopItel0</guid><description><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 03 May 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/111254b8-2904-4718-b544-c55fcb4a55b4.mp3?_=1686592673" length="22728246" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Coméd...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>23:40</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/FlSOPFh]]></podcast:txt><itunes:episode>301</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Théâtre,Comédie-française,Hervé Pierre</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public (Soudan et neutralité suisse)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/LyfMUhzdKF6bkzQBhCxQZvYAquomw2Q-JAj-R88ky9Q</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 186 / 1er Mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 186 / 1er Mai 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Mon, 01 May 2023 08:46:23 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/95d7dd60-70dc-4186-b440-180ab0bf94d2.mp3?_=1686592673" length="31912899" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 186 / 1er Mai 2023.
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>
        Bada # 186 / 1er Mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        Bada # 186 / 1er Mai 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.
 ]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>33:14</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/JlKWhnS]]></podcast:txt><itunes:episode>326</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Richard Werly,Soudan,Lucile Schmid,Suisse,Nicole Gnesotto</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Que se passe-t-il au Soudan ? / La Suisse peut-elle rester neutre ? ]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/RpEbpyqzm9khx7w-skgsWqTM-2NaMMGJVrq2YQZMJ3Q</guid><description><![CDATA[
        <p>n°295 / 30 avril 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>QUE SE PASSE-T-IL AU SOUDAN ?</strong></p><p> </p><p>Depuis le 15 avril, les forces armées soudanaises (FAS), menées par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », s’affrontent à Khartoum. Les pertes civiles s’aggravent chaque jour, dépassant jeudi les 500 morts et plusieurs milliers de blessés, selon le ministère de la santé soudanais. Le conflit déclenché par le refus de Hemetti d’accepter l’intégration à l’armée de ses troupes, véritable force autonome, ruine l’espoir de l’instauration d’un régime civil, quatre ans après le soulèvement populaire qui a mis fin au règne du dictateur islamiste Omar Al-Bachir.</p><p>Al Bourhane, militaire de carrière formé en Egypte, fait partie de ces élites du nord et de la vallée du Nil qui ont appuyé Omar al Bachir. Hemetti vient d'une petite tribu d'éleveurs de chameaux du Darfour, vivant de part et d'autre de la frontière avec le Tchad. Sa milice, force puissante, bien armée et très motivée lui a permis de devenir l'homme le plus riche du pays en contrôlant notamment des mines d'or. Le général Al Bourhane peut compter sur le soutien de l'Égypte, tandis qu’Hemetti espère avoir l'appui des Émirats et des Saoudiens : ses hommes ont participé à leurs côtés à la guerre du Yémen puis aux affrontements en Libye avec les troupes du général Haftar, le chef de l'est libyen longtemps protégé de Riyad et de Moscou. Hemetti entretient aujourd’hui des relations d’affaires avec Evgueni Prigojine, le patron du groupe de miliciens russes Wagner, qui contrôle des mines d’or au Soudan. On évalue à quelque 140.000 hommes les forces de l'armée régulière et à plus ou moins 100.000 hommes celles des FSR. Au Soudan, l'appareil de sécurité accapare les 4/5ème du budget de l'État. Troisième pays le plus vaste d’Afrique, peuplé de 45 millions d‘habitants, le Soudan est frontalier de sept pays. Il influence et subit les dynamiques de la Corne de l’Afrique, de la mer Rouge et du Sahel. Sa déstabilisation pourrait s’étendre à toute la région. La revue <em>Oil and Gas Journal</em> estime les réserves soudanaises de pétrole situées à la fois au Soudan et au Soudan du sud à 1,5 milliards de barils.</p><p>Un rapport des Nations unies craint que les « <em>pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant ne deviennent extrêmement graves, en particulier à Khartoum et dans les régions avoisinantes </em>» tandis que l'Organisation mondiale de la santé s'inquiète d'un risque biologique « <em>énorme</em> » après la prise « <em>par l'une des parties combattantes</em> » d'un « <em>laboratoire public de santé</em> » de Khartoum, qui renferme des agents pathogènes de la rougeole, du choléra et de la poliomyélite. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a annoncé, lundi, que les généraux rivaux dans le conflit au Soudan avaient accepté un cessez-le-feu de trois jours dans tout le pays pour tenter de mettre fin aux violences. Plus de 1.000 ressortissants de l'Union européenne ont été évacués. </p><p><br></p><p>***</p><p><strong>LA SUISSE PEUT-ELLE RESTER NEUTRE ?</strong></p><p> </p><p>En 1815, le traité de Vienne a fait officiellement de la Suisse un état neutre. Mais c'est en 1899 et 1907, lors des conventions de La Haye, que le droit et les obligations des états neutres ont été formellement codifiés. Ce droit stipule qu’un État neutre ne participe pas activement aux conflits et ne met pas son territoire à la disposition d'un belligérant. L'industrie d'armement peut vendre des armes, mais l'Etat doit veiller à l'équilibre. En 1920, le juriste Max Huber, va théoriser cette neutralité qu'il qualifie de « différentielle », en indiquant qu’elle permet de participer à des sanctions économiques, mais pas à des sanctions militaires. Pour la première fois, en 1990, Le Conseil fédéral a pris la décision d'appliquer les sanctions économiques de l'ONU, à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak. La Suisse, qui n'appartient ni à l'Union européenne ni à l'OTAN, a rejoint les Nations unies en 2002. Le 9 juin dernier, elle a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2023.</p><p>Dès l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 28 février 2022, la Suisse a suivi les sanctions européennes contre Moscou - poussant les Russes à désavouer le pays, qu'ils ne considéreraient plus totalement comme un État neutre. Mais depuis, Berne hésite à aller plus loin, tiraillée entre les tenants d'une « <em>neutralité traditionnelle</em> » interdisant de s'impliquer davantage dans le conflit, et les défenseurs du droit international « <em>prônant la solidarité avec l'Ukraine</em> ». Dans ce contexte, Ignazio Cassis, président libéral-radical de la Confédération helvétique, a fait rédiger pendant l'été un rapport proposant la mise en œuvre d'une « <em>neutralité coopérative</em> ». Cette nouvelle doctrine permettrait, selon la Radiotélévision Suisse de « <em>faciliter les exportations d'armes</em> » ou de « <em>renforcer la collaboration militaire avec l'OTAN, par exemple en participant à des exercices communs</em> » sans entrer en guerre en cas d'attaque contre un membre de l'Alliance atlantique. Mais la droite populiste de l'Union démocratique du centre et les socialistes se sont opposés à une telle mesure, et le Conseil fédéral - l'exécutif suisse - a refusé d'aller plus loin.</p><p>Ainsi, les <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/jusqu-a-100-soldats-ukrainiens-tues-et-500-blesses-chaque-jour-selon-le-ministre-de-la-defense-ukrainien-20220609" rel="noopener noreferrer" target="_blank">blessés ukrainiens</a> ne seront pas soignés en Suisse, le gouvernement n'ayant pas donné suite à une <a href="https://www.lefigaro.fr/international/14-juillet-un-defile-marque-par-l-ukraine-et-les-defis-de-l-otan-20220712" rel="noopener noreferrer" target="_blank">demande de l'OTAN</a> pour éviter de se mettre en porte-à-faux avec le principe de neutralité, a confirmé le 18 juillet le Département fédéral des Affaires Étrangères. En mars, la Confédération helvétique a, pour la troisième fois, interdit à l'Allemagne d'envoyer en Ukraine les munitions de fabrication suisse destinées aux blindés de défense antiaérienne allemands Gepard, cruciaux pour Kyiv. Sans nommer explicitement la Suisse, la ministre allemande des Affaires étrangères a déclaré que « <em>la neutralité n'est plus une option. Être neutre, c'est prendre le parti de l'agresseur</em>. » Selon l'institut de recherche Sotomo, les Suisses âgés de 18 à 35 ans se montrent plus critiques que leurs aînés face à l'engagement de la Confédération en faveur de l'Ukraine : 35% des Suisses de 18-35 ans estiment que la reprise par la Suisse des sanctions de l'UE contre la Russie viole le principe de neutralité, contre 22% chez les 55 ans et plus. Avant la guerre en Ukraine, 97% des Suisses étaient en faveur de la neutralité.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>n°295 / 30 avril 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>QUE SE PASSE-T-IL AU SOUDAN ?</strong></p><p> </p><p>Depuis le 15 avril, les forces armées soudanaises (FAS), menées par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », s’affrontent à Khartoum. Les pertes civiles s’aggravent chaque jour, dépassant jeudi les 500 morts et plusieurs milliers de blessés, selon le ministère de la santé soudanais. Le conflit déclenché par le refus de Hemetti d’accepter l’intégration à l’armée de ses troupes, véritable force autonome, ruine l’espoir de l’instauration d’un régime civil, quatre ans après le soulèvement populaire qui a mis fin au règne du dictateur islamiste Omar Al-Bachir.</p><p>Al Bourhane, militaire de carrière formé en Egypte, fait partie de ces élites du nord et de la vallée du Nil qui ont appuyé Omar al Bachir. Hemetti vient d'une petite tribu d'éleveurs de chameaux du Darfour, vivant de part et d'autre de la frontière avec le Tchad. Sa milice, force puissante, bien armée et très motivée lui a permis de devenir l'homme le plus riche du pays en contrôlant notamment des mines d'or. Le général Al Bourhane peut compter sur le soutien de l'Égypte, tandis qu’Hemetti espère avoir l'appui des Émirats et des Saoudiens : ses hommes ont participé à leurs côtés à la guerre du Yémen puis aux affrontements en Libye avec les troupes du général Haftar, le chef de l'est libyen longtemps protégé de Riyad et de Moscou. Hemetti entretient aujourd’hui des relations d’affaires avec Evgueni Prigojine, le patron du groupe de miliciens russes Wagner, qui contrôle des mines d’or au Soudan. On évalue à quelque 140.000 hommes les forces de l'armée régulière et à plus ou moins 100.000 hommes celles des FSR. Au Soudan, l'appareil de sécurité accapare les 4/5ème du budget de l'État. Troisième pays le plus vaste d’Afrique, peuplé de 45 millions d‘habitants, le Soudan est frontalier de sept pays. Il influence et subit les dynamiques de la Corne de l’Afrique, de la mer Rouge et du Sahel. Sa déstabilisation pourrait s’étendre à toute la région. La revue <em>Oil and Gas Journal</em> estime les réserves soudanaises de pétrole situées à la fois au Soudan et au Soudan du sud à 1,5 milliards de barils.</p><p>Un rapport des Nations unies craint que les « <em>pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant ne deviennent extrêmement graves, en particulier à Khartoum et dans les régions avoisinantes </em>» tandis que l'Organisation mondiale de la santé s'inquiète d'un risque biologique « <em>énorme</em> » après la prise « <em>par l'une des parties combattantes</em> » d'un « <em>laboratoire public de santé</em> » de Khartoum, qui renferme des agents pathogènes de la rougeole, du choléra et de la poliomyélite. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a annoncé, lundi, que les généraux rivaux dans le conflit au Soudan avaient accepté un cessez-le-feu de trois jours dans tout le pays pour tenter de mettre fin aux violences. Plus de 1.000 ressortissants de l'Union européenne ont été évacués. </p><p><br></p><p>***</p><p><strong>LA SUISSE PEUT-ELLE RESTER NEUTRE ?</strong></p><p> </p><p>En 1815, le traité de Vienne a fait officiellement de la Suisse un état neutre. Mais c'est en 1899 et 1907, lors des conventions de La Haye, que le droit et les obligations des états neutres ont été formellement codifiés. Ce droit stipule qu’un État neutre ne participe pas activement aux conflits et ne met pas son territoire à la disposition d'un belligérant. L'industrie d'armement peut vendre des armes, mais l'Etat doit veiller à l'équilibre. En 1920, le juriste Max Huber, va théoriser cette neutralité qu'il qualifie de « différentielle », en indiquant qu’elle permet de participer à des sanctions économiques, mais pas à des sanctions militaires. Pour la première fois, en 1990, Le Conseil fédéral a pris la décision d'appliquer les sanctions économiques de l'ONU, à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak. La Suisse, qui n'appartient ni à l'Union européenne ni à l'OTAN, a rejoint les Nations unies en 2002. Le 9 juin dernier, elle a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2023.</p><p>Dès l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 28 février 2022, la Suisse a suivi les sanctions européennes contre Moscou - poussant les Russes à désavouer le pays, qu'ils ne considéreraient plus totalement comme un État neutre. Mais depuis, Berne hésite à aller plus loin, tiraillée entre les tenants d'une « <em>neutralité traditionnelle</em> » interdisant de s'impliquer davantage dans le conflit, et les défenseurs du droit international « <em>prônant la solidarité avec l'Ukraine</em> ». Dans ce contexte, Ignazio Cassis, président libéral-radical de la Confédération helvétique, a fait rédiger pendant l'été un rapport proposant la mise en œuvre d'une « <em>neutralité coopérative</em> ». Cette nouvelle doctrine permettrait, selon la Radiotélévision Suisse de « <em>faciliter les exportations d'armes</em> » ou de « <em>renforcer la collaboration militaire avec l'OTAN, par exemple en participant à des exercices communs</em> » sans entrer en guerre en cas d'attaque contre un membre de l'Alliance atlantique. Mais la droite populiste de l'Union démocratique du centre et les socialistes se sont opposés à une telle mesure, et le Conseil fédéral - l'exécutif suisse - a refusé d'aller plus loin.</p><p>Ainsi, les <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/jusqu-a-100-soldats-ukrainiens-tues-et-500-blesses-chaque-jour-selon-le-ministre-de-la-defense-ukrainien-20220609" rel="noopener noreferrer" target="_blank">blessés ukrainiens</a> ne seront pas soignés en Suisse, le gouvernement n'ayant pas donné suite à une <a href="https://www.lefigaro.fr/international/14-juillet-un-defile-marque-par-l-ukraine-et-les-defis-de-l-otan-20220712" rel="noopener noreferrer" target="_blank">demande de l'OTAN</a> pour éviter de se mettre en porte-à-faux avec le principe de neutralité, a confirmé le 18 juillet le Département fédéral des Affaires Étrangères. En mars, la Confédération helvétique a, pour la troisième fois, interdit à l'Allemagne d'envoyer en Ukraine les munitions de fabrication suisse destinées aux blindés de défense antiaérienne allemands Gepard, cruciaux pour Kyiv. Sans nommer explicitement la Suisse, la ministre allemande des Affaires étrangères a déclaré que « <em>la neutralité n'est plus une option. Être neutre, c'est prendre le parti de l'agresseur</em>. » Selon l'institut de recherche Sotomo, les Suisses âgés de 18 à 35 ans se montrent plus critiques que leurs aînés face à l'engagement de la Confédération en faveur de l'Ukraine : 35% des Suisses de 18-35 ans estiment que la reprise par la Suisse des sanctions de l'UE contre la Russie viole le principe de neutralité, contre 22% chez les 55 ans et plus. Avant la guerre en Ukraine, 97% des Suisses étaient en faveur de la neutralité.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 30 Apr 2023 08:13:39 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/41179543-0c9b-4c52-bce0-28c91ad6f717.mp3?_=1686592673" length="59856396" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        n°295 / 30 avril 2023
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 QUE SE PASSE-T-IL AU SOUDAN ?
  
 Depuis le 15 avril, les forces armées soudanaises (FAS), menées par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », s’affrontent à Khartoum. Les pertes civiles s’aggravent chaque jour, dépassant jeudi les 500 morts et plusieurs milliers de blessés, selon le ministère de la santé soudanais. Le conflit déclenché par le refus de Hemetti d’accepter l’intégration à l’armée de ses troupes, véritable force autonome, ruine l’espoir de l’instauration d’un régime civil, quatre ans après le soulèvement populaire qui a mis fin au règne du dictateur islamiste Omar Al-Bachir.
 Al Bourhane, militaire de carrière formé en Egypte, fait partie de ces élites du nord et de la vallée du Nil qui ont appuyé Omar al Bachir. Hemetti vient d'une petite tribu d'éleveurs de chameaux du Darfour, vivant de part et d'autre de la frontière avec le Tchad. Sa milice, force puissante, bien armée et très motivée lui a permis de devenir l'homme le plus riche du pays en contrôlant notamment des mines d'or. Le général Al Bourhane peut compter sur le soutien de l'Égypte, tandis qu’Hemetti espère avoir l'appui des Émirats et des Saoudiens : ses hommes ont participé à leurs côtés à la guerre du Yémen puis aux affrontements en Libye avec les troupes du général Haftar, le chef de l'est libyen longtemps protégé de Riyad et de Moscou. Hemetti entretient aujourd’hui des relations d’affaires avec Evgueni Prigojine, le patron du groupe de miliciens russes Wagner, qui contrôle des mines d’or au Soudan. On évalue à quelque 140.000 hommes les forces de l'armée régulière et à plus ou moins 100.000 hommes celles des FSR. Au Soudan, l'appareil de sécurité accapare les 4/5ème du budget de l'État. Troisième pays le plus vaste d’Afrique, peuplé de 45 millions d‘habitants, le Soudan est frontalier de sept pays. Il influence et subit les dynamiques de la Corne de l’Afrique, de la mer Rouge et du Sahel. Sa déstabilisation pourrait s’étendre à toute la région. La revue Oil and Gas Journal estime les réserves soudanaises de pétrole situées à la fois au Soudan et au Soudan du sud à 1,5 milliards de barils.
 Un rapport des Nations unies craint que les « pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant ne deviennent extrêmement graves, en particulier à Khartoum et dans les régions avoisinantes » tandis que l'Organisation mondiale de la santé s'inquiète d'un risque biologique « énorme » après la prise « par l'une des parties combattantes » d'un « laboratoire public de santé » de Khartoum, qui renferme des agents pathogènes de la rougeole, du choléra et de la poliomyélite. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a annoncé, lundi, que les généraux rivaux dans le conflit au Soudan avaient accepté un cessez-le-feu de trois jours dans tout le pays pour tenter de mettre fin aux violences. Plus de 1.000 ressortissants de l'Union européenne ont été évacués. 
 
 ***
 LA SUISSE PEUT-ELLE RESTER NEUTRE ?
  
 En 1815, le traité de Vienne a fait officiellement de la Suisse un état neutre. Mais c'est en 1899 et 1907, lors des conventions de La Haye, que le droit et les obligations des états neutres ont été formellement codifiés. Ce droit stipule qu’un État neutre ne participe pas activement aux conflits et ne met pas son territoire à la disposition d'un belligérant. L'industrie d'armement peut vendre des armes, mais l'Etat doit veiller à l'équilibre. En 1920, le juriste Max Huber, va théoriser cette neutralité qu'il qualifie de « différentielle », en indiquant qu’elle permet de participer à des sanctions économiques, mais pas à des sanctions militaires. Pour la première fois, en 1990, Le Conseil fédéral a pris la décision d'appliquer les sanctions économiques de l'ONU, à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak. La Suisse, qui n'appartient ni à l'Union européenne ni à l'OTAN, a rejoint les Nations unies en 2002. Le 9 juin dernier, elle a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2023.
 Dès l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 28 février 2022, la Suisse a suivi les sanctions européennes contre Moscou - poussant les Russes à désavouer le pays, qu'ils ne considéreraient plus totalement comme un État neutre. Mais depuis, Berne hésite à aller plus loin, tiraillée entre les tenants d'une « neutralité traditionnelle » interdisant de s'impliquer davantage dans le conflit, et les défenseurs du droit international « prônant la solidarité avec l'Ukraine ». Dans ce contexte, Ignazio Cassis, président libéral-radical de la Confédération helvétique, a fait rédiger pendant l'été un rapport proposant la mise en œuvre d'une « neutralité coopérative ». Cette nouvelle doctrine permettrait, selon la Radiotélévision Suisse de « faciliter les exportations d'armes » ou de « renforcer la collaboration militaire avec l'OTAN, par exemple en participant à des exercices communs » sans entrer en guerre en cas d'attaque contre un membre de l'Alliance atlantique. Mais la droite populiste de l'Union démocratique du centre et les socialistes se sont opposés à une telle mesure, et le Conseil fédéral - l'exécutif suisse - a refusé d'aller plus loin.
 Ainsi, les blessés ukrainiens ne seront pas soignés en Suisse, le gouvernement n'ayant pas donné suite à une demande de l'OTAN pour éviter de se mettre en porte-à-faux avec le principe de neutralité, a confirmé le 18 juillet le Département fédéral des Affaires Étrangères. En mars, la Confédération helvétique a, pour la troisième fois, interdit à l'Allemagne d'envoyer en Ukraine les munitions de fabrication suisse destinées aux blindés de défense antiaérienne allemands Gepard, cruciaux pour Kyiv. Sans nommer explicitement la Suisse, la ministre allemande des Affaires étrangères a déclaré que « la neutralité n'est plus une option. Être neutre, c'est prendre le parti de l'agresseur. » Selon l'institut de recherche Sotomo, les Suisses âgés de 18 à 35 ans se montrent plus critiques que leurs aînés face à l'engagement de la Confédération en faveur de l'Ukraine : 35% des Suisses de 18-35 ans estiment que la reprise par la Suisse des sanctions de l'UE contre la Russie viole le principe de neutralité, contre 22% chez les 55 ans et plus. Avant la guerre en Ukraine, 97% des Suisses étaient en faveur de la neutralité.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
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 QUE SE PASSE-T-IL AU SOUDAN ?
  
 Depuis le 15 avril, les forces armées soudanaises (FAS), menées par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », s’affrontent à Khartoum. Les pertes civiles s’aggravent chaque jour, dépassant jeudi les 500 morts et plusieurs milliers de blessés, selon le ministère de la santé soudanais. Le conflit déclenché par le refus de Hemetti d’accepter l’intégration à l’armée de ses troupes, véritable force autonome, ruine l’espoir de l’instauration d’un régime civil, quatre ans après le soulèvement populaire qui a mis fin au règne du dictateur islamiste Omar Al-Bachir.
 Al Bourhane, militaire de carrière formé en Egypte, fait partie de ces élites du nord et de la vallée du Nil qui ont appuyé Omar al Bachir. Hemetti vient d'une petite tribu d'éleveurs de chameaux du Darfour, vivant de part et d'autre de la frontière avec le Tchad. Sa milice, force puissante, bien armée et très motivée lui a permis de devenir l'homme le plus riche du pays en contrôlant notamment des mines d'or. Le général Al Bourhane peut compter sur le soutien de l'Égypte, tandis qu’Hemetti espère avoir l'appui des Émirats et des Saoudiens : ses hommes ont participé à leurs côtés à la guerre du Yémen puis aux affrontements en Libye avec les troupes du général Haftar, le chef de l'est libyen longtemps protégé de Riyad et de Moscou. Hemetti entretient aujourd’hui des relations d’affaires avec Evgueni Prigojine, le patron du groupe de miliciens russes Wagner, qui contrôle des mines d’or au Soudan. On évalue à quelque 140.000 hommes les forces de l'armée régulière et à plus ou moins 100.000 hommes celles des FSR. Au Soudan, l'appareil de sécurité accapare les 4/5ème du budget de l'État. Troisième pays le plus vaste d’Afrique, peuplé de 45 millions d‘habitants, le Soudan est frontalier de sept pays. Il influence et subit les dynamiques de la Corne de l’Afrique, de la mer Rouge et du Sahel. Sa déstabilisation pourrait s’étendre à toute la région. La revue Oil and Gas Journal estime les réserves soudanaises de pétrole situées à la fois au Soudan et au Soudan du sud à 1,5 milliards de barils.
 Un rapport des Nations unies craint que les « pénuries de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant ne deviennent extrêmement graves, en particulier à Khartoum et dans les régions avoisinantes » tandis que l'Organisation mondiale de la santé s'inquiète d'un risque biologique « énorme » après la prise « par l'une des parties combattantes » d'un « laboratoire public de santé » de Khartoum, qui renferme des agents pathogènes de la rougeole, du choléra et de la poliomyélite. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a annoncé, lundi, que les généraux rivaux dans le conflit au Soudan avaient accepté un cessez-le-feu de trois jours dans tout le pays pour tenter de mettre fin aux violences. Plus de 1.000 ressortissants de l'Union européenne ont été évacués. 
 
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 LA SUISSE PEUT-ELLE RESTER NEUTRE ?
  
 En 1815, le traité de Vienne a fait officiellement de la Suisse un état neutre. Mais c'est en 1899 et 1907, lors des conventions de La Haye, que le droit et les obligations des états neutres ont été formellement codifiés. Ce droit stipule qu’un État neutre ne participe pas activement aux conflits et ne met pas son territoire à la disposition d'un belligérant. L'industrie d'armement peut vendre des armes, mais l'Etat doit veiller à l'équilibre. En 1920, le juriste Max Huber, va théoriser cette neutralité qu'il qualifie de « différentielle », en indiquant qu’elle permet de participer à des sanctions économiques, mais pas à des sanctions militaires. Pour la première fois, en 1990, Le Conseil fédéral a pris la décision d'appliquer les sanctions économiques de l'ONU, à la suite de l'invasion du Koweït par l'Irak. La Suisse, qui n'appartient ni à l'Union européenne ni à l'OTAN, a rejoint les Nations unies en 2002. Le 9 juin dernier, elle a été élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour deux ans à compter du 1er janvier 2023.
 Dès l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 28 février 2022, la Suisse a suivi les sanctions européennes contre Moscou - poussant les Russes à désavouer le pays, qu'ils ne considéreraient plus totalement comme un État neutre. Mais depuis, Berne hésite à aller plus loin, tiraillée entre les tenants d'une « neutralité traditionnelle » interdisant de s'impliquer davantage dans le conflit, et les défenseurs du droit international « prônant la solidarité avec l'Ukraine ». Dans ce contexte, Ignazio Cassis, président libéral-radical de la Confédération helvétique, a fait rédiger pendant l'été un rapport proposant la mise en œuvre d'une « neutralité coopérative ». Cette nouvelle doctrine permettrait, selon la Radiotélévision Suisse de « faciliter les exportations d'armes » ou de « renforcer la collaboration militaire avec l'OTAN, par exemple en participant à des exercices communs » sans entrer en guerre en cas d'attaque contre un membre de l'Alliance atlantique. Mais la droite populiste de l'Union démocratique du centre et les socialistes se sont opposés à une telle mesure, et le Conseil fédéral - l'exécutif suisse - a refusé d'aller plus loin.
 Ainsi, les blessés ukrainiens ne seront pas soignés en Suisse, le gouvernement n'ayant pas donné suite à une demande de l'OTAN pour éviter de se mettre en porte-à-faux avec le principe de neutralité, a confirmé le 18 juillet le Département fédéral des Affaires Étrangères. En mars, la Confédération helvétique a, pour la troisième fois, interdit à l'Allemagne d'envoyer en Ukraine les munitions de fabrication suisse destinées aux blindés de défense antiaérienne allemands Gepard, cruciaux pour Kyiv. Sans nommer explicitement la Suisse, la ministre allemande des Affaires étrangères a déclaré que « la neutralité n'est plus une option. Être neutre, c'est prendre le parti de l'agresseur. » Selon l'institut de recherche Sotomo, les Suisses âgés de 18 à 35 ans se montrent plus critiques que leurs aînés face à l'engagement de la Confédération en faveur de l'Ukraine : 35% des Suisses de 18-35 ans estiment que la reprise par la Suisse des sanctions de l'UE contre la Russie viole le principe de neutralité, contre 22% chez les 55 ans et plus. Avant la guerre en Ukraine, 97% des Suisses étaient en faveur de la neutralité.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        n°295 / 30 avril 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à la Fondation Jan Michalski, à Montricher, en Suisse, le 28 avril 2023.
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<p><br></p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 185 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (91) / 26 avril 2023.</p>
<p><br></p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 26 Apr 2023 08:32:01 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1549e2b5-20f8-406e-8b11-c6705559da00.mp3?_=1686592673" length="18343436" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 185 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (91) / 26 avril 2023.
 

 
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Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
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Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 185 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (91) / 26 avril 2023.
 

