Bienvenue chez Basilique, le podcast pour changer de regard et imaginer ensemble un futur désirable. Je suis Jeanne, votre hôte, et chaque semaine, je tends le micro à celles et ceux qui façonnent le monde de demain. Je vous souhaite la bienvenue et j'espère que vous vous sentirez bien chez Basilique. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Pauline Sabatier. Pauline, tu es la fondatrice de Maligne Bodywear, une marque de lingerie et de maillot de bain que tu as créée en 2020. On va revenir sur l'historique, bien évidemment, de la marque. Maligne Bodywear, c'est une marque éthique, inclusive, française et résolument engagée. La première fois que j'ai entendu parler de Maligne, c'était en mai 2020. Tu m'as adressé un mail pour m'informer du lancement de cette très jolie marque. Et depuis, je n'ai cessé de suivre l'évolution de cette jeune marque qui m'avait, je dois bien l'avouer, tapé dans l'œil à l'époque. Pauline, aujourd'hui, j'aimerais que tu nous partages les coulisses de l'entrepreneuriat dans la mode éthique, que cet épisode nous permette de parler de créativité, d'audace, tout ce dont tu fais preuve depuis des années. Pour commencer, j'avais envie de te parler de créativité et que tu nous parles de créativité. Pauline, comment est-ce que tu nourris aujourd'hui ta créativité ? Parce que je suis sûre qu'en répondant à cette question, ça va nous donner beaucoup d'informations sur qui tu es. Eh bien bonjour, je suis vraiment contente qu'on se voie enfin. Ça fait un petit moment qu'on en discutait, plusieurs mois quand même. Merci de me recevoir. Alors déjà, pour garder la créativité, le plus difficile que je trouve dans l'entreprenariat, c'est de sortir de l'opérationnel, de vraiment sortir la tête du saut et de prendre un maximum de recul, c'est le plus difficile. Nourrir ma créativité, je la nourris en prenant des temps de pause, en essayant de prendre des temps de pause. J'avoue que les trois premières années, je n'en ai pas pris beaucoup parce que c'était assez compliqué. Donc des temps de pause avec ma famille, des temps de pause pour moi, des temps de pause avec mes proches. Qu'est-ce que je peux dire d'autre ? Aller dans la nature, ça nourrit ma créativité. Lire. Voilà, c'est assez basique. Et après, ce que je peux dire en termes de nourrir sa créativité, ce qui m'a amenée à ce projet, c'est justement une réflexion liée à la créativité. En fait, avant d'entreprendre, ça faisait des années que j'avais envie d'entreprendre, Je ne savais pas exactement dans quel secteur, j'avais différentes idées qui étaient toutes autour de l'éthique, enfin de l'économie circulaire, enfin différentes choses. Mais voilà, j'avais toutes ces idées-là tout le temps et je n'arrivais pas à me poser particulièrement sur un projet. Et à ce moment-là dans ma vie, parce que je fais pas mal de choses, mais à ce moment-là dans ma vie j'étais business developer en B2B pour une société qui fait des solutions d'impression et des solutions informatiques en France. Et du coup je n'avais pas du tout l'espace mental pour avoir la créativité et l'objectivité de réfléchir assez longtemps sur quel projet j'allais me lancer. et ayant déjà beaucoup voyagé. Mon premier voyage après mes études, un petit peu classiquement comme beaucoup de personnes, je l'ai fait en Australie en working away des visas après mes études. Et après je suis allée en Asie, je suis allée en Inde et je suis rentrée en France. J'ai fait ce poste de business developer et en fait j'avais très envie de revoyager et donc je suis partie en Nouvelle-Zélande à nouveau en visa vacances travail en me disant je repars là bas pour réfléchir à mon projet d'entrepreneuriat. Et parce que là-bas, je ferai des petits jobs et j'aurai l'espace mental pour réfléchir à ce que je veux faire. Donc ça, ça a été très important parce qu'effectivement, au niveau créativité, toutes ces idées-là, je me suis dit Je les ai listés, j'ai mis en corrélation mes compétences le secteur d'activité, j'ai fait une petite étude de marché, est-ce que je me vois faire ça tous les jours, etc. Et ma ligne est arrivée comme une évidence en fait à un moment où j'ai connu cette marque de maillot de bain australienne. Donc c'était en 2017, on n'entendait pas encore beaucoup parler de la fibre recyclée. Et leur slogan marketing c'était « Hello, I'm Ed from Fishnet », donc je suis fait à partir de Félée de Pêche. Et là je vois ce super beau maillet de bain et je me dis, wouah mais c'est un truc de fou, donc je vais chercher des informations sur cette fibre. Et je vois qu'en plus la fibre est connie en fournisseur italien, qui font aussi dans leur société le tissage de cette fibre. Et je cherche des informations sur ça et je me dis mais c'est génial. je commence à en parler un petit peu autour de moi, je vois que ça prend, etc. Et voilà. Donc après, j'essaie de résumer, je ne sais pas où j'en suis sur la réponse à ta question. C'est très bien. Non, ce qu'on comprend, c'est que Maline, c'est vraiment le résultat d'une longue réflexion, que tu savais au fond de toi que tu avais ta place dans ce monde de l'entreprenariat, mais tu ne savais pas exactement quelle forme ça allait prendre. Oui, c'est ça. Et donc, à partir de 2017, finalement, tu as commencé à t'imaginer proposer des maillots de bain, des bodies, de la lingerie, tu as commencé plutôt avec les maillots de bain ? Oui c'est ça, avec une gamme de maillots de bain. J'allais dire pourquoi le maillot de bain, parce qu'en fait le projet est parti de là en Nouvelle-Zélande où j'ai connu cette fibre et en fait ça a fait sens parce que j'ai beaucoup voyagé, je suis très océan, très mer et donc je me suis dit ah bah oui c'est En fait il y a les deux, il y a le côté commerce, il y a le côté éthique et aussi le côté créativité. Alors le côté créativité par rapport à mes expériences c'est la danse. J'étais en sport et études de danse en première et terminale et du coup il y a un peu tout qui se liait comme ça et je me suis dit bah go c'est le moment. Alors avec le recul, partir sur une marque de maillot de bain du 34 au 48 sur les difficultés techniques de ce que ça apporte, c'était un peu foufou quand même quand je y repense. Mais bon voilà, c'est fait, c'est là. En même temps, on a aussi besoin de ce brin de folie pour entreprendre, je pense, et proposer ce type de produit. Tu le disais, du 34 au 48, donc tu as toujours eu, dès le départ, cette volonté d'être une marque très inclusive, qui s'adapte à toutes les morphologies. Tu parles de contraintes techniques. Est-ce que tu peux nous expliquer, très concrètement, quand tu as commencé à te lancer et que tu t'es dit, OK, moi, ça va aller du 34 au 48, tu as commencé à imaginer des modèles de maillots de bain. Et là, à quoi est-ce que tu t'es heurtée ? Quelles ont été les premières difficultés finalement auxquelles tu as dû faire face ? Alors, pas mal de difficultés pour la partie gamme de taille. Depuis quelques mois, j'ai annoncé qu'on arrêtait 48 et j'étais même