Merci beaucoup Hélène d'être avec moi aujourd'hui ce dimanche d'automne. On va commencer sans plus tarder déjà avec un petit peu ton histoire et peut-être que tu nous expliques comment est-ce que tu t'es intéressée à la cuisine végétale, pourquoi aussi est-ce que tu as décidé de devenir végane, est-ce que ça a été une réflexion progressive, comment ça s'est passé, sachant que tu dis sur ton site internet que tu étais une enfant qui n'aimait pas manger, pas spécialement, qui était assez Est-ce que tu peux nous raconter comment tout ça a évolué ? Effectivement, quand j'étais petite, c'était ma hantise les repas, même de sortir au restaurant. Ma passion pour la cuisine est venue de ça. Vers 12-13 ans, j'ai commencé à comprendre que je pouvais transformer moi-même les aliments pour les rendre à mon goût. Et ça a été une source d'assurance pour moi au moment des repas. Et donc, j'ai commencé à expérimenter beaucoup chez mes parents à cette époque-là. Et ensuite, la suite logique pour moi, c'était vraiment d'en faire mon métier tout de suite et de rentrer à l'école hôtelière à 14 ans. Et donc, c'est comme ça que j'ai commencé toutes mes études de cuisine. Et ensuite, mon début de carrière, donc cinq ans plus tard, en tant que chef pâtissière à ce moment-là. Et en fait c'est en tout début de carrière que j'ai découvert le véganisme. Donc ça faisait pas très longtemps que j'étais une professionnelle, j'étais chef pâtissière dans un restaurant. À ce moment-là, quand j'ai découvert le véganisme, je n'avais aucune expérience là-dedans, je ne connaissais même pas un végétarien, rien du tout. Et donc ma première question c'était vraiment pourquoi en fait, pourquoi des gens font ça, pourquoi des gens se privent de ces aliments qui sont délicieux pour moi, etc. parce que j'étais vraiment passionnée par les produits du terroir, etc. C'était toute ma vie. En vacances j'allais visiter les fromageries, etc. Donc très très loin vraiment l'exemple de la personne qui pourrait jamais devenir végane en fait. C'était une remise en question de tout mon métier, de tout ce que je faisais, de ma passion, etc. Et même de mes habitudes en famille, c'est très ancré. Et je pense que beaucoup de Français sont comme moi, même sans être du métier, tout simplement parce qu'on a des traditions, etc. Et donc à la base, ça a été déjà pourquoi les gens font ça ? Et puis aussi un défi en tant que pâtissière. On peut faire une crème fouettée ? Est-ce qu'on peut faire des profiteroles ? La réflexion est venue d'une remise en question. Je ne savais pas que c'était cruel éventuellement. Je ne savais pas que les vaches ne font pas du lait comme ça, par miracle, juste parce qu'elles sont des vaches. Je ne savais pas que tous les animaux qu'on mange étaient quasiment des bébés, étaient en début de vie. J'ignorais alors que j'étais du métier. J'avais découpé des canards entiers pendant des années et je ne savais pas leurs conditions de vie, d'élevage, etc. Venant de ce milieu-là et pour avoir une famille, qui m'a beaucoup soutenue dans ma passion, donc qui m'a beaucoup apportée vers des ingrédients de qualité. On a cette impression que oui mais moi je vais chez le boucher du quartier, oui mais moi ma viande elle a été dans les alpages donc elle est oeuvreuse etc. Et donc, on va dire que j'étais bien placée pour savoir que parfois, non, le veau n'est pas toujours séparé de sa mère. Donc j'avais un petit peu ces arguments-là. Et en fait, on se rend compte que ces arguments, ils sont anecdotiques dans ce qu'est l'élevage et dans ce qu'est le problème de l'exploitation animale et qu'en fait, peu importe si un certain veau est resté auprès de sa mère et que ce qu'on remet en question, c'est un système d'exploitation, un système d'oppression et que je ne savais pas aussi qu'on pouvait s'en passer. Ça c'est la deuxième réflexion. En fait j'avais étudié la nutrition dans mes études donc je savais quand même où trouver les apports, j'ai quand même des bonnes bases là-dedans. C'était pas quelque chose qui m'inquiétait mais je ne m'étais jamais posé la question de est-ce qu'on peut vivre sans aucune denrée animale en parfaite santé. et donc ça c'est venu par la suite donc en fait à d'accord c'est cruel et à d'accord on peut vivre sans bon bah voilà et en fait ça s'est imposé honnêtement je pense que j'aurais aimé ignorer ces réflexions je pense que j'aurais aimé continuer ma vie comme si de rien n'était Et je pense que tu peux te reconnaître aussi là-dedans dans des sujets où on est engagé malgré nous quasiment, parce qu'on a une prise de conscience qui à un moment, ça n'a rien à voir avec être parfait ou quoi que ce soit, pas du tout, c'est juste parce que ça s'impose à nous à un certain moment. Et à la