 
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 d...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>19:06</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/DFxPoZd]]></podcast:txt><itunes:episode>301</itunes:episode><itunes:keywords>Hervé Pierre,théâtre,actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Après la décision du Conseil Constitutionnel, fin de partie, mais pour qui ? / Lula en Chine : le Sud global contre l’Occident ? ]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/UrcfNErAAEDexVQvdlbuapDcRQINd-2wPN9sCVTsmI0</guid><description><![CDATA[
        <p>n°294 / 23 avril 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p><br></p><p><strong>APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, FIN DE PARTIE, MAIS POUR QUI ?</strong></p><p><br></p><p>La loi réformant les retraites et portant l'âge légal de départ à 64 ans a été promulguée au « Journal Officiel » dans la foulée de son approbation par le Conseil constitutionnel. Cette approbation n’a pas calmé la colère de l’intersyndicale, qui a décliné l’invitation d’Emmanuel Macron à le rencontrer, le 18 avril. Le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger, a réclamé un <em>« délai de décence »</em>, ajoutant que l'intersyndicale s'était donnée comme horizon pour entamer les discussions l'<em>« après 1er mai »,</em> date d'une nouvelle journée de mobilisation des opposants à la réforme des retraites. Les treize organisations de salariés et de défense de la jeunesse, réunies en intersyndicale, ont diffusé, dès la décision du Conseil constitutionnel connue, une déclaration commune titrée : <em>« Ce n’est pas fini ! ».</em> L'intersyndicale promet un 1er mai<em> « unitaire et populaire ».</em> Un 1er mai unitaire serait une première depuis 2002, quelques jours après le fameux 21 avril qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de l'élection présidentielle.</p><p>Lors de son allocution télévisée, lundi, le président de la République a listé trois chantiers prioritaires : le travail, la <em>« justice et l’ordre républicain et démocratique » </em>et <em>« le progrès pour mieux vivre ». </em>Il a donné rendez-vous dans <em>« cent jours », </em>au 14 juillet, <em>pour</em> <em>« faire un premier bilan »</em>. Elisabeth Borne, confortée à son poste, détaillera sa feuille de route la semaine prochaine.<em> </em>Pour Laurent Berger, il n’en ressort <em>« rien de concret », </em>il s'est agi d'un <em>« énième discours de la méthode » </em>qui <em>« ne nous a rien appris et ne met pas fin au ressentiment des gens »</em>.</p><p>D'après une enquête pour Libération,<a href="https://www.liberation.fr/politique/democratie-pour-les-francais-la-defiance-regne-20230417_W4IY7NL3PJBEDKQHVOZLUKZHW4/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> réalisée par l'institut Viavoice</a>, 76 % des personnes interrogées estiment que la démocratie française est actuellement « <em>en mauvaise santé</em> », tandis que 39 % sont encore plus critiques, la jugeant même <em>« en très mauvaise santé ». </em>74 % pensent que la mauvaise santé de la démocratie est due au moins en partie au fait que les élus sont <em>« déconnectés des réalités des Français ». </em>Selon un sondage de l'institut Elabe réalisé les 15 et 16 avril, l’image du président de la République s’est fortement dégradée, en France comme à l'étranger. Avec seulement 25 % d'opinions positives, Emmanuel Macron est proche du taux d'impopularité où l'avait plongé la crise des Gilets jaunes (23% en novembre/décembre 2018) observe Bernard Sananès, président d'Elabe. Loin du Président « <em>protecteur</em> » des années Covid, ou du Président « <em>chef de guerre</em> » du premier semestre 2022, c'est aujourd'hui l'image d'un chef d'État autoritaire, voire brutal qui domine dans l'opinion.</p><p>Figure de la lutte contre la réforme des retraites, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dont l’organisation a gagné 31.000 adhérents dans les dernières semaines, a annoncé mercredi qu’il quittait ses fonctions en juin au profit de Marylise Léon, actuellement numéro deux du syndicat. Elle se décrit elle-même comme <a href="http://go.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADORjXIAActfDVYAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBkQBW_khw7MwFPRsK_lh3mZjx-kAAIwzU/11/XTBrwQvBj5GEIxQxbZf_ig/aHR0cHM6Ly93d3cubGVmaWdhcm8uZnIvc29jaWFsL3F1aS1lc3QtbWFyeWxpc2UtbGVvbi1sYS1yZW1wbGFjYW50ZS1kZS1sYXVyZW50LWJlcmdlci1hLWxhLXRldGUtZGUtbGEtY2ZkdC0yMDIzMDQxOQ" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>« pas facile, surtout dans les négociations » </em></a>et veut, elle aussi, un 1er mai <em>« historique </em>» face à la <em>« surdité de l’exécutif ».</em></p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LULA EN CHINE, LE SUD GLOBAL CONTRE L’OCCIDENT ?</strong></p><p> </p><p>Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a effectué du 13 au 14 avril une visite officielle en Chine. Il a rencontré le président Xi Jinping. Objectif affiché : permettre à la première puissance d'Amérique latine de revenir au centre de la géopolitique mondiale, consolider son rôle au sein des pays émergents et sécuriser ses exportations, alors que la situation économique du pays est précaire. Avant de rejoindre Pékin, Lula s’est arrêté à Shangaï où il a assisté à la cérémonie d’investiture de Dilma Rousseff, en tant que présidente de la Nouvelle Banque de développement, la banque des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), appelé le « <em>G7 des émergents</em> ». Cette banque vise à « <em>aider à financer les économies en développement, en particulier dans les infrastructures et la transition énergétique durable</em> ». Le dirigeant brésilien en a profité pour fustiger le Fonds monétaire international, qu'il a accusé d’« <em>asphyxier les économies de pays comme l'Argentine</em> » et estimé que la banque des Brics <em>« a un grand potentiel de transformation »</em>, car elle <em>« libère les pays émergents de la soumission aux institutions financières traditionnelles »</em>.</p><p>Les échanges entre le Brésil et la Chine ont atteint en 2022 un record de 152 milliards de dollars, loin devant les États-Unis (89 milliards). Un chiffre multiplié par vingt depuis la première visite de Lula, en 2004, avec un excédent de 28 milliards en faveur du Brésil. Le géant sud-américain vend des matières premières et achète des produits manufacturés à haute valeur ajoutée. La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, qui est également le premier récipiendaire des investissements chinois dans la région, avec 6 milliards de dollars en 2021, dans des secteurs stratégiques, comme les routes, les usines hydroélectriques et les télécommunications, en particulier en déployant le réseau 5G de Huawei malgré l'hostilité de Washington. Au terme de sa visite à Pékin, le président brésilien a signé quinze accords économiques couvrant des domaines tels que la technologie des satellites, l'économie numérique, les énergies renouvelables, l'industrie automobile et l'agro-industrie.</p><p>Tant sur le plan diplomatique qu’économique, les deux pays ont décidé de développer leurs relations pour <em>« se débarrasser de règles injustes et réaliser un développement plus juste et plus équilibré »</em>, selon les termes de Lula. Comme la Chine et la plupart des pays émergents, le Brésil n'a pas imposé de sanctions à l'encontre de la Russie. Le président Brésilien qui se refuse toujours à envoyer des munitions à l’Ukraine <em>« au nom de la paix »</em> a affirmé à Pékin que<em> « les Etats-Unis doivent cesser d’encourager la guerre et parler de paix, l’Union européenne doit commencer à parler de paix »</em>. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain a observé que « <em>dans ce cas précis, le Brésil se fait l'écho de la propagande russe et chinoise sans prendre en compte les faits</em> ». En revanche, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, avant sa rencontre lundi avec le président Lula à Brasilia a déclaré : « <em>Nous sommes reconnaissants envers nos amis brésiliens pour l'excellente compréhension de la genèse de cette situation</em> » en Ukraine.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>n°294 / 23 avril 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la <em>Frankfurter Allgemeine Zeitung</em>.</li></ul><p><br></p><p><strong>APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, FIN DE PARTIE, MAIS POUR QUI ?</strong></p><p><br></p><p>La loi réformant les retraites et portant l'âge légal de départ à 64 ans a été promulguée au « Journal Officiel » dans la foulée de son approbation par le Conseil constitutionnel. Cette approbation n’a pas calmé la colère de l’intersyndicale, qui a décliné l’invitation d’Emmanuel Macron à le rencontrer, le 18 avril. Le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger, a réclamé un <em>« délai de décence »</em>, ajoutant que l'intersyndicale s'était donnée comme horizon pour entamer les discussions l'<em>« après 1er mai »,</em> date d'une nouvelle journée de mobilisation des opposants à la réforme des retraites. Les treize organisations de salariés et de défense de la jeunesse, réunies en intersyndicale, ont diffusé, dès la décision du Conseil constitutionnel connue, une déclaration commune titrée : <em>« Ce n’est pas fini ! ».</em> L'intersyndicale promet un 1er mai<em> « unitaire et populaire ».</em> Un 1er mai unitaire serait une première depuis 2002, quelques jours après le fameux 21 avril qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de l'élection présidentielle.</p><p>Lors de son allocution télévisée, lundi, le président de la République a listé trois chantiers prioritaires : le travail, la <em>« justice et l’ordre républicain et démocratique » </em>et <em>« le progrès pour mieux vivre ». </em>Il a donné rendez-vous dans <em>« cent jours », </em>au 14 juillet, <em>pour</em> <em>« faire un premier bilan »</em>. Elisabeth Borne, confortée à son poste, détaillera sa feuille de route la semaine prochaine.<em> </em>Pour Laurent Berger, il n’en ressort <em>« rien de concret », </em>il s'est agi d'un <em>« énième discours de la méthode » </em>qui <em>« ne nous a rien appris et ne met pas fin au ressentiment des gens »</em>.</p><p>D'après une enquête pour Libération,<a href="https://www.liberation.fr/politique/democratie-pour-les-francais-la-defiance-regne-20230417_W4IY7NL3PJBEDKQHVOZLUKZHW4/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> réalisée par l'institut Viavoice</a>, 76 % des personnes interrogées estiment que la démocratie française est actuellement « <em>en mauvaise santé</em> », tandis que 39 % sont encore plus critiques, la jugeant même <em>« en très mauvaise santé ». </em>74 % pensent que la mauvaise santé de la démocratie est due au moins en partie au fait que les élus sont <em>« déconnectés des réalités des Français ». </em>Selon un sondage de l'institut Elabe réalisé les 15 et 16 avril, l’image du président de la République s’est fortement dégradée, en France comme à l'étranger. Avec seulement 25 % d'opinions positives, Emmanuel Macron est proche du taux d'impopularité où l'avait plongé la crise des Gilets jaunes (23% en novembre/décembre 2018) observe Bernard Sananès, président d'Elabe. Loin du Président « <em>protecteur</em> » des années Covid, ou du Président « <em>chef de guerre</em> » du premier semestre 2022, c'est aujourd'hui l'image d'un chef d'État autoritaire, voire brutal qui domine dans l'opinion.</p><p>Figure de la lutte contre la réforme des retraites, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dont l’organisation a gagné 31.000 adhérents dans les dernières semaines, a annoncé mercredi qu’il quittait ses fonctions en juin au profit de Marylise Léon, actuellement numéro deux du syndicat. Elle se décrit elle-même comme <a href="http://go.timetosignoff.fr/lnk/AAAAADORjXIAActfDVYAAJs10dwAAAAAtZ4AAC8UAAk9yQBkQBW_khw7MwFPRsK_lh3mZjx-kAAIwzU/11/XTBrwQvBj5GEIxQxbZf_ig/aHR0cHM6Ly93d3cubGVmaWdhcm8uZnIvc29jaWFsL3F1aS1lc3QtbWFyeWxpc2UtbGVvbi1sYS1yZW1wbGFjYW50ZS1kZS1sYXVyZW50LWJlcmdlci1hLWxhLXRldGUtZGUtbGEtY2ZkdC0yMDIzMDQxOQ" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>« pas facile, surtout dans les négociations » </em></a>et veut, elle aussi, un 1er mai <em>« historique </em>» face à la <em>« surdité de l’exécutif ».</em></p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LULA EN CHINE, LE SUD GLOBAL CONTRE L’OCCIDENT ?</strong></p><p> </p><p>Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a effectué du 13 au 14 avril une visite officielle en Chine. Il a rencontré le président Xi Jinping. Objectif affiché : permettre à la première puissance d'Amérique latine de revenir au centre de la géopolitique mondiale, consolider son rôle au sein des pays émergents et sécuriser ses exportations, alors que la situation économique du pays est précaire. Avant de rejoindre Pékin, Lula s’est arrêté à Shangaï où il a assisté à la cérémonie d’investiture de Dilma Rousseff, en tant que présidente de la Nouvelle Banque de développement, la banque des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), appelé le « <em>G7 des émergents</em> ». Cette banque vise à « <em>aider à financer les économies en développement, en particulier dans les infrastructures et la transition énergétique durable</em> ». Le dirigeant brésilien en a profité pour fustiger le Fonds monétaire international, qu'il a accusé d’« <em>asphyxier les économies de pays comme l'Argentine</em> » et estimé que la banque des Brics <em>« a un grand potentiel de transformation »</em>, car elle <em>« libère les pays émergents de la soumission aux institutions financières traditionnelles »</em>.</p><p>Les échanges entre le Brésil et la Chine ont atteint en 2022 un record de 152 milliards de dollars, loin devant les États-Unis (89 milliards). Un chiffre multiplié par vingt depuis la première visite de Lula, en 2004, avec un excédent de 28 milliards en faveur du Brésil. Le géant sud-américain vend des matières premières et achète des produits manufacturés à haute valeur ajoutée. La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, qui est également le premier récipiendaire des investissements chinois dans la région, avec 6 milliards de dollars en 2021, dans des secteurs stratégiques, comme les routes, les usines hydroélectriques et les télécommunications, en particulier en déployant le réseau 5G de Huawei malgré l'hostilité de Washington. Au terme de sa visite à Pékin, le président brésilien a signé quinze accords économiques couvrant des domaines tels que la technologie des satellites, l'économie numérique, les énergies renouvelables, l'industrie automobile et l'agro-industrie.</p><p>Tant sur le plan diplomatique qu’économique, les deux pays ont décidé de développer leurs relations pour <em>« se débarrasser de règles injustes et réaliser un développement plus juste et plus équilibré »</em>, selon les termes de Lula. Comme la Chine et la plupart des pays émergents, le Brésil n'a pas imposé de sanctions à l'encontre de la Russie. Le président Brésilien qui se refuse toujours à envoyer des munitions à l’Ukraine <em>« au nom de la paix »</em> a affirmé à Pékin que<em> « les Etats-Unis doivent cesser d’encourager la guerre et parler de paix, l’Union européenne doit commencer à parler de paix »</em>. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain a observé que « <em>dans ce cas précis, le Brésil se fait l'écho de la propagande russe et chinoise sans prendre en compte les faits</em> ». En revanche, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, avant sa rencontre lundi avec le président Lula à Brasilia a déclaré : « <em>Nous sommes reconnaissants envers nos amis brésiliens pour l'excellente compréhension de la genèse de cette situation</em> » en Ukraine.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 23 Apr 2023 08:30:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/990e9aa5-5f44-48da-8538-1e0c8644df0a.mp3?_=1686592673" length="65691524" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        n°294 / 23 avril 2023
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, FIN DE PARTIE, MAIS POUR QUI ?
 
 La loi réformant les retraites et portant l'âge légal de départ à 64 ans a été promulguée au « Journal Officiel » dans la foulée de son approbation par le Conseil constitutionnel. Cette approbation n’a pas calmé la colère de l’intersyndicale, qui a décliné l’invitation d’Emmanuel Macron à le rencontrer, le 18 avril. Le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger, a réclamé un « délai de décence », ajoutant que l'intersyndicale s'était donnée comme horizon pour entamer les discussions l'« après 1er mai », date d'une nouvelle journée de mobilisation des opposants à la réforme des retraites. Les treize organisations de salariés et de défense de la jeunesse, réunies en intersyndicale, ont diffusé, dès la décision du Conseil constitutionnel connue, une déclaration commune titrée : « Ce n’est pas fini ! ». L'intersyndicale promet un 1er mai « unitaire et populaire ». Un 1er mai unitaire serait une première depuis 2002, quelques jours après le fameux 21 avril qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de l'élection présidentielle.
 Lors de son allocution télévisée, lundi, le président de la République a listé trois chantiers prioritaires : le travail, la « justice et l’ordre républicain et démocratique » et « le progrès pour mieux vivre ». Il a donné rendez-vous dans « cent jours », au 14 juillet, pour « faire un premier bilan ». Elisabeth Borne, confortée à son poste, détaillera sa feuille de route la semaine prochaine. Pour Laurent Berger, il n’en ressort « rien de concret », il s'est agi d'un « énième discours de la méthode » qui « ne nous a rien appris et ne met pas fin au ressentiment des gens ».
 D'après une enquête pour Libération, réalisée par l'institut Viavoice, 76 % des personnes interrogées estiment que la démocratie française est actuellement « en mauvaise santé », tandis que 39 % sont encore plus critiques, la jugeant même « en très mauvaise santé ». 74 % pensent que la mauvaise santé de la démocratie est due au moins en partie au fait que les élus sont « déconnectés des réalités des Français ». Selon un sondage de l'institut Elabe réalisé les 15 et 16 avril, l’image du président de la République s’est fortement dégradée, en France comme à l'étranger. Avec seulement 25 % d'opinions positives, Emmanuel Macron est proche du taux d'impopularité où l'avait plongé la crise des Gilets jaunes (23% en novembre/décembre 2018) observe Bernard Sananès, président d'Elabe. Loin du Président « protecteur » des années Covid, ou du Président « chef de guerre » du premier semestre 2022, c'est aujourd'hui l'image d'un chef d'État autoritaire, voire brutal qui domine dans l'opinion.
 Figure de la lutte contre la réforme des retraites, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dont l’organisation a gagné 31.000 adhérents dans les dernières semaines, a annoncé mercredi qu’il quittait ses fonctions en juin au profit de Marylise Léon, actuellement numéro deux du syndicat. Elle se décrit elle-même comme « pas facile, surtout dans les négociations » et veut, elle aussi, un 1er mai « historique » face à la « surdité de l’exécutif ».
 
 ***
 
 LULA EN CHINE, LE SUD GLOBAL CONTRE L’OCCIDENT ?
  
 Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a effectué du 13 au 14 avril une visite officielle en Chine. Il a rencontré le président Xi Jinping. Objectif affiché : permettre à la première puissance d'Amérique latine de revenir au centre de la géopolitique mondiale, consolider son rôle au sein des pays émergents et sécuriser ses exportations, alors que la situation économique du pays est précaire. Avant de rejoindre Pékin, Lula s’est arrêté à Shangaï où il a assisté à la cérémonie d’investiture de Dilma Rousseff, en tant que présidente de la Nouvelle Banque de développement, la banque des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), appelé le « G7 des émergents ». Cette banque vise à « aider à financer les économies en développement, en particulier dans les infrastructures et la transition énergétique durable ». Le dirigeant brésilien en a profité pour fustiger le Fonds monétaire international, qu'il a accusé d’« asphyxier les économies de pays comme l'Argentine » et estimé que la banque des Brics « a un grand potentiel de transformation », car elle « libère les pays émergents de la soumission aux institutions financières traditionnelles ».
 Les échanges entre le Brésil et la Chine ont atteint en 2022 un record de 152 milliards de dollars, loin devant les États-Unis (89 milliards). Un chiffre multiplié par vingt depuis la première visite de Lula, en 2004, avec un excédent de 28 milliards en faveur du Brésil. Le géant sud-américain vend des matières premières et achète des produits manufacturés à haute valeur ajoutée. La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, qui est également le premier récipiendaire des investissements chinois dans la région, avec 6 milliards de dollars en 2021, dans des secteurs stratégiques, comme les routes, les usines hydroélectriques et les télécommunications, en particulier en déployant le réseau 5G de Huawei malgré l'hostilité de Washington. Au terme de sa visite à Pékin, le président brésilien a signé quinze accords économiques couvrant des domaines tels que la technologie des satellites, l'économie numérique, les énergies renouvelables, l'industrie automobile et l'agro-industrie.
 Tant sur le plan diplomatique qu’économique, les deux pays ont décidé de développer leurs relations pour « se débarrasser de règles injustes et réaliser un développement plus juste et plus équilibré », selon les termes de Lula. Comme la Chine et la plupart des pays émergents, le Brésil n'a pas imposé de sanctions à l'encontre de la Russie. Le président Brésilien qui se refuse toujours à envoyer des munitions à l’Ukraine « au nom de la paix » a affirmé à Pékin que « les Etats-Unis doivent cesser d’encourager la guerre et parler de paix, l’Union européenne doit commencer à parler de paix ». Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain a observé que « dans ce cas précis, le Brésil se fait l'écho de la propagande russe et chinoise sans prendre en compte les faits ». En revanche, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, avant sa rencontre lundi avec le président Lula à Brasilia a déclaré : « Nous sommes reconnaissants envers nos amis brésiliens pour l'excellente compréhension de la genèse de cette situation » en Ukraine.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        n°294 / 23 avril 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
 APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, FIN DE PARTIE, MAIS POUR QUI ?
 
 La loi réformant les retraites et portant l'âge légal de départ à 64 ans a été promulguée au « Journal Officiel » dans la foulée de son approbation par le Conseil constitutionnel. Cette approbation n’a pas calmé la colère de l’intersyndicale, qui a décliné l’invitation d’Emmanuel Macron à le rencontrer, le 18 avril. Le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger, a réclamé un « délai de décence », ajoutant que l'intersyndicale s'était donnée comme horizon pour entamer les discussions l'« après 1er mai », date d'une nouvelle journée de mobilisation des opposants à la réforme des retraites. Les treize organisations de salariés et de défense de la jeunesse, réunies en intersyndicale, ont diffusé, dès la décision du Conseil constitutionnel connue, une déclaration commune titrée : « Ce n’est pas fini ! ». L'intersyndicale promet un 1er mai « unitaire et populaire ». Un 1er mai unitaire serait une première depuis 2002, quelques jours après le fameux 21 avril qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de l'élection présidentielle.
 Lors de son allocution télévisée, lundi, le président de la République a listé trois chantiers prioritaires : le travail, la « justice et l’ordre républicain et démocratique » et « le progrès pour mieux vivre ». Il a donné rendez-vous dans « cent jours », au 14 juillet, pour « faire un premier bilan ». Elisabeth Borne, confortée à son poste, détaillera sa feuille de route la semaine prochaine. Pour Laurent Berger, il n’en ressort « rien de concret », il s'est agi d'un « énième discours de la méthode » qui « ne nous a rien appris et ne met pas fin au ressentiment des gens ».
 D'après une enquête pour Libération, réalisée par l'institut Viavoice, 76 % des personnes interrogées estiment que la démocratie française est actuellement « en mauvaise santé », tandis que 39 % sont encore plus critiques, la jugeant même « en très mauvaise santé ». 74 % pensent que la mauvaise santé de la démocratie est due au moins en partie au fait que les élus sont « déconnectés des réalités des Français ». Selon un sondage de l'institut Elabe réalisé les 15 et 16 avril, l’image du président de la République s’est fortement dégradée, en France comme à l'étranger. Avec seulement 25 % d'opinions positives, Emmanuel Macron est proche du taux d'impopularité où l'avait plongé la crise des Gilets jaunes (23% en novembre/décembre 2018) observe Bernard Sananès, président d'Elabe. Loin du Président « protecteur » des années Covid, ou du Président « chef de guerre » du premier semestre 2022, c'est aujourd'hui l'image d'un chef d'État autoritaire, voire brutal qui domine dans l'opinion.
 Figure de la lutte contre la réforme des retraites, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dont l’organisation a gagné 31.000 adhérents dans les dernières semaines, a annoncé mercredi qu’il quittait ses fonctions en juin au profit de Marylise Léon, actuellement numéro deux du syndicat. Elle se décrit elle-même comme « pas facile, surtout dans les négociations » et veut, elle aussi, un 1er mai « historique » face à la « surdité de l’exécutif ».
 
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 LULA EN CHINE, LE SUD GLOBAL CONTRE L’OCCIDENT ?
  
 Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a effectué du 13 au 14 avril une visite officielle en Chine. Il a rencontré le président Xi Jinping. Objectif affiché : permettre à la première puissance d'Amérique latine de revenir au centre de la géopolitique mondiale, consolider son rôle au sein des pays émergents et sécuriser ses exportations, alors que la situation économique du pays est précaire. Avant de rejoindre Pékin, Lula s’est arrêté à Shangaï où il a assisté à la cérémonie d’investiture de Dilma Rousseff, en tant que présidente de la Nouvelle Banque de développement, la banque des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), appelé le « G7 des émergents ». Cette banque vise à « aider à financer les économies en développement, en particulier dans les infrastructures et la transition énergétique durable ». Le dirigeant brésilien en a profité pour fustiger le Fonds monétaire international, qu'il a accusé d’« asphyxier les économies de pays comme l'Argentine » et estimé que la banque des Brics « a un grand potentiel de transformation », car elle « libère les pays émergents de la soumission aux institutions financières traditionnelles ».
 Les échanges entre le Brésil et la Chine ont atteint en 2022 un record de 152 milliards de dollars, loin devant les États-Unis (89 milliards). Un chiffre multiplié par vingt depuis la première visite de Lula, en 2004, avec un excédent de 28 milliards en faveur du Brésil. Le géant sud-américain vend des matières premières et achète des produits manufacturés à haute valeur ajoutée. La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, qui est également le premier récipiendaire des investissements chinois dans la région, avec 6 milliards de dollars en 2021, dans des secteurs stratégiques, comme les routes, les usines hydroélectriques et les télécommunications, en particulier en déployant le réseau 5G de Huawei malgré l'hostilité de Washington. Au terme de sa visite à Pékin, le président brésilien a signé quinze accords économiques couvrant des domaines tels que la technologie des satellites, l'économie numérique, les énergies renouvelables, l'industrie automobile et l'agro-industrie.
 Tant sur le plan diplomatique qu’économique, les deux pays ont décidé de développer leurs relations pour « se débarrasser de règles injustes et réaliser un développement plus juste et plus équilibré », selon les termes de Lula. Comme la Chine et la plupart des pays émergents, le Brésil n'a pas imposé de sanctions à l'encontre de la Russie. Le président Brésilien qui se refuse toujours à envoyer des munitions à l’Ukraine « au nom de la paix » a affirmé à Pékin que « les Etats-Unis doivent cesser d’encourager la guerre et parler de paix, l’Union européenne doit commencer à parler de paix ». Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain a observé que « dans ce cas précis, le Brésil se fait l'écho de la propagande russe et chinoise sans prendre en compte les faits ». En revanche, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, avant sa rencontre lundi avec le président Lula à Brasilia a déclaré : « Nous sommes reconnaissants envers nos amis brésiliens pour l'excellente compréhension de la genèse de cette situation » en Ukraine.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        n°294 / 23 avril 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 21 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:08:25</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/vzXMjxJ]]></podcast:txt><itunes:episode>324</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicolas Baverez,Marc-Olivier Padis,Jean-Louis Bourlanges,Michaela Wiegel</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Hervé Pierre, comédien (2/4)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/t9Ah9WTHg-ATbtBk4oid15LV6i39QZY2XcsaYh41nn4</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 184 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (90) / 19 avril 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 184 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (90) / 19 avril 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 19 Apr 2023 08:43:21 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d5e2dcd8-848f-4351-825d-5b2d70a075e2.mp3?_=1686592673" length="24815534" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 184 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (90) / 19 avril 2023.
 
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>Bada # 184 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (90) / 19 avril 2023.
 
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.
 
Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 184 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (90) / 19 avril 2023.
 
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>25:50</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/FOerjHq]]></podcast:txt><itunes:episode>301</itunes:episode><itunes:keywords>Théâtre,actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,Culture,Hervé Pierre,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Projet de la convention citoyenne sur la fin de vie / La Turquie dans la perspective des élections]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/vYctD43BPREIWCrq1zXOEdYVypWGo4EQF-vqB2hV4zM</guid><description><![CDATA[
        <p>N°293 / 16 avril 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>PROJET DE LA CONVENTION CITOYENNE SUR LA FIN DE VIE</strong></p><p> </p><p>Les 184 membres de la convention citoyenne sur la fin de vie ont publié le 2 avril un rapport comprenant 146 propositions. Adopté au terme d’un vote solennel à 92 %, le rapport se veut <em>« un nuancier d’opinions » </em>et ne prétend pas apporter une vision univoque. Voulue par Emmanuel Macron, la convention citoyenne devait répondre à une question posée par la Première ministre : <em>« Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »</em></p><p>A l’issue de vingt-sept jours de travaux étalés sur quatre mois, au terme d’une soixantaine d’auditions d’experts, de représentants des cultes, de philosophes, de médecins et de soignants et après une succession de votes, les citoyens tirés au sort pour être représentatifs de la population française ont répondu à 97 % que le <em>« cadre d’accompagnement » </em>actuel devrait <em>« évoluer ».</em> D’abord, du fait de l’«<em> inégalité d’accès à l’accompagnement de la fin de vie » </em>en France. Vingt-six départements ne disposent pas d’unités de soins palliatifs. Ensuite, en raison de l’«<em> absence de réponses satisfaisantes dans le cadre actuel pour certaines situations de fin de vie »</em>. Ce double constat les a conduit à proposer, en priorité, d’améliorer le <em>« cadre existant »,</em> mais aussi d’ouvrir la porte à un changement de la législation française. A 76 %, les membres de la convention sont favorables à l’accès au suicide assisté et à l’euthanasie, <em>« selon certaines conditions et au terme d’un parcours balisé ».</em></p><p>La ministre déléguée aux professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo a créé un groupe de réflexion sur les <em>« mots de la fin de vie » </em>autour de l’académicien Erik Orsenna, qui rendra ses travaux en juin. L’idée étant notamment de trouver des synonymes d’« euthanasie ». En attendant,<em> </em>son cabinet rode une subtile distinction entre l’«<em>assistance au suicide » – </em>procédé dans lequel le médecin se contente de prescrire la substance létale – et le <em>« le suicide assisté » </em>qui renvoie au cas d’un malade qui souhaite se donner la mort, mais qui, n’en ayant pas les capacités physiques, demande à un tiers d’accomplir le geste terminal. Le <em>« suicide assisté »,</em> assimilable à un suicide par procuration, diffère de l’euthanasie car l’intention de donner la mort est celle du malade et non d’autrui.</p><p>Le chef de l’Etat a annoncé qu’il lancerait un plan décennal pour la prise en charge de la douleur et les soins palliatifs. Sur la légalisation de l’aide active à mourir, Emmanuel Macron a souhaité qu’un projet de loi soit bâti d’ici à la fin de l’été. Il demandera au gouvernement de conduire ce chantier législatif en lien avec des parlementaires désignés par le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale. Il pourrait s’agir alors de concevoir un <em>« modèle français de la fin de vie »,</em> selon l’expression de la convention citoyenne, qui s’efforce d’en définir les contours dans son rapport.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LA TURQUIE DANS LA PERSPECTIVE DES ÉLECTIONS</strong></p><p> </p><p>Arrivé au pouvoir, il y a vingt ans, sur les ruines d’un tremblement de terre meurtrier, le dirigeant turc, Recep Tayyip Erdogan<em> </em>remettra sa fonction en jeu lors des élections présidentielle et législatives du 14 mai dans des circonstances similaires. <a href="https://www.courrierinternational.com/article/geologie-istanbul-tarde-a-se-premunir-contre-le-seisme-qui-vient" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Le tremblement de terre de 1999, intervenu non loin d’Istanbul et qui avait fait 18 000 victimes</a>, avait mis en lumière l’incurie des services de l’État et discrédité les partis politiques alors au pouvoir et le système des coalitions parlementaires représentées au gouvernement. En 2002, ce séisme avait ouvert la route du pouvoir à Erdogan. Malgré les critiques identiques sur sa gestion des catastrophes de février qui ont tué quelque 50.000 personnes et malgré les difficultés d’organisation du scrutin dans les dix provinces affectées par les séismes le dirigeant turc en a<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/03/02/en-turquie-malgre-le-seisme-et-ses-consequences-erdogan-maintient-les-elections_6163863_3210.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> maintenu la date</a>,.</p><p>Entre 2013 et 2022, le PIB par tête a chuté de 12 600 dollars à 7 500 dollars, tandis que l’aggravation du déficit de la balance commerciale a atteint 110 milliards de dollars sur l’année. Si selon les chiffres officiels, l’inflation est évaluée à 84 % sur un an, l’Enag, un groupe d’économistes indépendants, l’évalue plutôt à 170 %. Malgré la crise économique, Erdogan a revalorisé salaires et pensions, augmentant le salaire minimum de 50 % et permettant des départs anticipés en retraite.</p><p>Membre de l’Otan, Ankara vend des drones à Kyiv et refuse de reconnaître les zones annexées par la Russie, tout en ménageant Moscou sur le plan diplomatique et en refusant de rejoindre le train des sanctions internationales. Cette <em>“politique d’équilibre”</em>revendiquée par Erdogan s’inscrit dans sa défiance de plus en plus ouverte vis-à-vis de l’Europe et des États-Unis, comme dans sa volonté, qu’il partage avec Moscou, de redessiner l’ordre international à son profit.</p><p>Alors qu’à l’approche des élections, les différents partis d’opposition multiplient les déclarations et les mises en scène hostiles aux réfugiés le gouvernement durcit sa politique à leur égard. Actuellement, environ 3,5 millions de réfugiés syriens sont installés en Turquie et empêchés de partir pour l’Europe. Or ils font face à un rejet croissant de la société turque et sont devenus un point central des manœuvres électorales. Soucieux d’apparaître auprès de son électorat comme capable de renvoyer les réfugiés à moyen terme, le président Erdogan s’est rapproché, il y a plusieurs mois, du régime de Damas et se dit même désormais favorable à une rencontre avec <a href="https://www.courrierinternational.com/sujet/bachar-el-assad" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Bachar El-Assad</a>.</p><p>Début mars, l’alliance de l’opposition a désigné Kemal Kiliçdaroglu pour affronter Erdogan à la présidentielle. Résolue à mettre en œuvre un « changement total », l’alliance des six partis d’opposition– dans un spectre allant de la gauche à la droite – veut, en cas de victoire le 14 mai, revenir à un système parlementaire, après le passage au système présidentiel dans lequel Erdogan concentre la totalité du pouvoir exécutif. Une enquête d’opinion de l’institut Aksoy le place à 55,6 % des voix, soit 11,2 points de plus qu’Erdogan en cas de duel au second tour.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°293 / 16 avril 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>PROJET DE LA CONVENTION CITOYENNE SUR LA FIN DE VIE</strong></p><p> </p><p>Les 184 membres de la convention citoyenne sur la fin de vie ont publié le 2 avril un rapport comprenant 146 propositions. Adopté au terme d’un vote solennel à 92 %, le rapport se veut <em>« un nuancier d’opinions » </em>et ne prétend pas apporter une vision univoque. Voulue par Emmanuel Macron, la convention citoyenne devait répondre à une question posée par la Première ministre : <em>« Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »</em></p><p>A l’issue de vingt-sept jours de travaux étalés sur quatre mois, au terme d’une soixantaine d’auditions d’experts, de représentants des cultes, de philosophes, de médecins et de soignants et après une succession de votes, les citoyens tirés au sort pour être représentatifs de la population française ont répondu à 97 % que le <em>« cadre d’accompagnement » </em>actuel devrait <em>« évoluer ».</em> D’abord, du fait de l’«<em> inégalité d’accès à l’accompagnement de la fin de vie » </em>en France. Vingt-six départements ne disposent pas d’unités de soins palliatifs. Ensuite, en raison de l’«<em> absence de réponses satisfaisantes dans le cadre actuel pour certaines situations de fin de vie »</em>. Ce double constat les a conduit à proposer, en priorité, d’améliorer le <em>« cadre existant »,</em> mais aussi d’ouvrir la porte à un changement de la législation française. A 76 %, les membres de la convention sont favorables à l’accès au suicide assisté et à l’euthanasie, <em>« selon certaines conditions et au terme d’un parcours balisé ».</em></p><p>La ministre déléguée aux professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo a créé un groupe de réflexion sur les <em>« mots de la fin de vie » </em>autour de l’académicien Erik Orsenna, qui rendra ses travaux en juin. L’idée étant notamment de trouver des synonymes d’« euthanasie ». En attendant,<em> </em>son cabinet rode une subtile distinction entre l’«<em>assistance au suicide » – </em>procédé dans lequel le médecin se contente de prescrire la substance létale – et le <em>« le suicide assisté » </em>qui renvoie au cas d’un malade qui souhaite se donner la mort, mais qui, n’en ayant pas les capacités physiques, demande à un tiers d’accomplir le geste terminal. Le <em>« suicide assisté »,</em> assimilable à un suicide par procuration, diffère de l’euthanasie car l’intention de donner la mort est celle du malade et non d’autrui.</p><p>Le chef de l’Etat a annoncé qu’il lancerait un plan décennal pour la prise en charge de la douleur et les soins palliatifs. Sur la légalisation de l’aide active à mourir, Emmanuel Macron a souhaité qu’un projet de loi soit bâti d’ici à la fin de l’été. Il demandera au gouvernement de conduire ce chantier législatif en lien avec des parlementaires désignés par le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale. Il pourrait s’agir alors de concevoir un <em>« modèle français de la fin de vie »,</em> selon l’expression de la convention citoyenne, qui s’efforce d’en définir les contours dans son rapport.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LA TURQUIE DANS LA PERSPECTIVE DES ÉLECTIONS</strong></p><p> </p><p>Arrivé au pouvoir, il y a vingt ans, sur les ruines d’un tremblement de terre meurtrier, le dirigeant turc, Recep Tayyip Erdogan<em> </em>remettra sa fonction en jeu lors des élections présidentielle et législatives du 14 mai dans des circonstances similaires. <a href="https://www.courrierinternational.com/article/geologie-istanbul-tarde-a-se-premunir-contre-le-seisme-qui-vient" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Le tremblement de terre de 1999, intervenu non loin d’Istanbul et qui avait fait 18 000 victimes</a>, avait mis en lumière l’incurie des services de l’État et discrédité les partis politiques alors au pouvoir et le système des coalitions parlementaires représentées au gouvernement. En 2002, ce séisme avait ouvert la route du pouvoir à Erdogan. Malgré les critiques identiques sur sa gestion des catastrophes de février qui ont tué quelque 50.000 personnes et malgré les difficultés d’organisation du scrutin dans les dix provinces affectées par les séismes le dirigeant turc en a<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2023/03/02/en-turquie-malgre-le-seisme-et-ses-consequences-erdogan-maintient-les-elections_6163863_3210.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> maintenu la date</a>,.</p><p>Entre 2013 et 2022, le PIB par tête a chuté de 12 600 dollars à 7 500 dollars, tandis que l’aggravation du déficit de la balance commerciale a atteint 110 milliards de dollars sur l’année. Si selon les chiffres officiels, l’inflation est évaluée à 84 % sur un an, l’Enag, un groupe d’économistes indépendants, l’évalue plutôt à 170 %. Malgré la crise économique, Erdogan a revalorisé salaires et pensions, augmentant le salaire minimum de 50 % et permettant des départs anticipés en retraite.</p><p>Membre de l’Otan, Ankara vend des drones à Kyiv et refuse de reconnaître les zones annexées par la Russie, tout en ménageant Moscou sur le plan diplomatique et en refusant de rejoindre le train des sanctions internationales. Cette <em>“politique d’équilibre”</em>revendiquée par Erdogan s’inscrit dans sa défiance de plus en plus ouverte vis-à-vis de l’Europe et des États-Unis, comme dans sa volonté, qu’il partage avec Moscou, de redessiner l’ordre international à son profit.</p><p>Alors qu’à l’approche des élections, les différents partis d’opposition multiplient les déclarations et les mises en scène hostiles aux réfugiés le gouvernement durcit sa politique à leur égard. Actuellement, environ 3,5 millions de réfugiés syriens sont installés en Turquie et empêchés de partir pour l’Europe. Or ils font face à un rejet croissant de la société turque et sont devenus un point central des manœuvres électorales. Soucieux d’apparaître auprès de son électorat comme capable de renvoyer les réfugiés à moyen terme, le président Erdogan s’est rapproché, il y a plusieurs mois, du régime de Damas et se dit même désormais favorable à une rencontre avec <a href="https://www.courrierinternational.com/sujet/bachar-el-assad" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Bachar El-Assad</a>.</p><p>Début mars, l’alliance de l’opposition a désigné Kemal Kiliçdaroglu pour affronter Erdogan à la présidentielle. Résolue à mettre en œuvre un « changement total », l’alliance des six partis d’opposition– dans un spectre allant de la gauche à la droite – veut, en cas de victoire le 14 mai, revenir à un système parlementaire, après le passage au système présidentiel dans lequel Erdogan concentre la totalité du pouvoir exécutif. Une enquête d’opinion de l’institut Aksoy le place à 55,6 % des voix, soit 11,2 points de plus qu’Erdogan en cas de duel au second tour.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 16 Apr 2023 08:27:28 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/30ceddb8-66f8-4e85-a8cb-5c37630735fd.mp3?_=1686592673" length="63631404" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°293 / 16 avril 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 PROJET DE LA CONVENTION CITOYENNE SUR LA FIN DE VIE
  