partie jusqu'en 50. Et aujourd'hui, on fait du 34 au 46. Les difficultés, c'est qu'on n'a pas les mêmes contraintes au niveau du poids de la poitrine, justement vu qu'on est sur des choses qui sont près du corps. En plus, on est sur du sans armature, donc tout confort. Mais aussi, il faut quand même trouver des solutions techniques pour que ça apporte du maintien sans le confort, sans les mousses. Donc ça c'est la première chose, les coûts liés à ça c'est que du coup t'as plus de frais de développement parce qu'en fait quand on développe un produit on part sur le tailleur de base taille 36 et en fait une fois qu'il est prêt après on va aller faire les déclinaisons de taille pour voir si ça marche dans toutes les tailles. et en 42, 44, 46, 48, on va faire des modifications de patron, de patronage, on va rajouter un renfot ici, du tissu, des petites choses pour justement s'adapter aux différentes morphos et que ça puisse se convenir en fait. Donc initialement les modélistes travaillent à partir d'un 36 qui ensuite va être adapté et à partir du 42 il faut repenser le modèle. Oui, en général, c'est ce que je fais sur la plupart des modèles, il y a des modifications à partir du 42, pas tous, mais oui, de manière générale, c'est ça. Donc ça, c'est la première chose sur l'inclusivité. La deuxième chose très importante, c'est le stock, la gestion du stock qui est déjà très compliquée dans le textile, qui plus est dans le maillot de bain, parce qu'en plus, pour qu'on ait du choix, il y a du mix and match, donc tu choisis ton haut, tu choisis ton bas, c'est un casse-tête pas possible, et donc du coup, plus tu as de taille, plus tu as de stock. Oui, puis tu fais pas toujours du 38 en haut et en bas, tu peux faire du 40 en haut et du 38 en bas, l'inverse. Donc en plus, si tu veux, on démarre en étant une marque éthique avec plein d'engagements, avec des coûts très élevés par rapport à une marque lambda, et en plus il y a ce côté inclusivité là qui fait des frais de développement en plus et aussi des frais de stockage. Donc voilà, c'est à prendre en compte dans la balance. Et donc quand tu t'es lancée, t'as imaginé une première collection. Je voulais qu'on revienne vraiment au début parce que ça fait quand même cinq ans maintenant. Ça passe vite, il s'est passé plein, plein, plein de choses. T'as développé plein d'autres produits sur lesquels on va revenir aussi. Mais je voulais qu'on revienne un tout petit peu au prémice. Tu dessines tes premiers maillots de bain, tu cherches des usines avec lesquelles travailler. Donc toi, tes produits sont confectionnés au Portugal. Comment ça s'est passé, voilà, ce travail de recherche ? Est-ce que c'était facile ? C'était plus facile que ce que tu avais imaginé ? Plus difficile ? Ouais. Alors, en fait, j'ai commencé avec le projet de 2020 à 2022. On était... Enfin, je dis on, mais j'étais... Non mais c'est défendu. Aujourd'hui c'est on, mais avant c'était je. Donc c'était matière française et italienne et fabrication française. Donc je suis sortie de ça en 2020, donc on pourra reparler après si tu veux parce que c'est assez intéressant aussi. Et du coup, comment ça s'est passé sur Google, honnêtement ? Voilà, les fournisseurs de matières recyclées, c'est qu'après, je crois que c'était quelques mois après, j'ai fait des salons de pro, mais sinon les premiers, ouais, ça a été contact comme ça directement sur internet, les ateliers également. Alors vu que les premiers étaient en France, je suis allée les voir, quoi, donc voilà. Après, la difficulté, ça a été surtout en France, les minimums de commandes sont quand même relativement élevés, donc il faut trouver des ateliers avec lesquels... Enfin, les minimums sont élevés dans tous les pays, mais en France, vu qu'il n'y a plus beaucoup d'ateliers, il y en a quand même beaucoup qui ont des minimums... Assez élevés pour une jeune marque. Il faut qu'ils te fassent confiance, etc. Donc voilà, ça, c'est la première chose. Donc ça s'est mis en place, tu as vendu tes premières collections, et ensuite tu t'es dirigée vers la lingerie, d'autres produits. Pourquoi est-ce que tu as choisi d'élargir un peu tes gammes, et comment est-ce que tu as opéré ce switch de la fabrication au Portugal, qui aujourd'hui, quand on parle de mode éthique, est quand même l'un des pays phares, je pense, pour la fabrication éthique à proximité de la France. Alors, Portugal et Tunisie aujourd'hui. Ce que je disais cette semaine, j'ai fait un live et j'expliquais que trois ateliers pour la taille de la structure, c'est un petit peu beaucoup. Il y en a donc, je ne sais pas si je l'ai dit déjà, mais deux au Portugal et en Tunisie. Mais en fait, ils sont très complémentaires parce qu'avoir ces trois ateliers-là, ça me permet de jauger Chacun a ses spécificités. L'atelier à côté de Porto, ils font de la lingerie. Donc ils m'ont fait les petits réassoirs de lingerie maline. Celui qui est au-dessus de Lisbonne fait les body Céline. Et la Tunisie ont une grande technicité sur le maillot de bain. Donc ils font les maillots de bain. Et depuis cette saison-là, ils font une partie des tops de prêt-à-porter. Le switch, c'était ça la question, donc le switch ça a été ce qui est intéressant aussi en tant que marque parce qu'en fait j'ai commencé honnêtement j'ai commencé plus avec mon kerk avec le business et du coup c'était trop utopique du 34 au 48 matière française et italienne et fabrication française ça ne fonctionne pas j'étais dans un prix client entre 130 et 150 euros donc beaucoup plus cher qu'aujourd'hui. Je n'arrivais pas à en vivre et je n'arrivais pas à vendre. Voilà donc voilà et en fait en discutant avec les clientes ce que j'ai commencé à me rendre compte c'est qu'en fait elles ce qui était important c'est que les matières soient clean donc le choix des matières et ça j'y avais pas enfin ça a toujours été le cas et qu'en fait le Made in France était assez important pour moi mais qu'elles finalement tant que je restais dans le bassin méditerranéen en fait elles me font confiance pour la sélection des ateliers puisque jamais j'irais travailler avec quelqu'un que je ne connais pas ou qui n'a pas certaines certifications etc donc en fait elles me font confiance et de là ça m'a permis de baisser mes prix de 30% et de devenir rentable et de vendre plus puisque les prix ont baissé et donc ça a vraiment sauvé l'entreprise. Oui sans ça tu n'aurais pas pu finalement pérenniser ton projet. Ah non pas du tout et puis en plus en 2022 j'ai vraiment failli fermer J'ai vraiment failli fermer parce que l'atelier de France m'a livré les maillots de bain cinq mois après, donc début juillet, donc pour ta saison de maillot de bain. Après des Covid, des confinements, des restrictions kilométriques pour partir en vacances, c'était très compliqué. Donc ouais, j'ai failli fermer, donc ça a été mes solutions de pivot et heureusement que j'ai fait ça. Je voulais dire un autre truc, oui, sur la logique, pourquoi en fait j'ai développé sur la gamme de