même période, j'en parlais beaucoup avec ma sœur. En fait, elle est devenue végane en même temps que moi parce qu'on a un peu les mêmes chemins de réflexion, un peu le même cerveau. Une fois qu'on est arrivé à bout de nos arguments, on était obligé de devenir végane. Mais je pense que j'aurais aimé continuer ma carrière comme si de rien n'était. Et le fou, il y a des personnes véganes qui travaillent en restauration dans des établissements omnivores. Et je pense que le fait que j'étais en début de carrière, ça m'a aidée parce que c'était quand même plus facile, j'avais moins d'attaches et donc j'ai démissionné carrément. Et ça, c'était quand même difficile parce qu'à ce moment-là, je ne pouvais pas travailler dans un restaurant 100% bécane, il n'y en avait pas là où je vivais. J'ai commencé à faire du service en fait dans un café pu être en contact direct avec les denrées animales. Et même, je me souviens, je disais à ma mère que je faisais les pâtisseries du café, ce qui était faux, mais juste parce que j'avais honte de ne plus être directement en lien avec ma passion. Je ne voulais vraiment pas perdre ma passion, mais j'étais dans un moment de flottement pendant quelques mois et c'est là que j'ai créé Patates et Cornichons, dès le début en fait, pour partager mes recettes végétales. et pour garder ce lien avec la cuisine. Et ensuite de ça, j'ai immigré au Québec aussi pour trouver des emplois dans des établissements 100% véganes où là, il y en avait plus à ce moment-là. Oui, donc ça a vraiment été un cheminement progressif avec toute une période de réflexion et des engagements si forts que tu ne pouvais plus accepter d'être en dissonance. En tout cas, pour toi, c'était trop difficile d'être face à une telle dissonance et donc de travailler dans un établissement Omnivore. Tu le disais, ça fait à peu près une dizaine d'années maintenant que tu es vegan, que tu es chef aussi. On va reparler après plus tard dans l'épisode de ton parcours entrepreneurial. Quelles sont les idées reçues quand tu viens de publier un nouvel ouvrage consacré à 100 recettes végétales du quotidien ? Quelles sont les idées reçues auxquelles tu es le plus confronté en tant que chef à propos de la cuisine végétale ? Moi, ce serait, je pense, ce qui revient le plus, est-ce que c'est difficile, en fait ? Est-ce que je vais réussir à faire des recettes ? Les gens me demandent ça. Et en fait, c'est pareil. Il y a des recettes faciles, il y a des recettes plus difficiles, mais ma cuisine, globalement, elle est très accessible, très simple. J'essaye que ce ne soit que des ingrédients de grande surface. Ça, ça peut être aussi une idée reçue qui est partiellement vraie, puisque en magasin bio, on retrouve une offre plus large et donc les personnes peuvent se dire qu'elles ne peuvent pas manger vegan en continuant leur course dans leur grande surface habituelle. Et donc j'essaie justement de proposer des recettes qu'on peut faire en allant dans n'importe quelle grande surface en fait et garder ces habitudes avec des ingrédients parfois qu'on a déjà dans le placard, etc. Donc ça c'est quelque chose que j'aime beaucoup faire et que les gens me disent en retour que c'est ce qui a un peu changé leur approche grâce au fait que ce soit autant accessible. Donc ça, ça me fait super plaisir. Sinon il y a tout l'aspect nutrition. Il y a la question des protéines. C'est rigolo car le manqué de protéines est très rare. Pour être à son volume optimal, il peut falloir faire un effort dans certains cas pour certaines personnes, mais en étant omnivore aussi en fait. Donc on n'a pas une baisse d'apport en protéines quand on devient végétalien comme ça, non. Mais voilà, c'est à peu près ça pour les idées reçues que je reçois le plus. Il peut y avoir aussi la notion que c'est cher, mais ça je pense que les gens ont bien compris que ça dépend si on mange des produits bruts ou des produits transformés, mais comme dans toute l'alimentation. Oui, ça c'est une tendance qu'on retrouve évidemment. Donc tu dirais plutôt l'accessibilité, la possibilité de faire soi-même, l'apport en protéines. Est-ce qu'il y a parfois des appréhensions sur, éventuellement, le manque de saveur, la gourmandise ? Est-ce que peut-être on se dit « Ah non mais attends, une pâtisserie sans beurre, ça va pas être aussi gourmand ? » Les gens ne me disent pas ça directement, mais je le comprends, je le devine quand quelqu'un goûte et dit qu'on peut se faire plaisir autrement. D'ailleurs ce matin au petit déjeuner, ma belle-mère avait fait un super bon cake marbré qui vient de mon application. Et une personne de la famille a dit ça, ah oui, donc on peut se faire plaisir comme ça. Et je me suis dit, ah c'est rigolo, en fait, peut-être qu'elle