 Les 184 membres de la convention citoyenne sur la fin de vie ont publié le 2 avril un rapport comprenant 146 propositions. Adopté au terme d’un vote solennel à 92 %, le rapport se veut « un nuancier d’opinions » et ne prétend pas apporter une vision univoque. Voulue par Emmanuel Macron, la convention citoyenne devait répondre à une question posée par la Première ministre : « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »
 A l’issue de vingt-sept jours de travaux étalés sur quatre mois, au terme d’une soixantaine d’auditions d’experts, de représentants des cultes, de philosophes, de médecins et de soignants et après une succession de votes, les citoyens tirés au sort pour être représentatifs de la population française ont répondu à 97 % que le « cadre d’accompagnement » actuel devrait « évoluer ». D’abord, du fait de l’« inégalité d’accès à l’accompagnement de la fin de vie » en France. Vingt-six départements ne disposent pas d’unités de soins palliatifs. Ensuite, en raison de l’« absence de réponses satisfaisantes dans le cadre actuel pour certaines situations de fin de vie ». Ce double constat les a conduit à proposer, en priorité, d’améliorer le « cadre existant », mais aussi d’ouvrir la porte à un changement de la législation française. A 76 %, les membres de la convention sont favorables à l’accès au suicide assisté et à l’euthanasie, « selon certaines conditions et au terme d’un parcours balisé ».
 La ministre déléguée aux professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo a créé un groupe de réflexion sur les « mots de la fin de vie » autour de l’académicien Erik Orsenna, qui rendra ses travaux en juin. L’idée étant notamment de trouver des synonymes d’« euthanasie ». En attendant, son cabinet rode une subtile distinction entre l’«assistance au suicide » – procédé dans lequel le médecin se contente de prescrire la substance létale – et le « le suicide assisté » qui renvoie au cas d’un malade qui souhaite se donner la mort, mais qui, n’en ayant pas les capacités physiques, demande à un tiers d’accomplir le geste terminal. Le « suicide assisté », assimilable à un suicide par procuration, diffère de l’euthanasie car l’intention de donner la mort est celle du malade et non d’autrui.
 Le chef de l’Etat a annoncé qu’il lancerait un plan décennal pour la prise en charge de la douleur et les soins palliatifs. Sur la légalisation de l’aide active à mourir, Emmanuel Macron a souhaité qu’un projet de loi soit bâti d’ici à la fin de l’été. Il demandera au gouvernement de conduire ce chantier législatif en lien avec des parlementaires désignés par le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale. Il pourrait s’agir alors de concevoir un « modèle français de la fin de vie », selon l’expression de la convention citoyenne, qui s’efforce d’en définir les contours dans son rapport.
 
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 LA TURQUIE DANS LA PERSPECTIVE DES ÉLECTIONS
  
 Arrivé au pouvoir, il y a vingt ans, sur les ruines d’un tremblement de terre meurtrier, le dirigeant turc, Recep Tayyip Erdogan remettra sa fonction en jeu lors des élections présidentielle et législatives du 14 mai dans des circonstances similaires. Le tremblement de terre de 1999, intervenu non loin d’Istanbul et qui avait fait 18 000 victimes, avait mis en lumière l’incurie des services de l’État et discrédité les partis politiques alors au pouvoir et le système des coalitions parlementaires représentées au gouvernement. En 2002, ce séisme avait ouvert la route du pouvoir à Erdogan. Malgré les critiques identiques sur sa gestion des catastrophes de février qui ont tué quelque 50.000 personnes et malgré les difficultés d’organisation du scrutin dans les dix provinces affectées par les séismes le dirigeant turc en a maintenu la date,.
 Entre 2013 et 2022, le PIB par tête a chuté de 12 600 dollars à 7 500 dollars, tandis que l’aggravation du déficit de la balance commerciale a atteint 110 milliards de dollars sur l’année. Si selon les chiffres officiels, l’inflation est évaluée à 84 % sur un an, l’Enag, un groupe d’économistes indépendants, l’évalue plutôt à 170 %. Malgré la crise économique, Erdogan a revalorisé salaires et pensions, augmentant le salaire minimum de 50 % et permettant des départs anticipés en retraite.
 Membre de l’Otan, Ankara vend des drones à Kyiv et refuse de reconnaître les zones annexées par la Russie, tout en ménageant Moscou sur le plan diplomatique et en refusant de rejoindre le train des sanctions internationales. Cette “politique d’équilibre”revendiquée par Erdogan s’inscrit dans sa défiance de plus en plus ouverte vis-à-vis de l’Europe et des États-Unis, comme dans sa volonté, qu’il partage avec Moscou, de redessiner l’ordre international à son profit.
 Alors qu’à l’approche des élections, les différents partis d’opposition multiplient les déclarations et les mises en scène hostiles aux réfugiés le gouvernement durcit sa politique à leur égard. Actuellement, environ 3,5 millions de réfugiés syriens sont installés en Turquie et empêchés de partir pour l’Europe. Or ils font face à un rejet croissant de la société turque et sont devenus un point central des manœuvres électorales. Soucieux d’apparaître auprès de son électorat comme capable de renvoyer les réfugiés à moyen terme, le président Erdogan s’est rapproché, il y a plusieurs mois, du régime de Damas et se dit même désormais favorable à une rencontre avec Bachar El-Assad.
 Début mars, l’alliance de l’opposition a désigné Kemal Kiliçdaroglu pour affronter Erdogan à la présidentielle. Résolue à mettre en œuvre un « changement total », l’alliance des six partis d’opposition– dans un spectre allant de la gauche à la droite – veut, en cas de victoire le 14 mai, revenir à un système parlementaire, après le passage au système présidentiel dans lequel Erdogan concentre la totalité du pouvoir exécutif. Une enquête d’opinion de l’institut Aksoy le place à 55,6 % des voix, soit 11,2 points de plus qu’Erdogan en cas de duel au second tour.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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        N°293 / 16 avril 2023.
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 PROJET DE LA CONVENTION CITOYENNE SUR LA FIN DE VIE
  
 Les 184 membres de la convention citoyenne sur la fin de vie ont publié le 2 avril un rapport comprenant 146 propositions. Adopté au terme d’un vote solennel à 92 %, le rapport se veut « un nuancier d’opinions » et ne prétend pas apporter une vision univoque. Voulue par Emmanuel Macron, la convention citoyenne devait répondre à une question posée par la Première ministre : « Le cadre d’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »
 A l’issue de vingt-sept jours de travaux étalés sur quatre mois, au terme d’une soixantaine d’auditions d’experts, de représentants des cultes, de philosophes, de médecins et de soignants et après une succession de votes, les citoyens tirés au sort pour être représentatifs de la population française ont répondu à 97 % que le « cadre d’accompagnement » actuel devrait « évoluer ». D’abord, du fait de l’« inégalité d’accès à l’accompagnement de la fin de vie » en France. Vingt-six départements ne disposent pas d’unités de soins palliatifs. Ensuite, en raison de l’« absence de réponses satisfaisantes dans le cadre actuel pour certaines situations de fin de vie ». Ce double constat les a conduit à proposer, en priorité, d’améliorer le « cadre existant », mais aussi d’ouvrir la porte à un changement de la législation française. A 76 %, les membres de la convention sont favorables à l’accès au suicide assisté et à l’euthanasie, « selon certaines conditions et au terme d’un parcours balisé ».
 La ministre déléguée aux professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo a créé un groupe de réflexion sur les « mots de la fin de vie » autour de l’académicien Erik Orsenna, qui rendra ses travaux en juin. L’idée étant notamment de trouver des synonymes d’« euthanasie ». En attendant, son cabinet rode une subtile distinction entre l’«assistance au suicide » – procédé dans lequel le médecin se contente de prescrire la substance létale – et le « le suicide assisté » qui renvoie au cas d’un malade qui souhaite se donner la mort, mais qui, n’en ayant pas les capacités physiques, demande à un tiers d’accomplir le geste terminal. Le « suicide assisté », assimilable à un suicide par procuration, diffère de l’euthanasie car l’intention de donner la mort est celle du malade et non d’autrui.
 Le chef de l’Etat a annoncé qu’il lancerait un plan décennal pour la prise en charge de la douleur et les soins palliatifs. Sur la légalisation de l’aide active à mourir, Emmanuel Macron a souhaité qu’un projet de loi soit bâti d’ici à la fin de l’été. Il demandera au gouvernement de conduire ce chantier législatif en lien avec des parlementaires désignés par le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale. Il pourrait s’agir alors de concevoir un « modèle français de la fin de vie », selon l’expression de la convention citoyenne, qui s’efforce d’en définir les contours dans son rapport.
 
 ***
 
 LA TURQUIE DANS LA PERSPECTIVE DES ÉLECTIONS
  
 Arrivé au pouvoir, il y a vingt ans, sur les ruines d’un tremblement de terre meurtrier, le dirigeant turc, Recep Tayyip Erdogan remettra sa fonction en jeu lors des élections présidentielle et législatives du 14 mai dans des circonstances similaires. Le tremblement de terre de 1999, intervenu non loin d’Istanbul et qui avait fait 18 000 victimes, avait mis en lumière l’incurie des services de l’État et discrédité les partis politiques alors au pouvoir et le système des coalitions parlementaires représentées au gouvernement. En 2002, ce séisme avait ouvert la route du pouvoir à Erdogan. Malgré les critiques identiques sur sa gestion des catastrophes de février qui ont tué quelque 50.000 personnes et malgré les difficultés d’organisation du scrutin dans les dix provinces affectées par les séismes le dirigeant turc en a maintenu la date,.
 Entre 2013 et 2022, le PIB par tête a chuté de 12 600 dollars à 7 500 dollars, tandis que l’aggravation du déficit de la balance commerciale a atteint 110 milliards de dollars sur l’année. Si selon les chiffres officiels, l’inflation est évaluée à 84 % sur un an, l’Enag, un groupe d’économistes indépendants, l’évalue plutôt à 170 %. Malgré la crise économique, Erdogan a revalorisé salaires et pensions, augmentant le salaire minimum de 50 % et permettant des départs anticipés en retraite.
 Membre de l’Otan, Ankara vend des drones à Kyiv et refuse de reconnaître les zones annexées par la Russie, tout en ménageant Moscou sur le plan diplomatique et en refusant de rejoindre le train des sanctions internationales. Cette “politique d’équilibre”revendiquée par Erdogan s’inscrit dans sa défiance de plus en plus ouverte vis-à-vis de l’Europe et des États-Unis, comme dans sa volonté, qu’il partage avec Moscou, de redessiner l’ordre international à son profit.
 Alors qu’à l’approche des élections, les différents partis d’opposition multiplient les déclarations et les mises en scène hostiles aux réfugiés le gouvernement durcit sa politique à leur égard. Actuellement, environ 3,5 millions de réfugiés syriens sont installés en Turquie et empêchés de partir pour l’Europe. Or ils font face à un rejet croissant de la société turque et sont devenus un point central des manœuvres électorales. Soucieux d’apparaître auprès de son électorat comme capable de renvoyer les réfugiés à moyen terme, le président Erdogan s’est rapproché, il y a plusieurs mois, du régime de Damas et se dit même désormais favorable à une rencontre avec Bachar El-Assad.
 Début mars, l’alliance de l’opposition a désigné Kemal Kiliçdaroglu pour affronter Erdogan à la présidentielle. Résolue à mettre en œuvre un « changement total », l’alliance des six partis d’opposition– dans un spectre allant de la gauche à la droite – veut, en cas de victoire le 14 mai, revenir à un système parlementaire, après le passage au système présidentiel dans lequel Erdogan concentre la totalité du pouvoir exécutif. Une enquête d’opinion de l’institut Aksoy le place à 55,6 % des voix, soit 11,2 points de plus qu’Erdogan en cas de duel au second tour.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        N°293 / 16 avril 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - ...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:06:16</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/vxfJUCT]]></podcast:txt><itunes:episode>321</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Emmanuel Macron,Turquie,Erdogan,Convention citoyenne,Nicolas Baverez,Assemblée Nationale,Jean-Louis Bourlanges,Lionel Zinsou,Béatrice Giblin,Fin de vie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Hervé Pierre, comédien (1/4)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/UzepzhbrIVrfPpiwpDWx-n4w5ywOoBghDYyrnDSOmLs</guid><description><![CDATA[<p>Bada # 183 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (89) / 12 avril 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Bada # 183 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (89) / 12 avril 2023.</p>
<p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p>
<p>Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022.</p>
<p>Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.</p>
<p>Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.</p>
<p><br></p><p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 12 Apr 2023 09:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/84ecc96c-0925-4dce-bb03-d6dab3b0c95b.mp3?_=1686592673" length="21213562" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>Bada # 183 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (89) / 12 avril 2023.
 
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Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 

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Hervé Pierre est un comédien et metteur en scène, ex-sociétaire de la Comédie Française qu’il a quitté à l’été 2022.
 
Dans ces badas il revient sur sa longue et riche carrière dans laquelle il a fréquenté de nombreux artistes comme Jean-Louis Hourdin, Jean-Luc Lagarce ou Eric Ruf. Il parle de sa passion pour le théâtre dans lequel il a toujours baigné, mais aussi de son apprentissage à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg. Un parcours marqué par des convictions et un constant amour du jeu.
 

 Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[Bada # 183 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (89) / 12 avril 2023.
 
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Une conversation entre Hervé Pierre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 2 décembre 2022...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>22:05</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/rvxcjwK]]></podcast:txt><itunes:episode>301</itunes:episode><itunes:keywords>Théâtre,Hervé Pierre,actualité,Actualité internationale,Philippe Meyer,CULTURE,Comédie-Française</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Thématique : l’Inde, avec Christophe Jaffrelot]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/7u7CKmCufFoGLv6uSV2oaAPXAGYVPzGI9nPUcNYDS_c</guid><description><![CDATA[
        <p>N° 292 / 9 avril 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 janvier 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Christophe Jaffrelot, politologue et directeur de recherches au CNRS.</li><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p><br></p><p>L’INDE, AVEC CHRISTOPHE JAFFRELOT</p><p><br></p><p>Christophe Jaffrelot, vous êtes politologue, directeur de recherche au CNRS. Diplômé de Science Po et de l’INALCO, vous parlez hindi et vous êtes spécialiste du sous-continent indien auquel vous avez consacré plusieurs ouvrages, dont L’Inde de Modi, entre National-populisme et démocratie ethnique (ed. Fayard, 2019).</p><p>Les élections d’avril 2022 ont confirmé la mainmise du BJP sur de nombreux États. Le parti du Premier Ministre Narendra Modi, au pouvoir depuis 8 ans, s’est notamment imposé dans l’Uttar Pradesh, État stratégique et symbolique, dont la démographie dépasse les 220 millions d’habitants. Le Parti du Congrès des Nehru-Gandhi est en crise et aucune autre force politique émergente ne parvient à s’imposer comme une véritable opposition. Le BJP apparaît donc de nouveau en position de force pour les élections législatives de 2024 malgré un bilan marqué par un recul face à la mobilisation historique de la paysannerie indienne et à une gestion critiquée de la pandémie. L’OMS estime à 4,7 millions le nombre d’Indiens morts du Covid alors que les confinements brutaux ont révélé la situation précaire des travailleurs saisonniers du secteur informel. Aujourd’hui cependant, l’Inde impressionne par la vigueur de son rebond économique, plutôt inédit dans un monde en proie aux difficultés économiques.</p><p>Les indicateurs de la cinquième économie mondiale sont au vert et la banque JP Morgan voit dans le pays « le marché de croissance le plus dynamique d'Asie pour la décennie à venir ». Le gouvernement indien cherche à soutenir et moderniser l’industrie, notamment dans les secteurs stratégiques à haute valeur technologique comme les semi-conducteurs. Apple a ainsi choisi de produire une large partie de ses IPhones 14 en Inde, délaissant une Chine toujours aux prises avec le virus. L’Inde va d’ailleurs dépasser courant 2023, son voisin chinois pour devenir le pays le plus peuplé au monde. Il s’agit d’un immense défi de développement pour une société qui semble sur le point d’accomplir sa transition démographique mais dont les inégalités se creusent toujours. D’après une étude d’Oxfam, en 2021, 84% des ménages indiens avaient subi une perte de revenus alors que le nombre de milliardaires était passé de 102 à 142.</p><p>Les discriminations ethniques demeurent très vives en Inde. La politique ethno-nationaliste et autoritariste menée par les gouvernements Modi depuis 2014, mets en avant « l’hindouité » de l’Inde, en dépit de la laïcité inscrite dans la Constitution. Fin 2019, une loi facilitant l’accès à la citoyenneté des réfugiés hindous avait levé une vague de protestation dans le pays. Celle-ci fut matée par une répression qui coûta la vie à 27 personnes. La minorité musulmane, qui compte pour près de 20% de la population est particulièrement prise pour cible. Les discriminations liées au genre ou à la caste sont aussi un grand enjeu, notamment dans les villages. Entre 2018 et 2020, le Parlement indien a recensé 139.000 crimes perpétrés envers les Dalits, une des castes inférieures dans la hiérarchie hindoue, soit un toutes les 18 minutes.</p><p>Pour sa présidence du G20 en 2023, l’Inde demeure fidèle à sa doctrine d’équidistance et compte se faire le porte-voix du Sud global. Malgré́ la polarisation généralisée provoquée par la guerre en Ukraine, New Delhi maintient pour l’instant son partenariat stratégique avec la Russie, tout en dénonçant à demi-mot l’invasion, comme le fît Narendra Modi lors du sommet de Samarcande en septembre dernier. Les Américains ne cessent pourtant de draguer « la plus grande démocratie du monde », pour en faire une pièce centrale de leur présence dans l’Indo-Pacifique. Les Indiens parviennent-ils donc à garder la distance nécessaire avec Washington pour rester crédibles aux yeux du Sud ? Quelle relation peuvent-ils également envisager avec leur rival chinois qui est désormais leur premier partenaire commercial ?</p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N° 292 / 9 avril 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 janvier 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Christophe Jaffrelot, politologue et directeur de recherches au CNRS.</li><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p><br></p><p>L’INDE, AVEC CHRISTOPHE JAFFRELOT</p><p><br></p><p>Christophe Jaffrelot, vous êtes politologue, directeur de recherche au CNRS. Diplômé de Science Po et de l’INALCO, vous parlez hindi et vous êtes spécialiste du sous-continent indien auquel vous avez consacré plusieurs ouvrages, dont L’Inde de Modi, entre National-populisme et démocratie ethnique (ed. Fayard, 2019).</p><p>Les élections d’avril 2022 ont confirmé la mainmise du BJP sur de nombreux États. Le parti du Premier Ministre Narendra Modi, au pouvoir depuis 8 ans, s’est notamment imposé dans l’Uttar Pradesh, État stratégique et symbolique, dont la démographie dépasse les 220 millions d’habitants. Le Parti du Congrès des Nehru-Gandhi est en crise et aucune autre force politique émergente ne parvient à s’imposer comme une véritable opposition. Le BJP apparaît donc de nouveau en position de force pour les élections législatives de 2024 malgré un bilan marqué par un recul face à la mobilisation historique de la paysannerie indienne et à une gestion critiquée de la pandémie. L’OMS estime à 4,7 millions le nombre d’Indiens morts du Covid alors que les confinements brutaux ont révélé la situation précaire des travailleurs saisonniers du secteur informel. Aujourd’hui cependant, l’Inde impressionne par la vigueur de son rebond économique, plutôt inédit dans un monde en proie aux difficultés économiques.</p><p>Les indicateurs de la cinquième économie mondiale sont au vert et la banque JP Morgan voit dans le pays « le marché de croissance le plus dynamique d'Asie pour la décennie à venir ». Le gouvernement indien cherche à soutenir et moderniser l’industrie, notamment dans les secteurs stratégiques à haute valeur technologique comme les semi-conducteurs. Apple a ainsi choisi de produire une large partie de ses IPhones 14 en Inde, délaissant une Chine toujours aux prises avec le virus. L’Inde va d’ailleurs dépasser courant 2023, son voisin chinois pour devenir le pays le plus peuplé au monde. Il s’agit d’un immense défi de développement pour une société qui semble sur le point d’accomplir sa transition démographique mais dont les inégalités se creusent toujours. D’après une étude d’Oxfam, en 2021, 84% des ménages indiens avaient subi une perte de revenus alors que le nombre de milliardaires était passé de 102 à 142.</p><p>Les discriminations ethniques demeurent très vives en Inde. La politique ethno-nationaliste et autoritariste menée par les gouvernements Modi depuis 2014, mets en avant « l’hindouité » de l’Inde, en dépit de la laïcité inscrite dans la Constitution. Fin 2019, une loi facilitant l’accès à la citoyenneté des réfugiés hindous avait levé une vague de protestation dans le pays. Celle-ci fut matée par une répression qui coûta la vie à 27 personnes. La minorité musulmane, qui compte pour près de 20% de la population est particulièrement prise pour cible. Les discriminations liées au genre ou à la caste sont aussi un grand enjeu, notamment dans les villages. Entre 2018 et 2020, le Parlement indien a recensé 139.000 crimes perpétrés envers les Dalits, une des castes inférieures dans la hiérarchie hindoue, soit un toutes les 18 minutes.</p><p>Pour sa présidence du G20 en 2023, l’Inde demeure fidèle à sa doctrine d’équidistance et compte se faire le porte-voix du Sud global. Malgré́ la polarisation généralisée provoquée par la guerre en Ukraine, New Delhi maintient pour l’instant son partenariat stratégique avec la Russie, tout en dénonçant à demi-mot l’invasion, comme le fît Narendra Modi lors du sommet de Samarcande en septembre dernier. Les Américains ne cessent pourtant de draguer « la plus grande démocratie du monde », pour en faire une pièce centrale de leur présence dans l’Indo-Pacifique. Les Indiens parviennent-ils donc à garder la distance nécessaire avec Washington pour rester crédibles aux yeux du Sud ? Quelle relation peuvent-ils également envisager avec leur rival chinois qui est désormais leur premier partenaire commercial ?</p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 09 Apr 2023 07:58:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/7bce0dee-45ca-46c9-9cdb-985974b2f27f.mp3?_=1686592673" length="58177454" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N° 292 / 9 avril 2023
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 janvier 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Christophe Jaffrelot, politologue et directeur de recherches au CNRS.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 L’INDE, AVEC CHRISTOPHE JAFFRELOT
 
 Christophe Jaffrelot, vous êtes politologue, directeur de recherche au CNRS. Diplômé de Science Po et de l’INALCO, vous parlez hindi et vous êtes spécialiste du sous-continent indien auquel vous avez consacré plusieurs ouvrages, dont L’Inde de Modi, entre National-populisme et démocratie ethnique (ed. Fayard, 2019).
 Les élections d’avril 2022 ont confirmé la mainmise du BJP sur de nombreux États. Le parti du Premier Ministre Narendra Modi, au pouvoir depuis 8 ans, s’est notamment imposé dans l’Uttar Pradesh, État stratégique et symbolique, dont la démographie dépasse les 220 millions d’habitants. Le Parti du Congrès des Nehru-Gandhi est en crise et aucune autre force politique émergente ne parvient à s’imposer comme une véritable opposition. Le BJP apparaît donc de nouveau en position de force pour les élections législatives de 2024 malgré un bilan marqué par un recul face à la mobilisation historique de la paysannerie indienne et à une gestion critiquée de la pandémie. L’OMS estime à 4,7 millions le nombre d’Indiens morts du Covid alors que les confinements brutaux ont révélé la situation précaire des travailleurs saisonniers du secteur informel. Aujourd’hui cependant, l’Inde impressionne par la vigueur de son rebond économique, plutôt inédit dans un monde en proie aux difficultés économiques.
 Les indicateurs de la cinquième économie mondiale sont au vert et la banque JP Morgan voit dans le pays « le marché de croissance le plus dynamique d'Asie pour la décennie à venir ». Le gouvernement indien cherche à soutenir et moderniser l’industrie, notamment dans les secteurs stratégiques à haute valeur technologique comme les semi-conducteurs. Apple a ainsi choisi de produire une large partie de ses IPhones 14 en Inde, délaissant une Chine toujours aux prises avec le virus. L’Inde va d’ailleurs dépasser courant 2023, son voisin chinois pour devenir le pays le plus peuplé au monde. Il s’agit d’un immense défi de développement pour une société qui semble sur le point d’accomplir sa transition démographique mais dont les inégalités se creusent toujours. D’après une étude d’Oxfam, en 2021, 84% des ménages indiens avaient subi une perte de revenus alors que le nombre de milliardaires était passé de 102 à 142.
 Les discriminations ethniques demeurent très vives en Inde. La politique ethno-nationaliste et autoritariste menée par les gouvernements Modi depuis 2014, mets en avant « l’hindouité » de l’Inde, en dépit de la laïcité inscrite dans la Constitution. Fin 2019, une loi facilitant l’accès à la citoyenneté des réfugiés hindous avait levé une vague de protestation dans le pays. Celle-ci fut matée par une répression qui coûta la vie à 27 personnes. La minorité musulmane, qui compte pour près de 20% de la population est particulièrement prise pour cible. Les discriminations liées au genre ou à la caste sont aussi un grand enjeu, notamment dans les villages. Entre 2018 et 2020, le Parlement indien a recensé 139.000 crimes perpétrés envers les Dalits, une des castes inférieures dans la hiérarchie hindoue, soit un toutes les 18 minutes.
 Pour sa présidence du G20 en 2023, l’Inde demeure fidèle à sa doctrine d’équidistance et compte se faire le porte-voix du Sud global. Malgré́ la polarisation généralisée provoquée par la guerre en Ukraine, New Delhi maintient pour l’instant son partenariat stratégique avec la Russie, tout en dénonçant à demi-mot l’invasion, comme le fît Narendra Modi lors du sommet de Samarcande en septembre dernier. Les Américains ne cessent pourtant de draguer « la plus grande démocratie du monde », pour en faire une pièce centrale de leur présence dans l’Indo-Pacifique. Les Indiens parviennent-ils donc à garder la distance nécessaire avec Washington pour rester crédibles aux yeux du Sud ? Quelle relation peuvent-ils également envisager avec leur rival chinois qui est désormais leur premier partenaire commercial ?
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </itunes:summary><googleplay:description>
        N° 292 / 9 avril 2023
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 janvier 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Christophe Jaffrelot, politologue et directeur de recherches au CNRS.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 L’INDE, AVEC CHRISTOPHE JAFFRELOT
 
 Christophe Jaffrelot, vous êtes politologue, directeur de recherche au CNRS. Diplômé de Science Po et de l’INALCO, vous parlez hindi et vous êtes spécialiste du sous-continent indien auquel vous avez consacré plusieurs ouvrages, dont L’Inde de Modi, entre National-populisme et démocratie ethnique (ed. Fayard, 2019).
 Les élections d’avril 2022 ont confirmé la mainmise du BJP sur de nombreux États. Le parti du Premier Ministre Narendra Modi, au pouvoir depuis 8 ans, s’est notamment imposé dans l’Uttar Pradesh, État stratégique et symbolique, dont la démographie dépasse les 220 millions d’habitants. Le Parti du Congrès des Nehru-Gandhi est en crise et aucune autre force politique émergente ne parvient à s’imposer comme une véritable opposition. Le BJP apparaît donc de nouveau en position de force pour les élections législatives de 2024 malgré un bilan marqué par un recul face à la mobilisation historique de la paysannerie indienne et à une gestion critiquée de la pandémie. L’OMS estime à 4,7 millions le nombre d’Indiens morts du Covid alors que les confinements brutaux ont révélé la situation précaire des travailleurs saisonniers du secteur informel. Aujourd’hui cependant, l’Inde impressionne par la vigueur de son rebond économique, plutôt inédit dans un monde en proie aux difficultés économiques.
 Les indicateurs de la cinquième économie mondiale sont au vert et la banque JP Morgan voit dans le pays « le marché de croissance le plus dynamique d'Asie pour la décennie à venir ». Le gouvernement indien cherche à soutenir et moderniser l’industrie, notamment dans les secteurs stratégiques à haute valeur technologique comme les semi-conducteurs. Apple a ainsi choisi de produire une large partie de ses IPhones 14 en Inde, délaissant une Chine toujours aux prises avec le virus. L’Inde va d’ailleurs dépasser courant 2023, son voisin chinois pour devenir le pays le plus peuplé au monde. Il s’agit d’un immense défi de développement pour une société qui semble sur le point d’accomplir sa transition démographique mais dont les inégalités se creusent toujours. D’après une étude d’Oxfam, en 2021, 84% des ménages indiens avaient subi une perte de revenus alors que le nombre de milliardaires était passé de 102 à 142.
 Les discriminations ethniques demeurent très vives en Inde. La politique ethno-nationaliste et autoritariste menée par les gouvernements Modi depuis 2014, mets en avant « l’hindouité » de l’Inde, en dépit de la laïcité inscrite dans la Constitution. Fin 2019, une loi facilitant l’accès à la citoyenneté des réfugiés hindous avait levé une vague de protestation dans le pays. Celle-ci fut matée par une répression qui coûta la vie à 27 personnes. La minorité musulmane, qui compte pour près de 20% de la population est particulièrement prise pour cible. Les discriminations liées au genre ou à la caste sont aussi un grand enjeu, notamment dans les villages. Entre 2018 et 2020, le Parlement indien a recensé 139.000 crimes perpétrés envers les Dalits, une des castes inférieures dans la hiérarchie hindoue, soit un toutes les 18 minutes.
 Pour sa présidence du G20 en 2023, l’Inde demeure fidèle à sa doctrine d’équidistance et compte se faire le porte-voix du Sud global. Malgré́ la polarisation généralisée provoquée par la guerre en Ukraine, New Delhi maintient pour l’instant son partenariat stratégique avec la Russie, tout en dénonçant à demi-mot l’invasion, comme le fît Narendra Modi lors du sommet de Samarcande en septembre dernier. Les Américains ne cessent pourtant de draguer « la plus grande démocratie du monde », pour en faire une pièce centrale de leur présence dans l’Indo-Pacifique. Les Indiens parviennent-ils donc à garder la distance nécessaire avec Washington pour rester crédibles aux yeux du Sud ? Quelle relation peuvent-ils également envisager avec leur rival chinois qui est désormais leur premier partenaire commercial ?
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        N° 292 / 9 avril 2023
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 20 janvier 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Christoph...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:00:36</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/kSEcCRk]]></podcast:txt><itunes:episode>309</itunes:episode><itunes:keywords>Béatrice Giblin,Inde,actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Christope Jaffrelot,Narendra Modi,Nicolas Baverez,Nicole Gnesotto</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public (l’Iran)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/W8z9nWvUR44jM31notSwanhFtUnIp0IYUoHXG1mHvyo</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 183 / 5 avril 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 183 / 5 avril 2023.</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 05 Apr 2023 08:52:53 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/5e5f8116-4c1f-4640-91cf-c6483c115adb.mp3?_=1686592673" length="35017500" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 183 / 5 avril 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 
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        Bada # 183 / 5 avril 2023.
 