produits. En fait il y a déjà d'une part la première chose c'est qu'il y a une logique industrielle parce que tu as les mêmes fournisseurs, références de matières en maille. La logique industrielle aussi avec les ateliers, il y a beaucoup d'ateliers, pas tous mais beaucoup d'ateliers qui font du maillot et de la matière, qui vont travailler aussi d'autres produits sur la matière extensible. Et après sur la logique client, la lingerie c'est venu un petit peu comme ça. parce qu'il y avait la problématique de la saisonnalité du maillot de bain, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que vraiment je me mets que sur ça et on fait une énorme saison ? Mais j'étais assez mal à l'aise, enfin l'hiver c'était vraiment compliqué. La lingerie ça n'a pas forcément été non plus le meilleur choix parce que c'est quand même un domaine qui est en des croissances. C'est très compliqué. Il y a énormément de fournisseurs. Tu as le fournisseur de la petite bretelle, du régleur, des ouvertures. C'est vraiment très compliqué. Les mocs, les minimums de commandes sont très élevés. Mais voilà, c'était dans la continuité aussi de la demande clientèle. Et puis la partie bodywear en fait c'est rigolo parce que depuis le début ça s'appelle Maline Bodywear parce que je pense que je voyais un petit peu cette vision là du bodywear global près du corps, près ta portée, près du corps féminin, confortable, sans armature etc. Et c'est venu comme ça et la partie body est top, est super et je suis vraiment contente de cette gamme là et ça marche super bien. Et aujourd'hui c'est ce qui plaît le plus à tes clientes cette partie là ? Oui c'est ce qui plaît le plus mais il y a toujours le maillot de main qui prend une grosse partie. encore de la remise en question sur la lingerie parce qu'en fait si tu veux il faut choisir là où tu mets ton budget d'achat. Donc j'ai pas remis sur la lingerie, j'ai refait des réasseurs parce que j'avais de la demande. Ça m'embêtait un petit peu, j'ai réfléchi à arrêter, ça m'embêtait un petit peu d'arrêter parce qu'il y a des modèles Tu vois, tout a été pensé pour le confort des femmes, donc il y a la brassière HL, ça a super bien marché, on en a vendu plein. L'ouverture dans le dos, enfin c'est une brassière qui est réglable dans le dos à 9 cm, donc tu vois, ça s'adapte vraiment au corps. En plus, pour une brassière, elle est féminine, elle est esthétique, donc elle plaît beaucoup. Et j'ai beaucoup d'avis, et il y a beaucoup de clientes qui me redemandent quand est-ce que les couleurs elles arrivent, etc. Pour l'instant, ce n'est pas le secteur que j'ai priorisé. Il y a l'ensemble Ulyssia aussi qui avait beaucoup plu. C'est celui qui s'ouvre par l'avant, puisque j'explique souvent que l'ouverture des soutiens-gorges derrière, ça a été inventé, bien sûr, par des hommes. Donc nous, on est là, comme ça, en essayant d'ouvrir son soutien-gorge. Celui-ci, il a une belle ouverture dorée sur l'avant. Le design, il est beau, en triangle. Et le bas, toujours dans ce côté malin parce qu'en fait à chaque fois qu'il y a un nouveau développement de produit, j'essaye de penser donc confort et esthétisme et malin, qu'est-ce qu'on peut apporter en côté astucieux pour nous faciliter le quotidien de la vie des femmes. Et donc du coup l'ensemble Ulyssia, je l'ai fait en classique et décliné le tanga menstruel et la culotte menstruel. Donc c'est un joli ensemble de lingerie fine en menstruel aussi. Oui, donc à chaque fois, tu essaies d'aller au bout de la démarche, si j'ose dire, et d'avoir quelque chose de très complet pour tes clientes. Au maximum, oui. Maline, parce que d'où vient ce nom justement pour ce côté astucieux ? Eh ben en fait c'est bien parce qu'on peut entendre ce côté astucieux. En fait la maline c'est une... c'est un vieux terme marin français et c'est des grandes marées qui ont lieu lors de pleines lunes. Et c'est ma maman qui l'a trouvé. Merci maman ! Non en fait c'est vraiment super parce qu'en fait on entend plein de choses dedans. Il y a des gens tu vois qui entendent malin. C'est pas la même orthographe, mais tu te dis que c'est à peu près la même sonorité. Oui, c'est ça. Pour ceux qui connaissent le vieux terme marin, je voulais absolument un rapport avec la mer, en plus la pleine lune, un rapport avec les femmes. tout match bien et je voulais absolument un terme marin. On a beaucoup cherché bien évidemment que sur les marques de maillots de bain il y a un peu tout qui a été pris autant en français qu'en anglais et du coup je me souviens on était à ce moment-là j'étais en colloque à Lyon et on était en brainstorming avec mes colloques en se disant il faut qu'on trouve un nom, un autre nom parce qu'en fait j'avais un premier nom. En fait je rentrais de Nouvelle-Zélande et j'avais en tête un truc que je trouve éclaté aujourd'hui parce que vraiment ça va pas du tout c'était Salé et E. Mais enfin, quand t'es dans un pays anglo-saxon c'est sympa, mais en France... Mais ici c'était peut-être un peu moins... Moi c'était cuisine quoi, tout simplement, tu vois, ça n'allait pas. Et en fait en dernière minute, je me rends compte, avant le lancement et tout, je me rends compte qu'il y a une autre marque qui s'appelle comme ça. Mais en plus, ils sont même pas en vente directe, enfin pas en e-commerce, ils sont en revente. C'est une vieille marque qui vend pour Gemmo, qui fait des volumes énormes et tout. Je les contacte, parce que des fois tu peux les contacter pour leur dire est-ce que vous êtes ok pour qu'on garde la marque, voilà. Bon, ils m'ont dit non. Et du coup, il fallait vite trouver un autre nom avant le lancement en avril 2020. Et du coup, on était parti en brainstorming avec les colocs, avec ma famille et tout. Et donc voilà, c'est maman qui a trouvé ce nom. Génial, avec lequel tu es toujours en phase aujourd'hui. Oui, c'est ça. Il y a eu plusieurs étapes dans le développement de ta marque et de ta structure. Tu le disais avec des étapes difficiles aussi, quasi fermeture en 2022. Tu as lancé depuis quelques années des co-créations. avec des influenceuses engagées, avec des influenceuses qui s'intéressent à la mode éthique, etc. Je voulais qu'on revienne sur cette démarche, sur comment est-ce que tu avais eu cette idée et comment ça s'est fait parce que j'imagine, en tout cas je voulais avoir ton retour, que ça a été aussi un un levier pour ta marque, un moyen de la mettre davantage en lumière, de peut-être lui apporter un essor plus grand. Et j'avais vraiment envie qu'on revienne sur cette partie-là qui a été, je pense, une bonne stratégie de ta part. Oui, première co-création en fait. Alors l'idée de base, la co-création, je pense tout simplement que j'ai vu qu'il y avait des marques qui le faisaient. Tu vois, je pense notamment à Soap Paris qui fait pas mal de co-créations. et je m'étais dit que c'était plutôt vachement bien et en fait le choix de la première co-créatrice avec qui j'ai fait un produit c'est Céline du compte is no good tout simplement parce que