ne s'imaginait pas que c'était gourmand. Et c'est vrai que les gens ne vont pas me le dire dans ces termes, mais je le devine à travers ces petits compliments-là sur les recettes, oui, que finalement ça les étonne, donc en positif, donc tant mieux. Mais oui, je pense que ça peut être une idée reçue. À travers les retours que tu as, finalement, c'est un peu ce que tu peux entendre aussi. Oui, voilà, mais il faut que les gens testent. Parce qu'en fait, parfois, ils peuvent avoir une mauvaise expérience. Donc, il ne faut pas s'arrêter à ça. On sait qu'il y a des mauvaises recettes, ça existe partout. Des mauvais restaurants, ça existe partout, etc. Donc, on peut avoir une mauvaise expérience et dire, moi, les gâteaux vegan, je n'aime pas. Donc, c'est dommage. Et justement, j'ai bien envie qu'on explore un peu ces recettes pour pas que ça reste nébuleux pour les auditeurs et les auditrices. Donc, si on a envie d'intégrer plus de végétal dans sa vie, évidemment, tu vas nous partager quelques recettes aujourd'hui, mais avant, ce serait quoi un peu ton starter kit dans nos placards ou peut-être dans notre frigo ? Je ne sais pas. Voilà. Quels sont les aliments, ingrédients que tu recommandes d'avoir comme base et qui pourront nous servir pour plusieurs recettes ? Alors moi je dirais déjà dans les placards d'avoir de la sauce soja. Alors c'est un classique que beaucoup de gens ont déjà mais tout simplement parce qu'il y a des protéines végétales comme par exemple les protéines de soja texturées ou le tofu qui n'ont pas de goût à la base. Donc c'est vraiment des bases neutres et tout l'intérêt ça va être de nous-mêmes choisir les assaisonnements. et donc la sauce soja c'est déjà salé et puis aussi la saveur umami donc c'est une saveur qui est riche, qui est profonde et donc ça, ça apporte beaucoup de dimension au plat. Après c'est assez classique mais d'avoir du concentré de tomates, d'avoir tout simplement des pâtes, des féculents, des légumineuses aussi. Donc moi j'aime bien avoir des légumineuses en conserve tout simplement de grande surface parce que c'est super rapide, c'est déjà cuit. Je fais souvent, quand on a la flemme le soir, un petit mijoté avec des haricots blancs, des pâtes, des légumes, un petit peu de crème de soja. Alors ça c'est pas mal à avoir la crème de soja si on veut végétaliser son alimentation parce que dans les plats à la crème liquide, ça va avoir vraiment le remplacement exact de la crème liquide de vache. Donc vraiment c'est très intéressant. Le soja c'est un aliment qui est excellent pour la santé. Alors je sais qu'en France il y a des idées reçues sur le soja. J'ai appris ça que même ça a été demandé de limiter dans les cantines. Donc ça peut être un message qui est très anxiogène pour les gens et qui n'est pas justifié parce qu'en fait c'est une légumineuse qui est excellente pour la santé, qui est consommée depuis des millénaires. Et en fait, c'est dommage de s'en priver, même, je dirais. Donc, ça peut être à travers le tofu. Donc, si on veut expérimenter après d'avoir au frigo du tofu, c'est très, très, très polyvalent. En fait, on peut l'utiliser de plein de manières. Donc, moi, j'aime bien en avoir toutes les semaines au moins deux, trois blocs pour la semaine, quoi. Et puis, sinon, qu'est-ce qu'on pourrait dire ? En fait, si on veut changer ses petites habitudes, ça peut être du lait végétal, tout simplement, dans les gâteaux, etc. Et puis, petit à petit, dans son bol de café, etc. et puis pareil pour la margarine, trouver un beurre végétal qui nous plaît, ça peut changer petit à petit notre consommation. Voilà, ça peut être dans les petits choix du quotidien, la mayonnaise du quotidien, peut-être soit l'acheter vegan, soit commencer à la faire maison, ça prend cinq minutes, pourquoi pas. Voilà, dans les petites choses en fait qui font partie de nos habitudes, on peut progressivement changer des petites choses. Oui l'idée c'est de végétaliser au fur et à mesure sans opérer forcément une transition radicale mais juste d'avoir aussi les alternatives c'est toujours une bonne option. Génial bon bah une fois qu'on a un peu notre starter kit et quelques pistes de réflexion... J'aurais bien aimé, dans ton nouveau livre, tu nous partages 100 recettes végales du quotidien. Est-ce que tu peux, est-ce que toi, il y a une recette peut-être qui te plaît davantage, que tu aimerais partager avec les auditeurs et auditrices ? On va commencer par une recette assez facile et ensuite on ira sur une recette un peu plus originale. Il y a justement un de mes mijotés de haricots blancs dans le chapitre du soir. C'est un mijoté avec de l'orzeau, les petites pâtes qui cuisent très vite. C'est tout doux, les enfants aiment bien. Les enfants adorent