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 Avec cette semaine :
 - Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 
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        Bada # 183 / 5 avril 2023.
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
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        <p>N°291 / 2 avril 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>THÉMATIQUE : L’IRAN, AVEC FAHRAD KHOSROKHAVAR</strong></p><p><br></p><p>Farhad Khosrokhavar, vous êtes Directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) où vous présidez la chaire de sociologie de l’Iran contemporain. Vos recherches portent notamment sur les problèmes sociaux et anthropologiques de l’islam en France ainsi que sur la philosophie des sciences sociales.</p><p>Vous avez récemment publié, aux éditions Fauves, un essai intitulé « Iran. La jeunesse démocratique contre l’Etat prédateur ». Dans cet ouvrage, vous analysez le mouvement de contestation qui secoue le régime en place depuis la mort, le 16 septembre 2022, de Mahsa Amini, 22 ans, après une garde à vue à Téhéran pour un voile mal ajusté. A ce jour, la répression des manifestants a causé la mort d’au moins 500 civils et quelque 20.000 personnes ont été placées en détention.</p><p>Les étudiantes et les jeunes actives sont particulièrement mobilisées dans les manifestations et contestent notamment les normes vestimentaires du régime. Ce mouvement traduit l’émergence d’une nouvelle subjectivité féminine en Iran, sensible aux thèses féministes portées par l’Occident et marquée par une exigence nouvelle d’appropriation de son corps, dans le cadre de la diffusion de réseaux sociaux comme Snapchat ou Instagram.</p><p>Face à ces jeunes femmes, un régime théocratique qui ressemble de plus en plus, selon vos analyses, à un « totalitarisme mou » faisant un usage massif et généralisé de la violence et de la répression. Malgré la propagande du régime, les revendications des manifestants sont largement soutenues par la population et, selon un récent sondage de l’institut Gamaan, 72% des Iraniens sont aujourd’hui opposés au port obligatoire du voile. C’est l’échec de l’Etat théocratique à enrayer le mouvement de sécularisation de la société iranienne, sous l’influence croisée d’Internet, des évolutions du modèle familial, de la diaspora iranienne et de l’extension de l’Université.</p><p>Dans le sillage de cette « révolte du voile » l’affaire des intoxications dans les écoles de filles, débutée fin novembre entrainant nausée, maux de tête, engourdissements, difficultés respiratoires et palpitations a affecté, selon les autorités, « plus de 5.000 élèves » dans « quelque 230 établissements scolaires ». Ces tensions se déroulent dans un pays qui connaît une inflation atteignant 40 %, voire 60 % à 70 % pour des produits de première nécessité, tandis que l'effondrement de la devise nationale est hors contrôle.</p><p>Autre source de préoccupation : le nucléaire. En janvier, à la suite de la collecte d'échantillons dans l'usine souterraine de Fordo en Iran, l'Agence internationale de l'énergie atomique a détecté des particules d'uranium enrichi à 83,7%, soit juste en deçà des 90% nécessaires pour produire une bombe atomique, sans pouvoir dire à ce stade si ce seuil a été atteint accidentellement ou volontairement. Depuis que Donald Trump s’est retiré en 2018 de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, l’Iran s’affranchit de ses obligations sur le nucléaire militaire. Tandis que la guerre en Ukraine a permis à l'Iran de se rapprocher de la Russie, à laquelle il livre des drones et autres armes par la mer Caspienne, en contrepartie, Moscou ne s'oppose plus à la vente de chasseurs Su-35 pour moderniser l'aviation iranienne. L'Iran vient en outre de procéder à de nouvelles manœuvres navales conjointes avec la Chine et la Russie dans l'océan Indien. Sous l'égide de la Chine, Téhéran a annoncé le 10 mars vouloir rétablir ses relations diplomatiques avec Ryad, rompues depuis 2016. L’Iran et l’Arabie saoudite promettent de ne pas s'immiscer dans leurs affaires intérieures ni de financer de guerre par procuration contre l'autre.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°291 / 2 avril 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>THÉMATIQUE : L’IRAN, AVEC FAHRAD KHOSROKHAVAR</strong></p><p><br></p><p>Farhad Khosrokhavar, vous êtes Directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) où vous présidez la chaire de sociologie de l’Iran contemporain. Vos recherches portent notamment sur les problèmes sociaux et anthropologiques de l’islam en France ainsi que sur la philosophie des sciences sociales.</p><p>Vous avez récemment publié, aux éditions Fauves, un essai intitulé « Iran. La jeunesse démocratique contre l’Etat prédateur ». Dans cet ouvrage, vous analysez le mouvement de contestation qui secoue le régime en place depuis la mort, le 16 septembre 2022, de Mahsa Amini, 22 ans, après une garde à vue à Téhéran pour un voile mal ajusté. A ce jour, la répression des manifestants a causé la mort d’au moins 500 civils et quelque 20.000 personnes ont été placées en détention.</p><p>Les étudiantes et les jeunes actives sont particulièrement mobilisées dans les manifestations et contestent notamment les normes vestimentaires du régime. Ce mouvement traduit l’émergence d’une nouvelle subjectivité féminine en Iran, sensible aux thèses féministes portées par l’Occident et marquée par une exigence nouvelle d’appropriation de son corps, dans le cadre de la diffusion de réseaux sociaux comme Snapchat ou Instagram.</p><p>Face à ces jeunes femmes, un régime théocratique qui ressemble de plus en plus, selon vos analyses, à un « totalitarisme mou » faisant un usage massif et généralisé de la violence et de la répression. Malgré la propagande du régime, les revendications des manifestants sont largement soutenues par la population et, selon un récent sondage de l’institut Gamaan, 72% des Iraniens sont aujourd’hui opposés au port obligatoire du voile. C’est l’échec de l’Etat théocratique à enrayer le mouvement de sécularisation de la société iranienne, sous l’influence croisée d’Internet, des évolutions du modèle familial, de la diaspora iranienne et de l’extension de l’Université.</p><p>Dans le sillage de cette « révolte du voile » l’affaire des intoxications dans les écoles de filles, débutée fin novembre entrainant nausée, maux de tête, engourdissements, difficultés respiratoires et palpitations a affecté, selon les autorités, « plus de 5.000 élèves » dans « quelque 230 établissements scolaires ». Ces tensions se déroulent dans un pays qui connaît une inflation atteignant 40 %, voire 60 % à 70 % pour des produits de première nécessité, tandis que l'effondrement de la devise nationale est hors contrôle.</p><p>Autre source de préoccupation : le nucléaire. En janvier, à la suite de la collecte d'échantillons dans l'usine souterraine de Fordo en Iran, l'Agence internationale de l'énergie atomique a détecté des particules d'uranium enrichi à 83,7%, soit juste en deçà des 90% nécessaires pour produire une bombe atomique, sans pouvoir dire à ce stade si ce seuil a été atteint accidentellement ou volontairement. Depuis que Donald Trump s’est retiré en 2018 de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, l’Iran s’affranchit de ses obligations sur le nucléaire militaire. Tandis que la guerre en Ukraine a permis à l'Iran de se rapprocher de la Russie, à laquelle il livre des drones et autres armes par la mer Caspienne, en contrepartie, Moscou ne s'oppose plus à la vente de chasseurs Su-35 pour moderniser l'aviation iranienne. L'Iran vient en outre de procéder à de nouvelles manœuvres navales conjointes avec la Chine et la Russie dans l'océan Indien. Sous l'égide de la Chine, Téhéran a annoncé le 10 mars vouloir rétablir ses relations diplomatiques avec Ryad, rompues depuis 2016. L’Iran et l’Arabie saoudite promettent de ne pas s'immiscer dans leurs affaires intérieures ni de financer de guerre par procuration contre l'autre.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 02 Apr 2023 13:31:19 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/3e332fa2-c965-454d-b090-82315794ce1c.mp3?_=1686592673" length="54037151" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°291 / 2 avril 2023
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 THÉMATIQUE : L’IRAN, AVEC FAHRAD KHOSROKHAVAR
 
 Farhad Khosrokhavar, vous êtes Directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) où vous présidez la chaire de sociologie de l’Iran contemporain. Vos recherches portent notamment sur les problèmes sociaux et anthropologiques de l’islam en France ainsi que sur la philosophie des sciences sociales.
 Vous avez récemment publié, aux éditions Fauves, un essai intitulé « Iran. La jeunesse démocratique contre l’Etat prédateur ». Dans cet ouvrage, vous analysez le mouvement de contestation qui secoue le régime en place depuis la mort, le 16 septembre 2022, de Mahsa Amini, 22 ans, après une garde à vue à Téhéran pour un voile mal ajusté. A ce jour, la répression des manifestants a causé la mort d’au moins 500 civils et quelque 20.000 personnes ont été placées en détention.
 Les étudiantes et les jeunes actives sont particulièrement mobilisées dans les manifestations et contestent notamment les normes vestimentaires du régime. Ce mouvement traduit l’émergence d’une nouvelle subjectivité féminine en Iran, sensible aux thèses féministes portées par l’Occident et marquée par une exigence nouvelle d’appropriation de son corps, dans le cadre de la diffusion de réseaux sociaux comme Snapchat ou Instagram.
 Face à ces jeunes femmes, un régime théocratique qui ressemble de plus en plus, selon vos analyses, à un « totalitarisme mou » faisant un usage massif et généralisé de la violence et de la répression. Malgré la propagande du régime, les revendications des manifestants sont largement soutenues par la population et, selon un récent sondage de l’institut Gamaan, 72% des Iraniens sont aujourd’hui opposés au port obligatoire du voile. C’est l’échec de l’Etat théocratique à enrayer le mouvement de sécularisation de la société iranienne, sous l’influence croisée d’Internet, des évolutions du modèle familial, de la diaspora iranienne et de l’extension de l’Université.
 Dans le sillage de cette « révolte du voile » l’affaire des intoxications dans les écoles de filles, débutée fin novembre entrainant nausée, maux de tête, engourdissements, difficultés respiratoires et palpitations a affecté, selon les autorités, « plus de 5.000 élèves » dans « quelque 230 établissements scolaires ». Ces tensions se déroulent dans un pays qui connaît une inflation atteignant 40 %, voire 60 % à 70 % pour des produits de première nécessité, tandis que l'effondrement de la devise nationale est hors contrôle.
 Autre source de préoccupation : le nucléaire. En janvier, à la suite de la collecte d'échantillons dans l'usine souterraine de Fordo en Iran, l'Agence internationale de l'énergie atomique a détecté des particules d'uranium enrichi à 83,7%, soit juste en deçà des 90% nécessaires pour produire une bombe atomique, sans pouvoir dire à ce stade si ce seuil a été atteint accidentellement ou volontairement. Depuis que Donald Trump s’est retiré en 2018 de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, l’Iran s’affranchit de ses obligations sur le nucléaire militaire. Tandis que la guerre en Ukraine a permis à l'Iran de se rapprocher de la Russie, à laquelle il livre des drones et autres armes par la mer Caspienne, en contrepartie, Moscou ne s'oppose plus à la vente de chasseurs Su-35 pour moderniser l'aviation iranienne. L'Iran vient en outre de procéder à de nouvelles manœuvres navales conjointes avec la Chine et la Russie dans l'océan Indien. Sous l'égide de la Chine, Téhéran a annoncé le 10 mars vouloir rétablir ses relations diplomatiques avec Ryad, rompues depuis 2016. L’Iran et l’Arabie saoudite promettent de ne pas s'immiscer dans leurs affaires intérieures ni de financer de guerre par procuration contre l'autre.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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        N°291 / 2 avril 2023
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. - Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 THÉMATIQUE : L’IRAN, AVEC FAHRAD KHOSROKHAVAR
 
 Farhad Khosrokhavar, vous êtes Directeur d’études de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) où vous présidez la chaire de sociologie de l’Iran contemporain. Vos recherches portent notamment sur les problèmes sociaux et anthropologiques de l’islam en France ainsi que sur la philosophie des sciences sociales.
 Vous avez récemment publié, aux éditions Fauves, un essai intitulé « Iran. La jeunesse démocratique contre l’Etat prédateur ». Dans cet ouvrage, vous analysez le mouvement de contestation qui secoue le régime en place depuis la mort, le 16 septembre 2022, de Mahsa Amini, 22 ans, après une garde à vue à Téhéran pour un voile mal ajusté. A ce jour, la répression des manifestants a causé la mort d’au moins 500 civils et quelque 20.000 personnes ont été placées en détention.
 Les étudiantes et les jeunes actives sont particulièrement mobilisées dans les manifestations et contestent notamment les normes vestimentaires du régime. Ce mouvement traduit l’émergence d’une nouvelle subjectivité féminine en Iran, sensible aux thèses féministes portées par l’Occident et marquée par une exigence nouvelle d’appropriation de son corps, dans le cadre de la diffusion de réseaux sociaux comme Snapchat ou Instagram.
 Face à ces jeunes femmes, un régime théocratique qui ressemble de plus en plus, selon vos analyses, à un « totalitarisme mou » faisant un usage massif et généralisé de la violence et de la répression. Malgré la propagande du régime, les revendications des manifestants sont largement soutenues par la population et, selon un récent sondage de l’institut Gamaan, 72% des Iraniens sont aujourd’hui opposés au port obligatoire du voile. C’est l’échec de l’Etat théocratique à enrayer le mouvement de sécularisation de la société iranienne, sous l’influence croisée d’Internet, des évolutions du modèle familial, de la diaspora iranienne et de l’extension de l’Université.
 Dans le sillage de cette « révolte du voile » l’affaire des intoxications dans les écoles de filles, débutée fin novembre entrainant nausée, maux de tête, engourdissements, difficultés respiratoires et palpitations a affecté, selon les autorités, « plus de 5.000 élèves » dans « quelque 230 établissements scolaires ». Ces tensions se déroulent dans un pays qui connaît une inflation atteignant 40 %, voire 60 % à 70 % pour des produits de première nécessité, tandis que l'effondrement de la devise nationale est hors contrôle.
 Autre source de préoccupation : le nucléaire. En janvier, à la suite de la collecte d'échantillons dans l'usine souterraine de Fordo en Iran, l'Agence internationale de l'énergie atomique a détecté des particules d'uranium enrichi à 83,7%, soit juste en deçà des 90% nécessaires pour produire une bombe atomique, sans pouvoir dire à ce stade si ce seuil a été atteint accidentellement ou volontairement. Depuis que Donald Trump s’est retiré en 2018 de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, l’Iran s’affranchit de ses obligations sur le nucléaire militaire. Tandis que la guerre en Ukraine a permis à l'Iran de se rapprocher de la Russie, à laquelle il livre des drones et autres armes par la mer Caspienne, en contrepartie, Moscou ne s'oppose plus à la vente de chasseurs Su-35 pour moderniser l'aviation iranienne. L'Iran vient en outre de procéder à de nouvelles manœuvres navales conjointes avec la Chine et la Russie dans l'océan Indien. Sous l'égide de la Chine, Téhéran a annoncé le 10 mars vouloir rétablir ses relations diplomatiques avec Ryad, rompues depuis 2016. L’Iran et l’Arabie saoudite promettent de ne pas s'immiscer dans leurs affaires intérieures ni de financer de guerre par procuration contre l'autre.
 
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        N°291 / 2 avril 2023
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 2 avril 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Farhad Khos...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>56:17</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/QhQXPUt]]></podcast:txt><itunes:episode>320</itunes:episode><itunes:keywords>Iran,Fahrad Khosrokhavar,Mahsa Amini,actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Philippe Martin, producteur de cinéma (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/Qx1ZIVjkCfc0ZeXNQ8jRmrXZlEK2aZfZUhMgXock9Cs</guid><description><![CDATA[
        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Bada # 182 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (88) / 29 mars 2023</p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Bada # 182 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (88) / 29 mars 2023</p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 29 Mar 2023 08:21:55 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/9396c16d-6dae-4905-9aff-20f993f6c6e0.mp3?_=1686592673" length="32956961" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
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 Bada # 182 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (88) / 29 mars 2023
 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 
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 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 
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 Bada # 182 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (88) / 29 mars 2023
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        <p>N°290 / 26 mars 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mars 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>. </li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>COMMENT LA RÉFORME DES RETRAITES A ACCÉLÉRÉ LA DÉCOMPOSITION POLITIQUE</strong></p><p> </p><p>Par les tensions qu’elle suscite, la réforme des retraites a accéléré le processus de décomposition du paysage politique. Elle a suscité des critiques au sein du MoDem tandis que le recours au 49.3 a <em>« choqué ». </em>Certains élus sont <em>« furieux » </em>à l'instar du président de groupe à l'Assemblée, Jean-Paul Mattei. Aux tiraillements qui se sont fait sentir au sein de la Macronie entre les trois groupes de la majorité relative – Renaissance, MoDem et Horizons –, s’en étaient ajoutés d’autres le 2 mars autour de l’examen de la proposition de loi portée par la vice-présidente (Horizons) de l’Assemblée nationale, visant à instaurer une peine minimale pour les auteurs <em>« de délits de violences, commis en récidive, contre les agents publics ».</em> Leurs alliés du camp présidentiel ont rejeté le texte.</p><p>La réforme des retraites n'est pas qu'une épreuve pour la majorité présidentielle. Elle l'est également pour l'opposition de droite : au Sénat comme à l'Assemblée nationale, les parlementaires Les Républicains se divisent entre partisans et adversaires du report de 62 à 64 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Lundi soir, un tiers du groupe de droite à l’Assemblée nationale (19 sur 61) a voté la motion de censure transpartisane contre le gouvernement.</p><p>Au rang des acteurs évaporés figure la gauche réformiste. Les élus socialistes se disent aussi gênés que leurs pairs écologistes et communistes par la politique d’obstruction imposée par Jean-Luc Mélenchon. Pas au point cependant de rompre l’union derrière l’« insoumis » ni de se désolidariser d’une opposition radicale à la réforme. Mais au point toutefois de se diviser comme en témoigne la tribune sur les retraites publiée dans <em>Le Monde </em>le 21 février par le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, intitulée <em>« Une vraie réforme de gauche est possible ».</em> Ce texte, signé par les principales figures de son courant, Refondations, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, est également une critique en règle de la direction du PS, qui a décidé de ne pas proposer de contre-projet à la réforme des retraites du gouvernement pour ne pas souligner les divergences de vues au sein des partis de gauche sur le sujet. Dans le camp d’Olivier Faure, l’initiative a été mal perçue.</p><p>Opposante sans conviction à la réforme des retraites, la présidente du Rassemblement national profite de la crise politique et institutionnelle. Dans la presse internationale, Marine le Pen est même présentée comme la future gagnante à l’issue de ce chaos.</p><p>La réforme des retraites a mis en exergue une nouvelle donne au Parlement : celle d’une fracture entre une gauche qui se radicalise, un groupe LR qui aura étalé ses divisions pendant des semaines, une majorité présidentielle elle-même sous tension et un RN peu audible, mais qui cherche à empocher la mise.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>CHINE/RUSSIE, QUEL PARTENARIAT ET CONTRE QUI ?</strong></p><p> </p><p>Tout juste investi d'un troisième mandat à la tête de la Chine, Xi Jinping s’est rendu en Russie lundi pour trois jours, afin de rencontrer son homologue russe. Il s’agit de sa première visite officielle en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine. Vladimir Poutine et Xi Jinping, qui se posent tous deux en contrepoids de l’influence occidentale, se sont déjà rencontrés à une quarantaine de reprises. En février 2022, trois semaines avant l’invasion russe de l’Ukraine, Poutine s’était rendu à Pékin pour signer un communiqué conjoint et déclarer <em>« une amitié sans limite ».</em> Depuis, Pékin et Moscou dénoncent l'« <em>hégémonisme américain</em> », multiplient les exercices militaires communs et accélèrent les échanges commerciaux. Le commerce bilatéral a atteint, l'an dernier, 190 milliards de dollars, en hausse de 30 %.</p><p>L’axe sino-russe répond, selon Xi Jinping, à un triple critère : <em>« pas d’alliance, pas de confrontation, et ne viser aucune tierce partie ».</em> Cherchant à renforcer le rôle de la Chine sur la scène mondiale, Xi Jinping se présente en médiateur de paix, fort du rapprochement historique qu'il vient d'orchestrer au Moyen-Orient entre les rivaux iranien et saoudien. Alternative à une Europe désormais hostile, la Chine est, pour la Russie, bien plus qu'un soutien de circonstance. Ce partenariat est largement cimenté par la contestation de l'Occident sur la scène internationale. Loin de se distendre avec la guerre en Ukraine, les relations entre Pékin et Moscou sont marquées par un rapprochement diplomatique, mais aussi énergétique, commercial et militaire. Xi a invité cette semaine son homologue russe à participer à un sommet célébrant à Pékin, sans doute à l’automne, le dixième anniversaire des « nouvelles routes de la soie ». Malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale qui lui interdit, <em>de jure</em>, de voyager dans les 123 pays reconnaissant cette institution, Vladimir Poutine devrait donc pouvoir rencontrer, à cette occasion, des dizaines de chefs d’État et de gouvernement.</p><p>Cependant, la relation sino-russe est aussi traversée de méfiances réciproques, de rivalités ouvertes et même de compétitions féroces : en Asie centrale, dans l’Arctique et en Afrique notamment. La Russie redoute, en outre, depuis longtemps le poids économique, démographique et militaire de la Chine, en particulier dans son propre Extrême-Orient dépeuplé et sous-développé. En matière de population et de PIB, le rapport est de 1 à 10 en faveur de la Chine. A deux reprises au moins durant cette visite, Vladimir Poutine a reconnu la prééminence de la Chine. Lundi, lorsqu’il a confié être <em>« un peu envieux » </em>de l’efficacité du <em>« bond en avant » </em>de son allié, et surtout, mardi, quand il a préconisé <em>« l’utilisation du yuan chinois dans les règlements entre la Russie et l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine ».</em></p><p>A l’issue de leurs entretiens, les deux dirigeants ont signé deux textes : une <em>« déclaration conjointe sur l’approfondissement du partenariat de coordination stratégique globale de l’ère nouvelle » </em>et une <em>« déclaration sur le plan du développement des priorités de la coopération sino-russe d’ici à 2030 ».</em></p><p><br></p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°290 / 26 mars 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mars 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.</li><li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>. </li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>COMMENT LA RÉFORME DES RETRAITES A ACCÉLÉRÉ LA DÉCOMPOSITION POLITIQUE</strong></p><p> </p><p>Par les tensions qu’elle suscite, la réforme des retraites a accéléré le processus de décomposition du paysage politique. Elle a suscité des critiques au sein du MoDem tandis que le recours au 49.3 a <em>« choqué ». </em>Certains élus sont <em>« furieux » </em>à l'instar du président de groupe à l'Assemblée, Jean-Paul Mattei. Aux tiraillements qui se sont fait sentir au sein de la Macronie entre les trois groupes de la majorité relative – Renaissance, MoDem et Horizons –, s’en étaient ajoutés d’autres le 2 mars autour de l’examen de la proposition de loi portée par la vice-présidente (Horizons) de l’Assemblée nationale, visant à instaurer une peine minimale pour les auteurs <em>« de délits de violences, commis en récidive, contre les agents publics ».</em> Leurs alliés du camp présidentiel ont rejeté le texte.</p><p>La réforme des retraites n'est pas qu'une épreuve pour la majorité présidentielle. Elle l'est également pour l'opposition de droite : au Sénat comme à l'Assemblée nationale, les parlementaires Les Républicains se divisent entre partisans et adversaires du report de 62 à 64 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Lundi soir, un tiers du groupe de droite à l’Assemblée nationale (19 sur 61) a voté la motion de censure transpartisane contre le gouvernement.</p><p>Au rang des acteurs évaporés figure la gauche réformiste. Les élus socialistes se disent aussi gênés que leurs pairs écologistes et communistes par la politique d’obstruction imposée par Jean-Luc Mélenchon. Pas au point cependant de rompre l’union derrière l’« insoumis » ni de se désolidariser d’une opposition radicale à la réforme. Mais au point toutefois de se diviser comme en témoigne la tribune sur les retraites publiée dans <em>Le Monde </em>le 21 février par le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, intitulée <em>« Une vraie réforme de gauche est possible ».</em> Ce texte, signé par les principales figures de son courant, Refondations, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, est également une critique en règle de la direction du PS, qui a décidé de ne pas proposer de contre-projet à la réforme des retraites du gouvernement pour ne pas souligner les divergences de vues au sein des partis de gauche sur le sujet. Dans le camp d’Olivier Faure, l’initiative a été mal perçue.</p><p>Opposante sans conviction à la réforme des retraites, la présidente du Rassemblement national profite de la crise politique et institutionnelle. Dans la presse internationale, Marine le Pen est même présentée comme la future gagnante à l’issue de ce chaos.</p><p>La réforme des retraites a mis en exergue une nouvelle donne au Parlement : celle d’une fracture entre une gauche qui se radicalise, un groupe LR qui aura étalé ses divisions pendant des semaines, une majorité présidentielle elle-même sous tension et un RN peu audible, mais qui cherche à empocher la mise.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>CHINE/RUSSIE, QUEL PARTENARIAT ET CONTRE QUI ?</strong></p><p> </p><p>Tout juste investi d'un troisième mandat à la tête de la Chine, Xi Jinping s’est rendu en Russie lundi pour trois jours, afin de rencontrer son homologue russe. Il s’agit de sa première visite officielle en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine. Vladimir Poutine et Xi Jinping, qui se posent tous deux en contrepoids de l’influence occidentale, se sont déjà rencontrés à une quarantaine de reprises. En février 2022, trois semaines avant l’invasion russe de l’Ukraine, Poutine s’était rendu à Pékin pour signer un communiqué conjoint et déclarer <em>« une amitié sans limite ».</em> Depuis, Pékin et Moscou dénoncent l'« <em>hégémonisme américain</em> », multiplient les exercices militaires communs et accélèrent les échanges commerciaux. Le commerce bilatéral a atteint, l'an dernier, 190 milliards de dollars, en hausse de 30 %.</p><p>L’axe sino-russe répond, selon Xi Jinping, à un triple critère : <em>« pas d’alliance, pas de confrontation, et ne viser aucune tierce partie ».</em> Cherchant à renforcer le rôle de la Chine sur la scène mondiale, Xi Jinping se présente en médiateur de paix, fort du rapprochement historique qu'il vient d'orchestrer au Moyen-Orient entre les rivaux iranien et saoudien. Alternative à une Europe désormais hostile, la Chine est, pour la Russie, bien plus qu'un soutien de circonstance. Ce partenariat est largement cimenté par la contestation de l'Occident sur la scène internationale. Loin de se distendre avec la guerre en Ukraine, les relations entre Pékin et Moscou sont marquées par un rapprochement diplomatique, mais aussi énergétique, commercial et militaire. Xi a invité cette semaine son homologue russe à participer à un sommet célébrant à Pékin, sans doute à l’automne, le dixième anniversaire des « nouvelles routes de la soie ». Malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale qui lui interdit, <em>de jure</em>, de voyager dans les 123 pays reconnaissant cette institution, Vladimir Poutine devrait donc pouvoir rencontrer, à cette occasion, des dizaines de chefs d’État et de gouvernement.</p><p>Cependant, la relation sino-russe est aussi traversée de méfiances réciproques, de rivalités ouvertes et même de compétitions féroces : en Asie centrale, dans l’Arctique et en Afrique notamment. La Russie redoute, en outre, depuis longtemps le poids économique, démographique et militaire de la Chine, en particulier dans son propre Extrême-Orient dépeuplé et sous-développé. En matière de population et de PIB, le rapport est de 1 à 10 en faveur de la Chine. A deux reprises au moins durant cette visite, Vladimir Poutine a reconnu la prééminence de la Chine. Lundi, lorsqu’il a confié être <em>« un peu envieux » </em>de l’efficacité du <em>« bond en avant » </em>de son allié, et surtout, mardi, quand il a préconisé <em>« l’utilisation du yuan chinois dans les règlements entre la Russie et l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine ».</em></p><p>A l’issue de leurs entretiens, les deux dirigeants ont signé deux textes : une <em>« déclaration conjointe sur l’approfondissement du partenariat de coordination stratégique globale de l’ère nouvelle » </em>et une <em>« déclaration sur le plan du développement des priorités de la coopération sino-russe d’ici à 2030 ».</em></p><p><br></p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 26 Mar 2023 08:36:07 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/dc6f73dd-9049-493f-a0a5-ccf974f0f99a.mp3?_=1686592673" length="61880991" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°290 / 26 mars 2023
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
 COMMENT LA RÉFORME DES RETRAITES A ACCÉLÉRÉ LA DÉCOMPOSITION POLITIQUE
  
 Par les tensions qu’elle suscite, la réforme des retraites a accéléré le processus de décomposition du paysage politique. Elle a suscité des critiques au sein du MoDem tandis que le recours au 49.3 a « choqué ». Certains élus sont « furieux » à l'instar du président de groupe à l'Assemblée, Jean-Paul Mattei. Aux tiraillements qui se sont fait sentir au sein de la Macronie entre les trois groupes de la majorité relative – Renaissance, MoDem et Horizons –, s’en étaient ajoutés d’autres le 2 mars autour de l’examen de la proposition de loi portée par la vice-présidente (Horizons) de l’Assemblée nationale, visant à instaurer une peine minimale pour les auteurs « de délits de violences, commis en récidive, contre les agents publics ». Leurs alliés du camp présidentiel ont rejeté le texte.
 La réforme des retraites n'est pas qu'une épreuve pour la majorité présidentielle. Elle l'est également pour l'opposition de droite : au Sénat comme à l'Assemblée nationale, les parlementaires Les Républicains se divisent entre partisans et adversaires du report de 62 à 64 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Lundi soir, un tiers du groupe de droite à l’Assemblée nationale (19 sur 61) a voté la motion de censure transpartisane contre le gouvernement.
 Au rang des acteurs évaporés figure la gauche réformiste. Les élus socialistes se disent aussi gênés que leurs pairs écologistes et communistes par la politique d’obstruction imposée par Jean-Luc Mélenchon. Pas au point cependant de rompre l’union derrière l’« insoumis » ni de se désolidariser d’une opposition radicale à la réforme. Mais au point toutefois de se diviser comme en témoigne la tribune sur les retraites publiée dans Le Monde le 21 février par le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, intitulée « Une vraie réforme de gauche est possible ». Ce texte, signé par les principales figures de son courant, Refondations, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, est également une critique en règle de la direction du PS, qui a décidé de ne pas proposer de contre-projet à la réforme des retraites du gouvernement pour ne pas souligner les divergences de vues au sein des partis de gauche sur le sujet. Dans le camp d’Olivier Faure, l’initiative a été mal perçue.
 Opposante sans conviction à la réforme des retraites, la présidente du Rassemblement national profite de la crise politique et institutionnelle. Dans la presse internationale, Marine le Pen est même présentée comme la future gagnante à l’issue de ce chaos.
 La réforme des retraites a mis en exergue une nouvelle donne au Parlement : celle d’une fracture entre une gauche qui se radicalise, un groupe LR qui aura étalé ses divisions pendant des semaines, une majorité présidentielle elle-même sous tension et un RN peu audible, mais qui cherche à empocher la mise.
 