c'est elle avec qui j'ai travaillé le plus et depuis le début. Et en fait aujourd'hui, après s'en est suivi en septembre la co-création avec Héloïse du compte Easy Blush, Héloïse Montchablon, elle a fait une pause pour l'instant. Mais pareil, c'était la continuité en fait, c'est des filles avec qui ils mettaient en avant les produits Maligne depuis 2020. Donc tu vois, ça marchait bien entre nous et il y avait clairement une logique à la continuité de ce partenariat. donc c'était vraiment super intéressant et en plus j'ai pas forcément compris à ce moment là mais en fait je l'ai fait sur un nouveau secteur d'activité, enfin pas un nouveau secteur d'activité mais une nouvelle typologie de produits. En fait ça m'a permis de tester et de voir si ça plaisait et en fait oui ça a plu, en plus la bonne recette a fait que toute la partie bodywear j'ai sourcé cette matière là qui est incroyable en fibre de tencel elle est d'une douceur écologiquement je suis trop contente c'est vraiment elle est enfin tu sais on l'appelle la soie végétale et j'aime trop cette matière donc c'est une matière qui est assez addictive qui est super confort ouais c'est ça et puis le body on l'a aussi il y a aussi une partie coque enfin Il y a les co-créations avec les créatrices de contenus et puis avec nos clientes, j'aime bien dire le co-développement. Ça, je le fais depuis le début, depuis 2021. La lingerie, on l'avait fait en co-développement avec les filles, donc on fait passer un sondage et c'est vraiment bien parce que ça nous permet de voir ce qui va le plus plaire, les formes qui vont le plus plaire, les couleurs, d'impliquer les clientes. Et à l'inverse du modèle de mode classique où ils vont créer des tendances, faire des envies, créer des besoins, on pense aux besoins des clientes et on répond à leurs demandes. Donc ça marche bien dans ce sens-là. Et ça les implique aussi dans le processus créatif. C'est ça. Donc est-ce que j'ai parlé de tout ? Avec Céline, par exemple, vous avez eu cette idée d'imaginer un body, qui est celui que je porte aujourd'hui, un body sans hyper-confort aussi, avec un système de maintien de la poitrine très efficace. Comment ça s'est passé ? Vous êtes allées ensemble dans les usines pour qu'elles puissent voir aussi, qu'elles puissent essayer. Tu as lancé des précommandes ? C'est ça. Alors dans l'ordre de comment ça s'est passé, c'est en fait le body, ça faisait longtemps que j'avais envie de... J'adore les body. Je peux pas, j'en avais déjà plein avant, voilà. Et je me disais que ça serait bien d'essayer parce que pareil, tu vois, c'est dans une continuité de marques où je voyais d'autres marques aussi qui avaient du maillot de bain, de la lingerie. Encore une fois, ça reste dans la même logique industrielle de fournisseurs, d'ateliers. Et du coup un body, j'en parle à Céline, elle me dit, elle aussi ça la bottait trop, elle est comme moi, elle mettait aussi beaucoup de body, elle a fait de la danse plus jeune, d'ailleurs elle s'est remise à faire quelques cours, j'ai vu référents là. Et donc ça c'est la première étape. Après, on a parlé du projet, ensuite il y a eu la présentation des matières, quelles matières on allait utiliser, je découvre cette super matière. Ensuite, il y a eu quelle forme on va faire. Donc en fait, je lui ai proposé différents design, formes, elle m'a dit ce qu'elle aimait bien, etc. On en a shortlisté quelques-uns. Et après, il y a le sondage qu'on a fait passer à la communauté. La brassière intégrée, je pense que je l'ai depuis le début en tête et du coup, ça nous a permis de confirmer qu'on allait le faire en faisant passer le sondage. L'ouverture facilité aussi, pareil. Tu vois, en fait, j'essaye de répondre... Quand il y a un produit qui est chiant, je me dis qu'est-ce qu'on peut apporter pour le simplifier ? Comment je peux l'améliorer ? Voilà, c'est ça. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Et du coup, en réfléchissant et avec ces sondages de co-développement, on a mis l'ouverture sur l'avant. Donc ça, c'est aussi un petit plus bien pratique qui est bien apprécié. la brassière intégrée, après il y a des petites choses tu vois en plus, enfin la brassière elle est entièrement doublée, j'ai mis des petits inserts aussi pour glisser des mousses amovibles parce que j'ai des clientes qui aiment bien aussi il y a des... soit pour donner du volume ou alors pour pas... pour pas de transparence ou qu'elles veulent pas qu'on va leur détendre, des trucs comme ça tu vois. Donc il y a ça, après il y a la partie bas du maillot... bas du body qui est en matière lingerie aussi, voilà. En microfibre un peu, enfin comme une. Microfibre... Oui, alors c'est en micro-recyclé, mais tu vois aujourd'hui donc on a une gamme plus développée de bodywear et le body avec Héloïse, il n'a pas cette partie lingerie. J'essaye un petit peu et d'ailleurs dans pas très longtemps je vais sonder les clientes pour leur demander qu'est-ce qu'elles préfèrent parce que les deux ont des avantages et des inconvénients. Le côté lingerie c'est que du coup le tissu est très fin, on peut faire du sans couture sur les fesses donc c'est très agréable, c'est aussi esthétique. Et le full matière, il est plus emboîtant, donc il rentre moins dans les fesses, mais par contre c'est pas la matière lingerie. Donc voilà. Y a des pour et des contre. Et quand tu dis que tu sollicites tes clientes, que tu les fais voter, si sur un sondage, les résultats là par exemple pour le body, si elles disent on préfère la version bas-lingerie, toi tu partiras là-dessus et tu évinceras l'autre ? Si c'est vraiment catégorique, oui, je le ferai. Après, c'est vrai qu'il ne faut pas oublier... Enfin, je pense que ça peut être un de mes défauts. Des fois, j'ai peut-être tendance à trop écouter les clientes, mais il faut faire attention des fois. Et c'est pour ça que je parle de majorité. même deux trois avis clientes je les écoute et en fait ça me dévie des bonnes décisions à prendre. Donc oui mais si c'est vraiment en majorité. Et au final là j'ai l'impression que c'est quand même pas mal de proposer du choix tout simplement, tu vois il y en a un qui est en balangerie, un qui est en full matière, pareil là sur le printemps été, il y a un body sans brassière intégrée parce que d'une part ça me permettait d'aller chercher un plus petit prix et deuxième point c'est qu'avec la brassière intégrée on n'a pas toutes les finitions possibles imaginables et là il y a des petits festons ça fait des espèces de petits zigzags très élégants et fins en fait sur le décolleté et ça avec la brassière intégrée on peut pas se le permettre donc tu vois je me suis dit bon bah on va tenter et je pense que j'ai bien fait parce que ça marche bien. Comment est-ce que tu restes à la fois à l'écoute de ton intuition tout en écoutant aussi tes clientes, les créatrices de contenu avec lesquelles tu travailles, tu vois ? Comment est-ce que tu arrives à t'écouter finalement et à prendre ces bonnes décisions ? Oh, je pense