ce plat souvent, on m'a dit. C'est super avec une bonne tranche de pain à côté. C'est un repas simple, sain, gourmand, qui est réconfortant pour l'hiver et qui se fait en fait one pot, dans une seule poêle. En 15-20 minutes, on va passer à la table maximum. Génial, on adore. Et une recette peut-être plus originale ? Moi ce qui m'a vachement attiré c'est les gyozas. J'ai vu que tu avais une recette de gyoza ayant vécu en Asie. Forcément je suis une grande fan de tout ce type de plats. Est-ce que tu peux nous partager une recette un peu plus originale ? Les gyozas c'est un de mes plats préférés, j'adore faire ça pour une petite soirée où j'ai le temps de passer du temps en cuisine, mettre de la musique, etc. Parce qu'il y a un petit temps de façonnage mais c'est vraiment un moment de détente, on peut aussi le faire avec les enfants, etc. Et aussi, sinon, dans un peu la même veine, je dirais, la fondue chinoise, en fait, c'est un plat qui est très populaire en famille au Québec. Et c'est vrai qu'en France, c'est un petit peu moins courant. Et alors, pour l'hiver, c'est super. On met un caclon de bouillon au milieu de la table. Donc, un bouillon super aromatisé. Donc, dans mon livre, il y a une recette avec du gingembre, du sésame, etc. Ensuite, on trempe les éléments qu'on veut. Dans cette recette, je propose un assortiment de nouilles, de légumes et de seitan façon poulet. C'est comme une fausse viande faite maison à base de farine de gluten. C'est un peu plus long à faire, mais au quotidien, la semaine, je fais une version plus accélérée, on va dire, avec du tofu sauté, avec des gnocchi aussi. Alors, c'est peut-être bizarre de mettre des gnocchi dans la fondue chinoise, mais ça va super vite à cuire dans le bouillon, ça prend la saveur du bouillon. Et puis ensuite, on sert ça avec des petites sauces, des petites mayonnaise aromatisées sur la table, des petites crèmes, etc. Et ça fait un repas hyper réconfortant et convivial. Nous, on se fait ça même le lendemain de Noël, souvent avec ma famille. Ça fait un petit peu plus détox, mais en même temps, c'est super gourmand, quoi. Et puis c'est un plat d'hiver parce que la fondue c'est quand même, t'as ce côté assez réconfortant, chaleureux, tout le monde est autour de la table et tout. Super revisite, je regarderai ça dans ton livre, c'est vrai que ça peut être une bonne idée aussi. Merci beaucoup pour ces pistes de réflexion. Il y a plein d'autres recettes dans ton livre, c'est un ouvrage qui se découpe au fil de la journée. On part du petit déjeuner et on explore plein de recettes. Je mettrai le lien dans la barre de description pour les auditeurs et les auditrices. Sur la couverture, il y a notamment un plat assez copieux de spaghetti bolognese avec des boulettes. C'est vraiment la preuve aussi que tout peut être visité, tout peut être végétalisé. Il y a du pain, il y a des focaccia, il y a même des cocktails je crois. Donc t'as tout couvert. Oui, il y a le moment de l'apéro, etc. Il y a un chapitre sur les bases de la cuisine aussi, qui peut être intéressant pour débuter. Et puis oui, c'est spaghettis aux boulettes. C'est des boulettes de lentilles qui sont faites en 4-5 ingrédients. C'est super simple avec de l'avoine pour donner du corps. Elles se tiennent super bien à la poêle pour les faire revenir très rapidement à la poêle. Et oui, les petits cocktails, l'apéro, tout ça, les desserts, le goûter, voilà. Un régal, c'est tout ce qu'il faut pour cette saison où on a clairement envie de passer du temps en cuisine. Et comment est-ce que tu fais toi d'ailleurs ? Tu expérimentes au quotidien ? Est-ce qu'il y a des chefs, des chefs hommes ou femmes, peu importe, qui t'inspirent aussi dans cette cuisine végétale, végane ? Oui, c'est vrai que j'ai tendance à être beaucoup dans ma tête, comme on dit au Québec, de ne pas trop regarder forcément ce qui se passe autour, mais j'ai la chance d'être à temps plein maintenant sur la création de recettes, donc ça offre beaucoup de temps et de liberté pour les inspirations, pour la création, pour les tests aussi. Par exemple, j'ai pu en début de la rentrée à peu près finir de développer ma recette de pâte à choux végétale qui m'a pris énormément de tests mais que je laissais tout le temps sur pause quand j'avais mon emploi à côté. Le fait d'être à temps plein m'a offert cette liberté. Sinon, comme inspiration, il y a tout ce qui se passe dans les restaurants que je peux goûter, etc. Il y a aussi ce que je peux voir, parfois il y a des trends qu'on peut réinterpréter à sa façon. Et puis on peut citer aussi récemment Alain Passard à Paris qui a complètement véganisé son restaurant à l'Arpège. Donc super intéressant, super inspirant. Je ne suis pas allée, ce n'est