 ***
 
 CHINE/RUSSIE, QUEL PARTENARIAT ET CONTRE QUI ?
  
 Tout juste investi d'un troisième mandat à la tête de la Chine, Xi Jinping s’est rendu en Russie lundi pour trois jours, afin de rencontrer son homologue russe. Il s’agit de sa première visite officielle en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine. Vladimir Poutine et Xi Jinping, qui se posent tous deux en contrepoids de l’influence occidentale, se sont déjà rencontrés à une quarantaine de reprises. En février 2022, trois semaines avant l’invasion russe de l’Ukraine, Poutine s’était rendu à Pékin pour signer un communiqué conjoint et déclarer « une amitié sans limite ». Depuis, Pékin et Moscou dénoncent l'« hégémonisme américain », multiplient les exercices militaires communs et accélèrent les échanges commerciaux. Le commerce bilatéral a atteint, l'an dernier, 190 milliards de dollars, en hausse de 30 %.
 L’axe sino-russe répond, selon Xi Jinping, à un triple critère : « pas d’alliance, pas de confrontation, et ne viser aucune tierce partie ». Cherchant à renforcer le rôle de la Chine sur la scène mondiale, Xi Jinping se présente en médiateur de paix, fort du rapprochement historique qu'il vient d'orchestrer au Moyen-Orient entre les rivaux iranien et saoudien. Alternative à une Europe désormais hostile, la Chine est, pour la Russie, bien plus qu'un soutien de circonstance. Ce partenariat est largement cimenté par la contestation de l'Occident sur la scène internationale. Loin de se distendre avec la guerre en Ukraine, les relations entre Pékin et Moscou sont marquées par un rapprochement diplomatique, mais aussi énergétique, commercial et militaire. Xi a invité cette semaine son homologue russe à participer à un sommet célébrant à Pékin, sans doute à l’automne, le dixième anniversaire des « nouvelles routes de la soie ». Malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale qui lui interdit, de jure, de voyager dans les 123 pays reconnaissant cette institution, Vladimir Poutine devrait donc pouvoir rencontrer, à cette occasion, des dizaines de chefs d’État et de gouvernement.
 Cependant, la relation sino-russe est aussi traversée de méfiances réciproques, de rivalités ouvertes et même de compétitions féroces : en Asie centrale, dans l’Arctique et en Afrique notamment. La Russie redoute, en outre, depuis longtemps le poids économique, démographique et militaire de la Chine, en particulier dans son propre Extrême-Orient dépeuplé et sous-développé. En matière de population et de PIB, le rapport est de 1 à 10 en faveur de la Chine. A deux reprises au moins durant cette visite, Vladimir Poutine a reconnu la prééminence de la Chine. Lundi, lorsqu’il a confié être « un peu envieux » de l’efficacité du « bond en avant » de son allié, et surtout, mardi, quand il a préconisé « l’utilisation du yuan chinois dans les règlements entre la Russie et l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine ».
 A l’issue de leurs entretiens, les deux dirigeants ont signé deux textes : une « déclaration conjointe sur l’approfondissement du partenariat de coordination stratégique globale de l’ère nouvelle » et une « déclaration sur le plan du développement des priorités de la coopération sino-russe d’ici à 2030 ».
 
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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        N°290 / 26 mars 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.- Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. - Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. 
 COMMENT LA RÉFORME DES RETRAITES A ACCÉLÉRÉ LA DÉCOMPOSITION POLITIQUE
  
 Par les tensions qu’elle suscite, la réforme des retraites a accéléré le processus de décomposition du paysage politique. Elle a suscité des critiques au sein du MoDem tandis que le recours au 49.3 a « choqué ». Certains élus sont « furieux » à l'instar du président de groupe à l'Assemblée, Jean-Paul Mattei. Aux tiraillements qui se sont fait sentir au sein de la Macronie entre les trois groupes de la majorité relative – Renaissance, MoDem et Horizons –, s’en étaient ajoutés d’autres le 2 mars autour de l’examen de la proposition de loi portée par la vice-présidente (Horizons) de l’Assemblée nationale, visant à instaurer une peine minimale pour les auteurs « de délits de violences, commis en récidive, contre les agents publics ». Leurs alliés du camp présidentiel ont rejeté le texte.
 La réforme des retraites n'est pas qu'une épreuve pour la majorité présidentielle. Elle l'est également pour l'opposition de droite : au Sénat comme à l'Assemblée nationale, les parlementaires Les Républicains se divisent entre partisans et adversaires du report de 62 à 64 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Lundi soir, un tiers du groupe de droite à l’Assemblée nationale (19 sur 61) a voté la motion de censure transpartisane contre le gouvernement.
 Au rang des acteurs évaporés figure la gauche réformiste. Les élus socialistes se disent aussi gênés que leurs pairs écologistes et communistes par la politique d’obstruction imposée par Jean-Luc Mélenchon. Pas au point cependant de rompre l’union derrière l’« insoumis » ni de se désolidariser d’une opposition radicale à la réforme. Mais au point toutefois de se diviser comme en témoigne la tribune sur les retraites publiée dans Le Monde le 21 février par le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, intitulée « Une vraie réforme de gauche est possible ». Ce texte, signé par les principales figures de son courant, Refondations, la maire de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, est également une critique en règle de la direction du PS, qui a décidé de ne pas proposer de contre-projet à la réforme des retraites du gouvernement pour ne pas souligner les divergences de vues au sein des partis de gauche sur le sujet. Dans le camp d’Olivier Faure, l’initiative a été mal perçue.
 Opposante sans conviction à la réforme des retraites, la présidente du Rassemblement national profite de la crise politique et institutionnelle. Dans la presse internationale, Marine le Pen est même présentée comme la future gagnante à l’issue de ce chaos.
 La réforme des retraites a mis en exergue une nouvelle donne au Parlement : celle d’une fracture entre une gauche qui se radicalise, un groupe LR qui aura étalé ses divisions pendant des semaines, une majorité présidentielle elle-même sous tension et un RN peu audible, mais qui cherche à empocher la mise.
 
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 CHINE/RUSSIE, QUEL PARTENARIAT ET CONTRE QUI ?
  
 Tout juste investi d'un troisième mandat à la tête de la Chine, Xi Jinping s’est rendu en Russie lundi pour trois jours, afin de rencontrer son homologue russe. Il s’agit de sa première visite officielle en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine. Vladimir Poutine et Xi Jinping, qui se posent tous deux en contrepoids de l’influence occidentale, se sont déjà rencontrés à une quarantaine de reprises. En février 2022, trois semaines avant l’invasion russe de l’Ukraine, Poutine s’était rendu à Pékin pour signer un communiqué conjoint et déclarer « une amitié sans limite ». Depuis, Pékin et Moscou dénoncent l'« hégémonisme américain », multiplient les exercices militaires communs et accélèrent les échanges commerciaux. Le commerce bilatéral a atteint, l'an dernier, 190 milliards de dollars, en hausse de 30 %.
 L’axe sino-russe répond, selon Xi Jinping, à un triple critère : « pas d’alliance, pas de confrontation, et ne viser aucune tierce partie ». Cherchant à renforcer le rôle de la Chine sur la scène mondiale, Xi Jinping se présente en médiateur de paix, fort du rapprochement historique qu'il vient d'orchestrer au Moyen-Orient entre les rivaux iranien et saoudien. Alternative à une Europe désormais hostile, la Chine est, pour la Russie, bien plus qu'un soutien de circonstance. Ce partenariat est largement cimenté par la contestation de l'Occident sur la scène internationale. Loin de se distendre avec la guerre en Ukraine, les relations entre Pékin et Moscou sont marquées par un rapprochement diplomatique, mais aussi énergétique, commercial et militaire. Xi a invité cette semaine son homologue russe à participer à un sommet célébrant à Pékin, sans doute à l’automne, le dixième anniversaire des « nouvelles routes de la soie ». Malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale qui lui interdit, de jure, de voyager dans les 123 pays reconnaissant cette institution, Vladimir Poutine devrait donc pouvoir rencontrer, à cette occasion, des dizaines de chefs d’État et de gouvernement.
 Cependant, la relation sino-russe est aussi traversée de méfiances réciproques, de rivalités ouvertes et même de compétitions féroces : en Asie centrale, dans l’Arctique et en Afrique notamment. La Russie redoute, en outre, depuis longtemps le poids économique, démographique et militaire de la Chine, en particulier dans son propre Extrême-Orient dépeuplé et sous-développé. En matière de population et de PIB, le rapport est de 1 à 10 en faveur de la Chine. A deux reprises au moins durant cette visite, Vladimir Poutine a reconnu la prééminence de la Chine. Lundi, lorsqu’il a confié être « un peu envieux » de l’efficacité du « bond en avant » de son allié, et surtout, mardi, quand il a préconisé « l’utilisation du yuan chinois dans les règlements entre la Russie et l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine ».
 A l’issue de leurs entretiens, les deux dirigeants ont signé deux textes : une « déclaration conjointe sur l’approfondissement du partenariat de coordination stratégique globale de l’ère nouvelle » et une « déclaration sur le plan du développement des priorités de la coopération sino-russe d’ici à 2030 ».
 
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        N°290 / 26 mars 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 mars 2023.
 
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        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Bada # 181 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (87) / 22 mars 2023</p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Bada # 181 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (87) / 22 mars 2023</p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 22 Mar 2023 09:57:50 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/f3b08781-b9f5-4c3d-9ad8-8dc779fd6a41.mp3?_=1686592673" length="28711750" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
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 Bada # 181 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (87) / 22 mars 2023
 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 
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 Bada # 181 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (87) / 22 mars 2023
 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 
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        <p>N°289 / 19 mars 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le </p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à la Cour des comptes, ancien Secrétaire général de La Défense et de la Sécurité nationale.</li><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p>LA DÉFENSE FRANÇAISE, AVEC LOUIS GAUTIER</p><p>L'invasion de l'Ukraine par la Russie a rebattu les cartes stratégiques de l'Europe, pointe l'Institut international pour les études stratégiques dans son rapport annuel qui observe que le « <em>centre de gravité stratégique s'est déplacé vers l'est et le nord ». </em>« <em>Pour une décennie au moins, la Russie sera le souci numéro un » </em>des Européens, souligne l'institut, qui ajoute qu'une vingtaine de pays se sont d'ores et déjà engagés à augmenter leurs dépenses de défense.</p><p>Tirant les premières leçons du conflit en Ukraine, la nouvelle Revue nationale stratégique a été présentée en novembre par le Président Emmanuel Macron. Désormais, la lutte anti-terroriste n'est plus la priorité numéro un, mais c'est le durcissement des armées en vue d'une possible participation à un conflit majeur qui dictera la prochaine loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 qui doit être votée à l’été. Dans ce cadre, la France prévoit de consacrer 413 milliards d’euros à ses armées d’ici à 2030, soit un effort annuel moyen de 59 milliards, contre 39,5 milliards pour la LPM en cours, adoptée en 2017.</p><p>Engagées dans des combats expéditionnaires depuis la première guerre du Golfe, en 1991, les armées occidentales avaient perdu l’habitude du conflit interétatique de haute intensité. L'armée de la guerre froide n'est pas celle des opérations extérieures (OPEX). Aussi, en Afrique, la France veut changer de modèle pour n'agir qu'à la demande des autorités africaines et seulement en appui de leurs armées. Il s’agit de basculer les forces françaises vers l'est, avec la volonté d'inscrire la France comme un partenaire de premier plan de l'OTAN et de l'Europe.</p><p>Depuis des décennies, l'industrie de défense européenne est dimensionnée pour produire le minimum nécessaire en temps de paix. Ainsi, à la veille d’une réunion des ministres de la défense de l’OTAN, les 14 et 15 février, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Europe est à court de munitions. L’armée ukrainienne tire 5 à 6.000 obus d’artillerie par jour, les forces russes quatre fois plus. Aussi, dès juin dernier, le président Emmanuel Macron a réclamé aux industriels de la défense de passer en mode « économie de guerre ». Mais celle-ci tarde à prendre corps, indique un rapport sur les enseignements de la guerre en Ukraine, adopté le 8 février par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.</p><p>Avec notre invité Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_des_comptes_(France)" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Cour des comptes</a>, ancien S<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Secr%C3%A9tariat_g%C3%A9n%C3%A9ral_de_la_D%C3%A9fense_et_de_la_S%C3%A9curit%C3%A9_nationale" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ecrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale</a> de 2014 à 2018, professeur associé à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) en 2012, où il a créé, l’année suivante, la Chaire « Grands enjeux stratégiques contemporains », nous allons explorer le contexte dans lequel s’inscrit la défense française.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°289 / 19 mars 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le </p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à la Cour des comptes, ancien Secrétaire général de La Défense et de la Sécurité nationale.</li><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p>LA DÉFENSE FRANÇAISE, AVEC LOUIS GAUTIER</p><p>L'invasion de l'Ukraine par la Russie a rebattu les cartes stratégiques de l'Europe, pointe l'Institut international pour les études stratégiques dans son rapport annuel qui observe que le « <em>centre de gravité stratégique s'est déplacé vers l'est et le nord ». </em>« <em>Pour une décennie au moins, la Russie sera le souci numéro un » </em>des Européens, souligne l'institut, qui ajoute qu'une vingtaine de pays se sont d'ores et déjà engagés à augmenter leurs dépenses de défense.</p><p>Tirant les premières leçons du conflit en Ukraine, la nouvelle Revue nationale stratégique a été présentée en novembre par le Président Emmanuel Macron. Désormais, la lutte anti-terroriste n'est plus la priorité numéro un, mais c'est le durcissement des armées en vue d'une possible participation à un conflit majeur qui dictera la prochaine loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 qui doit être votée à l’été. Dans ce cadre, la France prévoit de consacrer 413 milliards d’euros à ses armées d’ici à 2030, soit un effort annuel moyen de 59 milliards, contre 39,5 milliards pour la LPM en cours, adoptée en 2017.</p><p>Engagées dans des combats expéditionnaires depuis la première guerre du Golfe, en 1991, les armées occidentales avaient perdu l’habitude du conflit interétatique de haute intensité. L'armée de la guerre froide n'est pas celle des opérations extérieures (OPEX). Aussi, en Afrique, la France veut changer de modèle pour n'agir qu'à la demande des autorités africaines et seulement en appui de leurs armées. Il s’agit de basculer les forces françaises vers l'est, avec la volonté d'inscrire la France comme un partenaire de premier plan de l'OTAN et de l'Europe.</p><p>Depuis des décennies, l'industrie de défense européenne est dimensionnée pour produire le minimum nécessaire en temps de paix. Ainsi, à la veille d’une réunion des ministres de la défense de l’OTAN, les 14 et 15 février, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Europe est à court de munitions. L’armée ukrainienne tire 5 à 6.000 obus d’artillerie par jour, les forces russes quatre fois plus. Aussi, dès juin dernier, le président Emmanuel Macron a réclamé aux industriels de la défense de passer en mode « économie de guerre ». Mais celle-ci tarde à prendre corps, indique un rapport sur les enseignements de la guerre en Ukraine, adopté le 8 février par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.</p><p>Avec notre invité Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_des_comptes_(France)" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Cour des comptes</a>, ancien S<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Secr%C3%A9tariat_g%C3%A9n%C3%A9ral_de_la_D%C3%A9fense_et_de_la_S%C3%A9curit%C3%A9_nationale" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ecrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale</a> de 2014 à 2018, professeur associé à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) en 2012, où il a créé, l’année suivante, la Chaire « Grands enjeux stratégiques contemporains », nous allons explorer le contexte dans lequel s’inscrit la défense française.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 19 Mar 2023 10:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/d5c5c7e4-901e-4203-992a-cf690649104b.mp3?_=1686592673" length="57413007" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 Avec cette semaine :
 - Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à la Cour des comptes, ancien Secrétaire général de La Défense et de la Sécurité nationale.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 LA DÉFENSE FRANÇAISE, AVEC LOUIS GAUTIER
 L'invasion de l'Ukraine par la Russie a rebattu les cartes stratégiques de l'Europe, pointe l'Institut international pour les études stratégiques dans son rapport annuel qui observe que le « centre de gravité stratégique s'est déplacé vers l'est et le nord ». « Pour une décennie au moins, la Russie sera le souci numéro un » des Européens, souligne l'institut, qui ajoute qu'une vingtaine de pays se sont d'ores et déjà engagés à augmenter leurs dépenses de défense.
 Tirant les premières leçons du conflit en Ukraine, la nouvelle Revue nationale stratégique a été présentée en novembre par le Président Emmanuel Macron. Désormais, la lutte anti-terroriste n'est plus la priorité numéro un, mais c'est le durcissement des armées en vue d'une possible participation à un conflit majeur qui dictera la prochaine loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 qui doit être votée à l’été. Dans ce cadre, la France prévoit de consacrer 413 milliards d’euros à ses armées d’ici à 2030, soit un effort annuel moyen de 59 milliards, contre 39,5 milliards pour la LPM en cours, adoptée en 2017.
 Engagées dans des combats expéditionnaires depuis la première guerre du Golfe, en 1991, les armées occidentales avaient perdu l’habitude du conflit interétatique de haute intensité. L'armée de la guerre froide n'est pas celle des opérations extérieures (OPEX). Aussi, en Afrique, la France veut changer de modèle pour n'agir qu'à la demande des autorités africaines et seulement en appui de leurs armées. Il s’agit de basculer les forces françaises vers l'est, avec la volonté d'inscrire la France comme un partenaire de premier plan de l'OTAN et de l'Europe.
 Depuis des décennies, l'industrie de défense européenne est dimensionnée pour produire le minimum nécessaire en temps de paix. Ainsi, à la veille d’une réunion des ministres de la défense de l’OTAN, les 14 et 15 février, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Europe est à court de munitions. L’armée ukrainienne tire 5 à 6.000 obus d’artillerie par jour, les forces russes quatre fois plus. Aussi, dès juin dernier, le président Emmanuel Macron a réclamé aux industriels de la défense de passer en mode « économie de guerre ». Mais celle-ci tarde à prendre corps, indique un rapport sur les enseignements de la guerre en Ukraine, adopté le 8 février par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.
 Avec notre invité Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à la Cour des comptes, ancien Secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale de 2014 à 2018, professeur associé à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) en 2012, où il a créé, l’année suivante, la Chaire « Grands enjeux stratégiques contemporains », nous allons explorer le contexte dans lequel s’inscrit la défense française.
 
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 LA DÉFENSE FRANÇAISE, AVEC LOUIS GAUTIER
 L'invasion de l'Ukraine par la Russie a rebattu les cartes stratégiques de l'Europe, pointe l'Institut international pour les études stratégiques dans son rapport annuel qui observe que le « centre de gravité stratégique s'est déplacé vers l'est et le nord ». « Pour une décennie au moins, la Russie sera le souci numéro un » des Européens, souligne l'institut, qui ajoute qu'une vingtaine de pays se sont d'ores et déjà engagés à augmenter leurs dépenses de défense.
 Tirant les premières leçons du conflit en Ukraine, la nouvelle Revue nationale stratégique a été présentée en novembre par le Président Emmanuel Macron. Désormais, la lutte anti-terroriste n'est plus la priorité numéro un, mais c'est le durcissement des armées en vue d'une possible participation à un conflit majeur qui dictera la prochaine loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 qui doit être votée à l’été. Dans ce cadre, la France prévoit de consacrer 413 milliards d’euros à ses armées d’ici à 2030, soit un effort annuel moyen de 59 milliards, contre 39,5 milliards pour la LPM en cours, adoptée en 2017.
 Engagées dans des combats expéditionnaires depuis la première guerre du Golfe, en 1991, les armées occidentales avaient perdu l’habitude du conflit interétatique de haute intensité. L'armée de la guerre froide n'est pas celle des opérations extérieures (OPEX). Aussi, en Afrique, la France veut changer de modèle pour n'agir qu'à la demande des autorités africaines et seulement en appui de leurs armées. Il s’agit de basculer les forces françaises vers l'est, avec la volonté d'inscrire la France comme un partenaire de premier plan de l'OTAN et de l'Europe.
 Depuis des décennies, l'industrie de défense européenne est dimensionnée pour produire le minimum nécessaire en temps de paix. Ainsi, à la veille d’une réunion des ministres de la défense de l’OTAN, les 14 et 15 février, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’Europe est à court de munitions. L’armée ukrainienne tire 5 à 6.000 obus d’artillerie par jour, les forces russes quatre fois plus. Aussi, dès juin dernier, le président Emmanuel Macron a réclamé aux industriels de la défense de passer en mode « économie de guerre ». Mais celle-ci tarde à prendre corps, indique un rapport sur les enseignements de la guerre en Ukraine, adopté le 8 février par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.
 Avec notre invité Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à la Cour des comptes, ancien Secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale de 2014 à 2018, professeur associé à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) en 2012, où il a créé, l’année suivante, la Chaire « Grands enjeux stratégiques contemporains », nous allons explorer le contexte dans lequel s’inscrit la défense française.
 
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        N°289 / 19 mars 2023
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 
 Avec cette semaine :
 - Louis Gautier, haut fonctionnaire, magistrat à l...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>59:48</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/ttjSMBq]]></podcast:txt><itunes:episode>315</itunes:episode><itunes:keywords>Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Marc-Olivier Padis,Armée française,Actualité,Richard Werly,Nicolas Baverez,Défense,Louis Gautier</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Philippe Martin, producteur de cinéma (1/3)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/oVgr2Jtfjo7zCRn_psreqs3er5UuHfGw-9V7LsEn3j0</guid><description><![CDATA[
        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Bada # 180 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (86) / 15 mars 2023</p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Bada # 180 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (86) / 15 mars 2023</p><p>Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.</p><p>À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 15 Mar 2023 09:26:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/a69bf34e-faa6-401b-a236-ac96d8d7b449.mp3?_=1686592673" length="33773235" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
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 Bada # 180 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (86) / 15 mars 2023
 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 
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 Bada # 180 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (86) / 15 mars 2023
 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Dans ces trois badas, Philippe Martin nous raconte son parcours original, forgé à coup de rêves fous et d'une détermination à toute épreuve, qui l'a conduit à travailler dans le cinéma. Cette aventure commence avec son premier grand amour pour le cinéma, et se poursuit jusqu'à la production de ses premiers films en passant par ses petits boulots sur les plateaux.
 À travers son récit on découvre aussi la réalité du travail du producteur. Personnage méconnu du grand public et sujet de nombreux stéréotypes, il n'en demeure pas moins un acteur tout à fait central dans la naissance des films.
 