que des fois j'en prends pas des bonnes. Faut accepter l'erreur, alors comment est-ce qu'on accepte l'erreur ? De toute façon, l'entrepreneuriat honnêtement, c'est... tu prends tellement de décisions qui ont un impact direct de toute façon sur ton entreprise et toi que tu es obligé d'accepter que... après des fois c'est dur, c'est vrai que des fois on est dur avec soi parce que tu te dis putain mais pourquoi j'ai fait ça, pourquoi j'ai fait ça mais en fait bon ben voilà il faut au bout d'un moment il faut l'accepter parce que sinon se flageller ça sert à rien et ça permet pas d'avancer mais j'essaie vraiment de... je fais attention à l'intuition parce que Parfois, quand je ne l'ai pas écouté, je me suis dit, tu vois, au final, il fallait quand même bien être en phase avec ton intuition. Donc c'est quand même une part de toi que tu cultives et que tu essaies d'écouter. Oui. Et aussi, je pense que la plupart du temps, quand même, le souhait de mes clientes et le mien est quand même très proche, ainsi que les filles avec qui je fais des co-créations. Tu vois, on est un peu toutes dans les mêmes volontés de vêtements conformes, mais à la fois esthétiques, de choix de matière, de finition, etc. C'est assez... Vous vous retrouvez là-dessus. Tu le disais en introduction et en préambule de cet épisode, mais voilà, tu avais des convictions assez fortes, des engagements éthiques, certains que tu as pu tenir, d'autres non, par exemple le Made in France où finalement tu te rendais compte que ça n'était pas viable. Est-ce qu'il y a des décisions sur lesquelles tu ne transigeras jamais ? Oui, oui, oui. Déjà, de toute façon, déjà les bases de mission de Maline, mais de toute façon, aujourd'hui, j'espère que les nouvelles marques qui... Enfin, je veux dire, il y a encore des marques qui ne font pas ça, mais ce que je veux dire, c'est que tu sais, les tics, heureusement qu'elles y sont. Après, il y a d'autres choses, mais oui... Oui voilà, celle sur lesquelles je dérogerai jamais de toute façon c'est la matière. Tu vois il y en a quand même beaucoup de marques qui peuvent se dire parfois un peu éco-responsables ou en tout cas utiliser un peu des techniques de greenwashing et tout. et en fait il y a un minimum de pourcentage dans la matière recyclée que j'utilise que je m'impose à minima de 75% parce qu'en fait il y a aussi une partie d'élastane. Alors il existe de l'élastane recyclé mais en vrai dans l'impact global c'est pas... de toute façon l'élastane est fait en Chine et ça sert parfois à rien d'aller forcément chercher un élastane recyclé alors que tu as un blend de matières beaucoup plus intéressants à côté. et sur l'impact global du tissu, en termes d'émission de CO2, ça ne joue pas. Donc le choix des matières, et je me tourne de plus en plus sur le full matière biosourcé. Alors c'est encore délicat sur le maillot de bain, parce que c'est du lycra, donc du lycra recyclé. J'ai pas de solution aujourd'hui sur le maillot de bain, mais je réfléchis à des solutions. Et vraiment, je pense que pour répondre à ta question, le choix des matières, c'est le plus important, qu'elle respecte la peau des clientes, qu'elle soit certifiée donc au Ecotech Sondarsan, et donc qu'il y ait ce minimum de pourcentage de matières produites durablement. ça c'est la première chose, et après l'inclusivité, enfin je me verrais pas... Alors j'ai dû arrêter 48 et 50 et mes clientes l'ont très bien compris, elles sont déçues, mais elles l'ont très bien compris, mais on fait quand même du 34 au 46 et il n'y a pas tout le monde qui le fait, qui plus est dans les marketing, donc voilà. Donc ça, on n'arrêtera jamais 44 et 46. Non mais en tout cas, c'est une de vos valeurs. Je ne me vois pas arrêter ça. Je ne me vois pas arrêter ça. Puis après, dans les valeurs, bien sûr, je ne travaillerai jamais avec un atelier que je ne connais pas. Là, j'aime bien le fait, comme je disais, le mix des deux ateliers. Il y a cet atelier mère-fille à côté de Porto. Je suis très attachée à elle parce que c'est une mère et sa fille. Ça relate beaucoup avec moi. Ma maman m'a beaucoup aidée aussi dans l'entreprise. et elles sont une quarantaine de couturières. Il y a l'atelier au-dessus de Lisbonne, il y a 16 couturières, donc tu vois c'est des petits ateliers familiaux. La Tunisie c'est Histoire Familiale aussi, ils sont plus, il y a une centaine de personnes, mais c'est Histoire Familiale, c'est les deux frères qui ont repris l'entreprise de leur père, enfin voilà. Donc j'aime bien la globalité de ce qui s'est créé et aussi quelque chose de très important c'est de bien s'entourer. Et ça voilà, ça prend du temps, ça prend du temps. Et tu le disais, tu as fait quelques petits lapsus. Tu disais « je » au début, maintenant tu dis « on ». Qui se cache derrière Maline aujourd'hui ? Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu comment d'un projet que tu portais seul, tu l'as fait aussi évoluer et tu as su t'entourer au quotidien ? Oui. Alors, bon, je pense que... Je disais « je », mais ma mère, j'en ai parlé juste à l'instant, ma mère m'a toujours beaucoup aidée. J'ai vraiment commencé les débuts, en plus 2020, avec le coronavirus, première crise sanitaire mondiale, c'était vraiment en coloc, j'avais les colis dans la chambre, et voilà, ma mère venait m'aider, on a fait les premiers envois de colis comme ça, j'ai livré des clientes en physique à Lyon, c'était trop bien, franchement, c'était... C'est des très très bons souvenirs. Donc c'était moi et ma maman. Après, j'ai eu une petite boutique à Lyon de 2021 à 2023 au Village des Créateurs, ce qui était assez intéressant parce que ça permettait aussi de tester la clientèle en physique et d'avoir des loyers à prix très intéressants. C'est une sorte de hub de marque de mode, malheureusement qui est fermé aujourd'hui, ils ont fait liquidation judiciaire. Franchement, c'était une bonne expérience parce que ça m'a permis d'avoir des bureaux, un espace de visite client, le stockage. Il y a eu un gros soutien aussi entre marques. C'était une belle communauté. Oui, j'ai créé de belles connaissances et de belles amitiés. À cette période-là, je prenais des alternantes en communication. J'en avais une, je crois qu'il y a une année, j'en ai eu deux. Mais voilà, je faisais avec des alternantes en communication et puis j'ai décidé donc d'arrêter la boutique parce qu'en fait je me suis rendu compte que j'étais pas alignée avec ce que je voulais de base quand j'ai créé le projet. Quand je rentrais de Nouvelle-Zélande, je suis une grande voyageuse, je voulais quelque chose qui me permette d'aller où je veux et en fait cette boutique ça me mettait un pied à un filet à Lyon. Tu n'étais plus en électron libre. Non, et puis en plus, je ne suis pas à l'aise en vente physique. J'ai fait ma stratégie webmarketing en travaillant tous les niveaux de ce qu'il faut travailler en webmarketing. En fait, en physique, je ne suis vraiment pas trop à l'aise. Et en plus, les chiffres parlaient d'eux-mêmes. De