peut-être pas dans mon budget éventuellement, mais en tout cas c'est super inspirant à voir parce qu'en plus ça s'est passé à peu près en même temps qu'un restaurant végan de New York est revenu en arrière en réintégrant de la viande. Donc c'est bon pour le moral de voir aussi des restaurants comme ça devenir véganes. Autour du lac d'Annecy, on a plusieurs chefs qui cuisinent avec beaucoup de végétal, notamment l'Auberge de Montmain et Jean Sulpice. Je pense que maintenant on a une approche, on peut le voir par exemple dans les émissions CoopTopChef etc. qu'en fait on se rend compte que peut-être on a été un petit peu fainéant à une certaine époque en cuisine française parce que la viande c'est facile, on va dire voilà c'est souvent une bonne viande bien assaisonnée, ça se suffit parfois à soi-même et les légumes c'est peut-être un petit peu plus exigeant. La cuisine végétale parfois c'est un petit peu plus de différents éléments, plus de textures différentes, plus de cuissons différentes. et donc j'ai l'impression que c'est une approche qui devient plus prisée de dire ben voilà je sais aussi travailler les légumes quoi parce que pour avoir étudié donc à l'école hôtelière dans un manuel de cuisine de l'école la diversité des légumes en cuisine française c'est très peu en fait on peut avoir 350 pages de livres et avoir 20 légumes maximum quoi donc je pense que c'est intéressant que cette approche chez les jeunes chefs. Arrive ouais Oui, je te rejoins, je pense que c'est une tendance qu'on observe quand même qui s'est généralisée et tant mieux parce que l'idée c'est surtout de se dire comment est-ce que je vais pouvoir intégrer un petit peu plus de végétal, peut-être remplacer un repas déjà commencé petit à petit et remplacer un repas où on va pas consommer de viande et puis on va trouver des alternatives. et avoir cette créativité et se laisser aussi la créativité d'imaginer des recettes différemment ça c'est vraiment super agréable dès qu'on commence à être un petit peu plus à l'aise en cuisine et ça prend pas forcément beaucoup plus de temps non plus c'est juste des petites habitudes à avoir et sur le tofu je voulais juste rebondir tu parlais du tofu tout à l'heure Moi ce que j'aime bien à la maison, c'est avoir des tofu déjà aromatisés avec des ours, marinées à la japonaise, etc. Et en fait on en trouve en magasin bio, alors sur le coup on peut se dire, ah oui c'est peut-être un peu cher, c'est 3-4 euros mais finalement c'est pas plus cher qu'un paquet de tranches de jambon par exemple. Et le fait qu'il soit déjà aromatisé, ça permet aussi quand on n'a pas le temps, quand on n'a pas d'idées, etc. de construire un repas assez facilement. Donc ça, ça peut être une bonne alternative. Et franchement, je pense qu'il y a tellement de variétés d'assaisonnements qu'il y en a pour tous les goûts ou presque. C'est vrai qu'en France, vous êtes bon là-dessus, il y a beaucoup de tofu comme ça, plus aromatisé. Au Québec, on a moins ça. Par contre, on a du tofu nature, frais, dans toutes les grandes surfaces, qui est abordable. Moi, j'achète des 1.5 livres en un seul bloc, donc ça fait moins de déchets, c'est pas cher, etc. Et c'est vrai qu'en France, il y a moins ces gros formats abordables. Mais oui, beaucoup plus, par exemple, le tofu fumé amande-sésame, je me souviens, c'était excellent. Nous on a plus du tout déjà travaillé, déjà cuisiné. Et après pour l'avoir vraiment en bloc, il faut aller en épicerie spécialisée. Ah oui, à Asiatique sinon, ouais, bonne idée. Là tu peux en avoir, mais tout le monde n'en a pas à proximité. C'est ça, c'est en campagne à chaque fois, c'est toujours l'enjeu que les gens me remontent. sur des petites bases comme le fromage râpé vegan. Moi, j'aime bien en avoir sous la main, par exemple, justement pour faire gratiner un plat. Donc, c'est pas très intéressant nutritionnellement, en fait. Voilà, mais comme le fromage râpé, quoi, c'est du gras, on va dire. Mais, en fait, pour faire gratiner un plat qui va devenir plus gourmand pour toute la famille, qui va plus plaire aux enfants, peut-être, on va pouvoir tremper un bout de pain dedans, etc., je trouve que c'est intéressant à avoir. Et c'est vrai que ça, en campagne, en France, on m'a dit qu'il y en avait pas toujours. Donc c'est vrai qu'au Québec, par contre, les grandes surfaces, on a un peu la même offre partout. Donc si une grande surface en ville a un produit, souvent même en pleine campagne, il y a aussi quoi. C'est peut-être plus démocratisé et populaire pour l'instant que chez nous, mais ça viendra, tu sais, nous, on en est encore à des débats sur l'appellation steak végétaux. Oui, j'ai vu ça, qui revient encore. C'est vraiment très intéressant. On avance toujours dans le