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 Bada # 180 / Si c’est pour la Culture, on a déjà donné (86) / 15 mars 2023
 Une conversation entre Philippe Martin et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 févr...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>35:10</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/SqPbCQl]]></podcast:txt><itunes:episode>313</itunes:episode><itunes:keywords>Société,Philippe Meyer,Culture,Films Pélléas,actualité,Politique,Philippe Martin,Cinéma</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Après la grève / Politique française au Maghreb et situation de la Tunisie]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/gfjX0GZGgikCN95iexN9YoNKiQNh3jtzrKLiHkBxX68</guid><description><![CDATA[
        <p>N°288 / 12 mars 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 mars 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p><br></p><p><strong>APRÈS LA GRÈVE</strong></p><p><br></p><p>1,28 million de personnes ont défilé, le 7 mars, selon le ministère de l’intérieur, un record dans les décomptes officiels pour des manifestations ayant une dimension sociale, tandis que la CGT a avancé le chiffre de 3,5 millions. Jamais depuis trente ans les syndicats de salariés n'ont été aussi unis pour combattre un projet de loi du gouvernement. « <em>Les organisations ont redoré leur image en ayant su capter la colère des Français</em>, analyse Frédéric Dabi de l'lfop. <em>Ils échappent à la défiance touchant les partis politiques qui ont offert un piètre spectacle à l'Assemblée nationale lors des débats sur le projet de loi des retraites.</em> » Ayant le vent en poupe toutes les centrales ont enregistré, depuis janvier, une hausse importante des adhésions. La CFDT a ainsi délivré 13.000 nouvelles cartes, une augmentation de 40 % par rapport à l'an dernier, sur la même période, tandis qu’à la CGT en a enregistré 12.500.</p><p>Si l’opposition à la réforme des retraites reste stable et dominante (à 72%), elle est devenue également majoritaire chez les sympathisants LR (53% approuvent la mobilisation, +4 points en un mois) et même au cœur de l’électorat macroniste, celui des 55-64 ans. A cette désaffection dans les rangs des siens, le président devra ajouter un ressentiment contre sa personne que les sondages enregistrent sans désemparer. Avec lui, le gouvernement est confronté à une rare unité syndicale et à des centrales qui ont réussi à ne pas se mettre à dos l'opinion publique avec des actions coup de poing tout en espérant mettre suffisamment la pression sur le gouvernement pour l’amener à bouger. Dans les cortèges, les débordements des blackblocks ont été contenus...</p><p>Dans les jours et les semaines qui viennent, l’intersyndicale veut durcir le mouvement contre le projet de réforme, sans perdre le soutien des Français. A l’issue de leur sixième journée nationale d’action contre la réforme des retraites, les syndicats ont demandé à être reçus <em>« en urgence » </em>par Emmanuel Macron, afin qu’il <em>« retire » </em>son projet, actuellement débattu au Sénat. Réponse de l'Élysée : « <em>la porte de l'exécutif est toujours restée ouverte</em> » mais, à Rungis, le 21 février, puis, quatre jours après, au Salon de l’agriculture, le Président de la République a indiqué qu’il ne cédera pas s’agissant du report à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite voté par le Sénat le 9 mars. D'après l'Ifop, seulement 34 % des Français pensent que sous l'effet du mouvement social la réforme sera retirée. « <em>Il y a une mémoire de l'opinion publique qui a intégré que le gouvernement ne recule plus face à la rue</em> », rappelle Frédéric Dabi. Au-delà des retraites, sociologues et philosophes relèvent que le problème de fond est moins le projet de réforme que l’évolution du rapport au travail lui-même et la quête de sens qui l’accompagne, comme en témoigne notamment les pénuries de main-d’œuvre qui sévissent actuellement dans le privé comme dans les administrations.</p><p><br></p><p><strong>DEUXIÈME SUJET </strong></p><p><br></p><p><strong>LA POLITIQUE FRANÇAISE AU MAGHREB ET LA SITUATION EN TUNISIE</strong></p><p><br></p><p>Dans un Maghreb gangrené par les crises internes (effondrement économique de la Tunisie, déchirement de la Libye...), un conflit régional (l’Algérie et le Maroc ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021) et des tentations étrangères (de la Russie et de la Chine), une des terres de prédilection de la France s'est transformée en zone de crispations pour Paris. Entre un pari algérien tourmenté et la préservation d’une relation avec le Maroc jadis privilégiée, mais aujourd’hui rétrogradée, l’approche présidentielle du Maghreb suit une ligne de crête assumée entre les deux frères ennemis du Maghreb, dont l’antagonisme s’est exacerbé depuis deux ans avec le retour du contentieux autour du Sahara occidental. Un jeu d’équilibre qui place la diplomatie française sous tension.</p><p>Depuis deux ans, avec le Maroc, les crispations sont allées crescendo : refus français de qualifier de <em>« base sérieuse et crédible » </em>à une future solution politique le plan d’autonomie marocain de 2007 pour le Sahara occidental ; affaire du logiciel espion Pegasus ; Qatargate devenu au Parlement européen Marocgate ; soupçons de complaisance avec le Maroc pesant sur un présentateur de BFMTV et enfin, condamnation des violations des droits de l'homme au Maroc par le Parlement européen le 19 janvier. Les responsables politiques et les médias marocains s’insurgent contre ce vote. L’ambassadeur marocain à Paris a été rappelé par Rabat.</p><p>Avec Alger, depuis plusieurs années, Emmanuel Macron s'est montré déterminé à réchauffer les relations. Plusieurs rapprochements ont été ébauchés dans le contexte de la crise sécuritaire du Sahel ou bien de la crise énergétique provoquée par la guerre d’Ukraine tout en entretenant des relations empreintes de méfiance. Des liens qui demeurent fragile, comme le montre l'affaire de la militante franco-algérienne Amira Bouraoui, rapatriée récemment en France alors qu'elle était en situation irrégulière en Tunisie. Alger a fustigé une « <em>exfiltration illégale</em> » et rappelé son ambassadeur. Une énième crise, qui intervient au moment où la relation se réchauffait entre Paris et Alger, après le voyage du président français en août dernier chez son homologue algérien. Une visite d'État en France du président algérien, était prévue en mai prochain.</p><p>En Tunisie, alors que le pays traverse une grave crise économique marquée par des pénuries récurrentes de produits de base, sur fond de tensions politiques le président Kaïs Saïed, - qui concentre tous les pouvoirs après avoir suspendu en juillet 2021 le Parlement et limogé le gouvernement - s’est référé le 21 février dernier aux Subsahariens présents en Tunisie en évoquant des <em>« hordes de migrants clandestins »,</em> source à ses yeux <em>« de violence, de crimes et d’actes inacceptables »</em>. La Tunisie compte entre 30.000 et 50.000 migrants subsahariens, selon les ONG locales.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°288 / 12 mars 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 mars 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li></ul><p><br></p><p><strong>APRÈS LA GRÈVE</strong></p><p><br></p><p>1,28 million de personnes ont défilé, le 7 mars, selon le ministère de l’intérieur, un record dans les décomptes officiels pour des manifestations ayant une dimension sociale, tandis que la CGT a avancé le chiffre de 3,5 millions. Jamais depuis trente ans les syndicats de salariés n'ont été aussi unis pour combattre un projet de loi du gouvernement. « <em>Les organisations ont redoré leur image en ayant su capter la colère des Français</em>, analyse Frédéric Dabi de l'lfop. <em>Ils échappent à la défiance touchant les partis politiques qui ont offert un piètre spectacle à l'Assemblée nationale lors des débats sur le projet de loi des retraites.</em> » Ayant le vent en poupe toutes les centrales ont enregistré, depuis janvier, une hausse importante des adhésions. La CFDT a ainsi délivré 13.000 nouvelles cartes, une augmentation de 40 % par rapport à l'an dernier, sur la même période, tandis qu’à la CGT en a enregistré 12.500.</p><p>Si l’opposition à la réforme des retraites reste stable et dominante (à 72%), elle est devenue également majoritaire chez les sympathisants LR (53% approuvent la mobilisation, +4 points en un mois) et même au cœur de l’électorat macroniste, celui des 55-64 ans. A cette désaffection dans les rangs des siens, le président devra ajouter un ressentiment contre sa personne que les sondages enregistrent sans désemparer. Avec lui, le gouvernement est confronté à une rare unité syndicale et à des centrales qui ont réussi à ne pas se mettre à dos l'opinion publique avec des actions coup de poing tout en espérant mettre suffisamment la pression sur le gouvernement pour l’amener à bouger. Dans les cortèges, les débordements des blackblocks ont été contenus...</p><p>Dans les jours et les semaines qui viennent, l’intersyndicale veut durcir le mouvement contre le projet de réforme, sans perdre le soutien des Français. A l’issue de leur sixième journée nationale d’action contre la réforme des retraites, les syndicats ont demandé à être reçus <em>« en urgence » </em>par Emmanuel Macron, afin qu’il <em>« retire » </em>son projet, actuellement débattu au Sénat. Réponse de l'Élysée : « <em>la porte de l'exécutif est toujours restée ouverte</em> » mais, à Rungis, le 21 février, puis, quatre jours après, au Salon de l’agriculture, le Président de la République a indiqué qu’il ne cédera pas s’agissant du report à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite voté par le Sénat le 9 mars. D'après l'Ifop, seulement 34 % des Français pensent que sous l'effet du mouvement social la réforme sera retirée. « <em>Il y a une mémoire de l'opinion publique qui a intégré que le gouvernement ne recule plus face à la rue</em> », rappelle Frédéric Dabi. Au-delà des retraites, sociologues et philosophes relèvent que le problème de fond est moins le projet de réforme que l’évolution du rapport au travail lui-même et la quête de sens qui l’accompagne, comme en témoigne notamment les pénuries de main-d’œuvre qui sévissent actuellement dans le privé comme dans les administrations.</p><p><br></p><p><strong>DEUXIÈME SUJET </strong></p><p><br></p><p><strong>LA POLITIQUE FRANÇAISE AU MAGHREB ET LA SITUATION EN TUNISIE</strong></p><p><br></p><p>Dans un Maghreb gangrené par les crises internes (effondrement économique de la Tunisie, déchirement de la Libye...), un conflit régional (l’Algérie et le Maroc ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021) et des tentations étrangères (de la Russie et de la Chine), une des terres de prédilection de la France s'est transformée en zone de crispations pour Paris. Entre un pari algérien tourmenté et la préservation d’une relation avec le Maroc jadis privilégiée, mais aujourd’hui rétrogradée, l’approche présidentielle du Maghreb suit une ligne de crête assumée entre les deux frères ennemis du Maghreb, dont l’antagonisme s’est exacerbé depuis deux ans avec le retour du contentieux autour du Sahara occidental. Un jeu d’équilibre qui place la diplomatie française sous tension.</p><p>Depuis deux ans, avec le Maroc, les crispations sont allées crescendo : refus français de qualifier de <em>« base sérieuse et crédible » </em>à une future solution politique le plan d’autonomie marocain de 2007 pour le Sahara occidental ; affaire du logiciel espion Pegasus ; Qatargate devenu au Parlement européen Marocgate ; soupçons de complaisance avec le Maroc pesant sur un présentateur de BFMTV et enfin, condamnation des violations des droits de l'homme au Maroc par le Parlement européen le 19 janvier. Les responsables politiques et les médias marocains s’insurgent contre ce vote. L’ambassadeur marocain à Paris a été rappelé par Rabat.</p><p>Avec Alger, depuis plusieurs années, Emmanuel Macron s'est montré déterminé à réchauffer les relations. Plusieurs rapprochements ont été ébauchés dans le contexte de la crise sécuritaire du Sahel ou bien de la crise énergétique provoquée par la guerre d’Ukraine tout en entretenant des relations empreintes de méfiance. Des liens qui demeurent fragile, comme le montre l'affaire de la militante franco-algérienne Amira Bouraoui, rapatriée récemment en France alors qu'elle était en situation irrégulière en Tunisie. Alger a fustigé une « <em>exfiltration illégale</em> » et rappelé son ambassadeur. Une énième crise, qui intervient au moment où la relation se réchauffait entre Paris et Alger, après le voyage du président français en août dernier chez son homologue algérien. Une visite d'État en France du président algérien, était prévue en mai prochain.</p><p>En Tunisie, alors que le pays traverse une grave crise économique marquée par des pénuries récurrentes de produits de base, sur fond de tensions politiques le président Kaïs Saïed, - qui concentre tous les pouvoirs après avoir suspendu en juillet 2021 le Parlement et limogé le gouvernement - s’est référé le 21 février dernier aux Subsahariens présents en Tunisie en évoquant des <em>« hordes de migrants clandestins »,</em> source à ses yeux <em>« de violence, de crimes et d’actes inacceptables »</em>. La Tunisie compte entre 30.000 et 50.000 migrants subsahariens, selon les ONG locales.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 12 Mar 2023 09:28:27 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/98d8c353-dec3-4f03-84a2-c2ee79b05543.mp3?_=1686592673" length="61828328" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°288 / 12 mars 2023
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 APRÈS LA GRÈVE
 
 1,28 million de personnes ont défilé, le 7 mars, selon le ministère de l’intérieur, un record dans les décomptes officiels pour des manifestations ayant une dimension sociale, tandis que la CGT a avancé le chiffre de 3,5 millions. Jamais depuis trente ans les syndicats de salariés n'ont été aussi unis pour combattre un projet de loi du gouvernement. « Les organisations ont redoré leur image en ayant su capter la colère des Français, analyse Frédéric Dabi de l'lfop. Ils échappent à la défiance touchant les partis politiques qui ont offert un piètre spectacle à l'Assemblée nationale lors des débats sur le projet de loi des retraites. » Ayant le vent en poupe toutes les centrales ont enregistré, depuis janvier, une hausse importante des adhésions. La CFDT a ainsi délivré 13.000 nouvelles cartes, une augmentation de 40 % par rapport à l'an dernier, sur la même période, tandis qu’à la CGT en a enregistré 12.500.
 Si l’opposition à la réforme des retraites reste stable et dominante (à 72%), elle est devenue également majoritaire chez les sympathisants LR (53% approuvent la mobilisation, +4 points en un mois) et même au cœur de l’électorat macroniste, celui des 55-64 ans. A cette désaffection dans les rangs des siens, le président devra ajouter un ressentiment contre sa personne que les sondages enregistrent sans désemparer. Avec lui, le gouvernement est confronté à une rare unité syndicale et à des centrales qui ont réussi à ne pas se mettre à dos l'opinion publique avec des actions coup de poing tout en espérant mettre suffisamment la pression sur le gouvernement pour l’amener à bouger. Dans les cortèges, les débordements des blackblocks ont été contenus...
 Dans les jours et les semaines qui viennent, l’intersyndicale veut durcir le mouvement contre le projet de réforme, sans perdre le soutien des Français. A l’issue de leur sixième journée nationale d’action contre la réforme des retraites, les syndicats ont demandé à être reçus « en urgence » par Emmanuel Macron, afin qu’il « retire » son projet, actuellement débattu au Sénat. Réponse de l'Élysée : « la porte de l'exécutif est toujours restée ouverte » mais, à Rungis, le 21 février, puis, quatre jours après, au Salon de l’agriculture, le Président de la République a indiqué qu’il ne cédera pas s’agissant du report à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite voté par le Sénat le 9 mars. D'après l'Ifop, seulement 34 % des Français pensent que sous l'effet du mouvement social la réforme sera retirée. « Il y a une mémoire de l'opinion publique qui a intégré que le gouvernement ne recule plus face à la rue », rappelle Frédéric Dabi. Au-delà des retraites, sociologues et philosophes relèvent que le problème de fond est moins le projet de réforme que l’évolution du rapport au travail lui-même et la quête de sens qui l’accompagne, comme en témoigne notamment les pénuries de main-d’œuvre qui sévissent actuellement dans le privé comme dans les administrations.
 
 DEUXIÈME SUJET 
 
 LA POLITIQUE FRANÇAISE AU MAGHREB ET LA SITUATION EN TUNISIE
 
 Dans un Maghreb gangrené par les crises internes (effondrement économique de la Tunisie, déchirement de la Libye...), un conflit régional (l’Algérie et le Maroc ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021) et des tentations étrangères (de la Russie et de la Chine), une des terres de prédilection de la France s'est transformée en zone de crispations pour Paris. Entre un pari algérien tourmenté et la préservation d’une relation avec le Maroc jadis privilégiée, mais aujourd’hui rétrogradée, l’approche présidentielle du Maghreb suit une ligne de crête assumée entre les deux frères ennemis du Maghreb, dont l’antagonisme s’est exacerbé depuis deux ans avec le retour du contentieux autour du Sahara occidental. Un jeu d’équilibre qui place la diplomatie française sous tension.
 Depuis deux ans, avec le Maroc, les crispations sont allées crescendo : refus français de qualifier de « base sérieuse et crédible » à une future solution politique le plan d’autonomie marocain de 2007 pour le Sahara occidental ; affaire du logiciel espion Pegasus ; Qatargate devenu au Parlement européen Marocgate ; soupçons de complaisance avec le Maroc pesant sur un présentateur de BFMTV et enfin, condamnation des violations des droits de l'homme au Maroc par le Parlement européen le 19 janvier. Les responsables politiques et les médias marocains s’insurgent contre ce vote. L’ambassadeur marocain à Paris a été rappelé par Rabat.
 Avec Alger, depuis plusieurs années, Emmanuel Macron s'est montré déterminé à réchauffer les relations. Plusieurs rapprochements ont été ébauchés dans le contexte de la crise sécuritaire du Sahel ou bien de la crise énergétique provoquée par la guerre d’Ukraine tout en entretenant des relations empreintes de méfiance. Des liens qui demeurent fragile, comme le montre l'affaire de la militante franco-algérienne Amira Bouraoui, rapatriée récemment en France alors qu'elle était en situation irrégulière en Tunisie. Alger a fustigé une « exfiltration illégale » et rappelé son ambassadeur. Une énième crise, qui intervient au moment où la relation se réchauffait entre Paris et Alger, après le voyage du président français en août dernier chez son homologue algérien. Une visite d'État en France du président algérien, était prévue en mai prochain.
 En Tunisie, alors que le pays traverse une grave crise économique marquée par des pénuries récurrentes de produits de base, sur fond de tensions politiques le président Kaïs Saïed, - qui concentre tous les pouvoirs après avoir suspendu en juillet 2021 le Parlement et limogé le gouvernement - s’est référé le 21 février dernier aux Subsahariens présents en Tunisie en évoquant des « hordes de migrants clandestins », source à ses yeux « de violence, de crimes et d’actes inacceptables ». La Tunisie compte entre 30.000 et 50.000 migrants subsahariens, selon les ONG locales.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        N°288 / 12 mars 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
 APRÈS LA GRÈVE
 
 1,28 million de personnes ont défilé, le 7 mars, selon le ministère de l’intérieur, un record dans les décomptes officiels pour des manifestations ayant une dimension sociale, tandis que la CGT a avancé le chiffre de 3,5 millions. Jamais depuis trente ans les syndicats de salariés n'ont été aussi unis pour combattre un projet de loi du gouvernement. « Les organisations ont redoré leur image en ayant su capter la colère des Français, analyse Frédéric Dabi de l'lfop. Ils échappent à la défiance touchant les partis politiques qui ont offert un piètre spectacle à l'Assemblée nationale lors des débats sur le projet de loi des retraites. » Ayant le vent en poupe toutes les centrales ont enregistré, depuis janvier, une hausse importante des adhésions. La CFDT a ainsi délivré 13.000 nouvelles cartes, une augmentation de 40 % par rapport à l'an dernier, sur la même période, tandis qu’à la CGT en a enregistré 12.500.
 Si l’opposition à la réforme des retraites reste stable et dominante (à 72%), elle est devenue également majoritaire chez les sympathisants LR (53% approuvent la mobilisation, +4 points en un mois) et même au cœur de l’électorat macroniste, celui des 55-64 ans. A cette désaffection dans les rangs des siens, le président devra ajouter un ressentiment contre sa personne que les sondages enregistrent sans désemparer. Avec lui, le gouvernement est confronté à une rare unité syndicale et à des centrales qui ont réussi à ne pas se mettre à dos l'opinion publique avec des actions coup de poing tout en espérant mettre suffisamment la pression sur le gouvernement pour l’amener à bouger. Dans les cortèges, les débordements des blackblocks ont été contenus...
 Dans les jours et les semaines qui viennent, l’intersyndicale veut durcir le mouvement contre le projet de réforme, sans perdre le soutien des Français. A l’issue de leur sixième journée nationale d’action contre la réforme des retraites, les syndicats ont demandé à être reçus « en urgence » par Emmanuel Macron, afin qu’il « retire » son projet, actuellement débattu au Sénat. Réponse de l'Élysée : « la porte de l'exécutif est toujours restée ouverte » mais, à Rungis, le 21 février, puis, quatre jours après, au Salon de l’agriculture, le Président de la République a indiqué qu’il ne cédera pas s’agissant du report à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite voté par le Sénat le 9 mars. D'après l'Ifop, seulement 34 % des Français pensent que sous l'effet du mouvement social la réforme sera retirée. « Il y a une mémoire de l'opinion publique qui a intégré que le gouvernement ne recule plus face à la rue », rappelle Frédéric Dabi. Au-delà des retraites, sociologues et philosophes relèvent que le problème de fond est moins le projet de réforme que l’évolution du rapport au travail lui-même et la quête de sens qui l’accompagne, comme en témoigne notamment les pénuries de main-d’œuvre qui sévissent actuellement dans le privé comme dans les administrations.
 
 DEUXIÈME SUJET 
 
 LA POLITIQUE FRANÇAISE AU MAGHREB ET LA SITUATION EN TUNISIE
 
 Dans un Maghreb gangrené par les crises internes (effondrement économique de la Tunisie, déchirement de la Libye...), un conflit régional (l’Algérie et le Maroc ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021) et des tentations étrangères (de la Russie et de la Chine), une des terres de prédilection de la France s'est transformée en zone de crispations pour Paris. Entre un pari algérien tourmenté et la préservation d’une relation avec le Maroc jadis privilégiée, mais aujourd’hui rétrogradée, l’approche présidentielle du Maghreb suit une ligne de crête assumée entre les deux frères ennemis du Maghreb, dont l’antagonisme s’est exacerbé depuis deux ans avec le retour du contentieux autour du Sahara occidental. Un jeu d’équilibre qui place la diplomatie française sous tension.
 Depuis deux ans, avec le Maroc, les crispations sont allées crescendo : refus français de qualifier de « base sérieuse et crédible » à une future solution politique le plan d’autonomie marocain de 2007 pour le Sahara occidental ; affaire du logiciel espion Pegasus ; Qatargate devenu au Parlement européen Marocgate ; soupçons de complaisance avec le Maroc pesant sur un présentateur de BFMTV et enfin, condamnation des violations des droits de l'homme au Maroc par le Parlement européen le 19 janvier. Les responsables politiques et les médias marocains s’insurgent contre ce vote. L’ambassadeur marocain à Paris a été rappelé par Rabat.
 Avec Alger, depuis plusieurs années, Emmanuel Macron s'est montré déterminé à réchauffer les relations. Plusieurs rapprochements ont été ébauchés dans le contexte de la crise sécuritaire du Sahel ou bien de la crise énergétique provoquée par la guerre d’Ukraine tout en entretenant des relations empreintes de méfiance. Des liens qui demeurent fragile, comme le montre l'affaire de la militante franco-algérienne Amira Bouraoui, rapatriée récemment en France alors qu'elle était en situation irrégulière en Tunisie. Alger a fustigé une « exfiltration illégale » et rappelé son ambassadeur. Une énième crise, qui intervient au moment où la relation se réchauffait entre Paris et Alger, après le voyage du président français en août dernier chez son homologue algérien. Une visite d'État en France du président algérien, était prévue en mai prochain.
 En Tunisie, alors que le pays traverse une grave crise économique marquée par des pénuries récurrentes de produits de base, sur fond de tensions politiques le président Kaïs Saïed, - qui concentre tous les pouvoirs après avoir suspendu en juillet 2021 le Parlement et limogé le gouvernement - s’est référé le 21 février dernier aux Subsahariens présents en Tunisie en évoquant des « hordes de migrants clandestins », source à ses yeux « de violence, de crimes et d’actes inacceptables ». La Tunisie compte entre 30.000 et 50.000 migrants subsahariens, selon les ONG locales.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        N°288 / 12 mars 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - Ak...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:04:24</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/VpVmGIs]]></podcast:txt><itunes:episode>317</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicole Gnesotto,Akram Belkaïd,Béatrice Giblin,Algérie,Syndicats,François Bujon de l'Estang,Réforme des retraites,Maghreb,Tunisie,Maroc,Grève</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Les questions du public (Chine et guerre en Ukraine / Agriculture française)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/UgY3S3kims-ZFK7fiJOr8o7--5lKR8oFBHD2gJa_Rtk</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 179 / 8 mars 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><br></p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 179 / 8 mars 2023</p><p><br></p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p><br></p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.</p><p><br></p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><br></p><p><br></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 08 Mar 2023 09:05:36 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/349a5b7b-efca-4e1d-b480-4362390a535f.mp3?_=1686592673" length="34478751" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 179 / 8 mars 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        Bada # 179 / 8 mars 2023
 
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 
 
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        Bada # 179 / 8 mars 2023
 
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.
 
 Avec cette semaine :
 ]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>bonus</itunes:episodeType><itunes:duration>35:54</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/OuNxGXM]]></podcast:txt><itunes:episode>316</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,politique,Société,Philippe Meyer,Marc-Olivier Padis,Agriculture,Guerre en Ukraine,François Bujon de l'Estang,Lionel Zinsou,Béatrice Giblin</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[La Chine et la guerre en Ukraine / Les défis de l’agriculture française]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/mHmPpGHQnYAMdIFdJzT8k5Pyl9uIMbKmUlWy0FuQjHc</guid><description><![CDATA[
        <p>N°287 / 5 mars 2023.</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>LA CHINE ET LA GUERRE EN UKRAINE</strong></p><p> </p><p>Dès mars 2022, les autorités chinoises ont repris les théories complotistes russes sur la présence en Ukraine de laboratoires américains de fabrication d'armes biochimiques. Pékin a repris à son compte les éléments de langage russes sur les provocations de l'Otan qui légitimeraient les « opérations spéciales ». Les autorités chinoises n’ont jamais critiqué l'annexion de certaines régions ukrainiennes, ni l'occupation du Donbass depuis 2014, pas plus qu'elles n’ont mentionné la responsabilité de la Russie dans le déclenchement du conflit. Depuis le début de l’agression russe, Pékin ne condamne jamais Moscou et refuse de parler de « <em>guerre</em> » ou d’« <em>invasion</em> », préférant évoquer la « <em>crise ukrainienne</em> ». Bien que la Chine continue d’affirmer que <em>« l'Ukraine est bien sûr un pays souverain »,</em> elle nuance en parlant du <em>« contexte historique spécial » </em>de la question ukrainienne et des <em>« préoccupations de sécurité légitimes de la Russie ».</em> La diplomatie chinoise accuse Washington d'être à l'origine d'une escalade du conflit en Ukraine en fournissant des armes à Kyiv. Elle prétend être neutre et met la Russie et l’Ukraine sur le même plan, comme l'illustre son abstention lors de toutes les résolutions votées contre la Russie en Assemblée générale de l'ONU, à une majorité généralement de 140 pays sur 193. Signe de son ambiguïté assumée, la Chine s'est encore abstenue de soutenir une résolution appelant les troupes russes à se « <em>retirer </em>» d'Ukraine, adoptée massivement, le 23 février dernier, par l'Assemblée générale de l'ONU.</p><p>Lorsque le 19 février, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a affirmé que la Chine envisagerait de fournir des « <em>armes</em> » à la Russie pour l'appuyer dans son conflit en Ukraine, Pékin a énergiquement démenti, répliquant le 21 février, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Qin Gang : « <em>Nous demandons instamment aux pays concernés de cesser immédiatement de jeter de l'huile sur le feu, de cesser de rejeter la responsabilité sur la Chine et de faire croire que la situation en Ukraine aujourd'hui sera celle de Taïwan demain</em> ».</p><p>Le 24 février, le ministère des Affaires étrangères chinois a publié « <em>la position chinoise sur une résolution politique de la crise ukrainienne</em> » en douze points qui exige notamment le respect de la souveraineté de tous selon le droit international, critique une « <em>mentalité de guerre froide</em> », veut préserver la paix sur « <em>le continent eurasiatique</em> », réaffirme la « neutralité » de la Chine et souligne que « <em>toutes les parties doivent soutenir la Russie et l'Ukraine pour reprendre le dialogue direct aussi vite que possible pour assurer une désescalade qui pourra conduire à un cessez-le-feu ».</em></p><p>Si les réactions à ce texte dans les capitales européennes ont été mitigées, le président Volodymyr Zelensky a déclaré : « <em>j'ai l'intention de rencontrer Xi Jinping. Ce sera important pour la sécurité mondiale. La Chine respecte l'intégrité territoriale et doit tout faire pour que la Russie quitte le territoire de l'Ukraine</em> ». Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendra en Chine « <em>début avril</em> ».</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LES DÉFIS DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE </strong></p><p><br></p><p>Lors de sa visite de plus de 13 heures au Salon de l’Agriculture, Emmanuel Macron a présenté un ensemble de réponses aux difficultés que doit affronter un monde agricole dont, en 40 ans, le nombre d’actifs a diminué de 75%, tandis que près de la moitié des agriculteurs aujourd’hui en activité partiront à la retraite d’ici une dizaine d’année.</p><p>Le premier défi est climatique : avec la hausse des température moyennes de saison, la raréfaction des pluies a généré un épisode de sécheresse hivernale inédit, empêchant le renouvellement des nappes phréatiques déjà mises à mal par la sécheresse de l’été précédent. Selon le site Info Sécheresse, 32 départements sont actuellement placés en niveau rouge en ce qui concerne leurs réserves d'eau. Cette situation met en difficulté les agriculteurs, qui consomment 45% de la consommation nationale en eau. Le changement climatique accentue par ailleurs le risque d’inondation et la dégradation des sols et affecte la propagation et l’intensité des vagues de ravageurs. Il met également le secteur agricole, responsable de l’émission de 21 % du gaz à effet de serre en France en 2022, au défi de son propre impact environnemental et climatique.</p><p>Le deuxième enjeu est celui de la compétitivité de la « ferme France ». En vingt ans, notre pays est passé du deuxième au cinquième rang des exportateurs mondiaux de produit agroalimentaires, tandis que les importations ont été multipliée par deux. Sauf pour le vin, la balance commerciale alimentaire de la France est déficitaire. Le modèle traditionnel de l’exploitation agricole familiale subit les conséquences de la financiarisation croissante du foncier. En 2022, un rapport de la Fédération Terre de Lien indiquait que le nombre d'exploitations agricoles a diminué en France de près de 20% en vingt ans, tandis que les entreprises du luxe et de l'agroalimentaire sont de plus en plus représentées parmi les nouveaux propriétaires fonciers. Ces difficultés s’ajoutent aux contrecoups de l’inflation sur les produits énergétiques qui entraîne une forte hausse du prix des engrais.</p><p>Dans ce contexte, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a annoncé la préparation d’un « plan de sobriété sur l’eau » construit sur le modèle du « plan de sobriété énergétique » de l’été 2022. Elisabeth Borne a présenté un ensemble de mesures-cadres sur l’usage des produits phytosanitaires à horizon 2030. Prenant en considération les réclamations des agriculteurs, celui-ci ne fixe plus d’objectif de réduction de l’usage des pesticides et vise à développer des alternatives efficaces à l’interdiction prochaine de 250 substances chimiques dans le cadre du calendrier européen. Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a exposé son plan de soutien à l’agriculture biologique. En parallèle, il a proposé plusieurs mesures d’adaptation des pratiques d’élevage au changement climatique et à l’ouverture des marchés français aux pays d’Amérique Latine, dans le cadre des négociations commerciales de l’Union européenne avec les pays du Mercosur.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°287 / 5 mars 2023.</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.</li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li><li>Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.</li><li>Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.</li></ul><p><br></p><p><strong>LA CHINE ET LA GUERRE EN UKRAINE</strong></p><p> </p><p>Dès mars 2022, les autorités chinoises ont repris les théories complotistes russes sur la présence en Ukraine de laboratoires américains de fabrication d'armes biochimiques. Pékin a repris à son compte les éléments de langage russes sur les provocations de l'Otan qui légitimeraient les « opérations spéciales ». Les autorités chinoises n’ont jamais critiqué l'annexion de certaines régions ukrainiennes, ni l'occupation du Donbass depuis 2014, pas plus qu'elles n’ont mentionné la responsabilité de la Russie dans le déclenchement du conflit. Depuis le début de l’agression russe, Pékin ne condamne jamais Moscou et refuse de parler de « <em>guerre</em> » ou d’« <em>invasion</em> », préférant évoquer la « <em>crise ukrainienne</em> ». Bien que la Chine continue d’affirmer que <em>« l'Ukraine est bien sûr un pays souverain »,</em> elle nuance en parlant du <em>« contexte historique spécial » </em>de la question ukrainienne et des <em>« préoccupations de sécurité légitimes de la Russie ».</em> La diplomatie chinoise accuse Washington d'être à l'origine d'une escalade du conflit en Ukraine en fournissant des armes à Kyiv. Elle prétend être neutre et met la Russie et l’Ukraine sur le même plan, comme l'illustre son abstention lors de toutes les résolutions votées contre la Russie en Assemblée générale de l'ONU, à une majorité généralement de 140 pays sur 193. Signe de son ambiguïté assumée, la Chine s'est encore abstenue de soutenir une résolution appelant les troupes russes à se « <em>retirer </em>» d'Ukraine, adoptée massivement, le 23 février dernier, par l'Assemblée générale de l'ONU.</p><p>Lorsque le 19 février, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a affirmé que la Chine envisagerait de fournir des « <em>armes</em> » à la Russie pour l'appuyer dans son conflit en Ukraine, Pékin a énergiquement démenti, répliquant le 21 février, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Qin Gang : « <em>Nous demandons instamment aux pays concernés de cesser immédiatement de jeter de l'huile sur le feu, de cesser de rejeter la responsabilité sur la Chine et de faire croire que la situation en Ukraine aujourd'hui sera celle de Taïwan demain</em> ».</p><p>Le 24 février, le ministère des Affaires étrangères chinois a publié « <em>la position chinoise sur une résolution politique de la crise ukrainienne</em> » en douze points qui exige notamment le respect de la souveraineté de tous selon le droit international, critique une « <em>mentalité de guerre froide</em> », veut préserver la paix sur « <em>le continent eurasiatique</em> », réaffirme la « neutralité » de la Chine et souligne que « <em>toutes les parties doivent soutenir la Russie et l'Ukraine pour reprendre le dialogue direct aussi vite que possible pour assurer une désescalade qui pourra conduire à un cessez-le-feu ».</em></p><p>Si les réactions à ce texte dans les capitales européennes ont été mitigées, le président Volodymyr Zelensky a déclaré : « <em>j'ai l'intention de rencontrer Xi Jinping. Ce sera important pour la sécurité mondiale. La Chine respecte l'intégrité territoriale et doit tout faire pour que la Russie quitte le territoire de l'Ukraine</em> ». Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendra en Chine « <em>début avril</em> ».</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LES DÉFIS DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE </strong></p><p><br></p><p>Lors de sa visite de plus de 13 heures au Salon de l’Agriculture, Emmanuel Macron a présenté un ensemble de réponses aux difficultés que doit affronter un monde agricole dont, en 40 ans, le nombre d’actifs a diminué de 75%, tandis que près de la moitié des agriculteurs aujourd’hui en activité partiront à la retraite d’ici une dizaine d’année.</p><p>Le premier défi est climatique : avec la hausse des température moyennes de saison, la raréfaction des pluies a généré un épisode de sécheresse hivernale inédit, empêchant le renouvellement des nappes phréatiques déjà mises à mal par la sécheresse de l’été précédent. Selon le site Info Sécheresse, 32 départements sont actuellement placés en niveau rouge en ce qui concerne leurs réserves d'eau. Cette situation met en difficulté les agriculteurs, qui consomment 45% de la consommation nationale en eau. Le changement climatique accentue par ailleurs le risque d’inondation et la dégradation des sols et affecte la propagation et l’intensité des vagues de ravageurs. Il met également le secteur agricole, responsable de l’émission de 21 % du gaz à effet de serre en France en 2022, au défi de son propre impact environnemental et climatique.</p><p>Le deuxième enjeu est celui de la compétitivité de la « ferme France ». En vingt ans, notre pays est passé du deuxième au cinquième rang des exportateurs mondiaux de produit agroalimentaires, tandis que les importations ont été multipliée par deux. Sauf pour le vin, la balance commerciale alimentaire de la France est déficitaire. Le modèle traditionnel de l’exploitation agricole familiale subit les conséquences de la financiarisation croissante du foncier. En 2022, un rapport de la Fédération Terre de Lien indiquait que le nombre d'exploitations agricoles a diminué en France de près de 20% en vingt ans, tandis que les entreprises du luxe et de l'agroalimentaire sont de plus en plus représentées parmi les nouveaux propriétaires fonciers. Ces difficultés s’ajoutent aux contrecoups de l’inflation sur les produits énergétiques qui entraîne une forte hausse du prix des engrais.</p><p>Dans ce contexte, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a annoncé la préparation d’un « plan de sobriété sur l’eau » construit sur le modèle du « plan de sobriété énergétique » de l’été 2022. Elisabeth Borne a présenté un ensemble de mesures-cadres sur l’usage des produits phytosanitaires à horizon 2030. Prenant en considération les réclamations des agriculteurs, celui-ci ne fixe plus d’objectif de réduction de l’usage des pesticides et vise à développer des alternatives efficaces à l’interdiction prochaine de 250 substances chimiques dans le cadre du calendrier européen. Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a exposé son plan de soutien à l’agriculture biologique. En parallèle, il a proposé plusieurs mesures d’adaptation des pratiques d’élevage au changement climatique et à l’ouverture des marchés français aux pays d’Amérique Latine, dans le cadre des négociations commerciales de l’Union européenne avec les pays du Mercosur.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 05 Mar 2023 14:48:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/14403f3f-2afd-4d00-b36d-6df0b5144fd1.mp3?_=1686592673" length="61279965" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°287 / 5 mars 2023.
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LA CHINE ET LA GUERRE EN UKRAINE
  
 Dès mars 2022, les autorités chinoises ont repris les théories complotistes russes sur la présence en Ukraine de laboratoires américains de fabrication d'armes biochimiques. Pékin a repris à son compte les éléments de langage russes sur les provocations de l'Otan qui légitimeraient les « opérations spéciales ». Les autorités chinoises n’ont jamais critiqué l'annexion de certaines régions ukrainiennes, ni l'occupation du Donbass depuis 2014, pas plus qu'elles n’ont mentionné la responsabilité de la Russie dans le déclenchement du conflit. Depuis le début de l’agression russe, Pékin ne condamne jamais Moscou et refuse de parler de « guerre » ou d’« invasion », préférant évoquer la « crise ukrainienne ». Bien que la Chine continue d’affirmer que « l'Ukraine est bien sûr un pays souverain », elle nuance en parlant du « contexte historique spécial » de la question ukrainienne et des « préoccupations de sécurité légitimes de la Russie ». La diplomatie chinoise accuse Washington d'être à l'origine d'une escalade du conflit en Ukraine en fournissant des armes à Kyiv. Elle prétend être neutre et met la Russie et l’Ukraine sur le même plan, comme l'illustre son abstention lors de toutes les résolutions votées contre la Russie en Assemblée générale de l'ONU, à une majorité généralement de 140 pays sur 193. Signe de son ambiguïté assumée, la Chine s'est encore abstenue de soutenir une résolution appelant les troupes russes à se « retirer » d'Ukraine, adoptée massivement, le 23 février dernier, par l'Assemblée générale de l'ONU.
 Lorsque le 19 février, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a affirmé que la Chine envisagerait de fournir des « armes » à la Russie pour l'appuyer dans son conflit en Ukraine, Pékin a énergiquement démenti, répliquant le 21 février, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Qin Gang : « Nous demandons instamment aux pays concernés de cesser immédiatement de jeter de l'huile sur le feu, de cesser de rejeter la responsabilité sur la Chine et de faire croire que la situation en Ukraine aujourd'hui sera celle de Taïwan demain ».
 Le 24 février, le ministère des Affaires étrangères chinois a publié « la position chinoise sur une résolution politique de la crise ukrainienne » en douze points qui exige notamment le respect de la souveraineté de tous selon le droit international, critique une « mentalité de guerre froide », veut préserver la paix sur « le continent eurasiatique », réaffirme la « neutralité » de la Chine et souligne que « toutes les parties doivent soutenir la Russie et l'Ukraine pour reprendre le dialogue direct aussi vite que possible pour assurer une désescalade qui pourra conduire à un cessez-le-feu ».
 Si les réactions à ce texte dans les capitales européennes ont été mitigées, le président Volodymyr Zelensky a déclaré : « j'ai l'intention de rencontrer Xi Jinping. Ce sera important pour la sécurité mondiale. La Chine respecte l'intégrité territoriale et doit tout faire pour que la Russie quitte le territoire de l'Ukraine ». Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendra en Chine « début avril ».
 