toute façon, on vendait 10 % de nos ventes en physique, donc stop. et meilleure décision parce que du coup donc ça m'a enlevé une charge mentale plus qu'un loyer parce que encore une fois c'était pas cher du coup ça m'a enlevé une charge mentale j'ai décidé d'arrêter les alternantes aussi parce que je n'avais plus de bureau mais aussi parce que je pense avec après l'expérience que quand tu es une mini structure comme ça une alternante elle a besoin d'un d'un service marketing où elle a sa N plus un qui va l'accompagner parce que nous les petites marques on prend des alternants mais au final ils ont peut-être des responsabilités qu'ils ne devraient pas avoir. Moi ça s'est bien passé mais je veux dire je pense que j'ai voulu arrêter parce que c'était trop d'énergie dépensée moi en tant qu'entrepreneur avec tout ce que j'avais à faire je ne pouvais pas passer du temps à les former. Donc voilà, et je pense que c'était une bonne décision parce que mine de rien ça coûte quand même, alors en fonction des aides de l'État, entre 700 et 1100 euros par mois. Tu mets ça dans un budget freelance, ça te donne déjà pas mal d'opportunités et de déléguer pas mal de missions. On en vient à l'équipe aujourd'hui, ça c'était octobre 2023, et je commence à chercher quelqu'un pour s'occuper de tout ce qui est marketing, la mise à jour du site internet, l'envoi des newsletters, les partenariats de micro-influences comme je te le disais tout à l'heure en off. et donc j'ai commencé à travailler avec Constance depuis février l'an dernier, février 2024, avec qui ça se passe très bien, qui est donc toujours là, et après j'ai donc cherché pour remplacer Lucie qui était en alternance en community manager chez Maline, donc Lucie elle a terminé son contrat en octobre 2023, et on a continué à travailler toutes les deux parce qu'elle s'est mise en freelance, on a continué un petit peu, mais après elle avait son projet, elle est partie au Canada avec son chéri, donc elle avait son projet que je savais qu'elle allait partir. Donc j'ai commencé à chercher une community manager. Je trouve que c'était pas facile de trouver la bonne community manager en tout cas, j'ai fait plusieurs tests et là ça se passe très bien, donc avec Clémence qui travaille pour ma ligne depuis octobre maintenant. Pour toi déléguer cette partie réseaux sociaux c'était important ? Oui oui et puis honnêtement après on fait la stratégie ensemble et je reprends encore aujourd'hui très régulièrement les légendes et puis je prends de plus en plus la parole parce que je voulais pas trop montrer avant mais maintenant je me montre de plus en plus donc... C'est moi qui écris beaucoup de choses sur les légendes, mais tu sais, elle fait tout l'opérationnel, elle le fait très bien. Et les montages des vidéos, aller chercher les idées trend, tu vois, les choses que moi, je clairement... T'as pas le temps de suivre. Non, j'ai pas envie. Enfin, elle, elle le fait très bien, tu vois, donc trop cool. Et non, non, au contraire, je suis plutôt... Enfin, j'aime bien déléguer, quoi. J'aime bien déléguer, puis en plus, je sais très bien qu'il y a des choses que juste, je sais pas faire et je les fais pas bien, donc voilà. Non mais t'as raison, il faut savoir être lucide aussi sur nos capacités, elles sont pas toujours là où on passe du temps, c'est pas toujours rentable non. Plus de passer des heures. Donc voilà, il y a ces deux filles avec moi en constant. Tu as commencé à y répondre un petit peu mais il y a toute une phase quand même assez longue entre le moment où tu as une idée et là je parle pas forcément des co-créations avec les créatrices de contenu mais plutôt de toi quand tu veux lancer un nouveau maillot de bain par exemple, il y a cette idée donc tu dis ok je vais faire ce modèle Et avant sa mise en ligne sur le site, il se passe quand même de nombreuses semaines et de nombreux mois. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu toutes les étapes puisque toi, tu n'es pas styliste, tu n'es pas modéliste. Voilà, donc tu n'as pas techniquement ces compétences-là. Comment ça se passe ? Alors, j'ai fait appel à une styliste en freelance pour la première année et qui donc, si tu veux, j'avais vraiment par contre une vision de ce que je voulais. Donc je lui ai dit, en gros, voilà, je veux du choix et du plus couvrant au moins couvrant, ça aussi je me rendais pas compte la première année mais le stock, la gestion de stock et tout c'était, il y avait quand même beaucoup de modèles pour une première collection, après c'est bien ça a marché mais bon quand même c'était peut-être pas le plus raisonnable mais bon. Et donc j'avais les modèles en tête et donc cette partie dessin, après cette première collection je l'ai faite moi-même. C'est pas par prétention de se dire je suis styliste ou quoi, parce que je fais des enfants de 5 ans, vraiment. Mais en fait, il faut aussi faire des choix dans tes dépenses sur ton budget. Et en fait, cette pure partie stylisme, je l'ai fait en dessinant avec mes enfants, mes dessins d'enfants de 5 ans. Mais les idées, elles sont là. Et en fait, après... Tu sais ce que tu veux. Oui, c'est ça. Et du coup, en plus, ça enlève la pâte maligne. Et du coup, j'ai fait seule la suite. Et en fait, après, je travaille avec les bureaux d'études qui sont dans les ateliers de fabrication. Et ça, c'est le métier clé du dessin à la fin, rendu du produit physique porté. Le modélisme, c'est la personne qui fait les patrons et qui va rendre le dessin vivant. Et ça, c'est techniquement extrêmement compliqué. Qui passe de la 2D à la 3D. Voilà, c'est ça. Et ça, avec toute la complexité des morphologies et du corps des femmes, c'est vraiment un métier clé. Et donc c'est un métier qui est intégré aux structures avec lesquelles tu travailles ? Oui, alors c'est intégré, là j'ai peut-être un sujet de travailler, en plus c'est avec une freelance, je l'adore parce que c'est la modéliste qui était dans l'atelier en France avec lequel j'ai travaillé, figure-toi que cet atelier ferme, liquidation judiciaire, Et je vois Émilie avec qui j'avais l'habitude de travailler et je sais qu'elle avait déjà pour projet de se mettre en freelance. Donc il y a un sujet éventuellement de travailler ensemble. Oui parce que je me dis quand même que ça peut être bien d'intégrer ce... quelqu'un avec nous. Alors encore une fois c'est des freelance mais de toute façon c'est des personnes qui veulent pas être salariées. Constance, Clémence, ça marche très bien comme ça en freelance et tout le monde est content d'avoir sa liberté mais on reste une équipe et je pense que sur le modélisme il y a quand même un sujet. Qu'est-ce que je voulais dire par rapport à ça ? Et sur la partie dessin quand même, parce que je sentais qu'il y avait un manque de fluidité. Depuis quelques mois, je fais appel à une... Attends, depuis quand ? Non, depuis septembre, je fais appel à une freelance qui me fait les dessins et les fiches techniques pour les ateliers. Ça, ça me fait gagner beaucoup