bon sens. Tu es chef vegan depuis dix ans maintenant, tu as eu plusieurs casquettes entrepreneuriales et voilà en préparant cette interview forcément je me suis aussi penchée sur ton parcours que tu as commencé à évoquer brièvement. Ce qui est intéressant c'est que quand tu es arrivé au Québec il y a quelques années tu as ouvert un café qui s'appelait Muscade, que tu as décidé de revendre en 2023. Un café où tu pouvais justement proposer ces pâtisseries végétales. Qu'est-ce que tu as retiré de cette expérience entrepreneuriale puisque tu étais la chef de ce café ? Qu'est-ce que tu en as retiré ? Qu'est-ce que ça t'a apporté aussi ? J'imagine que ce n'est pas facile d'arriver dans un nouveau pays. qu'on ne connaît pas, s'installer, ouvrir un. Café, ça fait beaucoup. Oui, c'était au bout d'un an et demi, deux ans, que j'étais là-bas. Parce que déjà, il y a les histoires de statut de travailleur, évidemment, quand on est immigré. Mais oui, c'était une expérience incroyable. C'est avec mes deux meilleures amies, qui sont, elles, québécoises de naissance, que j'ai ouvert ça. C'était vraiment une super belle aventure. Déjà l'ouverture, ouvrir un commerce, on avait entre 22 et 25 ans. Ouvrir ça, faire les travaux avec les copains, c'était incroyable. Et ensuite, la pandémie est arrivée très, très vite, ensuite de ça. Donc, oui, on a dû tout le temps se réinventer. C'était épuisant, honnêtement. Il a fallu tout de suite mettre en place un service de livraison, etc. Mais on avait l'énergie pour le faire. Donc, c'était toujours rebondir, toujours avoir une nouvelle idée. Peut-être laisser tomber une idée qui n'était plus rentable, qui était sur sa fin, etc. Donc, c'était beaucoup, beaucoup de se réinventer tout le temps. Et c'est vrai que le quotidien qu'on imaginait d'un jour être stabilisé n'est jamais arrivé. Et je pense que pour les gens qui ouvrent un commerce aujourd'hui dans des villes chères comme Montréal, comme Paris, etc., je pense que malheureusement ça va être très compliqué d'arriver à un moment, à un seuil de stabilité dans l'entreprise. pour un petit commerce qui se veut indépendant, donc qui ne veut pas spécialement grossir. Nous, notre but, c'était pas d'ouvrir des franchises, etc. C'était de faire notre petit truc. Et ça, malheureusement, je pense que c'est plus forcément à l'époque pour ça. Parce que malgré le succès de Muscade, malgré toute la clientèle, toute la communauté autour, c'était très difficile quand même de maintenir une stabilité financière. Il y avait une bonne santé financière, mais c'est vrai que pour le moral de tout le temps réinventer, tout le temps amener un nouvel angle, etc., c'était extrêmement fatigant. On a perdu une associée en cours de route qui a eu besoin de prendre du recul. Évidemment, on voulait laisser la place à tout le monde de se reposer quand il y avait besoin parce qu'on se soutient énormément. Mais oui, c'était éprouvant. Donc je pense que l'idée de vendre est arrivée au bout de trois ans à peu près. Et ensuite, on a mis à peu près un an et demi à le concrétiser. Donc on a été en activité quatre ans. Et on a eu la chance de trouver une acheteuse végane qui a repris le commerce. Parce qu'en fait, c'est pas gagné vendre un commerce en 2023, 2024, 2025. trouver un acheteur qui veut se lancer dans le reprenariat comme ça. Et surtout Vegan, c'était une grande chance parce que je pense qu'on aurait accepté un deal avec une personne qui voulait changer le commerce, mais le fait que là, ce soit la continuité, c'était du pain béni. Donc on a eu énormément de chance et ça nous a apporté, ça nous a énormément fait grandir. C'est nos années de la vingtaine, donc c'était vraiment des années très fortes pour nous. Et on a appris sur nous, je pense qu'on a appris qu'on n'était pas faite pour la prise de risque aussi, parce que ça c'est une réalité en fait, il faut prendre des risques pour entreprendre, enfin ça dépend de quel type, parce qu'aujourd'hui je suis toujours entrepreneuse avec beaucoup moins de risques en jeu. Et je pense qu'on n'était pas forcément faites pour ce niveau de pression. Avoir un bail commercial dans une grande ville comme Montréal, c'est dur. C'est un engagement sur des années aussi. Donc voilà. Donc c'était une belle aventure. Voilà, exactement. Oui, on retient que le positif aujourd'hui. Il y a eu beaucoup de galères vers la fin, même, qui nous ont un petit peu poursuivies, même au-delà de la vente, le temps de fermer l'entreprise, etc. C'est beaucoup de démarches, mais on retient que le positif aujourd'hui. Enfin, c'est que des bons souvenirs, en fait, de travailler entre amis, puis de grandir là-dedans, et puis d'avoir le soutien des proches, des amis. C'était nos amis qui faisaient