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 LES DÉFIS DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE 
 
 Lors de sa visite de plus de 13 heures au Salon de l’Agriculture, Emmanuel Macron a présenté un ensemble de réponses aux difficultés que doit affronter un monde agricole dont, en 40 ans, le nombre d’actifs a diminué de 75%, tandis que près de la moitié des agriculteurs aujourd’hui en activité partiront à la retraite d’ici une dizaine d’année.
 Le premier défi est climatique : avec la hausse des température moyennes de saison, la raréfaction des pluies a généré un épisode de sécheresse hivernale inédit, empêchant le renouvellement des nappes phréatiques déjà mises à mal par la sécheresse de l’été précédent. Selon le site Info Sécheresse, 32 départements sont actuellement placés en niveau rouge en ce qui concerne leurs réserves d'eau. Cette situation met en difficulté les agriculteurs, qui consomment 45% de la consommation nationale en eau. Le changement climatique accentue par ailleurs le risque d’inondation et la dégradation des sols et affecte la propagation et l’intensité des vagues de ravageurs. Il met également le secteur agricole, responsable de l’émission de 21 % du gaz à effet de serre en France en 2022, au défi de son propre impact environnemental et climatique.
 Le deuxième enjeu est celui de la compétitivité de la « ferme France ». En vingt ans, notre pays est passé du deuxième au cinquième rang des exportateurs mondiaux de produit agroalimentaires, tandis que les importations ont été multipliée par deux. Sauf pour le vin, la balance commerciale alimentaire de la France est déficitaire. Le modèle traditionnel de l’exploitation agricole familiale subit les conséquences de la financiarisation croissante du foncier. En 2022, un rapport de la Fédération Terre de Lien indiquait que le nombre d'exploitations agricoles a diminué en France de près de 20% en vingt ans, tandis que les entreprises du luxe et de l'agroalimentaire sont de plus en plus représentées parmi les nouveaux propriétaires fonciers. Ces difficultés s’ajoutent aux contrecoups de l’inflation sur les produits énergétiques qui entraîne une forte hausse du prix des engrais.
 Dans ce contexte, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a annoncé la préparation d’un « plan de sobriété sur l’eau » construit sur le modèle du « plan de sobriété énergétique » de l’été 2022. Elisabeth Borne a présenté un ensemble de mesures-cadres sur l’usage des produits phytosanitaires à horizon 2030. Prenant en considération les réclamations des agriculteurs, celui-ci ne fixe plus d’objectif de réduction de l’usage des pesticides et vise à développer des alternatives efficaces à l’interdiction prochaine de 250 substances chimiques dans le cadre du calendrier européen. Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a exposé son plan de soutien à l’agriculture biologique. En parallèle, il a proposé plusieurs mesures d’adaptation des pratiques d’élevage au changement climatique et à l’ouverture des marchés français aux pays d’Amérique Latine, dans le cadre des négociations commerciales de l’Union européenne avec les pays du Mercosur.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </itunes:summary><googleplay:description>
        N°287 / 5 mars 2023.
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.- Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.- Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
 LA CHINE ET LA GUERRE EN UKRAINE
  
 Dès mars 2022, les autorités chinoises ont repris les théories complotistes russes sur la présence en Ukraine de laboratoires américains de fabrication d'armes biochimiques. Pékin a repris à son compte les éléments de langage russes sur les provocations de l'Otan qui légitimeraient les « opérations spéciales ». Les autorités chinoises n’ont jamais critiqué l'annexion de certaines régions ukrainiennes, ni l'occupation du Donbass depuis 2014, pas plus qu'elles n’ont mentionné la responsabilité de la Russie dans le déclenchement du conflit. Depuis le début de l’agression russe, Pékin ne condamne jamais Moscou et refuse de parler de « guerre » ou d’« invasion », préférant évoquer la « crise ukrainienne ». Bien que la Chine continue d’affirmer que « l'Ukraine est bien sûr un pays souverain », elle nuance en parlant du « contexte historique spécial » de la question ukrainienne et des « préoccupations de sécurité légitimes de la Russie ». La diplomatie chinoise accuse Washington d'être à l'origine d'une escalade du conflit en Ukraine en fournissant des armes à Kyiv. Elle prétend être neutre et met la Russie et l’Ukraine sur le même plan, comme l'illustre son abstention lors de toutes les résolutions votées contre la Russie en Assemblée générale de l'ONU, à une majorité généralement de 140 pays sur 193. Signe de son ambiguïté assumée, la Chine s'est encore abstenue de soutenir une résolution appelant les troupes russes à se « retirer » d'Ukraine, adoptée massivement, le 23 février dernier, par l'Assemblée générale de l'ONU.
 Lorsque le 19 février, le secrétaire d'État américain Antony Blinken a affirmé que la Chine envisagerait de fournir des « armes » à la Russie pour l'appuyer dans son conflit en Ukraine, Pékin a énergiquement démenti, répliquant le 21 février, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Qin Gang : « Nous demandons instamment aux pays concernés de cesser immédiatement de jeter de l'huile sur le feu, de cesser de rejeter la responsabilité sur la Chine et de faire croire que la situation en Ukraine aujourd'hui sera celle de Taïwan demain ».
 Le 24 février, le ministère des Affaires étrangères chinois a publié « la position chinoise sur une résolution politique de la crise ukrainienne » en douze points qui exige notamment le respect de la souveraineté de tous selon le droit international, critique une « mentalité de guerre froide », veut préserver la paix sur « le continent eurasiatique », réaffirme la « neutralité » de la Chine et souligne que « toutes les parties doivent soutenir la Russie et l'Ukraine pour reprendre le dialogue direct aussi vite que possible pour assurer une désescalade qui pourra conduire à un cessez-le-feu ».
 Si les réactions à ce texte dans les capitales européennes ont été mitigées, le président Volodymyr Zelensky a déclaré : « j'ai l'intention de rencontrer Xi Jinping. Ce sera important pour la sécurité mondiale. La Chine respecte l'intégrité territoriale et doit tout faire pour que la Russie quitte le territoire de l'Ukraine ». Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendra en Chine « début avril ».
 
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 LES DÉFIS DE L’AGRICULTURE FRANÇAISE 
 
 Lors de sa visite de plus de 13 heures au Salon de l’Agriculture, Emmanuel Macron a présenté un ensemble de réponses aux difficultés que doit affronter un monde agricole dont, en 40 ans, le nombre d’actifs a diminué de 75%, tandis que près de la moitié des agriculteurs aujourd’hui en activité partiront à la retraite d’ici une dizaine d’année.
 Le premier défi est climatique : avec la hausse des température moyennes de saison, la raréfaction des pluies a généré un épisode de sécheresse hivernale inédit, empêchant le renouvellement des nappes phréatiques déjà mises à mal par la sécheresse de l’été précédent. Selon le site Info Sécheresse, 32 départements sont actuellement placés en niveau rouge en ce qui concerne leurs réserves d'eau. Cette situation met en difficulté les agriculteurs, qui consomment 45% de la consommation nationale en eau. Le changement climatique accentue par ailleurs le risque d’inondation et la dégradation des sols et affecte la propagation et l’intensité des vagues de ravageurs. Il met également le secteur agricole, responsable de l’émission de 21 % du gaz à effet de serre en France en 2022, au défi de son propre impact environnemental et climatique.
 Le deuxième enjeu est celui de la compétitivité de la « ferme France ». En vingt ans, notre pays est passé du deuxième au cinquième rang des exportateurs mondiaux de produit agroalimentaires, tandis que les importations ont été multipliée par deux. Sauf pour le vin, la balance commerciale alimentaire de la France est déficitaire. Le modèle traditionnel de l’exploitation agricole familiale subit les conséquences de la financiarisation croissante du foncier. En 2022, un rapport de la Fédération Terre de Lien indiquait que le nombre d'exploitations agricoles a diminué en France de près de 20% en vingt ans, tandis que les entreprises du luxe et de l'agroalimentaire sont de plus en plus représentées parmi les nouveaux propriétaires fonciers. Ces difficultés s’ajoutent aux contrecoups de l’inflation sur les produits énergétiques qui entraîne une forte hausse du prix des engrais.
 Dans ce contexte, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a annoncé la préparation d’un « plan de sobriété sur l’eau » construit sur le modèle du « plan de sobriété énergétique » de l’été 2022. Elisabeth Borne a présenté un ensemble de mesures-cadres sur l’usage des produits phytosanitaires à horizon 2030. Prenant en considération les réclamations des agriculteurs, celui-ci ne fixe plus d’objectif de réduction de l’usage des pesticides et vise à développer des alternatives efficaces à l’interdiction prochaine de 250 substances chimiques dans le cadre du calendrier européen. Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a exposé son plan de soutien à l’agriculture biologique. En parallèle, il a proposé plusieurs mesures d’adaptation des pratiques d’élevage au changement climatique et à l’ouverture des marchés français aux pays d’Amérique Latine, dans le cadre des négociations commerciales de l’Union européenne avec les pays du Mercosur.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 </googleplay:description><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author><author>Philippe Meyer</author><itunes:explicit>no</itunes:explicit><itunes:subtitle><![CDATA[
        N°287 / 5 mars 2023.
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 5 mars 2023.
 Avec cette semaine :
 - François Bujon de l’Estang, ambass...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:03:49</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/AOgEfsj]]></podcast:txt><itunes:episode>316</itunes:episode><itunes:keywords>Ukraine,actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,François Bujon de l'Estang,Marc-Olivier Padis,Volodymyr Zelensky,Lionel Zinsou,Xi Jinping,Agriculture,Emmanuel Macron,Vladimir Poutine,Béatrice Giblin,Russie</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Vincent Guerre, miroitier d’art et antiquaire (3/3)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/qS5nEPb2tLx-TAhpOaovisBkcc3ECJZv9GzxGXSwmVU</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 178 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°85 / 1er Mars 2023.</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.</p><p>Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.</p><p>A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 178 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°85 / 1er Mars 2023.</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.</p><p>Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.</p><p>A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Wed, 01 Mar 2023 09:31:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/1fe737a3-c265-4c43-a7a6-b724a7fa3e07.mp3?_=1686592673" length="14953787" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Bada # 178 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°85 / 1er Mars 2023.
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 Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.
 Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.
 A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        Bada # 178 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°85 / 1er Mars 2023.
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 Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.
 Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.
 A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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        Bada # 178 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°85 / 1er Mars 2023.
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        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>N°286 / 26 février 2023</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 février 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>LA TURQUIE APRÈS LE SÉISME</strong></p><p><br></p><p>Le 6 février, deux séismes de magnitude de 7,8 et de 7,5 ont secoué le sud de la Turquie et une partie de la Syrie voisine. Si on recense aujourd’hui plus de 45.000 morts, leur nombre pourrait être de 100.000. A la croisée de trois plaques tectoniques, la Turquie a connu depuis 1900, dix-huit tremblements de terre d'une magnitude égale ou supérieure à 7 sur l'échelle de Richter. 7 habitants sur 10 vivent dans une zone sismique, soit 60 millions de personnes (sur 86 millions). L’Organisation mondiale de la santé déclare que 5 millions de personnes sont en situation de vulnérabilité et craint le développement d’épidémies. Le 20 février, deux nouvelles répliques de forte puissance (6,4 et 5,8) ont eu lieu dans la province turque d'Hatay au sud du pays déjà fortement touché.</p><p>La « <em>diplomatie du séisme</em> » - activée pour la première fois après les tremblements de terre successifs qui ont frappé la Grèce et la Turquie à l'été 1999 et ont conduit à une amélioration des relations gréco-turques - a été réactivée après ce nouveau séisme. Non seulement la Grèce, mais également Israël et l'Arménie, des pays qui ont en commun d'entretenir des relations plus ou moins tendues avec la Turquie, ont été parmi les premiers à avoir proposé leur aide.</p><p>En Turquie, devant la montée des critiques publiées sur les réseaux sociaux, accompagnées des appels à l'aide de familles dont les proches étaient coincés sous les décombres, le gouvernement a choisi le 8 février de couper l'accès au réseau Twitter grâce auquel les survivants communiquaient et ... critiquaient le pouvoir. Des voix s’élèvent pour dénoncer vingt années de politique urbanistique désastreuse, de négligence, de corruption, de clientélisme, de népotisme et de stratégies électoralistes. La plupart des habitations turques ne sont pas construites aux normes antisismiques, malgré une loi votée en 2007, peu appliquée en raison de la corruption. Les sinistrés critiquent le manque de préparation des autorités, le retard des secours, l’absence de l'armée, seule en Turquie à posséder les moyens d'agir dans un tel chaos. Si le président turc Recep Tayyip Erdogan a reconnu des <em>« lacunes » </em>dans la réponse apportée, il a cependant assuré qu’<em>« il est impossible d'être préparé à un tel désastre ».</em></p><p>D'aucuns rappellent que la gestion hasardeuse du tremblement de terre de 1999, près d’Istanbul, par les autorités d'alors, avait favorisé l'ascension du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan et favorisé son élection en 2003. En difficulté aujourd’hui dans les sondages, la popularité du chef de l’État turc est déjà mise à mal par sa politique monétaire, ayant plongé le pays dans une profonde crise économique. Alors que la chasse aux sorcières contre les promoteurs immobiliers a commencé, au vu de l’ampleur de la catastrophe, la tenue des élections législatives et présidentielle, prévues pour le 14 mai pourrait être reportée.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LA DROITE FRANÇAISE POURRA-T-ELLE SURVIVRE À LA RÉFORME DES RETRAITES ?</strong></p><p><br></p><p>Après la défaite de sa candidate à l'Élysée, battue avec moins de 5 % des voix, suivie par la perte d'un tiers de ses députés après les élections législatives, le parti Les Républicains connait de nouveaux déboires. Mi-janvier, son nouveau président Éric Ciotti dévoile l'organigramme des Républicains<em>.</em> A la surprise générale, il nomme deux vice-présidents exécutifs : Aurélien Pradié, député du Lot, qui, au premier tour a recueilli près du quart des suffrages des militants et François-Xavier Bellamy, qui soutien de et soutenu par Bruno Retailleau, finaliste de cette élection. Le député du Lot n’a pas tardé à faire savoir qu’il n’appréciait pas de ne pas être l’unique numéro deux du parti.</p><p>Alors que les rancœurs nées de l'organigramme ne sont pas dissipées, LR doit trouver une position commune sur la réforme des retraites. Le 12 janvier, le Éric Ciotti s’est mis d’accord avec le gouvernement sur un texte qu'il se flatte d'avoir substantiellement orienté : report à 64 ans au lieu de 65 de l'âge légal de départ à la retraite, et accélération de la hausse de la durée de cotisation. Or, si, d’un côté, la direction du parti défend une ligne de <em>« responsabilité » </em>en s'engageant à soutenir le texte du gouvernement qui a accepté ses exigences, de l'autre, les soutiens du député du Lot ne souhaitent pas endosser l'impopularité de la réforme. Pour eux, il faut avant tout reparler aux catégories populaires et s'opposer à tout texte porté par la macronie. Aurélien Pradié dénonce notamment l'absence de prise en compte des carrières longues et réclame que personne n’ait à cotiser plus de quarante-trois ans pour partir à taux plein. Bruno Retailleau dénonce une dérive « socialisante » chez l’élu du Lot.</p><p>Le 14 février, 38 députés Les Républicains sur 62 ont voté contre l’« index seniors », avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et le Rassemblement national. Le17 février Aurélien Pradié est vivement applaudi par les députés de la Nupes sur les carrières longues dans l'Hémicycle. C'en est trop pour Éric Ciotti et nombre de députés LR. La sanction tombe le lendemain. Le patron des Républicains démet Aurélien Pradié de ses fonctions de vice-président exécutif car <em>« ses prises de position répétées n'étaient plus conformes avec les valeurs de cohérence, d'unité et de rassemblement qui doivent guider la droite républicaine »</em>.<em> « Je refuserai toujours que la droite devienne peu à peu la béquille conciliante de la macronie »</em>, répond Aurélien Pradié<em>.</em></p><p>Le texte sur les retraites qui n’a pas pu être voté à l’Assemblée nationale le 17 février, doit arriver le 28 février en commission des Affaires sociales au Sénat, où les Républicains et les centristes disposent de la majorité. Les sénateurs LR devraient eux aussi poser leurs conditions, mais dans le sens d'un durcissement de la réforme pour le cas des régimes spéciaux.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr</p><p>N°286 / 26 février 2023</p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 février 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Nicolas Baverez, essayiste et avocat.</li><li>Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.</li><li>Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue <em>Esprit</em>. </li><li>Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique <em>Blick</em>. </li></ul><p><br></p><p><strong>LA TURQUIE APRÈS LE SÉISME</strong></p><p><br></p><p>Le 6 février, deux séismes de magnitude de 7,8 et de 7,5 ont secoué le sud de la Turquie et une partie de la Syrie voisine. Si on recense aujourd’hui plus de 45.000 morts, leur nombre pourrait être de 100.000. A la croisée de trois plaques tectoniques, la Turquie a connu depuis 1900, dix-huit tremblements de terre d'une magnitude égale ou supérieure à 7 sur l'échelle de Richter. 7 habitants sur 10 vivent dans une zone sismique, soit 60 millions de personnes (sur 86 millions). L’Organisation mondiale de la santé déclare que 5 millions de personnes sont en situation de vulnérabilité et craint le développement d’épidémies. Le 20 février, deux nouvelles répliques de forte puissance (6,4 et 5,8) ont eu lieu dans la province turque d'Hatay au sud du pays déjà fortement touché.</p><p>La « <em>diplomatie du séisme</em> » - activée pour la première fois après les tremblements de terre successifs qui ont frappé la Grèce et la Turquie à l'été 1999 et ont conduit à une amélioration des relations gréco-turques - a été réactivée après ce nouveau séisme. Non seulement la Grèce, mais également Israël et l'Arménie, des pays qui ont en commun d'entretenir des relations plus ou moins tendues avec la Turquie, ont été parmi les premiers à avoir proposé leur aide.</p><p>En Turquie, devant la montée des critiques publiées sur les réseaux sociaux, accompagnées des appels à l'aide de familles dont les proches étaient coincés sous les décombres, le gouvernement a choisi le 8 février de couper l'accès au réseau Twitter grâce auquel les survivants communiquaient et ... critiquaient le pouvoir. Des voix s’élèvent pour dénoncer vingt années de politique urbanistique désastreuse, de négligence, de corruption, de clientélisme, de népotisme et de stratégies électoralistes. La plupart des habitations turques ne sont pas construites aux normes antisismiques, malgré une loi votée en 2007, peu appliquée en raison de la corruption. Les sinistrés critiquent le manque de préparation des autorités, le retard des secours, l’absence de l'armée, seule en Turquie à posséder les moyens d'agir dans un tel chaos. Si le président turc Recep Tayyip Erdogan a reconnu des <em>« lacunes » </em>dans la réponse apportée, il a cependant assuré qu’<em>« il est impossible d'être préparé à un tel désastre ».</em></p><p>D'aucuns rappellent que la gestion hasardeuse du tremblement de terre de 1999, près d’Istanbul, par les autorités d'alors, avait favorisé l'ascension du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan et favorisé son élection en 2003. En difficulté aujourd’hui dans les sondages, la popularité du chef de l’État turc est déjà mise à mal par sa politique monétaire, ayant plongé le pays dans une profonde crise économique. Alors que la chasse aux sorcières contre les promoteurs immobiliers a commencé, au vu de l’ampleur de la catastrophe, la tenue des élections législatives et présidentielle, prévues pour le 14 mai pourrait être reportée.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>LA DROITE FRANÇAISE POURRA-T-ELLE SURVIVRE À LA RÉFORME DES RETRAITES ?</strong></p><p><br></p><p>Après la défaite de sa candidate à l'Élysée, battue avec moins de 5 % des voix, suivie par la perte d'un tiers de ses députés après les élections législatives, le parti Les Républicains connait de nouveaux déboires. Mi-janvier, son nouveau président Éric Ciotti dévoile l'organigramme des Républicains<em>.</em> A la surprise générale, il nomme deux vice-présidents exécutifs : Aurélien Pradié, député du Lot, qui, au premier tour a recueilli près du quart des suffrages des militants et François-Xavier Bellamy, qui soutien de et soutenu par Bruno Retailleau, finaliste de cette élection. Le député du Lot n’a pas tardé à faire savoir qu’il n’appréciait pas de ne pas être l’unique numéro deux du parti.</p><p>Alors que les rancœurs nées de l'organigramme ne sont pas dissipées, LR doit trouver une position commune sur la réforme des retraites. Le 12 janvier, le Éric Ciotti s’est mis d’accord avec le gouvernement sur un texte qu'il se flatte d'avoir substantiellement orienté : report à 64 ans au lieu de 65 de l'âge légal de départ à la retraite, et accélération de la hausse de la durée de cotisation. Or, si, d’un côté, la direction du parti défend une ligne de <em>« responsabilité » </em>en s'engageant à soutenir le texte du gouvernement qui a accepté ses exigences, de l'autre, les soutiens du député du Lot ne souhaitent pas endosser l'impopularité de la réforme. Pour eux, il faut avant tout reparler aux catégories populaires et s'opposer à tout texte porté par la macronie. Aurélien Pradié dénonce notamment l'absence de prise en compte des carrières longues et réclame que personne n’ait à cotiser plus de quarante-trois ans pour partir à taux plein. Bruno Retailleau dénonce une dérive « socialisante » chez l’élu du Lot.</p><p>Le 14 février, 38 députés Les Républicains sur 62 ont voté contre l’« index seniors », avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et le Rassemblement national. Le17 février Aurélien Pradié est vivement applaudi par les députés de la Nupes sur les carrières longues dans l'Hémicycle. C'en est trop pour Éric Ciotti et nombre de députés LR. La sanction tombe le lendemain. Le patron des Républicains démet Aurélien Pradié de ses fonctions de vice-président exécutif car <em>« ses prises de position répétées n'étaient plus conformes avec les valeurs de cohérence, d'unité et de rassemblement qui doivent guider la droite républicaine »</em>.<em> « Je refuserai toujours que la droite devienne peu à peu la béquille conciliante de la macronie »</em>, répond Aurélien Pradié<em>.</em></p><p>Le texte sur les retraites qui n’a pas pu être voté à l’Assemblée nationale le 17 février, doit arriver le 28 février en commission des Affaires sociales au Sénat, où les Républicains et les centristes disposent de la majorité. Les sénateurs LR devraient eux aussi poser leurs conditions, mais dans le sens d'un durcissement de la réforme pour le cas des régimes spéciaux.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 26 Feb 2023 09:26:09 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/ac8fb6ee-3d68-4802-a094-95b390f3bde9.mp3?_=1686592673" length="59420047" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr
 N°286 / 26 février 2023
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 février 2023.
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 LA TURQUIE APRÈS LE SÉISME
 
 Le 6 février, deux séismes de magnitude de 7,8 et de 7,5 ont secoué le sud de la Turquie et une partie de la Syrie voisine. Si on recense aujourd’hui plus de 45.000 morts, leur nombre pourrait être de 100.000. A la croisée de trois plaques tectoniques, la Turquie a connu depuis 1900, dix-huit tremblements de terre d'une magnitude égale ou supérieure à 7 sur l'échelle de Richter. 7 habitants sur 10 vivent dans une zone sismique, soit 60 millions de personnes (sur 86 millions). L’Organisation mondiale de la santé déclare que 5 millions de personnes sont en situation de vulnérabilité et craint le développement d’épidémies. Le 20 février, deux nouvelles répliques de forte puissance (6,4 et 5,8) ont eu lieu dans la province turque d'Hatay au sud du pays déjà fortement touché.
 La « diplomatie du séisme » - activée pour la première fois après les tremblements de terre successifs qui ont frappé la Grèce et la Turquie à l'été 1999 et ont conduit à une amélioration des relations gréco-turques - a été réactivée après ce nouveau séisme. Non seulement la Grèce, mais également Israël et l'Arménie, des pays qui ont en commun d'entretenir des relations plus ou moins tendues avec la Turquie, ont été parmi les premiers à avoir proposé leur aide.
 En Turquie, devant la montée des critiques publiées sur les réseaux sociaux, accompagnées des appels à l'aide de familles dont les proches étaient coincés sous les décombres, le gouvernement a choisi le 8 février de couper l'accès au réseau Twitter grâce auquel les survivants communiquaient et ... critiquaient le pouvoir. Des voix s’élèvent pour dénoncer vingt années de politique urbanistique désastreuse, de négligence, de corruption, de clientélisme, de népotisme et de stratégies électoralistes. La plupart des habitations turques ne sont pas construites aux normes antisismiques, malgré une loi votée en 2007, peu appliquée en raison de la corruption. Les sinistrés critiquent le manque de préparation des autorités, le retard des secours, l’absence de l'armée, seule en Turquie à posséder les moyens d'agir dans un tel chaos. Si le président turc Recep Tayyip Erdogan a reconnu des « lacunes » dans la réponse apportée, il a cependant assuré qu’« il est impossible d'être préparé à un tel désastre ».
 D'aucuns rappellent que la gestion hasardeuse du tremblement de terre de 1999, près d’Istanbul, par les autorités d'alors, avait favorisé l'ascension du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan et favorisé son élection en 2003. En difficulté aujourd’hui dans les sondages, la popularité du chef de l’État turc est déjà mise à mal par sa politique monétaire, ayant plongé le pays dans une profonde crise économique. Alors que la chasse aux sorcières contre les promoteurs immobiliers a commencé, au vu de l’ampleur de la catastrophe, la tenue des élections législatives et présidentielle, prévues pour le 14 mai pourrait être reportée.
 
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 LA DROITE FRANÇAISE POURRA-T-ELLE SURVIVRE À LA RÉFORME DES RETRAITES ?
 
 Après la défaite de sa candidate à l'Élysée, battue avec moins de 5 % des voix, suivie par la perte d'un tiers de ses députés après les élections législatives, le parti Les Républicains connait de nouveaux déboires. Mi-janvier, son nouveau président Éric Ciotti dévoile l'organigramme des Républicains. A la surprise générale, il nomme deux vice-présidents exécutifs : Aurélien Pradié, député du Lot, qui, au premier tour a recueilli près du quart des suffrages des militants et François-Xavier Bellamy, qui soutien de et soutenu par Bruno Retailleau, finaliste de cette élection. Le député du Lot n’a pas tardé à faire savoir qu’il n’appréciait pas de ne pas être l’unique numéro deux du parti.
 Alors que les rancœurs nées de l'organigramme ne sont pas dissipées, LR doit trouver une position commune sur la réforme des retraites. Le 12 janvier, le Éric Ciotti s’est mis d’accord avec le gouvernement sur un texte qu'il se flatte d'avoir substantiellement orienté : report à 64 ans au lieu de 65 de l'âge légal de départ à la retraite, et accélération de la hausse de la durée de cotisation. Or, si, d’un côté, la direction du parti défend une ligne de « responsabilité » en s'engageant à soutenir le texte du gouvernement qui a accepté ses exigences, de l'autre, les soutiens du député du Lot ne souhaitent pas endosser l'impopularité de la réforme. Pour eux, il faut avant tout reparler aux catégories populaires et s'opposer à tout texte porté par la macronie. Aurélien Pradié dénonce notamment l'absence de prise en compte des carrières longues et réclame que personne n’ait à cotiser plus de quarante-trois ans pour partir à taux plein. Bruno Retailleau dénonce une dérive « socialisante » chez l’élu du Lot.
 Le 14 février, 38 députés Les Républicains sur 62 ont voté contre l’« index seniors », avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et le Rassemblement national. Le17 février Aurélien Pradié est vivement applaudi par les députés de la Nupes sur les carrières longues dans l'Hémicycle. C'en est trop pour Éric Ciotti et nombre de députés LR. La sanction tombe le lendemain. Le patron des Républicains démet Aurélien Pradié de ses fonctions de vice-président exécutif car « ses prises de position répétées n'étaient plus conformes avec les valeurs de cohérence, d'unité et de rassemblement qui doivent guider la droite républicaine ». « Je refuserai toujours que la droite devienne peu à peu la béquille conciliante de la macronie », répond Aurélien Pradié.
 Le texte sur les retraites qui n’a pas pu être voté à l’Assemblée nationale le 17 février, doit arriver le 28 février en commission des Affaires sociales au Sénat, où les Républicains et les centristes disposent de la majorité. Les sénateurs LR devraient eux aussi poser leurs conditions, mais dans le sens d'un durcissement de la réforme pour le cas des régimes spéciaux.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
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 N°286 / 26 février 2023
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 février 2023.
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.- Lucile Schmid, vice-présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit. - Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique Blick. 
 LA TURQUIE APRÈS LE SÉISME
 
 Le 6 février, deux séismes de magnitude de 7,8 et de 7,5 ont secoué le sud de la Turquie et une partie de la Syrie voisine. Si on recense aujourd’hui plus de 45.000 morts, leur nombre pourrait être de 100.000. A la croisée de trois plaques tectoniques, la Turquie a connu depuis 1900, dix-huit tremblements de terre d'une magnitude égale ou supérieure à 7 sur l'échelle de Richter. 7 habitants sur 10 vivent dans une zone sismique, soit 60 millions de personnes (sur 86 millions). L’Organisation mondiale de la santé déclare que 5 millions de personnes sont en situation de vulnérabilité et craint le développement d’épidémies. Le 20 février, deux nouvelles répliques de forte puissance (6,4 et 5,8) ont eu lieu dans la province turque d'Hatay au sud du pays déjà fortement touché.
 La « diplomatie du séisme » - activée pour la première fois après les tremblements de terre successifs qui ont frappé la Grèce et la Turquie à l'été 1999 et ont conduit à une amélioration des relations gréco-turques - a été réactivée après ce nouveau séisme. Non seulement la Grèce, mais également Israël et l'Arménie, des pays qui ont en commun d'entretenir des relations plus ou moins tendues avec la Turquie, ont été parmi les premiers à avoir proposé leur aide.
 En Turquie, devant la montée des critiques publiées sur les réseaux sociaux, accompagnées des appels à l'aide de familles dont les proches étaient coincés sous les décombres, le gouvernement a choisi le 8 février de couper l'accès au réseau Twitter grâce auquel les survivants communiquaient et ... critiquaient le pouvoir. Des voix s’élèvent pour dénoncer vingt années de politique urbanistique désastreuse, de négligence, de corruption, de clientélisme, de népotisme et de stratégies électoralistes. La plupart des habitations turques ne sont pas construites aux normes antisismiques, malgré une loi votée en 2007, peu appliquée en raison de la corruption. Les sinistrés critiquent le manque de préparation des autorités, le retard des secours, l’absence de l'armée, seule en Turquie à posséder les moyens d'agir dans un tel chaos. Si le président turc Recep Tayyip Erdogan a reconnu des « lacunes » dans la réponse apportée, il a cependant assuré qu’« il est impossible d'être préparé à un tel désastre ».
 D'aucuns rappellent que la gestion hasardeuse du tremblement de terre de 1999, près d’Istanbul, par les autorités d'alors, avait favorisé l'ascension du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan et favorisé son élection en 2003. En difficulté aujourd’hui dans les sondages, la popularité du chef de l’État turc est déjà mise à mal par sa politique monétaire, ayant plongé le pays dans une profonde crise économique. Alors que la chasse aux sorcières contre les promoteurs immobiliers a commencé, au vu de l’ampleur de la catastrophe, la tenue des élections législatives et présidentielle, prévues pour le 14 mai pourrait être reportée.
 