de temps. parce que vraiment c'est beaucoup de temps faire les fiches avec les indications techniques etc donc ça aussi je fais appel à quelqu'un mais je pense que... Donc. Tu lui envoies tes dessins d'enfants de 5 ans ? Ouais c'est ça. Et elle les remet en forme avant que ça passe dans les mains du modéliste ? Elle le C'est ça. remet en forme, elle a aussi travaillé sur des propositions de nouveaux designs parce que quoi qu'il en soit, enfin tu vois je disais tout à l'heure c'était pas un budget que j'ai choisi de poursuivre à la suite de Maline parce que j'ai dû faire des choix, mais quand même là tu vois quand elle me fait des... sur la base de ce que je lui dis qu'elle me fait des propositions de design, c'est quand même plus... ça va chercher plus loin que moi. Mais en même temps ce qui est bien avec Quand c'est moi c'est que j'ai en tête toutes les réponses des filles, des sondages aussi. Donc voilà, ce que j'aimerais bien, ça serait développer mes compétences sur savoir dessiner. Je pense que ça corrélerait tout ça. Et puis voilà, travailler peut-être avec Émilie un peu plus en modélisme freelance. Et sinon, effectivement, les bureaux d'études des ateliers. Ce qui est bien aussi de développer directement avec les bureaux d'études, c'est qu'en fait, de la partie prototypage à l'industrialisation, il y a aussi une mise au point. Oui, puis ils savent ce qu'ils savent faire, les compétences qu'ils ont au sein de l'atelier, etc. Donc ils ne vont pas te proposer quelque chose qu'ils ne maîtrisent pas. Ouais et des fois aussi ils proposaient des solutions très pertinentes. L'atelier de Tunisie sur le maillot de bain une pièce c'est Nitz qui marche très bien. Je voulais absolument que les bretelles soient réglables mais je voulais pas que ça se voit et ils ont fait un système d'encoche qui est très malin et qui est très bien fait et vraiment clean la finition et j'ai pas d'autres personnes qui me l'ont proposé par exemple tu vois. Donc il faut quand même rester à l'écoute aussi des connaissances et des savoir-faire de chacun en fait. C'est quand même ce que j'entends dans tout ce que tu dis depuis le début, c'est que t'as fait preuve d'une grande ouverture d'esprit et d'une grande remise en question. T'es pas partie en me disant bon ben c'est moi qui maîtrise le sujet et voilà t'as quand même accepté cette part un peu de vulnérabilité finalement ou. En tout cas de... Bah je pense qu'il faut absolument parce que Enfin, parfois j'entends des projets et c'est pareil, c'est mon utopie du début, je les entends, oui, je veux que... mon blazer du bouton au fil, il soit fait en France et tout. Oui, c'est des super projets, mais ta veste, elle va sortir à 450. Ils sont où tes clients ? Comment tu vas en vivre ? Oui, donc je suis très à l'écoute et puis je ne suis pas du tout fermée, peut-être un peu trop des fois parce que du coup, j'ai du mal à prendre des décisions. Mais au contraire, je veux dire, je me nourris des gens, de leurs compétences et j'aime les mettre en avant aussi. Alors je peux pas te remontrer, Constance elle veut pas se montrer sur les réseaux. Mais bon on montre Clémence et puis les bureaux d'études. Après voilà je leur demande parce que tu vois les filles, enfin les gens, la communauté veulent voir. Et puis ça les dérange pas, ils sont contents tu vois aussi d'être mis en avant. Mais bon tout le monde ne veut pas être filmé en vidéo donc je leur demande bien évidemment avant, je demande aux couturières et tout. C'est des vraies relations de confiance en tout cas, ça se ressent. Le secteur du textile en France et de la mode traverse une période difficile depuis quelques mois, années maintenant, post-Covid. Depuis un an et demi c'est quand même vraiment difficile avec l'inflation. Quel regard est-ce que toi tu portes sur cette situation ? Est-ce que ça t'a inquiété ? Est-ce que ça continue de t'inquiéter aujourd'hui ? Et puis quelle vision est-ce que tu aimerais voir advenir ? Alors oui, ça m'inquiète parce que quand je vois les marques fermées, je me dis, ça peut être moi demain. En plus, j'ai failli fermer, donc je sais très bien. Par contre, en revanche, nous, alors c'est vrai que depuis un an et demi, on voit plein de marques fermées. Mais moi, en fait, vu que j'ai commencé pendant le Covid, c'était tellement le néant à la base que ça va mieux maintenant. Donc pour l'instant, je te dis, c'est pas du prévoit. Mais non, mais voilà, ça va et on fait ce qu'il faut. Et je pense que le modèle petit à petit qui se construit est plutôt pertinent, le modèle de précommande où la clientèle Nos clientes elles sont habituées, elles savent que ça va arriver que du coup à ce moment-là elles ont moins 15%, t'as des clientes qui vont décider, qui ont un plus fort pouvoir d'achat, qui vont pas décider d'acheter pendant ces phases de précommande, qui achèteront plus tard. Mais tu vois ça, ça permet aussi de pallier la crise économique. Donc ça fait quand même peur. J'ai eu pas mal de remises en question sur... Est-ce qu'il faut avoir une stratégie B2B et B2C, donc retail ? Sauf qu'avoir une vraie stratégie de B2B, ça nécessite en fait d'augmenter les prix que j'ai aujourd'hui sur mon site. Et j'ai failli le faire en plus, il n'y a pas très longtemps. Et c'est là que je me suis dit, attends, attends, souviens-toi que avant tu étais au-dessus de 100 euros et que tu avais du mal à vendre en ligne en fait. Donc je me suis dit c'est pas forcément malin. La bonne idée. Non, j'ai discuté avec beaucoup de gens, j'ai discuté avec des marques, des marques qui ont essayé le B2B et qui m'ont dit tu sais, tout l'épuisement que c'est, aller dépenser de l'argent dans des salons pour avoir quelques commandes de boutiques. Alors il y en a qui s'en sortent très bien encore dans ça, enfin ça cartonne, mais en tout cas je pense que là où j'en suis moi dans le modèle actuel c'est pas la meilleure option. C'est ça des fois où tu sais, je te disais j'écoute trop les clientes, c'est que il y a des clientes qui nous demandent d'essayer en physique et du coup de là j'ai dit tout de suite il nous faut une stratégie Mitubi. Bah non c'est pas parce qu'on a deux trois messages sur insta, on met énormément de conseils sur les tailles, on prend en charge les échanges pour la France, ça c'est un coût énorme mais au moins tu enlèves la barrière de l'achat, enfin la réticence. Oui le frein en tout cas, la réticence bien sûr. Et au final, pour cette stratégie B2B, je me suis dit non, non, tu vas t'épuiser. Tu vas t'épuiser, tu vas augmenter tes prix clients, potentiellement tu vendras moins. Pourquoi j'impacterais tout le monde, mes clients d'aujourd'hui, pour aller faire une stratégie retail ? Peut-être que je me trompe, mais en tout cas, c'est in fine la conclusion que je me suis faite. et que quand même je vais essayer d'avoir un ou deux points de revente dans les villes principales comme on a un petit peu de demande. Tu vois, au moins les personnes qui veulent aller essayer, puis après elles connaissent