les livraisons à vélo pendant la pandémie. C'était toute une ambiance. On a toujours embauché nos amis ou des gens avec qui on avait un coup de cœur. C'est une équipe. Encore aujourd'hui, on fête Noël avec l'équipe de Muscade. C'est drôle. Une aventure riche qui t'a appris aussi plein de choses forcément. Aujourd'hui tu travailles à ton compte donc tu es autrice de livres de cuisine et très présente et active sur les réseaux sociaux, créatrice de contenu. Tu as aussi développé une application pour aider justement les gens dans leur quotidien de vegan ou de végétalien. Pourquoi est-ce que tu as proposé cette application, comment est-ce que tu as eu l'idée et qu'est-ce qu'elle apporte en plus au quotidien ? C'Était justement la suite logique pour moi pour rendre encore plus accessible la cuisine végétale et que ce soit vraiment directement plus dans le téléphone en fait puisque quand on télécharge une application on va plus facilement y aller tous les jours pour cuisiner le repas du soir que sur un blog etc où on est moins m'ont amené à y retourner. C'était important. C'était une idée qui est venue avec mon mari, Kevin, qui est développeur logiciel. Pour lui, c'était aussi de faire quelque chose qui va dans la cause animale, qui est importante pour lui depuis très longtemps, et de faire quelque chose avec ses compétences à lui. Et à la base, ça devait être plus petit. En fait, ils voulaient s'amuser et ils voulaient faire l'application que sur iOS pour apprendre le langage natif d'iOS, un peu comme on ferait un projet d'étude, on va dire, un petit peu pour s'entraîner. Et en fait, finalement, ça a tellement plu aux gens qu'on a reçu des centaines et des centaines de demandes pour Android. Et donc, on a décidé évidemment de faire Android. et ensuite des demandes de nouvelles fonctionnalités. Là, on a mis en place la planification de repas pour la semaine, etc. Là, en ce moment, les gens nous demandent de pouvoir faire des collections de favoris pour qu'ils puissent s'organiser un petit peu comme des livres de cuisine, leurs propres favoris. On nous demande de pouvoir ajouter des notes personnelles avec chaque four. Par exemple, le temps de cuisson peut être un petit peu plus court, un petit peu plus long. Donc, on a plein de demandes et notre projet c'est de répondre à toutes ces demandes et de continuer d'améliorer l'application. Et oui, on a des gens qui y vont tous les jours, qui cuisinent tous les jours leur repas grâce à ça. Maintenant, il y a plus de 1000 recettes dessus, donc c'est vrai qu'on a le contenu aussi pour le faire. Je pense qu'on ne l'aurait pas fait quand il y avait 300 recettes. Mais maintenant, vu que ça fait dix ans qu'il y a Patate et Cornichon qui existe, le site internet, maintenant c'était pertinent et puis aussi le catalogue augmente plus vite puisque maintenant que je suis à temps plein, ça va vite quoi. Donc c'est vraiment super gratifiant de voir ce succès dans les téléchargements et aussi la mise en avant de la part par exemple des plateformes comme Apple qui sont heureuses de mettre en avant une application détenue par une femme, végane, avec une mission. J'ai l'impression qu'il y a vraiment tout cet engouement. Je me sens super soutenue sans avoir rien demandé. Je suis super chanceuse d'avoir cette petite communauté. Dans les séances de dédicaces que j'ai pu faire avec la sortie du livre, on m'a énormément parlé de l'application. Je suis trop contente. C'est génial, c'est une belle histoire. C'est une application qui est partiellement gratuite. Oui, exactement. Donc on peut tout à fait télécharger sans engagement financier. Et puis après, si on veut aller plus loin, si on veut avoir plus de fonctionnalités, bien évidemment, il faut... La plupart des gens l'utilisent gratuitement au quotidien parce qu'il y a des centaines et des centaines de recettes gratuitement. et exactement il y a toutes les semaines deux recettes qui sont spécifiquement pour les membres donc là j'essaye de leur faire plaisir en fait donc ça dépend des demandes mais parfois ça peut être celles qui m'ont demandé le plus de temps de recherche et développement comme la pâte à choux c'est un mauvais exemple puisque je l'ai mise sur youtube parce que je voulais que ce soit justement et que ça fasse avancer la pâtisserie végétale. Je sais qu'il y a d'autres personnes qui étaient dans ce processus de recherche, donc que tout le monde cède, je trouvais ça bien. C'est un mauvais exemple, mais toutes les recettes qui me demandent énormément de tests et de développement, je trouve que c'est intéressant qu'elles me permettent de me rémunérer. Bien sûr, c'est tout à fait légitime. Et puis tu es aussi présente sur les réseaux sociaux évidemment, on l'a dit, et sur