 ***
 
 LA DROITE FRANÇAISE POURRA-T-ELLE SURVIVRE À LA RÉFORME DES RETRAITES ?
 
 Après la défaite de sa candidate à l'Élysée, battue avec moins de 5 % des voix, suivie par la perte d'un tiers de ses députés après les élections législatives, le parti Les Républicains connait de nouveaux déboires. Mi-janvier, son nouveau président Éric Ciotti dévoile l'organigramme des Républicains. A la surprise générale, il nomme deux vice-présidents exécutifs : Aurélien Pradié, député du Lot, qui, au premier tour a recueilli près du quart des suffrages des militants et François-Xavier Bellamy, qui soutien de et soutenu par Bruno Retailleau, finaliste de cette élection. Le député du Lot n’a pas tardé à faire savoir qu’il n’appréciait pas de ne pas être l’unique numéro deux du parti.
 Alors que les rancœurs nées de l'organigramme ne sont pas dissipées, LR doit trouver une position commune sur la réforme des retraites. Le 12 janvier, le Éric Ciotti s’est mis d’accord avec le gouvernement sur un texte qu'il se flatte d'avoir substantiellement orienté : report à 64 ans au lieu de 65 de l'âge légal de départ à la retraite, et accélération de la hausse de la durée de cotisation. Or, si, d’un côté, la direction du parti défend une ligne de « responsabilité » en s'engageant à soutenir le texte du gouvernement qui a accepté ses exigences, de l'autre, les soutiens du député du Lot ne souhaitent pas endosser l'impopularité de la réforme. Pour eux, il faut avant tout reparler aux catégories populaires et s'opposer à tout texte porté par la macronie. Aurélien Pradié dénonce notamment l'absence de prise en compte des carrières longues et réclame que personne n’ait à cotiser plus de quarante-trois ans pour partir à taux plein. Bruno Retailleau dénonce une dérive « socialisante » chez l’élu du Lot.
 Le 14 février, 38 députés Les Républicains sur 62 ont voté contre l’« index seniors », avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et le Rassemblement national. Le17 février Aurélien Pradié est vivement applaudi par les députés de la Nupes sur les carrières longues dans l'Hémicycle. C'en est trop pour Éric Ciotti et nombre de députés LR. La sanction tombe le lendemain. Le patron des Républicains démet Aurélien Pradié de ses fonctions de vice-président exécutif car « ses prises de position répétées n'étaient plus conformes avec les valeurs de cohérence, d'unité et de rassemblement qui doivent guider la droite républicaine ». « Je refuserai toujours que la droite devienne peu à peu la béquille conciliante de la macronie », répond Aurélien Pradié.
 Le texte sur les retraites qui n’a pas pu être voté à l’Assemblée nationale le 17 février, doit arriver le 28 février en commission des Affaires sociales au Sénat, où les Républicains et les centristes disposent de la majorité. Les sénateurs LR devraient eux aussi poser leurs conditions, mais dans le sens d'un durcissement de la réforme pour le cas des régimes spéciaux.
 
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 N°286 / 26 février 2023
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 février 2023.
 Avec cette semaine :
 - Nicolas Baverez, essayiste et...]]></itunes:subtitle><itunes:block>no</itunes:block><itunes:episodeType>full</itunes:episodeType><itunes:duration>01:01:53</itunes:duration><itunes:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><googleplay:image href="https://static.audiomeans.fr/img/podcast/2338ec8c-0c26-4650-af5d-dc4770028ccc.jpg"/><podcast:txt purpose="smartlink"><![CDATA[https://audmns.com/lbRwHFx]]></podcast:txt><itunes:episode>314</itunes:episode><itunes:keywords>actualité,Actualité internationale,Politique,Société,Philippe Meyer,Nicole Gnesotto,Droite française,Lucile Schmid,Richard Werly,Assemblée nationale,Nicolas Baverez,Les Républicains,Bruno Retailleau,Séisme,Aurélien Pradié,Turquie,Erdogan</itunes:keywords></item><item><title><![CDATA[Bada : Vincent Guerre, miroitier d’art et antiquaire (2/3)]]></title><guid isPermaLink="false">gid://art19-episode-locator/V0/V8cpEW6Ae4NamhSh39OKck9tbgJFclk7-DFbLvoG-8k</guid><description><![CDATA[
        <p>Bada # 177 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°84 / 22 février 2023.</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr </p><p>Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.</p><p>Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.</p><p>A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser. </p><p><em>Merci à CyberGhost VPN de soutenir le podcast. Vous pourrez profiter de 83% de réduction et 4 mois offerts en vous rendant sur</em><a href="http://cyberghostvpn.com/LNEP" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> cyberghostvpn.com/LNEP</em></a></p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>Bada # 177 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°84 / 22 février 2023.</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr </p><p>Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.</p><p>Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.</p><p>A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser. </p><p><em>Merci à CyberGhost VPN de soutenir le podcast. Vous pourrez profiter de 83% de réduction et 4 mois offerts en vous rendant sur</em><a href="http://cyberghostvpn.com/LNEP" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> cyberghostvpn.com/LNEP</em></a></p>
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        Bada # 177 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°84 / 22 février 2023.
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 Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.
 Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.
 A travers des anecdotes sur ce chantier hors du commun et des révélations sur le quotidien mystérieux des antiquaires, Vincent Guerre nous dévoile son amour pour les objets beaux et anciens dont notre société semble peu à peu se désintéresser. 
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        Bada # 177 : Si c’est pour la Culture, on a déjà donné n°84 / 22 février 2023.
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 Une conversation entre Vincent Guerre et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 10 février 2023.
 Vincent Guerre est antiquaire comme ses parents. Il est aussi bien plus que cela car il est spécialisé dans la restauration de miroirs anciens, dits miroirs au mercure. C’est à ce titre qu’il a été choisi pour être le miroitier responsable de la restauration des 357 glaces de la Galerie du même nom, à Versailles.
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        <p>N°285 / 19 février 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr </p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li><li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>. </li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p><br></p><p><em>Merci à CyberGhost VPN de soutenir le podcast. Vous pourrez profiter de 83% de réduction et 4 mois offerts en vous rendant sur</em><a href="http://cyberghostvpn.com/LNEP" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> cyberghostvpn.com/LNEP</em></a> </p><p><br></p><p><strong>LA STRATÉGIE DU RASSEMBLEMENT NATIONAL</strong></p><p><br></p><p>Depuis son échec à la présidentielle et son succès aux législatives, Marine Le Pen ne cesse de répéter que le Rassemblement national est la seule « <em>force d'alternance</em> » possible à Emmanuel Macron, qu'elle et ses troupes ont toutes les compétences pour prendre les rênes du pays en 2027. Pas question, donc, sur la réforme des retraites, d'appeler à l'insurrection sociale ou même de défiler dans les cortèges syndicaux, où les élus du Rassemblement national ne sont de toutes façons pas les bienvenus. La chef du RN mènera son combat d’abord à l'Assemblée nationale et dans les médias pour défendre son programme : maintien de l'âge légal de départ à 62 ans pour 42 annuités, arrêt de la réforme Touraine qui vise à augmenter le nombre de trimestres cotisés et retraite garantie à 60 ans pour les carrières longues.</p><p>Selon les chiffres de l'Ifop, 68 % des électeurs du Rassemblement national se disent révoltés, contre la réforme des retraites contre 48 % des Français. Et 71 % des électeurs de Marine Le Pen disent souhaiter une explosion sociale du type de celle des Gilets jaunes, contre 52 % des Français.</p><p>Néanmoins, afin de réussir à conforter sa base électorale très hostile à la réforme des retraites, sans pour autant grever ses chances de séduire de nouveaux électeurs ancrés à droite, hostiles aux grèves comme aux manifestations et pour qui l'allongement de la durée du travail peut être perçu comme une nécessité, Marine Le Pen poursuit sa stratégie de normalisation qui repose presque uniquement sur le travail parlementaire. Chaque député RN a été prié d'optimiser son emploi du temps pour occuper « 24 heures sur 24 » les bancs de l'Hémicycle durant les débats sur la réforme. Dans cette bataille, Marine Le Pen compte donner de sa personne depuis l'hémicycle, où elle préside un groupe de 87 députés depuis les élections législatives de juin 2022. Deux défaites au second tour des législatives partielles le 29 janvier dernier ont amputé le groupe frontiste d'une députée, et empêché l'élection d'un autre, dans le Pas-de-Calais. 20.363 amendements ont été déposés sur le projet de loi examiné en séance depuis le 6 février. La Nupes en a déposé 17.910, dont elle a retiré une partie. Le RN pensant que la « qualité » prime sur la quantité 238, et aucun doublon. Au sein du groupe RN, certains considèrent que moins d’un amendement par député, lorsque l’on prétend concentrer ses forces sur la bataille à l’Assemblée, est insuffisant. Le parti justifie cette stratégie par le temps contraint d’examen du texte, et la nécessité d’aller jusqu’à un vote.</p><p>Dans une étude réalisée par YouGov pour Le HuffPost les 30 et 31 janvier, les sondés estiment à 25% que la Nupes incarne le mieux l’opposition à la réforme des retraites, 20% des sondés désignent le RN. Selon un sondage BVA/RTL, publié le 15 février, 44% des Français ont une bonne image de l’action des syndicats dans la réforme des retraite, 26% sont favorables aux politiques qui sont pour la réforme, 27% pour ceux qui sont résolument contre, comme LFI, tandis que le RN recueille 35% d’opinions favorables.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>UKRAINE : ENLISEMENT OU ESCALADE ?</strong></p><p><br></p><p>Alors que les combats redoublent d'intensité depuis fin janvier dans l'Est ukrainien, où l'armée russe est à l'offensive, Washington, Londres, Berlin et Varsovie ont donné leur feu vert à l'envoi de chars lourds à Kiev. Une première pour les dirigeants occidentaux qui veulent soutenir l'Ukraine jusqu'au départ des forces russes, tout en évitant une « <em>escalade</em> » avec Moscou. Depuis le début de l'invasion russe, le 24 février 2022, ils ont d'abord consenti de livrer à l’Ukraine des armes « <em>défensives</em> », puis des systèmes antiaériens, puis de l'artillerie tractée, puis des transports de troupes blindés. Lors de sa tournée à Londres, Paris et Bruxelles, début février, le président Zelensky a demandé avec insistance des avions de combat et des missiles de longue portée. Plusieurs pays, dont la France ou les Pays-Bas, ne l'excluent pas.</p><p>L’ambassadeur russe à Berlin a pointé une volonté d’«<em> escalade permanente » </em>de l’Allemagne et des alliés, tandis que le Kremlin a dénoncé <em>« l’engagement direct »</em> de l’Occident dans le conflit. Le 25 janvier, devant le Bundestag, le chancelier allemand a affirmé : <em>« Nous faisons ce qui est nécessaire et possible pour soutenir l’Ukraine, mais nous empêchons en même temps une escalade de la guerre, vers une guerre entre la Russie et l’OTAN ». </em>L’Elysée a également répété que, contrairement à ce que prétend Moscou, la livraison de chars de combat à l’Ukraine <em>« n’est pas escalatoire »,</em>à partir du moment où Kiev les utilise uniquement pour libérer ses territoires. Pour s’en assurer, les alliés imposent aux Ukrainiens un <em>« cadre d’emploi » </em>très strict de leurs matériels. Emmanuel Macron et Olaf Scholz, qui ont tout fait depuis onze mois pour maintenir un canal de communication avec le chef du Kremlin, ont admis que les pourparlers qu’ils appellent de leurs vœux lorsque les Ukrainiens y seront prêts n’étaient pas à l’ordre du jour et que l’urgence ordonnait au contraire de renforcer leur soutien à Kyiv, sans entrer en guerre avec la Russie.</p><p>Après plusieurs mois de statu quo, plusieurs signes indiquent que la guerre s'apprête à entrer dans une nouvelle phase. Selon les renseignements occidentaux, cités par le <em>Financial Times</em>, « <em>la Russie amasse des avions et des hélicoptères près de la frontière avec l'Ukraine</em> », avant de lancer une vaste offensive. The Guardian évoque une « <em>phrase cruciale</em> » du conflit. Il estime que « <em>l'envoi de plus de chars occidentaux ne signifie pas que la guerre est désormais presque finie. Elle va encore durer des mois, pour ne pas dire des années. Ce qui change</em>, souligne le quotidien britannique,<em>c'est que l'attitude des Occidentaux s'est durcie, et que les chars confèrent un avantage militaire à l'Ukraine qui pourrait être décisif</em> ».</p><p>Toutefois, selon le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, « <em>le taux de consommation de munitions par les Ukrainiens est plus élevé que le taux de production</em> » par les alliés. « <em>On estime que les troupes de Kyiv tirent quotidiennement plus de 5.000 obus d'artillerie</em> ». Quant à la Russie, elle tire « <em>en moyenne 20.000 pièces d'artillerie par jour</em> », soit « <em>l'équivalent de la production mensuelle européenne </em>», a averti la première ministre estonienne, Kaja Kallas.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[
        <p>N°285 / 19 février 2023</p><p>Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr </p><p>Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.</p><p>Avec cette semaine :</p><ul><li>Akram Belkaïd, journaliste au <em>Monde diplomatique</em>.</li><li>Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel <em>Philosophie Magazine</em>.</li><li>Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien <em>La Croix</em>. </li><li>Béatrice Giblin, directrice de la revue <em>Hérodote</em> et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.</li></ul><p><br></p><p><em>Merci à CyberGhost VPN de soutenir le podcast. Vous pourrez profiter de 83% de réduction et 4 mois offerts en vous rendant sur</em><a href="http://cyberghostvpn.com/LNEP" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> cyberghostvpn.com/LNEP</em></a> </p><p><br></p><p><strong>LA STRATÉGIE DU RASSEMBLEMENT NATIONAL</strong></p><p><br></p><p>Depuis son échec à la présidentielle et son succès aux législatives, Marine Le Pen ne cesse de répéter que le Rassemblement national est la seule « <em>force d'alternance</em> » possible à Emmanuel Macron, qu'elle et ses troupes ont toutes les compétences pour prendre les rênes du pays en 2027. Pas question, donc, sur la réforme des retraites, d'appeler à l'insurrection sociale ou même de défiler dans les cortèges syndicaux, où les élus du Rassemblement national ne sont de toutes façons pas les bienvenus. La chef du RN mènera son combat d’abord à l'Assemblée nationale et dans les médias pour défendre son programme : maintien de l'âge légal de départ à 62 ans pour 42 annuités, arrêt de la réforme Touraine qui vise à augmenter le nombre de trimestres cotisés et retraite garantie à 60 ans pour les carrières longues.</p><p>Selon les chiffres de l'Ifop, 68 % des électeurs du Rassemblement national se disent révoltés, contre la réforme des retraites contre 48 % des Français. Et 71 % des électeurs de Marine Le Pen disent souhaiter une explosion sociale du type de celle des Gilets jaunes, contre 52 % des Français.</p><p>Néanmoins, afin de réussir à conforter sa base électorale très hostile à la réforme des retraites, sans pour autant grever ses chances de séduire de nouveaux électeurs ancrés à droite, hostiles aux grèves comme aux manifestations et pour qui l'allongement de la durée du travail peut être perçu comme une nécessité, Marine Le Pen poursuit sa stratégie de normalisation qui repose presque uniquement sur le travail parlementaire. Chaque député RN a été prié d'optimiser son emploi du temps pour occuper « 24 heures sur 24 » les bancs de l'Hémicycle durant les débats sur la réforme. Dans cette bataille, Marine Le Pen compte donner de sa personne depuis l'hémicycle, où elle préside un groupe de 87 députés depuis les élections législatives de juin 2022. Deux défaites au second tour des législatives partielles le 29 janvier dernier ont amputé le groupe frontiste d'une députée, et empêché l'élection d'un autre, dans le Pas-de-Calais. 20.363 amendements ont été déposés sur le projet de loi examiné en séance depuis le 6 février. La Nupes en a déposé 17.910, dont elle a retiré une partie. Le RN pensant que la « qualité » prime sur la quantité 238, et aucun doublon. Au sein du groupe RN, certains considèrent que moins d’un amendement par député, lorsque l’on prétend concentrer ses forces sur la bataille à l’Assemblée, est insuffisant. Le parti justifie cette stratégie par le temps contraint d’examen du texte, et la nécessité d’aller jusqu’à un vote.</p><p>Dans une étude réalisée par YouGov pour Le HuffPost les 30 et 31 janvier, les sondés estiment à 25% que la Nupes incarne le mieux l’opposition à la réforme des retraites, 20% des sondés désignent le RN. Selon un sondage BVA/RTL, publié le 15 février, 44% des Français ont une bonne image de l’action des syndicats dans la réforme des retraite, 26% sont favorables aux politiques qui sont pour la réforme, 27% pour ceux qui sont résolument contre, comme LFI, tandis que le RN recueille 35% d’opinions favorables.</p><p><br></p><p>***</p><p><br></p><p><strong>UKRAINE : ENLISEMENT OU ESCALADE ?</strong></p><p><br></p><p>Alors que les combats redoublent d'intensité depuis fin janvier dans l'Est ukrainien, où l'armée russe est à l'offensive, Washington, Londres, Berlin et Varsovie ont donné leur feu vert à l'envoi de chars lourds à Kiev. Une première pour les dirigeants occidentaux qui veulent soutenir l'Ukraine jusqu'au départ des forces russes, tout en évitant une « <em>escalade</em> » avec Moscou. Depuis le début de l'invasion russe, le 24 février 2022, ils ont d'abord consenti de livrer à l’Ukraine des armes « <em>défensives</em> », puis des systèmes antiaériens, puis de l'artillerie tractée, puis des transports de troupes blindés. Lors de sa tournée à Londres, Paris et Bruxelles, début février, le président Zelensky a demandé avec insistance des avions de combat et des missiles de longue portée. Plusieurs pays, dont la France ou les Pays-Bas, ne l'excluent pas.</p><p>L’ambassadeur russe à Berlin a pointé une volonté d’«<em> escalade permanente » </em>de l’Allemagne et des alliés, tandis que le Kremlin a dénoncé <em>« l’engagement direct »</em> de l’Occident dans le conflit. Le 25 janvier, devant le Bundestag, le chancelier allemand a affirmé : <em>« Nous faisons ce qui est nécessaire et possible pour soutenir l’Ukraine, mais nous empêchons en même temps une escalade de la guerre, vers une guerre entre la Russie et l’OTAN ». </em>L’Elysée a également répété que, contrairement à ce que prétend Moscou, la livraison de chars de combat à l’Ukraine <em>« n’est pas escalatoire »,</em>à partir du moment où Kiev les utilise uniquement pour libérer ses territoires. Pour s’en assurer, les alliés imposent aux Ukrainiens un <em>« cadre d’emploi » </em>très strict de leurs matériels. Emmanuel Macron et Olaf Scholz, qui ont tout fait depuis onze mois pour maintenir un canal de communication avec le chef du Kremlin, ont admis que les pourparlers qu’ils appellent de leurs vœux lorsque les Ukrainiens y seront prêts n’étaient pas à l’ordre du jour et que l’urgence ordonnait au contraire de renforcer leur soutien à Kyiv, sans entrer en guerre avec la Russie.</p><p>Après plusieurs mois de statu quo, plusieurs signes indiquent que la guerre s'apprête à entrer dans une nouvelle phase. Selon les renseignements occidentaux, cités par le <em>Financial Times</em>, « <em>la Russie amasse des avions et des hélicoptères près de la frontière avec l'Ukraine</em> », avant de lancer une vaste offensive. The Guardian évoque une « <em>phrase cruciale</em> » du conflit. Il estime que « <em>l'envoi de plus de chars occidentaux ne signifie pas que la guerre est désormais presque finie. Elle va encore durer des mois, pour ne pas dire des années. Ce qui change</em>, souligne le quotidien britannique,<em>c'est que l'attitude des Occidentaux s'est durcie, et que les chars confèrent un avantage militaire à l'Ukraine qui pourrait être décisif</em> ».</p><p>Toutefois, selon le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, « <em>le taux de consommation de munitions par les Ukrainiens est plus élevé que le taux de production</em> » par les alliés. « <em>On estime que les troupes de Kyiv tirent quotidiennement plus de 5.000 obus d'artillerie</em> ». Quant à la Russie, elle tire « <em>en moyenne 20.000 pièces d'artillerie par jour</em> », soit « <em>l'équivalent de la production mensuelle européenne </em>», a averti la première ministre estonienne, Kaja Kallas.</p>
      <p>Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr</p><p></p><p>Hébergé par Audiomeans. Visitez <a href="https://www.audiomeans.fr/politique-de-confidentialite">audiomeans.fr/politique-de-confidentialite</a> pour plus d'informations.</p>]]></content:encoded><pubDate>Sun, 19 Feb 2023 09:27:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://audio.audiomeans.fr/file/QWEFZAOCYy/186b2e14-c8d2-4cd1-96b6-b0ff17762b08.mp3?_=1686592673" length="57851446" type="audio/mpeg"/><link/><itunes:summary>
        N°285 / 19 février 2023
 Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.fr 
 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.- Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
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 LA STRATÉGIE DU RASSEMBLEMENT NATIONAL
 
 Depuis son échec à la présidentielle et son succès aux législatives, Marine Le Pen ne cesse de répéter que le Rassemblement national est la seule « force d'alternance » possible à Emmanuel Macron, qu'elle et ses troupes ont toutes les compétences pour prendre les rênes du pays en 2027. Pas question, donc, sur la réforme des retraites, d'appeler à l'insurrection sociale ou même de défiler dans les cortèges syndicaux, où les élus du Rassemblement national ne sont de toutes façons pas les bienvenus. La chef du RN mènera son combat d’abord à l'Assemblée nationale et dans les médias pour défendre son programme : maintien de l'âge légal de départ à 62 ans pour 42 annuités, arrêt de la réforme Touraine qui vise à augmenter le nombre de trimestres cotisés et retraite garantie à 60 ans pour les carrières longues.
 Selon les chiffres de l'Ifop, 68 % des électeurs du Rassemblement national se disent révoltés, contre la réforme des retraites contre 48 % des Français. Et 71 % des électeurs de Marine Le Pen disent souhaiter une explosion sociale du type de celle des Gilets jaunes, contre 52 % des Français.
 Néanmoins, afin de réussir à conforter sa base électorale très hostile à la réforme des retraites, sans pour autant grever ses chances de séduire de nouveaux électeurs ancrés à droite, hostiles aux grèves comme aux manifestations et pour qui l'allongement de la durée du travail peut être perçu comme une nécessité, Marine Le Pen poursuit sa stratégie de normalisation qui repose presque uniquement sur le travail parlementaire. Chaque député RN a été prié d'optimiser son emploi du temps pour occuper « 24 heures sur 24 » les bancs de l'Hémicycle durant les débats sur la réforme. Dans cette bataille, Marine Le Pen compte donner de sa personne depuis l'hémicycle, où elle préside un groupe de 87 députés depuis les élections législatives de juin 2022. Deux défaites au second tour des législatives partielles le 29 janvier dernier ont amputé le groupe frontiste d'une députée, et empêché l'élection d'un autre, dans le Pas-de-Calais. 20.363 amendements ont été déposés sur le projet de loi examiné en séance depuis le 6 février. La Nupes en a déposé 17.910, dont elle a retiré une partie. Le RN pensant que la « qualité » prime sur la quantité 238, et aucun doublon. Au sein du groupe RN, certains considèrent que moins d’un amendement par député, lorsque l’on prétend concentrer ses forces sur la bataille à l’Assemblée, est insuffisant. Le parti justifie cette stratégie par le temps contraint d’examen du texte, et la nécessité d’aller jusqu’à un vote.
 Dans une étude réalisée par YouGov pour Le HuffPost les 30 et 31 janvier, les sondés estiment à 25% que la Nupes incarne le mieux l’opposition à la réforme des retraites, 20% des sondés désignent le RN. Selon un sondage BVA/RTL, publié le 15 février, 44% des Français ont une bonne image de l’action des syndicats dans la réforme des retraite, 26% sont favorables aux politiques qui sont pour la réforme, 27% pour ceux qui sont résolument contre, comme LFI, tandis que le RN recueille 35% d’opinions favorables.
 
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 UKRAINE : ENLISEMENT OU ESCALADE ?
 
 Alors que les combats redoublent d'intensité depuis fin janvier dans l'Est ukrainien, où l'armée russe est à l'offensive, Washington, Londres, Berlin et Varsovie ont donné leur feu vert à l'envoi de chars lourds à Kiev. Une première pour les dirigeants occidentaux qui veulent soutenir l'Ukraine jusqu'au départ des forces russes, tout en évitant une « escalade » avec Moscou. Depuis le début de l'invasion russe, le 24 février 2022, ils ont d'abord consenti de livrer à l’Ukraine des armes « défensives », puis des systèmes antiaériens, puis de l'artillerie tractée, puis des transports de troupes blindés. Lors de sa tournée à Londres, Paris et Bruxelles, début février, le président Zelensky a demandé avec insistance des avions de combat et des missiles de longue portée. Plusieurs pays, dont la France ou les Pays-Bas, ne l'excluent pas.
 L’ambassadeur russe à Berlin a pointé une volonté d’« escalade permanente » de l’Allemagne et des alliés, tandis que le Kremlin a dénoncé « l’engagement direct » de l’Occident dans le conflit. Le 25 janvier, devant le Bundestag, le chancelier allemand a affirmé : « Nous faisons ce qui est nécessaire et possible pour soutenir l’Ukraine, mais nous empêchons en même temps une escalade de la guerre, vers une guerre entre la Russie et l’OTAN ». L’Elysée a également répété que, contrairement à ce que prétend Moscou, la livraison de chars de combat à l’Ukraine « n’est pas escalatoire »,à partir du moment où Kiev les utilise uniquement pour libérer ses territoires. Pour s’en assurer, les alliés imposent aux Ukrainiens un « cadre d’emploi » très strict de leurs matériels. Emmanuel Macron et Olaf Scholz, qui ont tout fait depuis onze mois pour maintenir un canal de communication avec le chef du Kremlin, ont admis que les pourparlers qu’ils appellent de leurs vœux lorsque les Ukrainiens y seront prêts n’étaient pas à l’ordre du jour et que l’urgence ordonnait au contraire de renforcer leur soutien à Kyiv, sans entrer en guerre avec la Russie.
 Après plusieurs mois de statu quo, plusieurs signes indiquent que la guerre s'apprête à entrer dans une nouvelle phase. Selon les renseignements occidentaux, cités par le Financial Times, « la Russie amasse des avions et des hélicoptères près de la frontière avec l'Ukraine », avant de lancer une vaste offensive. The Guardian évoque une « phrase cruciale » du conflit. Il estime que « l'envoi de plus de chars occidentaux ne signifie pas que la guerre est désormais presque finie. Elle va encore durer des mois, pour ne pas dire des années. Ce qui change, souligne le quotidien britannique,c'est que l'attitude des Occidentaux s'est durcie, et que les chars confèrent un avantage militaire à l'Ukraine qui pourrait être décisif ».
 Toutefois, selon le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, « le taux de consommation de munitions par les Ukrainiens est plus élevé que le taux de production » par les alliés. « On estime que les troupes de Kyiv tirent quotidiennement plus de 5.000 obus d'artillerie ». Quant à la Russie, elle tire « en moyenne 20.000 pièces d'artillerie par jour », soit « l'équivalent de la production mensuelle européenne », a averti la première ministre estonienne, Kaja Kallas.
 
      Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
 
 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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        N°285 / 19 février 2023
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 Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 17 février 2023.
 Avec cette semaine :
 - Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.- Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du quotidien La Croix. - Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
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 LA STRATÉGIE DU RASSEMBLEMENT NATIONAL
 
 Depuis son échec à la présidentielle et son succès aux législatives, Marine Le Pen ne cesse de répéter que le Rassemblement national est la seule « force d'alternance » possible à Emmanuel Macron, qu'elle et ses troupes ont toutes les compétences pour prendre les rênes du pays en 2027. Pas question, donc, sur la réforme des retraites, d'appeler à l'insurrection sociale ou même de défiler dans les cortèges syndicaux, où les élus du Rassemblement national ne sont de toutes façons pas les bienvenus. La chef du RN mènera son combat d’abord à l'Assemblée nationale et dans les médias pour défendre son programme : maintien de l'âge légal de départ à 62 ans pour 42 annuités, arrêt de la réforme Touraine qui vise à augmenter le nombre de trimestres cotisés et retraite garantie à 60 ans pour les carrières longues.
 Selon les chiffres de l'Ifop, 68 % des électeurs du Rassemblement national se disent révoltés, contre la réforme des retraites contre 48 % des Français. Et 71 % des électeurs de Marine Le Pen disent souhaiter une explosion sociale du type de celle des Gilets jaunes, contre 52 % des Français.
 Néanmoins, afin de réussir à conforter sa base électorale très hostile à la réforme des retraites, sans pour autant grever ses chances de séduire de nouveaux électeurs ancrés à droite, hostiles aux grèves comme aux manifestations et pour qui l'allongement de la durée du travail peut être perçu comme une nécessité, Marine Le Pen poursuit sa stratégie de normalisation qui repose presque uniquement sur le travail parlementaire. Chaque député RN a été prié d'optimiser son emploi du temps pour occuper « 24 heures sur 24 » les bancs de l'Hémicycle durant les débats sur la réforme. Dans cette bataille, Marine Le Pen compte donner de sa personne depuis l'hémicycle, où elle préside un groupe de 87 députés depuis les élections législatives de juin 2022. Deux défaites au second tour des législatives partielles le 29 janvier dernier ont amputé le groupe frontiste d'une députée, et empêché l'élection d'un autre, dans le Pas-de-Calais. 20.363 amendements ont été déposés sur le projet de loi examiné en séance depuis le 6 février. La Nupes en a déposé 17.910, dont elle a retiré une partie. Le RN pensant que la « qualité » prime sur la quantité 238, et aucu