notre taille, elles achètent directement sur le site. Donc voilà. Super. J'ai répondu à la question, oui. Oui, c'était quoi la question ? Oui. Ça va ? C'est très bien. C'est très bien. Pour terminer cet épisode, Pauline, j'avais envie que tu nous emmènes peut-être un peu dans ton univers sur différentes choses. Déjà, je voulais que tu nous partages les marques qui t'inspirent. les marques de vêtements, prêt-à-porter, lingerie, peu importe, françaises ou pas, mais qui t'inspirent, qui... Peut-être que tu vois comme un modèle, c'est peut-être un peu fort, mais en tout cas, qui véhicule des valeurs qui te parlent et qui parlent avec la ligne que tu as envie de donner pour Maline. Et ensuite, que tu nous emmènes un peu dans ton quotidien et les lectures qui t'ont inspiré récemment, ce qui t'a fait du bien, parce que je trouve qu'on a besoin en ce moment de positivisme et de bonnes nouvelles. C'est sûr. Alors sur les marques, je pense à pas mal de choses parce que du coup, tu vois si on reprend la genèse de Malin et du projet, il y a une marque américaine que j'adorais qui s'appelait, enfin qui s'appelle Monce Swim. M-O-N-C-E, espace Swim. Et je pense que ce côté d'avoir voulu faire des modèles de toute couvrance pour satisfaire un maximum de clientèle, c'est de là que je l'ai eu parce qu'ils ont un large panel. Mais eux ils font que du mal, enfin je pense non. Aujourd'hui, ils ont dû faire un peu de bodywear et tout aussi, mais ils ont vraiment une large gamme, du plus couvrant au moins couvrant, et ça, je trouvais ça vraiment génial. Donc, il y a eux qui m'ont beaucoup inspirée, que sur la partie offre, parce qu'ils n'ont pas d'engagement particulier en termes d'écologie. Après, sur les autres marques, en fait, j'adore Lume. La marque de Julia Ford et son associé. En fait, c'est la justesse de communication. Déjà, ça m'épate qu'ils n'ont pas de marketing à faire. Enfin, tu vois, pas de budget, pas de publicité, que juste avec la justesse de leur communication, ça fonctionne, quoi, tu vois. C'est un peu... Enfin, je trouve ça génial. Non, et puis elle, elle est fascinante. Elle est... Elle est fascinante. Incroyable, oui, et puis à chaque fois qu'elle prend la parole, tu te tais, tu écoutes. Tu restes captivé, tu écoutes. C'est une marque sobre Ah ouais. et minimaliste qui n'est peut-être pas maligne, mais vraiment, il me fascine. Je mettrai le lien, j'ai reçu Julia Fort il y a longtemps maintenant, il y a 3-4 ans au micro. Je mettrai le lien dans la barre de description parce que c'est vraiment une marque à découvrir sans tarder. Oui, j'adore. Voilà. Et après c'est... Les choses qui te font du bien en ce moment. Oui, alors c'est vrai que... Bon ben enfin on va peut-être pas le rappeler tout le monde. C'est anxiogène, enfin même très anxiogène. Et tu vois en plus j'ai fait un salon pro au mois de janvier. C'était pas mon premier salon pro et en fait je l'ai vécu assez... difficilement. Oui en fait de voir alors déjà qu'en 2025 enfin encore toutes les marques qui n'en ont rien à faire et tu vois de voir l'ampleur de cette consommation qui en ont encore rien à faire où il y avait une heure de queue pour un défilé où tout le monde portait du plastique sur soi même pas recyclé. Je sais pas, ça m'a vraiment marqué. Et je pense qu'avec le contexte actuel, enfin vraiment j'ai mis trois jours à m'en remettre, c'était assez difficile et c'est aussi là que je me suis dit non mais je vais aller encore plus loin. Ça t'a poussé finalement. Ouais voilà, je me suis dit même le micro à recycler en fait stop parce que en fait ça devient une excuse tu vois. Quand je l'ai connu à l'époque en 2017, je me suis dit putain c'est trop bien la matière grise. humaine et mise au service de matières smarts qui sont confortables et résistantes et produites durablement. Et en fait aujourd'hui je me dis mais en fait non parce que c'est juste une excuse maintenant pour produire, tu vois, et le lycra recyclé ça reste quand même dépendant de la pétrochimie, enfin voilà il y a tout ce que ça engendre derrière. Donc voilà, suite à ce salon, je suis beaucoup sur le repli de soi, la douceur, parce que j'ai une énergie très yang à la base, très masculine. J'ai une amie d'enfance qui a fait pharma et puis après elle s'est spécialisée en... enfin elle a fait médecine chinoise et bon enfin bref. Donc j'ai beaucoup d'énergie yang et donc là j'essaie de canaliser tout ça et de me mettre en de l'énergie yin. Et c'est assez basique, j'ai l'impression que tout le monde a un petit peu envie de ça en ce moment, mais mon Yin là, j'ai juste envie d'aller chez ma grand-mère la semaine prochaine. Et on ira pas marcher toutes les deux dans la forêt parce qu'elle peut plus, mais on ira faire une petite marche et moi j'irai dans la forêt. Et j'ai juste besoin de calme et de repos dans ces lieux-là, tu vois. Voilà, après qu'est-ce que je peux dire sur un livre ? J'ai une petite anecdote toute récente. J'essaye de me remettre vraiment dans la lecture. Tu me posais la question sur la créativité, c'est vraiment dès que j'arrive à me remettre en mood lire, ça me donne des idées. J'ai toujours un carnet à côté, mais en plus ça n'a rien à voir, je lis un roman ou quoi. Ça nourrit la créativité vraiment différemment la lecture. Ah ouais, c'est trop drôle quoi. Et donc j'essaie de me remettre dans la lecture et donc c'était mon anniversaire là en février et Clémence, la committee manager, elle m'offre un livre et le livre en fait c'est le moment présent des cartes Tolle. Tu connais ? Non. C'est... J'aime pas le mot défaire, mais enfin ça porte très bien son nom donc ça te remet dans le présent de pas trop toujours penser à l'avenir et si tu veux c'est l'espèce de livre que tu gardes toujours avec toi au quotidien. Moi je l'ai découvert quand j'étais en Inde et que je faisais une formation de prof de yoga et c'est un truc très... très apaisant en fait à lire au quotidien, tu le gardes toujours à côté de toi. Et l'anecdote donc c'est que ce livre là je l'ai depuis mais déjà très très longtemps et donc elle me l'offre. Et je me suis dit tiens c'est rigolo qu'elle m'offre ça, enfin voilà. Et ce livre là je l'offre tout le temps aux personnes qui marquent ma vie et qui ne sont pas forcément dans le moment présent et qui sont beaucoup dans l'après et le futur et l'avenir. Et du coup, et à chaque fois, et quand je l'ai offert trois fois à ces personnes, à chaque fois ils me remercient, ils me disent « putain mais c'est fou quoi, c'est vraiment bien de l'avoir avec soi ». Donc voilà. Génial, je vais courir à la librairie alors. Merci beaucoup Pauline pour ce moment ici. C'était très chouette. Et puis longue vie à Maline Bodywear. Merci beaucoup. Merci Jeanne, à bientôt. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si vous êtes encore là, j'imagine qu'il vous a plu. N'oubliez pas de vous abonner à Basilic sur votre application de podcast favorite pour ne louper aucun épisode. 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