YouTube où tu partages des recettes. C'est nouveau ça, ouais. Ta journée, là j'ai vu celle qui est sortie hier ou avant-hier, où tu nous emmènes un peu dans ta journée et tu nous partages ce que tu manges au petit-déj et un peu au fil de la journée, un peu comme le bouquin. Donc voilà, t'es quand même assez présente sur les différentes plateformes. Aujourd'hui, t'as une communauté qui est majoritairement québécoise ? Non, française, à 70% française. Oui, le Québec, on est moins nombreux, donc c'est normal. Mais je trouve que d'être au Québec, ça m'a peut-être plus permis de me différencier. Peut-être que je n'aurais pas eu la chance d'avoir une maison d'édition, je ne sais pas, si j'habitais ailleurs. Parce que comme on est moins nombreux, en fait, c'est un plus petit écosystème et je trouve que c'est plus à ma dimension, on va dire. C'est plus facile même d'avoir des entrevues dans des grands médias, etc. D'être invitée sur un plateau télé, tout ça. C'est super pour ça, pour entreprendre le Québec, parce qu'il y a énormément d'entrepreneuriat au Québec. Il y a énormément de petites entreprises véganes, bizarrement, pour un petit marché en fait. Donc j'aime vraiment cette énergie-là. Ouais, t'es dans un bon écosystème. Oui, c'est ça. Génial. Avant qu'on termine cet épisode, j'ai une dernière question pour toi Hélène, qui est de peut-être nous partager une petite recette de saison ou une activité à faire en cuisine. En ce moment, l'épisode va sortir en novembre. Donc là, les auditeurs et auditrices qui nous écoutent, C'est le milieu du mois de novembre, potentiellement il va faire gris, un peu froid. Qu'est-ce que tu nous proposes comme recette de cuisine ? Ce que je préfère à cette saison, c'est de faire de la pâtisserie, de la boulangerie aussi. Les brioches notamment, c'est un moment classique de l'automne pour moi. Dans le livre, il y a une recette de brioche à l'érable et aux noix de pécan que j'adore. C'est un peu le même principe que les roulées à la cannelle. Pareil, les roulées à la cannelle, j'adore ça. Que ce soit au levain ou à la levure, j'aime vraiment la boulangerie, les pâtes levées, c'est vraiment une passion pour moi. Et ça demande un petit peu de patience, de temps de pousse, mais pas forcément de temps de préparation en fait. Donc ça j'adore. Et puis sinon, toutes les recettes qui demandent un petit peu plus de patience, je trouve que c'est vraiment la saison pour se mettre en cuisine, peut-être à plusieurs aussi. Et justement tout ce qui est façonnage, les raviolis, moi j'adore toutes les ravioles, tous les types de pâtes maison comme ça, vraiment faire ses propres pâtes, etc. Je trouve ça trop trop bien. Et puis sinon moi en novembre ça va être le moment où je commence le contenu de Noël aussi. J'adore proposer des recettes pour Noël parce que c'est un moment où les gens font plaisir à toute leur famille et donc on se retrouve souvent avec un végétarien, un vegan, un allergique etc à table et donc c'est un moment où on a besoin d'un repas qui soit inclusif en fait. et il y a beaucoup de personnes qui cuisinent maintenant un noël vegan pour que ça convienne à toute la tablée et ça je trouve ça super bien et c'est un moment d'effervescence vraiment sur patates et cornichons parce que les gens cherchent des recettes en fait et c'est un moment aussi où ils vont peut-être parler des recettes avec leur famille dire ah bah je l'ai trouvé sur cette application, je l'ai trouvé sur ce blog, etc. Et beaucoup partager leur tuyau, tout ça. Donc j'aime beaucoup cette période qui est super chouette en cuisine. Et puis c'est là où on prend du temps et on fait des plats peut-être qu'on n'aurait pas osé faire. Des gens qui se lancent dans une bûche de Noël alors qu'ils n'ont jamais fait de pâtisserie, etc. Donc je trouve ça trop sympa, ouais. Génial, c'est vrai que t'as raison, ce sera aussi le moment de commencer à réfléchir à nos menus de Noël, et puis c'est la période des sablés, enfin. Bon, il y a plein de choses. À les boîtes de cookies pour les voisins et tout, moi j'aime trop faire ça. Il y a plein plein de choses à faire et effectivement on peut passer un peu plus de temps. Ce que j'aime bien avec ce que tu dis, c'est que vraiment il faut pas se priver et qu'on peut pâtisser de manière végétale. On peut proposer des super brioches, des super cookies, etc. en végétal sans que ce soit forcément beaucoup plus compliqué. Donc pour ça, évidemment, j'invite tout le monde à aller consulter ton compte Instagram ou télécharger ton appli pour vraiment retrouver des recettes qui pourraient nous accompagner pour l'automne-hiver. Merci beaucoup Elie d'être venue témoigner au micro. C'était chouette de te recevoir. Et puis à bientôt. Oui, à bientôt.